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19 oct. 2017

Sonde urinaire

La sonde urinaire est un tube introduit dans la vessie par le méat urinaire et l’urètre pour permettre l’évacuation continue ou intermittente de l’urine. On installe une sonde ou cathéter urinaire pour plusieurs raisons. Par exemple, pour surveiller la diurèse horaire suite à une chirurgie ou pour les personnes instables hémodynamiquement. On peut aussi installer une sonde de façon temporaire pour les personnes sédationnées ou pour diminuer les complications liées à la rétention urinaire ou pour recueillir des échantillons d’urine.
Vidéo installation sonde urinaire (Anglais)

L’installation d’une sonde nécessite une ordonnance médicale. La sonde est le plus souvent installée de façon temporaire mais peut quelques fois demeurer en place pour de longue période. Dans cette situation, on parle de sonde à demeure.
La taille de la sonde utilisée peut varier en fonction de l’âge, du sexe de la personne et de l’objectif visé par l’installation.
sonde urinairesac_sonde_urinaire
Matériel
plateau à cathétérisme foley: champs stériles, solution antiseptique, lubrifiant, ouates, pince, seringue d’eau stérile, contenant pour recueillir l’urine, gants stériles)
sonde urinaire x 2 (16 ou 18 Fr. pour adulte), vérifier la date d’expiration
gants stériles supplémentaires
sac de drainage et sac à poubelle + diachylon
serviettes et débarbouillettes
dispositif pour fixer la sonde

Étapes de la procédure
• Vérifier le plan de soins (ou ordonance)
• Se laver les mains
• Vérifier l’identité de la personne et présence d’allergie à l’iode (si allergie à l’iode, utiliser une autre solution que celle fournie dans le nécessaire)
• Donner des explications sur la procédure de soin (aviser la personne de ne pas toucher le champ)
• Préparer l’aire de travail (espage dégagée, éclairage, hauteur de lit et de la table de chevet)
• Isoler la personne
• Faire ou demander à la personne de faire une toilette génitale
• Installer le sac de drainage a/n du sommier et le sac à poubelle au pied du lit (l’urine coule par gravité)
• Installer le patient en décubitus dorsal, jambes écartées (homme) ou décubitus dorsal, jambes écartées et genoux fléchis (femme)
• Ouvrir le plateau de façon aseptique
• À l’aide de la pince, saisir le champ stérile non-troué
• Glisser le champ stérile non-troué (côté plastifié en-dessous) sous le pénis ou sous le siège pour la femme, sans le contaminer
• Ouvrir l’enveloppe extérieure de la sonde et laisser tomber la sonde sur le champ stérile du plateau
• Enfiler les gants stériles
• Placer le champ stérile troué de façon à dégager le pénis ou sur la région vulvaire pour la femme (aviser patient de ne pas toucher)
• Déposer sur le champ stérile le contenu du plateau
• Verser la solution aseptique sur les ouates
• Ouvrir la 2e enveloppe de la sonde
• Ouvrir l’enveloppe de lubrifiant et la vider sur le champ
• Lubrifier la sonde avec des mouvements rotatifs (5 cm pour la femme et 15 cm pour l’homme) et la déposer dans le récipient
• Déposer le récipient stérile entre les cuisses

Désinfecter les organes génitaux
Pour l’homme :
  • tenir fermement le pénis et repousser le prépuce avec la main secondaire tout en écartant le méat (maintenir cette position pendant toute la procédure)
  • prendre une ouate à l’aide de la pince et nettoyer le gland de façon circulaire, du méat vers l’extérieur
  • prendre une autre ouate et nettoyer le méat à nouveau
Pour la femme :
  • ouvrir les grandes lèvres avec la main secondaire (maintenir cette position pendant toute la procédure)
  • prendre une ouate à l’aide de la pince et nettoyer la face interne des grandes lèvres de haut en bas en changeant de ouate pourchaque côté
  • nettoyer les petites lèvres de la même façon
  • prendre une 5e ouate et désinfecter le méat
Aviser le patient et introduire la sonde
Pour l’homme :
  • tenir le pénis perpendiculairement au corps  et introduire la sonde ad une légère résistance soit rencontrée
  • baisser le pénis avec un angle de 60º en exerçant une légère traction et introduire la sonde jusqu’a ce que lurine s’écoule
  • tenir la sonde de la main secondaire et placer l’autre extrémité de la sonde dans le cran du récipient
  • gonfler le ballonnet et tirer légèrement sur la sonde pour s’assurer que le ballonnet est bien gonflé
Pour la femme :
  • introduire la sonde ad écoulement de l’urine
  • introduire de 5 cm de plus et gonfler le ballonnet
  • tirer sur la sonde pour s’assurer que le ballonnet est bien dans la vessie
• Vider le contenu de la vessie dans le récipient gradué et faire un prélèvement au besoin (l’extrémité de la sonde ne doit pas tremper dans l’urine)
• Relier la sonde au sac de drainage
• Enlever les gants
• Fixer la sonde sur la face interne ou le dessus de la cuisse
• Nettoyer les organes génitaux
• Réinstaller le patient
• Mesurer la quantité d’urine recueillie
• Disposer du matériel souillé
• Se laver les mains
• Inscrire au dossier :
- date et heure de l’installation
- calibre de la sonde, nombre de branches
- quantité d’eau dans le ballonnet
- caractéristique et quantité d’urine
- prélèvement s’il y a lieu, réaction du patient
Maintenir un bon drainage par gravité afin d’éviter un reflux d’urine dans la vessie.

2 sept. 2017

Henri Joyeux dénonce les dangers de la pilule contraceptive dans un livre


Henri Joyeux dénonce les dangers de la pilule contraceptive dans un livre
- Quelques mois après le scandale des pilules de 3e et 4e générations, les Éditions du Rocher présentent "La Pilule contraceptive", un ouvrage destiné à alerter les femmes et le public en général sur les dangers de cette méthode de contraception.

Coécrit par le Pr Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, et le journaliste Dominique Vialard, ce livre de plus de 300 pages revient dans un premier temps sur l'histoire de la pilule contraceptive, et explique comment fonctionnent la contraception hormonale et le traitement hormonal substitutif (THS).
Si l'intégralité de l'ouvrage dénonce les dangers de cette méthode de contraception, la véritable bombe intervient au chapitre 6, avec une énumération - explications à la clé - des effets secondaires "passés sous silence" des pilules. Les auteurs parlent notamment de fatigue chronique, de désordres auto-immuns, de phénomènes allergiques, de tumeurs bénignes ou encore de risques de cancer.
Cet ouvrage s'achève avec la mise en avant de nouvelles alternatives contraceptives.

Contraception : Pilule, attention danger ?

Depuis qu’une jeune femme atteinte d’un AVC a accusé sa pilule d’être à l’origine de son handicap, les médias se sont emparés de l’affaire et s’inquiètent de la nocivité potentielle de la pilule. Pour tenter de faire le point sur la question le docteur Bérengère Arnal, médecin gynécologue obstétricien.

