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7 nov. 2017

Rayons cosmiques et leur utilisation médicale

Histoire

Les muons furent découverts par Carl David Anderson et son assistant Seth Neddermeyer, au Caltech, en 1936, alors qu'ils travaillaient sur les rayons cosmiques. Ils remarquèrent des particules dont la trajectoire s'incurvait de manière distincte de celle des électrons et des autres particules connues, lorsqu'elles étaient soumises à un champ magnétique. Ces nouvelles particules portaient une charge électrique négative mais leur trajectoire était moins incurvée que celle des électrons mais plus incurvée que celle des protons à vitesse égale. On supposait que leur charge électrique négative étant égale à celle de l'électron et qu'étant donné la différence de courbure de la trajectoire, on devait en déduire qu'elles avaient une masse intermédiaire à celle de de l'électron et du proton.
C'est pour celà qu'Anderson nomma d'abord cette particule mesotron, dont le préfixe meso- venant du grec signifie "intermédiaire". Comme peu après d'autres particules de masses intermédiaires furent découvertes et que le terme générique de meson fut adopté pour nommé de telles particules. Face au besoin de les différencier, le mesotron fut renommé mu meson (avec la lettre grecque μ (mu) utilisée pour ressembler au son de la lettre latine m).
Cependant on découvrit bientôt que le mu meson différait de manière significative des autres mesons; par exemple ses produits de désintégration comprenaient un neutrino et un antineutrino, en lieu et place de l'un ou de l'autre, comme on l'observait pour les autres mesons. Les autres mesons étant des hadrons, qui sont des particules formées de quarks et donc sujettes à des interactions fortes. Dans le modèle de quark, un meson est composé d'exactement deux quarks (un quark et un anti-quark), à la différence des baryons qui sont composés de trois quarks. On découvrit, cependant, que les mu mesons étaient des particules fondammentales (leptons) comme les électrons, sans structure de quark. Ainsi les mu mesons n'étant pas du tout des mesons (au sens nouvellement définit du terme meson), le terme mu meson fut abandonné et remplacé par la nouvelle appellation de muon.

Particules
Particules élémentaires :
Fermions :quark · lepton
Leptons :électron · muon · tauon · neutrino
Bosons :photon · gluon · bosons W+, W- et Z0
Hypothétiques :graviton · boson de Higgs
Particules composites :
Hadrons :baryon · méson
Baryons :proton · neutron · hypéron
Mésons :pion · kaon



Exposition aux rayons cosmiques



Une pluie de particules
Les particules en provenance du cosmos ont beaucoup voyagé pour atteindre la terre. Ce sont des particules stables : protons, noyaux légers ou encore gamma, électrons. Quand elles possèdent beaucoup d'énergie, elles génèrent une gerbe de particules par une cascade de collisions et de désintégrations. Certaine particules comme les mésons sont très éphémères. D'autres comme les muons sont assez pénétrantes et vivent assez longtemps pour atteindre le sol. Les désintégrations en cascades produisent des neutrinos.
IN2P3
La Terre est en permanence bombardée par des particules de très haute énergie en provenance de l'espace galactique et extragalactique. Ces rayons cosmiques ont des origines et des énergies diverses.

Ils proviennent principalement du soleil, de l'explosion d'étoiles (supernovae), de pulsars ou de phénomènes du lointain cosmos. Quand les rayons cosmiques primaires entrent en collision avec les noyaux de l'atmosphère, ils produisent une cascade de particules secondaires. Une partie des particules secondaires produites dans les gerbes cosmiques atteignent le niveau du sol.

Notre corps est traversé par des centaines de particules chargées ou neutres par seconde. Parmi les particules chargées, se trouvent des muons, des particules instables parentes de l'électron, capables de longs parcours dans l'atmosphère. S'y ajoutent les 65 milliards de neutrinos par cm2 qui nous traversent chaque seconde comme si nous étions transparents. Les neutrinos interagissent si peu que sur 100 000 milliards de neutrinos en provenance du soleil qui traversent la Terre, moins de un neutrino sera arrêté ou interagira !


Effets de l'altitude
L'exposition aux rayons cosmiques, mesurée par le débit de dose, croit avec l'altitude. Le débit de dose est ici mesuré en microsieverts par heure (un microsievert ou millième de millisievert). A titre d'indication la dose d'exposition moyenne à la radioactivité naturelle est de 2 400 microsieverts par an.
Toutes ces particules - gamma, muons, electrons, neutrinos - si elles ne sont pas issues de désintégrations radioactives, constituent une source de rayonnement. Le flux de ces particules cosmiques est en France de 240 par m2 et par seconde au niveau du sol. L'intensité de ce flux et du rayonnement cosmiique croît avec l'altitude, l'effet protecteur de l'atmosphère diminuant quand on s'élève.

L'atmosphère joue le rôle de bouclier vis à vis du rayonnement cosmique : l'exposition double à 1500 m par rapport au niveau de la mer et augmente plus encore lors d'un voyage à haute altitude.

Les plus hauts débits de dose de rayons cosmiques sont reçus par les cosmonautes lors des vols spatiaux (1 mSv par jour). Lors d'un voyage en avion à une altitude de 8000 mètres, la dose reçue est près de 100 fois plus grande qu'au niveau de la mer. Même si cette dose reste peu importante (le passager d'un vol Londres New York reçoit une dose de 0,032 mSv, l'équivalent d'une radiographie dentaire panoramique), cela mérite une surveillance pour les voyageurs réguliers et les équipages aériens.

Même sans prendre l'avion, nous recevons des doses qui dépendent beaucoup de l'endroit où nous nous trouvons. Dans les premiers kilomètres de l'atmosphère, le taux de radiation double tous les 1500 mètres. Ainsi, les Indiens des Andes et les Tibétains de l'Himalaya reçoivent une exposition au rayonnement cosmique quatre fois supérieure à celle de Paris, Londres ou New-York.

ScanPyramids : La radiographie par muons 

ScanPyramids : La radiographie par muons
                              
L'utilisation de la radiographie par muons










En mesurant la densité de muons traversant un objet à l’aide de capteurs très sensibles, il est facile d’observer ses anomalies de densités et d’en déduire par exemple l’existence de cavités.
Les muons, qui tombent sur le sol presque à la vitesse de la lumière avec un débit permanent d’environ 10 000 par m² par minute, proviennent des hautes couches de l’atmosphère terrestre, où ils ont été créés lors de collisions entre des rayons cosmiques issus de notre environnement galactique et les noyaux des atomes de l’atmosphère.
A l’instar des rayons X qui traversent notre corps et permettent de visualiser notre squelette, ces particules élémentaires, sorte d’électrons lourds, peuvent traverser très facilement même des roches de grande épaisseur, telles les montagnes. Des détecteurs, placés aux endroits judicieux (par exemple à l’intérieur de la pyramide, sous une possible chambre encore non détectée), permettent, par accumulation dans le temps des muons, de discerner les zones de vide (que les muons ont traversé sans problème) et les zones plus denses où certains d’entre eux ont pu être absorbés ou déviés.
Tout l’art de la mesure consiste à réaliser des détecteurs extrêmement sensibles - soit des gels de type émulsions argentiques, soit des scintillateurs. Puis à accumuler assez de données (pendant plusieurs jours ou mois) pour accentuer les contrastes.
La radiographie par muons est aujourd’hui fréquemment utilisée dans l’observation des volcans, notamment par les équipes de recherche de l’Université de Nagoya. Plus récemment le KEK a développé une approche de détection à base de scintillateurs électroniques résistants, contrairement aux émulsions chimiques, aux radiations nucléaires, afin de scanner l’intérieur des réacteurs de la centrale de Fukushima.

