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Météo
26 juin 2016
Jambes lourdes : un symptôme à ne pas prendre à la légère
4 janv. 2016
Réanimation cardio-respiratoire
Définition(s)
- Initier les manoeuvres de réanimation cardio-respiratoire afin
- d'assurer une circulation sanguine et une oxygénation du cœur et du cerveau suffisante pour prévenir des séquelles neurologiques
- en attendant l'arrivée de l'équipe d'intervention rapide (ÉIR) ou l'équipe médicale d'urgence (ÉMU) ou les ambulanciers
- de rétablir une circulation spontanée
- Travailler en équipe interprofessionelle pour instaurer les soins appropriés.
Indications
- Inconscience sans réaction au toucher ou au son
- avec ou sans pouls
- avec absence de respiration OU avec respiration agonale
- OU avec une crise épileptiforme (FMCC, 2015)
- Arrêt cardiaque causé par
- accident vasculaire cérébral (AVC)
- blessure traumatique
- électrocution
- maladies cardiaques
- noyade
- surdose de médicaments ou stupéfiants
- syndrome de mort subite par arythmie
- etc. (FMCC, 2010; 2011).
Contre-indications
- Usager pour lequel le niveau de soins ou une ordonnance individuelle indique de « Ne pas réanimer ».
- Les informations incluses dans cette MSI se rapportent à la RCR en milieu de soins effectuée par des intervenants possédant une certification en soins immédiats en réanimation
- Les soins avancés en réanimation cardiaque (SARC) ne sont pas discutés dans cette MSI.
Signes d'un arrêt cardiaque (Fondation des maladies du cœur du Canada (FMCC, 2014; 2015)
| Inconscience (aucune réaction au toucher ou aux sons) |
| Absence de respiration ou respiration agonale |
| Absence de pouls |
| Brèves crises épileptiformes généralisées |
- Peuvent se produire sans signes avant-coureurs
- Peuvent frapper à tout âge, même les usagers en excellente forme physique.
Respiration agonale (FMCC, 2015; Oto, 2011; Rea, 2005; Stiles, 2008).
- Patron anormal de respiration qui provient des neurones du tronc cérébral (réflexe) puisque les centres supérieurs de la respiration deviennent hypoxiques
- Respiration qui
- est causée par une détresse physiologique importante dont l'arrêt
cardio-respiratoire
- peut survenir avant, pendant ou après l'arrêt cardio-respiratoire
- sa présence augmente les chances de survie à l'arrêt cardio-respiratoire
- peut durer jusqu'à 7 minutes
- est souvent interprétée comme indiquant que l'usager ne nécessite aucune intervention
- signale que la réanimation cardio-respiratoire (RCR) devrait être débutée
- est causée par une détresse physiologique importante dont l'arrêt
cardio-respiratoire
- Signes associés à la respiration agonale
- respiration
- très irrégulière ou occasionnelle
- laborieuse
- bruyante
- ronflements
- gémissements.
- respiration
Signes du syndrome de la mort subite par arythmie (FMCC, 2014)
Évanouissement ou une
crise épileptiforme durant une activité
physique
OU causée par une agitation émotionnelle une détresse émotionnelle une surprise |
Antécédents
familiaux de mort subite inattenduependant une
activité physique
OU pendant une crise épileptiforme OU toute autre mort subite inexpliquée d'une personne jeune et en santé |
Chaîne de survie en milieu de soins (Reproduction autorisée par AHA, tirée de FMCC, 2015)
Chaîne de survie hors milieu de soins (Reproduction autorisée par AHA, tirée de FMCC, 2015)
Une RCR de haute qualité (FMCC, 2015)
| Clientèle | Adultes ou adolescents |
| Nombre d'intervenants | 1 intervenant ou plus |
| Ratio compressions/insufflations | 30 : 2 |
Si
intubé :
| |
| Fréquence des compressions | 100-120 par minute |
| Profondeur des compressions | entre 5 et 6 cm |
| Positionnement des mains | 2 mains sur la moitié inférieure du sternum |
| Relaxation thoracique | Ne
pas appuyer sur le thorax entre 2 compressions mais conserver un contact avec le thorax (évite le déplacement des mains) |
| Interruptions | Limiter le nombre et la durée des interruptions (moins de 10 secondes à la fois) |
Justification des normes incluses dans le tableau (FMCC, 2015)
- Une RCR de qualité ne génère que 25 à 30 % du débit cardiaque et de l'oxygénation normale
- La fréquence des compressions thoraciques est un facteur déterminant dans la conservation des capacités fonctionnelles neurologiques
- La profondeur des compressions thoraciques maintenue dans les normes
- permet la circulation sanguine et l'oxygénation du cœur et du cerveau
- réduit les risques de complications (sans risque à la vie) associées à une compression supérieure à 6 cm
- Les insufflations doivent durer 1 seconde et permettre l'élévation du thorax
- La relaxation thoracique totale après chaque compression crée une pression
intrathoracique négative
- qui augmente le retour veineux, la pression de perfusion coronarienne et le débit sanguin myocardique
- assure un meilleur pronostic.
Défibrillateur externe automatisé (DEA)
- Appareil électronique et portatif servant à administrer une décharge
électrique au cœur afin de réajuster le rythme
- l'appareil analyse le rythme de l'usager, détermine si la décharge est nécessaire, donne des directives vocales ou visuelles à l'intervenant
- Doit être utilisé dès que possible
- Ne pas utiliser
- directement sur une lésion, une saillie, cicatrice, un timbre médicamenteux ou stimulateur cardiaque
- en milieu humide.
- La FMCC (2015) recommande de contacter le fabricant pour obtenir une formation sur l'utilisation du DEA utilisé dans votre établissement
- Démarche habituelle :
- dénuder le thorax
- retirer vêtements, bijoux et timbres médicamenteux
- s'assurer que la peau est sèche et exempte de poils
- raser OU épiler à l'aide des électrodes (utiliser de nouvelles électrodes pour administrer la décharge électrique)
- mettre l'appareil sous tension
- choisir les électrodes appropriées à l'âge de l'usager
- OU insérer la clé pédiatrique, selon l'appareil
- appliquer les électrodes aux sites indiqués sur les électrodes
- placer les électrodes à 2,5 cm de toute lésion, cicatrice, bosse ou pacemaker
- assurer une distance de 2,5 cm entre les 2 électrodes
- suivre les instructions vocales ou visuelles du DEA
- avant d'appuyer sur le bouton "Choc", s'assurer que personne n'est en contact avec l'usager (Croix-Rouge Canadienne, nd ; CSST, 2015 ; Gouvernement du Canada, 2015 ; Université de Sherbrooke, nd).
- dénuder le thorax
Équipe d'intervention rapide (ÉIR) ou Équipe médicale d'urgence (ÉMU) (FMCC, 2015)
- Équipes d'intervenants perfectionnés à la pratique de la RCR
- But de telles équipes :
- réduire les délais dans la procédure de RCR
- réduire la fréquence des arrêts cardiaques auprès de
- la clientèle adulte en milieu de soins généraux
- la clientèle pédiatrique à haut risque localisée dans une unité de soins généraux.
Renouvellement de la certification en RCR (FMCC, 2015)
- Il est suggéré de maintenir les certifications aux 2 ans tout en intégrant des séances régulières de simulation avec mannequins.
-
veuillez vous référer aux documents PDF au bas de la page dans la section "outils de l'établissement"- Défibrillateur-moniteur portatif (code master 100)
- Moniteur/défibrillateur Heartstreamxl Agilent M4735A
RCR pour l'adulte dans des situations particulières (FMCC, 2015)
- Arrêt cardiaque associé à une prise d'opioïdes avérée ou soupçonnée
- en plus de la RCR, selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective
- administrer de la Naloxone
- recommandations de la FMC
- 0,4 mg intramusculaire
- 2 mg intranasal
- voir MSI : Administrer un médicament par voie nasale
- répéter après 4 minutes, si nécessaire
- se référer au protocole de l'établissement
- recommandations de la FMC
- à 1 seul intervenant
- procéder à la RCR durant 2 minutes avant de quitter l'usager pour appeler de l'aide et aller chercher le DEA et la Naloxone
- Arrêt cardiaque associé à une intoxication
- à un anesthésiant local
- en plus de la RCR
- envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
- selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective
- à un médicament chez un usager qui ne répond pas à la RCR
- envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
- selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective
- envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
- à un anesthésiant local
- Arrêt cardiaque durant une grossesse
- si la hauteur utérine est égale ou inférieure au nombril
- effectuer la RCR après avoir déplacé manuellement l'utérus vers la gauche pour retirer la compression aorto-cave
- si la RCR est inefficace
- dans les 4 premières minutes suivant l'arrêt cardiaque
- OU dans les 4 premières minutes après le début des manœuvres de RCR
- envisager l'accouchement par césarienne
- retire la compression aorto-cave chez la mère
- améliore les chances d'un retour à la circulation spontanée
- permet la RCR sur le fœtus.
- envisager l'accouchement par césarienne
- si la hauteur utérine est égale ou inférieure au nombril
RCR auprès des enfants et nourrissons (FMCC, 2015)
- Les données actuelles ne permettent pas de conclure qu'il est préférable de
modifier
- la séquence appliquée aux adultes
- commencer la RCR par les compressions thoraciques (FMCC, 2015)
- la fréquence des compressions appliquées aux adultes
- la séquence appliquée aux adultes
- Le ratio compressions/insufflations diffère selon que la RCR soit entreprise par 1 ou plusieurs intervenants
- La profondeur des compressions diffère selon qu'il s'agisse d'un nourrisson ou un enfant
- L'ajustement du DEA pour une utilisation pédiatrique varie d'une compagnie à
une autre
- certains DEA n'ont qu'un seul type d'électrodes mais l'emballage inclut une clé pédiatrique à brancher à l'appareil
- d'autres DEA ont des emballages d'électrodes réservées aux usagers pédiatriques (Gouvernement du Canada, 2015).
| Clientèle | Enfants (1 an à la puberté) |
Nourrissons (moins de 1 an, exclut les nouveau-nés) | ||
| Nombre d'intervenants | 1 intervenant | 2 intervenants ou plus | 1 intervenant | 2 intervenants ou plus |
| Ratio compressions/insufflations | 30:2 | 15:2 | 30:2 | 15:2 |
| Fréquence des compressions | 100-120 par minute | 100-120 par minute | 100-120
par minute * augmenter la fréquence des compressions en présence
| |
| Profondeur des compressions | 1/3 du diamètre antéropostérieur (environ 5 cm) |
1/3 du diamètre antéropostérieur (environ 4 cm) | ||
| Positionnement des mains | 1 ou 2 mains sur la moitié inférieure du sternum | 2 doigts au centre du thorax, sous la ligne inter-mammaire | Placez les mains au centre du thorax, les pouces encerclant le thorax sous la ligne inter-mammaire | |
Éviter de comprimer les cotes et l'appendice
xiphoïde
| ||||
| Relaxation thoracique | Ne pas appuyer sur le thorax entre 2 compressions mais maintenir un contact avec le thorax (évite le déplacement des doigts) | |||
| Interruptions | Limiter le nombre et la durée des interruptions (moins de 10 secondes à la fois) | |||
-
veuillez vous référer aux documents PDF au bas de la page dans la section "outils de l'établissement"- Défibrillateur-moniteur portatif (code master 100)
- Moniteur/défibrillateur Heartstreamxl Agilent M4735A
- Planche à compressions thoraciques, si disponible
- Défibrillateur externe automatisé (DEA), si disponible
- Gants non stériles
- Rasoir jetable, si pilosité abondante aux sites d'application des électrodes du DEA
- Matériel pour la ventilation
- un masque de poche
- OU un ballon insufflateur avec masque
- OU une canule oropharyngée OU une canule nasopharyngée, le cas échéant
- voir MSI : Insertion et retrait d'une canule oropharyngée
- voir MSI : Installation d'une canule nasopharyngée
Étapes exécutoires
- La FMCC (2015) précise que la séquence qui suit est souple ; elle peut être
modifiée
- pour s'adapter à la réalité du milieu ou des intervenants
- pour permettre des actions et/ou évaluations simultanées.
