Translate

Météo

MeteoMedia

20 mai 2015

Saviez-vous?

Ail
Saviez-vous que les consommateurs réguliers d’ail développent des enzymes qui favorisent la diminution de l’odeur ? Si vous n’en consommez qu’occasionnellement, rappelez-vous que le persil frais aide à rafraîchir l’haleine!
Saviez-vous que certaines personnes ont de la difficulté à digérer l’ail ? Si c’est votre cas, favorisez l’ail cuit à l’ail cru, dégermez-le ou encore frottez le fond de votre casserole avec la gousse sans l’intégrer à la recette.
Connaissez-vous la valeur nutritive de l’ail ? Elle contient des composés phytochimiques soufrés, libérés lorsque la gousse est écrasée, broyée ou coupée, qui pourraient aider à la prévention de différents types de cancers dont ceux du système digestif.
Artichaut
Valeurs nutritives
Si l'artichaut re présente seulement entre 40 et 50 calories, il contient par contre des glucides, dont l'inuline, qui se transforme dans l'organisme en sucre naturel directement assimilable, une bonne source énergétique pour les enfants et les sportifs.
Asperge
Saviez-vous que l’asperge contient du bêta-carotène, de la lutéine et de la zéaxanthine ? Ce sont trois pigments de la famille des caroténoïdes ayant un pouvoir antioxydant.
Saviez-vous que l’asperge blanche est une asperge qui n’a pas développé sa chlorophylle puisqu’elle a poussé à l’abri de la lumière ?
Savez-vous la valeur nutritive de l'asperge ?Pour 125 ml (½ tasse) cuites : Énergie : 20 kcal, Glucides : 4g, Fibres : 2g (source de fibres)Folates : 60% de l’AQR (excellente source de folates)Vitamine K : 60% de l’AQR (excellente source de vitamine K)Vitamine A : 10% de l’AQR (source de vitamine A)
Aubergine
Saviez que la moussaka c’est l’équivalent grec de notre traditionnel pâté chinois ? Plutôt que «steak, blé d’inde, patate», elle est composée d’aubergines, de viande hachée (bœuf ou agneau) et de béchamel.
Saviez-vous que la peau des aubergines les plus colorées est riche en anthocyanidines, le même type de pigment au pouvoir antioxydant qu’on retrouve dans les bleuets ?
Savez-vous la valeur nutritive de l'aubergine ?Pour 125 ml (½ tasse) cuite : Énergie : 20 kcal, Glucides : 5g, Fibres 1gCuivre : 6% de l’AQR (source de cuivre)
Bleuet
Saviez-vous que les bleuets figurent parmi les petits fruits les plus riches en antioxydants ? Les différents flavonoïdes qu’ils contiennent peuvent aider à prévenir certaines maladies reliées au vieillissement dont les maladies du cœur et les cancers.
Saviez-vous que les bleuets accompagnent bien les plats salés ? Essayez-les en chutney ou en accompagnement d’un filet de porc ou d’une poitrine de poulet !
Savez-vous la valeur nutritive du bleuet ?Pour 125 ml (½ tasse) frais :Énergie : 45 kcal, Glucides : 11g, Fibres : 2g (source de fibres)Vitamine C : 10% de l’AQR (source de vitamine C)
Brocoli
Saviez-vous que le brocoli contient plusieurs composés pouvant aider à la prévention de certains types de cancers ? Parmi ceux-ci, il y a le sulforaphane, libéré au cours de la mastication du brocoli !
Saviez-vous que les tiges du brocoli se consomment une fois pelées ? Elles sont savoureuses ajoutées à vos sautés de légumes, en papillote ou poêlées dans un peu d’huile d’olive !
Savez-vous la valeur nutritive du brocoli ?Pour 125 ml (½ tasse) cuit :Énergie : 30 kcal, Glucides : 6g, Fibres : 2g (source de fibres)Vitamine K : 150% de l’AQR (excellente source de vitamine K)Vitamine C : 90% de l’AQR (excellente source de vitamine C)Vitamine A : 20% de l’AQR (bonne source de vitamine A)
Champignons
Saviez-vous que comme les champignons se gorgent facilement d’eau, il est préférable de les nettoyer délicatement avec une petite brosse prévue à cet effet ou encore avec du papier absorbant humide plutôt que de les passer sous le robinet ?
Saviez-vous que les champignons ne sont pas des légumes comme les autres ? En effet, ils n’ont ni feuille, ni fleur, ni racine et ni graine ! Ils se nourrissent de la matière organique dans laquelle ils poussent ! Les champignons auraient la capacité de stimuler notre système immunitaire.
Savez-vous la valeur nutritive du champignon ?Pour 125 ml (½ tasse) cru :Énergie : 10 kcal, Glucide : 2g, Fibres : 1gVitamine D : 20% de l’AQR (bonne source de vitamine D)Cuivre : 8% de l’AQR (source de cuivre)
Chou de Bruxelles
Saviez-cous que le chou de Bruxelles est un des crucifères les plus riches en glucosinolates, de précieux composés phytochimiques qui auraient un effet protecteur contre plusieurs types de cancers ?
Saviez-vous que les choux de Bruxelles cuits trop longuement perdent une bonne partie de leurs composés pouvant aider à la prévention des cancers ? Favorisez les cuissons rapides à la vapeur ou dans une petite quantité d’eau !
À quoi ressemble-t-il? C'est un chou format miniature se présentant en gappes sur une tige centrale très rigide.
Savez-vous la valeur nutritive du chou de Bruxelles ? Pour 125 ml (½ tasse) cuits :Énergie : 30 kcal, Glucides : 6g, Fibres : 3g (source de fibres)Vitamine K : 140% de L’AQR (excellente source de vitamine K)Vitamine C : 90% de l’AQR (excellente source de vitamine C)Folates : 25% de l’AQR (excellente source de folates)
Fraise
Saviez-vous que les fraises sont riches en composés au pouvoir antioxydant! Parmi ceux-ci, elles contiennent des anthocyanidines et de l’acide ellagique, deux flavonoïdes pouvant aider à la prévention des maladies du cœur et de certains cancers.
Saviez-vous que les fraises font bon mariage avec des saveurs peu habituelles pour des fruits? En effet, elles sont savoureuses avec du basilic frais, avec du poivre noir ou encore avec un mince filet d’un bon vinaigre balsamique!
Savez-vous la valeur nutritive de la fraise?Pour 125 ml (½ tasse) cru :Énergie : 30 kcal, Glucides : 7g, Fibres : 2g (source de fibres)Vitamine C : 90 % de l’AQR (excellente source de vitamine C)Manganèse : 15 % de l’AQR (bonne source de manganèse)Folates : 10 % de l’AQR (source de folates)

Hypocondriaque (malade imaginaire)

Définition

L'hypocondrie consiste à se croire malade, à partir d'une invention ou d'une exagération de symptômes bénins. Malade imaginaire, l'hypocondriaque peut nourrir une telle crainte de sa condition... qu'il se rend vraiment malade ! 

Symptômes

L'hypocondriaque est persuadé qu'il est atteint d'une maladie, généralement grave de type cancer. Le diagnostic rassurant d'un médecin ne change rien... ou plutôt, l'hypocondriaque va changer de médecin car il est persuadé que son mal terrible a été ignoré.

L'hypocondrie prend une telle proportion qu'elle affecte la vie sociale, familiale et professionnelle. Parfois, elle débouche sur le stress, l'anxiété, la dépression, la panique... et de vrais problèmes de santé. Le moindre signe est surinterprété : toux, plaie, pouls un peu accéléré, douleur même faible et fugace... Chaque événement assez anodin et fréquent devient le symptôme d'une pathologie cachée.

Caractéristiques

L'hypocondrie frappe les hommes autant que les femmes. Elle peut avoir pour facteur déclenchant la maladie ou la mort d'un proche, surtout dans l'enfance. L'absentéisme professionnel et la surconsommation de médicaments forment les complications sociales et médicales les plus fréquentes.

Prévalence, évolution

On estime que 4 à 9 % des consultations en médecine générale sont sans objet réel : la tendance à l'hypocondrie est donc très répandue ! Mais les patients hypocondriaques, qui vivent littéralement enfermés dans la hantise de la maladie, sont beaucoup plus rares.