26 août 2017

Comment la réalité virtuelle transforme le secteur de la santé ?

santé vr réalité virtuellePeu de gens s’en rendent compte, mais l’industrie de la santé est l’une des plus affectées par la réalité virtuelle. Cette nouvelle technologie a d’ores et déjà transformé le secteur. Découvrez de quelle façon la VR bouleverse l’industrie de la santé. 

Atténuer la sensation de douleur par la réalité virtuelle


En utilisant la réalité virtuelle, il est possible d’atténuer la douleur liée aux brûlures ou à d’autres blessures. Il a par exemple été prouvé que le fait de contempler des paysages enneigés à travers un casque VR permet de détourner l’attention du patient et d’atténuer la sensation de douleur. Des applications spécialement prévues à cet effet sont en cours de développement, et de nombreux hôpitaux ont déjà recours à cette technique pour faciliter les procédures les plus douloureuses sans avoir recours à l’anesthésie.
Parmi les applications de santé VR développées pour atténuer la douleur, on compte SnowWorld, un jeu créé par l’Université de Washington. Le logiciel est encore en cours de développement, mais de nombreux essais cliniques ont permis de démontrer son efficacité.

Thérapie d’exposition par la réalité virtuelle

Certaines cliniques utilisent la réalité virtuelle pour la thérapie d’exposition. Cette méthode thérapeutique consiste à exposer les patients à la source de leur traumatisme à travers une simulation en VR. Elle est notamment utilisée aux États-Unis sur les soldats atteints du syndrome de stress post-traumatique suite aux guerres menées en Irak ou en Afghanistan.
Plus de 60 sites liés au secteur de la santé, incluant des hôpitaux, des bases militaires et des centres universitaires, utilisent la thérapie d’exposition en VR. Le patient est guidé par un thérapeute et expérimente une situation similaire à celle qui l’a traumatisé dans des conditions sécurisées et contrôlées.
Par exemple, le soldat pilote un Hammer dans la réalité virtuelle, et se retrouve confronté à l’explosion d’une bombe artisanale. L’exposition peut aider les soldats qui ont survécu à la guerre à surmonter leur traumatisme en stimulant leur imagination. 14 scénarios différents sont proposés à l’heure actuelle.

Affronter les phobies grâce à la VR

La thérapie d’exposition est également utilisée pour lutter contre les phobies. Supervisé par un psychologue, le patient se retrouve progressivement confronté à la source de ses peurs à travers la réalité virtuelle. Par exemple, une personne angoissée par le fait de devoir parler en public pourra se retrouver confrontée à une audience virtuelle afin de surmonter sa peur. Cette méthode est particulièrement efficace pour lutter contre l’arachnophobie.
On peut prendre l’exemple de l’application Arachnophobia, développée par IgnisVR. Assis à une table, le joueur peut libérer des araignées enfermées dans une cage au rythme qui lui convient. Le co-fondateur de IgnisVR, Martin Segers, précise que cette application est avant tout expérimentale et ne doit pas être prise trop au sérieux. Malgré tout, une étude menée aux États-Unis a permis de démontrer l’efficacité de la thérapie d’exposition sur la santé. 23 participants ont été invités à approcher prudemment les araignées virtuelles, et 83% d’entre eux ont constaté des signes d’amélioration.

Chirurgie robotique


La chirurgie robotique est devenue une technologie virtuelle très populaire. L’opération chirurgicale est effectuée par un appareil robotique, contrôlé par un humain par le biais de la VR. Cette méthode permet d’accélérer les opérations et de réduire les risques de complications. De plus, la réalité virtuelle peut permettre au chirurgien d’opérer à distance grâce à la téléchirurgie. En outre, la VR est utilisée à des fins éducatives, pour permettre aux jeunes étudiants en médecine d’assister à des opérations en vue subjective.

Retrouver la motricité grâce à la VR


En janvier dernier, une jeune femme de 17 ans a perdu la capacité de marcher suite à une attaque. Shannon Mackey était incapable d’utiliser la partie gauche de son corps. Heureusement, grâce à la combinaison d’une physiothérapie traditionnelle et d’expériences de méditation en réalité virtuelle, la jeune femme a progressivement retrouvé la motricité.

Sortir de la dépression grâce à la VR

Le potentiel de la réalité virtuelle pour soigner les problèmes mentaux est encore très peu exploité. Au Royaume-Uni, une expérience a été menée auprès de 15 personnes atteintes de dépression. Par le biais d’un casque VR, les patients incarnent un avatar adulte qui reproduit leurs mouvements. Par la suite, ils se retrouvent face à face avec un enfant en train de pleurer. Il leur est alors demandé de consoler l’enfant en utilisant des phrases réconfortantes. Les rôles sont ensuite inversés, et le patient incarne l’enfant. L’adulte va alors employer les mêmes mots d’amour pour les réconforter.
La compassion visible et audible a permis d’apaiser les participants à l’expérience et de diminuer leur niveau de dépression. Les effets sont visibles au bout d’un mois seulement. Comme l’explique Chris Brewin, professeur de psychologie à l’University College London, qui a dirigé l’étude, les personnes anxieuses et dépressives ont bien souvent une tendance excessive à l’auto-critique. C’est pourquoi une telle expérience peut permettre de les soulager. Cette étude de petite ampleur démontre que la VR peut permettre de calmer cette voix intérieure qui blesse de nombreux dépressifs.

Visualiser le fœtus de son enfant grâce à l’échographie VR

Grâce à la réalité virtuelle, les futurs parents pourront bientôt visualiser une modélisation 3D du fœtus de leur enfant. Une entreprise brésilienne est parvenue à combiner l’imagerie par ultrasons et le scan IRM pour créer une modélisation 3D de l’embryon. Le cordon ombilical, le placenta et le fœtus sont modélisés, et l’image est bien plus claire et détaillée qu’avec une échographie traditionnelle. La ressemblance entre les modèles 3D et l’apparence réelle des nouveau-nés est étonnante.
En combinant cette technologie de modélisation avec la réalité virtuelle, il est possible d’augmenter notre compréhension des caractéristiques anatomiques du fœtus. Ces modèles peuvent être utilisés à des fins éducatives, ou comme une méthode pour permettre aux parents de visualiser leur futur bébé.

Reposer son esprit et retrouver la santé sur une plage virtuelle paradisiaque


Nous rêvons tous, de temps à autre, de nous évader du quotidien sur la plage de sable fin d’une île déserte tropicale. Faut de moyens financiers, cette possibilité d’exil salutaire pour la santé n’est pas offerte à chacun d’entre nous. Toutefois, de nombreuses applications en réalité virtuelle dédiées à la méditation, comme The Guided Meditation ou Perfect Beach, permettent de s’immerger au sein d’un environnement virtuel paradisiaque.
L’utilisateur sélectionne un environnement, une musique relaxante, puis il peut se laisser aller à contempler le paysage à 360 degrés. Au bord de la mer, au sommet d’une montagne, auprès d’un feu de camp dans une forêt, détendez-vous et laissez l’application mesurer l’évolution de votre rythme cardiaque.
Une étude publiée par l’US National Library of Medicine National Institutes of Health (NCBI) a démontré la possibilité d’améliorer les facultés de concentration des utilisateurs grâce à de telles applications. Une femme de 32 ans, atteinte de troubles de la personnalités, a réussi à focaliser son attention en voguant sur une rivière virtuelle. Grâce à cette expérience, ses envies de suicide, de mutilation, de consommation de drogues et ses émotions négatives ont été fortement réduites.

