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2011-09-08

Dictionnaire médical (pour Iphone et ITouch)

Voila encore un site optimisé pour l’iPhone ou l'iTouch dans le domaine médicale : Un dictionnaire médicale sur l’iPhone.
Personellement je l’ai testé, et je suis déçu, car plusieurs termes que j’ai cherché ne s’y trouvaient pas. Mais bon, il a au moins le mérite d’exister. A vous de tester et de vous faire votre avis.
> Lien : http://iphone.medicopedia.net/
J'attends vos commentaires ou d'autres propositions !

La vie en CHSLD

la vie en CHSLD
Il existe des ressources pour faciliter le maintien d’un parent à domicile. Mais parfois elles ne suffisent plus… On doit alors entreprendre les démarches pour faire admettre l’être cher dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).
 
Il ne faut pas confondre les CHSLD et les résidences privées. Si plusieurs de ces dernières offrent des soins, elles ne disposent pas du personnel et des équipements requis pour héberger des personnes dont l’état de santé est grave. C’est pourquoi, si votre parent souffre d’une perte d’autonomie et doit quitter son domicile de façon temporaire ou permanente, il vous faudra orienter vos recherches vers des établissements de soins de longue durée. On distingue trois types de CHSLD : publics, privés conventionnés et privés non conventionnés.

Bien qu’ils appartiennent à deux catégories distinctes, les CHSLD publics et les CHSLD privés conventionnés sont semblables. Financés par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, ils ont des modalités d’admission similaires et des frais d’hébergement identiques. En réalité, les seules différences sont d’ordre administratif et touchent la propriété et la gestion des immeubles. De leur côté, les centres privés non conventionnés peuvent fixer leurs propres règles et critères. Ils doivent cependant détenir un permis du ministère de la Santé et des Services sociaux les autorisant à accueillir des personnes en perte d’autonomie.

Les prix
L’hébergement en CHSLD est loin d‘être gratuit… Dans le cas des centres publics et privés conventionnés, c’est la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) qui, chaque année, établit la contribution exigée. En 2009, les frais mensuels maximaux sont de 1013,10 $ pour une chambre à trois lits ou plus et de 1630,80 $ pour une chambre individuelle. Les revenus du pensionnaire – biens, placements, pension de Sécurité de vieillesse et autres sources – seront évalués pour le calcul de sa contribution. Sachez cependant que, si la situation financière d’une personne est précaire, la loi prévoit qu’elle doit disposer d’un minimum de 188 $ par mois pour ses dépenses personnelles. Comme il est parfois compliqué d’évaluer la somme que votre parent devra débourser, la RAMQ met à votre disposition un outil pratique pour déterminer, en quelques clics, le loyer mensuel qu’il se devra d’assumer pour l’hébergement en CHSLD public ou privé conventionné.

Dans le cas des centres privés non conventionnés, c’est le propriétaire de chaque établissement qui établit le loyer mensuel. En fonction des besoins du pensionnaire et des services offerts, les frais peuvent atteindre 5 000 $. Une chose est certaine : plus la perte d’autonomie de la personne est grande, plus la facture est salée…
Mode d’accès
Pour obtenir une place dans un centre public ou conventionné, vous devez vous adresser à votre Centre local de services communautaires (CLSC). Quand l’état de santé de votre parent exige un séjour dans un centre hospitalier et que le personnel soignant juge qu’il devra être hébergé, les démarches seront effectuées pour vous. Un travailleur social procédera à l’évaluation des besoins physiques et psychosociaux de la personne, puis acheminera la demande à l’Agence de la santé et des services sociaux de votre territoire. Mais soyons clairs : les CHSLD publics et les CHSLD privés conventionnés n’accueillent que les personnes dont l’état de santé nécessite de 1 h 30 à 2 h 30 de soins par jour ou davantage, selon la région où se situe le centre. Tant et aussi longtemps que les soins nécessaires peuvent être prodigués à domicile, la personne est encouragée à demeurer chez elle. Il ne faut cependant pas attendre d’être à bout de souffle avant d’entreprendre les démarches qui s’imposent. Selon un sondage de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, en 2005-2006, le délai moyen pour une admission dans un centre de soins longue durée était de 116 jours !

Dans le cas de CHSLD privés non conventionnés, les critères d’admission restent à la discrétion des propriétaires. Il n’est pas nécessaire de vous adresser à votre CLSC, mais sachez tout de même que le réseau public de santé peut vous aider à trouver un centre de ce type. L’Association des résidences et CHSLD privés du Québec (ARCPQ) et bon nombre d’agences de location pour personnes en perte d’autonomie peuvent également vous orienter.

Faire son choix
Selon la loi, un citoyen est en droit de choisir le centre d’hébergement qu’il désire, que celui-ci soit public, privé conventionné ou non conventionné. Au moment de faire la demande, vous pourrez indiquer le centre ou le quartier où vous souhaitez voir admis l’être cher. Notez toutefois que les CHSLD offrent des soins et des services qui varient. En conséquence, certains établissements n’accueillent qu’un type de résidents bien précis. Mais, une fois les centres adéquats identifiés, prenez le temps de « magasiner ».

Lors de la visite, vérifiez la propreté des lieux et observez l’attitude du personnel envers les pensionnaires. Posez des questions au sujet des services offerts : soutien psychologique, ergothérapie, activités de loisir, service de pastorale, etc. Votre parent a droit à des soins humanisés, à des activités adaptées, à des heures de visite souples et à un cadre de vie stimulant.

Au fil des semaines, une fois votre parent installé, n’hésitez pas faire valoir vos idées, à exprimer vos craintes et à demander des ajustements s’il y a lieu. Dans l’éventualité où vous seriez insatisfait des services, vous pouvez vous adresser au Commissaire local à la qualité des services de l’établissement, s’il s’agit d’un centre public ou privé conventionné. Dans le cas d’un centre privé non conventionné, formulez vos plaintes auprès de l’administration. Vous pouvez également, en cas de problèmes, communiquer avec le Protecteur du citoyen, l’Agence de la santé et des services sociaux ou le Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes de votre région.
Dans un contexte marqué par des scandales, de nombreux travaux de recherche sociale et de multiples rapports ont été réalisés pour mieux comprendre et évaluer les conditions de vie des aînés en résidence ou en CHSLD (selon leur niveau d'autonomie et leur état de santé).
 
Ce qui suit concerne certains aspects de ces travaux. Les comités de résidents ou des usagers qui sont mis en place dans les CHSLD publics ou privés ont-ils utiles et efficaces pour améliorer la qualité de vie? Les résidences privées devraient-elles être obligées d'en instaurer? Les mécanismes de certification et de vérification de la qualité des établissements d'hébergement sont-ils pertinents et adéquats? Les soins médicaux requis sont-ils accessibles dans les résidences privées?

Les comités de résidents

Tel que requis par la Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux et modifiant d’autres dispositions législatives (L.Q. 2005, chapitre 32) ou Loi 32, tout établissement d'hébergement, doit mettre sur pied un comité de résidents composé de trois membres élus par les résidents de l’installation.
Le comité des résidents doit, pour les usagers hébergés dans l’installation, exercer les fonctions suivantes :
  • renseigner les usagers sur leurs droits et leurs obligations;
  • promouvoir l'amélioration de la qualité des conditions de vie des usagers et évaluer le degré de satisfaction des usagers à l'égard des services obtenus de l'établissement;
  • défendre les droits et les intérêts collectifs des usagers ou, à la demande d'un usager, ses droits et ses intérêts en tant qu'usager auprès de l'établissement ou de toute autorité compétente.
Les comités de résidents sont-ils un outil efficace d'empowerment pour les aînés vivant en hébergement collectif? Ont-ils les ressources nécessaires à leur mission? Constituent-ils des interlocuteurs pertinents et intéressants pour les gestionnaires ou les responsables de résidence?
La qualité des services en CHSLD
En octobre 2003, le ministère de la Santé et des Services sociaux diffusait ses orientations intitulées « Pour un milieu de vie de qualité pour les personnes hébergées en CHSLD ». Celles-ci visaient à promouvoir la création d’un environnement favorable à répondre le mieux possible aux besoins des personnes vivant en centre d’hébergement et de soins de longue durée.
Des références utiles

À peine ces orientations diffusées, le ministre était interpellé à l’Assemblée nationale sur la capacité des centres d’hébergement et de soins de longue durée d’assurer à leurs résidents un milieu de vie et des services de qualité. C’est ce qui l’a incité à demander la réalisation de visites afin d’apprécier le milieu de vie et les services assurés aux personnes vivant dans ces établissements. Par cette démarche, le ministre désirait mettre en lumière les solutions qui contribuent à la mise en place d’un milieu de vie de qualité et mieux comprendre les problèmes communs à plusieurs établissements.

