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25 févr. 2012

Les yogourts pro biotiques... Pas si bon que ça ?

Peu le monde sait ce qu'on mange. Et encore moins on lit l'emballage pour voir ce qu'on mange au juste.
Et encore moins de monde a des notions de microbiologie.
Pro biotiques - l'invention concerne comme d'habitude les yogourts -, contient des bactéries qui n'ont jamais été utilisés auparavant. Parmi ces bactéries les espèces « Bifidobacterium bifidum». Ces bactéries sont effectivement toujours dans la flore vaginale, rectum et dans le tracte uro-génital, les excréments des porcs et les autres animaux. Ces bactéries ne sont pas normalement jamais dans l'intestin grêle, dans l'estomac ou dans la bouche, à moins qu’on ait fait directement le contact avec les endroits ou matières ci-haut mentionnées.

Généralement ses bactéries bifides ne survivent pas a l’acide de l'estomac quand elles sont ingurgités pour ne pas nuire a la flore spécifique à l’intestin grêle.

En plus, non seulement nous l’avons introduit dans les yogourts, mais en plus nous l’avons modifié génétiquement pour survivre à l’acide de l'estomac (acide gastrique) Ici vous pouvez voir l’énorme perversité, et la mauvaise intention de ceux qui les ont modifiés pour la consommation inconsciente de l’humanité moderne. Par l’intermédiaire des yogourts « pro biotiques » utilisé comme un cheval de Troie microbiologique ces bactéries vaginales et des matières fécales modifiées génétiquement arrivent dans l’intestin grêle de l’homme. Ce fait peut engendrer tous sortes des problèmes ultérieurement car suite à ça la flore intestinale est remplacée par une flore typiquement vaginale. Danone & Co. a crée cette sorte de flore dans vos intestins, contre la nature et avec des effets nocifs pour votre santé.

Le célèbre spécialiste dans la technique alimentaire Udo Pollmer, qui apparait fréquemment à la télé allemande comme spécialiste dans le domaine de l’alimentation, a fait connaitre ce fait dans un de ses livres. Mais peu le savent et ils ne s’en font pas de ça. A la télé il ne peut pas parler de ça et il n’y a personne qui lui demande à parler de ce problème. Ce n’est pas étonnant si on panse aux immenses sommes d’argent que les diffuseurs gagnent sur les publicités des compagnies des yogourts. On ne peut pas faire peur aux clients, n’est pas ?

La citation a propos de ce problème et les effets négatifs causés par la consommation des produits pro biotiques c’est ici en allemand pour ceux qui parlent la langue : http://www.wahrheitssuche.org/probiotische-bakterien.html

« Les bactéries profanes de yogourt n’ont pas l’habitude de se coller des parois des intestins car elle se nourrissent du lait frais et pas de la nourriture déjà digérée. D’un autre coté les bactéries pro biotiques ne sont pas capable de fermenter le lait car cette tache c’est les bactéries lacto-acides qui l’ont. C’est pour ca que ces précieuses bactéries pro biotiques sont introduites ultérieurement dans le yogourt deja fermenté » dit Udo Polmmer.
Donc ces bactéries ne sont même pas capables de produire du yogourt à partir du lait frais ! Elles sont mélangées dans le yogourt après qu’il soit fermenté.
« La consommation des produits pro biotiques peut donc influencer la flore intestinale. Pour les microbiologistes ce fait n’est pas une surprise. En fait aucune bactérie n’a pas envie de combattre d’autres agents pathogènes mais elles vont s’engueuler avec leurs consœurs qui vont avoir les mêmes préférences culinaires. En vérité les indices qui parlent de l’effet nocif des produits pro biotiques n’en manquent pas. En 2000 la presse allemande écrivait : « les yogourts pro biotiques peuvent péricliter notre vie ». La cause principale de ce scandale fut un Congres Médical en Birmingham quand l’immunologiste viennois Dr. Wolfgang Graninger présenta les résultats de ses recherches. Conformément a ces recherches, les yogourts pro biotiques peuvent amener a tous ceux qui ont le système immunitaire affaibli des maladies comme la méningite, la pneumonie ou la septicémie. Au Congres de Birmingham a été présenté le cas d’un patient diabétique âgé qui a eu, suite a la consommation des produits pro biotiques, un abcès au foie et qui a pu être sauve seulement grâce a une intervention chirurgicale complexe. Le chef de l’hôpital viennois, Dr. Élisabeth Pitterman, après cet incident, a interdit la consommation des produits pro biotiques et il les a enlevé du menu de l’hôpital.
« La firme Scheitz d’Andechs qui produit des yogourts biologiques a éliminé les bactéries pro biotiques de leur liste d’ingrédients. Qui peut être à l’aise et vendre des produits qui contiennent des bactéries qui, quand les spécialistes en hygiène alimentaire le trouvent, sont éliminés comme étant une contamination fécale ? » se demande encore Udo Pollmer.

