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20 oct. 2017

Calculer le débit d’un soluté

Pour régler le débit d’une perfusion intraveineuse, il faut connaitre certains paramètres:
  1. la vitesse de perfusion en ml/hre
  2. le calibre du perfuseur utilisé (macrogouttes ou microgouttes)
  3. la durée d’administration en minutes
On administre la quantité prescrite du soluté en ajustant le débit de la perfusion, qu’on mesure en gouttes par minute.
Selon le fabriquant, le calibre de perfuseurs macrogouttes peut varier de 10 à 20 gtt/ml. Cependant, le perfuseur microgouttes sera toujours de 60 gtt/ml. Les perfuseurs comportent une chambre de goutte-à-goutte qui permet de compter les gouttes.
Tubulure perfusion intraveineuse (soluté), régulateur presse tube et chambre compte-gouttes
tubulurepresse_tubetubulure_microgoutte
Voici la formule qui permet de calculer le nombre de gtt/min à surveiller. Après ce premier calcul, nous diviserons le résultat par quatre pour le remettre sur 15 secondes afin de faciliter l’ajustement.
Quantité à administrer en ml × calibre du perfuseur (nbre de gtt/ml) ÷ durée d’administration en min = nbre de gtt/min
Exemple 1: NaCl 0,9% 1000 ml à 100ml/h.
100 ml/60 min×10 gtt/1ml÷60 min = 17 gtt/min
Procédure
Surveillance d’une perfusion intraveineuse
Définition : Observer périodiquement une perfusion intraveineuse pour s’assurer du bon fonctionnement et vérifier que le nombre de gouttes/minutes est conforme à la prescription médicale.
Buts :
  • Vérifier le fonctionnement mécanique d’une perfusion intraveineuse
  • Surveiller les effets de la perfusion intraveineuse
  • S’assurer de la concordance entre la perfusion en cours et la prescription médicale
Matériel : Montre trotteuse
  1. Se rendre périodiquement au chevet du client.
  2. Vérifier le site d’injection (rougeur,oedème, douleur), la tubulure (libre, non coudée, péremption 72 h), la sac de soluté (plus haut que le coeur du client, sorte, péremption 24 h, quantité restante).
  3. S’assurer de la concordance entre la prescription et la perfusion en cours.
  4. Faire le calcul du débit (formule)
  5. Compter pendant 15 secondes le nombre de gouttes tombant dans la chambre compte-gouttes.
  6. Vérifier la quantité de solution sur l’étiquette de gradation du soluté.
  7. Vérifier l’exactitude des informations inscrites sur l’étiquette.
  8. Ajuster le débit avec le presse tube au besoin.
  9. Graduer le soluté pour les 2 heures suivantes et répéter.
  10. Consigner au dossier les observations reliées au soluté en cours.

Types de perfusions intraveineuses

  • Solutions isotoniques (remplacent les pertes liquidiennes, augmentent le volume sanguin) ex: NaCl, Lactate Ringer, Dextrose 5%
  • Solutions hypertoniques (favorisent le déplacement du liquide intracellulaire vers le compartiment intravasculaire) ex: D 10%, 50 %,  d5% avec NaCl
  • Solutions hypotoniques (traitent  la déshydratation, favorisent le déplacement du liquide intravasculaire vers le compartiment intracellulaire) ex: NaCl 0,45%

Les complications

  • L’infiltration du soluté (passage de la solution dans les tissus sous-cutanés)
  • Phlébite (Inflammation de la veine avec formation d’un caillot)
  • Surcharge liquidienne (quantité excessive de liquide dans l’organisme)
  • Déséquilibre hydroélectrolytique (débalancement entre les différents électrolytes (sodium, potassium, chlore, calcium, magnésium, phosphore…et l’eau contenus dans l’organisme)

Points importants à retenir

  • Quantité à administrer en ml/hre
  • Calibre du perfuseur en gtt /min
  • Microgouttes= petites gouttes (60 gtt=1ml)
  • Macrogouttes = grosses gouttes (10gtt=1ml)
  • Durée de perfusion toujours en minutes
  • Concordance entre la prescription et le sac en cours
  • Date d’expiration du sac (24 heures)
  • Date d’expiration du jelco et tubulure (72 heures)
  • Observation du site d’injection ( rougeur, chaleur, induration, oedème)
  • Calculer le débit sur une minute puis sur 15 sec
  • Inscrire la quantité à perfuser pour les 3 heure et répéter à (lignes sur l’étiquette du sac de perfusion)
  • Consigner les notes d’observation pertinentes au dossier (date et heure de l’installation, type de cathéter et de solution, débit)
Régulateur de débit et pompe volumétrique
Le régulateur de débit est un outil que l’on peut ajouter au niveau de la tubulure et qui maintient la vitesse de perfusion constante. La pompe volumétrique, est un dispositif qui assurera la vitesse de perfusion programmé. Ces outils sont utilisés en pédiatrie, ches les personnes présentant des risques de surcharges liquidiennes ou lorsque les débits de la perfusion ontraveineuse sont élevés + 150 ml/h.
régulateur_de_debit
*** Toujours être à l’affût des signes de complications même en présence d’un régulateur de débit ou d’une pompe volumétrique

Autres références



19 oct. 2017

Sonde urinaire

La sonde urinaire est un tube introduit dans la vessie par le méat urinaire et l’urètre pour permettre l’évacuation continue ou intermittente de l’urine. On installe une sonde ou cathéter urinaire pour plusieurs raisons. Par exemple, pour surveiller la diurèse horaire suite à une chirurgie ou pour les personnes instables hémodynamiquement. On peut aussi installer une sonde de façon temporaire pour les personnes sédationnées ou pour diminuer les complications liées à la rétention urinaire ou pour recueillir des échantillons d’urine.
Vidéo installation sonde urinaire (Anglais)

L’installation d’une sonde nécessite une ordonnance médicale. La sonde est le plus souvent installée de façon temporaire mais peut quelques fois demeurer en place pour de longue période. Dans cette situation, on parle de sonde à demeure.
La taille de la sonde utilisée peut varier en fonction de l’âge, du sexe de la personne et de l’objectif visé par l’installation.
sonde urinairesac_sonde_urinaire
Matériel
plateau à cathétérisme foley: champs stériles, solution antiseptique, lubrifiant, ouates, pince, seringue d’eau stérile, contenant pour recueillir l’urine, gants stériles)
sonde urinaire x 2 (16 ou 18 Fr. pour adulte), vérifier la date d’expiration
gants stériles supplémentaires
sac de drainage et sac à poubelle + diachylon
serviettes et débarbouillettes
dispositif pour fixer la sonde

Étapes de la procédure
• Vérifier le plan de soins (ou ordonance)
• Se laver les mains
• Vérifier l’identité de la personne et présence d’allergie à l’iode (si allergie à l’iode, utiliser une autre solution que celle fournie dans le nécessaire)
• Donner des explications sur la procédure de soin (aviser la personne de ne pas toucher le champ)
• Préparer l’aire de travail (espage dégagée, éclairage, hauteur de lit et de la table de chevet)
• Isoler la personne
• Faire ou demander à la personne de faire une toilette génitale
• Installer le sac de drainage a/n du sommier et le sac à poubelle au pied du lit (l’urine coule par gravité)
• Installer le patient en décubitus dorsal, jambes écartées (homme) ou décubitus dorsal, jambes écartées et genoux fléchis (femme)
• Ouvrir le plateau de façon aseptique
• À l’aide de la pince, saisir le champ stérile non-troué
• Glisser le champ stérile non-troué (côté plastifié en-dessous) sous le pénis ou sous le siège pour la femme, sans le contaminer
• Ouvrir l’enveloppe extérieure de la sonde et laisser tomber la sonde sur le champ stérile du plateau
• Enfiler les gants stériles
• Placer le champ stérile troué de façon à dégager le pénis ou sur la région vulvaire pour la femme (aviser patient de ne pas toucher)
• Déposer sur le champ stérile le contenu du plateau
• Verser la solution aseptique sur les ouates
• Ouvrir la 2e enveloppe de la sonde
• Ouvrir l’enveloppe de lubrifiant et la vider sur le champ
• Lubrifier la sonde avec des mouvements rotatifs (5 cm pour la femme et 15 cm pour l’homme) et la déposer dans le récipient
• Déposer le récipient stérile entre les cuisses

Désinfecter les organes génitaux
Pour l’homme :
  • tenir fermement le pénis et repousser le prépuce avec la main secondaire tout en écartant le méat (maintenir cette position pendant toute la procédure)
  • prendre une ouate à l’aide de la pince et nettoyer le gland de façon circulaire, du méat vers l’extérieur
  • prendre une autre ouate et nettoyer le méat à nouveau
Pour la femme :
  • ouvrir les grandes lèvres avec la main secondaire (maintenir cette position pendant toute la procédure)
  • prendre une ouate à l’aide de la pince et nettoyer la face interne des grandes lèvres de haut en bas en changeant de ouate pourchaque côté
  • nettoyer les petites lèvres de la même façon
  • prendre une 5e ouate et désinfecter le méat
Aviser le patient et introduire la sonde
Pour l’homme :
  • tenir le pénis perpendiculairement au corps  et introduire la sonde ad une légère résistance soit rencontrée
  • baisser le pénis avec un angle de 60º en exerçant une légère traction et introduire la sonde jusqu’a ce que lurine s’écoule
  • tenir la sonde de la main secondaire et placer l’autre extrémité de la sonde dans le cran du récipient
  • gonfler le ballonnet et tirer légèrement sur la sonde pour s’assurer que le ballonnet est bien gonflé
Pour la femme :
  • introduire la sonde ad écoulement de l’urine
  • introduire de 5 cm de plus et gonfler le ballonnet
  • tirer sur la sonde pour s’assurer que le ballonnet est bien dans la vessie
• Vider le contenu de la vessie dans le récipient gradué et faire un prélèvement au besoin (l’extrémité de la sonde ne doit pas tremper dans l’urine)
• Relier la sonde au sac de drainage
• Enlever les gants
• Fixer la sonde sur la face interne ou le dessus de la cuisse
• Nettoyer les organes génitaux
• Réinstaller le patient
• Mesurer la quantité d’urine recueillie
• Disposer du matériel souillé
• Se laver les mains
• Inscrire au dossier :
- date et heure de l’installation
- calibre de la sonde, nombre de branches
- quantité d’eau dans le ballonnet
- caractéristique et quantité d’urine
- prélèvement s’il y a lieu, réaction du patient
Maintenir un bon drainage par gravité afin d’éviter un reflux d’urine dans la vessie.