L'hypocondrie peut apparaître dès l'enfance, mais le pic d'incidence se situe plutôt entre 20 et 30 ans.

L'évolution de l'hypocondrie est très variable : certains patients font une crise limitée sur quelques mois et quelques années, puis retrouvent l'équilibre. D'autres restent durablement prisonniers de leurs maladies imaginaires.

Testez vous

Une mauvaise toux qui traîne : vous imaginez déjà un cancer des poumons ? Etes-vous du genre à prendre le moindre bobo au sérieux ?

La recherche future sur la guérison du VIH

Les nouvelles données danoises suscitent de l'intérêt pour la recherche future sur la guérison du VIH

Comme nous l'avons mentionné dans notre dernier numéro de Nouvelles CATIE, des chercheurs danois étudient actuellement des moyens potentiels de guérir l'infection au VIH en utilisant le médicament anticancéreux expérimental panobinostat. Les résultats provisoires de leur essai clinique sur ce médicament seront présentés plus tard cette année à l'occasion d'une conférence internationale. Entre-temps, les chercheurs danois mènent une autre étude intéressante sur la guérison du VIH qui n'a peut-être pas reçu l'appréciation qu'elle mérite. Cette autre recherche est le sujet du présent numéro de Nouvelles CATIE. Mais avant d'en parler en détail, une mise en contexte s'impose.

Tirer une leçon de l'histoire

Vers la fin des années 1800, le chirurgien new-yorkais William Coley a commencé des expériences pour évaluer l'impact de l'induction d'infections bactériennes sur le cours de certains cancers touchant les humains. Spécifiquement, il a délibérément causé de graves infections de la peau en utilisant la bactérie Streptococcus et d'autres. Le chirurgien a conçu cette idée après avoir observé que certains patients atteints de cancer bénéficiaient d'une rémission inattendue de leur maladie lorsqu'ils contractaient certaines infections bactériennes. Rappelons toutefois que les conséquences des infections bactériennes graves pouvaient être dangereuses à l'époque d'avant les antibiotiques. Pour cette raison, le Dr Coley et ses collègues ont finalement utilisé des injections de bactéries tuées par la chaleur (un mélange appelé toxines de Coley). Cela a donné lieu à un succès limité auprès de patients rigoureusement sélectionnés atteints de certains cancers. Il faut se rappeler qu'à l'époque en question, les essais cliniques n'étaient pas fondés sur des statistiques rigoureuses et manquaient généralement une structure randomisée et contrôlée.

Effets secondaires

Cette thérapie avait pour effet initial de causer les symptômes d'une grave maladie pseudo-grippale. Dans l'heure suivant l'injection du vaccin, les patients avaient des frissons graves mais temporaires, suivis d'une forte fièvre. Ces symptômes et d'autres s'estompaient dans les 12 à 24 heures suivant l'injection. Certains patients recevaient le vaccin tous les jours, alors que d'autres le recevaient tous les deux jours pendant des semaines ou des mois, après quoi l'administration des injections s'espaçait et prenait fin graduellement, selon la réponse du cancer.
Vers la fin du 20e siècle, les chercheurs se doutaient que ces vaccins bactériens agissaient en stimulant l'organisme de sorte qu'il produisait un mélange de messagers chimiques appelés cytokines qui mettaient le système immunitaire en garde contre la présence du cancer. De plus, ces cytokines renforçaient la capacité des cellules immunitaires de détruire certains cancers.

Souches bactériennes affaiblies

Quand le Dr Coley est mort, l'intérêt général pour ses vaccins bactériens a diminué. De nos jours, certains chercheurs sont au courant du potentiel du travail fait par le Dr Coley. Mentionnons, par exemple, que des extraits bactériens sont maintenant utilisés pour le traitement de certains cas de cancer de la vessie. Dans cet exemple, les médecins utilisent des souches affaiblies de bactéries s'apparentant à celles à l'origine de la tuberculose. Il s'agit d'une souche de bactérie appelée BCG. Cette dernière stimule le système immunitaire dans la vessie de sorte qu'il s'attaque au cancer. La BCG est également utilisée pour fabriquer un vaccin préventif contre la tuberculose, mais ce vaccin n'est pas très efficace et est rarement utilisé dans les pays à revenu élevé de nos jours.
Dans les années 1980, des chercheurs japonais qui travaillaient avec la BCG ont constaté que l'exposition des cellules immunitaires à l'ADN bactérien améliorait la capacité des cellules à s'attaquer aux tissus cancéreux. Dans les années 90, des médecins japonais ont mené un essai clinique sur l'ADN bactérien pour traiter des patients atteints de cancer. Leurs résultats étaient prometteurs dans l'ensemble, car 43 % des 75 patients ont répondu au traitement. Toutefois, comme il est très difficile de créer des concentrations sûres et uniformes d'extraits d'ADN dérivés de la BCG, le ministère de la Santé et du Bien-être du Japon a rejeté la demande d'homologation pour ce genre de thérapie.

Patron reconnu

Vers le milieu des années 1990, le médecin-investigateur Arthur Krieg, MD, et d’autres chercheurs tentaient de comprendre précisément comment des extraits bactériens comme ceux utilisés par le Dr Coley pouvaient avoir un impact si considérable sur le système immunitaire et les cellules cancéreuses. Dans le cadre d'expériences de laboratoire, les chercheurs exposaient des cellules immunitaires à de minuscules fragments d'acides nucléiques (bandes d'ADN) apparaissant lors d'infections bactériennes. Cette exposition aux acides nucléiques bactériens incitait les cellules à lancer une réponse immunitaire protectrice. Des recherches poussées ont révélé qu'un segment des petits fragments d'acide nucléique était commun à de nombreuses bactéries et déclenchait une réponse protectrice de la part du système immunitaire lorsque celui-ci rencontrait différentes espèces de bactéries. Cela se produisait parce que des récepteurs spécialisés appelés TLR (récepteurs Toll) permettaient au système immunitaire de reconnaître un patron dans l'acide nucléique des bactéries.

Reconnaître les virus et les cancers

Les TLR font partie du système d'avertissement de l'organisme qui signale l'invasion par des germes. Il existe différents LTR qui servent à reconnaître différents patrons dans différentes sortes de germes. Le TLR-9 est particulièrement important, car les chercheurs ont découvert qu'il aidait le système immunitaire à s'apercevoir de la présence d'infections virales comme le VIH, le VHB (virus de l'hépatite B) et le VPH (virus du papillome humain). Ces trois virus peuvent causer des dysfonctions immunitaires de divers degrés chez l'humain et sont associés à un risque accru de certains cancers. De plus, ces infections virales particulières affaiblissent la capacité des TLR-9 à alerter le système immunitaire lorsque des virus ou des tumeurs sont présents. En partie à cause de l'affaiblissement de l'activité des TLR-9 et à d'autres dysfonctions immunologiques probables associés à ces infections, le système immunitaire n'est pas en mesure de maîtriser ou d'éradiquer ces virus et les tumeurs qui y sont associées.

CpG — une approche raffinée

Comme nous l'avons mentionné plus tôt, l'exposition aux extraits bactériens comme les toxines de Coley peut causer des symptômes désagréables. Une approche plus raffinée pour provoquer des réponses immunitaires protectrices a recours à des bandes d'ADN artificiellement créées qui imitent les patrons observés dans l'ADN bactérien et viral. On appelle ces bandes d'acides nucléiques artificielles des CpG.
Des chercheurs dans plusieurs pays ont éprouvé l'innocuité générale et l'efficacité préliminaire du CpG 7909 (également appelé agatolimod, PF-3512676 et ProMune). Ce composé interagit avec le TLR-9 et semble en accroître l'efficacité, de sorte qu'il active le système immunitaire à mieux déceler et combattre les infections virales et peut-être certaines tumeurs. Plusieurs essais cliniques ont été menés sur le CpG 7909 auprès de patients séronégatifs atteints de cancer. Plusieurs essais cliniques de petite envergure et deux essais cliniques de grande envergure (recrutant un total d’environ 1 600 patients atteints de cancer du poumon à un stade avancé qui recevaient de la chimiothérapie) ont été menés sur le CpG 7909 auprès de patients séronégatifs. Lors de ces essais, le médicament semblait généralement sans danger, mais il semblait avoir un effet anticancéreux très limité.

CpG 7909 — testé auprès de volontaires séropositifs au Canada

Au cours de la décennie dernière, une équipe de chercheurs à l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa ont testé le CpG 7909 chez des personnes vivant avec le VIH. Aux fins de leurs expériences, les chercheurs utilisaient de très faibles doses de CpG en association avec le vaccin anti-hépatite B. L'équipe a constaté que la combinaison de ce composé et du vaccin renforçait la réponse du système immunitaire au vaccin et que cette réponse a duré longtemps. Le CpG 7909 était généralement sécuritaire et ne causait que des effets secondaires temporaires (rougeur et enflure au site de l'injection).

La nouvelle étude danoise

Il y a plusieurs années, une équipe de chercheurs à l'Université Aarhus au Danemark a mené une étude randomisée et contrôlée contre placebo pour comparer l'effet d'un vaccin contre la pneumonie, avec ou sans le CpG 7909, chez 97 personnes séropositives qui suivaient une thérapie anti-VIH (couramment appelée multithérapie ou TAR). Lors de cette étude, l'injection de 1 mg de CpG 7909 au début de l'étude et au troisième et au neuvième mois de l'essai a considérablement renforcé la réponse immunitaire au vaccin.
L'équipe danoise a poussé plus loin sa recherche. Après la conclusion de l'étude, les chercheurs ont ré-analysé des échantillons de sang entreposés qu'ils avaient recueillis auprès d'un sous-groupe de participants. Cette ré-analyse avait pour objectif d'évaluer l'impact que l'exposition au CpG 7909 aurait eu sur la proportion de cellules infectées par le VIH dans le sang. L'équipe a agi de la sorte parce que des études de laboratoire effectuées plusieurs années auparavant sur des cellules et le VIH avaient révélé que plusieurs CpG avaient à la fois la capacité de stimuler la réplication du VIH dans les cellules infectées au repos et d'interférer avec la capacité du VIH de causer de nouvelles infections.
L'équipe danoise a constaté que la proportion de cellules infectées par le VIH chutait de 12 % après chaque injection de CpG. Ce résultat laisse croire que l’exposition régulière au CpG 7909 peut réduire le nombre de cellules infectées par le VIH dans l’organisme. Les chercheurs appellent ce nombre de cellules le « réservoir » et, en théorie, un plus petit réservoir devrait faciliter la guérison du VIH à longue terme. Toutefois, des essais cliniques distincts seront nécessaires pour évaluer cette possibilité, car aucune personne traitée par injections de CpG n'a guéri.
Par contre, chez les participants du groupe placebo, la proportion de cellules infectées par le VIH demeurait plus ou moins stable. De plus, il semblait que les cellules T tueuses (appelées les cellules CD8+) des participants recevant les injections de CpG étaient plus actives contre le VIH. On n'a détecté aucune augmentation du nombre d'anticorps anti-VIH chez les participants.
Selon les chercheurs, le CpG 7909 était « généralement bien toléré », provoquant seulement des effets secondaires légers au site des injections (douleur, enflure, rougeur, ecchymose). Dans certains cas, il y avait aussi des symptômes pseudo-grippaux temporaires (fièvre, douleurs articulaires, frissons et fatigue); ces derniers étaient d'intensité « modérée à grave » chez 76 % des participants. L'exposition au CpG ne faisait pas diminuer le compte de cellules CD4+ et, dans certains, il y avait des augmentations très faibles et temporaires de la charge virale. Aucun des participants n'avait une charge virale détectable (c’est-à-dire, supérieure à la barre des 50 copies/ml) lors de deux tests sanguins consécutifs. Des analyses poussées ont révélé que le CpG 7909 ne causait pas de toxicité aux systèmes organiques majeurs comme la moelle osseuse, le foie ou les reins.

Appel à la prudence

Les résultats de cette ré-analyse danoise sont modestes mais prometteurs. Il faut toutefois les interpréter avec prudence pour au moins les raisons suivantes :
  • Au mieux, la ré-analyse des données d'une étude conçue à une autre fin peut donner des résultats intéressants. Elle ne permet pas de tirer des conclusions définitives. Les résultats de l'étude danoise pourront toutefois être utilisés pour concevoir un essai clinique visant à évaluer l'impact du CpG 7909 sur les proportions de cellules infectées par le VIH, peut-être en recrutant davantage de participants pour une plus longue période.
  • La ré-analyse comporte d'autres lacunes : elle n'avait pas été formellement conçue pour évaluer l'impact du CpG sur la capacité du système immunitaire à détecter et à détruire les cellules infectées par le VIH. Ainsi, les chercheurs ne sont pas certains comment l'exposition répétée au CpG 7909 aurait réduit le nombre de cellules infectées par le VIH.
Une chose est claire : personne n'a été guéri du VIH par l'exposition répétée au CpG 7909 sur une période de 10 mois. De plus, une telle guérison — avec cette thérapie ou toute autre — n'est pas imminente. Il faudra faire beaucoup plus de recherche sur ce composé prometteur, peut-être en association avec d'autres médicaments expérimentaux auprès de personnes séropositives sous multithérapie.

Problèmes d'accès au CpG 7909

Le CpG 7909 a été mis au point par le Coley Pharmaceutical Group, qui a été acquis en 2011 par la compagnie pharmaceutique Pfizer, ainsi que les droits d'expérimentation commerciale de CpG 7909 auprès de l'humain. Pfizer développe actuellement une nouvelle molécule CpG qui a récemment fait l’objet d'essais cliniques. Toutefois, l’entreprise ne fournit pas cette molécule aux groupes de l’extérieur à des fins d’essai. Le CpG 7909 se trouve dans les vaccins contre le cancer mis au point par GlaxoSmithKline ainsi que dans d’autres vaccins anticancéreux développés par des chercheurs universitaires. Bien que des essais cliniques sur le CpG 7909 soient en cours auprès de personnes séronégatives, Pfizer n’a pas adopté la politique de Coley de fournir le composé aux chercheurs universitaires pour leurs recherches. En attendant que cette situation change, il est peu probable que le CpG 7909 sera testé chez des personnes séropositives dans le cadre d'essais cliniques.

Loin de baisser les bras

Bien que les chercheurs danois ne puissent se procurer de CpG à l'heure actuelle pour faire des essais cliniques chez l'humain, ils n'abandonnent pas la recherche d'un remède curatif contre le VIH. Ils ont au moins une autre approche à un remède. À l'heure actuelle, ils collaborent avec d'autres chercheurs d'Australie, de Suède et des États-Unis pour éprouver un médicament qui, espérons-le, saura chasser le VIH de ses cachettes.  Cette approche a le potentiel de réduire le nombre de cellules infectées par le VIH dans le corps et de faciliter possiblement les tentatives de guérison futures. Le médicament à l'étude est un traitement anticancéreux expérimental appelé panobinostat, qui est fabriqué par la compagnie pharmaceutique Novartis. Le panobinostat appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs de l'HDAC. Les résultats provisoires de l'étude danoise sur le panobinostat seront publiés plus tard cette année. Pour en savoir plus sur les inhibiteurs de l'HDAC et leur potentiel et les défis posés par la recherche d'un remède contre le VIH, consultez TraitementSida 196.

Mise en contexte de la recherche sur la guérison

Le chemin qui mènera à la guérison ne sera pas facile et les défis seront nombreux. Certains d'entre eux sont connus, alors que d'autres ne surgiront qu'au fur et à mesure des expériences. Comme lors de toute aventure scientifique, il y aura des revers. Les premières expériences scientifiques qui auront lieu au cours des cinq à 10 prochaines années devraient être perçues comme exploratoires et leurs résultats comme préliminaires. Cette recherche s'efforcera de répondre à des questions scientifiques importantes qui serviront de base au travail des chercheurs dans leur recherche d'un remède contre le VIH. Entre-temps, les agences de financement devront faire preuve de patience et assurer un financement continu à mesure que les chercheurs assidus lutteront contre les nombreux défis qui vont jalonner leur chemin dans la quête d’un remède contre le VIH.
Remerciement
Nous tenons à remercier Ole Søgaard, MD, et ses collègues à l'Université Aarhus au Danemark et Arthur Krieg, MD, RaNA Therapeutics, Cambridge, Massachusetts, pour leur collaboration précieuse à la préparation de cet article.

Cancer : le remède oublié

Cancer : le remède oubliéNous sommes en 1890 à New York. Il fait nuit. Le Dr William Coley se tourne et se retourne dans son lit. La veille, ce jeune chirurgien de 28 ans a, pour la première fois, vu mourir une de ses patientes. Cette patiente, Elizabeth Dashiell, est morte d’un cancer des os. Et le Dr Coley est submergé par un sentiment de culpabilité et d’impuissance.
Au petit matin, il sort de chez lui. Mais au lieu de se rendre, comme d’habitude, au New York Cancer Hospital où il travaille, il décide de partir pour Yale. Yale est la grande université qui se trouve à deux heures de train au nord de la ville, dans l’état voisin du Connecticut. Yale était déjà, à l’époque, réputée mondialement pour sa faculté de médecine. La bibliothèque universitaire conserve des archives qui couvrent toutes les maladies connues à ce jour, décrivant précisément les cas de millions de malades.
C’est dans ce gisement prodigieux que le Dr Coley va rechercher des cas de « sarcome » semblables à celui qui a tué sa patiente. Le sarcome est une sorte de cancer. Le Dr Coley espère trouver des cas dans lesquels des patients, touchés par le même cancer que sa patiente, auraient guéri. Car il est convaincu qu’il existe, quelque part, un traitement qui aurait pu la sauver.
Plus de deux semaines durant, ses recherches sont vaines. Il épluche des kilos de dossiers poussiéreux. Mais la conclusion est toujours la même : patient décédé. Il commence à désespérer lorsqu’un soir, alors qu’il est sur le point d’abandonner, il fait une étonnante découverte.

Guérison mystérieuse

Le Dr Coley a mis la main, sans le savoir, sur un cas qui va révolutionner le traitement du cancer. Il découvre en effet le dossier médical complet d’un homme dont le sarcome a mystérieusement disparu après avoir attrapé une maladie infectieuse. Cette maladie, pratiquement disparue aujourd’hui, s’appelle l’érysipèle. C’est une infection de la peau due à une bactérie, le streptocoque. Elle se manifeste par de gosses plaques rouges, qui peuvent toucher le visage, mais plus souvent les jambes, et s’accompagne de fièvre. Mais ce n’est pas une maladie grave.
Aussitôt après avoir attrapé l’érysipèle, le sarcome de ce patient a donc brutalement disparu. Le Dr Coley chercha d’autres cas semblables et en trouva plusieurs dans les archives, dont certains remontaient à des centaines d’années : leur cancer (sarcome) avait disparu après une simple infection de peau !
Il découvrit que d’autres pionniers de la médecine comme Robert Koch (qui découvrit le fameux bacille de Koch, responsable de la tuberculose), Louis Pasteur, et le médecin allemand Emil von Behring, qui reçut le premier prix Nobel de médecine en 1901, avaient eux aussi observé des cas d’érysipèle coïncidant avec la régression spontanée de cancers.
Convaincu qu’il ne pouvait pas s’agir d’un hasard, le Dr Coley décida d’inoculer volontairement le streptocoque (bactérie) responsable de l’érysipèle à l’un de ses patients touché par le cancer de la gorge. L’expérience fut menée le 3 mai 1891 sur une homme appelé M. Zola. Immédiatement, son cancer régressa et l’état de santé de M. Zola s’améliora considérablement. Il retrouva la santé et vécut huit ans et demi de plus.
Le Dr Coley créa une mixture de bactéries mortes, donc moins dangereuses, appelée Toxines de Coley. Cette mixture était administrée par injection jusqu’à entraîner de la fièvre. Il fut observé que le remède était efficace, y compris dans le cas des cancers métastasés.

Un jeune de 16 ans sauvé du cancer

Le premier patient à recevoir les Toxines de Coley fut le jeune John Ficken, un garçon de 16 ans atteint d’une tumeur abdominale massive. Le 24 janvier 1893, il reçut sa première injection, qui fut répétée ensuite tous les deux ou trois jours, directement dans la tumeur. A chaque injection, il faisait une poussée de fièvre… et la tumeur régressait. Dès le mois de mai 1893, soit 4 mois plus tard, la tumeur n’avait plus qu’un cinquième de sa taille originelle. Au mois d’août, elle n’était pratiquement plus perceptible. John Ficken fut définitivement guéri du cancer (il mourut 26 ans plus tard d’un infarctus).

Comment cette découverte fut tuée dans l’œuf

Mais les Toxines de Coley se heurtèrent à un redoutable « concurrent » : le développement des machines à rayons radioactifs (radiothérapie), plus facilement industrialisables.
Coley lui-même s’équipa de deux machines de radiothérapie. Mais il conclut rapidement à leur moindre efficacité. Pendant quarante ans, il continua à utiliser avec succès les Toxines de Coley, jusqu’à sa mort le 16 avril 1936.
Le formidable business de la chimiothérapie prit ensuite le relais pour garantir que ce remède, bien plus simple, moins dangereux, et surtout beaucoup moins coûteux, reste dans les oubliettes de la médecine.

Le secret de l’île anti-cancer

Il existe des lieux où les habitants ne connaissent pas le cancer. Alimentation, style de vie mais aussi les dernières avancées de la recherches scientifique.

999 : les Toxines de Coley ressortent des cartons

L’histoire ne s’arrêta pas là, heureusement. En 1999, des chercheurs ouverts d’esprit reprirent les archives laissées par le Dr Coley. Ils comparèrent ses résultats avec ceux des traitements les plus modernes contre le cancer. Et ils s’aperçurent que ses résultats étaient supérieurs !
« Ce que Coley faisait pour les malades du sarcome à l’époque était plus efficace que ce que nous faisons pour ces mêmes malades aujourd’hui », déclara alors Charlie Starnes, chercheur chez Amgen, une des premières sociétés mondiales de biotechnologie, qui travaille en France avec l’Institut National du Cancer.
La moitié des patients de Coley touchés par le sarcome vivaient dix ans ou plus après le début du traitement, contre 38 % avec les thérapies les plus récentes. Ses résultats auprès des patients malades du cancer des reins et du cancer des ovaires étaient également supérieurs.

Un grand espoir pour les patients malades du cancer

Aujourd’hui, une société américaine, MBVax, a repris les recherches sur les Toxines de Coley.
Bien qu’elle n’ait pas encore mené les études à grande échelle nécessaires à leur commercialisation, 70 personnes ont bénéficié de cette thérapie entre 2007 et 2012.
Les effets ont été si positifs que la grande revue scientifique Nature s’en est fait l’écho au mois de décembre 2013 [1]. L’information a également été reprise par le magazine français Le Point, le 8 janvier 2014 [2].
Les personnes qui ont pu bénéficier de cette thérapie non-homologuée étaient des personnes touchées par des cancers en phase terminale, dont des mélanomes, des lymphomes, des tumeurs malignes dans le sein, la prostate, les ovaires. Il est d’usage en effet dans les hôpitaux de permettre aux personnes dans des situations très difficiles de se tourner vers des thérapies innovantes, qui sont refusées aux autres.
Malgré l’extrême gravité de ces cancers, les Toxines de Coley provoquèrent une diminution des tumeurs dans 70 % des cas, et même une rémission complète dans 20 % des cas, selon MBVax.
Le problème auquel la compagnie se heurte aujourd’hui est que, pour mener les essais à grande échelle exigés par la réglementation actuelle et construire une unité de production aux normes européennes ou nord-américaines, les besoins de financement se chiffrent en… centaines de millions de dollars.
Ce qui était possible en 1890 dans le cabinet d’un simple médecin new-yorkais passionné par sa mission est aujourd’hui devenu quasi-impossible dans notre monde hyper-technologique et hyper… étouffé par les réglementations.
Espérons qu’un chercheur saura trouver les arguments propres à convaincre les experts des comités qui président à l’avenir de notre système de santé, qu’un peu d’audace et un peu de liberté sont indispensables pour permettre le progrès et sauver des vies. Mais ça, je doute que les bureaucrates qui nous gouvernent le comprennent facilement.
A votre santé !

Saviez-vous?

Ail
Saviez-vous que les consommateurs réguliers d’ail développent des enzymes qui favorisent la diminution de l’odeur ? Si vous n’en consommez qu’occasionnellement, rappelez-vous que le persil frais aide à rafraîchir l’haleine!
Saviez-vous que certaines personnes ont de la difficulté à digérer l’ail ? Si c’est votre cas, favorisez l’ail cuit à l’ail cru, dégermez-le ou encore frottez le fond de votre casserole avec la gousse sans l’intégrer à la recette.
Connaissez-vous la valeur nutritive de l’ail ? Elle contient des composés phytochimiques soufrés, libérés lorsque la gousse est écrasée, broyée ou coupée, qui pourraient aider à la prévention de différents types de cancers dont ceux du système digestif.
Artichaut
Valeurs nutritives
Si l'artichaut re présente seulement entre 40 et 50 calories, il contient par contre des glucides, dont l'inuline, qui se transforme dans l'organisme en sucre naturel directement assimilable, une bonne source énergétique pour les enfants et les sportifs.
Asperge
Saviez-vous que l’asperge contient du bêta-carotène, de la lutéine et de la zéaxanthine ? Ce sont trois pigments de la famille des caroténoïdes ayant un pouvoir antioxydant.
Saviez-vous que l’asperge blanche est une asperge qui n’a pas développé sa chlorophylle puisqu’elle a poussé à l’abri de la lumière ?
Savez-vous la valeur nutritive de l'asperge ?Pour 125 ml (½ tasse) cuites : Énergie : 20 kcal, Glucides : 4g, Fibres : 2g (source de fibres)Folates : 60% de l’AQR (excellente source de folates)Vitamine K : 60% de l’AQR (excellente source de vitamine K)Vitamine A : 10% de l’AQR (source de vitamine A)
Aubergine
Saviez que la moussaka c’est l’équivalent grec de notre traditionnel pâté chinois ? Plutôt que «steak, blé d’inde, patate», elle est composée d’aubergines, de viande hachée (bœuf ou agneau) et de béchamel.
Saviez-vous que la peau des aubergines les plus colorées est riche en anthocyanidines, le même type de pigment au pouvoir antioxydant qu’on retrouve dans les bleuets ?
Savez-vous la valeur nutritive de l'aubergine ?Pour 125 ml (½ tasse) cuite : Énergie : 20 kcal, Glucides : 5g, Fibres 1gCuivre : 6% de l’AQR (source de cuivre)
Bleuet
Saviez-vous que les bleuets figurent parmi les petits fruits les plus riches en antioxydants ? Les différents flavonoïdes qu’ils contiennent peuvent aider à prévenir certaines maladies reliées au vieillissement dont les maladies du cœur et les cancers.
Saviez-vous que les bleuets accompagnent bien les plats salés ? Essayez-les en chutney ou en accompagnement d’un filet de porc ou d’une poitrine de poulet !
Savez-vous la valeur nutritive du bleuet ?Pour 125 ml (½ tasse) frais :Énergie : 45 kcal, Glucides : 11g, Fibres : 2g (source de fibres)Vitamine C : 10% de l’AQR (source de vitamine C)
Brocoli
Saviez-vous que le brocoli contient plusieurs composés pouvant aider à la prévention de certains types de cancers ? Parmi ceux-ci, il y a le sulforaphane, libéré au cours de la mastication du brocoli !
Saviez-vous que les tiges du brocoli se consomment une fois pelées ? Elles sont savoureuses ajoutées à vos sautés de légumes, en papillote ou poêlées dans un peu d’huile d’olive !
Savez-vous la valeur nutritive du brocoli ?Pour 125 ml (½ tasse) cuit :Énergie : 30 kcal, Glucides : 6g, Fibres : 2g (source de fibres)Vitamine K : 150% de l’AQR (excellente source de vitamine K)Vitamine C : 90% de l’AQR (excellente source de vitamine C)Vitamine A : 20% de l’AQR (bonne source de vitamine A)
Champignons
Saviez-vous que comme les champignons se gorgent facilement d’eau, il est préférable de les nettoyer délicatement avec une petite brosse prévue à cet effet ou encore avec du papier absorbant humide plutôt que de les passer sous le robinet ?
Saviez-vous que les champignons ne sont pas des légumes comme les autres ? En effet, ils n’ont ni feuille, ni fleur, ni racine et ni graine ! Ils se nourrissent de la matière organique dans laquelle ils poussent ! Les champignons auraient la capacité de stimuler notre système immunitaire.
Savez-vous la valeur nutritive du champignon ?Pour 125 ml (½ tasse) cru :Énergie : 10 kcal, Glucide : 2g, Fibres : 1gVitamine D : 20% de l’AQR (bonne source de vitamine D)Cuivre : 8% de l’AQR (source de cuivre)
Chou de Bruxelles
Saviez-cous que le chou de Bruxelles est un des crucifères les plus riches en glucosinolates, de précieux composés phytochimiques qui auraient un effet protecteur contre plusieurs types de cancers ?
Saviez-vous que les choux de Bruxelles cuits trop longuement perdent une bonne partie de leurs composés pouvant aider à la prévention des cancers ? Favorisez les cuissons rapides à la vapeur ou dans une petite quantité d’eau !
À quoi ressemble-t-il? C'est un chou format miniature se présentant en gappes sur une tige centrale très rigide.
Savez-vous la valeur nutritive du chou de Bruxelles ? Pour 125 ml (½ tasse) cuits :Énergie : 30 kcal, Glucides : 6g, Fibres : 3g (source de fibres)Vitamine K : 140% de L’AQR (excellente source de vitamine K)Vitamine C : 90% de l’AQR (excellente source de vitamine C)Folates : 25% de l’AQR (excellente source de folates)
Fraise
Saviez-vous que les fraises sont riches en composés au pouvoir antioxydant! Parmi ceux-ci, elles contiennent des anthocyanidines et de l’acide ellagique, deux flavonoïdes pouvant aider à la prévention des maladies du cœur et de certains cancers.
Saviez-vous que les fraises font bon mariage avec des saveurs peu habituelles pour des fruits? En effet, elles sont savoureuses avec du basilic frais, avec du poivre noir ou encore avec un mince filet d’un bon vinaigre balsamique!
Savez-vous la valeur nutritive de la fraise?Pour 125 ml (½ tasse) cru :Énergie : 30 kcal, Glucides : 7g, Fibres : 2g (source de fibres)Vitamine C : 90 % de l’AQR (excellente source de vitamine C)Manganèse : 15 % de l’AQR (bonne source de manganèse)Folates : 10 % de l’AQR (source de folates)

Hypocondriaque (malade imaginaire)

Définition

L'hypocondrie consiste à se croire malade, à partir d'une invention ou d'une exagération de symptômes bénins. Malade imaginaire, l'hypocondriaque peut nourrir une telle crainte de sa condition... qu'il se rend vraiment malade ! 

Symptômes

L'hypocondriaque est persuadé qu'il est atteint d'une maladie, généralement grave de type cancer. Le diagnostic rassurant d'un médecin ne change rien... ou plutôt, l'hypocondriaque va changer de médecin car il est persuadé que son mal terrible a été ignoré.

L'hypocondrie prend une telle proportion qu'elle affecte la vie sociale, familiale et professionnelle. Parfois, elle débouche sur le stress, l'anxiété, la dépression, la panique... et de vrais problèmes de santé. Le moindre signe est surinterprété : toux, plaie, pouls un peu accéléré, douleur même faible et fugace... Chaque événement assez anodin et fréquent devient le symptôme d'une pathologie cachée.

Caractéristiques

L'hypocondrie frappe les hommes autant que les femmes. Elle peut avoir pour facteur déclenchant la maladie ou la mort d'un proche, surtout dans l'enfance. L'absentéisme professionnel et la surconsommation de médicaments forment les complications sociales et médicales les plus fréquentes.

Prévalence, évolution

On estime que 4 à 9 % des consultations en médecine générale sont sans objet réel : la tendance à l'hypocondrie est donc très répandue ! Mais les patients hypocondriaques, qui vivent littéralement enfermés dans la hantise de la maladie, sont beaucoup plus rares.

L'hypocondrie peut apparaître dès l'enfance, mais le pic d'incidence se situe plutôt entre 20 et 30 ans.

L'évolution de l'hypocondrie est très variable : certains patients font une crise limitée sur quelques mois et quelques années, puis retrouvent l'équilibre. D'autres restent durablement prisonniers de leurs maladies imaginaires.

Testez vous

Une mauvaise toux qui traîne : vous imaginez déjà un cancer des poumons ? Etes-vous du genre à prendre le moindre bobo au sérieux ?

La recherche future sur la guérison du VIH

Les nouvelles données danoises suscitent de l'intérêt pour la recherche future sur la guérison du VIH

Comme nous l'avons mentionné dans notre dernier numéro de Nouvelles CATIE, des chercheurs danois étudient actuellement des moyens potentiels de guérir l'infection au VIH en utilisant le médicament anticancéreux expérimental panobinostat. Les résultats provisoires de leur essai clinique sur ce médicament seront présentés plus tard cette année à l'occasion d'une conférence internationale. Entre-temps, les chercheurs danois mènent une autre étude intéressante sur la guérison du VIH qui n'a peut-être pas reçu l'appréciation qu'elle mérite. Cette autre recherche est le sujet du présent numéro de Nouvelles CATIE. Mais avant d'en parler en détail, une mise en contexte s'impose.

Tirer une leçon de l'histoire

Vers la fin des années 1800, le chirurgien new-yorkais William Coley a commencé des expériences pour évaluer l'impact de l'induction d'infections bactériennes sur le cours de certains cancers touchant les humains. Spécifiquement, il a délibérément causé de graves infections de la peau en utilisant la bactérie Streptococcus et d'autres. Le chirurgien a conçu cette idée après avoir observé que certains patients atteints de cancer bénéficiaient d'une rémission inattendue de leur maladie lorsqu'ils contractaient certaines infections bactériennes. Rappelons toutefois que les conséquences des infections bactériennes graves pouvaient être dangereuses à l'époque d'avant les antibiotiques. Pour cette raison, le Dr Coley et ses collègues ont finalement utilisé des injections de bactéries tuées par la chaleur (un mélange appelé toxines de Coley). Cela a donné lieu à un succès limité auprès de patients rigoureusement sélectionnés atteints de certains cancers. Il faut se rappeler qu'à l'époque en question, les essais cliniques n'étaient pas fondés sur des statistiques rigoureuses et manquaient généralement une structure randomisée et contrôlée.

Effets secondaires

Cette thérapie avait pour effet initial de causer les symptômes d'une grave maladie pseudo-grippale. Dans l'heure suivant l'injection du vaccin, les patients avaient des frissons graves mais temporaires, suivis d'une forte fièvre. Ces symptômes et d'autres s'estompaient dans les 12 à 24 heures suivant l'injection. Certains patients recevaient le vaccin tous les jours, alors que d'autres le recevaient tous les deux jours pendant des semaines ou des mois, après quoi l'administration des injections s'espaçait et prenait fin graduellement, selon la réponse du cancer.
Vers la fin du 20e siècle, les chercheurs se doutaient que ces vaccins bactériens agissaient en stimulant l'organisme de sorte qu'il produisait un mélange de messagers chimiques appelés cytokines qui mettaient le système immunitaire en garde contre la présence du cancer. De plus, ces cytokines renforçaient la capacité des cellules immunitaires de détruire certains cancers.

Souches bactériennes affaiblies

Quand le Dr Coley est mort, l'intérêt général pour ses vaccins bactériens a diminué. De nos jours, certains chercheurs sont au courant du potentiel du travail fait par le Dr Coley. Mentionnons, par exemple, que des extraits bactériens sont maintenant utilisés pour le traitement de certains cas de cancer de la vessie. Dans cet exemple, les médecins utilisent des souches affaiblies de bactéries s'apparentant à celles à l'origine de la tuberculose. Il s'agit d'une souche de bactérie appelée BCG. Cette dernière stimule le système immunitaire dans la vessie de sorte qu'il s'attaque au cancer. La BCG est également utilisée pour fabriquer un vaccin préventif contre la tuberculose, mais ce vaccin n'est pas très efficace et est rarement utilisé dans les pays à revenu élevé de nos jours.
Dans les années 1980, des chercheurs japonais qui travaillaient avec la BCG ont constaté que l'exposition des cellules immunitaires à l'ADN bactérien améliorait la capacité des cellules à s'attaquer aux tissus cancéreux. Dans les années 90, des médecins japonais ont mené un essai clinique sur l'ADN bactérien pour traiter des patients atteints de cancer. Leurs résultats étaient prometteurs dans l'ensemble, car 43 % des 75 patients ont répondu au traitement. Toutefois, comme il est très difficile de créer des concentrations sûres et uniformes d'extraits d'ADN dérivés de la BCG, le ministère de la Santé et du Bien-être du Japon a rejeté la demande d'homologation pour ce genre de thérapie.

Patron reconnu

Vers le milieu des années 1990, le médecin-investigateur Arthur Krieg, MD, et d’autres chercheurs tentaient de comprendre précisément comment des extraits bactériens comme ceux utilisés par le Dr Coley pouvaient avoir un impact si considérable sur le système immunitaire et les cellules cancéreuses. Dans le cadre d'expériences de laboratoire, les chercheurs exposaient des cellules immunitaires à de minuscules fragments d'acides nucléiques (bandes d'ADN) apparaissant lors d'infections bactériennes. Cette exposition aux acides nucléiques bactériens incitait les cellules à lancer une réponse immunitaire protectrice. Des recherches poussées ont révélé qu'un segment des petits fragments d'acide nucléique était commun à de nombreuses bactéries et déclenchait une réponse protectrice de la part du système immunitaire lorsque celui-ci rencontrait différentes espèces de bactéries. Cela se produisait parce que des récepteurs spécialisés appelés TLR (récepteurs Toll) permettaient au système immunitaire de reconnaître un patron dans l'acide nucléique des bactéries.

Reconnaître les virus et les cancers

Les TLR font partie du système d'avertissement de l'organisme qui signale l'invasion par des germes. Il existe différents LTR qui servent à reconnaître différents patrons dans différentes sortes de germes. Le TLR-9 est particulièrement important, car les chercheurs ont découvert qu'il aidait le système immunitaire à s'apercevoir de la présence d'infections virales comme le VIH, le VHB (virus de l'hépatite B) et le VPH (virus du papillome humain). Ces trois virus peuvent causer des dysfonctions immunitaires de divers degrés chez l'humain et sont associés à un risque accru de certains cancers. De plus, ces infections virales particulières affaiblissent la capacité des TLR-9 à alerter le système immunitaire lorsque des virus ou des tumeurs sont présents. En partie à cause de l'affaiblissement de l'activité des TLR-9 et à d'autres dysfonctions immunologiques probables associés à ces infections, le système immunitaire n'est pas en mesure de maîtriser ou d'éradiquer ces virus et les tumeurs qui y sont associées.

CpG — une approche raffinée

Comme nous l'avons mentionné plus tôt, l'exposition aux extraits bactériens comme les toxines de Coley peut causer des symptômes désagréables. Une approche plus raffinée pour provoquer des réponses immunitaires protectrices a recours à des bandes d'ADN artificiellement créées qui imitent les patrons observés dans l'ADN bactérien et viral. On appelle ces bandes d'acides nucléiques artificielles des CpG.
Des chercheurs dans plusieurs pays ont éprouvé l'innocuité générale et l'efficacité préliminaire du CpG 7909 (également appelé agatolimod, PF-3512676 et ProMune). Ce composé interagit avec le TLR-9 et semble en accroître l'efficacité, de sorte qu'il active le système immunitaire à mieux déceler et combattre les infections virales et peut-être certaines tumeurs. Plusieurs essais cliniques ont été menés sur le CpG 7909 auprès de patients séronégatifs atteints de cancer. Plusieurs essais cliniques de petite envergure et deux essais cliniques de grande envergure (recrutant un total d’environ 1 600 patients atteints de cancer du poumon à un stade avancé qui recevaient de la chimiothérapie) ont été menés sur le CpG 7909 auprès de patients séronégatifs. Lors de ces essais, le médicament semblait généralement sans danger, mais il semblait avoir un effet anticancéreux très limité.

