Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est un ensemble de symptômes provoqués par un œdème pulmonaire (accumulation de liquide dans les poumons). De nombreuses causes peuvent être à l'origine de cet œdème, notamment une pneumonie, une intoxication, une septicémie ou une pancréatite (inflammation du pancréas). Le SDRA se manifeste surtout par une insuffisance respiratoire, une accélération de la ventilation pulmonaire (tachypnée) et une forte baisse du taux d'oxygène dans le sang (hypoxémie). Il s'agit d'une urgence médicale. Le patient sera placé sous oxygène avec si besoin un recours à la ventilation mécanique. Une antibiothérapie sera indiquée en cas d'infection.
Symptômes et évolution
Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est une forme sévère d’insuffisance respiratoire. Selon la définition de Berlin fixée en 2012, il est caractérisé par la présence de quatre critères diagnostiques : insuffisance respiratoire depuis une semaine, œdème pulmonaire qui ne serait pas dû à une défaillance cardiaque, opacités bilatérales visibles à l’imagerie, hypoxémie (baisse de la quantité d’oxygène dans le sang). Selon le niveau d’hypoxémie, le syndrome est considéré comme léger, modéré ou sévère. Les principaux symptômes du SDRA sont les difficultés pour respirer (dyspnée), l’hypotension (tension basse) et l’essoufflement, souvent associés à ceux de la pathologie en cause. Le pronostic du SDRA est variable, selon l’état de santé initial du patient et de la nature de la maladie en cause. Il entraîne des séquelles à long terme dans la plupart des cas.
Causes et facteurs de risque
Le syndrome de détresse respiratoire aiguë est une réaction inflammatoire. « Le SDRA est l’expression d’une agression de la membrane alvéolo-capillaire qui peut être directe (…) ou indirecte », indique le Collège des enseignants de médecine intensive réanimation (source). Aussi, ses causes sont diverses : pneumopathie, contusion, embolie graisseuse, inhalation de fumée toxique, noyade, pancréatite, transfusions de sang multiples… L’alcoolisme et les prédispositions génétiques font également partie des facteurs de risque connus de syndrome de détresse respiratoire aiguë.
Diagnostic
Le diagnostic du syndrome de détresse respiratoire aiguë repose sur l’observation des quatre critères de la définition de Berlin, après avoir écarté la possibilité d’un œdème pulmonaire d’origine cardiaque. La démarche diagnostique inclut également l’identification de la cause du SDRA ainsi qu’une analyse des antécédents du patient et du contexte de survenue des symptômes.
Traitement
Le traitement du syndrome de détresse respiratoire aiguë s’effectue en premier lieu réanimation au moyen de techniques de ventilation mécanique pour rétablir l’oxygénation. En cas de SDRA sévère, le patient est positionné en décubitus ventral (à plat ventre) pendant plusieurs heures par jour pour améliorer les effets de la ventilation. La prise en charge du SDRA nécessite également le traitement de sa cause pour espérer une guérison.
Notes de révision
Mai 2012 : Ajout de l'infirmière auxiliaire et de l'externe en SI comme professionnels autorisés.
Février 2014 : Retrait de l'infirmière auxilliaire.
Cadre de référence
Définition(s)
Technique d'écoute des bruits pulmonaires à l'aide d'un stéthoscope.
Évaluer les bruits pulmonaires
Identifier les bruits pulmonaires normaux
Déceler les bruits pulmonaires anormaux
Contribuer à l'élaboration d'un diagnostic par la transmission des données
Évaluer la réponse suite à un traitement ou à un médicament.
Indication
Chez tout usager avec ou sans problème pulmonaire.
Généralités
Rappel anatomophysiologique
La cage thoracique est constituée de 12 paires de côtes formant la protection osseuse des poumons (droit et gauche) et du coeur
Le poumon est recouvert d'une membrane séreuse, la plèvre, qui est constituée de deux feuillets, le pariétal et le viscéral
Le poumon droit est composé de 3 lobes (supérieur, moyen et inférieur) et assure environ 55 % de la ventilation pulmonaire
Le poumon gauche est composé de 2 lobes (supérieur et inférieur) et assure environ 45 % de la ventilation pulmonaire
Le système respiratoire a deux fonctions vitales
fournir de l'oxygène aux cellules de l’organisme
libérer le gaz carbonique produit par les cellules
La respiration est composée de cinq processus distincts
la ventilation pulmonaire ou l'entrée de l'air dans les conduits respiratoires et les alvéoles pulmonaires
la respiration externe ou échanges gazeux (O2 et CO2) entre les alvéoles pulmonaires et le sang des capillaires pulmonaires
le transport des gaz qui est le transport de l'O2 et du CO2 entre les poumons et les cellules de l'organisme par l'intermédiaire du système cardiovasculaire et du sang
la respiration interne ou l'échange gazeux entre le sang des capillaires systémiques et les cellules de l'organisme
la respiration cellulaire ou processus qui met en contribution l'O2 et les réactions de la chaîne respiratoire mitochondriale de la cellule
Lignes de repères thoraciques
Murmures
Face postérieure
Face latérale
Face antérieure
Conditions favorables à une bonne auscultation
Un environnement silencieux et calme
Un stéthoscope appliqué directement sur la peau
si présence de poils, appuyer fermement sur le pavillon du stéthoscope
si usager très mince, utiliser le côté de la cloche ou cupule en appuyant fermement sur l'espace intercostal
Une respiration buccale lente et profonde plutôt que nasale
afin d'éliminer les bruits nasaux
Une toilette bronchique si présence de bruits anormaux
demander à l'usager de tousser et d'expectorer avant
reprendre l'auscultation au même endroit
Une brève période de repos entre l'auscultation des différents sites
afin de prévenir la fatigue respiratoire ou l'hyperventilation
Une auscultation successive de deux zones symétriques
afin de comparer le bruit entendu à celui du côté opposé.
Séquence et sites d'auscultation
L'auscultation s'effectue idéalement selon une séquence en escalier allant de haut vers le bas et débutant à la face postérieure
L'auscultation devrait couvrir tous les lobes pulmonaires sur les faces postérieure, latérales (droite et gauche), et antérieure du thorax
voir technique d'auscultation dans la section « Procédure ».
Bruits respiratoires normaux
Bruits respiratoires normaux
Description
Audio
Bruits trachéaux
Entendus de chaque côté de la trachée
Son intense et rude
Peu utile cliniquement
Durée équivalente à l'inspiration et à l'expiration avec courte pause entre les deux
Bruits bronchiques
Entendus à la face antérieure au niveau du manubrium
Son intense et rude
Peu utile cliniquement
Durée plus longue à l'expiration qu'à l'inspiration, avec courte pause entre les deux
Bruits bronchovésiculaires
Entendus à la face supéro-postérieure droite (entre les omoplates, proche de la colonne vertébrale), et à la face antérieure de chaque côté du sternum (2eespace intercostal)
Son moins rude et moins intense que les bruits trachéaux ou les bruits bronchiques
Peu utile cliniquement
Durée presque équivalente à l'inspiration qu'à l'expiration
Murmures vésiculaires
Entendus au niveau de tous les lobes sur les faces antérieures, latérales et postérieures
Son doux et basse tonalité
Très utile cliniquement
Durée plus longue à l'inspiration qu'à l'expiration
Bruits respiratoires anormaux
Bruits respiratoires anormaux
Description
Audio
Bruits bronchiques anormaux
Bruits bronchiques entendus ailleurs qu'autour du manubrium
Remplacent les murmures vésiculaires
Peuvent être causés par l'infiltration pulmonaire, pneumonie et l'infection
Craquements fins
(Crépitants fins)
Bruits surajoutés discontinus entendus surtout aux bases pulmonaires
Entendus surtout en fin d'inspiration
Causés par une série de brèves explosions dans les alvéoles et les petits conduits aériens, et par la présence de sécrétions, de sang, de pus et de liquide (M.Brûlé, L.Cloutier,2002)
Sons doux, de haute tonalité, très brefs
Ne disparaissent pas à la toux
Comparés au bruit que fait une mèche de cheveux qu'on roule entre les doigts (M.Brûlé, L.Cloutier,2002)
Craquements rudes
(Crépitants rudes)
Bruits surajoutés discontinus sous forme de gargouillements ou de bruits de maïs qu'on fait éclater
Entendus surtout au niveau des grosses bronches
Entendus surtout tout au long de l'inspiration et en début de l'expiration
Causés par l'air qui entre en collision avec l'accumulation de sécrétions dans la partie supérieure des poumons (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
Sons forts, de basse tonalité, plus longs
Diminuent après la toux, un changement de position ou une aspiration bronchique
Comparés à un feu de bois qui pétille ou à du maïs qu'on fait éclater, ils ressemblent aussi à des gargouillements (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
Sibilants
Bruits surajoutés continus à prédominance expiratoire et de tonalité aiguë
Causé par le passage de l'air qui traverse la bronchiole rétrécie par un spasme, un oedème, masse ou des sécrétions
Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on dégonfle un ballon dont on pince l'orifice (M.Brûlé,L.Cloutier,2002)
Wheezing (Respiration sifflante)
Bruits surajoutés continus audibles à l'inspiration et/ou à l'expiration
Son sibilant, de tonalité aiguë, mais audible à l'oreille nue, sans auscultation
Causés par un bronchospasme sévère
Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on dégonfle un ballon dont on pince l'orifice (M.Brûlé,L.Cloutier,2002)
Ronchi
Bruits surajoutés continus, à prédominance expiratoire et basse tonalité
Entendus surtout au niveau des grosses bronches sous forme de ronflement ou de vibration
Causés par la perte d'élasticité des bronches ou des sécrétions qui compriment
Peuvent disparaitre après la toux ou une aspiration bronchique
Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on souffle dans le goulot d'une bouteille, à des ronflements ou au vent qui entre par une fenêtre entrouverte (M.Brûlé,L.Cloutier, 2002)
Écouter le son en mettant le volume au maximum concernant cette audio
Frottement Pleural
Bruit extra-pulmonaire, superficiel et qui ressemble à des craquements
Entendu en fin d'inspiration et en début d'expiration
Entendu surtout au niveau de la ligne axillaire antérieure gauche ou droite (±7e côte)
Ne disparrait pas après la toux
Causé par la perte de lubrification entre les deux feuillets de la plèvre (viscérale et pariétal) reliée à l'inflammation
Comparé au bruit que font deux morceaux de cuir frottés l'un contre l'autre (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
Stridor
Bruit extra-pulmonaire très fort, audible à l'oreille nue
Entendu au niveau du larynx, au-dessus d'une région oedémateuse ou obstruée et entendu très fort au niveau trachéal, surtout à l'inspiration
Causé principalement par un corps étranger, un croup et une épiglottite aiguë
Squawks (squawk)
Bruits inspiratoires pathologiques à caractère musical relativement courts
Ils sont souvent précédés de craquements
Ils sont occasionnellement trouvés chez les usagers atteints de désordres pulmonaires interstitiels
Auscultation pulmonaire et bruits vocaux
Bruits vocaux
Bruits vocaux normaux
Bruits vocaux anormaux
Audio
L'usager doit prononcer d'une voix grave «trente-trois », sans s'arrêter
Les bruits sont étouffés et indistincts, symétriquement dans les deux poumons
Bronchophonie
si les bruits sont clairs et distincts dans une région donnée à comparer avec la région opposée
associée à une condensation des tissus ou à une région où l'air ne peut pas pénétrer
L'usager doit prononcer les sons « éé » sans arrêt
Les bruits sont assourdis et prolongés, symétriquement dans les deux poumons
Égophonie
si les bruits sont clairement entendus perçus comme « éé » dans une région donnée ou comme « ai ai »
associée à une condensation des tissus ou une atélectasie
écouter l'audio de l'égophonie
L'usager doit prononcer «un-deux-trois » en chuchotant, sans s'arrêter
Les bruits sont très faiblement entendus
Pectoriloquie aphone
si les bruits sont plus forts et plus clairs dans une région donnée
associée à une condensation des tissus ou une atélectasie
écouter l'audio de la pectoriloquie aphone
Nouvelles Techniques d'auscultation avec capture et détection des sons (Source : Reichert et coll, 2008)
Les auteurs évoquent les perspectives technologiques du signal acoustique pulmonaire
une description des nouvelles techniques de capture et de détection des sons auscultatoires
une caractérisation des marqueurs pathologiques connus (sibilants et craquements) pour lesquels des algorithmes de détection automatique ont été développés
une mise en relation objective des sons respiratoires anormaux avec une pathologie respiratoire particulière
une technologie novatrice en télémédecine qui permettra une « auscultation à distance des usagers par l'interprétation des sons transmis »
un exemple bref et simplifié d'un extrait sonore de l'enregistrement des sibilants fait à l'aide de stéthoscope avec enregistrement
Auscultation et affections pathologiques les plus courantes
Affection
Description brève
Éléments auscultatoires
Asthme
Affection reliée à un bronchospasme ou à une obstruction bronchique totalement ou partiellement réversible, spontanément ou sous traitement bronchodilatateur
Le bronchospasme est relié à une hypersensibilité ou une inflammation des voies respiratoires
Les causes peuvent être une allergie, un stress ou une activité physique plus intense
Des sibilants dans toute la région affectée
Les murmures vésiculaires sont diminués ou absents dans la région affectée
Bronchite
C'est une inflammation et une surproduction du mucus des bronches aiguë ou chronique
L'inflammation et la surproduction du mucus obstruent le passage de l'air
Il y a un affaissement de certaines alvéoles relié à l'obstruction des bronchioles terminales par des sécrétions
Bruits vocaux diminués évalués en dehors des crises
Murmures vésiculaires normaux ou diminués
Bruits vocaux normaux
Présence de ronchi
Bruits bronchiques anormaux en cas de bronchite chronique
Craquements dans les régions alvéolaires
Sibilants occasionnels
Emphysème
Hyperdilatation permanente des alvéoles avec destruction des parois alvéolaires
Relié à la diminution du tonus et de la résistance du poumon surtout durant l'expiration
Murmures vésiculaires diminués
Bruits bronchiques anormaux possibles en cas de bronchite chronique associée
Ronchi
Sibilants et / ou wheezing
Bruits bronchiques anormaux
Oedème aigu du poumon
C'est la congestion pulmonaire avec la présence de liquide au niveau des alvéoles reliée à une insuffisance ventriculaire gauche aiguë et grave
Craquements bilatéraux entendus le plus souvent au début aux bases pulmonaires, et qui peuvent évolués vers les apex
Murmures vésiculaires normaux
Wheezing
Pneumonie Lobaire
Infection du parenchyme pulmonaire et des alvéoles
Les alvéoles sont remplies de bactéries, de débris cellulaires, de liquide et / ou de sang
Hypoxémie reliée à l'altération de l'échange gazeux
Bruits bronchiques anormaux au niveau de la région affectée
Seul le médecin fer la diagnostic précis de la cause et déterminera le traitement adéquat
Pleurésie
C'est un épanchement liquidien qui se constitue entre les deux feuillets de la plève (qui est la séreuse qui entoure les poumons) . Elle peut être d'origine tuberculeuse, cancéreuse, infectieuse, cardio-vasculaire, parasitaire, le fait de maladies collagénoses, d'infections sous-diaphragmatiques, comme par exemple la cholécystite aigue, la cirrhose du foie.