Le tube nasogastrique

Le tube nasogastrique (TNG) ou Levin est une sonde souple que l’on introduit par le nez ou la bouche pour nous permettre de rejoindre l’estomac. On introduit le tube par le nez ou la bouche pour le faire descendre dans l’oesophage, l’estomac et parfois dans le petit intestin (tube nasoduodénal).

tnginsertion_TNG
Cette intervention nécessite un prescription médicale et peut avoir plusieurs buts.
  • assurer la vidange de l’estomac, éliminer les gaz (air et sécrétions gastriques)
  • avant une chirurgie au niveau de l’intestin
  • administrer un liquide (un médicament comme le charbon de bois, un colorant comme le gastrografin)
  • permettre le lavage de l’estomac
  • permettre de nourir la personne pour une courte période (administrer un gavage
  • faire des analyses du liquide gastrique
Types de sondes
Le choix du type de sonde (grosseur, longueur, matériaux) dépend de l’âge de la personne et des buts recherchés. Par exemple, pour effectuer un lavage gastrique, le tube devra être plus gros que pour permettre la vidange de l’air de l’estomac.

  • grosseur: 12 à 18 Fr pour adulte ou 5 à 8 Fr pour l’enfant
  • longueur: de 90 cm à 175 cm pour l’adulte
  • matériaux: caoutchou, plastique, polyurétane, silicone
Tube-de-Levin

tube-Keofeed

tube-Salem




Drainage
  • drainage par gravité
  • drainage sous eau
  • drainage sous succion (20 à 40 mmHg)
Vidéo installation tube de Levin sur Youtube

Matériel nécessaire
  • sonde nasogastrique
  • seringue 60 ml à irrrigation
  • lubrifiant
  • verre d’eau et paille
  • serviette ou piqué
  • sac de drainage
  • gants propres
  • épingle de sureté
  • pince de plastique
  • ruban adhésif (hypafix)
  • papier mouchoir
  • verre avec glace (facultatif)
  • tubulure pour raccordement (si succion)
  • dispositif de succion mural ou portatif

Étapes de la procédure

Étapes préparatoire
  1. Vérifier le plan de soins et l’ordonnance
  2. Rassembler le matériel nécessaire (serviette, seringue 60 ml, levine #16 ou18, sac collecteur si drainage libre ou appareil à succion mural ou portatif avec tubulure de rallonge, lubrifiant hydrosoluble, diachylon , épingle, gants non stériles, verre d’eau , paille et haricot)
  3. Se laver les mains
  4. Vérifier l’identité du patient et se présenter (appel, bracelet, tête du lit).
  5. Isoler le patient, vérifier les freins, mettre lit à la bonne hauteur
  6. Installer la personne en position assise (90 degré)
  7. Expliquer le but et les étapes de la procédure
  8. Choisir la narine et faire moucher
  9. Se placer du côté que le TNG sera inséré
Préparer le matériel :
  • installer le piqué ou serviette sur le thorax de la personne
  • installer le sac collecteur ou appareil à succion
  • préparer diachylon et épingle pour fixation du levine
  • mesurer la longueur requise pour l’insertion du TNG (du nez au lobe d’oreille ad environ 2 cm plus bas que l’appendice xiphoïde)
  • identifier cette distance sur la sonde à l’aide d’une marque au stylo
  • mettre seringue de 60 ml au bout de la sonde
  • lubrifier l’extrémité de la sonde (eau ou lubrifiant hydrosoluble)
  • donner au patient un verre d’eau + paille et haricot
Introduction de la sonde nasogastrique
  1. Introduire la sonde nasogastrique ad arrière gorge ( ne pas forcer l’introduction)
  2. Dès que la personne sent la sonde dans sa gorge, aider la personne a pencher sa tête vers l’avant
  3. Demander au patient de boire de l’eau constamment  et faire avancer le tube à chaque déglutition
  4. Continuer d’introduire le tube à la longueur requise (retirer si toux, suffocation, cyanose ou résistance)
  5. Vérifier le positionnement du TNG
  6. Aspirer du liquide pour vérifier le retour de liquide gastrique
  7. Vérifier la marque faite sur le tube avant l’insertion
  8. Effectuer un test de ph du liquide, doit être < 5)
  9. Fixer le tube sur le nez à l’aide d’un diachylon
  10. Fixer le tube au sac collecteur (si drainage libre) ou à l’appareil à succion ou mettre bouchon
  11. Enlever les gants
  12. Fixer le TNG à la jaquette à l’aide d’un épingle à ressort
  13. Prendre la mesure de la portion externe du TNG et l’inscire au dossier
Réinstaller le patient (tête de lit minimum à 30 degré)
Se laver les mains
Inscrire l’intervention au dossierr
  • Date et heure
  • Calibre de la sonde, narine utilisée
  • Apparence du liquide gastrique
  • Résidu gastrique s’il y a lieu
  • Type de drainage
  • Signature
lubrifier_TNGmesure_portion_externe_TNGmesure_TNG
Exemple de notes
2011-02-07  18:00  Sonde nasogastrique # 16 installée narine drt. en drainage libre. Retour de 400 ml vert foncé avec dépots. Ph du liquide à 5, portion externe du TNG marquée à 66 cm. Se plaint de douleur à la gorge lors de l’installation. Eupnéique, faciès bien coloré. Se dit soulagé de ses nausées. 

Suzanne Somers

20 févr. 2016

Détecter le VIH grâce à son téléphone

Image result for smart phone symbolDiagnostiquer le VIH avec son téléphone intelligent? Voilà le défi qu'une équipe de chercheurs de trois campus s'est lancé, dont Alexis Vallée-Bélisle, de l'Université de Montréal. Ils ont mis sur pied une nanomachine simple et efficace qui peut émettre sur-le-champ un diagnostic de VIH ou d'autres maladies auto-immunes et infectieuses.
NANOMACHINE
On peut parler de «machine» dès qu'il y a de l'activité entre les molécules; le transport de l'oxygène par l'hémoglobine en est un exemple. «Toutes les décisions prises par notre corps se prennent au niveau moléculaire par des nanomachines», explique Alexis Vallée-Bélisle, professeur au département de chimie de l'Université de Montréal. «Une nanomachine est simplement une machine ou un processus de transfert d'énergie à l'échelle nanométrique, soit un milliardième de mètre», enchaîne-t-il.
ANTICORPS
La nanomachine conçue à l'Université de Montréal réagit avec les anticorps. Ceux-ci sont produits par notre système immunitaire lors d'une infection. Pour diagnostiquer le VIH, il faut trouver la présence d'anticorps. Il est possible d'adapter la nanomachine selon le test que l'on veut effectuer, que ce soit pour détecter des anticorps ou toute autre substance présente dans le sang. Une petite goutte de sang suffit pour faire le test et le résultat est immédiat.
PRIX ET RAPIDITÉ
Image result for smart phone doctor drawing Les tests de dépistage du VIH sont coûteux et longs. Ils sont tous acheminés au laboratoire de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Le test à l'aide de nanomachines est simple et peut être fait directement sur place. «Un téléphone intelligent pourrait même procéder au test sanguin et envoyer directement les résultats à votre médecin», s'exclame-t-il. L'autre aspect intéressant est le coût, bien inférieur à celui des tests actuels. «On peut fabriquer 2000 nanomachines pour 50$ et un spectrofluoromètre est un appareil qui coûte moins de 1000$», indique M. Vallée-Bélisle.
FINANCEMENT
C'est grâce à l'aide de la fondation Bill and Melinda Gates que la nanomachine a vu le jour. La fondation a comme objectif de soutenir la recherche qui vient en aide aux pays en développement. La nanomachine est une solution au manque de ressources dans ces pays. Pour le moment, ces nanomachines devront être testées sur de véritables patients, mais leur efficacité ne fait aucun doute, selon le chercheur. «On espère être en mesure de commercialiser la nanomachine le plus rapidement possible», explique Alexis Vallée-Bélisle.
 Source ICI

