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6 nov. 2015

Plantes contre les palpitations cardiaques

Les palpitations cardiaques sont fréquentes chez les personnes stressées,nerveuses ouanxieuses

Les palpitations sont le ressenti (symptômes) d'un trouble du rythme cardiaque. Ces troubles du rythme sont soit des tachycardies (pouls rapide) ou des extrasystoles (pouls irrégulier).

Les  palpitations sont le plus souvent des  phénomènes normaux et bénins, dues à des extrasystoles auriculaires.  La plupart des personnes les perçoivent surtout le soir. Ce n’est pas qu’elles soient plus fréquentes à ce moment là, mais c’est dans le calme, souvent juste au moment de l’endormissement, qu’elles sont le plus facilement perçues. Elles provoquent de l’angoisse et la crainte d’une crise cardiaque. Rassurez-vous, ce n’est jamais le cas  lorsqu'il s'agit d'extrasystoles. Lorsqu'il s'agit d'autres troubles du rythme ils s'accompagnent souvent d'autres symptômes (vertiges, sensation de perte de connaissance...) Dans ces cas là il convient de consulter et de faire un électrocardiograme. 

Quelques plantes médicinales contre les troubles du rythme cardiaque

Prenez le soir, avant de vous coucher une tisane calmante (ou la teinture mère si vous n’aimez pas les tisanes)

Voici quatre plantes intéressantes pour vous soigner vos palpitations cardiaques

 

Mélisse

C’est une plante qui possède des effets calmants et qui agit directement sur le cœur et le système digestif.

 

Valériane

 Elle favorise surtout l’endormissement et possède par ailleurs un effet apaisant, très bénéfique sur le rythme cardiaque.

 

Aubépine

C’est la plante du cœur par excellence ! Elle convient particulièrement bien aux personnes âgées souffrant de troubles du rythme, d’insuffisance cardiaque légère à modérée ou d’angine de poitrine (signe précurseur de l’infarctus) En outre elle a un effet diurétique qui permet d’éliminer les rétentions d’eau. Cette plante n’a pas d’effets secondaires en dehors d’une interaction avec les barbituriques. Son emploi à long terme et son effet sont scientifiquement bien documentés.

 

 

Houblon

Il est tout spécialement adapté au traitement des palpitations survenant chez la femme en période de ménopause.

28 oct. 2015

La génétique pourrait expliquer la survenue d’un AVC chez les jeunes

Être victime d’un AVC avant 50 ans est un signal d’alarme pour les chercheurs. La génétique pourrait-elle être au banc des accusés?

En théorie, Jenny Jay n’aurait jamais dû être victime d’un AVC. Elle était active, ne fumait pas et avait une saine alimentation. Et elle n’avait que 19 ans. 

Jenny Jay

En fait, lorsque Jenny est arrivée par ambulance à l’Hôpital général de Whitehorse, en mai dernier, avec une fièvre de 40 °C (104 °F) et aucune sensation du côté gauche de son corps, les médecins ont d’abord pensé qu’elle présentait des symptômes de méningite ou d’une infection qui s’était répandue jusqu’à son cerveau. Ils lui ont fait subir une multitude de tests avant de découvrir la cause réelle de son affection : un AVC provoqué par une migraine.

Selon le Dr Guillaume Paré, généticien et chercheur, être victime d’un AVC avant 50 ans est inhabituel. Le risque de subir un AVC augmente avec l’âge et est aggravé par des facteurs incluant l’hypertension, un taux de cholestérol élevé et le tabagisme.

Lorsqu’un AVC se manifeste chez une jeune personne comme Jenny, qui a peu de facteurs de risque, il est possible qu’une mutation génétique en soit la cause.

Selon les chercheurs, jusqu’à 50 % de toutes les maladies cardiovasculaires sont associés à des facteurs génétiques. Que se passerait-il s’ils pouvaient déterminer les gènes qui mettent à risque d’AVC des jeunes en bonne santé? C’est ce que le Dr Paré et son équipe de recherche, à l’Université McMaster, tentent de faire, soutenus par des fonds recueillis auprès de donateurs de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. 

Ils ont déjà ciblé une mutation connue sous le nom de Notch 3, observée chez plusieurs survivants de l’AVC. Le Dr Paré et son équipe croient qu’elle pourrait expliquer un certain nombre d’AVC chez les jeunes.

Selon les estimations, 0,3 % de la population au pays, soit près de 100 000 personnes, présente la mutation Notch 3. Celle-ci décuple le risque d’AVC et rend les porteurs plus vulnérables à l’AVC hémorragique, qui est considéré le type le plus mortel, car il existe moins de traitements.

Même s’il est encore trop tôt pour demander à votre médecin de vérifier votre risque génétique, il est possible qu’éventuellement, les personnes à risque puissent recevoir un diagnostic avec une simple analyse du sang. Cependant, pour en arriver là, les chercheurs doivent d’abord repérer un plus grand nombre de gènes qui font augmenter ce risque. Notch 3 est la première de plusieurs mutations qu’il faut cerner.

Renseignez-vous sur vos antécédents familiaux

Ce que vous pouvez faire pendant que les chercheurs tentent d’en découvrir davantage sur ces gènes est de connaître vos antécédents familiaux lorsqu’il s’agit d’évaluer votre risque de maladie du cœur ou d’AVC. 

Si une personne apparentée au premier degré, c’est-à-dire l’un de vos parents, un frère ou une sœur, ou un enfant, est victime d’un AVC avant l’âge de 50 ans, vous êtes aussi probablement à risque.  

Le Dr Paré insiste sur le fait que, même si vous-même ou une personne que vous connaissez avez des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire, vous pouvez améliorer vos résultats considérablement en apportant des changements simples à votre mode de vie, y compris une saine alimentation, davantage d’activité physique et une vie sans fumée.    

On ne sait pas quel rôle ont joué les facteurs génétiques dans l’AVC dont a souffert Jenny. Cependant, cette dernière croit qu’une meilleure connaissance de ses antécédents familiaux ne peut qu’être bénéfique.

« Je suis sûre que si vous avez un risque plus élevé d’être victime d’un AVC à un jeune âge, il serait vraiment utile d’avoir cette information, affirme-t-elle. Elle serait d’une aussi grande utilité que le fait de savoir, pour une personne allergique aux abeilles, qu’elle doit transporter un EpiPen avec elle. »

Et que peuvent faire les personnes qui n’ont pas la possibilité d’accéder à des antécédents familiaux complets? Le dépistage génétique permettra éventuellement de combler les lacunes. Lorsque nous aurons une meilleure compréhension des gènes associés à un risque d’AVC précoce, les médecins pourront repérer facilement les personnes à risque, et s’assurer qu’elles sont suffisamment conscientes des risques et vigilantes pour adopter un mode de vie sain.

Atteindre des sommets

Depuis son AVC, Jenny s’est rétablie à une vitesse incroyable, qu’elle attribue à sa collaboration avec un ergothérapeute. Son désir de voir le monde n’a pas été freiné. À peine un an après son AVC, Jenny explorait l’Angleterre.

Pour célébrer son rétablissement, elle a décidé de se lancer à l’assaut de trois des plus hauts sommets du Royaume-Uni, tout en recueillant des fonds pour la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC afin d’aider à créer plus de survivants.

Source: http://blogue.fmcoeur.ca/2015/10/la-genetique-pourrait-expliquer-la-survenue-dun-avc-chez-les-jeunes/?utm_medium=email&utm_source=News_and_Updates_FR_October_2015&utm_campaign=curriculum_email

24 sept. 2015

Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?

Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?Du 22 juin au 6 juillet 2015, la Fédération Française de Cardiologie rappelle les gestes simples pour venir en aide aux victimes d’un arrêt cardiaque. Comment le reconnaître ? Comment agir ?
"Savez-vous sauver ?" Voici le nom de la campagne internet organisée du 22 juin au 6 juillet. Le but ? Rappeler à chacun l’importance des "gestes qui sauvent" en cas d’arrêt cardiaque. Cette campagne permet de "souligner l’importance de savoir détecter les signes de l’arrêt cardiaque, de connaître les réflexes d’urgence et d’utiliser un défibrillateur",  rappelle la Fédération Française de Cardiologie (FFC) à l’origine de cette mobilisation. En effet, alors que 40 000 personnes décèdent chaque année en France d’un arrêt cardiaque, moins de 17 % des français sont formés aux gestes de premier secours et à l’utilisation d’un défibrillateur.
Douleur à la poitrine, essouflement et perte de connaissance. À la différence de la crise cardiaque qui correspond à un arrêt de la circulation au niveau du cœur, l'arrêt cardiaque provient d’un dérèglement de l'activité électrique du cœur : au lieu des habituels mouvements de contraction, le cœur fibrille et effectue donc des mouvements rapides et irréguliers. Des signes avant-coureurs (palpitations, malaise général) peuvent survenir quelques heures ou quelques jours avant l’arrêt cardiaque. Au moment de l’arrêt, la personne ressent une sensation d’oppression et une forte douleur au milieu de la poitrine, douleur qui peut s’étendre au cou, aux bras ou à la mâchoire. L’arrête cardiaque peut aussi s’accompagner de nausées, d’essoufflement et de suées. Dans certains cas, la personne prise d’arrêt cardiaque peut perdre connaissance très rapidement. Principaux concernés : les personnes ayant des antécédents de maladies cardiaques, sujets à l’hypertension, à l’obésité, au diabète ou encore au tabagisme.
Agir vite pour une meilleure chance de survie. Premier réflexe à avoir face à une personne présentant les signes d’un arrêt cardiaque : composer le 15 pour alerter et permettre l’arrivée des secours au plus vite. En effet, d’après le registre électronique des arrêts cardiaques (RéAC), "les secours mettent entre 9 et 19 minutes pour arriver sur les lieux." Pourtant, "pour un arrêt cardiaque, une minute de perdue, c’est 10 % de chance de survie en moins. L’urgence est de gagner du temps pour préserver le cœur et le cerveau, et prévenir des séquelles cardiaques et neurologiques…", explique le professeur Jacques Beaune, cardiologue et président d’honneur de la Fédération Française de Cardiologie.
Masser et défibriller en attendant les secours. Après avoir donné l’alerte, des gestes simples peuvent sauver la vie de la victime : " Il est important que chacun d’entre nous soit capable de pratiquer les "gestes qui sauvent" et de savoir qu’il est simple d’utiliser un défibrillateur", insiste le professeur Jacques Beaune. En effet, selon la FFC, "32 % des vies sont sauvées lorsque les gestes de secours sont pratiqués en cas d’arrêt cardiaque contre 5 % dans le cas contraire". Un massage cardiaque sera ainsi efficace, tout comme l’usage d’un appareil de défibrillation automatisée externe (DAE) lorsque la personne est inconsciente et ne respire pas normalement. En France, depuis un décret datant de mai 2007, toute personne est autorisée à utiliser un DAE en cas d’urgence, sans attendre l’arrivée des secours. Ces appareils ont ainsi été installés en de nombreux endroits (lieux publics, centres commerciaux, centres sportifs, trains, entreprises…).  Par ailleurs, "les trois quarts des arrêts cardiaques extrahospitaliers surviennent à domicile et dans 65 % des cas devant témoins", selon le RéAC. C’est pourquoi "la FFC recommande d’installer également des défibrillateurs dans les parties communes des habitations collectives", relève le professeur Beaune.
Du 22 juin au 6 juillet 2015, retrouvez sur le site de la FFC et sur les réseaux sociaux la campagne #Savezvoussauver à travers des tests et des petites bandes-dessinées aussi absurdes que frappantes !

