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11 juil. 2014

Alzheimer: des chercheurs découvrent une protéine qui jouerait un rôle capital dans le développement de la maladie

 

Alois Alzheimer, né le 14 juin 1864 à Marktbreit et mort le 19 décembre 1915 (à 51 ans) à Breslau (aujourd'hui Wrocław), est un médecin psychiatre, neurologue et neuropathologie allemand connu pour sa description de la maladie qui porte son nom.
Originaire d'une petite ville de Bavière, Marktbreit, il fait ses études de médecine à Tübingen, Berlin, Wurtzbourg et Francfort-sur-le-Main. Il passe sa thèse dans cette dernière ville en 1887 et y est nommé médecin dans l'hôpital psychiatrique. Il se marie en 1895 et a trois enfants, mais sa femme meurt en 1901. Après avoir été son assistant à Heidelberg, il suit Emil Kraepelin à Munich en 1903 et intègre son équipe de chercheurs au sein de la Clinique psychiatrique.Il devient membre de la société d'hygiène raciale, fondée en 1905 par, entre autres, Ernst Rüdin et Alfred Ploetz (promoteurs de l'hygiène raciale allemande).
Il fonde l'école de neuropathologie de Munich et est nommé professeur de psychiatrie à Breslau en 1912. Il décède à l'âge de 51 ans des suites des complications rénales et cardiaques d'un rhumatisme articulaire aigu. Il est enterré au cimetière principal de Francfort.
Le cas de Auguste Deter
Cette patiente, de 51 ans, est admise à l'hôpital de Francfort le 25 novembre 1901, atteinte d'une démence. Elle est suivie par le Dr. Alzheimer jusqu'à sa mort le 8 avril 1906. Il en examine alors le cerveau, y découvrant les anomalies des fibrilles qui deviendront caractéristiques de la maladie.
Il décrit pour la première fois les symptômes de la dégénérescence corticale et l'analyse histologique du cerveau en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. Par la suite, plusieurs autres médecins (Fisher en 1907, Bonfiglio en 1908, Perusini en 1909 qui réétudie le cerveau d'Auguste Deter) vont confirmer sa découverte. Alzheimer publie un deuxième cas identique en 1911.
C'est le psychiatre renommé Emil Kraepelin, qui est à l'époque responsable de la chaire de psychiatrie de Munich, qui propose par la suite de désigner ce type de démence par le nom de son collègue.
C'est une découverte capitale sur le fonctionnement de la maladie d'Alzheimer. Une équipe de l'Université de Harvard aux États-Unis a mis au jour l'existence d'une protéine dont le rôle serait primordial dans le développement de cette maladie. À terme, cette découverte devrait permettre de créer de nouvelles molécules capables de protéger le cerveau de l'apparition de la maladie.
À l'origine de cette petite révolution, un constat tout simple. Pourquoi la maladie d'Alzheimer affecte-t-elle principalement les personnes âgées, pour quelles raisons certaines personnes vivent au-delà de 100 ans avec un cerveau sain? La réponse à ces questions tient en quatre lettres: REST, le nom de code de la protéine identifiée par les chercheurs.
Une corrélation manifeste
Active pendant le développement du cerveau du fœtus, cette protéine est réenclenchée plus tard dans la vie afin de protéger les neurones d'agressions extérieures, à commencer par les effets anormaux de l'exposition à d'autres protéines. Or REST (pour RE1-Silencing Transcription factor) est absente chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de légers troubles cognitifs.
En analysant les bases de données cérébrales compilées grâce à d'autres études, les chercheurs se sont rendus compte que les cerveaux des jeunes adultes âgés de 20 à 35 ans contenaient peu de protéines REST. En revanche, ceux qui avaient entre 73 et 106 ans en avaient beaucoup. Et ces niveaux augmentaient à mesure que les personnes vieillissaient tant qu'ils ne développaient pas de démence.
Plus les symptômes empiraient, plus le niveau de protéines REST baissait. Chez les malades d'Alzheimer, le nombre de REST diminuait drastiquement dans des zones critiques du cerveau telles que le cortex préfrontal et l'hippocampe, responsables de l'apprentissage, de la mémoire et de l'organisation.
Vers de nouveaux traitements
"Nos travaux soulignent la possibilité que la présence d'ensembles de protéines anormales associées à la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies neurodégénératives ne suffisent pas à provoquer la démence; il faudrait aussi des failles dans le système de défense du cerveau", affirme le professeur de génétique Bruce Yankner et principal auteur de l'étude dans un communiqué.
"Si c'est le cas, cette découverte ouvre une nouvelle ère en termes de possibilités thérapeutiques pour les 5 millions d'Américains [2 millions d'ici 2020 en France, selon l'Inserm, ndlr.] qui vivent actuellement avec la maladie d'Alzheimer", continue le chercheur qui fut, pendant les années 1990, le premier à démontrer les effets toxiques de la protéine Bêta-amyloïde, principale mise en cause dans la maladie.
Selon les chercheurs, l'étude suggère qu'un niveau élevé de protéines REST permettraient à une personne de résister à la maladie d'Alzheimer.
"Si l'on pouvait activer ce gène [qui code la production de la protéine REST, ndlr.] de résistance aux agressions avec des médicaments, on pourrait appréhender la maladie beaucoup plus tôt", continue Yankner. "Puisque cette maladie se manifeste tard dans la vie, repousser son apparition ne serait-ce que de quelques années pourrait avoir un impact important".
"Une étude extrêmement importante"
Publiée mercredi 19 mars dans la prestigieuse revue Nature, cette étude pourrait contribuer à renouveler notre manière de considérer les maladies neurodégénératives. Plutôt que de se concentrer sur les modifications qui provoquent la maladie, les chercheurs se sont intéressés aux points faibles du système de défense du cerveau.
"C'est une étude extrêmement importante" a déclaré au New York Times le chercheur Li-Huei Tsai du Massachussets Institute of Technology, qui n'a pas pris part à l'étude. "C'est la première qui avance une explication plausible pour comprendre pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables à la maladie d'Alzheimer que d'autres.

"S'il s'agit d'une étude préliminaire, elle ouvre un boulevard qui n'a pas été considéré jusqu'alors", surenchérit le docteur Eric Reiman, directeurs exécutif du Banner Alzheimer's Institute, un institut de recherche et de prévention de la maladie. Si d'autres recherches sont nécessaires pour confirmer ou préciser le rôle joué par cette protéine, cette découverte ravive l'espoir des chercheurs de pouvoir, un jour, traiter cette maladie.

6 juil. 2014

La science a fait pousser des dents

DentLes dents qui poussent, tout le monde connaît, ce n'est techniquement pas complexe, il suffit... d'attendre. Bref, les scientifiques ont préféré faire pousser des dents à partir de cellules souches. C'était plus drôle.
Les cellules souches sont une manne pour les scientifiques, les possibilités et usages semblent sans limite, voire proches de la science-fiction.
Les chercheurs ont été en mesure de développer des dents dotées de racines viables. Il semble révolu le temps de la soupe et de la purée à 80 ans. Pour réaliser tel exploit, il ‘suffit’ d’un savant mélange de cellules de gencive humaine et de cellules souches de molaire de souris.
Les scientifiques ont extrait des cellules épithéliales de gencives et les ont mises en culture dans un laboratoire, ils les ont ensuite mixées avec les cellules issues des souris. Après une semaine, les chercheurs ont transplanté ce mélange dans le tissu de protection des reins de souris vivantes (sic… Bien que ce ne soit pas le débat).
Le résultat est bluffant, puisqu’un hybride de dent humaine a littéralement poussé, émail compris. La prochaine étape est évidemment de réussir cette prouesse sans la souris, qui pour le coup, doit bien grincer des dents.