Un hôpital londonien réalise le rêve de patients en fin de vie grâce à la VR

Hôpital expérience VR réalité virtuelle pour patients en fin de vieL’hôpital britannique « Royal Trinity Hospice » accueille des patients en fin de vie et les accompagnent dans leurs derniers jours en leur offrant des conditions dignes avant de s’éteindre. Le centre propose désormais à ses patients de réaliser un de leur rêve virtuellement et de les éloigner, le temps d’une expérience immersive, de la douleur et de l’anxiété de leur quotidien.
L’accompagnement des personnes en fin de vie est délicat. Il faut offrir bien évidemment des soins mais aussi un accompagnement et beaucoup de compréhension. De nombreux patients, avant de mourir, évoquent leurs souvenirs, leurs joies mais aussi leurs regrets de ne pas avoir réalisé telle ou telle chose dans leur vie. C’est pourquoi, un hôpital londonien a tenté, avec succès, de permettre à ses patients de s’échapper de la réalité et de réaliser un de leur rêve grâce à la réalité virtuelle. Non seulement les patients sont heureux de l’expérience insolite mais cela a aussi un effet très bénéfique sur leur souffrance et leur anxiété.
anxiété.
Hôpital VR patients en fin de vie

La VR pour améliorer la qualité de vie des patients en phase terminale

Tout est parti de la rencontre d’un producteur de films avec une mère, paralysée depuis de nombreuses années. Celle-ci a confié au réalisateur que son plus grand regret était de n’avoir jamais pu nager avec les dauphins et, désormais handicapée, ne pourrait désormais plus jamais réaliser ce rêve de petite fille. Touché par cet aveu, le réalisateur a alors conçu un film immersif en 3D et à 360 degrés pour la maman de deux enfants. Face à l’émerveillement de la femme handicapée durant son expérience en réalité virtuelle de nager avec des dauphins, l’idée de s’associer avec un hôpital pour personnes en fin de vie a germé dans l’esprit du producteur.

Et c’est vers l’hôpital « Royal Trinity Hospice » de Londres, qui accueille des patients en fin de vie, que l’expérience s’est poursuivie. Les patients évoquent auprès de l’équipe médicale un rêve qu’ils aimeraient réaliser avant de mourir et le personnel choisit, parmi la playlist d’expériences VR disponible, le film immersif le plus adapté. Les patients peuvent ainsi, depuis leur lit d’hôpital, vivre virtuellement la sensation de faire du ski dans les Alpes, surfer sur la plus belle vague de Tahiti, admirer les chutes du Niagara, voyager à travers le monde, etc. Les limites physiques du corps de les contraintes de la maladie sont oubliées le temps de l’expérience et les résultats sont très encourageants.

L’hôpital réduit la douleur et l’anxiété de ses patients grâce à la VR

L’un des principaux objectifs d’un établissement recevant des patients en fin de vie est de réduire leur stress et la douleur tout en offrant un accompagnement digne pour les derniers instants de la personne. Les expériences en réalité virtuelle proposées semblent idéales pour cela.

Susie, par exemple est une patiente atteinte d’un cancer en phase terminale particulièrement douloureux. Après avoir expérimenté un voyage virtuel aux Maldives, la patiente, qui avait évalué sa souffrance à 7 sur une échelle de 10 avant d’enfiler le casque de réalité virtuelle, indiquait ne plus souffrir qu’à 3 sur 10 après l’immersion apaisante.

Une surprenante expérience de mort imminente en réalité virtuelle

Expérience décorporation en réalité virtuelleLe chercheur Mel Slater a mené une intéressante expérience en réalité virtuelle. Cette expérience reproduisait, sur les cobayes, l’étape de décorporation (sortie du corps) décrite par de nombreuses personnes ayant vécu une expérience de mort imminente. Le résultat de l’étude menée est particulièrement encourageant puisque les personnes ayant tenté l’expérience avaient moins peur de mourir par la suite. Explications…
De nombreuses personnes ayant été déclarées mortes cliniquement par un médecin (généralement après un arrêt cardiaque de quelques minutes) et étant revenues à la vie ont raconté avoir vécu une expérience troublante. Cette expérience appelée de mort imminente (Near Death Experience en anglais ou NDE) a changé les personnes l’ayant vécu. Ceux-ci ne craignaient alors plus de mourir et devenaient plus empathiques et généreux. C’est en se basant sur les étapes des témoignages de personnes étant déclarées mortes et étant revenues à la vie que le scientifique Mel Slater a élaboré son expérience en réalité virtuelle.

Une expérience de mort imminente qui enlève la peur de mourir

Expérience décorporation en VR
Un grand nombre de personnes ayant été déclarées mortes cliniquement racontent avoir senti qu’elles sortaient de leur corps et flotter au dessus de leur enveloppe charnelle comme s’ils étaient des observateurs de la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Bien souvent, il leur fallait un certain temps pour réaliser que le corps en dessous d’eux était leur enveloppe charnelle. Ils observaient alors la scène d’au dessus totalement détachés de toute peur, de douleur et de crainte.

Expérience de mort approchée en réalité virtuelle VRLes témoins d’une telle expérience racontent ensuite avoir vu leur vie défiler sous leurs yeux comme un film en accéléré et revoir des scènes de leur passé. Ils étaient ensuite projetés dans un tunnel de lumière blanche où règne un profond sentiment d’amour, de paix et de bien être. Ils rencontraient alors des êtres chers disparus qui étaient dans une sorte de halo lumineux et semblaient resplendissants et plein d’amour. Cependant l’expérience s’arrêtait là puisque brusquement ils avaient le sentiment de revenir brutalement dans leur corps réanimé. Cette expérience, vécue par de très nombreuses personnes sur toute la planète et ayant des religions totalement différente, est toujours similaire et appelée expérience de mort imminente ou NDE. Cette expérience bouleversante change à jamais ceux qui l’ont vécu et ceux-ci perdent toute notion de peur de la mort et deviennent, par ailleurs, de meilleures personnes, plus empathiques et plus généreuses.

L’expérience de mort imminente en réalité virtuelle

Expérience mort imminente en VRLe chercheur britannique Mel Slater a décidé de reproduire partiellement cette expérience auprès de cobayes grâce à la réalité virtuelle afin de voir si les expérimentateurs perdaient, eux-aussi, toute notion de peur de la mort. Aussi, a-t-il monté un projet à l’aide d’un casque de réalité virtuelle Oculus Rift et différents appareils pouvant stimuler, au moyen de vibrations, certains endroits stratégiques du corps. Rassurez vous, les cobayes ne mourraient pas pour revenir à la vie.
Les cobayes étaient invités, dans un premier temps à chausser le casque de réalité virtuelle, de s’installer confortablement sur une chaise. Une fois les appareils de stimulation connectés, l’expérimentateur était invité, par le programme en réalité virtuel conçu pour l’expérience, à prendre conscience de leur avatar et de ressentir leur corps à travers leur avatar. Différents exercices étaient proposés pour que ceux-ci prennent conscience de leur corps physique et de la position dans laquelle ils se trouvent.

La décorporation en réalité virtuelle

Expérience de mort imminente en réalité virtuelleC’est après cette première phase de prise de conscience de son propre corps au travers de l’avatar que la personne mourrait de façon virtuelle. Le cobaye voyait alors son point de vue de la scène changer comme s’il était sorti de son corps pour flotter dans la pièce. Toute stimulation physique était alors supprimée reproduisant assez fidèlement les expériences de décorporation décrites par ceux qui ont vécu une véritable expérience de mort imminente.

L’expérience menée par le chercheur est particulièrement réussie puisque, la plupart des cobayes ont assuré avoir ressenti une véritable sensation de séparation de leur corps physique et d’avoir observé leur avatar comme s’ils avaient réellement vécu une expérience de mort imminente et de décorporation.

