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27 août 2013

Les p’tites infos qui peuvent changer une vie!

Les p’tites infos qui peuvent changer une vie!
- Les fruits et légumes contiennent une multitude de substances protectrices et ne peuvent être remplacés par des suppléments qui ne contiennent que quelques vitamines et minéraux isolés.
- Il n’est pas toujours plus avantageux de consommer des fruits et légumes crus. Certains nutriments sont mieux assimilés dans les légumes cuits (ex. : bêta-carotène des carottes, lycopène des tomates).
- Les « vrais » jus contiennent des vitamines et des minéraux, mais ne fournissent pas l’ensemble des éléments nutritifs contenus dans les fruits et les légumes, notamment les fibres.
- Tous les fruits et légumes sont bons pour la santé, mais ceux qui sont vert foncé, orange et rouges sont particulièrement riches en éléments nutritifs et protecteurs.
- Les fruits et légumes de culture traditionnelle ne sont pas couverts de pesticides, car des lois régissent l’utilisation de ces derniers. Toutefois, pour en éliminer les traces éventuelles, il est préférable de bien laver les fruits et légumes frais.
- Il n’y a pas de différence notable dans la valeur nutritive des fruits et légumes de culture biologique, comparée aux fruits et aux légumes de culture traditionnelle. Si manger des fruits et légumes bio est avantageux pour l’environnement, ce qui importe en nutrition, c’est d’avoir une alimentation riche et variée!
- Bien qu’ils soient pauvres en énergie et qu’ils rassasient, les fruits et légumes ne sont pas que des aliments de régime. Ils sont essentiels pour la santé.
- Les frites ne sont pas considérées comme des légumes, car elles sont trop riches en calories et en gras. Elles apportent saveur et plaisir au menu, mais il faut les consommer avec modération!
- Pour que les fruits et légumes soient plus nourrissants, on peut les combiner avec d’autres aliments (yogourt, fromage, noix, céréales, etc.).
- Certains fruits et légumes peuvent donner des gaz ou des crampes, mais avec le temps, cet effet s’atténue. Il vaut mieux d’abord choisir ceux qui fermentent moins (carottes, céleris, asperges, haricots jaunes ou verts, tomates, bananes, mangues, pamplemousses, pêches, tangerines) et, si nécessaire, en enlever la peau et les graines. Par ailleurs, les légumes cuits et les jus sont mieux tolérés.
- Il est préférable d’éviter de placer côte à côte un fruit non mûr et un fruit parvenu à maturité, car ce dernier pourrait alors mûrir davantage ou même pourrir.
- Pour accélérer le mûrissement d’un fruit (avocat, poire, pêche, etc.), on peut le mettre dans un sac en papier avec une pomme ou une banane bien mûre.

23 août 2013

Cancer digestif

Symptômes

Soulignons que la majorité des personnes susceptibles d’être atteinte d’un cancer ou pré-cancer digestif sont asymptomatiques c’est-à-dire qu’une personne peut avoir la maladie alors qu’elle ne présente aucun symptôme. Cependant, certains symptômes d’alarme doivent attirer l’attention du patient à savoir :

Saignements
·                Vomissements de sang rouge ou de liquide brunâtre (sang digèré)
·                Saignements de l’anus (avec ou sans selles)
·                Selles noires et goudronneuses
·                Anémie par manque de fer (notamment les hommes et les femmes post-ménopausées)
Changements dans les habitudes des selles
·                Constipation nouvelle
·                Changement dans la forme et la fréquence des selles
Nouveaux symptômes de blocage lors de l’alimentation
·                Difficulté à avaler des solides et des liquides
·                Vomissements à répétition
Perte de poids involontaire variant entre 5-10 lbs
Perte d’appétit importante
Nouveau dégoût pour certains aliments (ex. : la viande)

Facteurs de risque

Les principaux facteurs de risques des divers types de cancers digestifs sont les suivants :

Cancer de l’œsophage
·         Consommation chronique et importante d’alcool (bière, vin et spiritueux)
·         Tabagisme chronique
·         Reflux œsophagien chronique
·         Obésité
·         Œsophage de Barrett
·         Achalasie
·         Histoire de dommage par agents caustiques
·         Histoire de cancer oro pharyngée
·         Origine chinoise (Première génération)
Cancer de l’estomac
·         Infection à Hélicobacter pylori
·         Histoire familiale de cancer de l’estomac
Cancer du duodénum
·         Polypose familiale
·         Maladie céliaque
Cancer du colon
·         Test positif de recherche de sang occulte dans les selles
·         Membre de la famille immédiate (parent au premier degré) atteint de cancer colorectal
·         Antécédents personnels de cancer colorectal
·         Antécédents personnels de polypes bénins
·         Maladie inflammatoire intestinale (ex. : colite ulcéreuse ou maladie de Crohn)
·         Antécédents familiaux ou diagnostic de syndromes héréditaires liés au cancer colorectal tels que la polypose adénomateuse familiale rectocolique ou le cancer colique héréditaire sans polypose
·         Antécédents familiaux ou diagnostic de syndromes héréditaires liés au cancer colorectal tels que la polypose adénomateuse familiale rectocolique ou le cancer colique héréditaire sans polypose

Dépistage / Recommandations

Le terme « dépistage » réfère à la recherche de maladies avant l’apparition de symptômes. La Nous vous proposons donc ses recommandations de dépistage en matière du cancer digestif à des patients qui n’ont, par définition, aucun symptôme de cancer ou de maladie digestive. Cependant, ces patients ont un profil de risque qui suggère que les bénéfices potentiels du dépistage (détection précoce de cancer ou de précancer) sont plus grands que les risques.
Aux fins d’établir la recommandation de dépistage appropriée à votre cas, veuillez noter que cette recommandation varie selon le type de cancer digestif à détecter.

Cancer de l’œsophage
Il n’existe présentement aucune recommandation formelle de dépistage pour le cancer de l’œsophage.
Cancer de l’estomac

Il n’existe présentement aucune recommandation formelle de dépistage pour le cancer de l’estomac. Cependant, certains experts recommandent le dépistage chez des patients ayant une histoire familiale de cancer gastrique ou certains syndromes de cancer familial.
Cancer du duodénum
Le dépistage de cancer duodénal est recommandé pour des patients ayant une polypose familiale du colon.
Cancer du colon

Généralement, l’âge est le facteur de risque le plus important en ce qui concerne le cancer colorectal. En effet, dans plus de 90 % des cas, cette maladie frappe des gens âgés de plus de 50 ans.

L’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) recommande donc que tous les Canadiens (hommes et femmes) qui ont 50 ans ou plus se soumettent à un test de dépistage du cancer colorectal.

Le test le plus simple, mais le moins efficace est la recherche de sang occulte dans les selles. Advenant un résultat positif, il faut toujours effectuer une coloscopie afin de déterminer la cause du saignement.

Les personnes susceptibles d’être à risque de subir un cancer colorectal devraient en discuter avec leur médecin, notamment, aux fins de déterminer la méthode de dépistage appropriée à leur cas et la prise d’un rendez vous d’un test de dépistage incluant un suivi sur une base régulière.

On favorise l’endoscopie comme test de dépistage pour les cancers digestifs car l’endoscopie s’avère le seul examen qui permet le diagnostic et la thérapie immédiate de toutes les lésions précancéreuses (par polypectomie).

Veuillez communiquer avec un  spécialiste ou veuillez communiquer avec votre médecin pour obtenir davantage de renseignements en cette matière.

17 août 2013

Peur de la mort ou peur de mourir ?

A ce destin scandaleux, nul ne s’habitue jamais. Jusqu’où ce refus est-il normal ? Quand devient-il pathologique ? Voici comment l’idée de la mort s’ancre en nous.
"Jusqu’à 32 ans, j’ai tenu la mort pour une abstraction, explique Sonia. Puis ma meilleure amie est décédée : un accident de voiture. Ce jour-là, j’ai vraiment réalisé que, moi aussi, j’étais concernée. Depuis, quand mes parents partent en voyage, je suis un peu anxieuse. Adepte de l’escalade, je prends moins de risques…"
Pour la psyché humaine, la mort est le paradoxe des paradoxes. C’est notre destin, donc un phénomène bien ordinaire, pourtant, écrit le philosophe Vladimir Jankélévitch dans La Mort (Flammarion, 1977), nul ne s’y habitue : "Chaque mort étonne ou scandalise, comme si elle était la première." En même temps, nous réussissons à vivre, à aimer, à agir malgré la menace quasi quotidienne de notre trépas… Serions-nous héroïques ou inconscients ? Rares sont ceux qui se disent : "Puisque je dois mourir, je commence dès aujourd’hui à me laisser dépérir, à refouler en moi tout désir." En fait, les pathologies directement liées à la peur de la mort sont peu nombreuses. Cependant, pour définir, dans la relation à la mort, la limite entre le normal et le pathologique, encore faut-il cerner les processus par lesquels elle s’ancre en nous, ainsi que leurs effets.

Naître à la mort

Test  ...  La mort vous fait-elle peur ? Faites le test !
"L’expérience de la naissance est la première expérience de l’émergence de la mort", déclarait Françoise Dolto dans Parler de la mort (Mercure de France, 1998). Notre venue au monde nous installe parmi ceux qui vont mourir. Elle implique d’emblée une perte : celle du placenta protecteur vécu par le nouveau-né comme une part de lui-même. Dès l’âge de 2-3 ans, l’enfant peut réaliser qu’une personne de son entourage est morte. Mais il s’imagine qu’elle est partie habiter dans un autre univers d’où elle reviendra peut-être. Pour un petit, mourir c’est vivre autrement. Inutile de s’inquiéter s’il ne pleure pas toutes les larmes de son corps et manifeste surtout de la curiosité ("Où il est papy, maintenant ?"). La mort intrigue les enfants, comme la sexualité et la procréation. En revanche, une absence de questionnements de sa part signale une difficulté : l’enfant se tait pour ménager ses parents s’il saisit leur incapacité à parler de ce décès. Or ce silence risque de le rendre inapte, plus tard, à assumer la confrontation avec la mort… sans se mortifier.

La peur s’installe

C’est une étape normale du développement de l’enfant. Vers 7 ans, l’idée de la mort devient très active. "J’y pensais tous les soirs avant de m’endormir, se souvient Delphine. J’étais angoissée à l’idée que j’allais mourir un jour. Pour me rassurer, j’ai imaginé un personnage, Monsieur Tout-le-Monde, nécessairement promis à la mort. Puis je me suis identifiée à lui. Alors, j’ai pu me dire que mourir était une chose normale et ma peur s’est atténuée." Certains enfants, eux, ne cessent de craindre que "maman meurt". Cette inquiétude provient d’un malaise ressenti par le tout-petit qui, lorsque sa mère s’absente, a peur qu’elle ne revienne pas, analyse Ginette Raimbault, psychanalyste et auteur de L’Enfant et la mort (Dunod, 1998). D’ordinaire, ce type d’angoisse s’apaise avec l’apprentissage de la solitude.
Très tôt la conscience de la mort donne lieu à une peur des morts inspirée, selon Freud, par la culpabilité : nos relations aux autres sont toujours teintées d’ambivalence, l’être le mieux aimé est simultanément haï. Aussi, quand une personne proche s’en va, nous nous sentons coupables – plus ou moins consciemment – des sentiments hostiles que nous lui portions. D’où les scénarios d’enfants et les dessins campant monstres et fantômes. Ceux-là mêmes que nous retrouvons dans la littérature fantastique et les films d’épouvante. Toutefois, sauf situation névrotique où la culpabilité demeure inentamable, notre psychisme sait aussi se protéger et transformer les morts en êtres bienveillants. Mais, d’une façon générale, les morts impressionnent. Les précautions oratoires adoptées pour les désigner témoignent de notre embarras. D’un défunt, on préfère dire qu’il est parti ou plongé dans le sommeil de l’éternité. Saint Paul nommait les morts "ceux qui dorment".

Moi aussi, je vais mourir…

C’est la mort des autres qui nous fait prendre conscience de notre mortelle condition. "Moi aussi, je vais mourir." Un constat propre à l’homme et impossible pour l’animal qui vit dans l’ignorance du sort qui l’attend. Etre un homme c’est craindre la mort et inventer des rituels pour marquer son passage. Les spécialistes de la préhistoire ne parlent d’"hominisation" qu’à partir du moment où les grands singes velus que nous tenons pour nos premiers ancêtres se sont mis à honorer leurs morts par des rites funéraires. Pourquoi ont-ils, dans la foulée, inventé les religions ? Probablement pour essayer de donner un sens à la vie et des images à la mort, univers de l’invisible et du non-représentable par excellence. Ce n’est pas un hasard si la majeure partie de la littérature philosophique s’emploie à nous aider à la penser. Pour mieux la dénier. "Il est inutile d’y songer, déclare Epicure. Tant que nous sommes là, elle n’est pas ; quand elle est là, nous ne sommes plus." Ou pour nous persuader de l’accepter avec sérénité. Grâce à la philosophie. "On peut apprendre à mourir", assure Montaigne.
"A 40 ans, je constate qu’autour de moi on commence à développer des cancers, observe Emmanuel, la mort a cessé d’être un “accident” pour entrer dans un certain quotidien. Surtout, j’ai peur pour mes parents : ils vieillissent et j’imagine que d’ici à quelques années, ils seront impotents… Après, forcément, ce sera la mort."
Si craindre la mort de parents, de proches, malades ou vieillissant, est légitime, être obsédé par la perspective du décès de tous les êtres qui nous entourent est névrotique. Tout comme la crainte perpétuelle de certaines mères pour la vie de leurs enfants. Pour la psychanalyse, ce type de symptômes est l’effet de vœux inconscients de mort transformés dans la conscience en obsession permanente de la mort.
Vouloir rester en vie, pour ceux qui ont besoin de nous, est une autre préoccupation très courante. "Quand mon mari et moi partons en voyage, nous ne prenons jamais le même avion, avoue Estelle, 40 ans, mère de deux garçons de 10 et 13 ans. Pour que nos enfants ne soient pas orphelins. Statistiquement, il est impossible que deux catastrophes aériennes surviennent coup sur coup." Eviter les situations susceptibles de causer prématurément notre décès n’a rien de pathologique. En revanche, se sentir en situation de danger permanent, sans raison, est plus problématique. On ne monte jamais dans une voiture, ni dans un bateau, on est obsédé par la pensée que nos proches vont disparaître… Certains individus, par superstition névrotique, frémissent d’horreur dès qu’ils lisent ou entendent le mot "mort", signe qu’il pourrait leur arriver une chose terrible.
En psychanalyse, la sensation constante de mort imminente, les angoisses morbides chroniques ont généralement leur source dans des conflits psychiques non résolus. "Grâce à ma thérapie, je me suis rendue compte que ma peur venait de la relation que j’avais eue avec ma mère, confie Sylvia. Enfant, je n’avais jamais pu me fier à elle. Adulte, je n’avais pas davantage confiance en la vie : j’imaginais que rien de bon ne pouvait m’arriver."
 

Que subsistera-t-il de notre moi ?

Pourquoi meurt-on ? Que se passe-t-il après ? De la mort dans sa concrétude, on ne sait rien. Nous n’avons que des fantasmes, c’est-à-dire un savoir inventé pour se rassurer, insiste Françoise Dolto. Les religions – fantasmes collectifs, selon Freud – nous font espérer un au-delà, une survie de "l’âme" : expliquer que Dieu rappelle très tôt à lui ceux qu’il aime est une façon de mieux supporter ce scandale absolu qu’est la mort d’un enfant. Elles ont aussi insufflé l’idée que la mort est, à l’occasion, une libération, le remède le plus efficace aux blessures de la vie. Mais leur perte d’influence laisse l’Occidental d’aujourd’hui plus démuni que jamais. Il ne dispose plus des mots et des gestes qui permettaient jadis de faire face à la Grande faucheuse. D’où sa tendance à cloîtrer dans les hôpitaux, à éloigner de son regard malades et vieillards et à négliger les rites funéraires.
Puisque la mort ne peut être pensée qu’à partir de l’unique expérience dont nous disposons – la vie –, l’illusion est nécessaire : après le moment fatal, quelque chose de notre moi subsistera. D’où nos préférences sur la façon dont sera traité notre cadavre.
"Je tiens à être enterrée pour qu’on vienne me voir, qu’on se souvienne. Le nom sur la tombe continue de maintenir une sorte d’existence", explique Marie. "Je voudrais être incinérée pour que mes cendres soient dispersées, pour être libre, explique Laure. Léguer mon corps à la science ? Pas question d’être charcutée !" Cette impossibilité de réaliser que, une fois morts, notre moi cessera d’exister, est à la base d’un fantasme très répandu : la peur d’être enterré vivant. Plus que la mort abstraite, c’est le "mourir" qui nous effraie. Évoquer ce moment de passage entre vie et trépas, où l’on se dirait "je meurs", donne le vertige. Mais au-delà de cette crainte métaphysique, il existe aussi la crainte très banale de la "sale" mort, celle qui fait souffrir. La plupart d’entre nous souhaite périr dans son sommeil, sans rien savoir de ce "mourir". Mieux vaut une crise cardiaque brutale à la lente agonie qui laisse le temps de penser à l’inévitable.

La mort, moteur de la vie

La mort impersonnelle, abstraite, nous la refusons tous : "Chaque individu veut mourir de sa mort “à lui”", constatait Freud dans ses Essais de psychanalyse (Payot, 1989). C’est pourquoi il agit, tente de se construire son propre destin. Selon les psychanalystes, c’est l’aiguillon de la mort qui nous pousse à faire des enfants grâce auxquels nous survivrons au-delà du néant. C’est lui aussi qui incite l’artiste à créer pour immortaliser son nom. James Joyce, auteur de textes particulièrement obscurs, l’affirmait clairement : "J’écris pour donner du travail aux universitaires pour les siècles à venir."
En fait, vivre éternellement serait sans doute d’un ennui sans fin. Car le désir de vivre, de créer, d’aimer se nourrit d’obstacles. Et, sans l’horizon de la mort, cette énergie intérieure s’éteindrait probablement à tout jamais. Autrement dit, nous avons psychologiquement besoin de la mort pour vivre.