1 août 2015

Pacemaker : le deuxième souffle

Une pile pour faire face aux défaillances cardiaques. 60 000 Français sont équipés chaque année d’un pacemaker, ce petit boîtier qui fait battre le cœur lorsqu’il est affaibli. Comment ce stimulateur est-il installé.
Comment vit-on le quotidien avec ce corps étranger en soi ? Les réponses dans ce dossier. 
Le cœur est divisé en quatre cavités : deux oreillettes et deux ventricules. La partie droite reçoit le sang veineux, pauvre en oxygène, et la partie gauche, le sang artériel, riche en oxygène. Le sang veineux arrive dans l’oreillette droite, passe dans le ventricule droit pour être envoyé dans les poumons où il va se remplir d’oxygène. Puis il revient au cœur mais du côté gauche, d’abord dans l’oreillette, puis dans le ventricule pour être propulsé dans tout le corps. Et le circuit recommence.

Impulsions. Le muscle du cœur - le myocarde - a besoin de messages électriques, délivrés sous forme d’impulsions nerveuses. C’est ce qui permet au cœur de jouer son rôle de pompe.

Générateur d’électricité. La particularité du cœur, c’est qu’il possède son propre générateur d’électricité. Un générateur qui marche grâce à un réseau de cellules nerveuses qu’on appelle le nœud sinusal. Il se situe en haut de l’oreillette droite. Grâce à différentes ramifications, le message électrique va progresser dans les oreillettes, puis dans les ventricules, pour que les différentes cavités du cœur se contractent, à un rythme de 60 à 100 battements par minute au repos.
Panne de courant. Avec l’âge, ou après un accident cardiaque, le système électrique peut se dérégler. Le courant passe mal et le cœur se contracte moins vite, il peut même s’arrêter pendant plusieurs secondes. Pendant ces pauses cardiaques, le cerveau et les organes sont mal irrigués ce qui peut entraîner des vertiges, une perte de connaissance, et parfois la mort subite.


Pour éviter ces accidents, il faut implanter un stimulateur cardiaque, le fameux pacemaker. Il va compenser cette défaillance en envoyant au cœur, des impulsions électriques. Chaque année, en France, 60 000 personnes reçoivent un pacemaker.
Contrôles. Le pacemaker doit être contrôlé au moins deux fois par an par un cardiologue. Si nécessaire, il est possible de régler l’appareil de l’extérieur.

Précautions. Quand on est porteur d’un pacemaker, il faut prendre certaines précautions : éviter de mettre son téléphone portable prés du stimulateur ou passer dans un portique d’aéroport ou une machine qui dégage de puissants champs électromagnétiques et peuvent dérégler l’appareil. Dans ces cas-là, il faut montrer sa carte qui atteste qu’on porte un stimulateur.

Activités. On peut vivre tout à fait normalement et même faire du sport avec un pacemaker.

18 juil. 2015

Remplacer le coeur par la moelle

Les cellules souchesComme le cerveau, le coeur n'est pas capable de se régénérer. Après une lésion occasionnée par un infarctus, il perd une partie de sa capacité de contraction. Pour pallier ce déficit, la thérapie cellulaire apparaît la plus prometteuse. Les professeurs Orlic et Anversa ont réussi grâce à une greffe de moelle osseuse à remettre à neuf un coeur de souris. Une technique bientôt applicable à l'homme ?
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans les pays occidentaux. Parmi elles, l'infarctus du myocarde est responsable, chaque année, de 40 000 décès en France. Avec plus de trente ans de recul, la greffe de coeur apparaît comme une solution bien maîtrisée. Mais face au faible nombre d'organes transplantables, la recherche pourrait bientôt proposer une alternative thérapeutique accessible à tous.
La recherche nous fait battre le coeur
En octobre 2000, le Pr. Menasché 1, de l'Hôpital Bichat à Paris, révolutionnait la chirurgie cardiaque en greffant sur le coeur endommagé d'un patient des cellules musculaires prélevées sur sa cuisse. Plus fondamentalement, depuis 1999, le Dr. MacLellan 2 de l'Université de Los Angeles travaille à l'identification d'une protéine capable d'entraîner la multiplication des cellules du coeur. Parmi les voies de recherche, la plus récente concerne la greffe de cellules souches de la moelle osseuse. L'équipe du Pr. Orlic 3 de l'Université de Bethesda (Etats-Unis) a parié sur leur extraordinaire capacité à se transformer en plusieurs types de cellules.

SOS Cellules souches

Les cellules souches sanguines sont présentes dans la moelle osseuse où elles ont pour mission de renouveler en permanence toutes les cellules du sang. Véritables mécaniciens ambulants, elles peuvent également réparer des petites lésions du corps humain à la façon de "pièces de rechange", en acquérant les caractéristiques des tissus endommagés.
Cependant, leur action n'est pas suffisante lorsque les dégâts sont importants. Véritables caméléons, ces cellules ne peuvent être identifiées dès qu'elles ont quitté leur port d'attache : la moelle osseuse. Nos chercheurs ont supposé que leur action pouvait être améliorée en augmentant leur nombre dans la zone de l'accident.
En suivant leur intuition, ils ont prélevé de la moelle osseuse de souris mâles, pour la greffer à des souris femelles ayant subi un infarctus 3 à 5 heures plus tôt. Après 9 jours, non seulement ces cellules greffées aux confins de la zone nécrosée s'étaient déplacées jusqu'à la zone endommagée, mais elles avaient restauré 68 % de sa fonctionnalité. Comme le souligne le Pr. Orlic : "Les nouvelles cellules du coeur et celles constituant les vaisseaux portaient toutes le chromosome sexuel masculin Y. Preuve qu'elles ont donc toutes été formées à partir des cellules du donneur". Pour le Pr. Orlic, "malgré le manque de compréhension des mécanismes mis en jeu dans la migration et dans la réparation, ces résultats in-vivo témoigne d'indéniables perspectives thérapeutiques".

Derrière le rêve, la réalité

Peut-on imaginer dans un futur proche la régénération de n'importe quel organe grâce à ces cellules souches ? Selon le Pr. Menasché "même si cette approche est très intéressante sur le plan de la connaissance des mécanismes biologiques, son applicabilité reste cliniquement plus difficile".   Enfin, de nombreuses interrogations persistent sur le mécanisme mis en oeuvre. Le Pr. Orlic, lui-même, déclare que "beaucoup de facteurs environnementaux pourraient être responsables de la migration et de la différenciation des cellules transplantées". Le Pr. Menasché souligne également que cette transplantation n'intervient qu'au stade aigu de l'infarctus (dans les 5 heures suivantes). De plus, il est techniquement difficile d'obtenir la quantité de cellules de la moelle osseuse nécessaire et suffisante à la transplantation. Enfin, des études seront nécessaires pour évaluer la possible toxicité de la greffe à plus long terme. Les chercheurs américains ont tué leurs souris 9 jours après la greffe pour procéder à des analyses histologiques. Un si court délai ne permet pas de contrôler que les cellules greffées ne soient pas l'objet d'une prolifération anarchique.
Ces cellules sont-elles capables à long terme de conserver leurs nouvelles fonctions ? Comment interagissent-elles avec les autres cellules ? Persisteront-elles là où elles sont indispensables ? Autant de questions cruciales qui restent aujourd'hui sans réponse. S'il est évident que ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques, il est encore trop tôt pour tenter d'extrapoler vers l'humain. La transposition de la greffe de cellules musculaires de l'équipe du Pr. Menasché de l'animal à l'homme a nécessité sept ans et le protocole d'étude nécessitera encore quelques années avant de voir la technique se généraliser.
Un coeur réparé par des cellules souches de la moelle
C'est une première mondiale que viennent de réaliser les chercheurs de l'Université de Düsseldorf. Ils ont prélevé chez un homme victime d'infarctus des cellules de moelle osseuse qu'ils ont ensuite transplantées dans la partie du muscle cardiaque détériorée sans ouvrir le thorax. Ces cellules dites souches ont la particularité de pouvoir se transformer en n'importe quelle cellule de l'organisme. Elles sont présentes dans différentes parties du corps et en grand nombre chez l'embryon.
Résultat : dix semaines après l'intervention, la condition cardiaque a été nettement améliorée. Un progrès que les scientifiques mettent sur le compte de la transformation des cellules souches en cellules cardiaques. Cette hypothèse ne pourra être confirmée que par un examen des tissus reconstitués prélevés lors d'une opération plus périlleuse que la transplantation. Six autres patients auraient bénéficié du même traitement.
L'an dernier, l'équipe française du Pr. Menasché de l'hôpital Bichat (Paris) avait transplanté dans la partie nécrosée du coeur d'un patient de 72 ans des cellules musculaires prélevées sur sa cuisse. Dans ces deux expériences, les tissus greffés sont prélevés chez le malade. Cette autogreffe permet d'éviter tout risque de rejet et ne peut être l'objet de réticences éthiques, contrairement aux cellules prélevées sur des embryons.

