Cancer, maladie de Crohn, fibromes... Certaines maladies peuvent entraîner l'ablation d'organes. Voici ceux qui ne sont pas vitaux et les conséquences quand on doit vivre sans, avec le Dr Pauline Morel, généraliste.
1 - On peut vivre sans estomac
Il est possible de vivre sans estomac, l'organe le plus proche du tube digestif.
Dans quels cas ? En cas de cancer ou quand on cherche à perdre du poids, un chirurgien peut procéder à une ablation partielle ou totale (plus rare) de l’estomac.
Les conséquences : Le médecin relie alors directement l’œsophage à l’intestin grêle. "Le patient peut avoir des difficultés à s’alimenter et ne pourra pas absorber certains nutriments. Il devra compenser par voie orale" souligne Pauline Morel.
2 - On peut vivre sans anus
On voit mal comment on pourrait s'en sortir sans anus.
Et pourtant, des alternatives existent en cas d'ablation.
Dans quels cas ? L’anus et le rectum peuvent être endommagés par une maladie inflammatoire du côlon, une rectocolite hémorragique, la maladie de Crohn, ou bien porteurs d’un cancer épidermoïde ou du bas rectum. Dans ces cas là, on peut procéder à l’ablation totale de l’anus et/ou du rectum.
Les conséquences : "La fin du côlon est alors abouché à la peau et les selles s’évacuent par une poche au niveau du ventre", explique le Dr Morel.
3 - On peut vivre sans vessie
Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'homme peut se passer de vessie... s'il compense par certains dispositifs.
Dans quels cas ? En cas de cancer, la vessie peut être retirée.
Les conséquences : Pour compenser cette perte, "on pratique une dérivation urinaire de type Bricker, qui forme un conduit dirigeant les urines à l’extérieur où elles s’écoulent par une poche", explique la généraliste.
4 - On peut vivre sans rate
On peut vivre sans rate (qui se situe au niveau du flanc gauche sous le diaphragme), mais cela entraîne un risque infectieux important car cet organe joue un grand rôle dans notre système immunitaire.
Dans quels cas ? "L’organe peut se rompre lors d’un traumatisme ou être ôté suite à un dérèglement hématologique issue d’une drépanocytose, par exemple", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : Dans les premiers temps suivant l'ablation, le patient doit généralement compenser par la prise d’antibiotiques. Les choses peuvent varier si l'ablation concerne un adulte ou un enfant.
Et l’expression "courir comme un dératé" ? Elle vient de l’antiquité ! Les Grecs et Romains pensaient que la rate était à l’origine du point de côté et qu’en l’enlevant, ils pourraient courir mieux et plus vite.
5 - On peut vivre sans pénis
Et oui messieurs, cela peut paraître difficilement concevable, mais les hommes peuvent réellement vivre sans pénis.
Dans quels cas ? Un cancer peut nécessiter l’ablation totale ou partielle du pénis.
Les conséquences : "Il est possible de vivre sans verge mais cela nécessite une chirurgie réparatrice pour fixer une voix urinaire sur la peau", explique le Dr Morel.
6 - On peut vivre sans côlon
Même si cela peut entraîner quelques difficultés digestives, il est possible de se séparer entièrement du gros intestin.
Dans quels cas ? En cas d’une très grosse tumeur, d’obstruction intestinale, d’importants facteurs de risque de cancer colorectal, de rectocolite hémorragique, de maladie de Crohn... le côlon peut être retiré partiellement ou en entier.
Les conséquences : "On peut vivre sans côlon mais cela nécessite une opération chirurgicale réparatrice pour rattacher l’intestin grêle au rectum", souligne le Dr Pauline Morel. Le patient peut être amené à porter une poche extérieure pour recueillir les selles, celles-ci ne pouvant se déplacer normalement vers l’anus.
7 - On peut vivre avec un poumon en moins
Un seul poumon serait suffisant pour assurer tout le travail respiratoire.
Dans quels cas ? Cancer des poumons (tumeur), causes infectieuse graves, mucoviscidose. Les poumons, trop endommagés, peuvent être amputés en partie. "On peut enlever un ou plusieurs lobes pulmonaires (lobectomie) – il en existe trois à droite, deux à gauche – et potentiellement n’avoir plus qu’un seul poumon", indique le Dr Pauline Morel, généraliste.
Les conséquences : Cela impacte mécaniquement la capacité respiratoire, car il y a moins d’alvéoles, moins de bronches, et la faculté du poumon à oxygéner le sang est réduite. "Mais le poumon restant peut apprendre à compenser et devient progressivement plus performant jusqu’à retrouver en grande partie les capacités respiratoires initiales."
8 - On peut vivre avec un rein en moins
Il est tout à fait possible de ne vivre qu’avec un seul rein sur les deux.
Dans quels cas ? " Le déficit peut être génétique, venir d’une ablation à cause d’une tumeur rénale, ou bien parce que la personne à été donneur", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : "Un seul rein filtre aussi bien le sang que deux reins. Les problèmes sont plus liés aux potentielles maladies : pyélonéphrite (infection bactérienne du rein), calculs rénaux... qui peuvent abîmer le seul rein restant."
9 - On peut vivre sans utérus
L'utérus a un rôle essentiel dans la fonction reproductrice de la femme.
Certaines d'entre elles peuvent cependant être amenées à subir une hystéréctomie ou ablation de l'uérus.
Dans quels cas ? En cas de cancer, d’endométriose ou de fibromes dans la muqueuse utérine. Il est possible d'ôter en même temps les ovaires.
Les conséquences : Dans les deux cas, les organes ne sont pas nécessaires pour vivre mais s'en priver entraînera directement la ménopause.
10 -On peut vivre sans thyroïde
La thyroïde régule une grande partie du système hormonal humain.
Pourtant, si l'on compense avec le bon traitement, on peut vivre sans.
Dans quels cas ? L’ablation de la thyroïde peut être effectuée à la suite d’un cancer ou d’une dysfonction de l’organe.
Les conséquences : "Le patient peut vivre sans sa thyroïde s’il prend un traitement substitutif à vie, pour recréer les hormones", prévient le Dr Morel. Ceux-ci sont en effet indispensables : ils régulent le rythme cardiaque, le mémoire, l’aspect de la peau...
Une fistule est la formation anormale d’une connexion entre deux organes internes, entre le vagin et l’intestin par exemple, entre un organe et la surface du corps, comme entre le rectum et la peau, ou entre deux vaisseaux sanguins, comme entre les artères ou les veines.
Il existe différents types de fistules selon l’endroit où elles se trouvent. Les plus communes sont :
La fistule anale : communication anormale entre une glande présente à l'intérieur de l'anus et la peau dans la région près de l’anus (plus rarement à l'intérieur du rectum). La fistule est le plus souvent causée par l'infection de cette glande qui provoque un abcès.
La fistule recto-vaginale : connexion anormale entre le vagin et le rectum. Le contenu de l’intestin peut passer à travers la fistule pour se rendre dans le vagin. Une fistule recto-vaginale peut résulter :
d’une blessure durant l’accouchement.
de la maladie de Crohn.
d’une maladie ou d’une infection au colon ou au rectum.
d’un cancer dans la région pelvienne ou suite à la radiothérapie pour traitement du cancer.
de complications suite à une chirurgie de la région pelvienne.
La fistule artério-veineuse : connexion anormale entre une artère et une veine se présentant habituellement dans les jambes.
Normalement, le sang circule des artères aux capillaires, puis aux veines. Les nutriments et l’oxygène transportés par le sang passent par les capillaires et sont distribués dans les tous les tissus du corps. Avec une fistule artério-veineuse, le sang circule directement des artères jusqu’aux veines sans passer par certains capillaires. Ainsi, certains tissus reçoivent moins de sang.
Une fistule artério-veineuse peut aussi être créée de façon chirurgicale dans l’avant-bras chez les personnes souffrant de maladies rénales sévères, afin d’augmenter le débit sanguin et de faciliter les traitements de dialyse.
La fistule pulmonaire artério-veineuse : connexion anormale à l’intérieur du poumon entre l’artère et la veine pulmonaire, ce qui empêche le processus d’oxygénation du sang dans le poumon. Cet état est provoqué par une maladie génétique, la maladie de Rendu-Osler-Weber, qui cause le développement anormal de plusieurs vaisseaux sanguins dans le corps, en particulier dans les poumons.
La fistule obstétricale (ou fistule vésico-génitale). La fistule obstétricale résulte généralement d’un travail prolongé (souvent de plusieurs jours) et difficile, sans intervention obstétricale (césarienne) pratiquée en temps voulu. Le fœtus exerce alors une pression excessive sur les organes internes (vagin, vessie, rectum) et endommage les tissus de la femme. Dans la plupart des cas, le bébé meurt. La femme souffre d’incontinence sévère qui conduit à des ulcères, des infections et parfois même à la mort.
Une campagne pour éliminer les fistules obstétricales
Chaque année dans le monde, de 50 000 à 100 000 femmes présentent une fistule obstétricale. En Afrique et en Asie, plus de 2 millions de jeunes femmes vivent avec des fistules obstétricales non traitées. Ces femmes vivent le plus souvent dans la pauvreté, au sein de cultures où le statut et le respect de la femme reposent sur leur mariage et leur capacité à avoir des enfants. En plus de provoquer de graves problèmes de santé, une fistule obstétricale conduit souvent à l’isolement social des femmes atteintes.
En 2003, le Fonds des Nations Unies pour la Population a lancé une campagne afin d’éliminer les fistules obstétricales. Plusieurs interventions ont été effectuées dans près de 40 pays d’Afrique subsaharienne, d’Asie et des régions arabes.
Cette vaste initiative a pour but de faciliter l’accès des femmes aux traitements obstétricaux et d’apporter un support aux femmes atteintes de fistules obstétricales et de les aider à reprendre une vie normale une fois qu’elles ont reçu des traitements.
Site de référence : www.fistules.org
De nombreuses autres fistules touchent :
Le système digestif : fistule gastrique (entre l’estomac et la peau), fistule entéro-vaginale (entre l’intestin et le vagin).
Le système respiratoire : fistule oesotrachéale (entre l’œsophage et la trachée).
L’œil : fistule lacrymale (perforation du conduit des larmes).
Causes
Une fistule recto-vaginale peut être congénitale ou causée par :
Des complications suite à une chirurgie impliquant le vagin, le périnée, le rectum ou l’anus.
Une blessure. Les fistules recto-vaginales sont souvent causées par une blessure due à un accouchement difficile, par exemple le déchirement du périnée jusqu’à l’intestin. Dans certains pays qui ont connu des guerres civiles prolongées, plusieurs femmes, victimes de viols à répétition, présentent des fistules traumatiques au canal vaginal.
Une infection. Par exemple une infection due à une épisiotomie (une incision dans le périnée pour faciliter un accouchement par le vagin).
Une maladie, telle que la malade de Crohn (une maladie inflammatoire de l’intestin).
Le cancer. Une tumeur cancéreuse dans la région du rectum, du col de l’utérus, du vagin, de l’utérus ou du canal anal. Des traitements par radiothérapie dans la région pelvienne.
Une fistule artério-veineuse peut être causée par :
Une blessure de la peau, par exemple un coup de couteau ou une balle de fusil, à un endroit où une veine et une artère sont côte à côte.
Des complications suite à certaines techniques d’analyse cardiaques, telles que le cathétérisme cardiaque.
Complications Une fistule recto-vaginale peut conduire à :
De l’incontinence.
Des problèmes d’hygiène.
Des infections vaginales ou urinaires récurrentes.
De l’irritation ou l’inflammation du vagin, du périnée ou de la peau autour de l’anus.
Un abcès. Une fistule infectée peut former un abcès, qui peut éventuellement être dangereux s’il n’est pas traité.
Des fistules récurrentes.
Une fistule artério-veineuse de grande taille peut conduire à :
De l’insuffisance cardiaque.
Des caillots sanguins dans les jambes pouvant causer une thrombose veineuse.
Des douleurs aux jambes.
Des saignements dans le système gastro-intestinal ou dans le cerveau.