Le plus gros problème c’est qu’à l’introduction des « pro biotiques » les grandes compagnies ont convaincu petit a petit, soit par la persuasion américaine soit par les petit prix, tous ceux qui produisaient des cultures des bactéries - pro biotiques ou pas – d’utiliser ces bactéries nocives pour préparer le yogourt et c’est pour ca qu’aujourd’hui il est pratiquement impossible de trouver des yogourts naturels faits des bactéries traditionnelles. Auparavant les bactéries traditionnelles provenaient du veau ou de la vache. Selon Pollmer elles s’appellent le Streptocoque thermophiles et Lactobacille bulgaricus.

En Allemagne c’est très difficile de trouver un yogourt qui n’a pas des cultures bifides, autrement dit qu’il est impossible de trouver un yogourt qui n’est pas produit a partir des bactéries vaginales ou fécales. On mange du caca … sans qu’on se rende compte parce qu’on croit tous ceux qui font de la publicité payante a la télé. C’est en fait ça !

Sur Google par contre c’est extrêmement difficile de trouver un article d’où il peut ressortir évidement ce qu’il y a quelques décennies étais bien connu à propos de ces bactéries, mais si vous lisez des vieux livres ou vous recherchez attentivement ailleurs vous allez trouver que ces bactérie n’ont rien à voir ni avec le yogourt, ni avec les intestins et qu’elles font vraiment partie de la flore des autres organes. Tous les nouveaux articles ne font que mentir ou ils ont pris les mensonges des autres articles.
Par exemple une firme vends un produit avec les mêmes bactéries bifides que celles qu’on trouve dans la flore vaginale qui sont identiques que celles que Danone & Co le mette dans leur yogourt pro biotiques. En général on sait (ou au moins on le savait) que la flore intestinale est complètement différente de celle qui est dans le vagin, mais aujourd’hui qui raisonne encore ? Aujourd’hui tout le monde croit ! Et tout le monde croit à peu près TOUT ce qu’on leur raconte. Mais pansez-y : si quelqu’un utilise les mêmes bactéries pour l’estomac et pour le vagin, il doit y avoir quelque chose qui ne tourne pas rond !

Noir sur blanc un texte en anglais dit :
Ultimate Flora Vaginal Support Formula contains 50 Billion active probiotic organisms, which are natural residents of the healthy uro-genital tract (vagina and urinary tract). Ultimate Flora Vaginal Support Formula contains 45 billion Lactobacilli and 5 billion bifid bacteria. Lactobacilli are the most prevalent beneficial
bacteria found in the uro-genital tract, with lesser numbers of bifid bacteria. Lactobacilli produce compounds and acids that help to fight the growth of harmful bacteria and yeast.*
The uro-genital tract is second only to the colon in the number of bacterial residents, and many people experience yeast infections and urinary tract issues when the beneficial bacteria become unbalanced.*

The high concentration of probiotics in Ultimate Flora Vaginal Support Formula is designed to help maintain a healthy balance of vaginal and urinary tract bacteria
.

Des bactéries qui vous veulent vraiment du bien ?

Si l'on en croit la publicité, nous mangeons des bifidus, des acidophilus et nous allons bien ! Ces yaourts et laits fermentés se disent probiotiques. Qu'ont-ils de si différent des simples yaourts ? Jusqu'à quel point les effets annoncés de ces produits ont-ils été prouvés scientifiquement ? Pour sa 1001ème émission, A Bon Entendeur a mené l'enquête sur les probiotiques avec des scientifiques et chez l'un des géants de l'agroalimentaire.