14 mai 2014

TRAITEMENT DE L'INSUFFISANCE VEINEUSE SUPERFICIELLE

RAPPELS PRATIQUES ANATOMO PHYSIOLOGIQUES

La circulation veineuse assure le retour du sang veineux de la périphérie vers le cœur, soit du bas vers le haut en allant contre les forces de la gravité. La contraction et la fermeture des valves qui se trouvent sur les parois veineuses empêchent le sang de refluer vers le bas à l'état normal. Les muscles de la jambe qui participent à la marchent par leurs contractions constituent également ce que l'on appelle la pompe musculaire. Ces muscles par la compression qu'ils exercent sur le réseau veineux participe également au retour veineux vers le cœur.

En cas d'insuffisance veineuse, les valves ne fonctionnant pas correctement vont s'écarter, le sang va refluer vers la bas, entraînant une série de symptôme en rapport avec la dilatation et la stase du sang dans ces veines.

Sur le plan anatomique on distingue le réseau veineux superficiel du réseau veineux profond

Le réseau veineux superficiel draine seulement 10% du retour veineux. Le réseau veineux profond (en dessous du muscle) draine pour sa part 90% du retour veineux des membres inférieurs. Ces deux réseau veineux sont impliqués différemment dans les maladies veineuses.

Le réseau veineux superficiel des membres inférieurs.

RETOUR

PRISE EN CHARGE DE L'INSUFFISANCE VEINEUSE SUPERFICIELLE

L'insuffisance veineuse superficielle est une affection extrêmement fréquente puisqu'elle touche un tiers de la population des sujets actifs, la moitié de la population des retraités, et concerne quasiment une femme sur deux.

LES FACTEURS PREDISPOSANTS : "Voir la fiche conseil" L'hérédité : elle a un rôle très important. Il existe des familles de variqueux ce qui pose le problème de la prévention. Le rôle de la position : une profession en position debout immobile favorise l'apparition des varices. L'obésité La sédentarité et la constipation. L'exposition prolongée à des sources de chaleur (chauffage au sol, bains chauds, sauna) et au soleil sont également un facteurs de risques. Le sexe féminin est également un facteur de risque (du fait de l'imprégnation par les hormones, grossesse, contraception orale…)

LES SYMPTOMES : - L'interrogatoire va rechercher les symptômes qui motivent la consultation. - La lourdeur ou la pesanteur "Voir la fiche conseil" siégeant en particulier au niveau des jambes ou des mollets, ces symptômes sont accentués en fin de journée, juste avant les règles, ou en période de chaleur ou en position debout prolongée. Elles sont calmées par la marche et la position de jambes allongées ou surélevées. - Les douleurs : elles peuvent se situer sur le trajet des veines, due à une tension des parois de la veine. - Les crampes : elles existent y compris en position allongée, plus volontiers nocturnes. - Les impatiences : c'est une sensation d'engourdissements en position immobile, obligeant le patient à mobiliser ses jambes. - Le prurit (démangeaisons). - Les oedèmes :

Oedème

Les oedèmes : gonflement au niveau de la cheville ou de la jambe plus important en fin de journée, s'améliorant après une nuit de repos. L'œdème s'accompagne d'une sensation de gonflement et de tension.

- La gène esthétique :

Varicosités

La gène esthétique : elle représente également un motif de consultation fréquent.

L'EXAMEN CLINIQUE :

Inspection Varices

Il s'effectue en position debout sur un escabeau phlébologique bien exposé à la lumière.

A l'examen on va observer les trajets veineux superficiels à la recherche de dilatations de ceux-ci, on va également rechercher des veinules ou des dilatations veineuses isolées.

Trouble Trophique Examen Clinique

L'examen s'attachera à rechercher également un œdème présent au niveau du pied ou de la cheville, une pigmentation cutanée ou des troubles trophiques à type d'eczéma, dermite, ulcère ou cicatrice d'ulcères.

La palpation des veines va se faire sur les trajets des saphènes internes et externes, à la recherche d'une dilatation de ceux-ci.

L'ECHO DOPPLER VEINEUX DES MEMBRES INFERIEURS :

Appareil Echo Doppler

Il s'agit d'un examen non traumatisant, non douloureux qui permet grâce à un appareil à ultrasons de visualiser les vaisseaux (grâce à l'échographie) et d'enregistrer le sens et la vitesse du sang à l'intérieur de ces vaisseaux grâce au doppler couleur (image en couleur du flux sanguin dans le vaisseau sur l'image d'échographie), et doppler pulsé (image du spectre enregistré à l'intérieur du vaisseau). L'écho doppler constitue donc un véritable outil très performant qui a révolutionné l'étude et le diagnostic des maladies vasculaires. Il permet de visualiser l'ensemble des réseaux vasculaires, d'analyser les flux sanguins, d'établir de véritables cartographies veineuses.

Saphène interne normale

Il va explorer les veines profondes afin de vérifier de l'absence d'une thrombose veineuse récente ou séquellaire de thromboses anciennes.

Veine poplitée normale Thrombose veine poplitée

Au niveau des veines superficielles, l'examen va s'attacher à explorer : La saphène interne : à l'ostium (au niveau du pli de l'aine), mesure de la crosse de la saphène et recherche de sa continence, et sur son trajet au niveau de la cuisse et de la jambe.

Dilatation et reflux saphène interne

L'examen consiste à rechercher un reflux sur cette veine (retour du sang du haut vers le bas) après réalisation d'une manœuvre de compression au niveau des muscle du mollet créant un appel veineux de sang à contre courant qui est mis en évidence s'il existe une incontinence des valves. La toux ou un effort de poussée abdominale peuvent également déclencher ce reflux.

Dilatation et reflux saphène Spectre reflux saphène interne

L'examen va rechercher la distribution et l'alimentation des varices à partir de ce reflux mis en évidence sur un tronc saphène interne. L'examen est également réalisé au niveau de la saphène externe (qui se situe derrière la jambe). La crosse de la saphène externe est explorée au niveau du creux poplité (derrière le genou), et le tronc de la saphène externe derrière la jambe, également à la recherche d'un reflux et de varices.

Dilatation et reflux saphène externe

Au terme de cet examen, il est possible de s'assurer de l'absence d'anomalie du retour veineux profond, et au niveau du réseau veineux superficiel d'être fixé sur l'existence d'anomalies au niveau des saphène interne ou externe qui peuvent être responsable des varices. En fonction des résultats de cet examen il sera possible de fixer une indication thérapeutique à savoir si un traitement médical sera suffisant ou s'il faudra intervenir chirurgicalement.

LES COMPLICATIONS DES VARICES : Elles peuvent être aiguës :

- La rupture externe d'une varice provoquée par un traumatisme au niveau d'un paquet variqueux, elle s'accompagne d'une hémorragie externe qui peut être impressionnante et affoler le patient, dans ce cas il faut allonger le patient d'urgence, surélever la jambe atteinte, et placer un garrot en amont de l'hémorragie ce qui a pour effet de faire cesser immédiatement cette hémorragie. Parfois la rupture peut intervenir sans que l'hémorragie ne soit extériorisée, ce manifestant par une importante douleur avec un hématome ou une ecchymose. - La thrombose veineuse superficielle d'une varice correspond à l'apparition d'un caillot à l'intérieur de cette varice (du à la stase du sang). Elle se manifeste par l'apparition d'un cordon rouge chaud et inflammatoire sur le trajet de la varice. Elle peut s'étendre à une thrombose veineuse profonde.

Les complications chroniques :

Dermite Hypodermite Trouble trophique

La Dermite ocre : c'est la pigmentation des jambes au niveau de leurs parties inférieures.

Les hypodermites : c'est un trouble trophique lié à une inflammation et une détérioration du tissu sous cutané en rapport avec l'œdème et le manque d'oxygénation de la peau lié aux troubles circulatoires.