Éros contre Thanatos

Plus nos décennies filent, plus la conscience de notre statut de mortel s’ancre dans nos esprits. "Tant que j’avais mes parents, j’y pensais rarement, assure Louisa, 59 ans. Maintenant que je suis grand-mère, je me dis qu’est venu mon tour."
Rédiger son testament est sans doute l’acte qui nous confronte le plus à la mort. Néanmoins, nous n’y croyons jamais concrètement. "Dans l’inconscient, chacun est persuadé de son immortalité", écrit Freud dans ses Essais de psychanalyse (Payot, 1989) : l’inconscient ignore le temps et, par conséquent, la mort. Même si nous avons vu des parents, des amis disparaître, notre inconscient nous murmure à l’oreille : "Toi, tu ne mourras pas." Le malade qui demande à être euthanasié ne croit pas davantage qu’il va mourir : il veut surtout abréger ses souffrances. Mais, à cet élan qui nous jette parfois dans les bras de la mort, il existe une autre explication. Selon Freud, en nous s’affrontent deux types de pulsions : les pulsions sexuelles, d’autoconservation (qu’il nomme "Éros") et la pulsion de mort (qu’il appelle "Thanatos") présente en nous dès la naissance.
Chez l’individu normal, les deux sont associées et c’est cette union qui produit un mouvement vers la création ou la procréation. Cependant, il arrive que les péripéties de l’histoire personnelle d’un individu (mauvais traitements, abandon ou deuils précoces mal surmontés) entraînent une disjonction de ces forces. Et là, la mort mène la danse…

Yasmina, 25 ans : “J’ai annoncé à mon père qu’il allait mourir”

"Plus que trois mois à vivre…" Ces mots, le jeune interne des hôpitaux de Paris n’a pas su les dire à mon père, qui, à 77 ans, entrait en phase terminale d’un cancer du fumeur. Ma mère non plus : "Je n’y arriverai jamais…"
Je lui ai répondu, la gorge serrée, que papa détestait le mensonge et qu’il avait le droit de savoir… Me voici assise devant lui, au salon. Le vide s’est fait autour de nous… "Papa, ils nous ont menti, il ne te reste pas beaucoup de temps, trois mois au mieux. Tu as une tumeur dans un poumon, en plus de celle dans ta gorge, et des métastases partout… Rien à faire, c’est fini…"
Il répond d’abord avec ses yeux, surpris que l’émissaire désigné soit la troisième de ses enfants : moi qui, à 25 ans, continue à refuser qu’il me quitte. J’ai su lire dans son regard : il n’était pas trop inquiet pour lui-même, il était enfin parvenu à accepter l’idée de la mort. Après ce silence, il me répond : "Je le sais bien : les brûlures sont de plus en plus fortes dans ma gorge, dans mon dos… Chaque jour, c’est pire, mais moi ça va, j’ai bien vécu." C’est décidé, il mourra à la maison, ne veut pas d’infirmière et demande qu’une belle grille soit mise autour de sa tombe. Ces paroles sans réserve nous ont permis à tous de mieux vivre ce passage vers l’inconnu. Sa mort a été comme un instant de grâce : dans sa maison, entouré de ceux qu’il a aimés, il a eu droit au bonheur, même au bord du trépas. Je suis sûre que mes mots y ont été pour quelque chose.

15 août 2013

Pollakiurie

C'est l'augmentation de la fréquence des mictions.
L'envie d'uriner est de plus en plus fréquente. Elle peut être diurne ou nocturne mais en général ne correspond pas à une réplétion normale de la vessie. Elle se caractérise par la survenue de plus 8 mictions par 24 heures . le plus souvent ces mictions sont de petit volume Donc le sujet urine fréquemment mais le volume urinaire est en général peu abondant. Ce symptôme est en général le signe d'une néphrite interstitielle et d'affections de la prostate et de la vessie. Parfois chez la femme cette symptomatologie peut être un signe d'alarme d'une tumeur ovarienne. Dans ce cas un ECBU (Voir ce terme) et une échographie abdomino-pelvienne devront être pratiqués. La pollakiurie est très souvent associée à une impériosité mictionnelle (impossibilité de se retenir). Elle traduit une irritabilité de la vessie. Cette irritation vésicale peut entraîner des modifications tissulaires de la paroi vésicale et aboutir à une vessie de lutte. Ce symptôme impose la consultation du médecin qui en déterminera la cause pour appliquer le traitement adéquat.
TRAITEMENT
Lorsque toutes les causes irritatives auront été éliminées l'administration de médicaments anticholinergiques pourra être envisagée. Un médicament anticholinergique le chlorure de trospium (Céris) agit sur l'instabilité vésicale et l'hyper-réflexie du détrusor. Il permet de diminuer les symptomes de la pollakiurie, et les impériosités, en diminuant le nombre d'envies pressantes et les fuites incontrolables. Ce médicament est le traitement de choix de l'hyperactivité vésicale.

Définition


La pollakiurie n'est pas une maladie en soi, mais le symptôme relatif à plusieurs maladies urinaires. La pollakiurie se définit par une fréquence anormalement élevée des mictions, sans pour autant que la quantité d'urines journalières soit augmentée. On parle habituellement de pollakiurie au-delà de 8 mictions sur une période de 24 heures ou de la nécessité de se lever plus d'une fois par nuit pour uriner auquel cas on parle de pollakiurie nocturne. Parmi les causes, un certain nombre de maladies inflammatoires peuvent entraîner une pollakiurie comme l'urétrite, la cystite, et la prostatite chez l'homme dont des affections prostatiques sont souvent suspectées. Notamment l'hypertrophie bénigne de prostate ou le cancer de prostate. Des maladies causant une hyperactivité du muscle détrusor, muscle de la miction, sont également des causes fréquentes. De même, en cas de vidange incomplète de la vessie (on parle de résidu post-mictionnel), l'envie d'uriner provient plus fréquemment, et des mictions de plus petite quantité sont plus fréquentes dans la journée. Enfin, des origines psychologiques sont possibles.

Symptômes


Les symptômes de la pollakiurie sont les suivants :
  • des mictions plus nombreuses dans la journée ;
  • un nombre de levers la nuit pour uriner supérieur à deux ;
  • une envie plus fréquente d'uriner.

Parallèlement, d'autres signes de troubles de la miction peuvent être présents et doivent être recherchés comme la nécessité de forcer pour uriner, des gouttes retardataires, des fuites urinaires, des brûlures : ces signes orienteront la recherche d'une cause à la pollakiurie.

Diagnostic


Le diagnostic de la pollakiurie est posé à l'interrogatoire du patient, dès que son nombre journalier de mictions dépasse 8 fois par jour, ou à partir de deux levers pour uriner la nuit. Ensuite, un examen physique avec des touchers pelviens (rectal et vaginal chez la femme), un examen uro-génital et un examen neurologique sont réalisés. Un examen cytobactériologique des urines sur un prélèvement permettra de définir une éventuelle origine infectieuse à la pollakiurie. Souvent, un bilan urodynamique est effectué. Il correspond à l'analyse d'une miction complète (durée, force du jet, quantité émise) associée à une échographie post-mictionnelle pour contrôler s'il reste des urines dans la vessie. Une échographie des voies urinaires et de la prostate chez l'homme est fréquemment réalisée de même qu'une cystoscopie, un examen permettant de visualiser l'intérieur de la vessie.

Traitement


Pour traiter la pollakiurie, le traitement de sa cause est nécessaire. Une infection doit être traitée par d'éventuels antibiotiques. En cas d'hypertrophie bénigne de prostate, des médicaments visant à diminuer le volume de la prostate sont associés à des médicaments diminuant la résistance à l'écoulement des urines, les alpha-bloquants. Dans les cas mécaniques de pollakiurie les plus compliqués, le traitement chirurgical est envisagé.

Les personnes en état végétatif : Est-ce juste de les considérer comme des « légumes » ?

