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28 nov. 2017

Odeur de brûlé dans le nez

Odeur de brûlé dans le nez

Question
Pourquoi on sent des odeurs de brûlé dans le nez comme si c'est le cerveau qui brûle et pouquoi après la sensation aux odeurs extérieures diminue.

Réponse

Vous avez une sensation d’odeur de brûlé dans le nez et vous souhaitez comprendre pourquoi.

Tout d’abord, sachez que les troubles qualitatifs de l'olfaction ont été définis et classés par l’Institut français de chirurgie du nez et des sinus :
« La cacosmie: est la perception d'une mauvaise odeur effectivement présente dans l'organisme et ressentie par le patient et son entourage. Elle se retrouve dans les pathologies sinusiennes (sinusite infectieuse, aspergillose) mais aussi dans la pathologie amygdalienne, dentaire ou le reflux gastro-œsophagien.
La parosmie: est la modification par le patient d'une odeur habituellement agréable en une odeur désagréable (odeur de brûlé, excréments).
La phantosmie: est la perception par le patient d'une odeur qui n'existe pas. »

www.institut-nez.fr/nez-pathologies-frequentes/perte-d-odorat-14.html

Sur le site e-sante, nous vous invitons à consulter le dossier réalisé sur la perte d’odorat, on y apprend notamment qu’elles peuvent en être les causes :
« Anosmie (perte totale de l'odorat) et hyposmie (diminution de l'odorat)
- Infections, telles que le rhume, la grippe et la sinusite. Les infections sont les causes les plus fréquentes.
- Inflammations des fosses nasales, telles que l'allergie respiratoire, la rhinite aiguë ou chronique, la polypose nasosinusale (formation de polypes - amas de tissus - dans les voies nasales).
- (…)
- Certains médicaments, tels que la codéine, la morphine, la tétracycline, le méthotrexate, le clofibrate et autres, et certains traitements médicaux, tels que la radiothérapie cervicale, la chimiothérapie et l'hémodialyse.
- (…)
- Diabète et grossesse. Chez les diabétiques, les dommages neurologiques peuvent endommager les nerfs de l'olfaction. Chez les femmes enceintes, la congestion nasale peut entraver la fonction olfactive de façon passagère. Dans leur cas, les choses reviennent à la normale après la grossesse.
- Inhalation de produits toxiques, tels que le tabac, le gaz naturel, la poussière de ciment, le goudron, l'essence, le plomb, le zinc, le dioxyde de soufre, le chrome, etc.
- Vieillissement, surtout à partir de 80 ans.
- Cacosmie objective (sensation réelle de mauvaise odeur)
- Corps étranger dans les voies nasales.
- Infections bactériennes.
- Tumeurs nasales nécrotiques surinfectées (bénignes ou malignes). Les tumeurs manquent d'oxygène, s'infectent et détruisent les tissus.
- Atrophie chronique de la muqueuse nasale (ozène) s'accompagnant de croûtes brunes qui tapissent les parois des fosses nasales.
Cacosmie subjective (sensation hallucinatoire de mauvaise odeur) et phantosmie (odeur qui n'existe pas, agréable ou non)
- Troubles mentaux, tels que l'hystérie, la psychose, la schizophrénie, l'hypocondrie, l'anxiété.
- Lésion ou tumeur cérébrale.
- Epilepsie. »

www.e-sante.fr/perte-gout-odorat/causes/symptome-maladie/1351

Enfin, on recense sur l’odorat les différents troubles de l’odorat dont la cacosmie et l’hallucination olfactive :« - la cacosmie est la perception d`une impression olfactive désagréable (parfois objective lorsqu`il y a par exemple une infection du nez ou des sinus, parfois seulement subjective, c’est à dire une distorsion de la sensation normale, ou parosmie). - enfin lorsqu`il y a sans cause réelle perception olfactive précise, on parle d`une hallucination olfactive. »Le médecin précise aussi que : « Chaque fois qu`il y aura des troubles de l’olfaction, il faudra donc savoir: - depuis combien de temps ils existent - et s`ils se sont développés progressivement ou brutalement. - Et rechercher tous les autres signes d’atteinte nasale ou sinusienne : éternuements, prurit, obstruction, écoulement nasal en avant, ou dans l’arrière gorge, douleurs nasales ou sinusiennes. Et leur mode d’évolution parallèle ou non aux troubles de l’odorat. »www.santeweb.com/article-tkcrn16a9ahl7ahh2sqw-l-odorat.html 

13 sept. 2017

Maladie de Wilson : errance programmée ?


Résultat d’images pour maladie de wilsonEn 1992, à l’âge de 42 ans, ce patient avait subi de nombreuses investigations en raison d’épigastralgies, de céphalées, d’une intolérance à certains aliments et de tests hépatiques perturbés.
L’échographie abdominale avait révélé une cholestérolose vésiculaire avec un petit polype et l’œsogastroduodénoscopie (OGD) une discrète œsophagite de reflux et une gastrite érosive antrale.
Le patient a alors subi une cholécystectomie et une ponction-biopsie hépatique (PBF) par voie laparoscopique. L’examen anatomopathologique a conclu à une cholestérolose de la vésicule biliaire et à une stéatose hépatique (50% des hépatocytes, avec légère inflammation banale et légère hémosidérose, sans signe d’éthylisme chronique), un diagnostic correspondant à ce que nous appelons actuellement stéatohépatite non alcoolique (NASH).
A suivi une période peu symptomatique, avec pour traitement un régime seul (diminution des produits laitiers, suppression de l’alcool, augmentation des fruits, utilisation d’huile de colza).
Le bilan biologique de février 2002 a permis d’exclure une hépatite A, B ou C, mais montré une bilirubine toujours légèrement élevée et un taux de prothrombine (TP) spontané à 64%.
Résultat d’images pour maladie de wilsonEn 2007, sont apparus des symptômes mêlant céphalées postprandiales, intolérance alimentaire et, occasionnellement, des épisodes de diarrhées. Des épigastralgies ont motivé une nouvelle OGD qui a révélé une œsophagite de reflux discrète et une gastrite biliaire (de signification clinique controversée selon le gastro-entérologue).
Malgré un traitement d’Ulcogant 4 x/jour, des douleurs abdominales intenses, récidivantes, ont motivé un bilan complémentaire (tableau 1).
Tableau 1
Bilans biologiques successifs
Examens Résultats 2007 2008 2011 Valeurs normales Hémoglobine 133 g/l 120-165 g/l Hématocrite 39,5% 35-50% Leucocytes 5,4 G/l 3,5-10 106/mm3 Thrombocytes 199 T/l 150-390 103/mm3 TP 55% 58% 65% 70-100% ASAT 22 U/l 37 U/l 32 U/l < 50 U/l ALAT 42 U/l 56 U/l 57 U/l < 50 U/l Gamma-GT 120 U/l 147 U/l 98 U/l 8-61 U/l Phosphatase alcaline 75 U/l 86 U/l 65 U/l < 129 U/l Créatinine 70 μmol/l < 110 μmol/l Ferritine 506 μg/l 30-400 μg/l Céruloplasmine < 10 g/l < 0,7 g/l Cuprurie/24 heures 9,3 μmol/24 heures 0,8 μmol/24 heures
Le CT-scan abdominal, l’échographie, puis l’IRM ont montré plusieurs nodules hépatiques suggérant une stéatose ou des adénomes multiples. Une PBF programmée au début de l’année suivante a dû être repoussée en raison d’un TP spontané à 60% (malgré l’administration de Konakion PO avant l’intervention).
Le patient a alors été adressé à un hématologue qui note une diminution des facteurs VII et X, compatible avec un déficit en vitamine K et retient le diagnostic vraisemblable de malabsorption. Une hémochromatose a été exclue par dosage génétique. Des injections de Konakion IV ont permis d’augmenter le TP et d’effectuer une PBF sous contrôle échographique. Celle-ci a révélé une hépatite chronique avec une activité inflammatoire légère à modérée, un remaniement hépatique fibreux et de larges plages de dysplasie à petites cellules.
Résultat d’images pour maladie de wilsonLes plaintes du patient, associant nausées, vomissements, crampes abdominales violentes et parfois diarrhées, étant toujours présentes, un traitement de Créon, Légalon, Hépa-S, spasmolytiques et inhibiteurs de la pompe à protons a été introduit, sans réelle efficacité.
Le patient a alors été adressé à un autre gastro-entérologue qui a retenu, parmi les diagnostics possibles pour les douleurs abdominales, une possible migraine atypique. Le patient a ensuite été envoyé vers un neurologue qui a conclu à des céphalées d’allure mixte, migraineuses et tensionnelles, et proposé un traitement de métamizole puis, en cas d’inefficacité, d’élétriptan. Ces deux traitements n’ont pas modifié les symptômes.
Finalement, en 2008, sur la base d’une céruloplasmine non mesurable, d’une cuprurie de 24 heures augmentée et d’une analyse génétique (trois mutations du gène ATP7B), le diagnostic de maladie de Wilson a été posé à l’Inselspital, à Berne.
L’évolution a été favorable sous traitement oral de pénicillamine Da associée à la vitamine B6b, ce qui a permis de stabiliser les valeurs biologiques.
Enfin, au début 2012, le patient qui prenait régulièrement son traitement de pénicillamine D a présenté une récidive de douleurs abdominales intenses, avec nausées et vomissements. Le bilan complémentaire (échographie et CT-scan) a posé le diagnostic de carcinome hépatocellulaire multifocal (évolution extrêmement rare dans le cadre d’une maladie de Wilson) et motivé une résection hépatique atypique en février de la même année.
Après une période postopératoire difficile, marquée par une importante perte pondérale, l’état général s’est amélioré. Le traitement de pénicillamine D a été poursuivi.

Questions au spécialiste

Faut-il systématiquement doser la céruloplasmine en cas de stéatohépatite non alcoolique (NASH) ou d’hépatopathie d’origine peu claire ?
Une maladie de Wilson doit être considérée chez toute personne présentant une perturbation des tests hépatiques d’origine indéterminée, avec ou sans troubles neurologiques ou neuropsychiatriques associés. Si cela est surtout recommandé pour les personnes entre 3 et 55 ans, l’âge seul ne doit pas être un critère d’exclusion de la maladie. La maladie doit également être suspectée en cas d’hépatite auto-immune atypique ou répondant mal au traitement, lors de lésions histologiques évoquant une NASH ou une hépatite alcoolique, lors d’une insuffisance hépatique aiguë associée à une hémolyse intravasculaire Coombs négative, avec une élévation modérée des transaminases ou une phosphatase alcaline basse avec un rapport phosphatase alcaline/bilirubine < 2.
La céruloplasmine est typiquement abaissée, mais elle peut être faussement normale en cas d’inflammation ou d’hyperœstrogénisme (grossesse ou œstrogénothérapie par exemple). Son dosage ne peut donc, à lui seul, permettre de poser ou d’infirmer le diagnostic de maladie de Wilson.
Quelle attitude adopter envers les frères et sœurs ou les descendants d’une personne atteinte de la maladie de Wilson ? Un dépistage ou des tests génétiques doivent-ils être effectués chez les proches ?
Le dépistage des parents du 1er degré est fortement recommandé. La fratrie d’un patient homozygote a environ 25% de risque de développer une maladie clinique. Ce risque n’est que de 0,5% chez les enfants mais, en raison de la sévérité de la maladie, un diagnostic précoce est justifié.
Idéalement, un diagnostic moléculaire de la mutation ATP7B présente chez le parent index est recommandé. Si ce test n’est pas disponible, il est recommandé de faire un examen clinique à la recherche de signes d’hépatopathie, de troubles neurologiques et/ou d’un anneau de Kayser-Fleischer (lampe à fente par un ophtalmologue). Le bilan biologique inclut la fonction hépatique (TP, albumine, bilirubine totale et directe), les tests hépatiques de cytolyse et de cholestase (ASAT, ALAT, phosphatase alcaline et γGT) et un dosage de la céruloplasmine.
Quel traitement/régime proposer une fois le diagnostic confirmé ?
Une fois le diagnostic établi, un régime pauvre en cuivre et un traitement médicamenteux doivent être introduits et poursuivis à vie en l’absence de transplantation hépatique. Les aliments riches en cuivre sont les fruits de mer, les noix, le chocolat, les champignons et les abats. L’eau circulant dans des canalisations en cuivre ne peut être consommée et il convient d’éviter de cuisiner dans des récipients en cuivre.
Le traitement initial des patients symptomatiques doit inclure un agent chélateur (pénicillamine D ou trientine). Le traitement des patients asymptomatiques ou ayant une manifestation neurologique seulement peut être effectué soit par un agent chélateur, soit par du zinc. La pénicillamine D (750-1500 mg/jour) doit être prise en 2-3 doses, une heure avant les repas, avec une supplémentation de pyridoxine (25-50 mg/jour). La trientine (900-2700 mg/jour) se prend également en 2-3 doses quotidiennes, une heure avant ou trois heures après les repas. Le zinc (150 mg/jour) se prend 3 x/jour 30 minutes avant les repas.
Quels contrôles effectuer et à quelle fréquence une fois le diagnostic posé et le traitement instauré ?
En début de traitement, le type et la fréquence des contrôles dépendent de la substance utilisée. Une fois la maladie stabilisée, le suivi de routine est biannuel. Il doit comprendre un taux de cuivre sérique total, le cuivre sérique non lié à la céruloplasmine, la céruloplasmine, les tests hépatiques de cytolyse et de cholestase, le TP, l’albumine, la bilirubine totale et directe, une formule sanguine avec répartition, une cuprémie de 24 heures sous traitement et éventuellement aussi 48 heures après l’arrêt du traitement (pour la pénicillamine D et la trientine). En cas de cirrhose ou de fibrose avancée, un dépistage précoce du carcinome hépatocellulaire est également nécessaire au moyen d’un ultra-son hépatique ± un dosage de l’α-fœtoprotéine.
Les écarts de régime occasionnels peuvent-ils poser problème (par exemple : envie de manger comme les autres au restaurant) ?
Les aliments riches en cuivre doivent être strictement évités durant la première année de traitement. Par la suite, et seulement si le patient est stable, une consommation très occasionnelle et en petite quantité de ces aliments peut être tolérée.
Le traitement et le pronostic du carcinome hépatocellulaire survenant dans le cadre d’une maladie de Wilson sont-ils similaires à ceux des formes «classiques» ?
Si la fréquence d’apparition d’un carcinome hépatocellulaire lors d’une cirrhose ou d’une fibrose avancée sur maladie de Wilson est plus faible que dans d’autres hépatopathies chroniques, le traitement et le pronostic sont les mêmes. Les lésions de petite taille, en faible nombre, sans invasion vasculaire ou métastases extra-hépatiques ayant un bien meilleur pronostic, un dépistage précoce de carcinome hépatocellulaire est recommandé chez ces patients. Un bénéfice sur la survie des patients a en effet été démontré, quelle que soit la maladie hépatique sous-jacente.

Le virus Zika, une arme contre le cancer du cerveau

Le virus Zika, qui cause des dommages neurologiques aux fœtus, pourrait devenir un nouvel outil pour améliorer la survie de patients atteints d'un glioblastome. Une nouvelle étude montre en effet qu'il tue des cellules cancéreuses dans le cerveau de souris, sans s'attaquer aux cellules normales.