- DEA : Défibrillateur externe automatisé.
Étapes post-exécutoires
- Suite à un retour à la circulation spontanée
- aviser le médecin
- préparer l'usager pour les tests ou soins appropriés à son état
- En l'absence d'un retour à la circulation spontanée
- poursuivre les manœuvres jusqu'à la prise en charge l'ÉIR, ÉMU ou les ambulanciers
- préparer l'usager pour le don d'organes, le cas échéant.
- La raison ayant mené à l'instauration de la RCR
- La date et l'heure
- du début de l'arrêt
- du début et de la fin des manœuvres
- Les manœuvres de réanimation effectuées
- préciser la méthode d'administration d'oxygène
- tout appareil utilisé pour maintenir les voies respiratoires ouvertes
- La médication administrée le cas échéant
- dose, route et heure d'administration
- L'utilisation du DEA le cas échéant
- l'heure de chacun des chocs administrés
- nombre de chocs administrés
- conséquences des chocs
- le rythme cardiaque de l'usager avant et après
- L'heure de l'arrivée de l'ÉIR, l'ÉMU ou des ambulanciers
- La réponse de l'usager
- Toute complication OU toute intervention conjointe.
| Certains établissements ont des feuilles de notes spécifiques à la RCR. |
- Cardiopulmonary resuscitation. (2015). Merriam-Webster. Repéré à http://www.merriam-webster.com/medical/cardiopulmonary%20resuscitation
- Croix-Rouge Canadienne (nd). DEA. Défibrillateur externe d’urgence. Repéré à http://www.croixrouge.ca/crc/documentsfr/fa_poster_aed_fr_web.pdf
- CSST. (2015). La formation des secouristes en milieu de travail. Mode d'emploi du défibrillateur externe automatique (DEA). Repéré à http://www.csst.qc.ca/publications/100/Documents/DC100_1149web.pdf
- Fondation des maladies du cœur du Canada. (FMCC). (2010). Réanimation cardiorespiratoire (RCR). Repéré à http://rcr-fmc.ca/2012/01/12/prise-de-position-reanimation-cardiorespiratoire-rcr/
- Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2011). Qu'est-ce qu'un arrêt cardiaque? Repéré à http://www.fmcoeur.com/site/c.ntJXJ8MMIqE/b.3634043/k.664C/Maladies_du_coeur__Qu8217estce_qu8217un_arr234t_cardiaque.htm
- Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2014). Signes d’une crise cardiaque, d’un arrêt cardiaque et du syndrome de la mort subite par arythmie. Repéré à http://www.fmcoeur.qc.ca/site/c.kpIQKVOxFoG/b.3669861/k.4BA0/Maladies_du_coeur__Signes_d8217une_crise_cardiaque_d8217un_arr234t_cardiaque_et_du_syndrome_de_la_mort_subite_par_arythmie.htm
- Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2015). Guidelines CPR and ECC. Points saillants de la mise à jour 2015 des lignes directrices. Lignes directrices en matière de RCR et de SUC de l'AHA. Repéré à http://www.fmcoeur.com/atf/cf/%7B3cb49e24-0fb7-4cee-9404-67f4cee1cbc0%7D/15-1002_ECC_HIGHLIGHTS_2015_FRCA-LR.PDF
- Gouvernement du Canada. (2015). Défibrillateurs externes automatisés (DEA). Repéré à http://canadiensensante.gc.ca/drugs-products-medicaments-produits/buying-using-achat-utilisation/products-canada-produits/drugs-devices-medicaments-instruments/defibrillators-defibrillateurs-fra.php
- Gouvernement du Québec. (2015). Code de déontologie des infirmières et infirmiers. Chapitre I. Devoirs envers le public, le client et la profession. Section I. Devoirs inhérents à l'exercice de la profession. Québec, QC : Éditeur officiel du Québec. Repéré à http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/I_8/I8R9.HTM
- OIIQ, CMQ et OPQ (2015). Énoncé de position conjoint sur la collaboration interprofessionnelle : Rehausser la qualité et la sécurité des soins. Montréal, Qc : OIIQ. Repéré à http://www.oiiq.org/lordre/dossiers-strategiques/collaboration-interprofessionnelle
- OIIQ (2015). Exceptions à la réserve d'activités professionnelles. Situations d'urgence. Repéré à https://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/champ-dexercice/cadre-legal/exceptions-a-la-reserve-dactivites
- Oto, B. (2011). What it Looks like: Agonal Respirations. EMS Basics. Repéré à http://emsbasics.com/2011/04/21/what-it-looks-like-agonal-respirations/
- Rea, T. D. (2005). Agonal respirations during cardiac arrest. Current Opinion in Critical Care. 11(3):188-91.Repéré à http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15928464
- Stiles, S. (2008). GASP! Agonal Breathing Common, Predicts Survival After Out-of-Hospital Cardiac Arrest. Medscape Nurses. Repéré à http://www.medscape.org/viewarticle/584370
- Université de Sherbrooke (nd). Utilisation du défibrillateur externe automatique (DEA). Repéré à https://www.usherbrooke.ca/urgence/premiers-soins/utilisation-du-defibrilateur-externe-automatique-dea/
- Planche à compressions thoraciques, si disponible
- Défibrillateur externe automatisé (DEA), si disponible
- Gants non stériles
- Rasoir jetable, si pilosité abondante aux sites d'application des électrodes du DEA
- Matériel pour la ventilation
- un masque de poche
- OU un ballon insufflateur avec masque
- OU une canule oropharyngée OU une canule nasopharyngée, le cas échéant.
Étapes exécutoires
- La FMCC précise que la séquence qui suit est souple; elle peut être modifiée
- pour s'adapter à la réalité du milieu ou des intervenants
- pour permettre des actions et/ou évaluations simultanées.
- DEA : Défibrillateur externe automatisé.
Étapes post-exécutoire
- Suite à un retour à la circulation spontanée
- aviser le médecin
- préparer l'usager pour les tests ou soins appropriés à son état
- En l'absence d'un retour à la circulation spontanée
- poursuivre les manœuvres jusqu'à la prise en charge l'ÉIR, ÉMU ou les ambulanciers
- préparer l'usager pour le don d'organes, le cas échéant.
24 sept. 2015
Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?
1 févr. 2015
Foie cardiaque (cirrhose cardiaque)
Définition
Le foie cardiaque, appelé également foie de stase, cirrhose cardiaque se définit comme une prolifération du tissu conjonctif du foie due à une élévation prolongée de la tension veineuse.
Généralités
De nos jours le foie cardiaque est relativement rare mais doit être diagnostiqué rapidement car cette maladie est irréversible après un traitement utilisant des diurétiques et descardiotoniques.
Symptômes
Les signes d'insuffisance cardiaque.Une hépatomégalie (augmentation de volume du foie). D'autre part le foie est douloureux quand on le palpe. La douleur survient également spontanément surtout au moment de l'effort. Au cours de l'évolution du foie cardiaque, on constate parfois l'apparition d'une cirrhose se caractérisant par un foie normal ou petit.La présence d'un reflux hépato-jugulaireet l'augmentation de la pression veineuse jugulaire parfois.Une splénomégalie.Une ascite.Des varices oesophagiennes dont la rupture survient mais rarement.
Physiopathologie
Au cours du foie cardiaque, si on examine laglande hépatique de près on constate qu'il est agrandi (hépatomégalie) et présente un aspect muscade avec un aspect de granit.
Sa coloration est rouge au centre et gris en périphérie.
L'examen des cellules composant le foie cardiaque montre que celles-ci (les hépatocytes) sont comprimées.
L'examen histologique du foie c'est-à-dire plus précisément sa composition montre également la présence de veines centrolobulaires dilatées et le remplacement des cellules normales du foie par du tissu fibreux.
Analyses médicales
Des analyses de sang montrent une augmentation de la bilirubine (de façon modérée) et des transaminases.
Le temps de prothrombine est également augmenté.
Technique médicale
La radiographie thoracique et l'électromyogramme permettent de déterminer l'origine de la maladie.
Cause
Une insuffisance cardiaque droite sévère et qui se prolonge. Cela survient par exemple à la suite d'une atteinte desvalvules cardiaques (aortique et mitrale) se compliquant d'insuffisance tricuspidienne.Une cardiomyopathie surtout unecardiomyopathie restrictive.Une péricardite constrictive.Traitement
Le traitement du foie cardiaque est celui de l'insuffisance cardiaque oupéricardectomie (intervention sur le péricarde c'est-à-dire les membranes de recouvrement et de protection du cœur) en cas de péricardite constrictive.
Complications de la maladie
La complication susceptible de survenir après un foie cardiaque est l'apparition d'un ictère à cause de lésions anoxiquesdes hépatocytes.
La lésion anoxique se définit comme un défaut d'oxygénation des cellules du foie aboutissant à leur destruction.
25 févr. 2014
La thrombose veineuse profonde : la phlébite
Définition
La thrombose veineuse profonde ou phlébite, est une inflammation d'une veine (athérome) le plus souvent profonde, oblitérée par la formation d'un caillot ou thrombus. Ce caillot obstrue totalement ou partiellement la lumière de la aveine.
Physiopathologie
Mécanisme
Le thrombus se forme au niveau d'une valvule, à partir de plaquettes et de globules blancs. Le thrombus peut flotter dans le courant sanguin, on parle de phlébo-thrombose, le risque d'embolie pulmonaire est élevé. Lorsque le thrombus adhère à la paroi, on parle de thrombo-phlèbite.
Facteurs favorisants
Lastase veineuse : ralentissement du flux sanguin du à l'immobilisation profonde : plâtre, insuffisance cardiaque droit, varices des membres inférieures, compression veineuse, station assise prolongée. Les lésions pariétales : lors d'altérations de la paroi veineuse, lorsque la lésion est infectée, il y a une inflammation et donc un mauvais retour veineux : cathéter, perfusion, vieillissement. Les modifications du sang : anomalie biologique de la coagulation, acquisition héréditaire modifiée, prise de progestatif chez lafemme.
Les complications
Extension de la thrombose aux veines proximales. Embolie pulmonaire par la migration du thrombus dans la veine cave. Maladie post-phlébitique.
Signes cliniques
Stade initial
Dissociation pouls/température. Douleur au membre inférieur. Signe de Homens : douleur provoquée à la dorsiflexion. Douleur le long du trajet veineux. Pesanteur du mollet : engourdissement. Diminution du ballottement du mollet. Mollet rouge, chaud, tendu. Œdème qui prend le godet : persistance de la trace du doigt. Paresthésie.
Stade de la thrombophlébite confirmée
Douleur sur tout le membre tenace et intense. Impotence fonctionnelle.
Soins infirmiers
La prévention des phlébites
Lever précoce.
: passive et active
Mobilisation
surélévation du pied. Contention des membres : augmenter le retour veineux et donc diminuer l'œdème. Anticoagulant à visée préventive sur prescription médicale : héparine en sous-cutanée.