Bérangère Arnal : Il me semble que la plainte déposée par Marion Larat est le point de départ pour les médias de ce déferlement d’informations, de mises au point diverses et variées, parfois contradictoires. Les acteurs sont multiples : la ministre qui prend une décision politique, les médecins qui ne souhaitent pas voir le nombre d’avortements augmenter en France si les femmes prennent moins la pilule, les laboratoires qui gagnent beaucoup d’argent avec la contraception hormonale, les femmes qui bénéficient de cette contraception et qui sont scindées en deux groupes, celles qui la supportent bien et celles qui ont des effets secondaires.
Les femmes sont quelque peu perdues face à cette flopée d'informations souvent contradictoires… Ne peuvent-elles pas faire confiance à leur gynécologue qui leur assure bien souvent qu'il n'y a pas de risques (je pense notamment à la question récurrente du cancer du sein) ?
Bérangère Arnal : Les gynécologues tout comme les généralistes sont des médecins de confiance. Il n’y a pas lieu de leur retirer la confiance des femmes. Concernant le risque de cancer du sein, je souhaite rappeler deux éléments : en 2005, le CIRC a classé la pilule oestro-progestative comme substance cancérigène avérée. Ce sont des experts internationaux qui ont analysé des milliers de données avant de diffuser cette classification. Quelle est la première chose que le médecin dit à une femme qui a un cancer du sein ou un accident thrombo-embolique veineux ou artériel ? Madame, stoppez immédiatement votre pilule ou votre traitement hormonal.
Les jeunes femmes sont très généralement orientées vers la pilule. Pourquoi ne leur présente-t-on pas d'autres modes de contraception ?
Résultat d’images pour danger pulule contraceptiveBérangère Arnal : La contraception par préservatif masculin est largement prônée depuis des années, en protection des MST. La contraception par préservatif féminin est selon moi, une atteinte à la dignité de la femme. La contraception par ovules spermicides ou par diaphragme, ou d’autres méthodes naturelles (glaire, courbe thermique…) qui présentent un petit risque de grossesse, me paraissent plus adaptées à la femme mature. En couple, le stérilet en cuivre même pour les femmes n’ayant pas eu d’enfants (il existe depuis près de trente ans un stérilet de petite taille pour ces femmes ou jeunes filles) est une bonne solution.
Comment expliquer que les pilules de 3e et 4e génération soient visiblement plus "dangereuses" alors qu'elles sont plus récentes ?
Bérangère Arnal : Le problème se situe sur la nature du progestatif associé aux oestrogènes choisi pour ces pilules. Gestodène, désogestrel, norgestimate, drospirenone, acétate de cyprotérone augmentent le risque thrombo-embolique. Des pilules récentes et d’autres bien plus anciennes sont concernées par ces composants. Par principe, je suis pour des pilules les moins dosées en oestrogènes, autre facteur de risque thrombo-embolique. Je pense aux pilules de cinquième génération (15 ou 20 gamma d’oestrogènes). Deux pilules (contenant valerate d’oestradiol pour l’une et 17 beta oestradiol pour l’autre) très récentes, contiennent un œstrogène bio-identique qui présenterait moins de risques. Je milite pour que l’on retire du marché (et du remboursement) des pilules bien trop dosées qui datent de 1974, 1975, 1976 et qui sont encore prescrites à des jeunes filles. 1974-2013 : cela fait 39 ans, soit le temps de deux générations de femmes, c’est un scandale que je nomme, le scandale des pilules préhistoriques.
Aujourd'hui, une nouvelle polémique a été lancée autour de Diane 35. Quel est votre point de vue sur cette pilule très utilisée ?
Résultat d’images pour deces pulule contraceptiveBérangère Arnal  Diane 35 a été mise sur le marché en 1987 ! Elle contient 35 gamma d’oestrogènes donc elle est beaucoup trop dosée. De plus, elle est associée à l’acétate de cyprotérone, qui augmente de manière certaine le risque thrombo-embolique. Oublions-la sauf pour une jeune fille défigurée par l’acné, à condition que son bilan biologique de thrombophilie soit normal, qu’elle ne fume pas et qu’elle ne la prenne pas trop d’années.
Il est possible de se faire délivrer la pilule avec une vieille ordonnance. Pensez-vous qu'il faille revenir sur cette législation ?
Bérangère Arnal : Je pense que la pilule oestro-progestative ne devrait être délivrée que par un médecin, après un interrogatoire bien mené et un bilan biologique normal (bilan lipidique, glycémie, bilan de thrombophilie) sachant que deux éléments de ce bilan ne sont pas remboursés, je propose d’envisager leur prise en charge.
Que conseillez-vous aux femmes pour se prémunir d'un maximum de risques tout en ayant une bonne contraception ?
Bérangère Arnal : Ne pas fumer et prendre une pilule faiblement dosée en œstrogènes, et ne contenant aucune des 5 molécules incriminées comme progestatif. Et surtout, ne pas la prendre plus de dix ans dans la vie d’une femme.

Incontinence urinaire chez l’homme : quand faut-il s’inquiéter ?

Le fatalisme des hommes et parfois de leur médecin devant une incontinence urinaire est à combattre. On entend trop souvent  « C’est l’âge », « c’est la vieillesse et son lot inévitable d’ennuis de santé »…. Non seulement ces fuites intempestives ne sont jamais normales mais elles ne sont jamais dues à l’âge. En cause, la prostate essentiellement, mais une hyperactivité de la vessie est aussi possible, analyse le Pr François Desgrandchamps, chef du service d'Urologie de l'hôpital Saint-Louis (Paris).

Incontinence urinaire : il faut toujours s’en inquiéter

L’homme n’a aucune raison de s’accommoder de fuites urinaires, qui n’ont rien à voir avec un quelconque vieillissement physiologique. Chez lui, il existe deux grandes causes d’incontinence urinaire. La première est l’incontinence dite « iatrogène », c’est à dire consécutive à des opérations chirurgicales sur la prostate, pour les plus courantes.
Ces dernières -prostatectomie radicale (ablation de la glande prostatique) ou résection transurétrale de prostate (opération par les voies naturelles), sont des interventions réalisées en cas de cancer de la prostate ou d’hyperplasie bénigne de prostate. Toutes peuvent soit créer une incontinence soit révéler une hyperactivité de la vessie préexistante.
Alors que l’ablation de la glande de la prostate laisse un sphincter mobile et incapable de retenir l’urine à l’effort, la résection transurétrale peut favoriser un envahissement du sphincter par des tissus fibreux qui joue ensuite mal son rôle de rétention. Quant à l’hyperactivité de la vessie préexistante sous-jacente, elle était ignorée car l’obstacle que représentait la prostate protégeait des fuites. Une fois celle-ci enlevée, le sphincter ne joue plus que partiellement son rôle et, comme chez la femme, de grandes contractions de la vessie « hyperactive » vont alors provoquer les fuites incontrôlables.
Pr François Desgrandchamps : « Dans le cadre post-opératoire, les fuites peuvent être soit des fuites à l’effort (en cas de toux, d’activité physique etc.), soit des fuites par hyperactivité de la vessie, lorsque celle-ci est présente avant l’opération. D’où l’intérêt pour le médecin de connaître le contexte des fuites et leur nature pour les traiter judicieusement ».

La prostate, le principal coupable

Le principal coupable des fuites chez l’homme est la prostate. Hors opérations chirurgicales, elle peut provoquer une incontinence urinaire au tout début de la croissance de la prostate, phénomène qui survient avec l’âge, à partir de 40-50 ans. Voici comment : du fait de cet obstacle naissant, la vessie réagit en devenant hyperactive : l’homme doit forcer pour exprimer l’urine. En réaction, la vessie adopte un comportement anormal et provoque des envies d’uriner irrépressibles.
Toujours en début d’évolution de l’obstacle prostatique, il existe un autre type de fuites : celui des « gouttes retardataires ». Au lieu de se précipiter pour uriner comme dans le cas précédent, l’homme urine normalement. Le jet d’urine peut être long à venir, s’interrompre puis reprendre mais, lorsqu’il croit avoir vidé sa vessie, l’urine continue à s’écouler. L’obstacle de la prostate est en cause dans ces fuites dites « par engorgement ».
A l’opposé, un autre type d’incontinence dû à la prostate se rencontre plutôt en cas d’évolution très avancée de la glande. La vessie est pleine en permanence (« rétention chronique d’urine ») avec  jusqu’à 500 mL ou 1 litre stockés dans la vessie ; la moindre pression déclenchant une fuite.
Pr Desgrandchamps : « Dernier cas de figure, il peut aussi exister une hyperactivité vésicale dite isolée, c’est à dire qui n’est due qu’au caractère propre hypercontractile de la vessie, sans implication de la prostate dans ce phénomène. Comme chez les femmes, cette hyperactivité de la vessie engendre des envies fréquentes d’uriner (fuites par impériosité ou par urgence) ».

La fin d’un dogme : les médicaments anticholinergiques possibles chez l’homme

Pour déceler le type de mécanisme en jeu dans l’incontinence urinaire de l’homme, l’interrogatoire médical, par le médecin généraliste ou l’urologue, suffit la plupart du temps. Il sert à repérer les circonstances des fuites. Par exemple, après une opération de la prostate, un faible jet d’urine oriente vers une cause prostatique alors qu’un jet puissant peut indiquer une incontinence par impériosité.
L’outil essentiel pour affiner l’étiologie de l’incontinence est le calendrier mictionnel qui recense le nombre de miction, leur fréquence, leur volume, le volume total sur 24h etc.
Déterminer si la prostate est impliquée dans les fuites est primordial. Il est en effet essentiel de ne pas proposer des thérapeutiques ou des chirurgies pour la prostate alors que la vessie est seule responsable des fuites.
Pr Desgrandchamps : « Si l’incontinence arrive après ablation de la prostate à cause d’un cancer et se manifeste par des fuites survenant lors d’effort, le médecin proposera plutôt une rééducation périnéale puis la pose des bandelettes urinaires pour soutenir le canal de l’urètre par lequel transite l’urine. Si l’incontinence est plutôt par impériosité, les médicaments de choix sont les « anticholinergiques » ou les « sympathomimétiques » ; leurs propriétés imitent la stimulation du système nerveux sympathique, celui qui contrôle les mouvements involontaires et inconscients de l’organisme. A ce titre, un dogme doit tomber : chez l’homme comme chez la femme, il est possible de donner des anticholinergiques pendant de longues durées. Ces médicaments ont longtemps été proscrits chez l’homme du fait d’un potentiel risque de rétention urinaire. Il est désormais bien démontré que ce risque est nul lorsque la vessie se vide normalement. Il est possible de les prescrire dès qu’il y a moins de 200 mL de résidu mictionnel. L’amélioration des fuites est alors immédiate et concerne la majorité des patients traités ».


