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17 oct. 2017

Douleurs aux hanches

Douleurs à la hancheLes douleurs à la hanche nécessitent parfois une consultation avec un spécialiste. La douleur de la hanche peut survenir plus ou moins rapidement et est habituellement ressentie au niveau du pli de l’aine. Plusieurs douleurs sont répertoriées, on peut avoir la sensation d'un blocage de la hanche le matin ou suite à une longue période en position assise notamment. Si la douleur se calme après une période de repos, il peut d'agir de douleurs dites mécaniques, à l'inverse lorsque qu'une douleur est toujours présente et évolue, on parle alors de douleurs inflammatoires.
Plusieurs causes peuvent être à l’origine de vos douleurs à la hanche, tels que des problèmes articulaires (coxarthrose, algodystrophie, etc), un entrainement trop intensif qui peuvent entraîner des lésions (labrum acétabulaire par exemple), ou des malformations (coxa valga, protusion acétabulaire), etc...
Pour soulager ces douleurs ou ces symptômes, plusieurs solutions orthopédiques existent notamment des orthèses plantaires qui permettront de rééquilibrer le squelette et de diminuer ou de prévenir les douleurs.
Austin Reed

L’algodystrophie est un syndrome rare touchant une articulation, dont la douleur peut s’étendre dans tout le membre. Elle peut survenir à la suite d’un traumatisme (fracture, entorse) ou d’une chirurgie. Les premiers symptômes peuvent apparaître que plusieurs mois après le traumatisme. Elle est rare au niveau de la hanche.

Causes / Symptômes

Elle se manifeste par des douleurs très vives, souvent nocturnes, responsables d’une impotence et d’une boiterie importantes. Parmi les principaux symptômes, mentionnons la sensation de grande brûlure, des fourmillements, l’œdème et la sudation excessive. Il y a généralement une phase chaude et une phase froide.
La phase chaude dure de quelques semaines à quelques mois. Une douleur permanente est ressentie. La douleur est exagérément amplifiée à chaque mouvement de l’articulation touchée. La phase froide suit la phase chaude. Le membre affecté est froid, la peau devient pâle et lisse, l’oedème régresse. Il peut n’y avoir qu’une phase ou, dans certains cas, les phases peuvent alterner.
L’algodystrophie régresse lentement jusqu’à une guérison généralement sans séquelle après 6 à 24 mois. Le syndrome peut revenir après quelques années.

Solutions

Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Coxite infectieuse

La coxite infectieuse est une affection relativement rare, quelquefois confondue avec la coxarthrose, qui se différencie de celle-ci par sa survenue dans un contexte infectieux. Elle s’accompagne de signes d’inflammation.

Causes / Symptômes

La coxite infectieuse survient préférentiellement sur des terrains immunitaires déprimés, c’est-à-dire chez les individus ne possédant pas la totalité de leur capacité de défense contre les agressions infectieuses.

Solutions

Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Coxite rhumatismale

La coxite est l’inflammation de l’articulation de la hanche ou articulation coxo-fémorale. Cette infection est très douloureuse et peut apparaître aussi bien chez le jeune enfant que chez le vieillard. La coxite est souvent associée à la polyarthrite rhumatoïde.

Causes / Symptômes

La douleur inflammatoire atteint l’aine, la fesse ou la cuisse. L’effort accentue la douleur qui peut se prolonger la nuit et altérer la qualité du sommeil. La marche est limitée ainsi que les activités physiques ou sociales. La présence d’une raideur de hanche accentue encore les répercussions de l’atteinte articulaire.

Solutions

Le traitement de l’atteinte inflammatoire de la hanche est avant tout fondé sur la prescription d’anti-inflammatoires et de médicaments de fond de la polyarthrite. En cas d’aggravation de la symptomatologie, et si les médicaments ne parviennent plus à soulager les douleurs, l’implantation d’une prothèse est évoquée.
Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Nécrose de la hanche

La nécrose est le terme médical qui signifie la mort des cellules. La nécrose de la hanche est donc la mort de l’os au niveau de l’articulation de la hanche. C’est principalement la tête du fémur qui est atteinte par cette maladie. Il s’agit d’une pathologie beaucoup moins fréquente que l’arthrose mais qui peut toucher aussi bien les patients jeunes que plus âgés. Lorsque la tête fémorale est le siège d’une nécrose, elle se déforme et ne s’articule plus correctement avec le bassin.

Causes / Symptômes

Les principales causes sont :
  • La mort du tissu osseux est la conséquence d’une mauvaise circulation sanguine au sein du tissu osseux. Bien souvent, on ne découvre pas la raison exacte de la nécrose de la tête fémorale. Quelques facteurs sont cependant bien connus pour être responsable de cette nécrose;
  • La consommation excessive d’alcool est l’une des causes les plus fréquentes, en particulier chez les patients jeunes;
  • Les traumatismes sévères : accident de la route ou chute d’un lieu élevé (souvent plusieurs dizaine d’années avant la manifestation de la nécrose);
  • Les fractures de l’extrémité supérieure du fémur et les fracture du cotyle (cavité du bassin recevant la tête fémorale).
Les symptômes sont :
  • Au début de la nécrose, la tête du fémur n’est pas déformée. Des douleurs de la hanche très vives apparaissent rapidement. À ce stade, la radiographie est normale et seul un examen plus sophistiqué comme l’ IRM ou la scintigraphie osseuse peut déceler la maladie.
  • Par la suite, il n’est pas rare d’observer une phase de diminution, voire de disparition des douleurs. Dans certains cas, cette période d’amélioration n’existe pas.
  • Enfin, après plusieurs mois ou années, les douleurs réapparaissent et s’aggravent.
  • La tête du fémur est déformée et une radiographie simple permet de faire le diagnostic de nécrose. La boiterie s’installe.

Solutions

Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Arrachement du ligament rond

L’arrachement du ligament rond est provoqué par un traumatisme de la hanche. Il s’agit habituellement d’un mouvement excessif en extension de hanche ou en abduction.

Causes / Symptômes

Après cet arrachement, des douleurs invalidantes peuvent persister au niveau de l’aine. Les douleurs sont souvent vives et présentes dans tous les mouvements de la hanche lors de l’examen clinique. Parfois il s’agit de douleurs épisodiques et fugaces. Parfois, le ligament déchiré peut créer des craquements et des blocages de l’articulation ainsi que des ressauts et une sensation d’instabilité. Le diagnostic est difficile à affirmer car cette lésion est exceptionnelle et les radiographies sont habituellement normales. Cependant, l’arthroscanner ou l’arthro-IRM peuvent permettre de diagnostiquer l’arrachement, ou de le soupçonner. Parfois encore, tous les examens sont normaux. L’arthroscopie de hanche permet de visualiser la lésion ligamentaire et de réséquer le moignon douloureux.

Solutions

Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Protrusion acétabulaire

La protrusion acétabulaire est une malformation de la hanche associant une hanche trop profonde et des amplitudes articulaires diminuées.

Causes / Symptômes

Initialement, la protrusion acétabulaire n’est pas douloureuse, mais elle le devient lorsque le cartilage articulaire est dégradé, évoluant alors vers l’arthrose. Des douleurs mécaniques s’installent progressivement, au niveau de l’aine ou de la fesse, limitant les activités.
L’examen objective les douleurs et démontre une diminution des mobilités articulaires. La radiographie confirme le diagnostic de protrusion acétabulaire, mais l’arthrose passe souvent inaperçue car elle est localisée de façon inhabituelle. En cas de doute, un test d’infiltration anesthésique sous contrôle radiologique confirme la souffrance articulaire.

Solutions

Il n’existe pas de possibilité chirurgicale qui permet de corriger cette malformation complexe. En cas d’arthrose évoluée, l’implantation d’une prothèse totale de hanche est proposée. L’implantation doit permettre de latéraliser la hanche protruse, ce qui peut nécessiter une greffe osseuse complémentaire.
Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Ole Henriksen
Dysplasie de la hanche

La dysplasie est une insuffisance de couverture de la tête fémorale. De fait, les pressions au niveau de la hanche sont concentrées sur une zone portante trop petite, ce qui dégrade progressivement le cartilage.