Ce qu'il faut retenir

  • Le virus Zika infecte les cellules neuroprogénitrices du cerveau.
  • Dangereux pour le fœtus, le virus pourrait aider à supprimer les cellules souches d'un redoutable cancer du cerveau chez l'adulte.
  • Le virus a montré son efficacité lors d'études réalisées in vitro et in vivo chez la souris.
Jusqu'à présent, le virus Zika était surtout considéré comme une menace, pas comme un remède. Mais une nouvelle recherche suggère qu'il pourrait aider à traiter un cancer agressif du cerveau : le glioblastome. Le traitement de ce cancer utilise une chirurgie suivie d'une chimiothérapie et d'une radiothérapie. Pourtant, souvent, cela ne suffit pas pour lutter contre ce cancer invasif dont la survie au diagnostic est de moins de deux ans.
Les traitements standard tuent la plupart des cellules tumorales mais laissent intactes les cellules souches du glioblastome. Or, ces dernières contribuent à l'agressivité de ce cancer car elles prolifèrent et résistent aux traitements. Et si le virus Zika était une solution pour se débarrasser de ces cellules souches ?
En effet, le virus Zika infecte le système nerveux central, notamment les cellules souches progénitrices. Chez les fœtus en cours de développement, l'infection par le virus Zika conduit à des dommages neurologiques importants, avec des malformations du cerveau. Mais chez l'adulte, l'infection ne semble pas avoir des effets aussi graves sur le cerveau.

Le saviez-vous ?

Le virus Zika est un flavivirus que l’on peut attraper par une piqûre de moustique. La plupart des personnes infectées ne présentent pas de symptômes, mais le virus pose de graves problèmes aux fœtus avant la naissance. Les bébés peuvent naître avec une tête anormalement petite et un cerveau insuffisamment développé : une microcéphalie.
Dans une nouvelle étude parue dans The Journal of Experimental Medicine, des chercheurs de l'UC San Diego School of Medicine et de la Washington University School of Medicine (Saint-Louis, États-Unis) expliquent que le virus cible et tue les cellules souches du cancer du cerveau. Pour cette étude, les scientifiques ont infecté des souris avec le Zika ou un placebo en injectant le virus directement dans les tumeurs de glioblastome. Deux semaines après l'injection, les tumeurs étaient significativement plus petites chez les souris traitées au Zika, qui ont survécu plus longtemps que les autres.

Si un moustique infecté transmet le Zika à une femme enceinte, le bébé risque de souffrir de microcéphalie. © whilerests, Fotolia


Le virus Zika s'attaque aux cellules souches du glioblastome

Le traitement au Zika semblait aussi fonctionner sur des cellules humaines. Les chercheurs ont infecté des tumeurs en culture avec une souche du virus : le virus a infecté et tué les cellules souches et évité les autres cellules tumorales. Le virus Zika s'attaque donc aux seules cellules souches. Ces résultats suggèrent qu'un traitement de chimiothérapie et de radiothérapie associé à une infection par le Zika pourrait donner des résultats intéressants.

“
Le virus Zika […] tue les cellules souches cancéreuses, qui ont tendance à être résistantes aux traitements standard.

Jeremy Rich, professeur de médecine à l'UC San Diego School of Medicine et coauteur principal de l'étude a expliqué dans un communiqué : « Le virus Zika cible spécifiquement les cellules neuroprogénitrices dans le cerveau du fœtus et de l'adulte. Notre recherche montre qu'il cible de manière sélective et tue les cellules souches cancéreuses, qui ont tendance à être résistantes aux traitements standard ».
Les chercheurs ont aussi mené des études en utilisant des tissus cérébraux de patients épileptiques et montré que le virus n'infectait pas les cellules non cancéreuses. Pour améliorer encore la sécurité de la technique, les chercheurs ont introduit deux mutations qui affaiblissent le virus. Quand ils ont testé la souche virale mutante et la souche originelle, la souche mutante pouvait toujours tuer des cellules cancéreuses mais elle était moins efficace que la souche d'origine.
L'idée d'injecter dans le cerveau des patients un virus connu pour causer des dommages au cerveau peut faire peur mais les chercheurs affirment que les cibles du virus (les cellules neuroprogénitrices) sont rares dans le cerveau adulte, contrairement au cerveau du fœtus.

Le virus Zika menacerait aussi le cerveau des adultes ? Pas si vite...

Une nouvelle recherche américaine suggère que le virus Zika, dangereux pour le cerveau des fœtus, pourrait aussi créer de graves dommages à celui des adultes. Cependant, l'étude a été réalisée sur des souris, et n'est donc pas forcément transposable à l'Homme.
Au début du développement embryonnaire, le cerveau est composé de cellules nerveuses progénitrices, des cellules souches qui peuvent donner des neurones. Or, le cerveau adulte contient aussi des zones avec de telles cellules souches, qui jouent un rôle important dans la mémoire et l'apprentissage. Grâce à la plasticité cérébrale, les cellules progénitrices servent à remplacer des neurones perdus ou endommagés à l'âge adulte.
Dans une recherche parue dans Cell Stem Cell, les chercheurs de l'université Rockefeller et de l'institut d'allergie et d'immunologie de La Jolla ont montré que le virus Zika infecte une région du cerveau adulte contenant des cellules progénitrices. Les travaux ont été réalisés chez la souris, où les cellules progénitrices se trouvent essentiellement dans deux régions du cerveau. Comme l'explique Joseph Gleeson, un des auteurs de ces travaux, « il était très clair que le virus n'affectait pas l'ensemble du cerveau de manière uniforme, comme on le voit chez le fœtus. Chez l'adulte, ce sont seulement ces deux populations qui sont très spécifiques aux cellules souches qui sont touchées par le virus ». Le cerveau des adultes serait donc lui aussi vulnérable au Zika, dans des régions importantes pour la mémoire et l'apprentissage.

Ces travaux sur le virus Zika soulèvent de nombreuses questions

Les chercheurs ont également montré que l'infection par le virus Zika était associée à la mort cellulaire et à une réduction de la genèse de nouveaux neurones. Des problèmes pour régénérer des neurones pourraient augmenter le risque de déclin cognitif et de pathologies comme la dépression et la maladie d'Alzheimer. 
Les chercheurs reconnaissent que les adultes en bonne santé peuvent aussi avoir une réponse immunitaire qui empêche l'attaque du virus. Mais des personnes au système immunitaire affaibli pourraient être plus fragiles vis-à-vis de cette infection. Ces travaux soulèvent de nombreuses questions : sont-ils transposables à l'Homme ? Les dommages observés sur les cellules progénitrices peuvent-ils avoir des conséquences à long terme et, si oui, lesquelles ? Des pertes de mémoire, de la dépression ? Ces cellules souches ne peuvent-elles pas se remettre de l'infection ? Autant de questions qui restent en suspens.
Le fantastique pouvoir des cellules souches  La jeunesse éternelle semble être une quête aussi ancienne que l’humanité. Il se pourrait que cette fontaine de jouvence tant convoitée se situe au cœur même de notre organisme, au sein des cellules souches. Discovery Science nous emmène à la découverte de ces étonnantes cellules en vidéo. 





19 janv. 2016

Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthode

Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthodeDes chercheurs européens ont réussi à mettre au point une méthode simple pour distinguer avec une grande précision, si une tumeur ovarienne est bénigne ou maligne. Il s’agit d’un algorithme permettant d’identifier par échographie avant l’intervention chirurgicale, 89 à 99 % des patientes ayant un cancer de l’ovaire. Une avancée de taille pour le diagnostic de ce cancer redoutable.
Cet algorithme permet d'identifier une grande majorité des cancers de l'ovaire à l'échographie.
Les masses tumorales ovariennes peuvent être bénignes (kyste de l'ovaire) ou malignes (cancer de l'ovaire). Les femmes présentant un kyste ovarien sont traitées par une intervention peu invasive, voire pas traitées, alors que celles ayant un cancer de l’ovaire sont traitées par une chirurgie beaucoup plus lourde pour retirer la tumeur. Le problème est que les tumeurs ovariennes, qu’elles soient bénignes ou malignes, donnent peu ou pas de symptômes au début. Dans le cas du cancer, lorsque les symptômes apparaissent, ils sont peu spécifiques (gêne abdominale, ballonnement…) et tardifs. En général, le cancer est à un stade avancé et est associé à un mauvais pronostic.

Le diagnostic précoce est crucial

Pour diminuer le taux de mortalité et améliorer le pronostic après traitement, il est très important de diagnostiquer le cancer de l’ovaire le plus précocement possible. Jusqu’à récemment, une méthode échographique appelée "simple rule test" était utilisée pour distinguer si une masse tumorale ovarienne était bénigne ou maligne mais dans 20 à 25 % des cas, cet examen ne permettait pas de connaître la nature de la tumeur, ce qui posait problème pour le choix de l’intervention dans de nombreux cas.

Une méthode de détection d’une grande précision

Dans un article publié hier dans la revue American Journal of Obstetrics and Gynecology, un groupe de chercheurs européens (groupe IOTA ou International Ovarian Tumor Analysis) dévoile une méthode améliorée du "simple rule test" qui permet d’affiner de façon importante la distinction par échographie des tumeurs bénignes et malignes de l’ovaire avant l’intervention chirurgicale.
Les chercheurs ont analysé les résultats de la méthode "simple rule test" sur de nombreuses études multicentriques consécutives incluant 5 000 patientes avec une masse tumoral ovarienne. Ces patientes avaient été incluses dans 22 centres de 10 pays pendant plus de 13 ans (entre 1999 et 2012). 
Grâce à l’analyse détaillée des données recueillies dans ces études au niveau échographique (quantité de tissu solide, importance de l’irrigation sanguine, etc.), les chercheurs, ont mis au point un algorithme qui permet de détecter par échographie préopératoire entre 89 et 99 % des tumeurs malignes de l’ovaire.
Pour le Pr Dirk Timmerman, de l’hôpital de Louvain en Belgique et auteur principal de l’étude, "notre équipe a réussi à affiner de manière importante le simple rule test. Désormais, chaque patiente bénéficiera d’un diagnostic précis car ce nouvel algorithme permet de connaitre avec exactitude le risque pour qu’une tumeur ovarienne soit bénigne ou maligne". Cette découverte pourrait changer la pratique clinique très rapidement.

4 janv. 2016

Cigarettes électroniques: de nouvelles substances cancérigènes découvertes

Les cellules soumises à la vapeur des e-cigarettes ont plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir. - pryzmat/ShutterstockLes cellules soumises à la vapeur des e-cigarettes ont plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir. - pryzmat/Shutterstock
(Relaxnews) - Une équipe de chercheurs américains confirment par une nouvelle étude les mises en garde contre la dangerosité des cigarettes electroniques. En laboratoire, ils ont observé les dommages des vapeurs des e-cigarettes sur des cellules humaines.
Pour le Dr Jessica Wang-Rodriquez, auteur principal de cette dernière étude américaine, utiliser des cigarettes électroniques ne serait pas mieux que de fumer des cigarettes classiques. Avec son équipe du laboratoire du "veterans affairs San Diego health system", cette spécialiste en cancérologie assure que les cigarettes électroniques ne sont pas aussi sûres que voudraient le dire les commerçants.
Le 8 décembre dernier, une équipe de chercheurs de l'Harvard T.H. Chan School of Public Health de Boston notait déjà la présence d'un produit chimique, le diacétyle,  lié aux maladies respiratoires graves dans plus de 75% des liquides de cigarettes électroniques qu'elle a testés.
Pour cette nouvelle étude, publiée dans Oral Oncology, les chercheurs de San Diego ont testé deux types de cigarettes électroniques, l'une avec nicotine, l'autre sans. Ils ont découvert que la première version causait le plus de dommages, mais, plus surprenant, celle dont la vapeur ne contenait pas de nicotine altérait aussi les cellules de la bouche et des poumons testées.
"Beaucoup d'études ont montré que la nicotine peut endommager des cellules, déclare le Dr Wang-Rodriguez. Mais nous avons constaté qu'elle n'est pas le seul composant responsable. Il doit y avoir d'autres composants dans les e-cigarettes qui font ces dégâts. Il se peut que nous ayons identifié d'autres composants cancérigènes qui n'avaient jamais été révélés."
Les chercheurs ont créé un extrait de vapeur diffusée par deux cigarettes électroniques de deux marques populaires parmi les 500 existantes et l'ont utilisé pour traiter des cellules humaines. Le constat est clair: l'ADN des cellules exposées à la vapeur a été endommagé.
Autre observation : les cellules soumises aux tests avaient plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir.
Les chercheurs reconnaissent que les cellules testées dans le laboratoire ne sont pas complètement comparables à des cellules vivants dans l'organisme. Selon eux, la vapeur d'e-cigarette pourrait avoir des effets différents que ceux observés dans le laboratoire. De plus, l'équipe n'a pas cherché à reproduire la quantité totale de vapeur inhalée par le fumeur.
Pour les scientifiques, l'objectif est désormais d'identifier individuellement les composés chimiques qui contribuent à détruire les cellules.

20 nov. 2015

Est-ce possible de vaincre le cancer?

IRIC – Institut de recherche en immunologie et en cancérologie

Pourquoi soutenir l’IRIC ?

L’IRIC est un centre de recherche sur le cancer innovant et unique au Canada. On y trouve près  de 500 passionnés représentant une des plus importantes concentrations de chercheurs au pays qui travaillent ensemble à vaincre cette maladie. De plus, l’IRIC dispose du plus impressionnant parc technologique en recherche biomédicale canadienne. Cette approche  a déjà permis de réaliser des découvertes qui auront, au cours des prochaines années, une incidence significative dans la lutte contre le cancer. Tous les dons reçus vont directement et à 100 % à la recherche.

Le cancer est le problème de santé #1 au Canada.

D’après les estimations de 2014, 41 % des Canadiennes et 45 % des Canadiens seront atteints d’un cancer au cours de leur vie. Le cancer est responsable d’environ 30 % de tous les décès au Canada. (Société canadienne du cancer, 2014) À l’IRIC, 100% des dons amassés sont versés à la recherche sur le cancer.

Retombées du projet :

  • L’avancement de la connaissance des mécanismes biologiques impliqués dans l’apparition et le développement du cancer
  • L’accélération de la découverte de médicaments et de traitements plus efficaces contre cancer
  • L’essor de la notoriété de Montréal, du Québec et du Canada comme pilier en matière de recherche sur le cancer
  • La formation de chercheurs d’élite

 

Description du projet

L’IRIC s’est doté d’une mission fondamentale pour la santé de la population : accélérer la découverte de médicaments anticancéreux et de traitements plus efficaces contre le cancer. L’Institut priorise des projets de recherche précurseurs, créatifs et audacieux dont l’impact potentiel sur la découverte de médicaments est élevé.

L’unique objectif  de l’IRIC:

  • vaincre le cancer.
Vaincre le cancer différemment - Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC)
Vaincre le cancer différemment – Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC)

Chef de file en cancérologie grâce à son innovation

Traditionnellement, les centres de recherche en milieu académique canalisent leurs efforts en recherche fondamentale. L’IRIC a été conçu différemment: il intervient dans toutes les étapes de la découverte de médicaments et de traitements plus efficaces contre le cancer, c’est-à-dire de la recherche fondamentale jusqu’à la production et commercialisation des découvertes avec divers partenaires. Cette particularité de l’IRIC accélère de façon remarquable les travaux de recherches contre cette maladie.

Plaque tournante mondiale

Reconnu internationalement, l’Institut rassemble les plus grands experts des 4 coins de la planète. Pôle d’excellence et de recherche ultramoderne, l’IRIC concentre ses efforts sur la collaboration et la complémentarité d’expertises à travers le monde. En effet, l’IRIC partage, en temps réel, une base de données avec plusieurs spécialistes à travers le monde et invite ceux-ci à partager leurs observations. Grâce à tous ces chercheurs d’élite qui gravitent autour d’un seul et même objectif, les résultats sont concrets et multiples.