Dépister un cancer du col de l'utérus grâce à un smartphone

Dépister un cancer du col de l'utérus grâce à un smartphoneUne start-up a créé un accessoire pour smartphone qui permet de prendre une "image" de ses tissus intimes. Un outil utile dans les pays en voie de développement, où l'accès aux tests classiques de dépistage est insuffisant.
L'idée est toute simple : transformer son smartphone en colposcope mobile, l'appareil qui permet d'inspecter le vagin et le col de l'utérus.
Comment ? L'outil, notamment composé d'une lumière et d'une loupe, se fixe au téléphone et permet de prendre des photos du col de l'utérus.  Il suffit de placer le téléphone à environ 25 centimètres du corps de la femme pour obtenir des images. Grâce à une application, celles-ci sont ensuite envoyées à des médecins pour analyse.
Mobile ODT, la start-up israélienne, à l'origine de ce système unique au monde, rappelle que 85 % des femmes dans le monde n'ont pas accès aux technologies de dépistage du cancer du col de l'utérus. Or, ce cancer qui se développe sur le long terme - 20 ans - se soigne très bien, lorsqu'il est dépisté tôt.
Avant la colposcopie, le frottis est le premier examen de référence pour dépister une lésion du col. Entre 25 et 65 ans, il est recommandé d'en effectuer un tous les trois ans, après deux frottis normaux faits à un an d'intervalle.
Pour l'instant, 150 exemplaires du colposcope mobile ont été vendus à travers le monde, notamment au Kenya ou en Haïti. Il coûte dix fois moins cher qu'un colposcope d'hôpital.
Source : ICI 
En savoir plus : explications (en anglais) sur le site de Mobile ODT.

17 juin 2011

L'administration des médicaments par les infirmiers ou les infirmières auxiliaires


insuline-fiolePharmacologie
La pharmacologie est l’étude des médicaments dans son ensemble. Elle étudie les moyens d’administration des médicaments, les interactions médicamenteuses, et les effets néfastes des médicaments.
Médicaments
Les médicaments sont des substances introduites dans un organisme vivant, en vue de prévenir ou de guérir une maladie, ou seulement d’atténuer certaines manifestations, ou encore d’établir un diagnostic.
L’administration des médicaments constitue une tâche importante dans le travail du personnel infirmier.
Une personne doit préparer, administrer et inscrire le médicament elle-même. Elle peut administrer des médicaments préparés par le pharmacien si elle est en mesure de faire les vérifications appropriées. L’infirmière auxiliaire est tenue par une responsabilité professionnelle et légale quant à l’administration des médicaments.
Avant d’administrer un médicament, vous devez connaître :
  • La classe à laquelle il appartient;
  • Les effets recherchés;
  • Les effets secondaires indésirables à surveiller;
  • Les soins infirmiers reliés à l’administration.
Afin de connaître ces renseignements, vous devez consulter des ouvrages de référence, CPS, pharma-fiches ou autres.
Autres références sur internet :

Médicaments du système cardiaque

Formes pharmaceutiques

Les médicaments sont présentés sous diverses formes spécialement conçues pour la voie d’administration à laquelle ils sont destinés.
cartouches-insulineampoulesvialsdextrosetimbreCapsules1Suppositories_three_different_sizessolutionsolutecomprimésnitro-spray_expsuspension
Aérosol: fines particules médicamenteuses solides ou liquides qui atteindront les bronchioles ou les alvéoles pulmonaires en se dispersant dans l’air. Cette forme est destinée à la voie respiratoire. Les disques,turbuhaleurs  et pulvérisateurs sont utilisés pour administrer les médicaments sous cette forme.
Capsule ou gélule : noms utilisés pour désigner un médicament solide dont l’enveloppe généralement transparente renferme la substance médicamenteuse sous forme de poudre, de granules ou de liquide ou de gel. L’enveloppe peut être d’un seul morceau ou constituée de deux parties s’emboîtant l’une dans l’autre. Cette forme est destinée à la voie orale.
Collyre ou gouttes ophtalmiques: solution ou suspension médicamenteuse destinée à la voie oculaire administré dans le sac conjonctival.
Comprimé: Forme de médicament solide. Les comprimés sécables, à couper, portent souvent une ou des rainures qui en facilitent le fractionnement et assurent l’exactitude du dosage.
Certains comprimés sont:
- à croquer : le but de cette présentation est généralement d’en faciliter la prise pour les enfants.
- entérosolubles : entouré d’une substance résistante, ce comprimé ne sera dissous qu’au niveau de l’intestin grêle ce qui protège la muqueuse gastrique  contre l’action irritante de certains comprimés.
- à action contrôlée ou longue action : mélange qui permet de contrôler efficacement l’absorption en le libérant plus ou moins rapidement.
CD=Libération contrôlée
LA=Longue action
PA=Action contrôlée
SR=Libération continue
XL=Action très prolongée
Crème: préparation de consistance molle, peu épaisse et non graisseuse que l’on applique sur une région du corps en vue d’une action locale médicamenteuse ou de protection. Cette forme est destinée aux voies cutanée, rectale et vaginale.
Élixir : préparation médicamenteuse liquide contenant de l’alcool et du sucre. Cette forme est destinée à la voie orale.
Émulsion : préparation résultant de la dispersion d’une substance médicamenteuse dans un mélange non miscible d’eau et d’huile; cette forme est destinée aux voies orale et cutanée.
Gargarisme :  Médicament liquide pour se rincer la bouche et la gorge.
Gel : suspension dans un milieu aqueux d’un produit médicamenteux souvent translucide et de consistance molle.
Gouttes: médicament liquide, administré à l’aide du compte-gouttes dont le contenant est pourvu. Cette forme est destinée aux voies orale, ophtalmique, nasale et auriculaire.
Granules ou granulé: médicament solide sous forme de grains dont l’excipient est un sucre ; il est à boire après dispersion dans un verre d’eau. Cette forme est destinée à la voie orale.
Lavement: forme liquide constituée d’huile minérale ou d’eau dans laquelle un ou des principes actifs sont dissous ou dispersés. Cette forme est destinée à la voie rectale.
Lotion: préparation liquide non graisseuse sous forme de solution ou de suspension que l’on applique sur une région du corps en vue d’une action locale médicamenteuse ou de protection. Cette forme destinée à la voie cutanée convient mieux aux surfaces pileuses que la crème ou l’onguent.
Onguent: préparation médicamenteuse de consistance molle, épaisse et graisseuse. Cette forme est destinée aux voies cutanée et ophtalmique.
Ovule: médicament solide de forme ovoïde qui se dissout au contact de la muqueuse, libérant le principe actif en vue d’une action locale. Cette forme est destinée à la voie vaginale.
Pastille: médicament solide de forme ronde et aplatie dont le principe actif doit être libéré au niveau buccal et qui doit donc être gardé dans la bouche jusqu’à sa complète dissolution. Cette forme est destinée à la voie orale.
Vidéo Émission Épicerie sur les pastilles
Pâte : préparation médicamenteuse non graisseuse plus consistante que la pommade, ce qui en prolonge l’absorption. Cette forme est destinée à la voie cutanée.
Pommade: préparation médicamenteuse non graisseuse de consistance semi-solide. Cette forme est destinée aux voies cutanée et ophtalmique.
Sirop: préparation dans laquelle un ou des principes actifs sont dilués dans une solution concentrée de sucre, généralement aromatisée. Cette forme est destinée à la voie orale.
Solution : forme liquide contenant un ou plusieurs principes actifs dissous. Cette forme est destinée aux voies orale, intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique.
Suppositoire: médicament solide dont la forme conique et allongée facilite l’insertion; sa substance non médicamenteuse, souvent dérivée d’une huile végétale, se dissout à la température du corps, libérant le principe actif dont l’action peut être locale ou générale. Cette forme est destinée aux voies rectale et vaginale.
Suspension : préparation qui résulte de la dispersion dans un liquide d’un ou de plusieurs principes actifs en fines particules insolubles; au repos, les particules se déposent dans la partie inférieure du contenant. Cette forme est généralement destinée à la voie orale mais peut être aussi administrée par voies intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique.
Timbre cutané, timbre transdermique (patch) : Médicament contenu dans une pellicule de plastique souple qui adhère à la peau; il contient une substance thérapeutique qui permet une absorption transdermique lente du médicament.
Références : Pharma-fiches 4e édition, Soins Infirmiers 3e édition, Guide des médicaments.