mort_cerebraleLes séquelles de certains traumatismes crâniens comme de certaines défaillances cardiaques graves peuvent mener au coma, (du grec κῶμα/kôma qui signifie « sommeil profond »), qui est défini comme une abolition de la conscience et de la vigilance, non réversible par les stimulations, alors même que les fonctions végétatives (par définition les fonctions physiologiques indépendantes de la volonté comme la respiration, la digestion ou la circulation sanguine), sont plus ou moins bien conservées.
C’est ainsi qu’on parle d’EVC (Etat Végétatif Chronique) lorsque l’état végétatif persiste plus de 12 à 18 mois.
On estime que les personnes en EVC :
  • ne témoignent à l’évidence d’aucune conscience d’elles-mêmes ou de leur environnement ;
  • ne présentent aucun signe de compréhension ou d’expression du langage ;
  • n’offrent aucune réponse significative aux stimulations.
On parle plus spécifiquement d’EPR (Etat Pauci Relationnel, du latin « pauci » peu), lorsque ces personnes répondent seulement à quelques stimulations.
Plus l’état végétatif dure longtemps, plus les chances d’une évolution vers un retour à la conscience normale deviennent minimes, même si on a pu exceptionnellement observer des éveils chez des patients qui étaient en état végétatif depuis plus de 18 mois, (une quinzaine de cas seulement auraient été mentionnés dans les revues scientifiques), comme celui du jeune américain Terry Wallis qui est sorti du coma après 19 ans de soins de nursing.
Alors, les personnes en EVC sont-elles des « légumes » ?
Comme nous allons le voir, les personnes en coma dépassé (mort encéphalique) ne sont pas des personnes déjà mortes. Des expériences récentes du Centre de Recherche du Cyclotron (Coma Science Group) de l’université de Liège en Belgique ont montré que la conscience peut être préservée chez un patient pourtant diagnostiqué en état végétatif.
Une étude estime même que 40 % des patients que l’on pensait en Etat Végétatif ont en fait conscience de leur environnement et d’eux-mêmes à des degrés divers.
Le cas d’une anglaise de 23 ans :
En 2006, une jeune Anglaise de 23 ans subissait de graves lésions au cerveau après un accident de voiture. Paralysée, elle présentait tous les critères permettant le diagnostic d’état végétatif.
Utilisant un scanner à résonance magnétique fonctionnelle, les chercheurs ont cartographié l’activité cérébrale de cette patiente alors qu’il lui était demandé oralement de s’imaginer jouer au tennis ou se balader dans sa maison. A leur grande surprise, ils ont constaté qu’elle était capable de le faire, c’est-à-dire d’activer des aires de son cerveau identiques à celles activées par des volontaires en bonne santé auxquels les mêmes tâches étaient demandées.
Ces résultats démontrent que, malgré le diagnostic d’état végétatif, une personne peut conserver la capacité de comprendre des instructions orales et d’y répondre par son activité cérébrale, à défaut de paroles ou de gestes.
La décision de cette patiente de coopérer avec les chercheurs, en imaginant réaliser les tâches qui lui étaient demandées, marque une intention très claire de sa part qui confirme sans aucun doute possible qu’elle était « consciente d’elle-même et de son entourage. »
On lui avait collé l’étiquette « végétatif » alors qu’elle était – en réalité – en état de conscience minimal, elle percevait donc la douleur et avait des émotions…
De telles découvertes ont évidemment des conséquences importantes sur le plan éthique et thérapeutique, notamment en ce qui concerne la fin de vie de patients sévèrement handicapés.
Le cas d’une strasbourgeoise de 59 ans, Angèle Lieby :
En juillet 2009, Angèle Lieby se rend aux urgences d’un hôpital de Strasbourg pour une mauvaise migraine. Son état s’aggrave et on doit la plonger dans un coma artificiel. Quelques jours plus tard, les médecins n’arrivent pas à la réveiller : malgré toutes les stimulations, Angèle ne montre plus aucun signe de vie.
« Il faut la débrancher ! », finit-on par dire à son mari. Pourtant, le jour anniversaire de son mariage, sa fille voit une larme perler au coin de la paupière de sa mère. Angèle est non seulement vivante, mais parfaitement consciente, depuis le premier jour…
Elle raconte dans son livre « Une larme m’a sauvée », paru aux Editions Les Arènes, son expérience hors du commun, celle d’une femme enfermée dans son propre corps qui entendait tout, ressentait tout, sans pouvoir réagir (tout comme le héros de la nouvelle d’Emile Zola, La Mort d’Olivier Bécaille, dont je vous conseille vivement la lecture ou que vous pourrez écouter ici).
Vous trouverez, en cliquant sur ce lien, l’émouvant témoignage d’Angèle, extrait du « portrait de la semaine » (émission Sept-à-Huit, diffusée sur TF1 le 27/02/2011 et présentée par Harry Roselmack) :
Les enseignements de l’anthropologue Danielle Vermeulen :
Cette anthropologue s’est spécialisée dans l’étude des expériences de mort imminente NDE (Near Death Experience) et a développé la thèse selon laquelle la stimulation des personnes en état végétatif permet d’activer certaines zones de leur cerveau. C’est ainsi qu’elle conseille aux proches des personnes en EVC d’oser leur dévoiler ce que bien souvent on leur cache avec pudeur : leurs sentiments à leur égard.
Dans l’un de ses articles, elle décrit ce cas :
« Atteint cérébralement par un AVC, un de mes amis se retrouve dans un coma profond dont il ressort au bout de plus de quinze jours alors qu’un diagnostic très défavorable avait été posé.
Une rééducation est ensuite nécessaire notamment de la parole. Il vient un soir dîner chez moi et me dit : « A toi, je peux dire pourquoi je ne suis pas parti, tu peux comprendre » et il poursuit : « Là où j’étais, j’étais bien, mais chaque jour, quand j’étais dans le coma, je « voyais » mon fils et mon ex compagne à mon chevet et l’amour qu’ils me montraient était si fort que je me suis dit que je ne pouvais pas leur faire cela et je suis revenu ! ».
Cette femme qui a accompagné de nombreuses familles en désarroi est persuadée que l’amour peut faire revenir à la vie.
En conséquence elle ose dire qu’il est souhaitable que les familles démunies manifestent beaucoup d’espoir, de patience et surtout d’amour parce qu’elles ont un rôle actif à jouer, en équipe, avec le malade et les soignants.
A l’opposé, le Dr. Michel Hasselmann, dont le service de réanimation a accueilli Madame Lieby, souligne la rareté de son cas, et craint (sans doute légitimement) que le témoignage d’Angèle ne suscite « un espoir irréaliste à l’endroit des familles de personnes en coma profond » ?
Nous pouvons nous interroger sur cette notion « d’espoir irréaliste ». La charte des soins palliatifs en France, dans son point n°4, définit justement l’acharnement thérapeutique comme « l’attitude qui consiste à poursuivre une thérapeutique lourde à visée curative, qui n’aurait comme objet que de prolonger la vie sans tenir compte de sa qualité, alors qu’il n’existe aucun espoir raisonnable d’obtenir une amélioration de l’état du malade. »
Mais « l’espoir irréaliste » donc non raisonnable, ne vise aucune thérapeutique pour le malade. Il n’appartient qu’à celui qui le porte en lui. L’espoir qualifié « d’irréaliste » n’est-il pas toujours celui du jugement sur l’autre, de la part d’une personne qui prétendrait avoir accès à une connaissance à laquelle les autres n’auraient pas accès ?
Je suis tout à fait conscient de la difficulté émotionnelle que représente pour le soignant le fait de se retrouver, par exemple, en présence d’une mère qui – souffrant de voir son enfant en EVC – crie son espoir de le voir « revivre » un jour.
L’implication émotionnelle d’une famille blessée ne répond-elle pas toujours exactement à son besoin, au moment précis où elle en est, espoir qui deviendra ce que nous ne connaissons pas encore : soit l’espoir fou et récompensé de ceux qui n’ont jamais baissé les bras, soit le moment du déni de personnes qui à travers leur « espoir irréaliste » ont posé le pied sur la première marche d’un parcours si douloureux ?
Les aider ne sera-t-il pas d’accepter leur déni en les accompagnant d’une manière empathique donc respectueuse et réaliste, plutôt que de les « mettre en face de réalités » dont personne n’est certain ? Il est juste de faire part de nos doutes à une famille blessée quant à la possibilité de récupération d’un des siens, mais n’est-il pas douteux de lui asséner avec certitude ce dont – justement – personne n’est certain. N’est-ce pas notre communication nuancée – donc respectueuse – qui pourra agir pour la famille comme un baume apaisant ?
La prise en charge des personnes en état végétatif est éprouvante pour les soignants parce qu’elle épuise leur énergie dans une relation qui semble ne rien offrir en retour. Elle les épuise aussi dans leur relation aux familles qui résistent au deuil au moment où, les soignants, eux, n’ont plus d’espoir raisonnable d’avoir confiance en l’avenir.
Mais si plutôt que de se laisser convaincre (abuser parfois) par les apparences, le soignant parvient à en rester à la constatation sobre de la réalité, il pourra découvrir que le regard d’un patient en EPR qui semble s’animer, comme la parole d’espérance d’une mère en détresse lui permettront même de donner pleinement sens à son rôle d’écoute et de compréhension empathique.
Le délicat problème de la douleur (Emission « C dans l’air » du 02/03/11, sur France 5, animée par Yves Calvi) :
Il y a 15 ans – nous explique un spécialiste – les bébés n’étaient pas anesthésiés lors d’une intervention chirurgicale ou d’un acte douloureux, on pensait que ce n’était pas nécessaire puisqu’on croyait que leur système nerveux était immature et qu’ils ne ressentaient pas la douleur. Aujourd’hui, alors que la douleur encéphalique des bébés est reconnue par tous, cela nous paraît carrément inhumain…
« Pensez à la quantité d’actes médicaux ou chirurgicaux sans anesthésie au préalable qui nous paraîtront barbares dans 30 ans », ajoute ce même spécialiste à un Yves Calvi consterné…
Parce que la douleur est une perception subjective qui s’évalue sur la base de ce que communique directement le patient, on a pu penser qu’une personne en coma profond ne la percevait pas.
Une personne dans le coma peut-elle donc ressentir la douleur ? Oui, répond Angèle Lieby qui a ressenti une douleur insupportable au moment où, un médecin désireux de montrer à ses collègues externes « comment on voit qu’une personne est vivante ou morte », lui a violemment tordu le téton…
Considérer quelqu’un comme vivant, alors même qu’il semble plongé dans un coma irréversible, cela permettra de ne pas devoir lui enfoncer sans ménagement des instruments métalliques dans la gorge, de ne pas le retourner comme un paquet de viande, et de ne pas dire, au pied de son lit, « elle va bientôt clamser »… expériences douloureuses vécues par Angèle.
Toujours dans l’émission d’Yves Calvi (retranscrite sur le blog Ethics, Health and Death), un spécialiste commence par rappeler les trois composantes de toute anesthésie :
  1. un barbiturique hypnotique pour endormir ;
  2. un curare pour que le chirurgien puisse travailler : c’est un myorelaxant, donc une substance qui permet le relâchement musculaire, l’immobilisation. Mais ce n’est pas un anesthésiant (antidouleur) ;
  3. un opioïde (famille des opiacés) pour que le patient ne ressente pas la douleur.
Il affirme ensuite que même un être considéré comme cliniquement mort comme le donneur d’organes est un patient et non une chose ou un simple réservoir d’organes. Il se trouve dans un état irréversible, et c’est l’irréversibilité de son état qui constitue le fondement éthique au prélèvement de ses organes vitaux, (en effet, le patient se trouve dans un tel état que le prélèvement de ses organes vitaux ne constitue plus un préjudice pour lui…) Ce discours, au plus près des réalités, justifie ce geste humain : anesthésier le donneur d’organes.
L’anesthésie du donneur d’organes n’est pas obligatoire en France, mais simplement conseillée, puisqu’avant les premières lois bioéthiques (qui datent de 1994), il n’y avait pas de budget consacré à son anesthésie.
Aujourd’hui, le code de déontologie médicale, article 37, « est complété par un 3ème titre, qui prévoit que « lorsqu’une limitation ou un arrêt de traitement a été décidé, le médecin, même si la souffrance du patient ne peut pas être évaluée par la communication (du fait de son état cérébral), met en œuvre les traitements, notamment antalgiques et sédatifs. »
Le Dr. Piernick Cressard, du Conseil National de l’Ordre des Médecins, ajoute : « ce n’est pas parce que le patient est en incapacité d’exprimer sa douleur qu’il ne souffre pas. Nous devions prendre en compte la douleur encéphalique, qui n’est pas publique. » (Une douleur non publique étant une douleur non connue de tous.)
Quand il n’est pas possible de communiquer verbalement avec un patient à propos de la douleur qui est la sienne, on utilise aujourd’hui des moyens d’évaluation indirects tels que l’observation du comportement ou des mesures physiologiques.
Des équipes s’appliquent à développer et valider ces échelles de douleur tout spécialement destinées à évaluer la douleur des patients déments, des enfants nouveaux-nés et préverbaux, des patients intubés et sédatés, comme des patients sévèrement cérébro-lésés en EVC ou en EPR. On appelle cette échelle la « Coma Pain Scale ».
C’est ainsi que de nombreuses études – qui n’ont pas eu beaucoup d’écho en France – ont pu mettre en évidence la réalité d’une vie consciente chez des personnes en état apparent de fin de vie.
Angèle Lieby conclut son partage par ces mots : « Je n’ai pas fait ce livre pour critiquer l’euthanasie… Franchement moi-même je voulais qu’on me débranche… Mais si ça peut donner de l’espoir à ceux qui croient leur proche parti, si on peut respecter davantage les gens dans le coma, alors je pourrai mourir tranquille quand mon heure viendra ! (…) Tant qu’on n’est pas mort, on est vivant ! »
L’aventure incroyable du Dr. Jill Bolte Taylor :
Après un accident vasculaire cérébral (AVC), le Dr. Jill Bolte Taylor – chercheuse en neurosciences à l’université d’Harward – se retrouve à l’hôpital, incapable d’établir la moindre relation avec son entourage mais parfaitement lucide : « Je ne savais plus marcher ni parler ni lire ni écrire ni même me tourner dans mon lit et pourtant il me semblait évident que tout allait bien. » Transférée en soins intensifs à l’unité de neurologie, elle s’est sentie à bien des reprises mal traitée par un entourage incapable de communiquer avec elle.
Récemment, en formation, alors que nous réfléchissions ensemble à l’attitude juste à avoir vis-à-vis d’une personne qui ressemble à un « légume », une infirmière prend la parole pour répondre à une collègue qui lui disait que tous les patients en état végétatif n’étaient pas conscients : « Pour moi, l’important, c’est de croire qu’ils peuvent l’être. »
Le Dr. Taylor partage à quel point ce type d’attitude est précieuse : « Je suis devenue très attentive à l’influence qu’exerçait sur moi mon entourage. Certains me communiquaient leur énergie alors que d’autres au contraire me pompaient la mienne. Une infirmière en particulier redoublait de prévenance avec moi : Est-ce que j’avais froid ? Soif ? Mal quelque part ? Naturellement, je me sentais en sécurité auprès d’elle. Elle cherchait sans cesse à capter mon regard en créant autour de moi un cocon protecteur qui faciliterait ma guérison. A l’inverse, une autre infirmière, qui ne me jetait jamais un coup d’œil, traînait sans arrêt les pieds comme une âme en peine. Elle m’a donné une brique de lait sans s’aviser qu’il me manquait la dextérité requise pour l’ouvrir. Je mourais d’envie de boire quelque chose de consistant mais elle n’a pas tenu compte de mes besoins. Elle élevait la voix en s’adressant à moi sans se rendre compte que je n’étais pas sourde. (…) Je n’étais pas très rassurée en sa présence. »
Elle poursuit: « L’incapacité de la communauté médicale à communiquer avec quelqu’un dans mon état m’a consternée. (…) A tort, mes médecins ont évalué mes facultés cognitives en fonction de ma promptitude à me rappeler telle ou telle information au lieu de s’attacher au trajet mental qui me permettrait de la retrouver. (…) J’aurais voulu que mes médecins s’intéressent au nouveau fonctionnement de mon cerveau plutôt que de s’assurer que celui-ci correspondait bien à leurs critères d’évaluation. »
Elle confirme par là même la formule paradoxale du moine Zen Suzuki Roshi « Dans l’esprit du débutant, il y a de nombreuses possibilités, dans celui du spécialiste, il y en a peu. »
L’attitude de base de l’accompagnant est de sans cesse lutter pour ne pas se laisser abuser par les apparences issues de ses perceptions subjectives, afin de « seulement voir comment sont les choses pour le patient et accepter ce constat. »
Elle raconte qu’un étudiant en médecine est venu l’examiner en commençant par poser une main sur son bras, qu’il lui a parlé sans hausser le ton, l’a regardée droit dans les yeux en n’hésitant pas à lui répéter ses propos lorsque c’était nécessaire. Elle s’est alors sentie en sécurité parce que respectée. Et quand deux de ses collègues sont venus lui rendre visite à l’unité de soins intensifs et qu’ils lui ont remonté le moral en lui affirmant : « c’est bien toi Jill ; tu vas t’en sortir ! », elle partage : « leur absolue certitude de me voir un jour de nouveau sur pied m’a apporté un secours inestimable. »
Le Dr. Taylor confirme donc l’intuition de l’anthropologue Danielle Vermeulen : que l’amour participe à faire revenir à la vie. Il est d’ailleurs stupéfiant que nous n’en soyons pas convaincus et que nous n’apprenions pas plus à mettre en œuvre la bienveillance, le respect et la compassion dans nos divers rôles d’accompagnants. N’avons-nous pas tous ressenti, au moins une fois dans notre vie – dans notre chair – le trésor inestimable du regard respectueux et bienveillant de l’autre ?
Etre aidant, accompagnant, n’est-ce pas d’abord se souvenir que le regard que nous posons sur les personnes malades détermine en retour le sentiment qu’elles vont avoir vis-à-vis de nous-mêmes, mais surtout vis-à-vis d’elles-mêmes et que ce sentiment participe à leur guérison ?
Il s’agit de se souvenir qu’un être humain a d’autant plus le droit au respect dû à la personne humaine qu’il se trouve dans un état de grande fragilité.
Pour ce faire, ne considérons donc plus que les personnes qui sont dans le coma sont déjà mortes et que nous pouvons nous en servir comme cobayes.
Je sais que ces paroles peuvent être considérées comme choquantes mais il est essentiel que nous les entendions et que nous les partagions – autant que faire se peut – avec les personnes qui pourront les entendre.
Les images qui nous sont montrées par l’IRM fonctionnelle sont susceptibles de nous en donner la preuve lorsque les patients sont présents et souhaitent réagir aux stimuli qui leur sont proposés, encore faut-il que nous les utilisions.
Ceci étant fait, les conclusions que nous tirerons de nos constatations seront à considérer avec le plus grand respect, s’il est vrai que l’amour peut devenir une arme à double tranchant en aidant à maintenir en vie – pour ses proches – un patient qui désirerait partir.
Il faut donc que toute l’équipe soignante soit attentive à la manière dont les malades leur diront « chacun à leur façon », ce qu’ils souhaitent pour eux-mêmes.
Ne nous hâtons pas trop dans des interprétations qui risquent d’être le reflet de ce que nous voudrions pour nous-mêmes ou pour l’un des nôtres… Une conscience est là, unique, qui continue d’être, malgré le grave traumatisme qui a placé cet être humain dans un état végétatif.
Les conclusions du Dr. Jill Bolte Taylor :
Des années après son accident, le Dr. Taylor est infatigable, non seulement elle raconte son aventure dans de nombreuses revues scientifiques destinées au grand public, mais elle fait des conférences et participe à des émissions de télévision partout dans le monde pour tenter de dire la « plasticité du cerveau humain ».
A la fin de son livre « Voyage au-delà de mon cerveau », elle partage « mon AVC a été un don du ciel dans la mesure où il m’a permis de décider de ma manière d’être au monde. »
De mon point de vue, son AVC a été également un don du ciel parce qu’il nous permet (à nous aidants), de découvrir de l’intérieur, les attitudes « à avoir » ou « à ne pas avoir » pour respecter aux mieux les personnes en état végétatif ou pauci relationnel.
En appendice de son livre, elle livre aux accompagnants « quarante recommandations en vue de la guérison », (et souvenons-nous que même s’il n’y a pas d’espoir de guérison, c’est notre rôle de faire comme s’il y en avait un).
J’en retiens sept qui me paraissent essentielles :
  • Je ne suis pas une idiote (un « légume »). Je souffre tout simplement. Accordez-moi un minimum de respect s’il vous plait ! Regardez-moi, je suis là, encouragez-moi.
  • Ne perdez pas patience, même si vous m’enseignez la même chose pour la vingtième fois.
  • Croyez-moi, je fais de mon mieux. N’établissez pas de comparaison avec ce dont vous êtes capable.
  • N’évaluez pas mes capacités cognitives en fonction de la vitesse à laquelle je réfléchis.
  • Traitez-moi avec douceur et gentillesse comme vous traiteriez un nouveau-né. Aimez-moi tel que je suis. N’insistez pas pour que je redevienne comme avant.
  • Réjouissez-vous de mes succès plutôt que de vous lamenter de mes échecs.
  • Protégez-moi mais pas au point d’entraver mes progrès.
En conclusion :
M’étant interrogé sur l’étymologie du mot « végétatif », je découvre qu’il vient du latin « vegetare » de la famille de « veiller », (latin vigilare, « être éveillé ; être attentif ») et remonte à une racine indo-européenne « °weg(e) » signifiant « être fort, dispos » à laquelle se rattachent le latin vegere « animer ; être vif » et vegetus « vif, dispos » (qui donnera végéter, végétal.)
Ce n’est que vers 1835 que le mot « végéter » prendra son sens moderne de « rester dans une situation médiocre », synonyme de s’encroûter.
Une personne en « état végétatif », serait donc – étymologiquement – une personne vivante et en pleine conscience puisqu’éveillée, disponible et attentive, comme l’étaient la jeune Anglaise de 23 ans, Angèle Lieby dans son coma, et le Docteur Taylor après son AVC…
Il n’est donc pas juste de considérer une personne en état végétatif comme un « légume », nos connaissances sur les différents états de conscience n’en étant qu’à leur balbutiement.
Le rôle du soignant ne repose-t-il pas sur l’évidence que du moment qu’il y a de la vie (ne serait-ce que végétative), il est essentiel de l’accompagner ?
Il lui faut donc agir selon le principe de précaution, dans ces unités EVC, où puisque les patients peuvent être conscients (au moment même où tout peut laisser penser qu’ils ne le sont pas), il a à agir comme s’ils l’étaieient.
Un Ontarien qui se trouve dans un état qualifié de neurovégétatif depuis plus d'une décennie a été en mesure de communiquer avec ses médecins et de leur dire qu'il ne souffrait d'aucune douleur physique.
Scott Routley, 39 ans, a subi un grave accident de voiture il y a 12 ans. À ce jour, les techniques d'évaluation traditionnelles ne permettaient pas de montrer qu'il était conscient ou capable de communiquer.
En fait, la médecine considère habituellement que les personnes dans un état végétatif n'ont aucune perception d'elles-mêmes ni du monde extérieur.
Des scientifiques de l'Université Western Ontario affirment aujourd'hui que l'homme répond aux questions qui lui sont posées.
« Scott nous a prouvé qu'il est conscient. Nous avons analysé plusieurs fois son activité cérébrale et nous pensons qu'il choisit clairement de répondre à nos questions. Nous croyons qu'il sait qui il est et où il se trouve. » — Dr Adrian Owen
Le Dr Adrian Owen et ses collègues ont enregistré l'activité cérébrale du patient pendant qu'on lui posait des questions.
L'équipe de recherche affirme que l'analyse de son activité cérébrale numérisée par imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle permet de saisir sa réponse à certaines questions.
Ce type d'imagerie mesure en temps réel l'activité cérébrale en suivant la circulation sanguine. Le Dr Owen explique que certaines tendances sont perceptibles lorsque le patient est interrogé. Selon le chercheur, cette activité montre un état de conscience.
C'est la première fois qu'un patient incapable de communiquer à la suite de lésions graves au cerveau donne des réponses cliniquement pertinentes à ses soins.
« Scott nous a prouvé qu'il est conscient. Nous avons analysé plusieurs fois son activité cérébrale et nous pensons qu'il choisit clairement de répondre à nos questions. Nous croyons qu'il sait qui il est et où il se trouve. » — Dr Adrian Owen
Les parents de Scott Routley ont toujours pensé qu'il était conscient et ils ont toujours affirmé qu'il pouvait communiquer en bougeant un doigt ou un oeil. Leur conviction n'avait toutefois jamais trouvé une oreille attentive auprès du personnel médical.
Un autre Canadien, Steven Graham, a aussi montré qu'il était capable de former de nouveaux souvenirs depuis sa blessure. Il répond oui quand on lui demande si sa soeur a une fille. Sa nièce est née après sa blessure, il y a cinq ans.
Ces travaux sont l'objet d'un documentaire présenté dans le cadre de la série Panorama diffusée par la BBC.


14 août 2013

La salmonellose

La salmonellose est une infection à une bactérie nommée Salmonella ou salmonelle. Il s’agit de l’une des principales causes d’intoxication alimentaire au Canada.
La plupart des personnes infectées souffrent de crampes au ventre, de diarrhée et de fièvre. Ces symptômes apparaissent de 12 à 72 heures après l’ingestion de l’aliment contaminé. La salmonelle se retrouve surtout dans les aliments crus ou insuffisamment cuits : la volaille, la viande, les fruits de mer et les oeufs. Elle peut aussi contaminer des légumes ou des aliments laissés sans réfrigération durant plusieurs heures.
Les animaux domestiques (surtout les oiseaux et les reptiles) peuvent également transmettre une infection à la salmonelle.
Habituellement, le rétablissement se produit en 4 à 7 jours, sans nécessiter de traitement. L’infection peut cependant être grave et même fatale pour les personnes âgées ou malades ainsi que pour les nourrissons.

Qui est touché?

Selon Santé Canada, environ 2 millions de Canadiens seraient victimes d’une intoxication alimentaire chaque année. De 6 000 à 12 000 cas de salmonellose sont déclarés chaque année1. Cependant, le nombre de cas réels serait beaucoup plus élevé car plusieurs n’ont que des symptômes légers qui, parfois, passent même inaperçus. Les enfants sont plus à risque de salmonellose : ceux âgés de moins de 5 ans en sont 5 fois plus touchés que l’ensemble de la population2.
Dur pour les intestins...
La majorité des germes sont détruits par l’acidité de l’estomac. La salmonelle y est particulièrement sensible. Mais lorsqu'un nombre suffisant de bactéries y survit, elles parviennent éventuellement aux intestins et s’y multiplient. Elles libèrent alors des toxines irritantes (les entérotoxines), ce qui provoque une inflammation aiguë de la paroi intestinale et une diarrhée.

Sources de contamination

Les personnes qui séjournent dans les régions du monde où les conditions sanitaires sont déficientes sont plus à risque de salmonellose.
Palmarès des pathogènes à l’origine des rappels d’aliments3
1. Listeria monocytogenes
2. Salmonelle
3. E. coli
4. E. coli 0157:H7
5. Staphylococcus aureus
Aliments. Dans plus de 90 % des cas, c’est la consommation d'un aliment contaminé par des excréments animaux qui est en cause. Les aliments contaminés par Salmonella ne présentent pas nécessairement d'altération visible ni d'odeur suspecte. Il s'agit principalement des oeufs (et les produits qui en contiennent), de la viande et de la volaille consommés crus ou insuffisamment cuits.
Cependant, tout aliment - y compris les fruits et les légumes - est susceptible de véhiculer la salmonelle, notamment s’il est lavé avec de l’eau contaminée ou s’il entre en contact avec une viande crue contaminée.
Même si une viande a été congelée adéquatement, elle peut présenter des risques. En fait, dès que la chaîne de froid est brisée, il y a des risques de contamination. C'est d'ailleurs pourquoi l'été est plus propice à la contamination par la salmonelle.
Seule la cuisson peut avoir raison de la bactérie. Une hygiène impeccable lors de la préparation des repas est donc essentielle pour se prémunir contre la contamination (voir la section Prévention).
Animaux domestiques. La salmonelle est naturellement présente dans l’intestin des animaux. Beaucoup de cas de salmonellose chez les enfants ont été associés à des oiseaux ou des reptiles (surtout les tortues et les iguanes mais aussi les lézards et les serpents) qui leur servaient d’animaux de compagnie. La contamination peut s'effectuer simplement en touchant l’animal (la peau des reptiles est souvent contaminée) ou ses excréments mais ce n'est pas toujours le cas. Le seul fait de toucher un objet entré en contact avec l’animal peut suffire.
Transmission d’une personne à l’autre. Le risque est plus élevé lorsque la personne infectée prépare un repas pour d’autres personnes. De façon générale, la salmonelle peut se retrouver un peu partout dans une maison étant donné qu'il s'agit d'une bactérie résistante qui peut survivre pendant un certain temps à l'extérieur d'un hôte vivant.