L’impact direct de chaque don reçu

La philanthropie a un impact énorme sur la capacité de l’IRIC à pousser plus loin ses projets de recherche et à accélérer la découverte de médicaments et de traitements plus efficaces contre le cancer. C’est un effet de levier incroyable et un geste concret pour contribuer à aider les patients atteints de cette maladie. 100 % des dons versés sont remis à la recherche. En donnant à l’Institut, vous contribuez directement à vaincre le cancer.

La campagne de financement permettra notamment :

  • de déployer 6 à 10 de ces projets par année pendant 5 ans;
  • de développer des équipements à la fine pointe de la technologie et parfaitement adaptés aux besoins de la recherche;
  • d’allouer des bourses à des étudiants émérites;
  • de maintenir le plus impressionnant parc technologique en recherche biomédicale à l’Université de Montréal;
  • de mettre en œuvre plus rapidement des essais cliniques auprès des patients qui souffrent de divers types de cancer;
  • d’inviter davantage de chercheurs et scientifiques chevronnés;
  • de permettre des essais supplémentaires aux projets les plus complexes.
Source : ICI

18 juil. 2015

Cancer du sein : vers une chirurgie à minima

Le cancer du sein peut se propager à d'autres organes (métastases du foie, du poumon, etc.) via la lymphe. Passage obligé de ce liquide, un certain nombre de ganglions axillaires peut être enlevé en même temps que l'opération de la tumeur. Ce curage axillaire peut néanmoins entraîner des séquelles douloureuses. Une nouvelle méthode moins traumatisante pourrait y remédier : la technique du ganglion sentinelle.
Cancer du sein et chirurgieL'envahissement des ganglions lymphatiques situés dans les aisselles représente la première étape vers le développement de métastases dans le cancer du sein. Il conditionne en grande partie le pronostic de ce cancer et son traitement.

Eviter la propagation du cancer

Si une tumeur opérée mesure moins d'un millimètre de diamètre et n'a pas encore envahi les ganglions, elle a neuf chances sur dix de guérir. Mais s'il existe déjà un envahissement ganglionnaire au moment du traitement, les chances de guérison ne sont plus que de 50 %.
Pour préserver au maximum les possibilités de survie, les ganglions atteints doivent être enlevés et le traitement complété par une chimiothérapie qui permettra de détruire les cellules tumorales disséminées dans l'organisme.
Jusqu'à une période très récente, l'ablation d'une tumeur invasive du sein (c'est-à-dire ayant commencé à infiltrer la glande mammaire) était donc systématiquement associée à un curage axillaire du côté atteint. Cette opération consiste en l'ablation d'une partie de la chaîne ganglionnaire située dans l'aisselle du côté du sein traité. Autrefois, la totalité des ganglions était enlevée. Aujourd'hui, une dizaine de ganglions sont enlevés et examinés.

Les inconvénients du curage

Parmi les conséquences du curage axillaire, on note l'atteinte du drainage lymphatique du sein et du bras, une augmentation de la sensibilité aux infections au niveau du bras. De plus, ce curage peut entraîner des douleurs et une certaine impotence du bras dans les semaines qui suivent l'intervention. L'aide d'un kinésithérapeute permettra de retrouver progressivement toute sa mobilité.
Au terme des trois à huit jours d'opération, un redon (petit tuyau servant à évacuer la lymphe) est laissé en place en dessous du bras. Malgré cela, le drainage de la lymphe se fait moins efficacement, ainsi un tiers des femmes a besoin d'une ponction suite à l'opération.
Enfin, 5 % des femmes doivent faire face après plusieurs années à un problème de "gros bras" ou lymphoedème du bras. Ce gonflement de la main et du bras très douloureux empoisonne la vie des patientes atteintes. Actuellement, on ne dispose d'aucun traitement réellement efficace face à ce problème.

Repérer les sentinelles

Développée depuis le début des années 1990, la technique du ganglion sentinelle est beaucoup moins traumatisante. Il s'agit de repérer les premiers ganglions de la chaîne axillaire, ceux qui seront les premiers à être envahis par les cellules malignes, et de les enlever pour les examiner. Un véritable curage ne sera effectué que s'ils sont atteints. 
En pratique, une substance radioactive légère et un colorant sont injectés autour de la tumeur, peu avant son ablation. Ces substances vont cheminer dans le système lymphatique et se concentrer dans les premiers ganglions qui drainent la tumeur, les ganglions sentinelles. Ce "marquage" permet au chirurgien de les repérer et de les enlever à travers une toute petite incision.
En moyenne deux ganglions sont prélevés et examinés aussitôt au laboratoire, au cours même de l'intervention. S'ils sont cancéreux, toute la chaîne ganglionnaire est enlevée. Dans le cas contraire, l'opération s'arrête là.
Mais une analyse plus approfondie sera réalisée dans les jours qui suivent. Certaines femmes pourront être à nouveau opérées pour un véritable curage, si les ganglions se révèlent finalement envahis. L'indication d'une chimiothérapie sera décidée selon plusieurs critères, parmi lesquels la présence ou l'absence d'envahissement ganglionnaire tient une place importante.

Plus d'une femme sur deux

La technique du ganglion sentinelle s'adresse à toutes les femmes ayant un cancer du sein de diamètre inférieur à 15 ou 20 mm, sans ganglion palpable dans l'aisselle, à condition que la tumeur soit unique et que la femme n'ait pas reçu de chimiothérapie dite néoadjuvante (chimiothérapie proposée dans certains cas, avant l'intervention pour diminuer la taille de la tumeur et augmenter les chances d'une chirurgie conservatrices).
"Dans notre expérience, cela représente plus de la moitié des patientes » estime le Dr Emmanuel Barranger (hôpital Tenon) "Mais cela concernera de plus en plus de femmes à mesure que le dépistage deviendra plus performant. La taille moyenne des tumeurs dépistées est actuellement de 15 mm".

Dans quelques centres seulement

Introduite en France il y a deux ou trois ans, cette technique n'est malheureusement réalisée que dans quelques centres anticancéreux. Elle a l'avantage d'éviter des curages axillaires inutiles dans 70 % des cas, car le risque d'envahissement ganglionnaire n'est que de 30 % dans ces petites tumeurs.
"Cela signifie pas de soins postopératoires (drains), moins de douleurs, tout un confort" souligne le Dr Barranger. L'hospitalisation est plus courte et le risque de séquelles minime. Néanmoins, 30 % des patientes devront avoir finalement un curage ganglionnaire :
  • Soit au cours de l'intervention, parce que l'examen immédiat était positif ou, plus rarement, parce que le ou les ganglions sentinelles n'ont pas pu être repérés ;
  • Soit lors d'une deuxième intervention, car l'examen plus approfondi des ganglions a montré la présence de cellules malignes.

Un certain nombre de "réinterventions"

La technique du ganglion sentinelle a aussi des inconvénients. Le premier est de devoir réopérer un certain nombre de patientes, là aussi sous anesthésie générale, pour un curage. Le deuxième est de courir le risque de laisser en place des ganglions métastatiques. La proportion de ces faux négatifs est de 3 à 5 %. "Mais le risque est étroitement lié à l'expérience du chirurgien, au nombre d'interventions qu'il réalise" observe le Dr Barranger.
Enfin, bien que le recul soit de dix ans environ aux Etats-Unis, on ne dispose pas encore d'études comparatives entre le curage axillaire systématique et la technique du ganglion sentinelle pour évaluer les effets de ces deux stratégies sur la survie à long terme. C'est seulement lorsque de telles études seront disponibles que l'on pourra juger véritablement des avantages de cette technique.
Source: ICI

21 avr. 2014

Percée majeure sur le cancer du cerveau de type glioblastome multiforme

Une équipe de chercheurs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dirigée par le Dr Gilbert Bernier, a réalisé une percée majeure dans la compréhension des mécanismes de résistance des tumeurs cérébrales aux traitements de radiothérapie. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le dernier numéro du Journal of Neuroscience.

Le glioblastome multiforme (GBM) est le cancer du cerveau le plus fréquent chez l’adulte et l’un des plus mortels : en moyenne, l’espérance de vie à la suite du diagnostic est de 9 mois. Actuellement, la radiothérapie est offerte à titre palliatif seulement puisque les cellules de ce genre de tumeur résistent aux traitements. L’équipe de chercheurs du Dr Gilbert Bernier a récemment réussi à lever le voile sur les raisons de cette résistance.
Le gène BMI1

Lors de précédents travaux, cette même équipe a découvert que le gène BMI1 est un régulateur direct du vieillissement cellulaire dans les neurones du cerveau par l’entremise de son action sur les mécanismes de défense contre les radicaux libres. Cette action, souhaitée pour contrer le vieillissement des cellules neurales saines, s’avère un frein à la destruction des cellules cancéreuses du GBM.

Selon l’article publié dans The Journal of Neuroscience, les plus récentes études de l’équipe de chercheurs suggèrent que le gène BMI1 joue un rôle clé dans la résistance des cellules souches neurales aux traitements de radiothérapie. « Lorsqu’une cellule maligne est endommagée, dans ce cas-ci par la radiothérapie, le gène BMI1 facilite et accélère la réparation de l’ADN », explique le Dr Gilbert Bernier.
Une nouvelle cible thérapeutique


Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes de traitements. En effet, le gène BMI1 représente maintenant une cible thérapeutique de choix pour le traitement du GBM.
À propos de l'étude :

L'article intitulé « Neurobiology of Disease : BMI1 Confers Radioresistance to Normal and Cancerous Neural Stem Cells through Recruitment of the DNA Damage Response Machinery », publié dans The Journal of Neuroscience, est le fruit du travail du Dr Gilbert Bernier en collaboration avec Sabrina Facchino, Mohamed Abdouh et Wassim Chatoo du Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l'Université de Montréal

27 mars 2014

DOULEURS ANALES AIGUËS

THROMBOSE HEMORROÏDAIRE AIGUË

Thrombose d'un plexus veineux.

SEMIOLOGIE Douleur anale intense, brutale ( ++ post-partum). ---- Dans la forme externe (sous-cutanée) : tuméfaction externe bleutée ou noyée dans une réaction oedémateuse intense. ---- Dans la forme interne (canalaire), il existe généralement un prolapsus avec étranglement d'un ou plusieurs paquets hémorroïdaires. Les formes internes pures sont rares.

TRAITEMENT ---- Injection sous cutanée d'un anesthésique XYLOCAÏNE adrénalinée 1% ou MARCAÏNE 0,25% éventuellement associée à 500 UI de HYALURONIDASE ---- Les formes externes simples (sans oedème) peuvent bénéficier d'une incision radiée en regard du caillot avec élimination du thrombus et soins locaux à la BETADINE ---- Les formes canalaires doivent bénéficier d'une consultation spécialisée en urgence voire d'une hospitalisation. On associera : ---- Antalgiques +++ (Niveau 2/3) ---- AINS ---- Toniques veineux à forte dose ---- Traitement de la constipation

FISSURE ANALE

SEMIOLOGIE ---- Douleur intense lors de la défécation pouvant réapparaitre qques heures plus tard ---- Ulcération triangulaire (à base externe) Il existe généralement uns constipation associée. Les fissures anciennes sont moins douloureuses.

TRAITEMENT ---- Titanoréïne suppo après les selles et FLAGYL cp gynécologique le soir au coucher (dans l'anus) associé à du Protolog pommade plusieurs fois par jour ---- Injection sous fissuraire de XYLOCAINE 1% ou MARCAÏNE 0,25% si la douleur est trés intense. ---- XYLOCAIÏNE visqueuse aprés les selles pendant qques jours ---- Antalgiques (Niveau 2/3) ---- Régularisation du transit 5FORLAX? DUPHALAC, etc...) ---- Aplication locale plusieurs fois par jours MYTOSYL, MADECASSOL, JONCTUM Le traitement chirurgical doit être envisagé en cas de fissure hyperalgique ou d'echec du trt médical

NB De principe, évoquer une maladie de CROHN, une ulcération vénérienne, (syphillis, Herpes, CMV, HIV), eczéma, psoriasis, cancer anal

. ABCES DE LA MARGE ANALE

C'est généralement l'acutisation infectieuse d'une fistule anale connue ou pas (90%). Le risque local d'atteinte sphinctérienne (voire de septicémie) est important chez des patients immunodéprimés ou diabétiques

SEMIOLOGIE ---- Tuméfaction inflammatoire péri-anale trés douloureuse ---- Trés souvent fièvre associée +/- écoulement purulent. Dans la forme intracanalaire, la tuméfaction n'est visible que par anuscopie (éventuellemnt sous anesthésie générale )

TRAITEMENT Toujours chirurgical : mise à plat et recherche/trt de la fistule sous antibiothérapie active sur les anaérobies. (AUGMENTIN° 3 g/J+/- TIBERAL° 1,5 g/j)

NB Les autres causes et diagnostic différentiels :
---- Surinfection d'une fissure anale ---- Furoncles / Anthrax / Hydrosanédite
---- Infection d'un kyste du sinus pilonidal
---- Maladie de Crohn mais la douleur est généralement peu importante
---- Cancer de l'anus

20 févr. 2014

L'urine témoigne

La couleur de l'urine est différente pour chacun. Elle peut être jaune clair pour les uns, jaune or pour les autres.

Elle dégage habituellement un léger relent d'ammoniaque, sauf le matin où elle émet une odeur plus prononcée, parce qu'elle est concentrée.

Il peut arriver que la coloration et l'odeur de l'urine changent.

Elle peut pâlir, foncer ou dégager une odeur très forte et nettement désagréable.

Dans la très grande majorité des cas, il n'y a pas lieu de s'inquiéter.

Les changements suivants peuvent survenir :

-urine de coloration orangée ;

-de coloration rougeâtre (mais sans présence de sang) ;

-de coloration brun-noir ;

-odeur forte et désagréable ;

-odeur sucrée.

Déshydratation légère
Lorsque l'organisme ne s'hydrate pas suffisamment, l'urine produite par les reins s'en trouve moins diluée par l'eau ; elle est davantage concentrée, d'où une coloration orangée et une odeur plus marquée. C'est un phénomène tout à fait inoffensif.

Destruction des globules rouges
La testostérone, hormone masculine, produit beaucoup de globules rouges. Tous les 120 jours environ, ceux-ci sont devenus trop vieux et meurent ; ils passent alors dans l'urine.
Les hommes - chez qui l'urine est d'une couleur très dorée au départ -remarquent alors une teinte orangée.
Les femmes enceintes constatent quelquefois le même phénomène, principalement au troisième trimestre, alors que le fœtus (masculin ou féminin) produit davantage de globules rouges. C'est normal.

Aliments
La betterave rend l'urine très sombre, pratiquement rouge, et cela dure trois ou quatre mictions après le repas. Les asperges et les légumes de la famille du chou donnent à l'urine une odeur désagréable. C'est passager, le temps que la digestion se fasse.

Médicaments
La très grande majorité des médicaments peuvent donner une teinte orangée et une odeur plus forte à l'urine, de même que certaines vitamines. Le phénomène est plus marqué avec la pénicilline et la phénazopyridine (c'est le Pyridium prescrit de façon temporaire pour la douleur lors d'infections urinaires).

Problèmes de l'appareil urinaire
Une infection urinaire se traduira par une urine brouillée, malodorante et des douleurs à la miction. Un blocage à la vessie (qui peut, entre autres, être dû à une hypertrophie de la prostate, de la constipation, une maladie neurologique) se définit comme la difficulté à la vider complètement lors de la miction. Comme l'urine séjourne plus longtemps dans la vessie, elle prend une couleur orangée et une odeur très prononcée. Un ventre gonflé ainsi qu'une miction difficile (forcer pour uriner) sont d'autres symptômes de blocage à la vessie.