SYMPTOMES
Débute parfois par un point de côté, dorsal ou pariétal accompagné d'une toux sèche, irritative, exacerbant la douleur Cette douleur qui peut être très vive au début, s'atténue en général lorsque l'épanchement se produit.. Elle peut irradier vers l'épaule ou parfois vers l'abdomen, simulant un "abdomen aigu".
L'examen du médecin retrouve les trois signes majeurs de la pleurésie : - l'abolition des vibrations vocales à la palpation (le fameux "dites 33" ne se traduit plus par le passage des vibrations vocales comme elles devraient se faire) - lors de l'auscultation on n'entend plus le murmure vésiculaire - la percussion signe la matité thoracique. - Au début de la maladie un frottement pleural peut être entendu à l'auscultation qui ressemble à un bruit de" cuir neuf ". Cela est dû au frottement des deuc feuillets de la plèvre l'un sur l'autre, avant que l'épanchement ne soit constitué
La ponction pleurale permettra de recueiller le liquide. Ce liquide peut être sérofibrineux, purulent ou hémorragique selon la cause de cette pleurésie.( tuberculeuse, infectieuse ou cancéreuse) .
TRAITEMENT
Le traitement est fonction de la cause de la pleurésie et cette cause sera déterminée par l'examen du liquide pleural que l'on aura récupéré par la ponction pleurale. Il faudra lutter contre l'infection, soit tuberculeuse, soit à germe banal, accélérer la résorption de l'épanchement par ponctions répétées, voire l'emploi de corticoïdes locaux, commencer rapidement une kinésithérapie pour éviter les séquelles pleurales.
C'est la migration d'un caillot dans une artère pulmonaire, avec stase dans une branche proximale ou distale de celle-ci, c'est-à-dire avec arrêt plus ou moins loin dans la ramification de cette artère pulmonaire.
La symptomatologie sera d'autant plus dramatique que le caillot bouchera l'artère près de sa naissance.
Le territoire du poumon dépendant de cette artère ne sera plus vascularisé. Il en résultera un véritable infarctus pulmonaire.
Si l'artère est bouchée à sa naissance, il se produit une défaillance cardiaque, en général rapidement mortelle.
CAUSE
C'est un caillot qui s'est formé en général dans une veine d'un membre inférieur (phlébite), et qui s'est détaché pour parvenir au coeur puis être envoyé dans la circulation artérielle du poumon. Heureusement le caillot en général est petit et ne provoque pas la défaillance cardiaque mortelle.
Tout cela pour dire combien les traitements anticoagulants post-opératoires sont importants et combien il importe de les suivre scrupuleusement pour éviter cette redoutable complication. Après une intervention chirurgicale emboligène (favorisant la survenue d'une embolie pulmonaire) il convient donc d'administrer un traitement préventif qui sera fait d'HEPARINES DE BAS POIDS MOLECULAIRE (Voir ce terme) et d'aspirine.
Le début est brutal, matérialisé par une douleur thoracique angoissante, accompagnée d'une respiration rapide et superficielle. Le malade est cyanosé (bleu), couvert de sueur, le coeur est rapide et la tension artérielle chute. Il existe des formes foudroyantes: c'est la mort subite.
Des formes frustes: c'est un petit caillot qui est responsable et les signes ne sont pas très nets, souvent c'est un crachat marqué de sang quelques jours plus tard qui confirmera le diagnostic.
Ces petites embolies pulmonaires passent souvent inaperçues : Une petite douleur pleurétique, une respiration plus rapide, une tachycardie fugace, une brève hypotension artérielle,un épisode d'arythmie ou un léger fébricule doivent faire suspecter l'embolie pulmonaire chez tout malade alité, ou en présence de facteurs prédisposants ( par exemple plâtre, post-partum, chirurgie orthopédique)
EXAMENS COMPLEMENTAIRES
Le diagnostic de ces formes frustes sera confirmé par une scintigraphie pulmonaire.
Le dosage des DIMERES peut rendre de grands services pour sa valeur prédictive négative en cas de suspicion.
Dans les formes sévères, l'ECHOGRAPHIEDOPPLER (Voir ce terme) cardiaque permettra d'éliminer une TAMPONNADE (Voir ce terme) .
L'échographie doppler veineuse des membres inférieurs reste indispensable en permettant de mettre en évidence la thrombose veineuse et de situer la partie supérieure du caillot. Cette échographie devra être refaite avant le premier lever du malade.
L'angiographie pulmonaire sélective reste l'examen de référence avec une sensibilité et une spécificité de 100 %. Elle montre l'image claire du caillot, l'hypovascularisation en aval de ce caillot, et permet la mesure de l'INDEX DE MILLER (Voir ce terme) qui reflète l'extension du territoire exclus.
Actuellement un angioscanner associé au dosage des D Dimeres suffit pour poser à coup sûr le diagnostic d'embolie pulmonaire ,sans avoir à recourir au doppler des membres inférieurs.
TRAITEMENT
Dans la forme habituelle, il s'agit d'une urgence médicale.
Il consiste en la mise en oeuvre d'un traitement anti-coagulant par l'héparine intra-veineuse en perfusion. Il faudra traiter le choc éventuel et bien entendu administrer de l'oxygène. Dans certains cas, un traitement thrombolytique devra être envisagé, c'est-à-dire qui vise à lyser (à dissoudre en quelque sorte) le caillot. Il existe des contrindications à ce traitement thrombolytique.
CONTRINDICATIONS -affections hémorragiques connues -antécédents d'accident vasculaire cérébral - rétinopathie hémorragique (diabétique par exemple) - traumatisme sévère récent -réanimation prolongée avec massage cardiaque - prise de sang récente ou intra musculaire récente - hypertension artérielle sévère - endocardite bactérienne, péricardite, dissection aortique - ulcères digestifs avec saignement récent - pancréatite aigue - cancer profond - hépatopathie sévère( cirrhose par exemple) - traitement par anticoagulants par antivitamines K - hémorragie récente.
Parfois le traitement chirurgical devra être entrepris (embolectomie), c'est-à-dire ablation chirurgicale du caillot.
Dans un deuxième temps, il faudra éviter les récidives par un traitement anti-coagulant au long cours par les antivitamines K (AVK), en traitant les varices des membres inférieurs, en agissant sur les éventuels troubles du rythme cardiaque (voir ARYTHMIE ) .
Parfois on sera amené à poser un filtre dans la veine cave inférieure pour éviter le passage de caillots venant de la partie inférieure du corps, seulement en cas de contrindication absolue au traitement anticoagulant au long cours
Infarctus du myocarde
C'est l'obstruction totale d'une artère coronaire, en général par un caillot. Le territoire cardiaque dépendant de cette artère bouchée ne reçoit plus ni oxygène, ni nourriture. C'est donc une ischémie myocardique. Trés rapidement, les cellules qui constituent ce territoire meurent et changent d'aspect. Elles prennent au bout d'un certain temps un aspect de \"farce\". Il s'agit donc d'un infarcissement, ce qui explique le nom d'infarctus.
SYMPTOMES
Le tableau clinique de début est très souvent dramatique ; la douleur est atroce, constrictive, angoissante, le plus souvent rétro-sternale Les nausées, voire les vomissements sont extrêmements fréquents, un état de choc peut s'installer, la chute de la tension artérielle est constante. Le malade est pâle, angoissé et souvent couvert de sueur. Cette douleur est permanente, elle dure, elle ne cède pas en quelques minutes comme dans la crise d'ANGINE DE POITRINE mais comme dans la crise d'angine de poitrine cette douleur peut être trompeuse et faire croire à une indigestion ou une crise aigüe de l'épaule par exemple. QUE FAIRE ? Il s'agit d'une urgence maximale ; on ne dira jamais assez que les premières heures sont capitales dans l'évolution d'un infarctus et que l'appel au SAMU est impératif le plus rapidement possible.
En attendant l'arrivée des secours : - laisser le malade allongé - il ne doit faire absolument aucun effort - ouvrir le col de la chemise et lui desserrer la ceinture du pantalon.
Le malade hospitalisé sera mis sous monitoring, c'est-à-dire que l'électrocardiogramme sera enregistré en permanence et qu'ainsi pourront être rapidement décelés les troubles du rythme qui sont l'une des complications si redoutées de l'infarctus. TRAITEMENT Actuellement, si le traitement a pu être commencé tôt, on privilégie un traitement à visée trombolytique(Voir THROMBOLYSE) c'est-à-dire un traitement qui vise à lyser, à détruire en quelque sorte, le caillot formé.
Ce traitement thrombolytique peut être administré au malade par un médecin traitant avant ou pendant le transport, en cas de certitude diagnostique absolue.
Bien entendu, le traitement anticoagulant gardera toute sa valeur ainsi que la thérapeutique à visée vasodilatatrice
.Un traitement antiagrégant plaquettaire doit être associé le plus rapidement possible également. L'administration de plavix à la dose de 300 mg associée à l'aspirine semble être le traitement indispensable actuellement.
Par la suite, dans l'infarctus non compliqué, actuellement on privilégie une lévée semi-précoce aux environs du 8ème jour alors qu'auparavant on laissait facilement le malade au lit pendant 20 jours.
Puis on permettra à nouveau une activité très modérée qui sera associée à une psychothérapie de soutien. De même, on autorisera beaucoup plus rapidement qu'auparavant la reprise de l'activité car cette activité sera d'autant plus difficile que l'inactivité aura été plus longue.
Les facteurs de risque seront réduits. Il faudra: - ne plus fumer et cela de façon définitive et pour la vie - supprimer ou fortement diminuer la consommation de boissons alcoolisées - éviter les graisses saturées, c'est-à-dire le gras animal - éviter les gros efforts, qu'ils soient professionnels ou sportifs - reprendre une activité physique progressive, telle que la marche à pied, la bicyclette en terrain plat, la natation, puis progressivement le golf ou le ski.
Bien entendu le traitement post-infarctus devra être poursuivi pendant très longtemps. D'abord une surveillance clinique et électrocardiographique régulière surtout pour déceler les éventuels troubles du rythme et les signes d'insuffisance cardiaque. Ensuite les médicaments : - les vasodilatateurs coronariens, type dérivés nitrés - les économiseurs d'oxygène type bétabloquants ou les anticalciques - les antiagrégants plaquettaires qui sont des médicaments qui empêchent l'agrégation des plaquettes, l'agrégation de ces plaquettes étant le facteur essentiel de la formation du caillot - les hypolipidémiants qui ne dispenseront de toute façon jamais du régime - les anticoagulants. Après un infarctus myocardique, on pourra discuter dans certains cas d'un éventuel PONTAGE ou d'une dilatation par ballonnet.
RAPPEL IMPORTANT : L'ARRET DU TABAC ET LE REGIME SONT IMPERATIFS .
Affection du poumon qui peut être bactérienne, virale, aiguë ou chronique. La pneumonie est caractérisée par une exsudation alvéolaire, parfois interstitielle, et par une condensation du parenchyme pulmonaire. Elle peut atteindre tout un lobe pulmonaire (pneumonie lobaire) ou se présenter par l'atteinte disséminée en petits foyers distincts (broncho-pneumonie)
Le microbe en cause peut être le pneumocoque, staphylocoque, le streptocoque, la bacille de Friedlander Il faut savoir que la moitié des des sujets sains présentant une pneumonie à pneumocoques sont des fumeurs. Le TABAGISME PASSIF étant également responsable de la gravité de cette infection. chez les sujets exposés à ce tabagisme passif.( risque doublé) .
SYMPTOMES Le début est brutal, fait d'un point de côté,d'un grand frisson, une température élevée 39/40°.
Le pouls est accéléré, une difficulté pour respirer est manifeste. Parfois le malade est cyanosé (teinte bleutée des téguments) et recouvert de sueurs abondantes.
L'apparition d'un HERPES (Voir ce terme) labial est fréquent. . La toux, sèche au début, ramène après deux ou trois jours une expectoration typique : crachats ambrés, rouillés, visqueux adhérents au crachoir.
TRAITEMENT Grâce au traitement précoce, les complications sont exceptionnelles. Il est fait d'une antibiothérapie très stricte. Des complications peuvent se voir chez les vieillards, les diabétiques, les alcooliques, les cardiaques, les insuffisants respiratoires. Ces complications peuvent être des ABCES DU POUMON , des pleurésies, des septicémies.
-2) PNEUMONIES VIRALES
Beaucoup plus fréquentes de nos jours. La plus classique est la pneumonie de la grippe. Symptomes : Le début est plus progressif, avec céphalées (maux de tête), fièvre, douleurs musculaires, une rhinopharyngite, puis la toux survient ramenant une expectoration purulente s'il existe une surinfection bactérienne.