Une fistule pulmonaire artério-veineusepeut conduire à :
Prévalence
La fistule obstétricale est surtout répandue dans les communautés pauvres d’Afrique sub-saharienne et d’Asie du sud où l’accès aux soins obstétriques est limité. Près de deux millions de femmes vivent avec une fistule obstétricale dans les pays en développement et quelques 50 000 à 100 000 nouveaux cas apparaissent chaque année. Fistule anale
Des douleurs, des rougeurs ou un gonflement (un abcès) dans la région autour de l’anus.
Des écoulements purulents parfois d’odeur nauséabonde et du prurit (démangeaisons).
Fistule recto-vaginale
Selon la taille et la position de la fistule, les symptômes peuvent être mineurs ou causer d’importants problèmes d’hygiène et d’incontinence.
Le passage de gaz, de selles ou de pus à partir du vagin.
Des infections vaginales ou urinaires à répétition.
Des irritations ou des douleurs à la vulve, au vagin ou au périnée (la région entre le vagin et l’anus).
Des douleurs durant les relations sexuelles.
En plus de l’inconfort physique, une fistule recto-vaginale peut provoquer un stress émotionnel qui peut affecter l’estime de soi et les relations intimes.
Fistule artério-veineuse
Un gonflement et des rougeurs à la surface de la peau.
Des veines violacées et gonflées visibles sur la peau, semblables à des varices.
Des difficultés à respirer, surtout lors de l’exercice.
Un bleuissement de la peau.
Une déformation des ongles des doigts.
Personnes à risque
Les personnes souffrant de pathologies digestives, telles que la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse, favorisent l’apparition de fistules anales ou recto-vaginales.
Facteurs de risque
L’apparition d’une fistule anale n’est pas le fait d’une mauvaise hygiène, ni d’une alimentation particulière.
Prévention d’une fistule
Mesures pour prévenir les complications
Une bonne hygiène peut réduire l’inconfort causé par une fistule recto-vaginale et réduire les risques d’infections vaginales ou urinaires dans l’attente d’une guérison.
Prendre une douche ou nettoyer à l’eau tiède la région génitale à chaque fois que des sécrétions vaginales contiennent des selles. Prendre soin de bien sécher la région génitale à l’air libre ou à l’aide d’une serviette propre. Au besoin, utiliser des serviettes humides non-parfumées ou des boules de coton.
Éviter les savons, les tampons ou les serviettes sanitaires trop parfumés ou irritants.
Éviter les douches vaginales.
Éviter d’irriter la région avec du papier de toilette. Porter des sous-vêtements de coton pas trop serrés.
Appliquer une crème anti-humidité, de la poudre de talc ou de la fécule de maïs pour réduire l’inconfort.
Certaines fistules recto-vaginales peuvent se refermer d’elles-mêmes, mais la plupart nécessitent une intervention chirurgicale pour corriger la connexion anormale. Médicaments
Antibiotiques. Si la région entourant la fistule est infectée, la prise d’antibiotiques est nécessaire avant une intervention chirurgicale.
Infliximab (Remicade) est un médicament recommandé pour aider la guérison de fistules chez les personnes souffrant de la maladie de Crohn. Chirurgie Fistule recto-vaginale
Avant d’entreprendre une chirurgie, le médecin doit s’assurer que la région affectée est exempte de tout signe d’infection ou d’inflammation.
L’opération est le plus souvent réalisée sous anesthésie générale mais on procède parfois à une anesthésie locale. La chirurgie consiste à retirer le conduit anormal et à refermer l’ouverture en cousant les tissus. Fistule anale
Une fistule anale se guérit en deux étapes. D’abord, on procède à un drainage de l’abcès en cause, par une incision pratiquée dans la peau près de l’anus. Ensuite, sous anesthésie locale ou générale, un médecin pratique une fistulotomie. Cette opération implique parfois de sectionner une partie des muscles du sphincter de l’anus. Fistule artério-veineuse
Les petites fistules artério-veineuses peuvent se refermer d’elles-mêmes sans aucun traitement.
Embolisation par cathéter. Cette technique consiste à insérer un cathéter (petit tube flexible) dans une artère à proximité de la fistule permettant d’injecter un matériau synthétique ou un médicament conçu pour refermer la connexion anormale. Les rayons X et l’imagerie médicale servent à guider l’opération. Cette opération nécessite une hospitalisation d’au plus 24 heures.
Compression guidée par ultrasons. Une sonde est utilisée pour compresser la fistule et bloquer le flux sanguin dans les vaisseaux. L’opération est guidée par les ultrasons. La technique est surtout utilisée pour les fistules aux jambes. Elle dure environ 10 minutes mais ne donne cependant de bons résultats dans seulement le tiers des cas.
En plus de l’inconfort physique évident, les symptômes d’une fistule recto-vaginale (passage de gaz, de selles ou de pus par le vagin, pertes nauséabondes, infection vaginale, douleur lors des relations sexuelles) causent souvent un stress émotionnel bien compréhensible avec un impact sur l’estime de soi et les relations intimes. Même si le sujet peut être difficile à aborder avec votre médecin, il est important de le faire pour que cette fistule soit bien évaluée. La plupart de ces fistules nécessite une chirurgie.
Les fistules artério-veineuses de petite taille ne nécessitent pas de traitement, mais celles de grande taille, particulièrement au niveau des poumons, peuvent provoquer de sérieuses complications. Si vous croyez en présenter les symptômes, n’hésitez pas à consulter votre médecin. SOURCE
D'après les informations de France Bleu, le CHU de Grenoble Alpes a procédé le 14 août 2017 à une greffe simultanée de deux bras. Après une chute accidentelle en gare de Chambéry, les bras d'une femme avaient été sectionnés par un train.
Une course contre la montre et une première en France selon l'équipe médicale : une femme, dont les deux bras avaient été sectionnés par un train, a pu être opérée à Grenoble deux heures après l'accident et ses membres réimplantés, a annoncé jeudi 24 août l'hôpital. L'équipe médicale du service de chirurgie de la main a ainsi "réalisé la première réimplantation réussie bilatérale et simultanée de bras en France", indique le Centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes (CHUGA) dans un communiqué.
Le 14 août à 15h30, cette jeune femme de 30 ans avait été victime d'un accident sur le quai de la gare de Chambéry et ses bras sectionnés. Prise en charge rapidement par les secours, la patiente a été transférée vers le CHUGA. Dans le même temps, les deux membres amputés étaient transportés dans un conditionnement parfait à l'hôpital.
Une coordination parfaite
Grâce à la coordination du SAMU et du service de chirurgie de la main, la patiente a pu être admise au bloc opératoire à 17h00, moins de deux heures après l'accident.
Cette "très rare et très délicate" intervention, qui a duré quatre heures, s'est déroulée en double équipe. Débutée à 17h20, elle s'est terminée "avec succès", selon l'hôpital, à 21h30. "La rapidité d'intervention des secours et la dextérité de l'équipe médicale ont permis de réimplanter les deux membres sectionnés et de donner à la patiente le maximum de chances de récupération", souligne le CHUGA.
Un trop long délai entre le traumatisme et la réimplantation peut entraîner des lésions irréversibles. Toutefois, il faudra à la patiente de longs mois pour parvenir à la récupération fonctionnelle de ses deux bras, après une rééducation spécialisée.
Ce matin, à 11h15, une conférence de presse s'est tenue au CHU de Grenoble avec les dr Chedal Bornu Corcella et Bouyer.
Les occlusions intestinales sont un problème fréquent. L’intestin grêle est l’organe le plus souvent touché, habituellement à cause d’adhérences consécutives à une chirurgie abdominale antérieure. Ce type d’occlusion peut normalement être traité de façon médicale, c’est-à-dire sans chirurgie. Par contre, les occlusions sur le gros intestin (côlon) exigent fréquemment une intervention chirurgicale. Une consultation en chirurgie générale est généralement requise en présence d’une occlusion intestinale.
Une occlusion intestinale est un blocage partiel ou complet de l’intestin, qui empêche le transit normal des matières fécales et des gaz. Ce blocage peut se produire aussi bien dans l’intestin grêle que dans le côlon. Une occlusion intestinale provoque d’importantes douleurs abdominales semblables à des crampes, des ballonnements, des nausées et des vomissements.
Causes
Les occlusions intestinales sont dues à différents problèmes. On dit qu’elles ont une cause « mécanique » lorsqu’une excroissance, comme une hernie ou une tumeur, bloque le transit intestinal.
Dans l’intestin grêle, les adhérences intestinales sont la principale cause d’obstruction mécanique. Les adhérences intestinales sont des tissus fibreux qu’on retrouve dans la cavité abdominale, parfois à la naissance, mais le plus souvent après une chirurgie. Ces tissus peuvent éventuellement se lier à la paroi de l’intestin et provoquer une occlusion.
Les hernies et les tumeurs sont aussi des causes relativement fréquentes d’obstruction mécanique de l’intestin grêle. Plus rarement, celle-ci sera causée par un rétrécissement anormal à la sortie de l’estomac, la torsion du tube intestinal sur lui-même (volvulus), des maladies inflammatoires chroniques, comme la maladie de Crohn, ou le retournement d’une partie de l’intestin dans l’autre (une invagination, en langage médical).
Dans le côlon, les causes de l’obstruction intestinale correspondent le plus souvent à une tumeur, des diverticules, ou une torsion du tube intestinal sur lui-même. Plus rarement, l’occlusion sera due à un rétrécissement anormal du côlon, une invagination, des bouchons de selles ou la présence d’un corps étranger.
Lorsqu’elle n’est pas d’origine mécanique, l’occlusion intestinale résulte d’une anomalie du fonctionnement des intestins. Ces derniers n’arrivent plus à faire transiter les matières et les gaz, sans qu’il y ait obstacle physique pour autant. C’est ce qu’on appelle l’iléus paralytique ou pseudo-obstruction intestinale. Ce type d’obstruction se produit le plus souvent après une chirurgie des intestins.
Complications possibles
Si l’obstruction intestinale n’est pas traitée à temps, elle peut dégénérer et entraîner la mort (nécrose) de la partie de l’intestin qui est bloquée. Une perforation de l’intestin peut s’ensuivre et provoquer une péritonite, menant à des infections graves, voire au décès.
Quand consulter?
Consultez votre médecin dès que les symptômes se manifestent.
Une occlusion dans l’intestin grêle peut entraîner les symptômes suivants :
Des crampes abdominales assez intenses, se produisant à intervalles de 5 à 15 minutes ;
Des nausées ;
Des vomissements ou de la diarrhée ;
Des ballonnements ;
Une incapacité d’aller à la selle ou de faire passer des gaz ;
De la fièvre.
Les symptômes d’une occlusion au côlon sont principalement :
Un abdomen gonflé ;
Une douleur abdominale, diffuse et modérée ou aiguë et intense, selon la cause de l’obstruction ;
De la constipation durant la crise et possiblement de la constipation intermittente durant les mois précédents.
Personnes à risque
Les personnes qui ont subi une chirurgie à l’abdomen sont plus à risque de souffrir d’adhérences, une des principales causes d’occlusion intestinale ;
Les personnes atteintes de la maladie de Crohn ;
Les personnes qui souffrent de constipation à répétition.
Prévention
Dans la plupart des cas, il est impossible de prévenir l’occlusion intestinale. Un traitement adéquat des hernies et des cancers qui touchent l’intestin peut toutefois aider à réduire les risques.
Par ailleurs, on peut aider à prévenir le cancer colorectal grâce à une diète comprenant une bonne quantité de fruits et légumes et peu de viande rouge, de charcuteries (salami, saucissons, jambon fumé, etc.) et de grillades au barbecue.
On peut aussi réduire les risques de hernie en évitant de soulever des objets lourds. Ce type d’effort augmente la pression à l’intérieur de l’abdomen et contribue à la formation d’excroissances sur la paroi de l’abdomen.
Traitements médicaux
Le traitement requiert l’hospitalisation dans pratiquement tous les cas. La première mesure est l’insertion d’un tube nasogastrique par le nez jusque dans l’estomac, pour pomper les gaz et les fluides en excès et réduire la pression sur l’intestin. L’alimentation se fait par intraveineuse pour contourner le système digestif.
Par la suite, le traitement varie selon la cause de l’occlusion. S’il s’agit d’un iléus paralytique, le médecin peut choisir une observation attentive à l’hôpital durant 1 ou 2 jours. L’iléus se résorbe souvent de lui-même en quelques jours. Si le problème persiste, on peut prescrire des médicaments qui provoqueront des contractions musculaires, pour aider le transit des fluides et des solides dans l’intestin.