Troubles du foie
Les calculs de la vésicule biliaire et le cancer du pancréas peuvent obstruer le canal biliaire, de sorte que les sécrétions de la vésicule ne peuvent plus passer dans les intestins. Elles passent alors dans le sang et sont filtrées par l'urine, ce qui lui donne une couleur brun-noir. Maux de ventre et selles blanchâtres sont d'autres symptômes des calculs biliaires. Teint jaune et démangeaisons sur tout le corps accompagnent parfois le cancer du pancréas (les acides biliaires dans le sang libèrent de l'histamine, qui provoque les démangeaisons).

Diabète
C'est une maladie caractérisée par une défectuosité dans le processus d'utilisation du sucre. Le sucre non utilisé se retrouve alors en trop grande quantité dans le sang, puis dans l'urine. Celle-ci dégage donc une odeur sucrée, faisant penser un peu à de la sève d'érable.

Problèmes métaboliques
Une déficience de certains enzymes du foie risque de donner une urine rouge ou brun-noir, mais sans odeur particulière. Ce sont toutefois des troubles extrêmement rares.

Vérifier d'abord son alimentation. C'est la principale cause des changements de couleur et d'odeur dans l'urine. Vérifiez si vous n'avez pas consommé un aliment nouveau.

S'informer sur les effets secondaires des médicaments.
Afin de déterminer si vos médicaments modifient la nature de l'urine, informez-vous auprès de votre médecin ou de votre pharmacien.

Boire beaucoup.
Buvez au moins six verres d'eau par jour. En plus d'hydrater l'organisme, cela atténue la couleur et l'odeur de l'urine.

Si on est diabétique.
Qu'il s'agisse du diabète de type 1 ou de type 2, il est essentiel d'avoir un régime équilibré, de faire régulièrement de l'exercice et de maintenir un poids-santé.

Quand consulter
-Il y a du sang dans votre urine.

-La couleur ou l'odeur inhabituelles persistent.

-Vous vous inquiétez.

Examens

Le médecin notera les détails pertinents et procédera à un examen physique complet, dont une analyse sanguine et urinaire.

Si nécessaire, des examens approfondis seront prescrits, comme un bilan du foie ou des reins.

Traitement

Il importe de savoir que la plupart des raisons qui ont entraîné un changement dans l'aspect de l'urine sont bénignes et ne requièrent aucun traitement. Il en est ainsi pour la déshydratation légère, la destruction des globules rouges, les aliments et les médicaments.

Problèmes de l'appareil urinaire
Une infection de la vessie se soigne à l'aide d'antibiotiques. Un blocage à la vessie, selon la cause, se traite soit par des médicaments, soit par l'insertion d'un cathéter (sonde pour vider la vessie) ou par une intervention chirurgicale (s'il s'agit d'enlever la partie hypertrophiée de la prostate).

Troubles du foie

Une opération est nécessaire pour retirer les calculs biliaires. C'est une intervention qui ne nécessite habituellement pas d'hospitalisation (chirurgie ambulatoire) et qui permet une guérison rapide. Quant au cancer du pancréas, il pourra exiger une ablation chirurgicale de la masse cancéreuse. D'autres traitements, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, peuvent être nécessaires.

Diabète
Le diabétique de type 1 se verra prescrire de l'insuline pour remplacer celle que le pancréas n'est plus capable de produire. Le diabète de type 2 nécessite, si les changements de régime de vie ne suffisent pas, une prescription d'hypoglycémiants par voie orale (pour diminuer le taux de sucre dans le sang). De l'insuline est parfois aussi requise.

Problèmes métaboliques
On ne connaît pas de traitement.

Le pyrosis

Définition

Le pyrosis est un symptôme possiblement douloureux, semblable à une sensation de brûlure, ressentie comme ascendante en provenance de la partie supérieure de l'abdomen.

Symptômes

Celle-ci donne l'impression de remonter le long de l'oesophage jusqu'au pharynx et peut se traduire par des remontées de liquides acides dans la bouche : on parle dans ce cas de reflux gastro-oesophagien.

Causes

Plusieurs causes peuvent être responsables de ces sensations de pyrosis comme la grossesse par augmentation de la pression abdominale, une alimentation trop riche ou trop épicée, l'excès d'alcool... Ils sont par ailleurs favorisés par la position couchée et peuvent parfois se manifester par de la toux essentiellement la nuit.

Traitement

Un changement de régime alimentaire, plus sain avec suppression des graisses et de l'alcool, peut amender le pyrosis, mais s'il persiste, un examen endoscopique avec une minicaméra appelée oeso-gastroscopie permettra de visualiser l'intérieur du tube digestif et d'en rechercher la cause ou un facteur favorisant, comme la hernie hiatale.

Ulcère

Mal à l'estomac, acidités, douleurs gastriques, tout le monde peut y être confronté un jour ou l'autre. Des soucis qui peuvent être totalement bénins, mais qui peuvent devenir gênants quand ils sont récurrents, et révèlent parfois un ulcère ou un problème plus grave.

L'estomac est une portion du tube digestif qui fait suite à l'œsophage. C'est une poche pouvant contenir jusqu'à quatre litres. Après avoir été broyés par les dents, les aliments arrivent dans l'estomac où ils vont être digérés par le suc gastrique. Le suc est un liquide produit par les cellules de la paroi gastrique. La paroi gastrique est formée de villosités. Ces différentes cellules et glandes vont libérer les composants du suc gastrique. Certaines sécrètent des enzymes qui vont découper les aliments en petits nutriments. Et comme certaines enzymes, telles que la pepsine ne peuvent agir que dans un milieu acide, d'autres cellules vont libérer de l'acide chlorhydrique.

Heureusement l'estomac possède un système de protection contre cette acidité, des cellules produisent le mucus : une sorte de barrière riche en bicarbonate. Ce mucus recouvre la surface de la muqueuse gastrique pour la protéger des attaques acides. Quand un déséquilibre entre toutes ces sécrétions survient, par exemple un excès d'acidité, une inflammation apparaît au niveau de la muqueuse, c'est la gastrite. Si cette agression se poursuit, l'inflammation peut aboutir à une lésion qui va véritablement endommager la paroi interne de l'estomac, c'est l'ulcère.

Le stress, l'alcool et certains médicaments comme l'aspirine ou les anti-inflammatoires non-stéroïdiens peuvent être responsables d'ulcère. Mais dans 70 % des cas, c'est une bactérie qui est en cause : Helicobacter pylori. Cette bactérie a une forme hélicoïdale et possède des flagelles qui lui permettent de se glisser à travers le mucus et la muqueuse. Une fois ancrée sur les cellules, elle sécrète une enzyme (l'uréase) qui transforme l'urée en ammoniac. Cet ammoniac modifie la couche de mucus et attaque les cellules de la paroi gastrique, ce qui enclenche la formation d'un ulcère.

Tous les ulcères ne se localisent pas forcément au niveau de l'estomac. Ils sont quatre fois plus fréquents au niveau du duodénum.

L’ulcère : une pathologie douloureuse

Lina souffre d’un ulcère à l’estomac depuis plus de 30 ans, elle vous raconte l’influence de cette pathologie sur sa vie quotidienne

Les ulcères digestifs sont très répandus. En France on estime qu'une personne sur dix en souffre au cours de sa vie. Les conséquences sur la vie de tous les jours sont nombreuses et la douleur omniprésente.

Ulcère : un diagnostic par fibroscopie

Une biopsie est réalisée sous fibroscopie pour déterminer l'origine de l'ulcère.

Idées reçues. On a longtemps pensé que le stress, le tabac, la consommation de certains médicaments comme les anti-inflammatoires, l'abus de mets épicés mais aussi de café ou d’alcool étaient seuls à l’origine de cette rupture. Depuis 1982, on sait que c’est faux et que c’est une bactérie, l'Helicobacter pylori, qui est à l'origine des ulcères.

Pour confirmer la présence d'un ulcère dans l'estomac ou dans le duodénum, l'examen réalisé est la fibroscopie. Le médecin va inspecter avec une caméra prolongée par des fibres optiques l'intérieur du tube digestif en passant par la bouche. L'examen se fait en hôpital de jour, sous anesthésie générale, mais ne dure que 20 minutes.

Comment traiter un ulcère digestif ?

Les explications en images du dépistage et du traitement d’un ulcère digestif

Traiter un ulcère revient donc à traiter la bactérie Helicobacter pylori. Avant cette découverte, on ne pouvait pas parler de guérison puisque les récidives étaient quasiment systématiques. Aujourd’hui le traitement consiste à éradiquer la bactérie et à bloquer la sécrétion d’acide dans l’estomac grâce à des anti-ulcéreux.

Helicobacter pylori : une bactérie encore mystérieuse

Le principal suspect face aux ulcères est la bactérie helicobacter pylori qui ne se laisse pas démasquer facilement...

C’est l’une des infections les plus fréquentes au monde : l'infection par helicobacter pylori, une bactérie qui s’attaque à la muqueuse de l’estomac, et qui concerne la moitié de la population mondiale. Elle est plus fréquente dans les pays en voie de développement (70 %) que dans les pays développés (30 %).

Helicobacter pylori est ainsi responsable de gastrites (une inflammation de la paroi de l’estomac) et d'ulcères digestifs chez une personne sur dix atteintes de gastrite. On sait désormais qu’elle joue un rôle dans la survenue du cancer gastrique.

Pour en venir à bout, une trithérapie de sept jours est nécessaire. Autrement dit, l’association de trois médicaments (deux antibiotiques et un inhibiteur de l’acidité gastrique, appelé "inhibiteur de pompe à protons"). Neuf fois sur dix, on se débarrasse avec succès de cette bactérie indésirable au bout de un ou deux essais.

Quant à savoir pourquoi tous les porteurs de la bactérie ne font pas d’ulcère ? Mystère...

Météorisme

Définition

Le météorisme est un symptôme qui désigne un abdomen gonflé, ballonné, généré par l'augmentation de la quantité de gaz intestinal qui, en exerçant une plus forte pression que de coutume à l'intérieur du système digestif, entraine diverses incommodités, en particulier des douleurs plus ou moins intenses et l'émission de flatulences pour évacuer les gaz.

Causes

Le météorisme a en général des causes bénignes, comme le fait d'avaler trop d'air en mangeant, ou un excès de fermentation causé par des bactéries de la flore digestive.

Diagnostic

Une palpation abdominale plus ou moins complétée d'une radiographie de l'abdomen appelé ASP ou parfois d'un scanner, sont parfois pratiqués.

Traitement

De simples conseils alimentaires suffisent généralement à faire disparaitre les symptômes incommodants, le recours à certains médicaments étant quelques fois intéressant.

L’unique moyen d’arrêter le météorisme abdominal dû aux haricots.

Vous souffrez de douleurs abdominales chroniques, de ballonnements, de flatulence, de crampes d’estomac, de diarrhée et de constipation? Il y a une bonne chance que le diagnostic soit le syndrome du côlon irritable (SCI).

C’est un problème très fréquemment diagnostiqué. Cependant, la plupart des gens ne sont pas traités correctement et, détruisent leurs intestins avec des laxatifs. Il serait plus judicieux d’utiliser une thérapie naturelle.

Le docteur Linda Lee, professeur de gastro-entérologie à l’Université Johns Hopkins, déclare que lorsque les patients se plaignent de symptômes du SCI, elle commence par exclure des maladies graves comme l’ulcère à l’estomac, la colite ulcéreuse et les tumeurs malignes de l’intestin. Ces problèmes les plus graves sont plus susceptibles d’être présents chez les patients qui se plaignent aussi de perte de poids, sont réveillés par la douleur ou encore ont du sang dans les selles.

Le Dr Lee commence habituellement le traitement en supprimant les aliments qui peuvent être difficiles à digérer par le tractus gastro-intestinal. Par exemple, certaines personnes peuvent être sensibles même à une petite quantité de production de flatulence.

En vieillissant, le corps fabrique moins de lactase, une enzyme qui décompose le lactose, un glucide présent dans les produits laitiers. Ces glucides, non absorbés, atteignent le côlon où sous l’effet des bactéries ils fermentent et sont à l’origine des flatulences. La solution qui consiste à réduire les produits laitiers peut avoir un impact énorme sur les désagréments intestinaux.

Le Dr Lee ajoute que si le problème ne provient pas d'une intolérance au lactose, elle vérifie ensuite si les symptômes sont en lien avec une maladie cœliaque ou une allergie au gluten. Cette protéine est présente dans de nombreuses céréales.

Le tube digestif peut également avoir de la difficulté à absorber d’autres hydrates de carbone comme le fructose. Les patients atteints par ce dysfonctionnement devraient éviter les sodas et les aliments industriels comme les biscuits.

Peut-être adorez-vous les haricots, mais vous savez qu'ils sont connus pour être à l’origine d’un météorisme intestinal. Si vous y avez renoncé pour ce désagrément, sachez qu’il existe une façon de le contourner.

Le docteur Lee explique que les haricots contiennent du raffinose. C'est le coupable à l’origine de ces manifestations. Mais elle ajoute que les haricots sont un aliment sain et qu’il n'y a aucune raison de les supprimer de notre alimentation. Au contraire, il y a un moyen simple de détruire le météorisme intestinal dû aux haricots. Il suffit de les faire tremper dans de l'eau avec un peu de bicarbonate, puis de jeter l'eau. Cela retire le raffinose.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le thé à la menthe est traditionnellement offert après les repas? Le Dr Lee précise que la meilleure des menthes est la menthe poivrée. Les bonbons à la menthe artificiellement aromatisés ne fonctionneront pas, mais l’huile essentielle de menthe poivrée peut aider les patients atteints du syndrome du colon irritable.

Est-ce que l’utilisation des bactéries probiotiques est efficace? Des études montrent qu’elles aident certaines personnes. Mais, il y a tellement de produits non réglementés sur le marché qu'il est difficile d'évaluer leur efficacité.

Les yaourts contiennent des organismes qui peuvent soulager ces symptômes et sont une bonne alternative aux bactéries probiotiques. En fait, les yaourts peuvent être pris par ceux qui souffrent d'intolérance au lactose, car ils contiennent des bactéries qui dégradent le lactose.

Le Dr Lee est également partisane de la thérapie de l'esprit et du corps, d’ailleurs beaucoup de patients souffrent aussi d’anxiété et de troubles dépressifs. Elle signale qu’il existe certaines preuves que le biofeedback (méthode de rééducation utilisant l’action du système nerveux sur les réactions physiologiques), l’acupuncture et l’écoute de CD de détente utilisé pendant l’hypnose, peuvent aider à dompter les tensions intestinales.

Il n’y a aucun doute sur le fait que l’anxiété a un effet majeur sur la fonction intestinale. À une occasion, Napoléon Bonaparte a eu besoin d’un soldat pour une affectation dangereuse. On raconte qu’il a ordonné à plusieurs soldats de faire face à un peloton d’exécution. Il a choisi celui qui, face à la mort, a su maîtriser ses sphincters.

Dans notre société, marquée par la médication, je suis en faveur de tout ce qui va à l’encontre des médicaments et ne présente aucune menace. Mais n’oubliez pas de consulter votre médecin si vous remarquez un changement dans vos habitudes intestinales.

Certaines personnes quittent cette planète prématurément, parce qu’elles croyaient que les saignements qui accompagnaient leurs selles étaient dus à des hémorroïdes. Alors que c’était malheureusement une tumeur maligne de l’intestin. Surtout, ne jamais remettre à plus tard si des problèmes surviennent, car pourquoi remettre à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui?