Les résultats de l’expérience de mort imminente en réalité virtuelle

Pour le moment, trente deux cobayes ont tenté l’expérience de mort imminente en réalité virtuelle menée par le scientifique britannique. 16 d’entres-elles faisaient parti d’un groupe témoin et n’ont pas vécu la partie décorporation de l’expérience VR afin de pouvoir comparer les résultats correctement. Les expérimentateurs étaient ensuite interrogés tout de suite après l’expérience. Plusieurs questions leur étaient posés sur leur religion, s’ils avaient ressenti physiquement une expérience crédible de décorporation, leur sentiment ainsi que si cette expérience les avaient changés notamment sur la question de la peur de la mort.
Mort imminente en VR

Les résultats compilés par cette expérience sont assez troublants et encourageants. En effet, les personnes issues du groupe de cobayes ayant vécu l’expérience de décorporation et de mort imminente en réalité virtuelle ont affirmé ressentir désormais moins de peur de mourir que ceux qui ne l’avaient pas vécu. Le chercheur a aussi noté que le fait d’être athée ou croyant ne modifiait en rien les résultats de l’étude.

Des résultats en VR proches des enquêtes auprès de personnes ayant vécu une véritable expérience de mort imminente

Au final, les résultats obtenus grâce à l’expérience de décorporation en réalité virtuelle sont assez proches des enquêtes menées auprès de personnes qui ont vécu une véritable expérience de mort imminente, tout au moins sur l’aspect concernant la peur de mourir.
Mort imminente en réalité virtuelle

Des premiers résultats très encourageants donc, mais qui demandent à être confirmés. Aussi, l’équipe de Mel Slater va poursuivre l’expérience sur un plus grand nombre de cobayes afin d’obtenir des résultats beaucoup plus fins et scientifiquement pertinents.


Traitement de la toxicomanie avec la réalité virtuelle : des succès encourageants

Traitement méthamphétamine réalité virtuelle VRLes médecins chinois ont mené un test à grande ampleur pour le traitement de la toxicomanie avec la réalité virtuelle. Les résultats obtenus sont très encourageants et supérieurs aux traitements classiques. Cette expérience couronnée de succès à, pour le moment, été menée dans une seule province chinoise sur des hommes présentant une dépendance à la méthamphétamine et devrait prochainement être étendue dans d’autres provinces et s’adapter aux femmes.
La toxicomanie est un véritable fléau et les personnes dépendantes des drogues rencontrent de terribles difficultés à se sevrer. Les méthodes classiques de sevrage offrent des résultats limités et les taux de rechute sont particulièrement élevés. Aussi, des médecins chinois ont mis au point une méthode alternative, basée sur la réalité virtuelle, pour traiter les toxicomanes et les résultats sont particulièrement encourageants.

La Chine veut traiter ses toxicomanes grâce à la VR

D’après un article publié par le journal chinois « thepaper.cn » et repris par le média francophone « french China », le bureau de gestion de la désintoxication chinois de la province de Zhejiang a mené un test à grande échelle d’un traitement par la réalité virtuelle de la dépendance à la méthamphétamine. Selon le bureau chinois, 1008 patients présentant une dépendance moyenne à sévère à cette drogue ont suivi un traitement à base de réalité virtuelle pour les aider à perdre leur dépendance à la méthamphétamine.
Traitement toxicomanie Chine réalité virtuelle VR
Selon les résultats de l’étude publiée par le bureau de gestion de la désintoxication de la province dans laquelle les tests ont été réalisés, le traitement à base de réalité virtuelle sur les toxicomanes présentant une dépendance moyenne a la méthamphétamine est « très efficace dans 98,1 % des cas ». Un résultat particulièrement intéressant. Pour les patients souffrant d’une addiction sévère à cette drogue, plus de 67 % des toxicomanes ont montré « une certaine amélioration ». Selon les médecins ayant réalisé l’étude, le taux de sevrage est de 37.6 % sur les 1008 toxicomanes volontaires pour l’étude, ce qui est supérieur aux résultats obtenus avec des traitements classiques d’addiction à la drogue.

La réalité virtuelle comme traitement de la dépendance à la drogue

Traitement dépendance drogue en Chine VR
Selon Wang Yongguang, le médecin responsable de l’étude évaluant les bienfaits de la réalité virtuelle dans le cadre de la dépendance à la méthamphétamine, la VR permet d’évaluer la dépendance du patient à la drogue. Pour cela, les médecins replongent le toxicomane dans un univers ou la drogue coule à flot par l’intermédiaire de vidéos immersives de consommation de drogue. Les médecins ont aussi évalué les capacités des patients à résister aux désirs de consommer de la drogue en voyant ces images.
Le bureau de gestion de la désintoxication de Zhejihang assure, qu’après ce premier succès notable, l’expérience sera étendue à d’autres provinces chinoises. Le responsable du programme de sevrage ajoute, par ailleurs, qu’un programme similaire sera prochainement développé pour les femmes toxicomanes.

Samsung va lancer Relumino, une application VR pour les mal voyants

Relumino application mal voyants Samsung Gear VRRelumino est une application issue du programme d’incubation interne de Samsung. Cette application, qui utilise un casque de réalité virtuelle, est destinée aux mal voyants. Elle offre aux personnes souffrant d’un déficit de la vision d’adapter leur environnement à leur problème de vue. Cette application utilise un casque VR Samsung Gear VR qui capte, grâce à la caméra, l’environnement de la personne et traite, en temps réel, l’image pour l’adapter à la vision déficiente du mal voyant.
Différentes maladies peuvent être à l’origine d’un problème de vision handicapant comme par exemple l’achromatopsie, l’albinisme, l’amaurose congénitale de Leber, la rétinite pigmentaire ou bien encore un glaucome. Est considérée comme mal voyante toute personne dont l’acuité visuelle est inférieure à 3/10e à 5 mètres de distance et après correction avec le meilleur œil. Ce handicap touche environ 240 millions de personnes dans le monde. Les casques de réalité virtuelle, associés à une application dédiée, peuvent apporter une aide indéniable aux personnes souffrant d’un déficit de vision. C’est le cas, par exemple, des lunettes VR eSight ou bien encore de l’application Relumino sortie du laboratoire de Samsung.

Relumino offre une vision corrigée aux mal voyants

Relumino Application VR mal voyantsRelumino, qui signifie « Allumer de nouveau » en latin, est une application d’aide visuelle aux mal voyants fonctionnant avec le casque de réalité virtuelle Samsung Gear VR équipé d’un des modèles de smartphones les plus récents de la marque coréenne. Cette application sera distribuée gratuitement via la plateforme Oculus. Relumino est conçue pour les personnes mal voyantes mais pas pour les personnes atteintes de cécité.


Relumino mal voyants Samsung Gear VRConcrètement, l’application Relumino récupère les images à partir de la caméra se trouvant à l’arrière d’un smartphone et les traitent en temps réel pour les afficher sur les écrans du casque Samsung Gear VR. Selon la pathologie de la personne, l’application peut agrandir ou minimiser l’image, mettre en évidence le contour de l’image, jouer avec le contraste et la luminosité, inverser les couleurs ou bien encore filtrer les couleurs.