Des micro-organismes dans votre intestin

 [DR] La consommation de yoghourts en Suisse pour l'année 2005 est de 17,8 kg par habitant. Il faut dire qu'on a aujourd'hui l'embarras du choix, en consistances, en arômes, et, si l'on en croît la publicité, certaines variétés sont censées nous faire du bien. C'est le créneau des yoghourts bifidus, des lactobacillus qu'on achète plus cher que les yoghourts « normaux » sans forcément savoir ce que cela signifie, si ce n'est que l'on a entendu ou lu quelque part qu'ils renforcent nos défenses immunitaires ou que ces probiotiques améliorent notre bien-être. Mais qu'y a-t-il vraiment sous le couvercle de ces yoghourts et laits fermentés ? Les arguments marketing sont-ils fondés ?
 De l'influence de la publicité sur le consommateur
ABE a réuni un petit groupe de consommateurs amateurs de yoghourts devant un linéaire de produits lactés, avec pour consigne de choisir les produits qu'ils consomment habituellement. Le but de l'opération est de découvrir ce qui motive leurs choix.
Certains choisissent volontairement les bifidus pour leurs effets bénéfiques supposés, d'autres sont guidés par des critères de goût ou de présentation du produit. A travers les réponses de ces consommateurs, on s'aperçoit que les arguments publicitaires ont marqué les esprits. Quant à savoir exactement ce qu'est un probiotique...

On sait depuis longtemps que les yoghourts, en soi, sont bons pour la santé, qu'ils font partie d'une alimentation équilibrée. Mais ces probiotiques- qui sont des micro-organismes- apportent vraiment quoi de plus ?
Fabrication
 Au Centre de formation laitière et agroalimentaire de Grangeneuve à Posieux, une petite partie du lait fourni par les paysans de la région sert à fabriquer des yoghourts.
 [DR] Première étape : chauffer le lait à environ 40 à 50 degrés. On y ajoute ensuite de la poudre de lait maigre afin d'assurer une bonne fermeté au yaourt. Puis le lait est homogénéisé, ce qui évite notamment que la crème se sépare de la masse.

Il faut ensuite chauffer le lait à 90 degrés pendant 20 minutes. Le but : augmenter la viscosité finale du yaourt. Après avoir laissé le lait refroidir à une température d'une quarantaine de degrés, arrive le moment clé de la fabrication du yoghourt : l'ajout de deux types de bactéries lactiques, ici lyophilisées : des Streptococcus thermophilus et des Lactobacillus bulgaricus, que l'on trouve dans tous les yaourts.

« Ca va servir à acidifier le lait pour que ça donne vraiment du yoghourt. Il faut des bactéries pour que ça fermente et puis le goût des bactéries donne aussi le goût des yoghourts », explique Hans-Peter Zürcher, laitier au Centre de formation.
 [DR] Il ne reste qu'à mettre la masse à fermenter dans une étuve à 40 degrés pendant quatre à six heures, avant de procéder au conditionnement en pots.

Pour fabriquer des yaourts probiotiques, on ajoute simplement d'autres ferments spécifiques, de la famille des Bifidobactéries par exemple, ou encore des Lactobacillus, qui sont censés avoir des effets bénéfiques sur la santé.
 Pour en savoir plus sur ces effets, ABE a rencontré le professeur Lacroix et son équipe, qui étudient les probiotiques au laboratoire de biotechnologie alimentaire de l'EPFZ.

« Une bactérie probiotique est une bactérie vivante d'origine intestinale qui, lorsqu'elle est ingérée, a un effet ou des effets bénéfiques sur l'équilibre de la flore intestinale et donc agit positivement sur la santé du consommateur », explique professeur Christophe Lacroix.
 [DR] Quand elles sont ingérées, les bactéries probiotiques ont la particularité de résister à l'acidité de l'estomac et d'arriver vivantes dans le colon, où elles peuvent être actives. Mais l'efficacité dépend de la souche. Ainsi, dans la famille des bifidobactéries, toutes les souches n'ont pas forcément un effet probiotique. D'où la nécessité de sélectionner les bonnes souches susceptibles d'avoir les effets voulus.
 « On a effectivement un certain nombre d'effets qui ont été validés au niveau des probiotiques. Un des principaux effets est celui qui consiste à combattre les infections intestinales dues à des bactéries pathogènes ou à des virus comme le rotavirus, par exemple ; Les probiotiques ou du moins certains probiotiques, ont des effets qui ont été validés en études cliniques sur la protection de l'individu », précise le professeur Lacroix.