20 févr. 2016

Dépister un cancer du col de l'utérus grâce à un smartphone

Dépister un cancer du col de l'utérus grâce à un smartphoneUne start-up a créé un accessoire pour smartphone qui permet de prendre une "image" de ses tissus intimes. Un outil utile dans les pays en voie de développement, où l'accès aux tests classiques de dépistage est insuffisant.
L'idée est toute simple : transformer son smartphone en colposcope mobile, l'appareil qui permet d'inspecter le vagin et le col de l'utérus.
Comment ? L'outil, notamment composé d'une lumière et d'une loupe, se fixe au téléphone et permet de prendre des photos du col de l'utérus.  Il suffit de placer le téléphone à environ 25 centimètres du corps de la femme pour obtenir des images. Grâce à une application, celles-ci sont ensuite envoyées à des médecins pour analyse.
Mobile ODT, la start-up israélienne, à l'origine de ce système unique au monde, rappelle que 85 % des femmes dans le monde n'ont pas accès aux technologies de dépistage du cancer du col de l'utérus. Or, ce cancer qui se développe sur le long terme - 20 ans - se soigne très bien, lorsqu'il est dépisté tôt.
Avant la colposcopie, le frottis est le premier examen de référence pour dépister une lésion du col. Entre 25 et 65 ans, il est recommandé d'en effectuer un tous les trois ans, après deux frottis normaux faits à un an d'intervalle.
Pour l'instant, 150 exemplaires du colposcope mobile ont été vendus à travers le monde, notamment au Kenya ou en Haïti. Il coûte dix fois moins cher qu'un colposcope d'hôpital.
Source : ICI 
En savoir plus : explications (en anglais) sur le site de Mobile ODT.

5 oct. 2015

Le Royaume-Uni autorise les greffes d'utérus

Image result for greffe d'uterusLes chirurgiens britanniques viennent d'obtenir le feu vert pour entreprendre les premières transplantations d'utérus au Royaume-Uni. Si les obstacles techniques et financiers sont nombreux, une réussite de leur part pourrait considérablement accélérer la recherche dans le domaine. 
Un an après la naissance en Suède du premier bébé né grâce à une greffe d'utérus, des chirurgiens britanniques ont annoncé, mercredi 30 septembre 2015, avoir reçu l'autorisation de réaliser le premier essai clinique de transplantation d'utérus au Royaume-Uni, qui devrait concerner dix femmes.
Approuvé par une commission de l'Imperial College, une université londonienne, l'essai devrait débuter au printemps prochain et sera mené par des chercheurs de l'organisation Womb Transplant UK.
La greffe s'adressera à des femmes nées sans utérus (ce qui concerne une femme sur 4.500 en France et une sur 5.000 au Royaume-Uni), mais aussi à celles ayant subi une ablation de l'utérus, après un cancer par exemple. Selon le Dr Richard Smith, qui dirigera l'équipe, la transplantation "est clairement une option viable pour ces femmes qui, autrement, n'ont aucune chance de porter leur propre bébé".
Pour l'heure, les scientifiques vont d'abord sélectionner les receveuses potentielles selon des critères précis : elles doivent avoir entre 25 et 38 ans, être en bonne santé et engagée dans une relation de couple stable, mais surtout posséder des ovaires fonctionnels, capables de produire des ovules.
Selon la BBC, plus de 300 candidates se sont déjà manifestées auprès de l'équipe médicale en charge de la transplantation, mais une centaine seulement remplissent ces critères. Dans un premier temps dix d'entre-elles bénéficieront de la greffe.

Une intervention lourde et encore inédite

Les utérus proviendront de donneuses en état de mort cérébrale mais maintenues en vie. En effet, "la récupération des organes est une opération plus lourde que la transplantation", explique le Dr Smith, "nous ne voulons pas imposer cette opération à une donneuse vivante".
Avant le début des essais, des embryons seront d'abord formés in vitro à partir des ovules de la donneuse et du sperme de son compagnon ou d'un donneur, avant d'être congelés.
Les femmes subiront ensuite une opération de six heures pour recevoir la transplantation, et suivront un traitement médical pendant un an pour éviter le rejet de la greffe, avant d'être finalement inséminées. Les naissances auront lieu par césarienne, pour éviter de soumettre l'utérus au stress de l'accouchement.
Six mois après la première naissance, chaque femme se verra proposer une nouvelle grossesse. En cas de refus, les médecins procéderont à une hystérectomie, afin de réduire les risques liés aux traitements anti-rejets notamment.

Un projet plausible mais parsemé d'embûches

Seul bémol, la Womb Transplant UK doit encore réunir les 500.000 livres (677.000 euros) nécessaires pour mener à bien son projet, le coût de chaque opération étant estimé à 40.000 livres (environ 54.000 euros), selon la BBC.
Image result for greffe d'uterusToutefois, le Dr Smith, qui travaille depuis près de 20 ans sur le projet, se dit "énormément optimiste" et affirme être toujours parvenu à réunir suffisamment d'argent grâce aux dons, selon le journal The Guardian.
Sous réserve donc d'un financement suffisant et de premiers résultats probants, le premier bébé britannique issu d'une greffe utérine pourrait naître fin 2017 ou début 2018.
Si les chirurgiens britanniques réussissent leur projet, le Royaume-Uni deviendra la deuxième nation à y parvenir après la Suède, le Comité d'éthique suédois ayant autorisé les premiers essais humains en 2014. Neuf femmes ont ainsi bénéficié d'une transplantation utérine, et quatre enfants sont nés depuis un an.
Mais, contrairement au protocole mis en place par les britanniques, les chirurgiens suédois ont systématiquement eu recours à des donneuses vivantes et ménopausées. Dans cinq cas, les donneuses étaient d'ailleurs les mères des receveuses, par souci de compatibilité. Pour l'heure, aucun bébé n'est donc né des suites d'un prélèvement cadavérique, les rares tentatives s'étant soldées par un échec.

En France, on reste frileux

En France, aucun feu vert n'a été donné par les autorités sanitaires et par l'Agence de la Biomédecine, et les seules solution pour les patientes dont l'utérus n'est pas fonctionnel (ou inexistant) sont donc l'adoption, la gestation pour autrui étant interdite en France.
Toutefois cela n'empêche pas que deux équipes françaises se préparent pour la greffe d'utérus. Ainsi, à Limoges, l'équipe des Dr Tristan Gauthier et Pascal Pivert a notamment réalisés plusieurs prélèvements d'utérus sur des femmes en état de mort cérébrale. En parallèle, à l'hôpital Foch de Suresnes, une équipe dirigée par les docteurs Jean Marc Ayoubi et René Frydman (à qui l'on doit le premier bébé éprouvette français) envisage quant à elle des prélèvements sur des femmes donneuses bien vivantes.
L'Académie de médecine commence également à s'intéresser à la greffe d'utérus, puisqu'elle a publié le 23 juin 2013 un rapport très complet sur le sujet. Si elle reconnaît que la transplantation utérine constitue une "alternative devenue crédible" et soulève "un immense espoir", elle s'interroge sur le manque de données concernant le risque chirurgical mais aussi les effets du traitement immunosuppresseur sur la mère et l'enfant.
Pour l'heure, l'Académie suggère d'attendre la poursuite des programmes de recherches. Une chose est certaine : cette tentative anglaise risque de pousser les autorités sanitaires françaises à reconsidérer leur position.
Source : ICI

11 sept. 2015

Les vertus santé du sperme

Le sperme aurait des vertus insoupçonnées… C'est du moins ce qu'affirment de nombreux articles qui ressortent ponctuellement dans différents médias. Au-delà du buzz suscité par ces annonces, Doctissimo distingue le vrai du faux.
Il blanchit les dents, protège du cancer, fait maigrir, fait repousser les cheveux, lutte contre la dépression… Une recherche sur Internet liée aux supposées vertus du sperme risque de vous apporter une quantité illimitée de réponses … Mais comment distinguer les résultats d'études scientifiques des blagues de potaches ? Doctissimo vous aide à y voir plus clair.

