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26 août 2017

Comment la réalité virtuelle transforme le secteur de la santé ?

santé vr réalité virtuellePeu de gens s’en rendent compte, mais l’industrie de la santé est l’une des plus affectées par la réalité virtuelle. Cette nouvelle technologie a d’ores et déjà transformé le secteur. Découvrez de quelle façon la VR bouleverse l’industrie de la santé. 

Atténuer la sensation de douleur par la réalité virtuelle


En utilisant la réalité virtuelle, il est possible d’atténuer la douleur liée aux brûlures ou à d’autres blessures. Il a par exemple été prouvé que le fait de contempler des paysages enneigés à travers un casque VR permet de détourner l’attention du patient et d’atténuer la sensation de douleur. Des applications spécialement prévues à cet effet sont en cours de développement, et de nombreux hôpitaux ont déjà recours à cette technique pour faciliter les procédures les plus douloureuses sans avoir recours à l’anesthésie.
Parmi les applications de santé VR développées pour atténuer la douleur, on compte SnowWorld, un jeu créé par l’Université de Washington. Le logiciel est encore en cours de développement, mais de nombreux essais cliniques ont permis de démontrer son efficacité.

Thérapie d’exposition par la réalité virtuelle

Certaines cliniques utilisent la réalité virtuelle pour la thérapie d’exposition. Cette méthode thérapeutique consiste à exposer les patients à la source de leur traumatisme à travers une simulation en VR. Elle est notamment utilisée aux États-Unis sur les soldats atteints du syndrome de stress post-traumatique suite aux guerres menées en Irak ou en Afghanistan.
Plus de 60 sites liés au secteur de la santé, incluant des hôpitaux, des bases militaires et des centres universitaires, utilisent la thérapie d’exposition en VR. Le patient est guidé par un thérapeute et expérimente une situation similaire à celle qui l’a traumatisé dans des conditions sécurisées et contrôlées.
Par exemple, le soldat pilote un Hammer dans la réalité virtuelle, et se retrouve confronté à l’explosion d’une bombe artisanale. L’exposition peut aider les soldats qui ont survécu à la guerre à surmonter leur traumatisme en stimulant leur imagination. 14 scénarios différents sont proposés à l’heure actuelle.

Affronter les phobies grâce à la VR

La thérapie d’exposition est également utilisée pour lutter contre les phobies. Supervisé par un psychologue, le patient se retrouve progressivement confronté à la source de ses peurs à travers la réalité virtuelle. Par exemple, une personne angoissée par le fait de devoir parler en public pourra se retrouver confrontée à une audience virtuelle afin de surmonter sa peur. Cette méthode est particulièrement efficace pour lutter contre l’arachnophobie.
On peut prendre l’exemple de l’application Arachnophobia, développée par IgnisVR. Assis à une table, le joueur peut libérer des araignées enfermées dans une cage au rythme qui lui convient. Le co-fondateur de IgnisVR, Martin Segers, précise que cette application est avant tout expérimentale et ne doit pas être prise trop au sérieux. Malgré tout, une étude menée aux États-Unis a permis de démontrer l’efficacité de la thérapie d’exposition sur la santé. 23 participants ont été invités à approcher prudemment les araignées virtuelles, et 83% d’entre eux ont constaté des signes d’amélioration.

Chirurgie robotique


La chirurgie robotique est devenue une technologie virtuelle très populaire. L’opération chirurgicale est effectuée par un appareil robotique, contrôlé par un humain par le biais de la VR. Cette méthode permet d’accélérer les opérations et de réduire les risques de complications. De plus, la réalité virtuelle peut permettre au chirurgien d’opérer à distance grâce à la téléchirurgie. En outre, la VR est utilisée à des fins éducatives, pour permettre aux jeunes étudiants en médecine d’assister à des opérations en vue subjective.

Retrouver la motricité grâce à la VR


En janvier dernier, une jeune femme de 17 ans a perdu la capacité de marcher suite à une attaque. Shannon Mackey était incapable d’utiliser la partie gauche de son corps. Heureusement, grâce à la combinaison d’une physiothérapie traditionnelle et d’expériences de méditation en réalité virtuelle, la jeune femme a progressivement retrouvé la motricité.

Sortir de la dépression grâce à la VR

Le potentiel de la réalité virtuelle pour soigner les problèmes mentaux est encore très peu exploité. Au Royaume-Uni, une expérience a été menée auprès de 15 personnes atteintes de dépression. Par le biais d’un casque VR, les patients incarnent un avatar adulte qui reproduit leurs mouvements. Par la suite, ils se retrouvent face à face avec un enfant en train de pleurer. Il leur est alors demandé de consoler l’enfant en utilisant des phrases réconfortantes. Les rôles sont ensuite inversés, et le patient incarne l’enfant. L’adulte va alors employer les mêmes mots d’amour pour les réconforter.
La compassion visible et audible a permis d’apaiser les participants à l’expérience et de diminuer leur niveau de dépression. Les effets sont visibles au bout d’un mois seulement. Comme l’explique Chris Brewin, professeur de psychologie à l’University College London, qui a dirigé l’étude, les personnes anxieuses et dépressives ont bien souvent une tendance excessive à l’auto-critique. C’est pourquoi une telle expérience peut permettre de les soulager. Cette étude de petite ampleur démontre que la VR peut permettre de calmer cette voix intérieure qui blesse de nombreux dépressifs.

Visualiser le fœtus de son enfant grâce à l’échographie VR

Grâce à la réalité virtuelle, les futurs parents pourront bientôt visualiser une modélisation 3D du fœtus de leur enfant. Une entreprise brésilienne est parvenue à combiner l’imagerie par ultrasons et le scan IRM pour créer une modélisation 3D de l’embryon. Le cordon ombilical, le placenta et le fœtus sont modélisés, et l’image est bien plus claire et détaillée qu’avec une échographie traditionnelle. La ressemblance entre les modèles 3D et l’apparence réelle des nouveau-nés est étonnante.
En combinant cette technologie de modélisation avec la réalité virtuelle, il est possible d’augmenter notre compréhension des caractéristiques anatomiques du fœtus. Ces modèles peuvent être utilisés à des fins éducatives, ou comme une méthode pour permettre aux parents de visualiser leur futur bébé.

Reposer son esprit et retrouver la santé sur une plage virtuelle paradisiaque


Nous rêvons tous, de temps à autre, de nous évader du quotidien sur la plage de sable fin d’une île déserte tropicale. Faut de moyens financiers, cette possibilité d’exil salutaire pour la santé n’est pas offerte à chacun d’entre nous. Toutefois, de nombreuses applications en réalité virtuelle dédiées à la méditation, comme The Guided Meditation ou Perfect Beach, permettent de s’immerger au sein d’un environnement virtuel paradisiaque.
L’utilisateur sélectionne un environnement, une musique relaxante, puis il peut se laisser aller à contempler le paysage à 360 degrés. Au bord de la mer, au sommet d’une montagne, auprès d’un feu de camp dans une forêt, détendez-vous et laissez l’application mesurer l’évolution de votre rythme cardiaque.
Une étude publiée par l’US National Library of Medicine National Institutes of Health (NCBI) a démontré la possibilité d’améliorer les facultés de concentration des utilisateurs grâce à de telles applications. Une femme de 32 ans, atteinte de troubles de la personnalités, a réussi à focaliser son attention en voguant sur une rivière virtuelle. Grâce à cette expérience, ses envies de suicide, de mutilation, de consommation de drogues et ses émotions négatives ont été fortement réduites.

Un hôpital londonien réalise le rêve de patients en fin de vie grâce à la VR

Hôpital expérience VR réalité virtuelle pour patients en fin de vieL’hôpital britannique « Royal Trinity Hospice » accueille des patients en fin de vie et les accompagnent dans leurs derniers jours en leur offrant des conditions dignes avant de s’éteindre. Le centre propose désormais à ses patients de réaliser un de leur rêve virtuellement et de les éloigner, le temps d’une expérience immersive, de la douleur et de l’anxiété de leur quotidien.
L’accompagnement des personnes en fin de vie est délicat. Il faut offrir bien évidemment des soins mais aussi un accompagnement et beaucoup de compréhension. De nombreux patients, avant de mourir, évoquent leurs souvenirs, leurs joies mais aussi leurs regrets de ne pas avoir réalisé telle ou telle chose dans leur vie. C’est pourquoi, un hôpital londonien a tenté, avec succès, de permettre à ses patients de s’échapper de la réalité et de réaliser un de leur rêve grâce à la réalité virtuelle. Non seulement les patients sont heureux de l’expérience insolite mais cela a aussi un effet très bénéfique sur leur souffrance et leur anxiété.
anxiété.
Hôpital VR patients en fin de vie

La VR pour améliorer la qualité de vie des patients en phase terminale

Tout est parti de la rencontre d’un producteur de films avec une mère, paralysée depuis de nombreuses années. Celle-ci a confié au réalisateur que son plus grand regret était de n’avoir jamais pu nager avec les dauphins et, désormais handicapée, ne pourrait désormais plus jamais réaliser ce rêve de petite fille. Touché par cet aveu, le réalisateur a alors conçu un film immersif en 3D et à 360 degrés pour la maman de deux enfants. Face à l’émerveillement de la femme handicapée durant son expérience en réalité virtuelle de nager avec des dauphins, l’idée de s’associer avec un hôpital pour personnes en fin de vie a germé dans l’esprit du producteur.

Et c’est vers l’hôpital « Royal Trinity Hospice » de Londres, qui accueille des patients en fin de vie, que l’expérience s’est poursuivie. Les patients évoquent auprès de l’équipe médicale un rêve qu’ils aimeraient réaliser avant de mourir et le personnel choisit, parmi la playlist d’expériences VR disponible, le film immersif le plus adapté. Les patients peuvent ainsi, depuis leur lit d’hôpital, vivre virtuellement la sensation de faire du ski dans les Alpes, surfer sur la plus belle vague de Tahiti, admirer les chutes du Niagara, voyager à travers le monde, etc. Les limites physiques du corps de les contraintes de la maladie sont oubliées le temps de l’expérience et les résultats sont très encourageants.

L’hôpital réduit la douleur et l’anxiété de ses patients grâce à la VR

L’un des principaux objectifs d’un établissement recevant des patients en fin de vie est de réduire leur stress et la douleur tout en offrant un accompagnement digne pour les derniers instants de la personne. Les expériences en réalité virtuelle proposées semblent idéales pour cela.

Susie, par exemple est une patiente atteinte d’un cancer en phase terminale particulièrement douloureux. Après avoir expérimenté un voyage virtuel aux Maldives, la patiente, qui avait évalué sa souffrance à 7 sur une échelle de 10 avant d’enfiler le casque de réalité virtuelle, indiquait ne plus souffrir qu’à 3 sur 10 après l’immersion apaisante.