- 3) PNEUMONIE A PNEUMOCYSTIS CARINII
TRAITEMENT : Le traitement antibiotique évite ces surinfections bactériennes. Bien d'autres virus peuvent être responsables de pneumonies virales. Les MYCOPLASMES , Les CHLAMYDIAE , certaines RICKETTSIES (Voir ces termes) peuvent également être à l'origine de pneumonies
Colique hépatique
C'est le passage d'un calcul dans les voies biliaires qui provoque une tension importante de ces voies biliaires et qui déclenche la douleur. C'est souvent après un repas riche en graisses que cette crise se déclenche. Ce sont en général de petits calculs qui déclenchent la crise car les gros calculs restent bloqués le plus souvent dans la vésicule .
SYMPTOMES
Il s'agit d'une douleur violente qui siège dans l'hypochondre droit (sous les côtes à droite), qui irradie très souvent dans le dos et vers l'épaule droite. Elle est continue avec des paroxysmes. Elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Cette douleur survient surtout la nuit, plus fréquemment chez les femmes. S'y associent des nausées et des vomissements. Après la crise un subictère peut se manifester associé à un prurit et à un petit fébricule.
Des examens complémentaires seront à envisager : échographie, cholescystographie (radio de la vésicule après opacification), quand la crise sera terminée.
COMPLICATIONS
De nombreuses complications sont possibles -CHOLECYSTITE AIGUE - LITHIASE DU CHOLEDOQUE avec ictère par obstruction - PANCREATITE AIGUE - ILEUS BILIAIRE (voir ces termes)
TRAITEMENT
Pour l'heure il faut soulager le malade rapidement.
Les antispasmodiques s'imposent, par exemple : - Buscopan - Viscéralgine - Spasfon associés aux antalgiques et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (A .I .N .S .) .
La diète hydrique est de règle (ne pas donner à boire en raison des vomissements) . Ce n'est que le calme revenu que l'on pratiquera les examens complémentaires décrits ci-dessus, de manière à mettre en oeuvre le traitement, souvent chirurgical, mais actuellement également instrumental non invasif, c'est-à-dire que l'on monte une sonde passée par les voies digestives naturelles (bouche, oesophage, estomac) pour essayer, s'il n'est pas trop gros, d'extraire le calcul responsable. Cela se fait sous contrôle radioscopique.
Il existe également un traitement médical qui vise à dissoudre les calculs. Il ne peut être employé que si les calculs sont petits et non calcifiés (donc très peu visibles à la radiographie) .
Ce traitement est long : 18 mois à 2 ans. Il impose en régime sévère pendant ce temps et il faut savoir que les récidives sont fréquentes. Dans certains cas particuliers on peut par un trocard transcutané pénétrer dans la vésicule et y injecter un produit solvant qu'on laisse en place quelques heures avant de réaspirer ce produit qui aura dissout les calculs. Il faut recommencer plusieurs fois ce lavage pour être efficace. Cette technique se fait sous contrôle radioscopique. (voir LITHIASE VESICULAIRE )
Enfin il faut signaler la possibilité de détruire les calculs par LITHOTRIPSIE
Le traitement chirurgical reste obligatoire pour toute lithiase vésiculaire qui aura provoqué des signes évidents de complications. Enfin, Il faut signaler la possibilité d'intervention percutanée.
Névralgie intercostale
Elle se manifeste par une douleur latéro-thoracique en ceinture qui a souvent un point de départ douloureux arthrosique vertébral.
SYMPTOMES
La douleur à point de départ vertébral irradie sur le côté du thorax. Cette douleur est violente, souvent exacerbée par les mouvements et par la toux.
CAUSES
Certes si fréquemment la dorsarthrose (arthrose vertébrale) est responsable de cette névralgie intercostale, il faut noter que de nombreuses causes peuvent être responsables de cette douleur: - un cancer vertébral (voir CANCER OSSEUX ), - un MYELOME , - une OSTEOPOROSE qui peut produire un tassement vertébral, - un MAL DE POTT , - des tumeurs intra-rachidiennes, - une SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE (voir ces termes), - des tumeurs intra-thoraciques (cancer pleuro-pulmonaire, anévrisme de l'aorte) .
TRAITEMENT
Le traitement de la névralgie intercostale banale repose sur les antalgiques (Aspirine par exemple), les myorelaxants, les ANTI INFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS
Aérocolie
C'est l'accumulation de gaz dans le côlon, principalement au niveau des angles coliques gauche et droit. Souvent en rapport avec une fermentation intestinale, elle-même due à un ralentissement du transit intestinal. Ce ralentissement est fréquemment en rapport avec une mauvaise secrétion biliaire.
Cette insuffisance de secrétion biliaire ralentit le transit et favorise ainsi la fermentation intestinale.
Un ballonnement intestinal est de règle. Quand la quantité de gaz est trop importante, en particulier au niveau de l'angle colique gauche, cela peut irriter le coeur par compression de bas en haut. Ce point au coeur est parfois très anxiogène, mais n'a aucun rapport avec une maladie cardiaque.
TRAITEMENT
- Il consiste à modifier ses habitudes alimentaires en évitant les aliments qui fermentent facilement : les haricots blancs, les lentilles, les choux, les salsifis, les oignons, les artichauts.
- En cas de crise, des désinfectants intestinaux seront utiles (Intétrix, Ercefuryl, Ganidan) . Le charbon sera toujours utile (Carbolevure, Formocarbine etc) .
- Des médicaments cholagogues seront très utiles, car ils augmentent l'évacuation de la bile hors de la vésicule biliaire (Sorbitol, Sulfate de magnésie) .
- Enfin, l'emploi de sédatifs et tranquillisants peut s'avérer indispensable. La dissection de l’aorte
Définition
La dissection aortique, appelée aussi anévrisme disséquant de l'aorte, est le déchirement de la paroi de l'aorte, grosse artère qui part du coeur pour distribuer le sang dans tout l'organisme. Ce phénomène est rare et très grave, car il peut conduire à la rupture totale de l'aorte et à une mort certaine. Très souvent, cette dissection est localisée au niveau de l'aorte thoracique. Il existe cependant plusieurs types de dissections, classifiées par types. Historiquement, cette classification anatomique est la classification de De Bakey, établie en fonction de l'origine de la déchirure, et de son étendue. On distingue ainsi 3 types : type 1 qui débute à l'aorte ascendante, jusqu'à la portion descendante, type 2 qui débute et se localise uniquement à l'aorte ascendante et le type 3 qui débute et se localise à l'aorte descendante. Plus récemment a été introduite la classification de Stanford aujourd'hui classification de référence avec le type A où la dissection intéresse l'aorte ascendante et le type B ou elle intéresse l'aorte descendante.
Symptômes
Les symptômes d'une dissection aortique se manifestent de manière soudaine. En voici quelques-uns :
des douleurs thoraciques brutales ou au niveau dorsal avec sensation de descente de ces douleurs vers le bas ;
la douleur est migratrice ;
les autres signes cliniques sont en rapport avec une complication de cette dissection avec notamment la possible survenue d'un malaise, un état de choc, des hémorragies, etc.
Diagnostic
==Diagnostic== et traitement sont menés simultanément étant donné la gravité du cas. Outre l'observation des signes cliniques, le médecin effectuera une radiographie thoracique, un électrocardiogramme, et un examen d'imagerie pour localiser la dissection, soit un scanner, une IRM ou parfois une échographie en fonction de la disponibilité de ces examens de du degré d'urgence.
Traitement
Les traitements varient en fonction des types de dissection. Les dissections de l'aorte ascendante (type A de Stanford) nécessitent une intervention chirurgicale cardiaque immédiate. Quant aux dissections descendantes (type B de Stanford), leur traitement est initialement fait par cathétérisme avec pose de stent et en recours secondaire à la chirurgie est parfois réalisé.
Prévention
Il faut faire preuve de vigilance au niveau alimentaire en mangeant peu salé et un suivi régulier en cas d'hypertension artérielle qui est le principal facteur à l'origine des dissections aortiques.
La saturométrie est la mesure de la saturation en oxygène de l'hémoglobine du sang artériel.
Objectif(s) de soins
Obtenir une valeur pour estimer l'état d'oxygénation des tissus
Détecter et intervenir rapidement en fonction des changements de la saturation de l'hémoglobine en oxygène
Évaluer la réponse aux changements de concentration d'oxygène, aux changements de mode d'administration d'oxygène et aux impacts des activités et des traitements effectués.
Généralités
La valeur normale est de 95 % et plus
Une valeur inférieure peut être acceptable en présence de maladies chroniques telles que les MPOC ou des situations critiques
L'oxygène est transporté de deux façons dans le sang (Tiré de: CHUM, Guide clinique en soins infirmiers, 2001, 1ére édition, p.145) :
Dissous dans le plasma (2 %)
Lié à l'hémoglobine (98 %)
La vitesse à laquelle l'hémoglobine capte l'oxygène des tissus ou la libère dépend de plusieurs facteurs :
la pression partielle de l'oxygène (PO2), soit la proportion de l'oxygène dissous dans le plasma;
la pression partielle du gaz carbonique (PCO2), soit le produit du métabolisme cellulaire;
la température;
le ph sanguin.
Un résultat est présenté ainsi :
Valeurs normales :
SpO2 : 95%
PO2 : 80–110 mmHg
Estimation de l'oxygénation des tissus par le saturomètre :
SpO2 : 90%
PO2 : 60 mmHg
Certains appareils de monitorage perçoivent tous les signes vitaux donc possèdent plusieurs boutons de commande et plusieurs fenêtres d'indicateurs de résultats.
Méthodes disponibles
Directement dans le sang artériel lors d'un prélèvement de gaz artériel (SaO2)
À l'aide d'un appareil non invasif appelé saturomètre ; cet appareil détecte la pulsation artérielle, mesure la quantité de lumière absorbée par l'hémoglobine et affiche l'interprétation en pourcentage (SpO2).
Matériel requis
Saturomètre
Dissolvant à vernis à ongles, si requis.
Procédure(s)
Installer le saturomètre sur une surface droite
Enlever le vernis à ongles au besoin
Réchauffer les extrémités des membres, s'il y a lieu afin d'obtenir un meilleur signal de la pulsation
Positionner la main de l'usager sur sa cuisse alors qu'il est assis
Installer le capteur sur un doigt ou un orteil ; chez l'adulte, le pouce ou le gros orteil sont généralement trop gros pour la majorité des capteurs. Chez le bébé, toutefois, on place le capteur sur le gros orteil et on le maintient en place avec une bande adhésive autour du pied
Choisir le doigt le mieux coloré
Positionner le capteur de manière à ce que sa lumière soit sur le dessus de l'ongle et le photodétecteur en dessous du doigt ou de l'orteil
Mettre le saturomètre en fonction
Réduire l'éclairage car une lumière environnante trop forte fausse le signal
Vérifier régulièrement l'intégrité de la peau et changer le site du capteur au besoin
Selon le modèle de saturomètre, un clignotant vert indique une perfusion de bonne qualité
Lire alors le résultat, en pourcentage, sur la fenêtre de l'appareil
Si l'indicateur clignote jaune ou rouge, frictionner la main avec une serviette pour activer la circulation ou tremper la main dans un plat d'eau chaude
Assécher et enrober la main et le bras dans une serviette chaude pour obtenir un clignotant vert et frictionner au besoin
Tenir compte de situations qui risquent de modifier le résultat : baisse de l'hémoglobine, hypoperfusion périphérique, médicaments vasoconstricteurs, hypovolémie (état hémodynamique au cours duquel la perfusion des organes est insuffisante par baisse du volume sanguin total circulant), hypothermie, agitation
Débuter l'administration ou changer la concentration d'oxygène lorsque la valeur est inférieure à 95 % ou à la valeur indiquée par le médecin
Évaluer l'état global de l'usager pour rechercher et corriger la cause probable d'une baisse de saturation
S'assurer que le pouls indiqué sur l'appareil correspond au pouls de l'usager car la saturation ne serait pas fiable en cas de différence. En effet, la saturation en pourcentage d'oxygène est calculée avec chaque pouls détecté permettant ainsi l'actualisation continue de l'affichage du dispositif.
Notes au dossier
Noter :
Les résultats de la saturométrie
Les qualités du pouls : fréquence, force, régularité
Les heures de la mesure
Les positions de l'usager lors de la mesure (assis, couché)
L'administration d'oxygène, le mode d'administration et la concentration.
La toux est une expiration brusque et bruyante, réflexe ou volontaire, assurant l'expulsion de l'air contenu dans les poumons (la vitesse d'expulsion peut atteindre les 900 km/h), il s'agit d'une réaction du corps à une irritation, c'est un réflexe vital, un mécanisme de défense. La toux a pour but également de protéger les poumons.
La toux est en quelque sorte un mal nécessaire permettant l'expulsion de substances indésirables (poussière, corps étrangers) ou est l'expression d'une maladie grave, toutefois la toux n'est pas une maladie mais est le symptôme d'autres maladies ou infections. La toux est toujours un processus pathologique.
Mécanisme de la toux En cas d'attaque extérieure (microbe, maladie,...) les voies respiratoires supérieures comme la gorge ou la trachée qui sont munies de récepteurs sont stimulées et vont envoyer un message au cerveau (au niveau du centre de la toux). Ensuite le cerveau réagit tout de suite en provocant une fermeture de la glotte et une contraction musculaire, en particulier au niveau du diaphragme, c'est la toux.
>>
Remarque: vu que la toux est un symptôme d'une autre maladie ou infection (>> voir sous définition), la recherche de la cause joue un rôle essentiel dans la thérapie (le but alors étant d'éliminer la cause).