Les visites d’appréciation ont été effectuées selon une procédure standardisée. Tout d'abord, l’établissement choisi en est informé 24 heures avant la visite. Il lui est demandé :
  • de compléter un questionnaire décrivant la situation factuelle de son établissement (nombre de place, budget, personnel, etc.) à être remis à la fin de la visite ;
  • de prendre les dispositions requises pour faciliter le déroulement de la journée de visite.
Trois groupes sont rencontrés par l’équipe de visite:
  • le comité des usagers accompagné du résident, de la famille ou d’un bénévole intéressé ;
  • des employés choisis au hasard et représentant les différentes catégories de personnel ;
  • les comités présents dans l’établissement (Conseil des médecins, des dentistes et des pharmaciens [CMDP], Conseil des infirmiers, infirmières [CII], Comité des infirmières auxiliaires et infirmiers [CIAI] Conseil multidisciplinaire [CM]).

Les médecins à domicile

Tiré de Les technologies de soins à domicile; enjeux de l'organisation et de la prestation des services au Québec, Agence d'évaluation des technologies et des modes d'interventions en santé, Québec, 2004

Au sens de la Loi canadienne sur la santé, les soins à domicile sont un « service complémentaire de santé ». Toutefois, les services de soins à domicile ne sont pas couverts par le régime d'assurance public de la même manière que les services dispensés par les hôpitaux et les médecins. Les services de soins à domicile ne sont pas assujettis aux cinq principes de la Loi canadienne sur la santé (c’est-à-dire gestion publique, intégralité, universalité, transférabilité et accessibilité). Par conséquent, l’admissibilité et l’accès aux services de soins à domicile, de même que le coût (contribution de l’État et frais imposés aux utilisateurs) et la qualité de ces services ne sont pas uniformes partout au Canada [MacAdam, 2000]. Le Québec, Terre- Neuve, le Yukon et les Territoires du Nord- Ouest disposent de lignes directrices pour la prestation de soins à domicile sans toutefois avoir légiféré en la matière.


 

2011-09-06

Liste d'abréviations en médecine

Cette page présente quelques sigles et abréviations utilisés couramment en médecine.

Lettres grecques
αAT: α-1-antitrypsine (AAT)
β-hCG: Gonadotrophine chorionique
γGT: γ glutamyl transpeptidase (GGT)

Chiffres
5-HiAA: 5-hydroxyindole acetic acid (A5HIA) (MedlinePlus en anglais)
5-HT : 5-Hydroxytryptamine ou Sérotonine

A
AA : Air Ambiant
AA : aorte ascendante
AAA : anévrisme de l'aorte abdominale
AAH : allocation adulte handicapé
AAM : anticorps antimitochondries
AAN : anticorps antinucléaire
AAP : Antiagrégant plaquettaire
AAR : anti-arythmique
AAT : α-1-antitrypsine (αAT])
AC ou ACR : arrêt cardiaque ou arrêt cardio-respiratoire
AC : (ante cibum) avant le repas (pré prandial)
ACD : acidocétose diabétique
ACFA :arythmie complète par fibrilation auriculaire
ACE : antigène carcino-embryonnaire
ACG : Autocontrôle de la glycémie
ACM : artère cérébrale moyenne
ACOMI: artériopathie chronique obstructive des membres inférieurs
ACV : Acyclovir *
ACTP: angioplastie coronarienne transluminale percutanée
AD : (auricula dexter) oreillette droite atrium droit
ADN : Acide désoxyribonucléique
ADT : accident du travail
ADVC : accident de la vie courante
AEG : altération de l'état général
AES : accident d'exposition au sang
AF : antécédent familial
AG : Anesthésie Générale
AI : angor instable
AINS: anti-inflammatoire non stéroïdien
AK : akinesie (maladie cardiaque)
AIT : accident ischémique transitoire
ALD : affection longue durée
ALR : anesthésie locorégionale
ALS : auscultation libre et symétrique
AMM : Autorisation de mise sur le marché
AMP : aide médicale à la procréation
AOMI : artériopathie oblitérante des membres inférieurs
AP : artère pulmonaire
APP : Appendicectomie
ARA2 : antagoniste des récepteurs de l'angiotensine 2
ARH : agence régionale de l'hospitalisation
ARM : Angio-IRM
ASC : aire sous la courbe
AS : aide-soignant
AS : (auricula sinister) oreille gauche atrium gauche
ASH : agent des services hospitaliers
ASP : abdomen sans préparation ou avortement spontané précoce
AT : arrêt de travail
AT1 : angiotensine 1
AT2 : angiotensine 2
ATCD : antécedents
ATCF : antécedents familiaux
ATL : angioplastie transluminale
AVC : accident vasculaire cérébral constitué (par opposition à l'AIT)
AVK : anti-vitamine K
AVP : Accident de la voie publique

B
BAT : Biopsie d'artère temporale → Maladie de Horton
BAV : Bloc auriculo-ventriculaire
BBG ou BBD = bloc de branche gauche ou bloc de branche droit
BDA : bouffé délirante aiguë
BDC : bruit du cœur
BEA : bon entrée d'air (BEAx2 pour les deux poumons)
BEG : Bon état général
BGN : Bacille gram négatif
BHA : Bruits hydro-aériques
BHE : Barrière hémato-encéphalique
BID : (Bis In Die) Deux fois par jour
BM : biopsie médullaire
BMI: Body Mass Index
BMR : Bactérie multirésistante aux antibiotiques
BNP : Brain Natriuretic Peptide
BOM : biopsie ostéomédullaire
BP : blood patch
BPCO : Broncho-pneumopathie chronique obstructive
BS : Bilan Sanguin
BSA : bloc sino auriculaire
BSAD : Bourse sous-acromio-deltoïdienne
BU : bandelette urinaire
BPM: Battement par minute

C
Ca : Cancer
CAT : conduite à tenir
CAMSP : Centre d'Action Médico Social Précoce
CB : Corpuscule de Barr
CBC : Carcinome broncho-pulmonaire
CCA : chef de clinique assistant (ACCA = ancien chef de clinique assistant) ou Chondrocalcinose articulaire
CCAM : Classification commune des actes médicaux
CCMH : Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine
CCU : Critical care unit, correspond aux urgences
CCVG : chambre de chasse du ventricule gauche
CD : artère coronaire droite
CEC : circulation extra-corporelle
CEE : choc électrique externe
CH : Centre hospitalier ou centésimale hahnemannienne en homéopathie
CHC : Carcinome hépatocellulaire
CHD : Centre hospitalier départemental
CHH : Complexe hypothalamo-hypophysaire
CHU : Centre hospitalier universitaire
CHR : Centre hospitalier régional
CHRU : Centre hospitalier régional universitaire
CHS : Centre hospitalier spécialisé
CHSCT : Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail
CI : cadre infirmier ou contre-indication
CIA : communication inter auriculaire
CIN : Cervical Intraepithelial Neoplasia
CIM 10 : Classification Internationale de Maladie n°10 (en anglais ICD = International Classification of Disease)
CIDDIST : Centre d'Information de Dépistage et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissible
CIV : communication inter ventriculaire ou cathétère intra-veineux
CIVD : coagulation intra-vasculaire disséminée
CLIN : Comité de lutte contre les infections nosocomiales
CLCC : Centre de lutte contre le cancer
CLSC : Centre local de services communautaires
CLUD : Comité de lutte contre la douleur
CMB : concentration minimale bactéricide
CMD : Cardiomyopathie Dilatée
CMH: Cardiomyopathie Hypertrophique
CMI : concentration minimale inhibitrice
CME : Commission médicale d'établissement
CMV : Cytomégalovirus
CNA : colique néphrétique aiguë
CNOM : conseil national de l'ordre des médecins
CO : contraceptifs oraux ou monoxyde de carbone
co : comprimé (médicaments, au Canada)
COPS : Commission relative à l'organisation de la permanence des soins
CPA : Concentré plaquettaire d'aphérèse
CPBIA : Contre-Pulsion par Ballonnet Intra-Aortique
CPC : cœur pulmonaire chronique
CPC : clinical pathologie confrontation
CPK : Créatine phosphokinase
CPS : Concentré plaquettaire standard; Carte des Professionnels de Santé
CRP : C-réactive protéine
CRRA : centre de réception et de régulation des appels (15 du samu)
CRUQ : Commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge
CsA : Ciclosporine A
CU : Contraction utérine
CV : Cardiovasculaire ou charge virale ou capacité vitale ou champ visuel ou corde vocale
CVF : Capacité vitale forcée
CVL : Capacité vitale lente
CVT : Capacité vitale totale
CX : artère circonflexe (coronaire)