L'eczema variqueux : Lésions de la peau avec phénomènes de démangeaisons.

Les Ulcères veineux :

Ulcère Ulcère variqueux

L'ulcère siège le plus fréquemment au niveau du tiers inférieur de la jambe sur sa face interne. Il est peut douloureux ou non douloureux en l'absence de surinfection. A l'examen on appréciera son siège, sa taille que l'on mesurera, son étendue et sa profondeur, ainsi que l'état des bords de l'ulcère et l'état du fond de l'ulcère. La contention, la compression et le traitement des varices responsables de cet ulcère veineux sont des éléments capitaux dans le traitement et la cicatrisation de cet ulcère.

LE TRAITEMENT : Préventif :

Ce qu'il faut éviter : - les stations debout et assises prolongées - le piétinement - l'exposition prolongée aux sources de chaleur (soleil, bains chauds, sauna, chauffage par le sol) - vêtements trop serrés à la taille et à l'aine - les sports avec à coups (tennis, squatch, wolley-ball) - excès de poids, constipation. Ce qui est conseillé : - marcher tous les jours pendant au moins une demi-heure avec des bonnes chaussures souples, monter des escaliers, mobiliser les jambes. - faire des exercices quotidiens (pédalage, ciseaux) - pratiquer une activité physique douce (natation, vélo, gym) - surélever légèrement les jambes en position allongée (cales sous les pieds du lit pour la nuit) - rafraîchir les jambes en fin de journée (douche à l'eau froide ou tiède sur les jambes) - masser les jambes dans le sens du retour veineux (de la cheville vers le genou). Les Médicaments Veinoactifs : Cette classe thérapeutique se propose de restaurer une tonicité pariétale, de réduire l'œdème en renforçant la résistance des capillaires et en diminuant leur perméabilité. Ils améliorent également la circulation lymphatique qui peut subir la répercussion de l'insuffisance veineuse. Ils luttent également contre l'inflammation locale.

La Contention :

La contention est une arme thérapeutique très efficace dans le traitement de l'insuffisance veineuse, elle supprime la gêne fonctionnelle en supprimant la stase veineuse. La contention restitue par le biais d'une contre pression exercée au niveau des tissus une distensibilité normale aux parois veineuses que la maladie veineuse a rendu trop dispensible.

Les Scléroses :

Microsclerose

Le principe : l'injection d'un produit sclérosant dans une veine superficielle va déclencher une inflammation de la paroi veineuse qui va évoluer vers une fibrose de cette paroi.

Varice jambière antérieure

La Société Française de Phlébologie a rédigé un texte de recommandations, d'informations médicales avant la réalisation d'un traitement de varices par sclérothérapie.

Varice jambière postérieure

Afin d'être pleinement informé avant une sclérose de varices lisez attentivement ce document : Information médicale avant sclérothérapie Des injections sclérosantes peuvent être réalisées soit sur un tronc variqueux (tronc saphène) ou sur des varices collatérales des troncs saphènes.

Le traitement des varicosités :

Varicosités

- la microsclérose : Les varicosités ou télangectasies sont de fines dilatations de très fins vaisseaux situés dans la peau,

Trés fines varicosités

leur traitement repose essentiellement sur les microscléroses.

Microsclerose

La microsclérose consiste en l'injection d'un produit sclérosant très dilué à l'intérieur de ce vaisseau. Celui-ci va se rétracter et disparaître progressivement. Il y a peu de contre indications à ce traitement en dehors de très rares allergies au produit. L'injection des varicosités par un produit sclérosant n'est pas douloureuse en elle même seule la piqûre déclenche une douleur au point d'injection. Dans les suites d'une sclérose ou microsclérose trois types d'effets indésirables peuvent apparaître : La présence d'hématomes ou ecchymoses au point d'injection Des pigmentations sur le trajet des varicosités traitées Des micro caillots qui sont restés emprisonnés à l'intérieur du vaisseau, et qu'il est possible de retirer à la séance suivante en ponctionnant ceux-ci avec une simple aiguille. Les séances sont espacées d'environ 15 jours et sont effectuées zone par zone. Les micro scléroses peuvent être effectuées à toutes saisons de l'année cependant il ne faut pas s'exposer au soleil dans les 15 jours qui suivent une injection sclérosante afin de ne pas risquer d'engendrer une pigmentation de la peau au niveau du point d'injection ; Les veines réticulaires (veines vertes) qui sont souvent associées aux varicosités qu'elles contribuent à entretenir en alimentant celles-ci bénéficient du même traitement par sclérose.

- la thermocoagulation :

Thermocoagulation Télangectasies

C'est une technique qui consiste à faire disparaître de très fin vaisseaux situés dans le derme, qui ne sont plus accessibles à la micro sclérose, à partir d'impacts d'un courant haute fréquence qui par un phénomène thermique va entraîner la coagulation et la disparition de ces vaisseaux.

- le laser : "voir le chapitre laser"

Le Laser ou « light ampliphier by stimulated emission of radiation » est un amplificateur de lumière par émission stimulée de rayonnements électromagnétiques. Les lasers à colorant utilisent l'émission de fluorescence de colorants organiques excités par une lumière.

La Chirurgie : La décision d'un traitement chirurgical est prise après les données de l'examen clinique et de l'écho doppler veineux. En fonction du type d'indication, il est possible de réaliser soit une phlébectomie ambulatoire (image de gauche), soit un stripping des saphènes internes ou externes (image de droite).

Le traitement consiste à supprimer les varices visibles et le tronc veineux responsable du reflux. Cette intervention est réalisée par un chirurgien vasculaire sous anesthésie soit locale soit générale soit locorégionnale après echomarquage cutané.

13 mai 2014

Campylobacter jejuni

Les aliments produits au Canada sont parmi les plus salubres au monde, mais peuvent parfois être contaminés par des bactéries, comme la bactérie Campylobacter jejuni.

Qu'est-ce que la bactérie Campylobacter jejuni?

Campylobacter jejuni (C. jejuni) est une bactérie que l'on trouve couramment dans l'intestin des volailles, des bovins, des porcs, des rongeurs, des oiseaux sauvages et des animaux de compagnie, comme les chats et les chiens. On la trouve également dans l'eau de surface non traitée (contaminée par la présence de matières fécales dans l'environnement) et le fumier.

C. jejuni est le type de campylobactérie qui touche le plus souvent l'humain. Quand ils consomment des aliments infectés par C. jejuni, les humains peuvent contracter une maladie appelée campylobactériose. Comme pour d'autres maladies d'origine alimentaire, les symptômes de la campylobactériose peuvent s'apparenter à ceux d'une grippe intestinale, mais peuvent aussi entraîner une maladie grave avec des effets persistants.

Comment les gens tombent-ils malades?

Les animaux comme les humains peuvent être porteurs de la bactérie C. jejuni. Ils peuvent ensuite contaminer des aliments, des surfaces, d'autres animaux ou d'autres humains. Les aliments et les boissons peuvent être contaminés lorsqu'ils sont manipulés par une personne infectée, ou il peut y avoir contamination croisée lorsque des aliments crus ou des animaux ne sont pas manipulés de façon adéquate.

Généralement, les gens qui contractent la campylobactériose ont consommé des aliments contaminés. Les aliments suivants sont fréquemment contaminés par C. jejuni :

la viande crue ou insuffisamment cuite, comme la volaille, le boeuf, le porc et l'agneau le lait cru et les autres produits laitiers les légumes crus les mollusques et crustacés l'eau potable non traitée les oeufs crus

L'exposition à la bactérie C. jejuni est aussi associée au développement de :

le syndrome de Guillain-Barré (maladie auto-immune du système nerveux) le syndrome Reiter (maladie qui survient à la suite de l'infection d'une autre région du corps et qui peut provoquer l'arthrite chronique) le syndrome du côlon irritable (SCI) les infections de certaines parties du corps (circulation sanguine, septicémie, appendice, vésicule biliaire, système nerveux central, côlon, cœur, tractus urinaire, cavité abdominale)

Quels sont les symptômes et le traitement?

