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14 avr. 2014

Technique d'auscultation pulmonaire

Technique d'auscultation pulmonaire
Notes de révision
Mai 2012 : Ajout de l'infirmière auxiliaire et de l'externe en SI comme professionnels autorisés.
Février 2014 : Retrait de l'infirmière auxilliaire.
Cadre de référence
Définition(s)
Technique d'écoute des bruits pulmonaires à l'aide d'un stéthoscope.
  • Évaluer les bruits pulmonaires
  • Identifier les bruits pulmonaires normaux
  • Déceler les bruits pulmonaires anormaux
  • Contribuer à l'élaboration d'un diagnostic par la transmission des données
  • Évaluer la réponse suite à un traitement ou à un médicament.

  • Indication
  • Chez tout usager avec ou sans problème pulmonaire.
  • Généralités

    Rappel anatomophysiologique

  • La cage thoracique est constituée de 12 paires de côtes formant la protection osseuse des poumons (droit et gauche) et du coeur
  • Le poumon est recouvert d'une membrane séreuse, la plèvre, qui est constituée de deux feuillets, le pariétal et le viscéral
  • Le poumon droit est composé de 3 lobes (supérieur, moyen et inférieur) et assure environ 55 % de la ventilation pulmonaire
  • Le poumon gauche est composé de 2 lobes (supérieur et inférieur) et assure environ 45 % de la ventilation pulmonaire
  • Le système respiratoire a deux fonctions vitales
    • fournir de l'oxygène aux cellules de l’organisme
    • libérer le gaz carbonique produit par les cellules
      • La respiration est composée de cinq processus distincts
        • la ventilation pulmonaire ou l'entrée de l'air dans les conduits respiratoires et les alvéoles pulmonaires
        • la respiration externe ou échanges gazeux (O2 et CO2) entre les alvéoles pulmonaires et le sang des capillaires pulmonaires
        • le transport des gaz qui est le transport de l'O2 et du CO2 entre les poumons et les cellules de l'organisme par  l'intermédiaire du système cardiovasculaire et du sang
        • la respiration interne ou l'échange gazeux entre le sang des capillaires systémiques et les cellules de l'organisme
        • la respiration cellulaire ou processus qui met en contribution l'O2 et les réactions de la chaîne respiratoire mitochondriale de la cellule




          • Anatomie de la cage thoracique

            Lignes de repères thoraciques 

            Murmures

            Face postérieure  Face latérale Face antérieure
             Face postérieure
             Face latérale
             Face antérieure

            Conditions favorables à une bonne auscultation

            • Un environnement silencieux et calme
            • Un stéthoscope appliqué directement sur la peau
              • si présence de poils, appuyer fermement sur le pavillon du stéthoscope
              • si usager très mince, utiliser le côté de la cloche ou cupule en appuyant fermement sur l'espace intercostal
            • Une respiration buccale lente et profonde plutôt que nasale
              • afin d'éliminer les bruits nasaux
            • Une toilette bronchique si présence de bruits anormaux
              • demander à l'usager de tousser et d'expectorer avant
              • reprendre l'auscultation au même endroit
                • Une brève période de repos entre l'auscultation des différents sites
                  • afin de prévenir la fatigue respiratoire ou l'hyperventilation
                • Une auscultation successive de deux zones symétriques
                  • afin de comparer le bruit entendu à celui du côté opposé.


                  • Séquence et sites d'auscultation

                    • L'auscultation s'effectue idéalement selon une séquence en escalier allant de haut vers le bas et débutant à la face postérieure
                    • L'auscultation devrait couvrir tous les lobes pulmonaires sur les faces postérieure, latérales (droite et gauche), et antérieure du thorax
                      • voir technique d'auscultation dans la section « Procédure ».

                    Bruits respiratoires normaux

                    Bruits respiratoires normaux
                    Description 
                     Audio
                    Bruits trachéaux
                    • Entendus de chaque côté de la trachée
                    • Son intense et rude
                    • Peu utile cliniquement
                    • Durée équivalente à l'inspiration et à l'expiration avec courte pause entre les deux
                      Bruits trachéaux Bruits trachéaux
                    Bruits bronchiques
                    • Entendus à la face antérieure au niveau du manubrium 
                    • Son intense et rude
                    • Peu utile cliniquement
                    • Durée plus longue à l'expiration qu'à l'inspiration, avec courte pause entre les deux
                    Phases respiratoires des bruits bronchiques Bruits bronchiques
                     
                     
                    Bruits bronchovésiculaires
                    • Entendus à la face supéro-postérieure droite (entre les omoplates, proche de la colonne vertébrale), et à la face antérieure de chaque côté du sternum (2eespace intercostal)
                    • Son moins rude et moins intense que les bruits trachéaux ou les bruits bronchiques
                    • Peu utile cliniquement
                    • Durée presque équivalente à l'inspiration qu'à l'expiration
                    Phases respiratoires et bruits broncho-vésiculairesBruits bronchovésiculaires
                    Murmures vésiculaires
                    • Entendus au niveau de tous les lobes sur les faces antérieures, latérales et postérieures
                    • Son doux et basse tonalité
                    • Très utile cliniquement
                    • Durée plus longue à l'inspiration qu'à  l'expiration
                    Murmures vésiculaires Murmures vésiculaires

                     

                    Bruits respiratoires anormaux

                     Bruits respiratoires anormaux
                     Description
                    Audio
                     Bruits bronchiques anormaux
                    • Bruits bronchiques entendus ailleurs qu'autour du manubrium
                    • Remplacent les murmures vésiculaires
                    • Peuvent être causés par l'infiltration pulmonaire, pneumonie et l'infection 

                     Craquements fins
                    (Crépitants fins)
                    • Bruits surajoutés discontinus entendus surtout aux bases pulmonaires
                    • Entendus surtout en fin d'inspiration
                    • Causés par une série de brèves explosions dans les alvéoles et les petits conduits aériens, et par la présence de sécrétions, de sang, de pus et de liquide (M.Brûlé, L.Cloutier,2002)
                    • Sons doux, de haute tonalité, très brefs
                    • Ne disparaissent pas à la toux
                    • Comparés au bruit que fait une mèche de cheveux qu'on roule entre les doigts (M.Brûlé, L.Cloutier,2002)
                    craquements fins entendus surtout en fin d'inspiration
                      
                    Craquements rudes
                    (Crépitants rudes)
                    • Bruits surajoutés discontinus sous forme de gargouillements ou de bruits de maïs qu'on fait éclater
                    • Entendus surtout au niveau des grosses bronches
                    • Entendus surtout tout au long de l'inspiration et en début de l'expiration
                    • Causés par l'air qui entre en collision avec l'accumulation de sécrétions dans la partie supérieure des poumons (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
                    • Sons forts, de basse tonalité, plus longs
                    • Diminuent après la toux, un changement de position ou une aspiration bronchique
                    • Comparés à un feu de bois qui pétille ou à du maïs qu'on fait éclater, ils ressemblent aussi à des gargouillements (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
                    Craquements rudes entendus le long de l'inspiration et en début d'expiration
                      
                     Sibilants
                    • Bruits surajoutés continus à prédominance expiratoire et de tonalité aiguë
                    • Causé par le passage de l'air qui traverse la bronchiole rétrécie par un spasme, un oedème, masse ou des sécrétions
                    • Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on dégonfle un ballon dont on pince l'orifice (M.Brûlé,L.Cloutier,2002)
                    Sibilants à prédominance expiratoires
                     
                     Wheezing (Respiration sifflante)
                    • Bruits surajoutés continus audibles à l'inspiration et/ou à l'expiration
                    • Son sibilant, de tonalité aiguë, mais audible à l'oreille nue, sans auscultation
                    • Causés par un bronchospasme sévère
                    • Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on dégonfle un ballon dont on pince l'orifice (M.Brûlé,L.Cloutier,2002)
                    Wheezing entendus à l'inspiration et à l'expiration
                     
                    Ronchi
                    • Bruits surajoutés continus, à prédominance expiratoire et basse tonalité
                    • Entendus surtout au niveau des grosses bronches sous forme de ronflement ou de vibration
                    • Causés par la perte d'élasticité des bronches ou des sécrétions qui compriment
                    • Peuvent disparaitre après la toux ou une aspiration bronchique
                    • Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on souffle dans le goulot d'une bouteille, à des ronflements ou au vent qui entre par une fenêtre entrouverte (M.Brûlé,L.Cloutier, 2002)
                    • Écouter le son en mettant le volume au maximum concernant cette audio
                    Rhonchi à prédominance expiratoire
                     