En clair, ces effets ont donc été prouvés par des études sur des personnes malades.
« Les autres effets tels que la prévention des cancers intestinaux, par exemple, ou la réduction du taux de cholestérol sont moins bien validés, mais ça ne veut pas dire qu'ils ne sont pas réels. Le temps nécessaire pour les valider est important et la démarche est très complexe, la validation n'est pas encore achevée ».

Qu'en est-il de l'efficacité des probiotiques sur le transit intestinal ?

Selon le professeur Lacroix, « chaque personne répond différemment, a un état physiologique différent, cela représente un grand nombre de données qui doivent être accumulées pour démontrer les faits. D'autre part, cet effet peut être dépendant du type de probiotiques qui est consommé, donc la généralisation de l'effet des probiotiques sur la constipation, sur la prévention de la constipation, c'est également une démarche qui prend beaucoup de temps et beaucoup de données pour être démontrée de façon finale ».
 [DR] Industrie alimentaire

En attendant, l'industrie alimentaire s'est déjà lancée dans l'exploitation de ce bon filon que sont les probiotiques. Dans les antres du Centre de recherche Nestlé, au-dessus de Lausanne, on conserve précieusement dans un frigo un véritable trésor : plus de trois mille souches qui constituent le matériau de base des recherches. C'est de là qu'est issue la souche La1 que l'on trouve dans les produits LC1.
« Dans le cas du La1, nous avons cherché une souche qui est capable de fermenter le lait puis nous avons cherché une souche effectivement qui aide à protéger, à renforcer la barrière intestinale contre les mauvaises bactéries. Nous avons aussi cherché, en collaboration avec le marketing, une souche capable de renforcer le système immunitaire », explique Christophe Cavadini,coordinateur des projets probiotiques au centre de recherche Nestlé à Vers-chez-les-Blanc.

« Toutes ces revendications sur les effets santé d'une souche probiotique sont fortement liées à la souche et à la concentration de bactéries. Ce qui est important, pour les produits qui contiennent ces probiotiques, c'est que la bonne concentration de bactéries arrive, finalement, pas seulement dans le produit à la fin de la date de péremption, mais aussi dans le tube digestif du consommateur ».
Donc pour qu'un yaourt probiotique, par exemple, soit efficace, il faut être sûr non seulement qu'il contient bien une souche aux effets prouvés, mais aussi que les bactéries sont en concentration suffisante et qu'elles ont survécu en assez grand nombre jusqu'à votre intestin. Beaucoup de conditions pour espérer un petit mieux...

Probiotiques : le test

 [DR] Les effets bénéfiques des probiotiques ont donc été prouvés sur des malades, mais sur les bien-portants, on manque de données pour prouver sérieusement leurs effets positifs ou alors il faut réunir certaines conditions : les bonnes souches de bactéries et une concentration minimum.
 [DR] En partant de ces critères, ABE a fait analyser 16 produits représentatifs du marché qui annoncent sur leur étiquette la présence de ferments spécifiques. Ces produits ont été confiés au laboratoire de référence en la matière, celui de l'Agroscope Liebefeld-Posieux, la station fédérale de recherches en production animale et laitière. Il s'agit donc de vérifier que ces produits contiennent bien des ferments spécifiques comme ils l'annoncent, et en quel nombre.
 [DR] On commence par prélever un échantillon de chaque produit auquel on ajoute une solution physiologique stérile pour obtenir une dilution. Pour éviter toute contamination par des bactéries extérieures, chaque instrument utilisé est préalablement stérilisé. Une dose définie de dilution est ensuite déposée sur des géloses où elle est répartie de manière homogène.
Les échantillons sont alors placés dans une boîte hermétique sous condition sans oxygène. La boîte est déposée dans un incubateur où il règne une température de 37 degrés.
Après trois jours passés dans l'incubateur, il ne reste qu'à compter les colonies de bactéries qui se sont développées. Dans la législation, il y a une disposition qui concerne le nombre de ces ferments particuliers annoncés.

