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4 janv. 2016

Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ?

Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ? De nombreuses substances, notamment présentes dans certains médicaments, peuvent modifier le fonctionnement de notre cerveau et altérer notre mémoire. Quels sont les médicaments en cause et faut-il alors les éviter ? La problématique est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Le point avec le Dr Catherine Thomas-Anterion, Neurologue, Docteur en Neuropsychologie, chercheur et membre de l'Observatoire B2V de la mémoire.

Certains médicaments augmentent les troubles de la mémoire

Il existe des médicaments qui peuvent perturber le fonctionnement optimal de la mémoire. C’est le cas de ceux qui ralentissent la vitesse de traitement cérébral. Ils peuvent alors entraîner comme effets secondaires d’éventuels problèmes d’attention et de mémoire. « Il est donc impératif de toujours bien évaluer les motifs de prescription de tout médicament », met en garde le Dr Catherine Thomas-Anterion : « Pourquoi doit-on le prendre, à quels effets bénéfiques doit-on s’attendre, quel dosage utiliser, pendant combien de temps, quels sont les effets indésirables potentiels, etc. ? »
Par exemple, les bêtabloquants sont prescrits dans de nombreuses indications différentes : contre les troubles cardiaques et l’hypertension majoritairement, mais aussi en traitement de fond contre les migraines. Or, ils peuvent s’accompagner d’une lenteur d’exécution dans la réalisation de certaines tâches. Mais chez une personne cardiaque qui est améliorée par son bêtabloquant, il n’est pas question de l’arrêter. En revanche, en l’absence d’amélioration suffisante, il faut en parler à son médecin, qui peut alors modifier la prescription, avec un retour à un fonctionnement cérébral normal.

Les Solutions naturelles

La solution phytothérapie

Le ginkgo biloba, souvent considéré comme la « plante du cerveau », est particulièrement recommandé dans les troubles cognitifs, de la mémoire et de la concentration liés à l’âge. À utiliser sous forme de cure.
Pour consulter la fiche Ginko Cliquez ici !

La solution phytothérapie

Le ginseng, excellent stimulant général, exerce des bienfaits sur les capacités de concentration et les capacités mentales, nécessaires à une bonne mémorisation. À utiliser en gélules ou en tisane à partir de poudre de racine de ginseng.
Pour consulter la fiche Ginseng Cliquez ici ! 

Les anti-cholinergiques ont-ils aussi des répercussions sur la mémoire ?

Dr Catherine Thomas-Anterion : « Oui, car les anti-cholinergiques jouent un rôle important dans le fonctionnement de la mémoire. La plupart du temps, ils n’entraînent pas d’effets secondaires majeurs, mais seulement de petits désagréments, sauf chez les patients qui sont amenés à prendre plusieurs médicaments différents et dont les effets indésirables peuvent s’ajouter, en cas de plusieurs facteurs de risque ou d’affection en lien avec l’acétylcholine. Attention, les anti-cholinergiques sont présents dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques, comme dans des anti-vomitifs, des médicaments contre l’incontinence ou la dépression.
Là encore, il ne faut jamais arrêter son traitement de son propre chef, mais en parler à son médecin, qui réévaluera les raisons précises de cette prescription et l’existence d’éventuelles interactions avec d’autres médicaments. Autrement dit, l’indication d’un médicament prime toujours sur les contre-indications (dans la limite du raisonnable bien sûr). »

Image result for benzodiazepinesQu’en est-il des benzodiazépines ?

Les benzodiazépines sont des traitements anxiolytiques, donc utilisés contre l’anxiété, mais aussi parfois contre la dépression et les troubles du sommeil. Le gros problème avec ces médicaments est qu’ils peuvent entraîner des addictions avec des difficultés de sevrage. « C’est ainsi que certains patients les prennent sur de longues périodes et que des désagréments se manifestent, de type ralentissement de fonctionnement et perte d’attention. Comme avec les bêtabloquants, si l’effet ayant motivé la prescription est satisfaisant, celui-ci prime sur les désagréments. Il n’en faut pas moins réfléchir à la façon d’améliorer la prescription : diminution progressive de la posologie et de la durée du traitement », précise le Dr Thomas-Anterion. 

Toujours considérer et reconsidérer la balance bénéfice / risque d’un traitement

Les bénéfices et les risques d’un médicament doivent toujours être examinés et régulièrement réévaluer. À titre d’exemple, malgré des effets indésirables sur le fonctionnement cérébral, un patient déprimé, souffrant de crises d’angoisse ou d’attaques de panique, aura une bien meilleure mémoire et moins de troubles de l’attention s’il prend un traitement par benzodiazépines associées à un antidépresseur par exemple, que s'il ne se traite pas.
Nous venons de parler des effets de certains médicaments sur la mémoire, quand est-il du risque de développer la maladie d’Alzheimer ? Les benzodiazépines augmentent-elles le risque de maladie d’Alzheimer ?
Dr Catherine Thomas-Anterion : « Une équipe de chercheurs de l’Inserm à Bordeaux a conclu que la prise de benzodiazépines sur plusieurs années consécutives représente un facteur favorisant la maladie d’Alzheimer. Mais il existe encore des incertitudes et il faudrait notamment prouver que ce sont bien les benzodiazépines et non la maladie à l’origine de la prise de benzodiazépines qui augmentent le risque d’Alzheimer. Car en effet, le stress dont souffrent les personnes dépressives, anxieuses, angoissées ou sujettes aux crises de panique, est un puissant oxydant cérébral connu pour entraîner une mort neuronale chez l’animal. Autrement dit, le stress (évoluant de longues années sans traitement) pourrait à lui seul expliquer un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer.
Cette hypothèse confirme la nécessité de traiter ces maladies via des médicaments à condition de respecter les règles posologiques (dosage, durée limitée, réévaluations fréquentes).
Ce raisonnement est aussi valable en ce qui concerne les troubles du sommeil. Le sommeil étant très important pour la mémoire, il est préférable de prendre des somnifères pour limiter les insomnies et ainsi maintenir sa mémoire, mais ce pour un temps limité et sous contrôle médical. En revanche, continuer à prendre par habitude des médicaments qui ne sont plus utiles (accoutumance), c’est-à-dire qui n’améliorent plus le sommeil, peut détériorer la mémoire.

Les médicaments antidouleurs… eux aussi !

Image result for antidouleurDans le cadre de la lutte contre la douleur, les médicaments antidouleurs sont très largement utilisés, y compris contre les maladies rhumatismales. Or les morphiniques et ceux contenant de la codéine ralentissent le fonctionnement cérébral. Mais parallèlement, il faut considérer les effets propres de la douleur. En effet, lorsqu’elle est forte, elle a d’importantes répercussions psychiques et cognitives, entraînant anxiété et mal être à l’origine d’un ralentissent de la personne. Ainsi, traiter la douleur contribue à améliorer le fonctionnement de la mémoire. Reste à évaluer régulièrement chez chaque patient, si cette amélioration est supérieure au ralentissement cérébral lié au médicament antidouleur employé.
« C’est pourquoi les médecins réfléchissent à chaque consultation à l’opportunité de maintenir ou non le médicament. Cet exercice est relativement simple lorsqu’il n’y a qu’un médicament, mais se complique fortement lorsque plusieurs sont associés, notamment des médicaments qui ralentissent : bêtabloquants, anti-vomitifs, contre l’incontinence, etc.
Le patient doit ici penser à indiquer systématiquement les ordonnances des autres médecins consultés et mentionner tous les autres produits consommés, y compris les traitements en vente libre ou naturels achetés sur Internet, chez l’herboriste ou le naturopathe.
Le patient doit aider son médecin en indiquant tout ce qu’il prend, sans rien oublier ».

Les substances les plus courantes qui perturbent la mémoire : l’alcool et le cannabis

Image result for alcool et cannabisAprès ce long argumentaire sur les médicaments, on en oublierait presque de mentionner les deux substances qui perturbent le plus notre mémoire et qui sont de loin les plus consommées : l’alcool et le cannabis. Tous deux sont toxiques pour le cerveau : ils altèrent les capacités d’attention et la vitesse de traitement du cerveau, et entraînent une perte de fonction neuronale voire une mort neuronale.
Ce sont donc toutes les substances toxiques qu’il faut éliminer pour ménager sa mémoire et prévenir les troubles mnésiques. On retiendra qu’il faut éviter l’automédication et le renouvellement abusif en se demandant toujours pourquoi on prend ce médicament et s’il est encore utile.

9 févr. 2012

Infection nosocomiale

Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé. Le terme nosocomial vient du grec nosous, maladie et de komein soigner, qui forment le mot nosokomeion, hôpital. Une infection est dite nosocomiale ou hospitalière, si elle est absente lors de l'admission du patient à l'hôpital et qu'elle se développe 48 heures au moins après l'admission. Ce délai permet de distinguer une infection d'acquisition communautaire d'une infection nosocomiale. Ce critère ne doit pas être appliqué sans réflexion et il est recommandé d'apprécier, dans les cas douteux, la plausibilité du lien causal entre hospitalisation et infection. Le délai de 48h s'allonge jusqu'à 30 jours dans le cas d'infections de site opératoire, et jusqu'à un an s'il y a mise en place de matériel prothétique. Autrement dit, toute infection survenant sur une cicatrice chirurgicale dans l'année suivant l'opération, même si le patient est sorti de l'hôpital, peut être considérée comme nosocomiale.

Généralités
L'augmentation des infections nosocomiales est en partie liée aux progrès diagnostiques et thérapeutiques de la médecine : la prise en charge de patients de plus en plus fragiles, notamment atteints de déficit congénital de l'immunité ou, le plus souvent, d'un déficit acquis par l'administration de médicaments immunosuppresseurs. Il faut cependant relativiser cette affirmation d'augmentation : entre l'enquête française de prévalence de 1996 et celle de 2001, bien que la comparaison des résultats soit difficile, une diminution de 13 % de la prévalence des infections nosocomiales est observée. Les nouveau-nés, les prématurés et les personnes âgées sont particulièrement sujets aux infections nosocomiales. Les techniques invasives utilisées dans les hôpitaux pour le diagnostic, la surveillance et le traitement ouvrent souvent de nouvelles portes à l'infection : sonde urinaire à demeure, mesure de la pression veineuse centrale, perfusions de toute nature, implantation de prothèses… Les infections nosocomiales ne sont donc pas toutes évitables, même si près de la moitié de ces infections peuvent être prévenues par des moyens simples, comme le lavage des mains et une formation continue adaptée.