Relumino corrige de nombreux troubles de la vision

Relumino application mal voyants déficit visionSelon les concepteurs de l’application tout droit sortie du programme d’incubation interne du fabriquant coréen, les personnes souffrant d’un point mort, d’une vision en tunnel ou perte de vision périphérique peuvent retrouver une vision plus adaptée. Relumino permet effectivement de replacer, dans les parties visibles de l’œil, les images invisibles. L’application est aussi parfaitement adaptée aux personnes souffrant d’une grande sensibilité à l’illumination, à certaines couleurs, etc.
A la différence de solutions très coûteuses, comme par exemple celle proposée par eSight, Relumino est une solution très abordable. L’application sera disponible gratuitement au téléchargement sur la plateforme d’Oculus, partenaire de Samsung Gear VR. Il ne faudra donc à la personne souffrant de déficit de la vision que de s’équiper d’un casque de réalité virtuelle Samsung Gear VR ainsi que d’un smartphone compatible avec l’application tels que smartphones Galaxy ou bien encore les Galaxy S7, S7 Edge, S8 et S8 +.
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Rayons cosmiques et leur utilisation médicale

Histoire

Les muons furent découverts par Carl David Anderson et son assistant Seth Neddermeyer, au Caltech, en 1936, alors qu'ils travaillaient sur les rayons cosmiques. Ils remarquèrent des particules dont la trajectoire s'incurvait de manière distincte de celle des électrons et des autres particules connues, lorsqu'elles étaient soumises à un champ magnétique. Ces nouvelles particules portaient une charge électrique négative mais leur trajectoire était moins incurvée que celle des électrons mais plus incurvée que celle des protons à vitesse égale. On supposait que leur charge électrique négative étant égale à celle de l'électron et qu'étant donné la différence de courbure de la trajectoire, on devait en déduire qu'elles avaient une masse intermédiaire à celle de de l'électron et du proton.
C'est pour celà qu'Anderson nomma d'abord cette particule mesotron, dont le préfixe meso- venant du grec signifie "intermédiaire". Comme peu après d'autres particules de masses intermédiaires furent découvertes et que le terme générique de meson fut adopté pour nommé de telles particules. Face au besoin de les différencier, le mesotron fut renommé mu meson (avec la lettre grecque μ (mu) utilisée pour ressembler au son de la lettre latine m).
Cependant on découvrit bientôt que le mu meson différait de manière significative des autres mesons; par exemple ses produits de désintégration comprenaient un neutrino et un antineutrino, en lieu et place de l'un ou de l'autre, comme on l'observait pour les autres mesons. Les autres mesons étant des hadrons, qui sont des particules formées de quarks et donc sujettes à des interactions fortes. Dans le modèle de quark, un meson est composé d'exactement deux quarks (un quark et un anti-quark), à la différence des baryons qui sont composés de trois quarks. On découvrit, cependant, que les mu mesons étaient des particules fondammentales (leptons) comme les électrons, sans structure de quark. Ainsi les mu mesons n'étant pas du tout des mesons (au sens nouvellement définit du terme meson), le terme mu meson fut abandonné et remplacé par la nouvelle appellation de muon.

Particules
Particules élémentaires :
Fermions :quark · lepton
Leptons :électron · muon · tauon · neutrino
Bosons :photon · gluon · bosons W+, W- et Z0
Hypothétiques :graviton · boson de Higgs
Particules composites :
Hadrons :baryon · méson
Baryons :proton · neutron · hypéron
Mésons :pion · kaon



Exposition aux rayons cosmiques



Une pluie de particules
Les particules en provenance du cosmos ont beaucoup voyagé pour atteindre la terre. Ce sont des particules stables : protons, noyaux légers ou encore gamma, électrons. Quand elles possèdent beaucoup d'énergie, elles génèrent une gerbe de particules par une cascade de collisions et de désintégrations. Certaine particules comme les mésons sont très éphémères. D'autres comme les muons sont assez pénétrantes et vivent assez longtemps pour atteindre le sol. Les désintégrations en cascades produisent des neutrinos.
IN2P3
La Terre est en permanence bombardée par des particules de très haute énergie en provenance de l'espace galactique et extragalactique. Ces rayons cosmiques ont des origines et des énergies diverses.

Ils proviennent principalement du soleil, de l'explosion d'étoiles (supernovae), de pulsars ou de phénomènes du lointain cosmos. Quand les rayons cosmiques primaires entrent en collision avec les noyaux de l'atmosphère, ils produisent une cascade de particules secondaires. Une partie des particules secondaires produites dans les gerbes cosmiques atteignent le niveau du sol.

Notre corps est traversé par des centaines de particules chargées ou neutres par seconde. Parmi les particules chargées, se trouvent des muons, des particules instables parentes de l'électron, capables de longs parcours dans l'atmosphère. S'y ajoutent les 65 milliards de neutrinos par cm2 qui nous traversent chaque seconde comme si nous étions transparents. Les neutrinos interagissent si peu que sur 100 000 milliards de neutrinos en provenance du soleil qui traversent la Terre, moins de un neutrino sera arrêté ou interagira !


Effets de l'altitude
L'exposition aux rayons cosmiques, mesurée par le débit de dose, croit avec l'altitude. Le débit de dose est ici mesuré en microsieverts par heure (un microsievert ou millième de millisievert). A titre d'indication la dose d'exposition moyenne à la radioactivité naturelle est de 2 400 microsieverts par an.
Toutes ces particules - gamma, muons, electrons, neutrinos - si elles ne sont pas issues de désintégrations radioactives, constituent une source de rayonnement. Le flux de ces particules cosmiques est en France de 240 par m2 et par seconde au niveau du sol. L'intensité de ce flux et du rayonnement cosmiique croît avec l'altitude, l'effet protecteur de l'atmosphère diminuant quand on s'élève.

L'atmosphère joue le rôle de bouclier vis à vis du rayonnement cosmique : l'exposition double à 1500 m par rapport au niveau de la mer et augmente plus encore lors d'un voyage à haute altitude.

Les plus hauts débits de dose de rayons cosmiques sont reçus par les cosmonautes lors des vols spatiaux (1 mSv par jour). Lors d'un voyage en avion à une altitude de 8000 mètres, la dose reçue est près de 100 fois plus grande qu'au niveau de la mer. Même si cette dose reste peu importante (le passager d'un vol Londres New York reçoit une dose de 0,032 mSv, l'équivalent d'une radiographie dentaire panoramique), cela mérite une surveillance pour les voyageurs réguliers et les équipages aériens.

Même sans prendre l'avion, nous recevons des doses qui dépendent beaucoup de l'endroit où nous nous trouvons. Dans les premiers kilomètres de l'atmosphère, le taux de radiation double tous les 1500 mètres. Ainsi, les Indiens des Andes et les Tibétains de l'Himalaya reçoivent une exposition au rayonnement cosmique quatre fois supérieure à celle de Paris, Londres ou New-York.

ScanPyramids : La radiographie par muons 

ScanPyramids : La radiographie par muons
                              
L'utilisation de la radiographie par muons










En mesurant la densité de muons traversant un objet à l’aide de capteurs très sensibles, il est facile d’observer ses anomalies de densités et d’en déduire par exemple l’existence de cavités.
Les muons, qui tombent sur le sol presque à la vitesse de la lumière avec un débit permanent d’environ 10 000 par m² par minute, proviennent des hautes couches de l’atmosphère terrestre, où ils ont été créés lors de collisions entre des rayons cosmiques issus de notre environnement galactique et les noyaux des atomes de l’atmosphère.
A l’instar des rayons X qui traversent notre corps et permettent de visualiser notre squelette, ces particules élémentaires, sorte d’électrons lourds, peuvent traverser très facilement même des roches de grande épaisseur, telles les montagnes. Des détecteurs, placés aux endroits judicieux (par exemple à l’intérieur de la pyramide, sous une possible chambre encore non détectée), permettent, par accumulation dans le temps des muons, de discerner les zones de vide (que les muons ont traversé sans problème) et les zones plus denses où certains d’entre eux ont pu être absorbés ou déviés.
Tout l’art de la mesure consiste à réaliser des détecteurs extrêmement sensibles - soit des gels de type émulsions argentiques, soit des scintillateurs. Puis à accumuler assez de données (pendant plusieurs jours ou mois) pour accentuer les contrastes.
La radiographie par muons est aujourd’hui fréquemment utilisée dans l’observation des volcans, notamment par les équipes de recherche de l’Université de Nagoya. Plus récemment le KEK a développé une approche de détection à base de scintillateurs électroniques résistants, contrairement aux émulsions chimiques, aux radiations nucléaires, afin de scanner l’intérieur des réacteurs de la centrale de Fukushima.

Comment la réalité virtuelle transforme le secteur de la santé ?

santé vr réalité virtuellePeu de gens s’en rendent compte, mais l’industrie de la santé est l’une des plus affectées par la réalité virtuelle. Cette nouvelle technologie a d’ores et déjà transformé le secteur. Découvrez de quelle façon la VR bouleverse l’industrie de la santé. 

Atténuer la sensation de douleur par la réalité virtuelle


En utilisant la réalité virtuelle, il est possible d’atténuer la douleur liée aux brûlures ou à d’autres blessures. Il a par exemple été prouvé que le fait de contempler des paysages enneigés à travers un casque VR permet de détourner l’attention du patient et d’atténuer la sensation de douleur. Des applications spécialement prévues à cet effet sont en cours de développement, et de nombreux hôpitaux ont déjà recours à cette technique pour faciliter les procédures les plus douloureuses sans avoir recours à l’anesthésie.
Parmi les applications de santé VR développées pour atténuer la douleur, on compte SnowWorld, un jeu créé par l’Université de Washington. Le logiciel est encore en cours de développement, mais de nombreux essais cliniques ont permis de démontrer son efficacité.

Thérapie d’exposition par la réalité virtuelle

Certaines cliniques utilisent la réalité virtuelle pour la thérapie d’exposition. Cette méthode thérapeutique consiste à exposer les patients à la source de leur traumatisme à travers une simulation en VR. Elle est notamment utilisée aux États-Unis sur les soldats atteints du syndrome de stress post-traumatique suite aux guerres menées en Irak ou en Afghanistan.
Plus de 60 sites liés au secteur de la santé, incluant des hôpitaux, des bases militaires et des centres universitaires, utilisent la thérapie d’exposition en VR. Le patient est guidé par un thérapeute et expérimente une situation similaire à celle qui l’a traumatisé dans des conditions sécurisées et contrôlées.
Par exemple, le soldat pilote un Hammer dans la réalité virtuelle, et se retrouve confronté à l’explosion d’une bombe artisanale. L’exposition peut aider les soldats qui ont survécu à la guerre à surmonter leur traumatisme en stimulant leur imagination. 14 scénarios différents sont proposés à l’heure actuelle.

Affronter les phobies grâce à la VR

La thérapie d’exposition est également utilisée pour lutter contre les phobies. Supervisé par un psychologue, le patient se retrouve progressivement confronté à la source de ses peurs à travers la réalité virtuelle. Par exemple, une personne angoissée par le fait de devoir parler en public pourra se retrouver confrontée à une audience virtuelle afin de surmonter sa peur. Cette méthode est particulièrement efficace pour lutter contre l’arachnophobie.
On peut prendre l’exemple de l’application Arachnophobia, développée par IgnisVR. Assis à une table, le joueur peut libérer des araignées enfermées dans une cage au rythme qui lui convient. Le co-fondateur de IgnisVR, Martin Segers, précise que cette application est avant tout expérimentale et ne doit pas être prise trop au sérieux. Malgré tout, une étude menée aux États-Unis a permis de démontrer l’efficacité de la thérapie d’exposition sur la santé. 23 participants ont été invités à approcher prudemment les araignées virtuelles, et 83% d’entre eux ont constaté des signes d’amélioration.

Chirurgie robotique


La chirurgie robotique est devenue une technologie virtuelle très populaire. L’opération chirurgicale est effectuée par un appareil robotique, contrôlé par un humain par le biais de la VR. Cette méthode permet d’accélérer les opérations et de réduire les risques de complications. De plus, la réalité virtuelle peut permettre au chirurgien d’opérer à distance grâce à la téléchirurgie. En outre, la VR est utilisée à des fins éducatives, pour permettre aux jeunes étudiants en médecine d’assister à des opérations en vue subjective.

Retrouver la motricité grâce à la VR


En janvier dernier, une jeune femme de 17 ans a perdu la capacité de marcher suite à une attaque. Shannon Mackey était incapable d’utiliser la partie gauche de son corps. Heureusement, grâce à la combinaison d’une physiothérapie traditionnelle et d’expériences de méditation en réalité virtuelle, la jeune femme a progressivement retrouvé la motricité.

Sortir de la dépression grâce à la VR

Le potentiel de la réalité virtuelle pour soigner les problèmes mentaux est encore très peu exploité. Au Royaume-Uni, une expérience a été menée auprès de 15 personnes atteintes de dépression. Par le biais d’un casque VR, les patients incarnent un avatar adulte qui reproduit leurs mouvements. Par la suite, ils se retrouvent face à face avec un enfant en train de pleurer. Il leur est alors demandé de consoler l’enfant en utilisant des phrases réconfortantes. Les rôles sont ensuite inversés, et le patient incarne l’enfant. L’adulte va alors employer les mêmes mots d’amour pour les réconforter.
La compassion visible et audible a permis d’apaiser les participants à l’expérience et de diminuer leur niveau de dépression. Les effets sont visibles au bout d’un mois seulement. Comme l’explique Chris Brewin, professeur de psychologie à l’University College London, qui a dirigé l’étude, les personnes anxieuses et dépressives ont bien souvent une tendance excessive à l’auto-critique. C’est pourquoi une telle expérience peut permettre de les soulager. Cette étude de petite ampleur démontre que la VR peut permettre de calmer cette voix intérieure qui blesse de nombreux dépressifs.

Visualiser le fœtus de son enfant grâce à l’échographie VR

Grâce à la réalité virtuelle, les futurs parents pourront bientôt visualiser une modélisation 3D du fœtus de leur enfant. Une entreprise brésilienne est parvenue à combiner l’imagerie par ultrasons et le scan IRM pour créer une modélisation 3D de l’embryon. Le cordon ombilical, le placenta et le fœtus sont modélisés, et l’image est bien plus claire et détaillée qu’avec une échographie traditionnelle. La ressemblance entre les modèles 3D et l’apparence réelle des nouveau-nés est étonnante.
En combinant cette technologie de modélisation avec la réalité virtuelle, il est possible d’augmenter notre compréhension des caractéristiques anatomiques du fœtus. Ces modèles peuvent être utilisés à des fins éducatives, ou comme une méthode pour permettre aux parents de visualiser leur futur bébé.

Reposer son esprit et retrouver la santé sur une plage virtuelle paradisiaque


Nous rêvons tous, de temps à autre, de nous évader du quotidien sur la plage de sable fin d’une île déserte tropicale. Faut de moyens financiers, cette possibilité d’exil salutaire pour la santé n’est pas offerte à chacun d’entre nous. Toutefois, de nombreuses applications en réalité virtuelle dédiées à la méditation, comme The Guided Meditation ou Perfect Beach, permettent de s’immerger au sein d’un environnement virtuel paradisiaque.
L’utilisateur sélectionne un environnement, une musique relaxante, puis il peut se laisser aller à contempler le paysage à 360 degrés. Au bord de la mer, au sommet d’une montagne, auprès d’un feu de camp dans une forêt, détendez-vous et laissez l’application mesurer l’évolution de votre rythme cardiaque.
Une étude publiée par l’US National Library of Medicine National Institutes of Health (NCBI) a démontré la possibilité d’améliorer les facultés de concentration des utilisateurs grâce à de telles applications. Une femme de 32 ans, atteinte de troubles de la personnalités, a réussi à focaliser son attention en voguant sur une rivière virtuelle. Grâce à cette expérience, ses envies de suicide, de mutilation, de consommation de drogues et ses émotions négatives ont été fortement réduites.

Un hôpital londonien réalise le rêve de patients en fin de vie grâce à la VR

Hôpital expérience VR réalité virtuelle pour patients en fin de vieL’hôpital britannique « Royal Trinity Hospice » accueille des patients en fin de vie et les accompagnent dans leurs derniers jours en leur offrant des conditions dignes avant de s’éteindre. Le centre propose désormais à ses patients de réaliser un de leur rêve virtuellement et de les éloigner, le temps d’une expérience immersive, de la douleur et de l’anxiété de leur quotidien.
L’accompagnement des personnes en fin de vie est délicat. Il faut offrir bien évidemment des soins mais aussi un accompagnement et beaucoup de compréhension. De nombreux patients, avant de mourir, évoquent leurs souvenirs, leurs joies mais aussi leurs regrets de ne pas avoir réalisé telle ou telle chose dans leur vie. C’est pourquoi, un hôpital londonien a tenté, avec succès, de permettre à ses patients de s’échapper de la réalité et de réaliser un de leur rêve grâce à la réalité virtuelle. Non seulement les patients sont heureux de l’expérience insolite mais cela a aussi un effet très bénéfique sur leur souffrance et leur anxiété.
anxiété.
Hôpital VR patients en fin de vie

La VR pour améliorer la qualité de vie des patients en phase terminale

Tout est parti de la rencontre d’un producteur de films avec une mère, paralysée depuis de nombreuses années. Celle-ci a confié au réalisateur que son plus grand regret était de n’avoir jamais pu nager avec les dauphins et, désormais handicapée, ne pourrait désormais plus jamais réaliser ce rêve de petite fille. Touché par cet aveu, le réalisateur a alors conçu un film immersif en 3D et à 360 degrés pour la maman de deux enfants. Face à l’émerveillement de la femme handicapée durant son expérience en réalité virtuelle de nager avec des dauphins, l’idée de s’associer avec un hôpital pour personnes en fin de vie a germé dans l’esprit du producteur.

Et c’est vers l’hôpital « Royal Trinity Hospice » de Londres, qui accueille des patients en fin de vie, que l’expérience s’est poursuivie. Les patients évoquent auprès de l’équipe médicale un rêve qu’ils aimeraient réaliser avant de mourir et le personnel choisit, parmi la playlist d’expériences VR disponible, le film immersif le plus adapté. Les patients peuvent ainsi, depuis leur lit d’hôpital, vivre virtuellement la sensation de faire du ski dans les Alpes, surfer sur la plus belle vague de Tahiti, admirer les chutes du Niagara, voyager à travers le monde, etc. Les limites physiques du corps de les contraintes de la maladie sont oubliées le temps de l’expérience et les résultats sont très encourageants.

L’hôpital réduit la douleur et l’anxiété de ses patients grâce à la VR

L’un des principaux objectifs d’un établissement recevant des patients en fin de vie est de réduire leur stress et la douleur tout en offrant un accompagnement digne pour les derniers instants de la personne. Les expériences en réalité virtuelle proposées semblent idéales pour cela.

Susie, par exemple est une patiente atteinte d’un cancer en phase terminale particulièrement douloureux. Après avoir expérimenté un voyage virtuel aux Maldives, la patiente, qui avait évalué sa souffrance à 7 sur une échelle de 10 avant d’enfiler le casque de réalité virtuelle, indiquait ne plus souffrir qu’à 3 sur 10 après l’immersion apaisante.

Une surprenante expérience de mort imminente en réalité virtuelle

Expérience décorporation en réalité virtuelleLe chercheur Mel Slater a mené une intéressante expérience en réalité virtuelle. Cette expérience reproduisait, sur les cobayes, l’étape de décorporation (sortie du corps) décrite par de nombreuses personnes ayant vécu une expérience de mort imminente. Le résultat de l’étude menée est particulièrement encourageant puisque les personnes ayant tenté l’expérience avaient moins peur de mourir par la suite. Explications…
De nombreuses personnes ayant été déclarées mortes cliniquement par un médecin (généralement après un arrêt cardiaque de quelques minutes) et étant revenues à la vie ont raconté avoir vécu une expérience troublante. Cette expérience appelée de mort imminente (Near Death Experience en anglais ou NDE) a changé les personnes l’ayant vécu. Ceux-ci ne craignaient alors plus de mourir et devenaient plus empathiques et généreux. C’est en se basant sur les étapes des témoignages de personnes étant déclarées mortes et étant revenues à la vie que le scientifique Mel Slater a élaboré son expérience en réalité virtuelle.

Une expérience de mort imminente qui enlève la peur de mourir

Expérience décorporation en VR
Un grand nombre de personnes ayant été déclarées mortes cliniquement racontent avoir senti qu’elles sortaient de leur corps et flotter au dessus de leur enveloppe charnelle comme s’ils étaient des observateurs de la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Bien souvent, il leur fallait un certain temps pour réaliser que le corps en dessous d’eux était leur enveloppe charnelle. Ils observaient alors la scène d’au dessus totalement détachés de toute peur, de douleur et de crainte.

Expérience de mort approchée en réalité virtuelle VRLes témoins d’une telle expérience racontent ensuite avoir vu leur vie défiler sous leurs yeux comme un film en accéléré et revoir des scènes de leur passé. Ils étaient ensuite projetés dans un tunnel de lumière blanche où règne un profond sentiment d’amour, de paix et de bien être. Ils rencontraient alors des êtres chers disparus qui étaient dans une sorte de halo lumineux et semblaient resplendissants et plein d’amour. Cependant l’expérience s’arrêtait là puisque brusquement ils avaient le sentiment de revenir brutalement dans leur corps réanimé. Cette expérience, vécue par de très nombreuses personnes sur toute la planète et ayant des religions totalement différente, est toujours similaire et appelée expérience de mort imminente ou NDE. Cette expérience bouleversante change à jamais ceux qui l’ont vécu et ceux-ci perdent toute notion de peur de la mort et deviennent, par ailleurs, de meilleures personnes, plus empathiques et plus généreuses.

L’expérience de mort imminente en réalité virtuelle

Expérience mort imminente en VRLe chercheur britannique Mel Slater a décidé de reproduire partiellement cette expérience auprès de cobayes grâce à la réalité virtuelle afin de voir si les expérimentateurs perdaient, eux-aussi, toute notion de peur de la mort. Aussi, a-t-il monté un projet à l’aide d’un casque de réalité virtuelle Oculus Rift et différents appareils pouvant stimuler, au moyen de vibrations, certains endroits stratégiques du corps. Rassurez vous, les cobayes ne mourraient pas pour revenir à la vie.
Les cobayes étaient invités, dans un premier temps à chausser le casque de réalité virtuelle, de s’installer confortablement sur une chaise. Une fois les appareils de stimulation connectés, l’expérimentateur était invité, par le programme en réalité virtuel conçu pour l’expérience, à prendre conscience de leur avatar et de ressentir leur corps à travers leur avatar. Différents exercices étaient proposés pour que ceux-ci prennent conscience de leur corps physique et de la position dans laquelle ils se trouvent.

La décorporation en réalité virtuelle

Expérience de mort imminente en réalité virtuelleC’est après cette première phase de prise de conscience de son propre corps au travers de l’avatar que la personne mourrait de façon virtuelle. Le cobaye voyait alors son point de vue de la scène changer comme s’il était sorti de son corps pour flotter dans la pièce. Toute stimulation physique était alors supprimée reproduisant assez fidèlement les expériences de décorporation décrites par ceux qui ont vécu une véritable expérience de mort imminente.

L’expérience menée par le chercheur est particulièrement réussie puisque, la plupart des cobayes ont assuré avoir ressenti une véritable sensation de séparation de leur corps physique et d’avoir observé leur avatar comme s’ils avaient réellement vécu une expérience de mort imminente et de décorporation.