                    Frottement Pleural
                    • Bruit extra-pulmonaire, superficiel et qui ressemble à des craquements
                    • Entendu en fin d'inspiration et en début d'expiration
                    • Entendu surtout au niveau de la ligne axillaire antérieure gauche ou droite (±7e côte)
                    • Ne disparrait pas après la toux
                    • Causé par la perte de lubrification entre les deux feuillets de la plèvre (viscérale et pariétal) reliée à l'inflammation
                    • Comparé au bruit que font deux morceaux de cuir frottés l'un contre l'autre (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
                    Frottement pleural
                     
                    Stridor
                    • Bruit extra-pulmonaire très fort, audible à l'oreille nue
                    • Entendu au niveau du larynx, au-dessus d'une région oedémateuse ou obstruée et entendu très fort au niveau trachéal, surtout à l'inspiration
                    • Causé principalement par un corps étranger, un croup et une épiglottite aiguë  
                    Stridor bruits entendus surtout à l'inspiration 
                      
                    Squawks (squawk) 
                    • Bruits inspiratoires pathologiques à caractère musical relativement courts
                    • Ils sont souvent précédés de craquements
                    • Ils sont occasionnellement trouvés chez les usagers atteints de désordres pulmonaires interstitiels
                    Squawks souvent précédés de craquements
                     

                    Auscultation pulmonaire et bruits vocaux

                    Bruits vocaux 
                    Bruits vocaux normaux 
                    Bruits vocaux anormaux 
                    Audio
                    L'usager doit prononcer d'une voix grave «trente-trois », sans s'arrêterLes bruits sont étouffés et indistincts, symétriquement dans les deux poumons 
                    • Bronchophonie
                      • si les bruits sont clairs et distincts dans une région donnée à comparer avec la région opposée
                      • associée à une condensation des tissus ou à une région où l'air ne peut pas pénétrer 
                           L'usager doit prononcer les sons « éé » sans arrêt Les bruits sont assourdis et prolongés, symétriquement dans les deux poumons 
                        • Égophonie
                          • si les bruits sont clairement entendus perçus comme « éé » dans une région donnée ou comme « ai ai »
                          • associée à une condensation des tissus ou une atélectasie
                          • écouter l'audio de l'égophonie  


                              L'usager doit prononcer «un-deux-trois » en chuchotant, sans s'arrêter Les bruits sont très faiblement entendus 
                            • Pectoriloquie aphone
                              • si les bruits sont plus forts et plus clairs dans une région donnée
                              • associée à une condensation des tissus ou une atélectasie
                              • écouter l'audio de la pectoriloquie aphone  


                                  

                                Nouvelles Techniques d'auscultation avec capture et détection des sons (Source : Reichert et coll, 2008)

                                • Les auteurs évoquent les perspectives technologiques du signal acoustique pulmonaire
                                  • une description des nouvelles techniques de capture et de détection des sons auscultatoires
                                  • une caractérisation des marqueurs pathologiques connus (sibilants et craquements) pour lesquels des algorithmes de détection automatique ont été développés
                                  • une mise en relation objective des sons respiratoires anormaux avec une pathologie respiratoire particulière
                                  • une technologie novatrice en télémédecine qui permettra une « auscultation à distance des usagers par l'interprétation des sons transmis »  
                                  • un exemple bref et simplifié d'un extrait sonore de l'enregistrement des sibilants fait à l'aide de stéthoscope avec enregistrement

                                    Enregistrement sonore à l'auscultation des sibilants

                                    Auscultation et affections pathologiques les plus courantes 

                                     Affection
                                    Description brève 
                                    Éléments auscultatoires 
                                     Asthme
                                    • Affection reliée à un bronchospasme ou à une obstruction bronchique totalement ou partiellement réversible, spontanément ou sous traitement bronchodilatateur
                                    • Le bronchospasme est relié à une hypersensibilité ou une inflammation des voies respiratoires
                                    • Les causes peuvent être une allergie, un stress ou une activité physique plus intense
                                    • Des sibilants dans toute la région affectée
                                    • Les murmures vésiculaires sont diminués ou absents dans la région affectée
                                     Bronchite
                                    • C'est une inflammation et une surproduction du mucus des bronches aiguë ou chronique
                                    • L'inflammation et la surproduction du mucus obstruent le passage de l'air
                                    • Il y a un affaissement de certaines alvéoles relié à l'obstruction des bronchioles terminales par des sécrétions
                                    • Bruits vocaux diminués évalués en dehors des crises
                                    • Murmures vésiculaires normaux ou diminués
                                    • Bruits vocaux normaux
                                    • Présence de ronchi
                                    • Bruits bronchiques anormaux en cas de bronchite chronique
                                    • Craquements dans les régions alvéolaires
                                    • Sibilants occasionnels
                                     Emphysème
                                    • Hyperdilatation permanente des alvéoles avec destruction des parois alvéolaires
                                    • Relié à la diminution du tonus et de la résistance du poumon surtout durant l'expiration
                                    • Murmures vésiculaires diminués
                                    • Bruits bronchiques anormaux possibles en cas de bronchite chronique associée
                                      • Ronchi
                                      • Sibilants et / ou wheezing
                                      • Bruits bronchiques anormaux
                                        Oedème aigu du poumon
                                        • C'est la congestion pulmonaire avec la présence de liquide au niveau des alvéoles reliée à une insuffisance ventriculaire gauche aiguë et grave
                                        • Craquements bilatéraux entendus le plus souvent au début aux bases pulmonaires, et qui peuvent évolués vers les apex
                                        • Murmures vésiculaires normaux
                                        • Wheezing
                                        Pneumonie Lobaire
                                        • Infection du parenchyme pulmonaire et des alvéoles
                                        • Les alvéoles sont remplies de bactéries, de débris cellulaires, de liquide et / ou de sang
                                        • Hypoxémie reliée à l'altération de l'échange gazeux
                                        • Bruits bronchiques anormaux au niveau de la région affectée
                                        • Bronchophonie
                                        • Égophonie
                                        • Pectoriloquie aphone
                                        • Craquements fins ou rudes