Les causesde la toux peuvent être :
> unrefroidissement : en général provoqué par un ou plusieurs virus, on estime qu'environ 90% des toux aiguës sont provoquées par des virus
> une bronchite chronique ou une toux du fumeur = BPCO (pour bronchopneumopathie chronique obstructive), la BPCO est une maladie de plus en plus fréquente
> l'emphysème pulmonaire, un stade avancé de la bronchite chronique
> le cancer du poumon et d'autres cancers (cancer du larynx, etc)
> des effets secondaires ou indésirables de certains médicaments (typiquement les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine = IECA comme l'énalapril, indiqués par exemple pour soigner l'hypertension, plus d'infos sous symptômes à ce sujet)
Symptômes de la toux - Différentes formes de toux : Toux sèche - Toux grasse - Toux chronique - Toux médicamenteuse
On distingue principalement 4 sortes de toux, les symptômes et les origines sont différents pour chaque toux :
1.latoux sèche
2.latoux grasse
3.latoux chronique
4.latoux médicamenteuse
1. toux sèche (aussi appelé toux irritative ou encore toux non productive) : Durée : La plupart du temps il s'agit d'une toux aiguë (sur une courte durée) Symptômes : Il s'agit d'une toux comme son nom l'indique sèche qui ne produit et n'évacue pas de mucus, inutile, épuisante et qui peut parfois aggraver des lésions existantes. Causes :Les origines d'une toux sèche sont souvent virales et peuvent être accompagnées par un rhume, une otite, un refroidissement : c'est en général le symptôme du début du refroidissement. Comme on le voit sur l'infographie ci-dessous en cas d'infection virale (ex. refroidissement ou rhume) la toux sèche apparaît après plusieurs jours mais précède en général la toux grasse.
La toux sèche peut également être l'effet secondaire d'un médicament (>> voir ci-dessous).
2.toux grasse(ou toux productive) : Durée : Il peut s'agir d'une toux aiguë ou chronique Symptômes : Cette toux ramène une expectoration, utile pour dégager les voies respiratoires. On sent bien que la toux est grasse et productive. Causes : Les origines d'une toux grasse peuvent être : la bronchite, la bronchite chronique (comme la BPCO), l'emphysème, la phase avancée d'un refroidissement, un rhume,...
3. toux chronique : Durée : Comme son nom l'indique, cette toux est chronique, c'est-à-dire qu'elle persiste pendant plus de 2 mois et est toujours le symptôme d'une maladie sous-jacente. Symptômes : Voici quelques symptômes typiques d'une forme de toux chronique (la toux du fumeur ou BPCO) : - toux fréquente, même sans refroidissement - toux matinale avec expectorations - dyspnée à l'effort - respiration sifflante Il est conseillé de consulter rapidement un médecin pour ce type de toux.
4. touxcommeeffet indésirable d'un médicament : Durée : Cette toux dure le temps de la prise des médicaments Symptômes : Toux sèche Cause : Provoqué la plupart du temps par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA) par exemple à base de captopril, enalapril ,... médicaments utilisés dans le traitement de l'hypertension, parlez à votre médecin si vous supposez que c'est le cas pour vous, afin de changer de médicament.
Témoignage patient sur les médicaments qui provoquent la toux, ici concernant l'énalapril (un anti-hypertenseur de type IECA) :
Complications de la toux - Risques lors de toux
La toux étant un symptôme d'une maladie (infectieuse, chronique,...), il se peut que cette maladie sous-jacente de la toux aboutisse à de sérieuses complications. C'est le cas par exemple avec la pneumonie, une maladie infectieuse à prendre très au sérieux, c'est pourquoi dès qu'une toux devient suspecte (voir ci-dessous), il faut se rendre rapidement chez son médecin.
La toux peut aussi dans certains cas provoquer de la fatigue ou au contraire de l'agitation ainsi que de l'insomnie.
Parfois la toux peut mener à des douleurs dans la cage thoracique, en particulier suite à la contraction répétée du diaphragme (muscle actif dans le mécanisme de la toux).
Si la toux est violente (très forte et de façon répétée) on peut observer les complications suivantes: lésions au niveau des bronches ou des poumons, pneumothorax, certaines formes d'hémorragie, fracture de côtes (chez patients fragiles), etc.
Résumé sur la toux
La toux est un mécanisme de défense du corps qui permet l'expulsion de substances indésirables (découvrez une infographie sur le mécanisme de la toux). Il faut savoir que la toux n'est pas, au sens strict, une maladie mais un symptôme et est toujours un processus pathologique.
La toux survient suite à une stimulation des voies aériennes (trachée ou bronches), celles-ci envoient un message au cerveau, dans le centre de la toux, qui va ensuite déclencher une contraction musculaire (au niveau du diaphragme en particulier).
La toux peut avoir de nombreuses causes. En automne et en hiver, l'une des causes les plus fréquentes est une maladie infectieuse (virale, bactérienne) qui provoque surtout des toux sèches et grasses.
Une toux doit toujours être prise très au sérieux dans la recherche de la cause, en effet dans certains cas la toux peut être le signe d'une maladie plus grave comme l'asthme ou un cancer (du poumon, du larynx, etc). Découvrez toutes les causes
On peut classer la toux en 4 types différents: la toux sèche, la toux grasse, la toux chronique et la toux médicamenteuse.
La toux sèche est souvent l'un des premiers signes du refroidissement (rhume), cette toux se transforme souvent après quelques jours en une toux grasse.
Le traitement de la toux varie en fonction de la cause, si possible on essayera toujours de soigner l'origine de la maladie.
Dans certains cas on pourra seulement traiter les "symptômes".
Le médecin ou pharmacien pourra vous prescrire des antitussifs (codéine, dextrometorphane) en cas de toux sèche ainsi que des fluidifiants (N-acétylcystéine) ou expectorants en cas de toux grasse. En cas de toux grasse ou productive, il est très important de ne pas utiliser d'antitussifs (sauf avis médical), car il faut laisser "mûrir" la toux.
La phytothérapie peut être une très bonne alternative, en particulier la toux grasse ou productive. Il existe un très grand nombre de plantes médicinales pour prévenir ou soigner cette affection. Mentionnons ici les principales plantes utilisées: le thym, la racine de guimauve, les bourgeons de sapin ou la pulmonaire.
- Traiter une toux le plus rapidement possible (pour éviter toute complication)
- Boire beaucoup, en particulier des boissons chaudes (tisanes contre la toux) avec du miel
- Humidifier les chambres (la sécheresse favorise la toux)
Conseils pour soigner la toux - Conseils thérapie de la toux
> Tout d'abord, il est très important de soigner une toux le plus rapidement possible afin d'éviter des complications. Voir les médicaments et les remèdes naturels à disposition contre la toux.
> Vous pouvez faire des inhalations : par exemple avec des huiles essentielles à base de de thym, d'eucalyptus ou de camomille avec de l'eau très chaude à bouillante.
>Buvez des boissons chaudes (évitez les boissons froides). Comme des tisanes à base de plantes médicinales, par exemple unetisane de thym avec du sucre et surtout avec du miel.
> Appliquez des pommades sur la peau en friction à base d'huiles essentielles par exemple à base de menthol ou de camphre.
Attention ne pas appliquer des pommades contenant du camphre ou du menthol chez les enfants de moins de 30 mois, utiliser dans ce cas des formules pour bébé !
>Prenez des bonbons contre la toux (à base de miel ou en mélange de plantes à base de bourgeons de sapin, mauve ou mousse d'Islande ). Remarque : Il semblerait que selon de récentes études cela soit plutôt l'effet du sucre (ou du bonbon) lui-même qui favorise la salivation et permet ainsi de mieux soigner la toux et davantage peut-être que les plantes elles-mêmes.
> Vous pouvez utiliser un humidificateur, cela permet d'hyrater les muqueuses et améliore l'état d'une toux.
> Le cas échéant, surtout lors d'accès de toux nocturne, surélevez la tête du lit.
Prévention de la toux - Comment prévenir la toux ?
>Diminuez, voire arrêtez si possible votre consommation de tabac. Le tabac favorise la toux, en particulier la fameuse toux du fumeur (ou BPCO).
> La toux est souvent causée par des virus. Afin de limiter leur transmission, il est conseillé de bien se laver les mains.
>Buvez beaucoup, boire permet de diluer les virus et donc de limiter le risque d'avoir une toux.
Médicaments contre la toux - Antitussifs - Sirop toux - Remède toux
Selon le type de toux (sèche - grasse) des médicaments différents seront utilisés :
1.toux sèche
2. toux grasse
3.toux chronique
4. toux médicamenteuse
1.Contre la toux sèche (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur ce type de toux), on peut utiliser des *médicaments à base de :
>dextromethorphane, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : dans Bexine®, Calmerphan®, Dextrocalmine®, Pulmofor®, Vicks®, Prétuval®, Bénical®, Bisolvon® dextromethorphane
- en France : dans Akindex®, Atuxane®, Dexir®, Drill® Toux, Nodex®, Nortussine®, Privatux®, Tuxium® entres autres
>codéine, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : Codéine® Knoll, Tricodein® Solco, Makatussin® Nouvelle Formule.
La codéine est également présente dans des médicaments composés.
- en France : demandez conseil à votre pharmacien ou médecin
>noscapine, en vente sous forme de gouttes, sirop, suppositoires,...
- en Suisse: Hederix® (remarque sur le Sirop Hederix®: si le sirop semble être trouble, cela n'est pas une altération du sirop, mais est dû à sa forme galénique. En effet, le principe actif est encapsulé, afin d'améliorer la conservation du produit), DemoTussil®, Tussanil-N®, Tossamine®, Tossamine® Plus, Tuscalman®
>butarimate, en vente sous forme de sirop.
en Suisse : DemoTussol®, NeoCitran® Antitussif, Sinecod®
> des antihistaminiques H1 (antiallergiques), en vente sous forme de sirop contre la toux : à base d'oxomémazine, par exemple dans Toplexil®
* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
Remarques sur les antitussifs - Le Conseil du Pharmacien
- En général les antitussifs se présentent sous forme de sirop ou parfois de comprimés.
- Les antitussifs agissent sur le centre de la toux au niveau du cerveau, ils bloquent le réflexe de la toux. De ce fait en cas de toux grasse ou toux productive (lire ci-dessous) les antitussifs sont contre-indiqués car ils empêchent l'évacuation du mucus et donc peuvent provoquer un encombrement bronchique.
- Une grande partie des antitussifs sont des opiacés (codéine, dextromethorphane) ou des antihistaminiques. Il faut savoir que ces médicaments ont passablement d'effets secondaires comme des troubles digestifs ou de la somnolence (évitez de conduire un véhicule après la prise d'un antitussif). De plus en cas de surdosage un arrêt respiratoire est possible.
- Relevons aussi que lors de traitement à base d'antitussifs il faut absolument éviter de boire de l'alcool.
- Un traitement antitussif devrait avoir une durée de maximum 3 à 5 jours.
Pour plus d'informations demandez conseil à votre pharmacien ou médecin.
2. Contre la toux grasse(>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Pour rappel (sauf avis médical contraire): ne pas utilisez des antitussifs comme la codéine ou le dextrometorphane en cas de toux grasse ou productive. Car dans ce type de toux il est important de faire sortir le mucus pour faire "mûrir" la toux. Les antitussifs ayant tendance à bloquer ce processus.
On utilise contre la toux grasse principalement des expectorants et/ou fluidifiants
> Les *expectorants sont soit salins (ammonii chloridium,...) ou à base d'extraits de plantes (guaifénésine par exemple, dans Résyl® ou Toplexil® ou à base d'ipéca)
> Les *fluidifiants (diminuent la viscosité du mucus) :
- à base de *N-acétylcystéine, sous forme de comprimés, comprimé effervescent, sachet,... :
en France : Broncholar®, Euronac®, Exomuc®, Fluimucil®, Solmucol®,...
en Suisse : Fluimucil®, Solmucol® (en sachet à diluer), ACC Sandoz®,... (attention ces médicaments ne sont pas stables, le sirop ne se conserve que 14 à 16 jours).
Interaction de la N-acétylcystéine
Suite à une interaction avec différents antibiotiques du types amoxicillines, pénicillines, tétracyclines, céphalosporines, aminoglycosides, macrolides et amphotérocines : respecter un intervalle de 2 heures entre la prise de N-acétyscystéine et de l'antibiotique.
- à base de *carbocystéine, sous forme de sirop, gouttes, spray :
en France : Broncathiol®, Brochocyst®, Dimotap® expectorant, Fluditec®, Tussilène®,... entre autres
en Suisse : Rhinathiol®, Méphathiol®, Mucogeran®,...
Remarque importante, prescription chez les enfants La carbocystéine et la N-acéytlcystéine sont contre-indiquées en France chez les enfants de moins de 2 ans, car plusieurs cas de complications respiratoires sont apparus dans ces dernières années. En Suisse le pharmacien ne devrait pas remettre la carbocystéine et la N-acéytlcystéine chez un enfant de moins de 2 ans. Selon la situation un médecin peut prescrire la carbocystéine et la N-acéytlcystéine pour des enfants de 1 à 2 ans. En desous d'un an cela reste contre-indiqué pour le pharmacien et le médecin. Il est de ce fait conseillé de ne jamais donner de médicament antitussif à un enfant de moins de 2 ans sans avis médical et de privilégier les simples mesures d’hygiène : désobstruction nasale pluriquotidienne au sérum physiologique en cas d’encombrement nasal, éviction de l’exposition au tabac, hydratation régulière du nourrisson et limitation de la température à 19-20°C dans la chambre. Source: Pharmavista.net, 10 mai 2010 + 11 novembre 2010
* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
3. Contre les toux chroniques (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
La thérapie consiste à calmer la toux selon qu'il s'agisse d'une toux sèche ou grasse : dans tous les cas prière de consulter un médecin car cette toux cache ou peut cacher en général une maladie sous-jacente (BPCO, cancer,...), il faudra donc plutôt soigner la cause de cette maladie..
4. Contre les toux médicamenteuses(>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Parlez à votre médecin pour changer de traitement ou trouver une autre solution.
Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est un ensemble de symptômes provoqués par un œdème pulmonaire (accumulation de liquide dans les poumons). De nombreuses causes peuvent être à l'origine de cet œdème, notamment une pneumonie, une intoxication, une septicémie ou une pancréatite (inflammation du pancréas). Le SDRA se manifeste surtout par une insuffisance respiratoire, une accélération de la ventilation pulmonaire (tachypnée) et une forte baisse du taux d'oxygène dans le sang (hypoxémie). Il s'agit d'une urgence médicale. Le patient sera placé sous oxygène avec si besoin un recours à la ventilation mécanique. Une antibiothérapie sera indiquée en cas d'infection.
Symptômes et évolution
Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est une forme sévère d’insuffisance respiratoire. Selon la définition de Berlin fixée en 2012, il est caractérisé par la présence de quatre critères diagnostiques : insuffisance respiratoire depuis une semaine, œdème pulmonaire qui ne serait pas dû à une défaillance cardiaque, opacités bilatérales visibles à l’imagerie, hypoxémie (baisse de la quantité d’oxygène dans le sang). Selon le niveau d’hypoxémie, le syndrome est considéré comme léger, modéré ou sévère. Les principaux symptômes du SDRA sont les difficultés pour respirer (dyspnée), l’hypotension (tension basse) et l’essoufflement, souvent associés à ceux de la pathologie en cause. Le pronostic du SDRA est variable, selon l’état de santé initial du patient et de la nature de la maladie en cause. Il entraîne des séquelles à long terme dans la plupart des cas.
Causes et facteurs de risque
Le syndrome de détresse respiratoire aiguë est une réaction inflammatoire. « Le SDRA est l’expression d’une agression de la membrane alvéolo-capillaire qui peut être directe (…) ou indirecte », indique le Collège des enseignants de médecine intensive réanimation (source). Aussi, ses causes sont diverses : pneumopathie, contusion, embolie graisseuse, inhalation de fumée toxique, noyade, pancréatite, transfusions de sang multiples… L’alcoolisme et les prédispositions génétiques font également partie des facteurs de risque connus de syndrome de détresse respiratoire aiguë.
Diagnostic
Le diagnostic du syndrome de détresse respiratoire aiguë repose sur l’observation des quatre critères de la définition de Berlin, après avoir écarté la possibilité d’un œdème pulmonaire d’origine cardiaque. La démarche diagnostique inclut également l’identification de la cause du SDRA ainsi qu’une analyse des antécédents du patient et du contexte de survenue des symptômes.
Traitement
Le traitement du syndrome de détresse respiratoire aiguë s’effectue en premier lieu réanimation au moyen de techniques de ventilation mécanique pour rétablir l’oxygénation. En cas de SDRA sévère, le patient est positionné en décubitus ventral (à plat ventre) pendant plusieurs heures par jour pour améliorer les effets de la ventilation. La prise en charge du SDRA nécessite également le traitement de sa cause pour espérer une guérison.
Notes de révision
Mai 2012 : Ajout de l'infirmière auxiliaire et de l'externe en SI comme professionnels autorisés.
Février 2014 : Retrait de l'infirmière auxilliaire.
Cadre de référence
Définition(s)
Technique d'écoute des bruits pulmonaires à l'aide d'un stéthoscope.
Évaluer les bruits pulmonaires
Identifier les bruits pulmonaires normaux
Déceler les bruits pulmonaires anormaux
Contribuer à l'élaboration d'un diagnostic par la transmission des données
Évaluer la réponse suite à un traitement ou à un médicament.
Indication
Chez tout usager avec ou sans problème pulmonaire.
Généralités
Rappel anatomophysiologique
La cage thoracique est constituée de 12 paires de côtes formant la protection osseuse des poumons (droit et gauche) et du coeur
Le poumon est recouvert d'une membrane séreuse, la plèvre, qui est constituée de deux feuillets, le pariétal et le viscéral
Le poumon droit est composé de 3 lobes (supérieur, moyen et inférieur) et assure environ 55 % de la ventilation pulmonaire
Le poumon gauche est composé de 2 lobes (supérieur et inférieur) et assure environ 45 % de la ventilation pulmonaire
Le système respiratoire a deux fonctions vitales
fournir de l'oxygène aux cellules de l’organisme
libérer le gaz carbonique produit par les cellules
La respiration est composée de cinq processus distincts
la ventilation pulmonaire ou l'entrée de l'air dans les conduits respiratoires et les alvéoles pulmonaires
la respiration externe ou échanges gazeux (O2 et CO2) entre les alvéoles pulmonaires et le sang des capillaires pulmonaires
le transport des gaz qui est le transport de l'O2 et du CO2 entre les poumons et les cellules de l'organisme par l'intermédiaire du système cardiovasculaire et du sang
la respiration interne ou l'échange gazeux entre le sang des capillaires systémiques et les cellules de l'organisme
la respiration cellulaire ou processus qui met en contribution l'O2 et les réactions de la chaîne respiratoire mitochondriale de la cellule
Lignes de repères thoraciques
Murmures
Face postérieure
Face latérale
Face antérieure
Conditions favorables à une bonne auscultation
Un environnement silencieux et calme
Un stéthoscope appliqué directement sur la peau
si présence de poils, appuyer fermement sur le pavillon du stéthoscope
si usager très mince, utiliser le côté de la cloche ou cupule en appuyant fermement sur l'espace intercostal
Une respiration buccale lente et profonde plutôt que nasale
afin d'éliminer les bruits nasaux
Une toilette bronchique si présence de bruits anormaux
demander à l'usager de tousser et d'expectorer avant
reprendre l'auscultation au même endroit
Une brève période de repos entre l'auscultation des différents sites
afin de prévenir la fatigue respiratoire ou l'hyperventilation
Une auscultation successive de deux zones symétriques
afin de comparer le bruit entendu à celui du côté opposé.
Séquence et sites d'auscultation
L'auscultation s'effectue idéalement selon une séquence en escalier allant de haut vers le bas et débutant à la face postérieure
L'auscultation devrait couvrir tous les lobes pulmonaires sur les faces postérieure, latérales (droite et gauche), et antérieure du thorax
voir technique d'auscultation dans la section « Procédure ».
Bruits respiratoires normaux
Bruits respiratoires normaux
Description
Audio
Bruits trachéaux
Entendus de chaque côté de la trachée
Son intense et rude
Peu utile cliniquement
Durée équivalente à l'inspiration et à l'expiration avec courte pause entre les deux
Bruits bronchiques
Entendus à la face antérieure au niveau du manubrium
Son intense et rude
Peu utile cliniquement
Durée plus longue à l'expiration qu'à l'inspiration, avec courte pause entre les deux
Bruits bronchovésiculaires
Entendus à la face supéro-postérieure droite (entre les omoplates, proche de la colonne vertébrale), et à la face antérieure de chaque côté du sternum (2eespace intercostal)
Son moins rude et moins intense que les bruits trachéaux ou les bruits bronchiques
Peu utile cliniquement
Durée presque équivalente à l'inspiration qu'à l'expiration
Murmures vésiculaires
Entendus au niveau de tous les lobes sur les faces antérieures, latérales et postérieures
Son doux et basse tonalité
Très utile cliniquement
Durée plus longue à l'inspiration qu'à l'expiration
Bruits respiratoires anormaux
Bruits respiratoires anormaux
Description
Audio
Bruits bronchiques anormaux
Bruits bronchiques entendus ailleurs qu'autour du manubrium
Remplacent les murmures vésiculaires
Peuvent être causés par l'infiltration pulmonaire, pneumonie et l'infection
Craquements fins
(Crépitants fins)
Bruits surajoutés discontinus entendus surtout aux bases pulmonaires
Entendus surtout en fin d'inspiration
Causés par une série de brèves explosions dans les alvéoles et les petits conduits aériens, et par la présence de sécrétions, de sang, de pus et de liquide (M.Brûlé, L.Cloutier,2002)
Sons doux, de haute tonalité, très brefs
Ne disparaissent pas à la toux
Comparés au bruit que fait une mèche de cheveux qu'on roule entre les doigts (M.Brûlé, L.Cloutier,2002)
Craquements rudes
(Crépitants rudes)
Bruits surajoutés discontinus sous forme de gargouillements ou de bruits de maïs qu'on fait éclater
Entendus surtout au niveau des grosses bronches
Entendus surtout tout au long de l'inspiration et en début de l'expiration
Causés par l'air qui entre en collision avec l'accumulation de sécrétions dans la partie supérieure des poumons (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
Sons forts, de basse tonalité, plus longs
Diminuent après la toux, un changement de position ou une aspiration bronchique
Comparés à un feu de bois qui pétille ou à du maïs qu'on fait éclater, ils ressemblent aussi à des gargouillements (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
Sibilants
Bruits surajoutés continus à prédominance expiratoire et de tonalité aiguë
Causé par le passage de l'air qui traverse la bronchiole rétrécie par un spasme, un oedème, masse ou des sécrétions
Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on dégonfle un ballon dont on pince l'orifice (M.Brûlé,L.Cloutier,2002)
Wheezing (Respiration sifflante)
Bruits surajoutés continus audibles à l'inspiration et/ou à l'expiration
Son sibilant, de tonalité aiguë, mais audible à l'oreille nue, sans auscultation
Causés par un bronchospasme sévère
Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on dégonfle un ballon dont on pince l'orifice (M.Brûlé,L.Cloutier,2002)
Ronchi
Bruits surajoutés continus, à prédominance expiratoire et basse tonalité
Entendus surtout au niveau des grosses bronches sous forme de ronflement ou de vibration
Causés par la perte d'élasticité des bronches ou des sécrétions qui compriment
Peuvent disparaitre après la toux ou une aspiration bronchique
Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on souffle dans le goulot d'une bouteille, à des ronflements ou au vent qui entre par une fenêtre entrouverte (M.Brûlé,L.Cloutier, 2002)
Écouter le son en mettant le volume au maximum concernant cette audio
Frottement Pleural
Bruit extra-pulmonaire, superficiel et qui ressemble à des craquements
Entendu en fin d'inspiration et en début d'expiration
Entendu surtout au niveau de la ligne axillaire antérieure gauche ou droite (±7e côte)
Ne disparrait pas après la toux
Causé par la perte de lubrification entre les deux feuillets de la plèvre (viscérale et pariétal) reliée à l'inflammation
Comparé au bruit que font deux morceaux de cuir frottés l'un contre l'autre (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
Stridor
Bruit extra-pulmonaire très fort, audible à l'oreille nue
Entendu au niveau du larynx, au-dessus d'une région oedémateuse ou obstruée et entendu très fort au niveau trachéal, surtout à l'inspiration
Causé principalement par un corps étranger, un croup et une épiglottite aiguë
Squawks (squawk)
Bruits inspiratoires pathologiques à caractère musical relativement courts
Ils sont souvent précédés de craquements
Ils sont occasionnellement trouvés chez les usagers atteints de désordres pulmonaires interstitiels
Auscultation pulmonaire et bruits vocaux
Bruits vocaux
Bruits vocaux normaux
Bruits vocaux anormaux
Audio
L'usager doit prononcer d'une voix grave «trente-trois », sans s'arrêter
Les bruits sont étouffés et indistincts, symétriquement dans les deux poumons
Bronchophonie
si les bruits sont clairs et distincts dans une région donnée à comparer avec la région opposée
associée à une condensation des tissus ou à une région où l'air ne peut pas pénétrer
L'usager doit prononcer les sons « éé » sans arrêt
Les bruits sont assourdis et prolongés, symétriquement dans les deux poumons
Égophonie
si les bruits sont clairement entendus perçus comme « éé » dans une région donnée ou comme « ai ai »
associée à une condensation des tissus ou une atélectasie
écouter l'audio de l'égophonie
L'usager doit prononcer «un-deux-trois » en chuchotant, sans s'arrêter
Les bruits sont très faiblement entendus
Pectoriloquie aphone
si les bruits sont plus forts et plus clairs dans une région donnée
associée à une condensation des tissus ou une atélectasie
écouter l'audio de la pectoriloquie aphone
Nouvelles Techniques d'auscultation avec capture et détection des sons (Source : Reichert et coll, 2008)
Les auteurs évoquent les perspectives technologiques du signal acoustique pulmonaire
une description des nouvelles techniques de capture et de détection des sons auscultatoires
une caractérisation des marqueurs pathologiques connus (sibilants et craquements) pour lesquels des algorithmes de détection automatique ont été développés
une mise en relation objective des sons respiratoires anormaux avec une pathologie respiratoire particulière
une technologie novatrice en télémédecine qui permettra une « auscultation à distance des usagers par l'interprétation des sons transmis »
un exemple bref et simplifié d'un extrait sonore de l'enregistrement des sibilants fait à l'aide de stéthoscope avec enregistrement
Auscultation et affections pathologiques les plus courantes
Affection
Description brève
Éléments auscultatoires
Asthme
Affection reliée à un bronchospasme ou à une obstruction bronchique totalement ou partiellement réversible, spontanément ou sous traitement bronchodilatateur
Le bronchospasme est relié à une hypersensibilité ou une inflammation des voies respiratoires
Les causes peuvent être une allergie, un stress ou une activité physique plus intense
Des sibilants dans toute la région affectée
Les murmures vésiculaires sont diminués ou absents dans la région affectée
Bronchite
C'est une inflammation et une surproduction du mucus des bronches aiguë ou chronique
L'inflammation et la surproduction du mucus obstruent le passage de l'air
Il y a un affaissement de certaines alvéoles relié à l'obstruction des bronchioles terminales par des sécrétions
Bruits vocaux diminués évalués en dehors des crises
Murmures vésiculaires normaux ou diminués
Bruits vocaux normaux
Présence de ronchi
Bruits bronchiques anormaux en cas de bronchite chronique
Craquements dans les régions alvéolaires
Sibilants occasionnels
Emphysème
Hyperdilatation permanente des alvéoles avec destruction des parois alvéolaires
Relié à la diminution du tonus et de la résistance du poumon surtout durant l'expiration
Murmures vésiculaires diminués
Bruits bronchiques anormaux possibles en cas de bronchite chronique associée
Ronchi
Sibilants et / ou wheezing
Bruits bronchiques anormaux
Oedème aigu du poumon
C'est la congestion pulmonaire avec la présence de liquide au niveau des alvéoles reliée à une insuffisance ventriculaire gauche aiguë et grave
Craquements bilatéraux entendus le plus souvent au début aux bases pulmonaires, et qui peuvent évolués vers les apex
Murmures vésiculaires normaux
Wheezing
Pneumonie Lobaire
Infection du parenchyme pulmonaire et des alvéoles
Les alvéoles sont remplies de bactéries, de débris cellulaires, de liquide et / ou de sang
Hypoxémie reliée à l'altération de l'échange gazeux
Bruits bronchiques anormaux au niveau de la région affectée
Seul le médecin fer la diagnostic précis de la cause et déterminera le traitement adéquat
Pleurésie
C'est un épanchement liquidien qui se constitue entre les deux feuillets de la plève (qui est la séreuse qui entoure les poumons) . Elle peut être d'origine tuberculeuse, cancéreuse, infectieuse, cardio-vasculaire, parasitaire, le fait de maladies collagénoses, d'infections sous-diaphragmatiques, comme par exemple la cholécystite aigue, la cirrhose du foie.
