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26 juil. 2013

Test de saturométrie (ou d'oxymétrie)

Définition(s)

La saturométrie est la mesure de la saturation en oxygène de l'hémoglobine du sang artériel.
Objectif(s) de soins
  • Obtenir une valeur pour estimer l'état d'oxygénation des tissus
  • Détecter et intervenir rapidement en fonction des changements de la saturation de l'hémoglobine en oxygène
  • Évaluer la réponse aux changements de concentration d'oxygène, aux changements de mode d'administration d'oxygène et aux impacts des activités et des traitements effectués.

Généralités

  • La valeur normale est de 95 % et plus
  • Une valeur inférieure peut être acceptable en présence de maladies chroniques telles que les MPOC ou des situations critiques
  • L'oxygène est transporté de deux façons dans le sang (Tiré de: CHUM, Guide clinique en soins infirmiers, 2001, 1ére édition, p.145) :
    • Dissous dans le plasma (2 %)
    • Lié à l'hémoglobine (98 %)
  • La vitesse à laquelle l'hémoglobine capte l'oxygène des tissus ou la libère dépend de plusieurs facteurs :
    • la pression partielle de l'oxygène (PO2), soit la proportion de l'oxygène dissous dans le plasma;
    • la pression partielle du gaz carbonique (PCO2), soit le produit du métabolisme cellulaire;
    • la température;
    • le ph sanguin.
  • Un résultat est présenté ainsi :
    • Valeurs normales :
      • SpO2 : 95%
      • PO2 : 80–110 mmHg
    • Estimation de l'oxygénation des tissus par le saturomètre :
      • SpO2 : 90%
      • PO2 : 60 mmHg
  • Certains appareils de monitorage perçoivent tous les signes vitaux donc possèdent plusieurs boutons de commande et plusieurs fenêtres d'indicateurs de résultats.

Méthodes disponibles

  • Directement dans le sang artériel lors d'un prélèvement de gaz artériel (SaO2)
  • À l'aide d'un appareil non invasif appelé saturomètre ; cet appareil détecte la pulsation artérielle, mesure la quantité de lumière absorbée par l'hémoglobine et affiche l'interprétation en pourcentage (SpO2).

Matériel requis

  • Saturomètre
  • Dissolvant à vernis à ongles, si requis.
Procédure(s)
  • Installer le saturomètre sur une surface droite
  • Enlever le vernis à ongles au besoin
  • Réchauffer les extrémités des membres, s'il y a lieu afin d'obtenir un meilleur signal de la pulsation
  • Positionner la main de l'usager sur sa cuisse alors qu'il est assis
  • Installer le capteur sur un doigt ou un orteil ; chez l'adulte, le pouce ou le gros orteil sont généralement trop gros pour la majorité des capteurs. Chez le bébé, toutefois, on place le capteur sur le gros orteil et on le maintient en place avec une bande adhésive autour du pied
  • Choisir le doigt le mieux coloré
  • Positionner le capteur de manière à ce que sa lumière soit sur le dessus de l'ongle et le photodétecteur en dessous du doigt ou de l'orteil
  • Mettre le saturomètre en fonction
  • Réduire l'éclairage car une lumière environnante trop forte fausse le signal
  • Vérifier régulièrement l'intégrité de la peau et changer le site du capteur au besoin
  • Selon le modèle de saturomètre, un clignotant vert indique une perfusion de bonne qualité
  • Lire alors le résultat, en pourcentage, sur la fenêtre de l'appareil
  • Si l'indicateur clignote jaune ou rouge, frictionner la main avec une serviette pour activer la circulation ou tremper la main dans un plat d'eau chaude
  • Assécher et enrober la main et le bras dans une serviette chaude pour obtenir un clignotant vert et frictionner au besoin
  • Tenir compte de situations qui risquent de modifier le résultat : baisse de l'hémoglobine, hypoperfusion périphérique, médicaments vasoconstricteurs, hypovolémie (état hémodynamique au cours duquel la perfusion des organes est insuffisante par baisse du volume sanguin total circulant), hypothermie, agitation
  • Débuter l'administration ou changer la concentration d'oxygène lorsque la valeur est inférieure à 95 % ou à la valeur indiquée par le médecin
  • Évaluer l'état global de l'usager pour rechercher et corriger la cause probable d'une baisse de saturation
  • S'assurer que le pouls indiqué sur l'appareil correspond au pouls de l'usager car la saturation ne serait pas fiable en cas de différence. En effet, la saturation en pourcentage d'oxygène est calculée avec chaque pouls détecté permettant ainsi l'actualisation continue de l'affichage du dispositif.

Notes au dossier

Noter :
  • Les résultats de la saturométrie
  • Les qualités du pouls : fréquence, force, régularité
  • Les heures de la mesure
  • Les positions de l'usager lors de la mesure (assis, couché)
  • L'administration d'oxygène, le mode d'administration et la concentration.

Cathéter à chambre implantable ou Port-a-cath

Qu’est-ce qu’un Port-a-Cath® (cathéter à chambre implantable)?

Un Port-a-cath® est un cathéter intraveineux (IV) spécial placé complètement à l’intérieur du corps. On s’en sert pour les enfants qui ont besoin d'une thérapie IV pendant longtemps.
Un Port-a-cath® est composé de deux parties :
  • Le Port-a-Cath® lui-même est un petit tube de métal avec un bouchon en silicone. Il est placé sous la peau de votre enfant, qui recevra sa thérapie IV par une aiguille insérée dans le Port-a-cath® à travers la peau.
  • La deuxième partie est un long tube souple et mince appelé cathéter. Un bout est attaché au Port-a-cath® et l’autre insérée dans une des grosses veines qui mènent au cœur. Le Port-a-Cath® et le cathéter permettent d’administrer le médicament dans le sang.
 
Certains médicaments ne peuvent être administrés au moyen de cathéters IV classiques, et certains autres nécessitent de nombreuses injections douloureuses. Un Port-a-Cath® est un moyen plus confortable et pratique d’administrer des médicaments comme la chimiothérapie, une alimentation IV et des liquides. C’est aussi un moyen plus confortable pour le prélévement d'échantillons de sang.

Avant l’intervention

Avant l’intervention, le médecin qui insèrera le Port-a-Cath® vous rencontrera pour vous expliquer l’intervention, répondre à vos questions et obtenir votre consentement.
Votre enfant recevra un médicament spécial pour dormir, appelé anesthésique général. Vous rencontrerez donc aussi l’anesthésiste, le médecin qui donnera ce médicament à votre enfant.

Parler de l’intervention.

Avant toute intervention, il est important de parler à votre enfant de ce qui se passera, en utilisant des mots qu’il peut comprendre. Les enfants se sentent en effet moins anxieux quand ils savent à quoi s’attendre. C’est important d’être honnête. Dites à votre enfant qu’il ne se réveillera pas pendant l’intervention, mais qu’il se réveillera après. Si vous ne savez pas comment répondre aux questions de votre enfant, appelez l'éducateur en milieu pédiatrique de votre unité.

Analyses sanguines

Votre enfant pourrait devoir subir des analyses sanguines avant la procédure, pour sa sécurité. Le médecin de votre enfant prendra les mesures nécessaires.

Aliments et liquides

L’estomac de votre enfant doit être vide pendant et après l’administration de l’anesthésique, ce qui réduit les chances que votre enfant vomisse ou s’étouffe.