14 mai 2014

TRAITEMENT DE L'INSUFFISANCE VEINEUSE SUPERFICIELLE

RAPPELS PRATIQUES ANATOMO PHYSIOLOGIQUES

La circulation veineuse assure le retour du sang veineux de la périphérie vers le cœur, soit du bas vers le haut en allant contre les forces de la gravité. La contraction et la fermeture des valves qui se trouvent sur les parois veineuses empêchent le sang de refluer vers le bas à l'état normal. Les muscles de la jambe qui participent à la marchent par leurs contractions constituent également ce que l'on appelle la pompe musculaire. Ces muscles par la compression qu'ils exercent sur le réseau veineux participe également au retour veineux vers le cœur.

En cas d'insuffisance veineuse, les valves ne fonctionnant pas correctement vont s'écarter, le sang va refluer vers la bas, entraînant une série de symptôme en rapport avec la dilatation et la stase du sang dans ces veines.

Sur le plan anatomique on distingue le réseau veineux superficiel du réseau veineux profond

Le réseau veineux superficiel draine seulement 10% du retour veineux. Le réseau veineux profond (en dessous du muscle) draine pour sa part 90% du retour veineux des membres inférieurs. Ces deux réseau veineux sont impliqués différemment dans les maladies veineuses.

Le réseau veineux superficiel des membres inférieurs.

RETOUR

PRISE EN CHARGE DE L'INSUFFISANCE VEINEUSE SUPERFICIELLE

L'insuffisance veineuse superficielle est une affection extrêmement fréquente puisqu'elle touche un tiers de la population des sujets actifs, la moitié de la population des retraités, et concerne quasiment une femme sur deux.

LES FACTEURS PREDISPOSANTS : "Voir la fiche conseil" L'hérédité : elle a un rôle très important. Il existe des familles de variqueux ce qui pose le problème de la prévention. Le rôle de la position : une profession en position debout immobile favorise l'apparition des varices. L'obésité La sédentarité et la constipation. L'exposition prolongée à des sources de chaleur (chauffage au sol, bains chauds, sauna) et au soleil sont également un facteurs de risques. Le sexe féminin est également un facteur de risque (du fait de l'imprégnation par les hormones, grossesse, contraception orale…)

LES SYMPTOMES : - L'interrogatoire va rechercher les symptômes qui motivent la consultation. - La lourdeur ou la pesanteur "Voir la fiche conseil" siégeant en particulier au niveau des jambes ou des mollets, ces symptômes sont accentués en fin de journée, juste avant les règles, ou en période de chaleur ou en position debout prolongée. Elles sont calmées par la marche et la position de jambes allongées ou surélevées. - Les douleurs : elles peuvent se situer sur le trajet des veines, due à une tension des parois de la veine. - Les crampes : elles existent y compris en position allongée, plus volontiers nocturnes. - Les impatiences : c'est une sensation d'engourdissements en position immobile, obligeant le patient à mobiliser ses jambes. - Le prurit (démangeaisons). - Les oedèmes :

Oedème

Les oedèmes : gonflement au niveau de la cheville ou de la jambe plus important en fin de journée, s'améliorant après une nuit de repos. L'œdème s'accompagne d'une sensation de gonflement et de tension.

- La gène esthétique :

Varicosités

La gène esthétique : elle représente également un motif de consultation fréquent.

L'EXAMEN CLINIQUE :

Inspection Varices

Il s'effectue en position debout sur un escabeau phlébologique bien exposé à la lumière.

A l'examen on va observer les trajets veineux superficiels à la recherche de dilatations de ceux-ci, on va également rechercher des veinules ou des dilatations veineuses isolées.

Trouble Trophique Examen Clinique

L'examen s'attachera à rechercher également un œdème présent au niveau du pied ou de la cheville, une pigmentation cutanée ou des troubles trophiques à type d'eczéma, dermite, ulcère ou cicatrice d'ulcères.

La palpation des veines va se faire sur les trajets des saphènes internes et externes, à la recherche d'une dilatation de ceux-ci.

L'ECHO DOPPLER VEINEUX DES MEMBRES INFERIEURS :

Appareil Echo Doppler

Il s'agit d'un examen non traumatisant, non douloureux qui permet grâce à un appareil à ultrasons de visualiser les vaisseaux (grâce à l'échographie) et d'enregistrer le sens et la vitesse du sang à l'intérieur de ces vaisseaux grâce au doppler couleur (image en couleur du flux sanguin dans le vaisseau sur l'image d'échographie), et doppler pulsé (image du spectre enregistré à l'intérieur du vaisseau). L'écho doppler constitue donc un véritable outil très performant qui a révolutionné l'étude et le diagnostic des maladies vasculaires. Il permet de visualiser l'ensemble des réseaux vasculaires, d'analyser les flux sanguins, d'établir de véritables cartographies veineuses.

Saphène interne normale

Il va explorer les veines profondes afin de vérifier de l'absence d'une thrombose veineuse récente ou séquellaire de thromboses anciennes.

Veine poplitée normale Thrombose veine poplitée

Au niveau des veines superficielles, l'examen va s'attacher à explorer : La saphène interne : à l'ostium (au niveau du pli de l'aine), mesure de la crosse de la saphène et recherche de sa continence, et sur son trajet au niveau de la cuisse et de la jambe.

Dilatation et reflux saphène interne

L'examen consiste à rechercher un reflux sur cette veine (retour du sang du haut vers le bas) après réalisation d'une manœuvre de compression au niveau des muscle du mollet créant un appel veineux de sang à contre courant qui est mis en évidence s'il existe une incontinence des valves. La toux ou un effort de poussée abdominale peuvent également déclencher ce reflux.

Dilatation et reflux saphène Spectre reflux saphène interne

L'examen va rechercher la distribution et l'alimentation des varices à partir de ce reflux mis en évidence sur un tronc saphène interne. L'examen est également réalisé au niveau de la saphène externe (qui se situe derrière la jambe). La crosse de la saphène externe est explorée au niveau du creux poplité (derrière le genou), et le tronc de la saphène externe derrière la jambe, également à la recherche d'un reflux et de varices.

Dilatation et reflux saphène externe

Au terme de cet examen, il est possible de s'assurer de l'absence d'anomalie du retour veineux profond, et au niveau du réseau veineux superficiel d'être fixé sur l'existence d'anomalies au niveau des saphène interne ou externe qui peuvent être responsable des varices. En fonction des résultats de cet examen il sera possible de fixer une indication thérapeutique à savoir si un traitement médical sera suffisant ou s'il faudra intervenir chirurgicalement.

LES COMPLICATIONS DES VARICES : Elles peuvent être aiguës :

- La rupture externe d'une varice provoquée par un traumatisme au niveau d'un paquet variqueux, elle s'accompagne d'une hémorragie externe qui peut être impressionnante et affoler le patient, dans ce cas il faut allonger le patient d'urgence, surélever la jambe atteinte, et placer un garrot en amont de l'hémorragie ce qui a pour effet de faire cesser immédiatement cette hémorragie. Parfois la rupture peut intervenir sans que l'hémorragie ne soit extériorisée, ce manifestant par une importante douleur avec un hématome ou une ecchymose. - La thrombose veineuse superficielle d'une varice correspond à l'apparition d'un caillot à l'intérieur de cette varice (du à la stase du sang). Elle se manifeste par l'apparition d'un cordon rouge chaud et inflammatoire sur le trajet de la varice. Elle peut s'étendre à une thrombose veineuse profonde.

Les complications chroniques :

Dermite Hypodermite Trouble trophique

La Dermite ocre : c'est la pigmentation des jambes au niveau de leurs parties inférieures.

Les hypodermites : c'est un trouble trophique lié à une inflammation et une détérioration du tissu sous cutané en rapport avec l'œdème et le manque d'oxygénation de la peau lié aux troubles circulatoires.

L'eczema variqueux : Lésions de la peau avec phénomènes de démangeaisons.

Les Ulcères veineux :

Ulcère Ulcère variqueux

L'ulcère siège le plus fréquemment au niveau du tiers inférieur de la jambe sur sa face interne. Il est peut douloureux ou non douloureux en l'absence de surinfection. A l'examen on appréciera son siège, sa taille que l'on mesurera, son étendue et sa profondeur, ainsi que l'état des bords de l'ulcère et l'état du fond de l'ulcère. La contention, la compression et le traitement des varices responsables de cet ulcère veineux sont des éléments capitaux dans le traitement et la cicatrisation de cet ulcère.

LE TRAITEMENT : Préventif :

Ce qu'il faut éviter : - les stations debout et assises prolongées - le piétinement - l'exposition prolongée aux sources de chaleur (soleil, bains chauds, sauna, chauffage par le sol) - vêtements trop serrés à la taille et à l'aine - les sports avec à coups (tennis, squatch, wolley-ball) - excès de poids, constipation. Ce qui est conseillé : - marcher tous les jours pendant au moins une demi-heure avec des bonnes chaussures souples, monter des escaliers, mobiliser les jambes. - faire des exercices quotidiens (pédalage, ciseaux) - pratiquer une activité physique douce (natation, vélo, gym) - surélever légèrement les jambes en position allongée (cales sous les pieds du lit pour la nuit) - rafraîchir les jambes en fin de journée (douche à l'eau froide ou tiède sur les jambes) - masser les jambes dans le sens du retour veineux (de la cheville vers le genou). Les Médicaments Veinoactifs : Cette classe thérapeutique se propose de restaurer une tonicité pariétale, de réduire l'œdème en renforçant la résistance des capillaires et en diminuant leur perméabilité. Ils améliorent également la circulation lymphatique qui peut subir la répercussion de l'insuffisance veineuse. Ils luttent également contre l'inflammation locale.