Saviez-vous que?

La maladie intestinale peut être causée par des virus, des bactéries et des parasites et donne généralement lieu à des vomissements et à la diarrhée. Les gens l'appellent souvent la grippe, mais elle n'est aucunement associée au virus de la grippe, qui cause des affections respiratoires.

L'infection à C. jejuni est associée à un vaste éventail de symptômes. Certaines personnes ne seront pas malades du tout, mais peuvent quand même transmettre la bactérie à d'autres personnes. D'autres penseront avoir une mauvaise grippe. Dans de rares cas, la personne devient gravement malade et doit être hospitalisée.

La plupart des personnes qui contractent la campylobactériose ont les symptômes suivants deux à cinq jours après l'infection (toutefois, les symptômes peuvent apparaître jusqu'à un mois après l'infection) :

diarrhée (souvent sanglante ou aqueuse) douleurs abdominales fièvre nausées vomissements (parfois)

Fait éclair

La campylobactériose est plus fréquente chez les enfants de moins de 5 ans et chez les jeunes adultes (15 à 29 ans) que chez les autres groupes d'âge.

La maladie peut durer jusqu'à dix jours, et la plupart des malades se rétablissent sans traitement. Comme pour toute maladie causant la diarrhée ou des vomissements, la personne infectée doit boire beaucoup de liquides pour remplacer les liquides organiques perdus et empêcher la déshydratation. N'importe qui peut contracter la campylobactériose, mais les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les jeunes enfants et les personnes âgées sont plus susceptibles de souffrir de complications graves.

Bien que les conséquences à long terme soient rares, certaines personnes peuvent présenter les affections suivantes :

la septicémie (une infection du système sanguin); une inflammation soudaine de la vésicule biliaire (se traduisant par une vive douleur abdominale); le syndrome de Guillain-Barré (maladie auto-immune du système nerveux); la méningite (inflammation du cerveau et de la moelle épinière); le syndrome Reiter (maladie qui survient à la suite de l'infection d'une autre région du corps et qui peut provoquer l'arthrite chronique);

Comment éviter de tomber malade?

Conseil sur la salubrité des aliments

Pour la cuisson du poulet ou de la dinde, il est préférable de faire cuire la farce dans un plat à part pour éviter la contamination croisée et une cuisson insuffisante. Pour obtenir plus d'information sur la cuisson de la volaille, consultez le site Volaille - Salubrité.

Les aliments contaminés par la bactérie C. jejuni ont une apparence, une odeur et un goût normaux. Heureusement, la cuisson adéquate des aliments permet de tuer la bactérie C. jejuni et beaucoup d'autres bactéries nocives.

Les conseils suivants vous aideront à réduire les risques que vous ou les membres de votre famille ne contractiez la campylobactériose :

Faites cuire les aliments à une température sécuritaire de cuisson interne mesurée à l'aide d'un thermomètre numérique. Il faut bien cuire la volaille et la viande et s'assurer qu'il n'y a plus de rose au centre. Si on vous sert un aliment mal cuit au restaurant, retournez-le. Achetez vos mollusques et crustacés auprès de fournisseurs de bonne réputation. Buvez de l'eau provenant d'une source d'approvisionnement fiable (traitée ou bouillie). N'achetez que des oeufs propres et non fêlés. Conservez les oeufs dans leur emballage original (afin d'en vérifier la date de péremption) et placez-les dans la section la plus froide du réfrigérateur, et non dans la porte. Ne buvez que du jus, du cidre, du lait et des produits laitiers pasteurisés. Le lait maternel est l'aliment le plus sûr pour le nourrisson. Dans le chariot d'épicerie et à la maison, séparez en tout temps la viande et la volaille crues des fruits, des légumes, des aliments cuits et des aliments prêts à manger. Lavez-vous les mains avant de manipuler des aliments. Lavez-vous les mains et nettoyez la planche à découper, les comptoirs, les couteaux et ustensiles après avoir préparé des aliments crus. Lavez les fruits et les légumes à fond sous une eau courante propre avant de les préparer et de les manger. Utilisez une brosse pour bien frotter les produits frais dont la peau est ferme ou rugueuse, comme les oranges, les cantaloups, les pommes de terre et les carottes. Ne placez jamais les aliments cuits dans l'assiette non lavée dans laquelle se trouvait la viande, la volaille ou le poisson cru. Lavez le thermomètre après chaque utilisation. Tenir les animaux loin des garde-manger et des surfaces de préparation des aliments. Vous devez vous laver soigneusement les mains avec de l'eau et du savon après avoir touché aux gâteries, aux aliments et aux jouets de vos animaux de compagnie ainsi qu'après avoir joué avec ces derniers ou ramassé leurs excréments. Si vous souffrez de campylobactériose ou de toute autre affection gastro-intestinale, évitez de préparer des aliments ou de verser de l'eau pour d'autres personnes.

Si le diagnostic confirme que vous souffrez de campylobactériose, assurez-vous d'en informer le service de santé publique ou que votre médecin le fera. Si de nombreux cas surviennent en même temps, cela signifie peut-être qu'un restaurant ou un aliment particulier présente un problème qu'il faut corriger.

De plus, ces pratiques alimentaires sûres vous permettront de réduire le risque de contracter la campylobactériose ou toute autre maladie d'origine alimentaire.

Conseil sur la salubrité des aliments

Utilisez des produits d'oeufs pasteurisés lorsque vous préparez des aliments qui contiennent habituellement des oeufs crus comme le lait de poule, la mayonnaise, la vinaigrette, la crème glacée et les mousses. La pasteurisation détruit la bactérie C. jejuni et d'autres bactéries nocives.

Que fait le gouvernement pour me protéger?

Au Canada, plusieurs organisations gouvernementales collaborent chaque jour afin d'assurer la salubrité de vos aliments :

SantéCanada élabore des normes et des politiques de salubrité des aliments pour aider à réduire le risque de maladies d'origine alimentaire. L'Agencecanadienne d'inspection des aliments (ACIA) assure le respect de ces politiques et de ces normes et procède à des inspections pour s'assurer que l'industrie alimentaire respecte les exigences en matière de salubrité. L'ACIA collabore avec Santé Canada pour s'assurer que les maladies d'origine alimentaire sont détectées immédiatement et que des mises en garde sont rapidement diffusées. L'Agencedelasantépublique du Canada étudie l'incidence et les causes des maladies au Canada, assure la surveillance des éclosions et coordonne les interventions en cas d'éclosion.