Une obstruction mécanique partielle peut parfois se résorber en décompressant les intestins à l’aide du tube nasogastrique. Si elle ne se résorbe pas, une chirurgie est nécessaire.
L’obstruction mécanique complète nécessite une intervention médicale d’urgence.
En cas d’intervention chirurgicale, il est parfois nécessaire de laisser l’intestin guérir en pratiquant une stomie temporaire qui permet d’évacuer les selles sans passer par l’intestin.
Approches complémentaires
Il n’existe aucune approche complémentaire connue pour prévenir ou traiter l’occlusion intestinale. Une diète équilibrée, faible en gras et riche en fibres alimentaires peut toutefois réduire les risques de cancer colorectal, une des causes de l’occlusion intestinale.
Les occlusions intestinales sont un problème fréquent. L’intestin grêle est l’organe le plus souvent touché, habituellement à cause d’adhérences consécutives à une chirurgie abdominale antérieure. Ce type d’occlusion peut normalement être traité de façon médicale, c’est-à-dire sans chirurgie. Par contre, les occlusions sur le gros intestin (côlon) exigent fréquemment une intervention chirurgicale. Une consultation en chirurgie générale est généralement requise en présence d’une occlusion intestinale.
Prostatectomie radicale par voie laparoscopique extrapéritonéale
Installation - (1/14)
Le patient est installé en décubitus dorsal, les jambes légèrement écartées de manière à avoir accès éventuellement au rectum, les bras le long du corps.
Les deux bras sont protégés par des gouttières pour éviter l’appui direct de l’opérateur et des assistants sur ces bras.
Installation - (2/14)
Il est sondé par une sonde hématuria charrière n°20, à double courant. Le champ opératoire est badigeonné à la Bétadine et s’étend du pubis jusqu’à la xiphoïde. (Figure 02).
Organisation du bloc opératoire - (3/14)
L’opérateur se place à gauche du patient, l’aide (ou les aides) opératoire(s) à sa droite. L’infirmière de bloc opératoire (IBOD) est à la gauche de l’opérateur (Figure 03).
Organisation du bloc opératoir - (4/14)
Au mieux 2 colonnes vidéo sont placées aux pieds du patient dans l’axe des jambes, au pire une seule colonne vidéo et son écran sont placés entre les 2 jambes (Figure 04).
Création de l'espace extra-péritonéale - (5/14)
Une incision transversale de 3 à 4 cm est effectuée à 4 cm en dessous de l’ombilic.
L’aponévrose antérieure des muscles grands droits est mise à nue, puis elle est incisée transversalement de part et autre de la ligne médiane de manière à voir apparaître les fibres musculaires des muscles grands droits (Figure 05).
Création de l'espace extra-péritonéale - (6/14)
Ceux-ci sont alors décollés et pris en masse pour faire apparaître l’aponévrose postérieure de ces muscles. Le doigt est alors glissé dans le début du décollement ainsi effectué, puis toujours au doigt, le décollement est poursuivi en direction du pubis de manière a effondrer l’arcade de Douglas de façon bilatérale, et latéralement en direction des épines iliaques antéro-supérieures (Figure 06 et 07 et 08).
La ligne blanche est alors sectionnée, cette section peut être poursuivi le plus bas possible en utilisant les ciseaux laparoscopiques monopôlaires.
L’espace ainsi créé comporte le péritoine, en arrière, protégé en haut par l’aponévrose postérieure des muscles grands droits, puis par l’arcade de Douglas et avant par les muscles grands droits.
Création de l'espace extra-péritonéal - (7/14)
Les 2 premiers trocarts sont alors mis en place sous contrôle digital.
Le doigt charge en bloc le muscle grand droit de manière à éviter toute blessure épigastrique et un 1er trocart de 5 mm de diamètre est mis en place à mi-chemin entre l’incision initiale et l’épine iliaque antéro-supérieure, le plus souvent au niveau de la ligne réflexion aponévrotique des muscles grands droits.
De la même façon un trocart de 10 mm est mis en place à gauche à mi-chemin entre l’épine iliaque antéro-supérieure et l’incision initiale. A ce niveau est alors placé un trocart de 12 mm pour l’optique, trocart utilisant un anneau d’étanchéité ou « foam grip » pour éviter toute fuite de gaz.
Sous laparoscopie, l’espace de travail continue d’être créé.
La dissection se poursuit vers le pubis et la 1ère étape est de mettre à nu tout l’auvent pubien.
Création de l'espace extra-péritonéal - (8/14)
Puis, l’on remonte progressivement latéralement jusqu’à la paroi abdominale qui doit être parfaitement bien visible, au dessus du cordon spermatique (Figure 09). Lors de cette étape, il est important de laisser le pédicule épigastrique plaqué en haut le long du muscle grand droit.
Le cordon étant mis à nu, le péritoine est repoussé vers le haut, de telle manière qu’est créée une logette, où sont parfaitement bien visibles les muscles de la paroi abdominale.
Cette situation est effectuée de façon bilatérale.
Mise en place des trocars (9/14)
On place alors sous contrôle visuel laparoscopique les 2 derniers trocarts de 5 mm, environ 2 travers de doigt, en dehors de l’épine iliaque antéro-supérieure.
Cette zone correspond exactement à la logette qui aura été préalablement disséquée.
L’opérateur utilise alors les 2 trocarts de gauche, l’un de 5 mm, l’autre de 10 mm, avec une pince bipolaire dans la main gauche et une paire de ciseau monopolaire dans la main droite.
L’assistant utilise les 2 trocarts situés à droite de 5 mm, l’une pour une pince fenêtrée, main gauche, l’autre pour un aspirateur main droite.
(Figure 10)
La dissection de l’espace extrapéritonéal est alors complètement réalisée, visualisant la prostate, la vessie et les aponévroses pelviennes moyennes.
Dissection de l'apex - (10/14)
L’apex de la prostate doit être parfaitement dégraissée, et la veine superficielle de la verge peut être coagulée à la pince bipolaire, puis sectionnée. Cette coagulation ne doit pas être effectuée à proximité de l’apex de la prostate, car cette veine à tendance à se rétracter, et si l’hémostase n’est pas effectuée de façon satisfaisante, il est difficile de parfaire cette hémostase au contact du plexus de Santorini. Une fois cette apex parfaitement dégraissé, l’aponévrose pelvienne moyenne est alors incisée de façon bilatérale, puis les muscles, les différentes fibres des muscles releveurs de l’anus sont repoussés latéralement mettant à nu l’apex prostatique. Les ligaments puboprostatiques sont alors coagulés est sectionnés en restant au ras du pubis. A ce stade, il n’est pas nécessaire d’effectuer une dissection complète de l’apex prostatique, celle-ci sera réalisée à la fin de l’intervention.
Le 6ème trocarts est alors placé au ras du pubis, puis un fil de Vicryl 0 est noué au niveau de col vésical.
Ce point tracté à l’aide d’une pince crocodile placée dans le trocart suspubien permet de suspendre et d’exposer le col vésical.
Le col vésical est alors disséqué à la pince bipolaire et au ciseau monopolaire, en commençant latéralement de manière à bien exposer la limite entre la vessie et la prostate.
Section du col vésical et incision du fascia de Denonvilliers - (11/14)
La face antérieure du col est alors ouverte, permettant de visualiser la sonde vésicale.
Celle-ci est attrapée par la pince crocodile, de là est passée dans le trocart suspubien. Il est nécessaire pour cela d’attraper la sonde vésicale au niveau d’un des œilletons de cette sonde.
La prostate est alors tractée vers le haut à l’aide de cette sonde, une pince de Kelly ayant été mise en place au niveau de la verge pour faire contre appui.
La face postérieur du col vésical est ainsi exposée, puis incisée. Cette face postérieure est alors saisie à l’aide d’une pince fenêtrée courbe placée dans la main gauche de l’opérateur. La dissection de ce col est alors complétée de manière à trouver en arrière l’aponévrose de Denonvilliers, qui enferre les canaux déférents et les vésicules séminales.
Cette dissection est poursuivie latéralement afin de séparer complètement la vessie de la prostate, et d’exposer les pédicules prostatiques. Tout au long de son geste, l’assistant repousse la vessie vers le haut à l’aide d’une pince placée au niveau de son dôme et aspire les écoulements sanguins et urineux à l’aide de l’aspirateur placé dans le plan postérieur du col vésical.
Dissection des canaux déférents et des vésicules séminales - (12/14)
Les feuillets postérieurs de l’aponévrose de Denonvilliers est alors incisée de manière a retrouver médialement les 2 canaux déférents puis latéralement les vésicules séminales. Les canaux déférents sont sectionnés après avoir été clipés, puis saisis, tractés vers le haut à l’aide de la pince crocodile placée dans le 6ème trocart, qui aura relâché la sonde vésicale, qui aura été retirée.
Puis latéralement les vésicules séminales sont alors disséquées, des clips étant placés au niveau du pédicule vasculaire séminale. Il est alors habituel de proscrire la coagulation bipolaire ou monopolaire, de manière à éviter toute lésion des bandelettes neurovasculaires qui sont situées en dehors des vésicules séminales.
Section des pédicules prostatiques et préservation nerveuse - (13/14)
Les 4 éléments (canaux déférents, vésicules séminales) sont alors saisis par l’aide et tractés vers le haut exposant le feuillet postérieur de l’aponévrose de Denonvilliers qui est alors incisée transversalement de manière à mettre à nu la graisse prérectale. La dissection est alors poursuivie le plus en avant et en bas possible en arrière de la prostate.
De part et d’autre, les pédicules vasculaires prostatiques sont alors clipés puis sectionnés (Figure 13).
Préservation des bandelettes neurovasculaires, dissection de l’apex et section de l’urètre:
(CLIP 05_apex et uretre)
A ce stade, en réalisant une dissection au ras de la prostate, les 2 bandelettes neurovasculaires se détachent en l’absence de tout envahissement facilement, il peut être nécessaire alors de placer quelques clips, pour parfaire l’hémostase (Figure 14, 15 et 16). La prostate n’est alors plus maintenue que part son apex.
La pince crocodile de l’aide placée dans le 6ème trocart, saisie alors de nouveau le nœud placé au niveau du col vésical ce qui permet de faire pivoter la prostate autour de son apex, l’exposant ainsi parfaitement.
La dissection se poursuit autour de cet apex, l’aide protégeant les bandelettes neurovasculaires en les repoussant en dehors. Un Béniqué est alors placé dans l’urètre et abaissé vers le bas pour exposer parfaitement l’apex prostatique. Le plexus de Santorini est alors lié par 2 points de Vicryl 0, le 2ème point étant un point en X.
L’aide tracte alors la prostate vers le haut de façon à mettre en tension l’apex prostatique, puis à l’aide des ciseaux monopolaire, le plexus de Santorini, est alors sectionné progressivement, et doucement de manière à mettre à nu l’urètre et les ailerons urétraux.
Anastomose urètrovésicale - (14/14)
La face antérieure de l’urètre est alors sectionnée mettant à nu la sonde vésicale, puis les ailerons et la face postérieure de l’urètre sont alors sectionnés.
En s’aidant d’une pince passée en arrière de la prostate qui protège le rectum, les dernières attaches de la prostate par le muscle récto-urétral sont alors sectionnées.
La pièce de prostatectomie radicale est alors placée dans endobag, puis retiré à travers l’incision initiale sous ombilicale qui à ce moment peut être agrandie si la taille de la prostate est trop importante. Cette pièce est alors examinée afin de vérifier son intégrité, puis le trocart optique est replacé. Pour réaliser l’anastomose urétrovésicale, l’opérateur utilise 2 porte-aiguille, placés dans les 2 trocarts de 10 mm gauche, et de 5 mm droit, placés à mi-chemin entre l’épine iliaque antéro-supérieure et l’ombilic. Cette méthode a été décrite par Van Velthoven.
Cette suture sera réalisée à l’aide d’un fil double aiguillée de Vicryl 3.0, aiguille 5/8ème .(Figure 17)
A l’aide d’une pince placée dans le trocart de 5 mm gauche, l’aide expose la face postérieure du col vésical, et un point en U placé de dehors en dedans à l’aide des 2 aiguilles, à ce niveau.