Affichage des articles dont le libellé est cancer. Afficher tous les articles
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Odeur de brûlé dans le nez

Odeur de brûlé dans le nez

Question
Pourquoi on sent des odeurs de brûlé dans le nez comme si c'est le cerveau qui brûle et pouquoi après la sensation aux odeurs extérieures diminue.

Réponse

Vous avez une sensation d’odeur de brûlé dans le nez et vous souhaitez comprendre pourquoi.

Tout d’abord, sachez que les troubles qualitatifs de l'olfaction ont été définis et classés par l’Institut français de chirurgie du nez et des sinus :
« La cacosmie: est la perception d'une mauvaise odeur effectivement présente dans l'organisme et ressentie par le patient et son entourage. Elle se retrouve dans les pathologies sinusiennes (sinusite infectieuse, aspergillose) mais aussi dans la pathologie amygdalienne, dentaire ou le reflux gastro-œsophagien.
La parosmie: est la modification par le patient d'une odeur habituellement agréable en une odeur désagréable (odeur de brûlé, excréments).
La phantosmie: est la perception par le patient d'une odeur qui n'existe pas. »

www.institut-nez.fr/nez-pathologies-frequentes/perte-d-odorat-14.html

Sur le site e-sante, nous vous invitons à consulter le dossier réalisé sur la perte d’odorat, on y apprend notamment qu’elles peuvent en être les causes :
« Anosmie (perte totale de l'odorat) et hyposmie (diminution de l'odorat)
- Infections, telles que le rhume, la grippe et la sinusite. Les infections sont les causes les plus fréquentes.
- Inflammations des fosses nasales, telles que l'allergie respiratoire, la rhinite aiguë ou chronique, la polypose nasosinusale (formation de polypes - amas de tissus - dans les voies nasales).
- (…)
- Certains médicaments, tels que la codéine, la morphine, la tétracycline, le méthotrexate, le clofibrate et autres, et certains traitements médicaux, tels que la radiothérapie cervicale, la chimiothérapie et l'hémodialyse.
- (…)
- Diabète et grossesse. Chez les diabétiques, les dommages neurologiques peuvent endommager les nerfs de l'olfaction. Chez les femmes enceintes, la congestion nasale peut entraver la fonction olfactive de façon passagère. Dans leur cas, les choses reviennent à la normale après la grossesse.
- Inhalation de produits toxiques, tels que le tabac, le gaz naturel, la poussière de ciment, le goudron, l'essence, le plomb, le zinc, le dioxyde de soufre, le chrome, etc.
- Vieillissement, surtout à partir de 80 ans.
- Cacosmie objective (sensation réelle de mauvaise odeur)
- Corps étranger dans les voies nasales.
- Infections bactériennes.
- Tumeurs nasales nécrotiques surinfectées (bénignes ou malignes). Les tumeurs manquent d'oxygène, s'infectent et détruisent les tissus.
- Atrophie chronique de la muqueuse nasale (ozène) s'accompagnant de croûtes brunes qui tapissent les parois des fosses nasales.
Cacosmie subjective (sensation hallucinatoire de mauvaise odeur) et phantosmie (odeur qui n'existe pas, agréable ou non)
- Troubles mentaux, tels que l'hystérie, la psychose, la schizophrénie, l'hypocondrie, l'anxiété.
- Lésion ou tumeur cérébrale.
- Epilepsie. »

www.e-sante.fr/perte-gout-odorat/causes/symptome-maladie/1351

Enfin, on recense sur l’odorat les différents troubles de l’odorat dont la cacosmie et l’hallucination olfactive :« - la cacosmie est la perception d`une impression olfactive désagréable (parfois objective lorsqu`il y a par exemple une infection du nez ou des sinus, parfois seulement subjective, c’est à dire une distorsion de la sensation normale, ou parosmie). - enfin lorsqu`il y a sans cause réelle perception olfactive précise, on parle d`une hallucination olfactive. »Le médecin précise aussi que : « Chaque fois qu`il y aura des troubles de l’olfaction, il faudra donc savoir: - depuis combien de temps ils existent - et s`ils se sont développés progressivement ou brutalement. - Et rechercher tous les autres signes d’atteinte nasale ou sinusienne : éternuements, prurit, obstruction, écoulement nasal en avant, ou dans l’arrière gorge, douleurs nasales ou sinusiennes. Et leur mode d’évolution parallèle ou non aux troubles de l’odorat. »www.santeweb.com/article-tkcrn16a9ahl7ahh2sqw-l-odorat.html 

Maladie de Wilson : errance programmée ?


Résultat d’images pour maladie de wilsonEn 1992, à l’âge de 42 ans, ce patient avait subi de nombreuses investigations en raison d’épigastralgies, de céphalées, d’une intolérance à certains aliments et de tests hépatiques perturbés.
L’échographie abdominale avait révélé une cholestérolose vésiculaire avec un petit polype et l’œsogastroduodénoscopie (OGD) une discrète œsophagite de reflux et une gastrite érosive antrale.
Le patient a alors subi une cholécystectomie et une ponction-biopsie hépatique (PBF) par voie laparoscopique. L’examen anatomopathologique a conclu à une cholestérolose de la vésicule biliaire et à une stéatose hépatique (50% des hépatocytes, avec légère inflammation banale et légère hémosidérose, sans signe d’éthylisme chronique), un diagnostic correspondant à ce que nous appelons actuellement stéatohépatite non alcoolique (NASH).
A suivi une période peu symptomatique, avec pour traitement un régime seul (diminution des produits laitiers, suppression de l’alcool, augmentation des fruits, utilisation d’huile de colza).
Le bilan biologique de février 2002 a permis d’exclure une hépatite A, B ou C, mais montré une bilirubine toujours légèrement élevée et un taux de prothrombine (TP) spontané à 64%.
Résultat d’images pour maladie de wilsonEn 2007, sont apparus des symptômes mêlant céphalées postprandiales, intolérance alimentaire et, occasionnellement, des épisodes de diarrhées. Des épigastralgies ont motivé une nouvelle OGD qui a révélé une œsophagite de reflux discrète et une gastrite biliaire (de signification clinique controversée selon le gastro-entérologue).
Malgré un traitement d’Ulcogant 4 x/jour, des douleurs abdominales intenses, récidivantes, ont motivé un bilan complémentaire (tableau 1).
Tableau 1
Bilans biologiques successifs
Examens Résultats 2007 2008 2011 Valeurs normales Hémoglobine 133 g/l 120-165 g/l Hématocrite 39,5% 35-50% Leucocytes 5,4 G/l 3,5-10 106/mm3 Thrombocytes 199 T/l 150-390 103/mm3 TP 55% 58% 65% 70-100% ASAT 22 U/l 37 U/l 32 U/l < 50 U/l ALAT 42 U/l 56 U/l 57 U/l < 50 U/l Gamma-GT 120 U/l 147 U/l 98 U/l 8-61 U/l Phosphatase alcaline 75 U/l 86 U/l 65 U/l < 129 U/l Créatinine 70 μmol/l < 110 μmol/l Ferritine 506 μg/l 30-400 μg/l Céruloplasmine < 10 g/l < 0,7 g/l Cuprurie/24 heures 9,3 μmol/24 heures 0,8 μmol/24 heures
Le CT-scan abdominal, l’échographie, puis l’IRM ont montré plusieurs nodules hépatiques suggérant une stéatose ou des adénomes multiples. Une PBF programmée au début de l’année suivante a dû être repoussée en raison d’un TP spontané à 60% (malgré l’administration de Konakion PO avant l’intervention).
Le patient a alors été adressé à un hématologue qui note une diminution des facteurs VII et X, compatible avec un déficit en vitamine K et retient le diagnostic vraisemblable de malabsorption. Une hémochromatose a été exclue par dosage génétique. Des injections de Konakion IV ont permis d’augmenter le TP et d’effectuer une PBF sous contrôle échographique. Celle-ci a révélé une hépatite chronique avec une activité inflammatoire légère à modérée, un remaniement hépatique fibreux et de larges plages de dysplasie à petites cellules.
Résultat d’images pour maladie de wilsonLes plaintes du patient, associant nausées, vomissements, crampes abdominales violentes et parfois diarrhées, étant toujours présentes, un traitement de Créon, Légalon, Hépa-S, spasmolytiques et inhibiteurs de la pompe à protons a été introduit, sans réelle efficacité.
Le patient a alors été adressé à un autre gastro-entérologue qui a retenu, parmi les diagnostics possibles pour les douleurs abdominales, une possible migraine atypique. Le patient a ensuite été envoyé vers un neurologue qui a conclu à des céphalées d’allure mixte, migraineuses et tensionnelles, et proposé un traitement de métamizole puis, en cas d’inefficacité, d’élétriptan. Ces deux traitements n’ont pas modifié les symptômes.
Finalement, en 2008, sur la base d’une céruloplasmine non mesurable, d’une cuprurie de 24 heures augmentée et d’une analyse génétique (trois mutations du gène ATP7B), le diagnostic de maladie de Wilson a été posé à l’Inselspital, à Berne.
L’évolution a été favorable sous traitement oral de pénicillamine Da associée à la vitamine B6b, ce qui a permis de stabiliser les valeurs biologiques.
Enfin, au début 2012, le patient qui prenait régulièrement son traitement de pénicillamine D a présenté une récidive de douleurs abdominales intenses, avec nausées et vomissements. Le bilan complémentaire (échographie et CT-scan) a posé le diagnostic de carcinome hépatocellulaire multifocal (évolution extrêmement rare dans le cadre d’une maladie de Wilson) et motivé une résection hépatique atypique en février de la même année.
Après une période postopératoire difficile, marquée par une importante perte pondérale, l’état général s’est amélioré. Le traitement de pénicillamine D a été poursuivi.

Questions au spécialiste

Faut-il systématiquement doser la céruloplasmine en cas de stéatohépatite non alcoolique (NASH) ou d’hépatopathie d’origine peu claire ?
Une maladie de Wilson doit être considérée chez toute personne présentant une perturbation des tests hépatiques d’origine indéterminée, avec ou sans troubles neurologiques ou neuropsychiatriques associés. Si cela est surtout recommandé pour les personnes entre 3 et 55 ans, l’âge seul ne doit pas être un critère d’exclusion de la maladie. La maladie doit également être suspectée en cas d’hépatite auto-immune atypique ou répondant mal au traitement, lors de lésions histologiques évoquant une NASH ou une hépatite alcoolique, lors d’une insuffisance hépatique aiguë associée à une hémolyse intravasculaire Coombs négative, avec une élévation modérée des transaminases ou une phosphatase alcaline basse avec un rapport phosphatase alcaline/bilirubine < 2.
La céruloplasmine est typiquement abaissée, mais elle peut être faussement normale en cas d’inflammation ou d’hyperœstrogénisme (grossesse ou œstrogénothérapie par exemple). Son dosage ne peut donc, à lui seul, permettre de poser ou d’infirmer le diagnostic de maladie de Wilson.
Quelle attitude adopter envers les frères et sœurs ou les descendants d’une personne atteinte de la maladie de Wilson ? Un dépistage ou des tests génétiques doivent-ils être effectués chez les proches ?
Le dépistage des parents du 1er degré est fortement recommandé. La fratrie d’un patient homozygote a environ 25% de risque de développer une maladie clinique. Ce risque n’est que de 0,5% chez les enfants mais, en raison de la sévérité de la maladie, un diagnostic précoce est justifié.
Idéalement, un diagnostic moléculaire de la mutation ATP7B présente chez le parent index est recommandé. Si ce test n’est pas disponible, il est recommandé de faire un examen clinique à la recherche de signes d’hépatopathie, de troubles neurologiques et/ou d’un anneau de Kayser-Fleischer (lampe à fente par un ophtalmologue). Le bilan biologique inclut la fonction hépatique (TP, albumine, bilirubine totale et directe), les tests hépatiques de cytolyse et de cholestase (ASAT, ALAT, phosphatase alcaline et γGT) et un dosage de la céruloplasmine.
Quel traitement/régime proposer une fois le diagnostic confirmé ?
Une fois le diagnostic établi, un régime pauvre en cuivre et un traitement médicamenteux doivent être introduits et poursuivis à vie en l’absence de transplantation hépatique. Les aliments riches en cuivre sont les fruits de mer, les noix, le chocolat, les champignons et les abats. L’eau circulant dans des canalisations en cuivre ne peut être consommée et il convient d’éviter de cuisiner dans des récipients en cuivre.
Le traitement initial des patients symptomatiques doit inclure un agent chélateur (pénicillamine D ou trientine). Le traitement des patients asymptomatiques ou ayant une manifestation neurologique seulement peut être effectué soit par un agent chélateur, soit par du zinc. La pénicillamine D (750-1500 mg/jour) doit être prise en 2-3 doses, une heure avant les repas, avec une supplémentation de pyridoxine (25-50 mg/jour). La trientine (900-2700 mg/jour) se prend également en 2-3 doses quotidiennes, une heure avant ou trois heures après les repas. Le zinc (150 mg/jour) se prend 3 x/jour 30 minutes avant les repas.
Quels contrôles effectuer et à quelle fréquence une fois le diagnostic posé et le traitement instauré ?
En début de traitement, le type et la fréquence des contrôles dépendent de la substance utilisée. Une fois la maladie stabilisée, le suivi de routine est biannuel. Il doit comprendre un taux de cuivre sérique total, le cuivre sérique non lié à la céruloplasmine, la céruloplasmine, les tests hépatiques de cytolyse et de cholestase, le TP, l’albumine, la bilirubine totale et directe, une formule sanguine avec répartition, une cuprémie de 24 heures sous traitement et éventuellement aussi 48 heures après l’arrêt du traitement (pour la pénicillamine D et la trientine). En cas de cirrhose ou de fibrose avancée, un dépistage précoce du carcinome hépatocellulaire est également nécessaire au moyen d’un ultra-son hépatique ± un dosage de l’α-fœtoprotéine.
Les écarts de régime occasionnels peuvent-ils poser problème (par exemple : envie de manger comme les autres au restaurant) ?
Les aliments riches en cuivre doivent être strictement évités durant la première année de traitement. Par la suite, et seulement si le patient est stable, une consommation très occasionnelle et en petite quantité de ces aliments peut être tolérée.
Le traitement et le pronostic du carcinome hépatocellulaire survenant dans le cadre d’une maladie de Wilson sont-ils similaires à ceux des formes «classiques» ?
Si la fréquence d’apparition d’un carcinome hépatocellulaire lors d’une cirrhose ou d’une fibrose avancée sur maladie de Wilson est plus faible que dans d’autres hépatopathies chroniques, le traitement et le pronostic sont les mêmes. Les lésions de petite taille, en faible nombre, sans invasion vasculaire ou métastases extra-hépatiques ayant un bien meilleur pronostic, un dépistage précoce de carcinome hépatocellulaire est recommandé chez ces patients. Un bénéfice sur la survie des patients a en effet été démontré, quelle que soit la maladie hépatique sous-jacente.

Le virus Zika, une arme contre le cancer du cerveau

Le virus Zika, qui cause des dommages neurologiques aux fœtus, pourrait devenir un nouvel outil pour améliorer la survie de patients atteints d'un glioblastome. Une nouvelle étude montre en effet qu'il tue des cellules cancéreuses dans le cerveau de souris, sans s'attaquer aux cellules normales.