Le gouvernement du Canada ne ménage pas ses efforts pour protéger votre santé et assurer votre sécurité :

Nous exécutons le Pland'action quinquennal pour assurer la sécurité des produits alimentaires et de consommation pour renforcer et moderniser le système de sécurité du Canada et nous assurer que vous pouvez avoir confiance en la qualité et la salubrité des aliments, des produits de santé et des produits de consommation que vous achetez. Nous investissons 75 millions de dollars de plus dans le système d'assurance de la salubrité des aliments au Canada (qui s'ajoutent aux 113 millions de dollars investis en 2008) pour embaucher davantage d'inspecteurs, mettre à jour les technologies de laboratoire et améliorer les communications avec les Canadiens. Nous participons à des campagnes de sensibilisation du public sur les pratiques alimentaires sûres, comme le programme Soyezprudents avec les aliments du Partenariat canadien pour la salubrité des aliments, un programme qui invite les consommateurs canadiens à penser à la salubrité des aliments à chaque étape de la manipulation des aliments, de l'achat dans les épiceries jusqu'à la nouvelle cuisson des restes d'aliments

Alzheimer: des chercheurs découvrent une protéine qui jouerait un rôle capital dans le développement de la maladie

 

Alois Alzheimer, né le 14 juin 1864 à Marktbreit et mort le 19 décembre 1915 (à 51 ans) à Breslau (aujourd'hui Wrocław), est un médecin psychiatre, neurologue et neuropathologie allemand connu pour sa description de la maladie qui porte son nom.
Originaire d'une petite ville de Bavière, Marktbreit, il fait ses études de médecine à Tübingen, Berlin, Wurtzbourg et Francfort-sur-le-Main. Il passe sa thèse dans cette dernière ville en 1887 et y est nommé médecin dans l'hôpital psychiatrique. Il se marie en 1895 et a trois enfants, mais sa femme meurt en 1901. Après avoir été son assistant à Heidelberg, il suit Emil Kraepelin à Munich en 1903 et intègre son équipe de chercheurs au sein de la Clinique psychiatrique.Il devient membre de la société d'hygiène raciale, fondée en 1905 par, entre autres, Ernst Rüdin et Alfred Ploetz (promoteurs de l'hygiène raciale allemande).
Il fonde l'école de neuropathologie de Munich et est nommé professeur de psychiatrie à Breslau en 1912. Il décède à l'âge de 51 ans des suites des complications rénales et cardiaques d'un rhumatisme articulaire aigu. Il est enterré au cimetière principal de Francfort.
Le cas de Auguste Deter
Cette patiente, de 51 ans, est admise à l'hôpital de Francfort le 25 novembre 1901, atteinte d'une démence. Elle est suivie par le Dr. Alzheimer jusqu'à sa mort le 8 avril 1906. Il en examine alors le cerveau, y découvrant les anomalies des fibrilles qui deviendront caractéristiques de la maladie.
Il décrit pour la première fois les symptômes de la dégénérescence corticale et l'analyse histologique du cerveau en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. Par la suite, plusieurs autres médecins (Fisher en 1907, Bonfiglio en 1908, Perusini en 1909 qui réétudie le cerveau d'Auguste Deter) vont confirmer sa découverte. Alzheimer publie un deuxième cas identique en 1911.
C'est le psychiatre renommé Emil Kraepelin, qui est à l'époque responsable de la chaire de psychiatrie de Munich, qui propose par la suite de désigner ce type de démence par le nom de son collègue.
C'est une découverte capitale sur le fonctionnement de la maladie d'Alzheimer. Une équipe de l'Université de Harvard aux États-Unis a mis au jour l'existence d'une protéine dont le rôle serait primordial dans le développement de cette maladie. À terme, cette découverte devrait permettre de créer de nouvelles molécules capables de protéger le cerveau de l'apparition de la maladie.
À l'origine de cette petite révolution, un constat tout simple. Pourquoi la maladie d'Alzheimer affecte-t-elle principalement les personnes âgées, pour quelles raisons certaines personnes vivent au-delà de 100 ans avec un cerveau sain? La réponse à ces questions tient en quatre lettres: REST, le nom de code de la protéine identifiée par les chercheurs.
Une corrélation manifeste
Active pendant le développement du cerveau du fœtus, cette protéine est réenclenchée plus tard dans la vie afin de protéger les neurones d'agressions extérieures, à commencer par les effets anormaux de l'exposition à d'autres protéines. Or REST (pour RE1-Silencing Transcription factor) est absente chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de légers troubles cognitifs.
En analysant les bases de données cérébrales compilées grâce à d'autres études, les chercheurs se sont rendus compte que les cerveaux des jeunes adultes âgés de 20 à 35 ans contenaient peu de protéines REST. En revanche, ceux qui avaient entre 73 et 106 ans en avaient beaucoup. Et ces niveaux augmentaient à mesure que les personnes vieillissaient tant qu'ils ne développaient pas de démence.
Plus les symptômes empiraient, plus le niveau de protéines REST baissait. Chez les malades d'Alzheimer, le nombre de REST diminuait drastiquement dans des zones critiques du cerveau telles que le cortex préfrontal et l'hippocampe, responsables de l'apprentissage, de la mémoire et de l'organisation.
Vers de nouveaux traitements
"Nos travaux soulignent la possibilité que la présence d'ensembles de protéines anormales associées à la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies neurodégénératives ne suffisent pas à provoquer la démence; il faudrait aussi des failles dans le système de défense du cerveau", affirme le professeur de génétique Bruce Yankner et principal auteur de l'étude dans un communiqué.
"Si c'est le cas, cette découverte ouvre une nouvelle ère en termes de possibilités thérapeutiques pour les 5 millions d'Américains [2 millions d'ici 2020 en France, selon l'Inserm, ndlr.] qui vivent actuellement avec la maladie d'Alzheimer", continue le chercheur qui fut, pendant les années 1990, le premier à démontrer les effets toxiques de la protéine Bêta-amyloïde, principale mise en cause dans la maladie.
Selon les chercheurs, l'étude suggère qu'un niveau élevé de protéines REST permettraient à une personne de résister à la maladie d'Alzheimer.
"Si l'on pouvait activer ce gène [qui code la production de la protéine REST, ndlr.] de résistance aux agressions avec des médicaments, on pourrait appréhender la maladie beaucoup plus tôt", continue Yankner. "Puisque cette maladie se manifeste tard dans la vie, repousser son apparition ne serait-ce que de quelques années pourrait avoir un impact important".
"Une étude extrêmement importante"
Publiée mercredi 19 mars dans la prestigieuse revue Nature, cette étude pourrait contribuer à renouveler notre manière de considérer les maladies neurodégénératives. Plutôt que de se concentrer sur les modifications qui provoquent la maladie, les chercheurs se sont intéressés aux points faibles du système de défense du cerveau.
"C'est une étude extrêmement importante" a déclaré au New York Times le chercheur Li-Huei Tsai du Massachussets Institute of Technology, qui n'a pas pris part à l'étude. "C'est la première qui avance une explication plausible pour comprendre pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables à la maladie d'Alzheimer que d'autres.

"S'il s'agit d'une étude préliminaire, elle ouvre un boulevard qui n'a pas été considéré jusqu'alors", surenchérit le docteur Eric Reiman, directeurs exécutif du Banner Alzheimer's Institute, un institut de recherche et de prévention de la maladie. Si d'autres recherches sont nécessaires pour confirmer ou préciser le rôle joué par cette protéine, cette découverte ravive l'espoir des chercheurs de pouvoir, un jour, traiter cette maladie.

La science a fait pousser des dents

DentLes dents qui poussent, tout le monde connaît, ce n'est techniquement pas complexe, il suffit... d'attendre. Bref, les scientifiques ont préféré faire pousser des dents à partir de cellules souches. C'était plus drôle.
Les cellules souches sont une manne pour les scientifiques, les possibilités et usages semblent sans limite, voire proches de la science-fiction.
Les chercheurs ont été en mesure de développer des dents dotées de racines viables. Il semble révolu le temps de la soupe et de la purée à 80 ans. Pour réaliser tel exploit, il ‘suffit’ d’un savant mélange de cellules de gencive humaine et de cellules souches de molaire de souris.
Les scientifiques ont extrait des cellules épithéliales de gencives et les ont mises en culture dans un laboratoire, ils les ont ensuite mixées avec les cellules issues des souris. Après une semaine, les chercheurs ont transplanté ce mélange dans le tissu de protection des reins de souris vivantes (sic… Bien que ce ne soit pas le débat).
Le résultat est bluffant, puisqu’un hybride de dent humaine a littéralement poussé, émail compris. La prochaine étape est évidemment de réussir cette prouesse sans la souris, qui pour le coup, doit bien grincer des dents.