Autres références sur Internet

Médication par voie orale

La voie d’administration orale est de loin la plus simple et la moins anxiogène. Cependant, la voie orale doit être évitée chez le client qui présente des nausées, des vomissements, qui est à jeun ou qui présente des difficultés de déglutition. Les médicaments peuvent être destinés à un seul client (préparé pour le client selon une ordonnance individuelle) ou se retrouver au commun dans la pharmacie. Certains endroits ont des comprimés scellés dans des emballages individuels et d’autres dans des bouteilles.
comprimés
Généralités
  • Ranger les contenants et l’aire de travail avant de quitter
  • Ne jamais laisser les médicaments sans surveillance
  • Barrer le chariot à médicament si vous devez quitter
  • Attendre la vérification  de l’enseignant avant d’administrer les médicaments
  • Ne jamais laisser de médicaments au chevet du client sauf dans le cas d’autoadministration
  • Utiliser un coupe-pilule pour fractionner les comprimés sans rainure
  • Ne pas écraser les comprimés longue action
coupe-pilule
Particularités et précautions pour l’administration
Vérifier la feuille d’administration du médicament. Au besoin, vérifier l’exactitude et la date de l’ordonnance médicale. Par exemple, si inscription manuelle de la prescription, questionnement ou incompréhension.
  1. Se laver les mains.
  2. Après avoir lu la carte fiche, le plan de soins ou le profil pharmaceutique, prendre les médicaments dans l’endroit approprié (pharmacie, casier, chariot à médicament, réfrigérateur).
  3. Comparer l’étiquette du médicament avec le plan de soins.
  4. Faire la vérification des 5 bons 3 fois. (bon client, bonne voie d’administration, bon moment d’administration, bonne dose et bon médicament)
  5. Identifier les piluliers en inscrivant le nom et le numéro de chambre du client et y déposer les comprimés si l’administration n’est pas immédiate
  6. Préparer un verre d’eau
Auprès du client
  • Identifier la personne (appel, numéro de dossier, bracelet) 2 identifications sécuritaires
  • Informer brièvement sur les médicaments administrés
  • Aider la personne à s’installer en position Fowler. La position latérale est la deuxième position la plus sûre
  • Donner le comprimé avec de l’eau ou des liquides, les liquides permettent d’avaler plus aisément
  • Rester au chevet de la personne tant qu’elle n’a pas avalé les médicaments
  • Réinstaller la personne
  • Se laver les mains
  • Enregistrer les médicaments donnés, l’heure d’administration et toute remarque pertinente et signer au profil pharmaceutique ou plan de soin
Administration des médicaments liquides
  • Agiter la bouteille avant de verser le liquide pour assurer de bien mélanger les différents composants du produit
  • Déposer le bouchon à l’envers pour respecter le principe d’hygiène
  • Verser le liquide du côté opposé à l’étiquette pour garder les inscriptions lisibles
  • Utiliser un contenant gradué en plastique ou une seringue pour doser le médicament avec précision
  • Placer le contenant à la hauteur des yeux pour doser avec précision la quantité à préparer
  • Les médicaments liquides ou en suspensions peuvent être au commun, c’est-à-dire que la bouteille sert pour plusieurs clients et vous ne retrouverez pas le nom de la personne sur la bouteille.
  • Pour de petite quantité de liquide (5 ml ou moins) mettez le médicament dans une seringue sans aiguille
  • Vérifier les dates de péremption du produit
suspension
Dans la photo, on peut voir un étudiant préparant un médicament liquide avec un contenant gradué
Administration des médicaments narcotiques et benzodiazépines
  • Ces médicaments sont gardés sous clé
  • Il faut vérifier la feuille de contrôle de la quantité et y inscrire les informations demandées et signer
  • Pour toute destruction, il faut demander une personne pour contresigner
  • Les systèmes de distributrices informatisés permettent d’accéder uniquement aux médicaments sélectionnés et les inscrivent automatiquement
  • Faire contresigner l’administration de tout narcotique ou benzodiazépine
Administration des médicaments  par voie sublinguale S.L.
Un médicament est administré par voie sublinguale lorsqu’il est placé et maintenu sous la langue jusqu’à sa dissolution complète. (Le médicament ne doit pas être avalé avant sa dissolution)
  • Placer le comprimé sous la langue
  • Laisser dissoudre sans avaler la salive pour deux minutes environ
  • Administrer après les autres comprimés
  • Pour la nitroglycérine sublinguale, vaporiser sur ou sous la langue si douleur rétro-sternale pour un maximum de 3 fois, vous référer à la procédure

Les 5 bons

Préparation de tout médicament

Le respect des 5 règles ou 5 bons en comparant le plan de soins ou le profil pharmaceutique avec l’étiquette du contenant est essentiel
Effectuez une triple vérification des cinq contrôles

Voici les 5 Bons à vérifier lors de toute administration de médication


1. Bon médicament
Vérifier le nom du médicament sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique
2. Bon dosage
Vérifier le nombre de mg sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique ou le plan de soins
3. Bonne personne
Vérifier le nom de la personne sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique ou le plan de soin. Au chevet, vérifier le bracelet d’identité, en nommant la personne en regardant à la tête du lit. Sauf pour l’automédication, vous devez être présent lorsque la personne prend le médicament. On doit voir la personne prendre et avaler les médicaments avant de les inscrire. On ne peut laisser les médicaments au chevet de la personne. Rapporter les médicaments non pris et demander à la personne de vous demander lorsqu’elle voudra les prendre au besoin
4. Bonne méthode
Respecter la voie d’administration et la forme qui convient à l’état de la personne. Ex : vous avez parfois le choix entre le comprimé ou le suppositoire pour le Gravol contre les nausées et vomissements.
5. Bon moment
Respecter l’heure prescrite au profil pharmacologique. Un délai de 30 minutes avant ou après l’heure prévue pour l’administration est permis.

Cartes-fiches

Comment faire les cartes-fiches
Ce travail vous permettra de vous sensibiliser aux différentes classes de médicaments. Il est très important de faire vos fiches car elles vous permettront de diminuer le temps nécessaire à la préparation des médicaments en stage. Il faut débuter le travail et le pousuivre tout au long de votre formation. Vos enseignantes vous aiderons à compléter votre travail.
Voici les éléments à inscrire sur vos cartes
  • Noms générique :  Toujours mettre le nom générique en premier et classer vos cartes selon l’ordre alphabétique
  • Nom commerciaux : Il en existe plus d’un
  • Classe(s) et indication(s):Il peut y avoir plus d’une classe
  • Effets indésirables : Effets négatifs
  • Soins: Principaux soins infirmiers en lien avec le médicament

Exemple

Nom générique : Keterolac
Noms commerciaux :Apo-Keterolac, Toraldol
Classe(s) et indication(s):
Anti-inflammatoire non stéroïdiens. Utilisé pour le traitement de la douleur et l’inflammation. On peut sentir sont effet en moins d’une heure.
Effets indésirables :
Problème de digestion (irritant pour l’estomac), maux de tête, diarrhée, nausées, œdème, somnolence
Soins:
Éviter les aliments irritants (café, thé, alcool)
Évaluer la douleur et le degré de soulagement
Prendre le médicament avec de la nourriture

Injection sous-cutanée

L’injection dans les tissus sous-cutanés consiste à administrer une solution médicamenteuse dans les tissus graisseux. Cette procédure est utilisée pour administrer des médicaments pour soulager les douleurs et pour administrer de l’insuline.
injection
Dans la photo, on peut voir une étudiante préparant un médicament à partir d’une fiole

Sites

Les sites utilisés pour l’ injection par voie sous-cutanée sont:
  • le tiers moyen du bras (région arrière du bras) en prenant soin de s’éloigner de l’aiselle
  • le tiers moyen de la cuisse ( partie latérale de la cuisse)
  • la région ombilicale (U au pourtour de l’ombilic)
bohomme-inj.s.c.bohomme-inj.-s.c.-dos

Procédure

Matériel
Plan de soins ou ordonnance
Seringue pour injection sous-cutnanée 1à 3 ml
Aiguille habituellement25 à 28 (5/8 ou 1/2 po)
Tampons désinfectants, ouate ou compresse
Solution médicamenteuse (ampoule ou fiole)
Gants non-stériles

Particularités et précautions

  • Porter des gants non stériles pour éviter le contact avec le sang
  • Il est obligatoire d’utiliser du matériel stérile, non périmé
  • Surveiller les allergies avant toutes injections
  • Obtenir le consentement verbal du client avant l’injection
  • Vérifier le plan de soins ou l’ordonnance médicale
  • Se laver les mains
  • Préparer le matériel :
Choisir la seringue et l’aiguille en fonction du site d’injection (seringue de 1 à 3 ml, aiguille de calibre 25 à 28 G, longueur 1/2 à 5/8 po)
Visser l’aiguille à l’embase de l’aiguille
Prélever la solution médicamenteuse à administrer
Ouvrir le tampon alcool
  1. Identifier le client
  2. Installer la personne confortablement
  3. Expliquer le but et les étapes de la procédure
  4. Mettre les gants
  5. Désinfecter le point de ponction
  6. Retirer le capuchon de l’aiguille
  7. Pincer le site d’injection pour soulever les tissus sous-cutanés des tissus musclaires
  8. Percer la peau avec un angle de 45 à 90 degrés selon le site et la longueur de l’aiguille
  9. Selon l’aiguille et la médication administrée, il peut s’avérer utile ou non d’aspirer pour vérifier la présence de sang dans la seringue (s’il y a du sang, jeter la solution et recommencer)
  10. Injecter doucement la solution
  11. Patienter quelques secondes en place avant de retirer l’aiguille(favorise une meilleure absorption)
  12. Retirer l’aiguille et en disposer de manière sécuritaire(ne pas recapuchonner)
  13. Exercer une légère pression avec une ouate sur le site de ponction

    Inscription au dossier

  • Date et heure
  • Nature de la solution administrée
  • Site d’administration
  • Signature et titre



