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12 nov. 2015

Les algies périnéales

Les algies périnéales d'origine proctologique DR PIERRE COULOM Clinique Saint Jean Languedoc Toulouse La douleur est un des symptômes les plus fréquent en consultation de proctologie. Les algies ano rectaux périnéales chroniques posent un problème diagnostique et thérapeutique. En effet, s'il est facile d'éliminer lors de la première consultation une pathologie fissuraire, hémorroïdaire, infectieuse, suppurative ou inflammatoire, les autres étiologies des algies pelvi périnéales nécessitent un cheminement diagnostique reposant pour beaucoup sur l'examen clinique et neurologique et des examens complémentaires faisant la part de nombreuses spécialités. En effet, ce chapitre des pelvi périnéales intéresse le gynécologue, l''urologue, le proctologue, le rhumatologue et le rééducateur, mais aussi l'électromyographiste, le radiologue, l'algologue et le psychiatre... Les tentatives de réunion des différentes spécialités dans le cadre des groupes de travail en périnéologie à jeûni l'identification des pathologies autrefois mal identifiée et leur traitement.

Lesions objectives ano rectales :

le simple examen proctologique dans lequel l'interrogatoire joue un rôle essentiel permet d'identifier 3 lésions les plus fréquentes :

La fissure anale :

La douleur est déclenchée par l'exonération souvent avec un intervalle libre de quelques minutes.L'examen objective la contracture sphinctérienne et l'ulcération en raquette localisée le plus souvent à la commissure postérieure de l'anus.

La thrombose hémorroïdaire :

Elle est pratiquement la seule manifestation douloureuse des hémorroïdes. La douleur est contemporaine de l'apparition de la tuméfaction anale. La thrombose interne et la thrombose externe n'ont pas la même présentation = tuméfaction bleutée pour l'une, bourrelet oedémateux parfois nécrotique de la circonférence anale pour l'autre. La thrombose interne peut ne pas être prolobée et c'est le TR et l'anuscopie qui font le diagnostic.

Les suppurations ano périnéales :

Elles se manifestent par des douleurs de plus en plus vives, pulsatiles non influencées par le repos ou la défécation. La fièvre inconstante au début s'associe à la tuméfaction rouge, chaude douloureuse déformant la marge anale.Dans ces affections algiques proprement proctologiques le traitement de la douleur correspond à la thérapeutique de la cause.

Les algies anorectales "essentielles" :

Elles sont ressenties au niveau du canal anal ou du rectum de la région péri rectale : leur localisation est prévue avec des irradiations très variables et très atypiques. -Leur survenue est capricieuse sans rapport avec la défection, -il existe un terrain psychique particulier : dépression réactionnelle, émotivité, névrose. On distingue classiquement : - la proctalgie fugace - le syndrome du releveur - la coccygodinie - les névralgies pudendales.

La proctalgie fugace :

Elle est diagnostiquée dès qu'elle est évoquée, son diagnostic repose donc sur l'interrogatoire. L'examen clinique est normal.C'est une algie intermittente touchant 15% de la population générale mais probablement plus puisque 80 % des patients atteints ne consultent pas pour ce motif. Elle surviennent entre 30 et 60 ans plutôt chez des sujets de sexe féminin volontier hypochondriaques, stressés et authentiques. (1)La douleur est plutôt rectale basse paroxystique d'emblée, à type de crampe, anxiogène, sans facteur déclenchant, elle survient surtout la nuit.Elle dure quelques secondes à quelques minutes (moins de 5 minutes dans 90% des cas). Les expédients pour arrêter la crise sont nombreuses : défécation, toucher anal, suppositoires lavements, positions. Les crises douloureuses sont généralement peu fréquentes : moins de 5 crises/an. Les patients sont totalement asymptomatiques entre les crises et leur examen clinique est normal. (2)

Le mécanisme de cette affection est encore méconnu. on a pu évoquer sur le caractère paroxystique une névralgie. (Thayssen) un spasme vasculaire, une ischémie transitoire, un spasme du sigmoïde, une crampe du sphincter externe ou du releveur de l'anus. L'hypothèse la plus actuelle est celle d'une contraction du muscle lisse (contractant le sphincter interne et la musculeuse rectale). (3)

M. Kamm et ses collaborateurs du St Marks hospital à Londres ont d'ailleurs identifié des familles présentant une pathologie héréditaire (mode autosomique dominant avec pénétrance variable) associant hypertonie anale de repas, une constipation terminale des proctalgies fugaces et un épaississement caractéristique du sphincter interne en échographie endoanale. (4) Le traitement repose sur les myorelaxants. une étude en double aveugle et en cross over conduite par Echardt a montré la supériorité du Salbutamol sur le placebo pour écouter la crise (3) Le traitement de la proctologie paroxystique ne reconnaît aucune solution chirurgicale.

Le syndrome du releveur :

Décrit par Fhiele en 1936 sous le terme de coccygodinie alors que la coccygodinie est une douleur très localisée au niveau du coccyx, sans irradiation et majorée en position assise, le syndrome du releveur est une entité reconnue par la classification de Rome II des troubles fonctionnels digestifs.Il affecte dans 75 % des cas la femme d'âge moyen (40-60 ans).La douleur d'abord discrète augmente avec le temps, elle est de siège anal et/ou rectal volontiers localisée à gauche à type de pesanteur profonde, de brûlure intra rectale, de sensation de corps étranger.La douleur n'est pas nocturne.Les irradiations se font vers le pelvis, la faux postérieure des cuisses, les organes génitaux, le pli inter fessier. Elle est exacerbée par la position assise à la position debout.

La façon dont s'assoit la patiente sur le bord du fauteuil de la salle d'attente dansant d'une fesse sur l'autre est caractéristique. Il s'agit d'un véritable syndrome postural puisque la sensation debout ou le décubitus soulagent les patients. L'examen proctologique est normal mais retrouve une contrainte franche et douloureuse à la pression du releveur de l'anus. Whithead a proposé des critères diagnostiques précis du syndrome du releveur. (5) -Douleurs ou brûlures rectales chroniques et récurrentes. + -Episodes douloureux durant plus de 20 minutes. + -Evoluant depuis plus de trois mois non consécutifs dans les douze derniers mois. + -Absence d'étiologie patente (fissure-abcès) + -contracture des releveurs au TR et douleur à l'étirement du muscle.

Les thérapeutiques sont aussi variables que les explications nosologiques.Un point essentiel est de rassurer les patients en éliminants les diagnostics inquiétants et d'attribuer à l'anomalie de fonctionnement musculaire l'élément douloureux chronique.Le biofeed back, les infiltrations transanales (6), la bloc épidural candal (7), la stimulation électrogalvanique ont pour effet de rompre le cycle spastique.

Le syndrome du muscle piriforme (pyramidal)

se manifeste par des douleurs de la fesse en position assise (syndrome du chauffeur de taxi) ou lors d'efforts physiques (montée d'escalier). Les irradiations de ces algies latéralisées se font en fonction de l'irradiation du nerf sciatique ou du nerf cutané postérieur de la cuisse. La douleur est déclenchée par l'appui sur l'insertion trochantérienne du muscle périforme, par la pression de la région médiane du muscle, par le toucher de la paroi postéro latérale rectale et par la mobilisation du nerf inférieur. (9)

La coccygodinie :

Elle se manifeste par des douleurs en position assise et déclenchée par la palpation et la mobilisation du coccyx.Avant les travaux de Maigne (10) la coccygodinie ou coccyalgie était confondue avec un ensemble de syndromes, comme le syndrome du pubo retal, la myalgie pelvienne, la proctalgie chronique, le spasme du releveur.Le traumatisme (chute ou accouchement) reconnu comme étiologie de l'affection témoigne d'une origine mécanique de la douleur.Le coccyx douloureux est exploré par les clichés dynamiques de profil en position indifférente et en position assise et éventuellement par une discographie. trois lésions sont rencontrées : - la luxation postérieure, -l'hypersensibilité en flexion (> 25 à 30°) -les épines, Le traitement de la coccygodinie peut être manuel, médical par la pratique d'infiltrations ou chirurgical par la coccygectomie.

Les algies neurologiques :

La névralgie pudendale est une douleur chronique à type de brûlure et de dysesthésie accentuée en position assise. La topographie correspond aux territoires d'innervation sensitive du nerf pudendal et de ses branches. Décrit par Armareno en 1987, la névralgie pudendale et ses étiologies ont été identifiées (11). Les études anatomiques de l'école Nantaise ont ensuite les zones de conflits possibles (12) : pince constituée par le ligament neuro épineux et par le ligament sacro tubéral; canal d'Alcook, processus falciforme du ligament sacro tubéral (grand ligament sacro sciatique).Les douleurs calmées en position debout n'entraînent pas de réveil nocturne et les étiologies diverses (chute pratique du cyclisme...) ne sont en fait le plus souvent que l'élément gachette du syndrome canalaire.

Quand un seul rameau nerveux est lésé, la douleur peut être distribuée de façon élective au sphincter anal, à la valvule, aux testicules, la douleur déclenchée par le toucher rectal profond, le doigt sur la paroi postérieure du rectum, au niveau de l'épine ischiatique et pathognomonique surtout lorsque la douleur est unilatérale et ne s'accompagne d'aucun trouble urologique, gynécologique ou proctologique.

L'atteinte proximale du nerf pudendal est plus rare et souvent il s'agit d'une atteinte iatrogène (blessure au cours d'une spinofixation) : intervention de Richter.Les lésions distales doivent être différenciées des atteintes radiculo plexiques (zona, tumeurs malignes, radiothérapie) et des atteintes médullaires (tumeurs bénignes ou malignes).Les explorations électrophysiologiques objectivent des signes de dénervation périnéale, une augmentation de la latence distale motrice du nerf pudendal après stimulation endorectale avec l'électrode du St Marks Hospital.

Les infiltrations scanno-guidées sont un véritable test diagnostique soulageant immédiatement la patiente par la xylocaïne et la traitant par l'injection de corticoïdes. Les infiltrations doivent être espacées de 6 semaines et ne doivent pas être répétées au delà de trois fois.La thérapeutique ultime est chirurgicale et consiste en une libération chirurgicale par voie glutéale (13) ou par voie vaginale ou para anale. L'évolution de la connaissance en matières d'algies périnéales a permis d'identifier des syndromes reconnaissant une étiologie précise.Reste pour le praticien a fait part de ce qui ne relève pas de sa spécialité.Il n'en reste pas moins que certaines algies inclassables désignées sous l'appellation de psychogène doivent nous faire poser la question de l'expression de la personnalité de nos patients sur le mode douloureux : "je souffre donc je suis"

Bibliographie

(1) Thompson WG. Proctalgia fugacee . Dig Dis. Sci, 1981; 26 : 1121-4 (2) De Parads . V. Etienney I, Atienza P. Proctalgie fugace courrier colo Procto n°3 vol IV 2003 61-62

(3) Eckardt VF, dodt O, Kanzler. G, Anorectal function and morphology impartient with sporadic proctologia fugace Dis colon rectum 1996, 39:755-62 (4) Kamm M.A, hoyle CHV, burleigh DE etal. Heredity international anal sphincter myopathy causing proctologia fugase and constipation. A newly identified condition. Gastroenterology 199; 100 : 805-10 (5) Whithead WE, Wald a, Diarnant NE et AL. functionnal disorders of the anus and rectum. Gut 1999; 45 (sup 2) : 1155-9 (6) Kang YS Jeong SY, cho HS etal, transally injected triamcinolone in the levator syndrome. Dis colon rectum 2000; 43-1288-9

(7) Yoon KS, choi SK, Arnaranath A et al. Candal epidural block with methypredmiston cuetate in the managment of chronic idiopathic rectal pain. Colo proctology1994; 16 : 161-6

(8) Sohn N, Weinstein MA, Robbins RD. the elevator syndrome and its breatment with high voltage electro galvanic stimulation. Am J. Sur 1982; 144 : 80-2

(9) Bauer P. syndrome du muscle punctiforme à l'usage des proctologues. Act med Int. 2001; 15 : 191-3

(10) Maigne 14, guedy S, fautrel B. Coccygodinie : intérêt des clichés dynamiques Rev Rhum Mal osteoartic 1992; 59 : 728-31

(11) Ammarenno G, Kerdraon J, Bouju P et al.1987 treatments of perineal nevralgia caused by involerment of pudendal neuve Rev. Neuro 153 : 331-5

(12) Robert R, Prat-Pradal D, Labat ss et al (1998). Anatomic basis of chronic perinal pain : role of the pudendal neuve. Surg radial Anat 20:93-8

(13) Robert R, Brunet C, Faure A et al (1994) la chirurgie du nerf pudendal lors de certaines algies périnéales : évolution et résultats. Chirurgie : 119 : 535-9

Source (click ICI)

27 sept. 2015

10 signes qui prouvent que vous pouvez avoir un parasite

Ayant un parasite peut être une pensée effrayante, mais vous n'êtes pas seul; les parasites sont beaucoup plus fréquents que vous le pensez. Il est un mythe que les parasites existent seulement dans les pays sous-développés. En fait, la majorité des patients que je vois dans ma clinique ont un parasite. Comme vous le verrez, les parasites peuvent causer une myriade de symptômes, seuls quelques-uns qui sont effectivement digestif dans la nature.

Qu'est-ce qu'un parasite?

Un parasite est un organisme qui vit et se nourrit d'un autre organisme. Quand je parle de parasites intestinaux, je fais référence à de minuscules organismes, généralement des vers, qui se nourrissent de votre nutrition.

Quelques exemples de parasites comprennent les ascaris, les ténias, les oxyures, trichures, ankylostomes, et plus encore. Parce que les parasites viennent dans tant de formes et de tailles différentes, ils peuvent provoquer un très large éventail de problèmes. Certains consomment votre nourriture, vous laissant faim après chaque repas et incapable de prendre du poids. D'autres se nourrissent de vos globules rouges, provoquant une anémie. Certains pondent des œufs qui peuvent causer des démangeaisons, de l'irritabilité, et même l'insomnie. Si vous avez essayé d'innombrables approches pour guérir votre intestin et de soulager vos symptômes, sans succès, un parasite pourrait être la cause sous-jacente de beaucoup de vos symptômes inexpliqués et non résolus.

Comment obtenez-vous les parasites?

Il existe un certain nombre de moyens pour contracter un parasite. Tout d'abord, les parasites peuvent entrer dans votre corps par les aliments et l'eau contaminés. La viande insuffisamment cuite est un lieu commun pour les parasites de se cacher, ainsi que de l'eau contaminée provenant de pays sous-développés, les lacs, les étangs, les ruisseaux ou. Toutefois, la viande est le pas le seul coupable. Fruits et légumes impurs ou contaminés peuvent également héberger des parasites. Certains parasites peuvent même entrer dans le corps en voyageant à travers le fond de votre pied.

Une fois qu'une personne est infectée par un parasite, il est très facile de passer le long. Si vous avez un parasite et ne se lavent pas les mains après avoir utilisé les toilettes, vous pouvez facilement passer œufs de parasites microscopiques sur tout ce que vous touchez - la poignée de porte, la salière, votre téléphone, ou quelqu'un que vous touchez. Il est également très facile à contracter un parasite lors de la manipulation des animaux. Le lavage des mains est une opportunité majeure pour éviter la contamination et la transmission du parasite. Voyager à l'étranger est une autre façon que les parasites étrangers peuvent être introduits à votre système. Si vous avez consommé toute l'eau contaminée lors de vos déplacements, vous avez peut-être acquis un parasite d'une certaine sorte.

10 signes que vous pourriez avoir un parasite

Vous avez une constipation expliqué, de la diarrhée, de gaz ou d'autres symptômes de IBSYou voyagé à l'étranger et rappelez-vous avoir la diarrhée du voyageur tout abroadYou ont une histoire d'intoxication alimentaire et votre digestion n'a pas été le même since.You avoir du mal à vous endormir ou vous réveiller plusieurs fois au cours de la night.You obtenir irritations de la peau ou des éruptions cutanées inexpliquées, les ruches, la rosacée ou eczema.You grincer des dents dans vos sleep.You avoir des douleurs ou des douleurs dans les muscles ou joints.You expérience fatigue, l'épuisement, la dépression, ou des sentiments fréquents de apathy.You jamais se sentir satisfait ou plein après votre meals.You've été diagnostiqué avec une anémie ferriprive.

Les signes d'un parasite peuvent souvent apparaître sans rapport et inexpliquée. Comme je l'ai mentionné précédemment, il existe de nombreux types de parasites que nous sommes exposés dans nos environnements. Je vois généralement parasites causant plus de constipation chez les patients que la diarrhée, mais certains parasites sont capables de changer l'équilibre des fluides dans votre intestin et provoquer une diarrhée. Troubles du sommeil, irritations de la peau, des changements d'humeur, et des douleurs musculaires peuvent tous être causés par les toxines que les parasites libération dans la circulation sanguine. Ces toxines provoquent souvent l'anxiété, qui peut se manifester de différentes façons. Par exemple, se réveiller au milieu de la nuit ou le meulage des dents pendant votre sommeil sont des signes que votre corps connaît l'anxiété pendant que vous reposer. Lorsque ces toxines interagir avec vos neurotransmetteurs ou des cellules de sang, ils peuvent causer des sautes d'humeur ou irritation de la peau.

Comment tester pour les parasites

La meilleure façon de tester un parasite est d'obtenir un test de selles. La plupart des médecins courent un test de selles classiques si elles soupçonnent un parasite, mais ce ne sont pas aussi précis que les tests de selles complètes que nous utilisons dans la médecine fonctionnelle.

Conventionnel œufs et de parasites Tabouret test

Des tests de selles classiques peuvent identifier les parasites ou les œufs de parasites dans les selles, mais ce test est livré avec de nombreuses limitations. Le problème avec ce test est qu'il est uniquement sous condition de succès. Ce test nécessite trois échantillons de selles séparées qui doivent être envoyés au laboratoire pour un pathologiste pour voir sous un microscope. Les parasites ont un cycle de vie très unique qui leur permet de tourner entre en dormance et vivante. Afin de les identifier dans ce test classique, l'échantillon de selles doit contenir un parasite vivant, le parasite doit rester en vie que l'échantillon navires au laboratoire, et le pathologiste doit être en mesure de voir la piscine de parasite vivant dans la diapositive. Alors que ceux-ci peuvent certainement tests utiles pour certaines personnes, ils sont incapables d'identifier les parasites dormants, et donc je vois souvent un nombre élevé de faux négatifs avec ce type de test de selles.

Médecine fonctionnelle complète Tabouret test

Dans ma pratique, je me sers d'un test de selles complètes sur tous mes patients. Le test complet est beaucoup plus sensible que le test de selles classique, car il utilise Polymerase Chain Reaction (PCR) pour amplifier l'ADN du parasite si il ya un. Cela signifie que le parasite peut effectivement être morte ou en phase de dormance et il sera détecté sur ce test. Parce que ce test utilise la technologie PCR, il ne dépend pas d'un pathologiste voir une piscine sur le parasite vivant sur la diapositive. Je diagnostique souvent parasites dans mes patients qui ont été manquées sur les tests de selles classiques.

Comment traiter les parasites

Le test de selles globale est en mesure d'identifier 17 parasites différents, donc quand je sais qui parasite mon patient a, je utiliser des médicaments sur ordonnance ciblant des espèces spécifiques de parasites. Si, cependant, le parasite ne peut pas être identifié, je l'habitude d'utiliser un mélange d'herbes, y compris caprylate de magnésium, berbérine, et des extraits de Tribulus, armoise, de pamplemousse, l'épine-vinette, le raisin d'ours, et le noyer noir. Vous pouvez généralement trouver une combinaison de fines herbes dans une pharmacie de compoundage ou thoughmy site. En général, ces préparations à base de plantes fournissent un large spectre d'activité contre les agents pathogènes les plus courants présents dans le tractus gastro-intestinal humain, tout en épargnant les bactéries intestinales bénéfiques. Avant de commencer un supplément à base de plantes anti-parasite, je vous recommande de consulter votre médecin et avoir vos enzymes hépatiques vérifier si vous avez des antécédents de maladie du foie, consommation excessive d'alcool ou des antécédents d'élévation des enzymes hépatiques.

Si vous pensez que vous pourriez avoir un parasite, je vous encourage à trouver un médecin de la médecine fonctionnelle dans votre région afin qu'ils puissent commander un test de selles complètes pour vous. Ma devise est, Tout commence dans votre intestin et votre intestin est la passerelle à la santé. Un intestin sain rend une personne en bonne santé.

Source: http://www.mindbodygreen.com/0-11321/10-signs-you-may-have-a-parasite.html

9 sept. 2015

La fibromyalgie

La fibromyalgie est un syndrome caractérisé par des douleurs diffuses dans tout le corps, douleurs associées à une grande fatigue et à des troubles du sommeil.
fibromyalgie_pm Ce syndrome n’entraîne pas de complications graves, mais est très éprouvante et empêche souvent la personne qui en souffre d’accomplir ses activités quotidiennes ou de fournir un travail à temps plein.
L’existence de ce syndrome est reconnue depuis 1992 par l’Organisation mondiale de la Santé.
Cependant, la fibromyalgie est encore mal connue et mal comprise. Bien que les douleurs soient réelles et très pénibles, les médecins ne parviennent pas à détecter de lésion ni d’inflammation permettant d’expliquer ces symptômes. Pour cette raison, la fibromyalgie a suscité certaines polémiques dans le milieu scientifique, à tel point que des médecins ne croyaient pas à son existence. Aujourd'hui, il semble que certains facteurs physiologiques (anomalies du système nerveux, perturbations hormonales, etc.) et génétiques soient en cause. Des événements extérieurs (traumatismes, infection...) pourraient aussi être impliqués. Les causes exactes demeurent toutefois incertaines.
Le terme fibromyalgie vient de « fibro », pour fibrose, de « myo » qui signifie muscles et d’« algie » qui signifie douleur. Il a été critiqué par certains médecins, car il n’existe aucune fibrose des muscles à l’origine des douleurs. Le terme « syndrome polyalgique idiopathique diffus », ou SPID, a également été proposé, mais n’a pas fait l’objet d’un consensus international.