TRAITEMENT DE L'INSUFFISANCE VEINEUSE SUPERFICIELLE

RAPPELS PRATIQUES ANATOMO PHYSIOLOGIQUES

La circulation veineuse assure le retour du sang veineux de la périphérie vers le cœur, soit du bas vers le haut en allant contre les forces de la gravité. La contraction et la fermeture des valves qui se trouvent sur les parois veineuses empêchent le sang de refluer vers le bas à l'état normal. Les muscles de la jambe qui participent à la marchent par leurs contractions constituent également ce que l'on appelle la pompe musculaire. Ces muscles par la compression qu'ils exercent sur le réseau veineux participe également au retour veineux vers le cœur.

En cas d'insuffisance veineuse, les valves ne fonctionnant pas correctement vont s'écarter, le sang va refluer vers la bas, entraînant une série de symptôme en rapport avec la dilatation et la stase du sang dans ces veines.

Sur le plan anatomique on distingue le réseau veineux superficiel du réseau veineux profond

Le réseau veineux superficiel draine seulement 10% du retour veineux. Le réseau veineux profond (en dessous du muscle) draine pour sa part 90% du retour veineux des membres inférieurs. Ces deux réseau veineux sont impliqués différemment dans les maladies veineuses.

Le réseau veineux superficiel des membres inférieurs.

RETOUR

PRISE EN CHARGE DE L'INSUFFISANCE VEINEUSE SUPERFICIELLE

L'insuffisance veineuse superficielle est une affection extrêmement fréquente puisqu'elle touche un tiers de la population des sujets actifs, la moitié de la population des retraités, et concerne quasiment une femme sur deux.

LES FACTEURS PREDISPOSANTS : "Voir la fiche conseil" L'hérédité : elle a un rôle très important. Il existe des familles de variqueux ce qui pose le problème de la prévention. Le rôle de la position : une profession en position debout immobile favorise l'apparition des varices. L'obésité La sédentarité et la constipation. L'exposition prolongée à des sources de chaleur (chauffage au sol, bains chauds, sauna) et au soleil sont également un facteurs de risques. Le sexe féminin est également un facteur de risque (du fait de l'imprégnation par les hormones, grossesse, contraception orale…)

LES SYMPTOMES : - L'interrogatoire va rechercher les symptômes qui motivent la consultation. - La lourdeur ou la pesanteur "Voir la fiche conseil" siégeant en particulier au niveau des jambes ou des mollets, ces symptômes sont accentués en fin de journée, juste avant les règles, ou en période de chaleur ou en position debout prolongée. Elles sont calmées par la marche et la position de jambes allongées ou surélevées. - Les douleurs : elles peuvent se situer sur le trajet des veines, due à une tension des parois de la veine. - Les crampes : elles existent y compris en position allongée, plus volontiers nocturnes. - Les impatiences : c'est une sensation d'engourdissements en position immobile, obligeant le patient à mobiliser ses jambes. - Le prurit (démangeaisons). - Les oedèmes :

Oedème

Les oedèmes : gonflement au niveau de la cheville ou de la jambe plus important en fin de journée, s'améliorant après une nuit de repos. L'œdème s'accompagne d'une sensation de gonflement et de tension.

- La gène esthétique :

Varicosités

La gène esthétique : elle représente également un motif de consultation fréquent.

L'EXAMEN CLINIQUE :

Inspection Varices

Il s'effectue en position debout sur un escabeau phlébologique bien exposé à la lumière.

A l'examen on va observer les trajets veineux superficiels à la recherche de dilatations de ceux-ci, on va également rechercher des veinules ou des dilatations veineuses isolées.

Trouble Trophique Examen Clinique

L'examen s'attachera à rechercher également un œdème présent au niveau du pied ou de la cheville, une pigmentation cutanée ou des troubles trophiques à type d'eczéma, dermite, ulcère ou cicatrice d'ulcères.

La palpation des veines va se faire sur les trajets des saphènes internes et externes, à la recherche d'une dilatation de ceux-ci.

L'ECHO DOPPLER VEINEUX DES MEMBRES INFERIEURS :

Appareil Echo Doppler

Il s'agit d'un examen non traumatisant, non douloureux qui permet grâce à un appareil à ultrasons de visualiser les vaisseaux (grâce à l'échographie) et d'enregistrer le sens et la vitesse du sang à l'intérieur de ces vaisseaux grâce au doppler couleur (image en couleur du flux sanguin dans le vaisseau sur l'image d'échographie), et doppler pulsé (image du spectre enregistré à l'intérieur du vaisseau). L'écho doppler constitue donc un véritable outil très performant qui a révolutionné l'étude et le diagnostic des maladies vasculaires. Il permet de visualiser l'ensemble des réseaux vasculaires, d'analyser les flux sanguins, d'établir de véritables cartographies veineuses.

Saphène interne normale

Il va explorer les veines profondes afin de vérifier de l'absence d'une thrombose veineuse récente ou séquellaire de thromboses anciennes.

Veine poplitée normale Thrombose veine poplitée

Au niveau des veines superficielles, l'examen va s'attacher à explorer : La saphène interne : à l'ostium (au niveau du pli de l'aine), mesure de la crosse de la saphène et recherche de sa continence, et sur son trajet au niveau de la cuisse et de la jambe.

Dilatation et reflux saphène interne

L'examen consiste à rechercher un reflux sur cette veine (retour du sang du haut vers le bas) après réalisation d'une manœuvre de compression au niveau des muscle du mollet créant un appel veineux de sang à contre courant qui est mis en évidence s'il existe une incontinence des valves. La toux ou un effort de poussée abdominale peuvent également déclencher ce reflux.

Dilatation et reflux saphène Spectre reflux saphène interne

L'examen va rechercher la distribution et l'alimentation des varices à partir de ce reflux mis en évidence sur un tronc saphène interne. L'examen est également réalisé au niveau de la saphène externe (qui se situe derrière la jambe). La crosse de la saphène externe est explorée au niveau du creux poplité (derrière le genou), et le tronc de la saphène externe derrière la jambe, également à la recherche d'un reflux et de varices.

Dilatation et reflux saphène externe

Au terme de cet examen, il est possible de s'assurer de l'absence d'anomalie du retour veineux profond, et au niveau du réseau veineux superficiel d'être fixé sur l'existence d'anomalies au niveau des saphène interne ou externe qui peuvent être responsable des varices. En fonction des résultats de cet examen il sera possible de fixer une indication thérapeutique à savoir si un traitement médical sera suffisant ou s'il faudra intervenir chirurgicalement.

LES COMPLICATIONS DES VARICES : Elles peuvent être aiguës :

- La rupture externe d'une varice provoquée par un traumatisme au niveau d'un paquet variqueux, elle s'accompagne d'une hémorragie externe qui peut être impressionnante et affoler le patient, dans ce cas il faut allonger le patient d'urgence, surélever la jambe atteinte, et placer un garrot en amont de l'hémorragie ce qui a pour effet de faire cesser immédiatement cette hémorragie. Parfois la rupture peut intervenir sans que l'hémorragie ne soit extériorisée, ce manifestant par une importante douleur avec un hématome ou une ecchymose. - La thrombose veineuse superficielle d'une varice correspond à l'apparition d'un caillot à l'intérieur de cette varice (du à la stase du sang). Elle se manifeste par l'apparition d'un cordon rouge chaud et inflammatoire sur le trajet de la varice. Elle peut s'étendre à une thrombose veineuse profonde.

Les complications chroniques :

Dermite Hypodermite Trouble trophique

La Dermite ocre : c'est la pigmentation des jambes au niveau de leurs parties inférieures.

Les hypodermites : c'est un trouble trophique lié à une inflammation et une détérioration du tissu sous cutané en rapport avec l'œdème et le manque d'oxygénation de la peau lié aux troubles circulatoires.