Affichage des articles dont le libellé est Techniques infirmières. Afficher tous les articles
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Calculer le débit d’un soluté

Pour régler le débit d’une perfusion intraveineuse, il faut connaitre certains paramètres:
  1. la vitesse de perfusion en ml/hre
  2. le calibre du perfuseur utilisé (macrogouttes ou microgouttes)
  3. la durée d’administration en minutes
On administre la quantité prescrite du soluté en ajustant le débit de la perfusion, qu’on mesure en gouttes par minute.
Selon le fabriquant, le calibre de perfuseurs macrogouttes peut varier de 10 à 20 gtt/ml. Cependant, le perfuseur microgouttes sera toujours de 60 gtt/ml. Les perfuseurs comportent une chambre de goutte-à-goutte qui permet de compter les gouttes.
Tubulure perfusion intraveineuse (soluté), régulateur presse tube et chambre compte-gouttes
tubulurepresse_tubetubulure_microgoutte
Voici la formule qui permet de calculer le nombre de gtt/min à surveiller. Après ce premier calcul, nous diviserons le résultat par quatre pour le remettre sur 15 secondes afin de faciliter l’ajustement.
Quantité à administrer en ml × calibre du perfuseur (nbre de gtt/ml) ÷ durée d’administration en min = nbre de gtt/min
Exemple 1: NaCl 0,9% 1000 ml à 100ml/h.
100 ml/60 min×10 gtt/1ml÷60 min = 17 gtt/min
Procédure
Surveillance d’une perfusion intraveineuse
Définition : Observer périodiquement une perfusion intraveineuse pour s’assurer du bon fonctionnement et vérifier que le nombre de gouttes/minutes est conforme à la prescription médicale.
Buts :
  • Vérifier le fonctionnement mécanique d’une perfusion intraveineuse
  • Surveiller les effets de la perfusion intraveineuse
  • S’assurer de la concordance entre la perfusion en cours et la prescription médicale
Matériel : Montre trotteuse
  1. Se rendre périodiquement au chevet du client.
  2. Vérifier le site d’injection (rougeur,oedème, douleur), la tubulure (libre, non coudée, péremption 72 h), la sac de soluté (plus haut que le coeur du client, sorte, péremption 24 h, quantité restante).
  3. S’assurer de la concordance entre la prescription et la perfusion en cours.
  4. Faire le calcul du débit (formule)
  5. Compter pendant 15 secondes le nombre de gouttes tombant dans la chambre compte-gouttes.
  6. Vérifier la quantité de solution sur l’étiquette de gradation du soluté.
  7. Vérifier l’exactitude des informations inscrites sur l’étiquette.
  8. Ajuster le débit avec le presse tube au besoin.
  9. Graduer le soluté pour les 2 heures suivantes et répéter.
  10. Consigner au dossier les observations reliées au soluté en cours.

Types de perfusions intraveineuses

  • Solutions isotoniques (remplacent les pertes liquidiennes, augmentent le volume sanguin) ex: NaCl, Lactate Ringer, Dextrose 5%
  • Solutions hypertoniques (favorisent le déplacement du liquide intracellulaire vers le compartiment intravasculaire) ex: D 10%, 50 %,  d5% avec NaCl
  • Solutions hypotoniques (traitent  la déshydratation, favorisent le déplacement du liquide intravasculaire vers le compartiment intracellulaire) ex: NaCl 0,45%

Les complications

  • L’infiltration du soluté (passage de la solution dans les tissus sous-cutanés)
  • Phlébite (Inflammation de la veine avec formation d’un caillot)
  • Surcharge liquidienne (quantité excessive de liquide dans l’organisme)
  • Déséquilibre hydroélectrolytique (débalancement entre les différents électrolytes (sodium, potassium, chlore, calcium, magnésium, phosphore…et l’eau contenus dans l’organisme)

Points importants à retenir

  • Quantité à administrer en ml/hre
  • Calibre du perfuseur en gtt /min
  • Microgouttes= petites gouttes (60 gtt=1ml)
  • Macrogouttes = grosses gouttes (10gtt=1ml)
  • Durée de perfusion toujours en minutes
  • Concordance entre la prescription et le sac en cours
  • Date d’expiration du sac (24 heures)
  • Date d’expiration du jelco et tubulure (72 heures)
  • Observation du site d’injection ( rougeur, chaleur, induration, oedème)
  • Calculer le débit sur une minute puis sur 15 sec
  • Inscrire la quantité à perfuser pour les 3 heure et répéter à (lignes sur l’étiquette du sac de perfusion)
  • Consigner les notes d’observation pertinentes au dossier (date et heure de l’installation, type de cathéter et de solution, débit)
Régulateur de débit et pompe volumétrique
Le régulateur de débit est un outil que l’on peut ajouter au niveau de la tubulure et qui maintient la vitesse de perfusion constante. La pompe volumétrique, est un dispositif qui assurera la vitesse de perfusion programmé. Ces outils sont utilisés en pédiatrie, ches les personnes présentant des risques de surcharges liquidiennes ou lorsque les débits de la perfusion ontraveineuse sont élevés + 150 ml/h.
régulateur_de_debit
*** Toujours être à l’affût des signes de complications même en présence d’un régulateur de débit ou d’une pompe volumétrique

Autres références



Sonde urinaire

La sonde urinaire est un tube introduit dans la vessie par le méat urinaire et l’urètre pour permettre l’évacuation continue ou intermittente de l’urine. On installe une sonde ou cathéter urinaire pour plusieurs raisons. Par exemple, pour surveiller la diurèse horaire suite à une chirurgie ou pour les personnes instables hémodynamiquement. On peut aussi installer une sonde de façon temporaire pour les personnes sédationnées ou pour diminuer les complications liées à la rétention urinaire ou pour recueillir des échantillons d’urine.
Vidéo installation sonde urinaire (Anglais)

L’installation d’une sonde nécessite une ordonnance médicale. La sonde est le plus souvent installée de façon temporaire mais peut quelques fois demeurer en place pour de longue période. Dans cette situation, on parle de sonde à demeure.
La taille de la sonde utilisée peut varier en fonction de l’âge, du sexe de la personne et de l’objectif visé par l’installation.
sonde urinairesac_sonde_urinaire
Matériel
plateau à cathétérisme foley: champs stériles, solution antiseptique, lubrifiant, ouates, pince, seringue d’eau stérile, contenant pour recueillir l’urine, gants stériles)
sonde urinaire x 2 (16 ou 18 Fr. pour adulte), vérifier la date d’expiration
gants stériles supplémentaires
sac de drainage et sac à poubelle + diachylon
serviettes et débarbouillettes
dispositif pour fixer la sonde

Étapes de la procédure
• Vérifier le plan de soins (ou ordonance)
• Se laver les mains
• Vérifier l’identité de la personne et présence d’allergie à l’iode (si allergie à l’iode, utiliser une autre solution que celle fournie dans le nécessaire)
• Donner des explications sur la procédure de soin (aviser la personne de ne pas toucher le champ)
• Préparer l’aire de travail (espage dégagée, éclairage, hauteur de lit et de la table de chevet)
• Isoler la personne
• Faire ou demander à la personne de faire une toilette génitale
• Installer le sac de drainage a/n du sommier et le sac à poubelle au pied du lit (l’urine coule par gravité)
• Installer le patient en décubitus dorsal, jambes écartées (homme) ou décubitus dorsal, jambes écartées et genoux fléchis (femme)
• Ouvrir le plateau de façon aseptique
• À l’aide de la pince, saisir le champ stérile non-troué
• Glisser le champ stérile non-troué (côté plastifié en-dessous) sous le pénis ou sous le siège pour la femme, sans le contaminer
• Ouvrir l’enveloppe extérieure de la sonde et laisser tomber la sonde sur le champ stérile du plateau
• Enfiler les gants stériles
• Placer le champ stérile troué de façon à dégager le pénis ou sur la région vulvaire pour la femme (aviser patient de ne pas toucher)
• Déposer sur le champ stérile le contenu du plateau
• Verser la solution aseptique sur les ouates
• Ouvrir la 2e enveloppe de la sonde
• Ouvrir l’enveloppe de lubrifiant et la vider sur le champ
• Lubrifier la sonde avec des mouvements rotatifs (5 cm pour la femme et 15 cm pour l’homme) et la déposer dans le récipient
• Déposer le récipient stérile entre les cuisses