Ce qu'il faut retenir

  • Le virus Zika infecte les cellules neuroprogénitrices du cerveau.
  • Dangereux pour le fœtus, le virus pourrait aider à supprimer les cellules souches d'un redoutable cancer du cerveau chez l'adulte.
  • Le virus a montré son efficacité lors d'études réalisées in vitro et in vivo chez la souris.
Jusqu'à présent, le virus Zika était surtout considéré comme une menace, pas comme un remède. Mais une nouvelle recherche suggère qu'il pourrait aider à traiter un cancer agressif du cerveau : le glioblastome. Le traitement de ce cancer utilise une chirurgie suivie d'une chimiothérapie et d'une radiothérapie. Pourtant, souvent, cela ne suffit pas pour lutter contre ce cancer invasif dont la survie au diagnostic est de moins de deux ans.
Les traitements standard tuent la plupart des cellules tumorales mais laissent intactes les cellules souches du glioblastome. Or, ces dernières contribuent à l'agressivité de ce cancer car elles prolifèrent et résistent aux traitements. Et si le virus Zika était une solution pour se débarrasser de ces cellules souches ?
En effet, le virus Zika infecte le système nerveux central, notamment les cellules souches progénitrices. Chez les fœtus en cours de développement, l'infection par le virus Zika conduit à des dommages neurologiques importants, avec des malformations du cerveau. Mais chez l'adulte, l'infection ne semble pas avoir des effets aussi graves sur le cerveau.

Le saviez-vous ?

Le virus Zika est un flavivirus que l’on peut attraper par une piqûre de moustique. La plupart des personnes infectées ne présentent pas de symptômes, mais le virus pose de graves problèmes aux fœtus avant la naissance. Les bébés peuvent naître avec une tête anormalement petite et un cerveau insuffisamment développé : une microcéphalie.
Dans une nouvelle étude parue dans The Journal of Experimental Medicine, des chercheurs de l'UC San Diego School of Medicine et de la Washington University School of Medicine (Saint-Louis, États-Unis) expliquent que le virus cible et tue les cellules souches du cancer du cerveau. Pour cette étude, les scientifiques ont infecté des souris avec le Zika ou un placebo en injectant le virus directement dans les tumeurs de glioblastome. Deux semaines après l'injection, les tumeurs étaient significativement plus petites chez les souris traitées au Zika, qui ont survécu plus longtemps que les autres.

Si un moustique infecté transmet le Zika à une femme enceinte, le bébé risque de souffrir de microcéphalie. © whilerests, Fotolia


Le virus Zika s'attaque aux cellules souches du glioblastome

Le traitement au Zika semblait aussi fonctionner sur des cellules humaines. Les chercheurs ont infecté des tumeurs en culture avec une souche du virus : le virus a infecté et tué les cellules souches et évité les autres cellules tumorales. Le virus Zika s'attaque donc aux seules cellules souches. Ces résultats suggèrent qu'un traitement de chimiothérapie et de radiothérapie associé à une infection par le Zika pourrait donner des résultats intéressants.

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Le virus Zika […] tue les cellules souches cancéreuses, qui ont tendance à être résistantes aux traitements standard.

Jeremy Rich, professeur de médecine à l'UC San Diego School of Medicine et coauteur principal de l'étude a expliqué dans un communiqué : « Le virus Zika cible spécifiquement les cellules neuroprogénitrices dans le cerveau du fœtus et de l'adulte. Notre recherche montre qu'il cible de manière sélective et tue les cellules souches cancéreuses, qui ont tendance à être résistantes aux traitements standard ».
Les chercheurs ont aussi mené des études en utilisant des tissus cérébraux de patients épileptiques et montré que le virus n'infectait pas les cellules non cancéreuses. Pour améliorer encore la sécurité de la technique, les chercheurs ont introduit deux mutations qui affaiblissent le virus. Quand ils ont testé la souche virale mutante et la souche originelle, la souche mutante pouvait toujours tuer des cellules cancéreuses mais elle était moins efficace que la souche d'origine.
L'idée d'injecter dans le cerveau des patients un virus connu pour causer des dommages au cerveau peut faire peur mais les chercheurs affirment que les cibles du virus (les cellules neuroprogénitrices) sont rares dans le cerveau adulte, contrairement au cerveau du fœtus.

Le virus Zika menacerait aussi le cerveau des adultes ? Pas si vite...

Une nouvelle recherche américaine suggère que le virus Zika, dangereux pour le cerveau des fœtus, pourrait aussi créer de graves dommages à celui des adultes. Cependant, l'étude a été réalisée sur des souris, et n'est donc pas forcément transposable à l'Homme.
Au début du développement embryonnaire, le cerveau est composé de cellules nerveuses progénitrices, des cellules souches qui peuvent donner des neurones. Or, le cerveau adulte contient aussi des zones avec de telles cellules souches, qui jouent un rôle important dans la mémoire et l'apprentissage. Grâce à la plasticité cérébrale, les cellules progénitrices servent à remplacer des neurones perdus ou endommagés à l'âge adulte.
Dans une recherche parue dans Cell Stem Cell, les chercheurs de l'université Rockefeller et de l'institut d'allergie et d'immunologie de La Jolla ont montré que le virus Zika infecte une région du cerveau adulte contenant des cellules progénitrices. Les travaux ont été réalisés chez la souris, où les cellules progénitrices se trouvent essentiellement dans deux régions du cerveau. Comme l'explique Joseph Gleeson, un des auteurs de ces travaux, « il était très clair que le virus n'affectait pas l'ensemble du cerveau de manière uniforme, comme on le voit chez le fœtus. Chez l'adulte, ce sont seulement ces deux populations qui sont très spécifiques aux cellules souches qui sont touchées par le virus ». Le cerveau des adultes serait donc lui aussi vulnérable au Zika, dans des régions importantes pour la mémoire et l'apprentissage.

Ces travaux sur le virus Zika soulèvent de nombreuses questions

Les chercheurs ont également montré que l'infection par le virus Zika était associée à la mort cellulaire et à une réduction de la genèse de nouveaux neurones. Des problèmes pour régénérer des neurones pourraient augmenter le risque de déclin cognitif et de pathologies comme la dépression et la maladie d'Alzheimer. 
Les chercheurs reconnaissent que les adultes en bonne santé peuvent aussi avoir une réponse immunitaire qui empêche l'attaque du virus. Mais des personnes au système immunitaire affaibli pourraient être plus fragiles vis-à-vis de cette infection. Ces travaux soulèvent de nombreuses questions : sont-ils transposables à l'Homme ? Les dommages observés sur les cellules progénitrices peuvent-ils avoir des conséquences à long terme et, si oui, lesquelles ? Des pertes de mémoire, de la dépression ? Ces cellules souches ne peuvent-elles pas se remettre de l'infection ? Autant de questions qui restent en suspens.
Le fantastique pouvoir des cellules souches  La jeunesse éternelle semble être une quête aussi ancienne que l’humanité. Il se pourrait que cette fontaine de jouvence tant convoitée se situe au cœur même de notre organisme, au sein des cellules souches. Discovery Science nous emmène à la découverte de ces étonnantes cellules en vidéo. 





Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthode

Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthodeDes chercheurs européens ont réussi à mettre au point une méthode simple pour distinguer avec une grande précision, si une tumeur ovarienne est bénigne ou maligne. Il s’agit d’un algorithme permettant d’identifier par échographie avant l’intervention chirurgicale, 89 à 99 % des patientes ayant un cancer de l’ovaire. Une avancée de taille pour le diagnostic de ce cancer redoutable.
Cet algorithme permet d'identifier une grande majorité des cancers de l'ovaire à l'échographie.
Les masses tumorales ovariennes peuvent être bénignes (kyste de l'ovaire) ou malignes (cancer de l'ovaire). Les femmes présentant un kyste ovarien sont traitées par une intervention peu invasive, voire pas traitées, alors que celles ayant un cancer de l’ovaire sont traitées par une chirurgie beaucoup plus lourde pour retirer la tumeur. Le problème est que les tumeurs ovariennes, qu’elles soient bénignes ou malignes, donnent peu ou pas de symptômes au début. Dans le cas du cancer, lorsque les symptômes apparaissent, ils sont peu spécifiques (gêne abdominale, ballonnement…) et tardifs. En général, le cancer est à un stade avancé et est associé à un mauvais pronostic.

Le diagnostic précoce est crucial

Pour diminuer le taux de mortalité et améliorer le pronostic après traitement, il est très important de diagnostiquer le cancer de l’ovaire le plus précocement possible. Jusqu’à récemment, une méthode échographique appelée "simple rule test" était utilisée pour distinguer si une masse tumorale ovarienne était bénigne ou maligne mais dans 20 à 25 % des cas, cet examen ne permettait pas de connaître la nature de la tumeur, ce qui posait problème pour le choix de l’intervention dans de nombreux cas.

Une méthode de détection d’une grande précision

Dans un article publié hier dans la revue American Journal of Obstetrics and Gynecology, un groupe de chercheurs européens (groupe IOTA ou International Ovarian Tumor Analysis) dévoile une méthode améliorée du "simple rule test" qui permet d’affiner de façon importante la distinction par échographie des tumeurs bénignes et malignes de l’ovaire avant l’intervention chirurgicale.
Les chercheurs ont analysé les résultats de la méthode "simple rule test" sur de nombreuses études multicentriques consécutives incluant 5 000 patientes avec une masse tumoral ovarienne. Ces patientes avaient été incluses dans 22 centres de 10 pays pendant plus de 13 ans (entre 1999 et 2012). 
Grâce à l’analyse détaillée des données recueillies dans ces études au niveau échographique (quantité de tissu solide, importance de l’irrigation sanguine, etc.), les chercheurs, ont mis au point un algorithme qui permet de détecter par échographie préopératoire entre 89 et 99 % des tumeurs malignes de l’ovaire.
Pour le Pr Dirk Timmerman, de l’hôpital de Louvain en Belgique et auteur principal de l’étude, "notre équipe a réussi à affiner de manière importante le simple rule test. Désormais, chaque patiente bénéficiera d’un diagnostic précis car ce nouvel algorithme permet de connaitre avec exactitude le risque pour qu’une tumeur ovarienne soit bénigne ou maligne". Cette découverte pourrait changer la pratique clinique très rapidement.

Cigarettes électroniques: de nouvelles substances cancérigènes découvertes

Les cellules soumises à la vapeur des e-cigarettes ont plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir. - pryzmat/ShutterstockLes cellules soumises à la vapeur des e-cigarettes ont plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir. - pryzmat/Shutterstock
(Relaxnews) - Une équipe de chercheurs américains confirment par une nouvelle étude les mises en garde contre la dangerosité des cigarettes electroniques. En laboratoire, ils ont observé les dommages des vapeurs des e-cigarettes sur des cellules humaines.
Pour le Dr Jessica Wang-Rodriquez, auteur principal de cette dernière étude américaine, utiliser des cigarettes électroniques ne serait pas mieux que de fumer des cigarettes classiques. Avec son équipe du laboratoire du "veterans affairs San Diego health system", cette spécialiste en cancérologie assure que les cigarettes électroniques ne sont pas aussi sûres que voudraient le dire les commerçants.
Le 8 décembre dernier, une équipe de chercheurs de l'Harvard T.H. Chan School of Public Health de Boston notait déjà la présence d'un produit chimique, le diacétyle,  lié aux maladies respiratoires graves dans plus de 75% des liquides de cigarettes électroniques qu'elle a testés.
Pour cette nouvelle étude, publiée dans Oral Oncology, les chercheurs de San Diego ont testé deux types de cigarettes électroniques, l'une avec nicotine, l'autre sans. Ils ont découvert que la première version causait le plus de dommages, mais, plus surprenant, celle dont la vapeur ne contenait pas de nicotine altérait aussi les cellules de la bouche et des poumons testées.
"Beaucoup d'études ont montré que la nicotine peut endommager des cellules, déclare le Dr Wang-Rodriguez. Mais nous avons constaté qu'elle n'est pas le seul composant responsable. Il doit y avoir d'autres composants dans les e-cigarettes qui font ces dégâts. Il se peut que nous ayons identifié d'autres composants cancérigènes qui n'avaient jamais été révélés."
Les chercheurs ont créé un extrait de vapeur diffusée par deux cigarettes électroniques de deux marques populaires parmi les 500 existantes et l'ont utilisé pour traiter des cellules humaines. Le constat est clair: l'ADN des cellules exposées à la vapeur a été endommagé.
Autre observation : les cellules soumises aux tests avaient plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir.
Les chercheurs reconnaissent que les cellules testées dans le laboratoire ne sont pas complètement comparables à des cellules vivants dans l'organisme. Selon eux, la vapeur d'e-cigarette pourrait avoir des effets différents que ceux observés dans le laboratoire. De plus, l'équipe n'a pas cherché à reproduire la quantité totale de vapeur inhalée par le fumeur.
Pour les scientifiques, l'objectif est désormais d'identifier individuellement les composés chimiques qui contribuent à détruire les cellules.

Est-ce possible de vaincre le cancer?

IRIC – Institut de recherche en immunologie et en cancérologie

Pourquoi soutenir l’IRIC ?

L’IRIC est un centre de recherche sur le cancer innovant et unique au Canada. On y trouve près  de 500 passionnés représentant une des plus importantes concentrations de chercheurs au pays qui travaillent ensemble à vaincre cette maladie. De plus, l’IRIC dispose du plus impressionnant parc technologique en recherche biomédicale canadienne. Cette approche  a déjà permis de réaliser des découvertes qui auront, au cours des prochaines années, une incidence significative dans la lutte contre le cancer. Tous les dons reçus vont directement et à 100 % à la recherche.

Le cancer est le problème de santé #1 au Canada.

D’après les estimations de 2014, 41 % des Canadiennes et 45 % des Canadiens seront atteints d’un cancer au cours de leur vie. Le cancer est responsable d’environ 30 % de tous les décès au Canada. (Société canadienne du cancer, 2014) À l’IRIC, 100% des dons amassés sont versés à la recherche sur le cancer.

Retombées du projet :

  • L’avancement de la connaissance des mécanismes biologiques impliqués dans l’apparition et le développement du cancer
  • L’accélération de la découverte de médicaments et de traitements plus efficaces contre cancer
  • L’essor de la notoriété de Montréal, du Québec et du Canada comme pilier en matière de recherche sur le cancer
  • La formation de chercheurs d’élite

 

Description du projet

L’IRIC s’est doté d’une mission fondamentale pour la santé de la population : accélérer la découverte de médicaments anticancéreux et de traitements plus efficaces contre le cancer. L’Institut priorise des projets de recherche précurseurs, créatifs et audacieux dont l’impact potentiel sur la découverte de médicaments est élevé.

L’unique objectif  de l’IRIC:

  • vaincre le cancer.
Vaincre le cancer différemment - Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC)
Vaincre le cancer différemment – Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC)

Chef de file en cancérologie grâce à son innovation

Traditionnellement, les centres de recherche en milieu académique canalisent leurs efforts en recherche fondamentale. L’IRIC a été conçu différemment: il intervient dans toutes les étapes de la découverte de médicaments et de traitements plus efficaces contre le cancer, c’est-à-dire de la recherche fondamentale jusqu’à la production et commercialisation des découvertes avec divers partenaires. Cette particularité de l’IRIC accélère de façon remarquable les travaux de recherches contre cette maladie.

Plaque tournante mondiale

Reconnu internationalement, l’Institut rassemble les plus grands experts des 4 coins de la planète. Pôle d’excellence et de recherche ultramoderne, l’IRIC concentre ses efforts sur la collaboration et la complémentarité d’expertises à travers le monde. En effet, l’IRIC partage, en temps réel, une base de données avec plusieurs spécialistes à travers le monde et invite ceux-ci à partager leurs observations. Grâce à tous ces chercheurs d’élite qui gravitent autour d’un seul et même objectif, les résultats sont concrets et multiples.