23 août 2017

Nouvelles applications en médecine

Aperçu du robot mou mis au point par des chercheurs belgesUn robot mou capable de guérir de ses blessures

Inspiré par la conformité trouvée dans de nombreux organismes, les robots souples sont fabriqués presque entièrement sous forme de matériaux souples et souples, ce qui les rend adaptés aux applications dans des environnements de tâches incertains et dynamiques, y compris des interactions humaines sûres. Leur compliance intrinsèque absorbe les chocs et les protège contre les impacts mécaniques. Cependant, les matériaux souples utilisés pour leur construction sont très sensibles aux dommages, tels que les coupures et les perforations causées par des objets tranchants présents dans les environnements incontrôlés et imprévisibles dans lesquels ils opèrent. Dans cette recherche, nous proposons de construire une robotique souple entièrement auto- Élastomères de guérison. Sur la base des capacités de guérison trouvées dans la nature, ces polymères ont la capacité de guérir les dommages microscopiques et macroscopiques. Les polymères de Diels-Alder, qui sont des réseaux covalents thermoreversibles, ont été utilisés pour développer trois applications d'actionneurs pneumatiques doux auto-cicatrisants (une pince douce, une main douce et des muscles artificiels). Les actionneurs pneumatiques souples présentent généralement des perforations et des fuites en raison de pressions ou d'usures excessives pendant le fonctionnement. Les trois prototypes ont été conçus en utilisant une modélisation d'éléments finis et caractérisé mécaniquement. La méthode de fabrication des actionneurs exploite le comportement auto-cicatrisant des matériaux, qui peuvent être recyclés. Les dommages macroscopiques réalistes pourraient être soignés entièrement à l'aide d'un traitement thermique doux. À l'emplacement de la cicatrice, aucun point faible n'a été créé et la performance complète des actionneurs a été presque complètement récupérée après la guérison.

CHRU de Lille : un implant connecté pour détecter les anomalies cardiaques                                                 

CHRU de Lille : un implant connecté pour détecter les anomalies cardiaquesL’Institut Cœur Poumon de Lille utilise des implants qui envoient, via un smartphone, les données de rythme cardiaque aux médecins, qui peuvent diagnostiquer à distance.

La médecine se met à jour des technologies de la communication. Au CHRU de Lille, les médecins de l’Institut Cœur Poumon utilisent désormais un outil leur permettant de surveiller l’activité cardiaque de leurs patients, sans que ceux-ci n’aient besoin de se rendre à l’hôpital. Il facilite et affine leur diagnostic, et donc ainsi augmente les chances de survie.
Il s’agit d’un petit implant qui se pose sous la peau, au niveau du thorax. Relié par Bluetooth à un smartphone, celui du patient ou, à défaut, un téléphone fourni par l’hôpital, il enregistre le rythme cardiaque, comme un électrocardiographe.
L’application smartphone, à son tour, transmet les données sous forme cryptée vers des serveurs sécurisés, d’où elles pourront être consultées par les cardiologues de l’Institut.

Vers la miniaturisation

Pour l’instant, il ne s’agit pas d’un dispositif d’urgence. Le système n’est pas prévu pour lancer une alerte vers des services de secours en cas d’incident cardiaque. Il s’agit d’un outil destiné au diagnostic.
« Certains patients ont des symptômes trop rares pour être observés pile au moment de la consultation, explique le Dr Laurence Moreau-Guedon, cardiologue au CHRU de Lille. L’appareil fonctionne de manière intelligente : quand une anomalie intervient, il commence à enregistrer et à transmettre. » S’il sent des symptômes apparaître, le patient peut, lui-aussi, déclencher manuellement l’implant via l’application sur smartphone. L'appareil peut ainsi aider à trouver les causes d'une syncope, ou repérer une fibrillation atriale et transmettre en instantané au personnel médical.
Ce type d’implants n’est pas nouveau. La réelle innovation, c’est l’application smartphone et la simplicité d’utilisation. Auparavant, les patients ne pouvaient transmettre qu’avec des émetteurs encombrants qui limitaient leur capacité de déplacement. « Ils l’appelaient leur box ! », en référence à une box internet, s’amuse le Dr Moreau-Guedon.

La France est en retard

L’utilisation d’objets dont les patients disposent déjà, ici leur smartphone, fait partie de l’évolution de la télérythmologie, qui existe depuis une quinzaine d’années, rappelle la cardiologue. Malheureusement, la télémédecine n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie - à une exception près, en ophtalmologie.
La France est en retard dans ce domaine, et seules des initiatives locales, comme celle menée à l’Institut Coeur Poumon du CHRU de Lille, permettent de la mettre en place. « C’est l’hôpital qui prend en charge le dispositif », souligne le Dr Moreau-Guedon.
Pour l’instant, depuis avril et le début de son utilisation, une dizaine de patients ont été implantés. Ils pourront porter l’appareil pendant trois ans.

Réalité virtuelle, guérison réelle 

Comment réagir quand nous avons mal? Petits, nos parents nous donnaient un bisou sur notre blessure, astuce psychologique pour atténuer la douleur. Plus nous grandissons et plus il devient important de se soigner ou diminuer les symptômes avec d’autres méthodes développées par la médecine.
Réalité virtuelle, guérison réelleNous viennent alors pilules, pommades, pansements, etc. Or, est-ce que la trousse médicale de demain comprendra une section « immersion » avec un casque de réalité virtuelle (RV) ? Se plonger dans un univers virtuel serait-il une nouvelle façon de se soigner ?
Le milieu médical s’intéresse à la réalité virtuelle depuis longtemps. Or, si le tout était généralement dédié à des laboratoires ou des essais expérimentaux, l’approche s’est démocratisée comme la technologie.
Désormais, les casques sont offerts aux joueurs tout comme aux médecins. L’utilisation la plus connue est celle du traitement des phobies. Le patient met le casque et est confronté quelques minutes à une situation phobique. Le thérapeute posera quelques questions pendant la séance pour voir les craintes irrationnelles. Pendant et après l’expérience, il pourra revenir avec son thérapeute pour quantifier son anxiété et trouver des exercices à faire pour la calmer. Les séances de virtuel se répètent, en augmentant la « difficulté » (c’est-à-dire le temps et le type d’exposition) au fur et à mesure que l’individu apprend à contrôler sa peur.

Guérir les blessures de l’âme

Le domaine de la psychothérapie est probablement celui qui utilise le plus cette technologie. Elle traite, en effet, bien d’autres maux que les phobies. Par exemple, une expérience répétée dans deux universités, une à Londres et l’autre à Barcelone, auprès de personnes dépressives a montré que la réalité virtuelle pouvait leur être bénéfique. 15 patients de 23 à 61 ans vivaient une courte expérience de 8 minutes dans laquelle ils devaient consoler un enfant en pleurs et par la suite, se mettre dans la peau de l’enfant et recevoir le réconfort d’un avatar qui leur ressemblait. Un processus répété trois fois sur un délai d’une semaine. Puis, un mois plus tard, ils ont vérifié l’intensité des symptômes dépressifs. Ceux-ci avaient baissé chez 9 individus sur les 15. Leur perception était aussi moins négative envers eux-mêmes. Par contre, ce faible échantillonnage sans groupe test diminue l’impact de cette recherche, mais ouvre la voie à d'autres études dans un futur proche.
Bien des concepteurs d’applications en RV sont tentés par le potentiel du marché des psychothérapeutes. Parce qu’il y a non seulement les phobies, mais d’autres problèmes qui peuvent être simulées comme les troubles d’anxiété générale ou sociale, les addictions, les troubles obsessifs-compulsifs, les syndromes post-traumatiques, etc. Et si la thérapie en réalité virtuelle se transportait aussi chez le patient en lui offrant un endroit dans lequel il pourrait pratiquer des exercices de relaxation ou de méditation ? Cela lui donnerait aussi un lieu parfait à visualiser lorsqu’il vit des situations de stress intense. Évidemment, le tout devrait se faire sous la supervision d’un thérapeute.

La réalité virtuelle, inhibitrice de douleur ?

Il n’y a pas seulement les maladies mentales qui pourraient bénéficier de la réalité virtuelle. De plus en plus, la technologie est utilisée dans la rééducation de certains patients. Par exemple, on sait qu’une des conséquences d’un arrêt cardio-vasculaire (AVC) est l’aphasie où la personne a de la difficulté à parler, à retrouver ses mots. Une étude publiée en août 2016 par la City University de Londres a montré qu’en plaçant les malades dans un contexte virtuel de restaurant ou de parc où ils doivent converser, il y avait une amélioration dans la communication fonctionnelle chez 88 % d’entre eux et, ce, après 40 heures de rééducation sur 5 semaines. La rééducation cognitive et motrice est aussi un grand pan qui pourrait être facilité avec des technologies de réalité virtuelle et de capture de mouvement pour les victimes d’AVC.
La réalité virtuelle est étudiée et de plus en plus pensée afin d’améliorer la qualité de vie des patients. En effet, nous avons tous, à des degrés divers, peur de la douleur ou de certains traitements. Des recherches montrent que les casques ne coupent pas seulement visuellement du monde environnant, mais mettent l’attention ailleurs que sur ce qui se passe dans le réel. Une recherche a montré que les traitements, souvent douloureux, des grands brûlés se sont avérés plus agréables alors qu’ils se trouvaient dans un univers polaire. Cela pourrait aussi baisser le stress des patients et les distraire de certaines procédures médicales pénibles comme la chimiothérapie ou la dialyse.
Entrainement prothésique
Mais la réalité virtuelle pourrait avoir un pouvoir encore plus important. Une étude récente a montré que les paraplégiques pourraient peut-être gagner en capacité physique avec la réalité virtuelle. Au départ, l’équipe voulait créer des prothèses robotiques permettant de reproduire une démarche proche de celle qu’avait la personne accidentée. 8 paraplégiques dont la moelle épinière avait été sectionnée ont passé 1 heure à utiliser un Oculus Rift deux fois par semaine. Ils voyaient les jambes d’un avatar devant eux. Ils devaient essayer d’avancer. Le but était d’analyser comment tromper le cerveau pour lui faire croire qu’il déplace vraiment les membres afin d’imiter un mouvement naturel avec les prothèses.
Au bout d’un an, l’exosquelette les aidait à marcher, mais à la grande surprise des scientifiques les patients étaient en mesure de mouvoir légèrement les jambes volontairement. La réalité virtuelle aurait permis de recréer certains liens entre les nerfs survivants et les récepteurs musculaires comme le montre cette vidéo.

La terra incognita médicale

Toutefois, toutes ces études prometteuses ne doivent pas faire oublier que nous en sommes qu’au début de l’usage de ces technologies. Déjà, elle n’est pas faite pour tout le monde. En effet, certains ont ce qui se rapproche du mal des transports quand ils l’utilisent. Et puis, comme le rappelle cet article des Inrocks, nous n’avons aucune idée des effets sur le cerveau d’une telle technologie. Il y a plus de chances qu’elles soient bénignes, mais la recherche à ce sujet est si nouvelle qu’il est difficile de ne pas avoir des craintes devant certains usages expérimentaux. Nous parlons de certaines approches qui inhibent littéralement la douleur. Peut-elle avoir des effets à long terme? Dans le cas du traitement de maladies mentales, il est aussi important de se rappeler que la réalité virtuelle est un outil et non pas la thérapie elle-même. D’ailleurs, les chiffres et réussites de patients se débarrassant de phobies ne fonctionnent que chez ceux qui continuent les exercices de relaxation à la maison.
La réalité virtuelle est un outil considérable pour la médecine. Et sa démocratisation en fait saliver plusieurs, à raison. Avant que les hôpitaux et cliniques ne se lancent dans l’achat massif de machines, ils devraient toutefois se rappeler que la recherche clinique n’en est encore qu’à ses balbutiements. Les effets des casques sur le cerveau sont toujours inconnus. Il faut donc s’en servir intelligemment et suivre les recommandations des détaillants qui rappellent de ne pas faire de trop longues sessions, de prendre des pauses, de ne pas les utiliser chez des individus plus jeunes que 15 ans, etc.

