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26 juin 2016

Jambes lourdes : un symptôme à ne pas prendre à la légère

L'impression de traîner des boulets, la sensation de chaleur et surtout les douleurs... Près de 15 millions de Français, dont 70% des femmes, souffrent des jambes lourdes. Signe d'une mauvaise circulation du sang, les jambes lourdes peuvent devenir très handicapantes et donner des complexes quand elles enflent beaucoup et font apparaître des petites veines qui marbrent la peau. Le plus souvent, les symptômes apparaissent progressivement : après une journée chaude ou une journée très fatigante. Les sensations reviennent alors plus fréquemment, et deviennent plus douloureuses. Quelles sont les causes des jambes lourdes ? Quelles techniques ou traitements utiliser pour apaiser les symptômes ? 
Les jambes lourdes sont un symptôme répandu puisqu'en France près de quinze millions de personnes, dont 70% de femmes, en souffrent. Cette sensation de jambes lourdes est souvent liée à un problème de circulation sanguine au niveau des veines.
Le sang circule dans le corps en empruntant des vaisseaux : les artères et les veines. Les artères transportent le sang à partir du coeur vers l'ensemble des organes et tissus. C'est un sang dit artériel, riche en oxygène et en nutriments. Une fois qu'il a tout distribué, le sang revient vers le coeur en empruntant les veines. Ce sang veineux est chargé en gaz carbonique et en déchets qui seront éliminés en cours de route.
C'est le retour veineux qui est important dans les jambes lourdes. Contrairement aux artères, la paroi des veines est dépourvue de fibre musculaire. Elles ne peuvent donc pas se contracter pour aider le sang à remonter vers le coeur. Mais heureusement, les veines sont munies d'un système de clapet. Des valvules s'ouvrent sous l'effet de la pression sanguine et se referment mécaniquement pour éviter au sang de revenir en arrière. Le sang est aussi chassé vers le haut, grâce à la pression de la plante des pieds et à la contraction des muscles des mollets. Autrement dit, la marche et l'exercice aident le retour veineux.
Quand ce système est fragilisé, que l'on est plutôt sédentaire ou que le métier exercé nécessite de rester longtemps debout, le retour veineux devient plus difficile. Ce qui déclenche des sensations de lourdeur dans les jambes. Progressivement une insuffisance veineuse se développe.
Avoir les jambes lourdes, c'est douloureux et gênant. Mais ces symptômes peuvent aussi s'accompagner de problèmes veineux plus conséquents, à risques. Ces pathologies nécessitent un suivi régulier et des examens réguliers comme le doppler.
Les phlébites, la formation de caillot dans les veines ne sont pas le résultat des jambes lourdes. En revanche, elles laissent des séquelles qui peuvent aggraver l'insuffisance veineuse et ses sensations de lourdeur. Il est donc important de surveiller le réseau veineux.
L'écho-doppler permet d'établir une cartographie précise de l'ensemble des artères et des veines. Cet examen réunit deux techniques : l'échographie qui permet de faire des images et ainsi de voir comment sont les vaisseaux, dans quel état sont les parois… Et le doppler qui permet d'enregistrer des flux dans les vaisseaux.
Si on remarque durant l'examen que le sang stagne ou redescend au lieu de remonter vers le cœur, on peut vérifier si la cause est un mauvais fonctionnement des valvules. Les valvules sont des clapets qui empêchent le sang de redescendre. Cela peut également venir de varices ou d'un caillot qui bloque la circulation. L'écho-doppler doit aussi se faire jambe pendante, puis debout.
Attention les jambes lourdes ne nécessitent pas forcément un écho-doppler, il faut passer en premier chez un généraliste. Seules des circonstances particulières comme des varices importantes ou un soupçon de phlébite justifient cet examen.
Pour prendre soin de vos jambes et tenter de diminuer les symptômes de lourdeur, de chaleur... il existe beaucoup de solutions différentes. Pour éviter que les signes ne s'aggravent, il y a les conseils pratiques de la vie quotidienne, comme éviter les vêtements serrés, éviter le chauffage par le sol… Mais il y a aussi les produits de parapharmacie. Les rayons regorgent de produits aux promesses presque miraculeuses.
Que faire pour soulager les jambes lourdes ? La solution se trouve dans les pharmacies. On pourrait classer les remèdes en trois catégories : la première étant les gélules phlébotoniques ou veinotoniques.
Les phlébotoniques ou veinotoniques ont comme vertus d'améliorer la tonicité des vaisseaux, ce qui fait que le sang remonte mieux. Du coup, l'impression d'insuffisance veineuse et de lourdeur de jambes est diminuée chez la patiente.
Mis à part les veinotoniques, il y a les crèmes et les gels qui donnent une sensation de fraîcheur. Les gels sont à appliquer en général en fin de journée. Ils permettent d'avoir un principe actif au niveau de la micro-circulation et donc d'améliorer le retour veineux, ce qui va soulager rapidement le patient. Les patients doivent masser du bout du pied en remontant le long de la jambe.
Pour prévenir les effets de l'insuffisance veineuse comme le gonflement et la lourdeur, il y a les chaussettes et les bas de contention. Les seuls dont l'effet est prouvé sur le plan anatomique. Par leur tissage particulier, ils exercent une force mécanique. Une pression s'exerce du bout de la jambe, tout le long de la jambe parce que la maille est serrée. Il y a donc une compression veineuse ce qui améliore le retour du sang.
Les bas de contention se sont beaucoup améliorés, mais la maille reste serrée. Il faut faire attention à les enfiler correctement pour que la contention soit homogène. Il est conseillé de les porter toute la journée. Ces chaussettes et bas de contention amènent un confort et une amélioration immédiats chez le patient.
En résumé, on peut stimuler la circulation sanguine avec des gélules, soulager la chaleur et la lourdeur avec des gels effet frais et tonifiant, mais le plus efficace reste le bas de contention. Le seul qui soit partiellement pris en charge par la Sécurité sociale.
Pour certaines professions, le fait d'être debout de manière prolongée accroît le risque de jambes lourdes. Pour retrouver de la légèreté, on peut avoir recours au drainage lymphatique manuel.
Une bonne circulation est indispensable pour éviter les jambes lourdes. Car c'est l'encombrement des ganglions qui entraîne les jambes lourdes. Une fois les ganglions stimulés et désengorgés, le kinésithérapeute procède au massage drainant des vaisseaux lymphatiques.
"Ces techniques doivent se faire dans le calme. On demande au patient de respirer profondément pendant les techniques de massage. Et le fait respirer amplement permet d'améliorer le passage des liquides en direction du coeur", explique Jérôme Auger, kinésithérapeute.
Le massage s'effectue par de légères pressions et dure en moyenne trente minutes sur chaque jambe. Un massage qui a l'air simple mais que les patients ne peuvent pas faire eux-mêmes. Ce massage drainant n'est pas efficace en prévention mais dès que les symptômes apparaissent, les bénéfices sont immédiats.
Pour garder les jambes légères, plusieurs séances de massages sont nécessaires.
Quand on souffre de jambes lourdes, certains sports comme le vélo, ou la marche sont à privilégier car ils améliorent la circulation sanguine. C'est aussi le cas des sports aquatiques comme l'aquabiking, c'est-à-dire de vélo dans l'eau. 
L'aquabiking est une pratique sportive qui remporte de plus en plus de succès. Mehdi Tétard, coach sportif, explique les raisons de ce succès : "On travaille surtout les membres inférieurs. Mais il y a aussi des exercices de bras, on se retrouve en position debout, en position haute, en danseuse… Et l'effet de la pression de l'eau plus le massage fait que l'on élimine plus facilement la cellulite et l'aspect peau d'orange".
Des bénéfices pour les jambes qui ne s'arrêtent pas à l'esthétique. En pédalant, la résistance à l'eau entraîne un massage et la contraction des muscles des jambes : "Le fait de contracter les muscles des jambes et des mollets notamment va permettre de favoriser le retour sanguin vers le coeur et donc d'améliorer les jambes lourdes puisque les jambes lourdes, c'est tout simplement du sang qui stagne de façon trop importante dans les jambes. Et le sang remontant moins facilement vers le coeur, les jambes vont gonfler et seront d'autant plus lourdes", note le Dr Linh Vu Ngoc, médecin du sport.
Que ce soit en cours collectif ou en cabine, pour garder les jambes légères, il faut pratiquer l'aquabiking au moins deux fois par semaine.

4 janv. 2016

Réanimation cardio-respiratoire

Définition(s)

Procédure d'urgence consistant à rétablir la circulation sanguine chez l'usager en arrêt cardiaque (FMCC, 2010; Merriam-Webster, 2015).
Objectif(s) de soins
  • Initier les manoeuvres de réanimation cardio-respiratoire afin
    • d'assurer une circulation sanguine et une oxygénation du cœur et du cerveau suffisante pour prévenir des séquelles neurologiques
    • en attendant l'arrivée de l'équipe d'intervention rapide (ÉIR) ou l'équipe médicale d'urgence (ÉMU) ou les ambulanciers
    • de rétablir une circulation spontanée
  • Travailler en équipe interprofessionelle pour instaurer les soins appropriés.

Indications

  • Inconscience sans réaction au toucher ou au son
    • avec ou sans pouls
    • avec absence de respiration OU avec respiration agonale
    • OU avec une crise épileptiforme (FMCC, 2015)
  • Arrêt cardiaque causé par
    • accident vasculaire cérébral (AVC)
    • blessure traumatique
    • électrocution
    • maladies cardiaques
    • noyade 
    • surdose de médicaments ou stupéfiants
    • syndrome de mort subite par arythmie
    • etc. (FMCC, 2010; 2011).

Contre-indications

  • Usager pour lequel le niveau de soins ou une ordonnance individuelle indique de « Ne pas réanimer ».
Généralités
  • Les informations incluses dans cette MSI se rapportent à la RCR en milieu de soins effectuée par des intervenants possédant une certification en soins immédiats en réanimation
  • Les soins avancés en réanimation cardiaque (SARC) ne sont pas discutés dans cette MSI.

Signes d'un arrêt cardiaque (Fondation des maladies du cœur du Canada (FMCC, 2014; 2015)

Inconscience
(aucune réaction au toucher ou aux sons) 
 Absence de respiration ou respiration agonale
 Absence de pouls
Brèves crises épileptiformes généralisées 
  • Peuvent se produire sans signes avant-coureurs
  • Peuvent frapper à tout âge, même les usagers en excellente forme physique.

Respiration agonale (FMCC, 2015; Oto, 2011; Rea, 2005; Stiles, 2008).  

  • Patron anormal de respiration qui provient des neurones du tronc cérébral (réflexe) puisque les centres supérieurs de la respiration deviennent hypoxiques
  • Respiration qui  
    • est causée par une détresse physiologique importante dont l'arrêt cardio-respiratoire
      • peut survenir avant, pendant ou après l'arrêt cardio-respiratoire
      • sa présence augmente les chances de survie à l'arrêt cardio-respiratoire
    • peut durer jusqu'à 7 minutes
    • est souvent interprétée comme indiquant que l'usager ne nécessite aucune intervention
    • signale que la réanimation cardio-respiratoire (RCR) devrait être débutée
  • Signes associés à la respiration agonale 
    • respiration
      • très irrégulière ou occasionnelle
      • laborieuse
      • bruyante
    • ronflements
    • gémissements. 

Signes du syndrome de la mort subite par arythmie (FMCC, 2014)

Évanouissement ou une crise épileptiforme durant une activité physique
OU
causée par
une agitation émotionnelle
une détresse émotionnelle
une surprise
Antécédents familiaux de mort subite inattenduependant une activité physique
OU
pendant une crise épileptiforme
OU
toute autre mort subite inexpliquée d'une personne jeune et en santé
 

Chaîne de survie en milieu de soins (Reproduction autorisée par AHA, tirée de FMCC, 2015)  

 

Chaîne de survie hors milieu de soins (Reproduction autorisée par AHA, tirée de FMCC, 2015)


Une RCR de haute qualité (FMCC, 2015)

Clientèle Adultes ou adolescents
Nombre d'intervenants 1 intervenant ou plus 
Ratio compressions/insufflations 30 : 2
Si intubé :
  • compressions continues
  • 1 insufflation aux 6 secondes 
Fréquence des compressions 100-120 par minute
Profondeur des compressions entre 5 et 6 cm
Positionnement des mains 2 mains sur la moitié inférieure du sternum
Relaxation thoracique Ne pas appuyer sur le thorax entre 2 compressions
mais conserver un contact  avec le thorax (évite le déplacement des mains)
Interruptions  Limiter le nombre et la durée des interruptions (moins de 10 secondes à la fois)

Justification des normes incluses dans le tableau (FMCC, 2015)

  • Une RCR de qualité ne génère que 25 à 30 % du débit cardiaque et de l'oxygénation normale
  • La fréquence des compressions thoraciques est un facteur déterminant dans la conservation des capacités fonctionnelles neurologiques
  • La profondeur des compressions thoraciques maintenue dans les normes
    • permet la circulation sanguine et l'oxygénation du cœur et du cerveau
    • réduit les risques de complications (sans risque à la vie) associées à une compression supérieure à 6 cm
  • Les insufflations doivent durer 1 seconde et permettre l'élévation du thorax
  • La relaxation thoracique totale après chaque compression crée une pression intrathoracique négative
    • qui augmente le retour veineux, la pression de perfusion coronarienne et le débit sanguin myocardique
    • assure un meilleur pronostic.

Défibrillateur externe automatisé (DEA)

  • Appareil électronique et portatif servant à administrer une décharge électrique au cœur afin de réajuster le rythme
    • l'appareil analyse le rythme de l'usager, détermine si la décharge est nécessaire, donne des directives vocales ou visuelles à l'intervenant
  • Doit être utilisé dès que possible
  • Ne pas utiliser
    • directement sur une lésion, une saillie, cicatrice, un timbre médicamenteux ou stimulateur cardiaque
    • en milieu humide.
  • La FMCC (2015) recommande de contacter le fabricant pour obtenir une formation sur l'utilisation du DEA utilisé dans votre établissement
  • Démarche habituelle : 
    • dénuder le thorax
      • retirer vêtements, bijoux et timbres médicamenteux 
    • s'assurer que la peau est sèche et exempte de poils
      • raser OU épiler à l'aide des électrodes (utiliser de nouvelles électrodes pour administrer la décharge électrique)
    • mettre l'appareil sous tension
    • choisir les électrodes appropriées à l'âge de l'usager 
      • OU insérer la clé pédiatrique, selon l'appareil
    • appliquer les électrodes aux sites indiqués sur les électrodes
      • placer les électrodes à 2,5 cm de toute lésion, cicatrice, bosse ou pacemaker
      • assurer une distance de 2,5 cm entre les 2 électrodes
    • suivre les instructions vocales ou visuelles du DEA
    • avant d'appuyer sur le bouton "Choc", s'assurer que personne n'est en contact avec l'usager (Croix-Rouge Canadienne, nd ; CSST, 2015 ; Gouvernement du Canada, 2015 ; Université de Sherbrooke, nd). 

Équipe d'intervention rapide (ÉIR) ou Équipe médicale d'urgence (ÉMU) (FMCC, 2015)

  • Équipes d'intervenants perfectionnés à la pratique de la RCR
  • But de telles équipes :
    • réduire les délais dans la procédure de RCR
    • réduire la fréquence des arrêts cardiaques auprès de 
      • la clientèle adulte en milieu de soins généraux
      • la clientèle pédiatrique à haut risque localisée dans une unité de soins généraux.

Renouvellement de la certification en RCR (FMCC, 2015)

  • Il est suggéré de maintenir les certifications aux 2 ans tout en intégrant des séances régulières de simulation avec mannequins.
Personnalisée par CSSS de Laval
Pour consulter le guide d'utiliation du:
    • Défibrillateur-moniteur portatif (code master 100)
    • Moniteur/défibrillateur Heartstreamxl Agilent M4735A

    veuillez vous référer aux documents PDF au bas de la page dans la section "outils de l'établissement" 

RCR pour l'adulte dans des situations particulières (FMCC, 2015)

  • Arrêt cardiaque associé à une prise d'opioïdes avérée ou soupçonnée
    • en plus de la RCR, selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective 
    • administrer de la Naloxone
    • à 1 seul intervenant
      • procéder à la RCR durant 2 minutes avant de quitter l'usager pour appeler de l'aide et aller chercher le DEA et la Naloxone
  • Arrêt cardiaque associé à une intoxication
    • à un anesthésiant local
      • en plus de la RCR
        • envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
          • selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective 
    • à un médicament chez un usager qui ne répond pas à la RCR
      • envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
        • selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective
  • Arrêt cardiaque durant une grossesse
    • si la hauteur utérine est égale ou inférieure au nombril
      • effectuer la RCR après avoir déplacé manuellement l'utérus vers la gauche pour retirer la compression aorto-cave
    • si la RCR est inefficace
      • dans les 4 premières minutes suivant l'arrêt cardiaque
      • OU dans les 4 premières minutes après le début des manœuvres de RCR
        • envisager l'accouchement par césarienne
          • retire la compression aorto-cave chez la mère
          • améliore les chances d'un retour à la circulation spontanée
          • permet la RCR sur le fœtus.

RCR auprès des enfants et nourrissons (FMCC, 2015)

  • Les données actuelles ne permettent pas de conclure qu'il est préférable de modifier
    • la séquence appliquée aux adultes
      • commencer la RCR par les compressions thoraciques (FMCC, 2015)
    • la fréquence des compressions appliquées aux adultes
  • Le ratio compressions/insufflations diffère selon que la RCR soit entreprise par 1 ou plusieurs intervenants
  • La profondeur des compressions diffère selon qu'il s'agisse d'un nourrisson ou un enfant
  • L'ajustement du DEA pour une utilisation pédiatrique varie d'une compagnie à une autre
    • certains DEA n'ont qu'un seul type d'électrodes mais l'emballage inclut une clé pédiatrique à brancher à l'appareil
    • d'autres DEA ont des emballages d'électrodes réservées aux usagers pédiatriques (Gouvernement du Canada, 2015).
Clientèle Enfants
(1 an à la puberté)
Nourrissons
(moins de 1 an, exclut les nouveau-nés)
Nombre d'intervenants 1 intervenant 2 intervenants ou plus  1 intervenant  2 intervenants ou plus
Ratio compressions/insufflations 30:2 15:2 30:2  15:2
Fréquence des compressions  100-120 par minute 100-120 par minute   100-120 par minute
* augmenter la fréquence des compressions en présence
  • de signes de mauvaise perfusion 
  • d'un pouls égal ou inférieur à 60 battements/min.
Profondeur des compressions 1/3 du diamètre antéropostérieur
(environ 5 cm)
1/3 du diamètre antéropostérieur
(environ 4 cm)
Positionnement des mains 1 ou 2 mains sur la moitié inférieure du sternum   2 doigts au centre du thorax, sous la ligne inter-mammaire Placez les mains au centre du thorax, les pouces encerclant le thorax sous la ligne inter-mammaire 
 Éviter de comprimer les cotes et l'appendice xiphoïde
Relaxation thoracique Ne pas appuyer sur le thorax entre 2 compressions
mais maintenir un contact avec le thorax (évite le déplacement des doigts)
Interruptions  Limiter le nombre et la durée des interruptions (moins de 10 secondes à la fois)
Réanimation cardio-respiratoire
Techniques de soins
Matériel requis
Personnalisée par CSSS de Laval
Pour consulter le guide d'utiliation du:
    • Défibrillateur-moniteur portatif (code master 100)
    • Moniteur/défibrillateur Heartstreamxl Agilent M4735A

    veuillez vous référer aux documents PDF au bas de la page dans la section "outils de l'établissement" 
Procédure(s)
Les étapes décrites ci-dessous s'appliquent aux intervenants oeuvrant en milieu de soins auprès d'adultes.

Étapes exécutoires

  • La FMCC (2015) précise que la séquence qui suit est souple ; elle peut être modifiée
    • pour s'adapter à la réalité du milieu ou des intervenants
    • pour permettre des actions et/ou évaluations simultanées. 

  • DEA : Défibrillateur externe automatisé.

Étapes post-exécutoires

  • Suite à un retour à la circulation spontanée
    • aviser le médecin
    • préparer l'usager pour les tests ou soins appropriés à son état
  • En l'absence d'un retour à la circulation spontanée
    • poursuivre les manœuvres jusqu'à la prise en charge l'ÉIR, ÉMU ou les ambulanciers 
    • préparer l'usager pour le don d'organes, le cas échéant.
Réanimation cardio-respiratoire
Notes au dossier
Noter :
  • La raison ayant mené à l'instauration de la RCR
  • La date et l'heure
    • du début de l'arrêt
    • du début et de la fin des manœuvres
  • Les manœuvres de réanimation effectuées
    • préciser la méthode d'administration d'oxygène
    • tout appareil utilisé pour maintenir les voies respiratoires ouvertes
  • La médication administrée le cas échéant
    • dose, route et heure d'administration
  • L'utilisation du DEA le cas échéant
    • l'heure de chacun des chocs administrés
    • nombre de chocs administrés
    • conséquences des chocs 
    • le rythme cardiaque de l'usager avant et après  
  • L'heure de l'arrivée de l'ÉIR, l'ÉMU ou des ambulanciers
  • La réponse de l'usager
  • Toute complication OU toute intervention conjointe.
Certains établissements ont des feuilles de notes spécifiques à la RCR.
Réanimation cardio-respiratoire
Références et ressources
  1. Cardiopulmonary resuscitation. (2015). Merriam-Webster. Repéré à http://www.merriam-webster.com/medical/cardiopulmonary%20resuscitation
  2. Croix-Rouge Canadienne (nd). DEA. Défibrillateur externe d’urgence. Repéré à http://www.croixrouge.ca/crc/documentsfr/fa_poster_aed_fr_web.pdf
  3. CSST. (2015).  La formation des secouristes en milieu de travail. Mode d'emploi du défibrillateur externe automatique (DEA). Repéré à http://www.csst.qc.ca/publications/100/Documents/DC100_1149web.pdf
  4. Fondation des maladies du cœur du Canada. (FMCC). (2010). Réanimation cardiorespiratoire (RCR). Repéré à http://rcr-fmc.ca/2012/01/12/prise-de-position-reanimation-cardiorespiratoire-rcr/
  5. Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2011). Qu'est-ce qu'un arrêt cardiaque? Repéré à http://www.fmcoeur.com/site/c.ntJXJ8MMIqE/b.3634043/k.664C/Maladies_du_coeur__Qu8217estce_qu8217un_arr234t_cardiaque.htm
  6. Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2014). Signes d’une crise cardiaque, d’un arrêt cardiaque et du syndrome de la mort subite par arythmie. Repéré à http://www.fmcoeur.qc.ca/site/c.kpIQKVOxFoG/b.3669861/k.4BA0/Maladies_du_coeur__Signes_d8217une_crise_cardiaque_d8217un_arr234t_cardiaque_et_du_syndrome_de_la_mort_subite_par_arythmie.htm
  7. Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2015). Guidelines CPR and ECC. Points saillants de la mise à jour 2015 des lignes directrices. Lignes directrices en matière de RCR et de SUC de l'AHA. Repéré à http://www.fmcoeur.com/atf/cf/%7B3cb49e24-0fb7-4cee-9404-67f4cee1cbc0%7D/15-1002_ECC_HIGHLIGHTS_2015_FRCA-LR.PDF
  8. Gouvernement du Canada. (2015). Défibrillateurs externes automatisés (DEA). Repéré à http://canadiensensante.gc.ca/drugs-products-medicaments-produits/buying-using-achat-utilisation/products-canada-produits/drugs-devices-medicaments-instruments/defibrillators-defibrillateurs-fra.php
  9. Gouvernement du Québec. (2015). Code de déontologie des infirmières et infirmiers. Chapitre I. Devoirs envers le public, le client et la profession. Section I. Devoirs inhérents à l'exercice de la profession. Québec, QC : Éditeur officiel du Québec. Repéré à http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/I_8/I8R9.HTM
  10. OIIQ, CMQ et OPQ (2015). Énoncé de position conjoint sur la collaboration interprofessionnelle : Rehausser la qualité et la sécurité des soins. Montréal, Qc : OIIQ. Repéré à http://www.oiiq.org/lordre/dossiers-strategiques/collaboration-interprofessionnelle
  11. OIIQ (2015). Exceptions à la réserve d'activités professionnelles. Situations d'urgence. Repéré à https://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/champ-dexercice/cadre-legal/exceptions-a-la-reserve-dactivites
  12. Oto, B. (2011). What it Looks like: Agonal Respirations. EMS Basics. Repéré à http://emsbasics.com/2011/04/21/what-it-looks-like-agonal-respirations/ 
  13. Rea, T. D. (2005). Agonal respirations during cardiac arrest. Current Opinion in Critical Care. 11(3):188-91.Repéré à http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15928464 
  14. Stiles, S. (2008). GASP! Agonal Breathing Common, Predicts Survival After Out-of-Hospital Cardiac Arrest. Medscape Nurses. Repéré à http://www.medscape.org/viewarticle/584370
  15. Université de Sherbrooke (nd). Utilisation du défibrillateur externe automatique (DEA). Repéré à https://www.usherbrooke.ca/urgence/premiers-soins/utilisation-du-defibrilateur-externe-automatique-dea/ 
Aide-mémoire
Matériel requis
  • Planche à compressions thoraciques, si disponible
  • Défibrillateur externe automatisé (DEA), si disponible 
  • Gants non stériles
  • Rasoir jetable, si pilosité abondante aux sites d'application des électrodes du DEA
  • Matériel pour la ventilation
    • un masque de poche
    • OU un ballon insufflateur avec masque
    • OU une canule oropharyngée OU une canule nasopharyngée, le cas échéant. 
Procédure(s)
Les étapes décrites ci-dessous s'appliquent aux intervenants oeuvrant en milieu de soins auprès d'adultes.

Étapes exécutoires

  • La FMCC précise que la séquence qui suit est souple; elle peut être modifiée
    • pour s'adapter à la réalité du milieu ou des intervenants
    • pour permettre des actions et/ou évaluations simultanées. 

  • DEA : Défibrillateur externe automatisé.

Étapes post-exécutoire

  • Suite à un retour à la circulation spontanée
    • aviser le médecin
    • préparer l'usager pour les tests ou soins appropriés à son état
  • En l'absence d'un retour à la circulation spontanée
    • poursuivre les manœuvres jusqu'à la prise en charge l'ÉIR, ÉMU ou les ambulanciers 
    • préparer l'usager pour le don d'organes, le cas échéant.

24 sept. 2015

Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?

Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?Du 22 juin au 6 juillet 2015, la Fédération Française de Cardiologie rappelle les gestes simples pour venir en aide aux victimes d’un arrêt cardiaque. Comment le reconnaître ? Comment agir ?
"Savez-vous sauver ?" Voici le nom de la campagne internet organisée du 22 juin au 6 juillet. Le but ? Rappeler à chacun l’importance des "gestes qui sauvent" en cas d’arrêt cardiaque. Cette campagne permet de "souligner l’importance de savoir détecter les signes de l’arrêt cardiaque, de connaître les réflexes d’urgence et d’utiliser un défibrillateur",  rappelle la Fédération Française de Cardiologie (FFC) à l’origine de cette mobilisation. En effet, alors que 40 000 personnes décèdent chaque année en France d’un arrêt cardiaque, moins de 17 % des français sont formés aux gestes de premier secours et à l’utilisation d’un défibrillateur.
Douleur à la poitrine, essouflement et perte de connaissance. À la différence de la crise cardiaque qui correspond à un arrêt de la circulation au niveau du cœur, l'arrêt cardiaque provient d’un dérèglement de l'activité électrique du cœur : au lieu des habituels mouvements de contraction, le cœur fibrille et effectue donc des mouvements rapides et irréguliers. Des signes avant-coureurs (palpitations, malaise général) peuvent survenir quelques heures ou quelques jours avant l’arrêt cardiaque. Au moment de l’arrêt, la personne ressent une sensation d’oppression et une forte douleur au milieu de la poitrine, douleur qui peut s’étendre au cou, aux bras ou à la mâchoire. L’arrête cardiaque peut aussi s’accompagner de nausées, d’essoufflement et de suées. Dans certains cas, la personne prise d’arrêt cardiaque peut perdre connaissance très rapidement. Principaux concernés : les personnes ayant des antécédents de maladies cardiaques, sujets à l’hypertension, à l’obésité, au diabète ou encore au tabagisme.
Agir vite pour une meilleure chance de survie. Premier réflexe à avoir face à une personne présentant les signes d’un arrêt cardiaque : composer le 15 pour alerter et permettre l’arrivée des secours au plus vite. En effet, d’après le registre électronique des arrêts cardiaques (RéAC), "les secours mettent entre 9 et 19 minutes pour arriver sur les lieux." Pourtant, "pour un arrêt cardiaque, une minute de perdue, c’est 10 % de chance de survie en moins. L’urgence est de gagner du temps pour préserver le cœur et le cerveau, et prévenir des séquelles cardiaques et neurologiques…", explique le professeur Jacques Beaune, cardiologue et président d’honneur de la Fédération Française de Cardiologie.
Masser et défibriller en attendant les secours. Après avoir donné l’alerte, des gestes simples peuvent sauver la vie de la victime : " Il est important que chacun d’entre nous soit capable de pratiquer les "gestes qui sauvent" et de savoir qu’il est simple d’utiliser un défibrillateur", insiste le professeur Jacques Beaune. En effet, selon la FFC, "32 % des vies sont sauvées lorsque les gestes de secours sont pratiqués en cas d’arrêt cardiaque contre 5 % dans le cas contraire". Un massage cardiaque sera ainsi efficace, tout comme l’usage d’un appareil de défibrillation automatisée externe (DAE) lorsque la personne est inconsciente et ne respire pas normalement. En France, depuis un décret datant de mai 2007, toute personne est autorisée à utiliser un DAE en cas d’urgence, sans attendre l’arrivée des secours. Ces appareils ont ainsi été installés en de nombreux endroits (lieux publics, centres commerciaux, centres sportifs, trains, entreprises…).  Par ailleurs, "les trois quarts des arrêts cardiaques extrahospitaliers surviennent à domicile et dans 65 % des cas devant témoins", selon le RéAC. C’est pourquoi "la FFC recommande d’installer également des défibrillateurs dans les parties communes des habitations collectives", relève le professeur Beaune.
Du 22 juin au 6 juillet 2015, retrouvez sur le site de la FFC et sur les réseaux sociaux la campagne #Savezvoussauver à travers des tests et des petites bandes-dessinées aussi absurdes que frappantes !

1 févr. 2015

Foie cardiaque (cirrhose cardiaque)

Définition 

Le foie cardiaque, appelé également foie de stase, cirrhose cardiaque se définit comme une prolifération du tissu conjonctif du foie due à une élévation prolongée de la tension veineuse.

 

 

 

Généralités 

De nos jours le foie cardiaque est relativement rare mais doit être diagnostiqué rapidement car cette maladie est irréversible après un traitement utilisant des diurétiques et descardiotoniques.

Symptômes 

Les signes d'insuffisance cardiaque.Une hépatomégalie (augmentation de volume du foie).  D'autre part le foie est douloureux quand on le palpe. La douleur survient également spontanément surtout au moment de l'effort. Au cours de l'évolution du foie cardiaque,  on constate parfois l'apparition d'une cirrhose se caractérisant par un foie normal ou petit.La présence d'un reflux hépato-jugulaireet l'augmentation de la pression veineuse jugulaire parfois.Une splénomégalie.Une ascite.Des varices oesophagiennes dont la rupture survient mais rarement.

Physiopathologie 

Au cours du foie cardiaque, si on examine laglande hépatique de près on constate qu'il est agrandi (hépatomégalie) et présente un aspect muscade avec un aspect de granit.

Sa coloration est rouge au centre et gris en périphérie.

L'examen des cellules composant le foie cardiaque montre que celles-ci (les hépatocytes) sont comprimées.

L'examen histologique du foie c'est-à-dire plus précisément sa composition montre également la présence de veines centrolobulaires dilatées et le remplacement des cellules normales du foie par du tissu fibreux.

Analyses médicales 

Des analyses de sang montrent une augmentation de la bilirubine (de façon modérée) et des transaminases.

Le temps de prothrombine est également augmenté.

Technique médicale 

La radiographie thoracique et l'électromyogramme permettent de déterminer l'origine de la maladie.

Cause 

Une insuffisance cardiaque droite sévère et qui se prolonge. Cela survient par exemple à la suite d'une atteinte desvalvules cardiaques (aortique et mitrale) se compliquant d'insuffisance tricuspidienne.Une cardiomyopathie surtout unecardiomyopathie restrictive.Une péricardite constrictive.Traitement 

Le traitement du foie cardiaque est celui de l'insuffisance cardiaque oupéricardectomie (intervention sur le péricarde c'est-à-dire les membranes de recouvrement et de protection du cœur) en cas de péricardite constrictive.

Complications de la maladie 

La complication susceptible de survenir après un foie cardiaque est l'apparition d'un ictère à cause de lésions anoxiquesdes hépatocytes.

La lésion anoxique se définit comme un défaut d'oxygénation des cellules du foie aboutissant à leur destruction.





25 févr. 2014

La thrombose veineuse profonde : la phlébite

Définition

La thrombose veineuse profonde ou phlébite, est une inflammation d'une veine (athérome) le plus souvent profonde, oblitérée par la formation d'un caillot ou thrombus. Ce caillot obstrue totalement ou partiellement la lumière de la aveine.

Physiopathologie

Mécanisme

Le thrombus se forme au niveau d'une valvule, à partir de plaquettes et de globules blancs. Le thrombus peut flotter dans le courant sanguin, on parle de phlébo-thrombose, le risque d'embolie pulmonaire est élevé. Lorsque le thrombus adhère à la paroi, on parle de thrombo-phlèbite.

Facteurs favorisants

Lastase veineuse : ralentissement du flux sanguin du à l'immobilisation profonde : plâtre, insuffisance cardiaque droit, varices des membres inférieures, compression veineuse, station assise prolongée. Les lésions pariétales : lors d'altérations de la paroi veineuse, lorsque la lésion est infectée, il y a une inflammation et donc un mauvais retour veineux : cathéter, perfusion, vieillissement. Les modifications du sang : anomalie biologique de la coagulation, acquisition héréditaire modifiée, prise de progestatif chez lafemme.

Les complications

Extension de la thrombose aux veines proximales. Embolie pulmonaire par la migration du thrombus dans la veine cave. Maladie post-phlébitique.

Signes cliniques

Stade initial

Dissociation pouls/température. Douleur au membre inférieur. Signe de Homens : douleur provoquée à la dorsiflexion. Douleur le long du trajet veineux. Pesanteur du mollet : engourdissement. Diminution du ballottement du mollet. Mollet rouge, chaud, tendu. Œdème qui prend le godet : persistance de la trace du doigt. Paresthésie.

Stade de la thrombophlébite confirmée

Douleur sur tout le membre tenace et intense. Impotence fonctionnelle.

Soins infirmiers

La prévention des phlébites

Lever précoce.

: passive et active

Mobilisation

surélévation du pied. Contention des membres : augmenter le retour veineux et donc diminuer l'œdème. Anticoagulant à visée préventive sur prescription médicale : héparine en sous-cutanée.

Traitement

Les soins particuliers

Repos strict au lit car risque d'embolie pulmonaire. Surélévation des pieds.

Le traitement héparinique à visée curative

Avant le traitement, il faut avoir un bilan de coagulation en amont : TP, TCA, plaquette, groupe sanguin.

Administration : Début du traitement par une Héparine de Bas Poids Moléculaire (HBPM) puis relais avec antivitamines K (AVK).

En intraveineuse continue au pousse-seringue électrique. En sous-cutanée : la calciparine 2 à 3 injection par 24h. En sous-cutanée : l'héparine fractionné 2 injection par 24 h.

Surveillance :

Bon fonctionnement de la SAP (rythme horaire, débit) et des raccords des tubulures. Evaluer le risque hémorragique. Héparinémie : 0,3 à0,6 UI/L. Plaquette deux fois par semaine.

Education du patient

Prévenir sur le risque des traitements : risque hémorragique mineur. Propriétés des anti-vitamines K. Importance de la prise quotidienne du traitement. Nécessité de l'examen de contrôle.

24 févr. 2014

Le syndrome de Wolff Parkinson White

Définition
Anomalie congénitale de la conduction électrique à l’intérieur du cœur, liée à la présence d’une voie anormale (appelée aussi accessoire) et constituée par une fine bandelette de tissu musculaire cardiaque (myocarde ) qui fait communiquer directement les oreillettes avec les ventricules. Habituellement, il existe entre ces deux cavités une voie normale que l’on appelle le nœud auriculoventriculaire, qui se prolonge lui-même par le faisceau de His (tronc et branches).
On assiste donc dans le syndrome de Wolff Parkinson White à une transmission anormale et très rapide de l’influx électrique des oreillettes vers les ventricules. Pour mieux percevoir cette anomalie cardiaque, il faut avoir quelques notions d’anatomie du cœur dont voici un résumé. Le cœur, classiquement décrit comme une pompe, est un organe creux de nature musculaire de 270 grammes. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas à gauche mais au centre du thorax ; il repose sur le diaphragme, et sa pointe est orientée vers la gauche du thorax. Placé entre les deux poumons, il assure la distribution du sang dans tout l’organisme. Celle-ci s’effectue grâce aux contractions de ce muscle puissant. A chaque systole (qui correspond à une contraction, donc une diminution du volume du cœur), le sang est éjecté vers le reste de l’organisme. Immédiatement après la systole survient la diastole, correspondant au remplissage du cœur grâce à la décontraction du muscle cardiaque. A ce moment-là, le cœur se remplit de sang, et augmente de volume. Cette alternance de systoles et de diastoles se fait à raison de plusieurs milliers de fois par jour, et permet ainsi le transport du sang, d’une part du cœur vers les poumons, puis du cœur vers les organes périphériques. Le cœur se compose de quatre cavités, 2 oreillettes et 2 ventricules. Entre une oreillette et un ventricule du même côté, il existe une valve : la tricuspide à droite, la mitrale à gauche (son nom vient du fait qu’elle ressemble à une mitre d’évêque). Normalement, entre les deux moitiés droite et gauche du cœur, il existe une cloison étanche, ne permettant aucune communication entre elles.
La communication interventriculaire et la communication interauriculaire (entre les oreillettes) traduisent la persistance d’un passage entre les deux moitiés du cœur, constituant une malformation congénitale. En fait, on distingue un cœur droit et un cœur gauche. Le cœur droit met en communication l’oreillette et le ventricule droit, chargés de propulser le sang désoxygéné jusqu’aux poumons par l’intermédiaire de l’artère pulmonaire, constituant ainsi la petite circulation. Le cœur gauche quant à lui, est composé de l’oreillette et du ventricule gauche. Son rôle est de recueillir le sang oxygéné provenant des poumons, et de le propulser dans tout l’organisme par l’intermédiaire de l’aorte, c’est la grande circulation. Les parois constituant le cœur comprennent trois épaisseurs : l’endocarde, tapissant l’intérieur des cavités, le myocarde (c’est-à-dire le muscle cardiaque proprement dit), et le péricarde entourant le cœur. Le cœur lui-même possède ses propres artères et veines, ce sont les coronaires. Ces coronaires vont permettre la vascularisation du myocarde ; elles sont disposées sur toute la surface du cœur. Le cœur étant un organe contractile, il est constamment soumis à des excitations nerveuses, de nature automatique. Elles sont engendrées et se propagent grâce à un réseau nerveux noyé dans l’épaisseur du myocarde : le tissu nodal. Il s’agit en quelque sorte d’un circuit électrique comprenant le nœud sinusal situé dans l’oreillette droite et commandant la fréquence cardiaque. (un cœur doit normalement battre à la fréquence de 60 à 75 pulsations par minute). Le nœud auriculoventriculaire, autre constituant du système nerveux autonome du cœur, est situé à la jonction des oreillettes et des ventricules, et se prolonge vers les deux ventricules par le faisceau de His. Ceci permet le passage de l’influx nerveux vers les deux ventricules. Cet ensemble de "circuits électriques " est sous les ordres du système nerveux végétatif, appelé également système nerveux autonome. Il est également sous l’influence de plusieurs hormones, l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine. L’examen cardiaque se fait habituellement à l’aide du stéthoscope en ce qui concerne l’examen clinique. Les autres examens complémentaires (paracliniques) sont effectués à l’aide de l’électrocardiogramme, de l’angiocardiographie, de l’échographie et du Doppler cardiaque. Le Holter tensionnel, le cathétérisme cardiaque et la scintigraphie myocardique sont de plus en plus utilisés dans la spécialité concernée par les maladies cardio-vasculaires, c’est-à-dire la cardiologie.
Le syndrome de Wolff Parkinson White se caractérise par l’existence d’une voie de conduction supplémentaire et directe entre les oreillettes et les ventricules (faisceau de Kent). Ce syndrome, qui touche environ 3 à 4 naissances pour 1000, s’associe parfois à des malformations cardiaques d’origine congénitale également. Il se découvre généralement lors d’un examen de routine, par exemple pour l’obtention d’un certificat autorisant à faire du sport, lors d’une visite de la médecine du travail, etc… Il est parfois à l’origine de certains symptômes comme :
  • Des palpitations
  • Des malaises
  • Un essoufflement
  • Des pertes de connaissance
  • Une tachycardie (accélération du rythme cardiaque)

Cadiologiquement, et plus précisément sur un tracé électrocardiographique, le syndrome de Wolff Parkinson White se caractérise par la contraction d’un ventricule avant l’autre : ceci est dû à la présence du faisceau supplémentaire que l’on appelle faisceau de Kent. D’autre part, ce tracé électrocardiographique comporte quelques anomalies que seul un spécialiste peut interpréter, et dont la vulgarisation n’a pas grand intérêt. On peut néanmoins dire que l’existence de cette voie de conduction supplémentaire favorise une arythmie, c’est-à-dire des troubles du rythme entraînant des contractions cardiaques à une fréquence irrégulière. D’autre part, l’influx descent par une des deux voies et remonte par l’autre et ceci en boucle. Ce processus est susceptible d’entraîner ce que l’on appelle des tachycardies jonctionnelles, c’est-à-dire une accélération très rapide du cœur.
Le risque majeur du syndrome de Wolff Parkinson White est la mort par fibrillation auriculaire secondaire à une fibrillation des oreillettes. La fibrillation cardiaque est une trémulation désordonnée des cellules musculaires cardiaques causée par à l’inefficacité des battements cardiaques. Les cavités intéressées, oreillettes et ventricules, ne remplissent plus leur fonction de pompe. Le risque de mortalité chez les patients est de 1 cas pour 1000 par an.
Que faut-il faire ?
Le cardiologue doit déterminer si le syndrome est bénin en effectuant un examen de l’intérieur des cavités cardiaques. L’épreuve d’effort, accompagnée généralement par une stimulation qui se fait par l’intérieur de l’œsophage pour essayer de provoquer un trouble du rythme au niveau des oreillettes, permet de préciser que si syndrome est bénin. L’échographie cardiaque recherchera ce que l’on appelle une cardiopathie associée, c’est-à-dire une maladie cardiaque accompagnant le syndrome de Wolf Parkinson White (comme par exemple la maladie d’Ebstein).. Le Holter * permet de détecter une accélération cardiaque importante, qui impose un traitement.
Traitement
Quand le syndrome de Wolf Parkinson White est bénin, il ne donne pas habituellement lieu à un traitement médicamenteux. Dans le cas contraire, l’ablation du faisceau de Kent est parfois nécessaire. Le taux de succès de cette opération, dont les résultats sont définitifs, est supérieur à 90%. Cependant, l'avènement de l'ablation par cathéter (méthode appelée "courant de radiofréquence ") a éliminé le recours au traitement chirurgical. L'ablation des voies accessoires en utilisant un cathéter est possible dans plus de 90% des cas et constitue le traitement de choix pour certains patients qui présentent les troubles décrits ci-dessus. C'est une méthode aussi efficace que le traitement chirurgical, sûre et économiquement plus intéressante. Toutefois, la méthode chirurgicale peut s'avérer encore nécessaire pour détruire ce faisceau supplémentaire, pour les patients chez lesquels l'ablation par cathéter a échoué. Un cathéter est un tube long et mince pouvant être introduit dans un conduit, un vaisseau ou un organe creux, permettant ainsi son exploration. Il autorise d’autre part l’injection d’un liquide et permet quelquefois d’évacuer cette cavité.    
Holter
De nombreux événements sont susceptibles de modifier la tension artérielle et la régularité des battements cardiaques chez un individu. Pour cette raison, il a été mis au point une technique d’enregistrement de l’activité cardiaque d’un sujet lui permettant de continuer ses activités normalement pendant 24 ou 48 heures. Il s’agit de l’enregistrement Holter, qui ne nécessite ni alitement ni hospitalisation. Cet examen va permettre d’analyser sur l’ensemble de la journée, voire quarante-huit heures, le rythme cardiaque d’un individu de façon à y déceler une éventuelle pathologie cardiovasculaire. Cet enregistrement, qui se fait sur bande magnétique, va permettre de détecter une anomalie de la région du myocarde où prennent naissance les influx provoquant les contractions du cœur, c’est-à-dire le nœud sinusal. Le Holter est particulièrement indiqué dans certaines pathologies cardiaques, mais aussi en prévention, chez des individus porteurs d’un stimulateur cardiaque qu’il faut surveiller. Son utilisation se fait également dans la surveillance de l’arythmie cardiaque (irrégularité du rythme cardiaque).Chez certains individus, la transmission de l’influx nerveux à l’intérieur du myocarde ne se fait pas convenablement. C’est le cas du bloc auriculoventriculaire (ralentissement ou interruption de la propagation de l'influx nerveux entre les oreillettes et les ventricules - pathologie du faisceau de His) ou encore lors d’une insuffisance coronarienne (mauvaise irrigation du myocarde). Il s’agit là d’une indication importante de l’enregistrement Holter. Le Holter est également, un des meilleurs moyens pour apprécier l’effet bénéfique des thérapeutiques antiarythmiques. Enfin, dans certains cas, son utilisation rend de grands services en particulier quand le diagnostic ne peut être posé avec certitude. C’est le cas de certaines angines de poitrine par exemple, ou si l’épreuve d’effort est impossible ou non significative, pour dépister une ischémie myocardique silencieuse (c’est-à-dire sans douleur thoracique) chez des sujets à facteurs de risque élevés (tabac, alcool, sucre, athérome, hypertension artérielle, etc). Un enregistreur à cassette de la dimension d’un baladeur va permettre d’effectuer cet examen. Grâce à des électrodes collées sur la poitrine du patient, l’appareil va capter les battements et les activités électriques du cœur et les transmettre à l’enregistreur placé autour de la taille. Le déroulement lent de la bande magnétique autorise l’enregistrement de la moindre modification du rythme cardiaque. Le cardiologue va ensuite faire défiler cette bande à vitesse accélérée. Cet enregistrement contient environ 100 000 complexes cardiaques (un complexe correspondant à un battement cardiaque). Les éventuelles modifications de l’enregistrement doivent être corrélées avec les activités journalières du patient. Certains événements de la journée comme un repas, et différentes activités, sont susceptibles de modifier le rythme cardiaque (émotions, joies, efforts, etc.). Tout ceci est noté sur un cahier qui va aider le praticien à poser son diagnostic.

27 oct. 2013

AVC: il aura deux fois plus de conséquences graves en 2030, comment le prévenir?

SANTÉ - Moins d'accidents vasculaires cérébraux (AVC), mais deux fois plus de conséquences graves d'ici 2030 dans le monde. C'est le constat alarmant d'une double étude publiée jeudi 24 octobre.
La première a été réalisée par le Global and Regional Burden of Stroke entre 1990 et 2010, et publiée sur le site The Lancet. La seconde est publiée sur The Lancet Global Health et a été dirigée par Valery Feigin, directeur du National Institue for Stroke and Applied Neuroscience à l'université AUT de Nouvelle-Zélande.
Deux études, deux résultats. Elles montrent d'abord une augmentation du nombre d'AVC de 25% en vingt ans chez les personnes âgées de 20 à 64 ans.
Elles révèlent également que les jeunes étaient de plus en plus touchés (+6% en 20 ans).
Elles annoncent surtout une augmentation de plus de 50% des handicaps, maladies et morts prématurées provoqués par des AVC d'ici 2030.
L'AFP rappelle qu'avec "150.000 personnes touchées chaque année et 62.000 décès dans les 6 mois qui suivent, l'AVC est la 3e cause de mortalité chez les Français - la première chez les femmes - et la seconde cause de démence après la maladie d'Alzheimer". Et que la prise en charge s'est améliorée depuis une dizaine d'années, notamment grâce à la création d'un réseau d'unités neurovasculaires (UNV) qui, selon le Professeur Thierry Moulin, président de la Société française Neuro Vasculaire (SFNV), ont "fait preuve de leur efficacité en réduisant la mortalité et la dépendance d'environ 40%".
Voici les principaux points qui ressortent de ces enquêtes:
  • La plupart des cas d'AVC ne touchent plus majoritairement les personnes âgées de 75 ans et plus, mais aussi les personnes de 74 ans ou moins
  • Si le nombre d'AVC a diminué, ceux qui entraînent la mort ont augmenté de 26% (5,9 millions de personnes sur 20 ans).
  • Si la tendance est vérifiée, en 2030, le nombre de gens touchés va doubler (12 millions de morts, 70 millions de survivants, 200 millions malades ou infirmes).
  • Dans les pays développés, cette augmentation reflète probablement une mauvaise alimentation, de l'hypertension, obésité, inactivité physique, ainsi qu'une forte consommation de tabac.
  • Les principales régions concernées? Europe de l'est, Afrique du nord, Asie du sud-est
S'il n'existe pas de remède miracle, l'AFP alerte sur la nécessité d'une prise en charge immédiate des AVC pour réduire leurs conséquences. "Chaque minute perdue, c'est deux millions de neurones détruits. La prise en charge doit intervenir idéalement dans les 90 minutes suivant l'AVC et au grand maximum dans les 4 heures et demie", souligne Thierry Moulin, avant la Journée mondiale des AVC



12 oct. 2013

Point dans le dos

Ce n'est que le symptôme d'une foule de maladies.

Citons :
- la PLEURESIE ,
- l'EMBOLIE PULMONAIRE
- l'INFARCTUS DU MYOCARDE
- LA PNEUMONIE
- la COLIQUE HEPATIQUE
- LA NEVRALGIE INTERCOSTALE
- l'ARTHROSE VERTEBRALE
- lAEROCOLIE
- Dissection de l’aorte
et bien d'autres.

Seul le médecin fer la diagnostic précis de la cause et déterminera le traitement adéquat

Pleurésie

C'est un épanchement liquidien qui se constitue entre les deux feuillets de la plève (qui est la séreuse qui entoure les poumons) .
Elle peut être d'origine tuberculeuse, cancéreuse, infectieuse, cardio-vasculaire, parasitaire, le fait de maladies collagénoses, d'infections sous-diaphragmatiques, comme par exemple la cholécystite aigue, la cirrhose du foie.

SYMPTOMES

Débute parfois par un point de côté, dorsal ou pariétal accompagné d'une toux sèche, irritative, exacerbant la douleur
Cette douleur qui peut être très vive au début, s'atténue en général lorsque l'épanchement se produit..
Elle peut irradier vers l'épaule ou parfois vers l'abdomen, simulant un "abdomen aigu".

L'examen du médecin retrouve les trois signes majeurs de la pleurésie :
- l'abolition des vibrations vocales à la palpation (le fameux "dites 33" ne se traduit plus par le passage des vibrations vocales comme elles devraient se faire)
- lors de l'auscultation on n'entend plus le murmure vésiculaire
- la percussion signe la matité thoracique.
- Au début de la maladie un frottement pleural peut être entendu à l'auscultation qui ressemble à un bruit de" cuir neuf ".
Cela est dû au frottement des deuc feuillets de la plèvre l'un sur l'autre, avant que l'épanchement ne soit constitué

La ponction pleurale permettra de recueiller le liquide.
Ce liquide peut être sérofibrineux, purulent ou hémorragique selon la cause de cette pleurésie.( tuberculeuse, infectieuse ou cancéreuse) .

TRAITEMENT

Le traitement est fonction de la cause de la pleurésie et cette cause sera déterminée par l'examen du liquide pleural que l'on aura récupéré par la ponction pleurale.
Il faudra lutter contre l'infection, soit tuberculeuse, soit à germe banal, accélérer la résorption de l'épanchement par ponctions répétées, voire l'emploi de corticoïdes locaux, commencer rapidement une kinésithérapie pour éviter les séquelles pleurales.


Embolie pulmonaire

Pour aller plus loin : 
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C'est la migration d'un caillot dans une artère pulmonaire, avec stase dans une branche proximale ou distale de celle-ci, c'est-à-dire avec arrêt plus ou moins loin dans la ramification de cette artère pulmonaire.

La symptomatologie sera d'autant plus dramatique que le caillot bouchera l'artère près de sa naissance.

Le territoire du poumon dépendant de cette artère ne sera plus vascularisé. Il en résultera un véritable infarctus pulmonaire.

Si l'artère est bouchée à sa naissance, il se produit une défaillance cardiaque, en général rapidement mortelle.

CAUSE

C'est un caillot qui s'est formé en général dans une veine d'un membre inférieur (phlébite), et qui s'est détaché pour parvenir au coeur puis être envoyé dans la circulation artérielle du poumon.
Heureusement le caillot en général est petit et ne provoque pas la défaillance cardiaque mortelle.

Tout cela pour dire combien les traitements anticoagulants post-opératoires sont importants et combien il importe de les suivre scrupuleusement pour éviter cette redoutable complication.
Après une intervention chirurgicale emboligène (favorisant la survenue d'une embolie pulmonaire) il convient donc d'administrer un traitement préventif qui sera fait d'HEPARINES DE BAS POIDS MOLECULAIRE (Voir ce terme) et d'aspirine.

SYMPTOMES

Le début est brutal, matérialisé par une douleur thoracique angoissante, accompagnée d'une respiration rapide et superficielle. Le malade est cyanosé (bleu), couvert de sueur, le coeur est rapide et la tension artérielle chute.
Il existe des formes foudroyantes: c'est la mort subite.

Des formes frustes: c'est un petit caillot qui est responsable et les signes ne sont pas très nets, souvent c'est un crachat marqué de sang quelques jours plus tard qui confirmera le diagnostic.

Ces petites embolies pulmonaires passent souvent inaperçues :
Une petite douleur pleurétique, une respiration plus rapide, une tachycardie fugace, une brève hypotension artérielle,un épisode d'arythmie ou un léger fébricule doivent faire suspecter l'embolie pulmonaire chez tout malade alité, ou en présence de facteurs prédisposants ( par exemple plâtre, post-partum, chirurgie orthopédique)

EXAMENS COMPLEMENTAIRES

Le diagnostic de ces formes frustes sera confirmé par une scintigraphie pulmonaire.

Le dosage des DIMERES peut rendre de grands services pour sa valeur prédictive négative en cas de suspicion.

Dans les formes sévères, l'ECHOGRAPHIE DOPPLER (Voir ce terme) cardiaque permettra d'éliminer une TAMPONNADE (Voir ce terme) .

L'échographie doppler veineuse des membres inférieurs reste indispensable en permettant de mettre en évidence la thrombose veineuse et de situer la partie supérieure du caillot.
Cette échographie devra être refaite avant le premier lever du malade.

L'angiographie pulmonaire sélective reste l'examen de référence avec une sensibilité et une spécificité de 100 %.
Elle montre l'image claire du caillot, l'hypovascularisation en aval de ce caillot, et permet la mesure de l'INDEX DE MILLER (Voir ce terme) qui reflète l'extension du territoire exclus.

Actuellement un angioscanner associé au dosage des
D Dimeres suffit pour poser à coup sûr le diagnostic d'embolie pulmonaire ,sans avoir à recourir au doppler des membres inférieurs.

TRAITEMENT

Dans la forme habituelle, il s'agit d'une urgence médicale.

Il consiste en la mise en oeuvre d'un traitement anti-coagulant par l'héparine intra-veineuse en perfusion. Il faudra traiter le choc éventuel et bien entendu administrer de l'oxygène.
Dans certains cas, un traitement thrombolytique devra être envisagé, c'est-à-dire qui vise à lyser (à dissoudre en quelque sorte) le caillot.
Il existe des contrindications à ce traitement thrombolytique.

CONTRINDICATIONS
-affections hémorragiques connues
-antécédents d'accident vasculaire cérébral
- rétinopathie hémorragique (diabétique par exemple)
- traumatisme sévère récent
-réanimation prolongée avec massage cardiaque
- prise de sang récente ou intra musculaire récente
- hypertension artérielle sévère
- endocardite bactérienne, péricardite, dissection aortique
- ulcères digestifs avec saignement récent
- pancréatite aigue
- cancer profond
- hépatopathie sévère( cirrhose par exemple)
- traitement par anticoagulants par antivitamines K
- hémorragie récente.

CONTRINDICATIONS RELATIVES
Grossesse et accouchement récent
Age de plus de 75 ans.

Parfois le traitement chirurgical devra être entrepris (embolectomie), c'est-à-dire ablation chirurgicale du caillot.

Dans un deuxième temps, il faudra éviter les récidives par un traitement anti-coagulant au long cours par les antivitamines K (AVK), en traitant les varices des membres inférieurs, en agissant sur les éventuels troubles du rythme cardiaque (voir ARYTHMIE ) .

Parfois on sera amené à poser un filtre dans la veine cave inférieure pour éviter le passage de caillots venant de la partie inférieure du corps, seulement en cas de contrindication absolue au traitement anticoagulant au long cours

Infarctus du myocarde

C'est l'obstruction totale d'une artère coronaire, en général par un caillot.
Le territoire cardiaque dépendant de cette artère bouchée ne reçoit plus ni oxygène, ni nourriture. C'est donc une ischémie myocardique.
Trés rapidement, les cellules qui constituent ce territoire meurent et changent d'aspect. Elles prennent au bout d'un certain temps un aspect de \"farce\". Il s'agit donc d'un infarcissement, ce qui explique le nom d'infarctus.

SYMPTOMES

Le tableau clinique de début est très souvent dramatique ; la douleur est atroce, constrictive, angoissante, le plus souvent rétro-sternale
Les nausées, voire les vomissements sont extrêmements fréquents, un état de choc peut s'installer, la chute de la tension artérielle est constante. Le malade est pâle, angoissé et souvent couvert de sueur. Cette douleur est permanente, elle dure, elle ne cède pas en quelques minutes comme dans la crise d'ANGINE DE POITRINE mais comme dans la crise d'angine de poitrine cette douleur peut être trompeuse et faire croire à une indigestion ou une crise aigüe de l'épaule par exemple.

QUE FAIRE ?

Il s'agit d'une urgence maximale ; on ne dira jamais assez que les premières heures sont capitales dans l'évolution d'un infarctus et que l'appel au SAMU est impératif le plus rapidement possible.

En attendant l'arrivée des secours :
- laisser le malade allongé
- il ne doit faire absolument aucun effort
- ouvrir le col de la chemise et lui desserrer la ceinture du pantalon.

Le malade hospitalisé sera mis sous monitoring, c'est-à-dire que l'électrocardiogramme sera enregistré en permanence et qu'ainsi pourront être rapidement décelés les troubles du rythme qui sont l'une des complications si redoutées de l'infarctus.

TRAITEMENT

Actuellement, si le traitement a pu être commencé tôt, on privilégie un traitement à visée trombolytique(Voir THROMBOLYSE) c'est-à-dire un traitement qui vise à lyser, à détruire en quelque sorte, le caillot formé.

Ce traitement thrombolytique peut être administré au malade par un médecin traitant avant ou pendant le transport, en cas de certitude diagnostique absolue.

Bien entendu, le traitement anticoagulant gardera toute sa valeur ainsi que la thérapeutique à visée vasodilatatrice

.Un traitement antiagrégant plaquettaire doit être associé le plus rapidement possible également.
L'administration de plavix à la dose de 300 mg associée à l'aspirine semble être le traitement indispensable actuellement.

Par la suite, dans l'infarctus non compliqué, actuellement on privilégie une lévée semi-précoce aux environs du 8ème jour alors qu'auparavant on laissait facilement le malade au lit pendant 20 jours.

Puis on permettra à nouveau une activité très modérée qui sera associée à une psychothérapie de soutien.
De même, on autorisera beaucoup plus rapidement qu'auparavant la reprise de l'activité car cette activité sera d'autant plus difficile que l'inactivité aura été plus longue.

Les facteurs de risque seront réduits.
Il faudra:
- ne plus fumer et cela de façon définitive et pour la vie
- supprimer ou fortement diminuer la consommation de boissons alcoolisées
- éviter les graisses saturées, c'est-à-dire le gras animal
- éviter les gros efforts, qu'ils soient professionnels ou sportifs
- reprendre une activité physique progressive, telle que la marche à pied, la bicyclette en terrain plat, la natation, puis progressivement le golf ou le ski.

Bien entendu le traitement post-infarctus devra être poursuivi pendant très longtemps.
D'abord une surveillance clinique et électrocardiographique régulière surtout pour déceler les éventuels troubles du rythme et les signes d'insuffisance cardiaque.
Ensuite les médicaments :
- les vasodilatateurs coronariens, type dérivés nitrés
- les économiseurs d'oxygène type bétabloquants ou les anticalciques
- les antiagrégants plaquettaires qui sont des médicaments qui empêchent l'agrégation des plaquettes, l'agrégation de ces plaquettes étant le facteur essentiel de la formation du caillot
- les hypolipidémiants qui ne dispenseront de toute façon jamais du régime
- les anticoagulants.
Après un infarctus myocardique, on pourra discuter dans certains cas d'un éventuel PONTAGE ou d'une dilatation par ballonnet.

RAPPEL IMPORTANT : L'ARRET DU TABAC ET LE REGIME SONT IMPERATIFS .

Pneumonie

Pour aller plus loin : 
Affection du poumon qui peut être bactérienne, virale, aiguë ou chronique.
La pneumonie est caractérisée par une exsudation alvéolaire, parfois interstitielle, et par une condensation du parenchyme pulmonaire.
Elle peut atteindre tout un lobe pulmonaire (pneumonie lobaire) ou se présenter par l'atteinte disséminée en petits foyers distincts (broncho-pneumonie)

-1) PNEUMONIE A GERMES BANALS

Le microbe en cause peut être le pneumocoque, staphylocoque, le streptocoque, la bacille de Friedlander
Il faut savoir que la moitié des des sujets sains présentant une pneumonie à pneumocoques sont des fumeurs.
Le TABAGISME PASSIF étant également responsable de la gravité de cette infection. chez les sujets exposés à ce tabagisme passif.( risque doublé) .

SYMPTOMES
Le début est brutal, fait d'un point de côté,d'un grand frisson, une température élevée 39/40°.

Le pouls est accéléré, une difficulté pour respirer est manifeste.
Parfois le malade est cyanosé (teinte bleutée des téguments) et recouvert de sueurs abondantes.

L'apparition d'un HERPES (Voir ce terme) labial est fréquent.
.
La toux, sèche au début, ramène après deux ou trois jours une expectoration typique : crachats ambrés, rouillés, visqueux adhérents au crachoir.

TRAITEMENT
Grâce au traitement précoce, les complications sont exceptionnelles.
Il est fait d'une antibiothérapie très stricte.
Des complications peuvent se voir chez les vieillards, les diabétiques, les alcooliques, les cardiaques, les insuffisants respiratoires.
Ces complications peuvent être des ABCE S DU POUMON , des pleurésies, des septicémies.

-2) PNEUMONIES VIRALES

Beaucoup plus fréquentes de nos jours.
La plus classique est la pneumonie de la grippe.
Symptomes :
Le début est plus progressif, avec céphalées (maux de tête), fièvre, douleurs musculaires, une rhinopharyngite, puis la toux survient ramenant une expectoration purulente s'il existe une surinfection bactérienne.

- 3) PNEUMONIE A PNEUMOCYSTIS CARINII  

TRAITEMENT :
Le traitement antibiotique évite ces surinfections bactériennes.
Bien d'autres virus peuvent être responsables de pneumonies virales.
Les MYCOPLASMES , Les CHLAMYDIAE , certaines RICKETTSIES (Voir ces termes) peuvent également être à l'origine de pneumonies

Colique hépatique


C'est le passage d'un calcul dans les voies biliaires qui provoque une tension importante de ces voies biliaires et qui déclenche la douleur.
C'est souvent après un repas riche en graisses que cette crise se déclenche.
Ce sont en général de petits calculs qui déclenchent la crise car les gros calculs restent bloqués le plus souvent dans la vésicule .

SYMPTOMES

Il s'agit d'une douleur violente qui siège dans l'hypochondre droit (sous les côtes à droite), qui irradie très souvent dans le dos et vers l'épaule droite.
Elle est continue avec des paroxysmes.
Elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures.
Cette douleur survient surtout la nuit, plus fréquemment chez les femmes.
S'y associent des nausées et des vomissements.
Après la crise un subictère peut se manifester associé à un prurit et à un petit fébricule.

Des examens complémentaires seront à envisager : échographie, cholescystographie (radio de la vésicule après opacification), quand la crise sera terminée.

COMPLICATIONS

De nombreuses complications sont possibles
-CHOLECYSTITE AIGUE
- LITHIASE DU CHOLEDOQUE avec ictère par obstruction
- PANCREATITE AIGUE
- ILEUS BILIAIRE
(voir ces termes)

TRAITEMENT

Pour l'heure il faut soulager le malade rapidement.

Les antispasmodiques s'imposent, par exemple :
- Buscopan
- Viscéralgine
- Spasfon
associés aux antalgiques et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (A .I .N .S .) .

La diète hydrique est de règle (ne pas donner à boire en raison des vomissements) .
Ce n'est que le calme revenu que l'on pratiquera les examens complémentaires décrits ci-dessus, de manière à mettre en oeuvre le traitement, souvent chirurgical, mais actuellement également instrumental non invasif, c'est-à-dire que l'on monte une sonde passée par les voies digestives naturelles (bouche, oesophage, estomac) pour essayer, s'il n'est pas trop gros, d'extraire le calcul responsable.
Cela se fait sous contrôle radioscopique.

Il existe également un traitement médical qui vise à dissoudre les calculs.
Il ne peut être employé que si les calculs sont petits et non calcifiés (donc très peu visibles à la radiographie) .

Ce traitement est long : 18 mois à 2 ans.
Il impose en régime sévère pendant ce temps et il faut savoir que les récidives sont fréquentes.
Dans certains cas particuliers on peut par un trocard transcutané pénétrer dans la vésicule et y injecter un produit solvant qu'on laisse en place quelques heures avant de réaspirer ce produit qui aura dissout les calculs. Il faut recommencer plusieurs fois ce lavage pour être efficace.
Cette technique se fait sous contrôle radioscopique.
(voir LITHIASE VESICULAIRE )

Enfin il faut signaler la possibilité de détruire les calculs par LITHOTRIPSIE

Le traitement chirurgical reste obligatoire pour toute lithiase vésiculaire qui aura provoqué des signes évidents de complications.
Enfin, Il faut signaler la possibilité d'intervention percutanée.

Névralgie intercostale


Elle se manifeste par une douleur latéro-thoracique en ceinture qui a souvent un point de départ douloureux arthrosique vertébral.

SYMPTOMES

La douleur à point de départ vertébral irradie sur le côté du thorax. Cette douleur est violente, souvent exacerbée par les mouvements et par la toux.

CAUSES

Certes si fréquemment la dorsarthrose (arthrose vertébrale) est responsable de cette névralgie intercostale, il faut noter que de nombreuses causes peuvent être responsables de cette douleur:
- un cancer vertébral (voir CANCER OSSEUX ),
- un MYELOME ,
- une OSTEOPOROSE qui peut produire un tassement vertébral,
- un MAL DE POTT ,
- des tumeurs intra-rachidiennes,
- une SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE (voir ces termes),
- des tumeurs intra-thoraciques (cancer pleuro-pulmonaire, anévrisme de l'aorte) .

TRAITEMENT

Le traitement de la névralgie intercostale banale repose sur les antalgiques (Aspirine par exemple), les myorelaxants, les ANTI INFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS

Aérocolie

C'est l'accumulation de gaz dans le côlon, principalement au niveau des angles coliques gauche et droit. Souvent en rapport avec une fermentation intestinale, elle-même due à un ralentissement du transit intestinal. Ce ralentissement est fréquemment en rapport avec une mauvaise secrétion biliaire.

Cette insuffisance de secrétion biliaire ralentit le transit et favorise ainsi la fermentation intestinale.

SYMPTOMES

Un ballonnement intestinal est de règle. Quand la quantité de gaz est trop importante, en particulier au niveau de l'angle colique gauche, cela peut irriter le coeur par compression de bas en haut. Ce point au coeur est parfois très anxiogène, mais n'a aucun rapport avec une maladie cardiaque.

TRAITEMENT

- Il consiste à modifier ses habitudes alimentaires en évitant les aliments qui fermentent facilement : les haricots blancs, les lentilles, les choux, les salsifis, les oignons, les artichauts.

- En cas de crise, des désinfectants intestinaux seront utiles (Intétrix, Ercefuryl, Ganidan) . Le charbon sera toujours utile (Carbolevure, Formocarbine etc) .

- Des médicaments cholagogues seront très utiles, car ils augmentent l'évacuation de la bile hors de la vésicule biliaire (Sorbitol, Sulfate de magnésie) .

- Enfin, l'emploi de sédatifs et tranquillisants peut s'avérer indispensable.

La dissection de l’aorte

Définition


La dissection aortique, appelée aussi anévrisme disséquant de l'aorte, est le déchirement de la paroi de l'aorte, grosse artère qui part du coeur pour distribuer le sang dans tout l'organisme. Ce phénomène est rare et très grave, car il peut conduire à la rupture totale de l'aorte et à une mort certaine. Très souvent, cette dissection est localisée au niveau de l'aorte thoracique. Il existe cependant plusieurs types de dissections, classifiées par types. Historiquement, cette classification anatomique est la classification de De Bakey, établie en fonction de l'origine de la déchirure, et de son étendue. On distingue ainsi 3 types : type 1 qui débute à l'aorte ascendante, jusqu'à la portion descendante, type 2 qui débute et se localise uniquement à l'aorte ascendante et le type 3 qui débute et se localise à l'aorte descendante. Plus récemment a été introduite la classification de Stanford aujourd'hui classification de référence avec le type A où la dissection intéresse l'aorte ascendante et le type B ou elle intéresse l'aorte descendante.

Symptômes


Les symptômes d'une dissection aortique se manifestent de manière soudaine. En voici quelques-uns :
  • des douleurs thoraciques brutales ou au niveau dorsal avec sensation de descente de ces douleurs vers le bas ;
  • la douleur est migratrice ;
  • les autres signes cliniques sont en rapport avec une complication de cette dissection avec notamment la possible survenue d'un malaise, un état de choc, des hémorragies, etc.

Diagnostic


==Diagnostic== et traitement sont menés simultanément étant donné la gravité du cas. Outre l'observation des signes cliniques, le médecin effectuera une radiographie thoracique, un électrocardiogramme, et un examen d'imagerie pour localiser la dissection, soit un scanner, une IRM ou parfois une échographie en fonction de la disponibilité de ces examens de du degré d'urgence.

Traitement


Les traitements varient en fonction des types de dissection. Les dissections de l'aorte ascendante (type A de Stanford) nécessitent une intervention chirurgicale cardiaque immédiate. Quant aux dissections descendantes (type B de Stanford), leur traitement est initialement fait par cathétérisme avec pose de stent et en recours secondaire à la chirurgie est parfois réalisé.

Prévention


Il faut faire preuve de vigilance au niveau alimentaire en mangeant peu salé et un suivi régulier en cas d'hypertension artérielle qui est le principal facteur à l'origine des dissections aortiques.




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Jambes lourdes : un symptôme à ne pas prendre à la légère

L'impression de traîner des boulets, la sensation de chaleur et surtout les douleurs... Près de 15 millions de Français, dont 70% des femmes, souffrent des jambes lourdes. Signe d'une mauvaise circulation du sang, les jambes lourdes peuvent devenir très handicapantes et donner des complexes quand elles enflent beaucoup et font apparaître des petites veines qui marbrent la peau. Le plus souvent, les symptômes apparaissent progressivement : après une journée chaude ou une journée très fatigante. Les sensations reviennent alors plus fréquemment, et deviennent plus douloureuses. Quelles sont les causes des jambes lourdes ? Quelles techniques ou traitements utiliser pour apaiser les symptômes ? 
Les jambes lourdes sont un symptôme répandu puisqu'en France près de quinze millions de personnes, dont 70% de femmes, en souffrent. Cette sensation de jambes lourdes est souvent liée à un problème de circulation sanguine au niveau des veines.
Le sang circule dans le corps en empruntant des vaisseaux : les artères et les veines. Les artères transportent le sang à partir du coeur vers l'ensemble des organes et tissus. C'est un sang dit artériel, riche en oxygène et en nutriments. Une fois qu'il a tout distribué, le sang revient vers le coeur en empruntant les veines. Ce sang veineux est chargé en gaz carbonique et en déchets qui seront éliminés en cours de route.
C'est le retour veineux qui est important dans les jambes lourdes. Contrairement aux artères, la paroi des veines est dépourvue de fibre musculaire. Elles ne peuvent donc pas se contracter pour aider le sang à remonter vers le coeur. Mais heureusement, les veines sont munies d'un système de clapet. Des valvules s'ouvrent sous l'effet de la pression sanguine et se referment mécaniquement pour éviter au sang de revenir en arrière. Le sang est aussi chassé vers le haut, grâce à la pression de la plante des pieds et à la contraction des muscles des mollets. Autrement dit, la marche et l'exercice aident le retour veineux.
Quand ce système est fragilisé, que l'on est plutôt sédentaire ou que le métier exercé nécessite de rester longtemps debout, le retour veineux devient plus difficile. Ce qui déclenche des sensations de lourdeur dans les jambes. Progressivement une insuffisance veineuse se développe.
Avoir les jambes lourdes, c'est douloureux et gênant. Mais ces symptômes peuvent aussi s'accompagner de problèmes veineux plus conséquents, à risques. Ces pathologies nécessitent un suivi régulier et des examens réguliers comme le doppler.
Les phlébites, la formation de caillot dans les veines ne sont pas le résultat des jambes lourdes. En revanche, elles laissent des séquelles qui peuvent aggraver l'insuffisance veineuse et ses sensations de lourdeur. Il est donc important de surveiller le réseau veineux.
L'écho-doppler permet d'établir une cartographie précise de l'ensemble des artères et des veines. Cet examen réunit deux techniques : l'échographie qui permet de faire des images et ainsi de voir comment sont les vaisseaux, dans quel état sont les parois… Et le doppler qui permet d'enregistrer des flux dans les vaisseaux.
Si on remarque durant l'examen que le sang stagne ou redescend au lieu de remonter vers le cœur, on peut vérifier si la cause est un mauvais fonctionnement des valvules. Les valvules sont des clapets qui empêchent le sang de redescendre. Cela peut également venir de varices ou d'un caillot qui bloque la circulation. L'écho-doppler doit aussi se faire jambe pendante, puis debout.
Attention les jambes lourdes ne nécessitent pas forcément un écho-doppler, il faut passer en premier chez un généraliste. Seules des circonstances particulières comme des varices importantes ou un soupçon de phlébite justifient cet examen.
Pour prendre soin de vos jambes et tenter de diminuer les symptômes de lourdeur, de chaleur... il existe beaucoup de solutions différentes. Pour éviter que les signes ne s'aggravent, il y a les conseils pratiques de la vie quotidienne, comme éviter les vêtements serrés, éviter le chauffage par le sol… Mais il y a aussi les produits de parapharmacie. Les rayons regorgent de produits aux promesses presque miraculeuses.
Que faire pour soulager les jambes lourdes ? La solution se trouve dans les pharmacies. On pourrait classer les remèdes en trois catégories : la première étant les gélules phlébotoniques ou veinotoniques.
Les phlébotoniques ou veinotoniques ont comme vertus d'améliorer la tonicité des vaisseaux, ce qui fait que le sang remonte mieux. Du coup, l'impression d'insuffisance veineuse et de lourdeur de jambes est diminuée chez la patiente.
Mis à part les veinotoniques, il y a les crèmes et les gels qui donnent une sensation de fraîcheur. Les gels sont à appliquer en général en fin de journée. Ils permettent d'avoir un principe actif au niveau de la micro-circulation et donc d'améliorer le retour veineux, ce qui va soulager rapidement le patient. Les patients doivent masser du bout du pied en remontant le long de la jambe.
Pour prévenir les effets de l'insuffisance veineuse comme le gonflement et la lourdeur, il y a les chaussettes et les bas de contention. Les seuls dont l'effet est prouvé sur le plan anatomique. Par leur tissage particulier, ils exercent une force mécanique. Une pression s'exerce du bout de la jambe, tout le long de la jambe parce que la maille est serrée. Il y a donc une compression veineuse ce qui améliore le retour du sang.
Les bas de contention se sont beaucoup améliorés, mais la maille reste serrée. Il faut faire attention à les enfiler correctement pour que la contention soit homogène. Il est conseillé de les porter toute la journée. Ces chaussettes et bas de contention amènent un confort et une amélioration immédiats chez le patient.
En résumé, on peut stimuler la circulation sanguine avec des gélules, soulager la chaleur et la lourdeur avec des gels effet frais et tonifiant, mais le plus efficace reste le bas de contention. Le seul qui soit partiellement pris en charge par la Sécurité sociale.
Pour certaines professions, le fait d'être debout de manière prolongée accroît le risque de jambes lourdes. Pour retrouver de la légèreté, on peut avoir recours au drainage lymphatique manuel.
Une bonne circulation est indispensable pour éviter les jambes lourdes. Car c'est l'encombrement des ganglions qui entraîne les jambes lourdes. Une fois les ganglions stimulés et désengorgés, le kinésithérapeute procède au massage drainant des vaisseaux lymphatiques.
"Ces techniques doivent se faire dans le calme. On demande au patient de respirer profondément pendant les techniques de massage. Et le fait respirer amplement permet d'améliorer le passage des liquides en direction du coeur", explique Jérôme Auger, kinésithérapeute.
Le massage s'effectue par de légères pressions et dure en moyenne trente minutes sur chaque jambe. Un massage qui a l'air simple mais que les patients ne peuvent pas faire eux-mêmes. Ce massage drainant n'est pas efficace en prévention mais dès que les symptômes apparaissent, les bénéfices sont immédiats.
Pour garder les jambes légères, plusieurs séances de massages sont nécessaires.
Quand on souffre de jambes lourdes, certains sports comme le vélo, ou la marche sont à privilégier car ils améliorent la circulation sanguine. C'est aussi le cas des sports aquatiques comme l'aquabiking, c'est-à-dire de vélo dans l'eau. 
L'aquabiking est une pratique sportive qui remporte de plus en plus de succès. Mehdi Tétard, coach sportif, explique les raisons de ce succès : "On travaille surtout les membres inférieurs. Mais il y a aussi des exercices de bras, on se retrouve en position debout, en position haute, en danseuse… Et l'effet de la pression de l'eau plus le massage fait que l'on élimine plus facilement la cellulite et l'aspect peau d'orange".
Des bénéfices pour les jambes qui ne s'arrêtent pas à l'esthétique. En pédalant, la résistance à l'eau entraîne un massage et la contraction des muscles des jambes : "Le fait de contracter les muscles des jambes et des mollets notamment va permettre de favoriser le retour sanguin vers le coeur et donc d'améliorer les jambes lourdes puisque les jambes lourdes, c'est tout simplement du sang qui stagne de façon trop importante dans les jambes. Et le sang remontant moins facilement vers le coeur, les jambes vont gonfler et seront d'autant plus lourdes", note le Dr Linh Vu Ngoc, médecin du sport.
Que ce soit en cours collectif ou en cabine, pour garder les jambes légères, il faut pratiquer l'aquabiking au moins deux fois par semaine.

Réanimation cardio-respiratoire

Définition(s)

Procédure d'urgence consistant à rétablir la circulation sanguine chez l'usager en arrêt cardiaque (FMCC, 2010; Merriam-Webster, 2015).
Objectif(s) de soins
  • Initier les manoeuvres de réanimation cardio-respiratoire afin
    • d'assurer une circulation sanguine et une oxygénation du cœur et du cerveau suffisante pour prévenir des séquelles neurologiques
    • en attendant l'arrivée de l'équipe d'intervention rapide (ÉIR) ou l'équipe médicale d'urgence (ÉMU) ou les ambulanciers
    • de rétablir une circulation spontanée
  • Travailler en équipe interprofessionelle pour instaurer les soins appropriés.

Indications

  • Inconscience sans réaction au toucher ou au son
    • avec ou sans pouls
    • avec absence de respiration OU avec respiration agonale
    • OU avec une crise épileptiforme (FMCC, 2015)
  • Arrêt cardiaque causé par
    • accident vasculaire cérébral (AVC)
    • blessure traumatique
    • électrocution
    • maladies cardiaques
    • noyade 
    • surdose de médicaments ou stupéfiants
    • syndrome de mort subite par arythmie
    • etc. (FMCC, 2010; 2011).

Contre-indications

  • Usager pour lequel le niveau de soins ou une ordonnance individuelle indique de « Ne pas réanimer ».
Généralités
  • Les informations incluses dans cette MSI se rapportent à la RCR en milieu de soins effectuée par des intervenants possédant une certification en soins immédiats en réanimation
  • Les soins avancés en réanimation cardiaque (SARC) ne sont pas discutés dans cette MSI.

Signes d'un arrêt cardiaque (Fondation des maladies du cœur du Canada (FMCC, 2014; 2015)

Inconscience
(aucune réaction au toucher ou aux sons) 
 Absence de respiration ou respiration agonale
 Absence de pouls
Brèves crises épileptiformes généralisées 
  • Peuvent se produire sans signes avant-coureurs
  • Peuvent frapper à tout âge, même les usagers en excellente forme physique.

Respiration agonale (FMCC, 2015; Oto, 2011; Rea, 2005; Stiles, 2008).  

  • Patron anormal de respiration qui provient des neurones du tronc cérébral (réflexe) puisque les centres supérieurs de la respiration deviennent hypoxiques
  • Respiration qui  
    • est causée par une détresse physiologique importante dont l'arrêt cardio-respiratoire
      • peut survenir avant, pendant ou après l'arrêt cardio-respiratoire
      • sa présence augmente les chances de survie à l'arrêt cardio-respiratoire
    • peut durer jusqu'à 7 minutes
    • est souvent interprétée comme indiquant que l'usager ne nécessite aucune intervention
    • signale que la réanimation cardio-respiratoire (RCR) devrait être débutée
  • Signes associés à la respiration agonale 
    • respiration
      • très irrégulière ou occasionnelle
      • laborieuse
      • bruyante
    • ronflements
    • gémissements. 

Signes du syndrome de la mort subite par arythmie (FMCC, 2014)

Évanouissement ou une crise épileptiforme durant une activité physique
OU
causée par
une agitation émotionnelle
une détresse émotionnelle
une surprise
Antécédents familiaux de mort subite inattenduependant une activité physique
OU
pendant une crise épileptiforme
OU
toute autre mort subite inexpliquée d'une personne jeune et en santé
 

Chaîne de survie en milieu de soins (Reproduction autorisée par AHA, tirée de FMCC, 2015)  

 

Chaîne de survie hors milieu de soins (Reproduction autorisée par AHA, tirée de FMCC, 2015)


Une RCR de haute qualité (FMCC, 2015)

Clientèle Adultes ou adolescents
Nombre d'intervenants 1 intervenant ou plus 
Ratio compressions/insufflations 30 : 2
Si intubé :
  • compressions continues
  • 1 insufflation aux 6 secondes 
Fréquence des compressions 100-120 par minute
Profondeur des compressions entre 5 et 6 cm
Positionnement des mains 2 mains sur la moitié inférieure du sternum
Relaxation thoracique Ne pas appuyer sur le thorax entre 2 compressions
mais conserver un contact  avec le thorax (évite le déplacement des mains)
Interruptions  Limiter le nombre et la durée des interruptions (moins de 10 secondes à la fois)

Justification des normes incluses dans le tableau (FMCC, 2015)

  • Une RCR de qualité ne génère que 25 à 30 % du débit cardiaque et de l'oxygénation normale
  • La fréquence des compressions thoraciques est un facteur déterminant dans la conservation des capacités fonctionnelles neurologiques
  • La profondeur des compressions thoraciques maintenue dans les normes
    • permet la circulation sanguine et l'oxygénation du cœur et du cerveau
    • réduit les risques de complications (sans risque à la vie) associées à une compression supérieure à 6 cm
  • Les insufflations doivent durer 1 seconde et permettre l'élévation du thorax
  • La relaxation thoracique totale après chaque compression crée une pression intrathoracique négative
    • qui augmente le retour veineux, la pression de perfusion coronarienne et le débit sanguin myocardique
    • assure un meilleur pronostic.

Défibrillateur externe automatisé (DEA)

  • Appareil électronique et portatif servant à administrer une décharge électrique au cœur afin de réajuster le rythme
    • l'appareil analyse le rythme de l'usager, détermine si la décharge est nécessaire, donne des directives vocales ou visuelles à l'intervenant
  • Doit être utilisé dès que possible
  • Ne pas utiliser
    • directement sur une lésion, une saillie, cicatrice, un timbre médicamenteux ou stimulateur cardiaque
    • en milieu humide.
  • La FMCC (2015) recommande de contacter le fabricant pour obtenir une formation sur l'utilisation du DEA utilisé dans votre établissement
  • Démarche habituelle : 
    • dénuder le thorax
      • retirer vêtements, bijoux et timbres médicamenteux 
    • s'assurer que la peau est sèche et exempte de poils
      • raser OU épiler à l'aide des électrodes (utiliser de nouvelles électrodes pour administrer la décharge électrique)
    • mettre l'appareil sous tension
    • choisir les électrodes appropriées à l'âge de l'usager 
      • OU insérer la clé pédiatrique, selon l'appareil
    • appliquer les électrodes aux sites indiqués sur les électrodes
      • placer les électrodes à 2,5 cm de toute lésion, cicatrice, bosse ou pacemaker
      • assurer une distance de 2,5 cm entre les 2 électrodes
    • suivre les instructions vocales ou visuelles du DEA
    • avant d'appuyer sur le bouton "Choc", s'assurer que personne n'est en contact avec l'usager (Croix-Rouge Canadienne, nd ; CSST, 2015 ; Gouvernement du Canada, 2015 ; Université de Sherbrooke, nd). 

Équipe d'intervention rapide (ÉIR) ou Équipe médicale d'urgence (ÉMU) (FMCC, 2015)

  • Équipes d'intervenants perfectionnés à la pratique de la RCR
  • But de telles équipes :
    • réduire les délais dans la procédure de RCR
    • réduire la fréquence des arrêts cardiaques auprès de 
      • la clientèle adulte en milieu de soins généraux
      • la clientèle pédiatrique à haut risque localisée dans une unité de soins généraux.

Renouvellement de la certification en RCR (FMCC, 2015)

  • Il est suggéré de maintenir les certifications aux 2 ans tout en intégrant des séances régulières de simulation avec mannequins.
Personnalisée par CSSS de Laval
Pour consulter le guide d'utiliation du:
    • Défibrillateur-moniteur portatif (code master 100)
    • Moniteur/défibrillateur Heartstreamxl Agilent M4735A

    veuillez vous référer aux documents PDF au bas de la page dans la section "outils de l'établissement" 

RCR pour l'adulte dans des situations particulières (FMCC, 2015)

  • Arrêt cardiaque associé à une prise d'opioïdes avérée ou soupçonnée
    • en plus de la RCR, selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective 
    • administrer de la Naloxone
    • à 1 seul intervenant
      • procéder à la RCR durant 2 minutes avant de quitter l'usager pour appeler de l'aide et aller chercher le DEA et la Naloxone
  • Arrêt cardiaque associé à une intoxication
    • à un anesthésiant local
      • en plus de la RCR
        • envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
          • selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective 
    • à un médicament chez un usager qui ne répond pas à la RCR
      • envisager l'administration d'une émulsion lipidique par voie intraveineuse
        • selon l'ordonnance médicale individuelle ou collective
  • Arrêt cardiaque durant une grossesse
    • si la hauteur utérine est égale ou inférieure au nombril
      • effectuer la RCR après avoir déplacé manuellement l'utérus vers la gauche pour retirer la compression aorto-cave
    • si la RCR est inefficace
      • dans les 4 premières minutes suivant l'arrêt cardiaque
      • OU dans les 4 premières minutes après le début des manœuvres de RCR
        • envisager l'accouchement par césarienne
          • retire la compression aorto-cave chez la mère
          • améliore les chances d'un retour à la circulation spontanée
          • permet la RCR sur le fœtus.

RCR auprès des enfants et nourrissons (FMCC, 2015)

  • Les données actuelles ne permettent pas de conclure qu'il est préférable de modifier
    • la séquence appliquée aux adultes
      • commencer la RCR par les compressions thoraciques (FMCC, 2015)
    • la fréquence des compressions appliquées aux adultes
  • Le ratio compressions/insufflations diffère selon que la RCR soit entreprise par 1 ou plusieurs intervenants
  • La profondeur des compressions diffère selon qu'il s'agisse d'un nourrisson ou un enfant
  • L'ajustement du DEA pour une utilisation pédiatrique varie d'une compagnie à une autre
    • certains DEA n'ont qu'un seul type d'électrodes mais l'emballage inclut une clé pédiatrique à brancher à l'appareil
    • d'autres DEA ont des emballages d'électrodes réservées aux usagers pédiatriques (Gouvernement du Canada, 2015).
Clientèle Enfants
(1 an à la puberté)
Nourrissons
(moins de 1 an, exclut les nouveau-nés)
Nombre d'intervenants 1 intervenant 2 intervenants ou plus  1 intervenant  2 intervenants ou plus
Ratio compressions/insufflations 30:2 15:2 30:2  15:2
Fréquence des compressions  100-120 par minute 100-120 par minute   100-120 par minute
* augmenter la fréquence des compressions en présence
  • de signes de mauvaise perfusion 
  • d'un pouls égal ou inférieur à 60 battements/min.
Profondeur des compressions 1/3 du diamètre antéropostérieur
(environ 5 cm)
1/3 du diamètre antéropostérieur
(environ 4 cm)
Positionnement des mains 1 ou 2 mains sur la moitié inférieure du sternum   2 doigts au centre du thorax, sous la ligne inter-mammaire Placez les mains au centre du thorax, les pouces encerclant le thorax sous la ligne inter-mammaire 
 Éviter de comprimer les cotes et l'appendice xiphoïde
Relaxation thoracique Ne pas appuyer sur le thorax entre 2 compressions
mais maintenir un contact avec le thorax (évite le déplacement des doigts)
Interruptions  Limiter le nombre et la durée des interruptions (moins de 10 secondes à la fois)
Réanimation cardio-respiratoire
Techniques de soins
Matériel requis
Personnalisée par CSSS de Laval
Pour consulter le guide d'utiliation du:
    • Défibrillateur-moniteur portatif (code master 100)
    • Moniteur/défibrillateur Heartstreamxl Agilent M4735A

    veuillez vous référer aux documents PDF au bas de la page dans la section "outils de l'établissement" 
Procédure(s)
Les étapes décrites ci-dessous s'appliquent aux intervenants oeuvrant en milieu de soins auprès d'adultes.

Étapes exécutoires

  • La FMCC (2015) précise que la séquence qui suit est souple ; elle peut être modifiée
    • pour s'adapter à la réalité du milieu ou des intervenants
    • pour permettre des actions et/ou évaluations simultanées. 

  • DEA : Défibrillateur externe automatisé.

Étapes post-exécutoires

  • Suite à un retour à la circulation spontanée
    • aviser le médecin
    • préparer l'usager pour les tests ou soins appropriés à son état
  • En l'absence d'un retour à la circulation spontanée
    • poursuivre les manœuvres jusqu'à la prise en charge l'ÉIR, ÉMU ou les ambulanciers 
    • préparer l'usager pour le don d'organes, le cas échéant.
Réanimation cardio-respiratoire
Notes au dossier
Noter :
  • La raison ayant mené à l'instauration de la RCR
  • La date et l'heure
    • du début de l'arrêt
    • du début et de la fin des manœuvres
  • Les manœuvres de réanimation effectuées
    • préciser la méthode d'administration d'oxygène
    • tout appareil utilisé pour maintenir les voies respiratoires ouvertes
  • La médication administrée le cas échéant
    • dose, route et heure d'administration
  • L'utilisation du DEA le cas échéant
    • l'heure de chacun des chocs administrés
    • nombre de chocs administrés
    • conséquences des chocs 
    • le rythme cardiaque de l'usager avant et après  
  • L'heure de l'arrivée de l'ÉIR, l'ÉMU ou des ambulanciers
  • La réponse de l'usager
  • Toute complication OU toute intervention conjointe.
Certains établissements ont des feuilles de notes spécifiques à la RCR.
Réanimation cardio-respiratoire
Références et ressources
  1. Cardiopulmonary resuscitation. (2015). Merriam-Webster. Repéré à http://www.merriam-webster.com/medical/cardiopulmonary%20resuscitation
  2. Croix-Rouge Canadienne (nd). DEA. Défibrillateur externe d’urgence. Repéré à http://www.croixrouge.ca/crc/documentsfr/fa_poster_aed_fr_web.pdf
  3. CSST. (2015).  La formation des secouristes en milieu de travail. Mode d'emploi du défibrillateur externe automatique (DEA). Repéré à http://www.csst.qc.ca/publications/100/Documents/DC100_1149web.pdf
  4. Fondation des maladies du cœur du Canada. (FMCC). (2010). Réanimation cardiorespiratoire (RCR). Repéré à http://rcr-fmc.ca/2012/01/12/prise-de-position-reanimation-cardiorespiratoire-rcr/
  5. Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2011). Qu'est-ce qu'un arrêt cardiaque? Repéré à http://www.fmcoeur.com/site/c.ntJXJ8MMIqE/b.3634043/k.664C/Maladies_du_coeur__Qu8217estce_qu8217un_arr234t_cardiaque.htm
  6. Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2014). Signes d’une crise cardiaque, d’un arrêt cardiaque et du syndrome de la mort subite par arythmie. Repéré à http://www.fmcoeur.qc.ca/site/c.kpIQKVOxFoG/b.3669861/k.4BA0/Maladies_du_coeur__Signes_d8217une_crise_cardiaque_d8217un_arr234t_cardiaque_et_du_syndrome_de_la_mort_subite_par_arythmie.htm
  7. Fondation des maladies du cœur du Canada et de l'AVC. (FMCC). (2015). Guidelines CPR and ECC. Points saillants de la mise à jour 2015 des lignes directrices. Lignes directrices en matière de RCR et de SUC de l'AHA. Repéré à http://www.fmcoeur.com/atf/cf/%7B3cb49e24-0fb7-4cee-9404-67f4cee1cbc0%7D/15-1002_ECC_HIGHLIGHTS_2015_FRCA-LR.PDF
  8. Gouvernement du Canada. (2015). Défibrillateurs externes automatisés (DEA). Repéré à http://canadiensensante.gc.ca/drugs-products-medicaments-produits/buying-using-achat-utilisation/products-canada-produits/drugs-devices-medicaments-instruments/defibrillators-defibrillateurs-fra.php
  9. Gouvernement du Québec. (2015). Code de déontologie des infirmières et infirmiers. Chapitre I. Devoirs envers le public, le client et la profession. Section I. Devoirs inhérents à l'exercice de la profession. Québec, QC : Éditeur officiel du Québec. Repéré à http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/I_8/I8R9.HTM
  10. OIIQ, CMQ et OPQ (2015). Énoncé de position conjoint sur la collaboration interprofessionnelle : Rehausser la qualité et la sécurité des soins. Montréal, Qc : OIIQ. Repéré à http://www.oiiq.org/lordre/dossiers-strategiques/collaboration-interprofessionnelle
  11. OIIQ (2015). Exceptions à la réserve d'activités professionnelles. Situations d'urgence. Repéré à https://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/champ-dexercice/cadre-legal/exceptions-a-la-reserve-dactivites
  12. Oto, B. (2011). What it Looks like: Agonal Respirations. EMS Basics. Repéré à http://emsbasics.com/2011/04/21/what-it-looks-like-agonal-respirations/ 
  13. Rea, T. D. (2005). Agonal respirations during cardiac arrest. Current Opinion in Critical Care. 11(3):188-91.Repéré à http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15928464 
  14. Stiles, S. (2008). GASP! Agonal Breathing Common, Predicts Survival After Out-of-Hospital Cardiac Arrest. Medscape Nurses. Repéré à http://www.medscape.org/viewarticle/584370
  15. Université de Sherbrooke (nd). Utilisation du défibrillateur externe automatique (DEA). Repéré à https://www.usherbrooke.ca/urgence/premiers-soins/utilisation-du-defibrilateur-externe-automatique-dea/ 
Aide-mémoire
Matériel requis
  • Planche à compressions thoraciques, si disponible
  • Défibrillateur externe automatisé (DEA), si disponible 
  • Gants non stériles
  • Rasoir jetable, si pilosité abondante aux sites d'application des électrodes du DEA
  • Matériel pour la ventilation
    • un masque de poche
    • OU un ballon insufflateur avec masque
    • OU une canule oropharyngée OU une canule nasopharyngée, le cas échéant. 
Procédure(s)
Les étapes décrites ci-dessous s'appliquent aux intervenants oeuvrant en milieu de soins auprès d'adultes.

Étapes exécutoires

  • La FMCC précise que la séquence qui suit est souple; elle peut être modifiée
    • pour s'adapter à la réalité du milieu ou des intervenants
    • pour permettre des actions et/ou évaluations simultanées. 

  • DEA : Défibrillateur externe automatisé.

Étapes post-exécutoire

  • Suite à un retour à la circulation spontanée
    • aviser le médecin
    • préparer l'usager pour les tests ou soins appropriés à son état
  • En l'absence d'un retour à la circulation spontanée
    • poursuivre les manœuvres jusqu'à la prise en charge l'ÉIR, ÉMU ou les ambulanciers 
    • préparer l'usager pour le don d'organes, le cas échéant.

Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?

Arrêt cardiaque : sauriez-vous comment réagir pour aider une victime ?Du 22 juin au 6 juillet 2015, la Fédération Française de Cardiologie rappelle les gestes simples pour venir en aide aux victimes d’un arrêt cardiaque. Comment le reconnaître ? Comment agir ?
"Savez-vous sauver ?" Voici le nom de la campagne internet organisée du 22 juin au 6 juillet. Le but ? Rappeler à chacun l’importance des "gestes qui sauvent" en cas d’arrêt cardiaque. Cette campagne permet de "souligner l’importance de savoir détecter les signes de l’arrêt cardiaque, de connaître les réflexes d’urgence et d’utiliser un défibrillateur",  rappelle la Fédération Française de Cardiologie (FFC) à l’origine de cette mobilisation. En effet, alors que 40 000 personnes décèdent chaque année en France d’un arrêt cardiaque, moins de 17 % des français sont formés aux gestes de premier secours et à l’utilisation d’un défibrillateur.
Douleur à la poitrine, essouflement et perte de connaissance. À la différence de la crise cardiaque qui correspond à un arrêt de la circulation au niveau du cœur, l'arrêt cardiaque provient d’un dérèglement de l'activité électrique du cœur : au lieu des habituels mouvements de contraction, le cœur fibrille et effectue donc des mouvements rapides et irréguliers. Des signes avant-coureurs (palpitations, malaise général) peuvent survenir quelques heures ou quelques jours avant l’arrêt cardiaque. Au moment de l’arrêt, la personne ressent une sensation d’oppression et une forte douleur au milieu de la poitrine, douleur qui peut s’étendre au cou, aux bras ou à la mâchoire. L’arrête cardiaque peut aussi s’accompagner de nausées, d’essoufflement et de suées. Dans certains cas, la personne prise d’arrêt cardiaque peut perdre connaissance très rapidement. Principaux concernés : les personnes ayant des antécédents de maladies cardiaques, sujets à l’hypertension, à l’obésité, au diabète ou encore au tabagisme.
Agir vite pour une meilleure chance de survie. Premier réflexe à avoir face à une personne présentant les signes d’un arrêt cardiaque : composer le 15 pour alerter et permettre l’arrivée des secours au plus vite. En effet, d’après le registre électronique des arrêts cardiaques (RéAC), "les secours mettent entre 9 et 19 minutes pour arriver sur les lieux." Pourtant, "pour un arrêt cardiaque, une minute de perdue, c’est 10 % de chance de survie en moins. L’urgence est de gagner du temps pour préserver le cœur et le cerveau, et prévenir des séquelles cardiaques et neurologiques…", explique le professeur Jacques Beaune, cardiologue et président d’honneur de la Fédération Française de Cardiologie.
Masser et défibriller en attendant les secours. Après avoir donné l’alerte, des gestes simples peuvent sauver la vie de la victime : " Il est important que chacun d’entre nous soit capable de pratiquer les "gestes qui sauvent" et de savoir qu’il est simple d’utiliser un défibrillateur", insiste le professeur Jacques Beaune. En effet, selon la FFC, "32 % des vies sont sauvées lorsque les gestes de secours sont pratiqués en cas d’arrêt cardiaque contre 5 % dans le cas contraire". Un massage cardiaque sera ainsi efficace, tout comme l’usage d’un appareil de défibrillation automatisée externe (DAE) lorsque la personne est inconsciente et ne respire pas normalement. En France, depuis un décret datant de mai 2007, toute personne est autorisée à utiliser un DAE en cas d’urgence, sans attendre l’arrivée des secours. Ces appareils ont ainsi été installés en de nombreux endroits (lieux publics, centres commerciaux, centres sportifs, trains, entreprises…).  Par ailleurs, "les trois quarts des arrêts cardiaques extrahospitaliers surviennent à domicile et dans 65 % des cas devant témoins", selon le RéAC. C’est pourquoi "la FFC recommande d’installer également des défibrillateurs dans les parties communes des habitations collectives", relève le professeur Beaune.
Du 22 juin au 6 juillet 2015, retrouvez sur le site de la FFC et sur les réseaux sociaux la campagne #Savezvoussauver à travers des tests et des petites bandes-dessinées aussi absurdes que frappantes !

Foie cardiaque (cirrhose cardiaque)

Définition 

Le foie cardiaque, appelé également foie de stase, cirrhose cardiaque se définit comme une prolifération du tissu conjonctif du foie due à une élévation prolongée de la tension veineuse.

 

 

 

Généralités 

De nos jours le foie cardiaque est relativement rare mais doit être diagnostiqué rapidement car cette maladie est irréversible après un traitement utilisant des diurétiques et descardiotoniques.

Symptômes 

Les signes d'insuffisance cardiaque.Une hépatomégalie (augmentation de volume du foie).  D'autre part le foie est douloureux quand on le palpe. La douleur survient également spontanément surtout au moment de l'effort. Au cours de l'évolution du foie cardiaque,  on constate parfois l'apparition d'une cirrhose se caractérisant par un foie normal ou petit.La présence d'un reflux hépato-jugulaireet l'augmentation de la pression veineuse jugulaire parfois.Une splénomégalie.Une ascite.Des varices oesophagiennes dont la rupture survient mais rarement.

Physiopathologie 

Au cours du foie cardiaque, si on examine laglande hépatique de près on constate qu'il est agrandi (hépatomégalie) et présente un aspect muscade avec un aspect de granit.

Sa coloration est rouge au centre et gris en périphérie.

L'examen des cellules composant le foie cardiaque montre que celles-ci (les hépatocytes) sont comprimées.

L'examen histologique du foie c'est-à-dire plus précisément sa composition montre également la présence de veines centrolobulaires dilatées et le remplacement des cellules normales du foie par du tissu fibreux.

Analyses médicales 

Des analyses de sang montrent une augmentation de la bilirubine (de façon modérée) et des transaminases.

Le temps de prothrombine est également augmenté.

Technique médicale 

La radiographie thoracique et l'électromyogramme permettent de déterminer l'origine de la maladie.

Cause 

Une insuffisance cardiaque droite sévère et qui se prolonge. Cela survient par exemple à la suite d'une atteinte desvalvules cardiaques (aortique et mitrale) se compliquant d'insuffisance tricuspidienne.Une cardiomyopathie surtout unecardiomyopathie restrictive.Une péricardite constrictive.Traitement 

Le traitement du foie cardiaque est celui de l'insuffisance cardiaque oupéricardectomie (intervention sur le péricarde c'est-à-dire les membranes de recouvrement et de protection du cœur) en cas de péricardite constrictive.

Complications de la maladie 

La complication susceptible de survenir après un foie cardiaque est l'apparition d'un ictère à cause de lésions anoxiquesdes hépatocytes.

La lésion anoxique se définit comme un défaut d'oxygénation des cellules du foie aboutissant à leur destruction.





La thrombose veineuse profonde : la phlébite

Définition

La thrombose veineuse profonde ou phlébite, est une inflammation d'une veine (athérome) le plus souvent profonde, oblitérée par la formation d'un caillot ou thrombus. Ce caillot obstrue totalement ou partiellement la lumière de la aveine.

Physiopathologie

Mécanisme

Le thrombus se forme au niveau d'une valvule, à partir de plaquettes et de globules blancs. Le thrombus peut flotter dans le courant sanguin, on parle de phlébo-thrombose, le risque d'embolie pulmonaire est élevé. Lorsque le thrombus adhère à la paroi, on parle de thrombo-phlèbite.

Facteurs favorisants

Lastase veineuse : ralentissement du flux sanguin du à l'immobilisation profonde : plâtre, insuffisance cardiaque droit, varices des membres inférieures, compression veineuse, station assise prolongée. Les lésions pariétales : lors d'altérations de la paroi veineuse, lorsque la lésion est infectée, il y a une inflammation et donc un mauvais retour veineux : cathéter, perfusion, vieillissement. Les modifications du sang : anomalie biologique de la coagulation, acquisition héréditaire modifiée, prise de progestatif chez lafemme.

Les complications

Extension de la thrombose aux veines proximales. Embolie pulmonaire par la migration du thrombus dans la veine cave. Maladie post-phlébitique.

Signes cliniques

Stade initial

Dissociation pouls/température. Douleur au membre inférieur. Signe de Homens : douleur provoquée à la dorsiflexion. Douleur le long du trajet veineux. Pesanteur du mollet : engourdissement. Diminution du ballottement du mollet. Mollet rouge, chaud, tendu. Œdème qui prend le godet : persistance de la trace du doigt. Paresthésie.

Stade de la thrombophlébite confirmée

Douleur sur tout le membre tenace et intense. Impotence fonctionnelle.

Soins infirmiers

La prévention des phlébites

Lever précoce.

: passive et active

Mobilisation

surélévation du pied. Contention des membres : augmenter le retour veineux et donc diminuer l'œdème. Anticoagulant à visée préventive sur prescription médicale : héparine en sous-cutanée.

Traitement

Les soins particuliers

Repos strict au lit car risque d'embolie pulmonaire. Surélévation des pieds.

Le traitement héparinique à visée curative

Avant le traitement, il faut avoir un bilan de coagulation en amont : TP, TCA, plaquette, groupe sanguin.

Administration : Début du traitement par une Héparine de Bas Poids Moléculaire (HBPM) puis relais avec antivitamines K (AVK).

En intraveineuse continue au pousse-seringue électrique. En sous-cutanée : la calciparine 2 à 3 injection par 24h. En sous-cutanée : l'héparine fractionné 2 injection par 24 h.

Surveillance :

Bon fonctionnement de la SAP (rythme horaire, débit) et des raccords des tubulures. Evaluer le risque hémorragique. Héparinémie : 0,3 à0,6 UI/L. Plaquette deux fois par semaine.