Ce que votre enfant peut manger et boire avant le sédatif (sédation ou anesthésique général)

Nombre d’heures avant l’interventionCe que vous devez savoir
Minuit avant l’interventionPlus aucune nourriture solide. Cela signifie également aucune gomme à mâcher ou aucun bonbon.
Votre enfant peut encore boire des liquides comme du lait, du jus d’orange et des liquides clairs. Les liquides clairs sont ceux qui sont translucides (on peut voir à travers) comme le jus de pomme, le soda au gingembre (comme du Canada Dry ®) ou l’eau.
Votre enfant peut aussi manger du Jell-O ou des jus glacés (popsicles).
6 heuresPlus de lait, de lait en poudre pour bébé, ou de liquides qui ne sont pas translucides comme le lait, le jus d’orange et les boissons gazeuses.
4 heuresCessez d’allaiter votre bébé.
2 heuresAucun liquide clair. Cela signifie plus de jus de pomme, d’eau, de soda au gingembre, de Jell-O ou de jus glacés (popsicles)..
Si vous avez reçu d’autres indications sur ce que votre enfant peut manger ou boire, écrivez-les ici :

Comment on installe un Port-a-Cath®

Un radiologue interventionnel ou un chirurgien insèrera le Portacath de votre enfant au département de thérapie guidée par l’image (TGI) ou dans la salle d’opération. Dans la TGI, on utilise un équipement spécial pour des interventions qui autrefois aurait nécessité une opération traditionnelle.
Pendant l’intervention, le bout du cathéter est inséré dans une veine du cou et placé dans la grosse veine située au­-dessus du cœur, où le sang circule rapidement. Cet emplacement permet un mielleur mélange des médicaments ou des liquides IV.
L’autre bout du cathéter circule sous la peau et s’arrête juste avant l’endroit où l’on pratique une petite incision (coupure) afin de créer un espace appelé pochette. C’est dans la pochette que l’on installe le Port-a-Cath®, sous la peau. Les tissus et la peau sont ensuite refermés au moyen de points de suture.
Un équipement comme une échographie et fluoroscopie, un appareil spécial pour radiographie peuvent être utilisés pendant l’intervention. On pourrait aussi faire une radiographie du thorax après l’intervention pour vérifier si le Port-a-Cath® est placé au bon endroit.
L’insertion du Port-a-Cath® prend une heure à une heure et demie.
Pendant l’intervention, on vous demandera de rester dans la salle d’attente. Quand l’intervention sera terminée et que votre enfant commencera à se réveiller, vous pourrez le voir. Une fois le Port-a-Cath® installé, le médecin ou l’infirmière viendra vous parler.

Soulagement de la douleur pendant et après l’intervention

Votre enfant recevra un anesthésique général; il n’entendra ni ne sentira rien pendant l’intervention.
Après l’intervention, certains enfants ressentent de la douleur ou de l’inconfort léger dans le cou ou la poitrine pendant un jour ou deux. Si c’est le cas de votre enfant, demandez à votre infirmière ou médecin si votre enfant peut avoir quelque chose pour soulager la douleur.
Les enfants ont souvent l’impression d’avoir le cou raide à cause du pansement. Il n’y a aucun danger à ce que votre enfant bouge son cou comme d’habitude.
Une fois que votre enfant sera complètement guéri, le Port-a-Cath® ne devrait pas être douloureux ou inconfortable.

À quoi s’attendre après l’opération

Vous remarquerez deux pansements : un petit dans le cou et un grand sur la poitrine. Ces pansements sont stériles, c’est-à-dire qu’ils ont été posés de manière à ce que le site soit exempt de germes, dans la mesure du possible.
Le pansement dans le cou a l’apparence d’un tissu et peut être retiré après quelques heures. Il y aura aussi un pansement sur le Port-a-Cath® et l’endroit où se trouve l’incision. C’est normal de voir une petite quantité de sang sous ce pansement. Il y aura aussi de petites languettes adhésives blanches près des incisions dans le cou et sur la poitrine. Ne retirez pas ces bandelettes; elles tomberont d’elles-mêmes après deux semaines.
Gardez l’incision propre, sèche et couverte d’un pansement les premiers cinq à sept jours ou jusqu’à ce que le tout soit bien guéri. Une fois les incisions guéries, nul besoin de placer un pansement sur le Port-a-Cath® ou de le couvrir quand on ne s’en sert pas, car il est bien protégé sous la peau.

Risques liés à l’insertion d’un Port-a-Cath®

Toute intervention a des risques. Chaque intervention est jugée en évaluant les avantages de l’intervention pour votre enfant par rapport aux risques qu’elle peut présenter. Le risque des interventions varie de faible à élevé, ce qui inclut le décès.
L’insertion d’un Port-a-Cath® est habituellement considérée une intervention à faible risque. Les risques varient selon l’état de santé de votre enfant, son âge, sa taille et tout autre problème qu’il peut avoir.
Voici certains risques :
  • Impossibilité de trouver une veine ouverte où insérer le cathéter du Port-a-Cath®;
  • saignements ou ecchymoses;
  • infection;
  • caillots;
  • air dans les poumons ou les veines;
  • perforation d’un vaisseau sanguin;
  • rythme cardiaque anormal;
  • décès (très, très rare)

Comment on utilise le Port-a-Cath®

Quand votre enfant aura besoin de médicament, on insèrera une aiguille dans le Port-a-Cath® à travers la peau. C’est ce que l’on appelle accéder au Port-a-Cath®. Une crème anesthésiante peut être appliquée pour engourdir la peau au dessus du Port-a-Cath® à l’endroit où on insère l’aiguille. De nombreux enfants trouvent que cette crème aide à réduire la douleur de l’aiguille. Demandez à votre médecin de commander la crème si vous voulez l’utiliser.
L’infirmière nettoiera la peau de votre enfant et percera la peau avec l’aiguille pour accéder au Port-a-Cath®. L’aiguille sera couverte d’un pansement qui la gardera propre et en place. L’infirmière administrera ensuite les médicaments au moyen de l’aiguille dans le Port-a-Cath®.
Quand tout le médicament aura été administré, le Port-a-Cath® sera rincé avec un médicament appelé héparine. L’héparine aide à empêcher le Portacath de s’obstruer, pour qu’elle fonctionne bien chaque fois que vous irez à l’hôpital.

Le Port-a-Cath® ne peut pas tomber

Le Port-a-Cath® ne peut pas tomber ou être arraché. Cependant, si l’on accède au Port-a-Cath® au moyen d’une aiguille, l’aiguille, elle, peut être arrachée accidentellement. Si l’aiguille sort partiellement ou entièrement, le Port-a-Cath® pourrait se boucher, et la peau pourrait être irritée par les médicaments qui couleraient du Port-a-Cath® sur la peau qui l’entoure. Pour empêcher cela, il est très important de vérifier que l’aiguille est couverte d’un pansement et que l’aiguille et le tube sont fixés au corps de votre enfant.

Choses à signaler après l’insertion du Port-a-Cath®

Communiquez avec l’infirmière des soins communautaires, le service d’accès vasculaire de l’hôpital ou votre médecin ou infirmière si vous constatez l’un ou l’autre des signes suivants :
  • votre enfant a de la fièvre ou des frissons;
  • vous remarquez des saignements, une rougeur ou de l’enflure près du Port-a-Cath® ou du cou;
  • des écoulements au site du Port-a-Cath®;
  • le Port-a-Cath® de votre enfant est difficile ou impossible à rincer;
  • l’utilisation du Port-a-Cath® est douloureuse.
La situation de chaque enfant est différente; vous devez donc demander à votre médecin s’il y a des directives précises pour votre enfant. Écrivez-les ici :

Soins du Port-a-Cath®

Quand l’insertion initiale sera guérie, aucun soin spécial à domicile n’est nécessaire. Si aucune aiguille n’est en place, nul besoin de couvrir le site du Port-a-Cath® avec un pansement. Si votre enfant n’a pas besoin de recevoir des médicaments au moyen du Port-a-Cath® pendant longtemps, il faudra accéder au Port-a-Cath® et le rincer à l’héparine toutes les quatre à six semaines. Cela l’empêche de s’obstruer. Cela peut parfois être fait à la maison, ou à la clinique à l’hôpital. Votre médecin ou votre infirmière s’en occupera.