                                        La banane bonne pour le cœur

                                        C’est un fruit riche en glucides, 21%. Il contient très peu d’amidon environ 1%, qui ne provoque habituellement pas de problèmes digestifs si on le mâche bien. Par contre, la banane verte ou peu mûre contient d’importantes quantités d’amidon difficiles à digérer. Au cours du mûrissement, cet amidon devient des sucres naturels : saccharose, glucose, fructose.
                                        La banane contient aussi peu de protéines, 1% et de graisse 0,5%. Sa teneur en vitamines B6 est importante. Trois bananes moyennes apportent la dose journalière recommandée pour cette vitamine pour un homme adulte.
                                        Ce fruit contient aussi les vitamines C, B1, B2, et E. Il est riche en minéraux (potassium, magnésium, fer). C’est le troisième fruit le plus riche en potassium après l’avocat et la datte. La banane contient également des fibres qui contribuent à réduire le niveau de cholestérol, et font d’elle un adoucissant intestinal.
                                        Grâce à ses composants, la banane est une bonne source d’énergie et convient aux enfants et aux adultes.
                                        Combien de bananes consommer par jour
                                        Deux ou trois bananes par jour suffisent largement à fournir assez d’énergie. En manger 2, 3 ou plus d’un coup constitue un repas. Dans ce cas il faut attendre 4 heures, le temps de digérer avant de remanger d’autres fruits et légumes. Il faut noter que la banane se consomme seule, sans combinaison avec d’autres familles de fruits ni de légumes ni de protéines.
                                        2 ou 3 bananes par jour, suffisent, puisque le but est de consommer au moins 5 fruits et légumes par jour, et que la banane se mange seule et nécessite au moins 4 heures de digestion sans manger.
                                        Les applications médicinales de la banane
                                        De par sa composition, la banane contribue à garder le cœur sain
                                        Affections cardiaques
                                        La banane contient une importante quantité de vitamines B qui permet au cœur de produire de l’énergie. C’est le fruit idéal pour les personnes qui souffrent des maladies du cœur : angine de poitrine, insuffisance cardiaque, artériosclérose.
                                        Hypertension artérielle
                                        La banane, très riche en potassium (396 mg par 100 g) et pauvre en sel, est un fruit idéal pour prévenir et combattre la tension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux. Elle contribue aussi à conserver le cœur sain.
                                        Deux grosses bananes apportent 1 gramme de potassium, une quantité journalière suffisante qui couvre largement les besoins en ce minéral des personnes qui se trouvent sous traitement médicamenteux.
                                        Affections intestinales
                                        La banane seule ou associée à la pomme donne de bons résultats pour soulager des diarrhées, aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Il est conseillé d’en consommer en abondance en cas de mauvaise absorption intestinale accompagnée de diarrhée et de dénutrition à cause d’une allergie au gluten.
                                        Goutte et arthrite par dépôt d’acide urique
                                        La banane alcalinise le sang, ce qui contribue à neutraliser et éliminer l’excès d’acide urique qui est la cause de l’arthrite (rhumatisme) et de la goutte.
                                        Diabète
                                        La banane n’est pas interdite en cas de diabète. Elle peut être consommée à condition de contrôler la quantité de glucides qu’elle apporte sous forme de sucre. A la différence des sucres raffinées, (sucre blanc) celui de la banane est absorbée plus lentement et ne produit pas d’augmentation brusque du niveau de glucose dans le sang (ou glycemie). La vitamine B6 qu’elle contient réglemente les taux de glycémie.
                                        Anémie
                                        Riche en fer, la consommation de la banane peut aider en cas d’anémie en stimulant la production de l’hémoglobine dans le sang.
                                        Cerveau
                                        La banane est bonne pour le cerveau. La recherche a montré que le potassium qu’elle contient peut faciliter l’apprentissage en rendant l’individu plus alerte.
                                        Constipation
                                        Grâce à ses fibres, la banane peut contribuer à restaurer l’action normale du côlon, et aider à surmonter le problème sans recourir à des laxatifs.
                                        Brûlures d’estomac
                                        La banane a un effet antiacide naturel dans le corps. Manger une banane peut donc apaiser les brûlures d’estomac.
                                        Nausées matinales
                                        Consommer des bananes entre les repas contribue à maintenir les niveaux de sucre dans le sang et à éviter les nausées matinales.
                                        Piqûres de moustiques
                                        Avant d’utiliser la crème pour piqûres d’insectes, essayé de frotter la zone affectée avec l’intérieur d’une peau de banane. Cela réduit l’enflure et l’irritation.
                                        Nerfs
                                        La gamme de vitamines B que contient la banane aide à calmer le système nerveux.
                                        Ulcères
                                        La banane en raison de sa texture douce aide à neutraliser l’hyperacidité et réduit l’irritation de revêtement de la muqueuse de l’estomac.
                                        Dépendance de la cigarette
                                        Les bananes peuvent aider les fumeurs à cesser de fumer. Les vitamines B6 et B12 qu’elles contiennent, ainsi que le potassium et le magnésium aident le corps à récupérer des effets de la nicotine.

                                        L'appendicite

                                        Description
                                        On appelle appendicite une inflammation soudaine ou un gonflement de l'appendice. L'appendice est une structure en forme de tube qui part de l'endroit où le gros intestin (le colon) commence. Il est de la taille d'un crayon et est généralement long d'environ 10 cm (4 pouces).
                                        Pendant de nombreuses années, les scientifiques n'étaient pas certains de la fonction de l'appendice dans l'organisme. Nous savons maintenant qu'il contribue à la fabrication des immunoglobulines, substances qui font partie du système immunitaire. Les immunoglobulines sont fabriquées dans de nombreuses parties du corps. Ainsi, l'ablation de l'appendice ne semble pas engendrer de problèmes du système immunitaire.
                                        De nos jours, l'appendicite est rarement fatale, grâce à l'utilisation d'antibiotiques et à une intervention chirurgicale sans risque. Cette affection touche 1 personne sur 15 et frappe plus souvent les hommes que les femmes. Elle touche très peu souvent les enfants en dessous de 3 ans et survient plus généralement entre 10 et 30 ans.
                                        Causes
                                        L'inflammation de l'appendice est généralement le résultat d'une obstruction, provoquant une infection. L'une des extrémités de l'appendice est ouverte à l'endroit où elle rejoint le gros intestin. L'appendicite peut survenir lorsque l'appendice est obstrué par une masse dure de fèces ou par un corps étranger se trouvant dans l'intestin. Cette obstruction peut directement provoquer l'inflammation de l'appendice et peut favoriser une infection bactérienne.
                                        Une obstruction peut aussi survenir si les ganglions de l'appendice gonflent. Des causes moins courantes d'obstruction sont les pépins et les graines de fruits et légumes, les vers intestinaux et l'épaississement du baryum causé par une exposition antérieure à des rayons X.
                                        En ce qui concerne les personnes aînés, l'appendicite est parfois provoquée par une tumeur (cancer) au colon. 
                                        Symptômes et Complications
                                        Les symptômes précoces d'appendicite aiguë peuvent être :
                                        • de la constipation, de la diarrhée ou des gaz;
                                        • une douleur sourde démarrant au niveau de la région péri-ombilicale, se transformant en une douleur vive dans la partie inférieure droite de l'abdomen; cela se produit sur une période d'environ 2 heures;
                                        • une perte d'appétit;
                                        • une faible fièvre (37 °C à 39 °C);
                                        • des nausées et des vomissements;
                                        • une sensibilité à la pression de la région inférieure droite de l'abdomen; la sensibilité au rebond est un bon indicateur d'une appendicite (on entend ainsi que la douleur est plus intense lorsque les doigts sont soudainement retirés de l'abdomen que lorsqu'ils y sont enfoncés).
                                        Cette liste résume les « symptômes classiques » qui sont courants chez les adolescents et les jeunes adultes. Pour les plus jeunes enfants, la douleur est moins localisée et il peut ne pas y avoir de points sensibles. Chez les adultes plus âgés, il y a généralement moins de douleur.
                                        Les symptômes d'une appendicite plus avancée comprennent :
                                        • un ballonnement et une rigidité de l'abdomen;
                                        • une douleur du côté droit de l'abdomen produite par une pression sur le côté gauche.
                                        Ces derniers sont tous deux des signes de la propagation de l'inflammation à la cavité abdominale (le péritoine). Sans traitement, l'appendicite passera des symptômes bénins aux symptômes sévères. Lorsque l'infection atteint ce stade, elle est appeléepéritonite. Celle-ci peut être fatale, un médecin doit donc être consulté immédiatement.
                                        Le danger le plus important de l'appendicite est la rupture ou la perforation de l'appendice. Tous les agents inflammatoires et les bactéries se trouvant dans l'appendice se déversent dans la cavité abdominale, provoquant une péritonite aiguë. Il peut y avoir parfois une péritonite bénigne avant même que l'appendice ne se rompe.
                                        Parfois, une masse de tissu cicatriciel forme un abcès autour de l'appendice. En quelque sorte, cet abcès réduit le risque, car il isole l'abdomen du pus nocif qui se trouve à l'intérieur de l'appendice. Cependant, il tend à compliquer l'intervention chirurgicale, qui nécessite alors souvent deux opérations.
                                        Diagnostic
                                        Si vous pensez avoir une appendicite, consultez immédiatement un médecin. En cas de constipation, les laxatifs doivent être évités, car ils peuvent provoquer une rupture instantanée.
                                        L'appendicite est généralement diagnostiquée lors d'un examen clinique, par un médecin. Le médecin effectuera un nombre de tests qui pourront également donner des informations sur l'étendue et la localisation de l'inflammation. Après un examen physique, un analyse de sang peut être effectué pour rechercher une infection. Le médecin peut aussi prélever un échantillon d'urine pour éliminer l'hypothèse d'une infection de l'appareil urinaire, les symptômes d'une telle infection pouvant être similaires à ceux de l'appendicite.
                                        Parfois, on a recours à une échographie pour aider à déterminer le diagnostic. De temps en temps, une tomodensitométrie de l'abdomen est nécessaire pour les personnes lorsque les autres examens ne donnent pas des résultats définitifs.
                                        Les autres affections qui peuvent être confondues avec l'appendicite comprennent les colites, la maladie de Crohn, les gastrites, les gastro-entérites, la grossesse tubaire et des problèmes ovariens.
                                        Traitement et Prévention
                                        L'intervention chirurgicale est l'unique traitement des appendicites aiguës. On enlève souvent l'appendice (appendicectomie) dans les heures qui suivent le diagnostic. L'appendicectomie est une intervention chirurgicale assez simple même si l'appendice est déjà rompu. On donnera des antibiotiques avant l'intervention chirurgicale, et parfois après, au cas où des bactéries s'introduiraient dans l'abdomen pendant l'opération.
                                        Certains chirurgiens effectuent une forme moins invasive d'appendicectomie, appelée appendicectomie laparoscopique par laquelle l'appendice est retiré par l'entremise d'un petit tube, ce qui laisse une très petite cicatrice.
                                        Selon le type d'intervention, certaines personnes peuvent quitter leur lit le jour même de l'opération. Dans la plupart des cas, l'incision chirurgicale guérira en l'espace de quelques jours ou d'une semaine.