D
D+ / d+ : douleur
DA : Délivrance Artificielle ou Dissection Aortique
DAE : Défibrillateur Automatique Externe
DAL : Dispositif d'aide à l'allaitement
DAM : Dysfonction de l'Appareil Manducateur
DCI : dénomination commune internationale
DD : Délivrance Dirigée
DDASS : Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales
DDB : Dilatation des bronches
DDR : date des dernières règles
DEA : Défibrillateur externe automatisé
DEC ; déshydratation extracellulaire
DEP : Débit expiratoire de pointe
DEG : Diminution de l'état général
DFG : Débit de Filtration Glomérulaire
DFT : Démences fronto-temporales
DGS : Direction Générale de la Santé
DH+ / dh+ : diarrhée
DID : diabète insulinodépendant
die : [Latin - diebus]; quotidien (médicaments)
DIM : Département d'Information Médicale, douleur intervertébrale mineure
DIU : Dispositif intra-utérin
DMO : Densité minérale osseuse
DMP : Dossier médical personnel
DNID : diabète non insulinodépendant
DPPNI : Décollement prématuré d'un placenta normalement inséré
DRS : douleur(s) rétrosternale(s)
DSA : défibrillateur semi-automatique
DSC : débit sanguin cérébral
DSM : Manuel statistique et diagnostique (de l'anglais Diagnostic and Statistical Manual)
DTA : Démence de type Alzheimer
DTS : Désorientation temporo-spatiale
DVDA : dysplasie ventriculaire droite arythmogène
DVI : Dispositifs veineux implantables
Dx : Diagnostic

E
EAL : Examen des anomalies lipidiques
EBV : virus d'Epstein-Barr (de l'anglais Epstein-Barr Virus)
ECA : état confusionnel aigu
ECBC : examen cytobactériologique des crachats
ECBU : examen cytobactériologique des urines
ECG : électrocardiogramme
EE : épreuve d'effort
EEG : électroencéphalogramme
EER : Epuration extra-rénale
EES : entraînement électrosystolique
EFH : exploration fonctionnelle vasculaire
EFR : épreuve fonctionnelle respiratoire
EFS : Établissement Français du Sang
EHH : État hyperglycémique hyperosmolaire
EHPAD : établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes
EMG : électromyogramme
EME : État de mal épileptique
EOH : Équipe opérationnelle d'hygiène hospitalière
EP : Embolie pulmonaire ou Echange plasmatique
EPR : Electronic Patient Record
Traduction française : dossier patient électronique. Le sigle DPE n'est apparemment utilisé qu'au Québec.
EPO : Érythropoïétine
EPP : Electrophorèse des Protéines Plasmatiques
EPS : Electrophorèse des Protéines Sériques
ERV : Entérocoque résistant à la vancomycine
ESA ou ESSV : extrasystole auriculaire ou extrasystole supraventriculaire
ESBL : Bactéries productrices de bétalactamase à spectre élargi
ESV : extrasystole ventriculaire
ESSV : extrasystole supra ventriculaire
ETO : échocardiographie trans-œsophagienne
ETT : échocardiographie trans thoracique
EVA : Évaluation Visuelle Analogique ou Échelle Visuelle Analogique
EVC : État Végétatif Chronique
EVP : Etat Végétatif Persistant
EtCO2 : fraction expiré en CO2 (End Tidal CO2)

F
FE : fraction d'éjection
FA : fibrillation auriculaire
FC : fréquence cardiaque
FCS : fausse couche spontanée
FCU : Frottis cervico-utérien
FCV : frottis cervico-vaginal
FdR : facteur de risque
FdRCV : facteurs de risque cardio-vasculaires
FEVG (FEVD) : fraction d'éjection du ventricule gauche (ou droit)
FFI : faisant fonction d'interne
FiO2 : fraction inspirée d'oxygène
FID : Fosse iliaque droite
FIG : Fosse iliaque gauche
FIV : fécondation in vitro
FIVETTE ou FIVETE : fécondation in vitro et transfert d'embryon
FLU : cortisol libre urinaire
FMC : formation médicale continue
fml : fibre musculaire lisse
FO : fond d'œil
FO : foramen ovale ou trou de Botal
FOGD : fibroscopie œso-gastro-duodénale
FOP : foramen ovale perméable
FOSO : feuille d'ouverture de salle d'opération
FR : facteur de Risque ou facteur rhumatoïde ou fréquence respiratoire
FSC : formule sanguine complète
FSE : feuille de soins électronique
FSP : feuille de soins papier
FV : fibrillation ventriculaire

G
GABA : Acide gamma-aminobutyrique (de l'anglais Gamma-AminoButiric Acid)
GB : Globules blancs
GCAO : Glaucome chronique à angle ouvert
GDS : Gaz du sang
GEI : Gastro-entérite infantile
GEU : Grossesse extra-utérine
GHB : Gamma-Hydroxy Butyrate ou Acide gamma-hydroxybutyrique (drogue du violeur)
GHM : Groupe Homogène de Malade
GHS : Groupe Homogène de Séjour
GMC : Gammapathie monoclonale
GPE : Gastrostomie Percutanée Endoscopique
GN : Glomérulonéphrite
GNEM : Glomérulonéphrite extra-membraneuse
GNMP : Glomérunonéphrite membrano-proliférative
GNRP : Glomérulonéphrite rapidement progressive
GCS : Score de Glasgow (Glasgow Coma Scale)

H
HAD : Hospitalisation à domicile
HAT : HYSTÉRECTONMIE ABDOMINALE TOTALE
HAS : Haute Autorité de santé
Hb : Hémoglobine
HBP : hypertrophie bénigne de la prostate
HBPM : héparine de bas poids moléculaire
HBAG : Hémi-bloc antérieur gauche
HBPG : Hémi-bloc postérieur gauche
HD : Hernie discale ou Hémorragie digestive
HDH : Histoire De l'Hospitalisation
HDH : Hémorragie digestive haute (sur ulcères)
HDT : Hospitalisation à la demande d'un tiers
HED : Hématome extra-dural ou Hématome épi-dural
HdM ou HDLM : Histoire de la maladie
HGPO : HyperGlycémie Provoquée par voie Orale
HGE : Hépato-gastro-enterologie
HGT : hémoglucotest
HH : Histoire de l'Hospitalisation
HIB : hernie inguinale bilatérale
HIC hypertention intra crânienne
HIS : Hybridation in situ
HIV : Human Immunodeficiency Virus (ou VIH)
HK : hypokinesie (maladie cardiaque)
HLH : Hémianopsie latérale homonyme
HLM : hématies et leucocytes par minute
HM : Histoire de la Maladie
HMA : Histoire de la maladie actuelle
HNF : Héparine Non Fractionnée
HNPCC : Hereditary Non-Polyposis Colorectal Cancer ou Cancer colorectal héréditaire sans polypose
HO : Hospitalisation d'office
HPM : Hépatomégalie
HPN : Hydrocéphalie à pression normale ou Hémoglobinurie paroxystique nocturne
HPRIM : Harmonie et PRomotion de l'Informatique Médicale
HRP : Hématome rétro-placentaire
HPV : Human papillomavirus
HSA : Hémorragie sous-arachnoïdienne
HSD : Hématome sous-dural
HSF : Hyalinose segmentaire et focale
HSM : Hépato-Spléno-Mégalie
Ht : Hématocrite
HTA : hypertension artérielle
HTAP : Hypertension Artérielle Pulmonaire
HTIC : Hypertension intra-cranienne
HTP : hypertension portale
HTAP : Hypertension artérielle pulmonaire
HU : Hématurie
HVG : Hypertrophie Ventricule Gauche