Puis on réalise l’anastomose urétrovésicale en plaçant dans un 1er temps 3 points de 6 H à 9 H à l’aide du porte-aiguille droit et de 6 H à 9 H à l’aide du porte-aiguille gauche, les points étant placés de dedans en dehors au niveau de l’urètre et de dehors en dedans au niveau de la vessie.
Pour charger suffisamment l’urètre, l’opérateur utilise la sonde vésicale en plaçant l’aiguille au contact de celle-ci qui est ensuite tractée à l’intérieure de l’urètre.
Il faudra prendre garde de ne pas prendre cette sonde vésicale dans le surjet anastomotique.
Puis les 2 fils sont tractés latéralement, de manière à parfaitement faire descendre la vessie au contact de l’urètre, une sonde vésicale, charrière 20, est alors placée dans la vessie, puis le surjet est terminé en réalisant des points en poursuivant le surjet sur la face antérieure de l’urètre et de la vessie. Ce surjet est alors noué.
Le but de la prostatectomie radicale est d’assurer le meilleur contrôle carcinologique tout en préservant la continence et si possible la puissance sexuelle.
Le suivi post-opératoire après l’intervention, de la même façon, tient au soucis de faire la part égale à la prise en charge du suivi carcinologique, du recouvrement de la continence d’une part, des érections d’autre part.
Suivi carcinologique
L’étude anatomopathologique de la pièce opératoire fournit ces éléments pronostiques :
- Le stade pathologique (classification TNM 2002) décrit l’étendue de la tumeur, sa localisation au sein de la prostate, son caractère intra ou extra prostatique, et un éventuel envahissement des vésicules séminales.
- Les marges d’exérèse reflètent la qualité de l’exérèse réalisée. Il existe d’étroites intrications entre le stade pathologique et l’état des marges d’exérèse : plus la tumeur est extra prostatique, plus le risque de marges d’exérèse positive est élevé.
- Le score de Gleason est le reflet de la différenciation et de l’aggressivité tumorale. Il s’étend de de 2 à 10. Plus le score de Gleason est élevé, plus la tumeur est indifférenciée.
Le suivi carcinologique est fondé sur le taux de PSA pot-opératoire ; après chirurgie, il doit être inférieur à 0,2 ng/ml. Il est important que ces dosages soit réalisé dans le même laboratoire d’analyse biologique parce qu’il existe des variations de mesure entre les différents laboratoires.
En fonction de l’évolutivité de ce taux de PSA et des résultats de l’examen anatomopathologique de la pièce opératoire (stade pathologique, statut des marges d’exérèse, score de Gleason) peut être décidé un traitement complémentaire adjuvant radiothérapique, hormonal ou chimiothérapique.
Après traitement, la surveillance reposera toujours sur le taux de PSA, reflet du contrôle carcinologique.
La continence
La continence post-opératoire se rétablit progressivement après chirurgie : la préservation du sphincter urinaire, la durée de sondage, l’âge du patient sont les facteurs influençant le retour de la continence.
La réalisation de séances de rééducation sphinctérienne préopératoire est également un facteur important pour le rétablissement de la continence. Elle permet l’établissement d’une relation patient-kinésithérapeute, la reconnaissance du contrôle sphinctérien et si nécessaire une rééducation sphinctérienne post-opératoire plus facile et plus directe.
Après chirurgie, le retour de la continence est variable, la continence pouvant être acquise d’emblée comme pouvant nécessiter plusieurs mois avant de se rétablir.
En moyenne, la période d’un mois est la période après laquelle apparaissent les signes francs d’amélioration.
Les troubles de la continence sont avant tout d’origine sphinctérienne mais peuvent être également d’origine vésicale : ils s’expriment avant tout par des fuites urinaires, lors des efforts minimes ou importants, mais également par des impétuosités avec fuite. La continence nocturne est la première à apparaître.
Les troubles de la continence peuvent nécessiter le port de protection et régresser jusqu’à un an après l’intervention. Outre la kinésithérapie post-opératoire, si les troubles persistent, il peut être envisagé la mise en place d’un sphincter artificiel. D’autres alternatives sont actuellement développées dans le service comme la greffe de cellules sphinctériennes, mais ces travaux menés par le Docteur René Yiou sont encore du domaine de la recherche.
Puissance sexuelle
De nombreux facteurs ont été mis en évidence dans le retour de la puissance sexuelle :
- L’état des érections avant l’intervention. Il paraît évident que chez les patients ne présentant pas d’érections avant l’intervention, celles-ci ont peu de chances de réapparaître après chirurgie.
- L’âge du patient influence également le retour des érections. Un patient âgé de moins de 65 ans retrouvera plus facilement ses érections qu’un patient plus âgé.
- La préservation des bandelettes neuromusculaires est le facteur peropératoire le plus important. Dans les bandelettes qui cheminent de chaque côté de la prostate, circulent des nerfs impliqués dans la physiologie de l’érection. La préservation de ces bandelettes ne doit pas faire diminuer la qualité de l’exérèse chirurgicale et doit être envisager en fonction des données préopératoires (examen clinique, taux de PSA préopératoire, résultats des biopsies prostatiques, bilan radiologique) et des données peropératoires (facilité de préservation, adhérences…).
Le phénomène d’érection est un phénomène complexe, sous le contrôle de facteurs psychologiques, neurologiques, vasculaires et hormonaux. L’injection intraveineuse de prostaglandines permet de provoquer artificiellement des érections. Il a été démontré que la réalisation de telles injections à faible dose outre le côté psychologique en permettant la poursuite des rapports sexuels, permettait également l’oxygénation des tissus érectiles et favorisait le retour des érections naturelles.
En pratique, la prise en charge des troubles de l’érection s’effectue de la façon suivante :
- Réalisation d’injection bi hebdomadaire de prostaglandine intracaverneuse à faible dose, pour maintenir la fonction érectile, en moyenne pendant 3 à 6 mois, date à laquelle commencent à réapparaître les érections naturelles.
- Poursuite des injections intracaverneuses en association avec des drogues pro érectiles par voie orale, pour renforcer la qualité des érections naturelles pendant 6 à 12 mois.
- Arrêt des injections intracaverneuses et poursuite des médicaments par voie orale jusqu’à ce que la qualité des érections naturelles devienne satisfaisante pour obtenir des rapports sexuels sans médication.
Les érections peuvent revenir jusqu’à deux ans après l’intervention. Cette durée plus longue que pour la continence est due en particulier à la régénérescence lente des fibres nerveuse.
Prise en charge des patients
Une méthode originale a été développée dans le service pour évaluer les résultats de la prostatectomie radicale.
En effet, il a été démontré que la méthode des autoquestionnaires remplis par les patients était la méthode la plus objective pour évaluer les résultats fonctionnels. Ces questionnaires sont effectivement remplis en l’absence de toute influence médicale ou paramédicale. Ce suivi fonctionnel doit être poursuivi au moins pendant 2 ans, délai où la continsse est fixée et où peuvent encore réapparaître les érections. Ce suivi doit être également effectué de manière prospective.
Au moment de la pré hospitalisation, sont remis au patient des interrogatoires concernant sa continence et sa puissance sexuelle qu’il devra remplir avant l’intervention et 1 mois, 3mois, 6 mois, 1 an et 2 ans après l’intervention. Ces interrogatoires sont ensuite analysés par le Docteur Laurent Salomonlaurent.salomon@hmn.ap-hop-paris.fr.
De la même façon, le patient sera revu par son chirurgien 1 mois, 3 mois, 6 mois, un an, puis de façon semestrielle les 3premières années après chirurgie avec un taux de PSA de contrôle. Au cours de ces consultations, le résultat du taux de PSA ainsi que les éventuels traitements associés, sont également transmis au Docteur Laurent Salomon pour analyse.
Résumé
Date
Bilan biologique
Continence
Erection
Evaluation
Préopératoire
Kinésithérapie périnéale
Pré-opératoire
Intervention chirurgicale
1 mois
ECBU, PSA
Kinésithérapie périnéale
Injection intracarverneuse
Interrogatoire
1 mois
3 mois
PSA
Injection intracarverneuse
Interrogatoire
3 mois
6 mois
PSA
Injection intracarverneuse
+ traitement oral
Interrogatoire
6 mois
1 an
PSA
Injection intracarverneuse
+ traitement oral
Interrogatoire
1 an
18 mois
PSA
Traitement oral
Interrogatoire
18 mois
2 ans
PSA
Traitement oral
Interrogatoire
2 ans
30 mois
PSA
3 ans
PSA
Suivi annuel
PSA
Au total
La prise en charge après prostatectomie radicale est triple : contrôle carcinologique, retour de la continence et des érections. Celle-ci s’effectue de manière plus « intensive » pendant les 2 premières années après la chirurgie puis devient semestrielle puis annuelle par la suite. Au sein du service d’urologie, le principal interlocuteur reste le chirurgien qui a pratiqué l’intervention mais d’autres interlocuteurs peuvent intervenir comme le Dr Salomon qui est responsable de l’évaluation des résultats et le Dr Yiou qui est chargé de la prise en charge des troubles fonctionnels après prostatectomie radicale
Interrogatoire
Continence Dans la journée Combien de temps se passe en moyenne entre chaque fois où vous allez uriner ?
Moins d’une heure
De une à deux heures
Plus de trois heures
Devez-vous vous précipiter aux toilettes pour uriner à cause d’un besoin pressant ?
Jamais
Parfois (moins d’une fois par jour)
Souvent (plus d’une fois par jour)
A chaque fois
Dans ce cas, pouvez-vous vous contenir jusqu’aux toilettes ?
Toujours
Le plus souvent
Parfois
Jamais
Perdez-vous les urines sans raison évidente et sans ressentir le besoin d’uriner ?
Jamais
Parfois (moins d’une fois par jour)
Souvent (plus d’une fois par jour)
A chaque fois
Est-ce à l’occasion de ?
Non, je ne perds pas les urines
Effort intense (activité sportive, port de valise ...)
Effort modéré (monter les escaliers...)
Effort minime (toux, rire…)
Portez-vous une protection dans vos sous-vêtements ?
Jamais
Par précaution
Par nécessité
Pas plus d’une protection par nuit
Plus d’une protection par nuit
Durant la nuit Combien de fois vous faut-il uriner la nuit ?
Jamais
Une fois
Deux fois
Plus de trois fois
Perdez-vous de l’urine pendant votre sommeil ?
Jamais
Parfois (moins d’une fois par semaine)
Souvent (plus d’une fois par semaine)
A chaque fois
Utilisez-vous des protections pendant la nuit ?
Jamais
Par précaution
Par nécessité
Pas plus d’une protection par nuit
Plus d’une protection par nuit
Sexualité Désirez-vous avoir des rapports sexuels ? oui/non Avez-vous des rapports sexuels ? oui/non Avez-vous des érections ?
Oui, avec une rigidité normale
Oui, avec une rigidité réduite mais permettant les rapports sexuels avec pénétration
Oui, avec une rigidité réduite, ne permettant pas les rapports sexuels avec pénétration
Non, aucune érection
Amélioration des troubles de la miction et de l’érection Si vous avez présenté des troubles urinaires à type de perte d’urine, au bout de combien de temps après l’intervention chirurgicale, avez-vous constaté une amélioration ? Je n’ai jamais eu de troubles urinaires
1 mois
3 mois
6 mois
1 an
plus de 1 an
pas d’amélioration
Si vous avez présenté des troubles de l’érection, au bout de combien de temps après l’intervention chirurgicale, avez-vous constaté une amélioration?
Je n’ai jamais eu de troubles de l’érection
1 mois
3 mois
6 mois
1 an
plus de 1 an
pas d’amélioration
Qualité de vie Vous venez d’expliquer comment vous urinez. Si vous deviez vivre le restant de votre vie de cette manière, diriez-vous que vous seriez :
Très satisfait
Satisfait
Plutôt satisfait
Partagé (ni satisfait ni ennuyé)
Plutôt ennuyé
Ennuyé
Très ennuyé
Vous venez d’expliquer quelles étaient les conséquences sur votre vie sexuelle. Si vous deviez vivre le restant de votre vie de cette manière, diriez-vous que vous seriez :
Cancer, maladie de Crohn, fibromes... Certaines maladies peuvent entraîner l'ablation d'organes. Voici ceux qui ne sont pas vitaux et les conséquences quand on doit vivre sans, avec le Dr Pauline Morel, généraliste.