Désinfecter les organes génitaux
Pour l’homme :
  • tenir fermement le pénis et repousser le prépuce avec la main secondaire tout en écartant le méat (maintenir cette position pendant toute la procédure)
  • prendre une ouate à l’aide de la pince et nettoyer le gland de façon circulaire, du méat vers l’extérieur
  • prendre une autre ouate et nettoyer le méat à nouveau
Pour la femme :
  • ouvrir les grandes lèvres avec la main secondaire (maintenir cette position pendant toute la procédure)
  • prendre une ouate à l’aide de la pince et nettoyer la face interne des grandes lèvres de haut en bas en changeant de ouate pourchaque côté
  • nettoyer les petites lèvres de la même façon
  • prendre une 5e ouate et désinfecter le méat
Aviser le patient et introduire la sonde
Pour l’homme :
  • tenir le pénis perpendiculairement au corps  et introduire la sonde ad une légère résistance soit rencontrée
  • baisser le pénis avec un angle de 60º en exerçant une légère traction et introduire la sonde jusqu’a ce que lurine s’écoule
  • tenir la sonde de la main secondaire et placer l’autre extrémité de la sonde dans le cran du récipient
  • gonfler le ballonnet et tirer légèrement sur la sonde pour s’assurer que le ballonnet est bien gonflé
Pour la femme :
  • introduire la sonde ad écoulement de l’urine
  • introduire de 5 cm de plus et gonfler le ballonnet
  • tirer sur la sonde pour s’assurer que le ballonnet est bien dans la vessie
• Vider le contenu de la vessie dans le récipient gradué et faire un prélèvement au besoin (l’extrémité de la sonde ne doit pas tremper dans l’urine)
• Relier la sonde au sac de drainage
• Enlever les gants
• Fixer la sonde sur la face interne ou le dessus de la cuisse
• Nettoyer les organes génitaux
• Réinstaller le patient
• Mesurer la quantité d’urine recueillie
• Disposer du matériel souillé
• Se laver les mains
• Inscrire au dossier :
- date et heure de l’installation
- calibre de la sonde, nombre de branches
- quantité d’eau dans le ballonnet
- caractéristique et quantité d’urine
- prélèvement s’il y a lieu, réaction du patient
Maintenir un bon drainage par gravité afin d’éviter un reflux d’urine dans la vessie.

Le tube nasogastrique

Le tube nasogastrique (TNG) ou Levin est une sonde souple que l’on introduit par le nez ou la bouche pour nous permettre de rejoindre l’estomac. On introduit le tube par le nez ou la bouche pour le faire descendre dans l’oesophage, l’estomac et parfois dans le petit intestin (tube nasoduodénal).

tnginsertion_TNG
Cette intervention nécessite un prescription médicale et peut avoir plusieurs buts.
  • assurer la vidange de l’estomac, éliminer les gaz (air et sécrétions gastriques)
  • avant une chirurgie au niveau de l’intestin
  • administrer un liquide (un médicament comme le charbon de bois, un colorant comme le gastrografin)
  • permettre le lavage de l’estomac
  • permettre de nourir la personne pour une courte période (administrer un gavage
  • faire des analyses du liquide gastrique
Types de sondes
Le choix du type de sonde (grosseur, longueur, matériaux) dépend de l’âge de la personne et des buts recherchés. Par exemple, pour effectuer un lavage gastrique, le tube devra être plus gros que pour permettre la vidange de l’air de l’estomac.

  • grosseur: 12 à 18 Fr pour adulte ou 5 à 8 Fr pour l’enfant
  • longueur: de 90 cm à 175 cm pour l’adulte
  • matériaux: caoutchou, plastique, polyurétane, silicone
Tube-de-Levin

tube-Keofeed

tube-Salem




Drainage
  • drainage par gravité
  • drainage sous eau
  • drainage sous succion (20 à 40 mmHg)
Vidéo installation tube de Levin sur Youtube

Matériel nécessaire
  • sonde nasogastrique
  • seringue 60 ml à irrrigation
  • lubrifiant
  • verre d’eau et paille
  • serviette ou piqué
  • sac de drainage
  • gants propres
  • épingle de sureté
  • pince de plastique
  • ruban adhésif (hypafix)
  • papier mouchoir
  • verre avec glace (facultatif)
  • tubulure pour raccordement (si succion)
  • dispositif de succion mural ou portatif

Étapes de la procédure

Étapes préparatoire
  1. Vérifier le plan de soins et l’ordonnance
  2. Rassembler le matériel nécessaire (serviette, seringue 60 ml, levine #16 ou18, sac collecteur si drainage libre ou appareil à succion mural ou portatif avec tubulure de rallonge, lubrifiant hydrosoluble, diachylon , épingle, gants non stériles, verre d’eau , paille et haricot)
  3. Se laver les mains
  4. Vérifier l’identité du patient et se présenter (appel, bracelet, tête du lit).
  5. Isoler le patient, vérifier les freins, mettre lit à la bonne hauteur
  6. Installer la personne en position assise (90 degré)
  7. Expliquer le but et les étapes de la procédure
  8. Choisir la narine et faire moucher
  9. Se placer du côté que le TNG sera inséré
Préparer le matériel :
  • installer le piqué ou serviette sur le thorax de la personne
  • installer le sac collecteur ou appareil à succion
  • préparer diachylon et épingle pour fixation du levine
  • mesurer la longueur requise pour l’insertion du TNG (du nez au lobe d’oreille ad environ 2 cm plus bas que l’appendice xiphoïde)
  • identifier cette distance sur la sonde à l’aide d’une marque au stylo
  • mettre seringue de 60 ml au bout de la sonde
  • lubrifier l’extrémité de la sonde (eau ou lubrifiant hydrosoluble)
  • donner au patient un verre d’eau + paille et haricot
Introduction de la sonde nasogastrique
  1. Introduire la sonde nasogastrique ad arrière gorge ( ne pas forcer l’introduction)
  2. Dès que la personne sent la sonde dans sa gorge, aider la personne a pencher sa tête vers l’avant
  3. Demander au patient de boire de l’eau constamment  et faire avancer le tube à chaque déglutition
  4. Continuer d’introduire le tube à la longueur requise (retirer si toux, suffocation, cyanose ou résistance)
  5. Vérifier le positionnement du TNG
  6. Aspirer du liquide pour vérifier le retour de liquide gastrique
  7. Vérifier la marque faite sur le tube avant l’insertion
  8. Effectuer un test de ph du liquide, doit être < 5)
  9. Fixer le tube sur le nez à l’aide d’un diachylon
  10. Fixer le tube au sac collecteur (si drainage libre) ou à l’appareil à succion ou mettre bouchon
  11. Enlever les gants
  12. Fixer le TNG à la jaquette à l’aide d’un épingle à ressort
  13. Prendre la mesure de la portion externe du TNG et l’inscire au dossier
Réinstaller le patient (tête de lit minimum à 30 degré)
Se laver les mains
Inscrire l’intervention au dossierr
  • Date et heure
  • Calibre de la sonde, narine utilisée
  • Apparence du liquide gastrique
  • Résidu gastrique s’il y a lieu
  • Type de drainage
  • Signature
lubrifier_TNGmesure_portion_externe_TNGmesure_TNG
Exemple de notes
2011-02-07  18:00  Sonde nasogastrique # 16 installée narine drt. en drainage libre. Retour de 400 ml vert foncé avec dépots. Ph du liquide à 5, portion externe du TNG marquée à 66 cm. Se plaint de douleur à la gorge lors de l’installation. Eupnéique, faciès bien coloré. Se dit soulagé de ses nausées. 

Suzanne Somers

Détecter le VIH grâce à son téléphone

Image result for smart phone symbolDiagnostiquer le VIH avec son téléphone intelligent? Voilà le défi qu'une équipe de chercheurs de trois campus s'est lancé, dont Alexis Vallée-Bélisle, de l'Université de Montréal. Ils ont mis sur pied une nanomachine simple et efficace qui peut émettre sur-le-champ un diagnostic de VIH ou d'autres maladies auto-immunes et infectieuses.
NANOMACHINE
On peut parler de «machine» dès qu'il y a de l'activité entre les molécules; le transport de l'oxygène par l'hémoglobine en est un exemple. «Toutes les décisions prises par notre corps se prennent au niveau moléculaire par des nanomachines», explique Alexis Vallée-Bélisle, professeur au département de chimie de l'Université de Montréal. «Une nanomachine est simplement une machine ou un processus de transfert d'énergie à l'échelle nanométrique, soit un milliardième de mètre», enchaîne-t-il.
ANTICORPS
La nanomachine conçue à l'Université de Montréal réagit avec les anticorps. Ceux-ci sont produits par notre système immunitaire lors d'une infection. Pour diagnostiquer le VIH, il faut trouver la présence d'anticorps. Il est possible d'adapter la nanomachine selon le test que l'on veut effectuer, que ce soit pour détecter des anticorps ou toute autre substance présente dans le sang. Une petite goutte de sang suffit pour faire le test et le résultat est immédiat.
PRIX ET RAPIDITÉ
Image result for smart phone doctor drawing Les tests de dépistage du VIH sont coûteux et longs. Ils sont tous acheminés au laboratoire de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Le test à l'aide de nanomachines est simple et peut être fait directement sur place. «Un téléphone intelligent pourrait même procéder au test sanguin et envoyer directement les résultats à votre médecin», s'exclame-t-il. L'autre aspect intéressant est le coût, bien inférieur à celui des tests actuels. «On peut fabriquer 2000 nanomachines pour 50$ et un spectrofluoromètre est un appareil qui coûte moins de 1000$», indique M. Vallée-Bélisle.
FINANCEMENT
C'est grâce à l'aide de la fondation Bill and Melinda Gates que la nanomachine a vu le jour. La fondation a comme objectif de soutenir la recherche qui vient en aide aux pays en développement. La nanomachine est une solution au manque de ressources dans ces pays. Pour le moment, ces nanomachines devront être testées sur de véritables patients, mais leur efficacité ne fait aucun doute, selon le chercheur. «On espère être en mesure de commercialiser la nanomachine le plus rapidement possible», explique Alexis Vallée-Bélisle.
 Source ICI