Activités

Après l’insertion du Port-a-Cath®, votre enfant pourra reprendre la plupart de ses activités, comme aller à la garderie ou à l’école, jouer à des jeux et faire du sport comme faire la bicyclette ou jouer au tennis. Votre enfant ne devrait cependant pas faire de sport de contact qui comporte le risque d’un coup à l'endroit du Port-a-Cath®, ce qui pourrait l’endommager.
Quand les incisions seront guéries, votre enfant pourra nager ou faire d’autres activités aquatiques s’il n’y a aucune aiguille en place. Si une aiguille est en place, votre enfant ne devrait pas aller dans l'eau et le pansement doit être gardé au sec. Si l’aiguille entre en contact avec de l’eau, votre enfant a plus de risques de contracter une infection.

Combien de temps le Port-a-Cath® peut rester en place

Le Port-a-Cath® peut rester en place pendant des mois ou des années.

Retrait du Port-a-Cath®

Une fois que l’équipe médicale est sure que le Portacath n’est plus nécessaire, elle prendra les mesures qu’il faut pour son retrait. On retire le Port-a-Cath® sous anesthésie générale. Cette procédure prend environ une heure. Les restrictions quant à l’apport en aliments et en liquides pour le jour de l’intervention sont semblables à celles qui s’appliquaient au moment de l’installation.

Choses que vous devez savoir au sujet du Port-a-Cath® de votre enfant

Il y a certaines choses que vous devez savoir au sujet du Port-a-Cath® de votre enfant. Si vous avez un problème et devez appeler l’infirmière en santé communautaire ou le service d’accès vasculaire. Les renseignements qui suivent au sujet du Port-a-Cath® de l’enfant leur sont très précieux, ainsi que les détails sur le problème. Remplir la fiche d’information suivante.

Date de l’insertion :

Type d’embase (encercler ce qui s’applique) :

  • cathéter monolumière;
  • cathéter à double lumière.

Le Port-a-Cath® (encercler ce qui s’applique) :

  • à administrer des produits sanguins;
  • à la chimiothérapie;
  • à l’NPT;
  • à l’administration de médicaments;
  • autres :

Remarques au sujet du Port-a-Cath®


Questions ou préoccupations

Si vous avez des questions ou des préoccupations au sujet du Port-a-Cath® de votre enfant, vous pouvez appeler l’une des personnes suivantes. Écrivez les numéros ici :
Infirmière en soins communautaires :
Service d’accès vasculaire :
Le médecin ou l’infirmière de votre enfant :
Autre :

À retenir

  • Un Port-a-Cath® est un cathéter intraveineux (IV) spécial installé dans le corps. L’extrémité du cathéter est inséré dans une veine du cou, le cathéter se prolonge dans la grosse veine au-dessus du cœur.
  • Le Port-a-Cath® est un moyen plus confortable d’administrer des médicaments et de faire des prélèvements.
  • Votre enfant recevra un anesthésique général; il n’entendra ni ne sentira rien pendant l’intervention.
  • Quand votre enfant sera rétabli, aucun soin spécial à domicile n’est nécessaire.
 


18 juil. 2013

Anévrisme artériel (généralités)

Classification 
On distingue plusieurs types d'anévrisme :
  • L'anévrisme artérioveineux est une communication permanente entre une artère et une veine, avec la présence d'un sac anévrismal
  • L'anévrisme cirsoïde
  • L'anévrisme disséquant
  • L'anévrisme mycotique
  • L'anévrisme sacciforme
  • L'anévrisme de Pestalozzy
  • L'anévrisme de Rasmussen
  • Le faux anévrisme est une importante quantité de sang au contact d'une plaie survenue dans une artère
  • L'anévrisme secondaire à la maladie de Horton (inflammation de la paroi de l'artère)
  • L'anévrisme dû à une anomalie congénitale de la paroi artérielle comme dans la maladie de Marfan
  • L'anévrisme fusiforme correspond à une simple dilatation de l'artère
  • L'anévrisme survenant au niveau d'une artère à l'intérieur du crâne (anévrisme artériel intracrânien) est une dilatation d'un segment d'artère et touche environ 2 à 3 % de la population. Cette variété d'anévrisme est à l'origine d'hémorragies méningées (envahissement des méninges par le sang) et concerne tout particulièrement l'anévrisme sacciforme dû à une fragilisation congénitale de la paroi artérielle. La rupture de l'anévrisme est le plus souvent favorisée par l'athérosclérose mais également par l'hypertension artérielle (augmentation de la tension artérielle).
  • L'anévrisme intracrânien dû à un traumatisme se développe à partir d'une lésion de la paroi de l'artère.
  • L'anévrisme artériel des membres peut siéger au niveau d'une artère fémorale, d'une sous-clavière mais également sur les petites artères. Il entraîne des paresthésies (picotements, engourdissement) mais également des crampes au niveau des membres.
  • Physiopathologie 
    L'anévrisme artériel des membres correspond à une dilatation du segment d'une artère au niveau d'un membre. Ceci est le résultat d'une faiblesse de la paroi de ce vaisseau. Les modifications anatomiques des parois de l'artère sont généralement liées à une artériosclérose c'est-à-dire à des dépôts de corps gras dans les parois de l'artère ce qui modifie son anatomie et plus précisément sa souplesse (ce qui aboutit à une sclérose : diminution de l'élasticité des parois du vaisseau). Les principales causes de l'anévrisme artériel des membres sont :
    • Une hypertension artérielle (élévation de la tension artérielle).
    • Le tabagisme.
    • Un taux de lipides trop important dans le sang.
    • Une infection faisant suite à un champignon (mycose) ceci assez rarement.
    • Un traumatisme (rarement).
    Il s'agit d'une affection cardio-vasculaire concernant essentiellement les artères poplitées c'est-à-dire les artères passant dans le creux du genou en arrière de celui-ci. Les autres localisations de l'anévrisme artériel des membres concernés  sont les artères iliaques, les artères fémorales et l'artère sous clavière (moins fréquemment).
    La palpation met en évidence, sur le trajet de l'artère concernée, une excroissance c'est-à-dire une grosseur.
    Le patient se plaint d'une augmentation de volume battant (l'artère bat comme le coeur) ce qui augmente le volume de la grosseur (tuméfaction vasculaire) à chaque pulsation cardiaque. Quelquefois l'examen du patient met en évidence un souffle quand l'examinateur (le généraliste ou le cardiologue entre autres) ausculte la zone concernée à l'aide d'un stéthoscope.
    Les examens complémentaires et plus précisément l'échographie, le scanner ainsi que l'artériographie qui consiste à injecter un produit contenant de l'iode et permettant de rendre les artères visibles sur les radios, mettent en évidence le siège exact de la tuméfaction battante, sa forme et la taille de l'anévrisme.
    L'évolution de l'anévrisme artériel des membres est susceptible de s'accompagner de complications. Il peut s'agir par exemple de la formation, au niveau de la dilatation, de thrombose (caillot sanguin) pouvant migrer (se déplacer plus loin) à l'intérieur de l'artère ou dans ses branches puis se bloquer lorsque celle-ci se rétrécit. Ceci entraîne un arrêt de la circulation en aval, correspondant à un envoi d'embole avec ischémie (diminution de la vascularisation : l'apport sanguin) du membre concerné. L'autre complication peut être la rupture suivie d'une hémorragie. La compression des tissus avoisinants et notamment des veines et des nerfs peut également survenir.
    Le traitement de ce type d'affection est de nature chirurgicale. Il consiste à sectionner et à remplacer la partie qui est lésée (abîmée) de l'artère par un segment de tuyau synthétique.
    Symptômes 
    Paralysie survenant au niveau du visage et correspondant à un anévrisme intracrânien Dilatation des pupillesPerte du réflexe photomoteur (ouverture et fermeture de la pupille après éclairage plus ou moins important)Douleurs au niveau des orbites correspondant à un anévrisme ayant tendance à augmenter de volume et se situant à la jonction entre l'artère communicante postérieure et l'artère carotide interneCéphalées occipitales (situées en arrière du crâne)Cervicalgies postérieures (douleurs en arrière du cou)
    Consultation médecin 
    Un anévrisme artériel (le plus souvent indolore) est parfois mis en évidence, quand il est superficiel, par l'apparition d'une tuméfaction (grosseur) ayant tendance à augmenter de volume, et battante (à la manière du pouls).
    Examen médical 
    C'est l'échographie et l'artériographie du cerveau qui permettent de mettre en évidence les anévrismes sacciformes.Le scanner ou l'IRM sont également d'une grande utilité.
    Complications de la maladie 
    Rupture de l'anévrisme entraînant une hémorragie le plus souvent mortelle. Cette rupture est en rapport direct avec la taille de l'anévrisme Fragilisation de la paroi artérielle entraînant une fissuration susceptible de donner des douleurs localiséesCompression des organes voisinsSurvenue d'un caillot sanguin (embolie)
    Traitement 
    Intervention chirurgicale, quand cela est possible, après clampage de l'artère.En cas d'anévrisme sacculaire intracrânien, l'intervention neurochirurgicale (grâce au microscope opératoire) est destinée à prévenir la récidive d'hémorragies le plus souvent dramatiques. La longueur du collet et la taille du sac sont des facteurs permettant de décider de la nécessité d'oblitérer (fermer) l'anévrisme par une intervention neurochirurgicale. Des études récentes permettent d'affirmer qu'un anévrisme est susceptible de se rompre quand il est supérieur à 7 mm, et cette variété d'anévrisme doit bénéficier d'une intervention préventive.Les techniques utilisant un ballonnet entraînent l'occlusion de l'anévrisme ou de l'artère carotide interne chez un patient ayant un anévrisme non opérable.

    Prévention 


    Traitements médicaux : Ce sont essentiellement les :
    • Traitement antiagrégant plaquettaire,
    • Traitement anticoagulant,
    • Traitement vasodilatateur.
    Traitement préventif : Traitement des facteurs de risque vasculaire.
    • Hypercholestérolémie,
    • Hypertension artérielle,
    • Diabète,
    • Arrêt de l'Intoxication tabagique,
    • Lutte contre la sédentarité,
    • Lutte contre la surcharge pondérale.
    Bilan Echo-Doppler artériel :
    Il intéresse l'ensemble des territoires artériels extrathoracique, (donc hormis le coeur et les poumons) c'est à dire :
    • Les artères à destinée cervico-encéphalique,
    • Les artères des membres supérieurs,
    • Les artères abdominales et viscérales,
    • Les artères à destinée génitale,
    • Les artères des membres inférieurs.
    Pour de plus amples détails, nous vous conseillons de vous reporter à la section Echo-Doppler artériel.
    Schématiquement, quatre types d'éléments sont recherchés :
    • Une absence de lésion : Artères normales permettant d'éliminer une pathologie artérielle (diagnostic différentiel) visant à rechercher d'autres diagnostics par d'éventuels examens complémentaires, à des sciatiques par exemple, ou un canal lombaire étroit).
    • Les lésions sténosantes ou oblitérantes des artères, essentiellement dues à des lésions athéromateuses ou plus rarement par des lésions de maladies inflammatoires, (takayachu par exemple).
    • Des dilatations des artères, appelées aussi ectasies - anévrismes, dont le plus fréquent est l'anévrisme de l'aorte abdominale sous rénale et anévrisme de l'artère poplitée derrière le genou, avec le risque de rupture gravissime.
    • Le suivi des maladies artérielles traitées médicalement ou chirurgicalement. Un bilan Echo-Doppler est souvent nécessaire une à deux fois par an, pour suivre l'évolution des maladies traitées médicalement ou chirurgicalement ; notamment des pontages avec les risques d'apparition de faux anévrismes ou de nouvelles sténoses (pontages par saphènes internes ou matériels prothétiques).
    Une Note particulière pour :
    Les Echo-Dopplers transcrâniens permettant d'analyser les artères intracérébrales, (non pratiqués au cabinet) examen difficile du fait de l'empêchement du passage des ultrasons par la barrière osseuse que constitue la boite crânienne et
    Les bilans Echo-Doppler de l'impuissance (Echo-Doppler génital) à la recherche de lésion artérielle impliquée dans cette pathologie.


    Insistons encore sur le rôle indispensable du traitement des facteurs de risque vasculaire artériel et notamment l'arrêt du tabac et la lutte contre la sédentarité.
    Activité physique quotidienne d'au moins une heure par jour pour l'artérite des membres inférieurs (AMI)

    17 juil. 2013

    L'hémorragie digestive haute vs. l'hémorragie digestive basse

    L'hémorragie digestive haute




    Définition
        L'hémorragie digestive haute est d'origine œsophagienne, gastrique ou duodénale.

    Etiologies
    • Contexte : antécédent, prise médicamenteuse, alcoolisme chronique.
    • Endoscopie œso-gastro-duodénale.
    • Hypertension portale due à la rupture des varices œsophagiennes.
    • Ulcère gastro-duodénal.
    • Lésion aiguë de la muqueuse gastro-duodénale.
    • Syndrome de Mallory-Weiss.
    • Tumeurs œsophagiennes et gastriques.

    Signes cliniques
    • Hématémèse (vomissement de sang).
    • Hémoptysie (crachement de sang provenant des voies respiratoires).
    • Epistaxis (saignement de nez).
    • Rectorragie (évacuation par l'anus de sang rouge).
    • Mélaena ou méléna (présence de sang dans les selles).
    • Hématurie (présence de sang dans les urines).
    • Choc hémorragique :
    • Hypotension.
    • Tachycardie.
    • Pâleur, décoloration des conjonctives.
    • Polypnée.
    • Diminution de la diurèse, soif.

    Soins infirmiers
    Prise en charge
    • Evaluation de la conscience :
    • Si trouble de la conscience : mise en position latérale de sécurite (PLS).
    • Si conscience correcte : surélévation des jambes.
    • Dosage biologique : NFS, plaquettes, hématocrite, TP, TCA, ionogramme, groupe sanguin, RAI, urée, créatinine, bilan hépatique.
    • Oxygénothérapie.
    • Pose de 2 voies d'abords veineuses de gros calibre.
    • Remplissage : macromolécules si choc hémorragique ; culots globulaires si hématocrite basse.
    Surveillances
    • Tension artérielle, pouls.
    • Fréquence respiratoire.
    • Diurèse.
    • Conscience.
    • Surveillance biologique : hématocrite, hémoglobine.

     

    L'hémorragie digestive basse

    Définition
        L'hémorragie digestive basse vient de l'intestin grêle, du côlon, du rectum ou de l'anus.
    Etiologies
    • Contexte : prise de la température en rectale, prise médicamenteuse.
    • Anuscopie.
    • Coloscopie.
    • Lavement aux hydrosolubles.
    • Scintigraphie.
    • Artériographie mésentérique.
    • Exploration chirurgicale.
    • Problème du côlon: maladie de Crohn (maladie inflammatoire chronique de l'intestin), colite, infection, ulcère, varice.
    • Problème du rectum : hémorroïde, ulcère traumatique (thermomètre).
    • Problème de l'intestin grêle : tumeur, ulcère, hématome.
    Signes cliniques
    • Rectorragie.
    • Méléna.
    • Choc hémorragique.
    Soins infirmiers
    Prise en charge
    • Evaluation de la conscience :
    • Si trouble de la conscience : mise en position latérale de sécurite (PLS).
    • Si conscience correcte : surélévation des jambes.
    • Dosage biologique : NFS, plaquettes, hématocrite, TP, TCA, ionogramme, groupe sanguin, RAI, urée, créatinine, bilan hépatique.
    • Oxygénothérapie.
    • Pose de 2 voies d'abords veineuses de gros calibre.
    • Remplissage : macromolécules si choc hémorragique ; culots globulaires si hématocrite basse.
    Surveillance
    • Tension artérielle, pouls.
    • Fréquence respiratoire.
    • Diurèse.
    • Conscience.
    • Surveillance biologique : hématocrite, hémoglobine.

    Test de saturométrie (ou d'oxymétrie)

    Définition(s)

    La saturométrie est la mesure de la saturation en oxygène de l'hémoglobine du sang artériel.
    Objectif(s) de soins
    • Obtenir une valeur pour estimer l'état d'oxygénation des tissus
    • Détecter et intervenir rapidement en fonction des changements de la saturation de l'hémoglobine en oxygène
    • Évaluer la réponse aux changements de concentration d'oxygène, aux changements de mode d'administration d'oxygène et aux impacts des activités et des traitements effectués.

    Généralités

    • La valeur normale est de 95 % et plus
    • Une valeur inférieure peut être acceptable en présence de maladies chroniques telles que les MPOC ou des situations critiques
    • L'oxygène est transporté de deux façons dans le sang (Tiré de: CHUM, Guide clinique en soins infirmiers, 2001, 1ére édition, p.145) :
      • Dissous dans le plasma (2 %)
      • Lié à l'hémoglobine (98 %)
    • La vitesse à laquelle l'hémoglobine capte l'oxygène des tissus ou la libère dépend de plusieurs facteurs :
      • la pression partielle de l'oxygène (PO2), soit la proportion de l'oxygène dissous dans le plasma;
      • la pression partielle du gaz carbonique (PCO2), soit le produit du métabolisme cellulaire;
      • la température;
      • le ph sanguin.
    • Un résultat est présenté ainsi :
      • Valeurs normales :
        • SpO2 : 95%
        • PO2 : 80–110 mmHg
      • Estimation de l'oxygénation des tissus par le saturomètre :
        • SpO2 : 90%
        • PO2 : 60 mmHg
    • Certains appareils de monitorage perçoivent tous les signes vitaux donc possèdent plusieurs boutons de commande et plusieurs fenêtres d'indicateurs de résultats.

    Méthodes disponibles

    • Directement dans le sang artériel lors d'un prélèvement de gaz artériel (SaO2)
    • À l'aide d'un appareil non invasif appelé saturomètre ; cet appareil détecte la pulsation artérielle, mesure la quantité de lumière absorbée par l'hémoglobine et affiche l'interprétation en pourcentage (SpO2).

    Matériel requis

    • Saturomètre
    • Dissolvant à vernis à ongles, si requis.
    Procédure(s)
    • Installer le saturomètre sur une surface droite
    • Enlever le vernis à ongles au besoin
    • Réchauffer les extrémités des membres, s'il y a lieu afin d'obtenir un meilleur signal de la pulsation
    • Positionner la main de l'usager sur sa cuisse alors qu'il est assis
    • Installer le capteur sur un doigt ou un orteil ; chez l'adulte, le pouce ou le gros orteil sont généralement trop gros pour la majorité des capteurs. Chez le bébé, toutefois, on place le capteur sur le gros orteil et on le maintient en place avec une bande adhésive autour du pied
    • Choisir le doigt le mieux coloré
    • Positionner le capteur de manière à ce que sa lumière soit sur le dessus de l'ongle et le photodétecteur en dessous du doigt ou de l'orteil
    • Mettre le saturomètre en fonction
    • Réduire l'éclairage car une lumière environnante trop forte fausse le signal
    • Vérifier régulièrement l'intégrité de la peau et changer le site du capteur au besoin
    • Selon le modèle de saturomètre, un clignotant vert indique une perfusion de bonne qualité
    • Lire alors le résultat, en pourcentage, sur la fenêtre de l'appareil
    • Si l'indicateur clignote jaune ou rouge, frictionner la main avec une serviette pour activer la circulation ou tremper la main dans un plat d'eau chaude
    • Assécher et enrober la main et le bras dans une serviette chaude pour obtenir un clignotant vert et frictionner au besoin
    • Tenir compte de situations qui risquent de modifier le résultat : baisse de l'hémoglobine, hypoperfusion périphérique, médicaments vasoconstricteurs, hypovolémie (état hémodynamique au cours duquel la perfusion des organes est insuffisante par baisse du volume sanguin total circulant), hypothermie, agitation
    • Débuter l'administration ou changer la concentration d'oxygène lorsque la valeur est inférieure à 95 % ou à la valeur indiquée par le médecin
    • Évaluer l'état global de l'usager pour rechercher et corriger la cause probable d'une baisse de saturation
    • S'assurer que le pouls indiqué sur l'appareil correspond au pouls de l'usager car la saturation ne serait pas fiable en cas de différence. En effet, la saturation en pourcentage d'oxygène est calculée avec chaque pouls détecté permettant ainsi l'actualisation continue de l'affichage du dispositif.

    Notes au dossier

    Noter :
    • Les résultats de la saturométrie
    • Les qualités du pouls : fréquence, force, régularité
    • Les heures de la mesure
    • Les positions de l'usager lors de la mesure (assis, couché)
    • L'administration d'oxygène, le mode d'administration et la concentration.

    Cathéter à chambre implantable ou Port-a-cath

    Qu’est-ce qu’un Port-a-Cath® (cathéter à chambre implantable)?

    Un Port-a-cath® est un cathéter intraveineux (IV) spécial placé complètement à l’intérieur du corps. On s’en sert pour les enfants qui ont besoin d'une thérapie IV pendant longtemps.
    Un Port-a-cath® est composé de deux parties :
    • Le Port-a-Cath® lui-même est un petit tube de métal avec un bouchon en silicone. Il est placé sous la peau de votre enfant, qui recevra sa thérapie IV par une aiguille insérée dans le Port-a-cath® à travers la peau.
    • La deuxième partie est un long tube souple et mince appelé cathéter. Un bout est attaché au Port-a-cath® et l’autre insérée dans une des grosses veines qui mènent au cœur. Le Port-a-Cath® et le cathéter permettent d’administrer le médicament dans le sang.
     
    Certains médicaments ne peuvent être administrés au moyen de cathéters IV classiques, et certains autres nécessitent de nombreuses injections douloureuses. Un Port-a-Cath® est un moyen plus confortable et pratique d’administrer des médicaments comme la chimiothérapie, une alimentation IV et des liquides. C’est aussi un moyen plus confortable pour le prélévement d'échantillons de sang.

    Avant l’intervention

    Avant l’intervention, le médecin qui insèrera le Port-a-Cath® vous rencontrera pour vous expliquer l’intervention, répondre à vos questions et obtenir votre consentement.
    Votre enfant recevra un médicament spécial pour dormir, appelé anesthésique général. Vous rencontrerez donc aussi l’anesthésiste, le médecin qui donnera ce médicament à votre enfant.

    Parler de l’intervention.

    Avant toute intervention, il est important de parler à votre enfant de ce qui se passera, en utilisant des mots qu’il peut comprendre. Les enfants se sentent en effet moins anxieux quand ils savent à quoi s’attendre. C’est important d’être honnête. Dites à votre enfant qu’il ne se réveillera pas pendant l’intervention, mais qu’il se réveillera après. Si vous ne savez pas comment répondre aux questions de votre enfant, appelez l'éducateur en milieu pédiatrique de votre unité.

    Analyses sanguines

    Votre enfant pourrait devoir subir des analyses sanguines avant la procédure, pour sa sécurité. Le médecin de votre enfant prendra les mesures nécessaires.

    Aliments et liquides

    L’estomac de votre enfant doit être vide pendant et après l’administration de l’anesthésique, ce qui réduit les chances que votre enfant vomisse ou s’étouffe.

    Ce que votre enfant peut manger et boire avant le sédatif (sédation ou anesthésique général)

    Nombre d’heures avant l’interventionCe que vous devez savoir
    Minuit avant l’interventionPlus aucune nourriture solide. Cela signifie également aucune gomme à mâcher ou aucun bonbon.
    Votre enfant peut encore boire des liquides comme du lait, du jus d’orange et des liquides clairs. Les liquides clairs sont ceux qui sont translucides (on peut voir à travers) comme le jus de pomme, le soda au gingembre (comme du Canada Dry ®) ou l’eau.
    Votre enfant peut aussi manger du Jell-O ou des jus glacés (popsicles).
    6 heuresPlus de lait, de lait en poudre pour bébé, ou de liquides qui ne sont pas translucides comme le lait, le jus d’orange et les boissons gazeuses.
    4 heuresCessez d’allaiter votre bébé.
    2 heuresAucun liquide clair. Cela signifie plus de jus de pomme, d’eau, de soda au gingembre, de Jell-O ou de jus glacés (popsicles)..
    Si vous avez reçu d’autres indications sur ce que votre enfant peut manger ou boire, écrivez-les ici :

    Comment on installe un Port-a-Cath®

    Un radiologue interventionnel ou un chirurgien insèrera le Portacath de votre enfant au département de thérapie guidée par l’image (TGI) ou dans la salle d’opération. Dans la TGI, on utilise un équipement spécial pour des interventions qui autrefois aurait nécessité une opération traditionnelle.
    Pendant l’intervention, le bout du cathéter est inséré dans une veine du cou et placé dans la grosse veine située au­-dessus du cœur, où le sang circule rapidement. Cet emplacement permet un mielleur mélange des médicaments ou des liquides IV.
    L’autre bout du cathéter circule sous la peau et s’arrête juste avant l’endroit où l’on pratique une petite incision (coupure) afin de créer un espace appelé pochette. C’est dans la pochette que l’on installe le Port-a-Cath®, sous la peau. Les tissus et la peau sont ensuite refermés au moyen de points de suture.
    Un équipement comme une échographie et fluoroscopie, un appareil spécial pour radiographie peuvent être utilisés pendant l’intervention. On pourrait aussi faire une radiographie du thorax après l’intervention pour vérifier si le Port-a-Cath® est placé au bon endroit.
    L’insertion du Port-a-Cath® prend une heure à une heure et demie.
    Pendant l’intervention, on vous demandera de rester dans la salle d’attente. Quand l’intervention sera terminée et que votre enfant commencera à se réveiller, vous pourrez le voir. Une fois le Port-a-Cath® installé, le médecin ou l’infirmière viendra vous parler.

    Soulagement de la douleur pendant et après l’intervention

    Votre enfant recevra un anesthésique général; il n’entendra ni ne sentira rien pendant l’intervention.
    Après l’intervention, certains enfants ressentent de la douleur ou de l’inconfort léger dans le cou ou la poitrine pendant un jour ou deux. Si c’est le cas de votre enfant, demandez à votre infirmière ou médecin si votre enfant peut avoir quelque chose pour soulager la douleur.
    Les enfants ont souvent l’impression d’avoir le cou raide à cause du pansement. Il n’y a aucun danger à ce que votre enfant bouge son cou comme d’habitude.
    Une fois que votre enfant sera complètement guéri, le Port-a-Cath® ne devrait pas être douloureux ou inconfortable.

    À quoi s’attendre après l’opération

    Vous remarquerez deux pansements : un petit dans le cou et un grand sur la poitrine. Ces pansements sont stériles, c’est-à-dire qu’ils ont été posés de manière à ce que le site soit exempt de germes, dans la mesure du possible.
    Le pansement dans le cou a l’apparence d’un tissu et peut être retiré après quelques heures. Il y aura aussi un pansement sur le Port-a-Cath® et l’endroit où se trouve l’incision. C’est normal de voir une petite quantité de sang sous ce pansement. Il y aura aussi de petites languettes adhésives blanches près des incisions dans le cou et sur la poitrine. Ne retirez pas ces bandelettes; elles tomberont d’elles-mêmes après deux semaines.
    Gardez l’incision propre, sèche et couverte d’un pansement les premiers cinq à sept jours ou jusqu’à ce que le tout soit bien guéri. Une fois les incisions guéries, nul besoin de placer un pansement sur le Port-a-Cath® ou de le couvrir quand on ne s’en sert pas, car il est bien protégé sous la peau.

    Risques liés à l’insertion d’un Port-a-Cath®

    Toute intervention a des risques. Chaque intervention est jugée en évaluant les avantages de l’intervention pour votre enfant par rapport aux risques qu’elle peut présenter. Le risque des interventions varie de faible à élevé, ce qui inclut le décès.
    L’insertion d’un Port-a-Cath® est habituellement considérée une intervention à faible risque. Les risques varient selon l’état de santé de votre enfant, son âge, sa taille et tout autre problème qu’il peut avoir.
    Voici certains risques :
    • Impossibilité de trouver une veine ouverte où insérer le cathéter du Port-a-Cath®;
    • saignements ou ecchymoses;
    • infection;
    • caillots;
    • air dans les poumons ou les veines;
    • perforation d’un vaisseau sanguin;
    • rythme cardiaque anormal;
    • décès (très, très rare)

    Comment on utilise le Port-a-Cath®

    Quand votre enfant aura besoin de médicament, on insèrera une aiguille dans le Port-a-Cath® à travers la peau. C’est ce que l’on appelle accéder au Port-a-Cath®. Une crème anesthésiante peut être appliquée pour engourdir la peau au dessus du Port-a-Cath® à l’endroit où on insère l’aiguille. De nombreux enfants trouvent que cette crème aide à réduire la douleur de l’aiguille. Demandez à votre médecin de commander la crème si vous voulez l’utiliser.
    L’infirmière nettoiera la peau de votre enfant et percera la peau avec l’aiguille pour accéder au Port-a-Cath®. L’aiguille sera couverte d’un pansement qui la gardera propre et en place. L’infirmière administrera ensuite les médicaments au moyen de l’aiguille dans le Port-a-Cath®.
    Quand tout le médicament aura été administré, le Port-a-Cath® sera rincé avec un médicament appelé héparine. L’héparine aide à empêcher le Portacath de s’obstruer, pour qu’elle fonctionne bien chaque fois que vous irez à l’hôpital.

    Le Port-a-Cath® ne peut pas tomber

    Le Port-a-Cath® ne peut pas tomber ou être arraché. Cependant, si l’on accède au Port-a-Cath® au moyen d’une aiguille, l’aiguille, elle, peut être arrachée accidentellement. Si l’aiguille sort partiellement ou entièrement, le Port-a-Cath® pourrait se boucher, et la peau pourrait être irritée par les médicaments qui couleraient du Port-a-Cath® sur la peau qui l’entoure. Pour empêcher cela, il est très important de vérifier que l’aiguille est couverte d’un pansement et que l’aiguille et le tube sont fixés au corps de votre enfant.

    Choses à signaler après l’insertion du Port-a-Cath®

    Communiquez avec l’infirmière des soins communautaires, le service d’accès vasculaire de l’hôpital ou votre médecin ou infirmière si vous constatez l’un ou l’autre des signes suivants :
    • votre enfant a de la fièvre ou des frissons;
    • vous remarquez des saignements, une rougeur ou de l’enflure près du Port-a-Cath® ou du cou;
    • des écoulements au site du Port-a-Cath®;
    • le Port-a-Cath® de votre enfant est difficile ou impossible à rincer;
    • l’utilisation du Port-a-Cath® est douloureuse.
    La situation de chaque enfant est différente; vous devez donc demander à votre médecin s’il y a des directives précises pour votre enfant. Écrivez-les ici :

    Soins du Port-a-Cath®

    Quand l’insertion initiale sera guérie, aucun soin spécial à domicile n’est nécessaire. Si aucune aiguille n’est en place, nul besoin de couvrir le site du Port-a-Cath® avec un pansement. Si votre enfant n’a pas besoin de recevoir des médicaments au moyen du Port-a-Cath® pendant longtemps, il faudra accéder au Port-a-Cath® et le rincer à l’héparine toutes les quatre à six semaines. Cela l’empêche de s’obstruer. Cela peut parfois être fait à la maison, ou à la clinique à l’hôpital. Votre médecin ou votre infirmière s’en occupera.

    Activités

    Après l’insertion du Port-a-Cath®, votre enfant pourra reprendre la plupart de ses activités, comme aller à la garderie ou à l’école, jouer à des jeux et faire du sport comme faire la bicyclette ou jouer au tennis. Votre enfant ne devrait cependant pas faire de sport de contact qui comporte le risque d’un coup à l'endroit du Port-a-Cath®, ce qui pourrait l’endommager.
    Quand les incisions seront guéries, votre enfant pourra nager ou faire d’autres activités aquatiques s’il n’y a aucune aiguille en place. Si une aiguille est en place, votre enfant ne devrait pas aller dans l'eau et le pansement doit être gardé au sec. Si l’aiguille entre en contact avec de l’eau, votre enfant a plus de risques de contracter une infection.

    Combien de temps le Port-a-Cath® peut rester en place

    Le Port-a-Cath® peut rester en place pendant des mois ou des années.

    Retrait du Port-a-Cath®

    Une fois que l’équipe médicale est sure que le Portacath n’est plus nécessaire, elle prendra les mesures qu’il faut pour son retrait. On retire le Port-a-Cath® sous anesthésie générale. Cette procédure prend environ une heure. Les restrictions quant à l’apport en aliments et en liquides pour le jour de l’intervention sont semblables à celles qui s’appliquaient au moment de l’installation.

    Choses que vous devez savoir au sujet du Port-a-Cath® de votre enfant

    Il y a certaines choses que vous devez savoir au sujet du Port-a-Cath® de votre enfant. Si vous avez un problème et devez appeler l’infirmière en santé communautaire ou le service d’accès vasculaire. Les renseignements qui suivent au sujet du Port-a-Cath® de l’enfant leur sont très précieux, ainsi que les détails sur le problème. Remplir la fiche d’information suivante.

    Date de l’insertion :

    Type d’embase (encercler ce qui s’applique) :

    • cathéter monolumière;
    • cathéter à double lumière.

    Le Port-a-Cath® (encercler ce qui s’applique) :

    • à administrer des produits sanguins;
    • à la chimiothérapie;
    • à l’NPT;
    • à l’administration de médicaments;
    • autres :

    Remarques au sujet du Port-a-Cath®


    Questions ou préoccupations

    Si vous avez des questions ou des préoccupations au sujet du Port-a-Cath® de votre enfant, vous pouvez appeler l’une des personnes suivantes. Écrivez les numéros ici :
    Infirmière en soins communautaires :
    Service d’accès vasculaire :
    Le médecin ou l’infirmière de votre enfant :
    Autre :

    À retenir

    • Un Port-a-Cath® est un cathéter intraveineux (IV) spécial installé dans le corps. L’extrémité du cathéter est inséré dans une veine du cou, le cathéter se prolonge dans la grosse veine au-dessus du cœur.
    • Le Port-a-Cath® est un moyen plus confortable d’administrer des médicaments et de faire des prélèvements.
    • Votre enfant recevra un anesthésique général; il n’entendra ni ne sentira rien pendant l’intervention.
    • Quand votre enfant sera rétabli, aucun soin spécial à domicile n’est nécessaire.
     


    Anévrisme artériel (généralités)

    Classification 
    On distingue plusieurs types d'anévrisme :
  • L'anévrisme artérioveineux est une communication permanente entre une artère et une veine, avec la présence d'un sac anévrismal
  • L'anévrisme cirsoïde
  • L'anévrisme disséquant
  • L'anévrisme mycotique
  • L'anévrisme sacciforme
  • L'anévrisme de Pestalozzy
  • L'anévrisme de Rasmussen
  • Le faux anévrisme est une importante quantité de sang au contact d'une plaie survenue dans une artère
  • L'anévrisme secondaire à la maladie de Horton (inflammation de la paroi de l'artère)
  • L'anévrisme dû à une anomalie congénitale de la paroi artérielle comme dans la maladie de Marfan
  • L'anévrisme fusiforme correspond à une simple dilatation de l'artère
  • L'anévrisme survenant au niveau d'une artère à l'intérieur du crâne (anévrisme artériel intracrânien) est une dilatation d'un segment d'artère et touche environ 2 à 3 % de la population. Cette variété d'anévrisme est à l'origine d'hémorragies méningées (envahissement des méninges par le sang) et concerne tout particulièrement l'anévrisme sacciforme dû à une fragilisation congénitale de la paroi artérielle. La rupture de l'anévrisme est le plus souvent favorisée par l'athérosclérose mais également par l'hypertension artérielle (augmentation de la tension artérielle).
  • L'anévrisme intracrânien dû à un traumatisme se développe à partir d'une lésion de la paroi de l'artère.
  • L'anévrisme artériel des membres peut siéger au niveau d'une artère fémorale, d'une sous-clavière mais également sur les petites artères. Il entraîne des paresthésies (picotements, engourdissement) mais également des crampes au niveau des membres.
  • Physiopathologie 
    L'anévrisme artériel des membres correspond à une dilatation du segment d'une artère au niveau d'un membre. Ceci est le résultat d'une faiblesse de la paroi de ce vaisseau. Les modifications anatomiques des parois de l'artère sont généralement liées à une artériosclérose c'est-à-dire à des dépôts de corps gras dans les parois de l'artère ce qui modifie son anatomie et plus précisément sa souplesse (ce qui aboutit à une sclérose : diminution de l'élasticité des parois du vaisseau). Les principales causes de l'anévrisme artériel des membres sont :
    • Une hypertension artérielle (élévation de la tension artérielle).
    • Le tabagisme.
    • Un taux de lipides trop important dans le sang.
    • Une infection faisant suite à un champignon (mycose) ceci assez rarement.
    • Un traumatisme (rarement).
    Il s'agit d'une affection cardio-vasculaire concernant essentiellement les artères poplitées c'est-à-dire les artères passant dans le creux du genou en arrière de celui-ci. Les autres localisations de l'anévrisme artériel des membres concernés  sont les artères iliaques, les artères fémorales et l'artère sous clavière (moins fréquemment).
    La palpation met en évidence, sur le trajet de l'artère concernée, une excroissance c'est-à-dire une grosseur.
    Le patient se plaint d'une augmentation de volume battant (l'artère bat comme le coeur) ce qui augmente le volume de la grosseur (tuméfaction vasculaire) à chaque pulsation cardiaque. Quelquefois l'examen du patient met en évidence un souffle quand l'examinateur (le généraliste ou le cardiologue entre autres) ausculte la zone concernée à l'aide d'un stéthoscope.
    Les examens complémentaires et plus précisément l'échographie, le scanner ainsi que l'artériographie qui consiste à injecter un produit contenant de l'iode et permettant de rendre les artères visibles sur les radios, mettent en évidence le siège exact de la tuméfaction battante, sa forme et la taille de l'anévrisme.
    L'évolution de l'anévrisme artériel des membres est susceptible de s'accompagner de complications. Il peut s'agir par exemple de la formation, au niveau de la dilatation, de thrombose (caillot sanguin) pouvant migrer (se déplacer plus loin) à l'intérieur de l'artère ou dans ses branches puis se bloquer lorsque celle-ci se rétrécit. Ceci entraîne un arrêt de la circulation en aval, correspondant à un envoi d'embole avec ischémie (diminution de la vascularisation : l'apport sanguin) du membre concerné. L'autre complication peut être la rupture suivie d'une hémorragie. La compression des tissus avoisinants et notamment des veines et des nerfs peut également survenir.
    Le traitement de ce type d'affection est de nature chirurgicale. Il consiste à sectionner et à remplacer la partie qui est lésée (abîmée) de l'artère par un segment de tuyau synthétique.
    Symptômes 
    Paralysie survenant au niveau du visage et correspondant à un anévrisme intracrânien Dilatation des pupillesPerte du réflexe photomoteur (ouverture et fermeture de la pupille après éclairage plus ou moins important)Douleurs au niveau des orbites correspondant à un anévrisme ayant tendance à augmenter de volume et se situant à la jonction entre l'artère communicante postérieure et l'artère carotide interneCéphalées occipitales (situées en arrière du crâne)Cervicalgies postérieures (douleurs en arrière du cou)
    Consultation médecin 
    Un anévrisme artériel (le plus souvent indolore) est parfois mis en évidence, quand il est superficiel, par l'apparition d'une tuméfaction (grosseur) ayant tendance à augmenter de volume, et battante (à la manière du pouls).
    Examen médical 
    C'est l'échographie et l'artériographie du cerveau qui permettent de mettre en évidence les anévrismes sacciformes.Le scanner ou l'IRM sont également d'une grande utilité.
    Complications de la maladie 
    Rupture de l'anévrisme entraînant une hémorragie le plus souvent mortelle. Cette rupture est en rapport direct avec la taille de l'anévrisme Fragilisation de la paroi artérielle entraînant une fissuration susceptible de donner des douleurs localiséesCompression des organes voisinsSurvenue d'un caillot sanguin (embolie)
    Traitement 
    Intervention chirurgicale, quand cela est possible, après clampage de l'artère.En cas d'anévrisme sacculaire intracrânien, l'intervention neurochirurgicale (grâce au microscope opératoire) est destinée à prévenir la récidive d'hémorragies le plus souvent dramatiques. La longueur du collet et la taille du sac sont des facteurs permettant de décider de la nécessité d'oblitérer (fermer) l'anévrisme par une intervention neurochirurgicale. Des études récentes permettent d'affirmer qu'un anévrisme est susceptible de se rompre quand il est supérieur à 7 mm, et cette variété d'anévrisme doit bénéficier d'une intervention préventive.Les techniques utilisant un ballonnet entraînent l'occlusion de l'anévrisme ou de l'artère carotide interne chez un patient ayant un anévrisme non opérable.

    Prévention 


    Traitements médicaux : Ce sont essentiellement les :
    • Traitement antiagrégant plaquettaire,
    • Traitement anticoagulant,
    • Traitement vasodilatateur.
    Traitement préventif : Traitement des facteurs de risque vasculaire.
    • Hypercholestérolémie,
    • Hypertension artérielle,
    • Diabète,
    • Arrêt de l'Intoxication tabagique,
    • Lutte contre la sédentarité,
    • Lutte contre la surcharge pondérale.
    Bilan Echo-Doppler artériel :
    Il intéresse l'ensemble des territoires artériels extrathoracique, (donc hormis le coeur et les poumons) c'est à dire :
    • Les artères à destinée cervico-encéphalique,
    • Les artères des membres supérieurs,
    • Les artères abdominales et viscérales,
    • Les artères à destinée génitale,
    • Les artères des membres inférieurs.
    Pour de plus amples détails, nous vous conseillons de vous reporter à la section Echo-Doppler artériel.
    Schématiquement, quatre types d'éléments sont recherchés :
    • Une absence de lésion : Artères normales permettant d'éliminer une pathologie artérielle (diagnostic différentiel) visant à rechercher d'autres diagnostics par d'éventuels examens complémentaires, à des sciatiques par exemple, ou un canal lombaire étroit).
    • Les lésions sténosantes ou oblitérantes des artères, essentiellement dues à des lésions athéromateuses ou plus rarement par des lésions de maladies inflammatoires, (takayachu par exemple).
    • Des dilatations des artères, appelées aussi ectasies - anévrismes, dont le plus fréquent est l'anévrisme de l'aorte abdominale sous rénale et anévrisme de l'artère poplitée derrière le genou, avec le risque de rupture gravissime.
    • Le suivi des maladies artérielles traitées médicalement ou chirurgicalement. Un bilan Echo-Doppler est souvent nécessaire une à deux fois par an, pour suivre l'évolution des maladies traitées médicalement ou chirurgicalement ; notamment des pontages avec les risques d'apparition de faux anévrismes ou de nouvelles sténoses (pontages par saphènes internes ou matériels prothétiques).
    Une Note particulière pour :
    Les Echo-Dopplers transcrâniens permettant d'analyser les artères intracérébrales, (non pratiqués au cabinet) examen difficile du fait de l'empêchement du passage des ultrasons par la barrière osseuse que constitue la boite crânienne et
    Les bilans Echo-Doppler de l'impuissance (Echo-Doppler génital) à la recherche de lésion artérielle impliquée dans cette pathologie.


    Insistons encore sur le rôle indispensable du traitement des facteurs de risque vasculaire artériel et notamment l'arrêt du tabac et la lutte contre la sédentarité.
    Activité physique quotidienne d'au moins une heure par jour pour l'artérite des membres inférieurs (AMI)

    L'hémorragie digestive haute vs. l'hémorragie digestive basse

    L'hémorragie digestive haute




    Définition
        L'hémorragie digestive haute est d'origine œsophagienne, gastrique ou duodénale.

    Etiologies
    • Contexte : antécédent, prise médicamenteuse, alcoolisme chronique.
    • Endoscopie œso-gastro-duodénale.
    • Hypertension portale due à la rupture des varices œsophagiennes.
    • Ulcère gastro-duodénal.
    • Lésion aiguë de la muqueuse gastro-duodénale.
    • Syndrome de Mallory-Weiss.
    • Tumeurs œsophagiennes et gastriques.

    Signes cliniques
    • Hématémèse (vomissement de sang).
    • Hémoptysie (crachement de sang provenant des voies respiratoires).
    • Epistaxis (saignement de nez).
    • Rectorragie (évacuation par l'anus de sang rouge).
    • Mélaena ou méléna (présence de sang dans les selles).
    • Hématurie (présence de sang dans les urines).
    • Choc hémorragique :
    • Hypotension.
    • Tachycardie.
    • Pâleur, décoloration des conjonctives.
    • Polypnée.
    • Diminution de la diurèse, soif.

    Soins infirmiers
    Prise en charge
    • Evaluation de la conscience :
    • Si trouble de la conscience : mise en position latérale de sécurite (PLS).
    • Si conscience correcte : surélévation des jambes.
    • Dosage biologique : NFS, plaquettes, hématocrite, TP, TCA, ionogramme, groupe sanguin, RAI, urée, créatinine, bilan hépatique.
    • Oxygénothérapie.
    • Pose de 2 voies d'abords veineuses de gros calibre.
    • Remplissage : macromolécules si choc hémorragique ; culots globulaires si hématocrite basse.
    Surveillances
    • Tension artérielle, pouls.
    • Fréquence respiratoire.
    • Diurèse.
    • Conscience.
    • Surveillance biologique : hématocrite, hémoglobine.

     

    L'hémorragie digestive basse

    Définition
        L'hémorragie digestive basse vient de l'intestin grêle, du côlon, du rectum ou de l'anus.
    Etiologies
    • Contexte : prise de la température en rectale, prise médicamenteuse.
    • Anuscopie.
    • Coloscopie.
    • Lavement aux hydrosolubles.
    • Scintigraphie.
    • Artériographie mésentérique.
    • Exploration chirurgicale.
    • Problème du côlon: maladie de Crohn (maladie inflammatoire chronique de l'intestin), colite, infection, ulcère, varice.
    • Problème du rectum : hémorroïde, ulcère traumatique (thermomètre).
    • Problème de l'intestin grêle : tumeur, ulcère, hématome.
    Signes cliniques
    • Rectorragie.
    • Méléna.
    • Choc hémorragique.
    Soins infirmiers
    Prise en charge
    • Evaluation de la conscience :
    • Si trouble de la conscience : mise en position latérale de sécurite (PLS).
    • Si conscience correcte : surélévation des jambes.
    • Dosage biologique : NFS, plaquettes, hématocrite, TP, TCA, ionogramme, groupe sanguin, RAI, urée, créatinine, bilan hépatique.
    • Oxygénothérapie.
    • Pose de 2 voies d'abords veineuses de gros calibre.
    • Remplissage : macromolécules si choc hémorragique ; culots globulaires si hématocrite basse.
    Surveillance
    • Tension artérielle, pouls.
    • Fréquence respiratoire.
    • Diurèse.
    • Conscience.
    • Surveillance biologique : hématocrite, hémoglobine.

    Concerts

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