Complications possibles

Habituellement, la salmonellose n’a aucune conséquence grave. Cependant, les personnes âgées, les nourrissons et les personnes affaiblies peuvent en souffrir plus gravement.
La complication la plus fréquente est la déshydratation. C’est pourquoi on conseille de bien s’hydrater tant que les symptômes persistent. Quelques semaines peuvent s’écouler avant que le fonctionnement intestinal revienne complètement à la normale.
En de rares occasions, l’infection traverse la barrière intestinale et se répand à divers endroits du corps en passant par la circulation sanguine. Il faut alors traiter l’infection à l’aide d’antibiotiques sans tarder.
Certaines personnes atteintes de la salmonelle peuvent développer une forme d’arthrite réactionnelle de 3 à 4 semaines après l’infection : le syndrome de Reiter. C’est toutefois exceptionnel.
Les personnes qui ont déjà été infectées par la salmonelle deviennent souvent des porteurs asymptomatiques de la bactérie, pendant un certain temps. Cela signifie qu’elles n’ont pas de symptômes mais excrètent des bactéries dans leurs selles. Pour les adultes et les personnes âgées, cet état dure en moyenne jusqu’à 12 semaines après l’infection et jusqu’à 1 an pour les enfants de 5 ans et moins4. Moins de 1 % des gens deviennent des porteurs chroniques5. Les porteurs asymptomatiques pourraient être encore contagieux mais le risque est relativement faible et on ignore la durée de la période de contagion.
Une autre souche de salmonelle, Salmonella typhi, cause une forte fièvre appelée fièvre typhoïde, plutôt que des troubles digestifs mais il n’en sera pas question ici.

Symptômes

Les symptômes de la salmonellose peuvent être confondus avec ceux de plusieurs autres maladies.
  • Forte fièvre;
  • Crampes d’estomac;
  • Diarrhée;
  • Nausée;
  • Vomissements;
  • Maux de tête.
Signes de déshydratation
  • Sécheresse de la bouche et de la peau;
  • Envies d’uriner moins fréquentes et urine plus foncée que d’habitude;
  • Faiblesse;
  • Yeux creux.

Personnes à risque

Certaines personnes risquent davantage d’être victimes d’une intoxication alimentaire. Elles luttent plus difficilement contre les infections. Une vigilance particulière est requise lors de la préparation des aliments.
  • Les personnes atteintes d’une maladie intestinale inflammatoire chronique ou d’une affection qui réduit les défenses immunitaires naturelles du corps contre la Salmonelle : maladie de Crohncolite ulcéreuse, infection au VIHdiabètecancer, etc;
  • Les personnes âgées, les femmes enceintes et les jeunes enfants;
  • Les personnes qui viennent de recevoir un traitement aux antibiotiques car ces médicaments altèrent la flore intestinale. Celles qui prennent des corticostéroïdes par voie orale sont aussi plus à risque;
  • Possiblement, les personnes dont l’estomac sécrète moins d’acide chlorhydrique. L’acidité de l’estomac aide à détruire la salmonelle. Voici des raisons possibles :
  • utilisation d’antiacides de type inhibiteurs de la pompe à protons (par exemple, Losec®, Nexium®, Pantoloc®, Pariet®, Prevacid®);
  • absence de sécrétion d’acide par l’estomac (achlorydrie), causée par une gastrite chronique ou un autre problème;
  • chirurgie de l’estomac visant à corriger une hyperacidité;
  • anémie pernicieuse.

Facteurs de risque

  • Séjourner dans un pays en développement;
  • Avoir un animal de compagnie, surtout s’il s’agit d’un oiseau ou d’un reptile;
  • Saison : les cas de salmonellose sont plus fréquents en été.
Mesures préventives de base
Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

Cliquez pour agrandir (PDF)
Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec6

Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques
  • Il est permis d’utiliser le lait cru pour la production fromagère en respectant les normes sanitaires car le lait cru conserve sa flore naturelle et permet de fabriquer des produits variés haut de gamme;
  • Depuis 1991, la vente de lait cru est strictement interdite au Canada par le Règlement sur les aliments et drogues.
  • Idéalement, on ne doit pas préparer de nourriture pour d'autres si on souffre de salmonellose, tant que la diarrhée n’est pas disparue;
  • Il faut laver fréquemment les sacs réutilisables utilisés pour transporter la nourriture.

Pour les animaux domestiques

  • On doit toujours se laver les mains après avoir changé la litière d’un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, même s’il est en santé (redoublez de prudence avec les oiseaux et les reptiles);
  • Mieux vaut ne pas acheter un oiseau ou un reptile à un enfant. Les personnes ayant de faibles défenses immunitaires en raison d’une maladie devraient aussi s’abstenir d’en posséder;
  • À la ferme ou au zoo : lavez les mains des enfants sans attendre s’ils ont touché à des animaux (surtout pour les oiseaux et les reptiles);
  • Les personnes qui ont un reptile doivent suivre les mesures de prudence appropriées :
  • Se laver les mains après avoir manipulé les reptiles ou les cages de ceux-ci;
  • Ne pas laisser les reptiles se promener librement dans la maison;
  • Garder les reptiles hors de la cuisine ou de tout autre endroit où l'on prépare de la nourriture.
D’autres conseils :
  • Ne pas avoir de reptile dans la maison s'il y a de jeunes enfants;
  • Eliminer les reptiles si on attend un bébé;
  • Ne pas garder de reptile dans un centre de soins pour enfants.
Mesures préventives de base
Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec6

Pour les aliments


Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec6

Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques
  • Il est permis d’utiliser le lait cru pour la production fromagère en respectant les normes sanitaires car le lait cru conserve sa flore naturelle et permet de fabriquer des produits variés haut de gamme;
  • Depuis 1991, la vente de lait cru est strictement interdite au Canada par le Règlement sur les aliments et drogues.
  • Idéalement, on ne doit pas préparer de nourriture pour d'autres si on souffre de salmonellose, tant que la diarrhée n’est pas disparue;
  • Il faut laver fréquemment les sacs réutilisables utilisés pour transporter la nourriture.

Pour les animaux domestiques

  • On doit toujours se laver les mains après avoir changé la litière d’un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, même s’il est en santé (redoublez de prudence avec les oiseaux et les reptiles);
  • Mieux vaut ne pas acheter un oiseau ou un reptile à un enfant. Les personnes ayant de faibles défenses immunitaires en raison d’une maladie devraient aussi s’abstenir d’en posséder;
  • À la ferme ou au zoo : lavez les mains des enfants sans attendre s’ils ont touché à des animaux (surtout pour les oiseaux et les reptiles);
  • Les personnes qui ont un reptile doivent suivre les mesures de prudence appropriées :
  • Se laver les mains après avoir manipulé les reptiles ou les cages de ceux-ci;
  • Ne pas laisser les reptiles se promener librement dans la maison;
  • Garder les reptiles hors de la cuisine ou de tout autre endroit où l'on prépare de la nourriture.
D’autres conseils :
  • Ne pas avoir de reptile dans la maison s'il y a de jeunes enfants;
  • Eliminer les reptiles si on attend un bébé;
  • Ne pas garder de reptile dans un centre de soins pour enfants.

Traitements médicaux

Réhydratation
La plupart des gens se rétablissent d’eux-mêmes après 4 à 7 jours, en moyenne. Le traitement habituel consiste en une simple réhydratation : boire beaucoup d’eau, de soupes, de bouillons, etc. Au besoin, préparez une solution de réhydratation (voir l’encadré ci-dessous).
Les solutions de réhydratation
Recette de l'Organisation mondiale de la Santé
  • Mélangez 1 litre d’eau stérile, 6 c. à thé de sucre et 1 c. à thé de sel.
Autre recette
  • Mélangez 360 ml de jus d'orange non sucré à 600 ml d'eau bouillie refroidie, additionnée de 1/2 c. à thé de sel de table.
Mode de conservation. Les solutions se conservent 12 h à la température ambiante et 24 h au réfrigérateur.
Consulter un médecin au besoin
Lorsque la diarrhée ou la fièvre est importante, que la déshydratation s’installe ou que la personne est affaiblie, il faut consulter un médecin. Un test d’analyse de selles permet de détecter la présence de la salmonelle et aussi de connaître la souche précise de bactérie (il existe plusieurs types de salmonelles). Parfois, il est nécessaire d’être hospitalisé et réhydraté par voie intraveineuse.
Conseils concernant l'alimentation
Prenez des repas plus légers mais plus fréquents, en évitant les excès de gras, de fibres alimentaires et d’épices. Évitez aussi de boire de l’alcool, qui déshydrate.
Tant que les malaises persistent, mieux vaut éviter de consommer les aliments suivants, qui aggravent les crampes et la diarrhée.
  • Les produits laitiers;
  • Les jus d'agrumes;
  • La viande;
  • Les plats épicés;
  • Les friandises;
  • Les aliments riches en gras (dont les fritures);
  • Les aliments qui contiennent de la farine de blé (le pain, les pâtes, la pizza, etc.);
  • Le maïs et le son, qui sont riches en fibres;
  • Les fruits, à l'exception des bananes, qui seraient plutôt bénéfiques, même chez les jeunes enfants de 5 mois à 12 mois;
  • Les légumes crus.
Une fois les nausées disparues, on réintroduit graduellement une alimentation solide en privilégiant certains aliments plus faciles à digérer. Les féculents comme le riz blanc, les céréales sans sucre, le pain blanc et les craquelins sont habituellement bien tolérés. Cessez de manger si les malaises reviennent. Ensuite, ajoutez progressivement les fruits et les légumes (les pommes de terre, les concombres, les courges), le yahourt puis les aliments protéinés (la viande maigre, le poisson, les oeufs, le fromage, etc.).
Médicaments
Des antibiotiques sont administrés si l’infection traverse la barrière intestinale et gagne la circulation sanguine (une bactérémie). C’est le cas d’environ 8 % des infections à la salmonelle. Les enfants sont traités avec le ceftriaxone ou l’azithromycine et les adultes, avec la lévofloxacine ou l’azithromycine. Le traitement dure normalement de 5 à 7 jours. Sa durée est prolongée pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Certaines souches de salmonelle ont développé une résistance aux antibiotiques. Il arrive donc qu’un second traitement soit requis.
Attention. Les médicaments contre la diarrhée, comme le lopéramide (Imodium®) et le salicylate de bismuth (Pepto-Bismol®), sont déconseillés, car ils prolongent la durée de l’infection7.

Approches complémentaire 

D'après nos recherches (septembre 2010), il n'existe pas d’approches complémentaires appuyées par des études suffisamment probantes pour le traitement de la salmonellose.
Les probiotiques sont utiles pour soulager la diarrhée infectieuse (rotavirus, E. coli, tourista) en complément à la réhydratation, selon plusieurs études. Par contre, les chercheurs n’ont pas évalué leur effet sur la salmonellose en particulier. Pour en savoir plus, consulter notre fiche Probiotiques.
Mesures préventives de base
Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

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  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques
  • Il est permis d’utiliser le lait cru pour la production fromagère en respectant les normes sanitaires car le lait cru conserve sa flore naturelle et permet de fabriquer des produits variés haut de gamme;
  • Depuis 1991, la vente de lait cru est strictement interdite au Canada par le Règlement sur les aliments et drogues.
  • Idéalement, on ne doit pas préparer de nourriture pour d'autres si on souffre de salmonellose, tant que la diarrhée n’est pas disparue;
  • Il faut laver fréquemment les sacs réutilisables utilisés pour transporter la nourriture.

Pour les animaux domestiques

  • On doit toujours se laver les mains après avoir changé la litière d’un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, même s’il est en santé (redoublez de prudence avec les oiseaux et les reptiles);
  • Mieux vaut ne pas acheter un oiseau ou un reptile à un enfant. Les personnes ayant de faibles défenses immunitaires en raison d’une maladie devraient aussi s’abstenir d’en posséder;
  • À la ferme ou au zoo : lavez les mains des enfants sans attendre s’ils ont touché à des animaux (surtout pour les oiseaux et les reptiles);
  • Les personnes qui ont un reptile doivent suivre les mesures de prudence appropriées :
  • Se laver les mains après avoir manipulé les reptiles ou les cages de ceux-ci;
  • Ne pas laisser les reptiles se promener librement dans la maison;
  • Garder les reptiles hors de la cuisine ou de tout autre endroit où l'on prépare de la nourriture.
D’autres conseils :
  • Ne pas avoir de reptile dans la maison s'il y a de jeunes enfants;
  • Eliminer les reptiles si on attend un bébé;
  • Ne pas garder de reptile dans un centre de soins pour enfants.
Mesures préventives de base
Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques
  • Il est permis d’utiliser le lait cru pour la production fromagère en respectant les normes sanitaires car le lait cru conserve sa flore naturelle et permet de fabriquer des produits variés haut de gamme;
  • Depuis 1991, la vente de lait cru est strictement interdite au Canada par le Règlement sur les aliments et drogues.
  • Idéalement, on ne doit pas préparer de nourriture pour d'autres si on souffre de salmonellose, tant que la diarrhée n’est pas disparue;
  • Il faut laver fréquemment les sacs réutilisables utilisés pour transporter la nourriture.

Pour les animaux domestiques

  • On doit toujours se laver les mains après avoir changé la litière d’un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, même s’il est en santé (redoublez de prudence avec les oiseaux et les reptiles);
  • Mieux vaut ne pas acheter un oiseau ou un reptile à un enfant. Les personnes ayant de faibles défenses immunitaires en raison d’une maladie devraient aussi s’abstenir d’en posséder;
  • À la ferme ou au zoo : lavez les mains des enfants sans attendre s’ils ont touché à des animaux (surtout pour les oiseaux et les reptiles);
  • Les personnes qui ont un reptile doivent suivre les mesures de prudence appropriées :
  • Se laver les mains après avoir manipulé les reptiles ou les cages de ceux-ci;
  • Ne pas laisser les reptiles se promener librement dans la maison;
  • Garder les reptiles hors de la cuisine ou de tout autre endroit où l'on prépare de la nourriture.
D’autres conseils :
  • Ne pas avoir de reptile dans la maison s'il y a de jeunes enfants;
  • Eliminer les reptiles si on attend un bébé;
  • Ne pas garder de reptile dans un centre de soins pour enfants.


Dans le cadre de sa démarche de qualité, Passeportsanté.net vous propose de découvrir l’opinion d’un professionnel de la santé. Voila un avis sur la salmonellose :
La majorité des infections intestinales causant une gastroentérite, incluant celles qui sont causées par des bactéries, guérissent habituellement très bien avec le traitement de soutien.
Les personnes fragilisées par une condition médicale préexistante, celles qui sont très jeunes ou plus âgées, de même que les patients avec forte fièvre ou frissons ont intérêt à consulter un médecin.
Si vous êtes comme moi et aimez bien faire la cuisine, il faut investir dans un bon thermomètre à cuisson et pratiquer des mesures d’hygiène exemplaires!
Pour en savoir plus au sujet de la salmonellose, Passeportsanté.net vous propose une sélection d’associations et de sites gouvernementaux traitant du sujet de la salmonellose. Vous pourrez ainsi y trouver des renseignements supplémentaires et contacter des communautés ou des groupes d’entraide vous permettant d’en apprendre davantage sur la maladie.


Canada

Agence canadienne d'inspection des aliments
Cet organisme gouvernemental gère les programmes de salubrité alimentaire au Canada. Pour être au courant des rappels d’aliments.
www.inspection.qc.ca

Pour plus d’information sur la préparation et la conservation des aliments : www.soyezprudentsaveclesaliments.ca
Voir le tableau des températures de cuisson sécuritaires : www.befoodsafe.ca
Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec
Les bonnes pratiques à adopter pour prévenir les intoxications alimentaires : préparation des aliments, entreposage, mise en conserve, hygiène, etc.
www.mapaq.gouv.qc.ca

Pour connaître les restaurants et les entreprises de distribution, de transformation ou de production qui n'ont pas respecté les règles de sécurité alimentaire, au Québec.
www.mapaq.gouv.qc.ca
Santé Canada
Consulter notamment les guides sur la salubrité des aliments pour les personnes qui sont plus à risque d’intoxication alimentaire :
Pour les 60 ans et plus : www.hc-sc.qc.ca
Pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli : www.hc-sc.qc.ca
Pour les femmes enceintes : www.hc-sc.qc.ca
Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca

États-Unis

Center for Disease Control and Prevention
Sur ce site américain très complet, voir : « Salmonellosis - Frequently Asked Questions. »
www.cdc.gov
Food and Drug Administration
L’instance gouvernementale américaine qui supervise entre autres la sécurité alimentaire.
www.fda.gov

Les p’tites infos qui peuvent changer une vie!