SYMPTOMES
Débute parfois par un point de côté, dorsal ou pariétal accompagné d'une toux sèche, irritative, exacerbant la douleur Cette douleur qui peut être très vive au début, s'atténue en général lorsque l'épanchement se produit.. Elle peut irradier vers l'épaule ou parfois vers l'abdomen, simulant un "abdomen aigu".
L'examen du médecin retrouve les trois signes majeurs de la pleurésie : - l'abolition des vibrations vocales à la palpation (le fameux "dites 33" ne se traduit plus par le passage des vibrations vocales comme elles devraient se faire) - lors de l'auscultation on n'entend plus le murmure vésiculaire - la percussion signe la matité thoracique. - Au début de la maladie un frottement pleural peut être entendu à l'auscultation qui ressemble à un bruit de" cuir neuf ". Cela est dû au frottement des deuc feuillets de la plèvre l'un sur l'autre, avant que l'épanchement ne soit constitué
La ponction pleurale permettra de recueiller le liquide. Ce liquide peut être sérofibrineux, purulent ou hémorragique selon la cause de cette pleurésie.( tuberculeuse, infectieuse ou cancéreuse) .
TRAITEMENT
Le traitement est fonction de la cause de la pleurésie et cette cause sera déterminée par l'examen du liquide pleural que l'on aura récupéré par la ponction pleurale. Il faudra lutter contre l'infection, soit tuberculeuse, soit à germe banal, accélérer la résorption de l'épanchement par ponctions répétées, voire l'emploi de corticoïdes locaux, commencer rapidement une kinésithérapie pour éviter les séquelles pleurales.
C'est la migration d'un caillot dans une artère pulmonaire, avec stase dans une branche proximale ou distale de celle-ci, c'est-à-dire avec arrêt plus ou moins loin dans la ramification de cette artère pulmonaire.
La symptomatologie sera d'autant plus dramatique que le caillot bouchera l'artère près de sa naissance.
Le territoire du poumon dépendant de cette artère ne sera plus vascularisé. Il en résultera un véritable infarctus pulmonaire.
Si l'artère est bouchée à sa naissance, il se produit une défaillance cardiaque, en général rapidement mortelle.
CAUSE
C'est un caillot qui s'est formé en général dans une veine d'un membre inférieur (phlébite), et qui s'est détaché pour parvenir au coeur puis être envoyé dans la circulation artérielle du poumon. Heureusement le caillot en général est petit et ne provoque pas la défaillance cardiaque mortelle.
Tout cela pour dire combien les traitements anticoagulants post-opératoires sont importants et combien il importe de les suivre scrupuleusement pour éviter cette redoutable complication. Après une intervention chirurgicale emboligène (favorisant la survenue d'une embolie pulmonaire) il convient donc d'administrer un traitement préventif qui sera fait d'HEPARINES DE BAS POIDS MOLECULAIRE (Voir ce terme) et d'aspirine.
Le début est brutal, matérialisé par une douleur thoracique angoissante, accompagnée d'une respiration rapide et superficielle. Le malade est cyanosé (bleu), couvert de sueur, le coeur est rapide et la tension artérielle chute. Il existe des formes foudroyantes: c'est la mort subite.
Des formes frustes: c'est un petit caillot qui est responsable et les signes ne sont pas très nets, souvent c'est un crachat marqué de sang quelques jours plus tard qui confirmera le diagnostic.
Ces petites embolies pulmonaires passent souvent inaperçues : Une petite douleur pleurétique, une respiration plus rapide, une tachycardie fugace, une brève hypotension artérielle,un épisode d'arythmie ou un léger fébricule doivent faire suspecter l'embolie pulmonaire chez tout malade alité, ou en présence de facteurs prédisposants ( par exemple plâtre, post-partum, chirurgie orthopédique)
EXAMENS COMPLEMENTAIRES
Le diagnostic de ces formes frustes sera confirmé par une scintigraphie pulmonaire.
Le dosage des DIMERES peut rendre de grands services pour sa valeur prédictive négative en cas de suspicion.
Dans les formes sévères, l'ECHOGRAPHIEDOPPLER (Voir ce terme) cardiaque permettra d'éliminer une TAMPONNADE (Voir ce terme) .
L'échographie doppler veineuse des membres inférieurs reste indispensable en permettant de mettre en évidence la thrombose veineuse et de situer la partie supérieure du caillot. Cette échographie devra être refaite avant le premier lever du malade.
L'angiographie pulmonaire sélective reste l'examen de référence avec une sensibilité et une spécificité de 100 %. Elle montre l'image claire du caillot, l'hypovascularisation en aval de ce caillot, et permet la mesure de l'INDEX DE MILLER (Voir ce terme) qui reflète l'extension du territoire exclus.
Actuellement un angioscanner associé au dosage des D Dimeres suffit pour poser à coup sûr le diagnostic d'embolie pulmonaire ,sans avoir à recourir au doppler des membres inférieurs.
TRAITEMENT
Dans la forme habituelle, il s'agit d'une urgence médicale.
Il consiste en la mise en oeuvre d'un traitement anti-coagulant par l'héparine intra-veineuse en perfusion. Il faudra traiter le choc éventuel et bien entendu administrer de l'oxygène. Dans certains cas, un traitement thrombolytique devra être envisagé, c'est-à-dire qui vise à lyser (à dissoudre en quelque sorte) le caillot. Il existe des contrindications à ce traitement thrombolytique.
CONTRINDICATIONS -affections hémorragiques connues -antécédents d'accident vasculaire cérébral - rétinopathie hémorragique (diabétique par exemple) - traumatisme sévère récent -réanimation prolongée avec massage cardiaque - prise de sang récente ou intra musculaire récente - hypertension artérielle sévère - endocardite bactérienne, péricardite, dissection aortique - ulcères digestifs avec saignement récent - pancréatite aigue - cancer profond - hépatopathie sévère( cirrhose par exemple) - traitement par anticoagulants par antivitamines K - hémorragie récente.
Parfois le traitement chirurgical devra être entrepris (embolectomie), c'est-à-dire ablation chirurgicale du caillot.
Dans un deuxième temps, il faudra éviter les récidives par un traitement anti-coagulant au long cours par les antivitamines K (AVK), en traitant les varices des membres inférieurs, en agissant sur les éventuels troubles du rythme cardiaque (voir ARYTHMIE ) .
Parfois on sera amené à poser un filtre dans la veine cave inférieure pour éviter le passage de caillots venant de la partie inférieure du corps, seulement en cas de contrindication absolue au traitement anticoagulant au long cours
Infarctus du myocarde
C'est l'obstruction totale d'une artère coronaire, en général par un caillot. Le territoire cardiaque dépendant de cette artère bouchée ne reçoit plus ni oxygène, ni nourriture. C'est donc une ischémie myocardique. Trés rapidement, les cellules qui constituent ce territoire meurent et changent d'aspect. Elles prennent au bout d'un certain temps un aspect de \"farce\". Il s'agit donc d'un infarcissement, ce qui explique le nom d'infarctus.
SYMPTOMES
Le tableau clinique de début est très souvent dramatique ; la douleur est atroce, constrictive, angoissante, le plus souvent rétro-sternale Les nausées, voire les vomissements sont extrêmements fréquents, un état de choc peut s'installer, la chute de la tension artérielle est constante. Le malade est pâle, angoissé et souvent couvert de sueur. Cette douleur est permanente, elle dure, elle ne cède pas en quelques minutes comme dans la crise d'ANGINE DE POITRINE mais comme dans la crise d'angine de poitrine cette douleur peut être trompeuse et faire croire à une indigestion ou une crise aigüe de l'épaule par exemple. QUE FAIRE ? Il s'agit d'une urgence maximale ; on ne dira jamais assez que les premières heures sont capitales dans l'évolution d'un infarctus et que l'appel au SAMU est impératif le plus rapidement possible.
En attendant l'arrivée des secours : - laisser le malade allongé - il ne doit faire absolument aucun effort - ouvrir le col de la chemise et lui desserrer la ceinture du pantalon.
Le malade hospitalisé sera mis sous monitoring, c'est-à-dire que l'électrocardiogramme sera enregistré en permanence et qu'ainsi pourront être rapidement décelés les troubles du rythme qui sont l'une des complications si redoutées de l'infarctus. TRAITEMENT Actuellement, si le traitement a pu être commencé tôt, on privilégie un traitement à visée trombolytique(Voir THROMBOLYSE) c'est-à-dire un traitement qui vise à lyser, à détruire en quelque sorte, le caillot formé.
Ce traitement thrombolytique peut être administré au malade par un médecin traitant avant ou pendant le transport, en cas de certitude diagnostique absolue.
Bien entendu, le traitement anticoagulant gardera toute sa valeur ainsi que la thérapeutique à visée vasodilatatrice
.Un traitement antiagrégant plaquettaire doit être associé le plus rapidement possible également. L'administration de plavix à la dose de 300 mg associée à l'aspirine semble être le traitement indispensable actuellement.
Par la suite, dans l'infarctus non compliqué, actuellement on privilégie une lévée semi-précoce aux environs du 8ème jour alors qu'auparavant on laissait facilement le malade au lit pendant 20 jours.
Puis on permettra à nouveau une activité très modérée qui sera associée à une psychothérapie de soutien. De même, on autorisera beaucoup plus rapidement qu'auparavant la reprise de l'activité car cette activité sera d'autant plus difficile que l'inactivité aura été plus longue.
Les facteurs de risque seront réduits. Il faudra: - ne plus fumer et cela de façon définitive et pour la vie - supprimer ou fortement diminuer la consommation de boissons alcoolisées - éviter les graisses saturées, c'est-à-dire le gras animal - éviter les gros efforts, qu'ils soient professionnels ou sportifs - reprendre une activité physique progressive, telle que la marche à pied, la bicyclette en terrain plat, la natation, puis progressivement le golf ou le ski.
Bien entendu le traitement post-infarctus devra être poursuivi pendant très longtemps. D'abord une surveillance clinique et électrocardiographique régulière surtout pour déceler les éventuels troubles du rythme et les signes d'insuffisance cardiaque. Ensuite les médicaments : - les vasodilatateurs coronariens, type dérivés nitrés - les économiseurs d'oxygène type bétabloquants ou les anticalciques - les antiagrégants plaquettaires qui sont des médicaments qui empêchent l'agrégation des plaquettes, l'agrégation de ces plaquettes étant le facteur essentiel de la formation du caillot - les hypolipidémiants qui ne dispenseront de toute façon jamais du régime - les anticoagulants. Après un infarctus myocardique, on pourra discuter dans certains cas d'un éventuel PONTAGE ou d'une dilatation par ballonnet.
RAPPEL IMPORTANT : L'ARRET DU TABAC ET LE REGIME SONT IMPERATIFS .
Affection du poumon qui peut être bactérienne, virale, aiguë ou chronique. La pneumonie est caractérisée par une exsudation alvéolaire, parfois interstitielle, et par une condensation du parenchyme pulmonaire. Elle peut atteindre tout un lobe pulmonaire (pneumonie lobaire) ou se présenter par l'atteinte disséminée en petits foyers distincts (broncho-pneumonie)
Le microbe en cause peut être le pneumocoque, staphylocoque, le streptocoque, la bacille de Friedlander Il faut savoir que la moitié des des sujets sains présentant une pneumonie à pneumocoques sont des fumeurs. Le TABAGISME PASSIF étant également responsable de la gravité de cette infection. chez les sujets exposés à ce tabagisme passif.( risque doublé) .
SYMPTOMES Le début est brutal, fait d'un point de côté,d'un grand frisson, une température élevée 39/40°.
Le pouls est accéléré, une difficulté pour respirer est manifeste. Parfois le malade est cyanosé (teinte bleutée des téguments) et recouvert de sueurs abondantes.
L'apparition d'un HERPES (Voir ce terme) labial est fréquent. . La toux, sèche au début, ramène après deux ou trois jours une expectoration typique : crachats ambrés, rouillés, visqueux adhérents au crachoir.
TRAITEMENT Grâce au traitement précoce, les complications sont exceptionnelles. Il est fait d'une antibiothérapie très stricte. Des complications peuvent se voir chez les vieillards, les diabétiques, les alcooliques, les cardiaques, les insuffisants respiratoires. Ces complications peuvent être des ABCES DU POUMON , des pleurésies, des septicémies.
-2) PNEUMONIES VIRALES
Beaucoup plus fréquentes de nos jours. La plus classique est la pneumonie de la grippe. Symptomes : Le début est plus progressif, avec céphalées (maux de tête), fièvre, douleurs musculaires, une rhinopharyngite, puis la toux survient ramenant une expectoration purulente s'il existe une surinfection bactérienne.