Prévalence

Les statistiques révèlent que, dans les pays industrialisés, la fibromyalgie touche de 2 % à 6 % de la population. Au Canada, 900 000 personnes en sont atteintes. En France, le ministère de la Santé estime que 2 % environ de la population est atteinte de fibromyalgie.
Environ 80 % des personnes atteintes sont des femmes. La maladie apparaît souvent vers 30 ans à 60 ans. Quelques rares cas de fibromyalgie ont toutefois été décrits chez des enfants, sans que l’on soit certain qu’il s’agisse de la même maladie.

Fibromyalgia symptoms.svgDiagnostic

Ses symptômes nombreux et sa ressemblance ou sa cohabitation avec d'autres maladies ou syndromes (rhumatismes articulaires, maladies de système, syndrome de fatigue chronique, syndrome de l’intestin irritable, migraine, etc.) compliquent le diagnostic de fibromyalgie. Ainsi, en Amérique du Nord, les personnes atteintes doivent attendre en moyenne 5 ans (et une dizaine de visites médicales) avant d’obtenir le diagnostic de fibromyalgie3, même si ce temps a tendance à diminuer depuis quelques années. Avant de poser un diagnostic de fibromyalgie, les médecins demandent des examens complémentaires (en particulier prises de sang et radiographies) afin d’écarter d’autres maladies qui se soigneraient tout autrement.
Ensuite, partout dans le monde, le diagnostic de la fibromyalgie repose sur deux critères établis par l'American College of Rheumatology, retenus et approuvés par un comité international :
  • La présence d’une douleur diffuse pendant plus de 3 mois. La douleur doit être présente des deux côtés du corps (gauche-droite), en haut et en bas de la ceinture, ainsi qu’à la colonne vertébrale.
  • Une sensation de douleur sur au moins 11 des 18 points caractéristiques de la maladie (voir schéma).
Note. Ces critères sont toutefois critiqués par de nombreux médecins, entre autres parce que le nombre de 11 points douloureux est arbitraire. Ainsi, certaines personnes ayant 8 ou 9 points douloureux peuvent tout de même être atteints de fibromyalgie59. De plus, la localisation et le nombre de points douloureux peuvent varier chez une même personne d’un jour à l’autre. Enfin, certaines formes graves de fibromyalgie causent des douleurs partout sur le corps, et pas seulement aux muscles.
Le syndrome de fatigue chronique, caractérisé par une fatigue profonde et des douleurs articulaires et musculaires, ressemble beaucoup à la fibromyalgie et il n’est pas toujours facile de les différencier. La différence principale entre ces deux affections est le fait que la fatigue prédomine en cas de syndrome de fatigue chronique, et plutôt la douleur en cas de fibromyalgie.
Maladies associées : On retrouve assez souvent associées à la fibromyalgie des problèmes tels que les maux de tête, troubles du côlon (côlon irritable), syndrome des jambes sans repos, troubles oculaires, tremblements.

Causes

Les causes du syndrome ne sont pas encore connues. Bien que la fibromyalgie engendre des douleurs musculaires chroniques, il n’y a aucune lésion visible dans les muscles pouvant expliquer les douleurs. Il s’agit d’une maladie où de nombreux facteurs sont probablement à l’origine des symptômes. Plusieurs hypothèses ont été avancées. Voici celles qui retiennent le plus l’attention des chercheurs.
Epuisement de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou axe du stress :
On pense qu’il pourrait y avoir eu chez les personnes prédisposées, une succession de 2 éléments très importants :
- A l’adolescence ou à l'enfance, un événement très émotionnellement éprouvant, un stress puissant par exemple un inceste.
- A l’âge adulte, sur ce terrain prédisposé, généralement entre 30 et 50 ans, à l’occasion d’un nouveau stress, la personne bascule dans le syndrome fibromyalgique.
On retrouve souvent ce type de séquences chez les personnes fibromyalgiques.
Diminution du seuil de perception de la douleur
Les personnes atteintes de fibromyalgie ressentent davantage la douleur que les autres. En d’autres termes, leur système nerveux répond de façon anormale aux stimuli extérieurs : une légère pression suffit à déclencher un message de « douleur » chez les personnes fibromyalgiques. Cette plus grande sensibilité à la douleur serait liée au dysfonctionnement de certaines zones du cerveau et à des anomalies de la transmission des messages nerveux.
Anomalies physiologiques du système nerveux
Plusieurs études ont montré une diminution des taux de neurotransmetteurs, comme le glutamate ou la sérotonine, chez les personnes atteintes de fibromyalgie. De même, des anomalies hormonales (concernant l’hypophyse et le thalamus, dans le cerveau) ont été décrites chez les patients fibromyalgiques. Aucune de ces observations ne permet cependant à elle seule d’expliquer la maladie.
Facteurs génétiques
Il est désormais démontré que la fibromyalgie a également une composante génétique, plusieurs personnes étant atteintes dans certaines familles59. Plusieurs gènes pourraient être impliqués dans le déclenchement de la fibromyalgie, mais les études effectuées dans ce domaine n’ont pas donné de résultats satisfaisants.

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D’autres pistes explorées

Facteurs biologiques
Un trouble métabolique de la substance P augmenterait la sensibilité à la douleur. Son association avec le stress, l'anxiété et la dépression est aussi connue.
Un manque chronique de sommeil réparateur. Il se peut que le mauvais sommeil ne soit pas seulement un symptôme, mais aussi une cause de la fibromyalgie.
Événements extérieurs
De nombreux agents infectieux ont été incriminés pour expliquer le déclenchement de la fibromyalgie, comme les virus de l’hépatite C ou B, par exemple, ou la bactérie en cause dans la maladie de Lyme. Environ 10 % des personnes atteintes de fibromyalgie déclarent avoir souffert d’une infection avant le début des symptômes60.
Dans de nombreux cas, un traumatisme physique (accident) est impliqué dans le déclenchement de la fibromyalgie. Les accidents de voiture causant un « coup du lapin », c’est-à-dire un traumatisme des vertèbres cervicales, sont souvent montrés du doigt. Des traumatismes émotionnels peuvent aussi être en cause, mais ils ne concernent pas tous les cas de fibromyalgie60. C’est le cas des sévices sexuels ou de la violence survenus tôt dans la vie, ainsi que de certains événements dramatiques (agression, attentat...).
Fibromyalgie et profil psychologique
De nombreuses études montrent un lien fort entre la fibromyalgie, l’anxiété et la dépression, qui sont présentes dans un tiers des cas environ61. Les troubles anxieux sont souvent présents avant l’apparition des douleurs (3/4 des patients), tandis que la dépression apparaît le plus souvent après le début de la fibromyalgie60. Les personnes atteintes de fibromyalgie ont souvent un profil psychologique particulier, défini par un caractère propice au « catastrophisme » ou à la « dramatisation », en particulier devant la douleur. Cette attitude a tendance à amplifier l’intensité de la douleur, le sentiment d’impuissance et de détresse. De plus, les syndromes dépressifs contribuent à abaisser le seuil de la douleur. S’ensuit alors un cercle vicieux qui rend encore plus difficile l’atténuation des symptômes.
Il faut noter qu’une dépression chronique finit naturellement par entraîner des douleurs et qu’une douleur chronique finit par entraîner une dépression. D’où un lien entre les deux syndromes fibromyalgique et dépressif.

Évolution

La fibromyalgie n’est pas une maladie grave, au sens où elle n’entraîne pas de complications de santé majeures. Elle n’en est pas moins une maladie pénible et invalidante pour les personnes qui en souffrent. Les douleurs sont chroniques et souvent résistantes aux différents traitements, qu’ils soient médicaux, physiques ou psychologiques. Cependant, elles ont tendance à rester stables à long terme, ou à s’atténuer. Il n’y a généralement pas d’aggravation.
L’intensité de la douleur et de la fatigue limite les activités quotidiennes et peut parfois avoir des répercussions sur l’activité professionnelle. Cependant, le fait de maintenir son activité professionnelle est bénéfique sur le plan psychologique comme sur le plan physique, comme l’a montré une étude suédoise en 200562. Des aménagements du temps de travail et du poste sont parfois nécessaires lorsque les douleurs sont très importantes.
La fibromyalgie est caractérisée par des douleurs étendues et diffuses, principalement musculaires, associées à une fatigue chronique et des troubles du sommeil. Cependant, les symptômes diffèrent d’une personne à l’autre. De plus, le climat, le moment de la journée, le niveau de stress et d'activité physique sont des facteurs qui influencent la gravité des symptômes et leur variabilité dans le temps. Voici les principaux symptômes.
  • Des douleurs musculaires diffuses qui s'accompagnent de raideurs matinales, et de certains endroits précis du corps douloureux au toucher (voir le schéma). Le cou et les épaules sont généralement les premiers endroits douloureux, suivis par le dos, le thorax, les bras et les jambes.
    Dans les situations extrêmes, un simple toucher ou même un effleurement cause des douleurs sur tout le corps (un phénomène nommé allodynie). La douleur peut s’accompagner de l’impression que les zones douloureuses sont gonflées.
  • Une douleur constante, mais aggravée par les efforts, le froid, l’humidité, les émotions et le manque de sommeil58.
  • Un sommeil léger et non réparateur, causant une fatigue dès le réveil.
  • Une fatigue persistante (toute la journée), présente dans 9 cas sur 10. Le repos ne permet pas de la faire disparaître.
  • ces principaux symptômes peuvent s’ajouter des symptômes moins caractéristiques, mais tout aussi gênants.
  • Des maux de tête ou de fortes migraines, possiblement causés par des tensions musculaires au cou et aux épaules, et par un dérèglement des voies naturelles de contrôle de la douleur.
  • Un syndrome de l’intestin irritable : diarrhée, constipation et douleurs abdominales.
  • Un état dépressif ou une anxiété (chez environ le tiers des personnes fibromyalgiques).
  • Des difficultés de concentration.
  • Une augmentation de l'acuité des sens, soit une sensibilité accrue aux odeurs, à la lumière, au bruit et aux changements de température (en plus de la sensibilité au toucher).
  • Un engourdissement et des fourmillements aux mains et aux pieds.
  • Des menstruations douloureuses et un syndrome prémenstruel marqué.
  • Un syndrome de la vessie irritable (cystite interstitielle).

Personnes à risque

  • Les femmes. La fibromyalgie touche environ 4 fois plus de femmes que d’hommes1. Les chercheurs pensent que les hormones sexuelles influencent l’apparition de cette maladie, mais ils ne savent pas encore de quelle manière précisément.
  • Les personnes dont un membre de la famille souffre ou a souffert de fibromyalgie ou de dépression.
  • Les personnes qui ont des troubles du sommeil en raison de spasmes musculaires nocturnes ou du syndrome des jambes sans repos.
  • Les personnes qui ont vécu des expériences traumatisantes (un choc physique ou émotionnel), comme un accident, une chute, des sévices sexuels, une intervention chirurgicale ou un accouchement difficile.
  • Les personnes qui ont contracté une infection importante, comme une hépatite, la maladie de Lyme ou le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
  • Les personnes atteintes d’une maladie rhumatismale, comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus.

Facteurs de risque

Que des facteurs de risque, ces caractéristiques sont surtout des facteurs aggravants de la maladie.
  • Le manque ou l'excès d’activité physique.
  • La tendance à avoir des pensées catastrophistes, c’est-à-dire à se concentrer sur tout ce que la douleur apporte de négatif dans sa vie.      
  •  
  • Prévention

  • Peut-on prévenir?
    La cause de la fibromyalgie n'ayant pas été formellement identifiée, aucune manière de la prévenir n'est reconnue.
    Mentionnons seulement qu’il est recommandé de ne pas être en surpoids, car celui-ci accentue les douleurs aux articulations et aux muscles2. Calculez votre indice de masse corporelle (IMC) et votre tour de taille.

    Traitements médicaux

    Il n’existe pas actuellement, de façon formellement démontrée de traitement efficace, de la fibromyalgie. La médecine peut seulement aider à mieux gérer la douleur. Même s’il n’existe pas de traitement connu pour guérir la fibromyalgie, il existe une prise en charge.
    Médicaments
    Parce qu'on connaît encore peu les mécanismes en cause dans la fibromyalgie, les traitements médicaux offerts aux malades reposent sur le blocage des mécanismes en cause dans la douleur et des troubles du sommeil.
    Pour atténuer les douleurs, un des meilleurs résultats est obtenu avec le Tramadol. Les antalgiques ou antidouleur puissants, comme la morphine, permettent d’atténuer la douleur, mais ne peuvent évidemment pas être utilisés de façon prolongée. Le tramadol (Ralivia®, Zytram®), de la famille des opiacés (comme la morphine), s’est toutefois montré efficace dans plusieurs essais récents menés chez des 63patients fibromyalgiques. Il est recommandé pour le traitement de la fibromyalgie par de nombreux experts, seul ou en association avec l’acétaminophène. Ce médicament ne devrait toutefois être utilisé qu’en dernier recours, lorsque les autres traitements se sont avérés inefficaces. Son emploi doit se faire sous surveillance étroite du médecin en raison du risque de dépendance.
    Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), par exemple l'ibuprofène (comme Advil® ou Motrin®), le naproxène et l'acétaminophène (Tylenol®) permettent parfois d'atténuer les douleurs et les raideurs musculaires. Leur efficacité varie d'une personne à l'autre. Ils sont surtout utiles lorsque la fibromyalgie apparaît chez une personne atteinte d’une maladie inflammatoire, comme la polyarthrite rhumatoïde. Dans les cas de fibromyalgie « simple », ils sont rarement recommandés.
    Attention. À long terme, l'usage de médicaments de type AINS peut causer des effets indésirables sérieux : douleurs et saignements à l'estomac, ulcères d’estomac, dommages aux reins et hypertension.
    .
    Attention à l’abus de médicaments antidouleur. Les antalgiques sont très largement utilisés par les personnes atteintes de fibromyalgie. Ils sont souvent peu efficaces, ce qui amène les patients à les utiliser de façon inadaptée, à de fortes doses et en associant différents médicaments. Soyez prudents! Les antalgiques et les anti-inflammatoires ont des effets secondaires potentiellement dangereux, surtout à long terme. Toujours demander conseil à son médecin ou à son pharmacien avant d’utiliser un médicament.
    Pour restaurer un sommeil réparateur, si les troubles du sommeil sont au premier plan et aussi en cas de fond anxio-dépressifs, on peut utiliser quelques antidépresseurs IRS à doses moitié moins forte qu’en cas de syndrome dépressif.
    Ces antidépresseurs, comme les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, prescrits à faible dose, sont les traitements les plus utilisés contre la fibromyalgie. Ils ont un effet sur de nombreuses douleurs chroniques, dont les douleurs de la fibromyalgie, et sont donc fréquemment utilisés même en l’absence de dépression. En outre, ils augmentent la quantité de sérotonine dans le cerveau. Or, de faibles taux de sérotonine seraient liés non seulement à la dépression, mais aussi aux migraines, aux maux digestifs et à l'anxiété, qui font partie des symptômes de la fibromyalgie.
    L’amitryptiline (Élavil®) est utilisé chez les personnes fibromyalgiques comme antidouleur et pour ses effets sur les troubles du sommeil et la fatigue. C’est le traitement le plus souvent utilisé, en première intervention 68. La duloxétine (Cymbalta®) peut aussi être utilisée, tout comme la fluoxétine (Prozac®) ou le moclobémide, qu’on ajoutera souvent comme traitement additionnel. Enfin, un autre antidépresseur, le milnacipran, a montré des résultats prometteurs contre la fibromyalgie et est en cours d’évaluation au Canada.
    Il semble que les antidépresseurs à faibles doses constituent le meilleur traitement à long terme contre les douleurs musculaires de la fibromyalgie. Toutefois, tous n'y trouvent pas un soulagement.
    Les anticonvulsivants ou antiépileptiques - d’abord conçus pour traiter l’épilepsie – sont également efficaces contre les douleurs chroniques. Mentionnons la gabapentine (Neurontin®), la prégabaline (Lyrica®) et le topiramate (Topamax®). Certains de ces anticonvulsivants améliorent la qualité du sommeil (surtout la gabapentine, et moindrement la prégabaline). Le Lyrica® a même obtenu, en 2009 au Canada, une indication pour le traitement des douleurs associées à la fibromyalgie.
    Des sédatifs sont parfois prescrits pour faciliter le sommeil, mais leur usage à long terme n'est généralement pas recommandé par les médecins (par exemple, l’Imovane®). En outre, la plupart des médicaments cités ci-dessus ont aussi un effet sédatif.
    Des relaxants musculaires peuvent aussi aider à soulager la douleur. Le seul relaxant musculaire efficace pour la fibromyalgie est le Flexeril®, dont l’action est proche de celle de l’amitriptyline (Laroxyl®).
    À noter. Les corticostéroïdes (comme la prednisone) n'ont démontré aucune efficacité pour traiter la fibromyalgie.
    Prise en charge non médicamenteuse
    Les médicaments à eux seuls ne permettent pas d’améliorer suffisamment la qualité de vie des personnes atteintes de fibromyalgie. La prise en charge doit donc être multidisciplinaire. Les approches complémentaires, permettant notamment de se relaxer et d’apprendre à gérer sa douleur, restent probablement à l’heure actuelle les méthodes les plus efficaces pour mieux vivre avec la fibromyalgie. En cas de fortes douleurs, les bains en eau chaude, avec ou sans exercices musculaires, peuvent aussi apporter un soulagement rapide58.
    La balnéothérapie
    - En cas de fortes douleurs, les bains en eau chaude, avec ou sans exercices musculaires 58, peuvent aussi apporter un soulagement rapide. Une prise en charge en centre de rééducation avec balnéothérapie, en centre de cures thermales  avec piscine d’eau chaude ont démontré une certaine efficacité.
    Exercices aérobiques
    L'exercice physique fait partie intégrante du traitement de base. Il conduit l’organisme à produire des endorphines, des hormones qui procurent un bien-être et qui calment la douleur. Plusieurs synthèses d’études6,7,55, dont une publiée en 200864, ont conclu que la pratique d'exercices aérobiques supervisés réduit les symptômes de la fibromyalgie et améliore le sommeil et les capacités physiques. Les exercices d'étirement et de renforcement amélioreraient aussi certains symptômes, mais les preuves à cet effet sont moins nombreuses.
    On ne doit pas craindre d’aggraver sa maladie en faisant de l’exercice, puisque la fibromyalgie n’est pas un problème d’origine musculaire1. D’ailleurs, il est connu qu’une mauvaise condition physique contribue à générer fatigue et anxiété. Il est toutefois important de commencer progressivement, avec un programme adapté à sa condition physique.
    Les exercices d’aérobie pratiqués en piscine, préférablement en eau chaude, peuvent être un bon point de départ pour se remettre en action. Selon 2 essais cliniques parus en 2006, les exercices d’aquaforme (marcher ou courir dans l’eau, par exemple) sont efficaces pour soulager la douleur causée par la fibromyalgie et améliorer le sentiment de bien-être8,9. Ils doivent être adaptés aux capacités de la personne atteinte, et leur intensité doit être augmentée de façon graduelle.
    Les méthodes permettant un lâcher prise et de gérer le stress et la douleur, comme la relaxation, l’hypnose éricksonnienne, ou la musicothérapie ont fait la preuve d’une efficacité dans cette maladie. Elles permettent de mieux vivre avec les douleurs et la fatigue.
    Psychothérapie
    La psychothérapie peut apporter des bienfaits significatifs aux personnes atteintes de fibromyalgie. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)est particulièrement efficace. Voir la section Approches complémentaires.
    Voici quelques conseils prodigués par l'Association médicale canadienne afin de soulager les symptômes4 :
  • Limiter les périodes de stress, puisque les symptômes s'accentuent avec le stress.
  • Avoir un sommeil régulier.
  • Faire des étirements et des exercices aérobiques.
  • Appliquer des compresses chaudes sur les points douloureux.
  • Pratiquer de légers massages.
Dans le cadre de sa démarche de qualité, Passeportsanté.net vous propose de découvrir l’opinion d’un professionnel de la santé. Le Dr Catherine Solano vous donne son avis sur la fibromyalgie :
La fibromyalgie n’est pas une maladie mentale, bien que la santé mentale soit souvent atteinte, soit en association avec la maladie ou en conséquence de celle-ci. Il ne s’agit aucunement d’une maladie rare, mais d’un état chronique, habituellement non évolutif.
Il ne faut pas attendre qu’un médecin vous prescrive un médicament miracle susceptible d’éliminer les symptômes de la fibromyalgie car ce médicament n’existe pas pour le moment.
Pour traiter une fibromyalgie, il est souhaitable de consulter un médecin au courant de cette pathologie pour obtenir le meilleur traitement possible avec le moins d’effets indésirables ; et chercher soi-même en parallèle tous les éléments pouvant aider à gérer sa fibromyalgie et en minimiser les effets (psychothérapie, exercice physique, méthodes de relaxation, cures thermales, automassage, médecines complémentaires...)
Source ICI

16 juin 2015

Réduire ses douleurs articulaires naturellement : c’est possible

Les douleurs articulaires

Définition

Les rhumatismes articulaires représentent le terme médical des douleurs articulaires. Ils correspondent à des inflammations douloureuses des articulations. D’autres termes comme la crise de goutte, l’arthrite, l’arthrite rhumatoïde, l’arthrose, la polyarthrite et d’autres encore sont également employé selon les situations pour qualifier ces troubles sanitaires et ils peuvent être aigus ou chroniques.

Quelle méthode est généralement utilisée pour traiter les douleurs articulaires ?

Les traitements médicamenteux classiques, antalgiques et anti-inflammatoires principalement, apportent  un certain soulagement temporaire aux arthritiques en masquant les douleurs. Ils permettent de traiter la conséquence de la maladie, à savoir la douleur, mais en aucun cas de résoudre les véritables causes.