1 - On peut vivre sans estomac
Il est possible de vivre sans estomac, l'organe le plus proche du tube digestif.
Dans quels cas ? En cas de cancer ou quand on cherche à perdre du poids, un chirurgien peut procéder à une ablation partielle ou totale (plus rare) de l’estomac.
Les conséquences : Le médecin relie alors directement l’œsophage à l’intestin grêle. "Le patient peut avoir des difficultés à s’alimenter et ne pourra pas absorber certains nutriments. Il devra compenser par voie orale" souligne Pauline Morel.
2 - On peut vivre sans anus
On voit mal comment on pourrait s'en sortir sans anus.
Et pourtant, des alternatives existent en cas d'ablation.
Dans quels cas ? L’anus et le rectum peuvent être endommagés par une maladie inflammatoire du côlon, une rectocolite hémorragique, la maladie de Crohn, ou bien porteurs d’un cancer épidermoïde ou du bas rectum. Dans ces cas là, on peut procéder à l’ablation totale de l’anus et/ou du rectum.
Les conséquences : "La fin du côlon est alors abouché à la peau et les selles s’évacuent par une poche au niveau du ventre", explique le Dr Morel.
3 - On peut vivre sans vessie
Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'homme peut se passer de vessie... s'il compense par certains dispositifs.
Dans quels cas ? En cas de cancer, la vessie peut être retirée.
Les conséquences : Pour compenser cette perte, "on pratique une dérivation urinaire de type Bricker, qui forme un conduit dirigeant les urines à l’extérieur où elles s’écoulent par une poche", explique la généraliste.
4 - On peut vivre sans rate
On peut vivre sans rate (qui se situe au niveau du flanc gauche sous le diaphragme), mais cela entraîne un risque infectieux important car cet organe joue un grand rôle dans notre système immunitaire.
Dans quels cas ? "L’organe peut se rompre lors d’un traumatisme ou être ôté suite à un dérèglement hématologique issue d’une drépanocytose, par exemple", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : Dans les premiers temps suivant l'ablation, le patient doit généralement compenser par la prise d’antibiotiques. Les choses peuvent varier si l'ablation concerne un adulte ou un enfant.
Et l’expression "courir comme un dératé" ? Elle vient de l’antiquité ! Les Grecs et Romains pensaient que la rate était à l’origine du point de côté et qu’en l’enlevant, ils pourraient courir mieux et plus vite.
5 - On peut vivre sans pénis
Et oui messieurs, cela peut paraître difficilement concevable, mais les hommes peuvent réellement vivre sans pénis.
Dans quels cas ? Un cancer peut nécessiter l’ablation totale ou partielle du pénis.
Les conséquences : "Il est possible de vivre sans verge mais cela nécessite une chirurgie réparatrice pour fixer une voix urinaire sur la peau", explique le Dr Morel.
6 - On peut vivre sans côlon
Même si cela peut entraîner quelques difficultés digestives, il est possible de se séparer entièrement du gros intestin.
Dans quels cas ? En cas d’une très grosse tumeur, d’obstruction intestinale, d’importants facteurs de risque de cancer colorectal, de rectocolite hémorragique, de maladie de Crohn... le côlon peut être retiré partiellement ou en entier.
Les conséquences : "On peut vivre sans côlon mais cela nécessite une opération chirurgicale réparatrice pour rattacher l’intestin grêle au rectum", souligne le Dr Pauline Morel. Le patient peut être amené à porter une poche extérieure pour recueillir les selles, celles-ci ne pouvant se déplacer normalement vers l’anus.
7 - On peut vivre avec un poumon en moins
Un seul poumon serait suffisant pour assurer tout le travail respiratoire.
Dans quels cas ? Cancer des poumons (tumeur), causes infectieuse graves, mucoviscidose. Les poumons, trop endommagés, peuvent être amputés en partie. "On peut enlever un ou plusieurs lobes pulmonaires (lobectomie) – il en existe trois à droite, deux à gauche – et potentiellement n’avoir plus qu’un seul poumon", indique le Dr Pauline Morel, généraliste.
Les conséquences : Cela impacte mécaniquement la capacité respiratoire, car il y a moins d’alvéoles, moins de bronches, et la faculté du poumon à oxygéner le sang est réduite. "Mais le poumon restant peut apprendre à compenser et devient progressivement plus performant jusqu’à retrouver en grande partie les capacités respiratoires initiales."
8 - On peut vivre avec un rein en moins
Il est tout à fait possible de ne vivre qu’avec un seul rein sur les deux.
Dans quels cas ? " Le déficit peut être génétique, venir d’une ablation à cause d’une tumeur rénale, ou bien parce que la personne à été donneur", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : "Un seul rein filtre aussi bien le sang que deux reins. Les problèmes sont plus liés aux potentielles maladies : pyélonéphrite (infection bactérienne du rein), calculs rénaux... qui peuvent abîmer le seul rein restant."
9 - On peut vivre sans utérus
L'utérus a un rôle essentiel dans la fonction reproductrice de la femme.
Certaines d'entre elles peuvent cependant être amenées à subir une hystéréctomie ou ablation de l'uérus.
Dans quels cas ? En cas de cancer, d’endométriose ou de fibromes dans la muqueuse utérine. Il est possible d'ôter en même temps les ovaires.
Les conséquences : Dans les deux cas, les organes ne sont pas nécessaires pour vivre mais s'en priver entraînera directement la ménopause.
10 -On peut vivre sans thyroïde
La thyroïde régule une grande partie du système hormonal humain.
Pourtant, si l'on compense avec le bon traitement, on peut vivre sans.
Dans quels cas ? L’ablation de la thyroïde peut être effectuée à la suite d’un cancer ou d’une dysfonction de l’organe.
Les conséquences : "Le patient peut vivre sans sa thyroïde s’il prend un traitement substitutif à vie, pour recréer les hormones", prévient le Dr Morel. Ceux-ci sont en effet indispensables : ils régulent le rythme cardiaque, le mémoire, l’aspect de la peau...
Une fistule est la formation anormale d’une connexion entre deux organes internes, entre le vagin et l’intestin par exemple, entre un organe et la surface du corps, comme entre le rectum et la peau, ou entre deux vaisseaux sanguins, comme entre les artères ou les veines.
Il existe différents types de fistules selon l’endroit où elles se trouvent. Les plus communes sont :
La fistule anale : communication anormale entre une glande présente à l'intérieur de l'anus et la peau dans la région près de l’anus (plus rarement à l'intérieur du rectum). La fistule est le plus souvent causée par l'infection de cette glande qui provoque un abcès.
La fistule recto-vaginale : connexion anormale entre le vagin et le rectum. Le contenu de l’intestin peut passer à travers la fistule pour se rendre dans le vagin. Une fistule recto-vaginale peut résulter :
d’une blessure durant l’accouchement.
de la maladie de Crohn.
d’une maladie ou d’une infection au colon ou au rectum.
d’un cancer dans la région pelvienne ou suite à la radiothérapie pour traitement du cancer.
de complications suite à une chirurgie de la région pelvienne.
La fistule artério-veineuse : connexion anormale entre une artère et une veine se présentant habituellement dans les jambes.
Normalement, le sang circule des artères aux capillaires, puis aux veines. Les nutriments et l’oxygène transportés par le sang passent par les capillaires et sont distribués dans les tous les tissus du corps. Avec une fistule artério-veineuse, le sang circule directement des artères jusqu’aux veines sans passer par certains capillaires. Ainsi, certains tissus reçoivent moins de sang.
Une fistule artério-veineuse peut aussi être créée de façon chirurgicale dans l’avant-bras chez les personnes souffrant de maladies rénales sévères, afin d’augmenter le débit sanguin et de faciliter les traitements de dialyse.
La fistule pulmonaire artério-veineuse : connexion anormale à l’intérieur du poumon entre l’artère et la veine pulmonaire, ce qui empêche le processus d’oxygénation du sang dans le poumon. Cet état est provoqué par une maladie génétique, la maladie de Rendu-Osler-Weber, qui cause le développement anormal de plusieurs vaisseaux sanguins dans le corps, en particulier dans les poumons.
La fistule obstétricale (ou fistule vésico-génitale). La fistule obstétricale résulte généralement d’un travail prolongé (souvent de plusieurs jours) et difficile, sans intervention obstétricale (césarienne) pratiquée en temps voulu. Le fœtus exerce alors une pression excessive sur les organes internes (vagin, vessie, rectum) et endommage les tissus de la femme. Dans la plupart des cas, le bébé meurt. La femme souffre d’incontinence sévère qui conduit à des ulcères, des infections et parfois même à la mort.
Une campagne pour éliminer les fistules obstétricales
Chaque année dans le monde, de 50 000 à 100 000 femmes présentent une fistule obstétricale. En Afrique et en Asie, plus de 2 millions de jeunes femmes vivent avec des fistules obstétricales non traitées. Ces femmes vivent le plus souvent dans la pauvreté, au sein de cultures où le statut et le respect de la femme reposent sur leur mariage et leur capacité à avoir des enfants. En plus de provoquer de graves problèmes de santé, une fistule obstétricale conduit souvent à l’isolement social des femmes atteintes.
En 2003, le Fonds des Nations Unies pour la Population a lancé une campagne afin d’éliminer les fistules obstétricales. Plusieurs interventions ont été effectuées dans près de 40 pays d’Afrique subsaharienne, d’Asie et des régions arabes.
Cette vaste initiative a pour but de faciliter l’accès des femmes aux traitements obstétricaux et d’apporter un support aux femmes atteintes de fistules obstétricales et de les aider à reprendre une vie normale une fois qu’elles ont reçu des traitements.
Site de référence : www.fistules.org
De nombreuses autres fistules touchent :
Le système digestif : fistule gastrique (entre l’estomac et la peau), fistule entéro-vaginale (entre l’intestin et le vagin).
Le système respiratoire : fistule oesotrachéale (entre l’œsophage et la trachée).
L’œil : fistule lacrymale (perforation du conduit des larmes).
Causes
Une fistule recto-vaginale peut être congénitale ou causée par :
Des complications suite à une chirurgie impliquant le vagin, le périnée, le rectum ou l’anus.
Une blessure. Les fistules recto-vaginales sont souvent causées par une blessure due à un accouchement difficile, par exemple le déchirement du périnée jusqu’à l’intestin. Dans certains pays qui ont connu des guerres civiles prolongées, plusieurs femmes, victimes de viols à répétition, présentent des fistules traumatiques au canal vaginal.
Une infection. Par exemple une infection due à une épisiotomie (une incision dans le périnée pour faciliter un accouchement par le vagin).
Une maladie, telle que la malade de Crohn (une maladie inflammatoire de l’intestin).
Le cancer. Une tumeur cancéreuse dans la région du rectum, du col de l’utérus, du vagin, de l’utérus ou du canal anal. Des traitements par radiothérapie dans la région pelvienne.
Une fistule artério-veineuse peut être causée par :
Une blessure de la peau, par exemple un coup de couteau ou une balle de fusil, à un endroit où une veine et une artère sont côte à côte.
Des complications suite à certaines techniques d’analyse cardiaques, telles que le cathétérisme cardiaque.
Complications Une fistule recto-vaginale peut conduire à :
De l’incontinence.
Des problèmes d’hygiène.
Des infections vaginales ou urinaires récurrentes.
De l’irritation ou l’inflammation du vagin, du périnée ou de la peau autour de l’anus.
Un abcès. Une fistule infectée peut former un abcès, qui peut éventuellement être dangereux s’il n’est pas traité.
Des fistules récurrentes.
Une fistule artério-veineuse de grande taille peut conduire à :
De l’insuffisance cardiaque.
Des caillots sanguins dans les jambes pouvant causer une thrombose veineuse.
Des douleurs aux jambes.
Des saignements dans le système gastro-intestinal ou dans le cerveau.