Dépister un cancer du col de l'utérus grâce à un smartphone

Dépister un cancer du col de l'utérus grâce à un smartphoneUne start-up a créé un accessoire pour smartphone qui permet de prendre une "image" de ses tissus intimes. Un outil utile dans les pays en voie de développement, où l'accès aux tests classiques de dépistage est insuffisant.
L'idée est toute simple : transformer son smartphone en colposcope mobile, l'appareil qui permet d'inspecter le vagin et le col de l'utérus.
Comment ? L'outil, notamment composé d'une lumière et d'une loupe, se fixe au téléphone et permet de prendre des photos du col de l'utérus.  Il suffit de placer le téléphone à environ 25 centimètres du corps de la femme pour obtenir des images. Grâce à une application, celles-ci sont ensuite envoyées à des médecins pour analyse.
Mobile ODT, la start-up israélienne, à l'origine de ce système unique au monde, rappelle que 85 % des femmes dans le monde n'ont pas accès aux technologies de dépistage du cancer du col de l'utérus. Or, ce cancer qui se développe sur le long terme - 20 ans - se soigne très bien, lorsqu'il est dépisté tôt.
Avant la colposcopie, le frottis est le premier examen de référence pour dépister une lésion du col. Entre 25 et 65 ans, il est recommandé d'en effectuer un tous les trois ans, après deux frottis normaux faits à un an d'intervalle.
Pour l'instant, 150 exemplaires du colposcope mobile ont été vendus à travers le monde, notamment au Kenya ou en Haïti. Il coûte dix fois moins cher qu'un colposcope d'hôpital.
Source : ICI 
En savoir plus : explications (en anglais) sur le site de Mobile ODT.

L'administration des médicaments par les infirmiers ou les infirmières auxiliaires


insuline-fiolePharmacologie
La pharmacologie est l’étude des médicaments dans son ensemble. Elle étudie les moyens d’administration des médicaments, les interactions médicamenteuses, et les effets néfastes des médicaments.
Médicaments
Les médicaments sont des substances introduites dans un organisme vivant, en vue de prévenir ou de guérir une maladie, ou seulement d’atténuer certaines manifestations, ou encore d’établir un diagnostic.
L’administration des médicaments constitue une tâche importante dans le travail du personnel infirmier.
Une personne doit préparer, administrer et inscrire le médicament elle-même. Elle peut administrer des médicaments préparés par le pharmacien si elle est en mesure de faire les vérifications appropriées. L’infirmière auxiliaire est tenue par une responsabilité professionnelle et légale quant à l’administration des médicaments.
Avant d’administrer un médicament, vous devez connaître :
  • La classe à laquelle il appartient;
  • Les effets recherchés;
  • Les effets secondaires indésirables à surveiller;
  • Les soins infirmiers reliés à l’administration.
Afin de connaître ces renseignements, vous devez consulter des ouvrages de référence, CPS, pharma-fiches ou autres.
Autres références sur internet :

Médicaments du système cardiaque

Formes pharmaceutiques

Les médicaments sont présentés sous diverses formes spécialement conçues pour la voie d’administration à laquelle ils sont destinés.
cartouches-insulineampoulesvialsdextrosetimbreCapsules1Suppositories_three_different_sizessolutionsolutecomprimésnitro-spray_expsuspension
Aérosol: fines particules médicamenteuses solides ou liquides qui atteindront les bronchioles ou les alvéoles pulmonaires en se dispersant dans l’air. Cette forme est destinée à la voie respiratoire. Les disques,turbuhaleurs  et pulvérisateurs sont utilisés pour administrer les médicaments sous cette forme.
Capsule ou gélule : noms utilisés pour désigner un médicament solide dont l’enveloppe généralement transparente renferme la substance médicamenteuse sous forme de poudre, de granules ou de liquide ou de gel. L’enveloppe peut être d’un seul morceau ou constituée de deux parties s’emboîtant l’une dans l’autre. Cette forme est destinée à la voie orale.
Collyre ou gouttes ophtalmiques: solution ou suspension médicamenteuse destinée à la voie oculaire administré dans le sac conjonctival.
Comprimé: Forme de médicament solide. Les comprimés sécables, à couper, portent souvent une ou des rainures qui en facilitent le fractionnement et assurent l’exactitude du dosage.
Certains comprimés sont:
- à croquer : le but de cette présentation est généralement d’en faciliter la prise pour les enfants.
- entérosolubles : entouré d’une substance résistante, ce comprimé ne sera dissous qu’au niveau de l’intestin grêle ce qui protège la muqueuse gastrique  contre l’action irritante de certains comprimés.
- à action contrôlée ou longue action : mélange qui permet de contrôler efficacement l’absorption en le libérant plus ou moins rapidement.
CD=Libération contrôlée
LA=Longue action
PA=Action contrôlée
SR=Libération continue
XL=Action très prolongée
Crème: préparation de consistance molle, peu épaisse et non graisseuse que l’on applique sur une région du corps en vue d’une action locale médicamenteuse ou de protection. Cette forme est destinée aux voies cutanée, rectale et vaginale.
Élixir : préparation médicamenteuse liquide contenant de l’alcool et du sucre. Cette forme est destinée à la voie orale.
Émulsion : préparation résultant de la dispersion d’une substance médicamenteuse dans un mélange non miscible d’eau et d’huile; cette forme est destinée aux voies orale et cutanée.
Gargarisme :  Médicament liquide pour se rincer la bouche et la gorge.
Gel : suspension dans un milieu aqueux d’un produit médicamenteux souvent translucide et de consistance molle.
Gouttes: médicament liquide, administré à l’aide du compte-gouttes dont le contenant est pourvu. Cette forme est destinée aux voies orale, ophtalmique, nasale et auriculaire.
Granules ou granulé: médicament solide sous forme de grains dont l’excipient est un sucre ; il est à boire après dispersion dans un verre d’eau. Cette forme est destinée à la voie orale.
Lavement: forme liquide constituée d’huile minérale ou d’eau dans laquelle un ou des principes actifs sont dissous ou dispersés. Cette forme est destinée à la voie rectale.
Lotion: préparation liquide non graisseuse sous forme de solution ou de suspension que l’on applique sur une région du corps en vue d’une action locale médicamenteuse ou de protection. Cette forme destinée à la voie cutanée convient mieux aux surfaces pileuses que la crème ou l’onguent.
Onguent: préparation médicamenteuse de consistance molle, épaisse et graisseuse. Cette forme est destinée aux voies cutanée et ophtalmique.
Ovule: médicament solide de forme ovoïde qui se dissout au contact de la muqueuse, libérant le principe actif en vue d’une action locale. Cette forme est destinée à la voie vaginale.
Pastille: médicament solide de forme ronde et aplatie dont le principe actif doit être libéré au niveau buccal et qui doit donc être gardé dans la bouche jusqu’à sa complète dissolution. Cette forme est destinée à la voie orale.
Vidéo Émission Épicerie sur les pastilles
Pâte : préparation médicamenteuse non graisseuse plus consistante que la pommade, ce qui en prolonge l’absorption. Cette forme est destinée à la voie cutanée.
Pommade: préparation médicamenteuse non graisseuse de consistance semi-solide. Cette forme est destinée aux voies cutanée et ophtalmique.
Sirop: préparation dans laquelle un ou des principes actifs sont dilués dans une solution concentrée de sucre, généralement aromatisée. Cette forme est destinée à la voie orale.
Solution : forme liquide contenant un ou plusieurs principes actifs dissous. Cette forme est destinée aux voies orale, intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique.
Suppositoire: médicament solide dont la forme conique et allongée facilite l’insertion; sa substance non médicamenteuse, souvent dérivée d’une huile végétale, se dissout à la température du corps, libérant le principe actif dont l’action peut être locale ou générale. Cette forme est destinée aux voies rectale et vaginale.
Suspension : préparation qui résulte de la dispersion dans un liquide d’un ou de plusieurs principes actifs en fines particules insolubles; au repos, les particules se déposent dans la partie inférieure du contenant. Cette forme est généralement destinée à la voie orale mais peut être aussi administrée par voies intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique.
Timbre cutané, timbre transdermique (patch) : Médicament contenu dans une pellicule de plastique souple qui adhère à la peau; il contient une substance thérapeutique qui permet une absorption transdermique lente du médicament.
Références : Pharma-fiches 4e édition, Soins Infirmiers 3e édition, Guide des médicaments.