La prise ponctuelle de médicament peut apporter un soulagement mais elle n’offre pas une vraie réponse. Il faut par conséquent éviter d’en prendre fréquemment car le bénéfice est mince (atténuation temporaire de la douleur) et les désagréments possibles nombreux (fatigue, troubles digestifs, nausées, étourdissements, états dépressifs…). De manière simple, prendre des médicaments pour masquer la douleur sans réduire les causes du problème est responsable de la poursuite de la dégradation de l’état global de l’organisme avec l’apparition de nouveaux signes visibles plus ou moins rapidement.

Quelles sont les causes des douleurs articulaires ?

Pour soulager les douleurs articulaires, comme pour toute autre maladie, il faut résoudre les causes du problème qui résident essentiellement dans nos mauvaises habitudes de vie. La véritable cause de ce problème sanitaire s’appelle la toxémie. Elle correspond à la quantité de toxines qui se trouvent dans l’organisme à un moment donné. Les cellules sont sensibles à la présence de molécules toxiques. Pour protéger les cellules de ses organes vitaux lorsque la toxémie augmente, l’organisme dirige certaines toxines dans des lieux de stockage temporaire. Dans le cas des arthritiques, c’est de l’acide urique principalement ainsi que d’autres acides qui sont stockés dans les articulations sous forme de cristaux.

Que se passe-t-il ?

Les toxines proviennent de l’extérieur de l’organisme par l’alimentation, la pollution… Elles ont aussi une origine interne due le fonctionnement normal des cellules. Pour faire une explication simple : l’organisme cherche à éviter l’empoisonnement pour préserver son intégrité.  Dans un premier temps, le foie neutralise beaucoup de molécules toxiques et celles-ci sont ensuite éliminées par les organes excréteurs qui filtrent le sang (principalement les reins mais aussi le foie, les poumons, la peau).

Lorsque les toxines sont plus rapidement produites et ingérés que les capacités que possède notre corps à les éliminer, la toxémie augmente. Trois facteurs sont responsables de ce phénomène :

                     L’augmentation de l’apport de toxines d’origine externe et/ou celle de la production de toxines interne par une activité cellulaire plus importante (digestion, stress, activités physique intenses…).

                     La diminution de la capacité de neutralisation et d’épuration des organes excréteurs. Leur capacité de travail s’atténue parce que le corps est en carence d’éléments vitaux (vitamines, sels minéraux et oligo-éléments) indispensables au fonctionnement des cellules mais aussi parce que le surmenage qu’ils subissent depuis de nombreuses années pour préserver l’organisme provoque leur affaiblissement.

                     La diminution de la quantité d’énergie dont le corps dispose. Le déficit énergétique, appelé état d’énervation, ne permet plus à l’organisme de réaliser correctement toutes ses fonctions parmi lesquelles se trouvent la fonction d’élimination. Cette dernière faiblit et par conséquent la toxémie augmente.

Dans tous les cas, le résultat est une élévation du taux de toxines dans l’organisme. Chez les personnes souffrant de douleurs articulaires, de nombreuses toxines, dont l’acide urique, ne peuvent pas être éliminées se retrouvent stockées dans les articulations jusqu’au moment où l’organisme retrouve sa capacité à les éliminer.

Comment obtenir des améliorations sanitaires ?

Pour obtenir des améliorations sanitaires et tenter de faire disparaître les douleurs articulaires, nous devons jouer sur trois plans pour diminuer la quantité de toxines dans l’organisme et permettre le nettoyage des articulations. D’abord, nous diminuerons les apports de toxines et de réduirons la quantité produite par les cellules. Ensuite, nous offrirons la possibilité aux organes excréteurs d’avoir une activité moins intense et nous fournirons à l’organisme plus d’éléments vitaux. Enfin, nous permettrons à l’organisme d’obtenir un regain énergétique.

Tout cela peut paraître très complexe mais pour obtenir des résultats nous devons dans un premier temps modifier certaines habitudes alimentaires car l’alimentation est un paramètre majeur qui permet d’atteindre l’atténuation ou la disparition des douleurs articulaires. Le repos, le sommeil, la pratique d’activités physiques appropriées, la gestion du stress et des émotions ainsi que d’autres composantes favorisent l’amélioration car l’organisme représente un tout, une globalité. De nombreuses petites choses mises bout à bout finissent par donner un grand changement synonyme d’une diminution des douleurs et d’une meilleur qualité de vie.

Comment s’y prendre ?

Adopter une alimentation saine et adaptée, pauvre en toxines et surtout en acide urique qui est le principal responsable des douleurs articulaires. Respecter les associations alimentaires compatibles ou neutres pour restreindre le travail digestif donc économiser de l’énergie, et pour limiter la production de molécules toxiques issues d’une mauvaise digestion. Une alimentation saine permet également de combler les carences en vitamines et sels minéraux que vous pouviez avoir, ainsi que le déficit en oméga 3.. Le repos, les activités physiques adaptées, la gestion du stress et des émotions permettent d’amplifier le regain énergétique de votre corps et de limiter un peu plus la production de toxines. Le regain d’énergie obtenu et les apports moindres de toxines vont soulager le travail des organes excréteurs (foie, reins, peau, poumons) qui  seront plus efficaces. Cette situation va permettre d’abaisser la toxémie. Un mode de vie plus sain va permettre au corps de se reposer. Par conséquent, il va commencer à déstocker les dépôts d’acide urique et d’autres toxines dans les articulations. Ces toxines sont ensuite diriger par la circulation sanguine vers le foie pour être neutraliser puis vers les reins pour finalement être évacuer à l’extérieur du corps. La diminution des dépôts de toxines dans les articulations va s’accompagner d’une diminution des douleurs dont elles sont responsables.

Dans cet article, je vais principalement développer le thème de l’alimentation qui représente un pilier fondamental pour maintenir une bonne santé ou pour obtenir un meilleur état de santé.

Quels sont les mauvais aliments ?

Les personnes souffrantes de douleurs articulaires doivent limiter ou éliminer les aliments qui apportent le plus de toxines, ceux qui favorise le plus le développement d’états de carence ainsi que les aliments les plus difficile à digérer.

L’acide urique provient du métabolisme des purines, c’est-à-dire que dans notre corps les purines contenues dans les aliments subissent des transformations et produire de l’acide urique qui est un déchet devant être éliminer.  Les aliments les plus riches en purines sont :

                      Le thé, le café, le chocolat ;

                      Les produits animaux : viandes et surtout les abats, poissons, fruits de mer, charcuteries et tous les autres produits transformés industriellement en contenant ;

                      Les légumes secs (soja, fèves, pois cassés, lentilles…).

Les aliments difficiles à digérer, à métaboliser et ceux provoquant des carences sont :

                     Le thé, le café, le chocolat et les produits contenant des alcaloïdes qui sont des molécules toxiques et généralement excitantes pour les cellules donc qui dispersent de l’énergie et qui aboutissent à la production de déchets ;

                      Les produits animaux qui apportent beaucoup de substances toxiques que le corps doit éliminer. De plus, ils contiennent souvent de graisses saturées qui  favorisent les réactions inflammatoires ;

                      Les céréales raffinées : pain blanc, pâtes blanches, riz blanc participent à l’installation de carences ;

                     Le sucre surtout si c’est du sucre blanc. Son métabolisme produit de nombreuses molécules acides et sa consommation est à l’origine de carences en sels minéraux (calcium principalement) ;

                       Le sel de cuisine ;

                 Les huiles riches en oméga 6 (maïs, tournesol) et les huiles de friture. Ces corps gras sont souvent retrouvés dans les produits industriels. Notre alimentation est trop riche en oméga 6 précurseur entre autres de molécules pro-inflammatoires et elle est pauvre en oméga 3 qui permettent à votre corps de fabriquer des molécules anti-inflammatoires ;

                      Les légumes secs sont difficiles à digérer de par leur composition riche et complexe en glucides, lipides et protéines. Leur digestion peut demander jusqu’à 5 heures ;

                    L’alcool en général car l’éthanol est toxique pour l’organisme. Son métabolisme consomme des minéraux et des vitamines, participant ainsi à l’établissement de déficit  et il produit de nombreuses substances acides que le corps tente d’éliminer ;

                     Les épices en général puisqu’elles sont stimulantes donc dispersent de l’énergie et apportent des molécules toxiques.

En lisant ces lignes beaucoup vont penser qu’il ne leur reste plus grand chose à manger. Il n'en est rien car une alimentation saine correspond à l'équilibre acido-basique permettant au corps de bien fonctionner. Elle peut donc contenir des aliments mentionnés précédemment tant qu'elle reste équilibrée.

  

Voici quelques règles pour l’alimentation des personnes arthritiques :

                      Dans le but de favoriser un regain d’énergie, il faut éviter la suralimentation car des repas copieux consomment beaucoup d’énergie et occasionnent une surcharge de travail aux organes excréteurs.

                   Supprimer le sucre blanc. Si vous souhaitez consommer du sucre, utilisez du miel ou du sucre complet.

                      Supprimer la farine blanche et la remplacer par de la farine semi-complète ou T80. Lorsque vous achetez des pâtes, du riz ou du pain, privilégiez le demi-complet car ils apportent des sels minéraux et des vitamines mais ils ne contiennent plus le son qui est irritant pour la muqueuse intestinale.

                     Diminuer la quantité de produits animaux consommés car ils apportent des purines et qu’ils sont liés à la surconsommation de protéines comme ce sont des aliments qui en contiennent beaucoup. 

                      Diminuer votre consommation d’alcool. Attention aux alcools forts. Arrêtez de boire de l’alcool l’estomac vide, c’est très mauvais. Si vous souhaiter boire de l’alcool avec modération, prenez de préférence un verre de vin pendant le repas.

                    Eviter de consommer des légumes secs pendant plusieurs mois.

                    Supprimer le plus possible les épices et condiment (poivre, moutarde, piment…). Utiliser les herbes aromatiques (basilic, thym, ciboulette…) ainsi que l’ail, l’oignon, l’échalote pour les remplacer.

                     Diminuer votre consommation de thé, de café et de chocolat. Ils sont particulièrement nocifs car ils sont plus riches en purine que les produits animaux. Il faut tenter de les diminuer au maximum.

                    Privilégier les huiles de première pression à froid. Manger des noix, utiliser de l’huile de colza ou de noix pour leurs apports en oméga 3 qui combleront un peu le déficit tout en atténuant les effets inflammatoires. L’huile d’olive est aussi très bonne.

                     Consommer beaucoup de fruits et de légumes frais.

                     Les graines germées de légumes secs, de céréales ou d’autres espèces sont très intéressantes pour leur richesse en vitamines et en sels minéraux.

                     Eviter le plus possible les gâteaux contenant très souvent du sucre blanc, de la farine blanche, beaucoup de graisses saturées…

                    Respecter les combinaisons alimentaires pour favoriser la digestion qui demandera ainsi moins d’énergie. Ne mélangez pas les fruits avec les autres aliments. Privilégier les légumes verts vont bien avec tous les aliments. Supprimez les desserts en fin de repas.

Si vous souhaitez réellement atténuer et faire disparaître vos douleurs articulaires, tous ces conseils vous seront très utiles. Par ce changement d’alimentation, on agit directement sur la cause du développement de la maladie arthritique. Vous sentirez ainsi que votre corps recouvre un meilleur état de santé. L’accompagnement d’une personne compétente vous permettra de réaliser votre transition alimentaire plus facilement. De plus, cette personne répondra à vos questions et vous donnera de précieux conseils en cas de difficultés pour maintenir les changements alimentaires.

Pour finir cet article, je vais dire deux mots sur les autres paramètres participant à l’amélioration sanitaire. Le repos permet à votre corps de pouvoir régénérer son énergie et d’avoir plus d’énergie disponible pour l’élimination des toxines puisque de nombreuses fonctions (musculaire, intellectuelle…) sont réduites à leur minimum. L’activité physique adaptée favorise l’oxygénation de l’organisme. Les cellules fonctionnent mieux et leur capacité à éliminer les molécules toxiques augmente. Enfin, la gestion du stress et des émotions fortes libèrent beaucoup d’énergie que l’organisme peut utiliser pour ses fonctions importantes. Apprendre à se relaxer et à évacuer même un petit peu ses tensions est très précieux surtout chez les personnes déjà affaiblies et malades.  

Source:http://www.hygienenaturelle-alimentation.com/article-reduire-ses-douleurs-articulaires-naturellement-c-est-possible-42892069.html

6 mars 2015

Le syndrome compartimental d’origine traumatique

Le syndrome compartimental des membres inférieurs d'origine traumatique représente un problème clinique grave qui se produit le plus souvent après un traumatisme important ou une fracture. Il peut survenir également après un traumatisme léger ou pour d'autres raisons. Il est souvent difficile de poser un diagnostic précoce. En raison de son évolution rapide et de sa nature agressive, des retards de diagnostic ont souvent des conséquences cliniques défavorables pour les patients.


Entre 2003 et 2013, l'ACPM a conclu 66 dossiers liés au syndrome compartimental. Dans la plupart des cas, ce syndrome était associé à une lésion traumatique de la jambe ou à son traitement. Il a toutefois également été constaté à la suite d'une intervention chirurgicale telle que l'ostéotomie tibiale, la revascularisation artérielle d'un membre inférieur ou encore l'augmentation du mollet à visée esthétique. Le diagnostic a été encore plus difficile à poser dans certains cas spontanés ou induits par l'exercice physique. La majeure partie des patients dans ces dossiers ont gardé des séquelles permanentes, y compris d'importantes cicatrices ou un pied tombant. Dans certains cas, le patient a dû subir une amputation.
Étant donné que le syndrome compartimental est une complication reconnue des traumatismes et de certaines interventions chirurgicales, le résultat défavorable n'était pas toujours secondaire aux soins prodigués. Cependant, cette pathologie continue de représenter un risque accru, près de la moitié des dossiers ayant un résultat médico-légal défavorable pour les médecins. Des retards de diagnostic ayant entraîné des lésions permanentes ont souvent été associés à de tels résultats. Certains cas ont été liés à des problèmes d'exécution de l'intervention tels qu'un traumatisme vasculaire au cours d'une ligature tubaire ou une augmentation du mollet mal réalisée.
Lorsque les soins ont été critiqués, un problème de rupture de la communication entre les différents intervenants a été le plus souvent identifié. Une documentation ou un suivi inadéquat, ainsi que le fait de ne pas inclure le syndrome compartimental dans le diagnostic différentiel, ont également été associés à un résultat défavorable. Dans plusieurs dossiers, le risque de syndrome compartimental n'avait pas été mentionné lors de la discussion en vue d'obtenir un consentement éclairé.

Les cas

Cas 1 : Une présentation atypique conduit à un retard de diagnostic

Un homme de 31 ans est amené par ambulance à l'urgence d'un hôpital communautaire après s'être effondré lors d'une activité physique. Il se plaint d'une douleur bilatérale au jambier antérieur, ainsi que d'engourdissement et de faiblesse. Les muscles de ses jambes sont tendus et il ressent de la douleur à l'inversion passive des chevilles.
Le médecin, soupçonnant un syndrome compartimental d'effort, consulte un chirurgien orthopédiste qui recommande une prise en charge conservatrice et une observation toute la nuit. Aucune amélioration n'est observée au cours de la nuit en dépit de l'administration de doses élevées d'analgésiques narcotiques. Un autre médecin réévalue le patient et détermine que ce dernier présente un grave syndrome de stress du tibia médial. Le patient, qui éprouve encore une douleur très importante, reçoit son congé.
Plus tard le même jour, le patient consulte son médecin de famille en raison d'une augmentation de sa douleur. Le médecin lui prescrit un AINS et l'adresse en consultation non urgente auprès d'un spécialiste de la médecine du sport.
Deux jours plus tard, le patient se présente à l'urgence d'un autre hôpital communautaire. L'urgentologue remarque une faiblesse marquée des deux chevilles en dorsiflexion et en éversion. Le patient est renvoyé chez lui avec des consignes l'invitant à se rendre à un hôpital disposant d'un service orthopédique si les symptômes persistent.
Quelques jours plus tard, le patient se présente à un important centre hospitalier universitaire où l'on diagnostique un syndrome compartimental bilatéral associé à un pied tombant bilatéral et une rhabdomyolyse. La pathologie est jugée trop avancée pour faire l'objet d'un traitement par fasciotomie.
L'ACPM a choisi de régler ce dossier au nom de plusieurs membres n'ayant pas pris ce diagnostic en considération, en concluant une transaction avec le patient.

Qu'est-ce que le syndrome compartimental?

Le syndrome compartimental résulte d'une augmentation de la pression à l'intérieur d'un compartiment anatomique pouvant compromettre la viabilité des muscles, des nerfs et d'autres tissus à l'intérieur de cet espace. Ce syndrome se produit le plus souvent dans la jambe, même si l'avant-bras, la main, la cuisse, le pied et la fesse peuvent être également touchés.
Lorsqu'il survient aux membres inférieurs, il est le plus souvent lié à une fracture tibiale et des lésions des tissus mous. Cependant, ce syndrome peut également survenir dans le contexte d'un positionnement chirurgical (syndrome compartimental d'un membre sain).
Parmi les caractéristiques du syndrome compartimental, on note une douleur réfractaire aux analgésiques narcotiques sans rapport avec le niveau apparent de lésion ou les signes physiques observés, une altération de la sensibilité, une douleur à l'extension passive, une faiblesse ou une tension palpable du compartiment. Étant donné que la plupart des syndromes compartimentaux résultent d'une fracture, l'évaluation de l'origine de la douleur est souvent problématique. De plus, l'examen physique du membre peut être limité par la présence de pansements ou de plâtres volumineux.
Il n'existe, à ce jour, aucune directive clinique fiable pour le diagnostic du syndrome compartimental. Il peut être utile de mesurer les pressions dans le compartiment afin d'établir le diagnostic. Une fois le diagnostic posé, il est nécessaire d'éliminer les pressions dans le compartiment et de minimiser l'atteinte des tissus affectés. Le résultat pour le patient est influencé par le délai entre l'apparition des symptômes et la réalisation d'une fasciotomie.

Cas 2 : Une analgésie qui masque la douleur

Un chirurgien orthopédiste évalue une enfant de 4 ans qui se rétablit d'une ostéotomie tibiale bilatérale. Elle a été placée sous anesthésie épidurale. Le chirurgien remarque que les orteils de la fillette sont roses et qu'elle n'a pas de douleur à la mobilisation passive. Il transfère les soins au chirurgien orthopédiste de garde avant de quitter le travail pour une longue fin de semaine.
Lors de sa tournée plus tard dans la journée, le chirurgien orthopédiste de garde remarque que le pied droit de la patiente est enflé, mais que cette dernière semble toutefois bien aller. Quelques heures plus tard, une infirmière l'appelle car elle est préoccupée par l'enflure qui continue et l'apparition d'accès douloureux paroxystiques. Le chirurgien lui demande au téléphone de fendre le plâtre en deux, ce qui est fait par le technicien orthopédiste une heure plus tard. L'analgésie épidurale est retirée et l'on augmente l'analgésie intraveineuse en vue de diminuer la douleur de la patiente.
Le lendemain, un résident est alerté par l'enflure persistante de la jambe et du pied droits. Il remarque que le plâtre fendu est maintenu serré par du ruban adhésif, mais que la patiente ne montre aucun signe de douleur à la mobilisation passive limitée et que ses orteils sont roses et présentent un bon remplissage capillaire. Il referme le plâtre fendu sans le serrer et demande que les signes neurovasculaires soient évalués toutes les heures.
Le premier chirurgien orthopédiste examine la patiente à son retour à l'hôpital trois jours après l'intervention. Il estime que la patiente montre des signes de neuropraxie et demande qu'elle soit mise en observation. Cependant, plusieurs semaines après le congé, il est établi que la patiente a souffert d'un syndrome compartimental et qu'elle garde un pied tombant permanent.
L'ACPM a choisi de régler le dossier en concluant une transaction avec la patiente au nom des médecins, pour ne pas avoir reconnu que l'analgésie épidurale pouvait masquer la douleur d'un syndrome compartimental.
Étant donné que la douleur est un signe cardinal d'un syndrome compartimental, une analgésie épidurale continue ou une analgésie contrôlée par le patient peut masquer la douleur, ce qui rend le diagnostic encore plus difficile à poser. Même si le type d'analgésie masquant le plus souvent la douleur fait encore l'objet d'un débat, certains hôpitaux réévaluent l'anesthésie régionale chez les patients ayant un risque de syndrome compartimental.

Points à retenir

Les suggestions suivantes relatives à la prise en charge des risques sont fondées sur les avis des experts :
  • Prendre en compte le risque de syndrome compartimental chez les patients présentant des lésions aux extrémités ou ayant des antécédents récents d'intervention chirurgicale.
  • Envisager un syndrome compartimental dans le diagnostic différentiel des patients présentant des signes et symptômes cardinaux, même en l'absence d'une fracture ou d'une lésion.
  • Si le syndrome compartimental constitue un risque pour une intervention suggérée, envisager d'inclure cette possibilité lors de la discussion en vue d'obtenir le consentement.
  • Mener les évaluations neurovasculaires appropriées lors de l'évaluation d'un patient présentant un risque de syndrome compartimental.
  • Déterminer si l'analgésie masque la douleur associée à cette affection.
  • Décider si le patient nécessite une investigation urgente à la recherche d'un syndrome compartimental.
  • Les autres professionnels de la santé doivent reconnaître les changements dans l'état d'un patient qui nécessitent une attention et une notification immédiates.
  • Au moment de donner son congé à un patient présentant un risque de syndrome compartimental, lui donner des directives claires vis-à-vis des signes et symptômes qui nécessitent d'obtenir des soins médicaux, et l'informer du caractère urgent de cette démarche.
  • Documenter soigneusement les évaluations du patient, y compris les plaintes associées à la douleur, les demandes d'analgésique, ainsi que l'examen neurovasculaire.

Suggestions de lecture

4 mars 2015

ROFI et les fractures des os longs

Fractures des os longs

Que l'on parle d'os cassé, de fracture osseuse ou de fracture de stress, on réfère chaque fois au bris de l'intégrité structurale de l'os.

Anatomie des os longs

Les 206 os qui composent le squelette humain adulte ont des formes variables qui dépendent de leur fonction. Par exemple, l'omoplate est un grand os plat servant de point d'ancrage aux différents groupes musculaires qui permettent à l'épaule de bouger dans plusieurs directions. Les os du crâne forment un casque qui protège les précieuses cellules cérébrales. La forme et la position distinctives des os du pelvis nous permettent de marcher. Et ainsi de suite...
Malgré la diversité de leurs formes, les os partagent les mêmes caractéristiques anatomiques internes. La couche externe de l'os est faite d'os compact, un tissu osseux lisse, dense et extrêmement dur. La couche interne de l'os est faite d'os spongieux, un tissu osseux disposé en lamelles et en travées (les trabécules) entrecroisées, pour une protection accrue de l'os contre les forces mécaniques externes. Les vaisseaux sanguins et les nerfs qui passent dans les espaces entre les travées de l'os spongieux nourrissent l'os et assurent le passage des influx nerveux. La moelle rouge, qui produit les globules rouges, les plaquettes et la plupart des globules blancs, se trouve généralement dans l'os spongieux des os plats, tels que les os de la hanche, le sternum et les omoplates.
Sur le plan structural, les os du bras (humérus), de l'avant-bras (radius), de la cuisse (fémur) et de la jambe (tibia) ressemblent à de longs cylindres creux, à paroi épaisse, qui agissent tels des leviers ou des colonnes d'appui. Le corps de l'os long, entre les deux extrémités, s'appelle la diaphyse. Le canal central (ou cavité médullaire), qui court tout le long de la diaphyse, contient du tissu osseux spongieux. La cavité médullaire est tapissée de moelle osseuse jaune, un tissu adipeux qui sert d'incubateur pour les cellules souches qui se développeront pour devenir, selon le cas, des cellules osseuses, musculaires, cartilagineuses ou d'autres types de cellules.
À proximité des deux extrémités de l'os, là où la diaphyse s'élargit, l'os est rempli de tissu osseux spongieux. Les lamelles et les travées contenues dans cette partie de l'os, qu'on appelle la métaphyse, contribuent à transférer les forces externes vers la section la plus forte de l'os, c'est-à-dire la diaphyse. Les extrémités des os longs s'appellent des épiphyses. Elles sont remplies d'os spongieux protégé par le tissu osseux extrêmement dur qu'est l'os compact, lui-même recouvert par le cartilage, à la surface articulaire.

Types de fractures

Malgré leur force et leur résistance remarquables, les os du squelette, particulièrement les os longs des bras et des jambes, ne sont pas totalement à l'abri des fractures. Ils peuvent fléchir, fendiller, éclater ou même se rompre en deux sous l'effet d'un impact violent ou d'une force excessive. Les fractures sont souvent évaluées selon l'âge et l'état de santé général du patient, ainsi que les circonstances.
Les os des enfants sont plus spongieux et lus souples que ceux des adultes, et le périoste (la membrane qui recouvre l'os) est assez épaisse. Les forces qui s'exercent sur les os des enfants sont proportionnelles à leur taille et à leur poids. Par conséquent, les fractures chez les enfants sont rarement accompagnées de déplacements ou de lésions graves des tissus mous. Les fractures des os longs des enfants sont rarement complètes. Il s'agit le plus souvent de fractures en bois vert, c'est-à-dire que la rupture touche un seul côté de l'os, l'autre côté étant simplement courbé.
Chez les adultes, les fractures sont souvent associées à un impact direct, violent et percutant sur l'os et les tissus adjacents, survenant, par exemple, lors d'une chute ou d'un accident de voiture. Si les fragments de l'os ne percent pas la peau, il s'agit d'une fracture fermée. Si le trait de la fracture est situé en travers de l'os, il s'agit d'une fracture transverse. Si l'os est cassé, éclaté ou écrasé en plusieurs fragments, on parle de fracturecomminutive. Une fracture provoquée par un mouvement de torsion et dont le trait est similaire à une spirale s'appelle une fracture en spirale. Lorsque les fragments de l'os cassé sortent à travers la peau, on parle de fractureouverte.
Avec l'âge, les os deviennent de plus en plus friables et fragiles, surtout au niveau de l'épaule, du poignet, de la hanche, de genou et du rachis. Chez les personnes âgées, un faible impact, une simple chute, par exemple, peut provoquer une fracture. Les fractures du poignet et de la hanche sont courantes chez les personnes âgées et sont très longues à guérir. L'ostéoporose accélère l'amincissement de l'os spongieux et accroît les risques de fractures à faible impact. Les corticostéroïdes, administrés à fortes doses ou à long terme, pour le traitement de maladies inflammatoires chroniques ainsi que certaines formes de cancer, provoquent également l'amincissement et l'affaiblissement de l'os spongieux.
Lors d'une fracture, les minuscules vaisseaux sanguins qui irriguent l'os et les tissus adjacents se rompent souvent, ce qui provoque un saignement et de l'œdème sur le site de la fracture (hématome). Le saignement entraîne la distension du périoste, qui contient de nombreuses terminaisons nerveuses, d'où la douleur aiguë ressentie par le patient à la pression ou au mouvement. Le sang gagne les tissus adjacents et peut recouvrir une région assez vaste autour du site de la fracture, ce qui accroît la douleur et la sensation de raideur. Le sang finit pas s'accumuler sous la peau, où se forme une ecchymose. Comme toutes les ecchymoses, celle-ci, après avoir été d'un violet profond, prend divers tons de vert et de jaune au fur et à mesure que le sang est réabsorbé par l'organisme.

Le diagnostic

Le diagnostic peut être établi en grande partie par la description de l'événement ayant mené à la fracture et par l'examen direct des signes et symptômes qui l'accompagnent, dont :
  • l'œdème;
  • la sensibilité au toucher;
  • l'angulation;
  • l'incapacité de bouger ou d'utiliser le membre ou l'articulation;
  • la douleur aiguë au mouvement;
  • les plaies ouvertes, etc.

Il faut toutefois pour poser un diagnostic formel procéder à une analyse aux rayons X, qui permettra de connaître avec précision la nature et l'étendue de la lésion, et de décider de la méthode de réduction convenant le mieux au patient.

Le traitement

Les fractures doivent être traitées d'urgence. Qu'il s'agisse d'une fracture simple, complexe, fermée ou ouverte, le but du traitement consiste à rapprocher les fragments, à immobiliser l'os au niveau du trait de fracture afin de faciliter la guérison, et à restaurer la longueur et l'alignement normaux du membre affecté.
Les premiers soins à prodiguer à une personne susceptible d'avoir une fracture consistent à immobiliser et à soutenir le membre affecté au moyen d'une écharpe ou d'une attelle improvisée. Pour prévenir l'œdème, glissez des oreillers ou des coussins sous le membre affecté jusqu'à la hauteur de la poitrine du patient. La glace peut contribuer à soulager la douleur et à prévenir l'œdème. L'acétaminophène est le seul analgésique recommandé. Évitez les anti-inflammatoires (aspirine, ibuprofène, etc.), qui ont un effet inhibiteur sur la coagulation sanguine et peuvent aggraver l'hémorragie interne. Composez le 911 et demandez que l'on vous envoie immédiatement une ambulance.
La plupart des fractures sont fermées et ne nécessitent pas de chirurgie. Si les deux fragments de l'os sont déplacés ou disjoints, le médecin traitant procédera souvent à une réduction fermée : il manipulera par l'extérieur les deux fragments pour les ramener à leur position normale. Pour supporter la réduction, il est possible que le patient ait besoin d'une anesthésie locale (injection locale sur le site de la fracture ou de l'hématome), d'une anesthésie de conduction (épidurale) ou d'une anesthésie générale.  Dans certains cas, le médecin effectuera la manipulation en se fondant sur les analyses aux rayons X et recommandera une courte séance de traction au moyen de poulies, de câbles et de poids pour ramener graduellement les fragments en place.
Si le résultat de la réduction est satisfaisant, l'étape suivante consiste à immobiliser le membre fracturé au moyen d'une attelle ou d'un plâtre. Toutefois, si l'analyse aux rayons X révèle que la réduction a échoué ou encore, que la fracture est complexe (quant à sa nature ou à sa localisation), les soins spécialisés du chirurgien orthopédiste seront requis.
La fixation interne est l'une des techniques chirurgicales permettant de réduire une fracture complexe ou instable. Elle consiste à insérer de longues broches ou vis à travers la peau et dans l'os au-dessus et au-dessous du site de la fracture. Ces broches ou vis doivent être maintenues en place au moyen d'un appareil externe composé de brides, de tiges et de barres qui forment un cadre autour de la fracture tout en rapprochant les fragments. L'appareil est retiré une fois que l'os est guéri.
Certaines fractures requièrent une réduction ouverte et une fixation interne. Le cas échéant, le chirurgien pratique une incision cutanée au niveau de la lésion et se sert de divers instruments chirurgicaux pour reconstruire et repositionner les fragments de sorte de manière optimale. Avec des instruments spécialement conçus pour la manipulation des fragments, le chirurgien réaligne et fixe les fragments du corps de l'os l'un contre l'autre en utilisant, selon le cas, des fils, des broches, des vis, des tiges et des plaques métalliques. L'intégrité structurale de l'os peut être restaurée en insérant des tiges faites d'acier inoxydable, de titane ou d'autres alliages dans la cavité où se trouve la moelle; deux fragments osseux de grandes dimensions peuvent être maintenus ensemble au moyen de plaques métalliques profilées et vissées à travers la surface de l'os; d'autres fragments sont assemblés par des fils ou des clous.
La plupart des fractures ouvertes surviennent lors d'un accident de la route (passagers ou piétons), d'un accident du travail ou d'une chute, et sont souvent traitées par une équipe multidisciplinaire en traumatologie, les patients présentant habituellement d'autres lésions mettant la vie en danger. Les fractures ouvertes sont les plus graves sur le plan clinique, puisqu'elles sont associées à des plaies ouvertes souvent contaminées par des saletés et des débris et, de ce fait, sensibles à l'infection. Elles sont de plus associées à d'autres complications, dont les lésions des tissus mous et des vaisseaux sanguins, et de multiples traits de fracture. Si la perte sanguine est importante, la pression artérielle peut chuter à un niveau dangereusement bas et mener au choc systémique.
Une fois que les signes vitaux du patient sont stables, le chirurgien orthopédiste commence par nettoyer (ou débrider) la plaie et les fragments d'os en rinçant à plusieurs reprises la région touchée au moyen d'un liquide stérile. Selon le cas, il procédera ensuite à la fixation externe ou interne. Si la plaie n'est pas trop étendue, il pourra la refermer par des points de suture. Si la plaie est très étendue, il faudra éventuellement recourir à la chirurgie plastique; en attendant, la plaie sera nettoyée tous les deux ou trois jours par un membre de l'équipe chirurgicale, jusqu'à ce que la guérison soit suffisamment avancée pour procéder à la greffe de tissu, ce qui nécessite environ une semaine.  On administre généralement une antiobiothérapie préventive aux patients qui ont subi une fracture ouverte.

L'os guérit de lui-même

Lorsqu'il y a lésion des tissus mous, une couche de tissu fibreux cicatriciel doit se former vis-à-vis de la lésion pour protéger les tissus mous jusqu'à la guérison. Ce n'est pas le cas pour le tissu osseux. Celui-ci présente la capacité unique de guérir en se reformant, c'est-à-dire en produisant de nouvelles cellules osseuses vivantes. Lorsque l'os fracturé est convenablement immobilisé, même les fragments libres peuvent se rattacher au corps de l'os. Ce processus comporte trois stades chevauchants. Pendant le premier stade, dit inflammatoire, les cellules immunitaires nettoient les débris (cellules endommagées, particules osseuses, caillots sanguins) du site de la fracture. Lorsque le stade inflammatoire atteint son apogée, au bout d'un jour ou deux, la région périphérique de la fracture est enflée, raide et chaude au toucher, et même la pression la plus légère provoquer une douleur aiguë. Le stade inflammatoire, qui dure plusieurs semaines, prend fin graduellement.
Pendant le deuxième stade, qui débute plusieurs jours après la fracture, du nouveau tissu osseux (cal) commence à se former aux extrémités des fragments de l'os. Ce processus se poursuit pendant au moins un mois. Au début, le cal ne contient pas de calcium. Il est souple et flexible. Le cal est vulnérable et peut se rompre si les fragments sont déplacés. C'est pourquoi l'immobilisation est si importante. Après une période de trois à six semaines, le cal durcit, se calcifie et devient plus résistant.
Pendant le troisième stade, des cellules spécialisées restaurent l'os en surface pour lui redonner sa forme initiale, ce qui peut nécessiter plusieurs mois. Le cas est remplacé graduellement par du tissu osseux plus dur et plus résistant. Lorsque ce processus est achevé, les risques de désunion sont écartés. L'os se reforme plus rapidement chez les enfants que chez les adultes. Une fracture simple, qui guérit au bout de quatre à six semaines chez un tout-petit, mettra plusieurs mois pour le faire chez l'adulte.

Vivre avec un plâtre

On immobilise souvent une fracture fraîche au moyen d'une attelle, parce que cet appareil ouvert ne comprime pas les tissus susceptibles d'enfler pendant le stade inflammatoire. L'attelle peut être faite d'une simple planche de la longueur de l'os fracturé, autour de laquelle on dispose une bande ou du ruban élastique. Les professionnels de la santé utilisent souvent des demi-plâtres, c'est-à-dire des attelles en forme de U, faites de fibre de verre moulée ou de plâtre, qui soutiennent le membre sans le comprimer. Il existe plusieurs modèles d'attelles standards, de formes et de dimensions variées, pourvues de sangles velcro qui facilitent l'ajustement, la pose et le retrait.
Les plâtres conventionnels sont faits de bandes de plâtre ou de fibre de verre superposées qui durcissent sous l'effet de l'eau. La fibre de verre a l'avantage d'être plus légère et plus durable que le plâtre. Toutefois, le plâtre est plus facile à adapter au contour du membre affecté, ce qui accroît l'efficacité de la réduction et de l'immobilisation d'une fracture déplacée. Le plâtre provoque moins de points de pression douloureux sur la peau que la fibre de verre. Avant la pose du plâtre, le membre affecté est enveloppé d'une bande de coton doux pour protéger la peau contre l'irritation, particulièrement vis-à-vis des pointes osseuses, où la peau est plus mince.
La longueur et la forme du plâtre dépendent de la localisation de la fracture et des muscles et tendons à immobiliser. Pour les fractures de l'avant-bras et du poignet, on utilise un plâtre court, couvrant l'avant-bras, mais non le coude, et se terminant au niveau de la main. Pour les fractures du bras, du coude et de l'avant-bras, on se sert d'un plâtre long (allant de l'épaule à la main), lequel a l'avantage de préserver la position des muscles et tendons. Il existe aussi un troisième type de plâtre pour le bras, de forme cylindrique, qui débute juste sous l'épaule et se rend jusqu'au poignet. Le plâtre cylindrique permet de préserver la position des muscles et tendons du coude à la suite d'une dislocation ou d'une chirurgie.
Les plâtres utilisés pour les fractures des membres supérieurs sont également de diverses longueurs. Les plâtres courts (couvrant la jambe, mais non le genou, et se terminant au niveau des orteils) sont utilisés pour les fractures de l'extrémité distale du tibia ou de la cheville, et pour les entorses graves de la cheville, accompagnée d'une déchirure ligamentaire. Le plâtre long, qui va du milieu de la cuisse jusqu'aux orteils, est utilisé pour les fractures du haut du tibia.
Pour limiter l'œdème, il est recommandé de garder le membre plâtré en élévation, à la même hauteur que la poitrine, pendant une période de 48 heures. Vous pouvez aussi placer un grand sac de petits pois surgelés ou un sac de glace du commerce autour sur l'attelle ou le plâtre, au niveau du site de la fracture. Par la suite, vous devrez encore garder le membre affecté en élévation à intervalles réguliers, selon les directives de votre médecin. Faites bouger vos doigts et vos orteils régulièrement, ceci contribuant à activer la circulation sanguine dans le membre affecté et à réduire l'œdème.
Le plâtre doit être bien ajusté, sans être trop serré. Signalez rapidement à votre médecin toute sensation de pression, de douleur ou d'engourdissement, ces symptômes pouvant indiquer la présence d'un ulcère cutané ou du syndrome du compartiment (enflure excessive des muscles blessés), lesquels doivent être traités rapidement.
Vous porterez votre plâtre pendant au moins deux mois. Voici quelques conseils qui vous faciliteront la vie pendant cette période.
D'abord et avant tout, assurez-vous de ne jamais mouiller le coton doux qui protège directement votre peau, sous le plâtre. Le cas échéant, elle pourrait ne jamais sécher complètement et avoir un effet de macération sur la peau (affaiblissement et lésion). Si cela se produit, il faut retirer le plâtre et le remplacer pour prévenir l'infection. Vous trouverez dans le commerce des couvre-plâtre imperméables et étanches. Vous pouvez aussi fabriquer vos propres couvre-plâtre avec de grands sacs en plastiques et du ruban-cache.
Examinez quotidiennement l'apparence de votre peau vis-à-vis des ouvertures du plâtre. Si vous constatez la présence de rougeurs ou de petites ulcérations, appliquez une lotion appropriée. Si les bords du plâtre sont trop rugueux et que le frottement provoque de l'irritation ou de petites plaies, recouvrez les bords rugueux au moyen de tissu doux, par exemple, de la molesquine ou de la gaze.
Pendant la nuit ou les périodes de repos, assurez-vous de bien positionner votre membre plâtré, en le calant et en le gardant en élévation au moyen d'oreillers pour vous assurer que les bords du plâtre ne pincent pas et ne compriment pas la peau.
Enfin et cela, même si les démangeaisons vous semblent insoutenables, résistez à la tentation d'insérer un objet pointu ou tranchant (crayon, ouvre-lettre, etc.) sous votre plâtre pour vous gratter. De tels objets peuvent se coincer et glisser sous votre plâtre, hors de votre portée. Cela arrive très souvent! Si cela se produit, vous devez vous rendre à l'hôpital pour faire retirer votre plâtre et en poser un nouveau. Pour soulager les démangeaisons, essayez plutôt de diriger de l'air frais sous le plâtre au moyen d'un sèche-cheveux.

La réadaptation

Il suffit de quelques semaines de port d'un plâtre long pour que le volume musculaire, sous l'effet de l'inaction, diminue à un point tel que le patient peut passer la main sous le plâtre, pourtant étroitement ajusté au moment de la pose. Les muscles et les tendons des articulations immobilisées par le plâtre perdent non seulement du volume, mais développent également de la raideur qui les empêche de s'étendre et de fléchir complètement. Lorsque du retrait du plâtre, la plupart des patients doivent se soumettre, sous la supervision d'un physiothérapeute, à des séances d'exercices spécifiques visant à restaurer l'amplitude articulaire et la force musculaire. De plus, des exercices quotidiens seront requis pour que le membre affecté retrouve entièrement sa force et son amplitude normales.

Le pronostic


Plus le patient est âgé, plus il faut de temps pour se rétablir d'une fracture. Les enfants guérissent plus facilement et plus rapidement, de sorte, qu'au bout de plusieurs années, il ne reste aucune trace de fracture ancienne sur les clichés radiologiques. De manière générale, les personnes d'âge moyen se rétablissent entièrement d'une fracture, bien qu'ils aient besoin de plus de temps que les enfants pour guérir. Les personnes âgées, de 70 ou 80 ans par exemple, qui subissent une immobilisation à la suite d'une fracture (telle une fracture de fragilité de la hanche) doivent s'attendre à une longue et difficile période de récupération, pendant laquelle ils auront besoin chaque jour du soutien et de l'aide de personnes soignantes.

Interventions chirurgicales pour le traitement des fractures de la tête radiale chez l'adulte

La tête radiale est située à l'extrémité supérieure du radius, qui est l'un des deux os de l'avant-bras. Les fractures de la tête radiale sont les fractures les plus fréquentes du coude chez l'adulte. Elles peuvent gravement affecter la fonction du coude. Les fractures les moins graves sont généralement traitées sans intervention chirurgicale et les fractures les plus graves à l'aide d'une intervention chirurgicale. Il existe trois grands types d’intervention chirurgicale. L'une est la résection, dans laquelle la tête radiale fracturée est retirée. Un autre type est la réduction à ciel ouvert avec fixation interne (ROFI), dans laquelle l'os fracturé est remis en place et fixé par divers dispositifs tels que des vis. Le troisième type d'intervention chirurgicale est le remplacement de la tête radiale ou arthroplastie, dans laquelle la tête radiale est remplacée par une prothèse métallique. Il existe une incertitude et une controverse quant au moment où l'intervention chirurgicale est nécessaire et quant au meilleur type d'intervention chirurgicale.
Cette revue comprend les éléments de preuve issus de trois essais contrôlés randomisés avec un total de 251 participants. Les trois essais présentaient un certain risque de biais, ce qui signifie que leurs résultats pourraient ne pas être fiables.
Deux essais comparaient le remplacement de la tête radiale à la ROFI pour le traitement des fractures de la tête radiale hautement fragmentées. Ces essais ont révélé qu'après un remplacement de la tête radiale, les patients présentaient une fonction du coude significativement meilleure et moins d'événements indésirables que ceux traités par ROFI après une durée de suivi comprise entre un et trois ans.
Un essai comparait les broches biodégradables aux vis métalliques standard dans le traitement des fractures de la tête radiale déplacées. Il a révélé des résultats similaires pour les deux types de matériaux en termes de fonction du coude et d'événements indésirables.
Globalement, il existe des données recommandant de remplacer la tête radiale pour le traitement des fractures de la tête radiale hautement fragmentées plutôt que de tenter de remettre l'os fracturé en place. Cependant, les données sont de faible qualité et on ne sait pas si ces résultats seraient valides à plus long terme ou de manière plus générale. L'utilisation de prothèses biodégradables pourrait être aussi efficace que les prothèses métalliques pour la fixation de certaines fractures généralement plus stables mais des données supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ceci.
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Les algies périnéales

Les algies périnéales d'origine proctologique DR PIERRE COULOM Clinique Saint Jean Languedoc Toulouse La douleur est un des symptômes les plus fréquent en consultation de proctologie. Les algies ano rectaux périnéales chroniques posent un problème diagnostique et thérapeutique. En effet, s'il est facile d'éliminer lors de la première consultation une pathologie fissuraire, hémorroïdaire, infectieuse, suppurative ou inflammatoire, les autres étiologies des algies pelvi périnéales nécessitent un cheminement diagnostique reposant pour beaucoup sur l'examen clinique et neurologique et des examens complémentaires faisant la part de nombreuses spécialités. En effet, ce chapitre des pelvi périnéales intéresse le gynécologue, l''urologue, le proctologue, le rhumatologue et le rééducateur, mais aussi l'électromyographiste, le radiologue, l'algologue et le psychiatre... Les tentatives de réunion des différentes spécialités dans le cadre des groupes de travail en périnéologie à jeûni l'identification des pathologies autrefois mal identifiée et leur traitement.

Lesions objectives ano rectales :

le simple examen proctologique dans lequel l'interrogatoire joue un rôle essentiel permet d'identifier 3 lésions les plus fréquentes :

La fissure anale :

La douleur est déclenchée par l'exonération souvent avec un intervalle libre de quelques minutes.L'examen objective la contracture sphinctérienne et l'ulcération en raquette localisée le plus souvent à la commissure postérieure de l'anus.

La thrombose hémorroïdaire :

Elle est pratiquement la seule manifestation douloureuse des hémorroïdes. La douleur est contemporaine de l'apparition de la tuméfaction anale. La thrombose interne et la thrombose externe n'ont pas la même présentation = tuméfaction bleutée pour l'une, bourrelet oedémateux parfois nécrotique de la circonférence anale pour l'autre. La thrombose interne peut ne pas être prolobée et c'est le TR et l'anuscopie qui font le diagnostic.

Les suppurations ano périnéales :

Elles se manifestent par des douleurs de plus en plus vives, pulsatiles non influencées par le repos ou la défécation. La fièvre inconstante au début s'associe à la tuméfaction rouge, chaude douloureuse déformant la marge anale.Dans ces affections algiques proprement proctologiques le traitement de la douleur correspond à la thérapeutique de la cause.

Les algies anorectales "essentielles" :

Elles sont ressenties au niveau du canal anal ou du rectum de la région péri rectale : leur localisation est prévue avec des irradiations très variables et très atypiques. -Leur survenue est capricieuse sans rapport avec la défection, -il existe un terrain psychique particulier : dépression réactionnelle, émotivité, névrose. On distingue classiquement : - la proctalgie fugace - le syndrome du releveur - la coccygodinie - les névralgies pudendales.

La proctalgie fugace :

Elle est diagnostiquée dès qu'elle est évoquée, son diagnostic repose donc sur l'interrogatoire. L'examen clinique est normal.C'est une algie intermittente touchant 15% de la population générale mais probablement plus puisque 80 % des patients atteints ne consultent pas pour ce motif. Elle surviennent entre 30 et 60 ans plutôt chez des sujets de sexe féminin volontier hypochondriaques, stressés et authentiques. (1)La douleur est plutôt rectale basse paroxystique d'emblée, à type de crampe, anxiogène, sans facteur déclenchant, elle survient surtout la nuit.Elle dure quelques secondes à quelques minutes (moins de 5 minutes dans 90% des cas). Les expédients pour arrêter la crise sont nombreuses : défécation, toucher anal, suppositoires lavements, positions. Les crises douloureuses sont généralement peu fréquentes : moins de 5 crises/an. Les patients sont totalement asymptomatiques entre les crises et leur examen clinique est normal. (2)

Le mécanisme de cette affection est encore méconnu. on a pu évoquer sur le caractère paroxystique une névralgie. (Thayssen) un spasme vasculaire, une ischémie transitoire, un spasme du sigmoïde, une crampe du sphincter externe ou du releveur de l'anus. L'hypothèse la plus actuelle est celle d'une contraction du muscle lisse (contractant le sphincter interne et la musculeuse rectale). (3)

M. Kamm et ses collaborateurs du St Marks hospital à Londres ont d'ailleurs identifié des familles présentant une pathologie héréditaire (mode autosomique dominant avec pénétrance variable) associant hypertonie anale de repas, une constipation terminale des proctalgies fugaces et un épaississement caractéristique du sphincter interne en échographie endoanale. (4) Le traitement repose sur les myorelaxants. une étude en double aveugle et en cross over conduite par Echardt a montré la supériorité du Salbutamol sur le placebo pour écouter la crise (3) Le traitement de la proctologie paroxystique ne reconnaît aucune solution chirurgicale.

Le syndrome du releveur :

Décrit par Fhiele en 1936 sous le terme de coccygodinie alors que la coccygodinie est une douleur très localisée au niveau du coccyx, sans irradiation et majorée en position assise, le syndrome du releveur est une entité reconnue par la classification de Rome II des troubles fonctionnels digestifs.Il affecte dans 75 % des cas la femme d'âge moyen (40-60 ans).La douleur d'abord discrète augmente avec le temps, elle est de siège anal et/ou rectal volontiers localisée à gauche à type de pesanteur profonde, de brûlure intra rectale, de sensation de corps étranger.La douleur n'est pas nocturne.Les irradiations se font vers le pelvis, la faux postérieure des cuisses, les organes génitaux, le pli inter fessier. Elle est exacerbée par la position assise à la position debout.

La façon dont s'assoit la patiente sur le bord du fauteuil de la salle d'attente dansant d'une fesse sur l'autre est caractéristique. Il s'agit d'un véritable syndrome postural puisque la sensation debout ou le décubitus soulagent les patients. L'examen proctologique est normal mais retrouve une contrainte franche et douloureuse à la pression du releveur de l'anus. Whithead a proposé des critères diagnostiques précis du syndrome du releveur. (5) -Douleurs ou brûlures rectales chroniques et récurrentes. + -Episodes douloureux durant plus de 20 minutes. + -Evoluant depuis plus de trois mois non consécutifs dans les douze derniers mois. + -Absence d'étiologie patente (fissure-abcès) + -contracture des releveurs au TR et douleur à l'étirement du muscle.

Les thérapeutiques sont aussi variables que les explications nosologiques.Un point essentiel est de rassurer les patients en éliminants les diagnostics inquiétants et d'attribuer à l'anomalie de fonctionnement musculaire l'élément douloureux chronique.Le biofeed back, les infiltrations transanales (6), la bloc épidural candal (7), la stimulation électrogalvanique ont pour effet de rompre le cycle spastique.

Le syndrome du muscle piriforme (pyramidal)

se manifeste par des douleurs de la fesse en position assise (syndrome du chauffeur de taxi) ou lors d'efforts physiques (montée d'escalier). Les irradiations de ces algies latéralisées se font en fonction de l'irradiation du nerf sciatique ou du nerf cutané postérieur de la cuisse. La douleur est déclenchée par l'appui sur l'insertion trochantérienne du muscle périforme, par la pression de la région médiane du muscle, par le toucher de la paroi postéro latérale rectale et par la mobilisation du nerf inférieur. (9)

La coccygodinie :

Elle se manifeste par des douleurs en position assise et déclenchée par la palpation et la mobilisation du coccyx.Avant les travaux de Maigne (10) la coccygodinie ou coccyalgie était confondue avec un ensemble de syndromes, comme le syndrome du pubo retal, la myalgie pelvienne, la proctalgie chronique, le spasme du releveur.Le traumatisme (chute ou accouchement) reconnu comme étiologie de l'affection témoigne d'une origine mécanique de la douleur.Le coccyx douloureux est exploré par les clichés dynamiques de profil en position indifférente et en position assise et éventuellement par une discographie. trois lésions sont rencontrées : - la luxation postérieure, -l'hypersensibilité en flexion (> 25 à 30°) -les épines, Le traitement de la coccygodinie peut être manuel, médical par la pratique d'infiltrations ou chirurgical par la coccygectomie.

Les algies neurologiques :

La névralgie pudendale est une douleur chronique à type de brûlure et de dysesthésie accentuée en position assise. La topographie correspond aux territoires d'innervation sensitive du nerf pudendal et de ses branches. Décrit par Armareno en 1987, la névralgie pudendale et ses étiologies ont été identifiées (11). Les études anatomiques de l'école Nantaise ont ensuite les zones de conflits possibles (12) : pince constituée par le ligament neuro épineux et par le ligament sacro tubéral; canal d'Alcook, processus falciforme du ligament sacro tubéral (grand ligament sacro sciatique).Les douleurs calmées en position debout n'entraînent pas de réveil nocturne et les étiologies diverses (chute pratique du cyclisme...) ne sont en fait le plus souvent que l'élément gachette du syndrome canalaire.

Quand un seul rameau nerveux est lésé, la douleur peut être distribuée de façon élective au sphincter anal, à la valvule, aux testicules, la douleur déclenchée par le toucher rectal profond, le doigt sur la paroi postérieure du rectum, au niveau de l'épine ischiatique et pathognomonique surtout lorsque la douleur est unilatérale et ne s'accompagne d'aucun trouble urologique, gynécologique ou proctologique.

L'atteinte proximale du nerf pudendal est plus rare et souvent il s'agit d'une atteinte iatrogène (blessure au cours d'une spinofixation) : intervention de Richter.Les lésions distales doivent être différenciées des atteintes radiculo plexiques (zona, tumeurs malignes, radiothérapie) et des atteintes médullaires (tumeurs bénignes ou malignes).Les explorations électrophysiologiques objectivent des signes de dénervation périnéale, une augmentation de la latence distale motrice du nerf pudendal après stimulation endorectale avec l'électrode du St Marks Hospital.

Les infiltrations scanno-guidées sont un véritable test diagnostique soulageant immédiatement la patiente par la xylocaïne et la traitant par l'injection de corticoïdes. Les infiltrations doivent être espacées de 6 semaines et ne doivent pas être répétées au delà de trois fois.La thérapeutique ultime est chirurgicale et consiste en une libération chirurgicale par voie glutéale (13) ou par voie vaginale ou para anale. L'évolution de la connaissance en matières d'algies périnéales a permis d'identifier des syndromes reconnaissant une étiologie précise.Reste pour le praticien a fait part de ce qui ne relève pas de sa spécialité.Il n'en reste pas moins que certaines algies inclassables désignées sous l'appellation de psychogène doivent nous faire poser la question de l'expression de la personnalité de nos patients sur le mode douloureux : "je souffre donc je suis"

Bibliographie

(1) Thompson WG. Proctalgia fugacee . Dig Dis. Sci, 1981; 26 : 1121-4 (2) De Parads . V. Etienney I, Atienza P. Proctalgie fugace courrier colo Procto n°3 vol IV 2003 61-62

(3) Eckardt VF, dodt O, Kanzler. G, Anorectal function and morphology impartient with sporadic proctologia fugace Dis colon rectum 1996, 39:755-62 (4) Kamm M.A, hoyle CHV, burleigh DE etal. Heredity international anal sphincter myopathy causing proctologia fugase and constipation. A newly identified condition. Gastroenterology 199; 100 : 805-10 (5) Whithead WE, Wald a, Diarnant NE et AL. functionnal disorders of the anus and rectum. Gut 1999; 45 (sup 2) : 1155-9 (6) Kang YS Jeong SY, cho HS etal, transally injected triamcinolone in the levator syndrome. Dis colon rectum 2000; 43-1288-9

(7) Yoon KS, choi SK, Arnaranath A et al. Candal epidural block with methypredmiston cuetate in the managment of chronic idiopathic rectal pain. Colo proctology1994; 16 : 161-6

(8) Sohn N, Weinstein MA, Robbins RD. the elevator syndrome and its breatment with high voltage electro galvanic stimulation. Am J. Sur 1982; 144 : 80-2

(9) Bauer P. syndrome du muscle punctiforme à l'usage des proctologues. Act med Int. 2001; 15 : 191-3

(10) Maigne 14, guedy S, fautrel B. Coccygodinie : intérêt des clichés dynamiques Rev Rhum Mal osteoartic 1992; 59 : 728-31

(11) Ammarenno G, Kerdraon J, Bouju P et al.1987 treatments of perineal nevralgia caused by involerment of pudendal neuve Rev. Neuro 153 : 331-5

(12) Robert R, Prat-Pradal D, Labat ss et al (1998). Anatomic basis of chronic perinal pain : role of the pudendal neuve. Surg radial Anat 20:93-8

(13) Robert R, Brunet C, Faure A et al (1994) la chirurgie du nerf pudendal lors de certaines algies périnéales : évolution et résultats. Chirurgie : 119 : 535-9

Source (click ICI)

10 signes qui prouvent que vous pouvez avoir un parasite

Ayant un parasite peut être une pensée effrayante, mais vous n'êtes pas seul; les parasites sont beaucoup plus fréquents que vous le pensez. Il est un mythe que les parasites existent seulement dans les pays sous-développés. En fait, la majorité des patients que je vois dans ma clinique ont un parasite. Comme vous le verrez, les parasites peuvent causer une myriade de symptômes, seuls quelques-uns qui sont effectivement digestif dans la nature.

Qu'est-ce qu'un parasite?

Un parasite est un organisme qui vit et se nourrit d'un autre organisme. Quand je parle de parasites intestinaux, je fais référence à de minuscules organismes, généralement des vers, qui se nourrissent de votre nutrition.

Quelques exemples de parasites comprennent les ascaris, les ténias, les oxyures, trichures, ankylostomes, et plus encore. Parce que les parasites viennent dans tant de formes et de tailles différentes, ils peuvent provoquer un très large éventail de problèmes. Certains consomment votre nourriture, vous laissant faim après chaque repas et incapable de prendre du poids. D'autres se nourrissent de vos globules rouges, provoquant une anémie. Certains pondent des œufs qui peuvent causer des démangeaisons, de l'irritabilité, et même l'insomnie. Si vous avez essayé d'innombrables approches pour guérir votre intestin et de soulager vos symptômes, sans succès, un parasite pourrait être la cause sous-jacente de beaucoup de vos symptômes inexpliqués et non résolus.

Comment obtenez-vous les parasites?

Il existe un certain nombre de moyens pour contracter un parasite. Tout d'abord, les parasites peuvent entrer dans votre corps par les aliments et l'eau contaminés. La viande insuffisamment cuite est un lieu commun pour les parasites de se cacher, ainsi que de l'eau contaminée provenant de pays sous-développés, les lacs, les étangs, les ruisseaux ou. Toutefois, la viande est le pas le seul coupable. Fruits et légumes impurs ou contaminés peuvent également héberger des parasites. Certains parasites peuvent même entrer dans le corps en voyageant à travers le fond de votre pied.

Une fois qu'une personne est infectée par un parasite, il est très facile de passer le long. Si vous avez un parasite et ne se lavent pas les mains après avoir utilisé les toilettes, vous pouvez facilement passer œufs de parasites microscopiques sur tout ce que vous touchez - la poignée de porte, la salière, votre téléphone, ou quelqu'un que vous touchez. Il est également très facile à contracter un parasite lors de la manipulation des animaux. Le lavage des mains est une opportunité majeure pour éviter la contamination et la transmission du parasite. Voyager à l'étranger est une autre façon que les parasites étrangers peuvent être introduits à votre système. Si vous avez consommé toute l'eau contaminée lors de vos déplacements, vous avez peut-être acquis un parasite d'une certaine sorte.

10 signes que vous pourriez avoir un parasite

Vous avez une constipation expliqué, de la diarrhée, de gaz ou d'autres symptômes de IBSYou voyagé à l'étranger et rappelez-vous avoir la diarrhée du voyageur tout abroadYou ont une histoire d'intoxication alimentaire et votre digestion n'a pas été le même since.You avoir du mal à vous endormir ou vous réveiller plusieurs fois au cours de la night.You obtenir irritations de la peau ou des éruptions cutanées inexpliquées, les ruches, la rosacée ou eczema.You grincer des dents dans vos sleep.You avoir des douleurs ou des douleurs dans les muscles ou joints.You expérience fatigue, l'épuisement, la dépression, ou des sentiments fréquents de apathy.You jamais se sentir satisfait ou plein après votre meals.You've été diagnostiqué avec une anémie ferriprive.

Les signes d'un parasite peuvent souvent apparaître sans rapport et inexpliquée. Comme je l'ai mentionné précédemment, il existe de nombreux types de parasites que nous sommes exposés dans nos environnements. Je vois généralement parasites causant plus de constipation chez les patients que la diarrhée, mais certains parasites sont capables de changer l'équilibre des fluides dans votre intestin et provoquer une diarrhée. Troubles du sommeil, irritations de la peau, des changements d'humeur, et des douleurs musculaires peuvent tous être causés par les toxines que les parasites libération dans la circulation sanguine. Ces toxines provoquent souvent l'anxiété, qui peut se manifester de différentes façons. Par exemple, se réveiller au milieu de la nuit ou le meulage des dents pendant votre sommeil sont des signes que votre corps connaît l'anxiété pendant que vous reposer. Lorsque ces toxines interagir avec vos neurotransmetteurs ou des cellules de sang, ils peuvent causer des sautes d'humeur ou irritation de la peau.

Comment tester pour les parasites

La meilleure façon de tester un parasite est d'obtenir un test de selles. La plupart des médecins courent un test de selles classiques si elles soupçonnent un parasite, mais ce ne sont pas aussi précis que les tests de selles complètes que nous utilisons dans la médecine fonctionnelle.

Conventionnel œufs et de parasites Tabouret test

Des tests de selles classiques peuvent identifier les parasites ou les œufs de parasites dans les selles, mais ce test est livré avec de nombreuses limitations. Le problème avec ce test est qu'il est uniquement sous condition de succès. Ce test nécessite trois échantillons de selles séparées qui doivent être envoyés au laboratoire pour un pathologiste pour voir sous un microscope. Les parasites ont un cycle de vie très unique qui leur permet de tourner entre en dormance et vivante. Afin de les identifier dans ce test classique, l'échantillon de selles doit contenir un parasite vivant, le parasite doit rester en vie que l'échantillon navires au laboratoire, et le pathologiste doit être en mesure de voir la piscine de parasite vivant dans la diapositive. Alors que ceux-ci peuvent certainement tests utiles pour certaines personnes, ils sont incapables d'identifier les parasites dormants, et donc je vois souvent un nombre élevé de faux négatifs avec ce type de test de selles.

Médecine fonctionnelle complète Tabouret test

Dans ma pratique, je me sers d'un test de selles complètes sur tous mes patients. Le test complet est beaucoup plus sensible que le test de selles classique, car il utilise Polymerase Chain Reaction (PCR) pour amplifier l'ADN du parasite si il ya un. Cela signifie que le parasite peut effectivement être morte ou en phase de dormance et il sera détecté sur ce test. Parce que ce test utilise la technologie PCR, il ne dépend pas d'un pathologiste voir une piscine sur le parasite vivant sur la diapositive. Je diagnostique souvent parasites dans mes patients qui ont été manquées sur les tests de selles classiques.

Comment traiter les parasites

Le test de selles globale est en mesure d'identifier 17 parasites différents, donc quand je sais qui parasite mon patient a, je utiliser des médicaments sur ordonnance ciblant des espèces spécifiques de parasites. Si, cependant, le parasite ne peut pas être identifié, je l'habitude d'utiliser un mélange d'herbes, y compris caprylate de magnésium, berbérine, et des extraits de Tribulus, armoise, de pamplemousse, l'épine-vinette, le raisin d'ours, et le noyer noir. Vous pouvez généralement trouver une combinaison de fines herbes dans une pharmacie de compoundage ou thoughmy site. En général, ces préparations à base de plantes fournissent un large spectre d'activité contre les agents pathogènes les plus courants présents dans le tractus gastro-intestinal humain, tout en épargnant les bactéries intestinales bénéfiques. Avant de commencer un supplément à base de plantes anti-parasite, je vous recommande de consulter votre médecin et avoir vos enzymes hépatiques vérifier si vous avez des antécédents de maladie du foie, consommation excessive d'alcool ou des antécédents d'élévation des enzymes hépatiques.

Si vous pensez que vous pourriez avoir un parasite, je vous encourage à trouver un médecin de la médecine fonctionnelle dans votre région afin qu'ils puissent commander un test de selles complètes pour vous. Ma devise est, Tout commence dans votre intestin et votre intestin est la passerelle à la santé. Un intestin sain rend une personne en bonne santé.

Source: http://www.mindbodygreen.com/0-11321/10-signs-you-may-have-a-parasite.html

La fibromyalgie

La fibromyalgie est un syndrome caractérisé par des douleurs diffuses dans tout le corps, douleurs associées à une grande fatigue et à des troubles du sommeil.
fibromyalgie_pm Ce syndrome n’entraîne pas de complications graves, mais est très éprouvante et empêche souvent la personne qui en souffre d’accomplir ses activités quotidiennes ou de fournir un travail à temps plein.
L’existence de ce syndrome est reconnue depuis 1992 par l’Organisation mondiale de la Santé.
Cependant, la fibromyalgie est encore mal connue et mal comprise. Bien que les douleurs soient réelles et très pénibles, les médecins ne parviennent pas à détecter de lésion ni d’inflammation permettant d’expliquer ces symptômes. Pour cette raison, la fibromyalgie a suscité certaines polémiques dans le milieu scientifique, à tel point que des médecins ne croyaient pas à son existence. Aujourd'hui, il semble que certains facteurs physiologiques (anomalies du système nerveux, perturbations hormonales, etc.) et génétiques soient en cause. Des événements extérieurs (traumatismes, infection...) pourraient aussi être impliqués. Les causes exactes demeurent toutefois incertaines.
Le terme fibromyalgie vient de « fibro », pour fibrose, de « myo » qui signifie muscles et d’« algie » qui signifie douleur. Il a été critiqué par certains médecins, car il n’existe aucune fibrose des muscles à l’origine des douleurs. Le terme « syndrome polyalgique idiopathique diffus », ou SPID, a également été proposé, mais n’a pas fait l’objet d’un consensus international.

Prévalence

Les statistiques révèlent que, dans les pays industrialisés, la fibromyalgie touche de 2 % à 6 % de la population. Au Canada, 900 000 personnes en sont atteintes. En France, le ministère de la Santé estime que 2 % environ de la population est atteinte de fibromyalgie.
Environ 80 % des personnes atteintes sont des femmes. La maladie apparaît souvent vers 30 ans à 60 ans. Quelques rares cas de fibromyalgie ont toutefois été décrits chez des enfants, sans que l’on soit certain qu’il s’agisse de la même maladie.

Fibromyalgia symptoms.svgDiagnostic

Ses symptômes nombreux et sa ressemblance ou sa cohabitation avec d'autres maladies ou syndromes (rhumatismes articulaires, maladies de système, syndrome de fatigue chronique, syndrome de l’intestin irritable, migraine, etc.) compliquent le diagnostic de fibromyalgie. Ainsi, en Amérique du Nord, les personnes atteintes doivent attendre en moyenne 5 ans (et une dizaine de visites médicales) avant d’obtenir le diagnostic de fibromyalgie3, même si ce temps a tendance à diminuer depuis quelques années. Avant de poser un diagnostic de fibromyalgie, les médecins demandent des examens complémentaires (en particulier prises de sang et radiographies) afin d’écarter d’autres maladies qui se soigneraient tout autrement.
Ensuite, partout dans le monde, le diagnostic de la fibromyalgie repose sur deux critères établis par l'American College of Rheumatology, retenus et approuvés par un comité international :
  • La présence d’une douleur diffuse pendant plus de 3 mois. La douleur doit être présente des deux côtés du corps (gauche-droite), en haut et en bas de la ceinture, ainsi qu’à la colonne vertébrale.
  • Une sensation de douleur sur au moins 11 des 18 points caractéristiques de la maladie (voir schéma).
Note. Ces critères sont toutefois critiqués par de nombreux médecins, entre autres parce que le nombre de 11 points douloureux est arbitraire. Ainsi, certaines personnes ayant 8 ou 9 points douloureux peuvent tout de même être atteints de fibromyalgie59. De plus, la localisation et le nombre de points douloureux peuvent varier chez une même personne d’un jour à l’autre. Enfin, certaines formes graves de fibromyalgie causent des douleurs partout sur le corps, et pas seulement aux muscles.
Le syndrome de fatigue chronique, caractérisé par une fatigue profonde et des douleurs articulaires et musculaires, ressemble beaucoup à la fibromyalgie et il n’est pas toujours facile de les différencier. La différence principale entre ces deux affections est le fait que la fatigue prédomine en cas de syndrome de fatigue chronique, et plutôt la douleur en cas de fibromyalgie.
Maladies associées : On retrouve assez souvent associées à la fibromyalgie des problèmes tels que les maux de tête, troubles du côlon (côlon irritable), syndrome des jambes sans repos, troubles oculaires, tremblements.

Causes

Les causes du syndrome ne sont pas encore connues. Bien que la fibromyalgie engendre des douleurs musculaires chroniques, il n’y a aucune lésion visible dans les muscles pouvant expliquer les douleurs. Il s’agit d’une maladie où de nombreux facteurs sont probablement à l’origine des symptômes. Plusieurs hypothèses ont été avancées. Voici celles qui retiennent le plus l’attention des chercheurs.
Epuisement de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou axe du stress :
On pense qu’il pourrait y avoir eu chez les personnes prédisposées, une succession de 2 éléments très importants :
- A l’adolescence ou à l'enfance, un événement très émotionnellement éprouvant, un stress puissant par exemple un inceste.
- A l’âge adulte, sur ce terrain prédisposé, généralement entre 30 et 50 ans, à l’occasion d’un nouveau stress, la personne bascule dans le syndrome fibromyalgique.
On retrouve souvent ce type de séquences chez les personnes fibromyalgiques.
Diminution du seuil de perception de la douleur
Les personnes atteintes de fibromyalgie ressentent davantage la douleur que les autres. En d’autres termes, leur système nerveux répond de façon anormale aux stimuli extérieurs : une légère pression suffit à déclencher un message de « douleur » chez les personnes fibromyalgiques. Cette plus grande sensibilité à la douleur serait liée au dysfonctionnement de certaines zones du cerveau et à des anomalies de la transmission des messages nerveux.
Anomalies physiologiques du système nerveux
Plusieurs études ont montré une diminution des taux de neurotransmetteurs, comme le glutamate ou la sérotonine, chez les personnes atteintes de fibromyalgie. De même, des anomalies hormonales (concernant l’hypophyse et le thalamus, dans le cerveau) ont été décrites chez les patients fibromyalgiques. Aucune de ces observations ne permet cependant à elle seule d’expliquer la maladie.
Facteurs génétiques
Il est désormais démontré que la fibromyalgie a également une composante génétique, plusieurs personnes étant atteintes dans certaines familles59. Plusieurs gènes pourraient être impliqués dans le déclenchement de la fibromyalgie, mais les études effectuées dans ce domaine n’ont pas donné de résultats satisfaisants.

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D’autres pistes explorées

Facteurs biologiques
Un trouble métabolique de la substance P augmenterait la sensibilité à la douleur. Son association avec le stress, l'anxiété et la dépression est aussi connue.
Un manque chronique de sommeil réparateur. Il se peut que le mauvais sommeil ne soit pas seulement un symptôme, mais aussi une cause de la fibromyalgie.
Événements extérieurs
De nombreux agents infectieux ont été incriminés pour expliquer le déclenchement de la fibromyalgie, comme les virus de l’hépatite C ou B, par exemple, ou la bactérie en cause dans la maladie de Lyme. Environ 10 % des personnes atteintes de fibromyalgie déclarent avoir souffert d’une infection avant le début des symptômes60.
Dans de nombreux cas, un traumatisme physique (accident) est impliqué dans le déclenchement de la fibromyalgie. Les accidents de voiture causant un « coup du lapin », c’est-à-dire un traumatisme des vertèbres cervicales, sont souvent montrés du doigt. Des traumatismes émotionnels peuvent aussi être en cause, mais ils ne concernent pas tous les cas de fibromyalgie60. C’est le cas des sévices sexuels ou de la violence survenus tôt dans la vie, ainsi que de certains événements dramatiques (agression, attentat...).
Fibromyalgie et profil psychologique
De nombreuses études montrent un lien fort entre la fibromyalgie, l’anxiété et la dépression, qui sont présentes dans un tiers des cas environ61. Les troubles anxieux sont souvent présents avant l’apparition des douleurs (3/4 des patients), tandis que la dépression apparaît le plus souvent après le début de la fibromyalgie60. Les personnes atteintes de fibromyalgie ont souvent un profil psychologique particulier, défini par un caractère propice au « catastrophisme » ou à la « dramatisation », en particulier devant la douleur. Cette attitude a tendance à amplifier l’intensité de la douleur, le sentiment d’impuissance et de détresse. De plus, les syndromes dépressifs contribuent à abaisser le seuil de la douleur. S’ensuit alors un cercle vicieux qui rend encore plus difficile l’atténuation des symptômes.
Il faut noter qu’une dépression chronique finit naturellement par entraîner des douleurs et qu’une douleur chronique finit par entraîner une dépression. D’où un lien entre les deux syndromes fibromyalgique et dépressif.

Évolution

La fibromyalgie n’est pas une maladie grave, au sens où elle n’entraîne pas de complications de santé majeures. Elle n’en est pas moins une maladie pénible et invalidante pour les personnes qui en souffrent. Les douleurs sont chroniques et souvent résistantes aux différents traitements, qu’ils soient médicaux, physiques ou psychologiques. Cependant, elles ont tendance à rester stables à long terme, ou à s’atténuer. Il n’y a généralement pas d’aggravation.
L’intensité de la douleur et de la fatigue limite les activités quotidiennes et peut parfois avoir des répercussions sur l’activité professionnelle. Cependant, le fait de maintenir son activité professionnelle est bénéfique sur le plan psychologique comme sur le plan physique, comme l’a montré une étude suédoise en 200562. Des aménagements du temps de travail et du poste sont parfois nécessaires lorsque les douleurs sont très importantes.
La fibromyalgie est caractérisée par des douleurs étendues et diffuses, principalement musculaires, associées à une fatigue chronique et des troubles du sommeil. Cependant, les symptômes diffèrent d’une personne à l’autre. De plus, le climat, le moment de la journée, le niveau de stress et d'activité physique sont des facteurs qui influencent la gravité des symptômes et leur variabilité dans le temps. Voici les principaux symptômes.
  • Des douleurs musculaires diffuses qui s'accompagnent de raideurs matinales, et de certains endroits précis du corps douloureux au toucher (voir le schéma). Le cou et les épaules sont généralement les premiers endroits douloureux, suivis par le dos, le thorax, les bras et les jambes.
    Dans les situations extrêmes, un simple toucher ou même un effleurement cause des douleurs sur tout le corps (un phénomène nommé allodynie). La douleur peut s’accompagner de l’impression que les zones douloureuses sont gonflées.
  • Une douleur constante, mais aggravée par les efforts, le froid, l’humidité, les émotions et le manque de sommeil58.
  • Un sommeil léger et non réparateur, causant une fatigue dès le réveil.
  • Une fatigue persistante (toute la journée), présente dans 9 cas sur 10. Le repos ne permet pas de la faire disparaître.
  • ces principaux symptômes peuvent s’ajouter des symptômes moins caractéristiques, mais tout aussi gênants.
  • Des maux de tête ou de fortes migraines, possiblement causés par des tensions musculaires au cou et aux épaules, et par un dérèglement des voies naturelles de contrôle de la douleur.
  • Un syndrome de l’intestin irritable : diarrhée, constipation et douleurs abdominales.
  • Un état dépressif ou une anxiété (chez environ le tiers des personnes fibromyalgiques).
  • Des difficultés de concentration.
  • Une augmentation de l'acuité des sens, soit une sensibilité accrue aux odeurs, à la lumière, au bruit et aux changements de température (en plus de la sensibilité au toucher).
  • Un engourdissement et des fourmillements aux mains et aux pieds.
  • Des menstruations douloureuses et un syndrome prémenstruel marqué.
  • Un syndrome de la vessie irritable (cystite interstitielle).

Personnes à risque

  • Les femmes. La fibromyalgie touche environ 4 fois plus de femmes que d’hommes1. Les chercheurs pensent que les hormones sexuelles influencent l’apparition de cette maladie, mais ils ne savent pas encore de quelle manière précisément.
  • Les personnes dont un membre de la famille souffre ou a souffert de fibromyalgie ou de dépression.
  • Les personnes qui ont des troubles du sommeil en raison de spasmes musculaires nocturnes ou du syndrome des jambes sans repos.
  • Les personnes qui ont vécu des expériences traumatisantes (un choc physique ou émotionnel), comme un accident, une chute, des sévices sexuels, une intervention chirurgicale ou un accouchement difficile.
  • Les personnes qui ont contracté une infection importante, comme une hépatite, la maladie de Lyme ou le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
  • Les personnes atteintes d’une maladie rhumatismale, comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus.

Facteurs de risque

Que des facteurs de risque, ces caractéristiques sont surtout des facteurs aggravants de la maladie.
  • Le manque ou l'excès d’activité physique.
  • La tendance à avoir des pensées catastrophistes, c’est-à-dire à se concentrer sur tout ce que la douleur apporte de négatif dans sa vie.      
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  • Prévention

  • Peut-on prévenir?
    La cause de la fibromyalgie n'ayant pas été formellement identifiée, aucune manière de la prévenir n'est reconnue.
    Mentionnons seulement qu’il est recommandé de ne pas être en surpoids, car celui-ci accentue les douleurs aux articulations et aux muscles2. Calculez votre indice de masse corporelle (IMC) et votre tour de taille.

    Traitements médicaux

    Il n’existe pas actuellement, de façon formellement démontrée de traitement efficace, de la fibromyalgie. La médecine peut seulement aider à mieux gérer la douleur. Même s’il n’existe pas de traitement connu pour guérir la fibromyalgie, il existe une prise en charge.
    Médicaments
    Parce qu'on connaît encore peu les mécanismes en cause dans la fibromyalgie, les traitements médicaux offerts aux malades reposent sur le blocage des mécanismes en cause dans la douleur et des troubles du sommeil.
    Pour atténuer les douleurs, un des meilleurs résultats est obtenu avec le Tramadol. Les antalgiques ou antidouleur puissants, comme la morphine, permettent d’atténuer la douleur, mais ne peuvent évidemment pas être utilisés de façon prolongée. Le tramadol (Ralivia®, Zytram®), de la famille des opiacés (comme la morphine), s’est toutefois montré efficace dans plusieurs essais récents menés chez des 63patients fibromyalgiques. Il est recommandé pour le traitement de la fibromyalgie par de nombreux experts, seul ou en association avec l’acétaminophène. Ce médicament ne devrait toutefois être utilisé qu’en dernier recours, lorsque les autres traitements se sont avérés inefficaces. Son emploi doit se faire sous surveillance étroite du médecin en raison du risque de dépendance.
    Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), par exemple l'ibuprofène (comme Advil® ou Motrin®), le naproxène et l'acétaminophène (Tylenol®) permettent parfois d'atténuer les douleurs et les raideurs musculaires. Leur efficacité varie d'une personne à l'autre. Ils sont surtout utiles lorsque la fibromyalgie apparaît chez une personne atteinte d’une maladie inflammatoire, comme la polyarthrite rhumatoïde. Dans les cas de fibromyalgie « simple », ils sont rarement recommandés.
    Attention. À long terme, l'usage de médicaments de type AINS peut causer des effets indésirables sérieux : douleurs et saignements à l'estomac, ulcères d’estomac, dommages aux reins et hypertension.
    .
    Attention à l’abus de médicaments antidouleur. Les antalgiques sont très largement utilisés par les personnes atteintes de fibromyalgie. Ils sont souvent peu efficaces, ce qui amène les patients à les utiliser de façon inadaptée, à de fortes doses et en associant différents médicaments. Soyez prudents! Les antalgiques et les anti-inflammatoires ont des effets secondaires potentiellement dangereux, surtout à long terme. Toujours demander conseil à son médecin ou à son pharmacien avant d’utiliser un médicament.
    Pour restaurer un sommeil réparateur, si les troubles du sommeil sont au premier plan et aussi en cas de fond anxio-dépressifs, on peut utiliser quelques antidépresseurs IRS à doses moitié moins forte qu’en cas de syndrome dépressif.
    Ces antidépresseurs, comme les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, prescrits à faible dose, sont les traitements les plus utilisés contre la fibromyalgie. Ils ont un effet sur de nombreuses douleurs chroniques, dont les douleurs de la fibromyalgie, et sont donc fréquemment utilisés même en l’absence de dépression. En outre, ils augmentent la quantité de sérotonine dans le cerveau. Or, de faibles taux de sérotonine seraient liés non seulement à la dépression, mais aussi aux migraines, aux maux digestifs et à l'anxiété, qui font partie des symptômes de la fibromyalgie.
    L’amitryptiline (Élavil®) est utilisé chez les personnes fibromyalgiques comme antidouleur et pour ses effets sur les troubles du sommeil et la fatigue. C’est le traitement le plus souvent utilisé, en première intervention 68. La duloxétine (Cymbalta®) peut aussi être utilisée, tout comme la fluoxétine (Prozac®) ou le moclobémide, qu’on ajoutera souvent comme traitement additionnel. Enfin, un autre antidépresseur, le milnacipran, a montré des résultats prometteurs contre la fibromyalgie et est en cours d’évaluation au Canada.
    Il semble que les antidépresseurs à faibles doses constituent le meilleur traitement à long terme contre les douleurs musculaires de la fibromyalgie. Toutefois, tous n'y trouvent pas un soulagement.
    Les anticonvulsivants ou antiépileptiques - d’abord conçus pour traiter l’épilepsie – sont également efficaces contre les douleurs chroniques. Mentionnons la gabapentine (Neurontin®), la prégabaline (Lyrica®) et le topiramate (Topamax®). Certains de ces anticonvulsivants améliorent la qualité du sommeil (surtout la gabapentine, et moindrement la prégabaline). Le Lyrica® a même obtenu, en 2009 au Canada, une indication pour le traitement des douleurs associées à la fibromyalgie.
    Des sédatifs sont parfois prescrits pour faciliter le sommeil, mais leur usage à long terme n'est généralement pas recommandé par les médecins (par exemple, l’Imovane®). En outre, la plupart des médicaments cités ci-dessus ont aussi un effet sédatif.
    Des relaxants musculaires peuvent aussi aider à soulager la douleur. Le seul relaxant musculaire efficace pour la fibromyalgie est le Flexeril®, dont l’action est proche de celle de l’amitriptyline (Laroxyl®).
    À noter. Les corticostéroïdes (comme la prednisone) n'ont démontré aucune efficacité pour traiter la fibromyalgie.
    Prise en charge non médicamenteuse
    Les médicaments à eux seuls ne permettent pas d’améliorer suffisamment la qualité de vie des personnes atteintes de fibromyalgie. La prise en charge doit donc être multidisciplinaire. Les approches complémentaires, permettant notamment de se relaxer et d’apprendre à gérer sa douleur, restent probablement à l’heure actuelle les méthodes les plus efficaces pour mieux vivre avec la fibromyalgie. En cas de fortes douleurs, les bains en eau chaude, avec ou sans exercices musculaires, peuvent aussi apporter un soulagement rapide58.
    La balnéothérapie
    - En cas de fortes douleurs, les bains en eau chaude, avec ou sans exercices musculaires 58, peuvent aussi apporter un soulagement rapide. Une prise en charge en centre de rééducation avec balnéothérapie, en centre de cures thermales  avec piscine d’eau chaude ont démontré une certaine efficacité.
    Exercices aérobiques
    L'exercice physique fait partie intégrante du traitement de base. Il conduit l’organisme à produire des endorphines, des hormones qui procurent un bien-être et qui calment la douleur. Plusieurs synthèses d’études6,7,55, dont une publiée en 200864, ont conclu que la pratique d'exercices aérobiques supervisés réduit les symptômes de la fibromyalgie et améliore le sommeil et les capacités physiques. Les exercices d'étirement et de renforcement amélioreraient aussi certains symptômes, mais les preuves à cet effet sont moins nombreuses.
    On ne doit pas craindre d’aggraver sa maladie en faisant de l’exercice, puisque la fibromyalgie n’est pas un problème d’origine musculaire1. D’ailleurs, il est connu qu’une mauvaise condition physique contribue à générer fatigue et anxiété. Il est toutefois important de commencer progressivement, avec un programme adapté à sa condition physique.
    Les exercices d’aérobie pratiqués en piscine, préférablement en eau chaude, peuvent être un bon point de départ pour se remettre en action. Selon 2 essais cliniques parus en 2006, les exercices d’aquaforme (marcher ou courir dans l’eau, par exemple) sont efficaces pour soulager la douleur causée par la fibromyalgie et améliorer le sentiment de bien-être8,9. Ils doivent être adaptés aux capacités de la personne atteinte, et leur intensité doit être augmentée de façon graduelle.
    Les méthodes permettant un lâcher prise et de gérer le stress et la douleur, comme la relaxation, l’hypnose éricksonnienne, ou la musicothérapie ont fait la preuve d’une efficacité dans cette maladie. Elles permettent de mieux vivre avec les douleurs et la fatigue.
    Psychothérapie
    La psychothérapie peut apporter des bienfaits significatifs aux personnes atteintes de fibromyalgie. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)est particulièrement efficace. Voir la section Approches complémentaires.
    Voici quelques conseils prodigués par l'Association médicale canadienne afin de soulager les symptômes4 :
  • Limiter les périodes de stress, puisque les symptômes s'accentuent avec le stress.
  • Avoir un sommeil régulier.
  • Faire des étirements et des exercices aérobiques.
  • Appliquer des compresses chaudes sur les points douloureux.
  • Pratiquer de légers massages.
Dans le cadre de sa démarche de qualité, Passeportsanté.net vous propose de découvrir l’opinion d’un professionnel de la santé. Le Dr Catherine Solano vous donne son avis sur la fibromyalgie :
La fibromyalgie n’est pas une maladie mentale, bien que la santé mentale soit souvent atteinte, soit en association avec la maladie ou en conséquence de celle-ci. Il ne s’agit aucunement d’une maladie rare, mais d’un état chronique, habituellement non évolutif.
Il ne faut pas attendre qu’un médecin vous prescrive un médicament miracle susceptible d’éliminer les symptômes de la fibromyalgie car ce médicament n’existe pas pour le moment.
Pour traiter une fibromyalgie, il est souhaitable de consulter un médecin au courant de cette pathologie pour obtenir le meilleur traitement possible avec le moins d’effets indésirables ; et chercher soi-même en parallèle tous les éléments pouvant aider à gérer sa fibromyalgie et en minimiser les effets (psychothérapie, exercice physique, méthodes de relaxation, cures thermales, automassage, médecines complémentaires...)
Source ICI

Réduire ses douleurs articulaires naturellement : c’est possible

Les douleurs articulaires

Définition

Les rhumatismes articulaires représentent le terme médical des douleurs articulaires. Ils correspondent à des inflammations douloureuses des articulations. D’autres termes comme la crise de goutte, l’arthrite, l’arthrite rhumatoïde, l’arthrose, la polyarthrite et d’autres encore sont également employé selon les situations pour qualifier ces troubles sanitaires et ils peuvent être aigus ou chroniques.

Quelle méthode est généralement utilisée pour traiter les douleurs articulaires ?

Les traitements médicamenteux classiques, antalgiques et anti-inflammatoires principalement, apportent  un certain soulagement temporaire aux arthritiques en masquant les douleurs. Ils permettent de traiter la conséquence de la maladie, à savoir la douleur, mais en aucun cas de résoudre les véritables causes.

La prise ponctuelle de médicament peut apporter un soulagement mais elle n’offre pas une vraie réponse. Il faut par conséquent éviter d’en prendre fréquemment car le bénéfice est mince (atténuation temporaire de la douleur) et les désagréments possibles nombreux (fatigue, troubles digestifs, nausées, étourdissements, états dépressifs…). De manière simple, prendre des médicaments pour masquer la douleur sans réduire les causes du problème est responsable de la poursuite de la dégradation de l’état global de l’organisme avec l’apparition de nouveaux signes visibles plus ou moins rapidement.

Quelles sont les causes des douleurs articulaires ?

Pour soulager les douleurs articulaires, comme pour toute autre maladie, il faut résoudre les causes du problème qui résident essentiellement dans nos mauvaises habitudes de vie. La véritable cause de ce problème sanitaire s’appelle la toxémie. Elle correspond à la quantité de toxines qui se trouvent dans l’organisme à un moment donné. Les cellules sont sensibles à la présence de molécules toxiques. Pour protéger les cellules de ses organes vitaux lorsque la toxémie augmente, l’organisme dirige certaines toxines dans des lieux de stockage temporaire. Dans le cas des arthritiques, c’est de l’acide urique principalement ainsi que d’autres acides qui sont stockés dans les articulations sous forme de cristaux.

Que se passe-t-il ?

Les toxines proviennent de l’extérieur de l’organisme par l’alimentation, la pollution… Elles ont aussi une origine interne due le fonctionnement normal des cellules. Pour faire une explication simple : l’organisme cherche à éviter l’empoisonnement pour préserver son intégrité.  Dans un premier temps, le foie neutralise beaucoup de molécules toxiques et celles-ci sont ensuite éliminées par les organes excréteurs qui filtrent le sang (principalement les reins mais aussi le foie, les poumons, la peau).

Lorsque les toxines sont plus rapidement produites et ingérés que les capacités que possède notre corps à les éliminer, la toxémie augmente. Trois facteurs sont responsables de ce phénomène :

                     L’augmentation de l’apport de toxines d’origine externe et/ou celle de la production de toxines interne par une activité cellulaire plus importante (digestion, stress, activités physique intenses…).

                     La diminution de la capacité de neutralisation et d’épuration des organes excréteurs. Leur capacité de travail s’atténue parce que le corps est en carence d’éléments vitaux (vitamines, sels minéraux et oligo-éléments) indispensables au fonctionnement des cellules mais aussi parce que le surmenage qu’ils subissent depuis de nombreuses années pour préserver l’organisme provoque leur affaiblissement.

                     La diminution de la quantité d’énergie dont le corps dispose. Le déficit énergétique, appelé état d’énervation, ne permet plus à l’organisme de réaliser correctement toutes ses fonctions parmi lesquelles se trouvent la fonction d’élimination. Cette dernière faiblit et par conséquent la toxémie augmente.

Dans tous les cas, le résultat est une élévation du taux de toxines dans l’organisme. Chez les personnes souffrant de douleurs articulaires, de nombreuses toxines, dont l’acide urique, ne peuvent pas être éliminées se retrouvent stockées dans les articulations jusqu’au moment où l’organisme retrouve sa capacité à les éliminer.

Comment obtenir des améliorations sanitaires ?

Pour obtenir des améliorations sanitaires et tenter de faire disparaître les douleurs articulaires, nous devons jouer sur trois plans pour diminuer la quantité de toxines dans l’organisme et permettre le nettoyage des articulations. D’abord, nous diminuerons les apports de toxines et de réduirons la quantité produite par les cellules. Ensuite, nous offrirons la possibilité aux organes excréteurs d’avoir une activité moins intense et nous fournirons à l’organisme plus d’éléments vitaux. Enfin, nous permettrons à l’organisme d’obtenir un regain énergétique.

Tout cela peut paraître très complexe mais pour obtenir des résultats nous devons dans un premier temps modifier certaines habitudes alimentaires car l’alimentation est un paramètre majeur qui permet d’atteindre l’atténuation ou la disparition des douleurs articulaires. Le repos, le sommeil, la pratique d’activités physiques appropriées, la gestion du stress et des émotions ainsi que d’autres composantes favorisent l’amélioration car l’organisme représente un tout, une globalité. De nombreuses petites choses mises bout à bout finissent par donner un grand changement synonyme d’une diminution des douleurs et d’une meilleur qualité de vie.

Comment s’y prendre ?

Adopter une alimentation saine et adaptée, pauvre en toxines et surtout en acide urique qui est le principal responsable des douleurs articulaires. Respecter les associations alimentaires compatibles ou neutres pour restreindre le travail digestif donc économiser de l’énergie, et pour limiter la production de molécules toxiques issues d’une mauvaise digestion. Une alimentation saine permet également de combler les carences en vitamines et sels minéraux que vous pouviez avoir, ainsi que le déficit en oméga 3.. Le repos, les activités physiques adaptées, la gestion du stress et des émotions permettent d’amplifier le regain énergétique de votre corps et de limiter un peu plus la production de toxines. Le regain d’énergie obtenu et les apports moindres de toxines vont soulager le travail des organes excréteurs (foie, reins, peau, poumons) qui  seront plus efficaces. Cette situation va permettre d’abaisser la toxémie. Un mode de vie plus sain va permettre au corps de se reposer. Par conséquent, il va commencer à déstocker les dépôts d’acide urique et d’autres toxines dans les articulations. Ces toxines sont ensuite diriger par la circulation sanguine vers le foie pour être neutraliser puis vers les reins pour finalement être évacuer à l’extérieur du corps. La diminution des dépôts de toxines dans les articulations va s’accompagner d’une diminution des douleurs dont elles sont responsables.

Dans cet article, je vais principalement développer le thème de l’alimentation qui représente un pilier fondamental pour maintenir une bonne santé ou pour obtenir un meilleur état de santé.

Quels sont les mauvais aliments ?

Les personnes souffrantes de douleurs articulaires doivent limiter ou éliminer les aliments qui apportent le plus de toxines, ceux qui favorise le plus le développement d’états de carence ainsi que les aliments les plus difficile à digérer.

L’acide urique provient du métabolisme des purines, c’est-à-dire que dans notre corps les purines contenues dans les aliments subissent des transformations et produire de l’acide urique qui est un déchet devant être éliminer.  Les aliments les plus riches en purines sont :

                      Le thé, le café, le chocolat ;

                      Les produits animaux : viandes et surtout les abats, poissons, fruits de mer, charcuteries et tous les autres produits transformés industriellement en contenant ;

                      Les légumes secs (soja, fèves, pois cassés, lentilles…).

Les aliments difficiles à digérer, à métaboliser et ceux provoquant des carences sont :

                     Le thé, le café, le chocolat et les produits contenant des alcaloïdes qui sont des molécules toxiques et généralement excitantes pour les cellules donc qui dispersent de l’énergie et qui aboutissent à la production de déchets ;

                      Les produits animaux qui apportent beaucoup de substances toxiques que le corps doit éliminer. De plus, ils contiennent souvent de graisses saturées qui  favorisent les réactions inflammatoires ;

                      Les céréales raffinées : pain blanc, pâtes blanches, riz blanc participent à l’installation de carences ;

                     Le sucre surtout si c’est du sucre blanc. Son métabolisme produit de nombreuses molécules acides et sa consommation est à l’origine de carences en sels minéraux (calcium principalement) ;

                       Le sel de cuisine ;

                 Les huiles riches en oméga 6 (maïs, tournesol) et les huiles de friture. Ces corps gras sont souvent retrouvés dans les produits industriels. Notre alimentation est trop riche en oméga 6 précurseur entre autres de molécules pro-inflammatoires et elle est pauvre en oméga 3 qui permettent à votre corps de fabriquer des molécules anti-inflammatoires ;

                      Les légumes secs sont difficiles à digérer de par leur composition riche et complexe en glucides, lipides et protéines. Leur digestion peut demander jusqu’à 5 heures ;

                    L’alcool en général car l’éthanol est toxique pour l’organisme. Son métabolisme consomme des minéraux et des vitamines, participant ainsi à l’établissement de déficit  et il produit de nombreuses substances acides que le corps tente d’éliminer ;

                     Les épices en général puisqu’elles sont stimulantes donc dispersent de l’énergie et apportent des molécules toxiques.

En lisant ces lignes beaucoup vont penser qu’il ne leur reste plus grand chose à manger. Il n'en est rien car une alimentation saine correspond à l'équilibre acido-basique permettant au corps de bien fonctionner. Elle peut donc contenir des aliments mentionnés précédemment tant qu'elle reste équilibrée.

  

Voici quelques règles pour l’alimentation des personnes arthritiques :

                      Dans le but de favoriser un regain d’énergie, il faut éviter la suralimentation car des repas copieux consomment beaucoup d’énergie et occasionnent une surcharge de travail aux organes excréteurs.

                   Supprimer le sucre blanc. Si vous souhaitez consommer du sucre, utilisez du miel ou du sucre complet.

                      Supprimer la farine blanche et la remplacer par de la farine semi-complète ou T80. Lorsque vous achetez des pâtes, du riz ou du pain, privilégiez le demi-complet car ils apportent des sels minéraux et des vitamines mais ils ne contiennent plus le son qui est irritant pour la muqueuse intestinale.

                     Diminuer la quantité de produits animaux consommés car ils apportent des purines et qu’ils sont liés à la surconsommation de protéines comme ce sont des aliments qui en contiennent beaucoup. 

                      Diminuer votre consommation d’alcool. Attention aux alcools forts. Arrêtez de boire de l’alcool l’estomac vide, c’est très mauvais. Si vous souhaiter boire de l’alcool avec modération, prenez de préférence un verre de vin pendant le repas.

                    Eviter de consommer des légumes secs pendant plusieurs mois.

                    Supprimer le plus possible les épices et condiment (poivre, moutarde, piment…). Utiliser les herbes aromatiques (basilic, thym, ciboulette…) ainsi que l’ail, l’oignon, l’échalote pour les remplacer.

                     Diminuer votre consommation de thé, de café et de chocolat. Ils sont particulièrement nocifs car ils sont plus riches en purine que les produits animaux. Il faut tenter de les diminuer au maximum.

                    Privilégier les huiles de première pression à froid. Manger des noix, utiliser de l’huile de colza ou de noix pour leurs apports en oméga 3 qui combleront un peu le déficit tout en atténuant les effets inflammatoires. L’huile d’olive est aussi très bonne.

                     Consommer beaucoup de fruits et de légumes frais.

                     Les graines germées de légumes secs, de céréales ou d’autres espèces sont très intéressantes pour leur richesse en vitamines et en sels minéraux.

                     Eviter le plus possible les gâteaux contenant très souvent du sucre blanc, de la farine blanche, beaucoup de graisses saturées…

                    Respecter les combinaisons alimentaires pour favoriser la digestion qui demandera ainsi moins d’énergie. Ne mélangez pas les fruits avec les autres aliments. Privilégier les légumes verts vont bien avec tous les aliments. Supprimez les desserts en fin de repas.

Si vous souhaitez réellement atténuer et faire disparaître vos douleurs articulaires, tous ces conseils vous seront très utiles. Par ce changement d’alimentation, on agit directement sur la cause du développement de la maladie arthritique. Vous sentirez ainsi que votre corps recouvre un meilleur état de santé. L’accompagnement d’une personne compétente vous permettra de réaliser votre transition alimentaire plus facilement. De plus, cette personne répondra à vos questions et vous donnera de précieux conseils en cas de difficultés pour maintenir les changements alimentaires.

Pour finir cet article, je vais dire deux mots sur les autres paramètres participant à l’amélioration sanitaire. Le repos permet à votre corps de pouvoir régénérer son énergie et d’avoir plus d’énergie disponible pour l’élimination des toxines puisque de nombreuses fonctions (musculaire, intellectuelle…) sont réduites à leur minimum. L’activité physique adaptée favorise l’oxygénation de l’organisme. Les cellules fonctionnent mieux et leur capacité à éliminer les molécules toxiques augmente. Enfin, la gestion du stress et des émotions fortes libèrent beaucoup d’énergie que l’organisme peut utiliser pour ses fonctions importantes. Apprendre à se relaxer et à évacuer même un petit peu ses tensions est très précieux surtout chez les personnes déjà affaiblies et malades.  

Source:http://www.hygienenaturelle-alimentation.com/article-reduire-ses-douleurs-articulaires-naturellement-c-est-possible-42892069.html

Le syndrome compartimental d’origine traumatique

Le syndrome compartimental des membres inférieurs d'origine traumatique représente un problème clinique grave qui se produit le plus souvent après un traumatisme important ou une fracture. Il peut survenir également après un traumatisme léger ou pour d'autres raisons. Il est souvent difficile de poser un diagnostic précoce. En raison de son évolution rapide et de sa nature agressive, des retards de diagnostic ont souvent des conséquences cliniques défavorables pour les patients.


Entre 2003 et 2013, l'ACPM a conclu 66 dossiers liés au syndrome compartimental. Dans la plupart des cas, ce syndrome était associé à une lésion traumatique de la jambe ou à son traitement. Il a toutefois également été constaté à la suite d'une intervention chirurgicale telle que l'ostéotomie tibiale, la revascularisation artérielle d'un membre inférieur ou encore l'augmentation du mollet à visée esthétique. Le diagnostic a été encore plus difficile à poser dans certains cas spontanés ou induits par l'exercice physique. La majeure partie des patients dans ces dossiers ont gardé des séquelles permanentes, y compris d'importantes cicatrices ou un pied tombant. Dans certains cas, le patient a dû subir une amputation.
Étant donné que le syndrome compartimental est une complication reconnue des traumatismes et de certaines interventions chirurgicales, le résultat défavorable n'était pas toujours secondaire aux soins prodigués. Cependant, cette pathologie continue de représenter un risque accru, près de la moitié des dossiers ayant un résultat médico-légal défavorable pour les médecins. Des retards de diagnostic ayant entraîné des lésions permanentes ont souvent été associés à de tels résultats. Certains cas ont été liés à des problèmes d'exécution de l'intervention tels qu'un traumatisme vasculaire au cours d'une ligature tubaire ou une augmentation du mollet mal réalisée.
Lorsque les soins ont été critiqués, un problème de rupture de la communication entre les différents intervenants a été le plus souvent identifié. Une documentation ou un suivi inadéquat, ainsi que le fait de ne pas inclure le syndrome compartimental dans le diagnostic différentiel, ont également été associés à un résultat défavorable. Dans plusieurs dossiers, le risque de syndrome compartimental n'avait pas été mentionné lors de la discussion en vue d'obtenir un consentement éclairé.

Les cas

Cas 1 : Une présentation atypique conduit à un retard de diagnostic

Un homme de 31 ans est amené par ambulance à l'urgence d'un hôpital communautaire après s'être effondré lors d'une activité physique. Il se plaint d'une douleur bilatérale au jambier antérieur, ainsi que d'engourdissement et de faiblesse. Les muscles de ses jambes sont tendus et il ressent de la douleur à l'inversion passive des chevilles.
Le médecin, soupçonnant un syndrome compartimental d'effort, consulte un chirurgien orthopédiste qui recommande une prise en charge conservatrice et une observation toute la nuit. Aucune amélioration n'est observée au cours de la nuit en dépit de l'administration de doses élevées d'analgésiques narcotiques. Un autre médecin réévalue le patient et détermine que ce dernier présente un grave syndrome de stress du tibia médial. Le patient, qui éprouve encore une douleur très importante, reçoit son congé.
Plus tard le même jour, le patient consulte son médecin de famille en raison d'une augmentation de sa douleur. Le médecin lui prescrit un AINS et l'adresse en consultation non urgente auprès d'un spécialiste de la médecine du sport.
Deux jours plus tard, le patient se présente à l'urgence d'un autre hôpital communautaire. L'urgentologue remarque une faiblesse marquée des deux chevilles en dorsiflexion et en éversion. Le patient est renvoyé chez lui avec des consignes l'invitant à se rendre à un hôpital disposant d'un service orthopédique si les symptômes persistent.
Quelques jours plus tard, le patient se présente à un important centre hospitalier universitaire où l'on diagnostique un syndrome compartimental bilatéral associé à un pied tombant bilatéral et une rhabdomyolyse. La pathologie est jugée trop avancée pour faire l'objet d'un traitement par fasciotomie.
L'ACPM a choisi de régler ce dossier au nom de plusieurs membres n'ayant pas pris ce diagnostic en considération, en concluant une transaction avec le patient.

Qu'est-ce que le syndrome compartimental?

Le syndrome compartimental résulte d'une augmentation de la pression à l'intérieur d'un compartiment anatomique pouvant compromettre la viabilité des muscles, des nerfs et d'autres tissus à l'intérieur de cet espace. Ce syndrome se produit le plus souvent dans la jambe, même si l'avant-bras, la main, la cuisse, le pied et la fesse peuvent être également touchés.
Lorsqu'il survient aux membres inférieurs, il est le plus souvent lié à une fracture tibiale et des lésions des tissus mous. Cependant, ce syndrome peut également survenir dans le contexte d'un positionnement chirurgical (syndrome compartimental d'un membre sain).
Parmi les caractéristiques du syndrome compartimental, on note une douleur réfractaire aux analgésiques narcotiques sans rapport avec le niveau apparent de lésion ou les signes physiques observés, une altération de la sensibilité, une douleur à l'extension passive, une faiblesse ou une tension palpable du compartiment. Étant donné que la plupart des syndromes compartimentaux résultent d'une fracture, l'évaluation de l'origine de la douleur est souvent problématique. De plus, l'examen physique du membre peut être limité par la présence de pansements ou de plâtres volumineux.
Il n'existe, à ce jour, aucune directive clinique fiable pour le diagnostic du syndrome compartimental. Il peut être utile de mesurer les pressions dans le compartiment afin d'établir le diagnostic. Une fois le diagnostic posé, il est nécessaire d'éliminer les pressions dans le compartiment et de minimiser l'atteinte des tissus affectés. Le résultat pour le patient est influencé par le délai entre l'apparition des symptômes et la réalisation d'une fasciotomie.

Cas 2 : Une analgésie qui masque la douleur

Un chirurgien orthopédiste évalue une enfant de 4 ans qui se rétablit d'une ostéotomie tibiale bilatérale. Elle a été placée sous anesthésie épidurale. Le chirurgien remarque que les orteils de la fillette sont roses et qu'elle n'a pas de douleur à la mobilisation passive. Il transfère les soins au chirurgien orthopédiste de garde avant de quitter le travail pour une longue fin de semaine.
Lors de sa tournée plus tard dans la journée, le chirurgien orthopédiste de garde remarque que le pied droit de la patiente est enflé, mais que cette dernière semble toutefois bien aller. Quelques heures plus tard, une infirmière l'appelle car elle est préoccupée par l'enflure qui continue et l'apparition d'accès douloureux paroxystiques. Le chirurgien lui demande au téléphone de fendre le plâtre en deux, ce qui est fait par le technicien orthopédiste une heure plus tard. L'analgésie épidurale est retirée et l'on augmente l'analgésie intraveineuse en vue de diminuer la douleur de la patiente.
Le lendemain, un résident est alerté par l'enflure persistante de la jambe et du pied droits. Il remarque que le plâtre fendu est maintenu serré par du ruban adhésif, mais que la patiente ne montre aucun signe de douleur à la mobilisation passive limitée et que ses orteils sont roses et présentent un bon remplissage capillaire. Il referme le plâtre fendu sans le serrer et demande que les signes neurovasculaires soient évalués toutes les heures.
Le premier chirurgien orthopédiste examine la patiente à son retour à l'hôpital trois jours après l'intervention. Il estime que la patiente montre des signes de neuropraxie et demande qu'elle soit mise en observation. Cependant, plusieurs semaines après le congé, il est établi que la patiente a souffert d'un syndrome compartimental et qu'elle garde un pied tombant permanent.
L'ACPM a choisi de régler le dossier en concluant une transaction avec la patiente au nom des médecins, pour ne pas avoir reconnu que l'analgésie épidurale pouvait masquer la douleur d'un syndrome compartimental.
Étant donné que la douleur est un signe cardinal d'un syndrome compartimental, une analgésie épidurale continue ou une analgésie contrôlée par le patient peut masquer la douleur, ce qui rend le diagnostic encore plus difficile à poser. Même si le type d'analgésie masquant le plus souvent la douleur fait encore l'objet d'un débat, certains hôpitaux réévaluent l'anesthésie régionale chez les patients ayant un risque de syndrome compartimental.

Points à retenir

Les suggestions suivantes relatives à la prise en charge des risques sont fondées sur les avis des experts :
  • Prendre en compte le risque de syndrome compartimental chez les patients présentant des lésions aux extrémités ou ayant des antécédents récents d'intervention chirurgicale.
  • Envisager un syndrome compartimental dans le diagnostic différentiel des patients présentant des signes et symptômes cardinaux, même en l'absence d'une fracture ou d'une lésion.
  • Si le syndrome compartimental constitue un risque pour une intervention suggérée, envisager d'inclure cette possibilité lors de la discussion en vue d'obtenir le consentement.
  • Mener les évaluations neurovasculaires appropriées lors de l'évaluation d'un patient présentant un risque de syndrome compartimental.
  • Déterminer si l'analgésie masque la douleur associée à cette affection.
  • Décider si le patient nécessite une investigation urgente à la recherche d'un syndrome compartimental.
  • Les autres professionnels de la santé doivent reconnaître les changements dans l'état d'un patient qui nécessitent une attention et une notification immédiates.
  • Au moment de donner son congé à un patient présentant un risque de syndrome compartimental, lui donner des directives claires vis-à-vis des signes et symptômes qui nécessitent d'obtenir des soins médicaux, et l'informer du caractère urgent de cette démarche.
  • Documenter soigneusement les évaluations du patient, y compris les plaintes associées à la douleur, les demandes d'analgésique, ainsi que l'examen neurovasculaire.

Suggestions de lecture

ROFI et les fractures des os longs

Fractures des os longs

Que l'on parle d'os cassé, de fracture osseuse ou de fracture de stress, on réfère chaque fois au bris de l'intégrité structurale de l'os.

Anatomie des os longs

Les 206 os qui composent le squelette humain adulte ont des formes variables qui dépendent de leur fonction. Par exemple, l'omoplate est un grand os plat servant de point d'ancrage aux différents groupes musculaires qui permettent à l'épaule de bouger dans plusieurs directions. Les os du crâne forment un casque qui protège les précieuses cellules cérébrales. La forme et la position distinctives des os du pelvis nous permettent de marcher. Et ainsi de suite...
Malgré la diversité de leurs formes, les os partagent les mêmes caractéristiques anatomiques internes. La couche externe de l'os est faite d'os compact, un tissu osseux lisse, dense et extrêmement dur. La couche interne de l'os est faite d'os spongieux, un tissu osseux disposé en lamelles et en travées (les trabécules) entrecroisées, pour une protection accrue de l'os contre les forces mécaniques externes. Les vaisseaux sanguins et les nerfs qui passent dans les espaces entre les travées de l'os spongieux nourrissent l'os et assurent le passage des influx nerveux. La moelle rouge, qui produit les globules rouges, les plaquettes et la plupart des globules blancs, se trouve généralement dans l'os spongieux des os plats, tels que les os de la hanche, le sternum et les omoplates.
Sur le plan structural, les os du bras (humérus), de l'avant-bras (radius), de la cuisse (fémur) et de la jambe (tibia) ressemblent à de longs cylindres creux, à paroi épaisse, qui agissent tels des leviers ou des colonnes d'appui. Le corps de l'os long, entre les deux extrémités, s'appelle la diaphyse. Le canal central (ou cavité médullaire), qui court tout le long de la diaphyse, contient du tissu osseux spongieux. La cavité médullaire est tapissée de moelle osseuse jaune, un tissu adipeux qui sert d'incubateur pour les cellules souches qui se développeront pour devenir, selon le cas, des cellules osseuses, musculaires, cartilagineuses ou d'autres types de cellules.
À proximité des deux extrémités de l'os, là où la diaphyse s'élargit, l'os est rempli de tissu osseux spongieux. Les lamelles et les travées contenues dans cette partie de l'os, qu'on appelle la métaphyse, contribuent à transférer les forces externes vers la section la plus forte de l'os, c'est-à-dire la diaphyse. Les extrémités des os longs s'appellent des épiphyses. Elles sont remplies d'os spongieux protégé par le tissu osseux extrêmement dur qu'est l'os compact, lui-même recouvert par le cartilage, à la surface articulaire.

Types de fractures

Malgré leur force et leur résistance remarquables, les os du squelette, particulièrement les os longs des bras et des jambes, ne sont pas totalement à l'abri des fractures. Ils peuvent fléchir, fendiller, éclater ou même se rompre en deux sous l'effet d'un impact violent ou d'une force excessive. Les fractures sont souvent évaluées selon l'âge et l'état de santé général du patient, ainsi que les circonstances.
Les os des enfants sont plus spongieux et lus souples que ceux des adultes, et le périoste (la membrane qui recouvre l'os) est assez épaisse. Les forces qui s'exercent sur les os des enfants sont proportionnelles à leur taille et à leur poids. Par conséquent, les fractures chez les enfants sont rarement accompagnées de déplacements ou de lésions graves des tissus mous. Les fractures des os longs des enfants sont rarement complètes. Il s'agit le plus souvent de fractures en bois vert, c'est-à-dire que la rupture touche un seul côté de l'os, l'autre côté étant simplement courbé.
Chez les adultes, les fractures sont souvent associées à un impact direct, violent et percutant sur l'os et les tissus adjacents, survenant, par exemple, lors d'une chute ou d'un accident de voiture. Si les fragments de l'os ne percent pas la peau, il s'agit d'une fracture fermée. Si le trait de la fracture est situé en travers de l'os, il s'agit d'une fracture transverse. Si l'os est cassé, éclaté ou écrasé en plusieurs fragments, on parle de fracturecomminutive. Une fracture provoquée par un mouvement de torsion et dont le trait est similaire à une spirale s'appelle une fracture en spirale. Lorsque les fragments de l'os cassé sortent à travers la peau, on parle de fractureouverte.
Avec l'âge, les os deviennent de plus en plus friables et fragiles, surtout au niveau de l'épaule, du poignet, de la hanche, de genou et du rachis. Chez les personnes âgées, un faible impact, une simple chute, par exemple, peut provoquer une fracture. Les fractures du poignet et de la hanche sont courantes chez les personnes âgées et sont très longues à guérir. L'ostéoporose accélère l'amincissement de l'os spongieux et accroît les risques de fractures à faible impact. Les corticostéroïdes, administrés à fortes doses ou à long terme, pour le traitement de maladies inflammatoires chroniques ainsi que certaines formes de cancer, provoquent également l'amincissement et l'affaiblissement de l'os spongieux.
Lors d'une fracture, les minuscules vaisseaux sanguins qui irriguent l'os et les tissus adjacents se rompent souvent, ce qui provoque un saignement et de l'œdème sur le site de la fracture (hématome). Le saignement entraîne la distension du périoste, qui contient de nombreuses terminaisons nerveuses, d'où la douleur aiguë ressentie par le patient à la pression ou au mouvement. Le sang gagne les tissus adjacents et peut recouvrir une région assez vaste autour du site de la fracture, ce qui accroît la douleur et la sensation de raideur. Le sang finit pas s'accumuler sous la peau, où se forme une ecchymose. Comme toutes les ecchymoses, celle-ci, après avoir été d'un violet profond, prend divers tons de vert et de jaune au fur et à mesure que le sang est réabsorbé par l'organisme.

Le diagnostic

Le diagnostic peut être établi en grande partie par la description de l'événement ayant mené à la fracture et par l'examen direct des signes et symptômes qui l'accompagnent, dont :
  • l'œdème;
  • la sensibilité au toucher;
  • l'angulation;
  • l'incapacité de bouger ou d'utiliser le membre ou l'articulation;
  • la douleur aiguë au mouvement;
  • les plaies ouvertes, etc.

Il faut toutefois pour poser un diagnostic formel procéder à une analyse aux rayons X, qui permettra de connaître avec précision la nature et l'étendue de la lésion, et de décider de la méthode de réduction convenant le mieux au patient.

Le traitement

Les fractures doivent être traitées d'urgence. Qu'il s'agisse d'une fracture simple, complexe, fermée ou ouverte, le but du traitement consiste à rapprocher les fragments, à immobiliser l'os au niveau du trait de fracture afin de faciliter la guérison, et à restaurer la longueur et l'alignement normaux du membre affecté.
Les premiers soins à prodiguer à une personne susceptible d'avoir une fracture consistent à immobiliser et à soutenir le membre affecté au moyen d'une écharpe ou d'une attelle improvisée. Pour prévenir l'œdème, glissez des oreillers ou des coussins sous le membre affecté jusqu'à la hauteur de la poitrine du patient. La glace peut contribuer à soulager la douleur et à prévenir l'œdème. L'acétaminophène est le seul analgésique recommandé. Évitez les anti-inflammatoires (aspirine, ibuprofène, etc.), qui ont un effet inhibiteur sur la coagulation sanguine et peuvent aggraver l'hémorragie interne. Composez le 911 et demandez que l'on vous envoie immédiatement une ambulance.
La plupart des fractures sont fermées et ne nécessitent pas de chirurgie. Si les deux fragments de l'os sont déplacés ou disjoints, le médecin traitant procédera souvent à une réduction fermée : il manipulera par l'extérieur les deux fragments pour les ramener à leur position normale. Pour supporter la réduction, il est possible que le patient ait besoin d'une anesthésie locale (injection locale sur le site de la fracture ou de l'hématome), d'une anesthésie de conduction (épidurale) ou d'une anesthésie générale.  Dans certains cas, le médecin effectuera la manipulation en se fondant sur les analyses aux rayons X et recommandera une courte séance de traction au moyen de poulies, de câbles et de poids pour ramener graduellement les fragments en place.
Si le résultat de la réduction est satisfaisant, l'étape suivante consiste à immobiliser le membre fracturé au moyen d'une attelle ou d'un plâtre. Toutefois, si l'analyse aux rayons X révèle que la réduction a échoué ou encore, que la fracture est complexe (quant à sa nature ou à sa localisation), les soins spécialisés du chirurgien orthopédiste seront requis.
La fixation interne est l'une des techniques chirurgicales permettant de réduire une fracture complexe ou instable. Elle consiste à insérer de longues broches ou vis à travers la peau et dans l'os au-dessus et au-dessous du site de la fracture. Ces broches ou vis doivent être maintenues en place au moyen d'un appareil externe composé de brides, de tiges et de barres qui forment un cadre autour de la fracture tout en rapprochant les fragments. L'appareil est retiré une fois que l'os est guéri.
Certaines fractures requièrent une réduction ouverte et une fixation interne. Le cas échéant, le chirurgien pratique une incision cutanée au niveau de la lésion et se sert de divers instruments chirurgicaux pour reconstruire et repositionner les fragments de sorte de manière optimale. Avec des instruments spécialement conçus pour la manipulation des fragments, le chirurgien réaligne et fixe les fragments du corps de l'os l'un contre l'autre en utilisant, selon le cas, des fils, des broches, des vis, des tiges et des plaques métalliques. L'intégrité structurale de l'os peut être restaurée en insérant des tiges faites d'acier inoxydable, de titane ou d'autres alliages dans la cavité où se trouve la moelle; deux fragments osseux de grandes dimensions peuvent être maintenus ensemble au moyen de plaques métalliques profilées et vissées à travers la surface de l'os; d'autres fragments sont assemblés par des fils ou des clous.
La plupart des fractures ouvertes surviennent lors d'un accident de la route (passagers ou piétons), d'un accident du travail ou d'une chute, et sont souvent traitées par une équipe multidisciplinaire en traumatologie, les patients présentant habituellement d'autres lésions mettant la vie en danger. Les fractures ouvertes sont les plus graves sur le plan clinique, puisqu'elles sont associées à des plaies ouvertes souvent contaminées par des saletés et des débris et, de ce fait, sensibles à l'infection. Elles sont de plus associées à d'autres complications, dont les lésions des tissus mous et des vaisseaux sanguins, et de multiples traits de fracture. Si la perte sanguine est importante, la pression artérielle peut chuter à un niveau dangereusement bas et mener au choc systémique.
Une fois que les signes vitaux du patient sont stables, le chirurgien orthopédiste commence par nettoyer (ou débrider) la plaie et les fragments d'os en rinçant à plusieurs reprises la région touchée au moyen d'un liquide stérile. Selon le cas, il procédera ensuite à la fixation externe ou interne. Si la plaie n'est pas trop étendue, il pourra la refermer par des points de suture. Si la plaie est très étendue, il faudra éventuellement recourir à la chirurgie plastique; en attendant, la plaie sera nettoyée tous les deux ou trois jours par un membre de l'équipe chirurgicale, jusqu'à ce que la guérison soit suffisamment avancée pour procéder à la greffe de tissu, ce qui nécessite environ une semaine.  On administre généralement une antiobiothérapie préventive aux patients qui ont subi une fracture ouverte.

L'os guérit de lui-même

Lorsqu'il y a lésion des tissus mous, une couche de tissu fibreux cicatriciel doit se former vis-à-vis de la lésion pour protéger les tissus mous jusqu'à la guérison. Ce n'est pas le cas pour le tissu osseux. Celui-ci présente la capacité unique de guérir en se reformant, c'est-à-dire en produisant de nouvelles cellules osseuses vivantes. Lorsque l'os fracturé est convenablement immobilisé, même les fragments libres peuvent se rattacher au corps de l'os. Ce processus comporte trois stades chevauchants. Pendant le premier stade, dit inflammatoire, les cellules immunitaires nettoient les débris (cellules endommagées, particules osseuses, caillots sanguins) du site de la fracture. Lorsque le stade inflammatoire atteint son apogée, au bout d'un jour ou deux, la région périphérique de la fracture est enflée, raide et chaude au toucher, et même la pression la plus légère provoquer une douleur aiguë. Le stade inflammatoire, qui dure plusieurs semaines, prend fin graduellement.
Pendant le deuxième stade, qui débute plusieurs jours après la fracture, du nouveau tissu osseux (cal) commence à se former aux extrémités des fragments de l'os. Ce processus se poursuit pendant au moins un mois. Au début, le cal ne contient pas de calcium. Il est souple et flexible. Le cal est vulnérable et peut se rompre si les fragments sont déplacés. C'est pourquoi l'immobilisation est si importante. Après une période de trois à six semaines, le cal durcit, se calcifie et devient plus résistant.
Pendant le troisième stade, des cellules spécialisées restaurent l'os en surface pour lui redonner sa forme initiale, ce qui peut nécessiter plusieurs mois. Le cas est remplacé graduellement par du tissu osseux plus dur et plus résistant. Lorsque ce processus est achevé, les risques de désunion sont écartés. L'os se reforme plus rapidement chez les enfants que chez les adultes. Une fracture simple, qui guérit au bout de quatre à six semaines chez un tout-petit, mettra plusieurs mois pour le faire chez l'adulte.

Vivre avec un plâtre

On immobilise souvent une fracture fraîche au moyen d'une attelle, parce que cet appareil ouvert ne comprime pas les tissus susceptibles d'enfler pendant le stade inflammatoire. L'attelle peut être faite d'une simple planche de la longueur de l'os fracturé, autour de laquelle on dispose une bande ou du ruban élastique. Les professionnels de la santé utilisent souvent des demi-plâtres, c'est-à-dire des attelles en forme de U, faites de fibre de verre moulée ou de plâtre, qui soutiennent le membre sans le comprimer. Il existe plusieurs modèles d'attelles standards, de formes et de dimensions variées, pourvues de sangles velcro qui facilitent l'ajustement, la pose et le retrait.
Les plâtres conventionnels sont faits de bandes de plâtre ou de fibre de verre superposées qui durcissent sous l'effet de l'eau. La fibre de verre a l'avantage d'être plus légère et plus durable que le plâtre. Toutefois, le plâtre est plus facile à adapter au contour du membre affecté, ce qui accroît l'efficacité de la réduction et de l'immobilisation d'une fracture déplacée. Le plâtre provoque moins de points de pression douloureux sur la peau que la fibre de verre. Avant la pose du plâtre, le membre affecté est enveloppé d'une bande de coton doux pour protéger la peau contre l'irritation, particulièrement vis-à-vis des pointes osseuses, où la peau est plus mince.
La longueur et la forme du plâtre dépendent de la localisation de la fracture et des muscles et tendons à immobiliser. Pour les fractures de l'avant-bras et du poignet, on utilise un plâtre court, couvrant l'avant-bras, mais non le coude, et se terminant au niveau de la main. Pour les fractures du bras, du coude et de l'avant-bras, on se sert d'un plâtre long (allant de l'épaule à la main), lequel a l'avantage de préserver la position des muscles et tendons. Il existe aussi un troisième type de plâtre pour le bras, de forme cylindrique, qui débute juste sous l'épaule et se rend jusqu'au poignet. Le plâtre cylindrique permet de préserver la position des muscles et tendons du coude à la suite d'une dislocation ou d'une chirurgie.
Les plâtres utilisés pour les fractures des membres supérieurs sont également de diverses longueurs. Les plâtres courts (couvrant la jambe, mais non le genou, et se terminant au niveau des orteils) sont utilisés pour les fractures de l'extrémité distale du tibia ou de la cheville, et pour les entorses graves de la cheville, accompagnée d'une déchirure ligamentaire. Le plâtre long, qui va du milieu de la cuisse jusqu'aux orteils, est utilisé pour les fractures du haut du tibia.
Pour limiter l'œdème, il est recommandé de garder le membre plâtré en élévation, à la même hauteur que la poitrine, pendant une période de 48 heures. Vous pouvez aussi placer un grand sac de petits pois surgelés ou un sac de glace du commerce autour sur l'attelle ou le plâtre, au niveau du site de la fracture. Par la suite, vous devrez encore garder le membre affecté en élévation à intervalles réguliers, selon les directives de votre médecin. Faites bouger vos doigts et vos orteils régulièrement, ceci contribuant à activer la circulation sanguine dans le membre affecté et à réduire l'œdème.
Le plâtre doit être bien ajusté, sans être trop serré. Signalez rapidement à votre médecin toute sensation de pression, de douleur ou d'engourdissement, ces symptômes pouvant indiquer la présence d'un ulcère cutané ou du syndrome du compartiment (enflure excessive des muscles blessés), lesquels doivent être traités rapidement.
Vous porterez votre plâtre pendant au moins deux mois. Voici quelques conseils qui vous faciliteront la vie pendant cette période.
D'abord et avant tout, assurez-vous de ne jamais mouiller le coton doux qui protège directement votre peau, sous le plâtre. Le cas échéant, elle pourrait ne jamais sécher complètement et avoir un effet de macération sur la peau (affaiblissement et lésion). Si cela se produit, il faut retirer le plâtre et le remplacer pour prévenir l'infection. Vous trouverez dans le commerce des couvre-plâtre imperméables et étanches. Vous pouvez aussi fabriquer vos propres couvre-plâtre avec de grands sacs en plastiques et du ruban-cache.
Examinez quotidiennement l'apparence de votre peau vis-à-vis des ouvertures du plâtre. Si vous constatez la présence de rougeurs ou de petites ulcérations, appliquez une lotion appropriée. Si les bords du plâtre sont trop rugueux et que le frottement provoque de l'irritation ou de petites plaies, recouvrez les bords rugueux au moyen de tissu doux, par exemple, de la molesquine ou de la gaze.
Pendant la nuit ou les périodes de repos, assurez-vous de bien positionner votre membre plâtré, en le calant et en le gardant en élévation au moyen d'oreillers pour vous assurer que les bords du plâtre ne pincent pas et ne compriment pas la peau.
Enfin et cela, même si les démangeaisons vous semblent insoutenables, résistez à la tentation d'insérer un objet pointu ou tranchant (crayon, ouvre-lettre, etc.) sous votre plâtre pour vous gratter. De tels objets peuvent se coincer et glisser sous votre plâtre, hors de votre portée. Cela arrive très souvent! Si cela se produit, vous devez vous rendre à l'hôpital pour faire retirer votre plâtre et en poser un nouveau. Pour soulager les démangeaisons, essayez plutôt de diriger de l'air frais sous le plâtre au moyen d'un sèche-cheveux.

La réadaptation

Il suffit de quelques semaines de port d'un plâtre long pour que le volume musculaire, sous l'effet de l'inaction, diminue à un point tel que le patient peut passer la main sous le plâtre, pourtant étroitement ajusté au moment de la pose. Les muscles et les tendons des articulations immobilisées par le plâtre perdent non seulement du volume, mais développent également de la raideur qui les empêche de s'étendre et de fléchir complètement. Lorsque du retrait du plâtre, la plupart des patients doivent se soumettre, sous la supervision d'un physiothérapeute, à des séances d'exercices spécifiques visant à restaurer l'amplitude articulaire et la force musculaire. De plus, des exercices quotidiens seront requis pour que le membre affecté retrouve entièrement sa force et son amplitude normales.

Le pronostic


Plus le patient est âgé, plus il faut de temps pour se rétablir d'une fracture. Les enfants guérissent plus facilement et plus rapidement, de sorte, qu'au bout de plusieurs années, il ne reste aucune trace de fracture ancienne sur les clichés radiologiques. De manière générale, les personnes d'âge moyen se rétablissent entièrement d'une fracture, bien qu'ils aient besoin de plus de temps que les enfants pour guérir. Les personnes âgées, de 70 ou 80 ans par exemple, qui subissent une immobilisation à la suite d'une fracture (telle une fracture de fragilité de la hanche) doivent s'attendre à une longue et difficile période de récupération, pendant laquelle ils auront besoin chaque jour du soutien et de l'aide de personnes soignantes.

Interventions chirurgicales pour le traitement des fractures de la tête radiale chez l'adulte

La tête radiale est située à l'extrémité supérieure du radius, qui est l'un des deux os de l'avant-bras. Les fractures de la tête radiale sont les fractures les plus fréquentes du coude chez l'adulte. Elles peuvent gravement affecter la fonction du coude. Les fractures les moins graves sont généralement traitées sans intervention chirurgicale et les fractures les plus graves à l'aide d'une intervention chirurgicale. Il existe trois grands types d’intervention chirurgicale. L'une est la résection, dans laquelle la tête radiale fracturée est retirée. Un autre type est la réduction à ciel ouvert avec fixation interne (ROFI), dans laquelle l'os fracturé est remis en place et fixé par divers dispositifs tels que des vis. Le troisième type d'intervention chirurgicale est le remplacement de la tête radiale ou arthroplastie, dans laquelle la tête radiale est remplacée par une prothèse métallique. Il existe une incertitude et une controverse quant au moment où l'intervention chirurgicale est nécessaire et quant au meilleur type d'intervention chirurgicale.
Cette revue comprend les éléments de preuve issus de trois essais contrôlés randomisés avec un total de 251 participants. Les trois essais présentaient un certain risque de biais, ce qui signifie que leurs résultats pourraient ne pas être fiables.
Deux essais comparaient le remplacement de la tête radiale à la ROFI pour le traitement des fractures de la tête radiale hautement fragmentées. Ces essais ont révélé qu'après un remplacement de la tête radiale, les patients présentaient une fonction du coude significativement meilleure et moins d'événements indésirables que ceux traités par ROFI après une durée de suivi comprise entre un et trois ans.
Un essai comparait les broches biodégradables aux vis métalliques standard dans le traitement des fractures de la tête radiale déplacées. Il a révélé des résultats similaires pour les deux types de matériaux en termes de fonction du coude et d'événements indésirables.
Globalement, il existe des données recommandant de remplacer la tête radiale pour le traitement des fractures de la tête radiale hautement fragmentées plutôt que de tenter de remettre l'os fracturé en place. Cependant, les données sont de faible qualité et on ne sait pas si ces résultats seraient valides à plus long terme ou de manière plus générale. L'utilisation de prothèses biodégradables pourrait être aussi efficace que les prothèses métalliques pour la fixation de certaines fractures généralement plus stables mais des données supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ceci.

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