I
IA : insuffisance aortique (voir aussi Valvulopathie cardiaque)
I.A. : intra arterielle (donne de médicament)
IAD : Insémination artificielle par donneur
IADE : infirmier(-ière) d'anesthésie diplômé(e) d'état
IAMI : insuffisance artérielle du membre inférieur
IAO : Infirmier(e) d'Accueil et Orientation (aux Urgences) ou Insuffisance aortique
IBS : Infection bactérienne septicémique
IBODE : Infirmier(-ière) de Bloc Opératoire Diplômé(e) d'État
IC : insuffisance cardiaque ou coronaire ou index cardiaque
ICP : intervention coronarienne percutanée
ICALIN : Indicateur composite des activités de lutte contre les infections nosocomiales
ID : [Latin : in diem ] pendant la journée (médicaments, aussi "i.d.") ou injection intradermique
IDE : infirmier (ière) diplômé (ée) d'État
IDM : infarctus du myocarde
IEC : inhibiteur de l'enzyme de conversion
IEPS : immuno-électrophorèse des protides sanguins (IEPU - ...des urines)
IET : intubation endotrachéale
IFI : immunofluorescence indirecte
IFSI : Institut de Formation en Soins Infirmier
IHP : interne des hôpitaux de Paris (AIHP : ancien interne des hôpitaux de Paris)
IL : interleukine
IM : insuffisance mitrale ou injection intramusculaire
IMAO : Inhibiteur des monoamine oxydases
IMC : Infirmité Motrice Cérébrale ou Indice de Masse Corporelle
IMG : Interruption médicale de grossesse
IMNQ : Infarctus du myocarde sans onde Q
IMQ : Infarctus du myocarde avec onde Q
IMS : Ischémie myocardique silencieuse
IMV : Intoxication Médicamenteuse Volontaire
IN : Infection Nosocomiale
InVS : Institut de veille sanitaire
IOT : intubation oro-trachéale
IP : index de pulsatilité (sonographie Doppler) ou injection intrapéritonéale
IPD : (articulation) interphalangienne distale
IPe : Insuffisance veineuse des perforantes
IPP : Inhibiteur de la pompe à protons ou (articulation) interphalangienne proximale
IPS : Indice de pression systolique
IR : injection intrarachidienne
IRA : Insuffisance rénale aiguë
IRAF : Insuffisance Rénale Aiguë Fonctionnelle
IRC : insuffisance rénale chronique.
IRFSS : Institut Régional de Formation Sanitaire et Social (nouveau nom des IFSI)
IRM : imagerie par résonance magnétique
ISO : Infection du Site Opératoire
IST : infection sexuellement transmissible
IT : insuffisance tricuspide
IV : intraveineuse
IVA : interventriculaire antérieure (artère coronaire)
IVD : insuffisance ventriculaire droite ou intraveineuse directe
IVG : interruption volontaire de grossesse ou insuffisance ventriculaire gauche
IVP : interventriculaire postérieure (artère coronaire)
IVT : Injection Intra-Vitréenne
IVC : Insuffisance veineuse chronique
IVS : Insuffisance veineuse superficielle
IVP : Insuffisance veineuse Profonde
IVRS : Infection des voies respiratoires supérieures

K
K : Cancer
KT : cathéter

L
LAL : leucémie aiguë lymphoblastique
LAM : leucémie aiguë myéloblastique
LBA : liquide broncho-alvéolaire
LCR : liquide céphalo-rachidien
LCS : liquide cérébro-spinal
LED : Lupus érythémateux disséminé
LGM : Lésions glomérulaires minimes
LGC : Logiciel de gestion de cabinet
LH : Gonadostimuline
LH-RH : Gonadolibérine
LID : lobe inférieur droit
LIG : lobe inférieur gauche
LIN : Lutte contre les Infections Nosocomiales
LLC : leucémie lymphoïde chronique
LMC : leucémie myéloïde chronique
LMNH : Lymphome malin non hodgkinien
LMD : lobe mediale droite (poumons)
LMG : lobe mediale gauche (poumons)
LP : Médicament : Libération prolongée
LS : Lit Stricte
LSD : lobe supérieure droite (poumons)
LSG : lobe supérieure gauche (poumons)
LSE : Lit Stricte Elargie

M
MAP : mise au point ou menace d'accouchement prématuré
MAPA : monitorage ambulatoire de la pression artérielle
MAR : médecin anesthésiste-réanimateur^
MAT : micro-angiopathie thrombotique
MB : métabolisme basal
MC : maladie coronarienne
MCAS : maladie cardiaque athérosclérotique
MCE : massage cardiaque externe
MCO : Médecine, Chirurgie, Gynécologie-Obstétrique
MFIU : Mort Fœtale In Utero
MGUS: gammapathie monoclonale de signification indéterminée
MI : Membre inférieur
MICI : Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
MID : Membre inférieur droit
MIG : Membre inférieur gauche
MM : Mélanome malin
MMS : Mini mental state = test depistage des démences
MPOC : maladie pulmonaire obstructive chronique
MS : Membre supérieur
MSD : Membre supérieur Droite
MSG : Membre Supérieur Gauche
Mô : Morphine
MSN : Mort subite du nourrisson
MSP : Mise en Situation Professionnelle (étude d'infimier)
MST = maladie sexuellement transmissible
MT : Médecin traitant
MTE : maladie thrombo-embolique
MTS : maladie transmissible sexuellement
MVAS : maladie vasculaire athérosclérotique
MV : murmure vésiculaire
MVC : Maladie veineuse chronique

N
N+ / n+ : nausée
NAS : Néphroangiosclérose
NFS : numération formule sanguine = hémogramme
NIA : Néphrite interstitielle aiguë ( NTIA= néphrite tubulo-interstitielle aiguë)
NIC : Néphropathie interstitielle chronique
NMDA : acide N-méthyl-D-aspartique
NOIA : neuropathie optique ischémique antérieure
NORB : névrite optique rétrobulbaire
NPS : « ne pas substituer », mention sur une ordonnance pour exclure la délivrance d'un produit générique
NRS : Nourrisson
NTA : nécrose tubulaire aiguë
NYHA : New York Heart Association, dans l'Insuffisance cardiaque

O
OAD : One A Day une fois par jour
OAD : Oblique anterieur droite (artère)
OAP : œdème aigu du poumon
OACR : Occlusion de l'artère centrale de la rétine
OD : (OCULA DEXTER) œil droit ou Oreillette Droite
ODF : Orthopédie Dento-Faciale
ODM: Ostéodensitométrie
OG : oreillette gauche
OGE : Organes génitaux externes (voir Appareil reproducteur)
OMI : œdème des membres inférieurs
OMS : organisation mondiale de la santé
OPH: Oedème Pulmonaire Hémodynamique
OPT: Orthopantomogramme
ORL : oto-rhino-laryngologue
OS : (OCULA SINISTER) œil gauche

P
p : bras court d'un chromosome (Génétique)
PA : pression artérielle ou Personne Âgée ou Pancréatite Aiguë
PAB : préposé aux bénéficiaires
PAC : praticien associé contractuel, pontage aorto-coronarien, port-a-cath(r)
PAD : pression artérielle diastolique
PAL : Phosphatase alcaline
PAM : pression artérielle moyenne
PAN : Périartérite noueuse
PAPO : pression artérielle pulmonaire d'occlusion
PAR : polyarthrite rhumatoïde (utilisé au Canada français)
PAS : pression artérielle systolique
PB : Problème
PBH : Ponction Biopsie Hépatique
PC : (Post Cibum) Après les repas (post prandial) ou Perte de Connaissance
PCC : pancréatite chronique calcifiante
PCE : polyarthrite chronique évolutive (ou PR) = polyarthrite rhumatoïde
PCP : pression capillaire pulmonaire
PD : Péridurale
PDL : (exposure radiologique - DLP en englais est "dose-length product")
PEA : Potentiel évoqué auditif
PEAI : polyendocrinopathie auto-immune
PEC : prise en charge
PEEP : positive end-expiratory pressure (en anglais) ou PEP (en français)
PEP : pression expiratoire positive (Voir PEEP)
PEV : pyelographie endoveineuse
PF : Paralysie faciale
PFC : plasma frais congelé
PH : praticien hospitalier
PIC : pression intra-crânienne
PKRD : Polykystose rénale autosomique dominante (ou PKD)
PL : ponction lombaire
PM : pacemaker
PMI : Protection maternelle et infantile
PMS : poumons (sténo)
PMA : procréation médicalement assistée
PMD : psychose maniaco-dépressive (appelée dorénavant trouble bi-polaire)
PMO : prélèvements multi-organes
PMSI : programme de médicalisation des systèmes d'information
PN : Polynucléaire
PNA : Pyélonéphrite aiguë
PNI : pression artérielle non invasive
PNN : Polynucléaire neutrophile
po : per os (administration orale de médicaments ou de nourriture; opposé à NPO pour nil per os qui signifie aucune administration de nourriture ou de médicament par voie orale)
POM : Paralysie du Nerf oculomoteur
POMC : Pro-opiomélanocortine
PPC : pression de perfusion cérébrale
PPRST : poumon, prostate, rein, sein, thyroïde = localisation de cancers ostéophiles
PPS : programme personnalisé de soins
PPVG : paroi postérieure du ventricule gauche
PR : prélèvement rectal
PSA : prostatic specific antigen ou plaque simple de l'abdomen (voir radiographie)
PSE : pousse-seringue électrique
PR : polyarthrite rhumatoïde (ou PCE)
PRN : (PRO RE NATA) au besoin
PSL : Produit sanguin labile
PTG : prothèse totale de genou
PTH : [hormone parathyroïdienne] (parathormone) ou Prothèse totale de la hanche (prothèse de hanche)
PTV : potentiels tardifs ventriculaires
PU ou PU-PH : praticien universitaire ou professeur des universités-praticien hospitalier ou protéinurie
PV : prélèvement vaginal
PVC : pression veineuse centrale
PVM : Petite Valve Mitrale
Q[modifier]q (Génétique) : bras long d'un chromosome
QD : Latin - Quaque die, (Chaque jour) (medicaments, aussi q.d.)
QID : (Quatro In Die) Quatre fois par jour
QS : Question spécifique, abréviation fréquemment utilisée dans les livres de préparation à l'ECN. Ou Quantum Satis, équivalent international de QSP
QSP : Quantité suffisante pour