Causes / Symptômes

La dysplasie provoque des douleurs de hanche lors d’efforts ou de la marche prolongée. Ces symptômes surviennent souvent chez des sujets jeunes, sans véritable facteur déclenchant ni traumatisme. Parfois, une prise de poids ou la grossesse explique l’apparition des douleurs.

Solutions

La chirurgie de la dysplasie est une chirurgie conservatrice. Elle vise à corriger la malformation anatomique de la hanche pour préserver l’articulation et éviter la prothèse. Lorsque la dysplasie de hanche est diagnostiquée tardivement, la présence d’arthrose rend toute chirurgie conservatrice impossible. Il est alors nécessaire d’implanter une prothèse totale de la hanche.
Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Coxa valga

La déformation du fémur en coxa valga correspond à une angulation excessive du col fémoral. Cette malformation entraîne une mauvaise répartition des forces musculaires et un excès de contraintes au sein de l’articulation coxo-fémorale.
Pendant longtemps, la déformation est méconnue du patient car non douloureuse. Après quelques années, l’excès de contraintes entraîne une décompensation douloureuse. Les principaux symptômes se situent au niveau de l’aine et augmentent à l’effort. La réalisation d’une coxométrie (série de mesures prises par radiographie au niveau de la hanche dans une position déterminée) confirme le diagnostic de coxa valga et permet de dépister d’autres malformations de la hanche ou une arthrose débutante.

Causes / Symptômes

Chez un patient jeune et si la hanche n’est pas arthrosique, il est possible de corriger la déformation grâce à une ostéotomie (intervention chirurgicale de réalignement de l’articulation). Si la coxa valga est décelée tardivement, la prothèse sera le seul recours chirurgical possible.

Solutions

Les orthèses plantaires
Les déviations axiales des membres inférieurs (genu valgum, genu varum), la déviation du bassin, les inégalités de longueur des jambes de même que la rotation du fémur ont un impact important sur la stabilité et le bon fonctionnement de la hanche. Un frottement répété des surfaces articulaires augmente le risque d’arthrose de la hanche. Le bon alignement de la tête fémorale dans sa cavité et la congruence articulaire peuvent être améliorés par le port d’orthèses plantaires. Une évaluation biomécanique incluant une analyse de la posture et de la marche est nécessaire afin de bien cibler la source du problème. Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Lésion du labrum acétabulaire

Le labrum acétabulaire, souvent appelé bourrelet de la hanche, est un joint circonférentiel dont le rôle au sein de l’articulation est fondamental. Le labrum est un fibro-cartilage enroulé sur le pourtour de la cavité cotyloïde. Il forme avec le ligament transverse un joint circulaire autour de la tête fémorale. Il joue un rôle important dans l’amortissement de la hanche lors de la mise en charge et aide également à sa stabilisation lors de la phase d’oscillation du pas. 

Causes / Symptômes

La lésion du labrum peut être occasionnée par diverses circonstances : traumatisme aigu, micro-traumatismes, pratique sportive intensive, malformation de la hanche. Cette lésion entraîne des douleurs au niveau de l’aine et parfois des craquements ou des blocages de la hanche. La gêne est parfois importante, limitant la marche et la position assise. Le bilan radiographique standard est habituellement normal ou
montre des malformations mineures. L’arthroscanner ou l’arthro-IRM permettent de visualiser l’ensemble de l’articulation coxo-fémorale et le labrum, objectivant alors la lésion.

Solutions

L’arthroscopie de la hanche permet de traiter la lésion et parfois de corriger la malformation responsable. Parfois, l’immobilisation est suffisante pour guérir la lésion si celle-ci est causée par un problème vasculaire.

Conflit fémoro-acétabulaire

Le conflit fémoro-acétabulaire est la répétition de micro-traumatismes de hanche lors des mouvements amples. Ce syndrome entraîne des douleurs de hanche chez le sujet jeune, souvent sportif (sport de combat de pieds, par exemple).

Causes / Symptômes

La douleur se situe principalement au niveau de l’aine. La gêne occasionnée peut être invalidante. La position assise prolongée peut être difficile et les mouvements amples de hanche sont mal supportés. Il y a parfois présence de craquements dans la hanche.
L’examen de la hanche révèle une certaine raideur, en particulier dans des mouvements de rotation interne. La radiographie peut sembler normale, mais certains signes subtils témoignent de malformations mineures, favorisant les micro-traumatismes dans les mouvements extrêmes de la hanche. L’analyse précise de la hanche, par un arthroscanner ou par une arthro-IRM, montre habituellement des lésions du cartilage et du labrum acétabulaire causées par le conflit.
La modification du mouvement en cause ou l’arrêt du sport peut permettre de traiter le conflit de hanche. Si cela ne suffit pas, une arthroscopie visera à traiter les lésions et à corriger les malformations existantes. En cas de conflit évolué, au stade d’arthrose, l’implantation d’une prothèse de hanche est nécessaire.

Tendinite du moyen fessier

La tendinite du moyen fessier est un problème assez fréquent. Elle est également appelée tendinopathie de la hanche ou bursite trochantérienne. Le problème peut survenir spontanément, ou après un effort, ou à la suite de l’implantation d’une prothèse de hanche.

Causes / Symptômes

La douleur survient en mise en charge et s’accentue lors de la marche prolongée ou lors de la montée et descente d’escaliers, irradiant parfois vers le genou et la cheville. Cette douleur peut causer une boiterie et inciter le patient à soulager son appui avec une canne, parfois obligatoire en raison d’une faiblesse musculaire.
À l’examen, la palpation du grand trochanter au niveau de l’insertion du moyen fessier sur le fémur provoque une douleur très vive. La douleur est accentuée à la contraction du moyen fessier contre résistance. Si le tendon est rupturé, la mise en charge unipodale n’est pas possible. Enfin, la mobilité de la hanche est généralement normale de même que l’examen neurologique.
L’échographie, mais surtout l’IRM, met en évidence la lésion du tendon du moyen fessier. Il peut s’agir d’une inflammation ou d’une rupture plus ou moins complète du tendon éventuellement associée à des calcifications de la hanche. La bursite associée témoigne de la souffrance du tendon.

Solutions

Lorsque les anti-inflammatoires et les infiltrations sont inefficaces, il est possible de réparer le tendon lésé par une intervention chirurgicale, ce qui procure habituellement une hanche indolore et stable.

Lésions cartilagineuses

Différents évènements peuvent altérer le cartilage articulaire de la hanche adulte :
traumatisme, faux mouvement, pratique sportive, surmenage professionnel, malformation anatomique, pathologie inflammatoire ou vasculaire.

Causes / Symptômes

Selon le type de lésion, la conséquence peut être une douleur inguinale ou fessière importante avec parfois un retentissement dans la vie sociale, professionnelle ou sexuelle. Lorsque la lésion cartilagineuse est localisée, les radiographies sont habituellement normales. Il convient alors d’explorer le cartilage grâce à un scanner ou une IRM couplés à une infiltration d’opacifiant dans la hanche. La lésion cartilagineuse doit être localisée précisément, son étendue doit être évaluée et d’autres lésions articulaires doivent être recherchées (lésion du labrum, lésion ligamentaire). L’intervention permettra d’identifier des fissures, un amincissement ou des ulcérations du cartilage ainsi que des ostéophytes ou des géodes (renflements osseux) au fond de l’articulation. L’imagerie doit également permettre de préciser la cause de cette altération afin de traiter cette cause lorsque c’est possible.
Le traitement spécifique de la lésion cartilagineuse peut nécessiter une arthroscopie de hanche, particulièrement en cas de lésion instable ou associée à une lésion du labrum acétabulaire. Dans certains cas, l’évolution se fait vers l’arthrose diffuse aboutissant à la pose de prothèse.

Coxarthrose

La coxarthrose (ou arthrose de la hanche) est une usure de l’articulation de la hanche par frottement des surfaces articulaires. Le diagnostic repose sur la radiographie simple qui montre la destruction du cartilage. Elle est très fréquente chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Elle peut être asymptomatique et passer inaperçue ou encore être très invalidante et provoquer bien des douleurs.