« A partir du moment où un fabricant rajoute volontairement une bactérie d'un type particulier, la concentration minimale dans le produit au moment de la consommation doit être d'un million d'unités formant colonies par gramme de produit », explique André Cominoli, chimiste cantonal adjoint à Genève.
 Pour le professeur Lacroix, « c'est une norme relativement arbitraire qui vise à assurer que dans le produit en question il y a une dose suffisante de bactéries viables – parce que les bactéries doivent être viables pour avoir un effet probiotique. Il n'y a pas de certitude scientifique sur cette norme minimale, au Japon je pense que c'est dix fois plus, donc dix millions de germes par gramme qui est utilisé comme base de définition des aliments probiotiques ».
 [DR]Les résultats

Produits qui annoncent contenir des Bifidobatéries appelées communément bifidus. Le laboratoire a trouvé dans chacun d'eux plus de 1 million d'unités formant colonie par gramme. Ils sont donc conformes à la législation. Mais on constate qu'il y a de grandes différences entre les résultats :

Peut-on tirer une conclusion sur l'efficacité des produits d'après ces chiffres ?
« Je ne me baserai pas nécessairement sur les chiffres absolus pour choisir un produit. Par contre, il est clair que si un produit contient cent millions et un autre produit avec la même bactérie en contient cinq millions, je choisirais celui à cent millions. J'aurais plus de bactéries qui vont se rendre dans l'intestin donc probablement un effet qui va être meilleur », répond le professeur Lacroix.
Il subsiste une incertitude également à cause de la législation, lacunaire, concernant l'étiquetage des probiotiques.
« Juste avec le terme bifidus actif, il est très difficile de savoir de quelle souche il s'agit. Etant donné que les propriétés probiotiques d'une bactérie sont dépendantes de la souche, il est donc difficile d'avoir une certitude sur l'effet du produit lui-même sur la santé du consommateur », précise Christophe Lacroix.
Autre genre de ferments utilisés par les fabricants, les Lactobacillus, de la famille des acidophilus. Ces cinq produits contiennent plus de 1 million d'unités formant colonie par gramme et sont donc conformes :
En revanche, le laboratoire à décelé un nombre inférieur à 1 million d'unités formant colonie par gramme dans trois produits :
Selon Nestlé, la méthode utilisée par le laboratoire officiel serait inadaptée à la souche spécifique du fabricant. Nestlé dit avoir mis au point une méthode mieux adaptée à sa souche.
 Quand le laboratoire a refait des numérations selon la méthode de Nestlé, il a trouvé dans le LC1 Vital jusqu'à 78 millions d'unités formant colonie de La1 et dans le LC1 Vital drink jusqu'à 30 millions.
Comment le laboratoire explique-t-il ces résultats étonnamment faibles ?
Selon Corinne Bobst, analyste laborantine, « Il se peut que la chaîne du froid ait été rompue entre la production et l'analyse. On peut aussi envisager un problème au cours de la production même, qui a entraîné la mort des bactéries.

« Ce n'est pas pensable que la méthode soit en cause dans la mesure où on a utilisé la méthode standardisée internationale qui couvre tout le groupe des Lactobacillus acidophilus auquel appartiennent les Lactobacillus Jonhsonii
».
Deux produits au soja ont également été analysés :

Etant donné que la législation ne concerne que les produits d'origine animale, les produits à base de soja, c'est-à-dire d'origine végétale, peuvent être considérés comme conformes malgré leur relativement faible teneur en ferments spécifiques.

 [DR]La réponse des fabricants

ABE a présenté ces trois résultats étonnants aux fabricants.

Coop a répondu qu'ils allaient prendre des mesures au niveau du processus de production pour mieux garantir une concentration suffisante de bactéries jusqu'à la date limite de consommation.                    
Pour Nestlé, en revanche, ces résultats sont très éloignés de leurs propres contrôles internes. Ils excluent un problème de température de conservation. Il s'agirait selon eux de la méthode utilisée par le laboratoire qui serait inadaptée à la souche spécifique de Nestlé.
 En effet, Nestlé dit avoir mis au point une méthode mieux adaptée à sa souche. Quand le laboratoire a refait des numérations selon la méthode de Nestlé, il a trouvé dans le LC1 Vital jusqu'à 78 millions d'unités formant colonie de La1 et dans le LC1 Vital drink jusqu'à 30 millions.