                                        2 avr. 2014

                                        L'occlusion intestinale

                                        Les occlusions intestinales sont un problème fréquent. L’intestin grêle est l’organe le plus souvent touché, habituellement à cause d’adhérences consécutives à une chirurgie abdominale antérieure. Ce type d’occlusion peut normalement être traité de façon médicale, c’est-à-dire sans chirurgie. Par contre, les occlusions sur le gros intestin (côlon) exigent fréquemment une intervention chirurgicale. Une consultation en chirurgie générale est généralement requise en présence d’une occlusion intestinale.
                                        Une occlusion intestinale est un blocage partiel ou complet de l’intestin, qui empêche le transit normal des matières fécales et des gaz. Ce blocage peut se produire aussi bien dans l’intestin grêle que dans le côlon. Une occlusion intestinale provoque d’importantes douleurs abdominales semblables à des crampes, des ballonnements, des nausées et des vomissements.

                                        Causes
                                        Les occlusions intestinales sont dues à différents problèmes. On dit qu’elles ont une cause « mécanique » lorsqu’une excroissance, comme une hernie ou une tumeur, bloque le transit intestinal.
                                        Dans l’intestin grêle, les adhérences intestinales sont la principale cause d’obstruction mécanique. Les adhérences intestinales sont des tissus fibreux qu’on retrouve dans la cavité abdominale, parfois à la naissance, mais le plus souvent après une chirurgie. Ces tissus peuvent éventuellement se lier à la paroi de l’intestin et provoquer une occlusion.
                                        Les hernies et les tumeurs sont aussi des causes relativement fréquentes d’obstruction mécanique de l’intestin grêle. Plus rarement, celle-ci sera causée par un rétrécissement anormal à la sortie de l’estomac, la torsion du tube intestinal sur lui-même (volvulus), des maladies inflammatoires chroniques, comme la maladie de Crohn, ou le retournement d’une partie de l’intestin dans l’autre (une invagination, en langage médical).
                                        Dans le côlon, les causes de l’obstruction intestinale correspondent le plus souvent à une tumeur, des diverticules, ou une torsion du tube intestinal sur lui-même. Plus rarement, l’occlusion sera due à un rétrécissement anormal du côlon, une invagination, des bouchons de selles ou la présence d’un corps étranger.
                                        Lorsqu’elle n’est pas d’origine mécanique, l’occlusion intestinale résulte d’une anomalie du fonctionnement des intestins. Ces derniers n’arrivent plus à faire transiter les matières et les gaz, sans qu’il y ait obstacle physique pour autant. C’est ce qu’on appelle l’iléus paralytique ou pseudo-obstruction intestinale. Ce type d’obstruction se produit le plus souvent après une chirurgie des intestins.
                                        Complications possibles
                                        Si l’obstruction intestinale n’est pas traitée à temps, elle peut dégénérer et entraîner la mort (nécrose) de la partie de l’intestin qui est bloquée. Une perforation de l’intestin peut s’ensuivre et provoquer une péritonite, menant à des infections graves, voire au décès.
                                        Quand consulter?
                                        Consultez votre médecin dès que les symptômes se manifestent.
                                        Une occlusion dans l’intestin grêle peut entraîner les symptômes suivants :
                                        *           Des crampes abdominales assez intenses, se produisant à intervalles de 5 à 15 minutes ;
                                        *           Des nausées ;
                                        *           Des vomissements ou de la diarrhée ;
                                        *           Des ballonnements ;
                                        *           Une incapacité d’aller à la selle ou de faire passer des gaz ;
                                        *           De la fièvre.
                                        Les symptômes d’une occlusion au côlon sont principalement :
                                        *           Un abdomen gonflé ;
                                        *           Une douleur abdominale, diffuse et modérée ou aiguë et intense, selon la cause de l’obstruction ;
                                        *           De la constipation durant la crise et possiblement de la constipation intermittente durant les mois précédents.
                                        Personnes à risque
                                        *           Les personnes qui ont subi une chirurgie à l’abdomen sont plus à risque de souffrir d’adhérences, une des principales causes d’occlusion intestinale ;
                                        *           Les personnes atteintes de la maladie de Crohn ;
                                        *           Les personnes qui souffrent de constipation à répétition.

                                        Prévention
                                        Dans la plupart des cas, il est impossible de prévenir l’occlusion intestinale. Un traitement adéquat des hernies et des cancers qui touchent l’intestin peut toutefois aider à réduire les risques.
                                        Par ailleurs, on peut aider à prévenir le cancer colorectal grâce à une diète comprenant une bonne quantité de fruits et légumes et peu de viande rouge, de charcuteries (salami, saucissons, jambon fumé, etc.) et de grillades au barbecue.
                                        On peut aussi réduire les risques de hernie en évitant de soulever des objets lourds. Ce type d’effort augmente la pression à l’intérieur de l’abdomen et contribue à la formation d’excroissances sur la paroi de l’abdomen.
                                        Traitements médicaux
                                        Le traitement requiert l’hospitalisation dans pratiquement tous les cas. La première mesure est l’insertion d’un tube nasogastrique par le nez jusque dans l’estomac, pour pomper les gaz et les fluides en excès et réduire la pression sur l’intestin. L’alimentation se fait par intraveineuse pour contourner le système digestif.
                                        Par la suite, le traitement varie selon la cause de l’occlusion. S’il s’agit d’un iléus paralytique, le médecin peut choisir une observation attentive à l’hôpital durant 1 ou 2 jours. L’iléus se résorbe souvent de lui-même en quelques jours. Si le problème persiste, on peut prescrire des médicaments qui provoqueront des contractions musculaires, pour aider le transit des fluides et des solides dans l’intestin.
                                        Une obstruction mécanique partielle peut parfois se résorber en décompressant les intestins à l’aide du tube nasogastrique. Si elle ne se résorbe pas, une chirurgie est nécessaire.
                                        L’obstruction mécanique complète nécessite une intervention médicale d’urgence.
                                        En cas d’intervention chirurgicale, il est parfois nécessaire de laisser l’intestin guérir en pratiquant une stomie temporaire qui permet d’évacuer les selles sans passer par l’intestin.

                                        Approches complémentaires
                                        Il n’existe aucune approche complémentaire connue pour prévenir ou traiter l’occlusion intestinale. Une diète équilibrée, faible en gras et riche en fibres alimentaires peut toutefois réduire les risques de cancer colorectal, une des causes de l’occlusion intestinale.
                                        Les occlusions intestinales sont un problème fréquent. L’intestin grêle est l’organe le plus souvent touché, habituellement à cause d’adhérences consécutives à une chirurgie abdominale antérieure. Ce type d’occlusion peut normalement être traité de façon médicale, c’est-à-dire sans chirurgie. Par contre, les occlusions sur le gros intestin (côlon) exigent fréquemment une intervention chirurgicale. Une consultation en chirurgie générale est généralement requise en présence d’une occlusion intestinale.

                                        Technique d'auscultation pulmonaire

                                        Technique d'auscultation pulmonaire
                                        Notes de révision
                                        Mai 2012 : Ajout de l'infirmière auxiliaire et de l'externe en SI comme professionnels autorisés.
                                        Février 2014 : Retrait de l'infirmière auxilliaire.
                                        Cadre de référence
                                        Définition(s)
                                        Technique d'écoute des bruits pulmonaires à l'aide d'un stéthoscope.
                                      • Évaluer les bruits pulmonaires
                                      • Identifier les bruits pulmonaires normaux
                                      • Déceler les bruits pulmonaires anormaux
                                      • Contribuer à l'élaboration d'un diagnostic par la transmission des données
                                      • Évaluer la réponse suite à un traitement ou à un médicament.