Une fistule pulmonaire artério-veineusepeut conduire à :
Prévalence
La fistule obstétricale est surtout répandue dans les communautés pauvres d’Afrique sub-saharienne et d’Asie du sud où l’accès aux soins obstétriques est limité. Près de deux millions de femmes vivent avec une fistule obstétricale dans les pays en développement et quelques 50 000 à 100 000 nouveaux cas apparaissent chaque année. Fistule anale
Des douleurs, des rougeurs ou un gonflement (un abcès) dans la région autour de l’anus.
Des écoulements purulents parfois d’odeur nauséabonde et du prurit (démangeaisons).
Fistule recto-vaginale
Selon la taille et la position de la fistule, les symptômes peuvent être mineurs ou causer d’importants problèmes d’hygiène et d’incontinence.
Le passage de gaz, de selles ou de pus à partir du vagin.
Des infections vaginales ou urinaires à répétition.
Des irritations ou des douleurs à la vulve, au vagin ou au périnée (la région entre le vagin et l’anus).
Des douleurs durant les relations sexuelles.
En plus de l’inconfort physique, une fistule recto-vaginale peut provoquer un stress émotionnel qui peut affecter l’estime de soi et les relations intimes.
Fistule artério-veineuse
Un gonflement et des rougeurs à la surface de la peau.
Des veines violacées et gonflées visibles sur la peau, semblables à des varices.
Des difficultés à respirer, surtout lors de l’exercice.
Un bleuissement de la peau.
Une déformation des ongles des doigts.
Personnes à risque
Les personnes souffrant de pathologies digestives, telles que la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse, favorisent l’apparition de fistules anales ou recto-vaginales.
Facteurs de risque
L’apparition d’une fistule anale n’est pas le fait d’une mauvaise hygiène, ni d’une alimentation particulière.
Prévention d’une fistule
Mesures pour prévenir les complications
Une bonne hygiène peut réduire l’inconfort causé par une fistule recto-vaginale et réduire les risques d’infections vaginales ou urinaires dans l’attente d’une guérison.
Prendre une douche ou nettoyer à l’eau tiède la région génitale à chaque fois que des sécrétions vaginales contiennent des selles. Prendre soin de bien sécher la région génitale à l’air libre ou à l’aide d’une serviette propre. Au besoin, utiliser des serviettes humides non-parfumées ou des boules de coton.
Éviter les savons, les tampons ou les serviettes sanitaires trop parfumés ou irritants.
Éviter les douches vaginales.
Éviter d’irriter la région avec du papier de toilette. Porter des sous-vêtements de coton pas trop serrés.
Appliquer une crème anti-humidité, de la poudre de talc ou de la fécule de maïs pour réduire l’inconfort.
Certaines fistules recto-vaginales peuvent se refermer d’elles-mêmes, mais la plupart nécessitent une intervention chirurgicale pour corriger la connexion anormale. Médicaments
Antibiotiques. Si la région entourant la fistule est infectée, la prise d’antibiotiques est nécessaire avant une intervention chirurgicale.
Infliximab (Remicade) est un médicament recommandé pour aider la guérison de fistules chez les personnes souffrant de la maladie de Crohn. Chirurgie Fistule recto-vaginale
Avant d’entreprendre une chirurgie, le médecin doit s’assurer que la région affectée est exempte de tout signe d’infection ou d’inflammation.
L’opération est le plus souvent réalisée sous anesthésie générale mais on procède parfois à une anesthésie locale. La chirurgie consiste à retirer le conduit anormal et à refermer l’ouverture en cousant les tissus. Fistule anale
Une fistule anale se guérit en deux étapes. D’abord, on procède à un drainage de l’abcès en cause, par une incision pratiquée dans la peau près de l’anus. Ensuite, sous anesthésie locale ou générale, un médecin pratique une fistulotomie. Cette opération implique parfois de sectionner une partie des muscles du sphincter de l’anus. Fistule artério-veineuse
Les petites fistules artério-veineuses peuvent se refermer d’elles-mêmes sans aucun traitement.
Embolisation par cathéter. Cette technique consiste à insérer un cathéter (petit tube flexible) dans une artère à proximité de la fistule permettant d’injecter un matériau synthétique ou un médicament conçu pour refermer la connexion anormale. Les rayons X et l’imagerie médicale servent à guider l’opération. Cette opération nécessite une hospitalisation d’au plus 24 heures.
Compression guidée par ultrasons. Une sonde est utilisée pour compresser la fistule et bloquer le flux sanguin dans les vaisseaux. L’opération est guidée par les ultrasons. La technique est surtout utilisée pour les fistules aux jambes. Elle dure environ 10 minutes mais ne donne cependant de bons résultats dans seulement le tiers des cas.
En plus de l’inconfort physique évident, les symptômes d’une fistule recto-vaginale (passage de gaz, de selles ou de pus par le vagin, pertes nauséabondes, infection vaginale, douleur lors des relations sexuelles) causent souvent un stress émotionnel bien compréhensible avec un impact sur l’estime de soi et les relations intimes. Même si le sujet peut être difficile à aborder avec votre médecin, il est important de le faire pour que cette fistule soit bien évaluée. La plupart de ces fistules nécessite une chirurgie.
Les fistules artério-veineuses de petite taille ne nécessitent pas de traitement, mais celles de grande taille, particulièrement au niveau des poumons, peuvent provoquer de sérieuses complications. Si vous croyez en présenter les symptômes, n’hésitez pas à consulter votre médecin. SOURCE
D'après les informations de France Bleu, le CHU de Grenoble Alpes a procédé le 14 août 2017 à une greffe simultanée de deux bras. Après une chute accidentelle en gare de Chambéry, les bras d'une femme avaient été sectionnés par un train.
Une course contre la montre et une première en France selon l'équipe médicale : une femme, dont les deux bras avaient été sectionnés par un train, a pu être opérée à Grenoble deux heures après l'accident et ses membres réimplantés, a annoncé jeudi 24 août l'hôpital. L'équipe médicale du service de chirurgie de la main a ainsi "réalisé la première réimplantation réussie bilatérale et simultanée de bras en France", indique le Centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes (CHUGA) dans un communiqué.
Le 14 août à 15h30, cette jeune femme de 30 ans avait été victime d'un accident sur le quai de la gare de Chambéry et ses bras sectionnés. Prise en charge rapidement par les secours, la patiente a été transférée vers le CHUGA. Dans le même temps, les deux membres amputés étaient transportés dans un conditionnement parfait à l'hôpital.
Une coordination parfaite
Grâce à la coordination du SAMU et du service de chirurgie de la main, la patiente a pu être admise au bloc opératoire à 17h00, moins de deux heures après l'accident.
Cette "très rare et très délicate" intervention, qui a duré quatre heures, s'est déroulée en double équipe. Débutée à 17h20, elle s'est terminée "avec succès", selon l'hôpital, à 21h30. "La rapidité d'intervention des secours et la dextérité de l'équipe médicale ont permis de réimplanter les deux membres sectionnés et de donner à la patiente le maximum de chances de récupération", souligne le CHUGA.
Un trop long délai entre le traumatisme et la réimplantation peut entraîner des lésions irréversibles. Toutefois, il faudra à la patiente de longs mois pour parvenir à la récupération fonctionnelle de ses deux bras, après une rééducation spécialisée.
Ce matin, à 11h15, une conférence de presse s'est tenue au CHU de Grenoble avec les dr Chedal Bornu Corcella et Bouyer.
Les occlusions intestinales sont un problème fréquent. L’intestin grêle est l’organe le plus souvent touché, habituellement à cause d’adhérences consécutives à une chirurgie abdominale antérieure. Ce type d’occlusion peut normalement être traité de façon médicale, c’est-à-dire sans chirurgie. Par contre, les occlusions sur le gros intestin (côlon) exigent fréquemment une intervention chirurgicale. Une consultation en chirurgie générale est généralement requise en présence d’une occlusion intestinale.
Une occlusion intestinale est un blocage partiel ou complet de l’intestin, qui empêche le transit normal des matières fécales et des gaz. Ce blocage peut se produire aussi bien dans l’intestin grêle que dans le côlon. Une occlusion intestinale provoque d’importantes douleurs abdominales semblables à des crampes, des ballonnements, des nausées et des vomissements.
Causes
Les occlusions intestinales sont dues à différents problèmes. On dit qu’elles ont une cause « mécanique » lorsqu’une excroissance, comme une hernie ou une tumeur, bloque le transit intestinal.
Dans l’intestin grêle, les adhérences intestinales sont la principale cause d’obstruction mécanique. Les adhérences intestinales sont des tissus fibreux qu’on retrouve dans la cavité abdominale, parfois à la naissance, mais le plus souvent après une chirurgie. Ces tissus peuvent éventuellement se lier à la paroi de l’intestin et provoquer une occlusion.
Les hernies et les tumeurs sont aussi des causes relativement fréquentes d’obstruction mécanique de l’intestin grêle. Plus rarement, celle-ci sera causée par un rétrécissement anormal à la sortie de l’estomac, la torsion du tube intestinal sur lui-même (volvulus), des maladies inflammatoires chroniques, comme la maladie de Crohn, ou le retournement d’une partie de l’intestin dans l’autre (une invagination, en langage médical).
Dans le côlon, les causes de l’obstruction intestinale correspondent le plus souvent à une tumeur, des diverticules, ou une torsion du tube intestinal sur lui-même. Plus rarement, l’occlusion sera due à un rétrécissement anormal du côlon, une invagination, des bouchons de selles ou la présence d’un corps étranger.
Lorsqu’elle n’est pas d’origine mécanique, l’occlusion intestinale résulte d’une anomalie du fonctionnement des intestins. Ces derniers n’arrivent plus à faire transiter les matières et les gaz, sans qu’il y ait obstacle physique pour autant. C’est ce qu’on appelle l’iléus paralytique ou pseudo-obstruction intestinale. Ce type d’obstruction se produit le plus souvent après une chirurgie des intestins.
Complications possibles
Si l’obstruction intestinale n’est pas traitée à temps, elle peut dégénérer et entraîner la mort (nécrose) de la partie de l’intestin qui est bloquée. Une perforation de l’intestin peut s’ensuivre et provoquer une péritonite, menant à des infections graves, voire au décès.
Quand consulter?
Consultez votre médecin dès que les symptômes se manifestent.
Une occlusion dans l’intestin grêle peut entraîner les symptômes suivants :
Des crampes abdominales assez intenses, se produisant à intervalles de 5 à 15 minutes ;
Des nausées ;
Des vomissements ou de la diarrhée ;
Des ballonnements ;
Une incapacité d’aller à la selle ou de faire passer des gaz ;
De la fièvre.
Les symptômes d’une occlusion au côlon sont principalement :
Un abdomen gonflé ;
Une douleur abdominale, diffuse et modérée ou aiguë et intense, selon la cause de l’obstruction ;
De la constipation durant la crise et possiblement de la constipation intermittente durant les mois précédents.
Personnes à risque
Les personnes qui ont subi une chirurgie à l’abdomen sont plus à risque de souffrir d’adhérences, une des principales causes d’occlusion intestinale ;
Les personnes atteintes de la maladie de Crohn ;
Les personnes qui souffrent de constipation à répétition.
Prévention
Dans la plupart des cas, il est impossible de prévenir l’occlusion intestinale. Un traitement adéquat des hernies et des cancers qui touchent l’intestin peut toutefois aider à réduire les risques.
Par ailleurs, on peut aider à prévenir le cancer colorectal grâce à une diète comprenant une bonne quantité de fruits et légumes et peu de viande rouge, de charcuteries (salami, saucissons, jambon fumé, etc.) et de grillades au barbecue.
On peut aussi réduire les risques de hernie en évitant de soulever des objets lourds. Ce type d’effort augmente la pression à l’intérieur de l’abdomen et contribue à la formation d’excroissances sur la paroi de l’abdomen.
Traitements médicaux
Le traitement requiert l’hospitalisation dans pratiquement tous les cas. La première mesure est l’insertion d’un tube nasogastrique par le nez jusque dans l’estomac, pour pomper les gaz et les fluides en excès et réduire la pression sur l’intestin. L’alimentation se fait par intraveineuse pour contourner le système digestif.
Par la suite, le traitement varie selon la cause de l’occlusion. S’il s’agit d’un iléus paralytique, le médecin peut choisir une observation attentive à l’hôpital durant 1 ou 2 jours. L’iléus se résorbe souvent de lui-même en quelques jours. Si le problème persiste, on peut prescrire des médicaments qui provoqueront des contractions musculaires, pour aider le transit des fluides et des solides dans l’intestin.