R
RA : rétrécissement aortique ou Rachi Anesthésie ou Réserves alcalines (HCO3-)
RAA : rhumatisme articulaire aigu
RAC : rétrécissement aortique calcifié
RAD : retour à domicile
RAI : recherche d'anticorps irréguliers
RAISIN : Réseau d'alerte, d'investigation et de surveillance des infections nosocomiales
RAM : rupture artificielle des membranes
RAU : rétention aiguë d'urine
RCA : réflexe cutané abdominal
RCF : rythme cardiaque fœtal
RCH : recto-colite hémorragique
RCIU : Retard de croissance intra-utérin
RCP : résumé des caractéristiques du produit (mentions légales d'un médicament) ou réanimation cardio-pulmonaire ou réunion de concertation pluridisciplinaire ou réflexe cutané plantaire
RCR : réanimation cardio-respiratoire
RDS : revue des systèmes
RGO : reflux gastro-œsophagien
RHD : Règles hygiéno-diététiques
RHJ : reflux hépato jugulaire
Rh : groupe Rhésus
RM : rétrécissement mitral
RMN : résonance magnétique nucléaire
RMO : référence médicale opposable
ROR : rougeole-oreillons-rubéole
ROT : réflexe ostéo-tendineux
RP : radiographie pulmonaire
RPM : rupture prématurée des membranes ou réflexe photomoteur, ou résidu post-mictionnel
RRS : rythme régulier sinusal
RPTG : reprise de prothèse totale de genou
RPTH : reprise de prothèse totale de hanche
RR : risque relatif
RTUP : résection transuréthrale de prostate
RTUV : Résection transurethrale des tumeurs de vessie
RU : révision utérine
RVG : (artère) retroventriculaire gauche
RVS : Résistance Vasculaire Systémique
RVU : rachitisme vitamino-résistant ou reflux vésico-urétéral

S
SA : Semaines d'aménorrhée
SAD : Sonde à demeure
SAHS : Syndrome d'apnées/Hypopnée du Sommeil
SAMU : Service d'Aide Médicale d'Urgence
SAO2 : Saturation en Oxygène
SAPL : Syndrome des antiphospholipides
SARM : Staphylococcus aureus résistant à la méticilline
SAS : syndrome d'apnées du sommeil
SAS : sténose aortique serré
SAU : service d'accueil des urgences
SC : sous-cutanée
SCA : syndrome coronarien aigu (moins usité)
SDN : Salle de Naissance
SDRA : Syndrome de détresse respiratoire aiguë (ou de l'adulte)
SEP : sclérose en plaques
SERM : Modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes, Ménopause
SF: Sage-Femme
SFA : souffrance fœtale aiguë
SGB : Syndrome Guillain-Barré
SHA : solution hydro-alcoolique
SHU : syndrome hémolytique et urémique
SIADH : Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique
SID : [Latin - semel in die] ; une fois par jour (médicaments)
SIDA : syndrome d'immunodéficience acquise
SIH : Système d'information hospitalier
En anglais : HIS, Hospital Information System (voir DIM, PMSI)
SIR : Système d'information de radiologie
En anglais : RIS, Radiology Information System
SIV : septum interventriculaire
SLD : Soins de Longue Durée
SMA : service médical d'accueil
SMUR : Service Médical d'Urgence et de Réanimation
SNC : Système nerveux central
SNG : Sonde Naso-Gastrique
SPE : Sciatique Poplité Externe
SPI : Sciatique Poplité Interne
SRAA : Système Rénine-Angiotensine-Aldostérone
SRIS : Syndrome de réponse inflammatoire systémique
SSI : Sérum Salé Isotonique
SSPI : Salle de Surveillance Post Interventionnelle
SSPO : Salle de Surveillance Post Opératoire
SSR : Soins de Suite et de Réadaptation
Sti VD : stimulation ventriculaire droite programmée
SV : sonde vésicale

T
TA : pression artérielle ou tentative d'autolyse
TA : Trou anionique voir acidose métabolique
TAS : tension artérielle systolique
TAC/FA : TachyArythmie Complète par Fibrillation auriculaire
en:TB : tuberculose
TDM : tomodensitométrie = scanner (En anglais : Computerized Tomography)
TTT : traitement
TC : Traumatisme Crânien
TCA : Trouble du Comportement Alimentaire
TCG : troubles craniens grave
TEC : transfert d'embryon congelé
TED : Trouble envahissant du développement
TEG : Trouble d'État Général
TEMP : tomographie à émission mono-photonique (En anglais SPECT Single Photon Émission Tomography)
TG : Triglycérides
THS : traitement hormono-substitutif
TID : (Ter In Die) trois fois par jour
TIH : Thrombopénie Induite à l'Héparine
TJ : turgescence jugulaire
TEP : tomographie par émission de positon (En anglais PET : Positon Émission Tomography)
TNF : facteur de nécrose tumorale (de l'anglais: Tumor Necrosis Factor)
TNM : Tumor Node Metastasis (= Tumeur, Ganglion, Métastase, Classification TNM utilisé en Cancérologie)
TOGD : Transit œsogastroduodénale
TP : Taux de prothrombine
TOC : trouble obsessionnel compulsif
TR : toucher rectal
TS : tentative de suicide (= TA (tentative d'autolyse)) ou Temps de Saignement
TSH : hormone thyroïdo stimulante d'origine hypophysaire dont la mesure permet de détecter les hypo ou hyperthyroïdies
TSV = tachycardie supraventriculaire
TV : tachycardie ventriculaire ou toucher vaginal
TVC : tension veineuse centrale
TVP : Thrombose Veineuse Profonde

U
UCR : Urétrocystographie rétrograde
UCSA : unité de consultation et de soins ambulatoires
UDVI : usagers de drogues par voie intraveineuse
UF : unité fonctionnelle [prescriptrice] (en englais: "requesting unit")
UGD : ulcère gastroduodénal
UHCD : Unité d'Hospitalisation Courte Durée
UIV : urographie intraveineuse
UMASP : unité mobile d'accompagnement et de soins palliatifs
UPA : unité paquets-années
Upatou : unité de proximité d'accueil, de traitement et d'orientation des urgences
USIC : unité de soins intensifs en cardiologie

V
V+ / v+ : vomissement
VAC : Vacuum Assited Closure (Système Aspiratif)
VAS : voie aérienne supérieur
VD : ventricule droit
Vd : Vélocité diastolique (sonogrpahie Doppler) ou Volume de dilution
VEMS : volume maximal expiré pendant la première seconde
VES : Volume d'éjection systolique
VG : ventricule gauche
VGM : Volume globulaire moyen
VHA : Virus de l'hépatite A
VHB : Virus de l'hépatite B
VHC : Virus de l'hépatite C
VHD : Virus de l'hépatite D
VHE : Virus de l'hépatite E
VIH : virus de l'immunodéficience humaine (ou HIV, virus du SIDA)
VM : valve mitrale ou ventilation mécanique
VNG : Video NystagmoGraphie
VNI : Ventilation Non Invasive
VO2max : Consommation maximale d'oxygène, exprimée en l/min
VPN : Valeur Prédictive Négative
VPP : Valeur Prédictive Positive
VR : volume résiduel
VRS : Virus Respiratoire Syncytial
VS : vitesse de sédimentation ; vs. est aussi l'abréviation de versus qui signifie « contre » (en général utilisé dans le sens « par rapport à »)
VSAI : Ventilation Spontanée avec Aide Inspiratoire
VTD : volume télédiastolique
VTS : volume télésystolique
VVC: voie veineuse centrale
VSL : Véhicule Sanitaire Léger
VVP: voie veineuse périphérique

W
WPW : syndrome de Wolff-Parkinson-White

Le téléphone portable est-il dangereux pour la santé?