La Contention :

La contention est une arme thérapeutique très efficace dans le traitement de l'insuffisance veineuse, elle supprime la gêne fonctionnelle en supprimant la stase veineuse. La contention restitue par le biais d'une contre pression exercée au niveau des tissus une distensibilité normale aux parois veineuses que la maladie veineuse a rendu trop dispensible.

Les Scléroses :

Microsclerose

Le principe : l'injection d'un produit sclérosant dans une veine superficielle va déclencher une inflammation de la paroi veineuse qui va évoluer vers une fibrose de cette paroi.

Varice jambière antérieure

La Société Française de Phlébologie a rédigé un texte de recommandations, d'informations médicales avant la réalisation d'un traitement de varices par sclérothérapie.

Varice jambière postérieure

Afin d'être pleinement informé avant une sclérose de varices lisez attentivement ce document : Information médicale avant sclérothérapie Des injections sclérosantes peuvent être réalisées soit sur un tronc variqueux (tronc saphène) ou sur des varices collatérales des troncs saphènes.

Le traitement des varicosités :

Varicosités

- la microsclérose : Les varicosités ou télangectasies sont de fines dilatations de très fins vaisseaux situés dans la peau,

Trés fines varicosités

leur traitement repose essentiellement sur les microscléroses.

Microsclerose

La microsclérose consiste en l'injection d'un produit sclérosant très dilué à l'intérieur de ce vaisseau. Celui-ci va se rétracter et disparaître progressivement. Il y a peu de contre indications à ce traitement en dehors de très rares allergies au produit. L'injection des varicosités par un produit sclérosant n'est pas douloureuse en elle même seule la piqûre déclenche une douleur au point d'injection. Dans les suites d'une sclérose ou microsclérose trois types d'effets indésirables peuvent apparaître : La présence d'hématomes ou ecchymoses au point d'injection Des pigmentations sur le trajet des varicosités traitées Des micro caillots qui sont restés emprisonnés à l'intérieur du vaisseau, et qu'il est possible de retirer à la séance suivante en ponctionnant ceux-ci avec une simple aiguille. Les séances sont espacées d'environ 15 jours et sont effectuées zone par zone. Les micro scléroses peuvent être effectuées à toutes saisons de l'année cependant il ne faut pas s'exposer au soleil dans les 15 jours qui suivent une injection sclérosante afin de ne pas risquer d'engendrer une pigmentation de la peau au niveau du point d'injection ; Les veines réticulaires (veines vertes) qui sont souvent associées aux varicosités qu'elles contribuent à entretenir en alimentant celles-ci bénéficient du même traitement par sclérose.

- la thermocoagulation :

Thermocoagulation Télangectasies

C'est une technique qui consiste à faire disparaître de très fin vaisseaux situés dans le derme, qui ne sont plus accessibles à la micro sclérose, à partir d'impacts d'un courant haute fréquence qui par un phénomène thermique va entraîner la coagulation et la disparition de ces vaisseaux.

- le laser : "voir le chapitre laser"

Le Laser ou « light ampliphier by stimulated emission of radiation » est un amplificateur de lumière par émission stimulée de rayonnements électromagnétiques. Les lasers à colorant utilisent l'émission de fluorescence de colorants organiques excités par une lumière.

La Chirurgie : La décision d'un traitement chirurgical est prise après les données de l'examen clinique et de l'écho doppler veineux. En fonction du type d'indication, il est possible de réaliser soit une phlébectomie ambulatoire (image de gauche), soit un stripping des saphènes internes ou externes (image de droite).

Le traitement consiste à supprimer les varices visibles et le tronc veineux responsable du reflux. Cette intervention est réalisée par un chirurgien vasculaire sous anesthésie soit locale soit générale soit locorégionnale après echomarquage cutané.

29 sept. 2013

Les antihypertenseurs

Les antihypertenseurs
Les antihypertenseurs d'action centrale
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Clonidine
Catapressan

Alphaméthyldopa
Aldomet

Moxonide
Physiotens

Les diurétiques antihypertenseurs
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Furosémide
Lasilix

Bumétamide
Burinex

Indapamide
Fludex

Spironolactone
Aldactone

Canrénone
Soludactone

Les bêtabloquants antihypertenseurs
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Aténolol
Ténormine

Acébutolol
Sectral

Bisoprolol
Détensiel

Propanolol
Avlocardyl

Métoprolol
Lopressor
Séloken
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion : IEC
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Ramipril
Triatec

Enalapril
Renitec

Périndopril
Coversyl

Captopril
Captolane
Lopril
Les antagonistes de l'angiotensine II
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Losartan
Cozarr

Valsartan
Tareg

Irbésartan
Aprovel

Les inhibiteurs calciques
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Nicardipine
Loxen

Amlodipine
Amlor

Félodipine
Flodil LP

Diltiazem
Mono-Tildiem

Nifédipine
Adalate LP

Les vasodilatateurs
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Urapidil
Eupressyl
Médiatensyl
Dihydralazine
Népressol

Minoxidil
Lonoten

Buflomédil
Fonzylane




Définition
    Le traitement antihypertenseur doit être associé à des conseils hygiéno-diététiques : perte de poids, arrêt du tabac, diminution de la consommation d'alcool, maintien d'un exercice physique régulier.

Les antihypertenseurs d'action centrale
Mode d'action
    Stimulation des récepteurs cérébraux alpha-2 du système sympathique, ce qui entraîne une baisse du tonus sympathique périphérique et donc de la pression artérielle.
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Insuffisance rénale.
Effets secondaires
·    Hypotension et bradycardie : surdosage.
·    Sécheresse buccale.
·    Somnolence, asthénie.
·    Troubles digestifs : nausées, constipation.
Surveillances
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les diurétiques antihypertenseurs
Mode d'action
·    Action antihypertenseur par une déplétion de sodium.
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Contre-indications des diurétiques hypokaliémiants.
o        Obstacle sur les voies urinaires.
o        Troubles hydro-électrolytiques non corrigés : hyponatrémie, hypokaliémie.
·    Contre-indications des diurétiques épargneurs de potassium
o        Hyperkaliémie.
o        Insuffisance rénale, hépatique.
Effets secondaires
·    Effets secondaires des diurétiques hypokaliémiants :
o        Hyponatrémie, déshydratation, hypovolémie avec hypotension orthostatique.
o        Hypokaliémie.
o        Crise de goutte : élévation de l'uricémie
·    Effets secondaires des diurétiques épargneurs de potassium :
o        Hyperkaliémie.
o        Troubles digestifs.
Surveillances
·    Surveillance du ionogramme :
o        Sodium : 133 – 143 mmol/l : normal.
o        Potassium : 3,5 – 5 mmol /l : normal.
·    Augmentation de la diurèse.
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les bêtabloquants antihypertenseurs
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Asthme et broncho-pneumopathie chronique obstructive.
·    Insuffisance cardiaque non contrôlée par traitement.
·    Hypotension.
·    Bloc auriculo-ventriculaire.
Effets secondaires
·    Bradycardie.
·    Asthénie, insomnie.
·    Troubles digestifs.
Surveillances
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion : IEC
Mode d'action
    Action de vasodilatation artérielle et de diminution de rétention hydro-sodée par inhibition de l'enzyme de conversion qui permet la synthèse de l'angiotensine II.
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Antécédent d'œdème de Quincke.
·    Association au potassium, aux sels désodés au potassium et aux diurétiques hyperkaliémiants.
Effets secondaires
·    Hypotension brutale.
·    Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhées.
·    Céphalées, asthénie.
·    Crampes musculaires.
Surveillances
·    Surveillance biologique : NFS, créatinémie, kaliémie, transaminases.
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les antagonistes de l'angiotensine II
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Insuffisance rénale, hépatique
·    Association au potassium, diurétiques hyperkaliémiants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, lithium.
Effets secondaires
·    Hypotension brutale en cas de déficit en eau et en sodium préexistant.
·    Hypotension orthostatique.
Surveillances
·    Surveillance biologique : créatinémie, kaliémie.
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les inhibiteurs calciques
Mode d'action
    Action de dilatation des artères et de diminution des contractions myocardiques en inhibant l'entrée du calcium (indispensable à la contraction musculaire) dans les cellules myocardiques et les cellules musculaires lisses des parois artérielles.
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Troubles de la conduction cardiaque : bloc auriculo-ventriculaire.
·    Insuffisance cardiaque.
·    Hypotension artérielle.
·    Association aux antiarythmiques.
Effets secondaires
·    Bradycardie, hypotension et troubles de la conduction cardiaque.
·    Céphalées.
·    Oedèmes des membres inférieurs.

Les vasodilatateurs
Mode d'action
    Blocage des récepteurs alpha-1 sympathiques périphériques, ce qui entraîne une vasodilatation des artérioles et des veinules et donc une baisse de la pression artérielle.
Indication
·    Hypertension artérielle lors d'une association avec un diurétique.
·    Pour le Fonzylane® : manifestations douloureuses des artériopathies en poussée ischémique en attente du traitement chirurgical ou en cas d'impossibilité de celui-ci.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Œdème.
Effets secondaires
·    Hypotension avec rétention hydro-sodée.
·    Nausées, vomissements, sueurs, céphalées.