CpG 7909 — testé auprès de volontaires séropositifs au Canada

Au cours de la décennie dernière, une équipe de chercheurs à l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa ont testé le CpG 7909 chez des personnes vivant avec le VIH. Aux fins de leurs expériences, les chercheurs utilisaient de très faibles doses de CpG en association avec le vaccin anti-hépatite B. L'équipe a constaté que la combinaison de ce composé et du vaccin renforçait la réponse du système immunitaire au vaccin et que cette réponse a duré longtemps. Le CpG 7909 était généralement sécuritaire et ne causait que des effets secondaires temporaires (rougeur et enflure au site de l'injection).

La nouvelle étude danoise

Il y a plusieurs années, une équipe de chercheurs à l'Université Aarhus au Danemark a mené une étude randomisée et contrôlée contre placebo pour comparer l'effet d'un vaccin contre la pneumonie, avec ou sans le CpG 7909, chez 97 personnes séropositives qui suivaient une thérapie anti-VIH (couramment appelée multithérapie ou TAR). Lors de cette étude, l'injection de 1 mg de CpG 7909 au début de l'étude et au troisième et au neuvième mois de l'essai a considérablement renforcé la réponse immunitaire au vaccin.
L'équipe danoise a poussé plus loin sa recherche. Après la conclusion de l'étude, les chercheurs ont ré-analysé des échantillons de sang entreposés qu'ils avaient recueillis auprès d'un sous-groupe de participants. Cette ré-analyse avait pour objectif d'évaluer l'impact que l'exposition au CpG 7909 aurait eu sur la proportion de cellules infectées par le VIH dans le sang. L'équipe a agi de la sorte parce que des études de laboratoire effectuées plusieurs années auparavant sur des cellules et le VIH avaient révélé que plusieurs CpG avaient à la fois la capacité de stimuler la réplication du VIH dans les cellules infectées au repos et d'interférer avec la capacité du VIH de causer de nouvelles infections.
L'équipe danoise a constaté que la proportion de cellules infectées par le VIH chutait de 12 % après chaque injection de CpG. Ce résultat laisse croire que l’exposition régulière au CpG 7909 peut réduire le nombre de cellules infectées par le VIH dans l’organisme. Les chercheurs appellent ce nombre de cellules le « réservoir » et, en théorie, un plus petit réservoir devrait faciliter la guérison du VIH à longue terme. Toutefois, des essais cliniques distincts seront nécessaires pour évaluer cette possibilité, car aucune personne traitée par injections de CpG n'a guéri.
Par contre, chez les participants du groupe placebo, la proportion de cellules infectées par le VIH demeurait plus ou moins stable. De plus, il semblait que les cellules T tueuses (appelées les cellules CD8+) des participants recevant les injections de CpG étaient plus actives contre le VIH. On n'a détecté aucune augmentation du nombre d'anticorps anti-VIH chez les participants.
Selon les chercheurs, le CpG 7909 était « généralement bien toléré », provoquant seulement des effets secondaires légers au site des injections (douleur, enflure, rougeur, ecchymose). Dans certains cas, il y avait aussi des symptômes pseudo-grippaux temporaires (fièvre, douleurs articulaires, frissons et fatigue); ces derniers étaient d'intensité « modérée à grave » chez 76 % des participants. L'exposition au CpG ne faisait pas diminuer le compte de cellules CD4+ et, dans certains, il y avait des augmentations très faibles et temporaires de la charge virale. Aucun des participants n'avait une charge virale détectable (c’est-à-dire, supérieure à la barre des 50 copies/ml) lors de deux tests sanguins consécutifs. Des analyses poussées ont révélé que le CpG 7909 ne causait pas de toxicité aux systèmes organiques majeurs comme la moelle osseuse, le foie ou les reins.

Appel à la prudence

Les résultats de cette ré-analyse danoise sont modestes mais prometteurs. Il faut toutefois les interpréter avec prudence pour au moins les raisons suivantes :
  • Au mieux, la ré-analyse des données d'une étude conçue à une autre fin peut donner des résultats intéressants. Elle ne permet pas de tirer des conclusions définitives. Les résultats de l'étude danoise pourront toutefois être utilisés pour concevoir un essai clinique visant à évaluer l'impact du CpG 7909 sur les proportions de cellules infectées par le VIH, peut-être en recrutant davantage de participants pour une plus longue période.
  • La ré-analyse comporte d'autres lacunes : elle n'avait pas été formellement conçue pour évaluer l'impact du CpG sur la capacité du système immunitaire à détecter et à détruire les cellules infectées par le VIH. Ainsi, les chercheurs ne sont pas certains comment l'exposition répétée au CpG 7909 aurait réduit le nombre de cellules infectées par le VIH.
Une chose est claire : personne n'a été guéri du VIH par l'exposition répétée au CpG 7909 sur une période de 10 mois. De plus, une telle guérison — avec cette thérapie ou toute autre — n'est pas imminente. Il faudra faire beaucoup plus de recherche sur ce composé prometteur, peut-être en association avec d'autres médicaments expérimentaux auprès de personnes séropositives sous multithérapie.

Problèmes d'accès au CpG 7909

Le CpG 7909 a été mis au point par le Coley Pharmaceutical Group, qui a été acquis en 2011 par la compagnie pharmaceutique Pfizer, ainsi que les droits d'expérimentation commerciale de CpG 7909 auprès de l'humain. Pfizer développe actuellement une nouvelle molécule CpG qui a récemment fait l’objet d'essais cliniques. Toutefois, l’entreprise ne fournit pas cette molécule aux groupes de l’extérieur à des fins d’essai. Le CpG 7909 se trouve dans les vaccins contre le cancer mis au point par GlaxoSmithKline ainsi que dans d’autres vaccins anticancéreux développés par des chercheurs universitaires. Bien que des essais cliniques sur le CpG 7909 soient en cours auprès de personnes séronégatives, Pfizer n’a pas adopté la politique de Coley de fournir le composé aux chercheurs universitaires pour leurs recherches. En attendant que cette situation change, il est peu probable que le CpG 7909 sera testé chez des personnes séropositives dans le cadre d'essais cliniques.

Loin de baisser les bras

Bien que les chercheurs danois ne puissent se procurer de CpG à l'heure actuelle pour faire des essais cliniques chez l'humain, ils n'abandonnent pas la recherche d'un remède curatif contre le VIH. Ils ont au moins une autre approche à un remède. À l'heure actuelle, ils collaborent avec d'autres chercheurs d'Australie, de Suède et des États-Unis pour éprouver un médicament qui, espérons-le, saura chasser le VIH de ses cachettes.  Cette approche a le potentiel de réduire le nombre de cellules infectées par le VIH dans le corps et de faciliter possiblement les tentatives de guérison futures. Le médicament à l'étude est un traitement anticancéreux expérimental appelé panobinostat, qui est fabriqué par la compagnie pharmaceutique Novartis. Le panobinostat appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs de l'HDAC. Les résultats provisoires de l'étude danoise sur le panobinostat seront publiés plus tard cette année. Pour en savoir plus sur les inhibiteurs de l'HDAC et leur potentiel et les défis posés par la recherche d'un remède contre le VIH, consultez TraitementSida 196.

Mise en contexte de la recherche sur la guérison

Le chemin qui mènera à la guérison ne sera pas facile et les défis seront nombreux. Certains d'entre eux sont connus, alors que d'autres ne surgiront qu'au fur et à mesure des expériences. Comme lors de toute aventure scientifique, il y aura des revers. Les premières expériences scientifiques qui auront lieu au cours des cinq à 10 prochaines années devraient être perçues comme exploratoires et leurs résultats comme préliminaires. Cette recherche s'efforcera de répondre à des questions scientifiques importantes qui serviront de base au travail des chercheurs dans leur recherche d'un remède contre le VIH. Entre-temps, les agences de financement devront faire preuve de patience et assurer un financement continu à mesure que les chercheurs assidus lutteront contre les nombreux défis qui vont jalonner leur chemin dans la quête d’un remède contre le VIH.
Remerciement
Nous tenons à remercier Ole Søgaard, MD, et ses collègues à l'Université Aarhus au Danemark et Arthur Krieg, MD, RaNA Therapeutics, Cambridge, Massachusetts, pour leur collaboration précieuse à la préparation de cet article.