Une obstruction mécanique partielle peut parfois se résorber en décompressant les intestins à l’aide du tube nasogastrique. Si elle ne se résorbe pas, une chirurgie est nécessaire.
L’obstruction mécanique complète nécessite une intervention médicale d’urgence.
En cas d’intervention chirurgicale, il est parfois nécessaire de laisser l’intestin guérir en pratiquant une stomie temporaire qui permet d’évacuer les selles sans passer par l’intestin.
Approches complémentaires
Il n’existe aucune approche complémentaire connue pour prévenir ou traiter l’occlusion intestinale. Une diète équilibrée, faible en gras et riche en fibres alimentaires peut toutefois réduire les risques de cancer colorectal, une des causes de l’occlusion intestinale.
Les occlusions intestinales sont un problème fréquent. L’intestin grêle est l’organe le plus souvent touché, habituellement à cause d’adhérences consécutives à une chirurgie abdominale antérieure. Ce type d’occlusion peut normalement être traité de façon médicale, c’est-à-dire sans chirurgie. Par contre, les occlusions sur le gros intestin (côlon) exigent fréquemment une intervention chirurgicale. Une consultation en chirurgie générale est généralement requise en présence d’une occlusion intestinale.
Prostatectomie radicale par voie laparoscopique extrapéritonéale
Installation - (1/14)
Le patient est installé en décubitus dorsal, les jambes légèrement écartées de manière à avoir accès éventuellement au rectum, les bras le long du corps.
Les deux bras sont protégés par des gouttières pour éviter l’appui direct de l’opérateur et des assistants sur ces bras.
Installation - (2/14)
Il est sondé par une sonde hématuria charrière n°20, à double courant. Le champ opératoire est badigeonné à la Bétadine et s’étend du pubis jusqu’à la xiphoïde. (Figure 02).
Organisation du bloc opératoire - (3/14)
L’opérateur se place à gauche du patient, l’aide (ou les aides) opératoire(s) à sa droite. L’infirmière de bloc opératoire (IBOD) est à la gauche de l’opérateur (Figure 03).
Organisation du bloc opératoir - (4/14)
Au mieux 2 colonnes vidéo sont placées aux pieds du patient dans l’axe des jambes, au pire une seule colonne vidéo et son écran sont placés entre les 2 jambes (Figure 04).
Création de l'espace extra-péritonéale - (5/14)
Une incision transversale de 3 à 4 cm est effectuée à 4 cm en dessous de l’ombilic.
L’aponévrose antérieure des muscles grands droits est mise à nue, puis elle est incisée transversalement de part et autre de la ligne médiane de manière à voir apparaître les fibres musculaires des muscles grands droits (Figure 05).
Création de l'espace extra-péritonéale - (6/14)
Ceux-ci sont alors décollés et pris en masse pour faire apparaître l’aponévrose postérieure de ces muscles. Le doigt est alors glissé dans le début du décollement ainsi effectué, puis toujours au doigt, le décollement est poursuivi en direction du pubis de manière a effondrer l’arcade de Douglas de façon bilatérale, et latéralement en direction des épines iliaques antéro-supérieures (Figure 06 et 07 et 08).
La ligne blanche est alors sectionnée, cette section peut être poursuivi le plus bas possible en utilisant les ciseaux laparoscopiques monopôlaires.
L’espace ainsi créé comporte le péritoine, en arrière, protégé en haut par l’aponévrose postérieure des muscles grands droits, puis par l’arcade de Douglas et avant par les muscles grands droits.
Création de l'espace extra-péritonéal - (7/14)
Les 2 premiers trocarts sont alors mis en place sous contrôle digital.
Le doigt charge en bloc le muscle grand droit de manière à éviter toute blessure épigastrique et un 1er trocart de 5 mm de diamètre est mis en place à mi-chemin entre l’incision initiale et l’épine iliaque antéro-supérieure, le plus souvent au niveau de la ligne réflexion aponévrotique des muscles grands droits.
De la même façon un trocart de 10 mm est mis en place à gauche à mi-chemin entre l’épine iliaque antéro-supérieure et l’incision initiale. A ce niveau est alors placé un trocart de 12 mm pour l’optique, trocart utilisant un anneau d’étanchéité ou « foam grip » pour éviter toute fuite de gaz.
Sous laparoscopie, l’espace de travail continue d’être créé.
La dissection se poursuit vers le pubis et la 1ère étape est de mettre à nu tout l’auvent pubien.
Création de l'espace extra-péritonéal - (8/14)
Puis, l’on remonte progressivement latéralement jusqu’à la paroi abdominale qui doit être parfaitement bien visible, au dessus du cordon spermatique (Figure 09). Lors de cette étape, il est important de laisser le pédicule épigastrique plaqué en haut le long du muscle grand droit.
Le cordon étant mis à nu, le péritoine est repoussé vers le haut, de telle manière qu’est créée une logette, où sont parfaitement bien visibles les muscles de la paroi abdominale.
Cette situation est effectuée de façon bilatérale.
Mise en place des trocars (9/14)
On place alors sous contrôle visuel laparoscopique les 2 derniers trocarts de 5 mm, environ 2 travers de doigt, en dehors de l’épine iliaque antéro-supérieure.
Cette zone correspond exactement à la logette qui aura été préalablement disséquée.
L’opérateur utilise alors les 2 trocarts de gauche, l’un de 5 mm, l’autre de 10 mm, avec une pince bipolaire dans la main gauche et une paire de ciseau monopolaire dans la main droite.
L’assistant utilise les 2 trocarts situés à droite de 5 mm, l’une pour une pince fenêtrée, main gauche, l’autre pour un aspirateur main droite.
(Figure 10)
La dissection de l’espace extrapéritonéal est alors complètement réalisée, visualisant la prostate, la vessie et les aponévroses pelviennes moyennes.
Dissection de l'apex - (10/14)
L’apex de la prostate doit être parfaitement dégraissée, et la veine superficielle de la verge peut être coagulée à la pince bipolaire, puis sectionnée. Cette coagulation ne doit pas être effectuée à proximité de l’apex de la prostate, car cette veine à tendance à se rétracter, et si l’hémostase n’est pas effectuée de façon satisfaisante, il est difficile de parfaire cette hémostase au contact du plexus de Santorini. Une fois cette apex parfaitement dégraissé, l’aponévrose pelvienne moyenne est alors incisée de façon bilatérale, puis les muscles, les différentes fibres des muscles releveurs de l’anus sont repoussés latéralement mettant à nu l’apex prostatique. Les ligaments puboprostatiques sont alors coagulés est sectionnés en restant au ras du pubis. A ce stade, il n’est pas nécessaire d’effectuer une dissection complète de l’apex prostatique, celle-ci sera réalisée à la fin de l’intervention.
Le 6ème trocarts est alors placé au ras du pubis, puis un fil de Vicryl 0 est noué au niveau de col vésical.
Ce point tracté à l’aide d’une pince crocodile placée dans le trocart suspubien permet de suspendre et d’exposer le col vésical.
Le col vésical est alors disséqué à la pince bipolaire et au ciseau monopolaire, en commençant latéralement de manière à bien exposer la limite entre la vessie et la prostate.
Section du col vésical et incision du fascia de Denonvilliers - (11/14)
La face antérieure du col est alors ouverte, permettant de visualiser la sonde vésicale.
Celle-ci est attrapée par la pince crocodile, de là est passée dans le trocart suspubien. Il est nécessaire pour cela d’attraper la sonde vésicale au niveau d’un des œilletons de cette sonde.
La prostate est alors tractée vers le haut à l’aide de cette sonde, une pince de Kelly ayant été mise en place au niveau de la verge pour faire contre appui.
La face postérieur du col vésical est ainsi exposée, puis incisée. Cette face postérieure est alors saisie à l’aide d’une pince fenêtrée courbe placée dans la main gauche de l’opérateur. La dissection de ce col est alors complétée de manière à trouver en arrière l’aponévrose de Denonvilliers, qui enferre les canaux déférents et les vésicules séminales.
Cette dissection est poursuivie latéralement afin de séparer complètement la vessie de la prostate, et d’exposer les pédicules prostatiques. Tout au long de son geste, l’assistant repousse la vessie vers le haut à l’aide d’une pince placée au niveau de son dôme et aspire les écoulements sanguins et urineux à l’aide de l’aspirateur placé dans le plan postérieur du col vésical.
Dissection des canaux déférents et des vésicules séminales - (12/14)
Les feuillets postérieurs de l’aponévrose de Denonvilliers est alors incisée de manière a retrouver médialement les 2 canaux déférents puis latéralement les vésicules séminales. Les canaux déférents sont sectionnés après avoir été clipés, puis saisis, tractés vers le haut à l’aide de la pince crocodile placée dans le 6ème trocart, qui aura relâché la sonde vésicale, qui aura été retirée.
Puis latéralement les vésicules séminales sont alors disséquées, des clips étant placés au niveau du pédicule vasculaire séminale. Il est alors habituel de proscrire la coagulation bipolaire ou monopolaire, de manière à éviter toute lésion des bandelettes neurovasculaires qui sont situées en dehors des vésicules séminales.
Section des pédicules prostatiques et préservation nerveuse - (13/14)
Les 4 éléments (canaux déférents, vésicules séminales) sont alors saisis par l’aide et tractés vers le haut exposant le feuillet postérieur de l’aponévrose de Denonvilliers qui est alors incisée transversalement de manière à mettre à nu la graisse prérectale. La dissection est alors poursuivie le plus en avant et en bas possible en arrière de la prostate.
De part et d’autre, les pédicules vasculaires prostatiques sont alors clipés puis sectionnés (Figure 13).
Préservation des bandelettes neurovasculaires, dissection de l’apex et section de l’urètre:
(CLIP 05_apex et uretre)
A ce stade, en réalisant une dissection au ras de la prostate, les 2 bandelettes neurovasculaires se détachent en l’absence de tout envahissement facilement, il peut être nécessaire alors de placer quelques clips, pour parfaire l’hémostase (Figure 14, 15 et 16). La prostate n’est alors plus maintenue que part son apex.
La pince crocodile de l’aide placée dans le 6ème trocart, saisie alors de nouveau le nœud placé au niveau du col vésical ce qui permet de faire pivoter la prostate autour de son apex, l’exposant ainsi parfaitement.
La dissection se poursuit autour de cet apex, l’aide protégeant les bandelettes neurovasculaires en les repoussant en dehors. Un Béniqué est alors placé dans l’urètre et abaissé vers le bas pour exposer parfaitement l’apex prostatique. Le plexus de Santorini est alors lié par 2 points de Vicryl 0, le 2ème point étant un point en X.
L’aide tracte alors la prostate vers le haut de façon à mettre en tension l’apex prostatique, puis à l’aide des ciseaux monopolaire, le plexus de Santorini, est alors sectionné progressivement, et doucement de manière à mettre à nu l’urètre et les ailerons urétraux.
Anastomose urètrovésicale - (14/14)
La face antérieure de l’urètre est alors sectionnée mettant à nu la sonde vésicale, puis les ailerons et la face postérieure de l’urètre sont alors sectionnés.
En s’aidant d’une pince passée en arrière de la prostate qui protège le rectum, les dernières attaches de la prostate par le muscle récto-urétral sont alors sectionnées.
La pièce de prostatectomie radicale est alors placée dans endobag, puis retiré à travers l’incision initiale sous ombilicale qui à ce moment peut être agrandie si la taille de la prostate est trop importante. Cette pièce est alors examinée afin de vérifier son intégrité, puis le trocart optique est replacé. Pour réaliser l’anastomose urétrovésicale, l’opérateur utilise 2 porte-aiguille, placés dans les 2 trocarts de 10 mm gauche, et de 5 mm droit, placés à mi-chemin entre l’épine iliaque antéro-supérieure et l’ombilic. Cette méthode a été décrite par Van Velthoven.
Cette suture sera réalisée à l’aide d’un fil double aiguillée de Vicryl 3.0, aiguille 5/8ème .(Figure 17)
A l’aide d’une pince placée dans le trocart de 5 mm gauche, l’aide expose la face postérieure du col vésical, et un point en U placé de dehors en dedans à l’aide des 2 aiguilles, à ce niveau.