Le sperme lutte contre la dépression

Sperme santéChercheur en psychobiologie à l'Université d'Albany (Etats-Unis), le Dr Gordon Gallup 1 a recruté 293 jeunes étudiantes et les a divisées en groupes en fonction de la fréquence à laquelle leur(s) partenaire(s) utilisait un préservatif. Parallèlement, il a évalué leur humeur grâce à un questionnaire validé (Beck Depression Inventory). Plus le score est élevé, plus l'humeur est dépressive.
Les chercheurs ont constaté que les femmes dont les partenaires n'ont jamais utilisé de préservatif avait un score moyen de 8 ; ceux qui les utilisaient parfois un score moyen de 10,5 ; ceux qui ont l'habitude de les utiliser un score de 15 et ceux qui les utilise toujours 11.3. Les femmes qui n'ont pas de relations sexuelles ont eu un score de 13,5. Plus le temps écoulé depuis le dernier rapport sexuel était long, plus les femmes qui utilisaient parfois ou jamais de préservatif étaient déprimées. Une différence qui n'était pas retrouvé chez les femmes qui avaient l'habitude d'utiliser un préservatif ou celles qui y recouraient toujours. Même en tenant compte d'autres facteurs (la fréquence des relations sexuelles, les traits de caractère des femmes, l'utilisation de contraceptifs oraux, la solidité de la relation…), l'influence de l'exposition au sperme semblait influer sur l'humeur.
Le sperme contenant des hormones capables d'influer sur l'humeur (testostérone, oestrogènes, prolactine…), celles-ci pourraient se retrouver au niveau de la circulation sanguine, en cas de relation sexuelle classique ou même de fellation. Selon le chercheur cité par le New Scientist 2, " Puisque les stéroïdes des pilules contraceptives peuvent survivre au processus de digestion, je suppose qu'il en est de même pour certaines des molécules chimiques contenues dans le sperme". Néanmoins, le nombre de participantes, la méthodologie basée sur un questionnaire déclaratif et la discordance entre les groupes qui utilisent toujours et fréquemment le préservatif font que les résultats de cette étude ne peuvent être considérés comme des vérités absolues.
De manière plus sûre, on sait que les relations sexuelles consentantes favorisent la libération d'endorphines et de dopamine au niveau du cerveau, deux neurotransmetteurs associés à un état général de bien-être… et que pour vous protéger des infections sexuellement transmissibles, il est préférable de sortir "couverts".

Le sperme, un composé-clé contre le vieillissement ?

Contenue dans le sperme (mais également dans les fromages, les champignons, les produits à base de soja, les légumineuses, le maïs et les grains entiers), la spermidine pourrait lutter contre le vieillissement cellulaire, y compris ceux liés au déclin cognitif. Dans le cadre d'une étude conduite sur des mouches Drosophila melanogaster 3, ce composé ajouté à leur régime alimentaire pourrait ralentir leur processus de vieillissement . Une autre étude confirme moins de dommages liés au vieillissement (et donc une durée de vie plus importante) pour des vers, des souris et même des cellules immunitaires humaines cultivées in vitro. 4
Pas de quoi extrapoler ces résultats et dire que la spermidine est le nouveau Graal contre le vieillissement cellulaire... Néanmoins, ces résultats préliminaires concernant un composé naturel a priori dénué d'effets secondaires sont encourageants. Ils nécessitent encore des recherches pour en connaître l'impact réel chez l'homme.

Le sperme fait repousser les cheveux

Image result for spermeEncore une fois, la spermidine testée sur des cellules souches de cuir chevelu humain aurait provoqué un allongement de la croissance des cheveux et une régénérescence du follicule pileux. Il s'agit d'une étude in vitro réalisée sur des cultures de cellules de peau et de cheveux en laboratoire.
Selon les chercheurs 5, " ces données fournissent la première preuve que la spermidine est un puissant stimulateur de la pousse des cheveux humains". Avant de vous aventurer sur des shampoings aux composés douteux, sachez que la spermidine est présente dans les fromages et certains fruits et légumes.

L'exposition au sperme réduit le risque de prééclampsie

Selon des chercheurs australiens, le contact répété avec le sperme du partenaire permettrait au corps de la femme de mieux se préparer à une future grossesse avec ce géniteur. Dans le détail, cela permettrait au système immunitaire féminin de ne pas considérer les protéines issues du père comme étrangères. Car le sperme contiendrait un facteur, appelé TGF-Beta qui empêcherait la réaction normale de rejet. Par la suite, le système immunitaire de la mère ne considérerait pas comme étranger le fœtus ou le placenta, qui contiennent des protéines issues du père. Cela protégerait ainsi de problèmes d'infertilité, de fausses couches et d'hypertension pendant la grossesse, liés à des réactions anormales des défenses naturelles de l'organisme.
Selon ces chercheurs, l'exposition répétée au sperme pourrait même diminuer les risques de prééclampsie6. Il suffirait que la femme ait été en contact répété avec le sperme même un an avant la conception. Et le bénéfice de l'exposition pourrait se faire lors d'une relation "classique" mais aussi au cours d'autres actes sexuels… comme le sexe oral. Cela reste une simple hypothèse puisque les femmes qui pratiquent le plus la fellation sont aussi celles qui avaient le plus de rapports sexuels. Il reste difficile de recommander cette pratique en prévention de la prééclampsie.

Le sperme ne protège pas du cancer

Retour sur une légende urbaine qui a réussi à duper certains médias … En octobre 2003, une fausse dépêche de l'Associated Press reprise sur une fausse page CNN rapporte que la pratique de la fellation deux fois par semaine réduit le risque de cancer du sein de 40 % ! L'un des chercheurs, le Dr Helena Shifteer allait jusqu'à déclarer " J'essaie de faire une fellation au moins une fois tous les deux soirs pour réduire mes chances de cancer" 7.
Reprise par de nombreux sites dans le monde, cette annonce était une vaste supercherie de Brandon Williamson, un étudiant de la North Carolina State University (Etats-Unis). Ce dernier s'est finalement excusé auprès de son université et de CNN pour ce faux rapport ainsi qu'à " tous les hommes qui n'ont pas profité de cet article dans le temps...". Citée dans ce faux communiqué, la société américaine sur le cancer a dû publier un démenti8.
Mais cette fausse vérité sur le sperme n'est pas la seule…

Le sperme ne fait pas maigrir

D'un volume de 2 à 6 ml, une éjaculation équivaut à 15-30 calories, pas de quoi peser sur la balance même pour les plus acharné(e)s de la fellation. Mais en juin 2013, réapparaissait une étude mystérieuse selon laquelle le sperme permettait de faire perdre du poids deux fois plus vite, grâce à une substance miracle : l'alcaline. Pour appuyer cette affirmation, certains articles citent une étude d'Ingrid Fleischer de l'Université d'Hamburg. Mais après vérification, il est impossible de trouver la trace de cette étude ou de cette chercheuse… Encore un "hoax" repris par de nombreux médias, mais démonté par d'autres plus rigoureux comme Slate 9.

Le sperme se cuisine

Image result for spermePremier ou second degré ? Un infirmier de San Francisco, Paul "Fotie" Photenhauer, s'est spécialisé dans les livres de recettes contenant du sperme. Son premier livre " Natural Harvest" publié en 2009 a été suivi de " Semenology: The Semen Bartender's Handbook", dédié aux cocktails et aux sauces… Interrogé par Rue69, il déclarait en janvier 2009 " J'ai déjà vendu 800 exemplaires. Ce livre n'est pas une blague. Je reçois des emails de personnes ayant acheté le livre, elles adorent ! On m'envoie de nouvelles recettes, et même les hommes se mettent à le cuisiner".
Rappelons que le sperme peut être un agent contaminant d'infections sexuellement transmissibles, notamment le sida et l'hépatite B. Si certaines études le parent de vertus santé, il est préférable en cas de doutes d'opter pour la prévention en utilisant un préservatif.

Mis à jour le 08 juin 2015
Sources :
1 - Does semen have antidepressant properties? - Gallup GG Jr, Burch RL, Platek SM - Arch Sex Behav. 2002 Jun;31(3):289-93 (abstract accessible en ligne)
2 - Semen acts as an anti-depressant - 26 juin 2002 (article disponible en ligne)
3 - Spermidine-triggered autophagy ameliorates memory during aging - Sigrist SJ, Carmona-Gutierrez D, Gupta VK, Bhukel A, Mertel S, Eisenberg T, Madeo F - . Autophagy. 2014 Jan 1;10(1):178-179. Epub 2013 Nov 15. (abstract accessible en ligne)
4 - Induction of autophagy by spermidine promotes longevity - Tobias Eisenberg et al. - Nature Cell Biology 11, 1305 - 1314 (2009) - (abstract accessible en ligne)
5 - Spermidine promotes human hair growth and is a novel modulator of human epithelial stem cell functions - Ramot Y, Tiede S, Bíró T, Abu Bakar MH, Sugawara K, Philpott MP, Harrison W, Pietilä M, Paus R . PLoS One. 2011;6(7):e22564. doi: 10.1371/journal.pone.0022564. Epub 2011 Jul 27. ( étude complète en ligne)
6 - Duration of sexual relationship and its effect on preeclampsia and small for gestational age perinatal outcome. - Kho EM, McCowan LM, North RA, Roberts CT, Chan E, Black MA, Taylor RS, Dekker GA; SCOPE Consortium. J Reprod Immunol. 2009 Oct;82(1):66-73. doi: 10.1016/j.jri.2009.04.011. Epub 2009 Aug 12. ( abstract accessible en ligne)
7 - Claim: Fellatio Decreases Risk of Breast Cancer in Women - Urban Legends ( article accessible en ligne)
8 - Fellatio and Breast Cancer - American Cancer society ( accessible en ligne)
9 - La presse nous fait avaler n'importe quoi, même du sperme - Slate - Publié le 09/07/2013 ( accessible en ligne)
10 - Gastronomie : vous reprendrez bien un peu de sperme ? - Rue 69 - janvier 2009 - ( article accessible en ligne)
Source ICI
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Sonde urinaire