Les résultats de l’expérience de mort imminente en réalité virtuelle

Pour le moment, trente deux cobayes ont tenté l’expérience de mort imminente en réalité virtuelle menée par le scientifique britannique. 16 d’entres-elles faisaient parti d’un groupe témoin et n’ont pas vécu la partie décorporation de l’expérience VR afin de pouvoir comparer les résultats correctement. Les expérimentateurs étaient ensuite interrogés tout de suite après l’expérience. Plusieurs questions leur étaient posés sur leur religion, s’ils avaient ressenti physiquement une expérience crédible de décorporation, leur sentiment ainsi que si cette expérience les avaient changés notamment sur la question de la peur de la mort.
Mort imminente en VR

Les résultats compilés par cette expérience sont assez troublants et encourageants. En effet, les personnes issues du groupe de cobayes ayant vécu l’expérience de décorporation et de mort imminente en réalité virtuelle ont affirmé ressentir désormais moins de peur de mourir que ceux qui ne l’avaient pas vécu. Le chercheur a aussi noté que le fait d’être athée ou croyant ne modifiait en rien les résultats de l’étude.

Des résultats en VR proches des enquêtes auprès de personnes ayant vécu une véritable expérience de mort imminente

Au final, les résultats obtenus grâce à l’expérience de décorporation en réalité virtuelle sont assez proches des enquêtes menées auprès de personnes qui ont vécu une véritable expérience de mort imminente, tout au moins sur l’aspect concernant la peur de mourir.
Mort imminente en réalité virtuelle

Des premiers résultats très encourageants donc, mais qui demandent à être confirmés. Aussi, l’équipe de Mel Slater va poursuivre l’expérience sur un plus grand nombre de cobayes afin d’obtenir des résultats beaucoup plus fins et scientifiquement pertinents.


Traitement de la toxicomanie avec la réalité virtuelle : des succès encourageants

Traitement méthamphétamine réalité virtuelle VRLes médecins chinois ont mené un test à grande ampleur pour le traitement de la toxicomanie avec la réalité virtuelle. Les résultats obtenus sont très encourageants et supérieurs aux traitements classiques. Cette expérience couronnée de succès à, pour le moment, été menée dans une seule province chinoise sur des hommes présentant une dépendance à la méthamphétamine et devrait prochainement être étendue dans d’autres provinces et s’adapter aux femmes.
La toxicomanie est un véritable fléau et les personnes dépendantes des drogues rencontrent de terribles difficultés à se sevrer. Les méthodes classiques de sevrage offrent des résultats limités et les taux de rechute sont particulièrement élevés. Aussi, des médecins chinois ont mis au point une méthode alternative, basée sur la réalité virtuelle, pour traiter les toxicomanes et les résultats sont particulièrement encourageants.

La Chine veut traiter ses toxicomanes grâce à la VR

D’après un article publié par le journal chinois « thepaper.cn » et repris par le média francophone « french China », le bureau de gestion de la désintoxication chinois de la province de Zhejiang a mené un test à grande échelle d’un traitement par la réalité virtuelle de la dépendance à la méthamphétamine. Selon le bureau chinois, 1008 patients présentant une dépendance moyenne à sévère à cette drogue ont suivi un traitement à base de réalité virtuelle pour les aider à perdre leur dépendance à la méthamphétamine.
Traitement toxicomanie Chine réalité virtuelle VR
Selon les résultats de l’étude publiée par le bureau de gestion de la désintoxication de la province dans laquelle les tests ont été réalisés, le traitement à base de réalité virtuelle sur les toxicomanes présentant une dépendance moyenne a la méthamphétamine est « très efficace dans 98,1 % des cas ». Un résultat particulièrement intéressant. Pour les patients souffrant d’une addiction sévère à cette drogue, plus de 67 % des toxicomanes ont montré « une certaine amélioration ». Selon les médecins ayant réalisé l’étude, le taux de sevrage est de 37.6 % sur les 1008 toxicomanes volontaires pour l’étude, ce qui est supérieur aux résultats obtenus avec des traitements classiques d’addiction à la drogue.

La réalité virtuelle comme traitement de la dépendance à la drogue

Traitement dépendance drogue en Chine VR
Selon Wang Yongguang, le médecin responsable de l’étude évaluant les bienfaits de la réalité virtuelle dans le cadre de la dépendance à la méthamphétamine, la VR permet d’évaluer la dépendance du patient à la drogue. Pour cela, les médecins replongent le toxicomane dans un univers ou la drogue coule à flot par l’intermédiaire de vidéos immersives de consommation de drogue. Les médecins ont aussi évalué les capacités des patients à résister aux désirs de consommer de la drogue en voyant ces images.
Le bureau de gestion de la désintoxication de Zhejihang assure, qu’après ce premier succès notable, l’expérience sera étendue à d’autres provinces chinoises. Le responsable du programme de sevrage ajoute, par ailleurs, qu’un programme similaire sera prochainement développé pour les femmes toxicomanes.

Samsung va lancer Relumino, une application VR pour les mal voyants

Relumino application mal voyants Samsung Gear VRRelumino est une application issue du programme d’incubation interne de Samsung. Cette application, qui utilise un casque de réalité virtuelle, est destinée aux mal voyants. Elle offre aux personnes souffrant d’un déficit de la vision d’adapter leur environnement à leur problème de vue. Cette application utilise un casque VR Samsung Gear VR qui capte, grâce à la caméra, l’environnement de la personne et traite, en temps réel, l’image pour l’adapter à la vision déficiente du mal voyant.
Différentes maladies peuvent être à l’origine d’un problème de vision handicapant comme par exemple l’achromatopsie, l’albinisme, l’amaurose congénitale de Leber, la rétinite pigmentaire ou bien encore un glaucome. Est considérée comme mal voyante toute personne dont l’acuité visuelle est inférieure à 3/10e à 5 mètres de distance et après correction avec le meilleur œil. Ce handicap touche environ 240 millions de personnes dans le monde. Les casques de réalité virtuelle, associés à une application dédiée, peuvent apporter une aide indéniable aux personnes souffrant d’un déficit de vision. C’est le cas, par exemple, des lunettes VR eSight ou bien encore de l’application Relumino sortie du laboratoire de Samsung.

Relumino offre une vision corrigée aux mal voyants

Relumino Application VR mal voyantsRelumino, qui signifie « Allumer de nouveau » en latin, est une application d’aide visuelle aux mal voyants fonctionnant avec le casque de réalité virtuelle Samsung Gear VR équipé d’un des modèles de smartphones les plus récents de la marque coréenne. Cette application sera distribuée gratuitement via la plateforme Oculus. Relumino est conçue pour les personnes mal voyantes mais pas pour les personnes atteintes de cécité.


Relumino mal voyants Samsung Gear VRConcrètement, l’application Relumino récupère les images à partir de la caméra se trouvant à l’arrière d’un smartphone et les traitent en temps réel pour les afficher sur les écrans du casque Samsung Gear VR. Selon la pathologie de la personne, l’application peut agrandir ou minimiser l’image, mettre en évidence le contour de l’image, jouer avec le contraste et la luminosité, inverser les couleurs ou bien encore filtrer les couleurs.

Relumino corrige de nombreux troubles de la vision

Relumino application mal voyants déficit visionSelon les concepteurs de l’application tout droit sortie du programme d’incubation interne du fabriquant coréen, les personnes souffrant d’un point mort, d’une vision en tunnel ou perte de vision périphérique peuvent retrouver une vision plus adaptée. Relumino permet effectivement de replacer, dans les parties visibles de l’œil, les images invisibles. L’application est aussi parfaitement adaptée aux personnes souffrant d’une grande sensibilité à l’illumination, à certaines couleurs, etc.
A la différence de solutions très coûteuses, comme par exemple celle proposée par eSight, Relumino est une solution très abordable. L’application sera disponible gratuitement au téléchargement sur la plateforme d’Oculus, partenaire de Samsung Gear VR. Il ne faudra donc à la personne souffrant de déficit de la vision que de s’équiper d’un casque de réalité virtuelle Samsung Gear VR ainsi que d’un smartphone compatible avec l’application tels que smartphones Galaxy ou bien encore les Galaxy S7, S7 Edge, S8 et S8 +.

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