Plusieurs études ont été menées pour tenter d’apporter des réponses.
Vous avez sans doute entendu dire qu’il était déconseillé de rester à coté d’un four à micro-onde en marche. En effet, pour cuire les aliments, les fours émettent des ondes sur une fréquence de 2450 Mégahertz. Ce qui a comme effet d’exciter les molécules d’eau. Les frictions de ces molécules entre elles dégagent alors la chaleur qui permet la cuisson des aliments. Dans un four ne comportant aucune anomalie, les ondes sont comme dans une cage de Faraday. Or la longueur d’ondes de nos téléphones cellulaires est proche de celle des fours à micro-ondes. Nous pouvons donc légitimement nous interroger sur les effets qu’ils peuvent provoquer sur notre organisme: Le corps humain contient 60% d’eau !

L’effet thermique, constaté chez une personne qui utilise son mobile pendant 20 minutes, est une augmentation de 1°C de la température des tissus de la tête en contact avec le portable. Cette hausse se ressent jusqu'à 10 cm vers l'intérieur de la tête, les conséquences sont une différence de température de part et d'autre du cerveau. mais les effets qu’implique ce déséquilibre thermique ne sont pas encore connus…

On entend également dire que le téléphone portable pourrait être à l’origine de migraines, quand est-il ? Certaines personnes se plaignent de maux de tête après l’usage prolongé du mobile. Une étude sur le rat évoque l’hypothèse selon laquelle les rayonnements émis par un téléphone pourraient modifier la perméabilité des vaisseaux du cerveau. Ce qui, chez l’homme atteint de migraine chronique, entraînerait une augmentation en fréquence ou en intensité de cette douleur.

Autre effet, l'exposition aux radio-fréquences émises par les portables. Elles pourraient être dangereuse pour les utilisateurs de lunettes à montures métalliques ou portant des boucles d’oreille. Là encore rien n’est prouvé scientifiquement. Certaines études cherchent à prouver qu’il n’y a aucun risque de cancer lié au portable. A l’inverse, une étude anglaise beaucoup plus récente montre que les personnes qui utilisent régulièrement leur téléphone depuis dix ans auraient 40% de risques supplémentaires de développer des tumeurs du système nerveux.

Si le portable est un émetteur il est aussi un récepteur d’ondes. Il les reçoit par l’intermédiaire d’antennes relais placées sur le toit des immeubles ou des châteaux d’eau. Celle-ci peuvent être à l’origine de dysfonctionnements d’appareils électroniques. Des cas d’appareillages médicaux perturbés ont été recueillis.

On constate donc que cette question n’appelle pas de réponse tranchée. Si vous avez des craintes, utilisez votre téléphone cellulaire avec un kit main libre. Vous pouvez toujours respecter ces quelques conseils sans toutefois tomber dans la phobie du téléphone portable.

2011-09-01

L’acupressure 

Comment est née l’acupressure ?
    D’après une légende, il y a très longtemps vivait un paysan chinois qui souffrait constamment de terribles maux de tête. Un jour, alors qu’il labourait, il lâcha par inattention son soc qui lui écrasa le gros orteil. La douleur occasionnée par le coup disparut rapidement, et par miracle ses maux de tête également ! Le lendemain, alors que son mal de tête le reprenait, il fit délibérément tomber le soc sur son gros orteil et la douleur se dissipa de nouveau. Suite à cela, tous les gens du village soignèrent leurs maux de tête en faisant tomber quelque chose sur leur gros orteil. Il s’est avéré par la suite que le pavillon de l’oreille comporte lui aussi des points thérapeutiques.
   Dans certains pays d’Asie, on soignait la douleur en entaillant des parties précises de l’oreille. Le docteur français Paul Nogier, en travaillant avec des immigrés asiatiques, s’est intéressé à ces incisions et les a structurées. C’est ainsi qu’en 1957 est paru en Europe le premier atlas sur l’auriculothérapie.
   Le docteur Erich Buss a fait progresser cette méthode. Après des expériences effectuées en services de cardiologie, d’endocrinologie et autres, les hôpitaux ayant approuvé son efficacité, les créateurs de cette technique en ont déposé les droits. Ils ont avec le docteur Buss réussi, en se déplaçant de ville en ville, à enseigner entre 1980 et 1990 l’utilisation de cette technique à quelque 30 000 patients intéressés.
   Avec un peu de patience et d’assiduité, vous pourrez vous aussi assimiler cette méthode simple mais efficace d’auto-traitement.

Le point “pharmaceutique” (endocrinien et anti-inflammatoire)

   
Chaque organisme humain est capable de produire le médicament dont il a lui-même besoin. Lorsque nous tombons malade, notre “ pharmacie ” intérieure fabrique des matières nécessaires à la guérison de notre organisme et les envoie aux endroits concernés. Ce processus s’appelle l’autorégulation. Lorsque cette autorégulation fonctionne correctement, aucune aide externe n’est nécessaire. Et si un problème survient dans son mécanisme, il faut alors faire appel à des médicaments extérieurs. Cela dit dans la plupart des cas, ce qui est nécessaire n’est pas le médicament en lui-même, mais d’encourager le mécanisme d’autorégulation pour finalement obtenir le même résultat. Ce laboratoire situé dans notre organisme correspond aux glandes endocrines (à sécrétion interne, dont les produits, l’hormone, sont déversés dans le sang), ainsi qu’aux organes les contenant – hypophyse, pancréas, thyroïde, parathyroïde, glande surrénale, ovaires chez les femmes et testicules chez les hommes. Ce sont eux qui produisent les médicaments nécessaires à notre organisme.
   En massant l’un des points se trouvant sur le pavillon de l’oreille, ce processus se normalise. C’est pour cela qu’il s’appelle le point “ pharmaceutique ”. Comme le dessin l’indique, ce point se situe sur la partie inférieure de l’oreille externe, devant le conduit auditif externe.
   Le massage de ce point est conseillé pour toutes les maladies car il possède des propriétés anti-inflammatoires, antiallergiques et de régulation du métabolisme.