L'eczema variqueux : Lésions de la peau avec phénomènes de démangeaisons.

Les Ulcères veineux :

Ulcère Ulcère variqueux

L'ulcère siège le plus fréquemment au niveau du tiers inférieur de la jambe sur sa face interne. Il est peut douloureux ou non douloureux en l'absence de surinfection. A l'examen on appréciera son siège, sa taille que l'on mesurera, son étendue et sa profondeur, ainsi que l'état des bords de l'ulcère et l'état du fond de l'ulcère. La contention, la compression et le traitement des varices responsables de cet ulcère veineux sont des éléments capitaux dans le traitement et la cicatrisation de cet ulcère.

LE TRAITEMENT : Préventif :

Ce qu'il faut éviter : - les stations debout et assises prolongées - le piétinement - l'exposition prolongée aux sources de chaleur (soleil, bains chauds, sauna, chauffage par le sol) - vêtements trop serrés à la taille et à l'aine - les sports avec à coups (tennis, squatch, wolley-ball) - excès de poids, constipation. Ce qui est conseillé : - marcher tous les jours pendant au moins une demi-heure avec des bonnes chaussures souples, monter des escaliers, mobiliser les jambes. - faire des exercices quotidiens (pédalage, ciseaux) - pratiquer une activité physique douce (natation, vélo, gym) - surélever légèrement les jambes en position allongée (cales sous les pieds du lit pour la nuit) - rafraîchir les jambes en fin de journée (douche à l'eau froide ou tiède sur les jambes) - masser les jambes dans le sens du retour veineux (de la cheville vers le genou). Les Médicaments Veinoactifs : Cette classe thérapeutique se propose de restaurer une tonicité pariétale, de réduire l'œdème en renforçant la résistance des capillaires et en diminuant leur perméabilité. Ils améliorent également la circulation lymphatique qui peut subir la répercussion de l'insuffisance veineuse. Ils luttent également contre l'inflammation locale.

La Contention :

La contention est une arme thérapeutique très efficace dans le traitement de l'insuffisance veineuse, elle supprime la gêne fonctionnelle en supprimant la stase veineuse. La contention restitue par le biais d'une contre pression exercée au niveau des tissus une distensibilité normale aux parois veineuses que la maladie veineuse a rendu trop dispensible.

Les Scléroses :

Microsclerose

Le principe : l'injection d'un produit sclérosant dans une veine superficielle va déclencher une inflammation de la paroi veineuse qui va évoluer vers une fibrose de cette paroi.

Varice jambière antérieure

La Société Française de Phlébologie a rédigé un texte de recommandations, d'informations médicales avant la réalisation d'un traitement de varices par sclérothérapie.

Varice jambière postérieure

Afin d'être pleinement informé avant une sclérose de varices lisez attentivement ce document : Information médicale avant sclérothérapie Des injections sclérosantes peuvent être réalisées soit sur un tronc variqueux (tronc saphène) ou sur des varices collatérales des troncs saphènes.

Le traitement des varicosités :

Varicosités

- la microsclérose : Les varicosités ou télangectasies sont de fines dilatations de très fins vaisseaux situés dans la peau,

Trés fines varicosités

leur traitement repose essentiellement sur les microscléroses.

Microsclerose

La microsclérose consiste en l'injection d'un produit sclérosant très dilué à l'intérieur de ce vaisseau. Celui-ci va se rétracter et disparaître progressivement. Il y a peu de contre indications à ce traitement en dehors de très rares allergies au produit. L'injection des varicosités par un produit sclérosant n'est pas douloureuse en elle même seule la piqûre déclenche une douleur au point d'injection. Dans les suites d'une sclérose ou microsclérose trois types d'effets indésirables peuvent apparaître : La présence d'hématomes ou ecchymoses au point d'injection Des pigmentations sur le trajet des varicosités traitées Des micro caillots qui sont restés emprisonnés à l'intérieur du vaisseau, et qu'il est possible de retirer à la séance suivante en ponctionnant ceux-ci avec une simple aiguille. Les séances sont espacées d'environ 15 jours et sont effectuées zone par zone. Les micro scléroses peuvent être effectuées à toutes saisons de l'année cependant il ne faut pas s'exposer au soleil dans les 15 jours qui suivent une injection sclérosante afin de ne pas risquer d'engendrer une pigmentation de la peau au niveau du point d'injection ; Les veines réticulaires (veines vertes) qui sont souvent associées aux varicosités qu'elles contribuent à entretenir en alimentant celles-ci bénéficient du même traitement par sclérose.

- la thermocoagulation :

Thermocoagulation Télangectasies

C'est une technique qui consiste à faire disparaître de très fin vaisseaux situés dans le derme, qui ne sont plus accessibles à la micro sclérose, à partir d'impacts d'un courant haute fréquence qui par un phénomène thermique va entraîner la coagulation et la disparition de ces vaisseaux.

- le laser : "voir le chapitre laser"

Le Laser ou « light ampliphier by stimulated emission of radiation » est un amplificateur de lumière par émission stimulée de rayonnements électromagnétiques. Les lasers à colorant utilisent l'émission de fluorescence de colorants organiques excités par une lumière.

La Chirurgie : La décision d'un traitement chirurgical est prise après les données de l'examen clinique et de l'écho doppler veineux. En fonction du type d'indication, il est possible de réaliser soit une phlébectomie ambulatoire (image de gauche), soit un stripping des saphènes internes ou externes (image de droite).

Le traitement consiste à supprimer les varices visibles et le tronc veineux responsable du reflux. Cette intervention est réalisée par un chirurgien vasculaire sous anesthésie soit locale soit générale soit locorégionnale après echomarquage cutané.

Campylobacter jejuni

Les aliments produits au Canada sont parmi les plus salubres au monde, mais peuvent parfois être contaminés par des bactéries, comme la bactérie Campylobacter jejuni.

Qu'est-ce que la bactérie Campylobacter jejuni?

Campylobacter jejuni (C. jejuni) est une bactérie que l'on trouve couramment dans l'intestin des volailles, des bovins, des porcs, des rongeurs, des oiseaux sauvages et des animaux de compagnie, comme les chats et les chiens. On la trouve également dans l'eau de surface non traitée (contaminée par la présence de matières fécales dans l'environnement) et le fumier.

C. jejuni est le type de campylobactérie qui touche le plus souvent l'humain. Quand ils consomment des aliments infectés par C. jejuni, les humains peuvent contracter une maladie appelée campylobactériose. Comme pour d'autres maladies d'origine alimentaire, les symptômes de la campylobactériose peuvent s'apparenter à ceux d'une grippe intestinale, mais peuvent aussi entraîner une maladie grave avec des effets persistants.

Comment les gens tombent-ils malades?

Les animaux comme les humains peuvent être porteurs de la bactérie C. jejuni. Ils peuvent ensuite contaminer des aliments, des surfaces, d'autres animaux ou d'autres humains. Les aliments et les boissons peuvent être contaminés lorsqu'ils sont manipulés par une personne infectée, ou il peut y avoir contamination croisée lorsque des aliments crus ou des animaux ne sont pas manipulés de façon adéquate.

Généralement, les gens qui contractent la campylobactériose ont consommé des aliments contaminés. Les aliments suivants sont fréquemment contaminés par C. jejuni :

la viande crue ou insuffisamment cuite, comme la volaille, le boeuf, le porc et l'agneau le lait cru et les autres produits laitiers les légumes crus les mollusques et crustacés l'eau potable non traitée les oeufs crus

L'exposition à la bactérie C. jejuni est aussi associée au développement de :

le syndrome de Guillain-Barré (maladie auto-immune du système nerveux) le syndrome Reiter (maladie qui survient à la suite de l'infection d'une autre région du corps et qui peut provoquer l'arthrite chronique) le syndrome du côlon irritable (SCI) les infections de certaines parties du corps (circulation sanguine, septicémie, appendice, vésicule biliaire, système nerveux central, côlon, cœur, tractus urinaire, cavité abdominale)

Quels sont les symptômes et le traitement?