Les p’tites infos qui peuvent changer une vie!
- Les fruits et légumes contiennent une multitude de substances protectrices et ne peuvent être remplacés par des suppléments qui ne contiennent que quelques vitamines et minéraux isolés.
- Il n’est pas toujours plus avantageux de consommer des fruits et légumes crus. Certains nutriments sont mieux assimilés dans les légumes cuits (ex. : bêta-carotène des carottes, lycopène des tomates).
- Les « vrais » jus contiennent des vitamines et des minéraux, mais ne fournissent pas l’ensemble des éléments nutritifs contenus dans les fruits et les légumes, notamment les fibres.
- Tous les fruits et légumes sont bons pour la santé, mais ceux qui sont vert foncé, orange et rouges sont particulièrement riches en éléments nutritifs et protecteurs.
- Les fruits et légumes de culture traditionnelle ne sont pas couverts de pesticides, car des lois régissent l’utilisation de ces derniers. Toutefois, pour en éliminer les traces éventuelles, il est préférable de bien laver les fruits et légumes frais.
- Il n’y a pas de différence notable dans la valeur nutritive des fruits et légumes de culture biologique, comparée aux fruits et aux légumes de culture traditionnelle. Si manger des fruits et légumes bio est avantageux pour l’environnement, ce qui importe en nutrition, c’est d’avoir une alimentation riche et variée!
- Bien qu’ils soient pauvres en énergie et qu’ils rassasient, les fruits et légumes ne sont pas que des aliments de régime. Ils sont essentiels pour la santé.
- Les frites ne sont pas considérées comme des légumes, car elles sont trop riches en calories et en gras. Elles apportent saveur et plaisir au menu, mais il faut les consommer avec modération!
- Pour que les fruits et légumes soient plus nourrissants, on peut les combiner avec d’autres aliments (yogourt, fromage, noix, céréales, etc.).
- Certains fruits et légumes peuvent donner des gaz ou des crampes, mais avec le temps, cet effet s’atténue. Il vaut mieux d’abord choisir ceux qui fermentent moins (carottes, céleris, asperges, haricots jaunes ou verts, tomates, bananes, mangues, pamplemousses, pêches, tangerines) et, si nécessaire, en enlever la peau et les graines. Par ailleurs, les légumes cuits et les jus sont mieux tolérés.
- Il est préférable d’éviter de placer côte à côte un fruit non mûr et un fruit parvenu à maturité, car ce dernier pourrait alors mûrir davantage ou même pourrir.
- Pour accélérer le mûrissement d’un fruit (avocat, poire, pêche, etc.), on peut le mettre dans un sac en papier avec une pomme ou une banane bien mûre.

Cancer digestif

Symptômes

Soulignons que la majorité des personnes susceptibles d’être atteinte d’un cancer ou pré-cancer digestif sont asymptomatiques c’est-à-dire qu’une personne peut avoir la maladie alors qu’elle ne présente aucun symptôme. Cependant, certains symptômes d’alarme doivent attirer l’attention du patient à savoir :

Saignements
·                Vomissements de sang rouge ou de liquide brunâtre (sang digèré)
·                Saignements de l’anus (avec ou sans selles)
·                Selles noires et goudronneuses
·                Anémie par manque de fer (notamment les hommes et les femmes post-ménopausées)
Changements dans les habitudes des selles
·                Constipation nouvelle
·                Changement dans la forme et la fréquence des selles
Nouveaux symptômes de blocage lors de l’alimentation
·                Difficulté à avaler des solides et des liquides
·                Vomissements à répétition
Perte de poids involontaire variant entre 5-10 lbs
Perte d’appétit importante
Nouveau dégoût pour certains aliments (ex. : la viande)

Facteurs de risque

Les principaux facteurs de risques des divers types de cancers digestifs sont les suivants :

Cancer de l’œsophage
·         Consommation chronique et importante d’alcool (bière, vin et spiritueux)
·         Tabagisme chronique
·         Reflux œsophagien chronique
·         Obésité
·         Œsophage de Barrett
·         Achalasie
·         Histoire de dommage par agents caustiques
·         Histoire de cancer oro pharyngée
·         Origine chinoise (Première génération)
Cancer de l’estomac
·         Infection à Hélicobacter pylori
·         Histoire familiale de cancer de l’estomac
Cancer du duodénum
·         Polypose familiale
·         Maladie céliaque
Cancer du colon
·         Test positif de recherche de sang occulte dans les selles
·         Membre de la famille immédiate (parent au premier degré) atteint de cancer colorectal
·         Antécédents personnels de cancer colorectal
·         Antécédents personnels de polypes bénins
·         Maladie inflammatoire intestinale (ex. : colite ulcéreuse ou maladie de Crohn)
·         Antécédents familiaux ou diagnostic de syndromes héréditaires liés au cancer colorectal tels que la polypose adénomateuse familiale rectocolique ou le cancer colique héréditaire sans polypose
·         Antécédents familiaux ou diagnostic de syndromes héréditaires liés au cancer colorectal tels que la polypose adénomateuse familiale rectocolique ou le cancer colique héréditaire sans polypose

Dépistage / Recommandations

Le terme « dépistage » réfère à la recherche de maladies avant l’apparition de symptômes. La Nous vous proposons donc ses recommandations de dépistage en matière du cancer digestif à des patients qui n’ont, par définition, aucun symptôme de cancer ou de maladie digestive. Cependant, ces patients ont un profil de risque qui suggère que les bénéfices potentiels du dépistage (détection précoce de cancer ou de précancer) sont plus grands que les risques.
Aux fins d’établir la recommandation de dépistage appropriée à votre cas, veuillez noter que cette recommandation varie selon le type de cancer digestif à détecter.

Cancer de l’œsophage
Il n’existe présentement aucune recommandation formelle de dépistage pour le cancer de l’œsophage.
Cancer de l’estomac

Il n’existe présentement aucune recommandation formelle de dépistage pour le cancer de l’estomac. Cependant, certains experts recommandent le dépistage chez des patients ayant une histoire familiale de cancer gastrique ou certains syndromes de cancer familial.
Cancer du duodénum
Le dépistage de cancer duodénal est recommandé pour des patients ayant une polypose familiale du colon.
Cancer du colon

Généralement, l’âge est le facteur de risque le plus important en ce qui concerne le cancer colorectal. En effet, dans plus de 90 % des cas, cette maladie frappe des gens âgés de plus de 50 ans.

L’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) recommande donc que tous les Canadiens (hommes et femmes) qui ont 50 ans ou plus se soumettent à un test de dépistage du cancer colorectal.

Le test le plus simple, mais le moins efficace est la recherche de sang occulte dans les selles. Advenant un résultat positif, il faut toujours effectuer une coloscopie afin de déterminer la cause du saignement.

Les personnes susceptibles d’être à risque de subir un cancer colorectal devraient en discuter avec leur médecin, notamment, aux fins de déterminer la méthode de dépistage appropriée à leur cas et la prise d’un rendez vous d’un test de dépistage incluant un suivi sur une base régulière.

On favorise l’endoscopie comme test de dépistage pour les cancers digestifs car l’endoscopie s’avère le seul examen qui permet le diagnostic et la thérapie immédiate de toutes les lésions précancéreuses (par polypectomie).

Veuillez communiquer avec un  spécialiste ou veuillez communiquer avec votre médecin pour obtenir davantage de renseignements en cette matière.

Peur de la mort ou peur de mourir ?

A ce destin scandaleux, nul ne s’habitue jamais. Jusqu’où ce refus est-il normal ? Quand devient-il pathologique ? Voici comment l’idée de la mort s’ancre en nous.
"Jusqu’à 32 ans, j’ai tenu la mort pour une abstraction, explique Sonia. Puis ma meilleure amie est décédée : un accident de voiture. Ce jour-là, j’ai vraiment réalisé que, moi aussi, j’étais concernée. Depuis, quand mes parents partent en voyage, je suis un peu anxieuse. Adepte de l’escalade, je prends moins de risques…"
Pour la psyché humaine, la mort est le paradoxe des paradoxes. C’est notre destin, donc un phénomène bien ordinaire, pourtant, écrit le philosophe Vladimir Jankélévitch dans La Mort (Flammarion, 1977), nul ne s’y habitue : "Chaque mort étonne ou scandalise, comme si elle était la première." En même temps, nous réussissons à vivre, à aimer, à agir malgré la menace quasi quotidienne de notre trépas… Serions-nous héroïques ou inconscients ? Rares sont ceux qui se disent : "Puisque je dois mourir, je commence dès aujourd’hui à me laisser dépérir, à refouler en moi tout désir." En fait, les pathologies directement liées à la peur de la mort sont peu nombreuses. Cependant, pour définir, dans la relation à la mort, la limite entre le normal et le pathologique, encore faut-il cerner les processus par lesquels elle s’ancre en nous, ainsi que leurs effets.

Naître à la mort

Test  ...  La mort vous fait-elle peur ? Faites le test !
"L’expérience de la naissance est la première expérience de l’émergence de la mort", déclarait Françoise Dolto dans Parler de la mort (Mercure de France, 1998). Notre venue au monde nous installe parmi ceux qui vont mourir. Elle implique d’emblée une perte : celle du placenta protecteur vécu par le nouveau-né comme une part de lui-même. Dès l’âge de 2-3 ans, l’enfant peut réaliser qu’une personne de son entourage est morte. Mais il s’imagine qu’elle est partie habiter dans un autre univers d’où elle reviendra peut-être. Pour un petit, mourir c’est vivre autrement. Inutile de s’inquiéter s’il ne pleure pas toutes les larmes de son corps et manifeste surtout de la curiosité ("Où il est papy, maintenant ?"). La mort intrigue les enfants, comme la sexualité et la procréation. En revanche, une absence de questionnements de sa part signale une difficulté : l’enfant se tait pour ménager ses parents s’il saisit leur incapacité à parler de ce décès. Or ce silence risque de le rendre inapte, plus tard, à assumer la confrontation avec la mort… sans se mortifier.

La peur s’installe

C’est une étape normale du développement de l’enfant. Vers 7 ans, l’idée de la mort devient très active. "J’y pensais tous les soirs avant de m’endormir, se souvient Delphine. J’étais angoissée à l’idée que j’allais mourir un jour. Pour me rassurer, j’ai imaginé un personnage, Monsieur Tout-le-Monde, nécessairement promis à la mort. Puis je me suis identifiée à lui. Alors, j’ai pu me dire que mourir était une chose normale et ma peur s’est atténuée." Certains enfants, eux, ne cessent de craindre que "maman meurt". Cette inquiétude provient d’un malaise ressenti par le tout-petit qui, lorsque sa mère s’absente, a peur qu’elle ne revienne pas, analyse Ginette Raimbault, psychanalyste et auteur de L’Enfant et la mort (Dunod, 1998). D’ordinaire, ce type d’angoisse s’apaise avec l’apprentissage de la solitude.
Très tôt la conscience de la mort donne lieu à une peur des morts inspirée, selon Freud, par la culpabilité : nos relations aux autres sont toujours teintées d’ambivalence, l’être le mieux aimé est simultanément haï. Aussi, quand une personne proche s’en va, nous nous sentons coupables – plus ou moins consciemment – des sentiments hostiles que nous lui portions. D’où les scénarios d’enfants et les dessins campant monstres et fantômes. Ceux-là mêmes que nous retrouvons dans la littérature fantastique et les films d’épouvante. Toutefois, sauf situation névrotique où la culpabilité demeure inentamable, notre psychisme sait aussi se protéger et transformer les morts en êtres bienveillants. Mais, d’une façon générale, les morts impressionnent. Les précautions oratoires adoptées pour les désigner témoignent de notre embarras. D’un défunt, on préfère dire qu’il est parti ou plongé dans le sommeil de l’éternité. Saint Paul nommait les morts "ceux qui dorment".

Moi aussi, je vais mourir…

C’est la mort des autres qui nous fait prendre conscience de notre mortelle condition. "Moi aussi, je vais mourir." Un constat propre à l’homme et impossible pour l’animal qui vit dans l’ignorance du sort qui l’attend. Etre un homme c’est craindre la mort et inventer des rituels pour marquer son passage. Les spécialistes de la préhistoire ne parlent d’"hominisation" qu’à partir du moment où les grands singes velus que nous tenons pour nos premiers ancêtres se sont mis à honorer leurs morts par des rites funéraires. Pourquoi ont-ils, dans la foulée, inventé les religions ? Probablement pour essayer de donner un sens à la vie et des images à la mort, univers de l’invisible et du non-représentable par excellence. Ce n’est pas un hasard si la majeure partie de la littérature philosophique s’emploie à nous aider à la penser. Pour mieux la dénier. "Il est inutile d’y songer, déclare Epicure. Tant que nous sommes là, elle n’est pas ; quand elle est là, nous ne sommes plus." Ou pour nous persuader de l’accepter avec sérénité. Grâce à la philosophie. "On peut apprendre à mourir", assure Montaigne.
"A 40 ans, je constate qu’autour de moi on commence à développer des cancers, observe Emmanuel, la mort a cessé d’être un “accident” pour entrer dans un certain quotidien. Surtout, j’ai peur pour mes parents : ils vieillissent et j’imagine que d’ici à quelques années, ils seront impotents… Après, forcément, ce sera la mort."
Si craindre la mort de parents, de proches, malades ou vieillissant, est légitime, être obsédé par la perspective du décès de tous les êtres qui nous entourent est névrotique. Tout comme la crainte perpétuelle de certaines mères pour la vie de leurs enfants. Pour la psychanalyse, ce type de symptômes est l’effet de vœux inconscients de mort transformés dans la conscience en obsession permanente de la mort.
Vouloir rester en vie, pour ceux qui ont besoin de nous, est une autre préoccupation très courante. "Quand mon mari et moi partons en voyage, nous ne prenons jamais le même avion, avoue Estelle, 40 ans, mère de deux garçons de 10 et 13 ans. Pour que nos enfants ne soient pas orphelins. Statistiquement, il est impossible que deux catastrophes aériennes surviennent coup sur coup." Eviter les situations susceptibles de causer prématurément notre décès n’a rien de pathologique. En revanche, se sentir en situation de danger permanent, sans raison, est plus problématique. On ne monte jamais dans une voiture, ni dans un bateau, on est obsédé par la pensée que nos proches vont disparaître… Certains individus, par superstition névrotique, frémissent d’horreur dès qu’ils lisent ou entendent le mot "mort", signe qu’il pourrait leur arriver une chose terrible.
En psychanalyse, la sensation constante de mort imminente, les angoisses morbides chroniques ont généralement leur source dans des conflits psychiques non résolus. "Grâce à ma thérapie, je me suis rendue compte que ma peur venait de la relation que j’avais eue avec ma mère, confie Sylvia. Enfant, je n’avais jamais pu me fier à elle. Adulte, je n’avais pas davantage confiance en la vie : j’imaginais que rien de bon ne pouvait m’arriver."
 

Que subsistera-t-il de notre moi ?

Pourquoi meurt-on ? Que se passe-t-il après ? De la mort dans sa concrétude, on ne sait rien. Nous n’avons que des fantasmes, c’est-à-dire un savoir inventé pour se rassurer, insiste Françoise Dolto. Les religions – fantasmes collectifs, selon Freud – nous font espérer un au-delà, une survie de "l’âme" : expliquer que Dieu rappelle très tôt à lui ceux qu’il aime est une façon de mieux supporter ce scandale absolu qu’est la mort d’un enfant. Elles ont aussi insufflé l’idée que la mort est, à l’occasion, une libération, le remède le plus efficace aux blessures de la vie. Mais leur perte d’influence laisse l’Occidental d’aujourd’hui plus démuni que jamais. Il ne dispose plus des mots et des gestes qui permettaient jadis de faire face à la Grande faucheuse. D’où sa tendance à cloîtrer dans les hôpitaux, à éloigner de son regard malades et vieillards et à négliger les rites funéraires.
Puisque la mort ne peut être pensée qu’à partir de l’unique expérience dont nous disposons – la vie –, l’illusion est nécessaire : après le moment fatal, quelque chose de notre moi subsistera. D’où nos préférences sur la façon dont sera traité notre cadavre.
"Je tiens à être enterrée pour qu’on vienne me voir, qu’on se souvienne. Le nom sur la tombe continue de maintenir une sorte d’existence", explique Marie. "Je voudrais être incinérée pour que mes cendres soient dispersées, pour être libre, explique Laure. Léguer mon corps à la science ? Pas question d’être charcutée !" Cette impossibilité de réaliser que, une fois morts, notre moi cessera d’exister, est à la base d’un fantasme très répandu : la peur d’être enterré vivant. Plus que la mort abstraite, c’est le "mourir" qui nous effraie. Évoquer ce moment de passage entre vie et trépas, où l’on se dirait "je meurs", donne le vertige. Mais au-delà de cette crainte métaphysique, il existe aussi la crainte très banale de la "sale" mort, celle qui fait souffrir. La plupart d’entre nous souhaite périr dans son sommeil, sans rien savoir de ce "mourir". Mieux vaut une crise cardiaque brutale à la lente agonie qui laisse le temps de penser à l’inévitable.

La mort, moteur de la vie

La mort impersonnelle, abstraite, nous la refusons tous : "Chaque individu veut mourir de sa mort “à lui”", constatait Freud dans ses Essais de psychanalyse (Payot, 1989). C’est pourquoi il agit, tente de se construire son propre destin. Selon les psychanalystes, c’est l’aiguillon de la mort qui nous pousse à faire des enfants grâce auxquels nous survivrons au-delà du néant. C’est lui aussi qui incite l’artiste à créer pour immortaliser son nom. James Joyce, auteur de textes particulièrement obscurs, l’affirmait clairement : "J’écris pour donner du travail aux universitaires pour les siècles à venir."
En fait, vivre éternellement serait sans doute d’un ennui sans fin. Car le désir de vivre, de créer, d’aimer se nourrit d’obstacles. Et, sans l’horizon de la mort, cette énergie intérieure s’éteindrait probablement à tout jamais. Autrement dit, nous avons psychologiquement besoin de la mort pour vivre.