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20 févr. 2016

Zika et microcéphalie : des soupçons mais pas de certitude

Zika et microcéphalie : des soupçons mais pas de certitudeSelon des scientifiques, le lien direct fait au Brésil entre l’infection par le virus Zika chez de femmes enceintes et la microcéphalie de leurs bébés reste à démontrer car la simple présence du virus ne constitue pas une preuve qu’il soit à l’origine des malformations constatées mais seulement une probabilité qui reste à prouver. Quelques publications récentes rapportent des cas qui orientent vers un lien de cause à effet mais il est encore trop tôt pour conclure.
Les liens directs entre virus Zika chez les femmes enceinte et microcéphalie chez le foetus restent à démontrer
L’infection par le virus Zika s’est largement propagée en Amérique Latine en 2015. Rien qu’au Brésil, on estime le nombre des cas entre 440 000 et 1,3 millions de personnes dont des femmes enceintes. En même temps, 4 000 cas de microcéphalie ont été signalés dans ce pays, soit 20 fois plus qu’en temps normal. D’où l’hypothèse que ces cas de microcéphalie sont liées à l’infection pendant la grossesse par le virus Zika. Mais à ce jour, le lien direct et les mécanismes en cause restent à démontrer scientifiquement. Quelques publications récentes orientent néanmoins vers cette relation mais le nombre de cas est pour l’instant insuffisant pour affirmer le lien de cause à effet.

Un cas de microcéphalie avec présence de virus dans le cerveau

Image result for microcephalie drawingsDans la revue The New England Journal of Medicine, une équipe de scientifiques rapporte le cas d’une femme slovène de 25 ans travaillant depuis 2 ans comme volontaire dans le nord du Brésil. A l’époque, en 2015, et se retrouvant toujours au Brésil, cette femme tombe enceinte. Pendant la 13ème semaine de sa grossesse, elle présente un tableau de fièvre avec douleurs musculaires et une éruption faisant suspecter une infection par le virus Zika, qui sévissait dans cette région du Brésil mais elle n’a pas bénéficié de diagnostic virologique. Les échographies faites sur place à la semaine 14 et 20 de grossesse se sont avérées normales. La femme est rentrée en Slovénie à 28 semaines de gestation et une semaine plus tard elle passe une nouvelle échographie qui montre des anomalies non spécifiées, raison pour laquelle elle est adressée au département de périnatologie d’un hôpital. Une nouvelle ultrasonographie pratiquée à 32 semaines de grossesse montre cette-fois un retard de croissance du fœtus avec une microcéphalie et de nombreuses malformations cérébrales, notamment des calcifications, sans altération placentaire ni du liquide amniotique. En raison de ces anomalies et des antécédents d’une probable infection par le virus Zika, les médecins réalisent, avec le consentement de la patiente, une interruption médicale de grossesse à la semaine 32.
L’autopsie du bébé montre que les anomalies se limitent à la tête, sans qu’aucune autre anomalie n’ait été constatée dans le reste du corps. Outre la microcéphalie, de multiples malformations, notamment une dilatation ventriculaire et de nombreuses calcifications ainsi que des altérations cellulaires du cerveau sont constatées. Fait marquant, les examens immunologiques et au microscope électronique ont montré la présence du virus Zika à des concentrations très importantes (6,5x10è copies de ARN viral par milligramme de tissu cérébral), quantités bien supérieures à celles retrouvées dans le sang des personnes infectées par le virus Zika et similaires aux concentrations retrouvées dans le sperme. Plus surprenant encore, aucune trace du virus n’a été retrouvée dans le reste du corps du fœtus, ce qui est expliqué par les auteurs comme "un très forte tropisme du virus Zika pour le tissu cérébral". Mais pour les scientifiques, cette découverte n’explique pas le mécanisme pathogène du virus sur le cerveau. Par ailleurs, des examens à la recherche du virus dans le liquide amniotique ou le placenta n’ont pas été effectués.

Le virus détecté dans le liquide amniotique chez deux femmes

Dans un autre article publié dans la revue The Lancet Infectious Diseases, des auteurs rapportent la présence du virus Zika chez 2 femmes dont les fœtus avaient une microcéphalie. Les auteurs suggèrent que cette présence oriente sur la possibilité que le virus puisse traverser la barrière placentaire mais pour autant, cela ne constitue pas une preuve que le virus soit la cause de la microcéphalie.
Image result for microcephaly brazilLà encore, s’agissant de deux cas, les auteurs sont prudents et déclarent que pour l’instant, ce qui peut être avancé est la possibilité que le virus puisse passer du sang à travers le placenta pour atteindre le liquide amniotique et potentiellement infecter le fœtus. Le Dr Ana de Filippis, auteure principale de l’article déclare : "Cette étude ne peut pas déterminer si le virus Zika identifié dans le liquide amniotique de ces deux femmes était la cause de la microcéphalie constatée chez les fœtus, ni les mécanismes biologiques responsables, s’il y a un lien". Et de conclure que "d’autres travaux de recherche sont nécessaires pour élucider le plus rapidement ces questions".
Parallèlement, les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (Centers for Disease Control) ont annoncé qu’ils ont retrouvé le virus Zika chez 2 bébés microcéphaliques décédés au Bresil. Ils démarreront d’ici peu un programme avec les autorités de santé brésiliennes pour analyser et documenter une centaine de cas de microcéphalie survenus dans l’état de Paraiba.

Sources :
ICI
Mlakar J, Korva M, Tul N, Mraz J et al. Zika virus associated with microcephaly. N Engl J Med 2016 Feb 10 (disponible en ligne).

19 janv. 2016

Moins on dort, plus on grossit

Moins on dort, plus on grossit L'obésité est de plus en fréquente chez les enfants. Parallèlement, leur temps de sommeil a diminué. Existe-t-il une relation entre ces deux phénomènes ? Le manque de sommeil peut-il faire grossir ?

Sommeil, obésité et hormones

De nombreuses études ont déjà souligné l'existence d'un lien entre le manque de sommeil et l'obésité chez l'enfant. Des facteurs extérieurs, comme les comportements par exemple, pourraient intervenir dans cette relation. Mais les différentes données suggèrent, au moins en partie, des mécanismes hormonaux.

Le manque de sommeil altère la régulation de l'appétit

On sait que le sommeil joue un rôle essentiel dans le développement cérébral et notamment dans la mise en place des mécanismes de régulation de l'appétit et de la dépense énergétique. On sait également que ces mécanismes sont sous l'influence d'hormones dont la leptine et la ghréline. Le dosage de ces deux hormones a montré que leurs concentrations varient fortement en cas de manque de sommeil. C'est également le cas d'autres hormones, comme l'insuline, le cortisol ou l'hormone de croissance. Ainsi, tout déficit de sommeil se répercute sur le système de régulation de l'appétit, dans le sens d'une majoration de la prise de poids.

Moins on dort plus on grossit ou plus on grossit moins on dort ?

Il convient de rappeler l'existence d'un cercle vicieux, lequel doit inciter à intervenir très rapidement, avant que le surpoids ou la dette de sommeil ne soient trop importants.
Lorsque les enfants ne dorment pas suffisamment, ils se réveillent fatigués. En conséquence, ils pratiquent moins d'activités sportives et diminuent ainsi leurs dépenses énergétiques. Parallèlement, leur métabolisme hormonal se modifie progressivement, ce qui majore leurs prises alimentaires. Et une fois l'obésité installée, il devient de plus en plus difficile d'exercer une activité physique suffisante, tandis que l'excès de poids favorise les troubles du sommeil…...
En pratique, pour combattre l'obésité, nos enfants doivent impérativement passer moins de temps devant la télé, l'ordinateur et les jeux vidéo. De cette façon, ils sont plus actifs physiquement, tandis que leur temps de loisirs empiète moins sur la durée de sommeil !
Toute surcharge pondérale débutante doit alerter, car il est plus facile d'intervenir lorsque les kilos superflus ne sont pas trop nombreux ni fortement encrés. Il faut donc surveiller la courbe de croissance de ses enfants et en parler très vite à son médecin dès un début d'anomalie. 

Il n'est pas normal de mal dormir

Il n'est pas normal de mal dormirIl n'est pas normal de mal dormir. Le sommeil est un déterminant de l'état de santé et un indicateur de la qualité de vie. Et vous, souffrez-vous de somnolence ? Faites le test et parlez-en avec votre médecin.

Le sommeil détermine l'état de santé

Le sommeil est une fonction déterminante pour le bon fonctionnement de l'organisme physique et psychique. Mais les troubles du sommeil jouent également un rôle important dans la survenue de certaines maladies ou leur aggravation, comme des complications cardiovasculaires (hypertension artérielle par exemple), psychiatriques, neurologiques et respiratoires. De plus, les liens entre obésité et troubles du sommeil sont désormais clairement démontrés.

A dette de sommeil, risque d'accident accru

Parallèlement, toute perturbation qui se traduit par une dette de sommeil constitue un risque élevé d'accident domestique, de la route et du travail. La somnolence est devenue la première cause d'accident de la route. On estime qu'un quart des accidents mortels sur autoroute est lié à la somnolence.
En effet, toutes les pathologies du sommeil ont les mêmes conséquences. Insomnie, syndrome des jambes sans repos, apnées du sommeil et hypersomnie induisent tous une augmentation de la somnolence diurne. Or, le manque de vigilance durant la journée augmente le risque d'accident lors de toutes les activités : au volant, au travail, à la maison…...

Échelle de somnolence : faites le test !

L'échelle de somnolence d'Epworth permet d'évaluer le degré et la fréquence des périodes de somnolence qui nécessitent une prise en charge médicale. Faites le test.

Vous arrive-t-il de somnoler ou de vous endormir dans les situations suivantes :
notez 0 : s'il ne vous arrive jamais de somnoler : aucune chance de s'endormir,

notez 1 : si cela arrive rarement : faible chance de s'endormir,

notez 2 : si cela arrive assez souvent : chance moyenne de s'endormir,

notez 3 : s'il est certain que vous risquez de vous endormir : forte chance.

Si votre score est supérieur à 12, parlez-en à votre médecin.


- Assis en train de lire .........
- En regardant la télévision .........
- Assis inactif dans un lieu public (cinéma, théâtre, réunions) .........
- Passager d'une voiture ou d'un transport en commun roulant depuis au moins une heure sans arrêt .........
- Allongé l'après-midi lorsque les circonstances permettent de se reposer .........
- En position assise au cours d'une conversation avec un proche .........
- En position assise au calme après un repas sans alcool .........
- Au volant d'une voiture immobilisée depuis quelques minutes dans un embouteillage .........

Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthode

Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthodeDes chercheurs européens ont réussi à mettre au point une méthode simple pour distinguer avec une grande précision, si une tumeur ovarienne est bénigne ou maligne. Il s’agit d’un algorithme permettant d’identifier par échographie avant l’intervention chirurgicale, 89 à 99 % des patientes ayant un cancer de l’ovaire. Une avancée de taille pour le diagnostic de ce cancer redoutable.
Cet algorithme permet d'identifier une grande majorité des cancers de l'ovaire à l'échographie.
Les masses tumorales ovariennes peuvent être bénignes (kyste de l'ovaire) ou malignes (cancer de l'ovaire). Les femmes présentant un kyste ovarien sont traitées par une intervention peu invasive, voire pas traitées, alors que celles ayant un cancer de l’ovaire sont traitées par une chirurgie beaucoup plus lourde pour retirer la tumeur. Le problème est que les tumeurs ovariennes, qu’elles soient bénignes ou malignes, donnent peu ou pas de symptômes au début. Dans le cas du cancer, lorsque les symptômes apparaissent, ils sont peu spécifiques (gêne abdominale, ballonnement…) et tardifs. En général, le cancer est à un stade avancé et est associé à un mauvais pronostic.

Le diagnostic précoce est crucial

Pour diminuer le taux de mortalité et améliorer le pronostic après traitement, il est très important de diagnostiquer le cancer de l’ovaire le plus précocement possible. Jusqu’à récemment, une méthode échographique appelée "simple rule test" était utilisée pour distinguer si une masse tumorale ovarienne était bénigne ou maligne mais dans 20 à 25 % des cas, cet examen ne permettait pas de connaître la nature de la tumeur, ce qui posait problème pour le choix de l’intervention dans de nombreux cas.

Une méthode de détection d’une grande précision

Dans un article publié hier dans la revue American Journal of Obstetrics and Gynecology, un groupe de chercheurs européens (groupe IOTA ou International Ovarian Tumor Analysis) dévoile une méthode améliorée du "simple rule test" qui permet d’affiner de façon importante la distinction par échographie des tumeurs bénignes et malignes de l’ovaire avant l’intervention chirurgicale.
Les chercheurs ont analysé les résultats de la méthode "simple rule test" sur de nombreuses études multicentriques consécutives incluant 5 000 patientes avec une masse tumoral ovarienne. Ces patientes avaient été incluses dans 22 centres de 10 pays pendant plus de 13 ans (entre 1999 et 2012). 
Grâce à l’analyse détaillée des données recueillies dans ces études au niveau échographique (quantité de tissu solide, importance de l’irrigation sanguine, etc.), les chercheurs, ont mis au point un algorithme qui permet de détecter par échographie préopératoire entre 89 et 99 % des tumeurs malignes de l’ovaire.
Pour le Pr Dirk Timmerman, de l’hôpital de Louvain en Belgique et auteur principal de l’étude, "notre équipe a réussi à affiner de manière importante le simple rule test. Désormais, chaque patiente bénéficiera d’un diagnostic précis car ce nouvel algorithme permet de connaitre avec exactitude le risque pour qu’une tumeur ovarienne soit bénigne ou maligne". Cette découverte pourrait changer la pratique clinique très rapidement.

5 janv. 2016

Après des années d'échec, un espoir contre la calvitie

Un homme se fait coiffer à Lisbonne - Patricia de Melo Moreira - AFP/Archives

Après des années d'insuccès, des chercheurs ont fait repousser des cheveux en cultivant en laboratoire des cellules humaines du derme papillaire, suscitant un nouvel espoir de traiter la calvitie qui touche de nombreux hommes, mais aussi des femmes.
"C'est un important pas qui va aider à faire avancer ce champ de recherche", explique à l'AFP le Dr Colin Jahoda, professeur de biologie à l'Université Durham au Royaume Uni, un des principaux co-auteurs de l'étude publiée lundi dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
Les scientifiques tentent en vain depuis quarante ans de cloner des follicules pileux, l'usine à fabriquer des cheveux, en utilisant des cellules du derme papillaire.
Les traitements existants ne peuvent que ralentir la perte des cheveux, mais ils ne stimulent pas la croissance de nouveaux cheveux. L'autre méthode est de prélever des cheveux à l'arrière de la tête pour les implanter sur le devant mais sans aucun gain de cheveux.
Dans cette nouvelle recherche, les cellules humaines, une fois cultivées, ont été réimplantées sur la peau de souris, ce qui a permis de produire des follicules pileux.
"Cette méthode permet de développer un grand nombre de follicules ou de régénérer les follicules existants en utilisant des cellules du derme papillaire provenant d'une centaine de donneurs de cheveux", précise le Dr Angela Christianio, professeur de dermatologie à l'Université Columbia à New York, principal co-auteur de l'étude.
"Cette technique pourrait rendre la greffe de cheveux accessible à des personnes avec un petit nombre de follicules, chez les hommes comme chez les femmes, ou chez les sujets ayant souffert de brûlures", précise-t-elle.
Chez les souris ces cellules peuvent être facilement récupérées et réimplantées dans la peau d'un autre animal.
Cela s'explique surtout par le fait que contrairement aux humains, les cellules papillaires de ces rongeurs s'agglutinent spontanément dans des cultures de laboratoire. Cela leur permet d'interagir et de reprogrammer la peau où elles sont greffées pour produire de nouveaux follicules, en ont déduit les chercheurs.
Recherche des "signaux moléculaires"
Pour cette recherche, des cellules papillaires provenant de sept personnes ont été cultivées en laboratoire où l'on a induit leur agrégation de manière à créer les conditions nécessaires à la croissance des cheveux à l'instar des souris, explique le Dr Claire Higgins, de l'Université Columbia, une autre auteur de ces travaux.
Après quelques jours, ces cellules papillaires insérées entre le derme et l'épiderme d'un fragment de peau humaine ont été greffées sur le dos de souris.
Dans cinq des sept tests, la greffe a produit de nouveaux cheveux pendant au moins six semaines.
Une analyse ADN a montré que les nouveaux follicules pileux étaient humains et génétiquement similaires aux donneurs de cellules papillaires.
Cependant, davantage de travaux sont nécessaires avant que cette technique puisse être testée chez des humains, soulignent les auteurs de l'étude.
Les chercheurs doivent en effet encore déterminer les origines des propriétés intrinsèques des nouveaux cheveux, comme leur couleur, leur angle de pousse, leur emplacement sur la tête et leur texture.
La prochaine étape "est de rechercher les signaux moléculaires" qui contrôlent la production des follicules et donc la croissance des cheveux, juge le Dr Jahola.
A 35 ans, les deux-tiers des hommes aux Etats-Unis perdent, à différents degrés, leur cheveux et à 50 ans 85% se dégarnissent, selon l'American Hair Loss Association. Pour 25% des chauves, ils commencent à perdre leur cheveux avant 21 ans, selon cette association privée dédiée à la lutte contre la calvitie.
Des chercheurs de l'Université de Columbia aux Etats-Unis ont réussi à détourner deux médicaments utilisés dans le traitement de certains cancers pour stimuler la repousse de poils sur des souris.
Un espoir pour un homme sur deux qui souffre de calvitie à partir de 55 ans. Il émane de dermatologues américains qui viennent de publier une étude encourageante dans la revue Sciences Advances. Les chercheurs de l'Université de Columbia démontrent que deux médicaments déjà approuvés par l'agence américaine du médicament (Food and Drug Administration) pourraient résoudre le problème d'alopécie (perte des cheveux).
Un espoir de traitement contre la calvitie Les deux molécules prometteuses, le ruxolitinib et le tofacitinib, sont des traitements actuellement utilisés pour soigner certains cancers mais aussi la polyarthrite rhumatoïde (maladie inflammatoire des articulations). Les médicaments ont été testés sur des souris et des follicules de cheveux humains greffés sur des souris. Ils seraient capables de relancer la croissance des follicules pileux par le blocage de certaines cellules immunitaires responsables de la chute des cheveux.
Dans l'expérience des chercheurs américains, ces médicaments ont été appliqués sous forme de crème sur leurs poils pendant cinq jours. Dix jours plus tard, les poils des souris ont repoussé. La croissance des follicules de cheveux humains greffés sur les rongeurs s'est également accélérée sous l'effet du traitement.

Des tests cliniques à réaliser

"Très peu de composants ont montré une action aussi puissante et rapide" sur la repousse des cheveux, a conclu le Dr Cristiano, auteur de l'étude. Des travaux supplémentaires sont attendus pour déterminer si ces traitements sont véritablement efficaces contre la calvitie, le stade ultime de l'alopécie.

4 janv. 2016

Cigarettes électroniques: de nouvelles substances cancérigènes découvertes

Les cellules soumises à la vapeur des e-cigarettes ont plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir. - pryzmat/ShutterstockLes cellules soumises à la vapeur des e-cigarettes ont plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir. - pryzmat/Shutterstock
(Relaxnews) - Une équipe de chercheurs américains confirment par une nouvelle étude les mises en garde contre la dangerosité des cigarettes electroniques. En laboratoire, ils ont observé les dommages des vapeurs des e-cigarettes sur des cellules humaines.
Pour le Dr Jessica Wang-Rodriquez, auteur principal de cette dernière étude américaine, utiliser des cigarettes électroniques ne serait pas mieux que de fumer des cigarettes classiques. Avec son équipe du laboratoire du "veterans affairs San Diego health system", cette spécialiste en cancérologie assure que les cigarettes électroniques ne sont pas aussi sûres que voudraient le dire les commerçants.
Le 8 décembre dernier, une équipe de chercheurs de l'Harvard T.H. Chan School of Public Health de Boston notait déjà la présence d'un produit chimique, le diacétyle,  lié aux maladies respiratoires graves dans plus de 75% des liquides de cigarettes électroniques qu'elle a testés.
Pour cette nouvelle étude, publiée dans Oral Oncology, les chercheurs de San Diego ont testé deux types de cigarettes électroniques, l'une avec nicotine, l'autre sans. Ils ont découvert que la première version causait le plus de dommages, mais, plus surprenant, celle dont la vapeur ne contenait pas de nicotine altérait aussi les cellules de la bouche et des poumons testées.
"Beaucoup d'études ont montré que la nicotine peut endommager des cellules, déclare le Dr Wang-Rodriguez. Mais nous avons constaté qu'elle n'est pas le seul composant responsable. Il doit y avoir d'autres composants dans les e-cigarettes qui font ces dégâts. Il se peut que nous ayons identifié d'autres composants cancérigènes qui n'avaient jamais été révélés."
Les chercheurs ont créé un extrait de vapeur diffusée par deux cigarettes électroniques de deux marques populaires parmi les 500 existantes et l'ont utilisé pour traiter des cellules humaines. Le constat est clair: l'ADN des cellules exposées à la vapeur a été endommagé.
Autre observation : les cellules soumises aux tests avaient plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir.
Les chercheurs reconnaissent que les cellules testées dans le laboratoire ne sont pas complètement comparables à des cellules vivants dans l'organisme. Selon eux, la vapeur d'e-cigarette pourrait avoir des effets différents que ceux observés dans le laboratoire. De plus, l'équipe n'a pas cherché à reproduire la quantité totale de vapeur inhalée par le fumeur.
Pour les scientifiques, l'objectif est désormais d'identifier individuellement les composés chimiques qui contribuent à détruire les cellules.
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Comment la réalité virtuelle transforme le secteur de la santé ?

santé vr réalité virtuellePeu de gens s’en rendent compte, mais l’industrie de la santé est l’une des plus affectées par la réalité virtuelle. Cette nouvelle technologie a d’ores et déjà transformé le secteur. Découvrez de quelle façon la VR bouleverse l’industrie de la santé. 

Atténuer la sensation de douleur par la réalité virtuelle


En utilisant la réalité virtuelle, il est possible d’atténuer la douleur liée aux brûlures ou à d’autres blessures. Il a par exemple été prouvé que le fait de contempler des paysages enneigés à travers un casque VR permet de détourner l’attention du patient et d’atténuer la sensation de douleur. Des applications spécialement prévues à cet effet sont en cours de développement, et de nombreux hôpitaux ont déjà recours à cette technique pour faciliter les procédures les plus douloureuses sans avoir recours à l’anesthésie.
Parmi les applications de santé VR développées pour atténuer la douleur, on compte SnowWorld, un jeu créé par l’Université de Washington. Le logiciel est encore en cours de développement, mais de nombreux essais cliniques ont permis de démontrer son efficacité.

Thérapie d’exposition par la réalité virtuelle

Certaines cliniques utilisent la réalité virtuelle pour la thérapie d’exposition. Cette méthode thérapeutique consiste à exposer les patients à la source de leur traumatisme à travers une simulation en VR. Elle est notamment utilisée aux États-Unis sur les soldats atteints du syndrome de stress post-traumatique suite aux guerres menées en Irak ou en Afghanistan.
Plus de 60 sites liés au secteur de la santé, incluant des hôpitaux, des bases militaires et des centres universitaires, utilisent la thérapie d’exposition en VR. Le patient est guidé par un thérapeute et expérimente une situation similaire à celle qui l’a traumatisé dans des conditions sécurisées et contrôlées.
Par exemple, le soldat pilote un Hammer dans la réalité virtuelle, et se retrouve confronté à l’explosion d’une bombe artisanale. L’exposition peut aider les soldats qui ont survécu à la guerre à surmonter leur traumatisme en stimulant leur imagination. 14 scénarios différents sont proposés à l’heure actuelle.

Affronter les phobies grâce à la VR

La thérapie d’exposition est également utilisée pour lutter contre les phobies. Supervisé par un psychologue, le patient se retrouve progressivement confronté à la source de ses peurs à travers la réalité virtuelle. Par exemple, une personne angoissée par le fait de devoir parler en public pourra se retrouver confrontée à une audience virtuelle afin de surmonter sa peur. Cette méthode est particulièrement efficace pour lutter contre l’arachnophobie.
On peut prendre l’exemple de l’application Arachnophobia, développée par IgnisVR. Assis à une table, le joueur peut libérer des araignées enfermées dans une cage au rythme qui lui convient. Le co-fondateur de IgnisVR, Martin Segers, précise que cette application est avant tout expérimentale et ne doit pas être prise trop au sérieux. Malgré tout, une étude menée aux États-Unis a permis de démontrer l’efficacité de la thérapie d’exposition sur la santé. 23 participants ont été invités à approcher prudemment les araignées virtuelles, et 83% d’entre eux ont constaté des signes d’amélioration.

Chirurgie robotique


La chirurgie robotique est devenue une technologie virtuelle très populaire. L’opération chirurgicale est effectuée par un appareil robotique, contrôlé par un humain par le biais de la VR. Cette méthode permet d’accélérer les opérations et de réduire les risques de complications. De plus, la réalité virtuelle peut permettre au chirurgien d’opérer à distance grâce à la téléchirurgie. En outre, la VR est utilisée à des fins éducatives, pour permettre aux jeunes étudiants en médecine d’assister à des opérations en vue subjective.

Retrouver la motricité grâce à la VR


En janvier dernier, une jeune femme de 17 ans a perdu la capacité de marcher suite à une attaque. Shannon Mackey était incapable d’utiliser la partie gauche de son corps. Heureusement, grâce à la combinaison d’une physiothérapie traditionnelle et d’expériences de méditation en réalité virtuelle, la jeune femme a progressivement retrouvé la motricité.

Sortir de la dépression grâce à la VR

Le potentiel de la réalité virtuelle pour soigner les problèmes mentaux est encore très peu exploité. Au Royaume-Uni, une expérience a été menée auprès de 15 personnes atteintes de dépression. Par le biais d’un casque VR, les patients incarnent un avatar adulte qui reproduit leurs mouvements. Par la suite, ils se retrouvent face à face avec un enfant en train de pleurer. Il leur est alors demandé de consoler l’enfant en utilisant des phrases réconfortantes. Les rôles sont ensuite inversés, et le patient incarne l’enfant. L’adulte va alors employer les mêmes mots d’amour pour les réconforter.
La compassion visible et audible a permis d’apaiser les participants à l’expérience et de diminuer leur niveau de dépression. Les effets sont visibles au bout d’un mois seulement. Comme l’explique Chris Brewin, professeur de psychologie à l’University College London, qui a dirigé l’étude, les personnes anxieuses et dépressives ont bien souvent une tendance excessive à l’auto-critique. C’est pourquoi une telle expérience peut permettre de les soulager. Cette étude de petite ampleur démontre que la VR peut permettre de calmer cette voix intérieure qui blesse de nombreux dépressifs.

Visualiser le fœtus de son enfant grâce à l’échographie VR

Grâce à la réalité virtuelle, les futurs parents pourront bientôt visualiser une modélisation 3D du fœtus de leur enfant. Une entreprise brésilienne est parvenue à combiner l’imagerie par ultrasons et le scan IRM pour créer une modélisation 3D de l’embryon. Le cordon ombilical, le placenta et le fœtus sont modélisés, et l’image est bien plus claire et détaillée qu’avec une échographie traditionnelle. La ressemblance entre les modèles 3D et l’apparence réelle des nouveau-nés est étonnante.
En combinant cette technologie de modélisation avec la réalité virtuelle, il est possible d’augmenter notre compréhension des caractéristiques anatomiques du fœtus. Ces modèles peuvent être utilisés à des fins éducatives, ou comme une méthode pour permettre aux parents de visualiser leur futur bébé.

Reposer son esprit et retrouver la santé sur une plage virtuelle paradisiaque


Nous rêvons tous, de temps à autre, de nous évader du quotidien sur la plage de sable fin d’une île déserte tropicale. Faut de moyens financiers, cette possibilité d’exil salutaire pour la santé n’est pas offerte à chacun d’entre nous. Toutefois, de nombreuses applications en réalité virtuelle dédiées à la méditation, comme The Guided Meditation ou Perfect Beach, permettent de s’immerger au sein d’un environnement virtuel paradisiaque.
L’utilisateur sélectionne un environnement, une musique relaxante, puis il peut se laisser aller à contempler le paysage à 360 degrés. Au bord de la mer, au sommet d’une montagne, auprès d’un feu de camp dans une forêt, détendez-vous et laissez l’application mesurer l’évolution de votre rythme cardiaque.
Une étude publiée par l’US National Library of Medicine National Institutes of Health (NCBI) a démontré la possibilité d’améliorer les facultés de concentration des utilisateurs grâce à de telles applications. Une femme de 32 ans, atteinte de troubles de la personnalités, a réussi à focaliser son attention en voguant sur une rivière virtuelle. Grâce à cette expérience, ses envies de suicide, de mutilation, de consommation de drogues et ses émotions négatives ont été fortement réduites.

Un hôpital londonien réalise le rêve de patients en fin de vie grâce à la VR

Hôpital expérience VR réalité virtuelle pour patients en fin de vieL’hôpital britannique « Royal Trinity Hospice » accueille des patients en fin de vie et les accompagnent dans leurs derniers jours en leur offrant des conditions dignes avant de s’éteindre. Le centre propose désormais à ses patients de réaliser un de leur rêve virtuellement et de les éloigner, le temps d’une expérience immersive, de la douleur et de l’anxiété de leur quotidien.
L’accompagnement des personnes en fin de vie est délicat. Il faut offrir bien évidemment des soins mais aussi un accompagnement et beaucoup de compréhension. De nombreux patients, avant de mourir, évoquent leurs souvenirs, leurs joies mais aussi leurs regrets de ne pas avoir réalisé telle ou telle chose dans leur vie. C’est pourquoi, un hôpital londonien a tenté, avec succès, de permettre à ses patients de s’échapper de la réalité et de réaliser un de leur rêve grâce à la réalité virtuelle. Non seulement les patients sont heureux de l’expérience insolite mais cela a aussi un effet très bénéfique sur leur souffrance et leur anxiété.
anxiété.
Hôpital VR patients en fin de vie

La VR pour améliorer la qualité de vie des patients en phase terminale

Tout est parti de la rencontre d’un producteur de films avec une mère, paralysée depuis de nombreuses années. Celle-ci a confié au réalisateur que son plus grand regret était de n’avoir jamais pu nager avec les dauphins et, désormais handicapée, ne pourrait désormais plus jamais réaliser ce rêve de petite fille. Touché par cet aveu, le réalisateur a alors conçu un film immersif en 3D et à 360 degrés pour la maman de deux enfants. Face à l’émerveillement de la femme handicapée durant son expérience en réalité virtuelle de nager avec des dauphins, l’idée de s’associer avec un hôpital pour personnes en fin de vie a germé dans l’esprit du producteur.

Et c’est vers l’hôpital « Royal Trinity Hospice » de Londres, qui accueille des patients en fin de vie, que l’expérience s’est poursuivie. Les patients évoquent auprès de l’équipe médicale un rêve qu’ils aimeraient réaliser avant de mourir et le personnel choisit, parmi la playlist d’expériences VR disponible, le film immersif le plus adapté. Les patients peuvent ainsi, depuis leur lit d’hôpital, vivre virtuellement la sensation de faire du ski dans les Alpes, surfer sur la plus belle vague de Tahiti, admirer les chutes du Niagara, voyager à travers le monde, etc. Les limites physiques du corps de les contraintes de la maladie sont oubliées le temps de l’expérience et les résultats sont très encourageants.

L’hôpital réduit la douleur et l’anxiété de ses patients grâce à la VR

L’un des principaux objectifs d’un établissement recevant des patients en fin de vie est de réduire leur stress et la douleur tout en offrant un accompagnement digne pour les derniers instants de la personne. Les expériences en réalité virtuelle proposées semblent idéales pour cela.

Susie, par exemple est une patiente atteinte d’un cancer en phase terminale particulièrement douloureux. Après avoir expérimenté un voyage virtuel aux Maldives, la patiente, qui avait évalué sa souffrance à 7 sur une échelle de 10 avant d’enfiler le casque de réalité virtuelle, indiquait ne plus souffrir qu’à 3 sur 10 après l’immersion apaisante.

Nouvelles applications en médecine

Aperçu du robot mou mis au point par des chercheurs belgesUn robot mou capable de guérir de ses blessures

Inspiré par la conformité trouvée dans de nombreux organismes, les robots souples sont fabriqués presque entièrement sous forme de matériaux souples et souples, ce qui les rend adaptés aux applications dans des environnements de tâches incertains et dynamiques, y compris des interactions humaines sûres. Leur compliance intrinsèque absorbe les chocs et les protège contre les impacts mécaniques. Cependant, les matériaux souples utilisés pour leur construction sont très sensibles aux dommages, tels que les coupures et les perforations causées par des objets tranchants présents dans les environnements incontrôlés et imprévisibles dans lesquels ils opèrent. Dans cette recherche, nous proposons de construire une robotique souple entièrement auto- Élastomères de guérison. Sur la base des capacités de guérison trouvées dans la nature, ces polymères ont la capacité de guérir les dommages microscopiques et macroscopiques. Les polymères de Diels-Alder, qui sont des réseaux covalents thermoreversibles, ont été utilisés pour développer trois applications d'actionneurs pneumatiques doux auto-cicatrisants (une pince douce, une main douce et des muscles artificiels). Les actionneurs pneumatiques souples présentent généralement des perforations et des fuites en raison de pressions ou d'usures excessives pendant le fonctionnement. Les trois prototypes ont été conçus en utilisant une modélisation d'éléments finis et caractérisé mécaniquement. La méthode de fabrication des actionneurs exploite le comportement auto-cicatrisant des matériaux, qui peuvent être recyclés. Les dommages macroscopiques réalistes pourraient être soignés entièrement à l'aide d'un traitement thermique doux. À l'emplacement de la cicatrice, aucun point faible n'a été créé et la performance complète des actionneurs a été presque complètement récupérée après la guérison.

CHRU de Lille : un implant connecté pour détecter les anomalies cardiaques                                                 

CHRU de Lille : un implant connecté pour détecter les anomalies cardiaquesL’Institut Cœur Poumon de Lille utilise des implants qui envoient, via un smartphone, les données de rythme cardiaque aux médecins, qui peuvent diagnostiquer à distance.

La médecine se met à jour des technologies de la communication. Au CHRU de Lille, les médecins de l’Institut Cœur Poumon utilisent désormais un outil leur permettant de surveiller l’activité cardiaque de leurs patients, sans que ceux-ci n’aient besoin de se rendre à l’hôpital. Il facilite et affine leur diagnostic, et donc ainsi augmente les chances de survie.
Il s’agit d’un petit implant qui se pose sous la peau, au niveau du thorax. Relié par Bluetooth à un smartphone, celui du patient ou, à défaut, un téléphone fourni par l’hôpital, il enregistre le rythme cardiaque, comme un électrocardiographe.
L’application smartphone, à son tour, transmet les données sous forme cryptée vers des serveurs sécurisés, d’où elles pourront être consultées par les cardiologues de l’Institut.

Vers la miniaturisation

Pour l’instant, il ne s’agit pas d’un dispositif d’urgence. Le système n’est pas prévu pour lancer une alerte vers des services de secours en cas d’incident cardiaque. Il s’agit d’un outil destiné au diagnostic.
« Certains patients ont des symptômes trop rares pour être observés pile au moment de la consultation, explique le Dr Laurence Moreau-Guedon, cardiologue au CHRU de Lille. L’appareil fonctionne de manière intelligente : quand une anomalie intervient, il commence à enregistrer et à transmettre. » S’il sent des symptômes apparaître, le patient peut, lui-aussi, déclencher manuellement l’implant via l’application sur smartphone. L'appareil peut ainsi aider à trouver les causes d'une syncope, ou repérer une fibrillation atriale et transmettre en instantané au personnel médical.
Ce type d’implants n’est pas nouveau. La réelle innovation, c’est l’application smartphone et la simplicité d’utilisation. Auparavant, les patients ne pouvaient transmettre qu’avec des émetteurs encombrants qui limitaient leur capacité de déplacement. « Ils l’appelaient leur box ! », en référence à une box internet, s’amuse le Dr Moreau-Guedon.

La France est en retard

L’utilisation d’objets dont les patients disposent déjà, ici leur smartphone, fait partie de l’évolution de la télérythmologie, qui existe depuis une quinzaine d’années, rappelle la cardiologue. Malheureusement, la télémédecine n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie - à une exception près, en ophtalmologie.
La France est en retard dans ce domaine, et seules des initiatives locales, comme celle menée à l’Institut Coeur Poumon du CHRU de Lille, permettent de la mettre en place. « C’est l’hôpital qui prend en charge le dispositif », souligne le Dr Moreau-Guedon.
Pour l’instant, depuis avril et le début de son utilisation, une dizaine de patients ont été implantés. Ils pourront porter l’appareil pendant trois ans.

Réalité virtuelle, guérison réelle 

Comment réagir quand nous avons mal? Petits, nos parents nous donnaient un bisou sur notre blessure, astuce psychologique pour atténuer la douleur. Plus nous grandissons et plus il devient important de se soigner ou diminuer les symptômes avec d’autres méthodes développées par la médecine.
Réalité virtuelle, guérison réelleNous viennent alors pilules, pommades, pansements, etc. Or, est-ce que la trousse médicale de demain comprendra une section « immersion » avec un casque de réalité virtuelle (RV) ? Se plonger dans un univers virtuel serait-il une nouvelle façon de se soigner ?
Le milieu médical s’intéresse à la réalité virtuelle depuis longtemps. Or, si le tout était généralement dédié à des laboratoires ou des essais expérimentaux, l’approche s’est démocratisée comme la technologie.
Désormais, les casques sont offerts aux joueurs tout comme aux médecins. L’utilisation la plus connue est celle du traitement des phobies. Le patient met le casque et est confronté quelques minutes à une situation phobique. Le thérapeute posera quelques questions pendant la séance pour voir les craintes irrationnelles. Pendant et après l’expérience, il pourra revenir avec son thérapeute pour quantifier son anxiété et trouver des exercices à faire pour la calmer. Les séances de virtuel se répètent, en augmentant la « difficulté » (c’est-à-dire le temps et le type d’exposition) au fur et à mesure que l’individu apprend à contrôler sa peur.

Guérir les blessures de l’âme

Le domaine de la psychothérapie est probablement celui qui utilise le plus cette technologie. Elle traite, en effet, bien d’autres maux que les phobies. Par exemple, une expérience répétée dans deux universités, une à Londres et l’autre à Barcelone, auprès de personnes dépressives a montré que la réalité virtuelle pouvait leur être bénéfique. 15 patients de 23 à 61 ans vivaient une courte expérience de 8 minutes dans laquelle ils devaient consoler un enfant en pleurs et par la suite, se mettre dans la peau de l’enfant et recevoir le réconfort d’un avatar qui leur ressemblait. Un processus répété trois fois sur un délai d’une semaine. Puis, un mois plus tard, ils ont vérifié l’intensité des symptômes dépressifs. Ceux-ci avaient baissé chez 9 individus sur les 15. Leur perception était aussi moins négative envers eux-mêmes. Par contre, ce faible échantillonnage sans groupe test diminue l’impact de cette recherche, mais ouvre la voie à d'autres études dans un futur proche.
Bien des concepteurs d’applications en RV sont tentés par le potentiel du marché des psychothérapeutes. Parce qu’il y a non seulement les phobies, mais d’autres problèmes qui peuvent être simulées comme les troubles d’anxiété générale ou sociale, les addictions, les troubles obsessifs-compulsifs, les syndromes post-traumatiques, etc. Et si la thérapie en réalité virtuelle se transportait aussi chez le patient en lui offrant un endroit dans lequel il pourrait pratiquer des exercices de relaxation ou de méditation ? Cela lui donnerait aussi un lieu parfait à visualiser lorsqu’il vit des situations de stress intense. Évidemment, le tout devrait se faire sous la supervision d’un thérapeute.

La réalité virtuelle, inhibitrice de douleur ?

Il n’y a pas seulement les maladies mentales qui pourraient bénéficier de la réalité virtuelle. De plus en plus, la technologie est utilisée dans la rééducation de certains patients. Par exemple, on sait qu’une des conséquences d’un arrêt cardio-vasculaire (AVC) est l’aphasie où la personne a de la difficulté à parler, à retrouver ses mots. Une étude publiée en août 2016 par la City University de Londres a montré qu’en plaçant les malades dans un contexte virtuel de restaurant ou de parc où ils doivent converser, il y avait une amélioration dans la communication fonctionnelle chez 88 % d’entre eux et, ce, après 40 heures de rééducation sur 5 semaines. La rééducation cognitive et motrice est aussi un grand pan qui pourrait être facilité avec des technologies de réalité virtuelle et de capture de mouvement pour les victimes d’AVC.
La réalité virtuelle est étudiée et de plus en plus pensée afin d’améliorer la qualité de vie des patients. En effet, nous avons tous, à des degrés divers, peur de la douleur ou de certains traitements. Des recherches montrent que les casques ne coupent pas seulement visuellement du monde environnant, mais mettent l’attention ailleurs que sur ce qui se passe dans le réel. Une recherche a montré que les traitements, souvent douloureux, des grands brûlés se sont avérés plus agréables alors qu’ils se trouvaient dans un univers polaire. Cela pourrait aussi baisser le stress des patients et les distraire de certaines procédures médicales pénibles comme la chimiothérapie ou la dialyse.
Entrainement prothésique
Mais la réalité virtuelle pourrait avoir un pouvoir encore plus important. Une étude récente a montré que les paraplégiques pourraient peut-être gagner en capacité physique avec la réalité virtuelle. Au départ, l’équipe voulait créer des prothèses robotiques permettant de reproduire une démarche proche de celle qu’avait la personne accidentée. 8 paraplégiques dont la moelle épinière avait été sectionnée ont passé 1 heure à utiliser un Oculus Rift deux fois par semaine. Ils voyaient les jambes d’un avatar devant eux. Ils devaient essayer d’avancer. Le but était d’analyser comment tromper le cerveau pour lui faire croire qu’il déplace vraiment les membres afin d’imiter un mouvement naturel avec les prothèses.
Au bout d’un an, l’exosquelette les aidait à marcher, mais à la grande surprise des scientifiques les patients étaient en mesure de mouvoir légèrement les jambes volontairement. La réalité virtuelle aurait permis de recréer certains liens entre les nerfs survivants et les récepteurs musculaires comme le montre cette vidéo.

La terra incognita médicale

Toutefois, toutes ces études prometteuses ne doivent pas faire oublier que nous en sommes qu’au début de l’usage de ces technologies. Déjà, elle n’est pas faite pour tout le monde. En effet, certains ont ce qui se rapproche du mal des transports quand ils l’utilisent. Et puis, comme le rappelle cet article des Inrocks, nous n’avons aucune idée des effets sur le cerveau d’une telle technologie. Il y a plus de chances qu’elles soient bénignes, mais la recherche à ce sujet est si nouvelle qu’il est difficile de ne pas avoir des craintes devant certains usages expérimentaux. Nous parlons de certaines approches qui inhibent littéralement la douleur. Peut-elle avoir des effets à long terme? Dans le cas du traitement de maladies mentales, il est aussi important de se rappeler que la réalité virtuelle est un outil et non pas la thérapie elle-même. D’ailleurs, les chiffres et réussites de patients se débarrassant de phobies ne fonctionnent que chez ceux qui continuent les exercices de relaxation à la maison.
La réalité virtuelle est un outil considérable pour la médecine. Et sa démocratisation en fait saliver plusieurs, à raison. Avant que les hôpitaux et cliniques ne se lancent dans l’achat massif de machines, ils devraient toutefois se rappeler que la recherche clinique n’en est encore qu’à ses balbutiements. Les effets des casques sur le cerveau sont toujours inconnus. Il faut donc s’en servir intelligemment et suivre les recommandations des détaillants qui rappellent de ne pas faire de trop longues sessions, de prendre des pauses, de ne pas les utiliser chez des individus plus jeunes que 15 ans, etc.