La sonde urinaire est un tube introduit dans la vessie par le méat urinaire et l’urètre pour permettre l’évacuation continue ou intermittente de l’urine. On installe une sonde ou cathéter urinaire pour plusieurs raisons. Par exemple, pour surveiller la diurèse horaire suite à une chirurgie ou pour les personnes instables hémodynamiquement. On peut aussi installer une sonde de façon temporaire pour les personnes sédationnées ou pour diminuer les complications liées à la rétention urinaire ou pour recueillir des échantillons d’urine.
Vidéo installation sonde urinaire (Anglais)

L’installation d’une sonde nécessite une ordonnance médicale. La sonde est le plus souvent installée de façon temporaire mais peut quelques fois demeurer en place pour de longue période. Dans cette situation, on parle de sonde à demeure.
La taille de la sonde utilisée peut varier en fonction de l’âge, du sexe de la personne et de l’objectif visé par l’installation.
sonde urinairesac_sonde_urinaire
Matériel
plateau à cathétérisme foley: champs stériles, solution antiseptique, lubrifiant, ouates, pince, seringue d’eau stérile, contenant pour recueillir l’urine, gants stériles)
sonde urinaire x 2 (16 ou 18 Fr. pour adulte), vérifier la date d’expiration
gants stériles supplémentaires
sac de drainage et sac à poubelle + diachylon
serviettes et débarbouillettes
dispositif pour fixer la sonde

Étapes de la procédure
• Vérifier le plan de soins (ou ordonance)
• Se laver les mains
• Vérifier l’identité de la personne et présence d’allergie à l’iode (si allergie à l’iode, utiliser une autre solution que celle fournie dans le nécessaire)
• Donner des explications sur la procédure de soin (aviser la personne de ne pas toucher le champ)
• Préparer l’aire de travail (espage dégagée, éclairage, hauteur de lit et de la table de chevet)
• Isoler la personne
• Faire ou demander à la personne de faire une toilette génitale
• Installer le sac de drainage a/n du sommier et le sac à poubelle au pied du lit (l’urine coule par gravité)
• Installer le patient en décubitus dorsal, jambes écartées (homme) ou décubitus dorsal, jambes écartées et genoux fléchis (femme)
• Ouvrir le plateau de façon aseptique
• À l’aide de la pince, saisir le champ stérile non-troué
• Glisser le champ stérile non-troué (côté plastifié en-dessous) sous le pénis ou sous le siège pour la femme, sans le contaminer
• Ouvrir l’enveloppe extérieure de la sonde et laisser tomber la sonde sur le champ stérile du plateau
• Enfiler les gants stériles
• Placer le champ stérile troué de façon à dégager le pénis ou sur la région vulvaire pour la femme (aviser patient de ne pas toucher)
• Déposer sur le champ stérile le contenu du plateau
• Verser la solution aseptique sur les ouates
• Ouvrir la 2e enveloppe de la sonde
• Ouvrir l’enveloppe de lubrifiant et la vider sur le champ
• Lubrifier la sonde avec des mouvements rotatifs (5 cm pour la femme et 15 cm pour l’homme) et la déposer dans le récipient
• Déposer le récipient stérile entre les cuisses

Désinfecter les organes génitaux
Pour l’homme :
  • tenir fermement le pénis et repousser le prépuce avec la main secondaire tout en écartant le méat (maintenir cette position pendant toute la procédure)
  • prendre une ouate à l’aide de la pince et nettoyer le gland de façon circulaire, du méat vers l’extérieur
  • prendre une autre ouate et nettoyer le méat à nouveau
Pour la femme :
  • ouvrir les grandes lèvres avec la main secondaire (maintenir cette position pendant toute la procédure)
  • prendre une ouate à l’aide de la pince et nettoyer la face interne des grandes lèvres de haut en bas en changeant de ouate pourchaque côté
  • nettoyer les petites lèvres de la même façon
  • prendre une 5e ouate et désinfecter le méat
Aviser le patient et introduire la sonde
Pour l’homme :
  • tenir le pénis perpendiculairement au corps  et introduire la sonde ad une légère résistance soit rencontrée
  • baisser le pénis avec un angle de 60º en exerçant une légère traction et introduire la sonde jusqu’a ce que lurine s’écoule
  • tenir la sonde de la main secondaire et placer l’autre extrémité de la sonde dans le cran du récipient
  • gonfler le ballonnet et tirer légèrement sur la sonde pour s’assurer que le ballonnet est bien gonflé
Pour la femme :
  • introduire la sonde ad écoulement de l’urine
  • introduire de 5 cm de plus et gonfler le ballonnet
  • tirer sur la sonde pour s’assurer que le ballonnet est bien dans la vessie
• Vider le contenu de la vessie dans le récipient gradué et faire un prélèvement au besoin (l’extrémité de la sonde ne doit pas tremper dans l’urine)
• Relier la sonde au sac de drainage
• Enlever les gants
• Fixer la sonde sur la face interne ou le dessus de la cuisse
• Nettoyer les organes génitaux
• Réinstaller le patient
• Mesurer la quantité d’urine recueillie
• Disposer du matériel souillé
• Se laver les mains
• Inscrire au dossier :
- date et heure de l’installation
- calibre de la sonde, nombre de branches
- quantité d’eau dans le ballonnet
- caractéristique et quantité d’urine
- prélèvement s’il y a lieu, réaction du patient
Maintenir un bon drainage par gravité afin d’éviter un reflux d’urine dans la vessie.

Henri Joyeux dénonce les dangers de la pilule contraceptive dans un livre


Henri Joyeux dénonce les dangers de la pilule contraceptive dans un livre
- Quelques mois après le scandale des pilules de 3e et 4e générations, les Éditions du Rocher présentent "La Pilule contraceptive", un ouvrage destiné à alerter les femmes et le public en général sur les dangers de cette méthode de contraception.

Coécrit par le Pr Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, et le journaliste Dominique Vialard, ce livre de plus de 300 pages revient dans un premier temps sur l'histoire de la pilule contraceptive, et explique comment fonctionnent la contraception hormonale et le traitement hormonal substitutif (THS).
Si l'intégralité de l'ouvrage dénonce les dangers de cette méthode de contraception, la véritable bombe intervient au chapitre 6, avec une énumération - explications à la clé - des effets secondaires "passés sous silence" des pilules. Les auteurs parlent notamment de fatigue chronique, de désordres auto-immuns, de phénomènes allergiques, de tumeurs bénignes ou encore de risques de cancer.
Cet ouvrage s'achève avec la mise en avant de nouvelles alternatives contraceptives.

Contraception : Pilule, attention danger ?

Depuis qu’une jeune femme atteinte d’un AVC a accusé sa pilule d’être à l’origine de son handicap, les médias se sont emparés de l’affaire et s’inquiètent de la nocivité potentielle de la pilule. Pour tenter de faire le point sur la question le docteur Bérengère Arnal, médecin gynécologue obstétricien.