Éros contre Thanatos

Plus nos décennies filent, plus la conscience de notre statut de mortel s’ancre dans nos esprits. "Tant que j’avais mes parents, j’y pensais rarement, assure Louisa, 59 ans. Maintenant que je suis grand-mère, je me dis qu’est venu mon tour."
Rédiger son testament est sans doute l’acte qui nous confronte le plus à la mort. Néanmoins, nous n’y croyons jamais concrètement. "Dans l’inconscient, chacun est persuadé de son immortalité", écrit Freud dans ses Essais de psychanalyse (Payot, 1989) : l’inconscient ignore le temps et, par conséquent, la mort. Même si nous avons vu des parents, des amis disparaître, notre inconscient nous murmure à l’oreille : "Toi, tu ne mourras pas." Le malade qui demande à être euthanasié ne croit pas davantage qu’il va mourir : il veut surtout abréger ses souffrances. Mais, à cet élan qui nous jette parfois dans les bras de la mort, il existe une autre explication. Selon Freud, en nous s’affrontent deux types de pulsions : les pulsions sexuelles, d’autoconservation (qu’il nomme "Éros") et la pulsion de mort (qu’il appelle "Thanatos") présente en nous dès la naissance.
Chez l’individu normal, les deux sont associées et c’est cette union qui produit un mouvement vers la création ou la procréation. Cependant, il arrive que les péripéties de l’histoire personnelle d’un individu (mauvais traitements, abandon ou deuils précoces mal surmontés) entraînent une disjonction de ces forces. Et là, la mort mène la danse…

Yasmina, 25 ans : “J’ai annoncé à mon père qu’il allait mourir”

"Plus que trois mois à vivre…" Ces mots, le jeune interne des hôpitaux de Paris n’a pas su les dire à mon père, qui, à 77 ans, entrait en phase terminale d’un cancer du fumeur. Ma mère non plus : "Je n’y arriverai jamais…"
Je lui ai répondu, la gorge serrée, que papa détestait le mensonge et qu’il avait le droit de savoir… Me voici assise devant lui, au salon. Le vide s’est fait autour de nous… "Papa, ils nous ont menti, il ne te reste pas beaucoup de temps, trois mois au mieux. Tu as une tumeur dans un poumon, en plus de celle dans ta gorge, et des métastases partout… Rien à faire, c’est fini…"
Il répond d’abord avec ses yeux, surpris que l’émissaire désigné soit la troisième de ses enfants : moi qui, à 25 ans, continue à refuser qu’il me quitte. J’ai su lire dans son regard : il n’était pas trop inquiet pour lui-même, il était enfin parvenu à accepter l’idée de la mort. Après ce silence, il me répond : "Je le sais bien : les brûlures sont de plus en plus fortes dans ma gorge, dans mon dos… Chaque jour, c’est pire, mais moi ça va, j’ai bien vécu." C’est décidé, il mourra à la maison, ne veut pas d’infirmière et demande qu’une belle grille soit mise autour de sa tombe. Ces paroles sans réserve nous ont permis à tous de mieux vivre ce passage vers l’inconnu. Sa mort a été comme un instant de grâce : dans sa maison, entouré de ceux qu’il a aimés, il a eu droit au bonheur, même au bord du trépas. Je suis sûre que mes mots y ont été pour quelque chose.

Pollakiurie

C'est l'augmentation de la fréquence des mictions.
L'envie d'uriner est de plus en plus fréquente. Elle peut être diurne ou nocturne mais en général ne correspond pas à une réplétion normale de la vessie. Elle se caractérise par la survenue de plus 8 mictions par 24 heures . le plus souvent ces mictions sont de petit volume Donc le sujet urine fréquemment mais le volume urinaire est en général peu abondant. Ce symptôme est en général le signe d'une néphrite interstitielle et d'affections de la prostate et de la vessie. Parfois chez la femme cette symptomatologie peut être un signe d'alarme d'une tumeur ovarienne. Dans ce cas un ECBU (Voir ce terme) et une échographie abdomino-pelvienne devront être pratiqués. La pollakiurie est très souvent associée à une impériosité mictionnelle (impossibilité de se retenir). Elle traduit une irritabilité de la vessie. Cette irritation vésicale peut entraîner des modifications tissulaires de la paroi vésicale et aboutir à une vessie de lutte. Ce symptôme impose la consultation du médecin qui en déterminera la cause pour appliquer le traitement adéquat.
TRAITEMENT
Lorsque toutes les causes irritatives auront été éliminées l'administration de médicaments anticholinergiques pourra être envisagée. Un médicament anticholinergique le chlorure de trospium (Céris) agit sur l'instabilité vésicale et l'hyper-réflexie du détrusor. Il permet de diminuer les symptomes de la pollakiurie, et les impériosités, en diminuant le nombre d'envies pressantes et les fuites incontrolables. Ce médicament est le traitement de choix de l'hyperactivité vésicale.

Définition


La pollakiurie n'est pas une maladie en soi, mais le symptôme relatif à plusieurs maladies urinaires. La pollakiurie se définit par une fréquence anormalement élevée des mictions, sans pour autant que la quantité d'urines journalières soit augmentée. On parle habituellement de pollakiurie au-delà de 8 mictions sur une période de 24 heures ou de la nécessité de se lever plus d'une fois par nuit pour uriner auquel cas on parle de pollakiurie nocturne. Parmi les causes, un certain nombre de maladies inflammatoires peuvent entraîner une pollakiurie comme l'urétrite, la cystite, et la prostatite chez l'homme dont des affections prostatiques sont souvent suspectées. Notamment l'hypertrophie bénigne de prostate ou le cancer de prostate. Des maladies causant une hyperactivité du muscle détrusor, muscle de la miction, sont également des causes fréquentes. De même, en cas de vidange incomplète de la vessie (on parle de résidu post-mictionnel), l'envie d'uriner provient plus fréquemment, et des mictions de plus petite quantité sont plus fréquentes dans la journée. Enfin, des origines psychologiques sont possibles.

Symptômes


Les symptômes de la pollakiurie sont les suivants :
  • des mictions plus nombreuses dans la journée ;
  • un nombre de levers la nuit pour uriner supérieur à deux ;
  • une envie plus fréquente d'uriner.

Parallèlement, d'autres signes de troubles de la miction peuvent être présents et doivent être recherchés comme la nécessité de forcer pour uriner, des gouttes retardataires, des fuites urinaires, des brûlures : ces signes orienteront la recherche d'une cause à la pollakiurie.

Diagnostic


Le diagnostic de la pollakiurie est posé à l'interrogatoire du patient, dès que son nombre journalier de mictions dépasse 8 fois par jour, ou à partir de deux levers pour uriner la nuit. Ensuite, un examen physique avec des touchers pelviens (rectal et vaginal chez la femme), un examen uro-génital et un examen neurologique sont réalisés. Un examen cytobactériologique des urines sur un prélèvement permettra de définir une éventuelle origine infectieuse à la pollakiurie. Souvent, un bilan urodynamique est effectué. Il correspond à l'analyse d'une miction complète (durée, force du jet, quantité émise) associée à une échographie post-mictionnelle pour contrôler s'il reste des urines dans la vessie. Une échographie des voies urinaires et de la prostate chez l'homme est fréquemment réalisée de même qu'une cystoscopie, un examen permettant de visualiser l'intérieur de la vessie.

Traitement


Pour traiter la pollakiurie, le traitement de sa cause est nécessaire. Une infection doit être traitée par d'éventuels antibiotiques. En cas d'hypertrophie bénigne de prostate, des médicaments visant à diminuer le volume de la prostate sont associés à des médicaments diminuant la résistance à l'écoulement des urines, les alpha-bloquants. Dans les cas mécaniques de pollakiurie les plus compliqués, le traitement chirurgical est envisagé.

Les personnes en état végétatif : Est-ce juste de les considérer comme des « légumes » ?