- 3) PNEUMONIE A PNEUMOCYSTIS CARINII
TRAITEMENT : Le traitement antibiotique évite ces surinfections bactériennes. Bien d'autres virus peuvent être responsables de pneumonies virales. Les MYCOPLASMES , Les CHLAMYDIAE , certaines RICKETTSIES (Voir ces termes) peuvent également être à l'origine de pneumonies
Colique hépatique
C'est le passage d'un calcul dans les voies biliaires qui provoque une tension importante de ces voies biliaires et qui déclenche la douleur. C'est souvent après un repas riche en graisses que cette crise se déclenche. Ce sont en général de petits calculs qui déclenchent la crise car les gros calculs restent bloqués le plus souvent dans la vésicule .
SYMPTOMES
Il s'agit d'une douleur violente qui siège dans l'hypochondre droit (sous les côtes à droite), qui irradie très souvent dans le dos et vers l'épaule droite. Elle est continue avec des paroxysmes. Elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Cette douleur survient surtout la nuit, plus fréquemment chez les femmes. S'y associent des nausées et des vomissements. Après la crise un subictère peut se manifester associé à un prurit et à un petit fébricule.
Des examens complémentaires seront à envisager : échographie, cholescystographie (radio de la vésicule après opacification), quand la crise sera terminée.
COMPLICATIONS
De nombreuses complications sont possibles -CHOLECYSTITE AIGUE - LITHIASE DU CHOLEDOQUE avec ictère par obstruction - PANCREATITE AIGUE - ILEUS BILIAIRE (voir ces termes)
TRAITEMENT
Pour l'heure il faut soulager le malade rapidement.
Les antispasmodiques s'imposent, par exemple : - Buscopan - Viscéralgine - Spasfon associés aux antalgiques et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (A .I .N .S .) .
La diète hydrique est de règle (ne pas donner à boire en raison des vomissements) . Ce n'est que le calme revenu que l'on pratiquera les examens complémentaires décrits ci-dessus, de manière à mettre en oeuvre le traitement, souvent chirurgical, mais actuellement également instrumental non invasif, c'est-à-dire que l'on monte une sonde passée par les voies digestives naturelles (bouche, oesophage, estomac) pour essayer, s'il n'est pas trop gros, d'extraire le calcul responsable. Cela se fait sous contrôle radioscopique.
Il existe également un traitement médical qui vise à dissoudre les calculs. Il ne peut être employé que si les calculs sont petits et non calcifiés (donc très peu visibles à la radiographie) .
Ce traitement est long : 18 mois à 2 ans. Il impose en régime sévère pendant ce temps et il faut savoir que les récidives sont fréquentes. Dans certains cas particuliers on peut par un trocard transcutané pénétrer dans la vésicule et y injecter un produit solvant qu'on laisse en place quelques heures avant de réaspirer ce produit qui aura dissout les calculs. Il faut recommencer plusieurs fois ce lavage pour être efficace. Cette technique se fait sous contrôle radioscopique. (voir LITHIASE VESICULAIRE )
Enfin il faut signaler la possibilité de détruire les calculs par LITHOTRIPSIE
Le traitement chirurgical reste obligatoire pour toute lithiase vésiculaire qui aura provoqué des signes évidents de complications. Enfin, Il faut signaler la possibilité d'intervention percutanée.
Névralgie intercostale
Elle se manifeste par une douleur latéro-thoracique en ceinture qui a souvent un point de départ douloureux arthrosique vertébral.
SYMPTOMES
La douleur à point de départ vertébral irradie sur le côté du thorax. Cette douleur est violente, souvent exacerbée par les mouvements et par la toux.
CAUSES
Certes si fréquemment la dorsarthrose (arthrose vertébrale) est responsable de cette névralgie intercostale, il faut noter que de nombreuses causes peuvent être responsables de cette douleur: - un cancer vertébral (voir CANCER OSSEUX ), - un MYELOME , - une OSTEOPOROSE qui peut produire un tassement vertébral, - un MAL DE POTT , - des tumeurs intra-rachidiennes, - une SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE (voir ces termes), - des tumeurs intra-thoraciques (cancer pleuro-pulmonaire, anévrisme de l'aorte) .
TRAITEMENT
Le traitement de la névralgie intercostale banale repose sur les antalgiques (Aspirine par exemple), les myorelaxants, les ANTI INFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS
Aérocolie
C'est l'accumulation de gaz dans le côlon, principalement au niveau des angles coliques gauche et droit. Souvent en rapport avec une fermentation intestinale, elle-même due à un ralentissement du transit intestinal. Ce ralentissement est fréquemment en rapport avec une mauvaise secrétion biliaire.
Cette insuffisance de secrétion biliaire ralentit le transit et favorise ainsi la fermentation intestinale.
Un ballonnement intestinal est de règle. Quand la quantité de gaz est trop importante, en particulier au niveau de l'angle colique gauche, cela peut irriter le coeur par compression de bas en haut. Ce point au coeur est parfois très anxiogène, mais n'a aucun rapport avec une maladie cardiaque.
TRAITEMENT
- Il consiste à modifier ses habitudes alimentaires en évitant les aliments qui fermentent facilement : les haricots blancs, les lentilles, les choux, les salsifis, les oignons, les artichauts.
- En cas de crise, des désinfectants intestinaux seront utiles (Intétrix, Ercefuryl, Ganidan) . Le charbon sera toujours utile (Carbolevure, Formocarbine etc) .
- Des médicaments cholagogues seront très utiles, car ils augmentent l'évacuation de la bile hors de la vésicule biliaire (Sorbitol, Sulfate de magnésie) .
- Enfin, l'emploi de sédatifs et tranquillisants peut s'avérer indispensable. La dissection de l’aorte
Définition
La dissection aortique, appelée aussi anévrisme disséquant de l'aorte, est le déchirement de la paroi de l'aorte, grosse artère qui part du coeur pour distribuer le sang dans tout l'organisme. Ce phénomène est rare et très grave, car il peut conduire à la rupture totale de l'aorte et à une mort certaine. Très souvent, cette dissection est localisée au niveau de l'aorte thoracique. Il existe cependant plusieurs types de dissections, classifiées par types. Historiquement, cette classification anatomique est la classification de De Bakey, établie en fonction de l'origine de la déchirure, et de son étendue. On distingue ainsi 3 types : type 1 qui débute à l'aorte ascendante, jusqu'à la portion descendante, type 2 qui débute et se localise uniquement à l'aorte ascendante et le type 3 qui débute et se localise à l'aorte descendante. Plus récemment a été introduite la classification de Stanford aujourd'hui classification de référence avec le type A où la dissection intéresse l'aorte ascendante et le type B ou elle intéresse l'aorte descendante.
Symptômes
Les symptômes d'une dissection aortique se manifestent de manière soudaine. En voici quelques-uns :
des douleurs thoraciques brutales ou au niveau dorsal avec sensation de descente de ces douleurs vers le bas ;
la douleur est migratrice ;
les autres signes cliniques sont en rapport avec une complication de cette dissection avec notamment la possible survenue d'un malaise, un état de choc, des hémorragies, etc.
Diagnostic
==Diagnostic== et traitement sont menés simultanément étant donné la gravité du cas. Outre l'observation des signes cliniques, le médecin effectuera une radiographie thoracique, un électrocardiogramme, et un examen d'imagerie pour localiser la dissection, soit un scanner, une IRM ou parfois une échographie en fonction de la disponibilité de ces examens de du degré d'urgence.
Traitement
Les traitements varient en fonction des types de dissection. Les dissections de l'aorte ascendante (type A de Stanford) nécessitent une intervention chirurgicale cardiaque immédiate. Quant aux dissections descendantes (type B de Stanford), leur traitement est initialement fait par cathétérisme avec pose de stent et en recours secondaire à la chirurgie est parfois réalisé.
Prévention
Il faut faire preuve de vigilance au niveau alimentaire en mangeant peu salé et un suivi régulier en cas d'hypertension artérielle qui est le principal facteur à l'origine des dissections aortiques.
La saturométrie est la mesure de la saturation en oxygène de l'hémoglobine du sang artériel.
Objectif(s) de soins
Obtenir une valeur pour estimer l'état d'oxygénation des tissus
Détecter et intervenir rapidement en fonction des changements de la saturation de l'hémoglobine en oxygène
Évaluer la réponse aux changements de concentration d'oxygène, aux changements de mode d'administration d'oxygène et aux impacts des activités et des traitements effectués.
Généralités
La valeur normale est de 95 % et plus
Une valeur inférieure peut être acceptable en présence de maladies chroniques telles que les MPOC ou des situations critiques
L'oxygène est transporté de deux façons dans le sang (Tiré de: CHUM, Guide clinique en soins infirmiers, 2001, 1ére édition, p.145) :
Dissous dans le plasma (2 %)
Lié à l'hémoglobine (98 %)
La vitesse à laquelle l'hémoglobine capte l'oxygène des tissus ou la libère dépend de plusieurs facteurs :
la pression partielle de l'oxygène (PO2), soit la proportion de l'oxygène dissous dans le plasma;
la pression partielle du gaz carbonique (PCO2), soit le produit du métabolisme cellulaire;
la température;
le ph sanguin.
Un résultat est présenté ainsi :
Valeurs normales :
SpO2 : 95%
PO2 : 80–110 mmHg
Estimation de l'oxygénation des tissus par le saturomètre :
SpO2 : 90%
PO2 : 60 mmHg
Certains appareils de monitorage perçoivent tous les signes vitaux donc possèdent plusieurs boutons de commande et plusieurs fenêtres d'indicateurs de résultats.
Méthodes disponibles
Directement dans le sang artériel lors d'un prélèvement de gaz artériel (SaO2)
À l'aide d'un appareil non invasif appelé saturomètre ; cet appareil détecte la pulsation artérielle, mesure la quantité de lumière absorbée par l'hémoglobine et affiche l'interprétation en pourcentage (SpO2).
Matériel requis
Saturomètre
Dissolvant à vernis à ongles, si requis.
Procédure(s)
Installer le saturomètre sur une surface droite
Enlever le vernis à ongles au besoin
Réchauffer les extrémités des membres, s'il y a lieu afin d'obtenir un meilleur signal de la pulsation
Positionner la main de l'usager sur sa cuisse alors qu'il est assis
Installer le capteur sur un doigt ou un orteil ; chez l'adulte, le pouce ou le gros orteil sont généralement trop gros pour la majorité des capteurs. Chez le bébé, toutefois, on place le capteur sur le gros orteil et on le maintient en place avec une bande adhésive autour du pied
Choisir le doigt le mieux coloré
Positionner le capteur de manière à ce que sa lumière soit sur le dessus de l'ongle et le photodétecteur en dessous du doigt ou de l'orteil
Mettre le saturomètre en fonction
Réduire l'éclairage car une lumière environnante trop forte fausse le signal
Vérifier régulièrement l'intégrité de la peau et changer le site du capteur au besoin
Selon le modèle de saturomètre, un clignotant vert indique une perfusion de bonne qualité
Lire alors le résultat, en pourcentage, sur la fenêtre de l'appareil
Si l'indicateur clignote jaune ou rouge, frictionner la main avec une serviette pour activer la circulation ou tremper la main dans un plat d'eau chaude
Assécher et enrober la main et le bras dans une serviette chaude pour obtenir un clignotant vert et frictionner au besoin
Tenir compte de situations qui risquent de modifier le résultat : baisse de l'hémoglobine, hypoperfusion périphérique, médicaments vasoconstricteurs, hypovolémie (état hémodynamique au cours duquel la perfusion des organes est insuffisante par baisse du volume sanguin total circulant), hypothermie, agitation
Débuter l'administration ou changer la concentration d'oxygène lorsque la valeur est inférieure à 95 % ou à la valeur indiquée par le médecin
Évaluer l'état global de l'usager pour rechercher et corriger la cause probable d'une baisse de saturation
S'assurer que le pouls indiqué sur l'appareil correspond au pouls de l'usager car la saturation ne serait pas fiable en cas de différence. En effet, la saturation en pourcentage d'oxygène est calculée avec chaque pouls détecté permettant ainsi l'actualisation continue de l'affichage du dispositif.
Notes au dossier
Noter :
Les résultats de la saturométrie
Les qualités du pouls : fréquence, force, régularité
Les heures de la mesure
Les positions de l'usager lors de la mesure (assis, couché)
L'administration d'oxygène, le mode d'administration et la concentration.
La toux est une expiration brusque et bruyante, réflexe ou volontaire, assurant l'expulsion de l'air contenu dans les poumons (la vitesse d'expulsion peut atteindre les 900 km/h), il s'agit d'une réaction du corps à une irritation, c'est un réflexe vital, un mécanisme de défense. La toux a pour but également de protéger les poumons.
La toux est en quelque sorte un mal nécessaire permettant l'expulsion de substances indésirables (poussière, corps étrangers) ou est l'expression d'une maladie grave, toutefois la toux n'est pas une maladie mais est le symptôme d'autres maladies ou infections. La toux est toujours un processus pathologique.
Mécanisme de la toux En cas d'attaque extérieure (microbe, maladie,...) les voies respiratoires supérieures comme la gorge ou la trachée qui sont munies de récepteurs sont stimulées et vont envoyer un message au cerveau (au niveau du centre de la toux). Ensuite le cerveau réagit tout de suite en provocant une fermeture de la glotte et une contraction musculaire, en particulier au niveau du diaphragme, c'est la toux.
>>
Remarque: vu que la toux est un symptôme d'une autre maladie ou infection (>> voir sous définition), la recherche de la cause joue un rôle essentiel dans la thérapie (le but alors étant d'éliminer la cause).