Cancer : le remède oublié

Cancer : le remède oubliéNous sommes en 1890 à New York. Il fait nuit. Le Dr William Coley se tourne et se retourne dans son lit. La veille, ce jeune chirurgien de 28 ans a, pour la première fois, vu mourir une de ses patientes. Cette patiente, Elizabeth Dashiell, est morte d’un cancer des os. Et le Dr Coley est submergé par un sentiment de culpabilité et d’impuissance.
Au petit matin, il sort de chez lui. Mais au lieu de se rendre, comme d’habitude, au New York Cancer Hospital où il travaille, il décide de partir pour Yale. Yale est la grande université qui se trouve à deux heures de train au nord de la ville, dans l’état voisin du Connecticut. Yale était déjà, à l’époque, réputée mondialement pour sa faculté de médecine. La bibliothèque universitaire conserve des archives qui couvrent toutes les maladies connues à ce jour, décrivant précisément les cas de millions de malades.
C’est dans ce gisement prodigieux que le Dr Coley va rechercher des cas de « sarcome » semblables à celui qui a tué sa patiente. Le sarcome est une sorte de cancer. Le Dr Coley espère trouver des cas dans lesquels des patients, touchés par le même cancer que sa patiente, auraient guéri. Car il est convaincu qu’il existe, quelque part, un traitement qui aurait pu la sauver.
Plus de deux semaines durant, ses recherches sont vaines. Il épluche des kilos de dossiers poussiéreux. Mais la conclusion est toujours la même : patient décédé. Il commence à désespérer lorsqu’un soir, alors qu’il est sur le point d’abandonner, il fait une étonnante découverte.

Guérison mystérieuse

Le Dr Coley a mis la main, sans le savoir, sur un cas qui va révolutionner le traitement du cancer. Il découvre en effet le dossier médical complet d’un homme dont le sarcome a mystérieusement disparu après avoir attrapé une maladie infectieuse. Cette maladie, pratiquement disparue aujourd’hui, s’appelle l’érysipèle. C’est une infection de la peau due à une bactérie, le streptocoque. Elle se manifeste par de gosses plaques rouges, qui peuvent toucher le visage, mais plus souvent les jambes, et s’accompagne de fièvre. Mais ce n’est pas une maladie grave.
Aussitôt après avoir attrapé l’érysipèle, le sarcome de ce patient a donc brutalement disparu. Le Dr Coley chercha d’autres cas semblables et en trouva plusieurs dans les archives, dont certains remontaient à des centaines d’années : leur cancer (sarcome) avait disparu après une simple infection de peau !
Il découvrit que d’autres pionniers de la médecine comme Robert Koch (qui découvrit le fameux bacille de Koch, responsable de la tuberculose), Louis Pasteur, et le médecin allemand Emil von Behring, qui reçut le premier prix Nobel de médecine en 1901, avaient eux aussi observé des cas d’érysipèle coïncidant avec la régression spontanée de cancers.
Convaincu qu’il ne pouvait pas s’agir d’un hasard, le Dr Coley décida d’inoculer volontairement le streptocoque (bactérie) responsable de l’érysipèle à l’un de ses patients touché par le cancer de la gorge. L’expérience fut menée le 3 mai 1891 sur une homme appelé M. Zola. Immédiatement, son cancer régressa et l’état de santé de M. Zola s’améliora considérablement. Il retrouva la santé et vécut huit ans et demi de plus.
Le Dr Coley créa une mixture de bactéries mortes, donc moins dangereuses, appelée Toxines de Coley. Cette mixture était administrée par injection jusqu’à entraîner de la fièvre. Il fut observé que le remède était efficace, y compris dans le cas des cancers métastasés.

Un jeune de 16 ans sauvé du cancer

Le premier patient à recevoir les Toxines de Coley fut le jeune John Ficken, un garçon de 16 ans atteint d’une tumeur abdominale massive. Le 24 janvier 1893, il reçut sa première injection, qui fut répétée ensuite tous les deux ou trois jours, directement dans la tumeur. A chaque injection, il faisait une poussée de fièvre… et la tumeur régressait. Dès le mois de mai 1893, soit 4 mois plus tard, la tumeur n’avait plus qu’un cinquième de sa taille originelle. Au mois d’août, elle n’était pratiquement plus perceptible. John Ficken fut définitivement guéri du cancer (il mourut 26 ans plus tard d’un infarctus).

Comment cette découverte fut tuée dans l’œuf

Mais les Toxines de Coley se heurtèrent à un redoutable « concurrent » : le développement des machines à rayons radioactifs (radiothérapie), plus facilement industrialisables.
Coley lui-même s’équipa de deux machines de radiothérapie. Mais il conclut rapidement à leur moindre efficacité. Pendant quarante ans, il continua à utiliser avec succès les Toxines de Coley, jusqu’à sa mort le 16 avril 1936.
Le formidable business de la chimiothérapie prit ensuite le relais pour garantir que ce remède, bien plus simple, moins dangereux, et surtout beaucoup moins coûteux, reste dans les oubliettes de la médecine.

Le secret de l’île anti-cancer

Il existe des lieux où les habitants ne connaissent pas le cancer. Alimentation, style de vie mais aussi les dernières avancées de la recherches scientifique.

999 : les Toxines de Coley ressortent des cartons

L’histoire ne s’arrêta pas là, heureusement. En 1999, des chercheurs ouverts d’esprit reprirent les archives laissées par le Dr Coley. Ils comparèrent ses résultats avec ceux des traitements les plus modernes contre le cancer. Et ils s’aperçurent que ses résultats étaient supérieurs !
« Ce que Coley faisait pour les malades du sarcome à l’époque était plus efficace que ce que nous faisons pour ces mêmes malades aujourd’hui », déclara alors Charlie Starnes, chercheur chez Amgen, une des premières sociétés mondiales de biotechnologie, qui travaille en France avec l’Institut National du Cancer.
La moitié des patients de Coley touchés par le sarcome vivaient dix ans ou plus après le début du traitement, contre 38 % avec les thérapies les plus récentes. Ses résultats auprès des patients malades du cancer des reins et du cancer des ovaires étaient également supérieurs.

Un grand espoir pour les patients malades du cancer

Aujourd’hui, une société américaine, MBVax, a repris les recherches sur les Toxines de Coley.
Bien qu’elle n’ait pas encore mené les études à grande échelle nécessaires à leur commercialisation, 70 personnes ont bénéficié de cette thérapie entre 2007 et 2012.
Les effets ont été si positifs que la grande revue scientifique Nature s’en est fait l’écho au mois de décembre 2013 [1]. L’information a également été reprise par le magazine français Le Point, le 8 janvier 2014 [2].
Les personnes qui ont pu bénéficier de cette thérapie non-homologuée étaient des personnes touchées par des cancers en phase terminale, dont des mélanomes, des lymphomes, des tumeurs malignes dans le sein, la prostate, les ovaires. Il est d’usage en effet dans les hôpitaux de permettre aux personnes dans des situations très difficiles de se tourner vers des thérapies innovantes, qui sont refusées aux autres.
Malgré l’extrême gravité de ces cancers, les Toxines de Coley provoquèrent une diminution des tumeurs dans 70 % des cas, et même une rémission complète dans 20 % des cas, selon MBVax.
Le problème auquel la compagnie se heurte aujourd’hui est que, pour mener les essais à grande échelle exigés par la réglementation actuelle et construire une unité de production aux normes européennes ou nord-américaines, les besoins de financement se chiffrent en… centaines de millions de dollars.
Ce qui était possible en 1890 dans le cabinet d’un simple médecin new-yorkais passionné par sa mission est aujourd’hui devenu quasi-impossible dans notre monde hyper-technologique et hyper… étouffé par les réglementations.
Espérons qu’un chercheur saura trouver les arguments propres à convaincre les experts des comités qui président à l’avenir de notre système de santé, qu’un peu d’audace et un peu de liberté sont indispensables pour permettre le progrès et sauver des vies. Mais ça, je doute que les bureaucrates qui nous gouvernent le comprennent facilement.
A votre santé !

Concerts

VenueKings.com

Find Tickets for The Eagles at VenueKings.com! The Best Event Tickets in the Nation!

Get Fleetwood Mac Concert Tickets at VenueKings.com!