Bérangère Arnal : Il me semble que la plainte déposée par Marion Larat est le point de départ pour les médias de ce déferlement d’informations, de mises au point diverses et variées, parfois contradictoires. Les acteurs sont multiples : la ministre qui prend une décision politique, les médecins qui ne souhaitent pas voir le nombre d’avortements augmenter en France si les femmes prennent moins la pilule, les laboratoires qui gagnent beaucoup d’argent avec la contraception hormonale, les femmes qui bénéficient de cette contraception et qui sont scindées en deux groupes, celles qui la supportent bien et celles qui ont des effets secondaires.
Les femmes sont quelque peu perdues face à cette flopée d'informations souvent contradictoires… Ne peuvent-elles pas faire confiance à leur gynécologue qui leur assure bien souvent qu'il n'y a pas de risques (je pense notamment à la question récurrente du cancer du sein) ?
Bérangère Arnal : Les gynécologues tout comme les généralistes sont des médecins de confiance. Il n’y a pas lieu de leur retirer la confiance des femmes. Concernant le risque de cancer du sein, je souhaite rappeler deux éléments : en 2005, le CIRC a classé la pilule oestro-progestative comme substance cancérigène avérée. Ce sont des experts internationaux qui ont analysé des milliers de données avant de diffuser cette classification. Quelle est la première chose que le médecin dit à une femme qui a un cancer du sein ou un accident thrombo-embolique veineux ou artériel ? Madame, stoppez immédiatement votre pilule ou votre traitement hormonal.
Les jeunes femmes sont très généralement orientées vers la pilule. Pourquoi ne leur présente-t-on pas d'autres modes de contraception ?
Résultat d’images pour danger pulule contraceptiveBérangère Arnal : La contraception par préservatif masculin est largement prônée depuis des années, en protection des MST. La contraception par préservatif féminin est selon moi, une atteinte à la dignité de la femme. La contraception par ovules spermicides ou par diaphragme, ou d’autres méthodes naturelles (glaire, courbe thermique…) qui présentent un petit risque de grossesse, me paraissent plus adaptées à la femme mature. En couple, le stérilet en cuivre même pour les femmes n’ayant pas eu d’enfants (il existe depuis près de trente ans un stérilet de petite taille pour ces femmes ou jeunes filles) est une bonne solution.
Comment expliquer que les pilules de 3e et 4e génération soient visiblement plus "dangereuses" alors qu'elles sont plus récentes ?
Bérangère Arnal : Le problème se situe sur la nature du progestatif associé aux oestrogènes choisi pour ces pilules. Gestodène, désogestrel, norgestimate, drospirenone, acétate de cyprotérone augmentent le risque thrombo-embolique. Des pilules récentes et d’autres bien plus anciennes sont concernées par ces composants. Par principe, je suis pour des pilules les moins dosées en oestrogènes, autre facteur de risque thrombo-embolique. Je pense aux pilules de cinquième génération (15 ou 20 gamma d’oestrogènes). Deux pilules (contenant valerate d’oestradiol pour l’une et 17 beta oestradiol pour l’autre) très récentes, contiennent un œstrogène bio-identique qui présenterait moins de risques. Je milite pour que l’on retire du marché (et du remboursement) des pilules bien trop dosées qui datent de 1974, 1975, 1976 et qui sont encore prescrites à des jeunes filles. 1974-2013 : cela fait 39 ans, soit le temps de deux générations de femmes, c’est un scandale que je nomme, le scandale des pilules préhistoriques.
Aujourd'hui, une nouvelle polémique a été lancée autour de Diane 35. Quel est votre point de vue sur cette pilule très utilisée ?
Résultat d’images pour deces pulule contraceptiveBérangère Arnal  Diane 35 a été mise sur le marché en 1987 ! Elle contient 35 gamma d’oestrogènes donc elle est beaucoup trop dosée. De plus, elle est associée à l’acétate de cyprotérone, qui augmente de manière certaine le risque thrombo-embolique. Oublions-la sauf pour une jeune fille défigurée par l’acné, à condition que son bilan biologique de thrombophilie soit normal, qu’elle ne fume pas et qu’elle ne la prenne pas trop d’années.
Il est possible de se faire délivrer la pilule avec une vieille ordonnance. Pensez-vous qu'il faille revenir sur cette législation ?
Bérangère Arnal : Je pense que la pilule oestro-progestative ne devrait être délivrée que par un médecin, après un interrogatoire bien mené et un bilan biologique normal (bilan lipidique, glycémie, bilan de thrombophilie) sachant que deux éléments de ce bilan ne sont pas remboursés, je propose d’envisager leur prise en charge.
Que conseillez-vous aux femmes pour se prémunir d'un maximum de risques tout en ayant une bonne contraception ?
Bérangère Arnal : Ne pas fumer et prendre une pilule faiblement dosée en œstrogènes, et ne contenant aucune des 5 molécules incriminées comme progestatif. Et surtout, ne pas la prendre plus de dix ans dans la vie d’une femme.

Incontinence urinaire chez l’homme : quand faut-il s’inquiéter ?

Le fatalisme des hommes et parfois de leur médecin devant une incontinence urinaire est à combattre. On entend trop souvent  « C’est l’âge », « c’est la vieillesse et son lot inévitable d’ennuis de santé »…. Non seulement ces fuites intempestives ne sont jamais normales mais elles ne sont jamais dues à l’âge. En cause, la prostate essentiellement, mais une hyperactivité de la vessie est aussi possible, analyse le Pr François Desgrandchamps, chef du service d'Urologie de l'hôpital Saint-Louis (Paris).

Incontinence urinaire : il faut toujours s’en inquiéter

L’homme n’a aucune raison de s’accommoder de fuites urinaires, qui n’ont rien à voir avec un quelconque vieillissement physiologique. Chez lui, il existe deux grandes causes d’incontinence urinaire. La première est l’incontinence dite « iatrogène », c’est à dire consécutive à des opérations chirurgicales sur la prostate, pour les plus courantes.
Ces dernières -prostatectomie radicale (ablation de la glande prostatique) ou résection transurétrale de prostate (opération par les voies naturelles), sont des interventions réalisées en cas de cancer de la prostate ou d’hyperplasie bénigne de prostate. Toutes peuvent soit créer une incontinence soit révéler une hyperactivité de la vessie préexistante.
Alors que l’ablation de la glande de la prostate laisse un sphincter mobile et incapable de retenir l’urine à l’effort, la résection transurétrale peut favoriser un envahissement du sphincter par des tissus fibreux qui joue ensuite mal son rôle de rétention. Quant à l’hyperactivité de la vessie préexistante sous-jacente, elle était ignorée car l’obstacle que représentait la prostate protégeait des fuites. Une fois celle-ci enlevée, le sphincter ne joue plus que partiellement son rôle et, comme chez la femme, de grandes contractions de la vessie « hyperactive » vont alors provoquer les fuites incontrôlables.
Pr François Desgrandchamps : « Dans le cadre post-opératoire, les fuites peuvent être soit des fuites à l’effort (en cas de toux, d’activité physique etc.), soit des fuites par hyperactivité de la vessie, lorsque celle-ci est présente avant l’opération. D’où l’intérêt pour le médecin de connaître le contexte des fuites et leur nature pour les traiter judicieusement ».

La prostate, le principal coupable

Le principal coupable des fuites chez l’homme est la prostate. Hors opérations chirurgicales, elle peut provoquer une incontinence urinaire au tout début de la croissance de la prostate, phénomène qui survient avec l’âge, à partir de 40-50 ans. Voici comment : du fait de cet obstacle naissant, la vessie réagit en devenant hyperactive : l’homme doit forcer pour exprimer l’urine. En réaction, la vessie adopte un comportement anormal et provoque des envies d’uriner irrépressibles.
Toujours en début d’évolution de l’obstacle prostatique, il existe un autre type de fuites : celui des « gouttes retardataires ». Au lieu de se précipiter pour uriner comme dans le cas précédent, l’homme urine normalement. Le jet d’urine peut être long à venir, s’interrompre puis reprendre mais, lorsqu’il croit avoir vidé sa vessie, l’urine continue à s’écouler. L’obstacle de la prostate est en cause dans ces fuites dites « par engorgement ».
A l’opposé, un autre type d’incontinence dû à la prostate se rencontre plutôt en cas d’évolution très avancée de la glande. La vessie est pleine en permanence (« rétention chronique d’urine ») avec  jusqu’à 500 mL ou 1 litre stockés dans la vessie ; la moindre pression déclenchant une fuite.
Pr Desgrandchamps : « Dernier cas de figure, il peut aussi exister une hyperactivité vésicale dite isolée, c’est à dire qui n’est due qu’au caractère propre hypercontractile de la vessie, sans implication de la prostate dans ce phénomène. Comme chez les femmes, cette hyperactivité de la vessie engendre des envies fréquentes d’uriner (fuites par impériosité ou par urgence) ».

La fin d’un dogme : les médicaments anticholinergiques possibles chez l’homme

Pour déceler le type de mécanisme en jeu dans l’incontinence urinaire de l’homme, l’interrogatoire médical, par le médecin généraliste ou l’urologue, suffit la plupart du temps. Il sert à repérer les circonstances des fuites. Par exemple, après une opération de la prostate, un faible jet d’urine oriente vers une cause prostatique alors qu’un jet puissant peut indiquer une incontinence par impériosité.
L’outil essentiel pour affiner l’étiologie de l’incontinence est le calendrier mictionnel qui recense le nombre de miction, leur fréquence, leur volume, le volume total sur 24h etc.
Déterminer si la prostate est impliquée dans les fuites est primordial. Il est en effet essentiel de ne pas proposer des thérapeutiques ou des chirurgies pour la prostate alors que la vessie est seule responsable des fuites.
Pr Desgrandchamps : « Si l’incontinence arrive après ablation de la prostate à cause d’un cancer et se manifeste par des fuites survenant lors d’effort, le médecin proposera plutôt une rééducation périnéale puis la pose des bandelettes urinaires pour soutenir le canal de l’urètre par lequel transite l’urine. Si l’incontinence est plutôt par impériosité, les médicaments de choix sont les « anticholinergiques » ou les « sympathomimétiques » ; leurs propriétés imitent la stimulation du système nerveux sympathique, celui qui contrôle les mouvements involontaires et inconscients de l’organisme. A ce titre, un dogme doit tomber : chez l’homme comme chez la femme, il est possible de donner des anticholinergiques pendant de longues durées. Ces médicaments ont longtemps été proscrits chez l’homme du fait d’un potentiel risque de rétention urinaire. Il est désormais bien démontré que ce risque est nul lorsque la vessie se vide normalement. Il est possible de les prescrire dès qu’il y a moins de 200 mL de résidu mictionnel. L’amélioration des fuites est alors immédiate et concerne la majorité des patients traités ».