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Zika et microcéphalie : des soupçons mais pas de certitude

Zika et microcéphalie : des soupçons mais pas de certitudeSelon des scientifiques, le lien direct fait au Brésil entre l’infection par le virus Zika chez de femmes enceintes et la microcéphalie de leurs bébés reste à démontrer car la simple présence du virus ne constitue pas une preuve qu’il soit à l’origine des malformations constatées mais seulement une probabilité qui reste à prouver. Quelques publications récentes rapportent des cas qui orientent vers un lien de cause à effet mais il est encore trop tôt pour conclure.
Les liens directs entre virus Zika chez les femmes enceinte et microcéphalie chez le foetus restent à démontrer
L’infection par le virus Zika s’est largement propagée en Amérique Latine en 2015. Rien qu’au Brésil, on estime le nombre des cas entre 440 000 et 1,3 millions de personnes dont des femmes enceintes. En même temps, 4 000 cas de microcéphalie ont été signalés dans ce pays, soit 20 fois plus qu’en temps normal. D’où l’hypothèse que ces cas de microcéphalie sont liées à l’infection pendant la grossesse par le virus Zika. Mais à ce jour, le lien direct et les mécanismes en cause restent à démontrer scientifiquement. Quelques publications récentes orientent néanmoins vers cette relation mais le nombre de cas est pour l’instant insuffisant pour affirmer le lien de cause à effet.

Un cas de microcéphalie avec présence de virus dans le cerveau

Image result for microcephalie drawingsDans la revue The New England Journal of Medicine, une équipe de scientifiques rapporte le cas d’une femme slovène de 25 ans travaillant depuis 2 ans comme volontaire dans le nord du Brésil. A l’époque, en 2015, et se retrouvant toujours au Brésil, cette femme tombe enceinte. Pendant la 13ème semaine de sa grossesse, elle présente un tableau de fièvre avec douleurs musculaires et une éruption faisant suspecter une infection par le virus Zika, qui sévissait dans cette région du Brésil mais elle n’a pas bénéficié de diagnostic virologique. Les échographies faites sur place à la semaine 14 et 20 de grossesse se sont avérées normales. La femme est rentrée en Slovénie à 28 semaines de gestation et une semaine plus tard elle passe une nouvelle échographie qui montre des anomalies non spécifiées, raison pour laquelle elle est adressée au département de périnatologie d’un hôpital. Une nouvelle ultrasonographie pratiquée à 32 semaines de grossesse montre cette-fois un retard de croissance du fœtus avec une microcéphalie et de nombreuses malformations cérébrales, notamment des calcifications, sans altération placentaire ni du liquide amniotique. En raison de ces anomalies et des antécédents d’une probable infection par le virus Zika, les médecins réalisent, avec le consentement de la patiente, une interruption médicale de grossesse à la semaine 32.
L’autopsie du bébé montre que les anomalies se limitent à la tête, sans qu’aucune autre anomalie n’ait été constatée dans le reste du corps. Outre la microcéphalie, de multiples malformations, notamment une dilatation ventriculaire et de nombreuses calcifications ainsi que des altérations cellulaires du cerveau sont constatées. Fait marquant, les examens immunologiques et au microscope électronique ont montré la présence du virus Zika à des concentrations très importantes (6,5x10è copies de ARN viral par milligramme de tissu cérébral), quantités bien supérieures à celles retrouvées dans le sang des personnes infectées par le virus Zika et similaires aux concentrations retrouvées dans le sperme. Plus surprenant encore, aucune trace du virus n’a été retrouvée dans le reste du corps du fœtus, ce qui est expliqué par les auteurs comme "un très forte tropisme du virus Zika pour le tissu cérébral". Mais pour les scientifiques, cette découverte n’explique pas le mécanisme pathogène du virus sur le cerveau. Par ailleurs, des examens à la recherche du virus dans le liquide amniotique ou le placenta n’ont pas été effectués.

Le virus détecté dans le liquide amniotique chez deux femmes

Dans un autre article publié dans la revue The Lancet Infectious Diseases, des auteurs rapportent la présence du virus Zika chez 2 femmes dont les fœtus avaient une microcéphalie. Les auteurs suggèrent que cette présence oriente sur la possibilité que le virus puisse traverser la barrière placentaire mais pour autant, cela ne constitue pas une preuve que le virus soit la cause de la microcéphalie.
Image result for microcephaly brazilLà encore, s’agissant de deux cas, les auteurs sont prudents et déclarent que pour l’instant, ce qui peut être avancé est la possibilité que le virus puisse passer du sang à travers le placenta pour atteindre le liquide amniotique et potentiellement infecter le fœtus. Le Dr Ana de Filippis, auteure principale de l’article déclare : "Cette étude ne peut pas déterminer si le virus Zika identifié dans le liquide amniotique de ces deux femmes était la cause de la microcéphalie constatée chez les fœtus, ni les mécanismes biologiques responsables, s’il y a un lien". Et de conclure que "d’autres travaux de recherche sont nécessaires pour élucider le plus rapidement ces questions".
Parallèlement, les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (Centers for Disease Control) ont annoncé qu’ils ont retrouvé le virus Zika chez 2 bébés microcéphaliques décédés au Bresil. Ils démarreront d’ici peu un programme avec les autorités de santé brésiliennes pour analyser et documenter une centaine de cas de microcéphalie survenus dans l’état de Paraiba.

Sources :
ICI
Mlakar J, Korva M, Tul N, Mraz J et al. Zika virus associated with microcephaly. N Engl J Med 2016 Feb 10 (disponible en ligne).

Moins on dort, plus on grossit

Moins on dort, plus on grossit L'obésité est de plus en fréquente chez les enfants. Parallèlement, leur temps de sommeil a diminué. Existe-t-il une relation entre ces deux phénomènes ? Le manque de sommeil peut-il faire grossir ?

Sommeil, obésité et hormones

De nombreuses études ont déjà souligné l'existence d'un lien entre le manque de sommeil et l'obésité chez l'enfant. Des facteurs extérieurs, comme les comportements par exemple, pourraient intervenir dans cette relation. Mais les différentes données suggèrent, au moins en partie, des mécanismes hormonaux.

Le manque de sommeil altère la régulation de l'appétit

On sait que le sommeil joue un rôle essentiel dans le développement cérébral et notamment dans la mise en place des mécanismes de régulation de l'appétit et de la dépense énergétique. On sait également que ces mécanismes sont sous l'influence d'hormones dont la leptine et la ghréline. Le dosage de ces deux hormones a montré que leurs concentrations varient fortement en cas de manque de sommeil. C'est également le cas d'autres hormones, comme l'insuline, le cortisol ou l'hormone de croissance. Ainsi, tout déficit de sommeil se répercute sur le système de régulation de l'appétit, dans le sens d'une majoration de la prise de poids.

Moins on dort plus on grossit ou plus on grossit moins on dort ?

Il convient de rappeler l'existence d'un cercle vicieux, lequel doit inciter à intervenir très rapidement, avant que le surpoids ou la dette de sommeil ne soient trop importants.
Lorsque les enfants ne dorment pas suffisamment, ils se réveillent fatigués. En conséquence, ils pratiquent moins d'activités sportives et diminuent ainsi leurs dépenses énergétiques. Parallèlement, leur métabolisme hormonal se modifie progressivement, ce qui majore leurs prises alimentaires. Et une fois l'obésité installée, il devient de plus en plus difficile d'exercer une activité physique suffisante, tandis que l'excès de poids favorise les troubles du sommeil…...
En pratique, pour combattre l'obésité, nos enfants doivent impérativement passer moins de temps devant la télé, l'ordinateur et les jeux vidéo. De cette façon, ils sont plus actifs physiquement, tandis que leur temps de loisirs empiète moins sur la durée de sommeil !
Toute surcharge pondérale débutante doit alerter, car il est plus facile d'intervenir lorsque les kilos superflus ne sont pas trop nombreux ni fortement encrés. Il faut donc surveiller la courbe de croissance de ses enfants et en parler très vite à son médecin dès un début d'anomalie. 

Il n'est pas normal de mal dormir

Il n'est pas normal de mal dormirIl n'est pas normal de mal dormir. Le sommeil est un déterminant de l'état de santé et un indicateur de la qualité de vie. Et vous, souffrez-vous de somnolence ? Faites le test et parlez-en avec votre médecin.

Le sommeil détermine l'état de santé

Le sommeil est une fonction déterminante pour le bon fonctionnement de l'organisme physique et psychique. Mais les troubles du sommeil jouent également un rôle important dans la survenue de certaines maladies ou leur aggravation, comme des complications cardiovasculaires (hypertension artérielle par exemple), psychiatriques, neurologiques et respiratoires. De plus, les liens entre obésité et troubles du sommeil sont désormais clairement démontrés.

A dette de sommeil, risque d'accident accru

Parallèlement, toute perturbation qui se traduit par une dette de sommeil constitue un risque élevé d'accident domestique, de la route et du travail. La somnolence est devenue la première cause d'accident de la route. On estime qu'un quart des accidents mortels sur autoroute est lié à la somnolence.
En effet, toutes les pathologies du sommeil ont les mêmes conséquences. Insomnie, syndrome des jambes sans repos, apnées du sommeil et hypersomnie induisent tous une augmentation de la somnolence diurne. Or, le manque de vigilance durant la journée augmente le risque d'accident lors de toutes les activités : au volant, au travail, à la maison…...

Échelle de somnolence : faites le test !

L'échelle de somnolence d'Epworth permet d'évaluer le degré et la fréquence des périodes de somnolence qui nécessitent une prise en charge médicale. Faites le test.

Vous arrive-t-il de somnoler ou de vous endormir dans les situations suivantes :
notez 0 : s'il ne vous arrive jamais de somnoler : aucune chance de s'endormir,

notez 1 : si cela arrive rarement : faible chance de s'endormir,

notez 2 : si cela arrive assez souvent : chance moyenne de s'endormir,

notez 3 : s'il est certain que vous risquez de vous endormir : forte chance.

Si votre score est supérieur à 12, parlez-en à votre médecin.


- Assis en train de lire .........
- En regardant la télévision .........
- Assis inactif dans un lieu public (cinéma, théâtre, réunions) .........
- Passager d'une voiture ou d'un transport en commun roulant depuis au moins une heure sans arrêt .........
- Allongé l'après-midi lorsque les circonstances permettent de se reposer .........
- En position assise au cours d'une conversation avec un proche .........
- En position assise au calme après un repas sans alcool .........
- Au volant d'une voiture immobilisée depuis quelques minutes dans un embouteillage .........

Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthode

Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthodeDes chercheurs européens ont réussi à mettre au point une méthode simple pour distinguer avec une grande précision, si une tumeur ovarienne est bénigne ou maligne. Il s’agit d’un algorithme permettant d’identifier par échographie avant l’intervention chirurgicale, 89 à 99 % des patientes ayant un cancer de l’ovaire. Une avancée de taille pour le diagnostic de ce cancer redoutable.
Cet algorithme permet d'identifier une grande majorité des cancers de l'ovaire à l'échographie.
Les masses tumorales ovariennes peuvent être bénignes (kyste de l'ovaire) ou malignes (cancer de l'ovaire). Les femmes présentant un kyste ovarien sont traitées par une intervention peu invasive, voire pas traitées, alors que celles ayant un cancer de l’ovaire sont traitées par une chirurgie beaucoup plus lourde pour retirer la tumeur. Le problème est que les tumeurs ovariennes, qu’elles soient bénignes ou malignes, donnent peu ou pas de symptômes au début. Dans le cas du cancer, lorsque les symptômes apparaissent, ils sont peu spécifiques (gêne abdominale, ballonnement…) et tardifs. En général, le cancer est à un stade avancé et est associé à un mauvais pronostic.

Le diagnostic précoce est crucial

Pour diminuer le taux de mortalité et améliorer le pronostic après traitement, il est très important de diagnostiquer le cancer de l’ovaire le plus précocement possible. Jusqu’à récemment, une méthode échographique appelée "simple rule test" était utilisée pour distinguer si une masse tumorale ovarienne était bénigne ou maligne mais dans 20 à 25 % des cas, cet examen ne permettait pas de connaître la nature de la tumeur, ce qui posait problème pour le choix de l’intervention dans de nombreux cas.

Une méthode de détection d’une grande précision

Dans un article publié hier dans la revue American Journal of Obstetrics and Gynecology, un groupe de chercheurs européens (groupe IOTA ou International Ovarian Tumor Analysis) dévoile une méthode améliorée du "simple rule test" qui permet d’affiner de façon importante la distinction par échographie des tumeurs bénignes et malignes de l’ovaire avant l’intervention chirurgicale.
Les chercheurs ont analysé les résultats de la méthode "simple rule test" sur de nombreuses études multicentriques consécutives incluant 5 000 patientes avec une masse tumoral ovarienne. Ces patientes avaient été incluses dans 22 centres de 10 pays pendant plus de 13 ans (entre 1999 et 2012). 
Grâce à l’analyse détaillée des données recueillies dans ces études au niveau échographique (quantité de tissu solide, importance de l’irrigation sanguine, etc.), les chercheurs, ont mis au point un algorithme qui permet de détecter par échographie préopératoire entre 89 et 99 % des tumeurs malignes de l’ovaire.
Pour le Pr Dirk Timmerman, de l’hôpital de Louvain en Belgique et auteur principal de l’étude, "notre équipe a réussi à affiner de manière importante le simple rule test. Désormais, chaque patiente bénéficiera d’un diagnostic précis car ce nouvel algorithme permet de connaitre avec exactitude le risque pour qu’une tumeur ovarienne soit bénigne ou maligne". Cette découverte pourrait changer la pratique clinique très rapidement.

Après des années d'échec, un espoir contre la calvitie

Un homme se fait coiffer à Lisbonne - Patricia de Melo Moreira - AFP/Archives

Après des années d'insuccès, des chercheurs ont fait repousser des cheveux en cultivant en laboratoire des cellules humaines du derme papillaire, suscitant un nouvel espoir de traiter la calvitie qui touche de nombreux hommes, mais aussi des femmes.
"C'est un important pas qui va aider à faire avancer ce champ de recherche", explique à l'AFP le Dr Colin Jahoda, professeur de biologie à l'Université Durham au Royaume Uni, un des principaux co-auteurs de l'étude publiée lundi dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
Les scientifiques tentent en vain depuis quarante ans de cloner des follicules pileux, l'usine à fabriquer des cheveux, en utilisant des cellules du derme papillaire.
Les traitements existants ne peuvent que ralentir la perte des cheveux, mais ils ne stimulent pas la croissance de nouveaux cheveux. L'autre méthode est de prélever des cheveux à l'arrière de la tête pour les implanter sur le devant mais sans aucun gain de cheveux.
Dans cette nouvelle recherche, les cellules humaines, une fois cultivées, ont été réimplantées sur la peau de souris, ce qui a permis de produire des follicules pileux.
"Cette méthode permet de développer un grand nombre de follicules ou de régénérer les follicules existants en utilisant des cellules du derme papillaire provenant d'une centaine de donneurs de cheveux", précise le Dr Angela Christianio, professeur de dermatologie à l'Université Columbia à New York, principal co-auteur de l'étude.
"Cette technique pourrait rendre la greffe de cheveux accessible à des personnes avec un petit nombre de follicules, chez les hommes comme chez les femmes, ou chez les sujets ayant souffert de brûlures", précise-t-elle.
Chez les souris ces cellules peuvent être facilement récupérées et réimplantées dans la peau d'un autre animal.
Cela s'explique surtout par le fait que contrairement aux humains, les cellules papillaires de ces rongeurs s'agglutinent spontanément dans des cultures de laboratoire. Cela leur permet d'interagir et de reprogrammer la peau où elles sont greffées pour produire de nouveaux follicules, en ont déduit les chercheurs.
Recherche des "signaux moléculaires"
Pour cette recherche, des cellules papillaires provenant de sept personnes ont été cultivées en laboratoire où l'on a induit leur agrégation de manière à créer les conditions nécessaires à la croissance des cheveux à l'instar des souris, explique le Dr Claire Higgins, de l'Université Columbia, une autre auteur de ces travaux.
Après quelques jours, ces cellules papillaires insérées entre le derme et l'épiderme d'un fragment de peau humaine ont été greffées sur le dos de souris.
Dans cinq des sept tests, la greffe a produit de nouveaux cheveux pendant au moins six semaines.
Une analyse ADN a montré que les nouveaux follicules pileux étaient humains et génétiquement similaires aux donneurs de cellules papillaires.
Cependant, davantage de travaux sont nécessaires avant que cette technique puisse être testée chez des humains, soulignent les auteurs de l'étude.
Les chercheurs doivent en effet encore déterminer les origines des propriétés intrinsèques des nouveaux cheveux, comme leur couleur, leur angle de pousse, leur emplacement sur la tête et leur texture.
La prochaine étape "est de rechercher les signaux moléculaires" qui contrôlent la production des follicules et donc la croissance des cheveux, juge le Dr Jahola.
A 35 ans, les deux-tiers des hommes aux Etats-Unis perdent, à différents degrés, leur cheveux et à 50 ans 85% se dégarnissent, selon l'American Hair Loss Association. Pour 25% des chauves, ils commencent à perdre leur cheveux avant 21 ans, selon cette association privée dédiée à la lutte contre la calvitie.
Des chercheurs de l'Université de Columbia aux Etats-Unis ont réussi à détourner deux médicaments utilisés dans le traitement de certains cancers pour stimuler la repousse de poils sur des souris.
Un espoir pour un homme sur deux qui souffre de calvitie à partir de 55 ans. Il émane de dermatologues américains qui viennent de publier une étude encourageante dans la revue Sciences Advances. Les chercheurs de l'Université de Columbia démontrent que deux médicaments déjà approuvés par l'agence américaine du médicament (Food and Drug Administration) pourraient résoudre le problème d'alopécie (perte des cheveux).
Un espoir de traitement contre la calvitie Les deux molécules prometteuses, le ruxolitinib et le tofacitinib, sont des traitements actuellement utilisés pour soigner certains cancers mais aussi la polyarthrite rhumatoïde (maladie inflammatoire des articulations). Les médicaments ont été testés sur des souris et des follicules de cheveux humains greffés sur des souris. Ils seraient capables de relancer la croissance des follicules pileux par le blocage de certaines cellules immunitaires responsables de la chute des cheveux.
Dans l'expérience des chercheurs américains, ces médicaments ont été appliqués sous forme de crème sur leurs poils pendant cinq jours. Dix jours plus tard, les poils des souris ont repoussé. La croissance des follicules de cheveux humains greffés sur les rongeurs s'est également accélérée sous l'effet du traitement.

Des tests cliniques à réaliser

"Très peu de composants ont montré une action aussi puissante et rapide" sur la repousse des cheveux, a conclu le Dr Cristiano, auteur de l'étude. Des travaux supplémentaires sont attendus pour déterminer si ces traitements sont véritablement efficaces contre la calvitie, le stade ultime de l'alopécie.

Cigarettes électroniques: de nouvelles substances cancérigènes découvertes

Les cellules soumises à la vapeur des e-cigarettes ont plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir. - pryzmat/ShutterstockLes cellules soumises à la vapeur des e-cigarettes ont plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir. - pryzmat/Shutterstock
(Relaxnews) - Une équipe de chercheurs américains confirment par une nouvelle étude les mises en garde contre la dangerosité des cigarettes electroniques. En laboratoire, ils ont observé les dommages des vapeurs des e-cigarettes sur des cellules humaines.
Pour le Dr Jessica Wang-Rodriquez, auteur principal de cette dernière étude américaine, utiliser des cigarettes électroniques ne serait pas mieux que de fumer des cigarettes classiques. Avec son équipe du laboratoire du "veterans affairs San Diego health system", cette spécialiste en cancérologie assure que les cigarettes électroniques ne sont pas aussi sûres que voudraient le dire les commerçants.
Le 8 décembre dernier, une équipe de chercheurs de l'Harvard T.H. Chan School of Public Health de Boston notait déjà la présence d'un produit chimique, le diacétyle,  lié aux maladies respiratoires graves dans plus de 75% des liquides de cigarettes électroniques qu'elle a testés.
Pour cette nouvelle étude, publiée dans Oral Oncology, les chercheurs de San Diego ont testé deux types de cigarettes électroniques, l'une avec nicotine, l'autre sans. Ils ont découvert que la première version causait le plus de dommages, mais, plus surprenant, celle dont la vapeur ne contenait pas de nicotine altérait aussi les cellules de la bouche et des poumons testées.
"Beaucoup d'études ont montré que la nicotine peut endommager des cellules, déclare le Dr Wang-Rodriguez. Mais nous avons constaté qu'elle n'est pas le seul composant responsable. Il doit y avoir d'autres composants dans les e-cigarettes qui font ces dégâts. Il se peut que nous ayons identifié d'autres composants cancérigènes qui n'avaient jamais été révélés."
Les chercheurs ont créé un extrait de vapeur diffusée par deux cigarettes électroniques de deux marques populaires parmi les 500 existantes et l'ont utilisé pour traiter des cellules humaines. Le constat est clair: l'ADN des cellules exposées à la vapeur a été endommagé.
Autre observation : les cellules soumises aux tests avaient plus de probabilité de s'autodétruire, de se nécroser et de mourir.
Les chercheurs reconnaissent que les cellules testées dans le laboratoire ne sont pas complètement comparables à des cellules vivants dans l'organisme. Selon eux, la vapeur d'e-cigarette pourrait avoir des effets différents que ceux observés dans le laboratoire. De plus, l'équipe n'a pas cherché à reproduire la quantité totale de vapeur inhalée par le fumeur.
Pour les scientifiques, l'objectif est désormais d'identifier individuellement les composés chimiques qui contribuent à détruire les cellules.

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