Education du patient

Prévenir sur le risque des traitements : risque hémorragique mineur. Propriétés des anti-vitamines K. Importance de la prise quotidienne du traitement. Nécessité de l'examen de contrôle.

Le syndrome de Wolff Parkinson White

Définition
Anomalie congénitale de la conduction électrique à l’intérieur du cœur, liée à la présence d’une voie anormale (appelée aussi accessoire) et constituée par une fine bandelette de tissu musculaire cardiaque (myocarde ) qui fait communiquer directement les oreillettes avec les ventricules. Habituellement, il existe entre ces deux cavités une voie normale que l’on appelle le nœud auriculoventriculaire, qui se prolonge lui-même par le faisceau de His (tronc et branches).
On assiste donc dans le syndrome de Wolff Parkinson White à une transmission anormale et très rapide de l’influx électrique des oreillettes vers les ventricules. Pour mieux percevoir cette anomalie cardiaque, il faut avoir quelques notions d’anatomie du cœur dont voici un résumé. Le cœur, classiquement décrit comme une pompe, est un organe creux de nature musculaire de 270 grammes. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas à gauche mais au centre du thorax ; il repose sur le diaphragme, et sa pointe est orientée vers la gauche du thorax. Placé entre les deux poumons, il assure la distribution du sang dans tout l’organisme. Celle-ci s’effectue grâce aux contractions de ce muscle puissant. A chaque systole (qui correspond à une contraction, donc une diminution du volume du cœur), le sang est éjecté vers le reste de l’organisme. Immédiatement après la systole survient la diastole, correspondant au remplissage du cœur grâce à la décontraction du muscle cardiaque. A ce moment-là, le cœur se remplit de sang, et augmente de volume. Cette alternance de systoles et de diastoles se fait à raison de plusieurs milliers de fois par jour, et permet ainsi le transport du sang, d’une part du cœur vers les poumons, puis du cœur vers les organes périphériques. Le cœur se compose de quatre cavités, 2 oreillettes et 2 ventricules. Entre une oreillette et un ventricule du même côté, il existe une valve : la tricuspide à droite, la mitrale à gauche (son nom vient du fait qu’elle ressemble à une mitre d’évêque). Normalement, entre les deux moitiés droite et gauche du cœur, il existe une cloison étanche, ne permettant aucune communication entre elles.
La communication interventriculaire et la communication interauriculaire (entre les oreillettes) traduisent la persistance d’un passage entre les deux moitiés du cœur, constituant une malformation congénitale. En fait, on distingue un cœur droit et un cœur gauche. Le cœur droit met en communication l’oreillette et le ventricule droit, chargés de propulser le sang désoxygéné jusqu’aux poumons par l’intermédiaire de l’artère pulmonaire, constituant ainsi la petite circulation. Le cœur gauche quant à lui, est composé de l’oreillette et du ventricule gauche. Son rôle est de recueillir le sang oxygéné provenant des poumons, et de le propulser dans tout l’organisme par l’intermédiaire de l’aorte, c’est la grande circulation. Les parois constituant le cœur comprennent trois épaisseurs : l’endocarde, tapissant l’intérieur des cavités, le myocarde (c’est-à-dire le muscle cardiaque proprement dit), et le péricarde entourant le cœur. Le cœur lui-même possède ses propres artères et veines, ce sont les coronaires. Ces coronaires vont permettre la vascularisation du myocarde ; elles sont disposées sur toute la surface du cœur. Le cœur étant un organe contractile, il est constamment soumis à des excitations nerveuses, de nature automatique. Elles sont engendrées et se propagent grâce à un réseau nerveux noyé dans l’épaisseur du myocarde : le tissu nodal. Il s’agit en quelque sorte d’un circuit électrique comprenant le nœud sinusal situé dans l’oreillette droite et commandant la fréquence cardiaque. (un cœur doit normalement battre à la fréquence de 60 à 75 pulsations par minute). Le nœud auriculoventriculaire, autre constituant du système nerveux autonome du cœur, est situé à la jonction des oreillettes et des ventricules, et se prolonge vers les deux ventricules par le faisceau de His. Ceci permet le passage de l’influx nerveux vers les deux ventricules. Cet ensemble de "circuits électriques " est sous les ordres du système nerveux végétatif, appelé également système nerveux autonome. Il est également sous l’influence de plusieurs hormones, l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine. L’examen cardiaque se fait habituellement à l’aide du stéthoscope en ce qui concerne l’examen clinique. Les autres examens complémentaires (paracliniques) sont effectués à l’aide de l’électrocardiogramme, de l’angiocardiographie, de l’échographie et du Doppler cardiaque. Le Holter tensionnel, le cathétérisme cardiaque et la scintigraphie myocardique sont de plus en plus utilisés dans la spécialité concernée par les maladies cardio-vasculaires, c’est-à-dire la cardiologie.
Le syndrome de Wolff Parkinson White se caractérise par l’existence d’une voie de conduction supplémentaire et directe entre les oreillettes et les ventricules (faisceau de Kent). Ce syndrome, qui touche environ 3 à 4 naissances pour 1000, s’associe parfois à des malformations cardiaques d’origine congénitale également. Il se découvre généralement lors d’un examen de routine, par exemple pour l’obtention d’un certificat autorisant à faire du sport, lors d’une visite de la médecine du travail, etc… Il est parfois à l’origine de certains symptômes comme :
  • Des palpitations
  • Des malaises
  • Un essoufflement
  • Des pertes de connaissance
  • Une tachycardie (accélération du rythme cardiaque)

Cadiologiquement, et plus précisément sur un tracé électrocardiographique, le syndrome de Wolff Parkinson White se caractérise par la contraction d’un ventricule avant l’autre : ceci est dû à la présence du faisceau supplémentaire que l’on appelle faisceau de Kent. D’autre part, ce tracé électrocardiographique comporte quelques anomalies que seul un spécialiste peut interpréter, et dont la vulgarisation n’a pas grand intérêt. On peut néanmoins dire que l’existence de cette voie de conduction supplémentaire favorise une arythmie, c’est-à-dire des troubles du rythme entraînant des contractions cardiaques à une fréquence irrégulière. D’autre part, l’influx descent par une des deux voies et remonte par l’autre et ceci en boucle. Ce processus est susceptible d’entraîner ce que l’on appelle des tachycardies jonctionnelles, c’est-à-dire une accélération très rapide du cœur.
Le risque majeur du syndrome de Wolff Parkinson White est la mort par fibrillation auriculaire secondaire à une fibrillation des oreillettes. La fibrillation cardiaque est une trémulation désordonnée des cellules musculaires cardiaques causée par à l’inefficacité des battements cardiaques. Les cavités intéressées, oreillettes et ventricules, ne remplissent plus leur fonction de pompe. Le risque de mortalité chez les patients est de 1 cas pour 1000 par an.
Que faut-il faire ?
Le cardiologue doit déterminer si le syndrome est bénin en effectuant un examen de l’intérieur des cavités cardiaques. L’épreuve d’effort, accompagnée généralement par une stimulation qui se fait par l’intérieur de l’œsophage pour essayer de provoquer un trouble du rythme au niveau des oreillettes, permet de préciser que si syndrome est bénin. L’échographie cardiaque recherchera ce que l’on appelle une cardiopathie associée, c’est-à-dire une maladie cardiaque accompagnant le syndrome de Wolf Parkinson White (comme par exemple la maladie d’Ebstein).. Le Holter * permet de détecter une accélération cardiaque importante, qui impose un traitement.
Traitement
Quand le syndrome de Wolf Parkinson White est bénin, il ne donne pas habituellement lieu à un traitement médicamenteux. Dans le cas contraire, l’ablation du faisceau de Kent est parfois nécessaire. Le taux de succès de cette opération, dont les résultats sont définitifs, est supérieur à 90%. Cependant, l'avènement de l'ablation par cathéter (méthode appelée "courant de radiofréquence ") a éliminé le recours au traitement chirurgical. L'ablation des voies accessoires en utilisant un cathéter est possible dans plus de 90% des cas et constitue le traitement de choix pour certains patients qui présentent les troubles décrits ci-dessus. C'est une méthode aussi efficace que le traitement chirurgical, sûre et économiquement plus intéressante. Toutefois, la méthode chirurgicale peut s'avérer encore nécessaire pour détruire ce faisceau supplémentaire, pour les patients chez lesquels l'ablation par cathéter a échoué. Un cathéter est un tube long et mince pouvant être introduit dans un conduit, un vaisseau ou un organe creux, permettant ainsi son exploration. Il autorise d’autre part l’injection d’un liquide et permet quelquefois d’évacuer cette cavité.    
Holter
De nombreux événements sont susceptibles de modifier la tension artérielle et la régularité des battements cardiaques chez un individu. Pour cette raison, il a été mis au point une technique d’enregistrement de l’activité cardiaque d’un sujet lui permettant de continuer ses activités normalement pendant 24 ou 48 heures. Il s’agit de l’enregistrement Holter, qui ne nécessite ni alitement ni hospitalisation. Cet examen va permettre d’analyser sur l’ensemble de la journée, voire quarante-huit heures, le rythme cardiaque d’un individu de façon à y déceler une éventuelle pathologie cardiovasculaire. Cet enregistrement, qui se fait sur bande magnétique, va permettre de détecter une anomalie de la région du myocarde où prennent naissance les influx provoquant les contractions du cœur, c’est-à-dire le nœud sinusal. Le Holter est particulièrement indiqué dans certaines pathologies cardiaques, mais aussi en prévention, chez des individus porteurs d’un stimulateur cardiaque qu’il faut surveiller. Son utilisation se fait également dans la surveillance de l’arythmie cardiaque (irrégularité du rythme cardiaque).Chez certains individus, la transmission de l’influx nerveux à l’intérieur du myocarde ne se fait pas convenablement. C’est le cas du bloc auriculoventriculaire (ralentissement ou interruption de la propagation de l'influx nerveux entre les oreillettes et les ventricules - pathologie du faisceau de His) ou encore lors d’une insuffisance coronarienne (mauvaise irrigation du myocarde). Il s’agit là d’une indication importante de l’enregistrement Holter. Le Holter est également, un des meilleurs moyens pour apprécier l’effet bénéfique des thérapeutiques antiarythmiques. Enfin, dans certains cas, son utilisation rend de grands services en particulier quand le diagnostic ne peut être posé avec certitude. C’est le cas de certaines angines de poitrine par exemple, ou si l’épreuve d’effort est impossible ou non significative, pour dépister une ischémie myocardique silencieuse (c’est-à-dire sans douleur thoracique) chez des sujets à facteurs de risque élevés (tabac, alcool, sucre, athérome, hypertension artérielle, etc). Un enregistreur à cassette de la dimension d’un baladeur va permettre d’effectuer cet examen. Grâce à des électrodes collées sur la poitrine du patient, l’appareil va capter les battements et les activités électriques du cœur et les transmettre à l’enregistreur placé autour de la taille. Le déroulement lent de la bande magnétique autorise l’enregistrement de la moindre modification du rythme cardiaque. Le cardiologue va ensuite faire défiler cette bande à vitesse accélérée. Cet enregistrement contient environ 100 000 complexes cardiaques (un complexe correspondant à un battement cardiaque). Les éventuelles modifications de l’enregistrement doivent être corrélées avec les activités journalières du patient. Certains événements de la journée comme un repas, et différentes activités, sont susceptibles de modifier le rythme cardiaque (émotions, joies, efforts, etc.). Tout ceci est noté sur un cahier qui va aider le praticien à poser son diagnostic.

AVC: il aura deux fois plus de conséquences graves en 2030, comment le prévenir?

SANTÉ - Moins d'accidents vasculaires cérébraux (AVC), mais deux fois plus de conséquences graves d'ici 2030 dans le monde. C'est le constat alarmant d'une double étude publiée jeudi 24 octobre.
La première a été réalisée par le Global and Regional Burden of Stroke entre 1990 et 2010, et publiée sur le site The Lancet. La seconde est publiée sur The Lancet Global Health et a été dirigée par Valery Feigin, directeur du National Institue for Stroke and Applied Neuroscience à l'université AUT de Nouvelle-Zélande.
Deux études, deux résultats. Elles montrent d'abord une augmentation du nombre d'AVC de 25% en vingt ans chez les personnes âgées de 20 à 64 ans.
Elles révèlent également que les jeunes étaient de plus en plus touchés (+6% en 20 ans).
Elles annoncent surtout une augmentation de plus de 50% des handicaps, maladies et morts prématurées provoqués par des AVC d'ici 2030.
L'AFP rappelle qu'avec "150.000 personnes touchées chaque année et 62.000 décès dans les 6 mois qui suivent, l'AVC est la 3e cause de mortalité chez les Français - la première chez les femmes - et la seconde cause de démence après la maladie d'Alzheimer". Et que la prise en charge s'est améliorée depuis une dizaine d'années, notamment grâce à la création d'un réseau d'unités neurovasculaires (UNV) qui, selon le Professeur Thierry Moulin, président de la Société française Neuro Vasculaire (SFNV), ont "fait preuve de leur efficacité en réduisant la mortalité et la dépendance d'environ 40%".
Voici les principaux points qui ressortent de ces enquêtes:
  • La plupart des cas d'AVC ne touchent plus majoritairement les personnes âgées de 75 ans et plus, mais aussi les personnes de 74 ans ou moins
  • Si le nombre d'AVC a diminué, ceux qui entraînent la mort ont augmenté de 26% (5,9 millions de personnes sur 20 ans).
  • Si la tendance est vérifiée, en 2030, le nombre de gens touchés va doubler (12 millions de morts, 70 millions de survivants, 200 millions malades ou infirmes).
  • Dans les pays développés, cette augmentation reflète probablement une mauvaise alimentation, de l'hypertension, obésité, inactivité physique, ainsi qu'une forte consommation de tabac.
  • Les principales régions concernées? Europe de l'est, Afrique du nord, Asie du sud-est
S'il n'existe pas de remède miracle, l'AFP alerte sur la nécessité d'une prise en charge immédiate des AVC pour réduire leurs conséquences. "Chaque minute perdue, c'est deux millions de neurones détruits. La prise en charge doit intervenir idéalement dans les 90 minutes suivant l'AVC et au grand maximum dans les 4 heures et demie", souligne Thierry Moulin, avant la Journée mondiale des AVC



Point dans le dos

Ce n'est que le symptôme d'une foule de maladies.

Citons :
- la PLEURESIE ,
- l'EMBOLIE PULMONAIRE
- l'INFARCTUS DU MYOCARDE
- LA PNEUMONIE
- la COLIQUE HEPATIQUE
- LA NEVRALGIE INTERCOSTALE
- l'ARTHROSE VERTEBRALE
- lAEROCOLIE
- Dissection de l’aorte
et bien d'autres.

Seul le médecin fer la diagnostic précis de la cause et déterminera le traitement adéquat

Pleurésie

C'est un épanchement liquidien qui se constitue entre les deux feuillets de la plève (qui est la séreuse qui entoure les poumons) .
Elle peut être d'origine tuberculeuse, cancéreuse, infectieuse, cardio-vasculaire, parasitaire, le fait de maladies collagénoses, d'infections sous-diaphragmatiques, comme par exemple la cholécystite aigue, la cirrhose du foie.

SYMPTOMES

Débute parfois par un point de côté, dorsal ou pariétal accompagné d'une toux sèche, irritative, exacerbant la douleur
Cette douleur qui peut être très vive au début, s'atténue en général lorsque l'épanchement se produit..
Elle peut irradier vers l'épaule ou parfois vers l'abdomen, simulant un "abdomen aigu".

L'examen du médecin retrouve les trois signes majeurs de la pleurésie :
- l'abolition des vibrations vocales à la palpation (le fameux "dites 33" ne se traduit plus par le passage des vibrations vocales comme elles devraient se faire)
- lors de l'auscultation on n'entend plus le murmure vésiculaire
- la percussion signe la matité thoracique.
- Au début de la maladie un frottement pleural peut être entendu à l'auscultation qui ressemble à un bruit de" cuir neuf ".
Cela est dû au frottement des deuc feuillets de la plèvre l'un sur l'autre, avant que l'épanchement ne soit constitué

La ponction pleurale permettra de recueiller le liquide.
Ce liquide peut être sérofibrineux, purulent ou hémorragique selon la cause de cette pleurésie.( tuberculeuse, infectieuse ou cancéreuse) .

TRAITEMENT

Le traitement est fonction de la cause de la pleurésie et cette cause sera déterminée par l'examen du liquide pleural que l'on aura récupéré par la ponction pleurale.
Il faudra lutter contre l'infection, soit tuberculeuse, soit à germe banal, accélérer la résorption de l'épanchement par ponctions répétées, voire l'emploi de corticoïdes locaux, commencer rapidement une kinésithérapie pour éviter les séquelles pleurales.


Embolie pulmonaire

Pour aller plus loin : 
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C'est la migration d'un caillot dans une artère pulmonaire, avec stase dans une branche proximale ou distale de celle-ci, c'est-à-dire avec arrêt plus ou moins loin dans la ramification de cette artère pulmonaire.

La symptomatologie sera d'autant plus dramatique que le caillot bouchera l'artère près de sa naissance.

Le territoire du poumon dépendant de cette artère ne sera plus vascularisé. Il en résultera un véritable infarctus pulmonaire.

Si l'artère est bouchée à sa naissance, il se produit une défaillance cardiaque, en général rapidement mortelle.

CAUSE

C'est un caillot qui s'est formé en général dans une veine d'un membre inférieur (phlébite), et qui s'est détaché pour parvenir au coeur puis être envoyé dans la circulation artérielle du poumon.
Heureusement le caillot en général est petit et ne provoque pas la défaillance cardiaque mortelle.

Tout cela pour dire combien les traitements anticoagulants post-opératoires sont importants et combien il importe de les suivre scrupuleusement pour éviter cette redoutable complication.
Après une intervention chirurgicale emboligène (favorisant la survenue d'une embolie pulmonaire) il convient donc d'administrer un traitement préventif qui sera fait d'HEPARINES DE BAS POIDS MOLECULAIRE (Voir ce terme) et d'aspirine.

SYMPTOMES

Le début est brutal, matérialisé par une douleur thoracique angoissante, accompagnée d'une respiration rapide et superficielle. Le malade est cyanosé (bleu), couvert de sueur, le coeur est rapide et la tension artérielle chute.
Il existe des formes foudroyantes: c'est la mort subite.

Des formes frustes: c'est un petit caillot qui est responsable et les signes ne sont pas très nets, souvent c'est un crachat marqué de sang quelques jours plus tard qui confirmera le diagnostic.

Ces petites embolies pulmonaires passent souvent inaperçues :
Une petite douleur pleurétique, une respiration plus rapide, une tachycardie fugace, une brève hypotension artérielle,un épisode d'arythmie ou un léger fébricule doivent faire suspecter l'embolie pulmonaire chez tout malade alité, ou en présence de facteurs prédisposants ( par exemple plâtre, post-partum, chirurgie orthopédique)

EXAMENS COMPLEMENTAIRES

Le diagnostic de ces formes frustes sera confirmé par une scintigraphie pulmonaire.

Le dosage des DIMERES peut rendre de grands services pour sa valeur prédictive négative en cas de suspicion.

Dans les formes sévères, l'ECHOGRAPHIE DOPPLER (Voir ce terme) cardiaque permettra d'éliminer une TAMPONNADE (Voir ce terme) .

L'échographie doppler veineuse des membres inférieurs reste indispensable en permettant de mettre en évidence la thrombose veineuse et de situer la partie supérieure du caillot.
Cette échographie devra être refaite avant le premier lever du malade.

L'angiographie pulmonaire sélective reste l'examen de référence avec une sensibilité et une spécificité de 100 %.
Elle montre l'image claire du caillot, l'hypovascularisation en aval de ce caillot, et permet la mesure de l'INDEX DE MILLER (Voir ce terme) qui reflète l'extension du territoire exclus.

Actuellement un angioscanner associé au dosage des
D Dimeres suffit pour poser à coup sûr le diagnostic d'embolie pulmonaire ,sans avoir à recourir au doppler des membres inférieurs.

TRAITEMENT

Dans la forme habituelle, il s'agit d'une urgence médicale.

Il consiste en la mise en oeuvre d'un traitement anti-coagulant par l'héparine intra-veineuse en perfusion. Il faudra traiter le choc éventuel et bien entendu administrer de l'oxygène.
Dans certains cas, un traitement thrombolytique devra être envisagé, c'est-à-dire qui vise à lyser (à dissoudre en quelque sorte) le caillot.
Il existe des contrindications à ce traitement thrombolytique.

CONTRINDICATIONS
-affections hémorragiques connues
-antécédents d'accident vasculaire cérébral
- rétinopathie hémorragique (diabétique par exemple)
- traumatisme sévère récent
-réanimation prolongée avec massage cardiaque
- prise de sang récente ou intra musculaire récente
- hypertension artérielle sévère
- endocardite bactérienne, péricardite, dissection aortique
- ulcères digestifs avec saignement récent
- pancréatite aigue
- cancer profond
- hépatopathie sévère( cirrhose par exemple)
- traitement par anticoagulants par antivitamines K
- hémorragie récente.

CONTRINDICATIONS RELATIVES
Grossesse et accouchement récent
Age de plus de 75 ans.

Parfois le traitement chirurgical devra être entrepris (embolectomie), c'est-à-dire ablation chirurgicale du caillot.

Dans un deuxième temps, il faudra éviter les récidives par un traitement anti-coagulant au long cours par les antivitamines K (AVK), en traitant les varices des membres inférieurs, en agissant sur les éventuels troubles du rythme cardiaque (voir ARYTHMIE ) .

Parfois on sera amené à poser un filtre dans la veine cave inférieure pour éviter le passage de caillots venant de la partie inférieure du corps, seulement en cas de contrindication absolue au traitement anticoagulant au long cours

Infarctus du myocarde

C'est l'obstruction totale d'une artère coronaire, en général par un caillot.
Le territoire cardiaque dépendant de cette artère bouchée ne reçoit plus ni oxygène, ni nourriture. C'est donc une ischémie myocardique.
Trés rapidement, les cellules qui constituent ce territoire meurent et changent d'aspect. Elles prennent au bout d'un certain temps un aspect de \"farce\". Il s'agit donc d'un infarcissement, ce qui explique le nom d'infarctus.

SYMPTOMES

Le tableau clinique de début est très souvent dramatique ; la douleur est atroce, constrictive, angoissante, le plus souvent rétro-sternale
Les nausées, voire les vomissements sont extrêmements fréquents, un état de choc peut s'installer, la chute de la tension artérielle est constante. Le malade est pâle, angoissé et souvent couvert de sueur. Cette douleur est permanente, elle dure, elle ne cède pas en quelques minutes comme dans la crise d'ANGINE DE POITRINE mais comme dans la crise d'angine de poitrine cette douleur peut être trompeuse et faire croire à une indigestion ou une crise aigüe de l'épaule par exemple.

QUE FAIRE ?

Il s'agit d'une urgence maximale ; on ne dira jamais assez que les premières heures sont capitales dans l'évolution d'un infarctus et que l'appel au SAMU est impératif le plus rapidement possible.

En attendant l'arrivée des secours :
- laisser le malade allongé
- il ne doit faire absolument aucun effort
- ouvrir le col de la chemise et lui desserrer la ceinture du pantalon.

Le malade hospitalisé sera mis sous monitoring, c'est-à-dire que l'électrocardiogramme sera enregistré en permanence et qu'ainsi pourront être rapidement décelés les troubles du rythme qui sont l'une des complications si redoutées de l'infarctus.

TRAITEMENT

Actuellement, si le traitement a pu être commencé tôt, on privilégie un traitement à visée trombolytique(Voir THROMBOLYSE) c'est-à-dire un traitement qui vise à lyser, à détruire en quelque sorte, le caillot formé.

Ce traitement thrombolytique peut être administré au malade par un médecin traitant avant ou pendant le transport, en cas de certitude diagnostique absolue.

Bien entendu, le traitement anticoagulant gardera toute sa valeur ainsi que la thérapeutique à visée vasodilatatrice

.Un traitement antiagrégant plaquettaire doit être associé le plus rapidement possible également.
L'administration de plavix à la dose de 300 mg associée à l'aspirine semble être le traitement indispensable actuellement.

Par la suite, dans l'infarctus non compliqué, actuellement on privilégie une lévée semi-précoce aux environs du 8ème jour alors qu'auparavant on laissait facilement le malade au lit pendant 20 jours.

Puis on permettra à nouveau une activité très modérée qui sera associée à une psychothérapie de soutien.
De même, on autorisera beaucoup plus rapidement qu'auparavant la reprise de l'activité car cette activité sera d'autant plus difficile que l'inactivité aura été plus longue.

Les facteurs de risque seront réduits.
Il faudra:
- ne plus fumer et cela de façon définitive et pour la vie
- supprimer ou fortement diminuer la consommation de boissons alcoolisées
- éviter les graisses saturées, c'est-à-dire le gras animal
- éviter les gros efforts, qu'ils soient professionnels ou sportifs
- reprendre une activité physique progressive, telle que la marche à pied, la bicyclette en terrain plat, la natation, puis progressivement le golf ou le ski.

Bien entendu le traitement post-infarctus devra être poursuivi pendant très longtemps.
D'abord une surveillance clinique et électrocardiographique régulière surtout pour déceler les éventuels troubles du rythme et les signes d'insuffisance cardiaque.
Ensuite les médicaments :
- les vasodilatateurs coronariens, type dérivés nitrés
- les économiseurs d'oxygène type bétabloquants ou les anticalciques
- les antiagrégants plaquettaires qui sont des médicaments qui empêchent l'agrégation des plaquettes, l'agrégation de ces plaquettes étant le facteur essentiel de la formation du caillot
- les hypolipidémiants qui ne dispenseront de toute façon jamais du régime
- les anticoagulants.
Après un infarctus myocardique, on pourra discuter dans certains cas d'un éventuel PONTAGE ou d'une dilatation par ballonnet.

RAPPEL IMPORTANT : L'ARRET DU TABAC ET LE REGIME SONT IMPERATIFS .

Pneumonie

Pour aller plus loin : 
Affection du poumon qui peut être bactérienne, virale, aiguë ou chronique.
La pneumonie est caractérisée par une exsudation alvéolaire, parfois interstitielle, et par une condensation du parenchyme pulmonaire.
Elle peut atteindre tout un lobe pulmonaire (pneumonie lobaire) ou se présenter par l'atteinte disséminée en petits foyers distincts (broncho-pneumonie)

-1) PNEUMONIE A GERMES BANALS

Le microbe en cause peut être le pneumocoque, staphylocoque, le streptocoque, la bacille de Friedlander
Il faut savoir que la moitié des des sujets sains présentant une pneumonie à pneumocoques sont des fumeurs.
Le TABAGISME PASSIF étant également responsable de la gravité de cette infection. chez les sujets exposés à ce tabagisme passif.( risque doublé) .

SYMPTOMES
Le début est brutal, fait d'un point de côté,d'un grand frisson, une température élevée 39/40°.

Le pouls est accéléré, une difficulté pour respirer est manifeste.
Parfois le malade est cyanosé (teinte bleutée des téguments) et recouvert de sueurs abondantes.

L'apparition d'un HERPES (Voir ce terme) labial est fréquent.
.
La toux, sèche au début, ramène après deux ou trois jours une expectoration typique : crachats ambrés, rouillés, visqueux adhérents au crachoir.

TRAITEMENT
Grâce au traitement précoce, les complications sont exceptionnelles.
Il est fait d'une antibiothérapie très stricte.
Des complications peuvent se voir chez les vieillards, les diabétiques, les alcooliques, les cardiaques, les insuffisants respiratoires.
Ces complications peuvent être des ABCE S DU POUMON , des pleurésies, des septicémies.

-2) PNEUMONIES VIRALES

Beaucoup plus fréquentes de nos jours.
La plus classique est la pneumonie de la grippe.
Symptomes :
Le début est plus progressif, avec céphalées (maux de tête), fièvre, douleurs musculaires, une rhinopharyngite, puis la toux survient ramenant une expectoration purulente s'il existe une surinfection bactérienne.

- 3) PNEUMONIE A PNEUMOCYSTIS CARINII  

TRAITEMENT :
Le traitement antibiotique évite ces surinfections bactériennes.
Bien d'autres virus peuvent être responsables de pneumonies virales.
Les MYCOPLASMES , Les CHLAMYDIAE , certaines RICKETTSIES (Voir ces termes) peuvent également être à l'origine de pneumonies

Colique hépatique


C'est le passage d'un calcul dans les voies biliaires qui provoque une tension importante de ces voies biliaires et qui déclenche la douleur.
C'est souvent après un repas riche en graisses que cette crise se déclenche.
Ce sont en général de petits calculs qui déclenchent la crise car les gros calculs restent bloqués le plus souvent dans la vésicule .

SYMPTOMES

Il s'agit d'une douleur violente qui siège dans l'hypochondre droit (sous les côtes à droite), qui irradie très souvent dans le dos et vers l'épaule droite.
Elle est continue avec des paroxysmes.
Elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures.
Cette douleur survient surtout la nuit, plus fréquemment chez les femmes.
S'y associent des nausées et des vomissements.
Après la crise un subictère peut se manifester associé à un prurit et à un petit fébricule.

Des examens complémentaires seront à envisager : échographie, cholescystographie (radio de la vésicule après opacification), quand la crise sera terminée.

COMPLICATIONS

De nombreuses complications sont possibles
-CHOLECYSTITE AIGUE
- LITHIASE DU CHOLEDOQUE avec ictère par obstruction
- PANCREATITE AIGUE
- ILEUS BILIAIRE
(voir ces termes)

TRAITEMENT

Pour l'heure il faut soulager le malade rapidement.

Les antispasmodiques s'imposent, par exemple :
- Buscopan
- Viscéralgine
- Spasfon
associés aux antalgiques et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (A .I .N .S .) .

La diète hydrique est de règle (ne pas donner à boire en raison des vomissements) .
Ce n'est que le calme revenu que l'on pratiquera les examens complémentaires décrits ci-dessus, de manière à mettre en oeuvre le traitement, souvent chirurgical, mais actuellement également instrumental non invasif, c'est-à-dire que l'on monte une sonde passée par les voies digestives naturelles (bouche, oesophage, estomac) pour essayer, s'il n'est pas trop gros, d'extraire le calcul responsable.
Cela se fait sous contrôle radioscopique.

Il existe également un traitement médical qui vise à dissoudre les calculs.
Il ne peut être employé que si les calculs sont petits et non calcifiés (donc très peu visibles à la radiographie) .

Ce traitement est long : 18 mois à 2 ans.
Il impose en régime sévère pendant ce temps et il faut savoir que les récidives sont fréquentes.
Dans certains cas particuliers on peut par un trocard transcutané pénétrer dans la vésicule et y injecter un produit solvant qu'on laisse en place quelques heures avant de réaspirer ce produit qui aura dissout les calculs. Il faut recommencer plusieurs fois ce lavage pour être efficace.
Cette technique se fait sous contrôle radioscopique.
(voir LITHIASE VESICULAIRE )

Enfin il faut signaler la possibilité de détruire les calculs par LITHOTRIPSIE

Le traitement chirurgical reste obligatoire pour toute lithiase vésiculaire qui aura provoqué des signes évidents de complications.
Enfin, Il faut signaler la possibilité d'intervention percutanée.

Névralgie intercostale


Elle se manifeste par une douleur latéro-thoracique en ceinture qui a souvent un point de départ douloureux arthrosique vertébral.

SYMPTOMES

La douleur à point de départ vertébral irradie sur le côté du thorax. Cette douleur est violente, souvent exacerbée par les mouvements et par la toux.

CAUSES

Certes si fréquemment la dorsarthrose (arthrose vertébrale) est responsable de cette névralgie intercostale, il faut noter que de nombreuses causes peuvent être responsables de cette douleur:
- un cancer vertébral (voir CANCER OSSEUX ),
- un MYELOME ,
- une OSTEOPOROSE qui peut produire un tassement vertébral,
- un MAL DE POTT ,
- des tumeurs intra-rachidiennes,
- une SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE (voir ces termes),
- des tumeurs intra-thoraciques (cancer pleuro-pulmonaire, anévrisme de l'aorte) .

TRAITEMENT

Le traitement de la névralgie intercostale banale repose sur les antalgiques (Aspirine par exemple), les myorelaxants, les ANTI INFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS

Aérocolie

C'est l'accumulation de gaz dans le côlon, principalement au niveau des angles coliques gauche et droit. Souvent en rapport avec une fermentation intestinale, elle-même due à un ralentissement du transit intestinal. Ce ralentissement est fréquemment en rapport avec une mauvaise secrétion biliaire.

Cette insuffisance de secrétion biliaire ralentit le transit et favorise ainsi la fermentation intestinale.

SYMPTOMES

Un ballonnement intestinal est de règle. Quand la quantité de gaz est trop importante, en particulier au niveau de l'angle colique gauche, cela peut irriter le coeur par compression de bas en haut. Ce point au coeur est parfois très anxiogène, mais n'a aucun rapport avec une maladie cardiaque.

TRAITEMENT

- Il consiste à modifier ses habitudes alimentaires en évitant les aliments qui fermentent facilement : les haricots blancs, les lentilles, les choux, les salsifis, les oignons, les artichauts.

- En cas de crise, des désinfectants intestinaux seront utiles (Intétrix, Ercefuryl, Ganidan) . Le charbon sera toujours utile (Carbolevure, Formocarbine etc) .

- Des médicaments cholagogues seront très utiles, car ils augmentent l'évacuation de la bile hors de la vésicule biliaire (Sorbitol, Sulfate de magnésie) .

- Enfin, l'emploi de sédatifs et tranquillisants peut s'avérer indispensable.

La dissection de l’aorte

Définition


La dissection aortique, appelée aussi anévrisme disséquant de l'aorte, est le déchirement de la paroi de l'aorte, grosse artère qui part du coeur pour distribuer le sang dans tout l'organisme. Ce phénomène est rare et très grave, car il peut conduire à la rupture totale de l'aorte et à une mort certaine. Très souvent, cette dissection est localisée au niveau de l'aorte thoracique. Il existe cependant plusieurs types de dissections, classifiées par types. Historiquement, cette classification anatomique est la classification de De Bakey, établie en fonction de l'origine de la déchirure, et de son étendue. On distingue ainsi 3 types : type 1 qui débute à l'aorte ascendante, jusqu'à la portion descendante, type 2 qui débute et se localise uniquement à l'aorte ascendante et le type 3 qui débute et se localise à l'aorte descendante. Plus récemment a été introduite la classification de Stanford aujourd'hui classification de référence avec le type A où la dissection intéresse l'aorte ascendante et le type B ou elle intéresse l'aorte descendante.

Symptômes


Les symptômes d'une dissection aortique se manifestent de manière soudaine. En voici quelques-uns :
  • des douleurs thoraciques brutales ou au niveau dorsal avec sensation de descente de ces douleurs vers le bas ;
  • la douleur est migratrice ;
  • les autres signes cliniques sont en rapport avec une complication de cette dissection avec notamment la possible survenue d'un malaise, un état de choc, des hémorragies, etc.

Diagnostic


==Diagnostic== et traitement sont menés simultanément étant donné la gravité du cas. Outre l'observation des signes cliniques, le médecin effectuera une radiographie thoracique, un électrocardiogramme, et un examen d'imagerie pour localiser la dissection, soit un scanner, une IRM ou parfois une échographie en fonction de la disponibilité de ces examens de du degré d'urgence.

Traitement


Les traitements varient en fonction des types de dissection. Les dissections de l'aorte ascendante (type A de Stanford) nécessitent une intervention chirurgicale cardiaque immédiate. Quant aux dissections descendantes (type B de Stanford), leur traitement est initialement fait par cathétérisme avec pose de stent et en recours secondaire à la chirurgie est parfois réalisé.

Prévention


Il faut faire preuve de vigilance au niveau alimentaire en mangeant peu salé et un suivi régulier en cas d'hypertension artérielle qui est le principal facteur à l'origine des dissections aortiques.




Concerts

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