Modes de transmission
Il existe quatre grands modes de transmission.

L'auto-infection :
La malade s'infecte avec ses propres germes, les « portes d'entrée » sont les lésions des muqueuses, les lésions cutanées (plaies, brûlures, maladies de peau). Les germes seront ceux de la peau, des muqueuses, du tractus digestif, etc. Ce mécanisme est favorisé par différents facteurs, la dissémination des germes du patient dans son environnement (comme par exemple le lit), par l'utilisation de traitement pouvant altérer l'immunocompétence (corticostéroïdes, immunosuppresseurs…), par l'administration de traitements sélectionnant certaines bactéries (antibiothérapie à spectre large…). Enfin, les patients immunodéprimés (sida, aplasiques…) sont les personnes les plus à risque du fait du défaut de vigilance immunitaire de leur organisme, développant ainsi des pathologies strictement endogènes.

L'hétéro-infection:
Dans ce cas, le germe responsable de l'infection nosocomiale provient d'un autre malade, la transmission étant le plus souvent manuportée, par le personnel soignant intervenant auprès de plusieurs patients, disséminant ainsi les germes d'une personne à l'autre. Ces infections sont dites « croisées ». C'est le mode de contamination le plus fréquemment retrouvé lors d'épidémies. Cependant certains germes, comme celui de la tuberculose, sont transmis par voie aérienne. Il peut en outre arriver plus rarement que les germes soient transmis par contact direct entre deux patients.

La xéno-infection :
Ce mode de transmission est un peu à part, dans ce cas les agents pathogènes sont transmis par des personnes venant de l'extérieur (personnel soignant, visiteurs, sous-traitants), et présentant eux-mêmes une pathologie infectieuse, déclarée ou en cours d'incubation. Ce mode de transmission n'est cependant pas à négliger, car il peut être dévastateur pour les patients particulièrement fragiles. Ainsi, les professionnels de santé sont de plus en plus encouragés à se faire vacciner contre la grippe.

L'Exo-infection :
Ce mode de transmission inclut soit à un dysfonctionnement technique d'un matériel (filtre à air, autoclave…) destiné à la protection des patients qui, ne remplissant plus son office, les laisse en contact avec des germes qui ne devraient, en principe, pas faire l'objet d'une infection, au vu des mesures prises pour les prévenir (aspergillose, légionelle, etc.), soit à une erreur commise dans l'exécution des procédures de traitement du matériel médico-chirurgical.
Causes des infections nosocomiales[modifier]
Pour développer une infection nosocomiale, il faut que trois éléments soient réunis :
1.Un agent infectieux ;
2.un mode de transmission ;
3.un sujet réceptif.
Il existe des facteurs favorisants dont ; manque d'hygiène (éventuellement faute de salles de bain ou douches), le comportement du personnel hospitalier (qui parfois sous-estime le risque ou le comprend mal), ou encore la mobilité des patients (fréquemment transférés d'un établissement ou service à l'autre).

Agent infectieux
Les infections nosocomiales sont généralement dues à des bactéries : Commensales, c'est-à-dire des germes qui ne peuvent vivre qu'au contact de notre organisme ; ces bactéries sont souvent utiles au bon fonctionnement du corps humain, ainsi la flore bactérienne résidant dans notre tube digestif (staphylocoque doré, pseudomonas aeruginosa…) est indispensable à la digestion ; en revanche, si pour une raison ou pour une autre lors d'une intervention chirurgicale, ces germes sont déversés dans la cavité abdominale, ils deviennent dangereux, pathogènes ; saprophytes, c'est-à-dire vivant dans l'environnement de l'homme (l'eau, l'air…) et pouvant le coloniser dans certaines conditions.

Prévention
Il est estimé que 30 % des infections nosocomiales pourraient être évitées : « Au total, compte tenu des origines multiples des infections nosocomiales, Il est estimé à 70 % la proportion de celles qui ne pourraient pas être évitées par une meilleure prévention (mesures d'hygiène, locaux adaptés, etc.), notamment en raison de leur origine endogène. »
Les principales mesures pour combattre les infections nosocomiales relèvent de l'hygiène : Hygiène des mains des soignants, des patients et de leur entourage (Souvent par friction hydro-alcoolique en l'absence de cas de Clostridium ou de souillure sur les mains) ;
Dépistage à l'arrivée dans l'hôpital des patients considérés comme les plus à risques ( tranches d'âge extrêmes, patients ayant déjà subi de nombreuses hospitalisations, immunodéprimés, etc, transferts venus d'autres hôpitaux ) en particulier pour les SARM, comme pratiqué aux Pays-Bas, en Finlande et au Danemark ;
Isolement septique (en particulier dans une chambre individuelle) des malades susceptibles de propager l'infection ;
Isolement protecteur des sujets anormalement susceptibles aux infections ;
Surveillance de l'usage des antibiotiques dans l'hôpital ;
Surveillance de l'environnement par un technicien biohygiéniste (traitement d'air: au bloc opératoire, chambres de greffes;
contrôle de l'eau : eau bactériologiquement maîtrisée, eau chaude sanitaire (légionelles), eau pour soins standards, Contrôle de la désinfection des endoscopes, Contrôle de la qualité microbiologique des surfaces.
Actions préventives techniques: traitement des conduites transportant les fluides, notamment l'eau (choc thermique / choc chloré) des tours aéro-réfrigérantes et l'air (nettoyage des gaines, chauffage, climatisation);
Formation et contrôle médical périodique du personnel de l'hôpital : lavage des mains entre chaque patient (détersion avec du savon si nécessaire, et friction à la solution hydro-alcoolique), utilisation de gants stériles et de masques si nécessaire, désinfection du matériel (notamment à l'autoclave), obligation pour le personnel soignant de retirer tout bijou et ornement corporel transportant idéalement des germes même après détersion, destruction du matériel à usage unique. Constitution d'un Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales chargé d'élaborer un programme pour le contrôle des infections nosocomiales en association à une Équipe Opérationnelle d'Hygiène (E.O.H, UHLIN ...).
Changement régulier (3 à quatre fois par an) des anti-bactériens de surface ( et d'une manière générale de tous les produits d'entretien) pour que les bactéries ne deviennent pas résistantes aux produits.

SARM - Staphylococcus aureus résistant à la méticilline

Le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) ou Methicillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA, souvent prononcé « mersa ») est un Staphylococcus aureus (couramment appelé « Staphylocoque doré ») caractérisé par sa résistance à un antibiotique, la méticilline (ou méthicilline). Le SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline) est un staphylocoque qui a développé une résistance à plusieurs antibiotiques dont la méthicilline. Le SARM ne cause pas plus d’infections que les autres staphylocoques mais il limite le choix du traitement (antibiothérapie).
Que sont les staphylocoques?
Les staphylocoques sont des bactéries qu’on trouve habituellement sur la peau ou dans les narines des personnes. En général, les staphylocoques ne causent pas d’infections chez les gens en bonne santé. Parfois, ils peuvent causer des infections de la peau ou des infections de plaies et, plus rarement, des pneumonies ou des infections du sang. Une infection causée par un staphylocoque peut être traitée par un antibiotique.
Comment le SARM est-il détecté?
Un prélèvement (ex. : dans les narines ou dans une plaie) analysé en laboratoire permet de déterminer la présence de cette bactérie. On dit que le patient est porteur ou colonisé s’il y a présence de la bactérie sans aucun signe d’infection et infecté s’il y a présence de signes d’infection (ex. : plaie avec rougeur au pourtour, écoulement de pus).
Comment le SARM se transmet-il?
Le SARM se transmet principalement d’un patient porteur à un autre patient par les mains contaminées du personnel soignant. C’est pourquoi la meilleure protection est le lavage des mains du personnel soignant.
Le risque de transmission du SARM d’une personne porteuse à des membres de sa famille, incluant les enfants et les femmes enceintes, est très faible.
Pendant combien de temps le SARM reste-t-il présent dans les narines ou dans une plaie?
Le SARM peut rester dans les narines ou dans une plaie pendant plusieurs mois, parfois des années. Les personnes porteuses peuvent donc l’être encore au moment d’une nouvelle admission à l’hôpital.
Quelles précautions seront prises au moment d’une hospitalisation?
Il est important d’aviser le personnel soignant que la personne est porteuse de SARM lors d’une admission ou d’une consultation soit à l’hôpital, soit en centre d’hébergement (CHSLD) afin que les mesures soient prises pour empêcher la transmission de la bactérie à d’autres patients.
Vous recevez des soins à domicile?
Le personnel soignant qui donne des soins à domicile à un patient porteur de SARM doit prendre des précautions particulières afin de ne pas transmettre la bactérie à d’autres patients. L’utilisation de gants et d’une blouse peut être nécessaire dans certaines circonstances. Ces mesures seront cessées lorsque les résultats des tests de laboratoire indiqueront que le patient n’est plus porteur de la bactérie.
Quand doit-on se laver les mains en présence de SARM?
  • avant et après avoir donné des soins.
Se rappeler que, de façon générale, on doit aussi se laver les mains :
  • avant de préparer, de manipuler, de servir des aliments ou de manger;
  • après être allé aux toilettes;
  • après s’être mouché, avoir toussé ou avoir éternué;
  • après une contamination accidentelle avec du sang ou d’autres liquides biologiques;
  • lorsque les mains sont visiblement souillées.
C-Difficile