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Plantes contre les palpitations cardiaques

Les palpitations cardiaques sont fréquentes chez les personnes stressées,nerveuses ouanxieuses

Les palpitations sont le ressenti (symptômes) d'un trouble du rythme cardiaque. Ces troubles du rythme sont soit des tachycardies (pouls rapide) ou des extrasystoles (pouls irrégulier).

Les  palpitations sont le plus souvent des  phénomènes normaux et bénins, dues à des extrasystoles auriculaires.  La plupart des personnes les perçoivent surtout le soir. Ce n’est pas qu’elles soient plus fréquentes à ce moment là, mais c’est dans le calme, souvent juste au moment de l’endormissement, qu’elles sont le plus facilement perçues. Elles provoquent de l’angoisse et la crainte d’une crise cardiaque. Rassurez-vous, ce n’est jamais le cas  lorsqu'il s'agit d'extrasystoles. Lorsqu'il s'agit d'autres troubles du rythme ils s'accompagnent souvent d'autres symptômes (vertiges, sensation de perte de connaissance...) Dans ces cas là il convient de consulter et de faire un électrocardiograme. 

Quelques plantes médicinales contre les troubles du rythme cardiaque

Prenez le soir, avant de vous coucher une tisane calmante (ou la teinture mère si vous n’aimez pas les tisanes)

Voici quatre plantes intéressantes pour vous soigner vos palpitations cardiaques

 

Mélisse

C’est une plante qui possède des effets calmants et qui agit directement sur le cœur et le système digestif.

 

Valériane

 Elle favorise surtout l’endormissement et possède par ailleurs un effet apaisant, très bénéfique sur le rythme cardiaque.

 

Aubépine

C’est la plante du cœur par excellence ! Elle convient particulièrement bien aux personnes âgées souffrant de troubles du rythme, d’insuffisance cardiaque légère à modérée ou d’angine de poitrine (signe précurseur de l’infarctus) En outre elle a un effet diurétique qui permet d’éliminer les rétentions d’eau. Cette plante n’a pas d’effets secondaires en dehors d’une interaction avec les barbituriques. Son emploi à long terme et son effet sont scientifiquement bien documentés.

 

 

Houblon

Il est tout spécialement adapté au traitement des palpitations survenant chez la femme en période de ménopause.

La génétique pourrait expliquer la survenue d’un AVC chez les jeunes

Être victime d’un AVC avant 50 ans est un signal d’alarme pour les chercheurs. La génétique pourrait-elle être au banc des accusés?

En théorie, Jenny Jay n’aurait jamais dû être victime d’un AVC. Elle était active, ne fumait pas et avait une saine alimentation. Et elle n’avait que 19 ans. 

Jenny Jay

En fait, lorsque Jenny est arrivée par ambulance à l’Hôpital général de Whitehorse, en mai dernier, avec une fièvre de 40 °C (104 °F) et aucune sensation du côté gauche de son corps, les médecins ont d’abord pensé qu’elle présentait des symptômes de méningite ou d’une infection qui s’était répandue jusqu’à son cerveau. Ils lui ont fait subir une multitude de tests avant de découvrir la cause réelle de son affection : un AVC provoqué par une migraine.

Selon le Dr Guillaume Paré, généticien et chercheur, être victime d’un AVC avant 50 ans est inhabituel. Le risque de subir un AVC augmente avec l’âge et est aggravé par des facteurs incluant l’hypertension, un taux de cholestérol élevé et le tabagisme.

Lorsqu’un AVC se manifeste chez une jeune personne comme Jenny, qui a peu de facteurs de risque, il est possible qu’une mutation génétique en soit la cause.

Selon les chercheurs, jusqu’à 50 % de toutes les maladies cardiovasculaires sont associés à des facteurs génétiques. Que se passerait-il s’ils pouvaient déterminer les gènes qui mettent à risque d’AVC des jeunes en bonne santé? C’est ce que le Dr Paré et son équipe de recherche, à l’Université McMaster, tentent de faire, soutenus par des fonds recueillis auprès de donateurs de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. 

Ils ont déjà ciblé une mutation connue sous le nom de Notch 3, observée chez plusieurs survivants de l’AVC. Le Dr Paré et son équipe croient qu’elle pourrait expliquer un certain nombre d’AVC chez les jeunes.

Selon les estimations, 0,3 % de la population au pays, soit près de 100 000 personnes, présente la mutation Notch 3. Celle-ci décuple le risque d’AVC et rend les porteurs plus vulnérables à l’AVC hémorragique, qui est considéré le type le plus mortel, car il existe moins de traitements.

Même s’il est encore trop tôt pour demander à votre médecin de vérifier votre risque génétique, il est possible qu’éventuellement, les personnes à risque puissent recevoir un diagnostic avec une simple analyse du sang. Cependant, pour en arriver là, les chercheurs doivent d’abord repérer un plus grand nombre de gènes qui font augmenter ce risque. Notch 3 est la première de plusieurs mutations qu’il faut cerner.

Renseignez-vous sur vos antécédents familiaux

Ce que vous pouvez faire pendant que les chercheurs tentent d’en découvrir davantage sur ces gènes est de connaître vos antécédents familiaux lorsqu’il s’agit d’évaluer votre risque de maladie du cœur ou d’AVC. 

Si une personne apparentée au premier degré, c’est-à-dire l’un de vos parents, un frère ou une sœur, ou un enfant, est victime d’un AVC avant l’âge de 50 ans, vous êtes aussi probablement à risque.  

Le Dr Paré insiste sur le fait que, même si vous-même ou une personne que vous connaissez avez des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire, vous pouvez améliorer vos résultats considérablement en apportant des changements simples à votre mode de vie, y compris une saine alimentation, davantage d’activité physique et une vie sans fumée.    

On ne sait pas quel rôle ont joué les facteurs génétiques dans l’AVC dont a souffert Jenny. Cependant, cette dernière croit qu’une meilleure connaissance de ses antécédents familiaux ne peut qu’être bénéfique.

« Je suis sûre que si vous avez un risque plus élevé d’être victime d’un AVC à un jeune âge, il serait vraiment utile d’avoir cette information, affirme-t-elle. Elle serait d’une aussi grande utilité que le fait de savoir, pour une personne allergique aux abeilles, qu’elle doit transporter un EpiPen avec elle. »

Et que peuvent faire les personnes qui n’ont pas la possibilité d’accéder à des antécédents familiaux complets? Le dépistage génétique permettra éventuellement de combler les lacunes. Lorsque nous aurons une meilleure compréhension des gènes associés à un risque d’AVC précoce, les médecins pourront repérer facilement les personnes à risque, et s’assurer qu’elles sont suffisamment conscientes des risques et vigilantes pour adopter un mode de vie sain.

Atteindre des sommets

Depuis son AVC, Jenny s’est rétablie à une vitesse incroyable, qu’elle attribue à sa collaboration avec un ergothérapeute. Son désir de voir le monde n’a pas été freiné. À peine un an après son AVC, Jenny explorait l’Angleterre.

Pour célébrer son rétablissement, elle a décidé de se lancer à l’assaut de trois des plus hauts sommets du Royaume-Uni, tout en recueillant des fonds pour la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC afin d’aider à créer plus de survivants.

Source: http://blogue.fmcoeur.ca/2015/10/la-genetique-pourrait-expliquer-la-survenue-dun-avc-chez-les-jeunes/?utm_medium=email&utm_source=News_and_Updates_FR_October_2015&utm_campaign=curriculum_email

Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?

Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?Du 22 juin au 6 juillet 2015, la Fédération Française de Cardiologie rappelle les gestes simples pour venir en aide aux victimes d’un arrêt cardiaque. Comment le reconnaître ? Comment agir ?
"Savez-vous sauver ?" Voici le nom de la campagne internet organisée du 22 juin au 6 juillet. Le but ? Rappeler à chacun l’importance des "gestes qui sauvent" en cas d’arrêt cardiaque. Cette campagne permet de "souligner l’importance de savoir détecter les signes de l’arrêt cardiaque, de connaître les réflexes d’urgence et d’utiliser un défibrillateur",  rappelle la Fédération Française de Cardiologie (FFC) à l’origine de cette mobilisation. En effet, alors que 40 000 personnes décèdent chaque année en France d’un arrêt cardiaque, moins de 17 % des français sont formés aux gestes de premier secours et à l’utilisation d’un défibrillateur.
Douleur à la poitrine, essouflement et perte de connaissance. À la différence de la crise cardiaque qui correspond à un arrêt de la circulation au niveau du cœur, l'arrêt cardiaque provient d’un dérèglement de l'activité électrique du cœur : au lieu des habituels mouvements de contraction, le cœur fibrille et effectue donc des mouvements rapides et irréguliers. Des signes avant-coureurs (palpitations, malaise général) peuvent survenir quelques heures ou quelques jours avant l’arrêt cardiaque. Au moment de l’arrêt, la personne ressent une sensation d’oppression et une forte douleur au milieu de la poitrine, douleur qui peut s’étendre au cou, aux bras ou à la mâchoire. L’arrête cardiaque peut aussi s’accompagner de nausées, d’essoufflement et de suées. Dans certains cas, la personne prise d’arrêt cardiaque peut perdre connaissance très rapidement. Principaux concernés : les personnes ayant des antécédents de maladies cardiaques, sujets à l’hypertension, à l’obésité, au diabète ou encore au tabagisme.
Agir vite pour une meilleure chance de survie. Premier réflexe à avoir face à une personne présentant les signes d’un arrêt cardiaque : composer le 15 pour alerter et permettre l’arrivée des secours au plus vite. En effet, d’après le registre électronique des arrêts cardiaques (RéAC), "les secours mettent entre 9 et 19 minutes pour arriver sur les lieux." Pourtant, "pour un arrêt cardiaque, une minute de perdue, c’est 10 % de chance de survie en moins. L’urgence est de gagner du temps pour préserver le cœur et le cerveau, et prévenir des séquelles cardiaques et neurologiques…", explique le professeur Jacques Beaune, cardiologue et président d’honneur de la Fédération Française de Cardiologie.
Masser et défibriller en attendant les secours. Après avoir donné l’alerte, des gestes simples peuvent sauver la vie de la victime : " Il est important que chacun d’entre nous soit capable de pratiquer les "gestes qui sauvent" et de savoir qu’il est simple d’utiliser un défibrillateur", insiste le professeur Jacques Beaune. En effet, selon la FFC, "32 % des vies sont sauvées lorsque les gestes de secours sont pratiqués en cas d’arrêt cardiaque contre 5 % dans le cas contraire". Un massage cardiaque sera ainsi efficace, tout comme l’usage d’un appareil de défibrillation automatisée externe (DAE) lorsque la personne est inconsciente et ne respire pas normalement. En France, depuis un décret datant de mai 2007, toute personne est autorisée à utiliser un DAE en cas d’urgence, sans attendre l’arrivée des secours. Ces appareils ont ainsi été installés en de nombreux endroits (lieux publics, centres commerciaux, centres sportifs, trains, entreprises…).  Par ailleurs, "les trois quarts des arrêts cardiaques extrahospitaliers surviennent à domicile et dans 65 % des cas devant témoins", selon le RéAC. C’est pourquoi "la FFC recommande d’installer également des défibrillateurs dans les parties communes des habitations collectives", relève le professeur Beaune.
Du 22 juin au 6 juillet 2015, retrouvez sur le site de la FFC et sur les réseaux sociaux la campagne #Savezvoussauver à travers des tests et des petites bandes-dessinées aussi absurdes que frappantes !

