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1 mai 2015

L'impact spectaculaire de l'alimentation sur le cancer du côlon

Une expérience consistant à faire manger des Africains comme des Américains révèle la vitesse avec laquelle l'organisme réagit à un régime déséquilibré.
Il suffit de deux semaines de régime alimentaire «à l'américaine» pour voir apparaître dans un organisme sain des signes de risque de cancer du côlon. C'est l'inquiétant constat d'une équipe de scientifiques de l'Université de Pittsburgh (Etats-Unis) et de l'Imperial College de Londres à l'issue d'une expérience insolite.
Le cancer du côlon est le quatrième plus meurtrier au monde, avec plus de 500.000 morts par an. Sa répartition est inégale, puisque cette maladie est davantage présente dans les pays occidentaux. Par contre, elle est extrêmement rare chez les Africains natifs ou dans l'Est de l'Asie.
Les chercheurs ont donc demandé à un groupe de vingt volontaires afro-américains d'échanger pendant deux semaines leur régime alimentaire riche en protéines et en graisses avec celui de vingt volontaires africains, plus riche en fibres. Tous les participants, en bonne santé au moment de l'étude, ont subi une coloscopie (exploration visuelle du côlon) avant et après l'échange. Il est apparu que neuf volontaires américains sur 20 avaient des polypes, excroissances anormales de la paroi intérieure du côlon, qui sont généralement bénignes mais qui peuvent être à l'origine de tumeurs cancéreuses. Par contre, aucun des participants africains ne présentait ces anomalies. Les chercheurs ont également mesuré les marqueurs biologiques de risque de cancer du côlon et ils se sont livrés à l'analyse d'échantillons de bactéries de cette zone.

«Une vitesse vraiment suprenante»

L'étude, parue mardi dans la revue Nature Communications, révèle qu'après deux semaines de régime à l'africaine, les Américains ont vu diminuer l'inflammation de leur côlon (connue pour augmenter le risque de cancer) et la présence des biomarqueurs à un niveau plus bas que celui des Africains avant le début de l'expérience. En revanche, dans le groupe des Africains, les signes de risque de cancer ont considérablement augmenté après deux semaines de régime alimentaire nord-américain.
«Les résultats suggèrent qu'il est possible de réduire le risque de cancer du côlon en mangeant plus de fibres, explique sur le site de l'Imperial College de Londres le Pr Jeremy Nicholson, coauteur de l'étude. Jusque-là, rien de nouveau, mais ce qui est vraiment surprenant, c'est la vitesse à laquelle les marqueurs de risque peuvent apparaître ou au contraire disparaître. Tout cela nous amène à penser que l'occidentalisation des populations africaines pourrait faire du cancer du côlon un problème majeur de santé publique dans ces pays».

Côlon on the road

En France, ce sujet est déjà au cœur des préoccupations de santé publique, puisque le cancer colorectal est le troisième plus fréquent derrière les cancers de la prostate et du sein, emportant 17.000 personnes chaque année. Depuis quatre ans, la Ligue nationale contre le cancer se mobilise, en partenariat avec la fondation Aide et recherche en cancérologie digestive et la Société française d'endoscopie digestive, en organisant le «Côlon tour». Le concept est simple: faire voyager un côlon gonflable géant dans 90 villes françaises afin de sensibiliser les visiteurs à cette maladie et à l'intérêt du dépistage. Démarré en février dernier, le côlon poursuivra son périple jusqu'au 13 septembre prochain. Avec 25.000 visiteurs en 2014, la Ligue contre le Cancer espère rassurer la population et estomper les préjugés.

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L'impact spectaculaire de l'alimentation sur le cancer du côlon

Une expérience consistant à faire manger des Africains comme des Américains révèle la vitesse avec laquelle l'organisme réagit à un régime déséquilibré.
Il suffit de deux semaines de régime alimentaire «à l'américaine» pour voir apparaître dans un organisme sain des signes de risque de cancer du côlon. C'est l'inquiétant constat d'une équipe de scientifiques de l'Université de Pittsburgh (Etats-Unis) et de l'Imperial College de Londres à l'issue d'une expérience insolite.
Le cancer du côlon est le quatrième plus meurtrier au monde, avec plus de 500.000 morts par an. Sa répartition est inégale, puisque cette maladie est davantage présente dans les pays occidentaux. Par contre, elle est extrêmement rare chez les Africains natifs ou dans l'Est de l'Asie.
Les chercheurs ont donc demandé à un groupe de vingt volontaires afro-américains d'échanger pendant deux semaines leur régime alimentaire riche en protéines et en graisses avec celui de vingt volontaires africains, plus riche en fibres. Tous les participants, en bonne santé au moment de l'étude, ont subi une coloscopie (exploration visuelle du côlon) avant et après l'échange. Il est apparu que neuf volontaires américains sur 20 avaient des polypes, excroissances anormales de la paroi intérieure du côlon, qui sont généralement bénignes mais qui peuvent être à l'origine de tumeurs cancéreuses. Par contre, aucun des participants africains ne présentait ces anomalies. Les chercheurs ont également mesuré les marqueurs biologiques de risque de cancer du côlon et ils se sont livrés à l'analyse d'échantillons de bactéries de cette zone.

«Une vitesse vraiment suprenante»

L'étude, parue mardi dans la revue Nature Communications, révèle qu'après deux semaines de régime à l'africaine, les Américains ont vu diminuer l'inflammation de leur côlon (connue pour augmenter le risque de cancer) et la présence des biomarqueurs à un niveau plus bas que celui des Africains avant le début de l'expérience. En revanche, dans le groupe des Africains, les signes de risque de cancer ont considérablement augmenté après deux semaines de régime alimentaire nord-américain.
«Les résultats suggèrent qu'il est possible de réduire le risque de cancer du côlon en mangeant plus de fibres, explique sur le site de l'Imperial College de Londres le Pr Jeremy Nicholson, coauteur de l'étude. Jusque-là, rien de nouveau, mais ce qui est vraiment surprenant, c'est la vitesse à laquelle les marqueurs de risque peuvent apparaître ou au contraire disparaître. Tout cela nous amène à penser que l'occidentalisation des populations africaines pourrait faire du cancer du côlon un problème majeur de santé publique dans ces pays».

Côlon on the road

En France, ce sujet est déjà au cœur des préoccupations de santé publique, puisque le cancer colorectal est le troisième plus fréquent derrière les cancers de la prostate et du sein, emportant 17.000 personnes chaque année. Depuis quatre ans, la Ligue nationale contre le cancer se mobilise, en partenariat avec la fondation Aide et recherche en cancérologie digestive et la Société française d'endoscopie digestive, en organisant le «Côlon tour». Le concept est simple: faire voyager un côlon gonflable géant dans 90 villes françaises afin de sensibiliser les visiteurs à cette maladie et à l'intérêt du dépistage. Démarré en février dernier, le côlon poursuivra son périple jusqu'au 13 septembre prochain. Avec 25.000 visiteurs en 2014, la Ligue contre le Cancer espère rassurer la population et estomper les préjugés.

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