Dépister un cancer du col de l'utérus grâce à un smartphone

Dépister un cancer du col de l'utérus grâce à un smartphoneUne start-up a créé un accessoire pour smartphone qui permet de prendre une "image" de ses tissus intimes. Un outil utile dans les pays en voie de développement, où l'accès aux tests classiques de dépistage est insuffisant.
L'idée est toute simple : transformer son smartphone en colposcope mobile, l'appareil qui permet d'inspecter le vagin et le col de l'utérus.
Comment ? L'outil, notamment composé d'une lumière et d'une loupe, se fixe au téléphone et permet de prendre des photos du col de l'utérus.  Il suffit de placer le téléphone à environ 25 centimètres du corps de la femme pour obtenir des images. Grâce à une application, celles-ci sont ensuite envoyées à des médecins pour analyse.
Mobile ODT, la start-up israélienne, à l'origine de ce système unique au monde, rappelle que 85 % des femmes dans le monde n'ont pas accès aux technologies de dépistage du cancer du col de l'utérus. Or, ce cancer qui se développe sur le long terme - 20 ans - se soigne très bien, lorsqu'il est dépisté tôt.
Avant la colposcopie, le frottis est le premier examen de référence pour dépister une lésion du col. Entre 25 et 65 ans, il est recommandé d'en effectuer un tous les trois ans, après deux frottis normaux faits à un an d'intervalle.
Pour l'instant, 150 exemplaires du colposcope mobile ont été vendus à travers le monde, notamment au Kenya ou en Haïti. Il coûte dix fois moins cher qu'un colposcope d'hôpital.
Source : ICI 
En savoir plus : explications (en anglais) sur le site de Mobile ODT.

Le Royaume-Uni autorise les greffes d'utérus

Image result for greffe d'uterusLes chirurgiens britanniques viennent d'obtenir le feu vert pour entreprendre les premières transplantations d'utérus au Royaume-Uni. Si les obstacles techniques et financiers sont nombreux, une réussite de leur part pourrait considérablement accélérer la recherche dans le domaine. 
Un an après la naissance en Suède du premier bébé né grâce à une greffe d'utérus, des chirurgiens britanniques ont annoncé, mercredi 30 septembre 2015, avoir reçu l'autorisation de réaliser le premier essai clinique de transplantation d'utérus au Royaume-Uni, qui devrait concerner dix femmes.
Approuvé par une commission de l'Imperial College, une université londonienne, l'essai devrait débuter au printemps prochain et sera mené par des chercheurs de l'organisation Womb Transplant UK.
La greffe s'adressera à des femmes nées sans utérus (ce qui concerne une femme sur 4.500 en France et une sur 5.000 au Royaume-Uni), mais aussi à celles ayant subi une ablation de l'utérus, après un cancer par exemple. Selon le Dr Richard Smith, qui dirigera l'équipe, la transplantation "est clairement une option viable pour ces femmes qui, autrement, n'ont aucune chance de porter leur propre bébé".
Pour l'heure, les scientifiques vont d'abord sélectionner les receveuses potentielles selon des critères précis : elles doivent avoir entre 25 et 38 ans, être en bonne santé et engagée dans une relation de couple stable, mais surtout posséder des ovaires fonctionnels, capables de produire des ovules.
Selon la BBC, plus de 300 candidates se sont déjà manifestées auprès de l'équipe médicale en charge de la transplantation, mais une centaine seulement remplissent ces critères. Dans un premier temps dix d'entre-elles bénéficieront de la greffe.

Une intervention lourde et encore inédite

Les utérus proviendront de donneuses en état de mort cérébrale mais maintenues en vie. En effet, "la récupération des organes est une opération plus lourde que la transplantation", explique le Dr Smith, "nous ne voulons pas imposer cette opération à une donneuse vivante".
Avant le début des essais, des embryons seront d'abord formés in vitro à partir des ovules de la donneuse et du sperme de son compagnon ou d'un donneur, avant d'être congelés.
Les femmes subiront ensuite une opération de six heures pour recevoir la transplantation, et suivront un traitement médical pendant un an pour éviter le rejet de la greffe, avant d'être finalement inséminées. Les naissances auront lieu par césarienne, pour éviter de soumettre l'utérus au stress de l'accouchement.
Six mois après la première naissance, chaque femme se verra proposer une nouvelle grossesse. En cas de refus, les médecins procéderont à une hystérectomie, afin de réduire les risques liés aux traitements anti-rejets notamment.

Un projet plausible mais parsemé d'embûches

Seul bémol, la Womb Transplant UK doit encore réunir les 500.000 livres (677.000 euros) nécessaires pour mener à bien son projet, le coût de chaque opération étant estimé à 40.000 livres (environ 54.000 euros), selon la BBC.
Image result for greffe d'uterusToutefois, le Dr Smith, qui travaille depuis près de 20 ans sur le projet, se dit "énormément optimiste" et affirme être toujours parvenu à réunir suffisamment d'argent grâce aux dons, selon le journal The Guardian.
Sous réserve donc d'un financement suffisant et de premiers résultats probants, le premier bébé britannique issu d'une greffe utérine pourrait naître fin 2017 ou début 2018.
Si les chirurgiens britanniques réussissent leur projet, le Royaume-Uni deviendra la deuxième nation à y parvenir après la Suède, le Comité d'éthique suédois ayant autorisé les premiers essais humains en 2014. Neuf femmes ont ainsi bénéficié d'une transplantation utérine, et quatre enfants sont nés depuis un an.
Mais, contrairement au protocole mis en place par les britanniques, les chirurgiens suédois ont systématiquement eu recours à des donneuses vivantes et ménopausées. Dans cinq cas, les donneuses étaient d'ailleurs les mères des receveuses, par souci de compatibilité. Pour l'heure, aucun bébé n'est donc né des suites d'un prélèvement cadavérique, les rares tentatives s'étant soldées par un échec.

En France, on reste frileux

En France, aucun feu vert n'a été donné par les autorités sanitaires et par l'Agence de la Biomédecine, et les seules solution pour les patientes dont l'utérus n'est pas fonctionnel (ou inexistant) sont donc l'adoption, la gestation pour autrui étant interdite en France.
Toutefois cela n'empêche pas que deux équipes françaises se préparent pour la greffe d'utérus. Ainsi, à Limoges, l'équipe des Dr Tristan Gauthier et Pascal Pivert a notamment réalisés plusieurs prélèvements d'utérus sur des femmes en état de mort cérébrale. En parallèle, à l'hôpital Foch de Suresnes, une équipe dirigée par les docteurs Jean Marc Ayoubi et René Frydman (à qui l'on doit le premier bébé éprouvette français) envisage quant à elle des prélèvements sur des femmes donneuses bien vivantes.
L'Académie de médecine commence également à s'intéresser à la greffe d'utérus, puisqu'elle a publié le 23 juin 2013 un rapport très complet sur le sujet. Si elle reconnaît que la transplantation utérine constitue une "alternative devenue crédible" et soulève "un immense espoir", elle s'interroge sur le manque de données concernant le risque chirurgical mais aussi les effets du traitement immunosuppresseur sur la mère et l'enfant.
Pour l'heure, l'Académie suggère d'attendre la poursuite des programmes de recherches. Une chose est certaine : cette tentative anglaise risque de pousser les autorités sanitaires françaises à reconsidérer leur position.
Source : ICI

Les vertus santé du sperme

Le sperme aurait des vertus insoupçonnées… C'est du moins ce qu'affirment de nombreux articles qui ressortent ponctuellement dans différents médias. Au-delà du buzz suscité par ces annonces, Doctissimo distingue le vrai du faux.
Il blanchit les dents, protège du cancer, fait maigrir, fait repousser les cheveux, lutte contre la dépression… Une recherche sur Internet liée aux supposées vertus du sperme risque de vous apporter une quantité illimitée de réponses … Mais comment distinguer les résultats d'études scientifiques des blagues de potaches ? Doctissimo vous aide à y voir plus clair.