                                      • Indication
                                      • Chez tout usager avec ou sans problème pulmonaire.
                                      • Généralités

                                        Rappel anatomophysiologique

                                      • La cage thoracique est constituée de 12 paires de côtes formant la protection osseuse des poumons (droit et gauche) et du coeur
                                      • Le poumon est recouvert d'une membrane séreuse, la plèvre, qui est constituée de deux feuillets, le pariétal et le viscéral
                                      • Le poumon droit est composé de 3 lobes (supérieur, moyen et inférieur) et assure environ 55 % de la ventilation pulmonaire
                                      • Le poumon gauche est composé de 2 lobes (supérieur et inférieur) et assure environ 45 % de la ventilation pulmonaire
                                      • Le système respiratoire a deux fonctions vitales
                                        • fournir de l'oxygène aux cellules de l’organisme
                                        • libérer le gaz carbonique produit par les cellules
                                          • La respiration est composée de cinq processus distincts
                                            • la ventilation pulmonaire ou l'entrée de l'air dans les conduits respiratoires et les alvéoles pulmonaires
                                            • la respiration externe ou échanges gazeux (O2 et CO2) entre les alvéoles pulmonaires et le sang des capillaires pulmonaires
                                            • le transport des gaz qui est le transport de l'O2 et du CO2 entre les poumons et les cellules de l'organisme par  l'intermédiaire du système cardiovasculaire et du sang
                                            • la respiration interne ou l'échange gazeux entre le sang des capillaires systémiques et les cellules de l'organisme
                                            • la respiration cellulaire ou processus qui met en contribution l'O2 et les réactions de la chaîne respiratoire mitochondriale de la cellule




                                              • Anatomie de la cage thoracique

                                                Lignes de repères thoraciques 

                                                Murmures

                                                Face postérieure  Face latérale Face antérieure
                                                 Face postérieure
                                                 Face latérale
                                                 Face antérieure

                                                Conditions favorables à une bonne auscultation

                                                • Un environnement silencieux et calme
                                                • Un stéthoscope appliqué directement sur la peau
                                                  • si présence de poils, appuyer fermement sur le pavillon du stéthoscope
                                                  • si usager très mince, utiliser le côté de la cloche ou cupule en appuyant fermement sur l'espace intercostal
                                                • Une respiration buccale lente et profonde plutôt que nasale
                                                  • afin d'éliminer les bruits nasaux
                                                • Une toilette bronchique si présence de bruits anormaux
                                                  • demander à l'usager de tousser et d'expectorer avant
                                                  • reprendre l'auscultation au même endroit
                                                    • Une brève période de repos entre l'auscultation des différents sites
                                                      • afin de prévenir la fatigue respiratoire ou l'hyperventilation
                                                    • Une auscultation successive de deux zones symétriques
                                                      • afin de comparer le bruit entendu à celui du côté opposé.


                                                      • Séquence et sites d'auscultation

                                                        • L'auscultation s'effectue idéalement selon une séquence en escalier allant de haut vers le bas et débutant à la face postérieure
                                                        • L'auscultation devrait couvrir tous les lobes pulmonaires sur les faces postérieure, latérales (droite et gauche), et antérieure du thorax
                                                          • voir technique d'auscultation dans la section « Procédure ».

                                                        Bruits respiratoires normaux

                                                        Bruits respiratoires normaux
                                                        Description 
                                                         Audio
                                                        Bruits trachéaux
                                                        • Entendus de chaque côté de la trachée
                                                        • Son intense et rude
                                                        • Peu utile cliniquement
                                                        • Durée équivalente à l'inspiration et à l'expiration avec courte pause entre les deux
                                                          Bruits trachéaux Bruits trachéaux
                                                        Bruits bronchiques
                                                        • Entendus à la face antérieure au niveau du manubrium 
                                                        • Son intense et rude
                                                        • Peu utile cliniquement
                                                        • Durée plus longue à l'expiration qu'à l'inspiration, avec courte pause entre les deux
                                                        Phases respiratoires des bruits bronchiques Bruits bronchiques
                                                         
                                                         
                                                        Bruits bronchovésiculaires
                                                        • Entendus à la face supéro-postérieure droite (entre les omoplates, proche de la colonne vertébrale), et à la face antérieure de chaque côté du sternum (2eespace intercostal)
                                                        • Son moins rude et moins intense que les bruits trachéaux ou les bruits bronchiques
                                                        • Peu utile cliniquement
                                                        • Durée presque équivalente à l'inspiration qu'à l'expiration
                                                        Phases respiratoires et bruits broncho-vésiculairesBruits bronchovésiculaires
                                                        Murmures vésiculaires
                                                        • Entendus au niveau de tous les lobes sur les faces antérieures, latérales et postérieures
                                                        • Son doux et basse tonalité
                                                        • Très utile cliniquement
                                                        • Durée plus longue à l'inspiration qu'à  l'expiration
                                                        Murmures vésiculaires Murmures vésiculaires

                                                         

                                                        Bruits respiratoires anormaux

                                                         Bruits respiratoires anormaux
                                                         Description
                                                        Audio
                                                         Bruits bronchiques anormaux
                                                        • Bruits bronchiques entendus ailleurs qu'autour du manubrium
                                                        • Remplacent les murmures vésiculaires
                                                        • Peuvent être causés par l'infiltration pulmonaire, pneumonie et l'infection 

                                                         Craquements fins
                                                        (Crépitants fins)
                                                        • Bruits surajoutés discontinus entendus surtout aux bases pulmonaires
                                                        • Entendus surtout en fin d'inspiration
                                                        • Causés par une série de brèves explosions dans les alvéoles et les petits conduits aériens, et par la présence de sécrétions, de sang, de pus et de liquide (M.Brûlé, L.Cloutier,2002)
                                                        • Sons doux, de haute tonalité, très brefs
                                                        • Ne disparaissent pas à la toux
                                                        • Comparés au bruit que fait une mèche de cheveux qu'on roule entre les doigts (M.Brûlé, L.Cloutier,2002)
                                                        craquements fins entendus surtout en fin d'inspiration
                                                          
                                                        Craquements rudes
                                                        (Crépitants rudes)
                                                        • Bruits surajoutés discontinus sous forme de gargouillements ou de bruits de maïs qu'on fait éclater
                                                        • Entendus surtout au niveau des grosses bronches
                                                        • Entendus surtout tout au long de l'inspiration et en début de l'expiration
                                                        • Causés par l'air qui entre en collision avec l'accumulation de sécrétions dans la partie supérieure des poumons (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
                                                        • Sons forts, de basse tonalité, plus longs
                                                        • Diminuent après la toux, un changement de position ou une aspiration bronchique
                                                        • Comparés à un feu de bois qui pétille ou à du maïs qu'on fait éclater, ils ressemblent aussi à des gargouillements (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
                                                        Craquements rudes entendus le long de l'inspiration et en début d'expiration
                                                          
                                                         Sibilants
                                                        • Bruits surajoutés continus à prédominance expiratoire et de tonalité aiguë
                                                        • Causé par le passage de l'air qui traverse la bronchiole rétrécie par un spasme, un oedème, masse ou des sécrétions
                                                        • Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on dégonfle un ballon dont on pince l'orifice (M.Brûlé,L.Cloutier,2002)
                                                        Sibilants à prédominance expiratoires
                                                         
                                                         Wheezing (Respiration sifflante)
                                                        • Bruits surajoutés continus audibles à l'inspiration et/ou à l'expiration
                                                        • Son sibilant, de tonalité aiguë, mais audible à l'oreille nue, sans auscultation
                                                        • Causés par un bronchospasme sévère
                                                        • Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on dégonfle un ballon dont on pince l'orifice (M.Brûlé,L.Cloutier,2002)
                                                        Wheezing entendus à l'inspiration et à l'expiration
                                                         
                                                        Ronchi
                                                        • Bruits surajoutés continus, à prédominance expiratoire et basse tonalité
                                                        • Entendus surtout au niveau des grosses bronches sous forme de ronflement ou de vibration
                                                        • Causés par la perte d'élasticité des bronches ou des sécrétions qui compriment
                                                        • Peuvent disparaitre après la toux ou une aspiration bronchique
                                                        • Comparés à un bruit qu'on entend lorsqu'on souffle dans le goulot d'une bouteille, à des ronflements ou au vent qui entre par une fenêtre entrouverte (M.Brûlé,L.Cloutier, 2002)
                                                        • Écouter le son en mettant le volume au maximum concernant cette audio
                                                        Rhonchi à prédominance expiratoire
                                                         