Il s'agit là d'un exemple typique de ce qui arrive de plus en plus fréquemment à cause de la sophistication des produits alimentaires et de la protection des secrets de fabrication : les organes de contrôle officiel n'ont pas toujours les moyens de contrôler vraiment ce qu'il y a dans certains produits et ils dépendent finalement du bon vouloir de l'industrie pour vérifier si la loi est respectée. C'est ce que nous ont rappelé les chimistes cantonaux à l'occasion de cette enquête.
Il faut rappeler par ailleurs que la législation, en Suisse comme en Europe, tend de plus en plus à reporter sur l'industrie la responsabilité des contrôles, c'est-à-dire l'autocontrôle. Résultat, les chimistes cantonaux font de moins en moins ce type d'analyses et à la place ils vont contrôler les contrôles effectués par l'industrie elle-même. D'ailleurs, une des revendications des associations de consommateurs est de demander qu'à partir du moment où un nouveau produit est lancé sur le marché, les laboratoires officiels de contrôle disposent des méthodes d'analyses adéquates pour le contrôler.

ABE a voulu faire analyser deux autres produits, Actimel L. Casei de Danone et Actifit de Emmi, qui contiennent d'autres ferments spécifiques. Mais là encore, le laboratoire officiel ne dispose pas de méthode d'analyse standardisée pour les ferments contenus dans ces deux produits et il ne pouvait donc pas garantir la fiabilité des résultats.

Probiotiques à tout va

Des bactéries à effets probiotiques, on n'en trouve pas seulement dans des yogourts ou des laits fermentés : céréales, margarines, barres énergétiques, jus de fruits et compléments alimentaires, les exemples ne manquent pas. Mais si certains probiotiques ont prouvé leur utilité pour des malades, qu'en est-il de leur présence toujours plus fréquente dans l'alimentation de la population saine ? Nous sommes allés le demander au professeur Michel Roulet, médecin-chef de l'unité de nutrition du CHUV.

« C'est une toute autre problématique. Là on a un problème de santé publique, parce qu'on va toucher l'ensemble d'une population, et on n'a aucune étude qui montre de manière certaine qu'on fait du bien à la population générale en rajoutant des probiotiques dans son alimentation ».

Peut-on alors même se demander s'il y a un danger à en consommer dans plein d'aliments ?
 [DR]« Avec tout ce que l'on sait, la consommation des probiotiques ne pose aucun risque. Bien sûr, ce sont des souches lactobacillus que l'on consomme traditionnellement avec des produits fermentés, depuis des milliers d'années, sous forme de céréales fermentées, de laits fermentés, vous avez les yoghourts, vous avez les fromages, vous avez aussi les viandes fermentées type salami, etc. Les probiotiques sont vraiment des souches spécialement sélectionnées pour leur effet positif sur la santé mais aussi pour la sécurité », affirme Christophe Cavadini.
 « Vous savez, quand vous mangez du fromage, vous mangez entre cent milliards et mille milliards de bactéries par gramme de fromage, donc si vous mangez quelques millions de probiotiques à travers les milliers de milliards de bactéries que vous allez consommer quotidiennement ou sur la semaine, je ne suis pas certain que vous ayez à vous inquiéter d'une surconsommation de probiotiques », rassure le professeur Lacroix.
 [DR]Pourtant, d'autres s'inquiètent, notamment de la présence de probiotiques dans les laits maternés, parce que l'on ne sait pas vraiment quelle influence cela peut avoir à long terme sur le développement de la flore intestinale des bébés et de leur système immunitaire.
 « Moi, je suis particulièrement inquiet d'ajouter des probiotiques dans l'alimentation des nourrissons sains et c'est une raison pour laquelle la société européenne de gastro-entérologie et de nutrition pédiatrique a recommandé de ne pas donner des probiotiques par exemple chez les prématurés, chez les nouveau-nés avec une malformation cardiaque, chez les nouveau-nés avec un déficit immunitaire, et aussi dans l'ensemble aux nouveau-nés dans les premiers mois de vie », explique Michel Roulet.