mort_cerebraleLes séquelles de certains traumatismes crâniens comme de certaines défaillances cardiaques graves peuvent mener au coma, (du grec κῶμα/kôma qui signifie « sommeil profond »), qui est défini comme une abolition de la conscience et de la vigilance, non réversible par les stimulations, alors même que les fonctions végétatives (par définition les fonctions physiologiques indépendantes de la volonté comme la respiration, la digestion ou la circulation sanguine), sont plus ou moins bien conservées.
C’est ainsi qu’on parle d’EVC (Etat Végétatif Chronique) lorsque l’état végétatif persiste plus de 12 à 18 mois.
On estime que les personnes en EVC :
  • ne témoignent à l’évidence d’aucune conscience d’elles-mêmes ou de leur environnement ;
  • ne présentent aucun signe de compréhension ou d’expression du langage ;
  • n’offrent aucune réponse significative aux stimulations.
On parle plus spécifiquement d’EPR (Etat Pauci Relationnel, du latin « pauci » peu), lorsque ces personnes répondent seulement à quelques stimulations.
Plus l’état végétatif dure longtemps, plus les chances d’une évolution vers un retour à la conscience normale deviennent minimes, même si on a pu exceptionnellement observer des éveils chez des patients qui étaient en état végétatif depuis plus de 18 mois, (une quinzaine de cas seulement auraient été mentionnés dans les revues scientifiques), comme celui du jeune américain Terry Wallis qui est sorti du coma après 19 ans de soins de nursing.
Alors, les personnes en EVC sont-elles des « légumes » ?
Comme nous allons le voir, les personnes en coma dépassé (mort encéphalique) ne sont pas des personnes déjà mortes. Des expériences récentes du Centre de Recherche du Cyclotron (Coma Science Group) de l’université de Liège en Belgique ont montré que la conscience peut être préservée chez un patient pourtant diagnostiqué en état végétatif.
Une étude estime même que 40 % des patients que l’on pensait en Etat Végétatif ont en fait conscience de leur environnement et d’eux-mêmes à des degrés divers.
Le cas d’une anglaise de 23 ans :
En 2006, une jeune Anglaise de 23 ans subissait de graves lésions au cerveau après un accident de voiture. Paralysée, elle présentait tous les critères permettant le diagnostic d’état végétatif.
Utilisant un scanner à résonance magnétique fonctionnelle, les chercheurs ont cartographié l’activité cérébrale de cette patiente alors qu’il lui était demandé oralement de s’imaginer jouer au tennis ou se balader dans sa maison. A leur grande surprise, ils ont constaté qu’elle était capable de le faire, c’est-à-dire d’activer des aires de son cerveau identiques à celles activées par des volontaires en bonne santé auxquels les mêmes tâches étaient demandées.
Ces résultats démontrent que, malgré le diagnostic d’état végétatif, une personne peut conserver la capacité de comprendre des instructions orales et d’y répondre par son activité cérébrale, à défaut de paroles ou de gestes.
La décision de cette patiente de coopérer avec les chercheurs, en imaginant réaliser les tâches qui lui étaient demandées, marque une intention très claire de sa part qui confirme sans aucun doute possible qu’elle était « consciente d’elle-même et de son entourage. »
On lui avait collé l’étiquette « végétatif » alors qu’elle était – en réalité – en état de conscience minimal, elle percevait donc la douleur et avait des émotions…
De telles découvertes ont évidemment des conséquences importantes sur le plan éthique et thérapeutique, notamment en ce qui concerne la fin de vie de patients sévèrement handicapés.
Le cas d’une strasbourgeoise de 59 ans, Angèle Lieby :
En juillet 2009, Angèle Lieby se rend aux urgences d’un hôpital de Strasbourg pour une mauvaise migraine. Son état s’aggrave et on doit la plonger dans un coma artificiel. Quelques jours plus tard, les médecins n’arrivent pas à la réveiller : malgré toutes les stimulations, Angèle ne montre plus aucun signe de vie.
« Il faut la débrancher ! », finit-on par dire à son mari. Pourtant, le jour anniversaire de son mariage, sa fille voit une larme perler au coin de la paupière de sa mère. Angèle est non seulement vivante, mais parfaitement consciente, depuis le premier jour…
Elle raconte dans son livre « Une larme m’a sauvée », paru aux Editions Les Arènes, son expérience hors du commun, celle d’une femme enfermée dans son propre corps qui entendait tout, ressentait tout, sans pouvoir réagir (tout comme le héros de la nouvelle d’Emile Zola, La Mort d’Olivier Bécaille, dont je vous conseille vivement la lecture ou que vous pourrez écouter ici).
Vous trouverez, en cliquant sur ce lien, l’émouvant témoignage d’Angèle, extrait du « portrait de la semaine » (émission Sept-à-Huit, diffusée sur TF1 le 27/02/2011 et présentée par Harry Roselmack) :
Les enseignements de l’anthropologue Danielle Vermeulen :
Cette anthropologue s’est spécialisée dans l’étude des expériences de mort imminente NDE (Near Death Experience) et a développé la thèse selon laquelle la stimulation des personnes en état végétatif permet d’activer certaines zones de leur cerveau. C’est ainsi qu’elle conseille aux proches des personnes en EVC d’oser leur dévoiler ce que bien souvent on leur cache avec pudeur : leurs sentiments à leur égard.
Dans l’un de ses articles, elle décrit ce cas :
« Atteint cérébralement par un AVC, un de mes amis se retrouve dans un coma profond dont il ressort au bout de plus de quinze jours alors qu’un diagnostic très défavorable avait été posé.
Une rééducation est ensuite nécessaire notamment de la parole. Il vient un soir dîner chez moi et me dit : « A toi, je peux dire pourquoi je ne suis pas parti, tu peux comprendre » et il poursuit : « Là où j’étais, j’étais bien, mais chaque jour, quand j’étais dans le coma, je « voyais » mon fils et mon ex compagne à mon chevet et l’amour qu’ils me montraient était si fort que je me suis dit que je ne pouvais pas leur faire cela et je suis revenu ! ».
Cette femme qui a accompagné de nombreuses familles en désarroi est persuadée que l’amour peut faire revenir à la vie.
En conséquence elle ose dire qu’il est souhaitable que les familles démunies manifestent beaucoup d’espoir, de patience et surtout d’amour parce qu’elles ont un rôle actif à jouer, en équipe, avec le malade et les soignants.
A l’opposé, le Dr. Michel Hasselmann, dont le service de réanimation a accueilli Madame Lieby, souligne la rareté de son cas, et craint (sans doute légitimement) que le témoignage d’Angèle ne suscite « un espoir irréaliste à l’endroit des familles de personnes en coma profond » ?
Nous pouvons nous interroger sur cette notion « d’espoir irréaliste ». La charte des soins palliatifs en France, dans son point n°4, définit justement l’acharnement thérapeutique comme « l’attitude qui consiste à poursuivre une thérapeutique lourde à visée curative, qui n’aurait comme objet que de prolonger la vie sans tenir compte de sa qualité, alors qu’il n’existe aucun espoir raisonnable d’obtenir une amélioration de l’état du malade. »
Mais « l’espoir irréaliste » donc non raisonnable, ne vise aucune thérapeutique pour le malade. Il n’appartient qu’à celui qui le porte en lui. L’espoir qualifié « d’irréaliste » n’est-il pas toujours celui du jugement sur l’autre, de la part d’une personne qui prétendrait avoir accès à une connaissance à laquelle les autres n’auraient pas accès ?
Je suis tout à fait conscient de la difficulté émotionnelle que représente pour le soignant le fait de se retrouver, par exemple, en présence d’une mère qui – souffrant de voir son enfant en EVC – crie son espoir de le voir « revivre » un jour.
L’implication émotionnelle d’une famille blessée ne répond-elle pas toujours exactement à son besoin, au moment précis où elle en est, espoir qui deviendra ce que nous ne connaissons pas encore : soit l’espoir fou et récompensé de ceux qui n’ont jamais baissé les bras, soit le moment du déni de personnes qui à travers leur « espoir irréaliste » ont posé le pied sur la première marche d’un parcours si douloureux ?
Les aider ne sera-t-il pas d’accepter leur déni en les accompagnant d’une manière empathique donc respectueuse et réaliste, plutôt que de les « mettre en face de réalités » dont personne n’est certain ? Il est juste de faire part de nos doutes à une famille blessée quant à la possibilité de récupération d’un des siens, mais n’est-il pas douteux de lui asséner avec certitude ce dont – justement – personne n’est certain. N’est-ce pas notre communication nuancée – donc respectueuse – qui pourra agir pour la famille comme un baume apaisant ?
La prise en charge des personnes en état végétatif est éprouvante pour les soignants parce qu’elle épuise leur énergie dans une relation qui semble ne rien offrir en retour. Elle les épuise aussi dans leur relation aux familles qui résistent au deuil au moment où, les soignants, eux, n’ont plus d’espoir raisonnable d’avoir confiance en l’avenir.
Mais si plutôt que de se laisser convaincre (abuser parfois) par les apparences, le soignant parvient à en rester à la constatation sobre de la réalité, il pourra découvrir que le regard d’un patient en EPR qui semble s’animer, comme la parole d’espérance d’une mère en détresse lui permettront même de donner pleinement sens à son rôle d’écoute et de compréhension empathique.
Le délicat problème de la douleur (Emission « C dans l’air » du 02/03/11, sur France 5, animée par Yves Calvi) :
Il y a 15 ans – nous explique un spécialiste – les bébés n’étaient pas anesthésiés lors d’une intervention chirurgicale ou d’un acte douloureux, on pensait que ce n’était pas nécessaire puisqu’on croyait que leur système nerveux était immature et qu’ils ne ressentaient pas la douleur. Aujourd’hui, alors que la douleur encéphalique des bébés est reconnue par tous, cela nous paraît carrément inhumain…
« Pensez à la quantité d’actes médicaux ou chirurgicaux sans anesthésie au préalable qui nous paraîtront barbares dans 30 ans », ajoute ce même spécialiste à un Yves Calvi consterné…
Parce que la douleur est une perception subjective qui s’évalue sur la base de ce que communique directement le patient, on a pu penser qu’une personne en coma profond ne la percevait pas.
Une personne dans le coma peut-elle donc ressentir la douleur ? Oui, répond Angèle Lieby qui a ressenti une douleur insupportable au moment où, un médecin désireux de montrer à ses collègues externes « comment on voit qu’une personne est vivante ou morte », lui a violemment tordu le téton…
Considérer quelqu’un comme vivant, alors même qu’il semble plongé dans un coma irréversible, cela permettra de ne pas devoir lui enfoncer sans ménagement des instruments métalliques dans la gorge, de ne pas le retourner comme un paquet de viande, et de ne pas dire, au pied de son lit, « elle va bientôt clamser »… expériences douloureuses vécues par Angèle.
Toujours dans l’émission d’Yves Calvi (retranscrite sur le blog Ethics, Health and Death), un spécialiste commence par rappeler les trois composantes de toute anesthésie :
  1. un barbiturique hypnotique pour endormir ;
  2. un curare pour que le chirurgien puisse travailler : c’est un myorelaxant, donc une substance qui permet le relâchement musculaire, l’immobilisation. Mais ce n’est pas un anesthésiant (antidouleur) ;
  3. un opioïde (famille des opiacés) pour que le patient ne ressente pas la douleur.
Il affirme ensuite que même un être considéré comme cliniquement mort comme le donneur d’organes est un patient et non une chose ou un simple réservoir d’organes. Il se trouve dans un état irréversible, et c’est l’irréversibilité de son état qui constitue le fondement éthique au prélèvement de ses organes vitaux, (en effet, le patient se trouve dans un tel état que le prélèvement de ses organes vitaux ne constitue plus un préjudice pour lui…) Ce discours, au plus près des réalités, justifie ce geste humain : anesthésier le donneur d’organes.
L’anesthésie du donneur d’organes n’est pas obligatoire en France, mais simplement conseillée, puisqu’avant les premières lois bioéthiques (qui datent de 1994), il n’y avait pas de budget consacré à son anesthésie.
Aujourd’hui, le code de déontologie médicale, article 37, « est complété par un 3ème titre, qui prévoit que « lorsqu’une limitation ou un arrêt de traitement a été décidé, le médecin, même si la souffrance du patient ne peut pas être évaluée par la communication (du fait de son état cérébral), met en œuvre les traitements, notamment antalgiques et sédatifs. »
Le Dr. Piernick Cressard, du Conseil National de l’Ordre des Médecins, ajoute : « ce n’est pas parce que le patient est en incapacité d’exprimer sa douleur qu’il ne souffre pas. Nous devions prendre en compte la douleur encéphalique, qui n’est pas publique. » (Une douleur non publique étant une douleur non connue de tous.)
Quand il n’est pas possible de communiquer verbalement avec un patient à propos de la douleur qui est la sienne, on utilise aujourd’hui des moyens d’évaluation indirects tels que l’observation du comportement ou des mesures physiologiques.
Des équipes s’appliquent à développer et valider ces échelles de douleur tout spécialement destinées à évaluer la douleur des patients déments, des enfants nouveaux-nés et préverbaux, des patients intubés et sédatés, comme des patients sévèrement cérébro-lésés en EVC ou en EPR. On appelle cette échelle la « Coma Pain Scale ».
C’est ainsi que de nombreuses études – qui n’ont pas eu beaucoup d’écho en France – ont pu mettre en évidence la réalité d’une vie consciente chez des personnes en état apparent de fin de vie.
Angèle Lieby conclut son partage par ces mots : « Je n’ai pas fait ce livre pour critiquer l’euthanasie… Franchement moi-même je voulais qu’on me débranche… Mais si ça peut donner de l’espoir à ceux qui croient leur proche parti, si on peut respecter davantage les gens dans le coma, alors je pourrai mourir tranquille quand mon heure viendra ! (…) Tant qu’on n’est pas mort, on est vivant ! »
L’aventure incroyable du Dr. Jill Bolte Taylor :
Après un accident vasculaire cérébral (AVC), le Dr. Jill Bolte Taylor – chercheuse en neurosciences à l’université d’Harward – se retrouve à l’hôpital, incapable d’établir la moindre relation avec son entourage mais parfaitement lucide : « Je ne savais plus marcher ni parler ni lire ni écrire ni même me tourner dans mon lit et pourtant il me semblait évident que tout allait bien. » Transférée en soins intensifs à l’unité de neurologie, elle s’est sentie à bien des reprises mal traitée par un entourage incapable de communiquer avec elle.
Récemment, en formation, alors que nous réfléchissions ensemble à l’attitude juste à avoir vis-à-vis d’une personne qui ressemble à un « légume », une infirmière prend la parole pour répondre à une collègue qui lui disait que tous les patients en état végétatif n’étaient pas conscients : « Pour moi, l’important, c’est de croire qu’ils peuvent l’être. »
Le Dr. Taylor partage à quel point ce type d’attitude est précieuse : « Je suis devenue très attentive à l’influence qu’exerçait sur moi mon entourage. Certains me communiquaient leur énergie alors que d’autres au contraire me pompaient la mienne. Une infirmière en particulier redoublait de prévenance avec moi : Est-ce que j’avais froid ? Soif ? Mal quelque part ? Naturellement, je me sentais en sécurité auprès d’elle. Elle cherchait sans cesse à capter mon regard en créant autour de moi un cocon protecteur qui faciliterait ma guérison. A l’inverse, une autre infirmière, qui ne me jetait jamais un coup d’œil, traînait sans arrêt les pieds comme une âme en peine. Elle m’a donné une brique de lait sans s’aviser qu’il me manquait la dextérité requise pour l’ouvrir. Je mourais d’envie de boire quelque chose de consistant mais elle n’a pas tenu compte de mes besoins. Elle élevait la voix en s’adressant à moi sans se rendre compte que je n’étais pas sourde. (…) Je n’étais pas très rassurée en sa présence. »
Elle poursuit: « L’incapacité de la communauté médicale à communiquer avec quelqu’un dans mon état m’a consternée. (…) A tort, mes médecins ont évalué mes facultés cognitives en fonction de ma promptitude à me rappeler telle ou telle information au lieu de s’attacher au trajet mental qui me permettrait de la retrouver. (…) J’aurais voulu que mes médecins s’intéressent au nouveau fonctionnement de mon cerveau plutôt que de s’assurer que celui-ci correspondait bien à leurs critères d’évaluation. »
Elle confirme par là même la formule paradoxale du moine Zen Suzuki Roshi « Dans l’esprit du débutant, il y a de nombreuses possibilités, dans celui du spécialiste, il y en a peu. »
L’attitude de base de l’accompagnant est de sans cesse lutter pour ne pas se laisser abuser par les apparences issues de ses perceptions subjectives, afin de « seulement voir comment sont les choses pour le patient et accepter ce constat. »
Elle raconte qu’un étudiant en médecine est venu l’examiner en commençant par poser une main sur son bras, qu’il lui a parlé sans hausser le ton, l’a regardée droit dans les yeux en n’hésitant pas à lui répéter ses propos lorsque c’était nécessaire. Elle s’est alors sentie en sécurité parce que respectée. Et quand deux de ses collègues sont venus lui rendre visite à l’unité de soins intensifs et qu’ils lui ont remonté le moral en lui affirmant : « c’est bien toi Jill ; tu vas t’en sortir ! », elle partage : « leur absolue certitude de me voir un jour de nouveau sur pied m’a apporté un secours inestimable. »
Le Dr. Taylor confirme donc l’intuition de l’anthropologue Danielle Vermeulen : que l’amour participe à faire revenir à la vie. Il est d’ailleurs stupéfiant que nous n’en soyons pas convaincus et que nous n’apprenions pas plus à mettre en œuvre la bienveillance, le respect et la compassion dans nos divers rôles d’accompagnants. N’avons-nous pas tous ressenti, au moins une fois dans notre vie – dans notre chair – le trésor inestimable du regard respectueux et bienveillant de l’autre ?
Etre aidant, accompagnant, n’est-ce pas d’abord se souvenir que le regard que nous posons sur les personnes malades détermine en retour le sentiment qu’elles vont avoir vis-à-vis de nous-mêmes, mais surtout vis-à-vis d’elles-mêmes et que ce sentiment participe à leur guérison ?
Il s’agit de se souvenir qu’un être humain a d’autant plus le droit au respect dû à la personne humaine qu’il se trouve dans un état de grande fragilité.
Pour ce faire, ne considérons donc plus que les personnes qui sont dans le coma sont déjà mortes et que nous pouvons nous en servir comme cobayes.
Je sais que ces paroles peuvent être considérées comme choquantes mais il est essentiel que nous les entendions et que nous les partagions – autant que faire se peut – avec les personnes qui pourront les entendre.
Les images qui nous sont montrées par l’IRM fonctionnelle sont susceptibles de nous en donner la preuve lorsque les patients sont présents et souhaitent réagir aux stimuli qui leur sont proposés, encore faut-il que nous les utilisions.
Ceci étant fait, les conclusions que nous tirerons de nos constatations seront à considérer avec le plus grand respect, s’il est vrai que l’amour peut devenir une arme à double tranchant en aidant à maintenir en vie – pour ses proches – un patient qui désirerait partir.
Il faut donc que toute l’équipe soignante soit attentive à la manière dont les malades leur diront « chacun à leur façon », ce qu’ils souhaitent pour eux-mêmes.
Ne nous hâtons pas trop dans des interprétations qui risquent d’être le reflet de ce que nous voudrions pour nous-mêmes ou pour l’un des nôtres… Une conscience est là, unique, qui continue d’être, malgré le grave traumatisme qui a placé cet être humain dans un état végétatif.
Les conclusions du Dr. Jill Bolte Taylor :
Des années après son accident, le Dr. Taylor est infatigable, non seulement elle raconte son aventure dans de nombreuses revues scientifiques destinées au grand public, mais elle fait des conférences et participe à des émissions de télévision partout dans le monde pour tenter de dire la « plasticité du cerveau humain ».
A la fin de son livre « Voyage au-delà de mon cerveau », elle partage « mon AVC a été un don du ciel dans la mesure où il m’a permis de décider de ma manière d’être au monde. »
De mon point de vue, son AVC a été également un don du ciel parce qu’il nous permet (à nous aidants), de découvrir de l’intérieur, les attitudes « à avoir » ou « à ne pas avoir » pour respecter aux mieux les personnes en état végétatif ou pauci relationnel.
En appendice de son livre, elle livre aux accompagnants « quarante recommandations en vue de la guérison », (et souvenons-nous que même s’il n’y a pas d’espoir de guérison, c’est notre rôle de faire comme s’il y en avait un).
J’en retiens sept qui me paraissent essentielles :
  • Je ne suis pas une idiote (un « légume »). Je souffre tout simplement. Accordez-moi un minimum de respect s’il vous plait ! Regardez-moi, je suis là, encouragez-moi.
  • Ne perdez pas patience, même si vous m’enseignez la même chose pour la vingtième fois.
  • Croyez-moi, je fais de mon mieux. N’établissez pas de comparaison avec ce dont vous êtes capable.
  • N’évaluez pas mes capacités cognitives en fonction de la vitesse à laquelle je réfléchis.
  • Traitez-moi avec douceur et gentillesse comme vous traiteriez un nouveau-né. Aimez-moi tel que je suis. N’insistez pas pour que je redevienne comme avant.
  • Réjouissez-vous de mes succès plutôt que de vous lamenter de mes échecs.
  • Protégez-moi mais pas au point d’entraver mes progrès.
En conclusion :
M’étant interrogé sur l’étymologie du mot « végétatif », je découvre qu’il vient du latin « vegetare » de la famille de « veiller », (latin vigilare, « être éveillé ; être attentif ») et remonte à une racine indo-européenne « °weg(e) » signifiant « être fort, dispos » à laquelle se rattachent le latin vegere « animer ; être vif » et vegetus « vif, dispos » (qui donnera végéter, végétal.)
Ce n’est que vers 1835 que le mot « végéter » prendra son sens moderne de « rester dans une situation médiocre », synonyme de s’encroûter.
Une personne en « état végétatif », serait donc – étymologiquement – une personne vivante et en pleine conscience puisqu’éveillée, disponible et attentive, comme l’étaient la jeune Anglaise de 23 ans, Angèle Lieby dans son coma, et le Docteur Taylor après son AVC…
Il n’est donc pas juste de considérer une personne en état végétatif comme un « légume », nos connaissances sur les différents états de conscience n’en étant qu’à leur balbutiement.
Le rôle du soignant ne repose-t-il pas sur l’évidence que du moment qu’il y a de la vie (ne serait-ce que végétative), il est essentiel de l’accompagner ?
Il lui faut donc agir selon le principe de précaution, dans ces unités EVC, où puisque les patients peuvent être conscients (au moment même où tout peut laisser penser qu’ils ne le sont pas), il a à agir comme s’ils l’étaieient.
Un Ontarien qui se trouve dans un état qualifié de neurovégétatif depuis plus d'une décennie a été en mesure de communiquer avec ses médecins et de leur dire qu'il ne souffrait d'aucune douleur physique.
Scott Routley, 39 ans, a subi un grave accident de voiture il y a 12 ans. À ce jour, les techniques d'évaluation traditionnelles ne permettaient pas de montrer qu'il était conscient ou capable de communiquer.
En fait, la médecine considère habituellement que les personnes dans un état végétatif n'ont aucune perception d'elles-mêmes ni du monde extérieur.
Des scientifiques de l'Université Western Ontario affirment aujourd'hui que l'homme répond aux questions qui lui sont posées.
« Scott nous a prouvé qu'il est conscient. Nous avons analysé plusieurs fois son activité cérébrale et nous pensons qu'il choisit clairement de répondre à nos questions. Nous croyons qu'il sait qui il est et où il se trouve. » — Dr Adrian Owen
Le Dr Adrian Owen et ses collègues ont enregistré l'activité cérébrale du patient pendant qu'on lui posait des questions.
L'équipe de recherche affirme que l'analyse de son activité cérébrale numérisée par imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle permet de saisir sa réponse à certaines questions.
Ce type d'imagerie mesure en temps réel l'activité cérébrale en suivant la circulation sanguine. Le Dr Owen explique que certaines tendances sont perceptibles lorsque le patient est interrogé. Selon le chercheur, cette activité montre un état de conscience.
C'est la première fois qu'un patient incapable de communiquer à la suite de lésions graves au cerveau donne des réponses cliniquement pertinentes à ses soins.
« Scott nous a prouvé qu'il est conscient. Nous avons analysé plusieurs fois son activité cérébrale et nous pensons qu'il choisit clairement de répondre à nos questions. Nous croyons qu'il sait qui il est et où il se trouve. » — Dr Adrian Owen
Les parents de Scott Routley ont toujours pensé qu'il était conscient et ils ont toujours affirmé qu'il pouvait communiquer en bougeant un doigt ou un oeil. Leur conviction n'avait toutefois jamais trouvé une oreille attentive auprès du personnel médical.
Un autre Canadien, Steven Graham, a aussi montré qu'il était capable de former de nouveaux souvenirs depuis sa blessure. Il répond oui quand on lui demande si sa soeur a une fille. Sa nièce est née après sa blessure, il y a cinq ans.
Ces travaux sont l'objet d'un documentaire présenté dans le cadre de la série Panorama diffusée par la BBC.


La salmonellose

La salmonellose est une infection à une bactérie nommée Salmonella ou salmonelle. Il s’agit de l’une des principales causes d’intoxication alimentaire au Canada.
La plupart des personnes infectées souffrent de crampes au ventre, de diarrhée et de fièvre. Ces symptômes apparaissent de 12 à 72 heures après l’ingestion de l’aliment contaminé. La salmonelle se retrouve surtout dans les aliments crus ou insuffisamment cuits : la volaille, la viande, les fruits de mer et les oeufs. Elle peut aussi contaminer des légumes ou des aliments laissés sans réfrigération durant plusieurs heures.
Les animaux domestiques (surtout les oiseaux et les reptiles) peuvent également transmettre une infection à la salmonelle.
Habituellement, le rétablissement se produit en 4 à 7 jours, sans nécessiter de traitement. L’infection peut cependant être grave et même fatale pour les personnes âgées ou malades ainsi que pour les nourrissons.

Qui est touché?

Selon Santé Canada, environ 2 millions de Canadiens seraient victimes d’une intoxication alimentaire chaque année. De 6 000 à 12 000 cas de salmonellose sont déclarés chaque année1. Cependant, le nombre de cas réels serait beaucoup plus élevé car plusieurs n’ont que des symptômes légers qui, parfois, passent même inaperçus. Les enfants sont plus à risque de salmonellose : ceux âgés de moins de 5 ans en sont 5 fois plus touchés que l’ensemble de la population2.
Dur pour les intestins...
La majorité des germes sont détruits par l’acidité de l’estomac. La salmonelle y est particulièrement sensible. Mais lorsqu'un nombre suffisant de bactéries y survit, elles parviennent éventuellement aux intestins et s’y multiplient. Elles libèrent alors des toxines irritantes (les entérotoxines), ce qui provoque une inflammation aiguë de la paroi intestinale et une diarrhée.

Sources de contamination

Les personnes qui séjournent dans les régions du monde où les conditions sanitaires sont déficientes sont plus à risque de salmonellose.
Palmarès des pathogènes à l’origine des rappels d’aliments3
1. Listeria monocytogenes
2. Salmonelle
3. E. coli
4. E. coli 0157:H7
5. Staphylococcus aureus
Aliments. Dans plus de 90 % des cas, c’est la consommation d'un aliment contaminé par des excréments animaux qui est en cause. Les aliments contaminés par Salmonella ne présentent pas nécessairement d'altération visible ni d'odeur suspecte. Il s'agit principalement des oeufs (et les produits qui en contiennent), de la viande et de la volaille consommés crus ou insuffisamment cuits.
Cependant, tout aliment - y compris les fruits et les légumes - est susceptible de véhiculer la salmonelle, notamment s’il est lavé avec de l’eau contaminée ou s’il entre en contact avec une viande crue contaminée.
Même si une viande a été congelée adéquatement, elle peut présenter des risques. En fait, dès que la chaîne de froid est brisée, il y a des risques de contamination. C'est d'ailleurs pourquoi l'été est plus propice à la contamination par la salmonelle.
Seule la cuisson peut avoir raison de la bactérie. Une hygiène impeccable lors de la préparation des repas est donc essentielle pour se prémunir contre la contamination (voir la section Prévention).
Animaux domestiques. La salmonelle est naturellement présente dans l’intestin des animaux. Beaucoup de cas de salmonellose chez les enfants ont été associés à des oiseaux ou des reptiles (surtout les tortues et les iguanes mais aussi les lézards et les serpents) qui leur servaient d’animaux de compagnie. La contamination peut s'effectuer simplement en touchant l’animal (la peau des reptiles est souvent contaminée) ou ses excréments mais ce n'est pas toujours le cas. Le seul fait de toucher un objet entré en contact avec l’animal peut suffire.
Transmission d’une personne à l’autre. Le risque est plus élevé lorsque la personne infectée prépare un repas pour d’autres personnes. De façon générale, la salmonelle peut se retrouver un peu partout dans une maison étant donné qu'il s'agit d'une bactérie résistante qui peut survivre pendant un certain temps à l'extérieur d'un hôte vivant.