                                                        Frottement Pleural
                                                        • Bruit extra-pulmonaire, superficiel et qui ressemble à des craquements
                                                        • Entendu en fin d'inspiration et en début d'expiration
                                                        • Entendu surtout au niveau de la ligne axillaire antérieure gauche ou droite (±7e côte)
                                                        • Ne disparrait pas après la toux
                                                        • Causé par la perte de lubrification entre les deux feuillets de la plèvre (viscérale et pariétal) reliée à l'inflammation
                                                        • Comparé au bruit que font deux morceaux de cuir frottés l'un contre l'autre (M.Brûlé, L.Cloutier, 2002)
                                                        Frottement pleural
                                                         
                                                        Stridor
                                                        • Bruit extra-pulmonaire très fort, audible à l'oreille nue
                                                        • Entendu au niveau du larynx, au-dessus d'une région oedémateuse ou obstruée et entendu très fort au niveau trachéal, surtout à l'inspiration
                                                        • Causé principalement par un corps étranger, un croup et une épiglottite aiguë  
                                                        Stridor bruits entendus surtout à l'inspiration 
                                                          
                                                        Squawks (squawk) 
                                                        • Bruits inspiratoires pathologiques à caractère musical relativement courts
                                                        • Ils sont souvent précédés de craquements
                                                        • Ils sont occasionnellement trouvés chez les usagers atteints de désordres pulmonaires interstitiels
                                                        Squawks souvent précédés de craquements
                                                         

                                                        Auscultation pulmonaire et bruits vocaux

                                                        Bruits vocaux 
                                                        Bruits vocaux normaux 
                                                        Bruits vocaux anormaux 
                                                        Audio
                                                        L'usager doit prononcer d'une voix grave «trente-trois », sans s'arrêterLes bruits sont étouffés et indistincts, symétriquement dans les deux poumons 
                                                        • Bronchophonie
                                                          • si les bruits sont clairs et distincts dans une région donnée à comparer avec la région opposée
                                                          • associée à une condensation des tissus ou à une région où l'air ne peut pas pénétrer 
                                                               L'usager doit prononcer les sons « éé » sans arrêt Les bruits sont assourdis et prolongés, symétriquement dans les deux poumons 
                                                            • Égophonie
                                                              • si les bruits sont clairement entendus perçus comme « éé » dans une région donnée ou comme « ai ai »
                                                              • associée à une condensation des tissus ou une atélectasie
                                                              • écouter l'audio de l'égophonie  


                                                                  L'usager doit prononcer «un-deux-trois » en chuchotant, sans s'arrêter Les bruits sont très faiblement entendus 
                                                                • Pectoriloquie aphone
                                                                  • si les bruits sont plus forts et plus clairs dans une région donnée
                                                                  • associée à une condensation des tissus ou une atélectasie
                                                                  • écouter l'audio de la pectoriloquie aphone  


                                                                      

                                                                    Nouvelles Techniques d'auscultation avec capture et détection des sons (Source : Reichert et coll, 2008)

                                                                    • Les auteurs évoquent les perspectives technologiques du signal acoustique pulmonaire
                                                                      • une description des nouvelles techniques de capture et de détection des sons auscultatoires
                                                                      • une caractérisation des marqueurs pathologiques connus (sibilants et craquements) pour lesquels des algorithmes de détection automatique ont été développés
                                                                      • une mise en relation objective des sons respiratoires anormaux avec une pathologie respiratoire particulière
                                                                      • une technologie novatrice en télémédecine qui permettra une « auscultation à distance des usagers par l'interprétation des sons transmis »  
                                                                      • un exemple bref et simplifié d'un extrait sonore de l'enregistrement des sibilants fait à l'aide de stéthoscope avec enregistrement

                                                                        Enregistrement sonore à l'auscultation des sibilants

                                                                        Auscultation et affections pathologiques les plus courantes 

                                                                         Affection
                                                                        Description brève 
                                                                        Éléments auscultatoires 
                                                                         Asthme
                                                                        • Affection reliée à un bronchospasme ou à une obstruction bronchique totalement ou partiellement réversible, spontanément ou sous traitement bronchodilatateur
                                                                        • Le bronchospasme est relié à une hypersensibilité ou une inflammation des voies respiratoires
                                                                        • Les causes peuvent être une allergie, un stress ou une activité physique plus intense
                                                                        • Des sibilants dans toute la région affectée
                                                                        • Les murmures vésiculaires sont diminués ou absents dans la région affectée
                                                                         Bronchite
                                                                        • C'est une inflammation et une surproduction du mucus des bronches aiguë ou chronique
                                                                        • L'inflammation et la surproduction du mucus obstruent le passage de l'air
                                                                        • Il y a un affaissement de certaines alvéoles relié à l'obstruction des bronchioles terminales par des sécrétions
                                                                        • Bruits vocaux diminués évalués en dehors des crises
                                                                        • Murmures vésiculaires normaux ou diminués
                                                                        • Bruits vocaux normaux
                                                                        • Présence de ronchi
                                                                        • Bruits bronchiques anormaux en cas de bronchite chronique
                                                                        • Craquements dans les régions alvéolaires
                                                                        • Sibilants occasionnels
                                                                         Emphysème
                                                                        • Hyperdilatation permanente des alvéoles avec destruction des parois alvéolaires
                                                                        • Relié à la diminution du tonus et de la résistance du poumon surtout durant l'expiration
                                                                        • Murmures vésiculaires diminués
                                                                        • Bruits bronchiques anormaux possibles en cas de bronchite chronique associée
                                                                          • Ronchi
                                                                          • Sibilants et / ou wheezing
                                                                          • Bruits bronchiques anormaux
                                                                            Oedème aigu du poumon
                                                                            • C'est la congestion pulmonaire avec la présence de liquide au niveau des alvéoles reliée à une insuffisance ventriculaire gauche aiguë et grave
                                                                            • Craquements bilatéraux entendus le plus souvent au début aux bases pulmonaires, et qui peuvent évolués vers les apex
                                                                            • Murmures vésiculaires normaux
                                                                            • Wheezing
                                                                            Pneumonie Lobaire
                                                                            • Infection du parenchyme pulmonaire et des alvéoles
                                                                            • Les alvéoles sont remplies de bactéries, de débris cellulaires, de liquide et / ou de sang
                                                                            • Hypoxémie reliée à l'altération de l'échange gazeux
                                                                            • Bruits bronchiques anormaux au niveau de la région affectée
                                                                            • Bronchophonie
                                                                            • Égophonie
                                                                            • Pectoriloquie aphone
                                                                            • Craquements fins ou rudes