Le sperme lutte contre la dépression

Sperme santéChercheur en psychobiologie à l'Université d'Albany (Etats-Unis), le Dr Gordon Gallup 1 a recruté 293 jeunes étudiantes et les a divisées en groupes en fonction de la fréquence à laquelle leur(s) partenaire(s) utilisait un préservatif. Parallèlement, il a évalué leur humeur grâce à un questionnaire validé (Beck Depression Inventory). Plus le score est élevé, plus l'humeur est dépressive.
Les chercheurs ont constaté que les femmes dont les partenaires n'ont jamais utilisé de préservatif avait un score moyen de 8 ; ceux qui les utilisaient parfois un score moyen de 10,5 ; ceux qui ont l'habitude de les utiliser un score de 15 et ceux qui les utilise toujours 11.3. Les femmes qui n'ont pas de relations sexuelles ont eu un score de 13,5. Plus le temps écoulé depuis le dernier rapport sexuel était long, plus les femmes qui utilisaient parfois ou jamais de préservatif étaient déprimées. Une différence qui n'était pas retrouvé chez les femmes qui avaient l'habitude d'utiliser un préservatif ou celles qui y recouraient toujours. Même en tenant compte d'autres facteurs (la fréquence des relations sexuelles, les traits de caractère des femmes, l'utilisation de contraceptifs oraux, la solidité de la relation…), l'influence de l'exposition au sperme semblait influer sur l'humeur.
Le sperme contenant des hormones capables d'influer sur l'humeur (testostérone, oestrogènes, prolactine…), celles-ci pourraient se retrouver au niveau de la circulation sanguine, en cas de relation sexuelle classique ou même de fellation. Selon le chercheur cité par le New Scientist 2, " Puisque les stéroïdes des pilules contraceptives peuvent survivre au processus de digestion, je suppose qu'il en est de même pour certaines des molécules chimiques contenues dans le sperme". Néanmoins, le nombre de participantes, la méthodologie basée sur un questionnaire déclaratif et la discordance entre les groupes qui utilisent toujours et fréquemment le préservatif font que les résultats de cette étude ne peuvent être considérés comme des vérités absolues.
De manière plus sûre, on sait que les relations sexuelles consentantes favorisent la libération d'endorphines et de dopamine au niveau du cerveau, deux neurotransmetteurs associés à un état général de bien-être… et que pour vous protéger des infections sexuellement transmissibles, il est préférable de sortir "couverts".

Le sperme, un composé-clé contre le vieillissement ?

Contenue dans le sperme (mais également dans les fromages, les champignons, les produits à base de soja, les légumineuses, le maïs et les grains entiers), la spermidine pourrait lutter contre le vieillissement cellulaire, y compris ceux liés au déclin cognitif. Dans le cadre d'une étude conduite sur des mouches Drosophila melanogaster 3, ce composé ajouté à leur régime alimentaire pourrait ralentir leur processus de vieillissement . Une autre étude confirme moins de dommages liés au vieillissement (et donc une durée de vie plus importante) pour des vers, des souris et même des cellules immunitaires humaines cultivées in vitro. 4
Pas de quoi extrapoler ces résultats et dire que la spermidine est le nouveau Graal contre le vieillissement cellulaire... Néanmoins, ces résultats préliminaires concernant un composé naturel a priori dénué d'effets secondaires sont encourageants. Ils nécessitent encore des recherches pour en connaître l'impact réel chez l'homme.

Le sperme fait repousser les cheveux

Image result for spermeEncore une fois, la spermidine testée sur des cellules souches de cuir chevelu humain aurait provoqué un allongement de la croissance des cheveux et une régénérescence du follicule pileux. Il s'agit d'une étude in vitro réalisée sur des cultures de cellules de peau et de cheveux en laboratoire.
Selon les chercheurs 5, " ces données fournissent la première preuve que la spermidine est un puissant stimulateur de la pousse des cheveux humains". Avant de vous aventurer sur des shampoings aux composés douteux, sachez que la spermidine est présente dans les fromages et certains fruits et légumes.

L'exposition au sperme réduit le risque de prééclampsie

Selon des chercheurs australiens, le contact répété avec le sperme du partenaire permettrait au corps de la femme de mieux se préparer à une future grossesse avec ce géniteur. Dans le détail, cela permettrait au système immunitaire féminin de ne pas considérer les protéines issues du père comme étrangères. Car le sperme contiendrait un facteur, appelé TGF-Beta qui empêcherait la réaction normale de rejet. Par la suite, le système immunitaire de la mère ne considérerait pas comme étranger le fœtus ou le placenta, qui contiennent des protéines issues du père. Cela protégerait ainsi de problèmes d'infertilité, de fausses couches et d'hypertension pendant la grossesse, liés à des réactions anormales des défenses naturelles de l'organisme.
Selon ces chercheurs, l'exposition répétée au sperme pourrait même diminuer les risques de prééclampsie6. Il suffirait que la femme ait été en contact répété avec le sperme même un an avant la conception. Et le bénéfice de l'exposition pourrait se faire lors d'une relation "classique" mais aussi au cours d'autres actes sexuels… comme le sexe oral. Cela reste une simple hypothèse puisque les femmes qui pratiquent le plus la fellation sont aussi celles qui avaient le plus de rapports sexuels. Il reste difficile de recommander cette pratique en prévention de la prééclampsie.

Le sperme ne protège pas du cancer

Retour sur une légende urbaine qui a réussi à duper certains médias … En octobre 2003, une fausse dépêche de l'Associated Press reprise sur une fausse page CNN rapporte que la pratique de la fellation deux fois par semaine réduit le risque de cancer du sein de 40 % ! L'un des chercheurs, le Dr Helena Shifteer allait jusqu'à déclarer " J'essaie de faire une fellation au moins une fois tous les deux soirs pour réduire mes chances de cancer" 7.
Reprise par de nombreux sites dans le monde, cette annonce était une vaste supercherie de Brandon Williamson, un étudiant de la North Carolina State University (Etats-Unis). Ce dernier s'est finalement excusé auprès de son université et de CNN pour ce faux rapport ainsi qu'à " tous les hommes qui n'ont pas profité de cet article dans le temps...". Citée dans ce faux communiqué, la société américaine sur le cancer a dû publier un démenti8.
Mais cette fausse vérité sur le sperme n'est pas la seule…

Le sperme ne fait pas maigrir

D'un volume de 2 à 6 ml, une éjaculation équivaut à 15-30 calories, pas de quoi peser sur la balance même pour les plus acharné(e)s de la fellation. Mais en juin 2013, réapparaissait une étude mystérieuse selon laquelle le sperme permettait de faire perdre du poids deux fois plus vite, grâce à une substance miracle : l'alcaline. Pour appuyer cette affirmation, certains articles citent une étude d'Ingrid Fleischer de l'Université d'Hamburg. Mais après vérification, il est impossible de trouver la trace de cette étude ou de cette chercheuse… Encore un "hoax" repris par de nombreux médias, mais démonté par d'autres plus rigoureux comme Slate 9.

Le sperme se cuisine

Image result for spermePremier ou second degré ? Un infirmier de San Francisco, Paul "Fotie" Photenhauer, s'est spécialisé dans les livres de recettes contenant du sperme. Son premier livre " Natural Harvest" publié en 2009 a été suivi de " Semenology: The Semen Bartender's Handbook", dédié aux cocktails et aux sauces… Interrogé par Rue69, il déclarait en janvier 2009 " J'ai déjà vendu 800 exemplaires. Ce livre n'est pas une blague. Je reçois des emails de personnes ayant acheté le livre, elles adorent ! On m'envoie de nouvelles recettes, et même les hommes se mettent à le cuisiner".
Rappelons que le sperme peut être un agent contaminant d'infections sexuellement transmissibles, notamment le sida et l'hépatite B. Si certaines études le parent de vertus santé, il est préférable en cas de doutes d'opter pour la prévention en utilisant un préservatif.

Mis à jour le 08 juin 2015
Sources :
1 - Does semen have antidepressant properties? - Gallup GG Jr, Burch RL, Platek SM - Arch Sex Behav. 2002 Jun;31(3):289-93 (abstract accessible en ligne)
2 - Semen acts as an anti-depressant - 26 juin 2002 (article disponible en ligne)
3 - Spermidine-triggered autophagy ameliorates memory during aging - Sigrist SJ, Carmona-Gutierrez D, Gupta VK, Bhukel A, Mertel S, Eisenberg T, Madeo F - . Autophagy. 2014 Jan 1;10(1):178-179. Epub 2013 Nov 15. (abstract accessible en ligne)
4 - Induction of autophagy by spermidine promotes longevity - Tobias Eisenberg et al. - Nature Cell Biology 11, 1305 - 1314 (2009) - (abstract accessible en ligne)
5 - Spermidine promotes human hair growth and is a novel modulator of human epithelial stem cell functions - Ramot Y, Tiede S, Bíró T, Abu Bakar MH, Sugawara K, Philpott MP, Harrison W, Pietilä M, Paus R . PLoS One. 2011;6(7):e22564. doi: 10.1371/journal.pone.0022564. Epub 2011 Jul 27. ( étude complète en ligne)
6 - Duration of sexual relationship and its effect on preeclampsia and small for gestational age perinatal outcome. - Kho EM, McCowan LM, North RA, Roberts CT, Chan E, Black MA, Taylor RS, Dekker GA; SCOPE Consortium. J Reprod Immunol. 2009 Oct;82(1):66-73. doi: 10.1016/j.jri.2009.04.011. Epub 2009 Aug 12. ( abstract accessible en ligne)
7 - Claim: Fellatio Decreases Risk of Breast Cancer in Women - Urban Legends ( article accessible en ligne)
8 - Fellatio and Breast Cancer - American Cancer society ( accessible en ligne)
9 - La presse nous fait avaler n'importe quoi, même du sperme - Slate - Publié le 09/07/2013 ( accessible en ligne)
10 - Gastronomie : vous reprendrez bien un peu de sperme ? - Rue 69 - janvier 2009 - ( article accessible en ligne)
Source ICI

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