Puis on réalise l’anastomose urétrovésicale en plaçant dans un 1er temps 3 points de 6 H à 9 H à l’aide du porte-aiguille droit et de 6 H à 9 H à l’aide du porte-aiguille gauche, les points étant placés de dedans en dehors au niveau de l’urètre et de dehors en dedans au niveau de la vessie.
Pour charger suffisamment l’urètre, l’opérateur utilise la sonde vésicale en plaçant l’aiguille au contact de celle-ci qui est ensuite tractée à l’intérieure de l’urètre.
Il faudra prendre garde de ne pas prendre cette sonde vésicale dans le surjet anastomotique.
Puis les 2 fils sont tractés latéralement, de manière à parfaitement faire descendre la vessie au contact de l’urètre, une sonde vésicale, charrière 20, est alors placée dans la vessie, puis le surjet est terminé en réalisant des points en poursuivant le surjet sur la face antérieure de l’urètre et de la vessie. Ce surjet est alors noué.
Le but de la prostatectomie radicale est d’assurer le meilleur contrôle carcinologique tout en préservant la continence et si possible la puissance sexuelle.
Le suivi post-opératoire après l’intervention, de la même façon, tient au soucis de faire la part égale à la prise en charge du suivi carcinologique, du recouvrement de la continence d’une part, des érections d’autre part.
Suivi carcinologique
L’étude anatomopathologique de la pièce opératoire fournit ces éléments pronostiques :
- Le stade pathologique (classification TNM 2002) décrit l’étendue de la tumeur, sa localisation au sein de la prostate, son caractère intra ou extra prostatique, et un éventuel envahissement des vésicules séminales.
- Les marges d’exérèse reflètent la qualité de l’exérèse réalisée. Il existe d’étroites intrications entre le stade pathologique et l’état des marges d’exérèse : plus la tumeur est extra prostatique, plus le risque de marges d’exérèse positive est élevé.
- Le score de Gleason est le reflet de la différenciation et de l’aggressivité tumorale. Il s’étend de de 2 à 10. Plus le score de Gleason est élevé, plus la tumeur est indifférenciée.
Le suivi carcinologique est fondé sur le taux de PSA pot-opératoire ; après chirurgie, il doit être inférieur à 0,2 ng/ml. Il est important que ces dosages soit réalisé dans le même laboratoire d’analyse biologique parce qu’il existe des variations de mesure entre les différents laboratoires.
En fonction de l’évolutivité de ce taux de PSA et des résultats de l’examen anatomopathologique de la pièce opératoire (stade pathologique, statut des marges d’exérèse, score de Gleason) peut être décidé un traitement complémentaire adjuvant radiothérapique, hormonal ou chimiothérapique.
Après traitement, la surveillance reposera toujours sur le taux de PSA, reflet du contrôle carcinologique.
La continence
La continence post-opératoire se rétablit progressivement après chirurgie : la préservation du sphincter urinaire, la durée de sondage, l’âge du patient sont les facteurs influençant le retour de la continence.
La réalisation de séances de rééducation sphinctérienne préopératoire est également un facteur important pour le rétablissement de la continence. Elle permet l’établissement d’une relation patient-kinésithérapeute, la reconnaissance du contrôle sphinctérien et si nécessaire une rééducation sphinctérienne post-opératoire plus facile et plus directe.
Après chirurgie, le retour de la continence est variable, la continence pouvant être acquise d’emblée comme pouvant nécessiter plusieurs mois avant de se rétablir.
En moyenne, la période d’un mois est la période après laquelle apparaissent les signes francs d’amélioration.
Les troubles de la continence sont avant tout d’origine sphinctérienne mais peuvent être également d’origine vésicale : ils s’expriment avant tout par des fuites urinaires, lors des efforts minimes ou importants, mais également par des impétuosités avec fuite. La continence nocturne est la première à apparaître.
Les troubles de la continence peuvent nécessiter le port de protection et régresser jusqu’à un an après l’intervention. Outre la kinésithérapie post-opératoire, si les troubles persistent, il peut être envisagé la mise en place d’un sphincter artificiel. D’autres alternatives sont actuellement développées dans le service comme la greffe de cellules sphinctériennes, mais ces travaux menés par le Docteur René Yiou sont encore du domaine de la recherche.
Puissance sexuelle
De nombreux facteurs ont été mis en évidence dans le retour de la puissance sexuelle :
- L’état des érections avant l’intervention. Il paraît évident que chez les patients ne présentant pas d’érections avant l’intervention, celles-ci ont peu de chances de réapparaître après chirurgie.
- L’âge du patient influence également le retour des érections. Un patient âgé de moins de 65 ans retrouvera plus facilement ses érections qu’un patient plus âgé.
- La préservation des bandelettes neuromusculaires est le facteur peropératoire le plus important. Dans les bandelettes qui cheminent de chaque côté de la prostate, circulent des nerfs impliqués dans la physiologie de l’érection. La préservation de ces bandelettes ne doit pas faire diminuer la qualité de l’exérèse chirurgicale et doit être envisager en fonction des données préopératoires (examen clinique, taux de PSA préopératoire, résultats des biopsies prostatiques, bilan radiologique) et des données peropératoires (facilité de préservation, adhérences…).
Le phénomène d’érection est un phénomène complexe, sous le contrôle de facteurs psychologiques, neurologiques, vasculaires et hormonaux. L’injection intraveineuse de prostaglandines permet de provoquer artificiellement des érections. Il a été démontré que la réalisation de telles injections à faible dose outre le côté psychologique en permettant la poursuite des rapports sexuels, permettait également l’oxygénation des tissus érectiles et favorisait le retour des érections naturelles.
En pratique, la prise en charge des troubles de l’érection s’effectue de la façon suivante :
- Réalisation d’injection bi hebdomadaire de prostaglandine intracaverneuse à faible dose, pour maintenir la fonction érectile, en moyenne pendant 3 à 6 mois, date à laquelle commencent à réapparaître les érections naturelles.
- Poursuite des injections intracaverneuses en association avec des drogues pro érectiles par voie orale, pour renforcer la qualité des érections naturelles pendant 6 à 12 mois.
- Arrêt des injections intracaverneuses et poursuite des médicaments par voie orale jusqu’à ce que la qualité des érections naturelles devienne satisfaisante pour obtenir des rapports sexuels sans médication.
Les érections peuvent revenir jusqu’à deux ans après l’intervention. Cette durée plus longue que pour la continence est due en particulier à la régénérescence lente des fibres nerveuse.
Prise en charge des patients
Une méthode originale a été développée dans le service pour évaluer les résultats de la prostatectomie radicale.
En effet, il a été démontré que la méthode des autoquestionnaires remplis par les patients était la méthode la plus objective pour évaluer les résultats fonctionnels. Ces questionnaires sont effectivement remplis en l’absence de toute influence médicale ou paramédicale. Ce suivi fonctionnel doit être poursuivi au moins pendant 2 ans, délai où la continsse est fixée et où peuvent encore réapparaître les érections. Ce suivi doit être également effectué de manière prospective.
Au moment de la pré hospitalisation, sont remis au patient des interrogatoires concernant sa continence et sa puissance sexuelle qu’il devra remplir avant l’intervention et 1 mois, 3mois, 6 mois, 1 an et 2 ans après l’intervention. Ces interrogatoires sont ensuite analysés par le Docteur Laurent Salomonlaurent.salomon@hmn.ap-hop-paris.fr.
De la même façon, le patient sera revu par son chirurgien 1 mois, 3 mois, 6 mois, un an, puis de façon semestrielle les 3premières années après chirurgie avec un taux de PSA de contrôle. Au cours de ces consultations, le résultat du taux de PSA ainsi que les éventuels traitements associés, sont également transmis au Docteur Laurent Salomon pour analyse.
Résumé
Date
Bilan biologique
Continence
Erection
Evaluation
Préopératoire
Kinésithérapie périnéale
Pré-opératoire
Intervention chirurgicale
1 mois
ECBU, PSA
Kinésithérapie périnéale
Injection intracarverneuse
Interrogatoire
1 mois
3 mois
PSA
Injection intracarverneuse
Interrogatoire
3 mois
6 mois
PSA
Injection intracarverneuse
+ traitement oral
Interrogatoire
6 mois
1 an
PSA
Injection intracarverneuse
+ traitement oral
Interrogatoire
1 an
18 mois
PSA
Traitement oral
Interrogatoire
18 mois
2 ans
PSA
Traitement oral
Interrogatoire
2 ans
30 mois
PSA
3 ans
PSA
Suivi annuel
PSA
Au total
La prise en charge après prostatectomie radicale est triple : contrôle carcinologique, retour de la continence et des érections. Celle-ci s’effectue de manière plus « intensive » pendant les 2 premières années après la chirurgie puis devient semestrielle puis annuelle par la suite. Au sein du service d’urologie, le principal interlocuteur reste le chirurgien qui a pratiqué l’intervention mais d’autres interlocuteurs peuvent intervenir comme le Dr Salomon qui est responsable de l’évaluation des résultats et le Dr Yiou qui est chargé de la prise en charge des troubles fonctionnels après prostatectomie radicale
Interrogatoire
Continence Dans la journée Combien de temps se passe en moyenne entre chaque fois où vous allez uriner ?
Moins d’une heure
De une à deux heures
Plus de trois heures
Devez-vous vous précipiter aux toilettes pour uriner à cause d’un besoin pressant ?
Jamais
Parfois (moins d’une fois par jour)
Souvent (plus d’une fois par jour)
A chaque fois
Dans ce cas, pouvez-vous vous contenir jusqu’aux toilettes ?
Toujours
Le plus souvent
Parfois
Jamais
Perdez-vous les urines sans raison évidente et sans ressentir le besoin d’uriner ?
Jamais
Parfois (moins d’une fois par jour)
Souvent (plus d’une fois par jour)
A chaque fois
Est-ce à l’occasion de ?
Non, je ne perds pas les urines
Effort intense (activité sportive, port de valise ...)
Effort modéré (monter les escaliers...)
Effort minime (toux, rire…)
Portez-vous une protection dans vos sous-vêtements ?
Jamais
Par précaution
Par nécessité
Pas plus d’une protection par nuit
Plus d’une protection par nuit
Durant la nuit Combien de fois vous faut-il uriner la nuit ?
Jamais
Une fois
Deux fois
Plus de trois fois
Perdez-vous de l’urine pendant votre sommeil ?
Jamais
Parfois (moins d’une fois par semaine)
Souvent (plus d’une fois par semaine)
A chaque fois
Utilisez-vous des protections pendant la nuit ?
Jamais
Par précaution
Par nécessité
Pas plus d’une protection par nuit
Plus d’une protection par nuit
Sexualité Désirez-vous avoir des rapports sexuels ? oui/non Avez-vous des rapports sexuels ? oui/non Avez-vous des érections ?
Oui, avec une rigidité normale
Oui, avec une rigidité réduite mais permettant les rapports sexuels avec pénétration
Oui, avec une rigidité réduite, ne permettant pas les rapports sexuels avec pénétration
Non, aucune érection
Amélioration des troubles de la miction et de l’érection Si vous avez présenté des troubles urinaires à type de perte d’urine, au bout de combien de temps après l’intervention chirurgicale, avez-vous constaté une amélioration ? Je n’ai jamais eu de troubles urinaires
1 mois
3 mois
6 mois
1 an
plus de 1 an
pas d’amélioration
Si vous avez présenté des troubles de l’érection, au bout de combien de temps après l’intervention chirurgicale, avez-vous constaté une amélioration?
Je n’ai jamais eu de troubles de l’érection
1 mois
3 mois
6 mois
1 an
plus de 1 an
pas d’amélioration
Qualité de vie Vous venez d’expliquer comment vous urinez. Si vous deviez vivre le restant de votre vie de cette manière, diriez-vous que vous seriez :
Très satisfait
Satisfait
Plutôt satisfait
Partagé (ni satisfait ni ennuyé)
Plutôt ennuyé
Ennuyé
Très ennuyé
Vous venez d’expliquer quelles étaient les conséquences sur votre vie sexuelle. Si vous deviez vivre le restant de votre vie de cette manière, diriez-vous que vous seriez :