                                                                            La banane bonne pour le cœur

                                                                            C’est un fruit riche en glucides, 21%. Il contient très peu d’amidon environ 1%, qui ne provoque habituellement pas de problèmes digestifs si on le mâche bien. Par contre, la banane verte ou peu mûre contient d’importantes quantités d’amidon difficiles à digérer. Au cours du mûrissement, cet amidon devient des sucres naturels : saccharose, glucose, fructose.
                                                                            La banane contient aussi peu de protéines, 1% et de graisse 0,5%. Sa teneur en vitamines B6 est importante. Trois bananes moyennes apportent la dose journalière recommandée pour cette vitamine pour un homme adulte.
                                                                            Ce fruit contient aussi les vitamines C, B1, B2, et E. Il est riche en minéraux (potassium, magnésium, fer). C’est le troisième fruit le plus riche en potassium après l’avocat et la datte. La banane contient également des fibres qui contribuent à réduire le niveau de cholestérol, et font d’elle un adoucissant intestinal.
                                                                            Grâce à ses composants, la banane est une bonne source d’énergie et convient aux enfants et aux adultes.
                                                                            Combien de bananes consommer par jour
                                                                            Deux ou trois bananes par jour suffisent largement à fournir assez d’énergie. En manger 2, 3 ou plus d’un coup constitue un repas. Dans ce cas il faut attendre 4 heures, le temps de digérer avant de remanger d’autres fruits et légumes. Il faut noter que la banane se consomme seule, sans combinaison avec d’autres familles de fruits ni de légumes ni de protéines.
                                                                            2 ou 3 bananes par jour, suffisent, puisque le but est de consommer au moins 5 fruits et légumes par jour, et que la banane se mange seule et nécessite au moins 4 heures de digestion sans manger.
                                                                            Les applications médicinales de la banane
                                                                            De par sa composition, la banane contribue à garder le cœur sain
                                                                            Affections cardiaques
                                                                            La banane contient une importante quantité de vitamines B qui permet au cœur de produire de l’énergie. C’est le fruit idéal pour les personnes qui souffrent des maladies du cœur : angine de poitrine, insuffisance cardiaque, artériosclérose.
                                                                            Hypertension artérielle
                                                                            La banane, très riche en potassium (396 mg par 100 g) et pauvre en sel, est un fruit idéal pour prévenir et combattre la tension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux. Elle contribue aussi à conserver le cœur sain.
                                                                            Deux grosses bananes apportent 1 gramme de potassium, une quantité journalière suffisante qui couvre largement les besoins en ce minéral des personnes qui se trouvent sous traitement médicamenteux.
                                                                            Affections intestinales
                                                                            La banane seule ou associée à la pomme donne de bons résultats pour soulager des diarrhées, aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Il est conseillé d’en consommer en abondance en cas de mauvaise absorption intestinale accompagnée de diarrhée et de dénutrition à cause d’une allergie au gluten.
                                                                            Goutte et arthrite par dépôt d’acide urique
                                                                            La banane alcalinise le sang, ce qui contribue à neutraliser et éliminer l’excès d’acide urique qui est la cause de l’arthrite (rhumatisme) et de la goutte.
                                                                            Diabète
                                                                            La banane n’est pas interdite en cas de diabète. Elle peut être consommée à condition de contrôler la quantité de glucides qu’elle apporte sous forme de sucre. A la différence des sucres raffinées, (sucre blanc) celui de la banane est absorbée plus lentement et ne produit pas d’augmentation brusque du niveau de glucose dans le sang (ou glycemie). La vitamine B6 qu’elle contient réglemente les taux de glycémie.
                                                                            Anémie
                                                                            Riche en fer, la consommation de la banane peut aider en cas d’anémie en stimulant la production de l’hémoglobine dans le sang.
                                                                            Cerveau
                                                                            La banane est bonne pour le cerveau. La recherche a montré que le potassium qu’elle contient peut faciliter l’apprentissage en rendant l’individu plus alerte.
                                                                            Constipation
                                                                            Grâce à ses fibres, la banane peut contribuer à restaurer l’action normale du côlon, et aider à surmonter le problème sans recourir à des laxatifs.
                                                                            Brûlures d’estomac
                                                                            La banane a un effet antiacide naturel dans le corps. Manger une banane peut donc apaiser les brûlures d’estomac.
                                                                            Nausées matinales
                                                                            Consommer des bananes entre les repas contribue à maintenir les niveaux de sucre dans le sang et à éviter les nausées matinales.
                                                                            Piqûres de moustiques
                                                                            Avant d’utiliser la crème pour piqûres d’insectes, essayé de frotter la zone affectée avec l’intérieur d’une peau de banane. Cela réduit l’enflure et l’irritation.
                                                                            Nerfs
                                                                            La gamme de vitamines B que contient la banane aide à calmer le système nerveux.
                                                                            Ulcères
                                                                            La banane en raison de sa texture douce aide à neutraliser l’hyperacidité et réduit l’irritation de revêtement de la muqueuse de l’estomac.
                                                                            Dépendance de la cigarette
                                                                            Les bananes peuvent aider les fumeurs à cesser de fumer. Les vitamines B6 et B12 qu’elles contiennent, ainsi que le potassium et le magnésium aident le corps à récupérer des effets de la nicotine.

                                                                            L'appendicite

                                                                            Description
                                                                            On appelle appendicite une inflammation soudaine ou un gonflement de l'appendice. L'appendice est une structure en forme de tube qui part de l'endroit où le gros intestin (le colon) commence. Il est de la taille d'un crayon et est généralement long d'environ 10 cm (4 pouces).
                                                                            Pendant de nombreuses années, les scientifiques n'étaient pas certains de la fonction de l'appendice dans l'organisme. Nous savons maintenant qu'il contribue à la fabrication des immunoglobulines, substances qui font partie du système immunitaire. Les immunoglobulines sont fabriquées dans de nombreuses parties du corps. Ainsi, l'ablation de l'appendice ne semble pas engendrer de problèmes du système immunitaire.
                                                                            De nos jours, l'appendicite est rarement fatale, grâce à l'utilisation d'antibiotiques et à une intervention chirurgicale sans risque. Cette affection touche 1 personne sur 15 et frappe plus souvent les hommes que les femmes. Elle touche très peu souvent les enfants en dessous de 3 ans et survient plus généralement entre 10 et 30 ans.
                                                                            Causes
                                                                            L'inflammation de l'appendice est généralement le résultat d'une obstruction, provoquant une infection. L'une des extrémités de l'appendice est ouverte à l'endroit où elle rejoint le gros intestin. L'appendicite peut survenir lorsque l'appendice est obstrué par une masse dure de fèces ou par un corps étranger se trouvant dans l'intestin. Cette obstruction peut directement provoquer l'inflammation de l'appendice et peut favoriser une infection bactérienne.
                                                                            Une obstruction peut aussi survenir si les ganglions de l'appendice gonflent. Des causes moins courantes d'obstruction sont les pépins et les graines de fruits et légumes, les vers intestinaux et l'épaississement du baryum causé par une exposition antérieure à des rayons X.
                                                                            En ce qui concerne les personnes aînés, l'appendicite est parfois provoquée par une tumeur (cancer) au colon. 
                                                                            Symptômes et Complications
                                                                            Les symptômes précoces d'appendicite aiguë peuvent être :
                                                                            • de la constipation, de la diarrhée ou des gaz;
                                                                            • une douleur sourde démarrant au niveau de la région péri-ombilicale, se transformant en une douleur vive dans la partie inférieure droite de l'abdomen; cela se produit sur une période d'environ 2 heures;
                                                                            • une perte d'appétit;
                                                                            • une faible fièvre (37 °C à 39 °C);
                                                                            • des nausées et des vomissements;
                                                                            • une sensibilité à la pression de la région inférieure droite de l'abdomen; la sensibilité au rebond est un bon indicateur d'une appendicite (on entend ainsi que la douleur est plus intense lorsque les doigts sont soudainement retirés de l'abdomen que lorsqu'ils y sont enfoncés).
                                                                            Cette liste résume les « symptômes classiques » qui sont courants chez les adolescents et les jeunes adultes. Pour les plus jeunes enfants, la douleur est moins localisée et il peut ne pas y avoir de points sensibles. Chez les adultes plus âgés, il y a généralement moins de douleur.
                                                                            Les symptômes d'une appendicite plus avancée comprennent :
                                                                            • un ballonnement et une rigidité de l'abdomen;
                                                                            • une douleur du côté droit de l'abdomen produite par une pression sur le côté gauche.
                                                                            Ces derniers sont tous deux des signes de la propagation de l'inflammation à la cavité abdominale (le péritoine). Sans traitement, l'appendicite passera des symptômes bénins aux symptômes sévères. Lorsque l'infection atteint ce stade, elle est appeléepéritonite. Celle-ci peut être fatale, un médecin doit donc être consulté immédiatement.
                                                                            Le danger le plus important de l'appendicite est la rupture ou la perforation de l'appendice. Tous les agents inflammatoires et les bactéries se trouvant dans l'appendice se déversent dans la cavité abdominale, provoquant une péritonite aiguë. Il peut y avoir parfois une péritonite bénigne avant même que l'appendice ne se rompe.
                                                                            Parfois, une masse de tissu cicatriciel forme un abcès autour de l'appendice. En quelque sorte, cet abcès réduit le risque, car il isole l'abdomen du pus nocif qui se trouve à l'intérieur de l'appendice. Cependant, il tend à compliquer l'intervention chirurgicale, qui nécessite alors souvent deux opérations.
                                                                            Diagnostic
                                                                            Si vous pensez avoir une appendicite, consultez immédiatement un médecin. En cas de constipation, les laxatifs doivent être évités, car ils peuvent provoquer une rupture instantanée.
                                                                            L'appendicite est généralement diagnostiquée lors d'un examen clinique, par un médecin. Le médecin effectuera un nombre de tests qui pourront également donner des informations sur l'étendue et la localisation de l'inflammation. Après un examen physique, un analyse de sang peut être effectué pour rechercher une infection. Le médecin peut aussi prélever un échantillon d'urine pour éliminer l'hypothèse d'une infection de l'appareil urinaire, les symptômes d'une telle infection pouvant être similaires à ceux de l'appendicite.
                                                                            Parfois, on a recours à une échographie pour aider à déterminer le diagnostic. De temps en temps, une tomodensitométrie de l'abdomen est nécessaire pour les personnes lorsque les autres examens ne donnent pas des résultats définitifs.
                                                                            Les autres affections qui peuvent être confondues avec l'appendicite comprennent les colites, la maladie de Crohn, les gastrites, les gastro-entérites, la grossesse tubaire et des problèmes ovariens.
                                                                            Traitement et Prévention
                                                                            L'intervention chirurgicale est l'unique traitement des appendicites aiguës. On enlève souvent l'appendice (appendicectomie) dans les heures qui suivent le diagnostic. L'appendicectomie est une intervention chirurgicale assez simple même si l'appendice est déjà rompu. On donnera des antibiotiques avant l'intervention chirurgicale, et parfois après, au cas où des bactéries s'introduiraient dans l'abdomen pendant l'opération.
                                                                            Certains chirurgiens effectuent une forme moins invasive d'appendicectomie, appelée appendicectomie laparoscopique par laquelle l'appendice est retiré par l'entremise d'un petit tube, ce qui laisse une très petite cicatrice.
                                                                            Selon le type d'intervention, certaines personnes peuvent quitter leur lit le jour même de l'opération. Dans la plupart des cas, l'incision chirurgicale guérira en l'espace de quelques jours ou d'une semaine.