Qu’est-ce que le Clostridium difficile
Le Clostridium difficile, également appelé C. difficile, est une bactérie connue depuis longtemps. Un faible pourcentage de la population (environ 5 %) peut être porteur de cette bactérie dans l'intestin sans avoir de problème de santé, ce qui, par conséquent, ne requiert aucun traitement. En effet, elle vit en équilibre avec les autres types de bactéries normalement présentes dans l'intestin de l'être humain. Cette bactérie a la capacité de survivre dans l'environnement.
Qu'est-ce qu'une infection à C. difficile?
Après un traitement avec des antibiotiques, le nombre des bactéries dans l'intestin diminue et cela favorise la multiplication du C. difficile. La bactérie C. difficile peut se multiplier et produire une toxine responsable de la diarrhée.
Quels sont les symptômes d'une infection à C. difficile?
Les symptômes courants sont la diarrhée, la fièvre et les crampes abdominales. On retrouve parfois dans les selles du sang, du mucus ou du pus. Dès qu'on soupçonne une infection à C. difficile, une analyse des selles permet de savoir s'il s'agit de cette bactérie. Dans la majorité des cas, les patients guérissent de cette infection. Certaines personnes plus vulnérables peuvent avoir des complications comme une inflammation grave de l'intestin ou une déshydratation, complications qui peuvent mettre la vie des personnes en danger.
Qui est à risque d'avoir une infection à C. difficile?
Les personnes âgées ayant des problèmes de santé et qui sont hospitalisées sont plus à risque d'être infectées par cette bactérie lors de leur séjour à l'hôpital. La prise de certains antibiotiques est, dans une vaste majorité de cas, le facteur précipitant de l'infection. Le risque d'être infecté est très faible pour les personnes en bonne santé.
Comment le C. difficile se transmet-il?
Le C. difficile se transmet à partir des mains contaminées de la personne souffrant de diarrhée. Le personnel et les visiteurs peuvent se contaminer les mains lors de leurs contacts avec la personne malade ou en touchant à certains objets de son environnement (ex.: chasse d'eau, robinets, poignées de porte).
Peut-on traiter l'infection à C. difficile?
Oui. Pour chaque cas, le médecin doit d'abord évaluer si un traitement s'impose. Si c'est le cas, le médecin recommandera un antibiotique approprié. Il n'est pas nécessaire de faire un examen de contrôle si la diarrhée cesse avec le traitement. Si la diarrhée persiste ou recommence dans les semaines qui suivent, une consultation médicale est nécessaire.
Quelles sont les mesures prises pour prévenir la transmission à l'hôpital?
La personne infectée est placée en isolement dans une chambre privée ou partagée avec d'autres patients infectés. D'autres mesures sont mises en place, tels le port de gants et de blouses à manches longues par le personnel et les visiteurs ainsi que la désinfection quotidienne de l'environnement. Ces mesures sont maintenues au moins 72 heures après l'arrêt de la diarrhée. Une affiche placée à la porte de la chambre rappelle aux membres du personnel et aux visiteurs de se laver les mains et de respecter les mesures mises en place.
Comment éviter la transmission du C. difficile à domicile?
En présence de diarrhée causée par une infection à C. difficile, le lavage fréquent des mains de la personne malade et des membres de sa famille est le moyen le plus efficace et le plus simple pour prévenir la transmission. Certains objets et surfaces de l'environnement souvent touchés par la personne malade peuvent être contaminés. On doit procéder au nettoyage plus fréquent de la chambre et de la salle de bain en utilisant de l'eau de javel (1 partie d'eau de javel diluée dans 9 parties d'eau). Le lavage des vêtements peut se faire de façon habituelle avec un détergent commercial courant en utilisant de l'eau chaude ou tiède.
Quand doit-on se laver les mains?
  • Après être allé aux toilettes ;
  • avant et après avoir donné des soins à une personne infectée par le C. difficile ou un autre microbe ;
  • après tout contact avec l’environnement d’une personne malade ;
  • avant de préparer, de manipuler, de servir des aliments ou de manger ;
  • après s’être mouché, avoir toussé ou avoir éternué ;
  • après une contamination accidentelle avec du sang ou d’autres liquides biologiques ;
  • lorsque les mains sont visiblement souillées.
ERV

Qu’est-ce que les ERV ?
Les ERV (Entérocoques Résistants à la Vancomycine) sont des entérocoques qui ont développé une résistance à plusieurs antibiotiques dont la vancomycine. Les ERV ne causent pas plus d’infections que les autres entérocoques mais ils limitent les choix de traitement (antibiothérapie).
Que sont les entérocoques?
Les entérocoques sont des bactéries qu’on trouve habituellement dans l’intestin et les selles ou sur les parties génitales des personnes. En général, les entérocoques ne causent pas d’infections chez les gens en bonne santé. Parfois, ils peuvent causer des infections urinaires, des infections de plaies et, plus rarement, des infections du sang. Ces infections sont acquises lors d’un séjour dans un établissement de soins et peuvent être traitées par une combinaison d’antibiotiques.
Comment les ERV sont-ils détectés?
Un échantillon de selles ou un prélèvement rectal analysé en laboratoire permet de déterminer la présence de cette bactérie. On dit que le patient est porteur ou colonisé s’il y a présence de la bactérie sans aucun signe d’infection et infecté s’il y a présence de signes d’infection (ex. : symptômes urinaires, plaie avec rougeur au pourtour, écoulement de pus).
Comment les ERV se transmettent-ils?
Les ERV se transmettent d’un patient porteur à un autre patient par les mains contaminées du personnel soignant. Le personnel se contamine les mains lors des soins au patient ou en touchant à certains objets de l’environnement contaminés par le patient (ex. : toilette, poignées de porte, commutateurs de lumière). C’est pourquoi la meilleure protection est le lavage des mains par le personnel soignant et par le patient.
Le risque de transmission d’ERV d’une personne porteuse à des membres de sa famille, incluant les femmes enceintes et les enfants, est faible. L’état de porteur pour les personnes en bonne santé ne présente pas de risque particulier.
Pendant combien de temps les ERV restent-ils présents dans les selles?
Les ERV peuvent rester dans les selles pendant plusieurs semaines, parfois des mois. Les personnes porteuses peuvent donc l’être encore au moment d’une nouvelle admission à l’hôpital.
Quelles précautions seront prises au moment d’une hospitalisation?
Il est important d’aviser le personnel soignant si une personne est porteuse d’ERV lors d’une admission ou d’une consultation soit à l’hôpital, soit en centre d’hébergement (CHSLD) afin que les mesures soient prises pour empêcher la transmission de la bactérie à d’autres patients.
La personne porteuse d’ERV sera placée dans une chambre individuelle avec toilette privée et des précautions particulières seront prises (ex. : port de gants, blouse, désinfection plus fréquente de l’environnement). De plus, un échantillon de selles ou un prélèvement rectal sera fait afin de vérifier si la personne est toujours porteuse de cette bactérie.
Comment prévenir la transmission des ERV à la maison?
Le moyen le plus efficace et le plus simple est que la personne porteuse et les membres de sa famille se lavent les mains régulièrement. Les ERV ne sont pas plus dangereux que les autres bactéries retrouvées normalement chez les personnes que l’on côtoie à tous les jours.
Certains objets ou surfaces de l’environnement, souvent touchés par la personne porteuse, peuvent être contaminés. On devra donc nettoyer la chambre et la salle de bain en utilisant un désinfectant. On peut utiliser de l’eau de javel (1 partie d’eau de javel diluée dans 9 parties d’eau). Les objets et les surfaces souvent contaminés sont la toilette, la barre de soutien, la poignée de la chasse d’eau, les poignées de porte, les commutateurs de lumière, la table de chevet et le téléphone.
Les pansements souillés de sécrétions doivent être jetés dans un sac de plastique fermé. Il n’y a pas de mesure particulière à prendre pour la vaisselle et les ustensiles. Le lavage des vêtements d’une personne porteuse d’ERV peut se faire de façon habituelle avec un détergent commercial courant en utilisant de l’eau chaude ou tiède.
S’il y a une personne malade à la maison dont le système de défense est affaibli, il faut aviser le médecin ou l’infirmière avant le retour à la maison de la personne porteuse d’ERV car des mesures supplémentaires pourraient être nécessaires.
Vous recevez des soins à domicile?
Le personnel soignant qui donne des soins à domicile aux patients porteurs d’ERV doit prendre des précautions particulières afin de ne pas transmettre la bactérie à d’autres patients. L’utilisation de gants et d’une blouse peut être nécessaire dans certaines circonstances. Ces mesures seront cessées lorsque les résultats des tests de laboratoire indiqueront que le patient n’est plus porteur de la bactérie.
Quand doit-on se laver les mains en présence d’ERV?
  • après être allé aux toilettes;
  • avant et après avoir donné des soins à la personne porteuse;
  • après tout contact avec l’environnement de la personne porteuse (ex. : lit, poignées de porte, table de chevet, toilette) et en sortant de la chambre.
Se rappeler que, de façon générale, on doit aussi se laver les mains :
  • avant de préparer, de manipuler, de servir des aliments ou de manger;
  • après s’être mouché, avoir toussé ou avoir éternué;
  • après une contamination accidentelle avec du sang ou d’autres liquides biologiques;
  • lorsque les mains sont visiblement souillées.

Le Québec et les infections nosocomiales

Milieux de soins, milieux d’interactions complexes

L’hôpital est un endroit où se retrouvent quotidiennement un grand nombre de personnes pour y recevoir des soins de santé. Ces personnes peuvent être plus vulnérables aux infections ou encore, être elles-mêmes porteuses d’une infection transmissible.

Ici comme ailleurs dans le monde, l’expérience nous a appris que plusieurs procédures et interventions effectuées en milieu de soins et l’absence de certaines mesures sont susceptibles de favoriser la transmission des infections. Les façons de faire peuvent entraîner des niveaux d’infections plus élevés que ceux qui seraient attendus. C’est pourquoi autant les modes d’intervention et les procédures que la survenue d’infections nosocomiales, c’est-à-dire les infections acquises dans les milieux de soins, doivent faire l’objet d’une surveillance constante.