Pacemaker : le deuxième souffle

Une pile pour faire face aux défaillances cardiaques. 60 000 Français sont équipés chaque année d’un pacemaker, ce petit boîtier qui fait battre le cœur lorsqu’il est affaibli. Comment ce stimulateur est-il installé.
Comment vit-on le quotidien avec ce corps étranger en soi ? Les réponses dans ce dossier. 
Le cœur est divisé en quatre cavités : deux oreillettes et deux ventricules. La partie droite reçoit le sang veineux, pauvre en oxygène, et la partie gauche, le sang artériel, riche en oxygène. Le sang veineux arrive dans l’oreillette droite, passe dans le ventricule droit pour être envoyé dans les poumons où il va se remplir d’oxygène. Puis il revient au cœur mais du côté gauche, d’abord dans l’oreillette, puis dans le ventricule pour être propulsé dans tout le corps. Et le circuit recommence.

Impulsions. Le muscle du cœur - le myocarde - a besoin de messages électriques, délivrés sous forme d’impulsions nerveuses. C’est ce qui permet au cœur de jouer son rôle de pompe.

Générateur d’électricité. La particularité du cœur, c’est qu’il possède son propre générateur d’électricité. Un générateur qui marche grâce à un réseau de cellules nerveuses qu’on appelle le nœud sinusal. Il se situe en haut de l’oreillette droite. Grâce à différentes ramifications, le message électrique va progresser dans les oreillettes, puis dans les ventricules, pour que les différentes cavités du cœur se contractent, à un rythme de 60 à 100 battements par minute au repos.
Panne de courant. Avec l’âge, ou après un accident cardiaque, le système électrique peut se dérégler. Le courant passe mal et le cœur se contracte moins vite, il peut même s’arrêter pendant plusieurs secondes. Pendant ces pauses cardiaques, le cerveau et les organes sont mal irrigués ce qui peut entraîner des vertiges, une perte de connaissance, et parfois la mort subite.


Pour éviter ces accidents, il faut implanter un stimulateur cardiaque, le fameux pacemaker. Il va compenser cette défaillance en envoyant au cœur, des impulsions électriques. Chaque année, en France, 60 000 personnes reçoivent un pacemaker.
Contrôles. Le pacemaker doit être contrôlé au moins deux fois par an par un cardiologue. Si nécessaire, il est possible de régler l’appareil de l’extérieur.

Précautions. Quand on est porteur d’un pacemaker, il faut prendre certaines précautions : éviter de mettre son téléphone portable prés du stimulateur ou passer dans un portique d’aéroport ou une machine qui dégage de puissants champs électromagnétiques et peuvent dérégler l’appareil. Dans ces cas-là, il faut montrer sa carte qui atteste qu’on porte un stimulateur.

Activités. On peut vivre tout à fait normalement et même faire du sport avec un pacemaker.

Remplacer le coeur par la moelle

Les cellules souchesComme le cerveau, le coeur n'est pas capable de se régénérer. Après une lésion occasionnée par un infarctus, il perd une partie de sa capacité de contraction. Pour pallier ce déficit, la thérapie cellulaire apparaît la plus prometteuse. Les professeurs Orlic et Anversa ont réussi grâce à une greffe de moelle osseuse à remettre à neuf un coeur de souris. Une technique bientôt applicable à l'homme ?
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans les pays occidentaux. Parmi elles, l'infarctus du myocarde est responsable, chaque année, de 40 000 décès en France. Avec plus de trente ans de recul, la greffe de coeur apparaît comme une solution bien maîtrisée. Mais face au faible nombre d'organes transplantables, la recherche pourrait bientôt proposer une alternative thérapeutique accessible à tous.
La recherche nous fait battre le coeur
En octobre 2000, le Pr. Menasché 1, de l'Hôpital Bichat à Paris, révolutionnait la chirurgie cardiaque en greffant sur le coeur endommagé d'un patient des cellules musculaires prélevées sur sa cuisse. Plus fondamentalement, depuis 1999, le Dr. MacLellan 2 de l'Université de Los Angeles travaille à l'identification d'une protéine capable d'entraîner la multiplication des cellules du coeur. Parmi les voies de recherche, la plus récente concerne la greffe de cellules souches de la moelle osseuse. L'équipe du Pr. Orlic 3 de l'Université de Bethesda (Etats-Unis) a parié sur leur extraordinaire capacité à se transformer en plusieurs types de cellules.

SOS Cellules souches

Les cellules souches sanguines sont présentes dans la moelle osseuse où elles ont pour mission de renouveler en permanence toutes les cellules du sang. Véritables mécaniciens ambulants, elles peuvent également réparer des petites lésions du corps humain à la façon de "pièces de rechange", en acquérant les caractéristiques des tissus endommagés.
Cependant, leur action n'est pas suffisante lorsque les dégâts sont importants. Véritables caméléons, ces cellules ne peuvent être identifiées dès qu'elles ont quitté leur port d'attache : la moelle osseuse. Nos chercheurs ont supposé que leur action pouvait être améliorée en augmentant leur nombre dans la zone de l'accident.
En suivant leur intuition, ils ont prélevé de la moelle osseuse de souris mâles, pour la greffer à des souris femelles ayant subi un infarctus 3 à 5 heures plus tôt. Après 9 jours, non seulement ces cellules greffées aux confins de la zone nécrosée s'étaient déplacées jusqu'à la zone endommagée, mais elles avaient restauré 68 % de sa fonctionnalité. Comme le souligne le Pr. Orlic : "Les nouvelles cellules du coeur et celles constituant les vaisseaux portaient toutes le chromosome sexuel masculin Y. Preuve qu'elles ont donc toutes été formées à partir des cellules du donneur". Pour le Pr. Orlic, "malgré le manque de compréhension des mécanismes mis en jeu dans la migration et dans la réparation, ces résultats in-vivo témoigne d'indéniables perspectives thérapeutiques".

Derrière le rêve, la réalité

Peut-on imaginer dans un futur proche la régénération de n'importe quel organe grâce à ces cellules souches ? Selon le Pr. Menasché "même si cette approche est très intéressante sur le plan de la connaissance des mécanismes biologiques, son applicabilité reste cliniquement plus difficile".   Enfin, de nombreuses interrogations persistent sur le mécanisme mis en oeuvre. Le Pr. Orlic, lui-même, déclare que "beaucoup de facteurs environnementaux pourraient être responsables de la migration et de la différenciation des cellules transplantées". Le Pr. Menasché souligne également que cette transplantation n'intervient qu'au stade aigu de l'infarctus (dans les 5 heures suivantes). De plus, il est techniquement difficile d'obtenir la quantité de cellules de la moelle osseuse nécessaire et suffisante à la transplantation. Enfin, des études seront nécessaires pour évaluer la possible toxicité de la greffe à plus long terme. Les chercheurs américains ont tué leurs souris 9 jours après la greffe pour procéder à des analyses histologiques. Un si court délai ne permet pas de contrôler que les cellules greffées ne soient pas l'objet d'une prolifération anarchique.
Ces cellules sont-elles capables à long terme de conserver leurs nouvelles fonctions ? Comment interagissent-elles avec les autres cellules ? Persisteront-elles là où elles sont indispensables ? Autant de questions cruciales qui restent aujourd'hui sans réponse. S'il est évident que ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques, il est encore trop tôt pour tenter d'extrapoler vers l'humain. La transposition de la greffe de cellules musculaires de l'équipe du Pr. Menasché de l'animal à l'homme a nécessité sept ans et le protocole d'étude nécessitera encore quelques années avant de voir la technique se généraliser.
Un coeur réparé par des cellules souches de la moelle
C'est une première mondiale que viennent de réaliser les chercheurs de l'Université de Düsseldorf. Ils ont prélevé chez un homme victime d'infarctus des cellules de moelle osseuse qu'ils ont ensuite transplantées dans la partie du muscle cardiaque détériorée sans ouvrir le thorax. Ces cellules dites souches ont la particularité de pouvoir se transformer en n'importe quelle cellule de l'organisme. Elles sont présentes dans différentes parties du corps et en grand nombre chez l'embryon.
Résultat : dix semaines après l'intervention, la condition cardiaque a été nettement améliorée. Un progrès que les scientifiques mettent sur le compte de la transformation des cellules souches en cellules cardiaques. Cette hypothèse ne pourra être confirmée que par un examen des tissus reconstitués prélevés lors d'une opération plus périlleuse que la transplantation. Six autres patients auraient bénéficié du même traitement.
L'an dernier, l'équipe française du Pr. Menasché de l'hôpital Bichat (Paris) avait transplanté dans la partie nécrosée du coeur d'un patient de 72 ans des cellules musculaires prélevées sur sa cuisse. Dans ces deux expériences, les tissus greffés sont prélevés chez le malade. Cette autogreffe permet d'éviter tout risque de rejet et ne peut être l'objet de réticences éthiques, contrairement aux cellules prélevées sur des embryons.

TRAITEMENT DE L'INSUFFISANCE VEINEUSE SUPERFICIELLE

RAPPELS PRATIQUES ANATOMO PHYSIOLOGIQUES

La circulation veineuse assure le retour du sang veineux de la périphérie vers le cœur, soit du bas vers le haut en allant contre les forces de la gravité. La contraction et la fermeture des valves qui se trouvent sur les parois veineuses empêchent le sang de refluer vers le bas à l'état normal. Les muscles de la jambe qui participent à la marchent par leurs contractions constituent également ce que l'on appelle la pompe musculaire. Ces muscles par la compression qu'ils exercent sur le réseau veineux participe également au retour veineux vers le cœur.

En cas d'insuffisance veineuse, les valves ne fonctionnant pas correctement vont s'écarter, le sang va refluer vers la bas, entraînant une série de symptôme en rapport avec la dilatation et la stase du sang dans ces veines.

Sur le plan anatomique on distingue le réseau veineux superficiel du réseau veineux profond

Le réseau veineux superficiel draine seulement 10% du retour veineux. Le réseau veineux profond (en dessous du muscle) draine pour sa part 90% du retour veineux des membres inférieurs. Ces deux réseau veineux sont impliqués différemment dans les maladies veineuses.

Le réseau veineux superficiel des membres inférieurs.

RETOUR

PRISE EN CHARGE DE L'INSUFFISANCE VEINEUSE SUPERFICIELLE

L'insuffisance veineuse superficielle est une affection extrêmement fréquente puisqu'elle touche un tiers de la population des sujets actifs, la moitié de la population des retraités, et concerne quasiment une femme sur deux.

LES FACTEURS PREDISPOSANTS : "Voir la fiche conseil" L'hérédité : elle a un rôle très important. Il existe des familles de variqueux ce qui pose le problème de la prévention. Le rôle de la position : une profession en position debout immobile favorise l'apparition des varices. L'obésité La sédentarité et la constipation. L'exposition prolongée à des sources de chaleur (chauffage au sol, bains chauds, sauna) et au soleil sont également un facteurs de risques. Le sexe féminin est également un facteur de risque (du fait de l'imprégnation par les hormones, grossesse, contraception orale…)

LES SYMPTOMES : - L'interrogatoire va rechercher les symptômes qui motivent la consultation. - La lourdeur ou la pesanteur "Voir la fiche conseil" siégeant en particulier au niveau des jambes ou des mollets, ces symptômes sont accentués en fin de journée, juste avant les règles, ou en période de chaleur ou en position debout prolongée. Elles sont calmées par la marche et la position de jambes allongées ou surélevées. - Les douleurs : elles peuvent se situer sur le trajet des veines, due à une tension des parois de la veine. - Les crampes : elles existent y compris en position allongée, plus volontiers nocturnes. - Les impatiences : c'est une sensation d'engourdissements en position immobile, obligeant le patient à mobiliser ses jambes. - Le prurit (démangeaisons). - Les oedèmes :

Oedème

Les oedèmes : gonflement au niveau de la cheville ou de la jambe plus important en fin de journée, s'améliorant après une nuit de repos. L'œdème s'accompagne d'une sensation de gonflement et de tension.

- La gène esthétique :

Varicosités

La gène esthétique : elle représente également un motif de consultation fréquent.

L'EXAMEN CLINIQUE :

Inspection Varices

Il s'effectue en position debout sur un escabeau phlébologique bien exposé à la lumière.

A l'examen on va observer les trajets veineux superficiels à la recherche de dilatations de ceux-ci, on va également rechercher des veinules ou des dilatations veineuses isolées.

Trouble Trophique Examen Clinique

L'examen s'attachera à rechercher également un œdème présent au niveau du pied ou de la cheville, une pigmentation cutanée ou des troubles trophiques à type d'eczéma, dermite, ulcère ou cicatrice d'ulcères.

La palpation des veines va se faire sur les trajets des saphènes internes et externes, à la recherche d'une dilatation de ceux-ci.

L'ECHO DOPPLER VEINEUX DES MEMBRES INFERIEURS :

Appareil Echo Doppler

Il s'agit d'un examen non traumatisant, non douloureux qui permet grâce à un appareil à ultrasons de visualiser les vaisseaux (grâce à l'échographie) et d'enregistrer le sens et la vitesse du sang à l'intérieur de ces vaisseaux grâce au doppler couleur (image en couleur du flux sanguin dans le vaisseau sur l'image d'échographie), et doppler pulsé (image du spectre enregistré à l'intérieur du vaisseau). L'écho doppler constitue donc un véritable outil très performant qui a révolutionné l'étude et le diagnostic des maladies vasculaires. Il permet de visualiser l'ensemble des réseaux vasculaires, d'analyser les flux sanguins, d'établir de véritables cartographies veineuses.

Saphène interne normale

Il va explorer les veines profondes afin de vérifier de l'absence d'une thrombose veineuse récente ou séquellaire de thromboses anciennes.

Veine poplitée normale Thrombose veine poplitée

Au niveau des veines superficielles, l'examen va s'attacher à explorer : La saphène interne : à l'ostium (au niveau du pli de l'aine), mesure de la crosse de la saphène et recherche de sa continence, et sur son trajet au niveau de la cuisse et de la jambe.

Dilatation et reflux saphène interne

L'examen consiste à rechercher un reflux sur cette veine (retour du sang du haut vers le bas) après réalisation d'une manœuvre de compression au niveau des muscle du mollet créant un appel veineux de sang à contre courant qui est mis en évidence s'il existe une incontinence des valves. La toux ou un effort de poussée abdominale peuvent également déclencher ce reflux.

Dilatation et reflux saphène Spectre reflux saphène interne

L'examen va rechercher la distribution et l'alimentation des varices à partir de ce reflux mis en évidence sur un tronc saphène interne. L'examen est également réalisé au niveau de la saphène externe (qui se situe derrière la jambe). La crosse de la saphène externe est explorée au niveau du creux poplité (derrière le genou), et le tronc de la saphène externe derrière la jambe, également à la recherche d'un reflux et de varices.

Dilatation et reflux saphène externe

Au terme de cet examen, il est possible de s'assurer de l'absence d'anomalie du retour veineux profond, et au niveau du réseau veineux superficiel d'être fixé sur l'existence d'anomalies au niveau des saphène interne ou externe qui peuvent être responsable des varices. En fonction des résultats de cet examen il sera possible de fixer une indication thérapeutique à savoir si un traitement médical sera suffisant ou s'il faudra intervenir chirurgicalement.

LES COMPLICATIONS DES VARICES : Elles peuvent être aiguës :

- La rupture externe d'une varice provoquée par un traumatisme au niveau d'un paquet variqueux, elle s'accompagne d'une hémorragie externe qui peut être impressionnante et affoler le patient, dans ce cas il faut allonger le patient d'urgence, surélever la jambe atteinte, et placer un garrot en amont de l'hémorragie ce qui a pour effet de faire cesser immédiatement cette hémorragie. Parfois la rupture peut intervenir sans que l'hémorragie ne soit extériorisée, ce manifestant par une importante douleur avec un hématome ou une ecchymose. - La thrombose veineuse superficielle d'une varice correspond à l'apparition d'un caillot à l'intérieur de cette varice (du à la stase du sang). Elle se manifeste par l'apparition d'un cordon rouge chaud et inflammatoire sur le trajet de la varice. Elle peut s'étendre à une thrombose veineuse profonde.

Les complications chroniques :

Dermite Hypodermite Trouble trophique

La Dermite ocre : c'est la pigmentation des jambes au niveau de leurs parties inférieures.

Les hypodermites : c'est un trouble trophique lié à une inflammation et une détérioration du tissu sous cutané en rapport avec l'œdème et le manque d'oxygénation de la peau lié aux troubles circulatoires.

L'eczema variqueux : Lésions de la peau avec phénomènes de démangeaisons.

Les Ulcères veineux :

Ulcère Ulcère variqueux

L'ulcère siège le plus fréquemment au niveau du tiers inférieur de la jambe sur sa face interne. Il est peut douloureux ou non douloureux en l'absence de surinfection. A l'examen on appréciera son siège, sa taille que l'on mesurera, son étendue et sa profondeur, ainsi que l'état des bords de l'ulcère et l'état du fond de l'ulcère. La contention, la compression et le traitement des varices responsables de cet ulcère veineux sont des éléments capitaux dans le traitement et la cicatrisation de cet ulcère.

LE TRAITEMENT : Préventif :

Ce qu'il faut éviter : - les stations debout et assises prolongées - le piétinement - l'exposition prolongée aux sources de chaleur (soleil, bains chauds, sauna, chauffage par le sol) - vêtements trop serrés à la taille et à l'aine - les sports avec à coups (tennis, squatch, wolley-ball) - excès de poids, constipation. Ce qui est conseillé : - marcher tous les jours pendant au moins une demi-heure avec des bonnes chaussures souples, monter des escaliers, mobiliser les jambes. - faire des exercices quotidiens (pédalage, ciseaux) - pratiquer une activité physique douce (natation, vélo, gym) - surélever légèrement les jambes en position allongée (cales sous les pieds du lit pour la nuit) - rafraîchir les jambes en fin de journée (douche à l'eau froide ou tiède sur les jambes) - masser les jambes dans le sens du retour veineux (de la cheville vers le genou). Les Médicaments Veinoactifs : Cette classe thérapeutique se propose de restaurer une tonicité pariétale, de réduire l'œdème en renforçant la résistance des capillaires et en diminuant leur perméabilité. Ils améliorent également la circulation lymphatique qui peut subir la répercussion de l'insuffisance veineuse. Ils luttent également contre l'inflammation locale.

La Contention :

La contention est une arme thérapeutique très efficace dans le traitement de l'insuffisance veineuse, elle supprime la gêne fonctionnelle en supprimant la stase veineuse. La contention restitue par le biais d'une contre pression exercée au niveau des tissus une distensibilité normale aux parois veineuses que la maladie veineuse a rendu trop dispensible.

Les Scléroses :

Microsclerose

Le principe : l'injection d'un produit sclérosant dans une veine superficielle va déclencher une inflammation de la paroi veineuse qui va évoluer vers une fibrose de cette paroi.

Varice jambière antérieure

La Société Française de Phlébologie a rédigé un texte de recommandations, d'informations médicales avant la réalisation d'un traitement de varices par sclérothérapie.

Varice jambière postérieure

Afin d'être pleinement informé avant une sclérose de varices lisez attentivement ce document : Information médicale avant sclérothérapie Des injections sclérosantes peuvent être réalisées soit sur un tronc variqueux (tronc saphène) ou sur des varices collatérales des troncs saphènes.

Le traitement des varicosités :

Varicosités

- la microsclérose : Les varicosités ou télangectasies sont de fines dilatations de très fins vaisseaux situés dans la peau,

Trés fines varicosités

leur traitement repose essentiellement sur les microscléroses.

Microsclerose

La microsclérose consiste en l'injection d'un produit sclérosant très dilué à l'intérieur de ce vaisseau. Celui-ci va se rétracter et disparaître progressivement. Il y a peu de contre indications à ce traitement en dehors de très rares allergies au produit. L'injection des varicosités par un produit sclérosant n'est pas douloureuse en elle même seule la piqûre déclenche une douleur au point d'injection. Dans les suites d'une sclérose ou microsclérose trois types d'effets indésirables peuvent apparaître : La présence d'hématomes ou ecchymoses au point d'injection Des pigmentations sur le trajet des varicosités traitées Des micro caillots qui sont restés emprisonnés à l'intérieur du vaisseau, et qu'il est possible de retirer à la séance suivante en ponctionnant ceux-ci avec une simple aiguille. Les séances sont espacées d'environ 15 jours et sont effectuées zone par zone. Les micro scléroses peuvent être effectuées à toutes saisons de l'année cependant il ne faut pas s'exposer au soleil dans les 15 jours qui suivent une injection sclérosante afin de ne pas risquer d'engendrer une pigmentation de la peau au niveau du point d'injection ; Les veines réticulaires (veines vertes) qui sont souvent associées aux varicosités qu'elles contribuent à entretenir en alimentant celles-ci bénéficient du même traitement par sclérose.

- la thermocoagulation :

Thermocoagulation Télangectasies

C'est une technique qui consiste à faire disparaître de très fin vaisseaux situés dans le derme, qui ne sont plus accessibles à la micro sclérose, à partir d'impacts d'un courant haute fréquence qui par un phénomène thermique va entraîner la coagulation et la disparition de ces vaisseaux.

- le laser : "voir le chapitre laser"

Le Laser ou « light ampliphier by stimulated emission of radiation » est un amplificateur de lumière par émission stimulée de rayonnements électromagnétiques. Les lasers à colorant utilisent l'émission de fluorescence de colorants organiques excités par une lumière.

La Chirurgie : La décision d'un traitement chirurgical est prise après les données de l'examen clinique et de l'écho doppler veineux. En fonction du type d'indication, il est possible de réaliser soit une phlébectomie ambulatoire (image de gauche), soit un stripping des saphènes internes ou externes (image de droite).

Le traitement consiste à supprimer les varices visibles et le tronc veineux responsable du reflux. Cette intervention est réalisée par un chirurgien vasculaire sous anesthésie soit locale soit générale soit locorégionnale après echomarquage cutané.

Les antihypertenseurs

Les antihypertenseurs
Les antihypertenseurs d'action centrale
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Clonidine
Catapressan

Alphaméthyldopa
Aldomet

Moxonide
Physiotens

Les diurétiques antihypertenseurs
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Furosémide
Lasilix

Bumétamide
Burinex

Indapamide
Fludex

Spironolactone
Aldactone

Canrénone
Soludactone

Les bêtabloquants antihypertenseurs
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Aténolol
Ténormine

Acébutolol
Sectral

Bisoprolol
Détensiel

Propanolol
Avlocardyl

Métoprolol
Lopressor
Séloken
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion : IEC
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Ramipril
Triatec

Enalapril
Renitec

Périndopril
Coversyl

Captopril
Captolane
Lopril
Les antagonistes de l'angiotensine II
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Losartan
Cozarr

Valsartan
Tareg

Irbésartan
Aprovel

Les inhibiteurs calciques
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Nicardipine
Loxen

Amlodipine
Amlor

Félodipine
Flodil LP

Diltiazem
Mono-Tildiem

Nifédipine
Adalate LP

Les vasodilatateurs
Dénomination Commune Internationale : les génériques
Produits disponibles
Urapidil
Eupressyl
Médiatensyl
Dihydralazine
Népressol

Minoxidil
Lonoten

Buflomédil
Fonzylane




Définition
    Le traitement antihypertenseur doit être associé à des conseils hygiéno-diététiques : perte de poids, arrêt du tabac, diminution de la consommation d'alcool, maintien d'un exercice physique régulier.

Les antihypertenseurs d'action centrale
Mode d'action
    Stimulation des récepteurs cérébraux alpha-2 du système sympathique, ce qui entraîne une baisse du tonus sympathique périphérique et donc de la pression artérielle.
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Insuffisance rénale.
Effets secondaires
·    Hypotension et bradycardie : surdosage.
·    Sécheresse buccale.
·    Somnolence, asthénie.
·    Troubles digestifs : nausées, constipation.
Surveillances
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les diurétiques antihypertenseurs
Mode d'action
·    Action antihypertenseur par une déplétion de sodium.
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Contre-indications des diurétiques hypokaliémiants.
o        Obstacle sur les voies urinaires.
o        Troubles hydro-électrolytiques non corrigés : hyponatrémie, hypokaliémie.
·    Contre-indications des diurétiques épargneurs de potassium
o        Hyperkaliémie.
o        Insuffisance rénale, hépatique.
Effets secondaires
·    Effets secondaires des diurétiques hypokaliémiants :
o        Hyponatrémie, déshydratation, hypovolémie avec hypotension orthostatique.
o        Hypokaliémie.
o        Crise de goutte : élévation de l'uricémie
·    Effets secondaires des diurétiques épargneurs de potassium :
o        Hyperkaliémie.
o        Troubles digestifs.
Surveillances
·    Surveillance du ionogramme :
o        Sodium : 133 – 143 mmol/l : normal.
o        Potassium : 3,5 – 5 mmol /l : normal.
·    Augmentation de la diurèse.
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les bêtabloquants antihypertenseurs
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Asthme et broncho-pneumopathie chronique obstructive.
·    Insuffisance cardiaque non contrôlée par traitement.
·    Hypotension.
·    Bloc auriculo-ventriculaire.
Effets secondaires
·    Bradycardie.
·    Asthénie, insomnie.
·    Troubles digestifs.
Surveillances
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion : IEC
Mode d'action
    Action de vasodilatation artérielle et de diminution de rétention hydro-sodée par inhibition de l'enzyme de conversion qui permet la synthèse de l'angiotensine II.
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Antécédent d'œdème de Quincke.
·    Association au potassium, aux sels désodés au potassium et aux diurétiques hyperkaliémiants.
Effets secondaires
·    Hypotension brutale.
·    Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhées.
·    Céphalées, asthénie.
·    Crampes musculaires.
Surveillances
·    Surveillance biologique : NFS, créatinémie, kaliémie, transaminases.
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les antagonistes de l'angiotensine II
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Insuffisance rénale, hépatique
·    Association au potassium, diurétiques hyperkaliémiants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, lithium.
Effets secondaires
·    Hypotension brutale en cas de déficit en eau et en sodium préexistant.
·    Hypotension orthostatique.
Surveillances
·    Surveillance biologique : créatinémie, kaliémie.
·    Surveillance quotidienne de la pression artérielle.
·    Recherche d'une hypotension orthostatique dans les premiers jours de traitement.

Les inhibiteurs calciques
Mode d'action
    Action de dilatation des artères et de diminution des contractions myocardiques en inhibant l'entrée du calcium (indispensable à la contraction musculaire) dans les cellules myocardiques et les cellules musculaires lisses des parois artérielles.
Indication
·    Hypertension artérielle.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Troubles de la conduction cardiaque : bloc auriculo-ventriculaire.
·    Insuffisance cardiaque.
·    Hypotension artérielle.
·    Association aux antiarythmiques.
Effets secondaires
·    Bradycardie, hypotension et troubles de la conduction cardiaque.
·    Céphalées.
·    Oedèmes des membres inférieurs.

Les vasodilatateurs
Mode d'action
    Blocage des récepteurs alpha-1 sympathiques périphériques, ce qui entraîne une vasodilatation des artérioles et des veinules et donc une baisse de la pression artérielle.
Indication
·    Hypertension artérielle lors d'une association avec un diurétique.
·    Pour le Fonzylane® : manifestations douloureuses des artériopathies en poussée ischémique en attente du traitement chirurgical ou en cas d'impossibilité de celui-ci.
Contre-indications
·    Allergie connue.
·    Œdème.
Effets secondaires
·    Hypotension avec rétention hydro-sodée.
·    Nausées, vomissements, sueurs, céphalées.

Concerts

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