Causes / Symptômes


La douleur de la hanche peut survenir plus ou moins rapidement et est habituellement ressentie au niveau du pli de l’aine. Elle irradie souvent à la face antéro-interne de la cuisse et vers le genou. Parfois, cette douleur est moins évocatrice quand elle est isolée au niveau du genou ou quand elle se situe en externe en regard au grand trochanter, de la fesse ou si elle simule une sciatique.
La douleur peut survenir après un certain temps de marche, en montant les escaliers ou en position assise prolongée. Elle est souvent plus présente le matin ou à la suite d’une longue période en position assise. Il faut parfois un certain temps de « dérouillage » durant lequel la hanche semble bloquée.
Lorsque la douleur augmente à l’effort et se calme après une période de repos, il s’agit d’une douleur d’origine mécanique par frottement des surfaces articulaire. Comme dans les cas d’arthrose.
Lorsque la douleur est présente et évolue, repos ou pas, et augmente même au repos, on parle de douleur inflammatoire. C’est le cas des rhumatismes inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante.
L’examen clinique permet d’associer la douleur ressentie à un trouble de l’articulation. Les signes sont la présence de douleur ou une limitation de mouvement lors de la manipulation de la hanche, une attitude vicieuse fixée (souvent en flexum), une boiterie ou une atrophie de la cuisse.

2 sept. 2017

Maux de tête rebelles, les bonnes questions à se poser

Lorsque les maux de tête -migraines et céphalées- s’installent, entêtants, et que la prise d’antidouleurs n’y fait plus rien, il est temps d’agir. Comment retrouver une qualité de vie ? Les conseils du Pr Lanteri-Minet, chef de service du Département d’Evaluation et Traitement de la Douleur au CHU de Nice.


Est-ce vraiment une simple céphalée ?

Résultat d’images pour migraineParfois, l’on croit traiter une simple céphalée dite « de tension » alors qu’en réalité il s’agit d’une authentique migraine. D’où les échecs pour les soulager. Alors que ces dernières sont contrôlées avec des moyens simples comme du paracétamol, de l’aspirine voire des anti-inflammatoires, en revanche la crise migraineuse justifie souvent des traitements spécifiques. Il en existe sept, appelés « triptans ». Si l’un n’est pas efficace, il faut tous les essayer.
Les symptômes d’une crise de migraine s’opposent à ceux d’une céphalée de tension : elle est aigüe, pulsatile (pulsations en rythme), touche plus volontiers un seul côté de la tête, son intensité est modérée à sévère, est augmentée par l’effort physique, s’accompagne d’une gêne à la lumière, au bruit, aux odeurs avec des nausées voire des vomissements.

Quels sont les facteurs déclenchant ?

Tout est dans la régularité ! Toute perturbation dans la vie quotidienne joue sur la survenue des crises de migraine. Chacun devrait identifier ses propres facteurs déclenchant en vue de limiter les crises. Les variations émotionnelles (stress, grande joie), perturbant le rythme de vie vis-à-vis du travail ou de l’activité physique (surmenage, relâchement du week-end) ou le volume de sommeil sont à éviter au maximum.

Est-ce le moment d’opter pour un traitement de fond ?

Prendre des antalgiques efficaces à chaque crise de migraine est une chose. Mais non seulement le risque d’abus médicamenteux guette dès deux prises par semaine, mais cela peut entretenir la fréquence des crises. Il est temps d’envisager un traitement au long cours appelé « traitement de fond » pour espacer les épisodes migraineux.
Là aussi, il faut alors essayer tous les traitements (bêtabloquants, antidépresseurs, antiépileptiques etc.) car ils agissent via des mécanismes différents. Ils sont considérés comme efficaces s’ils réduisent le nombre de crises d’au moins 50%, sans effets indésirables.

Pourquoi ne pas tenter des approches alternatives ?

Les techniques d’hypnose et de relaxation/sophrologie d’approche dite « ericksonienne » semblent intéressantes contre la migraine et les céphalées de tension, peu importe le degré d’anxiété du patient. Quant à l’acupuncture, elle aurait un effet antimigraineux propre, tel un traitement de fond. En revanche, les études sont négatives pour l’homéopathie et l’ostéopathie crânienne.

Résultat d’images pour migraineEt si c’était le ventre. Ou le stress ?

Soigner ses troubles digestifs peut améliorer les maux de tête. En effet, les maux de tête en général sont plus fréquents chez les personnes ayant des troubles gastro-intestinaux ou un syndrome de l’intestin irritable. Dans ce dernier cas par exemple, le risque de souffrir de migraines est presque doublé.
Quant au stress, il n'est pas la cause directe des maux de tête. Il peut cependant favoriser la survenue de crises chez les migraineux ou ceux qui souffrent de céphalées de tension.

Résultat d’images pour arthrose cervicaleEt si c’étaient les yeux ou de l’arthrose cervicale ?

Les problèmes oculaires ne provoquent pas de migraine. Néanmoins, ils peuvent entraîner des « céphalées oculaires ». Celles-ci se caractérisent par leur survenue plus fréquente en fin de journée après des efforts de concentration visuelle.
Résultat d’images pour cephalee oculaireL'arthrose cervicale, contrairement aux idées reçues, ne peut être responsable de maux de tête. Ces douleurs au niveau du cou et de la nuque appelées « cervicalgies » n'ont rien à voir avec des céphalées ou les migraines. C’est pourquoi les examens radiologiques du rachis cervical sont inutiles lorsqu'on souffre de maux de tête en particulier lorsqu'il s'agit de migraines.

Des solutions prometteuses à court terme

Résultat d’images pour anticorps anti-CGRP La recherche avance. L’espoir pour les migraineux rebelles vient d’une biothérapie attenue pour 2019 comme une révolution : il s’agit du premier traitement de fond « spécifique » c’est à dire qui cible le mécanisme de la crise de migraine. Quatre anticorps anti-CGRP -qui bloquent l’action de la molécule CGRP dans le cerveau, responsable de la crise - sont à l’essai. Une seule injection mensuelle suffirait.
Résultat d’images pour toxine botulique ADans la céphalée de tension, la stimulation magnétique transcrânienne est à l’étude pour stimuler des régions du cerveau.

Résultat d’images pour botox interditPour sa part, la toxine botulique A (Botox ®), assez efficace dans la migraine chronique, n’a toujours pas le feu vert des autorités sanitaires françaises.


Attention ! De nombreuses tentatives de microchirurgie (incisions de certains muscles entre les sourcils, infiltrations de substances diverses) sont vantées un peu partout. Elles sont au mieux inutiles, au pire dangereuses.








27 avr. 2014

Tramadol : un antidouleur aux effets secondaires redoutables

Le Tramadol, un médicament qui remplace le Di-Antalvic, aurait des effets secondaires importants. Cet antidouleur provoquerait notamment une forte addiction, révèle ce mercredi Le Parisien.

Le Tramadol, qui remplace le Di-antalvic, est surveillé par l'Afssaps SIPA/DURAND FLORENCE

Depuis que Di-Antalvic a été retiré du marché en mars 2011, le Tramadol a été adopté par des millions de patients. Cet antidouleur dérivé de l'opium est très apprécié pour calmer le mal de dos et les douleurs articulaires. Il pourrait pourtant avoir des effets secondaires redoutables. Au point que l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé de le surveiller.

La molécule de Tramadol est présente en France dans le générique du même nom et dans une vingtaine de médicaments, notamment le Tropalgic, le Contramal ou Ixprim. Mais les effets secondaires du médicament miracle sont inquiétants : vomissements, troubles du sommeil, désorientation et "addiction importante d'une partie des patients", prévient Le Parisien dans son édition datée de ce mercredi 25 janvier.

En France, premières overdoses en 2010

Un tiers des huit millions d'utilisateurs réguliers du

reportés ces deux dernières années sur des médicaments plus forts, comme le Tramadol. Plus de 12 millions de boîtes ont ainsi été vendues l'année dernière, soit une hausse de 30 %.

Pourtant des

France. « Personne ne m'avait prévenu des effets addictifs. J'ai augmenté les doses et je suis devenu complètement accro », confie au Parisien un patient de 26 ans. Il a décidé de se sevrer seul au prix de « dix jours de cauchemar » après avoir eu un « trou noir de plusieurs minutes » devant son téléviseur.