Certaines bactéries, à l’origine d’infections nosocomiales, font actuellement l’objet d’une préoccupation particulière. Ce sont :
  • le C. difficile (Clostridium difficile)
  • les ERV (Entérocoques Résistants à la Vancomycine)
  • le SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline)
Un service de santé constitue un milieu d’interactions complexes entre le patient, les interventions qu’il subit et l’environnement hospitalier. La condition physique et la flore microbienne du patient, le traitement administré et l’instrumentation utilisée pour les soins sont tous des facteurs ayant une incidence sur le risque d’acquisition et de transmission d’une infection.
Bien qu’il s’agisse d’un phénomène inéluctable, les connaissances actuelles ne permettant pas d’entrevoir son éradication, la saine gestion de ce risque dans une perspective de qualité des soins doit être visée.
Des mesures de prévention et de contrôle efficaces
Dans les établissements de santé québécois, on évalue qu’entre 80 000 et 90 000 personnes sont atteintes d’une infection nosocomiale, ce qui correspond à 10 % des admissions. Plusieurs études ont démontré qu’il est possible de réduire de près du tiers le nombre de nouveaux cas, en mettant en place un programme bien structuré. D’ailleurs, on a déjà pu constater chez nous les retombées positives des mesures adoptées depuis 2004 afin de répondre à l’augmentation des infections à Clostridium difficile.
La prévention et le contrôle des infections nosocomiales ne sont pas des préoccupations nouvelles au Québec. Depuis plusieurs années, des professionnels de la santé, notamment des microbiologistes infectiologues et des infirmières en prévention et contrôle des infections, consacrent temps et énergie à cette activité dans les établissements du réseau de la santé, là où commence la lutte contre ces infections, là où se trouve la responsabilité première de prévention et de contrôle de ces infections.
Dans la foulée des mesures adoptées depuis 2004, le Québec se situe déjà à l’avant-garde en matière de prévention et de contrôle des infections nosocomiales. Avec l’élaboration du Plan d’action sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales 2006-2009, Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. le ministère de la Santé et des Services sociaux a franchi une autre étape importante relativement à l’encadrement et à la prise en charge de cette problématique en vue d’améliorer de façon bien concrète la qualité et la sécurité des soins offerts.

30 janv. 2012

Crampes nocturnes

La crampe se définit comme une contraction de courte durée, involontaire et douloureuse, d'un muscle ou d'un groupe de muscle. La crampe nocturne survient uniquement la nuit par définition et touche le plus souvent un mollet ou un pied. Elle est plus fréquente chez la personne âgée et la femme enceinte. Sa cause est mal élucidée. Les mécanismes favorisants sont multiples, complexes, et connus.
La survenue occasionnelle est un phénomène banal mais si ces crampes sont très fréquentes, il faudra consulter un médecin afin d'éliminer certaines maladies:
* insuffisance veineuse importante
* troubles métaboliques (grossesse, diurétique, cortisone, laxatif, manque de calcium, de potassium) * troubles de l'oxygénation des muscles (artérite, insuffisance respiratoire)
* rhumatismales (arthrose, sciatique, canal lombaire étroit)
* atteinte neurologique: polynévrite (diabétique, alcoolique, insuffisance rénale, intoxication avec des métaux lourds etc...) ou atteinte de la moelle épinière ou du cerveau. Le traitement immédiat repose sur l'étirement des muscles concernés : Par exemple, marcher sur la pointe des pieds nus sur un sol froid.
La prévention :
* Boissons abondantes, laitages et fruits (apport de potassium, de magnésium, de calcium), la réduction du tabac, de l'alcool, du thé et du café.
* Les médicaments Un seul est vraiment efficace, c'est la quinine mais il n'est pas dénué de danger : réactions allergiques au niveau de la peau, du sang (thrombopénie) ou du foie (hépatite), des troubles de la vision, des bourdonnements d'oreille, des vertiges, des maux de tête, des troubles du rythme cardiaque.
* Une méthode simple, valant la peine d'être essayée. Elle consiste en exercices visant à étirer le muscle : Se tenir debout face à un mur à une distance d'environ 1 mètre puis se pencher en avant afin de toucher le mur avec les mains, en gardant les talons collés au sol. Cette position est à maintenir pendant 10 secondes et à répéter après une période de relaxation de 5 secondes. Ces exercices sont répétés 3 fois par jour. Les crampes disparaissent souvent en quelques jours... La méthode a l'avantage de ne pas être dangereuse et de prendre peu de temps. Le savon de Marseille au fond du lit (valeur d’une boule de glace dans un bas nylon) semble aussi très bien réduire les crampes. L’explication serait que le vrai savon de Marseille est élaboré à base de potasse. Dans les crampes nocturnes dues à un déficit en potassium intracellulaire, les ions de potassium issus de la potasse pénètreraient la peau et se fixeraient dans les cellules musculaires. Les crampes "A la suite de nombreuses écritures rapides, Sainte-Beuve a été attaqué de ce que les médecins appellent la crampe d'écrivain, qui lui a à peu près paralysé les muscles du bras droit... " Ed. et J. de Goncourt (Journal)
1°) Qu'est-ce que c'est ?
La "crampe" peut être définie comme une contraction soudaine, involontaire, passagère et douloureuse d'une partie ou de la totalité d'un muscle. Elle peut survenir de façon inopinée ou être déclenchée par une contraction musculaire, spécialement au cours d'un effort comportant un raccourcissement musculaire. Sa durée est variable, généralement brève. La contraction musculaire est visible et palpable. Elle peut s'accompagner de fasciculations. Elle cesse en général avec l'élongation du muscle ou du segment musculaire en cause. La survenue de crampes est en général un phénomène bénin et très fréquent. Elles surviennent lors des efforts chez les sportifs; mais parfois aussi au repos, souvent la nuit. L'électromyogramme (EMG) montre que les crampes ont une origine nerveuse et non musculaire. Les crampes sont souvent précédées ou accompagnées de potentiels de fasciculation dans le même territoire musculaire. Les crampes sont fréquemment rencontrées dans les maladies du neurone moteur (neuropathies périphériques). Elles ne se voient pas dans les affections du système nerveux central ni dans les maladies primitives du muscle. L'origine exacte de la décharge anormale dans les neurones moteurs n'est pas définitivement éclaircie.
2°) Quelles sont les causes des crampes ?
Si les crampes surviennent fréquemment sans raison apparente, il y a de nombreux facteurs favorisants - la grossesse, la pilule; - la déshydratation (diurétiques, sueurs profuses, coups de chaleur, vomissements, diarrhée); - l'hémodialyse; - le froid; - l'abus d'excitants (café, thé); - les toxicomanies... Dans d'autres cas, lorsque les crampes deviennent réellement invalidantes et répétitives, lorsqu'elles sont de localisation inhabituelle ou de durée prolongée, une enquête médicale est nécessaire.
Un certain nombre d'affections neurologiques comportent des douleurs et des spasmes musculaires qui ne sont pas des crampes à proprement parler, comme par exemple certaines affections musculaires:
- les contractures dans les glycogénoses; - les myalgies chroniques (syndrome polyalgique des patients anxieux et dépressifs );
- la myotonie. Principales causes des crampes :
- les causes neurologiques périphériques (les affections du neurone moteur ou du nerf périphérique) : - la tétanie (spasmophilie ou syndrome d'hyperventilation);
- la polyneuropathie alcoolo-carentielle (crampes nocturnes des mollets dans la polynévrite alcoolique); - polynévrites médicamenteuses et toxiques (champignons, pesticides, toxiques industriels, plomb);
- la sclérose latérale amyotrophique (SLA);
- la sclérose en plaque (SEP);
- la poliomyélite, la maladie de Parkinson;
- les sciatiques;
- la crampe des écrivains...
- les crampes d'origine endocrinienne:
- myxœdème
- maladie d'Addison
- diabète
- hypoglycémie
Les crampes métaboliques :
- hypo et hyperkaliémies;
- hypomagnésémie;
- hypocalcémie;
- spasmophilie;
- hyperphosphorémie;
- carences vitaminiques;
- troubles électrolytiques (déshydratration, dialyse)
- urémie;
- abus de diurétiques et de laxatifs;
- piqures et morsures d'animaux...
- les crampes d'origine cardio-vasculaire :
- cardiopathies;
- blocs auriculo-ventriculaires (BAV);
- œdème musculaire des maladies veineuses;
- varices;
- maladie post-phlébitique;
- artérite;
- maladie de Raynaud;
- "syndrome des jambes sans repos"...
- Les crampes des maladies infectieuses et parasitaires:
- maladies virales, grippe...
- tétanos...
- paludisme...
- Les crampes idiopathiques :
- nocturnes
- sportifs
- froid
- effort
- troubles de la statique
- crampes professionnelles (écrivains etc...)
- Autres causes :
- rhumatismes;
- déchirures musculaires, fractures, luxations;
- crampes sous plâtre, crampes de la rééducation...
3°) Traitement Dans l'immense majorité des cas, les crampes sont bénignes et ne nécessitent pas de traitement.
Au moment de la crampe, il faut étirer le muscle douloureux; par exemple en cas de crampe du mollet, faire une flexion dorsale forcée du pied en tirant progressivement les orteils et le pied vers la face antérieure de la jambe. En cas de crampes nocturnes des mollets, une neuropathie alcoolo-carentielle est recherchée. L'examen recherche l'abolition des réflexes (ROT) achilléens, un déficit moteur des muscles extenseurs des orteils, des troubles sensitifs distaux. L'électromyogramme (EMG) fait la preuve de la neuropathie périphérique. Le traitement par la vitamine B1 est en principe suffisant pour lutter contre le désordre métabolique. En cas de crampes dues à la sudation excessive, le patient doit boire des liquides sucrés et salés.
Dans les crampes ordinaires, le médecin peut conseiller certains produits en fonction des cas :
- la quinine (Hexaquine, Quinine vitamine C, Quinisédine)
- la diphénylhydantoïne (Dihydan) - la carbamazépine (Tégretol)
- les vitamines B1 et B2
- les benzodiazépines (myorelaxants) Place de l'homéopathie Certains remèdes sont préconisés à la dose de 3 granules de chaque trois fois par jour :
- crampes musculaires : Cuprum 7 CH, Nux vomica 7 CH
- crampes des écrivains : Argentum nitricum 7 CH, Magnesia phosphorica 9 CH
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Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ?

Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ? De nombreuses substances, notamment présentes dans certains médicaments, peuvent modifier le fonctionnement de notre cerveau et altérer notre mémoire. Quels sont les médicaments en cause et faut-il alors les éviter ? La problématique est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Le point avec le Dr Catherine Thomas-Anterion, Neurologue, Docteur en Neuropsychologie, chercheur et membre de l'Observatoire B2V de la mémoire.

Certains médicaments augmentent les troubles de la mémoire

Il existe des médicaments qui peuvent perturber le fonctionnement optimal de la mémoire. C’est le cas de ceux qui ralentissent la vitesse de traitement cérébral. Ils peuvent alors entraîner comme effets secondaires d’éventuels problèmes d’attention et de mémoire. « Il est donc impératif de toujours bien évaluer les motifs de prescription de tout médicament », met en garde le Dr Catherine Thomas-Anterion : « Pourquoi doit-on le prendre, à quels effets bénéfiques doit-on s’attendre, quel dosage utiliser, pendant combien de temps, quels sont les effets indésirables potentiels, etc. ? »
Par exemple, les bêtabloquants sont prescrits dans de nombreuses indications différentes : contre les troubles cardiaques et l’hypertension majoritairement, mais aussi en traitement de fond contre les migraines. Or, ils peuvent s’accompagner d’une lenteur d’exécution dans la réalisation de certaines tâches. Mais chez une personne cardiaque qui est améliorée par son bêtabloquant, il n’est pas question de l’arrêter. En revanche, en l’absence d’amélioration suffisante, il faut en parler à son médecin, qui peut alors modifier la prescription, avec un retour à un fonctionnement cérébral normal.

Les Solutions naturelles

La solution phytothérapie

Le ginkgo biloba, souvent considéré comme la « plante du cerveau », est particulièrement recommandé dans les troubles cognitifs, de la mémoire et de la concentration liés à l’âge. À utiliser sous forme de cure.
Pour consulter la fiche Ginko Cliquez ici !

La solution phytothérapie

Le ginseng, excellent stimulant général, exerce des bienfaits sur les capacités de concentration et les capacités mentales, nécessaires à une bonne mémorisation. À utiliser en gélules ou en tisane à partir de poudre de racine de ginseng.
Pour consulter la fiche Ginseng Cliquez ici ! 

Les anti-cholinergiques ont-ils aussi des répercussions sur la mémoire ?

Dr Catherine Thomas-Anterion : « Oui, car les anti-cholinergiques jouent un rôle important dans le fonctionnement de la mémoire. La plupart du temps, ils n’entraînent pas d’effets secondaires majeurs, mais seulement de petits désagréments, sauf chez les patients qui sont amenés à prendre plusieurs médicaments différents et dont les effets indésirables peuvent s’ajouter, en cas de plusieurs facteurs de risque ou d’affection en lien avec l’acétylcholine. Attention, les anti-cholinergiques sont présents dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques, comme dans des anti-vomitifs, des médicaments contre l’incontinence ou la dépression.
Là encore, il ne faut jamais arrêter son traitement de son propre chef, mais en parler à son médecin, qui réévaluera les raisons précises de cette prescription et l’existence d’éventuelles interactions avec d’autres médicaments. Autrement dit, l’indication d’un médicament prime toujours sur les contre-indications (dans la limite du raisonnable bien sûr). »

Image result for benzodiazepinesQu’en est-il des benzodiazépines ?

Les benzodiazépines sont des traitements anxiolytiques, donc utilisés contre l’anxiété, mais aussi parfois contre la dépression et les troubles du sommeil. Le gros problème avec ces médicaments est qu’ils peuvent entraîner des addictions avec des difficultés de sevrage. « C’est ainsi que certains patients les prennent sur de longues périodes et que des désagréments se manifestent, de type ralentissement de fonctionnement et perte d’attention. Comme avec les bêtabloquants, si l’effet ayant motivé la prescription est satisfaisant, celui-ci prime sur les désagréments. Il n’en faut pas moins réfléchir à la façon d’améliorer la prescription : diminution progressive de la posologie et de la durée du traitement », précise le Dr Thomas-Anterion. 

Toujours considérer et reconsidérer la balance bénéfice / risque d’un traitement

Les bénéfices et les risques d’un médicament doivent toujours être examinés et régulièrement réévaluer. À titre d’exemple, malgré des effets indésirables sur le fonctionnement cérébral, un patient déprimé, souffrant de crises d’angoisse ou d’attaques de panique, aura une bien meilleure mémoire et moins de troubles de l’attention s’il prend un traitement par benzodiazépines associées à un antidépresseur par exemple, que s'il ne se traite pas.
Nous venons de parler des effets de certains médicaments sur la mémoire, quand est-il du risque de développer la maladie d’Alzheimer ? Les benzodiazépines augmentent-elles le risque de maladie d’Alzheimer ?
Dr Catherine Thomas-Anterion : « Une équipe de chercheurs de l’Inserm à Bordeaux a conclu que la prise de benzodiazépines sur plusieurs années consécutives représente un facteur favorisant la maladie d’Alzheimer. Mais il existe encore des incertitudes et il faudrait notamment prouver que ce sont bien les benzodiazépines et non la maladie à l’origine de la prise de benzodiazépines qui augmentent le risque d’Alzheimer. Car en effet, le stress dont souffrent les personnes dépressives, anxieuses, angoissées ou sujettes aux crises de panique, est un puissant oxydant cérébral connu pour entraîner une mort neuronale chez l’animal. Autrement dit, le stress (évoluant de longues années sans traitement) pourrait à lui seul expliquer un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer.
Cette hypothèse confirme la nécessité de traiter ces maladies via des médicaments à condition de respecter les règles posologiques (dosage, durée limitée, réévaluations fréquentes).
Ce raisonnement est aussi valable en ce qui concerne les troubles du sommeil. Le sommeil étant très important pour la mémoire, il est préférable de prendre des somnifères pour limiter les insomnies et ainsi maintenir sa mémoire, mais ce pour un temps limité et sous contrôle médical. En revanche, continuer à prendre par habitude des médicaments qui ne sont plus utiles (accoutumance), c’est-à-dire qui n’améliorent plus le sommeil, peut détériorer la mémoire.

Les médicaments antidouleurs… eux aussi !

Image result for antidouleurDans le cadre de la lutte contre la douleur, les médicaments antidouleurs sont très largement utilisés, y compris contre les maladies rhumatismales. Or les morphiniques et ceux contenant de la codéine ralentissent le fonctionnement cérébral. Mais parallèlement, il faut considérer les effets propres de la douleur. En effet, lorsqu’elle est forte, elle a d’importantes répercussions psychiques et cognitives, entraînant anxiété et mal être à l’origine d’un ralentissent de la personne. Ainsi, traiter la douleur contribue à améliorer le fonctionnement de la mémoire. Reste à évaluer régulièrement chez chaque patient, si cette amélioration est supérieure au ralentissement cérébral lié au médicament antidouleur employé.
« C’est pourquoi les médecins réfléchissent à chaque consultation à l’opportunité de maintenir ou non le médicament. Cet exercice est relativement simple lorsqu’il n’y a qu’un médicament, mais se complique fortement lorsque plusieurs sont associés, notamment des médicaments qui ralentissent : bêtabloquants, anti-vomitifs, contre l’incontinence, etc.
Le patient doit ici penser à indiquer systématiquement les ordonnances des autres médecins consultés et mentionner tous les autres produits consommés, y compris les traitements en vente libre ou naturels achetés sur Internet, chez l’herboriste ou le naturopathe.
Le patient doit aider son médecin en indiquant tout ce qu’il prend, sans rien oublier ».

Les substances les plus courantes qui perturbent la mémoire : l’alcool et le cannabis

Image result for alcool et cannabisAprès ce long argumentaire sur les médicaments, on en oublierait presque de mentionner les deux substances qui perturbent le plus notre mémoire et qui sont de loin les plus consommées : l’alcool et le cannabis. Tous deux sont toxiques pour le cerveau : ils altèrent les capacités d’attention et la vitesse de traitement du cerveau, et entraînent une perte de fonction neuronale voire une mort neuronale.
Ce sont donc toutes les substances toxiques qu’il faut éliminer pour ménager sa mémoire et prévenir les troubles mnésiques. On retiendra qu’il faut éviter l’automédication et le renouvellement abusif en se demandant toujours pourquoi on prend ce médicament et s’il est encore utile.

Infection nosocomiale

Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé. Le terme nosocomial vient du grec nosous, maladie et de komein soigner, qui forment le mot nosokomeion, hôpital. Une infection est dite nosocomiale ou hospitalière, si elle est absente lors de l'admission du patient à l'hôpital et qu'elle se développe 48 heures au moins après l'admission. Ce délai permet de distinguer une infection d'acquisition communautaire d'une infection nosocomiale. Ce critère ne doit pas être appliqué sans réflexion et il est recommandé d'apprécier, dans les cas douteux, la plausibilité du lien causal entre hospitalisation et infection. Le délai de 48h s'allonge jusqu'à 30 jours dans le cas d'infections de site opératoire, et jusqu'à un an s'il y a mise en place de matériel prothétique. Autrement dit, toute infection survenant sur une cicatrice chirurgicale dans l'année suivant l'opération, même si le patient est sorti de l'hôpital, peut être considérée comme nosocomiale.

Généralités
L'augmentation des infections nosocomiales est en partie liée aux progrès diagnostiques et thérapeutiques de la médecine : la prise en charge de patients de plus en plus fragiles, notamment atteints de déficit congénital de l'immunité ou, le plus souvent, d'un déficit acquis par l'administration de médicaments immunosuppresseurs. Il faut cependant relativiser cette affirmation d'augmentation : entre l'enquête française de prévalence de 1996 et celle de 2001, bien que la comparaison des résultats soit difficile, une diminution de 13 % de la prévalence des infections nosocomiales est observée. Les nouveau-nés, les prématurés et les personnes âgées sont particulièrement sujets aux infections nosocomiales. Les techniques invasives utilisées dans les hôpitaux pour le diagnostic, la surveillance et le traitement ouvrent souvent de nouvelles portes à l'infection : sonde urinaire à demeure, mesure de la pression veineuse centrale, perfusions de toute nature, implantation de prothèses… Les infections nosocomiales ne sont donc pas toutes évitables, même si près de la moitié de ces infections peuvent être prévenues par des moyens simples, comme le lavage des mains et une formation continue adaptée.