L’impact direct de chaque don reçu

La philanthropie a un impact énorme sur la capacité de l’IRIC à pousser plus loin ses projets de recherche et à accélérer la découverte de médicaments et de traitements plus efficaces contre le cancer. C’est un effet de levier incroyable et un geste concret pour contribuer à aider les patients atteints de cette maladie. 100 % des dons versés sont remis à la recherche. En donnant à l’Institut, vous contribuez directement à vaincre le cancer.

La campagne de financement permettra notamment :

  • de déployer 6 à 10 de ces projets par année pendant 5 ans;
  • de développer des équipements à la fine pointe de la technologie et parfaitement adaptés aux besoins de la recherche;
  • d’allouer des bourses à des étudiants émérites;
  • de maintenir le plus impressionnant parc technologique en recherche biomédicale à l’Université de Montréal;
  • de mettre en œuvre plus rapidement des essais cliniques auprès des patients qui souffrent de divers types de cancer;
  • d’inviter davantage de chercheurs et scientifiques chevronnés;
  • de permettre des essais supplémentaires aux projets les plus complexes.
Source : ICI

Cancer du sein : vers une chirurgie à minima

Le cancer du sein peut se propager à d'autres organes (métastases du foie, du poumon, etc.) via la lymphe. Passage obligé de ce liquide, un certain nombre de ganglions axillaires peut être enlevé en même temps que l'opération de la tumeur. Ce curage axillaire peut néanmoins entraîner des séquelles douloureuses. Une nouvelle méthode moins traumatisante pourrait y remédier : la technique du ganglion sentinelle.
Cancer du sein et chirurgieL'envahissement des ganglions lymphatiques situés dans les aisselles représente la première étape vers le développement de métastases dans le cancer du sein. Il conditionne en grande partie le pronostic de ce cancer et son traitement.

Eviter la propagation du cancer

Si une tumeur opérée mesure moins d'un millimètre de diamètre et n'a pas encore envahi les ganglions, elle a neuf chances sur dix de guérir. Mais s'il existe déjà un envahissement ganglionnaire au moment du traitement, les chances de guérison ne sont plus que de 50 %.
Pour préserver au maximum les possibilités de survie, les ganglions atteints doivent être enlevés et le traitement complété par une chimiothérapie qui permettra de détruire les cellules tumorales disséminées dans l'organisme.
Jusqu'à une période très récente, l'ablation d'une tumeur invasive du sein (c'est-à-dire ayant commencé à infiltrer la glande mammaire) était donc systématiquement associée à un curage axillaire du côté atteint. Cette opération consiste en l'ablation d'une partie de la chaîne ganglionnaire située dans l'aisselle du côté du sein traité. Autrefois, la totalité des ganglions était enlevée. Aujourd'hui, une dizaine de ganglions sont enlevés et examinés.

Les inconvénients du curage

Parmi les conséquences du curage axillaire, on note l'atteinte du drainage lymphatique du sein et du bras, une augmentation de la sensibilité aux infections au niveau du bras. De plus, ce curage peut entraîner des douleurs et une certaine impotence du bras dans les semaines qui suivent l'intervention. L'aide d'un kinésithérapeute permettra de retrouver progressivement toute sa mobilité.
Au terme des trois à huit jours d'opération, un redon (petit tuyau servant à évacuer la lymphe) est laissé en place en dessous du bras. Malgré cela, le drainage de la lymphe se fait moins efficacement, ainsi un tiers des femmes a besoin d'une ponction suite à l'opération.
Enfin, 5 % des femmes doivent faire face après plusieurs années à un problème de "gros bras" ou lymphoedème du bras. Ce gonflement de la main et du bras très douloureux empoisonne la vie des patientes atteintes. Actuellement, on ne dispose d'aucun traitement réellement efficace face à ce problème.

Repérer les sentinelles

Développée depuis le début des années 1990, la technique du ganglion sentinelle est beaucoup moins traumatisante. Il s'agit de repérer les premiers ganglions de la chaîne axillaire, ceux qui seront les premiers à être envahis par les cellules malignes, et de les enlever pour les examiner. Un véritable curage ne sera effectué que s'ils sont atteints. 
En pratique, une substance radioactive légère et un colorant sont injectés autour de la tumeur, peu avant son ablation. Ces substances vont cheminer dans le système lymphatique et se concentrer dans les premiers ganglions qui drainent la tumeur, les ganglions sentinelles. Ce "marquage" permet au chirurgien de les repérer et de les enlever à travers une toute petite incision.
En moyenne deux ganglions sont prélevés et examinés aussitôt au laboratoire, au cours même de l'intervention. S'ils sont cancéreux, toute la chaîne ganglionnaire est enlevée. Dans le cas contraire, l'opération s'arrête là.
Mais une analyse plus approfondie sera réalisée dans les jours qui suivent. Certaines femmes pourront être à nouveau opérées pour un véritable curage, si les ganglions se révèlent finalement envahis. L'indication d'une chimiothérapie sera décidée selon plusieurs critères, parmi lesquels la présence ou l'absence d'envahissement ganglionnaire tient une place importante.

Plus d'une femme sur deux

La technique du ganglion sentinelle s'adresse à toutes les femmes ayant un cancer du sein de diamètre inférieur à 15 ou 20 mm, sans ganglion palpable dans l'aisselle, à condition que la tumeur soit unique et que la femme n'ait pas reçu de chimiothérapie dite néoadjuvante (chimiothérapie proposée dans certains cas, avant l'intervention pour diminuer la taille de la tumeur et augmenter les chances d'une chirurgie conservatrices).
"Dans notre expérience, cela représente plus de la moitié des patientes » estime le Dr Emmanuel Barranger (hôpital Tenon) "Mais cela concernera de plus en plus de femmes à mesure que le dépistage deviendra plus performant. La taille moyenne des tumeurs dépistées est actuellement de 15 mm".

Dans quelques centres seulement

Introduite en France il y a deux ou trois ans, cette technique n'est malheureusement réalisée que dans quelques centres anticancéreux. Elle a l'avantage d'éviter des curages axillaires inutiles dans 70 % des cas, car le risque d'envahissement ganglionnaire n'est que de 30 % dans ces petites tumeurs.
"Cela signifie pas de soins postopératoires (drains), moins de douleurs, tout un confort" souligne le Dr Barranger. L'hospitalisation est plus courte et le risque de séquelles minime. Néanmoins, 30 % des patientes devront avoir finalement un curage ganglionnaire :
  • Soit au cours de l'intervention, parce que l'examen immédiat était positif ou, plus rarement, parce que le ou les ganglions sentinelles n'ont pas pu être repérés ;
  • Soit lors d'une deuxième intervention, car l'examen plus approfondi des ganglions a montré la présence de cellules malignes.

Un certain nombre de "réinterventions"

La technique du ganglion sentinelle a aussi des inconvénients. Le premier est de devoir réopérer un certain nombre de patientes, là aussi sous anesthésie générale, pour un curage. Le deuxième est de courir le risque de laisser en place des ganglions métastatiques. La proportion de ces faux négatifs est de 3 à 5 %. "Mais le risque est étroitement lié à l'expérience du chirurgien, au nombre d'interventions qu'il réalise" observe le Dr Barranger.
Enfin, bien que le recul soit de dix ans environ aux Etats-Unis, on ne dispose pas encore d'études comparatives entre le curage axillaire systématique et la technique du ganglion sentinelle pour évaluer les effets de ces deux stratégies sur la survie à long terme. C'est seulement lorsque de telles études seront disponibles que l'on pourra juger véritablement des avantages de cette technique.
Source: ICI

Percée majeure sur le cancer du cerveau de type glioblastome multiforme

Une équipe de chercheurs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dirigée par le Dr Gilbert Bernier, a réalisé une percée majeure dans la compréhension des mécanismes de résistance des tumeurs cérébrales aux traitements de radiothérapie. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le dernier numéro du Journal of Neuroscience.

Le glioblastome multiforme (GBM) est le cancer du cerveau le plus fréquent chez l’adulte et l’un des plus mortels : en moyenne, l’espérance de vie à la suite du diagnostic est de 9 mois. Actuellement, la radiothérapie est offerte à titre palliatif seulement puisque les cellules de ce genre de tumeur résistent aux traitements. L’équipe de chercheurs du Dr Gilbert Bernier a récemment réussi à lever le voile sur les raisons de cette résistance.
Le gène BMI1

Lors de précédents travaux, cette même équipe a découvert que le gène BMI1 est un régulateur direct du vieillissement cellulaire dans les neurones du cerveau par l’entremise de son action sur les mécanismes de défense contre les radicaux libres. Cette action, souhaitée pour contrer le vieillissement des cellules neurales saines, s’avère un frein à la destruction des cellules cancéreuses du GBM.

Selon l’article publié dans The Journal of Neuroscience, les plus récentes études de l’équipe de chercheurs suggèrent que le gène BMI1 joue un rôle clé dans la résistance des cellules souches neurales aux traitements de radiothérapie. « Lorsqu’une cellule maligne est endommagée, dans ce cas-ci par la radiothérapie, le gène BMI1 facilite et accélère la réparation de l’ADN », explique le Dr Gilbert Bernier.
Une nouvelle cible thérapeutique


Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes de traitements. En effet, le gène BMI1 représente maintenant une cible thérapeutique de choix pour le traitement du GBM.
À propos de l'étude :

L'article intitulé « Neurobiology of Disease : BMI1 Confers Radioresistance to Normal and Cancerous Neural Stem Cells through Recruitment of the DNA Damage Response Machinery », publié dans The Journal of Neuroscience, est le fruit du travail du Dr Gilbert Bernier en collaboration avec Sabrina Facchino, Mohamed Abdouh et Wassim Chatoo du Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l'Université de Montréal

DOULEURS ANALES AIGUËS

THROMBOSE HEMORROÏDAIRE AIGUË

Thrombose d'un plexus veineux.

SEMIOLOGIE Douleur anale intense, brutale ( ++ post-partum). ---- Dans la forme externe (sous-cutanée) : tuméfaction externe bleutée ou noyée dans une réaction oedémateuse intense. ---- Dans la forme interne (canalaire), il existe généralement un prolapsus avec étranglement d'un ou plusieurs paquets hémorroïdaires. Les formes internes pures sont rares.

TRAITEMENT ---- Injection sous cutanée d'un anesthésique XYLOCAÏNE adrénalinée 1% ou MARCAÏNE 0,25% éventuellement associée à 500 UI de HYALURONIDASE ---- Les formes externes simples (sans oedème) peuvent bénéficier d'une incision radiée en regard du caillot avec élimination du thrombus et soins locaux à la BETADINE ---- Les formes canalaires doivent bénéficier d'une consultation spécialisée en urgence voire d'une hospitalisation. On associera : ---- Antalgiques +++ (Niveau 2/3) ---- AINS ---- Toniques veineux à forte dose ---- Traitement de la constipation

FISSURE ANALE

SEMIOLOGIE ---- Douleur intense lors de la défécation pouvant réapparaitre qques heures plus tard ---- Ulcération triangulaire (à base externe) Il existe généralement uns constipation associée. Les fissures anciennes sont moins douloureuses.

TRAITEMENT ---- Titanoréïne suppo après les selles et FLAGYL cp gynécologique le soir au coucher (dans l'anus) associé à du Protolog pommade plusieurs fois par jour ---- Injection sous fissuraire de XYLOCAINE 1% ou MARCAÏNE 0,25% si la douleur est trés intense. ---- XYLOCAIÏNE visqueuse aprés les selles pendant qques jours ---- Antalgiques (Niveau 2/3) ---- Régularisation du transit 5FORLAX? DUPHALAC, etc...) ---- Aplication locale plusieurs fois par jours MYTOSYL, MADECASSOL, JONCTUM Le traitement chirurgical doit être envisagé en cas de fissure hyperalgique ou d'echec du trt médical

NB De principe, évoquer une maladie de CROHN, une ulcération vénérienne, (syphillis, Herpes, CMV, HIV), eczéma, psoriasis, cancer anal

. ABCES DE LA MARGE ANALE

C'est généralement l'acutisation infectieuse d'une fistule anale connue ou pas (90%). Le risque local d'atteinte sphinctérienne (voire de septicémie) est important chez des patients immunodéprimés ou diabétiques

SEMIOLOGIE ---- Tuméfaction inflammatoire péri-anale trés douloureuse ---- Trés souvent fièvre associée +/- écoulement purulent. Dans la forme intracanalaire, la tuméfaction n'est visible que par anuscopie (éventuellemnt sous anesthésie générale )

TRAITEMENT Toujours chirurgical : mise à plat et recherche/trt de la fistule sous antibiothérapie active sur les anaérobies. (AUGMENTIN° 3 g/J+/- TIBERAL° 1,5 g/j)

NB Les autres causes et diagnostic différentiels :
---- Surinfection d'une fissure anale ---- Furoncles / Anthrax / Hydrosanédite
---- Infection d'un kyste du sinus pilonidal
---- Maladie de Crohn mais la douleur est généralement peu importante
---- Cancer de l'anus

L'urine témoigne

La couleur de l'urine est différente pour chacun. Elle peut être jaune clair pour les uns, jaune or pour les autres.

Elle dégage habituellement un léger relent d'ammoniaque, sauf le matin où elle émet une odeur plus prononcée, parce qu'elle est concentrée.

Il peut arriver que la coloration et l'odeur de l'urine changent.

Elle peut pâlir, foncer ou dégager une odeur très forte et nettement désagréable.

Dans la très grande majorité des cas, il n'y a pas lieu de s'inquiéter.

Les changements suivants peuvent survenir :

-urine de coloration orangée ;

-de coloration rougeâtre (mais sans présence de sang) ;

-de coloration brun-noir ;

-odeur forte et désagréable ;

-odeur sucrée.

Déshydratation légère
Lorsque l'organisme ne s'hydrate pas suffisamment, l'urine produite par les reins s'en trouve moins diluée par l'eau ; elle est davantage concentrée, d'où une coloration orangée et une odeur plus marquée. C'est un phénomène tout à fait inoffensif.

Destruction des globules rouges
La testostérone, hormone masculine, produit beaucoup de globules rouges. Tous les 120 jours environ, ceux-ci sont devenus trop vieux et meurent ; ils passent alors dans l'urine.
Les hommes - chez qui l'urine est d'une couleur très dorée au départ -remarquent alors une teinte orangée.
Les femmes enceintes constatent quelquefois le même phénomène, principalement au troisième trimestre, alors que le fœtus (masculin ou féminin) produit davantage de globules rouges. C'est normal.

Aliments
La betterave rend l'urine très sombre, pratiquement rouge, et cela dure trois ou quatre mictions après le repas. Les asperges et les légumes de la famille du chou donnent à l'urine une odeur désagréable. C'est passager, le temps que la digestion se fasse.

Médicaments
La très grande majorité des médicaments peuvent donner une teinte orangée et une odeur plus forte à l'urine, de même que certaines vitamines. Le phénomène est plus marqué avec la pénicilline et la phénazopyridine (c'est le Pyridium prescrit de façon temporaire pour la douleur lors d'infections urinaires).

Problèmes de l'appareil urinaire
Une infection urinaire se traduira par une urine brouillée, malodorante et des douleurs à la miction. Un blocage à la vessie (qui peut, entre autres, être dû à une hypertrophie de la prostate, de la constipation, une maladie neurologique) se définit comme la difficulté à la vider complètement lors de la miction. Comme l'urine séjourne plus longtemps dans la vessie, elle prend une couleur orangée et une odeur très prononcée. Un ventre gonflé ainsi qu'une miction difficile (forcer pour uriner) sont d'autres symptômes de blocage à la vessie.

Troubles du foie
Les calculs de la vésicule biliaire et le cancer du pancréas peuvent obstruer le canal biliaire, de sorte que les sécrétions de la vésicule ne peuvent plus passer dans les intestins. Elles passent alors dans le sang et sont filtrées par l'urine, ce qui lui donne une couleur brun-noir. Maux de ventre et selles blanchâtres sont d'autres symptômes des calculs biliaires. Teint jaune et démangeaisons sur tout le corps accompagnent parfois le cancer du pancréas (les acides biliaires dans le sang libèrent de l'histamine, qui provoque les démangeaisons).

Diabète
C'est une maladie caractérisée par une défectuosité dans le processus d'utilisation du sucre. Le sucre non utilisé se retrouve alors en trop grande quantité dans le sang, puis dans l'urine. Celle-ci dégage donc une odeur sucrée, faisant penser un peu à de la sève d'érable.

Problèmes métaboliques
Une déficience de certains enzymes du foie risque de donner une urine rouge ou brun-noir, mais sans odeur particulière. Ce sont toutefois des troubles extrêmement rares.

Vérifier d'abord son alimentation. C'est la principale cause des changements de couleur et d'odeur dans l'urine. Vérifiez si vous n'avez pas consommé un aliment nouveau.

S'informer sur les effets secondaires des médicaments.
Afin de déterminer si vos médicaments modifient la nature de l'urine, informez-vous auprès de votre médecin ou de votre pharmacien.

Boire beaucoup.
Buvez au moins six verres d'eau par jour. En plus d'hydrater l'organisme, cela atténue la couleur et l'odeur de l'urine.

Si on est diabétique.
Qu'il s'agisse du diabète de type 1 ou de type 2, il est essentiel d'avoir un régime équilibré, de faire régulièrement de l'exercice et de maintenir un poids-santé.

Quand consulter
-Il y a du sang dans votre urine.

-La couleur ou l'odeur inhabituelles persistent.

-Vous vous inquiétez.

Examens

Le médecin notera les détails pertinents et procédera à un examen physique complet, dont une analyse sanguine et urinaire.

Si nécessaire, des examens approfondis seront prescrits, comme un bilan du foie ou des reins.

Traitement

Il importe de savoir que la plupart des raisons qui ont entraîné un changement dans l'aspect de l'urine sont bénignes et ne requièrent aucun traitement. Il en est ainsi pour la déshydratation légère, la destruction des globules rouges, les aliments et les médicaments.

Problèmes de l'appareil urinaire
Une infection de la vessie se soigne à l'aide d'antibiotiques. Un blocage à la vessie, selon la cause, se traite soit par des médicaments, soit par l'insertion d'un cathéter (sonde pour vider la vessie) ou par une intervention chirurgicale (s'il s'agit d'enlever la partie hypertrophiée de la prostate).

Troubles du foie

Une opération est nécessaire pour retirer les calculs biliaires. C'est une intervention qui ne nécessite habituellement pas d'hospitalisation (chirurgie ambulatoire) et qui permet une guérison rapide. Quant au cancer du pancréas, il pourra exiger une ablation chirurgicale de la masse cancéreuse. D'autres traitements, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, peuvent être nécessaires.

Diabète
Le diabétique de type 1 se verra prescrire de l'insuline pour remplacer celle que le pancréas n'est plus capable de produire. Le diabète de type 2 nécessite, si les changements de régime de vie ne suffisent pas, une prescription d'hypoglycémiants par voie orale (pour diminuer le taux de sucre dans le sang). De l'insuline est parfois aussi requise.

Problèmes métaboliques
On ne connaît pas de traitement.

Le pyrosis

Définition

Le pyrosis est un symptôme possiblement douloureux, semblable à une sensation de brûlure, ressentie comme ascendante en provenance de la partie supérieure de l'abdomen.

Symptômes

Celle-ci donne l'impression de remonter le long de l'oesophage jusqu'au pharynx et peut se traduire par des remontées de liquides acides dans la bouche : on parle dans ce cas de reflux gastro-oesophagien.

Causes

Plusieurs causes peuvent être responsables de ces sensations de pyrosis comme la grossesse par augmentation de la pression abdominale, une alimentation trop riche ou trop épicée, l'excès d'alcool... Ils sont par ailleurs favorisés par la position couchée et peuvent parfois se manifester par de la toux essentiellement la nuit.

Traitement

Un changement de régime alimentaire, plus sain avec suppression des graisses et de l'alcool, peut amender le pyrosis, mais s'il persiste, un examen endoscopique avec une minicaméra appelée oeso-gastroscopie permettra de visualiser l'intérieur du tube digestif et d'en rechercher la cause ou un facteur favorisant, comme la hernie hiatale.

Ulcère

Mal à l'estomac, acidités, douleurs gastriques, tout le monde peut y être confronté un jour ou l'autre. Des soucis qui peuvent être totalement bénins, mais qui peuvent devenir gênants quand ils sont récurrents, et révèlent parfois un ulcère ou un problème plus grave.

L'estomac est une portion du tube digestif qui fait suite à l'œsophage. C'est une poche pouvant contenir jusqu'à quatre litres. Après avoir été broyés par les dents, les aliments arrivent dans l'estomac où ils vont être digérés par le suc gastrique. Le suc est un liquide produit par les cellules de la paroi gastrique. La paroi gastrique est formée de villosités. Ces différentes cellules et glandes vont libérer les composants du suc gastrique. Certaines sécrètent des enzymes qui vont découper les aliments en petits nutriments. Et comme certaines enzymes, telles que la pepsine ne peuvent agir que dans un milieu acide, d'autres cellules vont libérer de l'acide chlorhydrique.

Heureusement l'estomac possède un système de protection contre cette acidité, des cellules produisent le mucus : une sorte de barrière riche en bicarbonate. Ce mucus recouvre la surface de la muqueuse gastrique pour la protéger des attaques acides. Quand un déséquilibre entre toutes ces sécrétions survient, par exemple un excès d'acidité, une inflammation apparaît au niveau de la muqueuse, c'est la gastrite. Si cette agression se poursuit, l'inflammation peut aboutir à une lésion qui va véritablement endommager la paroi interne de l'estomac, c'est l'ulcère.

Le stress, l'alcool et certains médicaments comme l'aspirine ou les anti-inflammatoires non-stéroïdiens peuvent être responsables d'ulcère. Mais dans 70 % des cas, c'est une bactérie qui est en cause : Helicobacter pylori. Cette bactérie a une forme hélicoïdale et possède des flagelles qui lui permettent de se glisser à travers le mucus et la muqueuse. Une fois ancrée sur les cellules, elle sécrète une enzyme (l'uréase) qui transforme l'urée en ammoniac. Cet ammoniac modifie la couche de mucus et attaque les cellules de la paroi gastrique, ce qui enclenche la formation d'un ulcère.

Tous les ulcères ne se localisent pas forcément au niveau de l'estomac. Ils sont quatre fois plus fréquents au niveau du duodénum.

L’ulcère : une pathologie douloureuse

Lina souffre d’un ulcère à l’estomac depuis plus de 30 ans, elle vous raconte l’influence de cette pathologie sur sa vie quotidienne

Les ulcères digestifs sont très répandus. En France on estime qu'une personne sur dix en souffre au cours de sa vie. Les conséquences sur la vie de tous les jours sont nombreuses et la douleur omniprésente.

Ulcère : un diagnostic par fibroscopie

Une biopsie est réalisée sous fibroscopie pour déterminer l'origine de l'ulcère.

Idées reçues. On a longtemps pensé que le stress, le tabac, la consommation de certains médicaments comme les anti-inflammatoires, l'abus de mets épicés mais aussi de café ou d’alcool étaient seuls à l’origine de cette rupture. Depuis 1982, on sait que c’est faux et que c’est une bactérie, l'Helicobacter pylori, qui est à l'origine des ulcères.

Pour confirmer la présence d'un ulcère dans l'estomac ou dans le duodénum, l'examen réalisé est la fibroscopie. Le médecin va inspecter avec une caméra prolongée par des fibres optiques l'intérieur du tube digestif en passant par la bouche. L'examen se fait en hôpital de jour, sous anesthésie générale, mais ne dure que 20 minutes.

Comment traiter un ulcère digestif ?

Les explications en images du dépistage et du traitement d’un ulcère digestif

Traiter un ulcère revient donc à traiter la bactérie Helicobacter pylori. Avant cette découverte, on ne pouvait pas parler de guérison puisque les récidives étaient quasiment systématiques. Aujourd’hui le traitement consiste à éradiquer la bactérie et à bloquer la sécrétion d’acide dans l’estomac grâce à des anti-ulcéreux.

Helicobacter pylori : une bactérie encore mystérieuse

Le principal suspect face aux ulcères est la bactérie helicobacter pylori qui ne se laisse pas démasquer facilement...

C’est l’une des infections les plus fréquentes au monde : l'infection par helicobacter pylori, une bactérie qui s’attaque à la muqueuse de l’estomac, et qui concerne la moitié de la population mondiale. Elle est plus fréquente dans les pays en voie de développement (70 %) que dans les pays développés (30 %).

Helicobacter pylori est ainsi responsable de gastrites (une inflammation de la paroi de l’estomac) et d'ulcères digestifs chez une personne sur dix atteintes de gastrite. On sait désormais qu’elle joue un rôle dans la survenue du cancer gastrique.

Pour en venir à bout, une trithérapie de sept jours est nécessaire. Autrement dit, l’association de trois médicaments (deux antibiotiques et un inhibiteur de l’acidité gastrique, appelé "inhibiteur de pompe à protons"). Neuf fois sur dix, on se débarrasse avec succès de cette bactérie indésirable au bout de un ou deux essais.

Quant à savoir pourquoi tous les porteurs de la bactérie ne font pas d’ulcère ? Mystère...

Météorisme

Définition

Le météorisme est un symptôme qui désigne un abdomen gonflé, ballonné, généré par l'augmentation de la quantité de gaz intestinal qui, en exerçant une plus forte pression que de coutume à l'intérieur du système digestif, entraine diverses incommodités, en particulier des douleurs plus ou moins intenses et l'émission de flatulences pour évacuer les gaz.

Causes

Le météorisme a en général des causes bénignes, comme le fait d'avaler trop d'air en mangeant, ou un excès de fermentation causé par des bactéries de la flore digestive.

Diagnostic

Une palpation abdominale plus ou moins complétée d'une radiographie de l'abdomen appelé ASP ou parfois d'un scanner, sont parfois pratiqués.

Traitement

De simples conseils alimentaires suffisent généralement à faire disparaitre les symptômes incommodants, le recours à certains médicaments étant quelques fois intéressant.

L’unique moyen d’arrêter le météorisme abdominal dû aux haricots.

Vous souffrez de douleurs abdominales chroniques, de ballonnements, de flatulence, de crampes d’estomac, de diarrhée et de constipation? Il y a une bonne chance que le diagnostic soit le syndrome du côlon irritable (SCI).

C’est un problème très fréquemment diagnostiqué. Cependant, la plupart des gens ne sont pas traités correctement et, détruisent leurs intestins avec des laxatifs. Il serait plus judicieux d’utiliser une thérapie naturelle.

Le docteur Linda Lee, professeur de gastro-entérologie à l’Université Johns Hopkins, déclare que lorsque les patients se plaignent de symptômes du SCI, elle commence par exclure des maladies graves comme l’ulcère à l’estomac, la colite ulcéreuse et les tumeurs malignes de l’intestin. Ces problèmes les plus graves sont plus susceptibles d’être présents chez les patients qui se plaignent aussi de perte de poids, sont réveillés par la douleur ou encore ont du sang dans les selles.

Le Dr Lee commence habituellement le traitement en supprimant les aliments qui peuvent être difficiles à digérer par le tractus gastro-intestinal. Par exemple, certaines personnes peuvent être sensibles même à une petite quantité de production de flatulence.

En vieillissant, le corps fabrique moins de lactase, une enzyme qui décompose le lactose, un glucide présent dans les produits laitiers. Ces glucides, non absorbés, atteignent le côlon où sous l’effet des bactéries ils fermentent et sont à l’origine des flatulences. La solution qui consiste à réduire les produits laitiers peut avoir un impact énorme sur les désagréments intestinaux.

Le Dr Lee ajoute que si le problème ne provient pas d'une intolérance au lactose, elle vérifie ensuite si les symptômes sont en lien avec une maladie cœliaque ou une allergie au gluten. Cette protéine est présente dans de nombreuses céréales.

Le tube digestif peut également avoir de la difficulté à absorber d’autres hydrates de carbone comme le fructose. Les patients atteints par ce dysfonctionnement devraient éviter les sodas et les aliments industriels comme les biscuits.

Peut-être adorez-vous les haricots, mais vous savez qu'ils sont connus pour être à l’origine d’un météorisme intestinal. Si vous y avez renoncé pour ce désagrément, sachez qu’il existe une façon de le contourner.

Le docteur Lee explique que les haricots contiennent du raffinose. C'est le coupable à l’origine de ces manifestations. Mais elle ajoute que les haricots sont un aliment sain et qu’il n'y a aucune raison de les supprimer de notre alimentation. Au contraire, il y a un moyen simple de détruire le météorisme intestinal dû aux haricots. Il suffit de les faire tremper dans de l'eau avec un peu de bicarbonate, puis de jeter l'eau. Cela retire le raffinose.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le thé à la menthe est traditionnellement offert après les repas? Le Dr Lee précise que la meilleure des menthes est la menthe poivrée. Les bonbons à la menthe artificiellement aromatisés ne fonctionneront pas, mais l’huile essentielle de menthe poivrée peut aider les patients atteints du syndrome du colon irritable.

Est-ce que l’utilisation des bactéries probiotiques est efficace? Des études montrent qu’elles aident certaines personnes. Mais, il y a tellement de produits non réglementés sur le marché qu'il est difficile d'évaluer leur efficacité.

Les yaourts contiennent des organismes qui peuvent soulager ces symptômes et sont une bonne alternative aux bactéries probiotiques. En fait, les yaourts peuvent être pris par ceux qui souffrent d'intolérance au lactose, car ils contiennent des bactéries qui dégradent le lactose.

Le Dr Lee est également partisane de la thérapie de l'esprit et du corps, d’ailleurs beaucoup de patients souffrent aussi d’anxiété et de troubles dépressifs. Elle signale qu’il existe certaines preuves que le biofeedback (méthode de rééducation utilisant l’action du système nerveux sur les réactions physiologiques), l’acupuncture et l’écoute de CD de détente utilisé pendant l’hypnose, peuvent aider à dompter les tensions intestinales.

Il n’y a aucun doute sur le fait que l’anxiété a un effet majeur sur la fonction intestinale. À une occasion, Napoléon Bonaparte a eu besoin d’un soldat pour une affectation dangereuse. On raconte qu’il a ordonné à plusieurs soldats de faire face à un peloton d’exécution. Il a choisi celui qui, face à la mort, a su maîtriser ses sphincters.

Dans notre société, marquée par la médication, je suis en faveur de tout ce qui va à l’encontre des médicaments et ne présente aucune menace. Mais n’oubliez pas de consulter votre médecin si vous remarquez un changement dans vos habitudes intestinales.

Certaines personnes quittent cette planète prématurément, parce qu’elles croyaient que les saignements qui accompagnaient leurs selles étaient dus à des hémorroïdes. Alors que c’était malheureusement une tumeur maligne de l’intestin. Surtout, ne jamais remettre à plus tard si des problèmes surviennent, car pourquoi remettre à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui?

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