Le point du système neurovégétatif

    Quantité de nerfs partent du cerveau et de la moelle épinière pour relier tous les organes. En laissant filtrer les rayons du soleil à travers une feuille d’arbre, on peut y voir à travers le dessin que forme la nervure, pareille à une toile d’araignée. C’est la même chose dans notre corps. Le système neurovégétatif ressemble aux fils d’une toile d’araignée.
   Il arrive souvent qu’une maladie des viscères soit causée non pas par un problème de métabolisme ou un quelconque micro-organisme, mais par un défaut dans le mécanisme de régulation du système végétatif. Il est possible de remédier à cette défaillance en procédant au massage du point correspondant à ce système. Le processus d’action est un peu compliqué. Si nous exerçons une pression sur la peau (p.e. la peau de l’oreille), l’excitation agit dans le champ sensoriel du cortex cérébral, puis est transmise par la voie de fibres nerveuses à des noyaux sous-corticaux, ainsi qu’aux centres (groupes de noyaux) viscéraux du tronc cérébral (bulbe rachidien, cerveau moyen) et diencéphalique. Le dessin ci-après montre où se situe le point d’acupressure. Quant au massage de ce point, il doit être effectué de la même façon que pour les autres points.
   Le massage du point correspondant au système végétatif peut aider à faire disparaître les spasmes vasculaires, des bronches, du canal urinaire et biliaire, ainsi que de l’utérus. Ce point peut être utilisé pour de nombreuses maladies, mais principalement en cas de dystonie vasculaire ou encore d’hyper- et hypotension artérielle, d’arythmie, de constipation, d’asthme, de calculs rénaux ou de ménopause.
   Dans la mesure où la pression de ce point tend à relâcher le muscle lisse de l’artère coronaire, son effet peut aussi être bénéfique chez les personnes atteintes d’angine de poitrine, de troubles du rythme cardiaque ou d’infarctus du myocarde.
   Le relâchement du muscle lisse des parois vasculaires fait également baisser la tension artérielle. Cet effet ne peut toutefois être observé qu’après avoir effectué le massage dudit point pendant trois ou quatre semaines consécutives.
   En massant le point du système neurovégétatif, en plus de relâcher, nous normalisons la propension au resserrement des parois vasculaires ; c’est pourquoi ce procédé peut être aussi bien employé par des personnes souffrant d’hyper- et d’hypotension artérielle, ainsi que de varices.
   L’asthme est causé par des spasmes dans les petites bronches. Il résulte qu’en faisant diminuer les accès de spasmes par l’intermédiaire du système végétatif, les crises évoluent de façon bénigne, voire parfois disparaissent.
   Dans le cas de calculs rénaux, c’est la progression du calcul ou du grain de sable par la voie urinaire qui entraîne des spasmes, provoquant véritablement de terribles douleurs. La sensation est similaire à celle d’avaler de travers une miette de pain. La forte toux qui s’ensuit est bien la preuve qu’une toute petite miette peut également entraîner des spasmes dans la gorge.
   En massant le point du système neurovégétatif, vous pouvez apaiser ces spasmes, l’élimination des calculs ou des grains de sable ne devenant plus aussi douloureuse.
   Le massage de ce point peut également entraîner la normalisation du travail de la vésicule biliaire, c’est-à-dire prévenir les stases et la formation de calculs biliaires, ainsi qu’accélérer le processus de guérison des inflammations de la vésicule biliaire (cholécystite) et du pancréas (pancréatite).
   De même, masser ce point peut avoir des effets bénéfiques sur les colites.
   Il y a quelques années, lorsque j’ai pris l’avion en Irlande sur un vol Aeroflot à destination du Canada, il m’est arrivé l’histoire suivante :
   Nous étions en train de survoler l’océan Atlantique lorsque l’avion, pris dans un trou d’air, a commencé à pencher d’un côté et de l’autre, et à produire des secousses. Dans ces moments-là, à bord d’appareils appartenant à d’autres compagnies aériennes le capitaine a pour habitude d’informer les passagers qu’ils n’ont aucune raison de s’affoler. Sur notre avion, cela s’est passé d’une toute autre façon. Au-dessus de chaque porte, le voyant “ SORTIE ” s’est allumé, puis s’est mis à clignoter en émettant des bruits terrifiants.
   Nous étions à 11 kilomètres au-dessus de l’océan. Qu’est-ce qui allait se passer, allions-nous quitter l’appareil ? Le capitaine et les hôtesses n’avaient pas dit un mot. Une dame, qui n’avait pas l’habitude de ce genre de “ service ”, s’est mise à paniquer, puis a tourné de l’œil, son pouls est monté à plus de 200, et pour couronner le tout, elle a également vomi. Moi, sans dire un mot, en me positionnant derrière son dos, j’ai commencé à lui masser le point neurovégétatif : 4 minutes plus tard, cette dame s’était paisiblement endormie.
   Plusieurs de mes patients ont à leur tour réussi à se maîtriser dans une même situation délicate au moyen de cette méthode.
   Tel que je l’ai mentionné auparavant, le massage des points situés sur le pavillon de l’oreille ne peut pas faire de mal. N’ayez pas peur si vous ne massez pas le bon point ou si la pression n’est pas assez forte. Dans ces cas-là, au pire l’organisme ne réagit pas. Un peu comme une clé correspondant à une serrure qui ouvre une porte, la mauvaise clé ne menant nulle part.
   Passons à un autre point d’acupressure, tout aussi important.

Le point du cortex

    En général, on préconise l’acupressure en cas de dérèglements d’ordre psychosomatique. Parmi ceux-ci figurent nos “ bobos ” physiques, dont la formation est en quelque sorte reliée au cortex et pour la guérison desquels il nous faut masser le point correspondant. Le cortex est le plus important régulateur du fonctionnement de l’organisme. Par conséquent, l’utilisation de ce point ne se limite pas aux migraines, mais s’étend à beaucoup d’autres cas. En massant ce point, nous régulons l’équilibre psychique : l’irritabilité diminue, la dépression s’affaiblit, le bien-être et les facultés de mémoire augmentent, le sommeil se normalise et les maux de tête disparaissent.
   Ce point peut également être une bonne aide aux personnes atteintes de maladies psychiques. Loin de moi cette pensée que ce point d’acupressure peut faire disparaître les maladies mentales ; en revanche, leur évolution et leurs symptômes peuvent diminuer. Par exemple, chez l’un de mes patients schizophrènes, l’évolution de sa maladie était classique : il entendait des invectives et des propos colériques, hallucinait, des voix lui ordonnaient des inepties qu’il avait peur de refuser. Après cinq séances d’acupressure du point correspondant au cortex, ces voix n’étaient plus aussi autoritaires et il n’en avait plus peur. Tout comme s’étaient dissipées les fixations qui l’obsédaient quotidiennement, ainsi que ses idées suicidaires.
   Le massage du point du cortex apaise le mal de tête et les douleurs à caractères différents. Par exemple, certains points sur le pavillon de l’oreille peuvent être employés pour un mal de dent. D’après l’expérience que j’ai acquise dans les services dentaires, le simple massage du point du cortex ne fait pas seulement disparaître le mal de dent, mais dissipe également la peur provoquée par le bruit de la fraise.
   Au cours de différents travaux entrepris en commun avec des dentistes, avant que le patient s’assoie sur le siège du dentiste, je lui massais préalablement le point correspondant de l’oreille. L’“ anesthésie ” que je pratiquais était tellement efficace qu’il en était difficile de diagnostiquer quelle était la dent douloureuse, celle-ci ne réagissant plus ni à la percussion ni à d’autres stimulations. Nous avons alors modifié notre méthode de travail. Les patients allaient premièrement chez le dentiste pour recevoir un diagnostic, puis chez moi pour une “ anesthésie ”, et retournaient ensuite chez le dentiste. Quant au bruit de la fraise, il leur paraissait similaire à celui d’une brosse à dent électrique. 

  
    Les trois points que nous venons de traiter – “ pharmaceutique ”, neurovégétatif et du cortex – ont un effet sur le système des glandes endocrines internes, le système nerveux et le cortex. Ce sont les points les plus importants du pavillon de l’oreille. Avec le simple massage de ces points, vous pouvez vous débarrasser d’un grand nombre de sensations et de problèmes désagréables, car leur effet est général et se diffuse dans l’organisme tout entier.
   L’ordre du massage des trois points : premièrement 30 pressions (à chaque expiration pressez une fois jusqu’à une sensation de douleur agréable) sur le point “ pharmaceutique ” endocrinien, ensuite 30 pressions sur le point neurovégétatif, et pour finir 30 pressions sur le point correspondant au cortex.
   L’acupressure doit-elle être répétée fréquemment ? Je préconise le massage des trois points dans un but préventif une fois par jour, en cas de légère indisposition deux fois par jour (matin et soir), et si vous vous sentez vraiment très mal trois fois par jour.


Le point du cœur et des poumons

    Il se situe à l’endroit le plus enfoncé de l’oreille externe. Afin de le trouver, pointez votre index vers le conduit auditif puis reculez d’un centimètre vers la nuque. Ce point doit être massé avec l’index de manière similaire aux autres points.
   À vrai dire, il ne s’agit pas d’un mais de deux points qui sont tellement rapprochés que notre doigt appuie sur les deux à la fois. Le cœur et les poumons étant situés côte à côte dans notre corps, les deux points ne peuvent être éloignés l’un de l’autre. La pression des deux points en même temps – comme je l’ai signalé plus haut – ne provoque aucun effet nuisible. Si vous visez le point du cœur et que par hasard vous touchez le point des poumons, il y aura au maximum une absence de réaction ; si en revanche vous avez un petit problème aux poumons, l’acupressure sur ce point exercera un effet bénéfique.
   Le massage de ce point est préconisé en cas d’angine de poitrine, infarctus du myocarde, arythmie, dystonie vasculaire, insuffisance cardiaque congénitale, hypertension, bronchite, pneumonie et asthme.
   Ce point possède une autre vertu. En le massant régulièrement, il peut vous aider à arrêter de fumer. Et en utilisant le point du cortex, vous pouvez faire disparaître votre dépendance psychique. Le massage du point des poumons provoque de manière progressive une sensibilité de la membrane muqueuse de la trachée et des bronches, ainsi qu’un dégoût de la fumée de cigarette. Si vous voulez arrêter de fumer, ces deux points peuvent vous être d’une grande aide.

Le point de l’estomac et du système digestif

   Il est facile à trouver. En partant du point du cœur, remontez votre index d’environ un centimètre, jusqu’à sentir une partie de cartilage plat. Dans ce cartilage se trouve un renfoncement. C’est là que se situe le point de l’estomac et du système digestif.
   L’acupressure de ce point est conseillée aux personnes atteintes de gastrite, ulcère à l’estomac, inflammation de la vésicule biliaire (cholécystite) ou du pancréas (pancréatite), constipation, affection hépatique ou n’importe quel autre problème de digestion.


                      Le point des lombaires et le point du cou

    La partie se situant juste après le conduit auditif sur le pavillon de l’oreille pourrait être comparée à un fœtus positionné à l’envers dans le ventre de sa mère. En bas se trouve le point de la partie du cou, tandis que la prolongation des vertèbres de l’embryon correspond au point des lombaires.
   La pratique de l’acupressure de ces points est conseillée aux personnes souffrant d’arthrose des vertèbres dorsales et lombaires, lumbago, névralgie intercostale, douleur à la colonne, lésion ou contracture des muscles dorsaux.


                                 Le point stimulant l’appétit sexuel
    Ce point est très efficace s’il est combiné avec le massage du point de tonicité, dont les explications figurent plus bas.



                                                Le point de la vue
    Que devons-nous faire à un âge avancé pour que notre vue reste celle d’un aigle ? D’après la légende, il y avait des hommes qui, pour ce faire, se transperçaient le lobe de l’oreille. Ne connaissant pas les méthodes thérapeutiques orientales, ils procédaient à cela car ils se reposaient sur leurs propres expériences.
   Si vous avez la vue qui baisse, vous ne devez évidemment pas vous transpercer le lobe de l’oreille. Il vous suffit de masser tous les jours à quelques reprises le point correspondant à la vue figurant sur le dessin ci-contre et effectuer une gymnastique spéciale des yeux.

                         
                                              Le point anti-stress
    Ce point se situe dans un renfoncement en forme de triangle sur la partie supérieure du pavillon de l’oreille. Il modère le temps de réponse provoqué par l’action du stress sur l’organisme. Il a des effets calmants et, aux heures tardives, soporifiques. Il calme la peur, les phobies et les convulsions. L’acupressure de ce point est recommandée dans les cas de névroses, de situation de stress, de problèmes psychiques.
   Le point anti-stress et celui du cortex se complètent parfaitement. Il y a quelques années lors d’un entretien télévisé de cinq minutes, j’ai présenté aux téléspectateurs ces deux points d’acupressure. Beaucoup d’entre eux en ont été satisfaits car leur courrier laissait entendre qu’après avoir suivi mes conseils, ils avaient réussi à s’endormir sans aucun problème.
   J’ai moi-même eu recours à ces deux points avant d’embarquer dans l’avion car je souffrais d’aérophobie. À présent je ne les utilise plus, car je n’en ai plus besoin. Je suis guéri.
   Que devez-vous faire si vous voulez guérir non pas en quelques minutes mais en quelques secondes ? Je vous conseille d’essayer ce qui suit.

Le “ complexe ” anti-stress

Sortez de la situation de conflit !

Pressez fort et en même temps à l’aide de vos index jusqu’à sentir une douleur le point anti-stress sur le pavillon de l’oreille. (Entre temps, n’oubliez pas que ce sont vos oreilles et pas celles de celui qui vous a mis en colère.)

Respirez librement, mais après chaque expiration conservez un petit arrêt.

Dites franchement dans votre tête ce que vous pensez de votre offenseur, même sans mâcher vos mots.

Si même après cela vous ne vous calmez pas, effectuez l’acupressure du point du cortex.

    Sortir de la situation de conflit signifie surmonter l’outrage en question, notamment sans se prouver que nous avons raison. Si cela se passe à la maison, vous pouvez changer de pièce, dans la rue en revanche, vous pouvez toujours laisser en plan votre offenseur.
   En pressant assez fort le point anti-stress, les bienfaits se manifestent rapidement. La prise d’air retenue après expiration augmente la concentration dans le sang de dioxyde de carbone, ce qui a un effet calmant. Mais si vous tentez d’enterrer complètement sans aucune forme de réaction l’offense que vous avez subie, cela restera dans votre conscience. Je ne vous invite pas à employer des propos grossiers, mais à réagir face à cette offense et en aucun cas en présence de votre offenseur.
   Sur la base de ce principe, certaines usines japonaises disposent de locaux dans lesquels se trouvent des poupées affichant le masque des directeurs, ainsi que des bâtons en caoutchouc. Que ce soit avec des mots ou encore à l’aide du bâton en caoutchouc, n’importe quel employé de l’usine a la possibilité de réagir aux offenses qu’il a subies. De cette manière, il ne peut nuire ni à sa personne, ni à son supérieur hiérarchique.
   Lorsque j’ai enseigné l’apprentissage de cette méthode au Pakistan, dans une ville proche de la frontière afghane, une dame m’a en retour fait cadeau d’un pot de miel. En voyant mon expression de surprise, elle m’a alors expliqué que sans l’aide du point anti-stress pour faire disparaître les soucis qui l’accablaient, elle serait à l’hôpital depuis longtemps. Elle m’a ensuite raconté que son mari était allé en Afghanistan pour chercher du miel le jour même où les conflits avaient débuté (1990). Elle a attendu son retour à la gare, mais en vain. Il n’est pas difficile d’imaginer dans quel état psychologique elle devait se trouver. Ajouté à cela qu’elle était d’une nature assez inquiète.
   À ce moment-là, se rappelant des points que j’avais montrés, elle a commencé à masser le point anti-stress de ses oreilles, puis elle est rentrée chez elle. Son mari l’attendait à la maison avec le miel : comme il s’est avéré plus tard, ils s’étaient ratés à la gare.


                                                         Le point de tonicité

   Grâce à ce point, vous pouvez agir sur la production d’adrénaline secrétée par la glande médullo-surrénale. L’adrénaline est une hormone disposant de propriétés stimulantes et de renforcement général. Elle augmente la condition physique et fait disparaître la fatigue. Elle donne du tonus le matin, stimule le système immunitaire, favorise la guérison d’un rhume et diminue l’appétit.
   Je vous recommande de masser ce point le matin et dans la journée, mais en aucun cas le soir. Les effets de ce point sont également appropriés en cas d’infection des voies respiratoires supérieures (grippe, trachéite, laryngite, angine et rhinite) non pas seulement parce qu’il permet d’augmenter le taux d’adrénaline, mais parce qu’il se situe à côté des points du nez et de la gorge.
   Ceux pour qui la voix tient un rôle fondamental dans leur activité professionnelle, tels les chanteurs d’opéra, les acteurs, les lecteurs, les professeurs, les guides touristiques peuvent aussi avoir recours à ce point à titre préventif.


Combinaisons possibles des points situés sur le pavillon de l’oreille

    Il est souvent intéressant d’utiliser plusieurs points en une seule séance (comme je l’ai mentionné plus haut : 30 secondes par point, avec 15-20 minutes de pause entre deux points). Dans ce cas, il est important d’observer les règles suivantes :

Débutez toujours une séance d’acupressure avec le point correspondant à l’organe accusant d’un problème (p.e. points du cœur, des reins ou de l’estomac).

Si votre problème est d’ordre inflammatoire et métabolique, commencez avec le point endocrinien (“ pharmaceutique ”).

Si votre “ mal-être ” est accompagné de spasmes, à la place du point endocrinien commencez plutôt votre acupressure par celui correspondant au système neurovégétatif. N’ayez pas peur de ne pas disposer des qualifications médicales requises pour décider quel point masser en premier, dans la mesure où ces deux points peuvent être utilisés pour presque tous les problèmes. Si vous massez les points plus d’une fois par jour, commencez par l’un des points, puis à la séance suivante par l’autre.

Je préconise en général l’acupressure de trois points, sachant que celui du cortex doit toujours être massé en dernier.


                                                                    Exemples

Inflammation et ulcère de l’estomac : points du matin – estomac, système neurovégétatif, cortex ; points durant la journée – estomac, endocrinien, cortex ; points du soir – estomac, système neurovégétatif, cortex.

Mal de dos (lombaires) : points du matin – lombaires, endocrinien, cortex ; points durant la journée – lombaires, système neurovégétatif, cortex ; points du soir – lombaires, endocrinien, cortex.

Douleurs cardiaques : points du matin – cœur, système neurovégétatif, cortex ; points durant la journée – cœur, endocrinien, cortex ; points du soir – cœur, système neurovégétatif, cortex.

Il peut arriver que vous ne sachiez pas ce que vous avez précisément, donc quels points masser sur vos oreilles. Dans un tel cas, je vous recommande les trois points de base dans cet ordre : le point endocrinien, le point neurovégétatif, le point du cortex.

Aimez-vous ?