Autres références sur Internet

Médication par voie orale

La voie d’administration orale est de loin la plus simple et la moins anxiogène. Cependant, la voie orale doit être évitée chez le client qui présente des nausées, des vomissements, qui est à jeun ou qui présente des difficultés de déglutition. Les médicaments peuvent être destinés à un seul client (préparé pour le client selon une ordonnance individuelle) ou se retrouver au commun dans la pharmacie. Certains endroits ont des comprimés scellés dans des emballages individuels et d’autres dans des bouteilles.
comprimés
Généralités
  • Ranger les contenants et l’aire de travail avant de quitter
  • Ne jamais laisser les médicaments sans surveillance
  • Barrer le chariot à médicament si vous devez quitter
  • Attendre la vérification  de l’enseignant avant d’administrer les médicaments
  • Ne jamais laisser de médicaments au chevet du client sauf dans le cas d’autoadministration
  • Utiliser un coupe-pilule pour fractionner les comprimés sans rainure
  • Ne pas écraser les comprimés longue action
coupe-pilule
Particularités et précautions pour l’administration
Vérifier la feuille d’administration du médicament. Au besoin, vérifier l’exactitude et la date de l’ordonnance médicale. Par exemple, si inscription manuelle de la prescription, questionnement ou incompréhension.
  1. Se laver les mains.
  2. Après avoir lu la carte fiche, le plan de soins ou le profil pharmaceutique, prendre les médicaments dans l’endroit approprié (pharmacie, casier, chariot à médicament, réfrigérateur).
  3. Comparer l’étiquette du médicament avec le plan de soins.
  4. Faire la vérification des 5 bons 3 fois. (bon client, bonne voie d’administration, bon moment d’administration, bonne dose et bon médicament)
  5. Identifier les piluliers en inscrivant le nom et le numéro de chambre du client et y déposer les comprimés si l’administration n’est pas immédiate
  6. Préparer un verre d’eau
Auprès du client
  • Identifier la personne (appel, numéro de dossier, bracelet) 2 identifications sécuritaires
  • Informer brièvement sur les médicaments administrés
  • Aider la personne à s’installer en position Fowler. La position latérale est la deuxième position la plus sûre
  • Donner le comprimé avec de l’eau ou des liquides, les liquides permettent d’avaler plus aisément
  • Rester au chevet de la personne tant qu’elle n’a pas avalé les médicaments
  • Réinstaller la personne
  • Se laver les mains
  • Enregistrer les médicaments donnés, l’heure d’administration et toute remarque pertinente et signer au profil pharmaceutique ou plan de soin
Administration des médicaments liquides
  • Agiter la bouteille avant de verser le liquide pour assurer de bien mélanger les différents composants du produit
  • Déposer le bouchon à l’envers pour respecter le principe d’hygiène
  • Verser le liquide du côté opposé à l’étiquette pour garder les inscriptions lisibles
  • Utiliser un contenant gradué en plastique ou une seringue pour doser le médicament avec précision
  • Placer le contenant à la hauteur des yeux pour doser avec précision la quantité à préparer
  • Les médicaments liquides ou en suspensions peuvent être au commun, c’est-à-dire que la bouteille sert pour plusieurs clients et vous ne retrouverez pas le nom de la personne sur la bouteille.
  • Pour de petite quantité de liquide (5 ml ou moins) mettez le médicament dans une seringue sans aiguille
  • Vérifier les dates de péremption du produit
suspension
Dans la photo, on peut voir un étudiant préparant un médicament liquide avec un contenant gradué
Administration des médicaments narcotiques et benzodiazépines
  • Ces médicaments sont gardés sous clé
  • Il faut vérifier la feuille de contrôle de la quantité et y inscrire les informations demandées et signer
  • Pour toute destruction, il faut demander une personne pour contresigner
  • Les systèmes de distributrices informatisés permettent d’accéder uniquement aux médicaments sélectionnés et les inscrivent automatiquement
  • Faire contresigner l’administration de tout narcotique ou benzodiazépine
Administration des médicaments  par voie sublinguale S.L.
Un médicament est administré par voie sublinguale lorsqu’il est placé et maintenu sous la langue jusqu’à sa dissolution complète. (Le médicament ne doit pas être avalé avant sa dissolution)
  • Placer le comprimé sous la langue
  • Laisser dissoudre sans avaler la salive pour deux minutes environ
  • Administrer après les autres comprimés
  • Pour la nitroglycérine sublinguale, vaporiser sur ou sous la langue si douleur rétro-sternale pour un maximum de 3 fois, vous référer à la procédure

Les 5 bons

Préparation de tout médicament

Le respect des 5 règles ou 5 bons en comparant le plan de soins ou le profil pharmaceutique avec l’étiquette du contenant est essentiel
Effectuez une triple vérification des cinq contrôles

Voici les 5 Bons à vérifier lors de toute administration de médication


1. Bon médicament
Vérifier le nom du médicament sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique
2. Bon dosage
Vérifier le nombre de mg sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique ou le plan de soins
3. Bonne personne
Vérifier le nom de la personne sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique ou le plan de soin. Au chevet, vérifier le bracelet d’identité, en nommant la personne en regardant à la tête du lit. Sauf pour l’automédication, vous devez être présent lorsque la personne prend le médicament. On doit voir la personne prendre et avaler les médicaments avant de les inscrire. On ne peut laisser les médicaments au chevet de la personne. Rapporter les médicaments non pris et demander à la personne de vous demander lorsqu’elle voudra les prendre au besoin
4. Bonne méthode
Respecter la voie d’administration et la forme qui convient à l’état de la personne. Ex : vous avez parfois le choix entre le comprimé ou le suppositoire pour le Gravol contre les nausées et vomissements.
5. Bon moment
Respecter l’heure prescrite au profil pharmacologique. Un délai de 30 minutes avant ou après l’heure prévue pour l’administration est permis.

Cartes-fiches

Comment faire les cartes-fiches
Ce travail vous permettra de vous sensibiliser aux différentes classes de médicaments. Il est très important de faire vos fiches car elles vous permettront de diminuer le temps nécessaire à la préparation des médicaments en stage. Il faut débuter le travail et le pousuivre tout au long de votre formation. Vos enseignantes vous aiderons à compléter votre travail.
Voici les éléments à inscrire sur vos cartes
  • Noms générique :  Toujours mettre le nom générique en premier et classer vos cartes selon l’ordre alphabétique
  • Nom commerciaux : Il en existe plus d’un
  • Classe(s) et indication(s):Il peut y avoir plus d’une classe
  • Effets indésirables : Effets négatifs
  • Soins: Principaux soins infirmiers en lien avec le médicament

Exemple

Nom générique : Keterolac
Noms commerciaux :Apo-Keterolac, Toraldol
Classe(s) et indication(s):
Anti-inflammatoire non stéroïdiens. Utilisé pour le traitement de la douleur et l’inflammation. On peut sentir sont effet en moins d’une heure.
Effets indésirables :
Problème de digestion (irritant pour l’estomac), maux de tête, diarrhée, nausées, œdème, somnolence
Soins:
Éviter les aliments irritants (café, thé, alcool)
Évaluer la douleur et le degré de soulagement
Prendre le médicament avec de la nourriture

Injection sous-cutanée

L’injection dans les tissus sous-cutanés consiste à administrer une solution médicamenteuse dans les tissus graisseux. Cette procédure est utilisée pour administrer des médicaments pour soulager les douleurs et pour administrer de l’insuline.
injection
Dans la photo, on peut voir une étudiante préparant un médicament à partir d’une fiole

Sites

Les sites utilisés pour l’ injection par voie sous-cutanée sont:
  • le tiers moyen du bras (région arrière du bras) en prenant soin de s’éloigner de l’aiselle
  • le tiers moyen de la cuisse ( partie latérale de la cuisse)
  • la région ombilicale (U au pourtour de l’ombilic)
bohomme-inj.s.c.bohomme-inj.-s.c.-dos

Procédure

Matériel
Plan de soins ou ordonnance
Seringue pour injection sous-cutnanée 1à 3 ml
Aiguille habituellement25 à 28 (5/8 ou 1/2 po)
Tampons désinfectants, ouate ou compresse
Solution médicamenteuse (ampoule ou fiole)
Gants non-stériles

Particularités et précautions

  • Porter des gants non stériles pour éviter le contact avec le sang
  • Il est obligatoire d’utiliser du matériel stérile, non périmé
  • Surveiller les allergies avant toutes injections
  • Obtenir le consentement verbal du client avant l’injection
  • Vérifier le plan de soins ou l’ordonnance médicale
  • Se laver les mains
  • Préparer le matériel :
Choisir la seringue et l’aiguille en fonction du site d’injection (seringue de 1 à 3 ml, aiguille de calibre 25 à 28 G, longueur 1/2 à 5/8 po)
Visser l’aiguille à l’embase de l’aiguille
Prélever la solution médicamenteuse à administrer
Ouvrir le tampon alcool
  1. Identifier le client
  2. Installer la personne confortablement
  3. Expliquer le but et les étapes de la procédure
  4. Mettre les gants
  5. Désinfecter le point de ponction
  6. Retirer le capuchon de l’aiguille
  7. Pincer le site d’injection pour soulever les tissus sous-cutanés des tissus musclaires
  8. Percer la peau avec un angle de 45 à 90 degrés selon le site et la longueur de l’aiguille
  9. Selon l’aiguille et la médication administrée, il peut s’avérer utile ou non d’aspirer pour vérifier la présence de sang dans la seringue (s’il y a du sang, jeter la solution et recommencer)
  10. Injecter doucement la solution
  11. Patienter quelques secondes en place avant de retirer l’aiguille(favorise une meilleure absorption)
  12. Retirer l’aiguille et en disposer de manière sécuritaire(ne pas recapuchonner)
  13. Exercer une légère pression avec une ouate sur le site de ponction

    Inscription au dossier

  • Date et heure
  • Nature de la solution administrée
  • Site d’administration
  • Signature et titre



Concerts

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