Les causesde la toux peuvent être :
> unrefroidissement : en général provoqué par un ou plusieurs virus, on estime qu'environ 90% des toux aiguës sont provoquées par des virus
> une bronchite chronique ou une toux du fumeur = BPCO (pour bronchopneumopathie chronique obstructive), la BPCO est une maladie de plus en plus fréquente
> l'emphysème pulmonaire, un stade avancé de la bronchite chronique
> le cancer du poumon et d'autres cancers (cancer du larynx, etc)
> des effets secondaires ou indésirables de certains médicaments (typiquement les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine = IECA comme l'énalapril, indiqués par exemple pour soigner l'hypertension, plus d'infos sous symptômes à ce sujet)
Symptômes de la toux - Différentes formes de toux : Toux sèche - Toux grasse - Toux chronique - Toux médicamenteuse
On distingue principalement 4 sortes de toux, les symptômes et les origines sont différents pour chaque toux :
1.latoux sèche
2.latoux grasse
3.latoux chronique
4.latoux médicamenteuse
1. toux sèche (aussi appelé toux irritative ou encore toux non productive) : Durée : La plupart du temps il s'agit d'une toux aiguë (sur une courte durée) Symptômes : Il s'agit d'une toux comme son nom l'indique sèche qui ne produit et n'évacue pas de mucus, inutile, épuisante et qui peut parfois aggraver des lésions existantes. Causes :Les origines d'une toux sèche sont souvent virales et peuvent être accompagnées par un rhume, une otite, un refroidissement : c'est en général le symptôme du début du refroidissement. Comme on le voit sur l'infographie ci-dessous en cas d'infection virale (ex. refroidissement ou rhume) la toux sèche apparaît après plusieurs jours mais précède en général la toux grasse.
La toux sèche peut également être l'effet secondaire d'un médicament (>> voir ci-dessous).
2.toux grasse(ou toux productive) : Durée : Il peut s'agir d'une toux aiguë ou chronique Symptômes : Cette toux ramène une expectoration, utile pour dégager les voies respiratoires. On sent bien que la toux est grasse et productive. Causes : Les origines d'une toux grasse peuvent être : la bronchite, la bronchite chronique (comme la BPCO), l'emphysème, la phase avancée d'un refroidissement, un rhume,...
3. toux chronique : Durée : Comme son nom l'indique, cette toux est chronique, c'est-à-dire qu'elle persiste pendant plus de 2 mois et est toujours le symptôme d'une maladie sous-jacente. Symptômes : Voici quelques symptômes typiques d'une forme de toux chronique (la toux du fumeur ou BPCO) : - toux fréquente, même sans refroidissement - toux matinale avec expectorations - dyspnée à l'effort - respiration sifflante Il est conseillé de consulter rapidement un médecin pour ce type de toux.
4. touxcommeeffet indésirable d'un médicament : Durée : Cette toux dure le temps de la prise des médicaments Symptômes : Toux sèche Cause : Provoqué la plupart du temps par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA) par exemple à base de captopril, enalapril ,... médicaments utilisés dans le traitement de l'hypertension, parlez à votre médecin si vous supposez que c'est le cas pour vous, afin de changer de médicament.
Témoignage patient sur les médicaments qui provoquent la toux, ici concernant l'énalapril (un anti-hypertenseur de type IECA) :
Complications de la toux - Risques lors de toux
La toux étant un symptôme d'une maladie (infectieuse, chronique,...), il se peut que cette maladie sous-jacente de la toux aboutisse à de sérieuses complications. C'est le cas par exemple avec la pneumonie, une maladie infectieuse à prendre très au sérieux, c'est pourquoi dès qu'une toux devient suspecte (voir ci-dessous), il faut se rendre rapidement chez son médecin.
La toux peut aussi dans certains cas provoquer de la fatigue ou au contraire de l'agitation ainsi que de l'insomnie.
Parfois la toux peut mener à des douleurs dans la cage thoracique, en particulier suite à la contraction répétée du diaphragme (muscle actif dans le mécanisme de la toux).
Si la toux est violente (très forte et de façon répétée) on peut observer les complications suivantes: lésions au niveau des bronches ou des poumons, pneumothorax, certaines formes d'hémorragie, fracture de côtes (chez patients fragiles), etc.
Résumé sur la toux
La toux est un mécanisme de défense du corps qui permet l'expulsion de substances indésirables (découvrez une infographie sur le mécanisme de la toux). Il faut savoir que la toux n'est pas, au sens strict, une maladie mais un symptôme et est toujours un processus pathologique.
La toux survient suite à une stimulation des voies aériennes (trachée ou bronches), celles-ci envoient un message au cerveau, dans le centre de la toux, qui va ensuite déclencher une contraction musculaire (au niveau du diaphragme en particulier).
La toux peut avoir de nombreuses causes. En automne et en hiver, l'une des causes les plus fréquentes est une maladie infectieuse (virale, bactérienne) qui provoque surtout des toux sèches et grasses.
Une toux doit toujours être prise très au sérieux dans la recherche de la cause, en effet dans certains cas la toux peut être le signe d'une maladie plus grave comme l'asthme ou un cancer (du poumon, du larynx, etc). Découvrez toutes les causes
On peut classer la toux en 4 types différents: la toux sèche, la toux grasse, la toux chronique et la toux médicamenteuse.
La toux sèche est souvent l'un des premiers signes du refroidissement (rhume), cette toux se transforme souvent après quelques jours en une toux grasse.
Le traitement de la toux varie en fonction de la cause, si possible on essayera toujours de soigner l'origine de la maladie.
Dans certains cas on pourra seulement traiter les "symptômes".
Le médecin ou pharmacien pourra vous prescrire des antitussifs (codéine, dextrometorphane) en cas de toux sèche ainsi que des fluidifiants (N-acétylcystéine) ou expectorants en cas de toux grasse. En cas de toux grasse ou productive, il est très important de ne pas utiliser d'antitussifs (sauf avis médical), car il faut laisser "mûrir" la toux.
La phytothérapie peut être une très bonne alternative, en particulier la toux grasse ou productive. Il existe un très grand nombre de plantes médicinales pour prévenir ou soigner cette affection. Mentionnons ici les principales plantes utilisées: le thym, la racine de guimauve, les bourgeons de sapin ou la pulmonaire.
- Traiter une toux le plus rapidement possible (pour éviter toute complication)
- Boire beaucoup, en particulier des boissons chaudes (tisanes contre la toux) avec du miel
- Humidifier les chambres (la sécheresse favorise la toux)
Conseils pour soigner la toux - Conseils thérapie de la toux
> Tout d'abord, il est très important de soigner une toux le plus rapidement possible afin d'éviter des complications. Voir les médicaments et les remèdes naturels à disposition contre la toux.
> Vous pouvez faire des inhalations : par exemple avec des huiles essentielles à base de de thym, d'eucalyptus ou de camomille avec de l'eau très chaude à bouillante.
>Buvez des boissons chaudes (évitez les boissons froides). Comme des tisanes à base de plantes médicinales, par exemple unetisane de thym avec du sucre et surtout avec du miel.
> Appliquez des pommades sur la peau en friction à base d'huiles essentielles par exemple à base de menthol ou de camphre.
Attention ne pas appliquer des pommades contenant du camphre ou du menthol chez les enfants de moins de 30 mois, utiliser dans ce cas des formules pour bébé !
>Prenez des bonbons contre la toux (à base de miel ou en mélange de plantes à base de bourgeons de sapin, mauve ou mousse d'Islande ). Remarque : Il semblerait que selon de récentes études cela soit plutôt l'effet du sucre (ou du bonbon) lui-même qui favorise la salivation et permet ainsi de mieux soigner la toux et davantage peut-être que les plantes elles-mêmes.
> Vous pouvez utiliser un humidificateur, cela permet d'hyrater les muqueuses et améliore l'état d'une toux.
> Le cas échéant, surtout lors d'accès de toux nocturne, surélevez la tête du lit.
Prévention de la toux - Comment prévenir la toux ?
>Diminuez, voire arrêtez si possible votre consommation de tabac. Le tabac favorise la toux, en particulier la fameuse toux du fumeur (ou BPCO).
> La toux est souvent causée par des virus. Afin de limiter leur transmission, il est conseillé de bien se laver les mains.
>Buvez beaucoup, boire permet de diluer les virus et donc de limiter le risque d'avoir une toux.
Médicaments contre la toux - Antitussifs - Sirop toux - Remède toux
Selon le type de toux (sèche - grasse) des médicaments différents seront utilisés :
1.toux sèche
2. toux grasse
3.toux chronique
4. toux médicamenteuse
1.Contre la toux sèche (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur ce type de toux), on peut utiliser des *médicaments à base de :
>dextromethorphane, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : dans Bexine®, Calmerphan®, Dextrocalmine®, Pulmofor®, Vicks®, Prétuval®, Bénical®, Bisolvon® dextromethorphane
- en France : dans Akindex®, Atuxane®, Dexir®, Drill® Toux, Nodex®, Nortussine®, Privatux®, Tuxium® entres autres
>codéine, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : Codéine® Knoll, Tricodein® Solco, Makatussin® Nouvelle Formule.
La codéine est également présente dans des médicaments composés.
- en France : demandez conseil à votre pharmacien ou médecin
>noscapine, en vente sous forme de gouttes, sirop, suppositoires,...
- en Suisse: Hederix® (remarque sur le Sirop Hederix®: si le sirop semble être trouble, cela n'est pas une altération du sirop, mais est dû à sa forme galénique. En effet, le principe actif est encapsulé, afin d'améliorer la conservation du produit), DemoTussil®, Tussanil-N®, Tossamine®, Tossamine® Plus, Tuscalman®
>butarimate, en vente sous forme de sirop.
en Suisse : DemoTussol®, NeoCitran® Antitussif, Sinecod®
> des antihistaminiques H1 (antiallergiques), en vente sous forme de sirop contre la toux : à base d'oxomémazine, par exemple dans Toplexil®
* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
Remarques sur les antitussifs - Le Conseil du Pharmacien
- En général les antitussifs se présentent sous forme de sirop ou parfois de comprimés.
- Les antitussifs agissent sur le centre de la toux au niveau du cerveau, ils bloquent le réflexe de la toux. De ce fait en cas de toux grasse ou toux productive (lire ci-dessous) les antitussifs sont contre-indiqués car ils empêchent l'évacuation du mucus et donc peuvent provoquer un encombrement bronchique.
- Une grande partie des antitussifs sont des opiacés (codéine, dextromethorphane) ou des antihistaminiques. Il faut savoir que ces médicaments ont passablement d'effets secondaires comme des troubles digestifs ou de la somnolence (évitez de conduire un véhicule après la prise d'un antitussif). De plus en cas de surdosage un arrêt respiratoire est possible.
- Relevons aussi que lors de traitement à base d'antitussifs il faut absolument éviter de boire de l'alcool.
- Un traitement antitussif devrait avoir une durée de maximum 3 à 5 jours.
Pour plus d'informations demandez conseil à votre pharmacien ou médecin.
2. Contre la toux grasse(>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Pour rappel (sauf avis médical contraire): ne pas utilisez des antitussifs comme la codéine ou le dextrometorphane en cas de toux grasse ou productive. Car dans ce type de toux il est important de faire sortir le mucus pour faire "mûrir" la toux. Les antitussifs ayant tendance à bloquer ce processus.
On utilise contre la toux grasse principalement des expectorants et/ou fluidifiants
> Les *expectorants sont soit salins (ammonii chloridium,...) ou à base d'extraits de plantes (guaifénésine par exemple, dans Résyl® ou Toplexil® ou à base d'ipéca)
> Les *fluidifiants (diminuent la viscosité du mucus) :
- à base de *N-acétylcystéine, sous forme de comprimés, comprimé effervescent, sachet,... :
en France : Broncholar®, Euronac®, Exomuc®, Fluimucil®, Solmucol®,...
en Suisse : Fluimucil®, Solmucol® (en sachet à diluer), ACC Sandoz®,... (attention ces médicaments ne sont pas stables, le sirop ne se conserve que 14 à 16 jours).
Interaction de la N-acétylcystéine
Suite à une interaction avec différents antibiotiques du types amoxicillines, pénicillines, tétracyclines, céphalosporines, aminoglycosides, macrolides et amphotérocines : respecter un intervalle de 2 heures entre la prise de N-acétyscystéine et de l'antibiotique.
- à base de *carbocystéine, sous forme de sirop, gouttes, spray :
en France : Broncathiol®, Brochocyst®, Dimotap® expectorant, Fluditec®, Tussilène®,... entre autres
en Suisse : Rhinathiol®, Méphathiol®, Mucogeran®,...
Remarque importante, prescription chez les enfants La carbocystéine et la N-acéytlcystéine sont contre-indiquées en France chez les enfants de moins de 2 ans, car plusieurs cas de complications respiratoires sont apparus dans ces dernières années. En Suisse le pharmacien ne devrait pas remettre la carbocystéine et la N-acéytlcystéine chez un enfant de moins de 2 ans. Selon la situation un médecin peut prescrire la carbocystéine et la N-acéytlcystéine pour des enfants de 1 à 2 ans. En desous d'un an cela reste contre-indiqué pour le pharmacien et le médecin. Il est de ce fait conseillé de ne jamais donner de médicament antitussif à un enfant de moins de 2 ans sans avis médical et de privilégier les simples mesures d’hygiène : désobstruction nasale pluriquotidienne au sérum physiologique en cas d’encombrement nasal, éviction de l’exposition au tabac, hydratation régulière du nourrisson et limitation de la température à 19-20°C dans la chambre. Source: Pharmavista.net, 10 mai 2010 + 11 novembre 2010
* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
3. Contre les toux chroniques (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
La thérapie consiste à calmer la toux selon qu'il s'agisse d'une toux sèche ou grasse : dans tous les cas prière de consulter un médecin car cette toux cache ou peut cacher en général une maladie sous-jacente (BPCO, cancer,...), il faudra donc plutôt soigner la cause de cette maladie..
4. Contre les toux médicamenteuses(>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Parlez à votre médecin pour changer de traitement ou trouver une autre solution.