« Les parents ne se rendent pas réellement compte qu'ils donnent à leur enfant des bactéries vivantes, c'est quand même des bactéries, et en général l'étiquetage n'est pas suffisant pour que les gens comprennent. Si on connaît la souche, en général, il n'y a aucune information sur la quantité que l'on donne ».
Le professeur Roulet s'inquiète aussi de la consommation sans surveillance de probiotiques et donc de bactéries vivantes par toute la population de gens qui ont une atteinte de leur système immunitaire. Mais n'est-il pas un peu trop alarmiste ?

« Je pense qu'il faut informer la population et avoir une attitude de précaution : on n'a pas montré un bénéfice net des probiotiques dans une population saine. Pourquoi on en donnerait avant d'avoir fait des études de qualité de longue durée qui montreraient vraiment que ça ne représente aucun danger ? Il n'y a aucune raison de se précipiter à mettre aujourd'hui dans l'alimentation de l'ensemble de la population européenne des probiotiques ».

La législation suisse interdit de mettre en avant des arguments thérapeutiques, mais on n'arrête pas les progrès agroalimentaires : Danone a lancé tout récemment un yaourt cosmétique, qui a le pouvoir de nourrir la peau de l'intérieur pour la rendre plus belle ! Le yogourt a beaucoup de vertus, en tout cas celui de nourrir la créativité industrielle !

24 févr. 2012

SI POST - OPERATOIRES

I- GENERALITES
Débute dès fin intervention jusqu’à ce que le patient retrouve son équilibre physique & psychique
Différents temps de la période post-opératoire : salle de réveil, PPO immédiate (24H), PPO les jours suivants (J1 à Jx)
 

II- LE REVEIL

Salle de surveillance post interventionnelle
Période critique : surveillance importante ; contrôler les effets résiduels des anesthésiants, réapparition progressive des réflexes respiratoires, neurologiques, facultés mentales, cardiologiques, … + DOULEUR
Patient risque : inhaler, chute, dépression respiratoire & circulatoire, hémorragie

III- LA PERIODE POST-OPERATOIRE IMMEDIATE

 

  A-     Retour du patient dans sa chambre
Installation dans son lit en fonction  du type d’intervention
Patient doit avoir 1 position de confort ET antalgique
Mettre à portée de main tout ce dont le patient aura besoin
Installer le matériel de perfusion + atèle si patient agité
Installer le matériel d’oxygénothérapie + saturomètre
Installer le dynamap
Vérifier le système de drainage
Vérifier le pansement

 B- Surveillance générale

Grandes fonctions
Fonction respiratoire
Saturation en O2 (=95%)
Fréquence respiratoire
Amplitude
Absence de cyanose
Absence d’accumulation de sécrétions dû à l’immobilisation & peur de tousser
Pour les fumeurs ou ATCD de bronchopathie, exercices respiratoires effectués au préalable : désencombrer le patient, l’aider à cracher & tousser, changement de position
Fonction circulatoire
Pouls
TA : attention hypoTA après 1 intervention (risque hémorragique important)
Si TA chute / si pouls rapide & filant / si sensation de soif importante / si signes de vasoconstriction généralisée : ETAT DE CHOC HEMORRAGIQUE
Thermorégulation
Hypothermie après l’intervention dû à l’anesthésique & aux perfusions de liquide frais & transfusion
Augmenter la température dans la chambre
Rajouter des couvertures
Equilibre entrées/sorties ou bilan ingesta/excreta
Entrées
Perfusion prescrite par l’anesthésiste
Boissons prescrites par l’anesthésiste
Si patient pas totalement réveillé & si présente des nausées ou vomissements : PAS BOIRE. mais possibilité humidifier les lèvres + soins bouches
Sorties
Diurèse : possibilité rétention urinaire post-opératoire. Quelques fois, le patient peut revenir sondé du bloc : surveiller la sonde (couchée+coudée), aspect des urines
Drainage aspiratif : permet extérioriser les sécrétions hémorragiques & les sérosités
Vomissements par aspiration digestive
Liées à la température & à la transpiration (37°C : 700cc/24H)