                                                                            L'occlusion intestinale

                                                                            Les occlusions intestinales sont un problème fréquent. L’intestin grêle est l’organe le plus souvent touché, habituellement à cause d’adhérences consécutives à une chirurgie abdominale antérieure. Ce type d’occlusion peut normalement être traité de façon médicale, c’est-à-dire sans chirurgie. Par contre, les occlusions sur le gros intestin (côlon) exigent fréquemment une intervention chirurgicale. Une consultation en chirurgie générale est généralement requise en présence d’une occlusion intestinale.
                                                                            Une occlusion intestinale est un blocage partiel ou complet de l’intestin, qui empêche le transit normal des matières fécales et des gaz. Ce blocage peut se produire aussi bien dans l’intestin grêle que dans le côlon. Une occlusion intestinale provoque d’importantes douleurs abdominales semblables à des crampes, des ballonnements, des nausées et des vomissements.

                                                                            Causes
                                                                            Les occlusions intestinales sont dues à différents problèmes. On dit qu’elles ont une cause « mécanique » lorsqu’une excroissance, comme une hernie ou une tumeur, bloque le transit intestinal.
                                                                            Dans l’intestin grêle, les adhérences intestinales sont la principale cause d’obstruction mécanique. Les adhérences intestinales sont des tissus fibreux qu’on retrouve dans la cavité abdominale, parfois à la naissance, mais le plus souvent après une chirurgie. Ces tissus peuvent éventuellement se lier à la paroi de l’intestin et provoquer une occlusion.
                                                                            Les hernies et les tumeurs sont aussi des causes relativement fréquentes d’obstruction mécanique de l’intestin grêle. Plus rarement, celle-ci sera causée par un rétrécissement anormal à la sortie de l’estomac, la torsion du tube intestinal sur lui-même (volvulus), des maladies inflammatoires chroniques, comme la maladie de Crohn, ou le retournement d’une partie de l’intestin dans l’autre (une invagination, en langage médical).
                                                                            Dans le côlon, les causes de l’obstruction intestinale correspondent le plus souvent à une tumeur, des diverticules, ou une torsion du tube intestinal sur lui-même. Plus rarement, l’occlusion sera due à un rétrécissement anormal du côlon, une invagination, des bouchons de selles ou la présence d’un corps étranger.
                                                                            Lorsqu’elle n’est pas d’origine mécanique, l’occlusion intestinale résulte d’une anomalie du fonctionnement des intestins. Ces derniers n’arrivent plus à faire transiter les matières et les gaz, sans qu’il y ait obstacle physique pour autant. C’est ce qu’on appelle l’iléus paralytique ou pseudo-obstruction intestinale. Ce type d’obstruction se produit le plus souvent après une chirurgie des intestins.
                                                                            Complications possibles
                                                                            Si l’obstruction intestinale n’est pas traitée à temps, elle peut dégénérer et entraîner la mort (nécrose) de la partie de l’intestin qui est bloquée. Une perforation de l’intestin peut s’ensuivre et provoquer une péritonite, menant à des infections graves, voire au décès.
                                                                            Quand consulter?
                                                                            Consultez votre médecin dès que les symptômes se manifestent.
                                                                            Une occlusion dans l’intestin grêle peut entraîner les symptômes suivants :
                                                                            *           Des crampes abdominales assez intenses, se produisant à intervalles de 5 à 15 minutes ;
                                                                            *           Des nausées ;
                                                                            *           Des vomissements ou de la diarrhée ;
                                                                            *           Des ballonnements ;
                                                                            *           Une incapacité d’aller à la selle ou de faire passer des gaz ;
                                                                            *           De la fièvre.
                                                                            Les symptômes d’une occlusion au côlon sont principalement :
                                                                            *           Un abdomen gonflé ;
                                                                            *           Une douleur abdominale, diffuse et modérée ou aiguë et intense, selon la cause de l’obstruction ;
                                                                            *           De la constipation durant la crise et possiblement de la constipation intermittente durant les mois précédents.
                                                                            Personnes à risque
                                                                            *           Les personnes qui ont subi une chirurgie à l’abdomen sont plus à risque de souffrir d’adhérences, une des principales causes d’occlusion intestinale ;
                                                                            *           Les personnes atteintes de la maladie de Crohn ;
                                                                            *           Les personnes qui souffrent de constipation à répétition.

                                                                            Prévention
                                                                            Dans la plupart des cas, il est impossible de prévenir l’occlusion intestinale. Un traitement adéquat des hernies et des cancers qui touchent l’intestin peut toutefois aider à réduire les risques.
                                                                            Par ailleurs, on peut aider à prévenir le cancer colorectal grâce à une diète comprenant une bonne quantité de fruits et légumes et peu de viande rouge, de charcuteries (salami, saucissons, jambon fumé, etc.) et de grillades au barbecue.
                                                                            On peut aussi réduire les risques de hernie en évitant de soulever des objets lourds. Ce type d’effort augmente la pression à l’intérieur de l’abdomen et contribue à la formation d’excroissances sur la paroi de l’abdomen.
                                                                            Traitements médicaux
                                                                            Le traitement requiert l’hospitalisation dans pratiquement tous les cas. La première mesure est l’insertion d’un tube nasogastrique par le nez jusque dans l’estomac, pour pomper les gaz et les fluides en excès et réduire la pression sur l’intestin. L’alimentation se fait par intraveineuse pour contourner le système digestif.
                                                                            Par la suite, le traitement varie selon la cause de l’occlusion. S’il s’agit d’un iléus paralytique, le médecin peut choisir une observation attentive à l’hôpital durant 1 ou 2 jours. L’iléus se résorbe souvent de lui-même en quelques jours. Si le problème persiste, on peut prescrire des médicaments qui provoqueront des contractions musculaires, pour aider le transit des fluides et des solides dans l’intestin.
                                                                            Une obstruction mécanique partielle peut parfois se résorber en décompressant les intestins à l’aide du tube nasogastrique. Si elle ne se résorbe pas, une chirurgie est nécessaire.
                                                                            L’obstruction mécanique complète nécessite une intervention médicale d’urgence.
                                                                            En cas d’intervention chirurgicale, il est parfois nécessaire de laisser l’intestin guérir en pratiquant une stomie temporaire qui permet d’évacuer les selles sans passer par l’intestin.

                                                                            Approches complémentaires
                                                                            Il n’existe aucune approche complémentaire connue pour prévenir ou traiter l’occlusion intestinale. Une diète équilibrée, faible en gras et riche en fibres alimentaires peut toutefois réduire les risques de cancer colorectal, une des causes de l’occlusion intestinale.
                                                                            Les occlusions intestinales sont un problème fréquent. L’intestin grêle est l’organe le plus souvent touché, habituellement à cause d’adhérences consécutives à une chirurgie abdominale antérieure. Ce type d’occlusion peut normalement être traité de façon médicale, c’est-à-dire sans chirurgie. Par contre, les occlusions sur le gros intestin (côlon) exigent fréquemment une intervention chirurgicale. Une consultation en chirurgie générale est généralement requise en présence d’une occlusion intestinale.

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