Traitement
Les soins particuliers
Repos strict au lit car risque d'embolie pulmonaire. Surélévation des pieds.
Le traitement héparinique à visée curative
Avant le traitement, il faut avoir un bilan de coagulation en amont : TP, TCA, plaquette, groupe sanguin.
Administration : Début du traitement par une Héparine de Bas Poids Moléculaire (HBPM) puis relais avec antivitamines K (AVK).
En intraveineuse continue au pousse-seringue électrique. En sous-cutanée : la calciparine 2 à 3 injection par 24h. En sous-cutanée : l'héparine fractionné 2 injection par 24 h.
Surveillance :
Bon fonctionnement de la SAP (rythme horaire, débit) et des raccords des tubulures. Evaluer le risque hémorragique. Héparinémie : 0,3 à0,6 UI/L. Plaquette deux fois par semaine.
Education du patient
Prévenir sur le risque des traitements : risque hémorragique mineur. Propriétés des anti-vitamines K. Importance de la prise quotidienne du traitement. Nécessité de l'examen de contrôle.
24 févr. 2014
Le syndrome de Wolff Parkinson White
- Des palpitations
- Des malaises
- Un essoufflement
- Des pertes de connaissance
- Une tachycardie (accélération du rythme cardiaque)
27 oct. 2013
AVC: il aura deux fois plus de conséquences graves en 2030, comment le prévenir?
- La plupart des cas d'AVC ne touchent plus majoritairement les personnes âgées de 75 ans et plus, mais aussi les personnes de 74 ans ou moins
- Si le nombre d'AVC a diminué, ceux qui entraînent la mort ont augmenté de 26% (5,9 millions de personnes sur 20 ans).
- Si la tendance est vérifiée, en 2030, le nombre de gens touchés va doubler (12 millions de morts, 70 millions de survivants, 200 millions malades ou infirmes).
- Dans les pays développés, cette augmentation reflète probablement une mauvaise alimentation, de l'hypertension, obésité, inactivité physique, ainsi qu'une forte consommation de tabac.
- Les principales régions concernées? Europe de l'est, Afrique du nord, Asie du sud-est
12 oct. 2013
Point dans le dos
Citons :
- la PLEURESIE ,
- l'EMBOLIE PULMONAIRE
- l'INFARCTUS DU MYOCARDE
- LA PNEUMONIE
- la COLIQUE HEPATIQUE
- LA NEVRALGIE INTERCOSTALE
- l'ARTHROSE VERTEBRALE
- lAEROCOLIE
et bien d'autres.
Seul le médecin fer la diagnostic précis de la cause et déterminera le traitement adéquat
Pleurésie
C'est un épanchement liquidien qui se constitue entre les deux feuillets de la plève (qui est la séreuse qui entoure les poumons) .Elle peut être d'origine tuberculeuse, cancéreuse, infectieuse, cardio-vasculaire, parasitaire, le fait de maladies collagénoses, d'infections sous-diaphragmatiques, comme par exemple la cholécystite aigue, la cirrhose du foie.
SYMPTOMES
Débute parfois par un point de côté, dorsal ou pariétal accompagné d'une toux sèche, irritative, exacerbant la douleur
Cette douleur qui peut être très vive au début, s'atténue en général lorsque l'épanchement se produit..
Elle peut irradier vers l'épaule ou parfois vers l'abdomen, simulant un "abdomen aigu".
L'examen du médecin retrouve les trois signes majeurs de la pleurésie :
- l'abolition des vibrations vocales à la palpation (le fameux "dites 33" ne se traduit plus par le passage des vibrations vocales comme elles devraient se faire)
- lors de l'auscultation on n'entend plus le murmure vésiculaire
- la percussion signe la matité thoracique.
- Au début de la maladie un frottement pleural peut être entendu à l'auscultation qui ressemble à un bruit de" cuir neuf ".
Cela est dû au frottement des deuc feuillets de la plèvre l'un sur l'autre, avant que l'épanchement ne soit constitué
La ponction pleurale permettra de recueiller le liquide.
Ce liquide peut être sérofibrineux, purulent ou hémorragique selon la cause de cette pleurésie.( tuberculeuse, infectieuse ou cancéreuse) .
TRAITEMENT
Le traitement est fonction de la cause de la pleurésie et cette cause sera déterminée par l'examen du liquide pleural que l'on aura récupéré par la ponction pleurale.
Il faudra lutter contre l'infection, soit tuberculeuse, soit à germe banal, accélérer la résorption de l'épanchement par ponctions répétées, voire l'emploi de corticoïdes locaux, commencer rapidement une kinésithérapie pour éviter les séquelles pleurales.
Embolie pulmonaire
La symptomatologie sera d'autant plus dramatique que le caillot bouchera l'artère près de sa naissance.
Le territoire du poumon dépendant de cette artère ne sera plus vascularisé. Il en résultera un véritable infarctus pulmonaire.
Si l'artère est bouchée à sa naissance, il se produit une défaillance cardiaque, en général rapidement mortelle.
CAUSE
C'est un caillot qui s'est formé en général dans une veine d'un membre inférieur (phlébite), et qui s'est détaché pour parvenir au coeur puis être envoyé dans la circulation artérielle du poumon.
Heureusement le caillot en général est petit et ne provoque pas la défaillance cardiaque mortelle.
Tout cela pour dire combien les traitements anticoagulants post-opératoires sont importants et combien il importe de les suivre scrupuleusement pour éviter cette redoutable complication.
Après une intervention chirurgicale emboligène (favorisant la survenue d'une embolie pulmonaire) il convient donc d'administrer un traitement préventif qui sera fait d'HEPARINES DE BAS POIDS MOLECULAIRE (Voir ce terme) et d'aspirine.
SYMPTOMES
Le début est brutal, matérialisé par une douleur thoracique angoissante, accompagnée d'une respiration rapide et superficielle. Le malade est cyanosé (bleu), couvert de sueur, le coeur est rapide et la tension artérielle chute.
Il existe des formes foudroyantes: c'est la mort subite.
Des formes frustes: c'est un petit caillot qui est responsable et les signes ne sont pas très nets, souvent c'est un crachat marqué de sang quelques jours plus tard qui confirmera le diagnostic.
Ces petites embolies pulmonaires passent souvent inaperçues :
Une petite douleur pleurétique, une respiration plus rapide, une tachycardie fugace, une brève hypotension artérielle,un épisode d'arythmie ou un léger fébricule doivent faire suspecter l'embolie pulmonaire chez tout malade alité, ou en présence de facteurs prédisposants ( par exemple plâtre, post-partum, chirurgie orthopédique)
EXAMENS COMPLEMENTAIRES
Le diagnostic de ces formes frustes sera confirmé par une scintigraphie pulmonaire.
Le dosage des DIMERES peut rendre de grands services pour sa valeur prédictive négative en cas de suspicion.
Dans les formes sévères, l'ECHOGRAPHIE DOPPLER (Voir ce terme) cardiaque permettra d'éliminer une TAMPONNADE (Voir ce terme) .
L'échographie doppler veineuse des membres inférieurs reste indispensable en permettant de mettre en évidence la thrombose veineuse et de situer la partie supérieure du caillot.
Cette échographie devra être refaite avant le premier lever du malade.
L'angiographie pulmonaire sélective reste l'examen de référence avec une sensibilité et une spécificité de 100 %.
Elle montre l'image claire du caillot, l'hypovascularisation en aval de ce caillot, et permet la mesure de l'INDEX DE MILLER (Voir ce terme) qui reflète l'extension du territoire exclus.
Actuellement un angioscanner associé au dosage des
D Dimeres suffit pour poser à coup sûr le diagnostic d'embolie pulmonaire ,sans avoir à recourir au doppler des membres inférieurs.
TRAITEMENT
Dans la forme habituelle, il s'agit d'une urgence médicale.
Il consiste en la mise en oeuvre d'un traitement anti-coagulant par l'héparine intra-veineuse en perfusion. Il faudra traiter le choc éventuel et bien entendu administrer de l'oxygène.
Dans certains cas, un traitement thrombolytique devra être envisagé, c'est-à-dire qui vise à lyser (à dissoudre en quelque sorte) le caillot.
Il existe des contrindications à ce traitement thrombolytique.
CONTRINDICATIONS
-affections hémorragiques connues
-antécédents d'accident vasculaire cérébral
- rétinopathie hémorragique (diabétique par exemple)
- traumatisme sévère récent
-réanimation prolongée avec massage cardiaque
- prise de sang récente ou intra musculaire récente
- hypertension artérielle sévère
- endocardite bactérienne, péricardite, dissection aortique
- ulcères digestifs avec saignement récent
- pancréatite aigue
- cancer profond
- hépatopathie sévère( cirrhose par exemple)
- traitement par anticoagulants par antivitamines K
- hémorragie récente.
CONTRINDICATIONS RELATIVES
Grossesse et accouchement récent
Age de plus de 75 ans.
Parfois le traitement chirurgical devra être entrepris (embolectomie), c'est-à-dire ablation chirurgicale du caillot.
Dans un deuxième temps, il faudra éviter les récidives par un traitement anti-coagulant au long cours par les antivitamines K (AVK), en traitant les varices des membres inférieurs, en agissant sur les éventuels troubles du rythme cardiaque (voir ARYTHMIE ) .
Parfois on sera amené à poser un filtre dans la veine cave inférieure pour éviter le passage de caillots venant de la partie inférieure du corps, seulement en cas de contrindication absolue au traitement anticoagulant au long cours
Infarctus du myocarde
Le territoire cardiaque dépendant de cette artère bouchée ne reçoit plus ni oxygène, ni nourriture. C'est donc une ischémie myocardique.
Trés rapidement, les cellules qui constituent ce territoire meurent et changent d'aspect. Elles prennent au bout d'un certain temps un aspect de \"farce\". Il s'agit donc d'un infarcissement, ce qui explique le nom d'infarctus.
SYMPTOMES
Le tableau clinique de début est très souvent dramatique ; la douleur est atroce, constrictive, angoissante, le plus souvent rétro-sternale
Les nausées, voire les vomissements sont extrêmements fréquents, un état de choc peut s'installer, la chute de la tension artérielle est constante. Le malade est pâle, angoissé et souvent couvert de sueur. Cette douleur est permanente, elle dure, elle ne cède pas en quelques minutes comme dans la crise d'ANGINE DE POITRINE mais comme dans la crise d'angine de poitrine cette douleur peut être trompeuse et faire croire à une indigestion ou une crise aigüe de l'épaule par exemple.
QUE FAIRE ?
Il s'agit d'une urgence maximale ; on ne dira jamais assez que les premières heures sont capitales dans l'évolution d'un infarctus et que l'appel au SAMU est impératif le plus rapidement possible.
En attendant l'arrivée des secours :
- laisser le malade allongé
- il ne doit faire absolument aucun effort
- ouvrir le col de la chemise et lui desserrer la ceinture du pantalon.
Le malade hospitalisé sera mis sous monitoring, c'est-à-dire que l'électrocardiogramme sera enregistré en permanence et qu'ainsi pourront être rapidement décelés les troubles du rythme qui sont l'une des complications si redoutées de l'infarctus.
TRAITEMENT
Actuellement, si le traitement a pu être commencé tôt, on privilégie un traitement à visée trombolytique(Voir THROMBOLYSE) c'est-à-dire un traitement qui vise à lyser, à détruire en quelque sorte, le caillot formé.
Ce traitement thrombolytique peut être administré au malade par un médecin traitant avant ou pendant le transport, en cas de certitude diagnostique absolue.
Bien entendu, le traitement anticoagulant gardera toute sa valeur ainsi que la thérapeutique à visée vasodilatatrice
.Un traitement antiagrégant plaquettaire doit être associé le plus rapidement possible également.
L'administration de plavix à la dose de 300 mg associée à l'aspirine semble être le traitement indispensable actuellement.
Par la suite, dans l'infarctus non compliqué, actuellement on privilégie une lévée semi-précoce aux environs du 8ème jour alors qu'auparavant on laissait facilement le malade au lit pendant 20 jours.
Puis on permettra à nouveau une activité très modérée qui sera associée à une psychothérapie de soutien.
De même, on autorisera beaucoup plus rapidement qu'auparavant la reprise de l'activité car cette activité sera d'autant plus difficile que l'inactivité aura été plus longue.
Les facteurs de risque seront réduits.
Il faudra:
- ne plus fumer et cela de façon définitive et pour la vie
- supprimer ou fortement diminuer la consommation de boissons alcoolisées
- éviter les graisses saturées, c'est-à-dire le gras animal
- éviter les gros efforts, qu'ils soient professionnels ou sportifs
- reprendre une activité physique progressive, telle que la marche à pied, la bicyclette en terrain plat, la natation, puis progressivement le golf ou le ski.
Bien entendu le traitement post-infarctus devra être poursuivi pendant très longtemps.
D'abord une surveillance clinique et électrocardiographique régulière surtout pour déceler les éventuels troubles du rythme et les signes d'insuffisance cardiaque.
Ensuite les médicaments :
- les vasodilatateurs coronariens, type dérivés nitrés
- les économiseurs d'oxygène type bétabloquants ou les anticalciques
- les antiagrégants plaquettaires qui sont des médicaments qui empêchent l'agrégation des plaquettes, l'agrégation de ces plaquettes étant le facteur essentiel de la formation du caillot
- les hypolipidémiants qui ne dispenseront de toute façon jamais du régime
- les anticoagulants.
Après un infarctus myocardique, on pourra discuter dans certains cas d'un éventuel PONTAGE ou d'une dilatation par ballonnet.
RAPPEL IMPORTANT : L'ARRET DU TABAC ET LE REGIME SONT IMPERATIFS .
Pneumonie
La pneumonie est caractérisée par une exsudation alvéolaire, parfois interstitielle, et par une condensation du parenchyme pulmonaire.
Elle peut atteindre tout un lobe pulmonaire (pneumonie lobaire) ou se présenter par l'atteinte disséminée en petits foyers distincts (broncho-pneumonie)
-1) PNEUMONIE A GERMES BANALS
Le microbe en cause peut être le pneumocoque, staphylocoque, le streptocoque, la bacille de Friedlander
Il faut savoir que la moitié des des sujets sains présentant une pneumonie à pneumocoques sont des fumeurs.
Le TABAGISME PASSIF étant également responsable de la gravité de cette infection. chez les sujets exposés à ce tabagisme passif.( risque doublé) .
SYMPTOMES
Le début est brutal, fait d'un point de côté,d'un grand frisson, une température élevée 39/40°.
Le pouls est accéléré, une difficulté pour respirer est manifeste.
Parfois le malade est cyanosé (teinte bleutée des téguments) et recouvert de sueurs abondantes.
L'apparition d'un HERPES (Voir ce terme) labial est fréquent.
.
La toux, sèche au début, ramène après deux ou trois jours une expectoration typique : crachats ambrés, rouillés, visqueux adhérents au crachoir.
TRAITEMENT
Grâce au traitement précoce, les complications sont exceptionnelles.
Il est fait d'une antibiothérapie très stricte.
Des complications peuvent se voir chez les vieillards, les diabétiques, les alcooliques, les cardiaques, les insuffisants respiratoires.
Ces complications peuvent être des ABCE S DU POUMON , des pleurésies, des septicémies.
-2) PNEUMONIES VIRALES
Beaucoup plus fréquentes de nos jours.
La plus classique est la pneumonie de la grippe.
Symptomes :
Le début est plus progressif, avec céphalées (maux de tête), fièvre, douleurs musculaires, une rhinopharyngite, puis la toux survient ramenant une expectoration purulente s'il existe une surinfection bactérienne.
- 3) PNEUMONIE A PNEUMOCYSTIS CARINII
TRAITEMENT :
Le traitement antibiotique évite ces surinfections bactériennes.
Bien d'autres virus peuvent être responsables de pneumonies virales.
Les MYCOPLASMES , Les CHLAMYDIAE , certaines RICKETTSIES (Voir ces termes) peuvent également être à l'origine de pneumonies
Colique hépatique
C'est souvent après un repas riche en graisses que cette crise se déclenche.
Ce sont en général de petits calculs qui déclenchent la crise car les gros calculs restent bloqués le plus souvent dans la vésicule .
SYMPTOMES
Il s'agit d'une douleur violente qui siège dans l'hypochondre droit (sous les côtes à droite), qui irradie très souvent dans le dos et vers l'épaule droite.
Elle est continue avec des paroxysmes.
Elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures.
Cette douleur survient surtout la nuit, plus fréquemment chez les femmes.
S'y associent des nausées et des vomissements.
Après la crise un subictère peut se manifester associé à un prurit et à un petit fébricule.
Des examens complémentaires seront à envisager : échographie, cholescystographie (radio de la vésicule après opacification), quand la crise sera terminée.
COMPLICATIONS
De nombreuses complications sont possibles
-CHOLECYSTITE AIGUE
- LITHIASE DU CHOLEDOQUE avec ictère par obstruction
- PANCREATITE AIGUE
- ILEUS BILIAIRE
(voir ces termes)
TRAITEMENT
Pour l'heure il faut soulager le malade rapidement.
Les antispasmodiques s'imposent, par exemple :
- Buscopan
- Viscéralgine
- Spasfon
associés aux antalgiques et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (A .I .N .S .) .
La diète hydrique est de règle (ne pas donner à boire en raison des vomissements) .
Ce n'est que le calme revenu que l'on pratiquera les examens complémentaires décrits ci-dessus, de manière à mettre en oeuvre le traitement, souvent chirurgical, mais actuellement également instrumental non invasif, c'est-à-dire que l'on monte une sonde passée par les voies digestives naturelles (bouche, oesophage, estomac) pour essayer, s'il n'est pas trop gros, d'extraire le calcul responsable.
Cela se fait sous contrôle radioscopique.
Il existe également un traitement médical qui vise à dissoudre les calculs.
Il ne peut être employé que si les calculs sont petits et non calcifiés (donc très peu visibles à la radiographie) .
Ce traitement est long : 18 mois à 2 ans.
Il impose en régime sévère pendant ce temps et il faut savoir que les récidives sont fréquentes.
Dans certains cas particuliers on peut par un trocard transcutané pénétrer dans la vésicule et y injecter un produit solvant qu'on laisse en place quelques heures avant de réaspirer ce produit qui aura dissout les calculs. Il faut recommencer plusieurs fois ce lavage pour être efficace.
Cette technique se fait sous contrôle radioscopique.
(voir LITHIASE VESICULAIRE )
Enfin il faut signaler la possibilité de détruire les calculs par LITHOTRIPSIE
Le traitement chirurgical reste obligatoire pour toute lithiase vésiculaire qui aura provoqué des signes évidents de complications.
Enfin, Il faut signaler la possibilité d'intervention percutanée.
Névralgie intercostale
SYMPTOMES
La douleur à point de départ vertébral irradie sur le côté du thorax. Cette douleur est violente, souvent exacerbée par les mouvements et par la toux.
CAUSES
Certes si fréquemment la dorsarthrose (arthrose vertébrale) est responsable de cette névralgie intercostale, il faut noter que de nombreuses causes peuvent être responsables de cette douleur:
- un cancer vertébral (voir CANCER OSSEUX ),
- un MYELOME ,
- une OSTEOPOROSE qui peut produire un tassement vertébral,
- un MAL DE POTT ,
- des tumeurs intra-rachidiennes,
- une SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE (voir ces termes),
- des tumeurs intra-thoraciques (cancer pleuro-pulmonaire, anévrisme de l'aorte) .
TRAITEMENT
Le traitement de la névralgie intercostale banale repose sur les antalgiques (Aspirine par exemple), les myorelaxants, les ANTI INFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS
Aérocolie
Cette insuffisance de secrétion biliaire ralentit le transit et favorise ainsi la fermentation intestinale.
SYMPTOMES
Un ballonnement intestinal est de règle. Quand la quantité de gaz est trop importante, en particulier au niveau de l'angle colique gauche, cela peut irriter le coeur par compression de bas en haut. Ce point au coeur est parfois très anxiogène, mais n'a aucun rapport avec une maladie cardiaque.
TRAITEMENT
- Il consiste à modifier ses habitudes alimentaires en évitant les aliments qui fermentent facilement : les haricots blancs, les lentilles, les choux, les salsifis, les oignons, les artichauts.
- En cas de crise, des désinfectants intestinaux seront utiles (Intétrix, Ercefuryl, Ganidan) . Le charbon sera toujours utile (Carbolevure, Formocarbine etc) .
- Des médicaments cholagogues seront très utiles, car ils augmentent l'évacuation de la bile hors de la vésicule biliaire (Sorbitol, Sulfate de magnésie) .
- Enfin, l'emploi de sédatifs et tranquillisants peut s'avérer indispensable.
La dissection de l’aorte
Définition
La dissection aortique, appelée aussi anévrisme disséquant de l'aorte, est le déchirement de la paroi de l'aorte, grosse artère qui part du coeur pour distribuer le sang dans tout l'organisme. Ce phénomène est rare et très grave, car il peut conduire à la rupture totale de l'aorte et à une mort certaine. Très souvent, cette dissection est localisée au niveau de l'aorte thoracique. Il existe cependant plusieurs types de dissections, classifiées par types. Historiquement, cette classification anatomique est la classification de De Bakey, établie en fonction de l'origine de la déchirure, et de son étendue. On distingue ainsi 3 types : type 1 qui débute à l'aorte ascendante, jusqu'à la portion descendante, type 2 qui débute et se localise uniquement à l'aorte ascendante et le type 3 qui débute et se localise à l'aorte descendante. Plus récemment a été introduite la classification de Stanford aujourd'hui classification de référence avec le type A où la dissection intéresse l'aorte ascendante et le type B ou elle intéresse l'aorte descendante.
Symptômes
Les symptômes d'une dissection aortique se manifestent de manière soudaine. En voici quelques-uns :
- des douleurs thoraciques brutales ou au niveau dorsal avec sensation de descente de ces douleurs vers le bas ;
- la douleur est migratrice ;
- les autres signes cliniques sont en rapport avec une complication de cette dissection avec notamment la possible survenue d'un malaise, un état de choc, des hémorragies, etc.
Diagnostic
==Diagnostic== et traitement sont menés simultanément étant donné la gravité du cas. Outre l'observation des signes cliniques, le médecin effectuera une radiographie thoracique, un électrocardiogramme, et un examen d'imagerie pour localiser la dissection, soit un scanner, une IRM ou parfois une échographie en fonction de la disponibilité de ces examens de du degré d'urgence.
Traitement
Les traitements varient en fonction des types de dissection. Les dissections de l'aorte ascendante (type A de Stanford) nécessitent une intervention chirurgicale cardiaque immédiate. Quant aux dissections descendantes (type B de Stanford), leur traitement est initialement fait par cathétérisme avec pose de stent et en recours secondaire à la chirurgie est parfois réalisé.
Prévention
Il faut faire preuve de vigilance au niveau alimentaire en mangeant peu salé et un suivi régulier en cas d'hypertension artérielle qui est le principal facteur à l'origine des dissections aortiques.
Jambes lourdes : un symptôme à ne pas prendre à la légère
Réanimation cardio-respiratoire
Définition(s)
- Initier les manoeuvres de réanimation cardio-respiratoire afin
- d'assurer une circulation sanguine et une oxygénation du cœur et du cerveau suffisante pour prévenir des séquelles neurologiques
- en attendant l'arrivée de l'équipe d'intervention rapide (ÉIR) ou l'équipe médicale d'urgence (ÉMU) ou les ambulanciers
- de rétablir une circulation spontanée
- Travailler en équipe interprofessionelle pour instaurer les soins appropriés.
Indications
- Inconscience sans réaction au toucher ou au son
- avec ou sans pouls
- avec absence de respiration OU avec respiration agonale
- OU avec une crise épileptiforme (FMCC, 2015)
- Arrêt cardiaque causé par
- accident vasculaire cérébral (AVC)
- blessure traumatique
- électrocution
- maladies cardiaques
- noyade
- surdose de médicaments ou stupéfiants
- syndrome de mort subite par arythmie
- etc. (FMCC, 2010; 2011).
Contre-indications
- Usager pour lequel le niveau de soins ou une ordonnance individuelle indique de « Ne pas réanimer ».
- Les informations incluses dans cette MSI se rapportent à la RCR en milieu de soins effectuée par des intervenants possédant une certification en soins immédiats en réanimation
- Les soins avancés en réanimation cardiaque (SARC) ne sont pas discutés dans cette MSI.
Signes d'un arrêt cardiaque (Fondation des maladies du cœur du Canada (FMCC, 2014; 2015)
| Inconscience (aucune réaction au toucher ou aux sons) |
| Absence de respiration ou respiration agonale |
| Absence de pouls |
| Brèves crises épileptiformes généralisées |
- Peuvent se produire sans signes avant-coureurs
- Peuvent frapper à tout âge, même les usagers en excellente forme physique.
Respiration agonale (FMCC, 2015; Oto, 2011; Rea, 2005; Stiles, 2008).
- Patron anormal de respiration qui provient des neurones du tronc cérébral (réflexe) puisque les centres supérieurs de la respiration deviennent hypoxiques
- Respiration qui
- est causée par une détresse physiologique importante dont l'arrêt
cardio-respiratoire
- peut survenir avant, pendant ou après l'arrêt cardio-respiratoire
- sa présence augmente les chances de survie à l'arrêt cardio-respiratoire
- peut durer jusqu'à 7 minutes
- est souvent interprétée comme indiquant que l'usager ne nécessite aucune intervention
- signale que la réanimation cardio-respiratoire (RCR) devrait être débutée
- est causée par une détresse physiologique importante dont l'arrêt
cardio-respiratoire
- Signes associés à la respiration agonale
- respiration
- très irrégulière ou occasionnelle
- laborieuse
- bruyante
- ronflements
- gémissements.
- respiration
Signes du syndrome de la mort subite par arythmie (FMCC, 2014)
Évanouissement ou une
crise épileptiforme durant une activité
physique
OU causée par une agitation émotionnelle une détresse émotionnelle une surprise |
Antécédents
familiaux de mort subite inattenduependant une
activité physique
OU pendant une crise épileptiforme OU toute autre mort subite inexpliquée d'une personne jeune et en santé |
Chaîne de survie en milieu de soins (Reproduction autorisée par AHA, tirée de FMCC, 2015)
Chaîne de survie hors milieu de soins (Reproduction autorisée par AHA, tirée de FMCC, 2015)
Une RCR de haute qualité (FMCC, 2015)
| Clientèle | Adultes ou adolescents |
| Nombre d'intervenants | 1 intervenant ou plus |
| Ratio compressions/insufflations | 30 : 2 |
Si
intubé :
| |
| Fréquence des compressions | 100-120 par minute |
| Profondeur des compressions | entre 5 et 6 cm |
| Positionnement des mains | 2 mains sur la moitié inférieure du sternum |
| Relaxation thoracique | Ne
pas appuyer sur le thorax entre 2 compressions mais conserver un contact avec le thorax (évite le déplacement des mains) |
| Interruptions | Limiter le nombre et la durée des interruptions (moins de 10 secondes à la fois) |
Justification des normes incluses dans le tableau (FMCC, 2015)
- Une RCR de qualité ne génère que 25 à 30 % du débit cardiaque et de l'oxygénation normale
- La fréquence des compressions thoraciques est un facteur déterminant dans la conservation des capacités fonctionnelles neurologiques
- La profondeur des compressions thoraciques maintenue dans les normes
- permet la circulation sanguine et l'oxygénation du cœur et du cerveau
- réduit les risques de complications (sans risque à la vie) associées à une compression supérieure à 6 cm
- Les insufflations doivent durer 1 seconde et permettre l'élévation du thorax
- La relaxation thoracique totale après chaque compression crée une pression
intrathoracique négative
- qui augmente le retour veineux, la pression de perfusion coronarienne et le débit sanguin myocardique
- assure un meilleur pronostic.
Défibrillateur externe automatisé (DEA)
- Appareil électronique et portatif servant à administrer une décharge
électrique au cœur afin de réajuster le rythme
- l'appareil analyse le rythme de l'usager, détermine si la décharge est nécessaire, donne des directives vocales ou visuelles à l'intervenant
- Doit être utilisé dès que possible
- Ne pas utiliser
- directement sur une lésion, une saillie, cicatrice, un timbre médicamenteux ou stimulateur cardiaque
- en milieu humide.
- La FMCC (2015) recommande de contacter le fabricant pour obtenir une formation sur l'utilisation du DEA utilisé dans votre établissement
- Démarche habituelle :
- dénuder le thorax
- retirer vêtements, bijoux et timbres médicamenteux
- s'assurer que la peau est sèche et exempte de poils
- raser OU épiler à l'aide des électrodes (utiliser de nouvelles électrodes pour administrer la décharge électrique)
- mettre l'appareil sous tension
- choisir les électrodes appropriées à l'âge de l'usager
- OU insérer la clé pédiatrique, selon l'appareil
- appliquer les électrodes aux sites indiqués sur les électrodes
- placer les électrodes à 2,5 cm de toute lésion, cicatrice, bosse ou pacemaker
- assurer une distance de 2,5 cm entre les 2 électrodes
- suivre les instructions vocales ou visuelles du DEA
- avant d'appuyer sur le bouton "Choc", s'assurer que personne n'est en contact avec l'usager (Croix-Rouge Canadienne, nd ; CSST, 2015 ; Gouvernement du Canada, 2015 ; Université de Sherbrooke, nd).
- dénuder le thorax
Équipe d'intervention rapide (ÉIR) ou Équipe médicale d'urgence (ÉMU) (FMCC, 2015)
- Équipes d'intervenants perfectionnés à la pratique de la RCR
- But de telles équipes :
- réduire les délais dans la procédure de RCR
- réduire la fréquence des arrêts cardiaques auprès de
- la clientèle adulte en milieu de soins généraux
- la clientèle pédiatrique à haut risque localisée dans une unité de soins généraux.
Renouvellement de la certification en RCR (FMCC, 2015)
- Il est suggéré de maintenir les certifications aux 2 ans tout en intégrant des séances régulières de simulation avec mannequins.
-
veuillez vous référer aux documents PDF au bas de la page dans la section "outils de l'établissement"- Défibrillateur-moniteur portatif (code master 100)
- Moniteur/défibrillateur Heartstreamxl Agilent M4735A
RCR pour l'adulte dans des situations particulières (FMCC, 2015)
- Arrêt cardiaque associé à une prise d'opioïdes avérée ou soupçonnée
- en plus de la RCR, selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective
- administrer de la Naloxone
- recommandations de la FMC
- 0,4 mg intramusculaire
- 2 mg intranasal
- voir MSI : Administrer un médicament par voie nasale
- répéter après 4 minutes, si nécessaire
- se référer au protocole de l'établissement
- recommandations de la FMC
- à 1 seul intervenant
- procéder à la RCR durant 2 minutes avant de quitter l'usager pour appeler de l'aide et aller chercher le DEA et la Naloxone
- Arrêt cardiaque associé à une intoxication
- à un anesthésiant local
- en plus de la RCR
- envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
- selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective
- à un médicament chez un usager qui ne répond pas à la RCR
- envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
- selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective
- envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
- à un anesthésiant local
- Arrêt cardiaque durant une grossesse
- si la hauteur utérine est égale ou inférieure au nombril
- effectuer la RCR après avoir déplacé manuellement l'utérus vers la gauche pour retirer la compression aorto-cave
- si la RCR est inefficace
- dans les 4 premières minutes suivant l'arrêt cardiaque
- OU dans les 4 premières minutes après le début des manœuvres de RCR
- envisager l'accouchement par césarienne
- retire la compression aorto-cave chez la mère
- améliore les chances d'un retour à la circulation spontanée
- permet la RCR sur le fœtus.
- envisager l'accouchement par césarienne
- si la hauteur utérine est égale ou inférieure au nombril
RCR auprès des enfants et nourrissons (FMCC, 2015)
- Les données actuelles ne permettent pas de conclure qu'il est préférable de
modifier
- la séquence appliquée aux adultes
- commencer la RCR par les compressions thoraciques (FMCC, 2015)
- la fréquence des compressions appliquées aux adultes
- la séquence appliquée aux adultes
- Le ratio compressions/insufflations diffère selon que la RCR soit entreprise par 1 ou plusieurs intervenants
- La profondeur des compressions diffère selon qu'il s'agisse d'un nourrisson ou un enfant
- L'ajustement du DEA pour une utilisation pédiatrique varie d'une compagnie à
une autre
- certains DEA n'ont qu'un seul type d'électrodes mais l'emballage inclut une clé pédiatrique à brancher à l'appareil
- d'autres DEA ont des emballages d'électrodes réservées aux usagers pédiatriques (Gouvernement du Canada, 2015).
| Clientèle | Enfants (1 an à la puberté) |
Nourrissons (moins de 1 an, exclut les nouveau-nés) | ||
| Nombre d'intervenants | 1 intervenant | 2 intervenants ou plus | 1 intervenant | 2 intervenants ou plus |
| Ratio compressions/insufflations | 30:2 | 15:2 | 30:2 | 15:2 |
| Fréquence des compressions | 100-120 par minute | 100-120 par minute | 100-120
par minute * augmenter la fréquence des compressions en présence
| |
| Profondeur des compressions | 1/3 du diamètre antéropostérieur (environ 5 cm) |
1/3 du diamètre antéropostérieur (environ 4 cm) | ||
| Positionnement des mains | 1 ou 2 mains sur la moitié inférieure du sternum | 2 doigts au centre du thorax, sous la ligne inter-mammaire | Placez les mains au centre du thorax, les pouces encerclant le thorax sous la ligne inter-mammaire | |
Éviter de comprimer les cotes et l'appendice
xiphoïde
| ||||
| Relaxation thoracique | Ne pas appuyer sur le thorax entre 2 compressions mais maintenir un contact avec le thorax (évite le déplacement des doigts) | |||
| Interruptions | Limiter le nombre et la durée des interruptions (moins de 10 secondes à la fois) | |||
-
veuillez vous référer aux documents PDF au bas de la page dans la section "outils de l'établissement"- Défibrillateur-moniteur portatif (code master 100)
- Moniteur/défibrillateur Heartstreamxl Agilent M4735A
- Planche à compressions thoraciques, si disponible
- Défibrillateur externe automatisé (DEA), si disponible
- Gants non stériles
- Rasoir jetable, si pilosité abondante aux sites d'application des électrodes du DEA
- Matériel pour la ventilation
- un masque de poche
- OU un ballon insufflateur avec masque
- OU une canule oropharyngée OU une canule nasopharyngée, le cas échéant
- voir MSI : Insertion et retrait d'une canule oropharyngée
- voir MSI : Installation d'une canule nasopharyngée
Étapes exécutoires
- La FMCC (2015) précise que la séquence qui suit est souple ; elle peut être
modifiée
- pour s'adapter à la réalité du milieu ou des intervenants
- pour permettre des actions et/ou évaluations simultanées.
- DEA : Défibrillateur externe automatisé.
Étapes post-exécutoires
- Suite à un retour à la circulation spontanée
- aviser le médecin
- préparer l'usager pour les tests ou soins appropriés à son état
- En l'absence d'un retour à la circulation spontanée
- poursuivre les manœuvres jusqu'à la prise en charge l'ÉIR, ÉMU ou les ambulanciers
- préparer l'usager pour le don d'organes, le cas échéant.
- La raison ayant mené à l'instauration de la RCR
- La date et l'heure
- du début de l'arrêt
- du début et de la fin des manœuvres
- Les manœuvres de réanimation effectuées
- préciser la méthode d'administration d'oxygène
- tout appareil utilisé pour maintenir les voies respiratoires ouvertes
- La médication administrée le cas échéant
- dose, route et heure d'administration
- L'utilisation du DEA le cas échéant
- l'heure de chacun des chocs administrés
- nombre de chocs administrés
- conséquences des chocs
- le rythme cardiaque de l'usager avant et après
- L'heure de l'arrivée de l'ÉIR, l'ÉMU ou des ambulanciers
- La réponse de l'usager
- Toute complication OU toute intervention conjointe.
| Certains établissements ont des feuilles de notes spécifiques à la RCR. |
- Cardiopulmonary resuscitation. (2015). Merriam-Webster. Repéré à http://www.merriam-webster.com/medical/cardiopulmonary%20resuscitation
- Croix-Rouge Canadienne (nd). DEA. Défibrillateur externe d’urgence. Repéré à http://www.croixrouge.ca/crc/documentsfr/fa_poster_aed_fr_web.pdf
- CSST. (2015). La formation des secouristes en milieu de travail. Mode d'emploi du défibrillateur externe automatique (DEA). Repéré à http://www.csst.qc.ca/publications/100/Documents/DC100_1149web.pdf
- Fondation des maladies du cœur du Canada. (FMCC). (2010). Réanimation cardiorespiratoire (RCR). Repéré à http://rcr-fmc.ca/2012/01/12/prise-de-position-reanimation-cardiorespiratoire-rcr/
- Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2011). Qu'est-ce qu'un arrêt cardiaque? Repéré à http://www.fmcoeur.com/site/c.ntJXJ8MMIqE/b.3634043/k.664C/Maladies_du_coeur__Qu8217estce_qu8217un_arr234t_cardiaque.htm
- Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2014). Signes d’une crise cardiaque, d’un arrêt cardiaque et du syndrome de la mort subite par arythmie. Repéré à http://www.fmcoeur.qc.ca/site/c.kpIQKVOxFoG/b.3669861/k.4BA0/Maladies_du_coeur__Signes_d8217une_crise_cardiaque_d8217un_arr234t_cardiaque_et_du_syndrome_de_la_mort_subite_par_arythmie.htm
- Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2015). Guidelines CPR and ECC. Points saillants de la mise à jour 2015 des lignes directrices. Lignes directrices en matière de RCR et de SUC de l'AHA. Repéré à http://www.fmcoeur.com/atf/cf/%7B3cb49e24-0fb7-4cee-9404-67f4cee1cbc0%7D/15-1002_ECC_HIGHLIGHTS_2015_FRCA-LR.PDF
- Gouvernement du Canada. (2015). Défibrillateurs externes automatisés (DEA). Repéré à http://canadiensensante.gc.ca/drugs-products-medicaments-produits/buying-using-achat-utilisation/products-canada-produits/drugs-devices-medicaments-instruments/defibrillators-defibrillateurs-fra.php
- Gouvernement du Québec. (2015). Code de déontologie des infirmières et infirmiers. Chapitre I. Devoirs envers le public, le client et la profession. Section I. Devoirs inhérents à l'exercice de la profession. Québec, QC : Éditeur officiel du Québec. Repéré à http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/I_8/I8R9.HTM
- OIIQ, CMQ et OPQ (2015). Énoncé de position conjoint sur la collaboration interprofessionnelle : Rehausser la qualité et la sécurité des soins. Montréal, Qc : OIIQ. Repéré à http://www.oiiq.org/lordre/dossiers-strategiques/collaboration-interprofessionnelle
- OIIQ (2015). Exceptions à la réserve d'activités professionnelles. Situations d'urgence. Repéré à https://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/champ-dexercice/cadre-legal/exceptions-a-la-reserve-dactivites
- Oto, B. (2011). What it Looks like: Agonal Respirations. EMS Basics. Repéré à http://emsbasics.com/2011/04/21/what-it-looks-like-agonal-respirations/
- Rea, T. D. (2005). Agonal respirations during cardiac arrest. Current Opinion in Critical Care. 11(3):188-91.Repéré à http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15928464
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- Université de Sherbrooke (nd). Utilisation du défibrillateur externe automatique (DEA). Repéré à https://www.usherbrooke.ca/urgence/premiers-soins/utilisation-du-defibrilateur-externe-automatique-dea/
- Planche à compressions thoraciques, si disponible
- Défibrillateur externe automatisé (DEA), si disponible
- Gants non stériles
- Rasoir jetable, si pilosité abondante aux sites d'application des électrodes du DEA
- Matériel pour la ventilation
- un masque de poche
- OU un ballon insufflateur avec masque
- OU une canule oropharyngée OU une canule nasopharyngée, le cas échéant.
Étapes exécutoires
- La FMCC précise que la séquence qui suit est souple; elle peut être modifiée
- pour s'adapter à la réalité du milieu ou des intervenants
- pour permettre des actions et/ou évaluations simultanées.
- DEA : Défibrillateur externe automatisé.
Étapes post-exécutoire
- Suite à un retour à la circulation spontanée
- aviser le médecin
- préparer l'usager pour les tests ou soins appropriés à son état
- En l'absence d'un retour à la circulation spontanée
- poursuivre les manœuvres jusqu'à la prise en charge l'ÉIR, ÉMU ou les ambulanciers
- préparer l'usager pour le don d'organes, le cas échéant.
Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?
Foie cardiaque (cirrhose cardiaque)
Définition
Le foie cardiaque, appelé également foie de stase, cirrhose cardiaque se définit comme une prolifération du tissu conjonctif du foie due à une élévation prolongée de la tension veineuse.
Généralités
De nos jours le foie cardiaque est relativement rare mais doit être diagnostiqué rapidement car cette maladie est irréversible après un traitement utilisant des diurétiques et descardiotoniques.
Symptômes
Les signes d'insuffisance cardiaque.Une hépatomégalie (augmentation de volume du foie). D'autre part le foie est douloureux quand on le palpe. La douleur survient également spontanément surtout au moment de l'effort. Au cours de l'évolution du foie cardiaque, on constate parfois l'apparition d'une cirrhose se caractérisant par un foie normal ou petit.La présence d'un reflux hépato-jugulaireet l'augmentation de la pression veineuse jugulaire parfois.Une splénomégalie.Une ascite.Des varices oesophagiennes dont la rupture survient mais rarement.
Physiopathologie
Au cours du foie cardiaque, si on examine laglande hépatique de près on constate qu'il est agrandi (hépatomégalie) et présente un aspect muscade avec un aspect de granit.
Sa coloration est rouge au centre et gris en périphérie.
L'examen des cellules composant le foie cardiaque montre que celles-ci (les hépatocytes) sont comprimées.
L'examen histologique du foie c'est-à-dire plus précisément sa composition montre également la présence de veines centrolobulaires dilatées et le remplacement des cellules normales du foie par du tissu fibreux.
Analyses médicales
Des analyses de sang montrent une augmentation de la bilirubine (de façon modérée) et des transaminases.
Le temps de prothrombine est également augmenté.
Technique médicale
La radiographie thoracique et l'électromyogramme permettent de déterminer l'origine de la maladie.
Cause
Une insuffisance cardiaque droite sévère et qui se prolonge. Cela survient par exemple à la suite d'une atteinte desvalvules cardiaques (aortique et mitrale) se compliquant d'insuffisance tricuspidienne.Une cardiomyopathie surtout unecardiomyopathie restrictive.Une péricardite constrictive.Traitement
Le traitement du foie cardiaque est celui de l'insuffisance cardiaque oupéricardectomie (intervention sur le péricarde c'est-à-dire les membranes de recouvrement et de protection du cœur) en cas de péricardite constrictive.
Complications de la maladie
La complication susceptible de survenir après un foie cardiaque est l'apparition d'un ictère à cause de lésions anoxiquesdes hépatocytes.
La lésion anoxique se définit comme un défaut d'oxygénation des cellules du foie aboutissant à leur destruction.
La thrombose veineuse profonde : la phlébite
Définition
La thrombose veineuse profonde ou phlébite, est une inflammation d'une veine (athérome) le plus souvent profonde, oblitérée par la formation d'un caillot ou thrombus. Ce caillot obstrue totalement ou partiellement la lumière de la aveine.
Physiopathologie
Mécanisme
Le thrombus se forme au niveau d'une valvule, à partir de plaquettes et de globules blancs. Le thrombus peut flotter dans le courant sanguin, on parle de phlébo-thrombose, le risque d'embolie pulmonaire est élevé. Lorsque le thrombus adhère à la paroi, on parle de thrombo-phlèbite.
Facteurs favorisants
Lastase veineuse : ralentissement du flux sanguin du à l'immobilisation profonde : plâtre, insuffisance cardiaque droit, varices des membres inférieures, compression veineuse, station assise prolongée. Les lésions pariétales : lors d'altérations de la paroi veineuse, lorsque la lésion est infectée, il y a une inflammation et donc un mauvais retour veineux : cathéter, perfusion, vieillissement. Les modifications du sang : anomalie biologique de la coagulation, acquisition héréditaire modifiée, prise de progestatif chez lafemme.
Les complications
Extension de la thrombose aux veines proximales. Embolie pulmonaire par la migration du thrombus dans la veine cave. Maladie post-phlébitique.
Signes cliniques
Stade initial
Dissociation pouls/température. Douleur au membre inférieur. Signe de Homens : douleur provoquée à la dorsiflexion. Douleur le long du trajet veineux. Pesanteur du mollet : engourdissement. Diminution du ballottement du mollet. Mollet rouge, chaud, tendu. Œdème qui prend le godet : persistance de la trace du doigt. Paresthésie.
Stade de la thrombophlébite confirmée
Douleur sur tout le membre tenace et intense. Impotence fonctionnelle.
Soins infirmiers
La prévention des phlébites
Lever précoce.
: passive et active
Mobilisation
surélévation du pied. Contention des membres : augmenter le retour veineux et donc diminuer l'œdème. Anticoagulant à visée préventive sur prescription médicale : héparine en sous-cutanée.
Traitement
Les soins particuliers
Repos strict au lit car risque d'embolie pulmonaire. Surélévation des pieds.
Le traitement héparinique à visée curative
Avant le traitement, il faut avoir un bilan de coagulation en amont : TP, TCA, plaquette, groupe sanguin.
Administration : Début du traitement par une Héparine de Bas Poids Moléculaire (HBPM) puis relais avec antivitamines K (AVK).
En intraveineuse continue au pousse-seringue électrique. En sous-cutanée : la calciparine 2 à 3 injection par 24h. En sous-cutanée : l'héparine fractionné 2 injection par 24 h.
Surveillance :
Bon fonctionnement de la SAP (rythme horaire, débit) et des raccords des tubulures. Evaluer le risque hémorragique. Héparinémie : 0,3 à0,6 UI/L. Plaquette deux fois par semaine.
Education du patient
Prévenir sur le risque des traitements : risque hémorragique mineur. Propriétés des anti-vitamines K. Importance de la prise quotidienne du traitement. Nécessité de l'examen de contrôle.
Le syndrome de Wolff Parkinson White
- Des palpitations
- Des malaises
- Un essoufflement
- Des pertes de connaissance
- Une tachycardie (accélération du rythme cardiaque)
AVC: il aura deux fois plus de conséquences graves en 2030, comment le prévenir?
- La plupart des cas d'AVC ne touchent plus majoritairement les personnes âgées de 75 ans et plus, mais aussi les personnes de 74 ans ou moins
- Si le nombre d'AVC a diminué, ceux qui entraînent la mort ont augmenté de 26% (5,9 millions de personnes sur 20 ans).
- Si la tendance est vérifiée, en 2030, le nombre de gens touchés va doubler (12 millions de morts, 70 millions de survivants, 200 millions malades ou infirmes).
- Dans les pays développés, cette augmentation reflète probablement une mauvaise alimentation, de l'hypertension, obésité, inactivité physique, ainsi qu'une forte consommation de tabac.
- Les principales régions concernées? Europe de l'est, Afrique du nord, Asie du sud-est
Point dans le dos
Citons :
- la PLEURESIE ,
- l'EMBOLIE PULMONAIRE
- l'INFARCTUS DU MYOCARDE
- LA PNEUMONIE
- la COLIQUE HEPATIQUE
- LA NEVRALGIE INTERCOSTALE
- l'ARTHROSE VERTEBRALE
- lAEROCOLIE
et bien d'autres.
Seul le médecin fer la diagnostic précis de la cause et déterminera le traitement adéquat
Pleurésie
C'est un épanchement liquidien qui se constitue entre les deux feuillets de la plève (qui est la séreuse qui entoure les poumons) .Elle peut être d'origine tuberculeuse, cancéreuse, infectieuse, cardio-vasculaire, parasitaire, le fait de maladies collagénoses, d'infections sous-diaphragmatiques, comme par exemple la cholécystite aigue, la cirrhose du foie.
SYMPTOMES
Débute parfois par un point de côté, dorsal ou pariétal accompagné d'une toux sèche, irritative, exacerbant la douleur
Cette douleur qui peut être très vive au début, s'atténue en général lorsque l'épanchement se produit..
Elle peut irradier vers l'épaule ou parfois vers l'abdomen, simulant un "abdomen aigu".
L'examen du médecin retrouve les trois signes majeurs de la pleurésie :
- l'abolition des vibrations vocales à la palpation (le fameux "dites 33" ne se traduit plus par le passage des vibrations vocales comme elles devraient se faire)
- lors de l'auscultation on n'entend plus le murmure vésiculaire
- la percussion signe la matité thoracique.
- Au début de la maladie un frottement pleural peut être entendu à l'auscultation qui ressemble à un bruit de" cuir neuf ".
Cela est dû au frottement des deuc feuillets de la plèvre l'un sur l'autre, avant que l'épanchement ne soit constitué
La ponction pleurale permettra de recueiller le liquide.
Ce liquide peut être sérofibrineux, purulent ou hémorragique selon la cause de cette pleurésie.( tuberculeuse, infectieuse ou cancéreuse) .
TRAITEMENT
Le traitement est fonction de la cause de la pleurésie et cette cause sera déterminée par l'examen du liquide pleural que l'on aura récupéré par la ponction pleurale.
Il faudra lutter contre l'infection, soit tuberculeuse, soit à germe banal, accélérer la résorption de l'épanchement par ponctions répétées, voire l'emploi de corticoïdes locaux, commencer rapidement une kinésithérapie pour éviter les séquelles pleurales.
Embolie pulmonaire
La symptomatologie sera d'autant plus dramatique que le caillot bouchera l'artère près de sa naissance.
Le territoire du poumon dépendant de cette artère ne sera plus vascularisé. Il en résultera un véritable infarctus pulmonaire.
Si l'artère est bouchée à sa naissance, il se produit une défaillance cardiaque, en général rapidement mortelle.
CAUSE
C'est un caillot qui s'est formé en général dans une veine d'un membre inférieur (phlébite), et qui s'est détaché pour parvenir au coeur puis être envoyé dans la circulation artérielle du poumon.
Heureusement le caillot en général est petit et ne provoque pas la défaillance cardiaque mortelle.
Tout cela pour dire combien les traitements anticoagulants post-opératoires sont importants et combien il importe de les suivre scrupuleusement pour éviter cette redoutable complication.
Après une intervention chirurgicale emboligène (favorisant la survenue d'une embolie pulmonaire) il convient donc d'administrer un traitement préventif qui sera fait d'HEPARINES DE BAS POIDS MOLECULAIRE (Voir ce terme) et d'aspirine.
SYMPTOMES
Le début est brutal, matérialisé par une douleur thoracique angoissante, accompagnée d'une respiration rapide et superficielle. Le malade est cyanosé (bleu), couvert de sueur, le coeur est rapide et la tension artérielle chute.
Il existe des formes foudroyantes: c'est la mort subite.
Des formes frustes: c'est un petit caillot qui est responsable et les signes ne sont pas très nets, souvent c'est un crachat marqué de sang quelques jours plus tard qui confirmera le diagnostic.
Ces petites embolies pulmonaires passent souvent inaperçues :
Une petite douleur pleurétique, une respiration plus rapide, une tachycardie fugace, une brève hypotension artérielle,un épisode d'arythmie ou un léger fébricule doivent faire suspecter l'embolie pulmonaire chez tout malade alité, ou en présence de facteurs prédisposants ( par exemple plâtre, post-partum, chirurgie orthopédique)
EXAMENS COMPLEMENTAIRES
Le diagnostic de ces formes frustes sera confirmé par une scintigraphie pulmonaire.
Le dosage des DIMERES peut rendre de grands services pour sa valeur prédictive négative en cas de suspicion.
Dans les formes sévères, l'ECHOGRAPHIE DOPPLER (Voir ce terme) cardiaque permettra d'éliminer une TAMPONNADE (Voir ce terme) .
L'échographie doppler veineuse des membres inférieurs reste indispensable en permettant de mettre en évidence la thrombose veineuse et de situer la partie supérieure du caillot.
Cette échographie devra être refaite avant le premier lever du malade.
L'angiographie pulmonaire sélective reste l'examen de référence avec une sensibilité et une spécificité de 100 %.
Elle montre l'image claire du caillot, l'hypovascularisation en aval de ce caillot, et permet la mesure de l'INDEX DE MILLER (Voir ce terme) qui reflète l'extension du territoire exclus.
Actuellement un angioscanner associé au dosage des
D Dimeres suffit pour poser à coup sûr le diagnostic d'embolie pulmonaire ,sans avoir à recourir au doppler des membres inférieurs.
TRAITEMENT
Dans la forme habituelle, il s'agit d'une urgence médicale.
Il consiste en la mise en oeuvre d'un traitement anti-coagulant par l'héparine intra-veineuse en perfusion. Il faudra traiter le choc éventuel et bien entendu administrer de l'oxygène.
Dans certains cas, un traitement thrombolytique devra être envisagé, c'est-à-dire qui vise à lyser (à dissoudre en quelque sorte) le caillot.
Il existe des contrindications à ce traitement thrombolytique.
CONTRINDICATIONS
-affections hémorragiques connues
-antécédents d'accident vasculaire cérébral
- rétinopathie hémorragique (diabétique par exemple)
- traumatisme sévère récent
-réanimation prolongée avec massage cardiaque
- prise de sang récente ou intra musculaire récente
- hypertension artérielle sévère
- endocardite bactérienne, péricardite, dissection aortique
- ulcères digestifs avec saignement récent
- pancréatite aigue
- cancer profond
- hépatopathie sévère( cirrhose par exemple)
- traitement par anticoagulants par antivitamines K
- hémorragie récente.
CONTRINDICATIONS RELATIVES
Grossesse et accouchement récent
Age de plus de 75 ans.
Parfois le traitement chirurgical devra être entrepris (embolectomie), c'est-à-dire ablation chirurgicale du caillot.
Dans un deuxième temps, il faudra éviter les récidives par un traitement anti-coagulant au long cours par les antivitamines K (AVK), en traitant les varices des membres inférieurs, en agissant sur les éventuels troubles du rythme cardiaque (voir ARYTHMIE ) .
Parfois on sera amené à poser un filtre dans la veine cave inférieure pour éviter le passage de caillots venant de la partie inférieure du corps, seulement en cas de contrindication absolue au traitement anticoagulant au long cours
Infarctus du myocarde
Le territoire cardiaque dépendant de cette artère bouchée ne reçoit plus ni oxygène, ni nourriture. C'est donc une ischémie myocardique.
Trés rapidement, les cellules qui constituent ce territoire meurent et changent d'aspect. Elles prennent au bout d'un certain temps un aspect de \"farce\". Il s'agit donc d'un infarcissement, ce qui explique le nom d'infarctus.
SYMPTOMES
Le tableau clinique de début est très souvent dramatique ; la douleur est atroce, constrictive, angoissante, le plus souvent rétro-sternale
Les nausées, voire les vomissements sont extrêmements fréquents, un état de choc peut s'installer, la chute de la tension artérielle est constante. Le malade est pâle, angoissé et souvent couvert de sueur. Cette douleur est permanente, elle dure, elle ne cède pas en quelques minutes comme dans la crise d'ANGINE DE POITRINE mais comme dans la crise d'angine de poitrine cette douleur peut être trompeuse et faire croire à une indigestion ou une crise aigüe de l'épaule par exemple.
QUE FAIRE ?
Il s'agit d'une urgence maximale ; on ne dira jamais assez que les premières heures sont capitales dans l'évolution d'un infarctus et que l'appel au SAMU est impératif le plus rapidement possible.
En attendant l'arrivée des secours :
- laisser le malade allongé
- il ne doit faire absolument aucun effort
- ouvrir le col de la chemise et lui desserrer la ceinture du pantalon.
Le malade hospitalisé sera mis sous monitoring, c'est-à-dire que l'électrocardiogramme sera enregistré en permanence et qu'ainsi pourront être rapidement décelés les troubles du rythme qui sont l'une des complications si redoutées de l'infarctus.
TRAITEMENT
Actuellement, si le traitement a pu être commencé tôt, on privilégie un traitement à visée trombolytique(Voir THROMBOLYSE) c'est-à-dire un traitement qui vise à lyser, à détruire en quelque sorte, le caillot formé.
Ce traitement thrombolytique peut être administré au malade par un médecin traitant avant ou pendant le transport, en cas de certitude diagnostique absolue.
Bien entendu, le traitement anticoagulant gardera toute sa valeur ainsi que la thérapeutique à visée vasodilatatrice
.Un traitement antiagrégant plaquettaire doit être associé le plus rapidement possible également.
L'administration de plavix à la dose de 300 mg associée à l'aspirine semble être le traitement indispensable actuellement.
Par la suite, dans l'infarctus non compliqué, actuellement on privilégie une lévée semi-précoce aux environs du 8ème jour alors qu'auparavant on laissait facilement le malade au lit pendant 20 jours.
Puis on permettra à nouveau une activité très modérée qui sera associée à une psychothérapie de soutien.
De même, on autorisera beaucoup plus rapidement qu'auparavant la reprise de l'activité car cette activité sera d'autant plus difficile que l'inactivité aura été plus longue.
Les facteurs de risque seront réduits.
Il faudra:
- ne plus fumer et cela de façon définitive et pour la vie
- supprimer ou fortement diminuer la consommation de boissons alcoolisées
- éviter les graisses saturées, c'est-à-dire le gras animal
- éviter les gros efforts, qu'ils soient professionnels ou sportifs
- reprendre une activité physique progressive, telle que la marche à pied, la bicyclette en terrain plat, la natation, puis progressivement le golf ou le ski.
Bien entendu le traitement post-infarctus devra être poursuivi pendant très longtemps.
D'abord une surveillance clinique et électrocardiographique régulière surtout pour déceler les éventuels troubles du rythme et les signes d'insuffisance cardiaque.
Ensuite les médicaments :
- les vasodilatateurs coronariens, type dérivés nitrés
- les économiseurs d'oxygène type bétabloquants ou les anticalciques
- les antiagrégants plaquettaires qui sont des médicaments qui empêchent l'agrégation des plaquettes, l'agrégation de ces plaquettes étant le facteur essentiel de la formation du caillot
- les hypolipidémiants qui ne dispenseront de toute façon jamais du régime
- les anticoagulants.
Après un infarctus myocardique, on pourra discuter dans certains cas d'un éventuel PONTAGE ou d'une dilatation par ballonnet.
RAPPEL IMPORTANT : L'ARRET DU TABAC ET LE REGIME SONT IMPERATIFS .
Pneumonie
La pneumonie est caractérisée par une exsudation alvéolaire, parfois interstitielle, et par une condensation du parenchyme pulmonaire.
Elle peut atteindre tout un lobe pulmonaire (pneumonie lobaire) ou se présenter par l'atteinte disséminée en petits foyers distincts (broncho-pneumonie)
-1) PNEUMONIE A GERMES BANALS
Le microbe en cause peut être le pneumocoque, staphylocoque, le streptocoque, la bacille de Friedlander
Il faut savoir que la moitié des des sujets sains présentant une pneumonie à pneumocoques sont des fumeurs.
Le TABAGISME PASSIF étant également responsable de la gravité de cette infection. chez les sujets exposés à ce tabagisme passif.( risque doublé) .
SYMPTOMES
Le début est brutal, fait d'un point de côté,d'un grand frisson, une température élevée 39/40°.
Le pouls est accéléré, une difficulté pour respirer est manifeste.
Parfois le malade est cyanosé (teinte bleutée des téguments) et recouvert de sueurs abondantes.
L'apparition d'un HERPES (Voir ce terme) labial est fréquent.
.
La toux, sèche au début, ramène après deux ou trois jours une expectoration typique : crachats ambrés, rouillés, visqueux adhérents au crachoir.
TRAITEMENT
Grâce au traitement précoce, les complications sont exceptionnelles.
Il est fait d'une antibiothérapie très stricte.
Des complications peuvent se voir chez les vieillards, les diabétiques, les alcooliques, les cardiaques, les insuffisants respiratoires.
Ces complications peuvent être des ABCE S DU POUMON , des pleurésies, des septicémies.
-2) PNEUMONIES VIRALES
Beaucoup plus fréquentes de nos jours.
La plus classique est la pneumonie de la grippe.
Symptomes :
Le début est plus progressif, avec céphalées (maux de tête), fièvre, douleurs musculaires, une rhinopharyngite, puis la toux survient ramenant une expectoration purulente s'il existe une surinfection bactérienne.
- 3) PNEUMONIE A PNEUMOCYSTIS CARINII
TRAITEMENT :
Le traitement antibiotique évite ces surinfections bactériennes.
Bien d'autres virus peuvent être responsables de pneumonies virales.
Les MYCOPLASMES , Les CHLAMYDIAE , certaines RICKETTSIES (Voir ces termes) peuvent également être à l'origine de pneumonies
Colique hépatique
C'est souvent après un repas riche en graisses que cette crise se déclenche.
Ce sont en général de petits calculs qui déclenchent la crise car les gros calculs restent bloqués le plus souvent dans la vésicule .
SYMPTOMES
Il s'agit d'une douleur violente qui siège dans l'hypochondre droit (sous les côtes à droite), qui irradie très souvent dans le dos et vers l'épaule droite.
Elle est continue avec des paroxysmes.
Elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures.
Cette douleur survient surtout la nuit, plus fréquemment chez les femmes.
S'y associent des nausées et des vomissements.
Après la crise un subictère peut se manifester associé à un prurit et à un petit fébricule.
Des examens complémentaires seront à envisager : échographie, cholescystographie (radio de la vésicule après opacification), quand la crise sera terminée.
COMPLICATIONS
De nombreuses complications sont possibles
-CHOLECYSTITE AIGUE
- LITHIASE DU CHOLEDOQUE avec ictère par obstruction
- PANCREATITE AIGUE
- ILEUS BILIAIRE
(voir ces termes)
TRAITEMENT
Pour l'heure il faut soulager le malade rapidement.
Les antispasmodiques s'imposent, par exemple :
- Buscopan
- Viscéralgine
- Spasfon
associés aux antalgiques et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (A .I .N .S .) .
La diète hydrique est de règle (ne pas donner à boire en raison des vomissements) .
Ce n'est que le calme revenu que l'on pratiquera les examens complémentaires décrits ci-dessus, de manière à mettre en oeuvre le traitement, souvent chirurgical, mais actuellement également instrumental non invasif, c'est-à-dire que l'on monte une sonde passée par les voies digestives naturelles (bouche, oesophage, estomac) pour essayer, s'il n'est pas trop gros, d'extraire le calcul responsable.
Cela se fait sous contrôle radioscopique.
Il existe également un traitement médical qui vise à dissoudre les calculs.
Il ne peut être employé que si les calculs sont petits et non calcifiés (donc très peu visibles à la radiographie) .
Ce traitement est long : 18 mois à 2 ans.
Il impose en régime sévère pendant ce temps et il faut savoir que les récidives sont fréquentes.
Dans certains cas particuliers on peut par un trocard transcutané pénétrer dans la vésicule et y injecter un produit solvant qu'on laisse en place quelques heures avant de réaspirer ce produit qui aura dissout les calculs. Il faut recommencer plusieurs fois ce lavage pour être efficace.
Cette technique se fait sous contrôle radioscopique.
(voir LITHIASE VESICULAIRE )
Enfin il faut signaler la possibilité de détruire les calculs par LITHOTRIPSIE
Le traitement chirurgical reste obligatoire pour toute lithiase vésiculaire qui aura provoqué des signes évidents de complications.
Enfin, Il faut signaler la possibilité d'intervention percutanée.
Névralgie intercostale
SYMPTOMES
La douleur à point de départ vertébral irradie sur le côté du thorax. Cette douleur est violente, souvent exacerbée par les mouvements et par la toux.
CAUSES
Certes si fréquemment la dorsarthrose (arthrose vertébrale) est responsable de cette névralgie intercostale, il faut noter que de nombreuses causes peuvent être responsables de cette douleur:
- un cancer vertébral (voir CANCER OSSEUX ),
- un MYELOME ,
- une OSTEOPOROSE qui peut produire un tassement vertébral,
- un MAL DE POTT ,
- des tumeurs intra-rachidiennes,
- une SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE (voir ces termes),
- des tumeurs intra-thoraciques (cancer pleuro-pulmonaire, anévrisme de l'aorte) .
TRAITEMENT
Le traitement de la névralgie intercostale banale repose sur les antalgiques (Aspirine par exemple), les myorelaxants, les ANTI INFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS
Aérocolie
Cette insuffisance de secrétion biliaire ralentit le transit et favorise ainsi la fermentation intestinale.
SYMPTOMES
Un ballonnement intestinal est de règle. Quand la quantité de gaz est trop importante, en particulier au niveau de l'angle colique gauche, cela peut irriter le coeur par compression de bas en haut. Ce point au coeur est parfois très anxiogène, mais n'a aucun rapport avec une maladie cardiaque.
TRAITEMENT
- Il consiste à modifier ses habitudes alimentaires en évitant les aliments qui fermentent facilement : les haricots blancs, les lentilles, les choux, les salsifis, les oignons, les artichauts.
- En cas de crise, des désinfectants intestinaux seront utiles (Intétrix, Ercefuryl, Ganidan) . Le charbon sera toujours utile (Carbolevure, Formocarbine etc) .
- Des médicaments cholagogues seront très utiles, car ils augmentent l'évacuation de la bile hors de la vésicule biliaire (Sorbitol, Sulfate de magnésie) .
- Enfin, l'emploi de sédatifs et tranquillisants peut s'avérer indispensable.
La dissection de l’aorte
Définition
La dissection aortique, appelée aussi anévrisme disséquant de l'aorte, est le déchirement de la paroi de l'aorte, grosse artère qui part du coeur pour distribuer le sang dans tout l'organisme. Ce phénomène est rare et très grave, car il peut conduire à la rupture totale de l'aorte et à une mort certaine. Très souvent, cette dissection est localisée au niveau de l'aorte thoracique. Il existe cependant plusieurs types de dissections, classifiées par types. Historiquement, cette classification anatomique est la classification de De Bakey, établie en fonction de l'origine de la déchirure, et de son étendue. On distingue ainsi 3 types : type 1 qui débute à l'aorte ascendante, jusqu'à la portion descendante, type 2 qui débute et se localise uniquement à l'aorte ascendante et le type 3 qui débute et se localise à l'aorte descendante. Plus récemment a été introduite la classification de Stanford aujourd'hui classification de référence avec le type A où la dissection intéresse l'aorte ascendante et le type B ou elle intéresse l'aorte descendante.
Symptômes
Les symptômes d'une dissection aortique se manifestent de manière soudaine. En voici quelques-uns :
- des douleurs thoraciques brutales ou au niveau dorsal avec sensation de descente de ces douleurs vers le bas ;
- la douleur est migratrice ;
- les autres signes cliniques sont en rapport avec une complication de cette dissection avec notamment la possible survenue d'un malaise, un état de choc, des hémorragies, etc.
Diagnostic
==Diagnostic== et traitement sont menés simultanément étant donné la gravité du cas. Outre l'observation des signes cliniques, le médecin effectuera une radiographie thoracique, un électrocardiogramme, et un examen d'imagerie pour localiser la dissection, soit un scanner, une IRM ou parfois une échographie en fonction de la disponibilité de ces examens de du degré d'urgence.
Traitement
Les traitements varient en fonction des types de dissection. Les dissections de l'aorte ascendante (type A de Stanford) nécessitent une intervention chirurgicale cardiaque immédiate. Quant aux dissections descendantes (type B de Stanford), leur traitement est initialement fait par cathétérisme avec pose de stent et en recours secondaire à la chirurgie est parfois réalisé.
Prévention
Il faut faire preuve de vigilance au niveau alimentaire en mangeant peu salé et un suivi régulier en cas d'hypertension artérielle qui est le principal facteur à l'origine des dissections aortiques.