Au Moyen-Orient : des effets dévastateurs

En Egypte en Libye ou à Gaza, le Tramadiol serait utilisé comme une véritable drogue. La plaquette de dix comprimés s'achète en pharmacie pour cinq dollars. Ses vertus : retarder l'éjaculation, donner de l'énergie,«

problèmes », témoigne dans les colonnes du quotidien, un jeune homme de 22 ans, qui l'utilise depuis quatre ans.

Les utilisateurs réguliers souffrent de dépression, de fatigue, ou encore de problèmes rénaux ou intestinaux. En somme, le médicament miracle a tout l'air d'être un poison

23 nov. 2011

Les causes courantes de douleurs dans la nuque et a l'epaule

Les douleurs de la nuque ne sont pas aussi fréquentes que les douleurs dans le bas du dos, mais beaucoup de personnes, à un moment de leur vie, connaissent une douleur dans la nuque ou dans le bras. La bonne nouvelle est que la plupart de ces douleurs se résolvent avec le temps, et lorsque ce n’est pas le cas, elles peuvent très souvent se soigner avec un traitement non-chirurgical.
Cette newsletter s’attardera brièvement sur les problèmes fréquents qui peuvent causer une douleur de la nuque, ainsi que sur les premiers symptômes et les traitements possibles.

Douleur intense de la nuque:

Résultat d’images pour douleur nuqueLes douleurs dans la nuque sont la plupart du temps dues à un dysfonctionnement de l’articulation, à un muscle froissé et/ou à une blessure des ligaments ou des tendons. Ces types de blessures sont souvent causés par un choc soudain (tel qu’une chute ou un accident de voiture), ou par une nuque tendue (comme lorsque l’on tient le téléphone entre l’oreille et l’épaule pendant longtemps, que l’on dort avec le cou dans un mauvais angle, ou que l’on porte un paquet ou une valise d’un seul côté). Dormir sur le ventre peut également entraîner ces dysfonctionnements.
La plupart des blessures minimes des muscles, ligaments ou tendons dans le cou guérissent en quelques jours ou quelques semaines, car le sang amené à ces structures apporte des nutriments et des protéines pour aider à guérir la blessure. Bon nombre de traitements peuvent réduire de manière significative la douleur et la gêne pendant la guérison.
Parmi les traitements typiques, on compte l’application de glace et/ou de chaleur sur la zone affectée (dans des cas de douleur vive, il faudra commencer par utiliser la glace pendant 48 heures avant d’appliquer de la chaleur), des médicaments vendus avec ou sans ordonnance, des manipulations chiropratiques et ostéopathiques et/ou la kinésithérapie.
Les patients souffrant de douleurs de la nuque pendant plus de deux semaines à trois mois, ou qui ont des douleurs dans le bras, des engourdissements ou des picotements, souffrent peut-être d’une maladie, qu’il faudra diagnostiquer.

Douleur de la nuque chronique:

Résultat d’images pour douleur nuqueDe nombreux problèmes de santé peuvent causer une douleur continue dans la nuque et/ou le bras. Parmi les plus courants, on trouve :
•    Une hernie discale ou une sténose foraminale peuvent causer une douleur qui se propage dans le bras (ou dans les mains et les doigts).  Les symptômes sont souvent temporaires et peuvent généralement être traités avec des médicaments, la kinésithérapie et/ou une manipulation chiropratique ou ostéopathique. Si la douleur ne réagit pas à ces traitements au bout de 6 à 12 semaines, il faut alors envisager la chirurgie.
•    La sténose foraminale, c’est à dire un rétrécissement de l’ouverture par laquelle sortent les racines nerveuses de la colonne vertébrale, peut être caractérisée par une douleur se développant lentement (par exemple au bout de plusieurs années) et a tendance à apparaître pendant ou après certaines activités ou positions de la nuque. Si la douleur est intense ou prolongée, ou si elle représente un frein aux activités quotidiennes, la chirurgie peut alors être recommandée pour éliminer le pincement du nerf.
•    Le syndrome de la traversée thoracobrachiale est souvent associé à des problèmes de cou et peut également causer la douleur ou l’engourdissement du bras/de la main, une douleur dans la poitrine et une faiblesse dans le bras. La plupart du temps, ce problème de santé est dû à un rétrécissement du petit pectoral (muscle de la poitrine sous la clavicule) qui empiète sur le complexe nerf/artère le long du bras. Le syndrome de la traversée thoracobrachiale peut souvent être traité de manière classique par la chiropraxie et/ou la kinésithérapie. C’est assez fréquent chez les personnes qui travaillent derrière un bureau avec les épaules affaissées ou qui, à la salle de gym, travaillent leur poitrine bien plus que les muscles du dos opposés. Toutefois, ce syndrome peut avoir une origine qui nécessite une intervention chirurgicale.
•    La sténose cervicale avec myélopathie peut entraîner une douleur se propageant le long du bras, causant un manque de coordination dans les bras et les jambes, des difficultés avec les habiletés motrices (telles que l’écriture), et/ou des douleurs lancinantes occasionnelles. Les symptômes peuvent aller et venir sur une longue période (plusieurs années par exemple). É tant donné que c’est un rétrécissement du canal de la moelle épinière, des traitements non chirurgicaux peuvent aider à soulager la douleur dans le bras, mais on peut avoir recours à la chirurgie pour traiter la compression de la moelle épinière (qui cause les difficultés de coordination).
Enfin, il est important de noter que si quelqu’un ressent une faiblesse dans le bras, ou une perte de sensation et de coordination dans les bras ou les jambes, il se peut qu’un nerf soit abîmé et il faut alors se faire examiner par un médecin. De la même façon, les symptômes comme une douleur prolongée/grandissante accompagnée d’une perte d’appétit, d’une perte de poids, de nausées, de vomissements ou de fièvre/coup de froid/tremblements peuvent indiquer une tumeur ou une infection de la colonne et nécessiter une attention médicale immédiate.
En règle générale, si vos symptômes vous inquiètent, ou qu’ils semblent s’aggraver, il est toujours conseillé de consulter votre docteur. N’oubliez pas non plus qu’un programme d’exercices équilibré est indispensable dans chaque traitement général d’un problème musculosquelettique. Ainsi, si votre médecin ne vous recommande pas d’exercices, demandez-lui s’il peut vous en conseiller.

La douleur à l’épaule


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Quelle serait la principale cause de la douleur dans l’épaule?

La douleur irradiante provenant du cou pourrait être la cause la plus courante de la douleur à l’épaule.

Quels sont les autres problèmes qui peuvent entraîner une douleur irradiante dans l’épaule?





Les autres causes de la douleur irradiante dans l’épaule sont les suivantes:

-Irritation diaphragmatique
-Pneumonie
-Pleurésie
-Pneumothorax
-Saignements intra-abdominaux
-Péritonite
-Infarctus du myocarde
-Colique hépatique
-Cancer de l’apex pulmonaire (Syndrome de Pancoast-Tobias)

Pourquoi l’irritation diaphragmatique entraîne-t-elle une douleur irradiante à l’épaule?

Au stade embryonnaire, les deux parties du diaphragme sont situées au niveau du cou (environ C4), mais, pendant la croissance fœtale, elles descendent à leur emplacement final souscostal. La douleur irradie le long du nerf phrénique au niveau C4.

Quels sont la diffusion et le rayonnement habituels de la douleur qui provient de l’épaule?

Mise à part la douleur causée par les problèmes de l’articulation acromio-claviculaire, celle qui provient de l’épaule tend à se diffuser le long du dermatome C5 (voir figure). Celui-ci s’étend à partir de la face latérale de l’acromion et descend vers la face latérale du bras jusque sous le coude. Il ne comprend pas la main, la région scapulaire ou le cou. La douleur à l’épaule ne dépasse généralement pas le coude.




L’articulation acromio-claviculaire se situe dans la distribution du dermatome C4, lequel est pratiquement le centre de l’épaule et du bas du cou (voir figure). La douleur qui émane de l’articulation acromio-claviculaire suit cette distribution.

Si un patient se plaint d’une douleur à l’épaule qui englobe aussi le cou ou la main, pensez « colonne cervicale ».
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Douleurs aux hanches

Douleurs à la hancheLes douleurs à la hanche nécessitent parfois une consultation avec un spécialiste. La douleur de la hanche peut survenir plus ou moins rapidement et est habituellement ressentie au niveau du pli de l’aine. Plusieurs douleurs sont répertoriées, on peut avoir la sensation d'un blocage de la hanche le matin ou suite à une longue période en position assise notamment. Si la douleur se calme après une période de repos, il peut d'agir de douleurs dites mécaniques, à l'inverse lorsque qu'une douleur est toujours présente et évolue, on parle alors de douleurs inflammatoires.
Plusieurs causes peuvent être à l’origine de vos douleurs à la hanche, tels que des problèmes articulaires (coxarthrose, algodystrophie, etc), un entrainement trop intensif qui peuvent entraîner des lésions (labrum acétabulaire par exemple), ou des malformations (coxa valga, protusion acétabulaire), etc...
Pour soulager ces douleurs ou ces symptômes, plusieurs solutions orthopédiques existent notamment des orthèses plantaires qui permettront de rééquilibrer le squelette et de diminuer ou de prévenir les douleurs.
Austin Reed

L’algodystrophie est un syndrome rare touchant une articulation, dont la douleur peut s’étendre dans tout le membre. Elle peut survenir à la suite d’un traumatisme (fracture, entorse) ou d’une chirurgie. Les premiers symptômes peuvent apparaître que plusieurs mois après le traumatisme. Elle est rare au niveau de la hanche.

Causes / Symptômes

Elle se manifeste par des douleurs très vives, souvent nocturnes, responsables d’une impotence et d’une boiterie importantes. Parmi les principaux symptômes, mentionnons la sensation de grande brûlure, des fourmillements, l’œdème et la sudation excessive. Il y a généralement une phase chaude et une phase froide.
La phase chaude dure de quelques semaines à quelques mois. Une douleur permanente est ressentie. La douleur est exagérément amplifiée à chaque mouvement de l’articulation touchée. La phase froide suit la phase chaude. Le membre affecté est froid, la peau devient pâle et lisse, l’oedème régresse. Il peut n’y avoir qu’une phase ou, dans certains cas, les phases peuvent alterner.
L’algodystrophie régresse lentement jusqu’à une guérison généralement sans séquelle après 6 à 24 mois. Le syndrome peut revenir après quelques années.

Solutions

Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Coxite infectieuse

La coxite infectieuse est une affection relativement rare, quelquefois confondue avec la coxarthrose, qui se différencie de celle-ci par sa survenue dans un contexte infectieux. Elle s’accompagne de signes d’inflammation.

Causes / Symptômes

La coxite infectieuse survient préférentiellement sur des terrains immunitaires déprimés, c’est-à-dire chez les individus ne possédant pas la totalité de leur capacité de défense contre les agressions infectieuses.

Solutions

Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Coxite rhumatismale

La coxite est l’inflammation de l’articulation de la hanche ou articulation coxo-fémorale. Cette infection est très douloureuse et peut apparaître aussi bien chez le jeune enfant que chez le vieillard. La coxite est souvent associée à la polyarthrite rhumatoïde.

Causes / Symptômes

La douleur inflammatoire atteint l’aine, la fesse ou la cuisse. L’effort accentue la douleur qui peut se prolonger la nuit et altérer la qualité du sommeil. La marche est limitée ainsi que les activités physiques ou sociales. La présence d’une raideur de hanche accentue encore les répercussions de l’atteinte articulaire.

Solutions

Le traitement de l’atteinte inflammatoire de la hanche est avant tout fondé sur la prescription d’anti-inflammatoires et de médicaments de fond de la polyarthrite. En cas d’aggravation de la symptomatologie, et si les médicaments ne parviennent plus à soulager les douleurs, l’implantation d’une prothèse est évoquée.
Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Nécrose de la hanche

La nécrose est le terme médical qui signifie la mort des cellules. La nécrose de la hanche est donc la mort de l’os au niveau de l’articulation de la hanche. C’est principalement la tête du fémur qui est atteinte par cette maladie. Il s’agit d’une pathologie beaucoup moins fréquente que l’arthrose mais qui peut toucher aussi bien les patients jeunes que plus âgés. Lorsque la tête fémorale est le siège d’une nécrose, elle se déforme et ne s’articule plus correctement avec le bassin.

Causes / Symptômes

Les principales causes sont :
  • La mort du tissu osseux est la conséquence d’une mauvaise circulation sanguine au sein du tissu osseux. Bien souvent, on ne découvre pas la raison exacte de la nécrose de la tête fémorale. Quelques facteurs sont cependant bien connus pour être responsable de cette nécrose;
  • La consommation excessive d’alcool est l’une des causes les plus fréquentes, en particulier chez les patients jeunes;
  • Les traumatismes sévères : accident de la route ou chute d’un lieu élevé (souvent plusieurs dizaine d’années avant la manifestation de la nécrose);
  • Les fractures de l’extrémité supérieure du fémur et les fracture du cotyle (cavité du bassin recevant la tête fémorale).
Les symptômes sont :
  • Au début de la nécrose, la tête du fémur n’est pas déformée. Des douleurs de la hanche très vives apparaissent rapidement. À ce stade, la radiographie est normale et seul un examen plus sophistiqué comme l’ IRM ou la scintigraphie osseuse peut déceler la maladie.
  • Par la suite, il n’est pas rare d’observer une phase de diminution, voire de disparition des douleurs. Dans certains cas, cette période d’amélioration n’existe pas.
  • Enfin, après plusieurs mois ou années, les douleurs réapparaissent et s’aggravent.
  • La tête du fémur est déformée et une radiographie simple permet de faire le diagnostic de nécrose. La boiterie s’installe.

Solutions

Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Arrachement du ligament rond

L’arrachement du ligament rond est provoqué par un traumatisme de la hanche. Il s’agit habituellement d’un mouvement excessif en extension de hanche ou en abduction.

Causes / Symptômes

Après cet arrachement, des douleurs invalidantes peuvent persister au niveau de l’aine. Les douleurs sont souvent vives et présentes dans tous les mouvements de la hanche lors de l’examen clinique. Parfois il s’agit de douleurs épisodiques et fugaces. Parfois, le ligament déchiré peut créer des craquements et des blocages de l’articulation ainsi que des ressauts et une sensation d’instabilité. Le diagnostic est difficile à affirmer car cette lésion est exceptionnelle et les radiographies sont habituellement normales. Cependant, l’arthroscanner ou l’arthro-IRM peuvent permettre de diagnostiquer l’arrachement, ou de le soupçonner. Parfois encore, tous les examens sont normaux. L’arthroscopie de hanche permet de visualiser la lésion ligamentaire et de réséquer le moignon douloureux.

Solutions

Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Protrusion acétabulaire

La protrusion acétabulaire est une malformation de la hanche associant une hanche trop profonde et des amplitudes articulaires diminuées.

Causes / Symptômes

Initialement, la protrusion acétabulaire n’est pas douloureuse, mais elle le devient lorsque le cartilage articulaire est dégradé, évoluant alors vers l’arthrose. Des douleurs mécaniques s’installent progressivement, au niveau de l’aine ou de la fesse, limitant les activités.
L’examen objective les douleurs et démontre une diminution des mobilités articulaires. La radiographie confirme le diagnostic de protrusion acétabulaire, mais l’arthrose passe souvent inaperçue car elle est localisée de façon inhabituelle. En cas de doute, un test d’infiltration anesthésique sous contrôle radiologique confirme la souffrance articulaire.

Solutions

Il n’existe pas de possibilité chirurgicale qui permet de corriger cette malformation complexe. En cas d’arthrose évoluée, l’implantation d’une prothèse totale de hanche est proposée. L’implantation doit permettre de latéraliser la hanche protruse, ce qui peut nécessiter une greffe osseuse complémentaire.
Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Ole Henriksen
Dysplasie de la hanche

La dysplasie est une insuffisance de couverture de la tête fémorale. De fait, les pressions au niveau de la hanche sont concentrées sur une zone portante trop petite, ce qui dégrade progressivement le cartilage.

Causes / Symptômes

La dysplasie provoque des douleurs de hanche lors d’efforts ou de la marche prolongée. Ces symptômes surviennent souvent chez des sujets jeunes, sans véritable facteur déclenchant ni traumatisme. Parfois, une prise de poids ou la grossesse explique l’apparition des douleurs.

Solutions

La chirurgie de la dysplasie est une chirurgie conservatrice. Elle vise à corriger la malformation anatomique de la hanche pour préserver l’articulation et éviter la prothèse. Lorsque la dysplasie de hanche est diagnostiquée tardivement, la présence d’arthrose rend toute chirurgie conservatrice impossible. Il est alors nécessaire d’implanter une prothèse totale de la hanche.
Les orthèses plantaires
Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Coxa valga

La déformation du fémur en coxa valga correspond à une angulation excessive du col fémoral. Cette malformation entraîne une mauvaise répartition des forces musculaires et un excès de contraintes au sein de l’articulation coxo-fémorale.
Pendant longtemps, la déformation est méconnue du patient car non douloureuse. Après quelques années, l’excès de contraintes entraîne une décompensation douloureuse. Les principaux symptômes se situent au niveau de l’aine et augmentent à l’effort. La réalisation d’une coxométrie (série de mesures prises par radiographie au niveau de la hanche dans une position déterminée) confirme le diagnostic de coxa valga et permet de dépister d’autres malformations de la hanche ou une arthrose débutante.

Causes / Symptômes

Chez un patient jeune et si la hanche n’est pas arthrosique, il est possible de corriger la déformation grâce à une ostéotomie (intervention chirurgicale de réalignement de l’articulation). Si la coxa valga est décelée tardivement, la prothèse sera le seul recours chirurgical possible.

Solutions

Les orthèses plantaires
Les déviations axiales des membres inférieurs (genu valgum, genu varum), la déviation du bassin, les inégalités de longueur des jambes de même que la rotation du fémur ont un impact important sur la stabilité et le bon fonctionnement de la hanche. Un frottement répété des surfaces articulaires augmente le risque d’arthrose de la hanche. Le bon alignement de la tête fémorale dans sa cavité et la congruence articulaire peuvent être améliorés par le port d’orthèses plantaires. Une évaluation biomécanique incluant une analyse de la posture et de la marche est nécessaire afin de bien cibler la source du problème. Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Lésion du labrum acétabulaire

Le labrum acétabulaire, souvent appelé bourrelet de la hanche, est un joint circonférentiel dont le rôle au sein de l’articulation est fondamental. Le labrum est un fibro-cartilage enroulé sur le pourtour de la cavité cotyloïde. Il forme avec le ligament transverse un joint circulaire autour de la tête fémorale. Il joue un rôle important dans l’amortissement de la hanche lors de la mise en charge et aide également à sa stabilisation lors de la phase d’oscillation du pas. 

Causes / Symptômes

La lésion du labrum peut être occasionnée par diverses circonstances : traumatisme aigu, micro-traumatismes, pratique sportive intensive, malformation de la hanche. Cette lésion entraîne des douleurs au niveau de l’aine et parfois des craquements ou des blocages de la hanche. La gêne est parfois importante, limitant la marche et la position assise. Le bilan radiographique standard est habituellement normal ou
montre des malformations mineures. L’arthroscanner ou l’arthro-IRM permettent de visualiser l’ensemble de l’articulation coxo-fémorale et le labrum, objectivant alors la lésion.

Solutions

L’arthroscopie de la hanche permet de traiter la lésion et parfois de corriger la malformation responsable. Parfois, l’immobilisation est suffisante pour guérir la lésion si celle-ci est causée par un problème vasculaire.

Conflit fémoro-acétabulaire

Le conflit fémoro-acétabulaire est la répétition de micro-traumatismes de hanche lors des mouvements amples. Ce syndrome entraîne des douleurs de hanche chez le sujet jeune, souvent sportif (sport de combat de pieds, par exemple).

Causes / Symptômes

La douleur se situe principalement au niveau de l’aine. La gêne occasionnée peut être invalidante. La position assise prolongée peut être difficile et les mouvements amples de hanche sont mal supportés. Il y a parfois présence de craquements dans la hanche.
L’examen de la hanche révèle une certaine raideur, en particulier dans des mouvements de rotation interne. La radiographie peut sembler normale, mais certains signes subtils témoignent de malformations mineures, favorisant les micro-traumatismes dans les mouvements extrêmes de la hanche. L’analyse précise de la hanche, par un arthroscanner ou par une arthro-IRM, montre habituellement des lésions du cartilage et du labrum acétabulaire causées par le conflit.
La modification du mouvement en cause ou l’arrêt du sport peut permettre de traiter le conflit de hanche. Si cela ne suffit pas, une arthroscopie visera à traiter les lésions et à corriger les malformations existantes. En cas de conflit évolué, au stade d’arthrose, l’implantation d’une prothèse de hanche est nécessaire.

Tendinite du moyen fessier

La tendinite du moyen fessier est un problème assez fréquent. Elle est également appelée tendinopathie de la hanche ou bursite trochantérienne. Le problème peut survenir spontanément, ou après un effort, ou à la suite de l’implantation d’une prothèse de hanche.

Causes / Symptômes

La douleur survient en mise en charge et s’accentue lors de la marche prolongée ou lors de la montée et descente d’escaliers, irradiant parfois vers le genou et la cheville. Cette douleur peut causer une boiterie et inciter le patient à soulager son appui avec une canne, parfois obligatoire en raison d’une faiblesse musculaire.
À l’examen, la palpation du grand trochanter au niveau de l’insertion du moyen fessier sur le fémur provoque une douleur très vive. La douleur est accentuée à la contraction du moyen fessier contre résistance. Si le tendon est rupturé, la mise en charge unipodale n’est pas possible. Enfin, la mobilité de la hanche est généralement normale de même que l’examen neurologique.
L’échographie, mais surtout l’IRM, met en évidence la lésion du tendon du moyen fessier. Il peut s’agir d’une inflammation ou d’une rupture plus ou moins complète du tendon éventuellement associée à des calcifications de la hanche. La bursite associée témoigne de la souffrance du tendon.

Solutions

Lorsque les anti-inflammatoires et les infiltrations sont inefficaces, il est possible de réparer le tendon lésé par une intervention chirurgicale, ce qui procure habituellement une hanche indolore et stable.

Lésions cartilagineuses

Différents évènements peuvent altérer le cartilage articulaire de la hanche adulte :
traumatisme, faux mouvement, pratique sportive, surmenage professionnel, malformation anatomique, pathologie inflammatoire ou vasculaire.

Causes / Symptômes

Selon le type de lésion, la conséquence peut être une douleur inguinale ou fessière importante avec parfois un retentissement dans la vie sociale, professionnelle ou sexuelle. Lorsque la lésion cartilagineuse est localisée, les radiographies sont habituellement normales. Il convient alors d’explorer le cartilage grâce à un scanner ou une IRM couplés à une infiltration d’opacifiant dans la hanche. La lésion cartilagineuse doit être localisée précisément, son étendue doit être évaluée et d’autres lésions articulaires doivent être recherchées (lésion du labrum, lésion ligamentaire). L’intervention permettra d’identifier des fissures, un amincissement ou des ulcérations du cartilage ainsi que des ostéophytes ou des géodes (renflements osseux) au fond de l’articulation. L’imagerie doit également permettre de préciser la cause de cette altération afin de traiter cette cause lorsque c’est possible.
Le traitement spécifique de la lésion cartilagineuse peut nécessiter une arthroscopie de hanche, particulièrement en cas de lésion instable ou associée à une lésion du labrum acétabulaire. Dans certains cas, l’évolution se fait vers l’arthrose diffuse aboutissant à la pose de prothèse.

Coxarthrose

La coxarthrose (ou arthrose de la hanche) est une usure de l’articulation de la hanche par frottement des surfaces articulaires. Le diagnostic repose sur la radiographie simple qui montre la destruction du cartilage. Elle est très fréquente chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Elle peut être asymptomatique et passer inaperçue ou encore être très invalidante et provoquer bien des douleurs.