Saviez-vous que?

La maladie intestinale peut être causée par des virus, des bactéries et des parasites et donne généralement lieu à des vomissements et à la diarrhée. Les gens l'appellent souvent la grippe, mais elle n'est aucunement associée au virus de la grippe, qui cause des affections respiratoires.

L'infection à C. jejuni est associée à un vaste éventail de symptômes. Certaines personnes ne seront pas malades du tout, mais peuvent quand même transmettre la bactérie à d'autres personnes. D'autres penseront avoir une mauvaise grippe. Dans de rares cas, la personne devient gravement malade et doit être hospitalisée.

La plupart des personnes qui contractent la campylobactériose ont les symptômes suivants deux à cinq jours après l'infection (toutefois, les symptômes peuvent apparaître jusqu'à un mois après l'infection) :

diarrhée (souvent sanglante ou aqueuse) douleurs abdominales fièvre nausées vomissements (parfois)

Fait éclair

La campylobactériose est plus fréquente chez les enfants de moins de 5 ans et chez les jeunes adultes (15 à 29 ans) que chez les autres groupes d'âge.

La maladie peut durer jusqu'à dix jours, et la plupart des malades se rétablissent sans traitement. Comme pour toute maladie causant la diarrhée ou des vomissements, la personne infectée doit boire beaucoup de liquides pour remplacer les liquides organiques perdus et empêcher la déshydratation. N'importe qui peut contracter la campylobactériose, mais les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les jeunes enfants et les personnes âgées sont plus susceptibles de souffrir de complications graves.

Bien que les conséquences à long terme soient rares, certaines personnes peuvent présenter les affections suivantes :

la septicémie (une infection du système sanguin); une inflammation soudaine de la vésicule biliaire (se traduisant par une vive douleur abdominale); le syndrome de Guillain-Barré (maladie auto-immune du système nerveux); la méningite (inflammation du cerveau et de la moelle épinière); le syndrome Reiter (maladie qui survient à la suite de l'infection d'une autre région du corps et qui peut provoquer l'arthrite chronique);

Comment éviter de tomber malade?

Conseil sur la salubrité des aliments

Pour la cuisson du poulet ou de la dinde, il est préférable de faire cuire la farce dans un plat à part pour éviter la contamination croisée et une cuisson insuffisante. Pour obtenir plus d'information sur la cuisson de la volaille, consultez le site Volaille - Salubrité.

Les aliments contaminés par la bactérie C. jejuni ont une apparence, une odeur et un goût normaux. Heureusement, la cuisson adéquate des aliments permet de tuer la bactérie C. jejuni et beaucoup d'autres bactéries nocives.

Les conseils suivants vous aideront à réduire les risques que vous ou les membres de votre famille ne contractiez la campylobactériose :

Faites cuire les aliments à une température sécuritaire de cuisson interne mesurée à l'aide d'un thermomètre numérique. Il faut bien cuire la volaille et la viande et s'assurer qu'il n'y a plus de rose au centre. Si on vous sert un aliment mal cuit au restaurant, retournez-le. Achetez vos mollusques et crustacés auprès de fournisseurs de bonne réputation. Buvez de l'eau provenant d'une source d'approvisionnement fiable (traitée ou bouillie). N'achetez que des oeufs propres et non fêlés. Conservez les oeufs dans leur emballage original (afin d'en vérifier la date de péremption) et placez-les dans la section la plus froide du réfrigérateur, et non dans la porte. Ne buvez que du jus, du cidre, du lait et des produits laitiers pasteurisés. Le lait maternel est l'aliment le plus sûr pour le nourrisson. Dans le chariot d'épicerie et à la maison, séparez en tout temps la viande et la volaille crues des fruits, des légumes, des aliments cuits et des aliments prêts à manger. Lavez-vous les mains avant de manipuler des aliments. Lavez-vous les mains et nettoyez la planche à découper, les comptoirs, les couteaux et ustensiles après avoir préparé des aliments crus. Lavez les fruits et les légumes à fond sous une eau courante propre avant de les préparer et de les manger. Utilisez une brosse pour bien frotter les produits frais dont la peau est ferme ou rugueuse, comme les oranges, les cantaloups, les pommes de terre et les carottes. Ne placez jamais les aliments cuits dans l'assiette non lavée dans laquelle se trouvait la viande, la volaille ou le poisson cru. Lavez le thermomètre après chaque utilisation. Tenir les animaux loin des garde-manger et des surfaces de préparation des aliments. Vous devez vous laver soigneusement les mains avec de l'eau et du savon après avoir touché aux gâteries, aux aliments et aux jouets de vos animaux de compagnie ainsi qu'après avoir joué avec ces derniers ou ramassé leurs excréments. Si vous souffrez de campylobactériose ou de toute autre affection gastro-intestinale, évitez de préparer des aliments ou de verser de l'eau pour d'autres personnes.

Si le diagnostic confirme que vous souffrez de campylobactériose, assurez-vous d'en informer le service de santé publique ou que votre médecin le fera. Si de nombreux cas surviennent en même temps, cela signifie peut-être qu'un restaurant ou un aliment particulier présente un problème qu'il faut corriger.

De plus, ces pratiques alimentaires sûres vous permettront de réduire le risque de contracter la campylobactériose ou toute autre maladie d'origine alimentaire.

Conseil sur la salubrité des aliments

Utilisez des produits d'oeufs pasteurisés lorsque vous préparez des aliments qui contiennent habituellement des oeufs crus comme le lait de poule, la mayonnaise, la vinaigrette, la crème glacée et les mousses. La pasteurisation détruit la bactérie C. jejuni et d'autres bactéries nocives.

Que fait le gouvernement pour me protéger?

Au Canada, plusieurs organisations gouvernementales collaborent chaque jour afin d'assurer la salubrité de vos aliments :

SantéCanada élabore des normes et des politiques de salubrité des aliments pour aider à réduire le risque de maladies d'origine alimentaire. L'Agencecanadienne d'inspection des aliments (ACIA) assure le respect de ces politiques et de ces normes et procède à des inspections pour s'assurer que l'industrie alimentaire respecte les exigences en matière de salubrité. L'ACIA collabore avec Santé Canada pour s'assurer que les maladies d'origine alimentaire sont détectées immédiatement et que des mises en garde sont rapidement diffusées. L'Agencedelasantépublique du Canada étudie l'incidence et les causes des maladies au Canada, assure la surveillance des éclosions et coordonne les interventions en cas d'éclosion.

Le gouvernement du Canada ne ménage pas ses efforts pour protéger votre santé et assurer votre sécurité :

Nous exécutons le Pland'action quinquennal pour assurer la sécurité des produits alimentaires et de consommation pour renforcer et moderniser le système de sécurité du Canada et nous assurer que vous pouvez avoir confiance en la qualité et la salubrité des aliments, des produits de santé et des produits de consommation que vous achetez. Nous investissons 75 millions de dollars de plus dans le système d'assurance de la salubrité des aliments au Canada (qui s'ajoutent aux 113 millions de dollars investis en 2008) pour embaucher davantage d'inspecteurs, mettre à jour les technologies de laboratoire et améliorer les communications avec les Canadiens. Nous participons à des campagnes de sensibilisation du public sur les pratiques alimentaires sûres, comme le programme Soyezprudents avec les aliments du Partenariat canadien pour la salubrité des aliments, un programme qui invite les consommateurs canadiens à penser à la salubrité des aliments à chaque étape de la manipulation des aliments, de l'achat dans les épiceries jusqu'à la nouvelle cuisson des restes d'aliments

Concerts

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