Modes de transmission
Il existe quatre grands modes de transmission.

L'auto-infection :
La malade s'infecte avec ses propres germes, les « portes d'entrée » sont les lésions des muqueuses, les lésions cutanées (plaies, brûlures, maladies de peau). Les germes seront ceux de la peau, des muqueuses, du tractus digestif, etc. Ce mécanisme est favorisé par différents facteurs, la dissémination des germes du patient dans son environnement (comme par exemple le lit), par l'utilisation de traitement pouvant altérer l'immunocompétence (corticostéroïdes, immunosuppresseurs…), par l'administration de traitements sélectionnant certaines bactéries (antibiothérapie à spectre large…). Enfin, les patients immunodéprimés (sida, aplasiques…) sont les personnes les plus à risque du fait du défaut de vigilance immunitaire de leur organisme, développant ainsi des pathologies strictement endogènes.

L'hétéro-infection:
Dans ce cas, le germe responsable de l'infection nosocomiale provient d'un autre malade, la transmission étant le plus souvent manuportée, par le personnel soignant intervenant auprès de plusieurs patients, disséminant ainsi les germes d'une personne à l'autre. Ces infections sont dites « croisées ». C'est le mode de contamination le plus fréquemment retrouvé lors d'épidémies. Cependant certains germes, comme celui de la tuberculose, sont transmis par voie aérienne. Il peut en outre arriver plus rarement que les germes soient transmis par contact direct entre deux patients.

La xéno-infection :
Ce mode de transmission est un peu à part, dans ce cas les agents pathogènes sont transmis par des personnes venant de l'extérieur (personnel soignant, visiteurs, sous-traitants), et présentant eux-mêmes une pathologie infectieuse, déclarée ou en cours d'incubation. Ce mode de transmission n'est cependant pas à négliger, car il peut être dévastateur pour les patients particulièrement fragiles. Ainsi, les professionnels de santé sont de plus en plus encouragés à se faire vacciner contre la grippe.

L'Exo-infection :
Ce mode de transmission inclut soit à un dysfonctionnement technique d'un matériel (filtre à air, autoclave…) destiné à la protection des patients qui, ne remplissant plus son office, les laisse en contact avec des germes qui ne devraient, en principe, pas faire l'objet d'une infection, au vu des mesures prises pour les prévenir (aspergillose, légionelle, etc.), soit à une erreur commise dans l'exécution des procédures de traitement du matériel médico-chirurgical.
Causes des infections nosocomiales[modifier]
Pour développer une infection nosocomiale, il faut que trois éléments soient réunis :
1.Un agent infectieux ;
2.un mode de transmission ;
3.un sujet réceptif.
Il existe des facteurs favorisants dont ; manque d'hygiène (éventuellement faute de salles de bain ou douches), le comportement du personnel hospitalier (qui parfois sous-estime le risque ou le comprend mal), ou encore la mobilité des patients (fréquemment transférés d'un établissement ou service à l'autre).

Agent infectieux
Les infections nosocomiales sont généralement dues à des bactéries : Commensales, c'est-à-dire des germes qui ne peuvent vivre qu'au contact de notre organisme ; ces bactéries sont souvent utiles au bon fonctionnement du corps humain, ainsi la flore bactérienne résidant dans notre tube digestif (staphylocoque doré, pseudomonas aeruginosa…) est indispensable à la digestion ; en revanche, si pour une raison ou pour une autre lors d'une intervention chirurgicale, ces germes sont déversés dans la cavité abdominale, ils deviennent dangereux, pathogènes ; saprophytes, c'est-à-dire vivant dans l'environnement de l'homme (l'eau, l'air…) et pouvant le coloniser dans certaines conditions.

Prévention
Il est estimé que 30 % des infections nosocomiales pourraient être évitées : « Au total, compte tenu des origines multiples des infections nosocomiales, Il est estimé à 70 % la proportion de celles qui ne pourraient pas être évitées par une meilleure prévention (mesures d'hygiène, locaux adaptés, etc.), notamment en raison de leur origine endogène. »
Les principales mesures pour combattre les infections nosocomiales relèvent de l'hygiène : Hygiène des mains des soignants, des patients et de leur entourage (Souvent par friction hydro-alcoolique en l'absence de cas de Clostridium ou de souillure sur les mains) ;
Dépistage à l'arrivée dans l'hôpital des patients considérés comme les plus à risques ( tranches d'âge extrêmes, patients ayant déjà subi de nombreuses hospitalisations, immunodéprimés, etc, transferts venus d'autres hôpitaux ) en particulier pour les SARM, comme pratiqué aux Pays-Bas, en Finlande et au Danemark ;
Isolement septique (en particulier dans une chambre individuelle) des malades susceptibles de propager l'infection ;
Isolement protecteur des sujets anormalement susceptibles aux infections ;
Surveillance de l'usage des antibiotiques dans l'hôpital ;
Surveillance de l'environnement par un technicien biohygiéniste (traitement d'air: au bloc opératoire, chambres de greffes;
contrôle de l'eau : eau bactériologiquement maîtrisée, eau chaude sanitaire (légionelles), eau pour soins standards, Contrôle de la désinfection des endoscopes, Contrôle de la qualité microbiologique des surfaces.
Actions préventives techniques: traitement des conduites transportant les fluides, notamment l'eau (choc thermique / choc chloré) des tours aéro-réfrigérantes et l'air (nettoyage des gaines, chauffage, climatisation);
Formation et contrôle médical périodique du personnel de l'hôpital : lavage des mains entre chaque patient (détersion avec du savon si nécessaire, et friction à la solution hydro-alcoolique), utilisation de gants stériles et de masques si nécessaire, désinfection du matériel (notamment à l'autoclave), obligation pour le personnel soignant de retirer tout bijou et ornement corporel transportant idéalement des germes même après détersion, destruction du matériel à usage unique. Constitution d'un Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales chargé d'élaborer un programme pour le contrôle des infections nosocomiales en association à une Équipe Opérationnelle d'Hygiène (E.O.H, UHLIN ...).
Changement régulier (3 à quatre fois par an) des anti-bactériens de surface ( et d'une manière générale de tous les produits d'entretien) pour que les bactéries ne deviennent pas résistantes aux produits.

SARM - Staphylococcus aureus résistant à la méticilline

Le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) ou Methicillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA, souvent prononcé « mersa ») est un Staphylococcus aureus (couramment appelé « Staphylocoque doré ») caractérisé par sa résistance à un antibiotique, la méticilline (ou méthicilline). Le SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline) est un staphylocoque qui a développé une résistance à plusieurs antibiotiques dont la méthicilline. Le SARM ne cause pas plus d’infections que les autres staphylocoques mais il limite le choix du traitement (antibiothérapie).
Que sont les staphylocoques?
Les staphylocoques sont des bactéries qu’on trouve habituellement sur la peau ou dans les narines des personnes. En général, les staphylocoques ne causent pas d’infections chez les gens en bonne santé. Parfois, ils peuvent causer des infections de la peau ou des infections de plaies et, plus rarement, des pneumonies ou des infections du sang. Une infection causée par un staphylocoque peut être traitée par un antibiotique.
Comment le SARM est-il détecté?
Un prélèvement (ex. : dans les narines ou dans une plaie) analysé en laboratoire permet de déterminer la présence de cette bactérie. On dit que le patient est porteur ou colonisé s’il y a présence de la bactérie sans aucun signe d’infection et infecté s’il y a présence de signes d’infection (ex. : plaie avec rougeur au pourtour, écoulement de pus).
Comment le SARM se transmet-il?
Le SARM se transmet principalement d’un patient porteur à un autre patient par les mains contaminées du personnel soignant. C’est pourquoi la meilleure protection est le lavage des mains du personnel soignant.
Le risque de transmission du SARM d’une personne porteuse à des membres de sa famille, incluant les enfants et les femmes enceintes, est très faible.
Pendant combien de temps le SARM reste-t-il présent dans les narines ou dans une plaie?
Le SARM peut rester dans les narines ou dans une plaie pendant plusieurs mois, parfois des années. Les personnes porteuses peuvent donc l’être encore au moment d’une nouvelle admission à l’hôpital.
Quelles précautions seront prises au moment d’une hospitalisation?
Il est important d’aviser le personnel soignant que la personne est porteuse de SARM lors d’une admission ou d’une consultation soit à l’hôpital, soit en centre d’hébergement (CHSLD) afin que les mesures soient prises pour empêcher la transmission de la bactérie à d’autres patients.
Vous recevez des soins à domicile?
Le personnel soignant qui donne des soins à domicile à un patient porteur de SARM doit prendre des précautions particulières afin de ne pas transmettre la bactérie à d’autres patients. L’utilisation de gants et d’une blouse peut être nécessaire dans certaines circonstances. Ces mesures seront cessées lorsque les résultats des tests de laboratoire indiqueront que le patient n’est plus porteur de la bactérie.
Quand doit-on se laver les mains en présence de SARM?
  • avant et après avoir donné des soins.
Se rappeler que, de façon générale, on doit aussi se laver les mains :
  • avant de préparer, de manipuler, de servir des aliments ou de manger;
  • après être allé aux toilettes;
  • après s’être mouché, avoir toussé ou avoir éternué;
  • après une contamination accidentelle avec du sang ou d’autres liquides biologiques;
  • lorsque les mains sont visiblement souillées.
C-Difficile

Qu’est-ce que le Clostridium difficile
Le Clostridium difficile, également appelé C. difficile, est une bactérie connue depuis longtemps. Un faible pourcentage de la population (environ 5 %) peut être porteur de cette bactérie dans l'intestin sans avoir de problème de santé, ce qui, par conséquent, ne requiert aucun traitement. En effet, elle vit en équilibre avec les autres types de bactéries normalement présentes dans l'intestin de l'être humain. Cette bactérie a la capacité de survivre dans l'environnement.
Qu'est-ce qu'une infection à C. difficile?
Après un traitement avec des antibiotiques, le nombre des bactéries dans l'intestin diminue et cela favorise la multiplication du C. difficile. La bactérie C. difficile peut se multiplier et produire une toxine responsable de la diarrhée.
Quels sont les symptômes d'une infection à C. difficile?
Les symptômes courants sont la diarrhée, la fièvre et les crampes abdominales. On retrouve parfois dans les selles du sang, du mucus ou du pus. Dès qu'on soupçonne une infection à C. difficile, une analyse des selles permet de savoir s'il s'agit de cette bactérie. Dans la majorité des cas, les patients guérissent de cette infection. Certaines personnes plus vulnérables peuvent avoir des complications comme une inflammation grave de l'intestin ou une déshydratation, complications qui peuvent mettre la vie des personnes en danger.
Qui est à risque d'avoir une infection à C. difficile?
Les personnes âgées ayant des problèmes de santé et qui sont hospitalisées sont plus à risque d'être infectées par cette bactérie lors de leur séjour à l'hôpital. La prise de certains antibiotiques est, dans une vaste majorité de cas, le facteur précipitant de l'infection. Le risque d'être infecté est très faible pour les personnes en bonne santé.
Comment le C. difficile se transmet-il?
Le C. difficile se transmet à partir des mains contaminées de la personne souffrant de diarrhée. Le personnel et les visiteurs peuvent se contaminer les mains lors de leurs contacts avec la personne malade ou en touchant à certains objets de son environnement (ex.: chasse d'eau, robinets, poignées de porte).
Peut-on traiter l'infection à C. difficile?
Oui. Pour chaque cas, le médecin doit d'abord évaluer si un traitement s'impose. Si c'est le cas, le médecin recommandera un antibiotique approprié. Il n'est pas nécessaire de faire un examen de contrôle si la diarrhée cesse avec le traitement. Si la diarrhée persiste ou recommence dans les semaines qui suivent, une consultation médicale est nécessaire.
Quelles sont les mesures prises pour prévenir la transmission à l'hôpital?
La personne infectée est placée en isolement dans une chambre privée ou partagée avec d'autres patients infectés. D'autres mesures sont mises en place, tels le port de gants et de blouses à manches longues par le personnel et les visiteurs ainsi que la désinfection quotidienne de l'environnement. Ces mesures sont maintenues au moins 72 heures après l'arrêt de la diarrhée. Une affiche placée à la porte de la chambre rappelle aux membres du personnel et aux visiteurs de se laver les mains et de respecter les mesures mises en place.
Comment éviter la transmission du C. difficile à domicile?
En présence de diarrhée causée par une infection à C. difficile, le lavage fréquent des mains de la personne malade et des membres de sa famille est le moyen le plus efficace et le plus simple pour prévenir la transmission. Certains objets et surfaces de l'environnement souvent touchés par la personne malade peuvent être contaminés. On doit procéder au nettoyage plus fréquent de la chambre et de la salle de bain en utilisant de l'eau de javel (1 partie d'eau de javel diluée dans 9 parties d'eau). Le lavage des vêtements peut se faire de façon habituelle avec un détergent commercial courant en utilisant de l'eau chaude ou tiède.
Quand doit-on se laver les mains?
  • Après être allé aux toilettes ;
  • avant et après avoir donné des soins à une personne infectée par le C. difficile ou un autre microbe ;
  • après tout contact avec l’environnement d’une personne malade ;
  • avant de préparer, de manipuler, de servir des aliments ou de manger ;
  • après s’être mouché, avoir toussé ou avoir éternué ;
  • après une contamination accidentelle avec du sang ou d’autres liquides biologiques ;
  • lorsque les mains sont visiblement souillées.
ERV

Qu’est-ce que les ERV ?
Les ERV (Entérocoques Résistants à la Vancomycine) sont des entérocoques qui ont développé une résistance à plusieurs antibiotiques dont la vancomycine. Les ERV ne causent pas plus d’infections que les autres entérocoques mais ils limitent les choix de traitement (antibiothérapie).
Que sont les entérocoques?
Les entérocoques sont des bactéries qu’on trouve habituellement dans l’intestin et les selles ou sur les parties génitales des personnes. En général, les entérocoques ne causent pas d’infections chez les gens en bonne santé. Parfois, ils peuvent causer des infections urinaires, des infections de plaies et, plus rarement, des infections du sang. Ces infections sont acquises lors d’un séjour dans un établissement de soins et peuvent être traitées par une combinaison d’antibiotiques.
Comment les ERV sont-ils détectés?
Un échantillon de selles ou un prélèvement rectal analysé en laboratoire permet de déterminer la présence de cette bactérie. On dit que le patient est porteur ou colonisé s’il y a présence de la bactérie sans aucun signe d’infection et infecté s’il y a présence de signes d’infection (ex. : symptômes urinaires, plaie avec rougeur au pourtour, écoulement de pus).
Comment les ERV se transmettent-ils?
Les ERV se transmettent d’un patient porteur à un autre patient par les mains contaminées du personnel soignant. Le personnel se contamine les mains lors des soins au patient ou en touchant à certains objets de l’environnement contaminés par le patient (ex. : toilette, poignées de porte, commutateurs de lumière). C’est pourquoi la meilleure protection est le lavage des mains par le personnel soignant et par le patient.
Le risque de transmission d’ERV d’une personne porteuse à des membres de sa famille, incluant les femmes enceintes et les enfants, est faible. L’état de porteur pour les personnes en bonne santé ne présente pas de risque particulier.
Pendant combien de temps les ERV restent-ils présents dans les selles?
Les ERV peuvent rester dans les selles pendant plusieurs semaines, parfois des mois. Les personnes porteuses peuvent donc l’être encore au moment d’une nouvelle admission à l’hôpital.
Quelles précautions seront prises au moment d’une hospitalisation?
Il est important d’aviser le personnel soignant si une personne est porteuse d’ERV lors d’une admission ou d’une consultation soit à l’hôpital, soit en centre d’hébergement (CHSLD) afin que les mesures soient prises pour empêcher la transmission de la bactérie à d’autres patients.
La personne porteuse d’ERV sera placée dans une chambre individuelle avec toilette privée et des précautions particulières seront prises (ex. : port de gants, blouse, désinfection plus fréquente de l’environnement). De plus, un échantillon de selles ou un prélèvement rectal sera fait afin de vérifier si la personne est toujours porteuse de cette bactérie.
Comment prévenir la transmission des ERV à la maison?
Le moyen le plus efficace et le plus simple est que la personne porteuse et les membres de sa famille se lavent les mains régulièrement. Les ERV ne sont pas plus dangereux que les autres bactéries retrouvées normalement chez les personnes que l’on côtoie à tous les jours.
Certains objets ou surfaces de l’environnement, souvent touchés par la personne porteuse, peuvent être contaminés. On devra donc nettoyer la chambre et la salle de bain en utilisant un désinfectant. On peut utiliser de l’eau de javel (1 partie d’eau de javel diluée dans 9 parties d’eau). Les objets et les surfaces souvent contaminés sont la toilette, la barre de soutien, la poignée de la chasse d’eau, les poignées de porte, les commutateurs de lumière, la table de chevet et le téléphone.
Les pansements souillés de sécrétions doivent être jetés dans un sac de plastique fermé. Il n’y a pas de mesure particulière à prendre pour la vaisselle et les ustensiles. Le lavage des vêtements d’une personne porteuse d’ERV peut se faire de façon habituelle avec un détergent commercial courant en utilisant de l’eau chaude ou tiède.
S’il y a une personne malade à la maison dont le système de défense est affaibli, il faut aviser le médecin ou l’infirmière avant le retour à la maison de la personne porteuse d’ERV car des mesures supplémentaires pourraient être nécessaires.
Vous recevez des soins à domicile?
Le personnel soignant qui donne des soins à domicile aux patients porteurs d’ERV doit prendre des précautions particulières afin de ne pas transmettre la bactérie à d’autres patients. L’utilisation de gants et d’une blouse peut être nécessaire dans certaines circonstances. Ces mesures seront cessées lorsque les résultats des tests de laboratoire indiqueront que le patient n’est plus porteur de la bactérie.
Quand doit-on se laver les mains en présence d’ERV?
  • après être allé aux toilettes;
  • avant et après avoir donné des soins à la personne porteuse;
  • après tout contact avec l’environnement de la personne porteuse (ex. : lit, poignées de porte, table de chevet, toilette) et en sortant de la chambre.
Se rappeler que, de façon générale, on doit aussi se laver les mains :
  • avant de préparer, de manipuler, de servir des aliments ou de manger;
  • après s’être mouché, avoir toussé ou avoir éternué;
  • après une contamination accidentelle avec du sang ou d’autres liquides biologiques;
  • lorsque les mains sont visiblement souillées.

Le Québec et les infections nosocomiales

Milieux de soins, milieux d’interactions complexes

L’hôpital est un endroit où se retrouvent quotidiennement un grand nombre de personnes pour y recevoir des soins de santé. Ces personnes peuvent être plus vulnérables aux infections ou encore, être elles-mêmes porteuses d’une infection transmissible.

Ici comme ailleurs dans le monde, l’expérience nous a appris que plusieurs procédures et interventions effectuées en milieu de soins et l’absence de certaines mesures sont susceptibles de favoriser la transmission des infections. Les façons de faire peuvent entraîner des niveaux d’infections plus élevés que ceux qui seraient attendus. C’est pourquoi autant les modes d’intervention et les procédures que la survenue d’infections nosocomiales, c’est-à-dire les infections acquises dans les milieux de soins, doivent faire l’objet d’une surveillance constante.

Certaines bactéries, à l’origine d’infections nosocomiales, font actuellement l’objet d’une préoccupation particulière. Ce sont :
  • le C. difficile (Clostridium difficile)
  • les ERV (Entérocoques Résistants à la Vancomycine)
  • le SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline)
Un service de santé constitue un milieu d’interactions complexes entre le patient, les interventions qu’il subit et l’environnement hospitalier. La condition physique et la flore microbienne du patient, le traitement administré et l’instrumentation utilisée pour les soins sont tous des facteurs ayant une incidence sur le risque d’acquisition et de transmission d’une infection.
Bien qu’il s’agisse d’un phénomène inéluctable, les connaissances actuelles ne permettant pas d’entrevoir son éradication, la saine gestion de ce risque dans une perspective de qualité des soins doit être visée.
Des mesures de prévention et de contrôle efficaces
Dans les établissements de santé québécois, on évalue qu’entre 80 000 et 90 000 personnes sont atteintes d’une infection nosocomiale, ce qui correspond à 10 % des admissions. Plusieurs études ont démontré qu’il est possible de réduire de près du tiers le nombre de nouveaux cas, en mettant en place un programme bien structuré. D’ailleurs, on a déjà pu constater chez nous les retombées positives des mesures adoptées depuis 2004 afin de répondre à l’augmentation des infections à Clostridium difficile.
La prévention et le contrôle des infections nosocomiales ne sont pas des préoccupations nouvelles au Québec. Depuis plusieurs années, des professionnels de la santé, notamment des microbiologistes infectiologues et des infirmières en prévention et contrôle des infections, consacrent temps et énergie à cette activité dans les établissements du réseau de la santé, là où commence la lutte contre ces infections, là où se trouve la responsabilité première de prévention et de contrôle de ces infections.
Dans la foulée des mesures adoptées depuis 2004, le Québec se situe déjà à l’avant-garde en matière de prévention et de contrôle des infections nosocomiales. Avec l’élaboration du Plan d’action sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales 2006-2009, Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. le ministère de la Santé et des Services sociaux a franchi une autre étape importante relativement à l’encadrement et à la prise en charge de cette problématique en vue d’améliorer de façon bien concrète la qualité et la sécurité des soins offerts.

Crampes nocturnes

La crampe se définit comme une contraction de courte durée, involontaire et douloureuse, d'un muscle ou d'un groupe de muscle. La crampe nocturne survient uniquement la nuit par définition et touche le plus souvent un mollet ou un pied. Elle est plus fréquente chez la personne âgée et la femme enceinte. Sa cause est mal élucidée. Les mécanismes favorisants sont multiples, complexes, et connus.
La survenue occasionnelle est un phénomène banal mais si ces crampes sont très fréquentes, il faudra consulter un médecin afin d'éliminer certaines maladies:
* insuffisance veineuse importante
* troubles métaboliques (grossesse, diurétique, cortisone, laxatif, manque de calcium, de potassium) * troubles de l'oxygénation des muscles (artérite, insuffisance respiratoire)
* rhumatismales (arthrose, sciatique, canal lombaire étroit)
* atteinte neurologique: polynévrite (diabétique, alcoolique, insuffisance rénale, intoxication avec des métaux lourds etc...) ou atteinte de la moelle épinière ou du cerveau. Le traitement immédiat repose sur l'étirement des muscles concernés : Par exemple, marcher sur la pointe des pieds nus sur un sol froid.
La prévention :
* Boissons abondantes, laitages et fruits (apport de potassium, de magnésium, de calcium), la réduction du tabac, de l'alcool, du thé et du café.
* Les médicaments Un seul est vraiment efficace, c'est la quinine mais il n'est pas dénué de danger : réactions allergiques au niveau de la peau, du sang (thrombopénie) ou du foie (hépatite), des troubles de la vision, des bourdonnements d'oreille, des vertiges, des maux de tête, des troubles du rythme cardiaque.
* Une méthode simple, valant la peine d'être essayée. Elle consiste en exercices visant à étirer le muscle : Se tenir debout face à un mur à une distance d'environ 1 mètre puis se pencher en avant afin de toucher le mur avec les mains, en gardant les talons collés au sol. Cette position est à maintenir pendant 10 secondes et à répéter après une période de relaxation de 5 secondes. Ces exercices sont répétés 3 fois par jour. Les crampes disparaissent souvent en quelques jours... La méthode a l'avantage de ne pas être dangereuse et de prendre peu de temps. Le savon de Marseille au fond du lit (valeur d’une boule de glace dans un bas nylon) semble aussi très bien réduire les crampes. L’explication serait que le vrai savon de Marseille est élaboré à base de potasse. Dans les crampes nocturnes dues à un déficit en potassium intracellulaire, les ions de potassium issus de la potasse pénètreraient la peau et se fixeraient dans les cellules musculaires. Les crampes "A la suite de nombreuses écritures rapides, Sainte-Beuve a été attaqué de ce que les médecins appellent la crampe d'écrivain, qui lui a à peu près paralysé les muscles du bras droit... " Ed. et J. de Goncourt (Journal)
1°) Qu'est-ce que c'est ?
La "crampe" peut être définie comme une contraction soudaine, involontaire, passagère et douloureuse d'une partie ou de la totalité d'un muscle. Elle peut survenir de façon inopinée ou être déclenchée par une contraction musculaire, spécialement au cours d'un effort comportant un raccourcissement musculaire. Sa durée est variable, généralement brève. La contraction musculaire est visible et palpable. Elle peut s'accompagner de fasciculations. Elle cesse en général avec l'élongation du muscle ou du segment musculaire en cause. La survenue de crampes est en général un phénomène bénin et très fréquent. Elles surviennent lors des efforts chez les sportifs; mais parfois aussi au repos, souvent la nuit. L'électromyogramme (EMG) montre que les crampes ont une origine nerveuse et non musculaire. Les crampes sont souvent précédées ou accompagnées de potentiels de fasciculation dans le même territoire musculaire. Les crampes sont fréquemment rencontrées dans les maladies du neurone moteur (neuropathies périphériques). Elles ne se voient pas dans les affections du système nerveux central ni dans les maladies primitives du muscle. L'origine exacte de la décharge anormale dans les neurones moteurs n'est pas définitivement éclaircie.
2°) Quelles sont les causes des crampes ?
Si les crampes surviennent fréquemment sans raison apparente, il y a de nombreux facteurs favorisants - la grossesse, la pilule; - la déshydratation (diurétiques, sueurs profuses, coups de chaleur, vomissements, diarrhée); - l'hémodialyse; - le froid; - l'abus d'excitants (café, thé); - les toxicomanies... Dans d'autres cas, lorsque les crampes deviennent réellement invalidantes et répétitives, lorsqu'elles sont de localisation inhabituelle ou de durée prolongée, une enquête médicale est nécessaire.
Un certain nombre d'affections neurologiques comportent des douleurs et des spasmes musculaires qui ne sont pas des crampes à proprement parler, comme par exemple certaines affections musculaires:
- les contractures dans les glycogénoses; - les myalgies chroniques (syndrome polyalgique des patients anxieux et dépressifs );
- la myotonie. Principales causes des crampes :
- les causes neurologiques périphériques (les affections du neurone moteur ou du nerf périphérique) : - la tétanie (spasmophilie ou syndrome d'hyperventilation);
- la polyneuropathie alcoolo-carentielle (crampes nocturnes des mollets dans la polynévrite alcoolique); - polynévrites médicamenteuses et toxiques (champignons, pesticides, toxiques industriels, plomb);
- la sclérose latérale amyotrophique (SLA);
- la sclérose en plaque (SEP);
- la poliomyélite, la maladie de Parkinson;
- les sciatiques;
- la crampe des écrivains...
- les crampes d'origine endocrinienne:
- myxœdème
- maladie d'Addison
- diabète
- hypoglycémie
Les crampes métaboliques :
- hypo et hyperkaliémies;
- hypomagnésémie;
- hypocalcémie;
- spasmophilie;
- hyperphosphorémie;
- carences vitaminiques;
- troubles électrolytiques (déshydratration, dialyse)
- urémie;
- abus de diurétiques et de laxatifs;
- piqures et morsures d'animaux...
- les crampes d'origine cardio-vasculaire :
- cardiopathies;
- blocs auriculo-ventriculaires (BAV);
- œdème musculaire des maladies veineuses;
- varices;
- maladie post-phlébitique;
- artérite;
- maladie de Raynaud;
- "syndrome des jambes sans repos"...
- Les crampes des maladies infectieuses et parasitaires:
- maladies virales, grippe...
- tétanos...
- paludisme...
- Les crampes idiopathiques :
- nocturnes
- sportifs
- froid
- effort
- troubles de la statique
- crampes professionnelles (écrivains etc...)
- Autres causes :
- rhumatismes;
- déchirures musculaires, fractures, luxations;
- crampes sous plâtre, crampes de la rééducation...
3°) Traitement Dans l'immense majorité des cas, les crampes sont bénignes et ne nécessitent pas de traitement.
Au moment de la crampe, il faut étirer le muscle douloureux; par exemple en cas de crampe du mollet, faire une flexion dorsale forcée du pied en tirant progressivement les orteils et le pied vers la face antérieure de la jambe. En cas de crampes nocturnes des mollets, une neuropathie alcoolo-carentielle est recherchée. L'examen recherche l'abolition des réflexes (ROT) achilléens, un déficit moteur des muscles extenseurs des orteils, des troubles sensitifs distaux. L'électromyogramme (EMG) fait la preuve de la neuropathie périphérique. Le traitement par la vitamine B1 est en principe suffisant pour lutter contre le désordre métabolique. En cas de crampes dues à la sudation excessive, le patient doit boire des liquides sucrés et salés.
Dans les crampes ordinaires, le médecin peut conseiller certains produits en fonction des cas :
- la quinine (Hexaquine, Quinine vitamine C, Quinisédine)
- la diphénylhydantoïne (Dihydan) - la carbamazépine (Tégretol)
- les vitamines B1 et B2
- les benzodiazépines (myorelaxants) Place de l'homéopathie Certains remèdes sont préconisés à la dose de 3 granules de chaque trois fois par jour :
- crampes musculaires : Cuprum 7 CH, Nux vomica 7 CH
- crampes des écrivains : Argentum nitricum 7 CH, Magnesia phosphorica 9 CH

Concerts

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