Causes / Symptômes


La douleur de la hanche peut survenir plus ou moins rapidement et est habituellement ressentie au niveau du pli de l’aine. Elle irradie souvent à la face antéro-interne de la cuisse et vers le genou. Parfois, cette douleur est moins évocatrice quand elle est isolée au niveau du genou ou quand elle se situe en externe en regard au grand trochanter, de la fesse ou si elle simule une sciatique.
La douleur peut survenir après un certain temps de marche, en montant les escaliers ou en position assise prolongée. Elle est souvent plus présente le matin ou à la suite d’une longue période en position assise. Il faut parfois un certain temps de « dérouillage » durant lequel la hanche semble bloquée.
Lorsque la douleur augmente à l’effort et se calme après une période de repos, il s’agit d’une douleur d’origine mécanique par frottement des surfaces articulaire. Comme dans les cas d’arthrose.
Lorsque la douleur est présente et évolue, repos ou pas, et augmente même au repos, on parle de douleur inflammatoire. C’est le cas des rhumatismes inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante.
L’examen clinique permet d’associer la douleur ressentie à un trouble de l’articulation. Les signes sont la présence de douleur ou une limitation de mouvement lors de la manipulation de la hanche, une attitude vicieuse fixée (souvent en flexum), une boiterie ou une atrophie de la cuisse.

Maux de tête rebelles, les bonnes questions à se poser

Lorsque les maux de tête -migraines et céphalées- s’installent, entêtants, et que la prise d’antidouleurs n’y fait plus rien, il est temps d’agir. Comment retrouver une qualité de vie ? Les conseils du Pr Lanteri-Minet, chef de service du Département d’Evaluation et Traitement de la Douleur au CHU de Nice.


Est-ce vraiment une simple céphalée ?

Résultat d’images pour migraineParfois, l’on croit traiter une simple céphalée dite « de tension » alors qu’en réalité il s’agit d’une authentique migraine. D’où les échecs pour les soulager. Alors que ces dernières sont contrôlées avec des moyens simples comme du paracétamol, de l’aspirine voire des anti-inflammatoires, en revanche la crise migraineuse justifie souvent des traitements spécifiques. Il en existe sept, appelés « triptans ». Si l’un n’est pas efficace, il faut tous les essayer.
Les symptômes d’une crise de migraine s’opposent à ceux d’une céphalée de tension : elle est aigüe, pulsatile (pulsations en rythme), touche plus volontiers un seul côté de la tête, son intensité est modérée à sévère, est augmentée par l’effort physique, s’accompagne d’une gêne à la lumière, au bruit, aux odeurs avec des nausées voire des vomissements.

Quels sont les facteurs déclenchant ?

Tout est dans la régularité ! Toute perturbation dans la vie quotidienne joue sur la survenue des crises de migraine. Chacun devrait identifier ses propres facteurs déclenchant en vue de limiter les crises. Les variations émotionnelles (stress, grande joie), perturbant le rythme de vie vis-à-vis du travail ou de l’activité physique (surmenage, relâchement du week-end) ou le volume de sommeil sont à éviter au maximum.

Est-ce le moment d’opter pour un traitement de fond ?

Prendre des antalgiques efficaces à chaque crise de migraine est une chose. Mais non seulement le risque d’abus médicamenteux guette dès deux prises par semaine, mais cela peut entretenir la fréquence des crises. Il est temps d’envisager un traitement au long cours appelé « traitement de fond » pour espacer les épisodes migraineux.
Là aussi, il faut alors essayer tous les traitements (bêtabloquants, antidépresseurs, antiépileptiques etc.) car ils agissent via des mécanismes différents. Ils sont considérés comme efficaces s’ils réduisent le nombre de crises d’au moins 50%, sans effets indésirables.

Pourquoi ne pas tenter des approches alternatives ?

Les techniques d’hypnose et de relaxation/sophrologie d’approche dite « ericksonienne » semblent intéressantes contre la migraine et les céphalées de tension, peu importe le degré d’anxiété du patient. Quant à l’acupuncture, elle aurait un effet antimigraineux propre, tel un traitement de fond. En revanche, les études sont négatives pour l’homéopathie et l’ostéopathie crânienne.

Résultat d’images pour migraineEt si c’était le ventre. Ou le stress ?

Soigner ses troubles digestifs peut améliorer les maux de tête. En effet, les maux de tête en général sont plus fréquents chez les personnes ayant des troubles gastro-intestinaux ou un syndrome de l’intestin irritable. Dans ce dernier cas par exemple, le risque de souffrir de migraines est presque doublé.
Quant au stress, il n'est pas la cause directe des maux de tête. Il peut cependant favoriser la survenue de crises chez les migraineux ou ceux qui souffrent de céphalées de tension.

Résultat d’images pour arthrose cervicaleEt si c’étaient les yeux ou de l’arthrose cervicale ?

Les problèmes oculaires ne provoquent pas de migraine. Néanmoins, ils peuvent entraîner des « céphalées oculaires ». Celles-ci se caractérisent par leur survenue plus fréquente en fin de journée après des efforts de concentration visuelle.
Résultat d’images pour cephalee oculaireL'arthrose cervicale, contrairement aux idées reçues, ne peut être responsable de maux de tête. Ces douleurs au niveau du cou et de la nuque appelées « cervicalgies » n'ont rien à voir avec des céphalées ou les migraines. C’est pourquoi les examens radiologiques du rachis cervical sont inutiles lorsqu'on souffre de maux de tête en particulier lorsqu'il s'agit de migraines.

Des solutions prometteuses à court terme

Résultat d’images pour anticorps anti-CGRP La recherche avance. L’espoir pour les migraineux rebelles vient d’une biothérapie attenue pour 2019 comme une révolution : il s’agit du premier traitement de fond « spécifique » c’est à dire qui cible le mécanisme de la crise de migraine. Quatre anticorps anti-CGRP -qui bloquent l’action de la molécule CGRP dans le cerveau, responsable de la crise - sont à l’essai. Une seule injection mensuelle suffirait.
Résultat d’images pour toxine botulique ADans la céphalée de tension, la stimulation magnétique transcrânienne est à l’étude pour stimuler des régions du cerveau.

Résultat d’images pour botox interditPour sa part, la toxine botulique A (Botox ®), assez efficace dans la migraine chronique, n’a toujours pas le feu vert des autorités sanitaires françaises.


Attention ! De nombreuses tentatives de microchirurgie (incisions de certains muscles entre les sourcils, infiltrations de substances diverses) sont vantées un peu partout. Elles sont au mieux inutiles, au pire dangereuses.








Tramadol : un antidouleur aux effets secondaires redoutables

Le Tramadol, un médicament qui remplace le Di-Antalvic, aurait des effets secondaires importants. Cet antidouleur provoquerait notamment une forte addiction, révèle ce mercredi Le Parisien.

Le Tramadol, qui remplace le Di-antalvic, est surveillé par l'Afssaps SIPA/DURAND FLORENCE

Depuis que Di-Antalvic a été retiré du marché en mars 2011, le Tramadol a été adopté par des millions de patients. Cet antidouleur dérivé de l'opium est très apprécié pour calmer le mal de dos et les douleurs articulaires. Il pourrait pourtant avoir des effets secondaires redoutables. Au point que l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé de le surveiller.

La molécule de Tramadol est présente en France dans le générique du même nom et dans une vingtaine de médicaments, notamment le Tropalgic, le Contramal ou Ixprim. Mais les effets secondaires du médicament miracle sont inquiétants : vomissements, troubles du sommeil, désorientation et "addiction importante d'une partie des patients", prévient Le Parisien dans son édition datée de ce mercredi 25 janvier.

En France, premières overdoses en 2010

Un tiers des huit millions d'utilisateurs réguliers du

reportés ces deux dernières années sur des médicaments plus forts, comme le Tramadol. Plus de 12 millions de boîtes ont ainsi été vendues l'année dernière, soit une hausse de 30 %.

Pourtant des

France. « Personne ne m'avait prévenu des effets addictifs. J'ai augmenté les doses et je suis devenu complètement accro », confie au Parisien un patient de 26 ans. Il a décidé de se sevrer seul au prix de « dix jours de cauchemar » après avoir eu un « trou noir de plusieurs minutes » devant son téléviseur.

Au Moyen-Orient : des effets dévastateurs

En Egypte en Libye ou à Gaza, le Tramadiol serait utilisé comme une véritable drogue. La plaquette de dix comprimés s'achète en pharmacie pour cinq dollars. Ses vertus : retarder l'éjaculation, donner de l'énergie,«

problèmes », témoigne dans les colonnes du quotidien, un jeune homme de 22 ans, qui l'utilise depuis quatre ans.

Les utilisateurs réguliers souffrent de dépression, de fatigue, ou encore de problèmes rénaux ou intestinaux. En somme, le médicament miracle a tout l'air d'être un poison

Les causes courantes de douleurs dans la nuque et a l'epaule

Les douleurs de la nuque ne sont pas aussi fréquentes que les douleurs dans le bas du dos, mais beaucoup de personnes, à un moment de leur vie, connaissent une douleur dans la nuque ou dans le bras. La bonne nouvelle est que la plupart de ces douleurs se résolvent avec le temps, et lorsque ce n’est pas le cas, elles peuvent très souvent se soigner avec un traitement non-chirurgical.
Cette newsletter s’attardera brièvement sur les problèmes fréquents qui peuvent causer une douleur de la nuque, ainsi que sur les premiers symptômes et les traitements possibles.

Douleur intense de la nuque:

Résultat d’images pour douleur nuqueLes douleurs dans la nuque sont la plupart du temps dues à un dysfonctionnement de l’articulation, à un muscle froissé et/ou à une blessure des ligaments ou des tendons. Ces types de blessures sont souvent causés par un choc soudain (tel qu’une chute ou un accident de voiture), ou par une nuque tendue (comme lorsque l’on tient le téléphone entre l’oreille et l’épaule pendant longtemps, que l’on dort avec le cou dans un mauvais angle, ou que l’on porte un paquet ou une valise d’un seul côté). Dormir sur le ventre peut également entraîner ces dysfonctionnements.
La plupart des blessures minimes des muscles, ligaments ou tendons dans le cou guérissent en quelques jours ou quelques semaines, car le sang amené à ces structures apporte des nutriments et des protéines pour aider à guérir la blessure. Bon nombre de traitements peuvent réduire de manière significative la douleur et la gêne pendant la guérison.
Parmi les traitements typiques, on compte l’application de glace et/ou de chaleur sur la zone affectée (dans des cas de douleur vive, il faudra commencer par utiliser la glace pendant 48 heures avant d’appliquer de la chaleur), des médicaments vendus avec ou sans ordonnance, des manipulations chiropratiques et ostéopathiques et/ou la kinésithérapie.
Les patients souffrant de douleurs de la nuque pendant plus de deux semaines à trois mois, ou qui ont des douleurs dans le bras, des engourdissements ou des picotements, souffrent peut-être d’une maladie, qu’il faudra diagnostiquer.

Douleur de la nuque chronique:

Résultat d’images pour douleur nuqueDe nombreux problèmes de santé peuvent causer une douleur continue dans la nuque et/ou le bras. Parmi les plus courants, on trouve :
•    Une hernie discale ou une sténose foraminale peuvent causer une douleur qui se propage dans le bras (ou dans les mains et les doigts).  Les symptômes sont souvent temporaires et peuvent généralement être traités avec des médicaments, la kinésithérapie et/ou une manipulation chiropratique ou ostéopathique. Si la douleur ne réagit pas à ces traitements au bout de 6 à 12 semaines, il faut alors envisager la chirurgie.
•    La sténose foraminale, c’est à dire un rétrécissement de l’ouverture par laquelle sortent les racines nerveuses de la colonne vertébrale, peut être caractérisée par une douleur se développant lentement (par exemple au bout de plusieurs années) et a tendance à apparaître pendant ou après certaines activités ou positions de la nuque. Si la douleur est intense ou prolongée, ou si elle représente un frein aux activités quotidiennes, la chirurgie peut alors être recommandée pour éliminer le pincement du nerf.
•    Le syndrome de la traversée thoracobrachiale est souvent associé à des problèmes de cou et peut également causer la douleur ou l’engourdissement du bras/de la main, une douleur dans la poitrine et une faiblesse dans le bras. La plupart du temps, ce problème de santé est dû à un rétrécissement du petit pectoral (muscle de la poitrine sous la clavicule) qui empiète sur le complexe nerf/artère le long du bras. Le syndrome de la traversée thoracobrachiale peut souvent être traité de manière classique par la chiropraxie et/ou la kinésithérapie. C’est assez fréquent chez les personnes qui travaillent derrière un bureau avec les épaules affaissées ou qui, à la salle de gym, travaillent leur poitrine bien plus que les muscles du dos opposés. Toutefois, ce syndrome peut avoir une origine qui nécessite une intervention chirurgicale.
•    La sténose cervicale avec myélopathie peut entraîner une douleur se propageant le long du bras, causant un manque de coordination dans les bras et les jambes, des difficultés avec les habiletés motrices (telles que l’écriture), et/ou des douleurs lancinantes occasionnelles. Les symptômes peuvent aller et venir sur une longue période (plusieurs années par exemple). É tant donné que c’est un rétrécissement du canal de la moelle épinière, des traitements non chirurgicaux peuvent aider à soulager la douleur dans le bras, mais on peut avoir recours à la chirurgie pour traiter la compression de la moelle épinière (qui cause les difficultés de coordination).
Enfin, il est important de noter que si quelqu’un ressent une faiblesse dans le bras, ou une perte de sensation et de coordination dans les bras ou les jambes, il se peut qu’un nerf soit abîmé et il faut alors se faire examiner par un médecin. De la même façon, les symptômes comme une douleur prolongée/grandissante accompagnée d’une perte d’appétit, d’une perte de poids, de nausées, de vomissements ou de fièvre/coup de froid/tremblements peuvent indiquer une tumeur ou une infection de la colonne et nécessiter une attention médicale immédiate.
En règle générale, si vos symptômes vous inquiètent, ou qu’ils semblent s’aggraver, il est toujours conseillé de consulter votre docteur. N’oubliez pas non plus qu’un programme d’exercices équilibré est indispensable dans chaque traitement général d’un problème musculosquelettique. Ainsi, si votre médecin ne vous recommande pas d’exercices, demandez-lui s’il peut vous en conseiller.

La douleur à l’épaule


Résultat d’images pour douleur epaule

Quelle serait la principale cause de la douleur dans l’épaule?

La douleur irradiante provenant du cou pourrait être la cause la plus courante de la douleur à l’épaule.

Quels sont les autres problèmes qui peuvent entraîner une douleur irradiante dans l’épaule?





Les autres causes de la douleur irradiante dans l’épaule sont les suivantes:

-Irritation diaphragmatique
-Pneumonie
-Pleurésie
-Pneumothorax
-Saignements intra-abdominaux
-Péritonite
-Infarctus du myocarde
-Colique hépatique
-Cancer de l’apex pulmonaire (Syndrome de Pancoast-Tobias)

Pourquoi l’irritation diaphragmatique entraîne-t-elle une douleur irradiante à l’épaule?

Au stade embryonnaire, les deux parties du diaphragme sont situées au niveau du cou (environ C4), mais, pendant la croissance fœtale, elles descendent à leur emplacement final souscostal. La douleur irradie le long du nerf phrénique au niveau C4.

Quels sont la diffusion et le rayonnement habituels de la douleur qui provient de l’épaule?

Mise à part la douleur causée par les problèmes de l’articulation acromio-claviculaire, celle qui provient de l’épaule tend à se diffuser le long du dermatome C5 (voir figure). Celui-ci s’étend à partir de la face latérale de l’acromion et descend vers la face latérale du bras jusque sous le coude. Il ne comprend pas la main, la région scapulaire ou le cou. La douleur à l’épaule ne dépasse généralement pas le coude.




L’articulation acromio-claviculaire se situe dans la distribution du dermatome C4, lequel est pratiquement le centre de l’épaule et du bas du cou (voir figure). La douleur qui émane de l’articulation acromio-claviculaire suit cette distribution.

Si un patient se plaint d’une douleur à l’épaule qui englobe aussi le cou ou la main, pensez « colonne cervicale ».

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