Calcul des entrées/sorties sur 24H (Bilan Ingesta/Excreta)
Réveil progressif du patient
Etat de conscience : barres de réveil, anxiété du patient (le restituer dans le temps et l’espace). Si son état agité est prolongé, rechercher 1 complication
Douleurs : causes locales (pansement coulé, lit souillé, position inconfortable,…), causes générales (réglettes, proposer la radio,…)

 

  C-    Surveillance locale
Pansement : saignements, gonflement, hématome, irritation, drain aspiratif
Sensibilité des membres
  IV- LA PERIODE POST-OPERATOIRE LES JOURS SUIVANTS

 A-     Surveillance - soins

1-Réanimation hydro-électrolytique
Feuille du bilan entrées/sorties

2- Respiration
Encombrement bronchique
Aider le patient à tousser, cracher
Douleur laryngique
Kiné respi

3- Reprise du transit & alimentation
Anesthésie entraîne 1 paresse intestinale
Sonde gastrique si le patient vomit toujours
Sonde rectale si ballonnements
Mobilisation précoce + régime approprié
Inciter le patient à boire : prévention d’une infection urinaire, reprise du transit
 
  4- Le lever (consigne du chirurgien) cf. CARDIO
Apprendre à béquiller
Expliquer l’intérêt : reprise de toutes les fonctions & en même temps, prévenir les complications

5- Application du TTT et soins locaux
Antibiotiques prescrits + anti-inflammatoires en IV (ortho)
TTT anticoagulant
Arrêt du drainage (Redon)
Pansement refait au 5e jour sauf si écoulement
Ablation des fils
 
6- Soins de nursing
Hygiène
Aide à la mobilisation
Aide à l’installation

 B- Surveillance - dépistage des complications secondaires

Risque hémorragique
Risque thromboembolique surtout si : chirurgie  au niveau des membres inférieurs, ATCD de phlébite
Risque infectieux : lié à un encombrement bronchique, au niveau du site opératoire (T°, douleur, plaie, rougeur, inflammation de la cicatrice, suppuration)
C- Prévoir l’avenir
En fonction du patient & de la pathologie
Education par rapport aux anticoagulants, régime, conseils…
Evaluation de la sortie au domicile, convalescence ou rééducation
Prise en charge post-opératoire optimale

22 févr. 2012

Le soin de canule de trachéotomie

Définition
La trachéotomie est l'ouverture de la face antérieure de la trachée, dont la lumière est reliée à l’extérieur par une canule permettant d'assurer une respiration en excluant les voies aériennes supérieures.
La trachéostomie est l'ouverture par section complète de la trachée à plein canal, le plus souvent dans le cadre d’une laryngectomie totale et abouchement de la trachée à la peau par une plastie. Elle est le plus souvent définitive.


 
Indications
  • Transitoire :
  • Ventilation artificielle prolongée.
  • Difficultés de sevrage (après échec du sevrage sur sonde d'intubation).
  • Obstacle laryngé.
  • Intubation impossible.
  • Troubles de déglutition avec inhalation.
  • Encombrement avec toux inefficace.
  • Définitive :
  • Insuffisance respiratoire chronique évoluée.
  • Anomalies définitives centrales ou périphériques du carrefour oropharyngé.
  • Maladies neurologiques dégénératives.
  • Myopathies évoluées.
  • Laryngectomie.
Matériel
  • Les canule :
  • Canule à ballonnet :
  • Ventilation assistée.
  • Fausses-routes.
  • Sevrage.
  • Canule sans ballonnet :
  • Sevrage de la ventilation.
  • Permet la phonation.
  • Canule fenêtrée ou "parlante" :
  • Obligation de maintien de la trachéotomie.
  • Permet la phonation.
  • Possibilité d'oxygénation par un canal spécial.
  • Cordon.
  • Set de trachéotomie.
  • Pansement de Métalline® pour trachéotomie ou Surgimousse® ou compresses stériles fendues en Y.
  • Compresses stériles non tissées.
  • Antiseptique (Chlorexidine® car moins agressif pour les muqueuses).
  • Gants non stériles à usage unique.
  • Gants stériles à usage unique.
  • Cupule stérile : 2 cupules stériles si possible.
  • Décontaminant pour instrument (type Hexanios®).
  • Eau stérile.
  • Pince de Troeltsch.
  • