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4 sept. 2017

Dangers du cannabis : une étude française montre que fumer présente des risques pour le coeur des jeunes adultes

SANTE - Fumer du cannabis présenterait des risques cardiovasculaires graves voire mortels chez les jeunes adultes, selon une étude française publiée mercredi qui jette un doute de plus sur l'innocuité de cette drogue objet d'une légalisation croissante aux Etats-Unis.
"Le public pense que la marijuana est inoffensive mais les données révélant les dangers potentiels pour la santé d'en utiliser doivent être signalés dans la population, auprès des décideurs et des professionnels de la santé", insiste la Docteur en pharmacie, Emilie Jouanjus, du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, principal auteur de cette étude parue dans la revue de l'American Heart Association.
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"Il existe désormais des indications irréfutables du risque grandissant de complications cardiovasculaires liées au fait de fumer de la marijuana, surtout chez les jeunes", poursuit-elle, notant que ceux ayant des faiblesses cardiaques préexistantes semblent être plus prédisposés.

Infarctus et autres problèmes vasculaires
Cette étude a été effectuée avec des données portant sur 1.979 fumeurs de cannabis, la plupart des hommes d'une moyenne d'âge de 34 ans, ayant souffert d'effets néfastes liés à cette drogue en France de 2006 à 2010.

L'analyse montre que près de 2% (35) ont eu des complications cardiovasculaires graves. Dans ce groupe, vingt ont eu un infarctus dont le plus jeune avait 17 ans sans antécédent cardiaque et venait de commencer à fumer du cannabis. Dix autres ont connu des problèmes vasculaires dans les jambes et trois, un accident vasculaire cérébral. Neuf de ces patients (25,6%) sont décédés.
Ces chercheurs ont également constaté que l'incidence des problèmes cardio-vasculaires liés à la marijuana a plus que triplé de 2006 à 2010. Généralement les complications cardiovasculaires chez les jeunes se produisent chez les femmes prenant la pilule contraceptive et qui fument, note Emilie Jouanjus.
Hommes de 22 à 26 ans
"Dans notre étude ce sont des hommes entre 22 et 26 ans qui ont un infarctus ou un accident vasculaire cérébral sans facteur de risque particulier sauf qu'ils étaient de gros consommateurs de cannabis", explique-t-elle à l'AFP.
"C'est une tendance qui nous fait penser qu'il y a un lien avec une forte consommation de cette drogue et les complications cardiovasculaires (...) rares et graves, mais notre étude ne permet pas de l'établir" de façon irréfutable, poursuit-elle soulignant l'importance de poursuivre les recherches.
Selon le Dr Jouanjus, le nombre de personnes souffrant de problèmes cardiaques liés à la marijuana est très sous-estimé avec en France seulement 5% de ces cas signalés aux autorités médicales par les médecins.
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En France, on estime à 1,2 million le nombre de fumeurs réguliers de cannabis qui consomment au plus neuf joints par mois, selon la chercheuse. Dans le monde, il y aurait 200 millions d'utilisateurs.
Le Docteur Valentin Fuster, chef du service de cardiologie à l'hôpital Mount Sinai à New York s'est déclaré "préoccupé par les effets du cannabis" car il observe "un certain nombre de cas de problèmes cardiovasculaires chez des jeunes ne pouvant s'expliquer que par l'usage de la marijuana".
"L'étude française -à laquelle il n'a pas participé, ndlr--conforte la thèse selon laquelle le cannabis n'est pas sans danger pour le système cardiovasculaire", dit-il dans un courrier électronique à l'AFP.
Mais ajoute-t-il, "je ne sais pas si la marijuana est plus ou moins risquée que le tabac mais une chose est sûre, ça affecte les jeunes".
Selon une petite étude publiée le 16 avril dans le revue américaine, the Journal of Neuroscience, fumer régulièrement du cannabis serait responsable d'anomalies cérébrales chez les jeunes adultes, selon des scanners effectués sur le cerveau d'utilisateurs comparé à des non-fumeurs pendant trois mois.
Près de 12 millions d'Américains utilisaient de la marijuana en 2012. Vingt-et-un Etats américains ont légalisé l'usage médical du Cannabis et trois son utilisation pour le plaisir à partir de 21 ans, dont le Colorado.
Résultat d’images pour marijuana trudeauL'idée de légaliser la marijuana défendue par le chef libéral Justin Trudeau crée de l'inquiétude auprès de certains organismes qui luttent contre la consommation de drogue.
Marc Paris, directeur général de l'organisme Partenariat pour un Canada sans drogue, maintient que la priorité absolue doit être de protéger les jeunes.
Or, même si le cannabis est illégal, c'est la substance la plus consommée par les adolescents, même avant l'alcool, rappelle M. Paris.
Selon L'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues publiée en 2013, le nombre de jeunes de moins de 25 ans qui avaient consommé de la marijuana au cours de l'année précédente était deux fois et demi plus élevé que le nombre d'adultes de 25 ans et plus.

M. Paris craint donc une montée du nombre de jeunes consommateurs si la marijuana devenait légale.
Résultat d’images pour no marijuanaIl estime que la légalisation et l'encadrement qui entoureraient la vente et la production de cannabis ne rendrait pas plus difficile l'accès à la marijuana pour les jeunes de moins de 18 ans.
«J'aimerais rappeler à tout le monde que la cigarette et l'alcool sont bannis pour les jeunes et que ceux-ci réussissent quand même à s'en procurer», tranche M. Paris.
L'organisme Partenariat pour un Canada sans drogue rappelle que la consommation de marijuana par des adolescents peut «affaiblir le jugement d'un jeune» et «réduire sa capacité à se concentrer et à accumuler de l'information durant les meilleures années d'apprentissage de sa vie».

Schizophrénie et cannabis

Le cannabis est l’un des facteurs déclenchant des crises
Les effets du cannabis varient d’une personne à l’autre, en fonction de la quantité consommée et du contexte de consommation.
C’est pourquoi, chez les personnes vulnérables, la consommation de marijuana peut devenir un révélateur de la maladie. A noter que, malheureusement, 40% des jeunes patientes et patients schizophrènes consomment régulièrement du cannabis.
Résultat d’images pour jeunes adultes cannabisLe cannabis peut aussi être un facteur de risque de psychose!
En effet, certaines recherches récentes ont montré que fumer régulièrement du cannabis à l’adolescence multiplie par 3 le risque de développer une schizophrénie quelques années plus tard. Les spécialistes estiment que ce risque n’est pas le même pour tous: il dépend du patrimoine génétique. Cela explique que certains grands consommateurs de cannabis n’ont jamais développé de schizophrénie. Pour d’autres, par contre, le risque est grand…

Grâce au cannabis, je suis plus concentré et plus créatif.
Le cannabis donne parfois un sentiment d’énergie et de créativité. Chez les personnes atteintes de schizophrénie, il trouble cependant les perceptions et augmente la désorganisation du cerveau, et conduit à une créativité souvent chaotique…

La marijuana n’est pas une drogue inoffensive


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L’image de « drogue inoffensive » associée à la marijuana est scientifiquement inexacte
Le cannabis influe sur les mécanismes responsables de l’accoutumance dans le cerveau des adolescents

Étant donné la nature du cerveau des adolescents, les consommateurs de cannabis dans cette tranche d’âge sont particulièrement exposés à acquérir des comportements de dépendance et à souffrir d’autres effets négatifs à long terme, selon des chercheurs du Centre de recherche de l’Université de Montréal (CRCHUM) et de l’école de médecine Icahn au centre médical Mount Sinai de New York. « Parmi les drogues illicites, le cannabis est la plus consommée par les adolescents, car beaucoup la considèrent comme peu nocive. Cette perception en a accru l’accessibilité et a amené un nombre croissant d’États à approuver sa légalisation. Dans la plupart des cas, les débats et les politiques sur le cannabis qui en ont découlé n’ont pas accordé suffisamment d’importance aux impacts de cette drogue sur l’un des groupes les plus vulnérables de la population, soit les adolescents, ou n’ont pas tenu compte des connaissances scientifiques disponibles », écrivent le Dr Didier Jutras-Aswad, chercheur du CRCHUM et Psychiatre à l’unité de psychiatrie des toxicomanies du CHUM (photo) et Dre Yasmin Hurd, M.D. Ph.D. de Mount Sinai. « Bien qu’il soit clair qu’il faudra davantage d’études scientifiques systématiques pour comprendre les effets à long terme de l’exposition des adolescents au cannabis sur leur cerveau et leur comportement, les connaissances actuelles mènent à penser que la consommation de cette drogue est lourde de conséquences sur les comportements de dépendance à l’âge adulte, surtout pour certains sous-ensembles de personnes vulnérables. »

Les chercheurs ont passé en revue plus de 120 études sur différents aspects de la relation entre le cannabis et le cerveau des adolescents, y compris la biologie du cerveau, les réactions chimiques dans le cerveau lorsque la drogue est consommée, l’influence des facteurs génétiques et environnementaux, ainsi que le phénomène de « drogue d’initiation ». « Les études épidémiologiques révèlent de façon répétée un lien entre la consommation de cannabis et l’accoutumance subséquente à des drogues dures ainsi que les troubles psychotiques (par exemple la schizophrénie). Il est intéressant de noter que le risque de développer de tels troubles après l’exposition au cannabis n’est pas le même pour tous les individus et qu’il est corrélé avec des facteurs génétiques, l’intensité de l’exposition au cannabis et l’âge de cette exposition. Lorsque la première exposition se produit vers le début plutôt que vers la fin de l’adolescence, l’impact du cannabis semble plus prononcé pour plusieurs troubles en lien avec la santé mentale, la réussite scolaire, la délinquance et le développement normal vers l’âge adulte », précise le Dr Jutras-Aswad.

Bien qu’il soit difficile de confirmer en toute certitude un lien de causalité entre la consommation de cannabis et des troubles psychiatriques ou addictifs ultérieurs, les chercheurs notent que des expériences sur des rats permettent aux scientifiques d’explorer et d’observer directement les mêmes réactions chimiques que dans le cerveau humain. Le cannabis agit sur notre cerveau par des récepteurs chimiques (récepteurs cannabinoïdes comme les récepteurs CB1 et CB2). Ces récepteurs sont situés dans les zones du cerveau associées à l’apprentissage, la recherche de récompenses, la motivation, la prise de décision, l’acquisition d’habitudes et les fonctions motrices. Comme la structure du cerveau change rapidement pendant l’adolescence (avant de se stabiliser à l’âge adulte), les scientifiques croient que la consommation de cannabis à cet âge influe grandement sur l’évolution de ces aspects de la personnalité. Dans des expériences sur des rats adolescents exposés à des substances présentes dans le cannabis, les scientifiques ont pu observer des différences dans les voies chimiques qui déterminent l’accoutumance et la vulnérabilité à la toxicomanie; un exemple est le récepteur de dopamine D2, qui est bien reconnu comme étant différent dans le cerveau des individus souffrant de dépendance. 

Environ un sur quatre consommateurs de cannabis à l’adolescence développe une relation d’abus ou de dépendance avec cette drogue; ce constat amène les chercheurs à conclure que des facteurs de vulnérabilité génétiques et comportementaux sont en cause. Des études montrent que la dépendance au cannabis peut être héritée par les gènes qui produisent les récepteurs de cannabinoïdes et une enzyme qui participe à la métabolisation du THC. D’autres facteurs psychologiques sont aussi probablement en jeu. « Les individus qui développent une dépendance au cannabis ont généralement, dès leur jeune âge, un tempérament caractérisé par des affects négatifs, de l’agressivité et de l’impulsivité. Certains de ces traits sont souvent exacerbés par des années de consommation de cannabis, ce qui laisse penser que le consommateur se retrouve piégé dans un cercle vicieux d’automédication, qui tourne ensuite à la dépendance », explique le Dr Jutras-Aswad.

Les chercheurs soulignent que bien qu’il reste encore beaucoup à apprendre sur les mécanismes de l’abus de cannabis, l’ensemble des recherches à ce jour présente des implications importantes pour la société. « Il est maintenant clair, selon les données scientifiques, que le cannabis n’est pas inoffensif pour le cerveau des adolescents, surtout ceux qui sont le plus vulnérables pour des raisons génétiques ou psychologiques. Le dépistage de ces adolescents vulnérables, notamment par des tests génétiques ou psychologiques, pourrait s’avérer critique pour prévenir l’accoutumance et pour intervenir de façon précoce pour traiter les troubles psychiatriques associés à la consommation de cannabis. L’objectif n’est pas d’exacerber le débat autour de la question de savoir si le cannabis est bon ou mauvais, mais plutôt de repérer les individus qui pourraient le plus souffrir de ses effets nuisibles et de mettre en place des mesures adéquates pour prévenir ce risque », indique le Dr Jutras-Aswad. « Les travaux de recherche devraient viser à informer les décideurs publics dans ce dossier. Sans ce genre de recherche systématique et fondée sur des données probantes pour comprendre les effets à long terme du cannabis sur le développement du cerveau, non seulement le statut juridique du cannabis reposera sur des bases incertaines, mais il sera difficile de développer de façon sécuritaire de nouveaux traitements utilisant les propriétés médicinales de composés tirés du cannabis pour le traitement d’autres problèmes de santé », conclut le Dr Hurd.

4 janv. 2016

Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ?

Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ? De nombreuses substances, notamment présentes dans certains médicaments, peuvent modifier le fonctionnement de notre cerveau et altérer notre mémoire. Quels sont les médicaments en cause et faut-il alors les éviter ? La problématique est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Le point avec le Dr Catherine Thomas-Anterion, Neurologue, Docteur en Neuropsychologie, chercheur et membre de l'Observatoire B2V de la mémoire.

Certains médicaments augmentent les troubles de la mémoire

Il existe des médicaments qui peuvent perturber le fonctionnement optimal de la mémoire. C’est le cas de ceux qui ralentissent la vitesse de traitement cérébral. Ils peuvent alors entraîner comme effets secondaires d’éventuels problèmes d’attention et de mémoire. « Il est donc impératif de toujours bien évaluer les motifs de prescription de tout médicament », met en garde le Dr Catherine Thomas-Anterion : « Pourquoi doit-on le prendre, à quels effets bénéfiques doit-on s’attendre, quel dosage utiliser, pendant combien de temps, quels sont les effets indésirables potentiels, etc. ? »
Par exemple, les bêtabloquants sont prescrits dans de nombreuses indications différentes : contre les troubles cardiaques et l’hypertension majoritairement, mais aussi en traitement de fond contre les migraines. Or, ils peuvent s’accompagner d’une lenteur d’exécution dans la réalisation de certaines tâches. Mais chez une personne cardiaque qui est améliorée par son bêtabloquant, il n’est pas question de l’arrêter. En revanche, en l’absence d’amélioration suffisante, il faut en parler à son médecin, qui peut alors modifier la prescription, avec un retour à un fonctionnement cérébral normal.

Les Solutions naturelles

La solution phytothérapie

Le ginkgo biloba, souvent considéré comme la « plante du cerveau », est particulièrement recommandé dans les troubles cognitifs, de la mémoire et de la concentration liés à l’âge. À utiliser sous forme de cure.
Pour consulter la fiche Ginko Cliquez ici !

La solution phytothérapie

Le ginseng, excellent stimulant général, exerce des bienfaits sur les capacités de concentration et les capacités mentales, nécessaires à une bonne mémorisation. À utiliser en gélules ou en tisane à partir de poudre de racine de ginseng.
Pour consulter la fiche Ginseng Cliquez ici ! 

Les anti-cholinergiques ont-ils aussi des répercussions sur la mémoire ?

Dr Catherine Thomas-Anterion : « Oui, car les anti-cholinergiques jouent un rôle important dans le fonctionnement de la mémoire. La plupart du temps, ils n’entraînent pas d’effets secondaires majeurs, mais seulement de petits désagréments, sauf chez les patients qui sont amenés à prendre plusieurs médicaments différents et dont les effets indésirables peuvent s’ajouter, en cas de plusieurs facteurs de risque ou d’affection en lien avec l’acétylcholine. Attention, les anti-cholinergiques sont présents dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques, comme dans des anti-vomitifs, des médicaments contre l’incontinence ou la dépression.
Là encore, il ne faut jamais arrêter son traitement de son propre chef, mais en parler à son médecin, qui réévaluera les raisons précises de cette prescription et l’existence d’éventuelles interactions avec d’autres médicaments. Autrement dit, l’indication d’un médicament prime toujours sur les contre-indications (dans la limite du raisonnable bien sûr). »

Image result for benzodiazepinesQu’en est-il des benzodiazépines ?

Les benzodiazépines sont des traitements anxiolytiques, donc utilisés contre l’anxiété, mais aussi parfois contre la dépression et les troubles du sommeil. Le gros problème avec ces médicaments est qu’ils peuvent entraîner des addictions avec des difficultés de sevrage. « C’est ainsi que certains patients les prennent sur de longues périodes et que des désagréments se manifestent, de type ralentissement de fonctionnement et perte d’attention. Comme avec les bêtabloquants, si l’effet ayant motivé la prescription est satisfaisant, celui-ci prime sur les désagréments. Il n’en faut pas moins réfléchir à la façon d’améliorer la prescription : diminution progressive de la posologie et de la durée du traitement », précise le Dr Thomas-Anterion. 

Toujours considérer et reconsidérer la balance bénéfice / risque d’un traitement

Les bénéfices et les risques d’un médicament doivent toujours être examinés et régulièrement réévaluer. À titre d’exemple, malgré des effets indésirables sur le fonctionnement cérébral, un patient déprimé, souffrant de crises d’angoisse ou d’attaques de panique, aura une bien meilleure mémoire et moins de troubles de l’attention s’il prend un traitement par benzodiazépines associées à un antidépresseur par exemple, que s'il ne se traite pas.
Nous venons de parler des effets de certains médicaments sur la mémoire, quand est-il du risque de développer la maladie d’Alzheimer ? Les benzodiazépines augmentent-elles le risque de maladie d’Alzheimer ?
Dr Catherine Thomas-Anterion : « Une équipe de chercheurs de l’Inserm à Bordeaux a conclu que la prise de benzodiazépines sur plusieurs années consécutives représente un facteur favorisant la maladie d’Alzheimer. Mais il existe encore des incertitudes et il faudrait notamment prouver que ce sont bien les benzodiazépines et non la maladie à l’origine de la prise de benzodiazépines qui augmentent le risque d’Alzheimer. Car en effet, le stress dont souffrent les personnes dépressives, anxieuses, angoissées ou sujettes aux crises de panique, est un puissant oxydant cérébral connu pour entraîner une mort neuronale chez l’animal. Autrement dit, le stress (évoluant de longues années sans traitement) pourrait à lui seul expliquer un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer.
Cette hypothèse confirme la nécessité de traiter ces maladies via des médicaments à condition de respecter les règles posologiques (dosage, durée limitée, réévaluations fréquentes).
Ce raisonnement est aussi valable en ce qui concerne les troubles du sommeil. Le sommeil étant très important pour la mémoire, il est préférable de prendre des somnifères pour limiter les insomnies et ainsi maintenir sa mémoire, mais ce pour un temps limité et sous contrôle médical. En revanche, continuer à prendre par habitude des médicaments qui ne sont plus utiles (accoutumance), c’est-à-dire qui n’améliorent plus le sommeil, peut détériorer la mémoire.

Les médicaments antidouleurs… eux aussi !

Image result for antidouleurDans le cadre de la lutte contre la douleur, les médicaments antidouleurs sont très largement utilisés, y compris contre les maladies rhumatismales. Or les morphiniques et ceux contenant de la codéine ralentissent le fonctionnement cérébral. Mais parallèlement, il faut considérer les effets propres de la douleur. En effet, lorsqu’elle est forte, elle a d’importantes répercussions psychiques et cognitives, entraînant anxiété et mal être à l’origine d’un ralentissent de la personne. Ainsi, traiter la douleur contribue à améliorer le fonctionnement de la mémoire. Reste à évaluer régulièrement chez chaque patient, si cette amélioration est supérieure au ralentissement cérébral lié au médicament antidouleur employé.
« C’est pourquoi les médecins réfléchissent à chaque consultation à l’opportunité de maintenir ou non le médicament. Cet exercice est relativement simple lorsqu’il n’y a qu’un médicament, mais se complique fortement lorsque plusieurs sont associés, notamment des médicaments qui ralentissent : bêtabloquants, anti-vomitifs, contre l’incontinence, etc.
Le patient doit ici penser à indiquer systématiquement les ordonnances des autres médecins consultés et mentionner tous les autres produits consommés, y compris les traitements en vente libre ou naturels achetés sur Internet, chez l’herboriste ou le naturopathe.
Le patient doit aider son médecin en indiquant tout ce qu’il prend, sans rien oublier ».

Les substances les plus courantes qui perturbent la mémoire : l’alcool et le cannabis

Image result for alcool et cannabisAprès ce long argumentaire sur les médicaments, on en oublierait presque de mentionner les deux substances qui perturbent le plus notre mémoire et qui sont de loin les plus consommées : l’alcool et le cannabis. Tous deux sont toxiques pour le cerveau : ils altèrent les capacités d’attention et la vitesse de traitement du cerveau, et entraînent une perte de fonction neuronale voire une mort neuronale.
Ce sont donc toutes les substances toxiques qu’il faut éliminer pour ménager sa mémoire et prévenir les troubles mnésiques. On retiendra qu’il faut éviter l’automédication et le renouvellement abusif en se demandant toujours pourquoi on prend ce médicament et s’il est encore utile.

28 avr. 2014

Les IPP sont à grands risques!

Au Canada, on prescrit annuellement pour plus d’un milliard de dollars d’IPP – des médicaments contre certains maux gastriques. Or, d’après deux importants organismes de santé publique, ces médicaments pourraient causer de très graves problèmes de santé. Les IPP - pour Inhibiteurs de Pompe à Protons – ne sont qu’un des types de médicaments prescrits contre les problèmes gastriques. Ce sont des comprimés, et non des pompes, qui agissent sur la sécrétion des acides gastriques. Il faut les distinguer des Rolaids et autres Maalox, qui neutralisent l’acidité de l’estomac, ou encore des Zantac et Tagamet, qui sont disponibles sans prescription.
Seuls les IPP sont accusés de provoquer des problèmes de santé graves, dont une augmentation du risque de pneumonie, d’infections à la clostridium difficiles et de fractures de la hanche (ostéoporose). Ces médicaments pourraient également réduire l’efficacité du Plavix, prescrit aux personnes qui ont souffert d’un infarctus ou d’angine, et donc augmenter les risques de problèmes cardiaques.
Les IPP sont vendus sous ordonnance seulement et destinés au traitement du reflux gastro-œsophagien, des ulcères gastroduodénaux ou encore des érosions gastriques causées par les médicaments anti-inflammatoires. Plusieurs personnes prennent un IPP en prévention, par exemple en cas de risque de saignement gastro-intestinal.
Dans la pratique, beaucoup de personnes prennent ce médicament à long terme, et parfois pour de bien mauvaises raisons, comme les excès alimentaires. Thé, café, alcool, ailes de poulet et autres junkfood peuvent déranger l’estomac !
Le Conseil du médicament du Québec a justement lancé une campagne de sensibilisation concernant le bon et le mauvais usage des médicaments. Les médecins doivent comparer les risques et bénéfices des médicaments pour chaque cas particulier, adapter le traitement au patient et non prescrire systématiquement à large échelle, ce qui peut entraîner de graves conséquences pour la santé publique.


Stop aux brûlures d'estomac - Dr Martine Cotinat

Le Dr Martine Cotinat est gastro-entérologue formée à la nutrition et micronutrition. Spécialiste du RGO, elle livre ici le fruit de vingt-cinq années d’expérience médicale.
Stop aux brûlures d'estomac - Dr Martine CotinatEn matière de reflux acide, il n’y a pas de fatalité. Ce livre présente des solutions extrêmement efficaces pour soulager les douleurs, éviter les complications et prévenir les récidives.

Elles ne passent pas forcément par la prescription de médicaments contre l’acidité gastrique. Ces derniers sont certes d’une grande efficacité… mais le temps de la prescription seulement. À l’arrêt du traitement, les symptômes réapparaissent et la personne finit par supporter son mal en silence, signe que la véritable cause du reflux n’a pas été traitée.
En réalité, les origines du reflux gastro-oesophagien (RGO) sont multiples. Des centaines d’études sur l’oesophage et sa flore microbienne ouvrent de nouvelles pistes de diagnostic et de traitement.
Très concret, ce livre va vous aider à dire adieu aux brûlures d’estomac et à renouer avec le bien-être.

Vous saurez :
• pourquoi les médicaments ne sont pas satisfaisants à long terme
• quels sont les vrais risques de la chirurgie
• pourquoi le traitement nutritionnel est de loin le plus complet
• comment consolider les défenses de l’oesophage
• comment renforcer la barrière anti-reflux
• quels sont les compléments alimentaires indispensables

Si vous souffrez de brûlures d’estomac et que vous êtes prêt(e) à tout pour y remédier, ne passez pas à côté de ce livre.
Avantages Ces médicaments sont beaucoup plus puissants que les anti-H2 pour soulager les douleurs du reflux et cicatricer les lésions d'œsophagite. Ce sont de véritables "bazookas" de la sécrétion gastrique acide. Cette efficacité est dose-dépendante, c'est-à-dire que plus la dose est forte, plus l'effet est marqué. Le pH gastrique est maintenu au-dessus de 4 pendant dix à quatorze heure heures. Cet effet maximal est obtenu environ vers le quatrième jour. En raison de leur durée d'action prolongée, le traitement consiste en une prise unique avant le premier repas de la journée. En cas de reflux nocturne, la dose prise le soir est plus efficace.
En quelque semaines, l'intégrité de la muqueuse de l'oesophage est restaurée et les douleurs du reflux disparaissent.
Remarque : la sécrétion gastrique redevient normale après quatre jour d'arrêt du traitement.
Les IPP sont efficaces sur le reflux et ses complications dans 60% des cas. Ils peuvent être pris en contenu ou bien ponctuellement. Sous traitement la qualité de vie devient satisfaisante.

Inconvénients des IPP au long cours
Si bloquer l'acidité apporte un soulagement, ça n'est pas anodin pour autant. Cela modifie le fonctionnement physiologique de l'individu.

Selon certaines études pourtant, il semblerait qu'un tiers des patients soulagés par les IPP ont un oesophage qui continue d'être exposé à l'acide, ce qui signifie que l'acidiité gastrique n'est pas bloquée de la même manière pour tous. Il serait de toute façon miraculeux que tous les individus répondent de la même manière à un traitement, tant au niveau des effets bénéfiques que des effets secondaires.

- Modifications des flores bactériennes
Bloquer l'acidité signifie empêcher la barrière naturellement acide de l'estomac de jouer son rôle de destruction bactérienne...de nombreuses bactéries peuvent se développer et envahir l'estomac, l'intestin grêle et aussi le côlon.
- Carence en vitamines et minéraux
L'acidité gastrique facilite l'absorbtion du fer, du calcium, et de la vitamine B12. En bloquant l'acidité, les IPP risquent de provoquer des déficits.
- Mauvaise digestion des viandes
En absence d'acide, la pepsine sera moins abondante et inactive. Sous IPP, la carence en pepsine va se traduire par une mauvaise digestion des viandes et ainsi un risque de dénutrition.
- Dysfonctionnement des lysosomes (recyclage des cellules)
Ces "usines" ne peuvent fonctionner qu'à un pH acide. Or, le pH s'élève dans les lysosomes lorsque l'on consomme des IPP, entraînant sans doute des dysfonctionnements dont on connaît mal les effets à long terme.
- Modification de la muqueuse gastrique
Risque non démontré d'évoluer vers des petites tumeurs cancéreuses.

Effets indésirables des traitements prolongés par inhibiteur de la pompe à protons
Par Annie-Pierre Jonville-Béra Pharmacologue CRPV de Tours
 
En raison de leur efficacité et de leur bonne acceptabilité, les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont souvent pris sur de très longues périodes. Cependant, certains de leurs effets indésirables, certes rares, nécessitent d'être pris en compte pour leur prescription mais surtout pour leur arrêt.
Les IPP sont des promédicaments transformées par les cellules pariétales en un métabolite se liant de façon irréversible à l'ATPase H+/K+ et inhibant ainsi la production d'acide chlorhydrique. Leur utilisation au long cours peut être à l'origine d'effets indésirables, conséquences de l'inhibition de cette sécrétion acide.

Ainsi, des données sont en faveur du risque d'anémie lié à une diminution de l'absorption de la vitamine B12 et du fer.
Plusieurs études épidémiologiques ont évoqué le risque d'ostéoporose ou de fracture, en particulier de hanche, probablement favorisé par une diminution de l'absorption du calcium en cas de très longues durées de traitement.

De plus, plusieurs cas d'hypomagnésémie associés à un traitement prolongé par IPP ont été rapportés, mais le mécanisme n'est pas élucidé. [Lire](MAJ 2012)

Les études concernant le risque de pneumopathie sont contradictoires, mais quelques unes évoquent une augmentation du risque d'infection intestinale, en particulier à clostridium difficile.

Enfin, parmi les effets indésirables non liés à la durée de traitement, plusieurs cas de néphrite interstitielle aigue ont été rapportés avec les IPP, souvent associés à des manifestations extra rénales d'hypersensibilité.

L'existence d'effets indésirables durée-dépendants doit conduire les prescripteurs à réévaluer régulièrement la nécessité de poursuivre un IPP.

Si un traitement prolongé est indispensable, les auteurs préconisent d'augmenter les apports alimentaires de calcium et de surveiller la concentration plasmatique en vitamine B12 si le patient est âgé.

Enfin, en cas d'arrêt de l'IPP, celui-ci doit être progressif afin d'éviter un rebond de sécrétion acide. (Gastroenterology 2010, 139, 1115 ; d’après Actual Pharmaco Clin 2010, 86, 5)

IPP et diarrhées à Clostridium difficile
Le 8 février 2012, la FDA a publié sur son site, un message informant du lien possible entre la consommation d'Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) et la survenue de diarrhées à Clostridium difficile. Les infections bactériennes à C.difficile se présentent sous la forme de diarrhées aqueuses, associées à une inflammation colique.
La FDA conseille aux médecins de suspendre les traitements à base d'IPP en cas de doute sur l'origine d'une diarrhée chronique.

Le simple arrêt de l'IPP permet généralement une guérison spontanée toutefois, un traitement est parfois nécessaire et il fait généralement appel au métronidazole. (Source : medscape.fr sauf pour le traitement)

Un PDF sur le sujet: ICI

28 oct. 2013

LE DOPAGE DE NOS ENFANTS À L’INTÉRIEUR DU SYSTÈME SCOLAIRE

LE DOPAGE DE NOS ENFANTS À L’INTÉRIEUR DU SYSTÈME SCOLAIRE 

Le TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité) ou THADA est une maladie psychiatrique inventée. C’est en 1987 lors d’un congrès de l’APA (Association Psychiatrique Américaine) que les psychiatres ont voté à main levée l’existence de cette fausse maladie, créant du même coup une source intarissable de revenus.
Ils ont réussi à diagnostiquer et à déguiser en maladies mentales des comportements d’enfants, des troubles glandulaires et des réactions allergiques alimentaires.
Une fraude qui rapporte chaque année des milliards de dollars à l’industrie psychiatrique et pharmaceutique.
Depuis lors, plus de 16 millions d’enfants dans le monde ont été étiquetés comme ayant le TDAH et leur ont été prescrites des drogues identiques à la cocaïne et aux amphétamines. La plus connue de ces drogues est le Ritalin(R) qui, selon le gouvernement fédéral canadien est classifié comme une drogue dure de type (Schedule II), c’est-à-dire « une drogue à haut risque, qui peut créer la dépendance et qui doit être surveillée à cause des risques d’abus. »
Entre 1990 et 2000, 186 enfants sont morts suite à l’absorption de Ritalin. De plus, ce chiffre ne représente que 10 à 20% de l’ensemble des cas de décès réels et non divulgués. En 1998, lors d’un symposium sur le TDAH, l’Institut National américain de la Santé a conclu ce qui suit : « Nous ne possédons aucun test valide en ce qui concerne le TDAH et nous n’avons aucune information nous indiquant que le TDAH serait causé par un mauvais fonctionnement du cerveau » fin de citation.
Au Québec, entre 2001 et 2004 seulement, les ventes de pilules pour «soigner » le TDAH ont augmentés de 359 %. Toujours au Québec, en 2006, près de 6000 ordonnances ont été données à des enfants âgés de 0 et 4 ans, alors que les fabricants de ces médicaments déclarent qu’il est dangereux de donner ces produits à des enfants de moins de 6 ans.
L’industrie pharmacologique et psychiatrique a délibérément menti aux parents et aux enseignants en leur répétant les mensonges suivants :
1. Le TDAH est une maladie génétique ou si vous préférez, une maladie héréditaire!
FAUX. Aucune preuve scientifique ne justifie cette affirmation.
2. Le TDAH est dû à un débalancement chimique du cerveau.
FAUX. Il n’existe aucun TEST pour prouver cette théorie.
3. C’est pour aider votre enfant à mieux comprendre à l’école.
FAUX. La drogue sert à contrôler son comportement. En fait, toutes les drogues peuvent avoir un effet sur le comportement. L’alcool en est un exemple. C’est une question de quantité.
Une drogue est essentiellement un poison.
C’est la quantité absorbée qui en détermine l’effet. Une petite quantité agira comme un stimulant alors qu’une grande dose agira comme un sédatif. Une plus grande dose agira comme un poison et peut tuer. Ceci est vrai pour toutes les drogues.
Il n’y a pas tellement longtemps, les parents étaient inquiets à savoir si leurs enfants prenaient ou non de la drogue à l’école. Aujourd’hui, c’est l’école qui est utilisée, je dis bien UTILISÉE afin de distribuer les «bonbons» à nos enfants!
Cette activité est une fraude et en fait, va à l’encontre du Code Civil. L’article 10 qui exige des praticiens ou de tout intervenant dans le domaine de la santé, de fournir toute l’information nécessaire permettant à un consentement libre et éclairé.
Aux États-Unis, 15 états ont votés des lois qui rendent illégale toute suggestion de médicamenter un élève qui serait faite par un enseignant.
Les enfants sont notre futur, ils sont les leaders de demain. Ils ont le droit à une éducation véritable sans drogues dures déguisées sous l’appellation de «médicament ».
Il existe des tonnes d’études et de nombreux livres sur les causes réelles des troubles de comportement chez les enfants. Vous pouvez vous procurer ces livres dans toute bonne librairie ou à votre magasin d’aliments naturels. Méfiez-vous des listes de livres que les écoles donnent aux parents; ces listes proviennent des compagnies pharmaceutiques comme Janssen-Ortho. Des 11 livres suggérés sur cette liste, 10 d’entre eux prônent la médication. Sur les 7 sites Web mentionnés, 6 d’entre eux concluent à la nécessité des drogues.
Voici quelques exemples de situations pouvant provoquer des troubles de comportement: la mauvaise alimentation, les allergies dues aux additifs alimentaires ou autres; ou encore, votre enfant a une vraie maladie physique non diagnostiquée; ou même, il y a quelque chose qu’il n’a pas compris à l’école et on est quand même passé à l’étape suivante; il vient de perdre un ami ou un parent, ou simplement papa et maman sont sur le point de se séparer, etc. Toutes des raisons valables pour perturber un enfant.
Pas de débalancement chimique du cerveau, pas de maladie mentale!!!
Si jamais vous entendez une mère de famille se plaindre des pressions qu’elle subit de la part d’un psychologue scolaire ou d’un psychiatre ou encore d’un enseignant pour droguer son enfant…, dites-lui de se renseigner sur ses droits véritables. Ou encore, dites-lui de demander à ce que son enfant subisse le test pour démontrer le débalancement chimique de son cerveau, ou même d’aller rencontrer les intervenants accompagnées de son avocat…
Vous verrez à quelle vitesse la maladie de l’enfant va disparaître!
Dans ce site, vous trouverez des documents et des études qui démontrent la fraude psychiatrique et d’où viennent les théories fumeuses supportant cette pseudoscience. En protégeant vos droits et ceux de vos enfants, c’est l’avenir de votre pays et le bien être de la génération future qui se joue. Nous, parents, devons trouver le courage de dénoncer ces abus.
Merci!
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Dangers du cannabis : une étude française montre que fumer présente des risques pour le coeur des jeunes adultes

SANTE - Fumer du cannabis présenterait des risques cardiovasculaires graves voire mortels chez les jeunes adultes, selon une étude française publiée mercredi qui jette un doute de plus sur l'innocuité de cette drogue objet d'une légalisation croissante aux Etats-Unis.
"Le public pense que la marijuana est inoffensive mais les données révélant les dangers potentiels pour la santé d'en utiliser doivent être signalés dans la population, auprès des décideurs et des professionnels de la santé", insiste la Docteur en pharmacie, Emilie Jouanjus, du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, principal auteur de cette étude parue dans la revue de l'American Heart Association.
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"Il existe désormais des indications irréfutables du risque grandissant de complications cardiovasculaires liées au fait de fumer de la marijuana, surtout chez les jeunes", poursuit-elle, notant que ceux ayant des faiblesses cardiaques préexistantes semblent être plus prédisposés.

Infarctus et autres problèmes vasculaires
Cette étude a été effectuée avec des données portant sur 1.979 fumeurs de cannabis, la plupart des hommes d'une moyenne d'âge de 34 ans, ayant souffert d'effets néfastes liés à cette drogue en France de 2006 à 2010.

L'analyse montre que près de 2% (35) ont eu des complications cardiovasculaires graves. Dans ce groupe, vingt ont eu un infarctus dont le plus jeune avait 17 ans sans antécédent cardiaque et venait de commencer à fumer du cannabis. Dix autres ont connu des problèmes vasculaires dans les jambes et trois, un accident vasculaire cérébral. Neuf de ces patients (25,6%) sont décédés.
Ces chercheurs ont également constaté que l'incidence des problèmes cardio-vasculaires liés à la marijuana a plus que triplé de 2006 à 2010. Généralement les complications cardiovasculaires chez les jeunes se produisent chez les femmes prenant la pilule contraceptive et qui fument, note Emilie Jouanjus.
Hommes de 22 à 26 ans
"Dans notre étude ce sont des hommes entre 22 et 26 ans qui ont un infarctus ou un accident vasculaire cérébral sans facteur de risque particulier sauf qu'ils étaient de gros consommateurs de cannabis", explique-t-elle à l'AFP.
"C'est une tendance qui nous fait penser qu'il y a un lien avec une forte consommation de cette drogue et les complications cardiovasculaires (...) rares et graves, mais notre étude ne permet pas de l'établir" de façon irréfutable, poursuit-elle soulignant l'importance de poursuivre les recherches.
Selon le Dr Jouanjus, le nombre de personnes souffrant de problèmes cardiaques liés à la marijuana est très sous-estimé avec en France seulement 5% de ces cas signalés aux autorités médicales par les médecins.
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En France, on estime à 1,2 million le nombre de fumeurs réguliers de cannabis qui consomment au plus neuf joints par mois, selon la chercheuse. Dans le monde, il y aurait 200 millions d'utilisateurs.
Le Docteur Valentin Fuster, chef du service de cardiologie à l'hôpital Mount Sinai à New York s'est déclaré "préoccupé par les effets du cannabis" car il observe "un certain nombre de cas de problèmes cardiovasculaires chez des jeunes ne pouvant s'expliquer que par l'usage de la marijuana".
"L'étude française -à laquelle il n'a pas participé, ndlr--conforte la thèse selon laquelle le cannabis n'est pas sans danger pour le système cardiovasculaire", dit-il dans un courrier électronique à l'AFP.
Mais ajoute-t-il, "je ne sais pas si la marijuana est plus ou moins risquée que le tabac mais une chose est sûre, ça affecte les jeunes".
Selon une petite étude publiée le 16 avril dans le revue américaine, the Journal of Neuroscience, fumer régulièrement du cannabis serait responsable d'anomalies cérébrales chez les jeunes adultes, selon des scanners effectués sur le cerveau d'utilisateurs comparé à des non-fumeurs pendant trois mois.
Près de 12 millions d'Américains utilisaient de la marijuana en 2012. Vingt-et-un Etats américains ont légalisé l'usage médical du Cannabis et trois son utilisation pour le plaisir à partir de 21 ans, dont le Colorado.
Résultat d’images pour marijuana trudeauL'idée de légaliser la marijuana défendue par le chef libéral Justin Trudeau crée de l'inquiétude auprès de certains organismes qui luttent contre la consommation de drogue.
Marc Paris, directeur général de l'organisme Partenariat pour un Canada sans drogue, maintient que la priorité absolue doit être de protéger les jeunes.
Or, même si le cannabis est illégal, c'est la substance la plus consommée par les adolescents, même avant l'alcool, rappelle M. Paris.
Selon L'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues publiée en 2013, le nombre de jeunes de moins de 25 ans qui avaient consommé de la marijuana au cours de l'année précédente était deux fois et demi plus élevé que le nombre d'adultes de 25 ans et plus.

M. Paris craint donc une montée du nombre de jeunes consommateurs si la marijuana devenait légale.
Résultat d’images pour no marijuanaIl estime que la légalisation et l'encadrement qui entoureraient la vente et la production de cannabis ne rendrait pas plus difficile l'accès à la marijuana pour les jeunes de moins de 18 ans.
«J'aimerais rappeler à tout le monde que la cigarette et l'alcool sont bannis pour les jeunes et que ceux-ci réussissent quand même à s'en procurer», tranche M. Paris.
L'organisme Partenariat pour un Canada sans drogue rappelle que la consommation de marijuana par des adolescents peut «affaiblir le jugement d'un jeune» et «réduire sa capacité à se concentrer et à accumuler de l'information durant les meilleures années d'apprentissage de sa vie».

Schizophrénie et cannabis

Le cannabis est l’un des facteurs déclenchant des crises
Les effets du cannabis varient d’une personne à l’autre, en fonction de la quantité consommée et du contexte de consommation.
C’est pourquoi, chez les personnes vulnérables, la consommation de marijuana peut devenir un révélateur de la maladie. A noter que, malheureusement, 40% des jeunes patientes et patients schizophrènes consomment régulièrement du cannabis.
Résultat d’images pour jeunes adultes cannabisLe cannabis peut aussi être un facteur de risque de psychose!
En effet, certaines recherches récentes ont montré que fumer régulièrement du cannabis à l’adolescence multiplie par 3 le risque de développer une schizophrénie quelques années plus tard. Les spécialistes estiment que ce risque n’est pas le même pour tous: il dépend du patrimoine génétique. Cela explique que certains grands consommateurs de cannabis n’ont jamais développé de schizophrénie. Pour d’autres, par contre, le risque est grand…

Grâce au cannabis, je suis plus concentré et plus créatif.
Le cannabis donne parfois un sentiment d’énergie et de créativité. Chez les personnes atteintes de schizophrénie, il trouble cependant les perceptions et augmente la désorganisation du cerveau, et conduit à une créativité souvent chaotique…

La marijuana n’est pas une drogue inoffensive


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L’image de « drogue inoffensive » associée à la marijuana est scientifiquement inexacte
Le cannabis influe sur les mécanismes responsables de l’accoutumance dans le cerveau des adolescents

Étant donné la nature du cerveau des adolescents, les consommateurs de cannabis dans cette tranche d’âge sont particulièrement exposés à acquérir des comportements de dépendance et à souffrir d’autres effets négatifs à long terme, selon des chercheurs du Centre de recherche de l’Université de Montréal (CRCHUM) et de l’école de médecine Icahn au centre médical Mount Sinai de New York. « Parmi les drogues illicites, le cannabis est la plus consommée par les adolescents, car beaucoup la considèrent comme peu nocive. Cette perception en a accru l’accessibilité et a amené un nombre croissant d’États à approuver sa légalisation. Dans la plupart des cas, les débats et les politiques sur le cannabis qui en ont découlé n’ont pas accordé suffisamment d’importance aux impacts de cette drogue sur l’un des groupes les plus vulnérables de la population, soit les adolescents, ou n’ont pas tenu compte des connaissances scientifiques disponibles », écrivent le Dr Didier Jutras-Aswad, chercheur du CRCHUM et Psychiatre à l’unité de psychiatrie des toxicomanies du CHUM (photo) et Dre Yasmin Hurd, M.D. Ph.D. de Mount Sinai. « Bien qu’il soit clair qu’il faudra davantage d’études scientifiques systématiques pour comprendre les effets à long terme de l’exposition des adolescents au cannabis sur leur cerveau et leur comportement, les connaissances actuelles mènent à penser que la consommation de cette drogue est lourde de conséquences sur les comportements de dépendance à l’âge adulte, surtout pour certains sous-ensembles de personnes vulnérables. »

Les chercheurs ont passé en revue plus de 120 études sur différents aspects de la relation entre le cannabis et le cerveau des adolescents, y compris la biologie du cerveau, les réactions chimiques dans le cerveau lorsque la drogue est consommée, l’influence des facteurs génétiques et environnementaux, ainsi que le phénomène de « drogue d’initiation ». « Les études épidémiologiques révèlent de façon répétée un lien entre la consommation de cannabis et l’accoutumance subséquente à des drogues dures ainsi que les troubles psychotiques (par exemple la schizophrénie). Il est intéressant de noter que le risque de développer de tels troubles après l’exposition au cannabis n’est pas le même pour tous les individus et qu’il est corrélé avec des facteurs génétiques, l’intensité de l’exposition au cannabis et l’âge de cette exposition. Lorsque la première exposition se produit vers le début plutôt que vers la fin de l’adolescence, l’impact du cannabis semble plus prononcé pour plusieurs troubles en lien avec la santé mentale, la réussite scolaire, la délinquance et le développement normal vers l’âge adulte », précise le Dr Jutras-Aswad.

Bien qu’il soit difficile de confirmer en toute certitude un lien de causalité entre la consommation de cannabis et des troubles psychiatriques ou addictifs ultérieurs, les chercheurs notent que des expériences sur des rats permettent aux scientifiques d’explorer et d’observer directement les mêmes réactions chimiques que dans le cerveau humain. Le cannabis agit sur notre cerveau par des récepteurs chimiques (récepteurs cannabinoïdes comme les récepteurs CB1 et CB2). Ces récepteurs sont situés dans les zones du cerveau associées à l’apprentissage, la recherche de récompenses, la motivation, la prise de décision, l’acquisition d’habitudes et les fonctions motrices. Comme la structure du cerveau change rapidement pendant l’adolescence (avant de se stabiliser à l’âge adulte), les scientifiques croient que la consommation de cannabis à cet âge influe grandement sur l’évolution de ces aspects de la personnalité. Dans des expériences sur des rats adolescents exposés à des substances présentes dans le cannabis, les scientifiques ont pu observer des différences dans les voies chimiques qui déterminent l’accoutumance et la vulnérabilité à la toxicomanie; un exemple est le récepteur de dopamine D2, qui est bien reconnu comme étant différent dans le cerveau des individus souffrant de dépendance. 

Environ un sur quatre consommateurs de cannabis à l’adolescence développe une relation d’abus ou de dépendance avec cette drogue; ce constat amène les chercheurs à conclure que des facteurs de vulnérabilité génétiques et comportementaux sont en cause. Des études montrent que la dépendance au cannabis peut être héritée par les gènes qui produisent les récepteurs de cannabinoïdes et une enzyme qui participe à la métabolisation du THC. D’autres facteurs psychologiques sont aussi probablement en jeu. « Les individus qui développent une dépendance au cannabis ont généralement, dès leur jeune âge, un tempérament caractérisé par des affects négatifs, de l’agressivité et de l’impulsivité. Certains de ces traits sont souvent exacerbés par des années de consommation de cannabis, ce qui laisse penser que le consommateur se retrouve piégé dans un cercle vicieux d’automédication, qui tourne ensuite à la dépendance », explique le Dr Jutras-Aswad.

Les chercheurs soulignent que bien qu’il reste encore beaucoup à apprendre sur les mécanismes de l’abus de cannabis, l’ensemble des recherches à ce jour présente des implications importantes pour la société. « Il est maintenant clair, selon les données scientifiques, que le cannabis n’est pas inoffensif pour le cerveau des adolescents, surtout ceux qui sont le plus vulnérables pour des raisons génétiques ou psychologiques. Le dépistage de ces adolescents vulnérables, notamment par des tests génétiques ou psychologiques, pourrait s’avérer critique pour prévenir l’accoutumance et pour intervenir de façon précoce pour traiter les troubles psychiatriques associés à la consommation de cannabis. L’objectif n’est pas d’exacerber le débat autour de la question de savoir si le cannabis est bon ou mauvais, mais plutôt de repérer les individus qui pourraient le plus souffrir de ses effets nuisibles et de mettre en place des mesures adéquates pour prévenir ce risque », indique le Dr Jutras-Aswad. « Les travaux de recherche devraient viser à informer les décideurs publics dans ce dossier. Sans ce genre de recherche systématique et fondée sur des données probantes pour comprendre les effets à long terme du cannabis sur le développement du cerveau, non seulement le statut juridique du cannabis reposera sur des bases incertaines, mais il sera difficile de développer de façon sécuritaire de nouveaux traitements utilisant les propriétés médicinales de composés tirés du cannabis pour le traitement d’autres problèmes de santé », conclut le Dr Hurd.

Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ?

Quels sont les médicaments qui augmentent les troubles de la mémoire ? De nombreuses substances, notamment présentes dans certains médicaments, peuvent modifier le fonctionnement de notre cerveau et altérer notre mémoire. Quels sont les médicaments en cause et faut-il alors les éviter ? La problématique est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Le point avec le Dr Catherine Thomas-Anterion, Neurologue, Docteur en Neuropsychologie, chercheur et membre de l'Observatoire B2V de la mémoire.

Certains médicaments augmentent les troubles de la mémoire

Il existe des médicaments qui peuvent perturber le fonctionnement optimal de la mémoire. C’est le cas de ceux qui ralentissent la vitesse de traitement cérébral. Ils peuvent alors entraîner comme effets secondaires d’éventuels problèmes d’attention et de mémoire. « Il est donc impératif de toujours bien évaluer les motifs de prescription de tout médicament », met en garde le Dr Catherine Thomas-Anterion : « Pourquoi doit-on le prendre, à quels effets bénéfiques doit-on s’attendre, quel dosage utiliser, pendant combien de temps, quels sont les effets indésirables potentiels, etc. ? »
Par exemple, les bêtabloquants sont prescrits dans de nombreuses indications différentes : contre les troubles cardiaques et l’hypertension majoritairement, mais aussi en traitement de fond contre les migraines. Or, ils peuvent s’accompagner d’une lenteur d’exécution dans la réalisation de certaines tâches. Mais chez une personne cardiaque qui est améliorée par son bêtabloquant, il n’est pas question de l’arrêter. En revanche, en l’absence d’amélioration suffisante, il faut en parler à son médecin, qui peut alors modifier la prescription, avec un retour à un fonctionnement cérébral normal.

Les Solutions naturelles

La solution phytothérapie

Le ginkgo biloba, souvent considéré comme la « plante du cerveau », est particulièrement recommandé dans les troubles cognitifs, de la mémoire et de la concentration liés à l’âge. À utiliser sous forme de cure.
Pour consulter la fiche Ginko Cliquez ici !

La solution phytothérapie

Le ginseng, excellent stimulant général, exerce des bienfaits sur les capacités de concentration et les capacités mentales, nécessaires à une bonne mémorisation. À utiliser en gélules ou en tisane à partir de poudre de racine de ginseng.
Pour consulter la fiche Ginseng Cliquez ici ! 

Les anti-cholinergiques ont-ils aussi des répercussions sur la mémoire ?

Dr Catherine Thomas-Anterion : « Oui, car les anti-cholinergiques jouent un rôle important dans le fonctionnement de la mémoire. La plupart du temps, ils n’entraînent pas d’effets secondaires majeurs, mais seulement de petits désagréments, sauf chez les patients qui sont amenés à prendre plusieurs médicaments différents et dont les effets indésirables peuvent s’ajouter, en cas de plusieurs facteurs de risque ou d’affection en lien avec l’acétylcholine. Attention, les anti-cholinergiques sont présents dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques, comme dans des anti-vomitifs, des médicaments contre l’incontinence ou la dépression.
Là encore, il ne faut jamais arrêter son traitement de son propre chef, mais en parler à son médecin, qui réévaluera les raisons précises de cette prescription et l’existence d’éventuelles interactions avec d’autres médicaments. Autrement dit, l’indication d’un médicament prime toujours sur les contre-indications (dans la limite du raisonnable bien sûr). »

Image result for benzodiazepinesQu’en est-il des benzodiazépines ?

Les benzodiazépines sont des traitements anxiolytiques, donc utilisés contre l’anxiété, mais aussi parfois contre la dépression et les troubles du sommeil. Le gros problème avec ces médicaments est qu’ils peuvent entraîner des addictions avec des difficultés de sevrage. « C’est ainsi que certains patients les prennent sur de longues périodes et que des désagréments se manifestent, de type ralentissement de fonctionnement et perte d’attention. Comme avec les bêtabloquants, si l’effet ayant motivé la prescription est satisfaisant, celui-ci prime sur les désagréments. Il n’en faut pas moins réfléchir à la façon d’améliorer la prescription : diminution progressive de la posologie et de la durée du traitement », précise le Dr Thomas-Anterion. 

Toujours considérer et reconsidérer la balance bénéfice / risque d’un traitement

Les bénéfices et les risques d’un médicament doivent toujours être examinés et régulièrement réévaluer. À titre d’exemple, malgré des effets indésirables sur le fonctionnement cérébral, un patient déprimé, souffrant de crises d’angoisse ou d’attaques de panique, aura une bien meilleure mémoire et moins de troubles de l’attention s’il prend un traitement par benzodiazépines associées à un antidépresseur par exemple, que s'il ne se traite pas.
Nous venons de parler des effets de certains médicaments sur la mémoire, quand est-il du risque de développer la maladie d’Alzheimer ? Les benzodiazépines augmentent-elles le risque de maladie d’Alzheimer ?
Dr Catherine Thomas-Anterion : « Une équipe de chercheurs de l’Inserm à Bordeaux a conclu que la prise de benzodiazépines sur plusieurs années consécutives représente un facteur favorisant la maladie d’Alzheimer. Mais il existe encore des incertitudes et il faudrait notamment prouver que ce sont bien les benzodiazépines et non la maladie à l’origine de la prise de benzodiazépines qui augmentent le risque d’Alzheimer. Car en effet, le stress dont souffrent les personnes dépressives, anxieuses, angoissées ou sujettes aux crises de panique, est un puissant oxydant cérébral connu pour entraîner une mort neuronale chez l’animal. Autrement dit, le stress (évoluant de longues années sans traitement) pourrait à lui seul expliquer un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer.
Cette hypothèse confirme la nécessité de traiter ces maladies via des médicaments à condition de respecter les règles posologiques (dosage, durée limitée, réévaluations fréquentes).
Ce raisonnement est aussi valable en ce qui concerne les troubles du sommeil. Le sommeil étant très important pour la mémoire, il est préférable de prendre des somnifères pour limiter les insomnies et ainsi maintenir sa mémoire, mais ce pour un temps limité et sous contrôle médical. En revanche, continuer à prendre par habitude des médicaments qui ne sont plus utiles (accoutumance), c’est-à-dire qui n’améliorent plus le sommeil, peut détériorer la mémoire.

Les médicaments antidouleurs… eux aussi !

Image result for antidouleurDans le cadre de la lutte contre la douleur, les médicaments antidouleurs sont très largement utilisés, y compris contre les maladies rhumatismales. Or les morphiniques et ceux contenant de la codéine ralentissent le fonctionnement cérébral. Mais parallèlement, il faut considérer les effets propres de la douleur. En effet, lorsqu’elle est forte, elle a d’importantes répercussions psychiques et cognitives, entraînant anxiété et mal être à l’origine d’un ralentissent de la personne. Ainsi, traiter la douleur contribue à améliorer le fonctionnement de la mémoire. Reste à évaluer régulièrement chez chaque patient, si cette amélioration est supérieure au ralentissement cérébral lié au médicament antidouleur employé.
« C’est pourquoi les médecins réfléchissent à chaque consultation à l’opportunité de maintenir ou non le médicament. Cet exercice est relativement simple lorsqu’il n’y a qu’un médicament, mais se complique fortement lorsque plusieurs sont associés, notamment des médicaments qui ralentissent : bêtabloquants, anti-vomitifs, contre l’incontinence, etc.
Le patient doit ici penser à indiquer systématiquement les ordonnances des autres médecins consultés et mentionner tous les autres produits consommés, y compris les traitements en vente libre ou naturels achetés sur Internet, chez l’herboriste ou le naturopathe.
Le patient doit aider son médecin en indiquant tout ce qu’il prend, sans rien oublier ».

Les substances les plus courantes qui perturbent la mémoire : l’alcool et le cannabis

Image result for alcool et cannabisAprès ce long argumentaire sur les médicaments, on en oublierait presque de mentionner les deux substances qui perturbent le plus notre mémoire et qui sont de loin les plus consommées : l’alcool et le cannabis. Tous deux sont toxiques pour le cerveau : ils altèrent les capacités d’attention et la vitesse de traitement du cerveau, et entraînent une perte de fonction neuronale voire une mort neuronale.
Ce sont donc toutes les substances toxiques qu’il faut éliminer pour ménager sa mémoire et prévenir les troubles mnésiques. On retiendra qu’il faut éviter l’automédication et le renouvellement abusif en se demandant toujours pourquoi on prend ce médicament et s’il est encore utile.

Les IPP sont à grands risques!

Au Canada, on prescrit annuellement pour plus d’un milliard de dollars d’IPP – des médicaments contre certains maux gastriques. Or, d’après deux importants organismes de santé publique, ces médicaments pourraient causer de très graves problèmes de santé. Les IPP - pour Inhibiteurs de Pompe à Protons – ne sont qu’un des types de médicaments prescrits contre les problèmes gastriques. Ce sont des comprimés, et non des pompes, qui agissent sur la sécrétion des acides gastriques. Il faut les distinguer des Rolaids et autres Maalox, qui neutralisent l’acidité de l’estomac, ou encore des Zantac et Tagamet, qui sont disponibles sans prescription.
Seuls les IPP sont accusés de provoquer des problèmes de santé graves, dont une augmentation du risque de pneumonie, d’infections à la clostridium difficiles et de fractures de la hanche (ostéoporose). Ces médicaments pourraient également réduire l’efficacité du Plavix, prescrit aux personnes qui ont souffert d’un infarctus ou d’angine, et donc augmenter les risques de problèmes cardiaques.
Les IPP sont vendus sous ordonnance seulement et destinés au traitement du reflux gastro-œsophagien, des ulcères gastroduodénaux ou encore des érosions gastriques causées par les médicaments anti-inflammatoires. Plusieurs personnes prennent un IPP en prévention, par exemple en cas de risque de saignement gastro-intestinal.
Dans la pratique, beaucoup de personnes prennent ce médicament à long terme, et parfois pour de bien mauvaises raisons, comme les excès alimentaires. Thé, café, alcool, ailes de poulet et autres junkfood peuvent déranger l’estomac !
Le Conseil du médicament du Québec a justement lancé une campagne de sensibilisation concernant le bon et le mauvais usage des médicaments. Les médecins doivent comparer les risques et bénéfices des médicaments pour chaque cas particulier, adapter le traitement au patient et non prescrire systématiquement à large échelle, ce qui peut entraîner de graves conséquences pour la santé publique.


Stop aux brûlures d'estomac - Dr Martine Cotinat

Le Dr Martine Cotinat est gastro-entérologue formée à la nutrition et micronutrition. Spécialiste du RGO, elle livre ici le fruit de vingt-cinq années d’expérience médicale.
Stop aux brûlures d'estomac - Dr Martine CotinatEn matière de reflux acide, il n’y a pas de fatalité. Ce livre présente des solutions extrêmement efficaces pour soulager les douleurs, éviter les complications et prévenir les récidives.

Elles ne passent pas forcément par la prescription de médicaments contre l’acidité gastrique. Ces derniers sont certes d’une grande efficacité… mais le temps de la prescription seulement. À l’arrêt du traitement, les symptômes réapparaissent et la personne finit par supporter son mal en silence, signe que la véritable cause du reflux n’a pas été traitée.
En réalité, les origines du reflux gastro-oesophagien (RGO) sont multiples. Des centaines d’études sur l’oesophage et sa flore microbienne ouvrent de nouvelles pistes de diagnostic et de traitement.
Très concret, ce livre va vous aider à dire adieu aux brûlures d’estomac et à renouer avec le bien-être.

Vous saurez :
• pourquoi les médicaments ne sont pas satisfaisants à long terme
• quels sont les vrais risques de la chirurgie
• pourquoi le traitement nutritionnel est de loin le plus complet
• comment consolider les défenses de l’oesophage
• comment renforcer la barrière anti-reflux
• quels sont les compléments alimentaires indispensables

Si vous souffrez de brûlures d’estomac et que vous êtes prêt(e) à tout pour y remédier, ne passez pas à côté de ce livre.
Avantages Ces médicaments sont beaucoup plus puissants que les anti-H2 pour soulager les douleurs du reflux et cicatricer les lésions d'œsophagite. Ce sont de véritables "bazookas" de la sécrétion gastrique acide. Cette efficacité est dose-dépendante, c'est-à-dire que plus la dose est forte, plus l'effet est marqué. Le pH gastrique est maintenu au-dessus de 4 pendant dix à quatorze heure heures. Cet effet maximal est obtenu environ vers le quatrième jour. En raison de leur durée d'action prolongée, le traitement consiste en une prise unique avant le premier repas de la journée. En cas de reflux nocturne, la dose prise le soir est plus efficace.
En quelque semaines, l'intégrité de la muqueuse de l'oesophage est restaurée et les douleurs du reflux disparaissent.
Remarque : la sécrétion gastrique redevient normale après quatre jour d'arrêt du traitement.
Les IPP sont efficaces sur le reflux et ses complications dans 60% des cas. Ils peuvent être pris en contenu ou bien ponctuellement. Sous traitement la qualité de vie devient satisfaisante.

Inconvénients des IPP au long cours
Si bloquer l'acidité apporte un soulagement, ça n'est pas anodin pour autant. Cela modifie le fonctionnement physiologique de l'individu.

Selon certaines études pourtant, il semblerait qu'un tiers des patients soulagés par les IPP ont un oesophage qui continue d'être exposé à l'acide, ce qui signifie que l'acidiité gastrique n'est pas bloquée de la même manière pour tous. Il serait de toute façon miraculeux que tous les individus répondent de la même manière à un traitement, tant au niveau des effets bénéfiques que des effets secondaires.

- Modifications des flores bactériennes
Bloquer l'acidité signifie empêcher la barrière naturellement acide de l'estomac de jouer son rôle de destruction bactérienne...de nombreuses bactéries peuvent se développer et envahir l'estomac, l'intestin grêle et aussi le côlon.
- Carence en vitamines et minéraux
L'acidité gastrique facilite l'absorbtion du fer, du calcium, et de la vitamine B12. En bloquant l'acidité, les IPP risquent de provoquer des déficits.
- Mauvaise digestion des viandes
En absence d'acide, la pepsine sera moins abondante et inactive. Sous IPP, la carence en pepsine va se traduire par une mauvaise digestion des viandes et ainsi un risque de dénutrition.
- Dysfonctionnement des lysosomes (recyclage des cellules)
Ces "usines" ne peuvent fonctionner qu'à un pH acide. Or, le pH s'élève dans les lysosomes lorsque l'on consomme des IPP, entraînant sans doute des dysfonctionnements dont on connaît mal les effets à long terme.
- Modification de la muqueuse gastrique
Risque non démontré d'évoluer vers des petites tumeurs cancéreuses.

Effets indésirables des traitements prolongés par inhibiteur de la pompe à protons
Par Annie-Pierre Jonville-Béra Pharmacologue CRPV de Tours
 
En raison de leur efficacité et de leur bonne acceptabilité, les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont souvent pris sur de très longues périodes. Cependant, certains de leurs effets indésirables, certes rares, nécessitent d'être pris en compte pour leur prescription mais surtout pour leur arrêt.
Les IPP sont des promédicaments transformées par les cellules pariétales en un métabolite se liant de façon irréversible à l'ATPase H+/K+ et inhibant ainsi la production d'acide chlorhydrique. Leur utilisation au long cours peut être à l'origine d'effets indésirables, conséquences de l'inhibition de cette sécrétion acide.

Ainsi, des données sont en faveur du risque d'anémie lié à une diminution de l'absorption de la vitamine B12 et du fer.
Plusieurs études épidémiologiques ont évoqué le risque d'ostéoporose ou de fracture, en particulier de hanche, probablement favorisé par une diminution de l'absorption du calcium en cas de très longues durées de traitement.

De plus, plusieurs cas d'hypomagnésémie associés à un traitement prolongé par IPP ont été rapportés, mais le mécanisme n'est pas élucidé. [Lire](MAJ 2012)

Les études concernant le risque de pneumopathie sont contradictoires, mais quelques unes évoquent une augmentation du risque d'infection intestinale, en particulier à clostridium difficile.

Enfin, parmi les effets indésirables non liés à la durée de traitement, plusieurs cas de néphrite interstitielle aigue ont été rapportés avec les IPP, souvent associés à des manifestations extra rénales d'hypersensibilité.

L'existence d'effets indésirables durée-dépendants doit conduire les prescripteurs à réévaluer régulièrement la nécessité de poursuivre un IPP.

Si un traitement prolongé est indispensable, les auteurs préconisent d'augmenter les apports alimentaires de calcium et de surveiller la concentration plasmatique en vitamine B12 si le patient est âgé.

Enfin, en cas d'arrêt de l'IPP, celui-ci doit être progressif afin d'éviter un rebond de sécrétion acide. (Gastroenterology 2010, 139, 1115 ; d’après Actual Pharmaco Clin 2010, 86, 5)

IPP et diarrhées à Clostridium difficile
Le 8 février 2012, la FDA a publié sur son site, un message informant du lien possible entre la consommation d'Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) et la survenue de diarrhées à Clostridium difficile. Les infections bactériennes à C.difficile se présentent sous la forme de diarrhées aqueuses, associées à une inflammation colique.
La FDA conseille aux médecins de suspendre les traitements à base d'IPP en cas de doute sur l'origine d'une diarrhée chronique.

Le simple arrêt de l'IPP permet généralement une guérison spontanée toutefois, un traitement est parfois nécessaire et il fait généralement appel au métronidazole. (Source : medscape.fr sauf pour le traitement)

Un PDF sur le sujet: ICI

LE DOPAGE DE NOS ENFANTS À L’INTÉRIEUR DU SYSTÈME SCOLAIRE

LE DOPAGE DE NOS ENFANTS À L’INTÉRIEUR DU SYSTÈME SCOLAIRE 

Le TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité) ou THADA est une maladie psychiatrique inventée. C’est en 1987 lors d’un congrès de l’APA (Association Psychiatrique Américaine) que les psychiatres ont voté à main levée l’existence de cette fausse maladie, créant du même coup une source intarissable de revenus.
Ils ont réussi à diagnostiquer et à déguiser en maladies mentales des comportements d’enfants, des troubles glandulaires et des réactions allergiques alimentaires.
Une fraude qui rapporte chaque année des milliards de dollars à l’industrie psychiatrique et pharmaceutique.
Depuis lors, plus de 16 millions d’enfants dans le monde ont été étiquetés comme ayant le TDAH et leur ont été prescrites des drogues identiques à la cocaïne et aux amphétamines. La plus connue de ces drogues est le Ritalin(R) qui, selon le gouvernement fédéral canadien est classifié comme une drogue dure de type (Schedule II), c’est-à-dire « une drogue à haut risque, qui peut créer la dépendance et qui doit être surveillée à cause des risques d’abus. »
Entre 1990 et 2000, 186 enfants sont morts suite à l’absorption de Ritalin. De plus, ce chiffre ne représente que 10 à 20% de l’ensemble des cas de décès réels et non divulgués. En 1998, lors d’un symposium sur le TDAH, l’Institut National américain de la Santé a conclu ce qui suit : « Nous ne possédons aucun test valide en ce qui concerne le TDAH et nous n’avons aucune information nous indiquant que le TDAH serait causé par un mauvais fonctionnement du cerveau » fin de citation.
Au Québec, entre 2001 et 2004 seulement, les ventes de pilules pour «soigner » le TDAH ont augmentés de 359 %. Toujours au Québec, en 2006, près de 6000 ordonnances ont été données à des enfants âgés de 0 et 4 ans, alors que les fabricants de ces médicaments déclarent qu’il est dangereux de donner ces produits à des enfants de moins de 6 ans.
L’industrie pharmacologique et psychiatrique a délibérément menti aux parents et aux enseignants en leur répétant les mensonges suivants :
1. Le TDAH est une maladie génétique ou si vous préférez, une maladie héréditaire!
FAUX. Aucune preuve scientifique ne justifie cette affirmation.
2. Le TDAH est dû à un débalancement chimique du cerveau.
FAUX. Il n’existe aucun TEST pour prouver cette théorie.
3. C’est pour aider votre enfant à mieux comprendre à l’école.
FAUX. La drogue sert à contrôler son comportement. En fait, toutes les drogues peuvent avoir un effet sur le comportement. L’alcool en est un exemple. C’est une question de quantité.
Une drogue est essentiellement un poison.
C’est la quantité absorbée qui en détermine l’effet. Une petite quantité agira comme un stimulant alors qu’une grande dose agira comme un sédatif. Une plus grande dose agira comme un poison et peut tuer. Ceci est vrai pour toutes les drogues.
Il n’y a pas tellement longtemps, les parents étaient inquiets à savoir si leurs enfants prenaient ou non de la drogue à l’école. Aujourd’hui, c’est l’école qui est utilisée, je dis bien UTILISÉE afin de distribuer les «bonbons» à nos enfants!
Cette activité est une fraude et en fait, va à l’encontre du Code Civil. L’article 10 qui exige des praticiens ou de tout intervenant dans le domaine de la santé, de fournir toute l’information nécessaire permettant à un consentement libre et éclairé.
Aux États-Unis, 15 états ont votés des lois qui rendent illégale toute suggestion de médicamenter un élève qui serait faite par un enseignant.
Les enfants sont notre futur, ils sont les leaders de demain. Ils ont le droit à une éducation véritable sans drogues dures déguisées sous l’appellation de «médicament ».
Il existe des tonnes d’études et de nombreux livres sur les causes réelles des troubles de comportement chez les enfants. Vous pouvez vous procurer ces livres dans toute bonne librairie ou à votre magasin d’aliments naturels. Méfiez-vous des listes de livres que les écoles donnent aux parents; ces listes proviennent des compagnies pharmaceutiques comme Janssen-Ortho. Des 11 livres suggérés sur cette liste, 10 d’entre eux prônent la médication. Sur les 7 sites Web mentionnés, 6 d’entre eux concluent à la nécessité des drogues.
Voici quelques exemples de situations pouvant provoquer des troubles de comportement: la mauvaise alimentation, les allergies dues aux additifs alimentaires ou autres; ou encore, votre enfant a une vraie maladie physique non diagnostiquée; ou même, il y a quelque chose qu’il n’a pas compris à l’école et on est quand même passé à l’étape suivante; il vient de perdre un ami ou un parent, ou simplement papa et maman sont sur le point de se séparer, etc. Toutes des raisons valables pour perturber un enfant.
Pas de débalancement chimique du cerveau, pas de maladie mentale!!!
Si jamais vous entendez une mère de famille se plaindre des pressions qu’elle subit de la part d’un psychologue scolaire ou d’un psychiatre ou encore d’un enseignant pour droguer son enfant…, dites-lui de se renseigner sur ses droits véritables. Ou encore, dites-lui de demander à ce que son enfant subisse le test pour démontrer le débalancement chimique de son cerveau, ou même d’aller rencontrer les intervenants accompagnées de son avocat…
Vous verrez à quelle vitesse la maladie de l’enfant va disparaître!
Dans ce site, vous trouverez des documents et des études qui démontrent la fraude psychiatrique et d’où viennent les théories fumeuses supportant cette pseudoscience. En protégeant vos droits et ceux de vos enfants, c’est l’avenir de votre pays et le bien être de la génération future qui se joue. Nous, parents, devons trouver le courage de dénoncer ces abus.
Merci!

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