Complications possibles

Habituellement, la salmonellose n’a aucune conséquence grave. Cependant, les personnes âgées, les nourrissons et les personnes affaiblies peuvent en souffrir plus gravement.
La complication la plus fréquente est la déshydratation. C’est pourquoi on conseille de bien s’hydrater tant que les symptômes persistent. Quelques semaines peuvent s’écouler avant que le fonctionnement intestinal revienne complètement à la normale.
En de rares occasions, l’infection traverse la barrière intestinale et se répand à divers endroits du corps en passant par la circulation sanguine. Il faut alors traiter l’infection à l’aide d’antibiotiques sans tarder.
Certaines personnes atteintes de la salmonelle peuvent développer une forme d’arthrite réactionnelle de 3 à 4 semaines après l’infection : le syndrome de Reiter. C’est toutefois exceptionnel.
Les personnes qui ont déjà été infectées par la salmonelle deviennent souvent des porteurs asymptomatiques de la bactérie, pendant un certain temps. Cela signifie qu’elles n’ont pas de symptômes mais excrètent des bactéries dans leurs selles. Pour les adultes et les personnes âgées, cet état dure en moyenne jusqu’à 12 semaines après l’infection et jusqu’à 1 an pour les enfants de 5 ans et moins4. Moins de 1 % des gens deviennent des porteurs chroniques5. Les porteurs asymptomatiques pourraient être encore contagieux mais le risque est relativement faible et on ignore la durée de la période de contagion.
Une autre souche de salmonelle, Salmonella typhi, cause une forte fièvre appelée fièvre typhoïde, plutôt que des troubles digestifs mais il n’en sera pas question ici.

Symptômes

Les symptômes de la salmonellose peuvent être confondus avec ceux de plusieurs autres maladies.
  • Forte fièvre;
  • Crampes d’estomac;
  • Diarrhée;
  • Nausée;
  • Vomissements;
  • Maux de tête.
Signes de déshydratation
  • Sécheresse de la bouche et de la peau;
  • Envies d’uriner moins fréquentes et urine plus foncée que d’habitude;
  • Faiblesse;
  • Yeux creux.

Personnes à risque

Certaines personnes risquent davantage d’être victimes d’une intoxication alimentaire. Elles luttent plus difficilement contre les infections. Une vigilance particulière est requise lors de la préparation des aliments.
  • Les personnes atteintes d’une maladie intestinale inflammatoire chronique ou d’une affection qui réduit les défenses immunitaires naturelles du corps contre la Salmonelle : maladie de Crohncolite ulcéreuse, infection au VIHdiabètecancer, etc;
  • Les personnes âgées, les femmes enceintes et les jeunes enfants;
  • Les personnes qui viennent de recevoir un traitement aux antibiotiques car ces médicaments altèrent la flore intestinale. Celles qui prennent des corticostéroïdes par voie orale sont aussi plus à risque;
  • Possiblement, les personnes dont l’estomac sécrète moins d’acide chlorhydrique. L’acidité de l’estomac aide à détruire la salmonelle. Voici des raisons possibles :
  • utilisation d’antiacides de type inhibiteurs de la pompe à protons (par exemple, Losec®, Nexium®, Pantoloc®, Pariet®, Prevacid®);
  • absence de sécrétion d’acide par l’estomac (achlorydrie), causée par une gastrite chronique ou un autre problème;
  • chirurgie de l’estomac visant à corriger une hyperacidité;
  • anémie pernicieuse.

Facteurs de risque

  • Séjourner dans un pays en développement;
  • Avoir un animal de compagnie, surtout s’il s’agit d’un oiseau ou d’un reptile;
  • Saison : les cas de salmonellose sont plus fréquents en été.
Mesures préventives de base
Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec6

Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques
  • Il est permis d’utiliser le lait cru pour la production fromagère en respectant les normes sanitaires car le lait cru conserve sa flore naturelle et permet de fabriquer des produits variés haut de gamme;
  • Depuis 1991, la vente de lait cru est strictement interdite au Canada par le Règlement sur les aliments et drogues.
  • Idéalement, on ne doit pas préparer de nourriture pour d'autres si on souffre de salmonellose, tant que la diarrhée n’est pas disparue;
  • Il faut laver fréquemment les sacs réutilisables utilisés pour transporter la nourriture.

Pour les animaux domestiques

  • On doit toujours se laver les mains après avoir changé la litière d’un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, même s’il est en santé (redoublez de prudence avec les oiseaux et les reptiles);
  • Mieux vaut ne pas acheter un oiseau ou un reptile à un enfant. Les personnes ayant de faibles défenses immunitaires en raison d’une maladie devraient aussi s’abstenir d’en posséder;
  • À la ferme ou au zoo : lavez les mains des enfants sans attendre s’ils ont touché à des animaux (surtout pour les oiseaux et les reptiles);
  • Les personnes qui ont un reptile doivent suivre les mesures de prudence appropriées :
  • Se laver les mains après avoir manipulé les reptiles ou les cages de ceux-ci;
  • Ne pas laisser les reptiles se promener librement dans la maison;
  • Garder les reptiles hors de la cuisine ou de tout autre endroit où l'on prépare de la nourriture.
D’autres conseils :
  • Ne pas avoir de reptile dans la maison s'il y a de jeunes enfants;
  • Eliminer les reptiles si on attend un bébé;
  • Ne pas garder de reptile dans un centre de soins pour enfants.
Mesures préventives de base
Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Pour les aliments


Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Hygiène des mains

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  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques
  • Il est permis d’utiliser le lait cru pour la production fromagère en respectant les normes sanitaires car le lait cru conserve sa flore naturelle et permet de fabriquer des produits variés haut de gamme;
  • Depuis 1991, la vente de lait cru est strictement interdite au Canada par le Règlement sur les aliments et drogues.
  • Idéalement, on ne doit pas préparer de nourriture pour d'autres si on souffre de salmonellose, tant que la diarrhée n’est pas disparue;
  • Il faut laver fréquemment les sacs réutilisables utilisés pour transporter la nourriture.

Pour les animaux domestiques

  • On doit toujours se laver les mains après avoir changé la litière d’un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, même s’il est en santé (redoublez de prudence avec les oiseaux et les reptiles);
  • Mieux vaut ne pas acheter un oiseau ou un reptile à un enfant. Les personnes ayant de faibles défenses immunitaires en raison d’une maladie devraient aussi s’abstenir d’en posséder;
  • À la ferme ou au zoo : lavez les mains des enfants sans attendre s’ils ont touché à des animaux (surtout pour les oiseaux et les reptiles);
  • Les personnes qui ont un reptile doivent suivre les mesures de prudence appropriées :
  • Se laver les mains après avoir manipulé les reptiles ou les cages de ceux-ci;
  • Ne pas laisser les reptiles se promener librement dans la maison;
  • Garder les reptiles hors de la cuisine ou de tout autre endroit où l'on prépare de la nourriture.
D’autres conseils :
  • Ne pas avoir de reptile dans la maison s'il y a de jeunes enfants;
  • Eliminer les reptiles si on attend un bébé;
  • Ne pas garder de reptile dans un centre de soins pour enfants.

Traitements médicaux

Réhydratation
La plupart des gens se rétablissent d’eux-mêmes après 4 à 7 jours, en moyenne. Le traitement habituel consiste en une simple réhydratation : boire beaucoup d’eau, de soupes, de bouillons, etc. Au besoin, préparez une solution de réhydratation (voir l’encadré ci-dessous).
Les solutions de réhydratation
Recette de l'Organisation mondiale de la Santé
  • Mélangez 1 litre d’eau stérile, 6 c. à thé de sucre et 1 c. à thé de sel.
Autre recette
  • Mélangez 360 ml de jus d'orange non sucré à 600 ml d'eau bouillie refroidie, additionnée de 1/2 c. à thé de sel de table.
Mode de conservation. Les solutions se conservent 12 h à la température ambiante et 24 h au réfrigérateur.
Consulter un médecin au besoin
Lorsque la diarrhée ou la fièvre est importante, que la déshydratation s’installe ou que la personne est affaiblie, il faut consulter un médecin. Un test d’analyse de selles permet de détecter la présence de la salmonelle et aussi de connaître la souche précise de bactérie (il existe plusieurs types de salmonelles). Parfois, il est nécessaire d’être hospitalisé et réhydraté par voie intraveineuse.
Conseils concernant l'alimentation
Prenez des repas plus légers mais plus fréquents, en évitant les excès de gras, de fibres alimentaires et d’épices. Évitez aussi de boire de l’alcool, qui déshydrate.
Tant que les malaises persistent, mieux vaut éviter de consommer les aliments suivants, qui aggravent les crampes et la diarrhée.
  • Les produits laitiers;
  • Les jus d'agrumes;
  • La viande;
  • Les plats épicés;
  • Les friandises;
  • Les aliments riches en gras (dont les fritures);
  • Les aliments qui contiennent de la farine de blé (le pain, les pâtes, la pizza, etc.);
  • Le maïs et le son, qui sont riches en fibres;
  • Les fruits, à l'exception des bananes, qui seraient plutôt bénéfiques, même chez les jeunes enfants de 5 mois à 12 mois;
  • Les légumes crus.
Une fois les nausées disparues, on réintroduit graduellement une alimentation solide en privilégiant certains aliments plus faciles à digérer. Les féculents comme le riz blanc, les céréales sans sucre, le pain blanc et les craquelins sont habituellement bien tolérés. Cessez de manger si les malaises reviennent. Ensuite, ajoutez progressivement les fruits et les légumes (les pommes de terre, les concombres, les courges), le yahourt puis les aliments protéinés (la viande maigre, le poisson, les oeufs, le fromage, etc.).
Médicaments
Des antibiotiques sont administrés si l’infection traverse la barrière intestinale et gagne la circulation sanguine (une bactérémie). C’est le cas d’environ 8 % des infections à la salmonelle. Les enfants sont traités avec le ceftriaxone ou l’azithromycine et les adultes, avec la lévofloxacine ou l’azithromycine. Le traitement dure normalement de 5 à 7 jours. Sa durée est prolongée pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Certaines souches de salmonelle ont développé une résistance aux antibiotiques. Il arrive donc qu’un second traitement soit requis.
Attention. Les médicaments contre la diarrhée, comme le lopéramide (Imodium®) et le salicylate de bismuth (Pepto-Bismol®), sont déconseillés, car ils prolongent la durée de l’infection7.

Approches complémentaire 

D'après nos recherches (septembre 2010), il n'existe pas d’approches complémentaires appuyées par des études suffisamment probantes pour le traitement de la salmonellose.
Les probiotiques sont utiles pour soulager la diarrhée infectieuse (rotavirus, E. coli, tourista) en complément à la réhydratation, selon plusieurs études. Par contre, les chercheurs n’ont pas évalué leur effet sur la salmonellose en particulier. Pour en savoir plus, consulter notre fiche Probiotiques.
Mesures préventives de base
Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques
  • Il est permis d’utiliser le lait cru pour la production fromagère en respectant les normes sanitaires car le lait cru conserve sa flore naturelle et permet de fabriquer des produits variés haut de gamme;
  • Depuis 1991, la vente de lait cru est strictement interdite au Canada par le Règlement sur les aliments et drogues.
  • Idéalement, on ne doit pas préparer de nourriture pour d'autres si on souffre de salmonellose, tant que la diarrhée n’est pas disparue;
  • Il faut laver fréquemment les sacs réutilisables utilisés pour transporter la nourriture.

Pour les animaux domestiques

  • On doit toujours se laver les mains après avoir changé la litière d’un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, même s’il est en santé (redoublez de prudence avec les oiseaux et les reptiles);
  • Mieux vaut ne pas acheter un oiseau ou un reptile à un enfant. Les personnes ayant de faibles défenses immunitaires en raison d’une maladie devraient aussi s’abstenir d’en posséder;
  • À la ferme ou au zoo : lavez les mains des enfants sans attendre s’ils ont touché à des animaux (surtout pour les oiseaux et les reptiles);
  • Les personnes qui ont un reptile doivent suivre les mesures de prudence appropriées :
  • Se laver les mains après avoir manipulé les reptiles ou les cages de ceux-ci;
  • Ne pas laisser les reptiles se promener librement dans la maison;
  • Garder les reptiles hors de la cuisine ou de tout autre endroit où l'on prépare de la nourriture.
D’autres conseils :
  • Ne pas avoir de reptile dans la maison s'il y a de jeunes enfants;
  • Eliminer les reptiles si on attend un bébé;
  • Ne pas garder de reptile dans un centre de soins pour enfants.
Mesures préventives de base
Il n'existe aucun vaccin pour se protéger des intoxications alimentaires provoquées par la salmonellose. Ce sont donc des mesures d'hygiène adéquates qui permettront d'éviter la contamination par les aliments et les excréments animaux. Du producteur au consommateur, tous sont concernés.
Les personnes à la santé plus fragile doivent s’assurer de bien suivre les conseils d’hygiène. Santé Canada a d’ailleurs produit des guides à leur intention. Pour en savoir plus, voir ci-dessous la section Sites d’intérêt.

Hygiène des mains

  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Durant la préparation d’un repas, lavez vos mains avant de passer d’un aliment cru à un aliment cuit.

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Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec6

Pour les aliments

  • Tous les aliments d’origine animale peuvent transmettre la salmonelle. Évitez de manger cru les oeufs (et les produits qui en contiennent), la volaille et la viande;
  • Faites cuire ces aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée (référez-vous au tableau des températures de cuisson fourni par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans la section Sites d’intérêts);
  • Lors de la préparation des aliments :
  • On doit bien laver aussi les ustensiles utilisés pour la préparation d'aliments non cuits avant de s'en servir pour d'autres aliments;
  • On doit bien nettoyer les surfaces et les comptoirs : l'idéal est de préparer les viandes sur une surface séparée;
  • On ne doit pas mettre les viandes non cuites en contact avec des aliments cuits ou prêts à manger.
  • Le réfrigérateur devrait avoir une température de 4,4 °C (40 °F) ou moins, et le congélateur, -17.8 °C (0 °F) ou moins;
  • On doit toujours laver les fruits et légumes frais à l’eau courante avant de les manger;
  • Le lait et les produits laitiers non pasteurisés (comme les fromages au lait cru) peuvent aussi transmettre la salmonelle. Il est conseillé de les éviter si l’on est à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes malades ou âgées).
Remarques
  • Il est permis d’utiliser le lait cru pour la production fromagère en respectant les normes sanitaires car le lait cru conserve sa flore naturelle et permet de fabriquer des produits variés haut de gamme;
  • Depuis 1991, la vente de lait cru est strictement interdite au Canada par le Règlement sur les aliments et drogues.
  • Idéalement, on ne doit pas préparer de nourriture pour d'autres si on souffre de salmonellose, tant que la diarrhée n’est pas disparue;
  • Il faut laver fréquemment les sacs réutilisables utilisés pour transporter la nourriture.

Pour les animaux domestiques

  • On doit toujours se laver les mains après avoir changé la litière d’un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, même s’il est en santé (redoublez de prudence avec les oiseaux et les reptiles);
  • Mieux vaut ne pas acheter un oiseau ou un reptile à un enfant. Les personnes ayant de faibles défenses immunitaires en raison d’une maladie devraient aussi s’abstenir d’en posséder;
  • À la ferme ou au zoo : lavez les mains des enfants sans attendre s’ils ont touché à des animaux (surtout pour les oiseaux et les reptiles);
  • Les personnes qui ont un reptile doivent suivre les mesures de prudence appropriées :
  • Se laver les mains après avoir manipulé les reptiles ou les cages de ceux-ci;
  • Ne pas laisser les reptiles se promener librement dans la maison;
  • Garder les reptiles hors de la cuisine ou de tout autre endroit où l'on prépare de la nourriture.
D’autres conseils :
  • Ne pas avoir de reptile dans la maison s'il y a de jeunes enfants;
  • Eliminer les reptiles si on attend un bébé;
  • Ne pas garder de reptile dans un centre de soins pour enfants.


Dans le cadre de sa démarche de qualité, Passeportsanté.net vous propose de découvrir l’opinion d’un professionnel de la santé. Voila un avis sur la salmonellose :
La majorité des infections intestinales causant une gastroentérite, incluant celles qui sont causées par des bactéries, guérissent habituellement très bien avec le traitement de soutien.
Les personnes fragilisées par une condition médicale préexistante, celles qui sont très jeunes ou plus âgées, de même que les patients avec forte fièvre ou frissons ont intérêt à consulter un médecin.
Si vous êtes comme moi et aimez bien faire la cuisine, il faut investir dans un bon thermomètre à cuisson et pratiquer des mesures d’hygiène exemplaires!
Pour en savoir plus au sujet de la salmonellose, Passeportsanté.net vous propose une sélection d’associations et de sites gouvernementaux traitant du sujet de la salmonellose. Vous pourrez ainsi y trouver des renseignements supplémentaires et contacter des communautés ou des groupes d’entraide vous permettant d’en apprendre davantage sur la maladie.


Canada

Agence canadienne d'inspection des aliments
Cet organisme gouvernemental gère les programmes de salubrité alimentaire au Canada. Pour être au courant des rappels d’aliments.
www.inspection.qc.ca

Pour plus d’information sur la préparation et la conservation des aliments : www.soyezprudentsaveclesaliments.ca
Voir le tableau des températures de cuisson sécuritaires : www.befoodsafe.ca
Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec
Les bonnes pratiques à adopter pour prévenir les intoxications alimentaires : préparation des aliments, entreposage, mise en conserve, hygiène, etc.
www.mapaq.gouv.qc.ca

Pour connaître les restaurants et les entreprises de distribution, de transformation ou de production qui n'ont pas respecté les règles de sécurité alimentaire, au Québec.
www.mapaq.gouv.qc.ca
Santé Canada
Consulter notamment les guides sur la salubrité des aliments pour les personnes qui sont plus à risque d’intoxication alimentaire :
Pour les 60 ans et plus : www.hc-sc.qc.ca
Pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli : www.hc-sc.qc.ca
Pour les femmes enceintes : www.hc-sc.qc.ca
Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca

États-Unis

Center for Disease Control and Prevention
Sur ce site américain très complet, voir : « Salmonellosis - Frequently Asked Questions. »
www.cdc.gov
Food and Drug Administration
L’instance gouvernementale américaine qui supervise entre autres la sécurité alimentaire.
www.fda.gov

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SABON

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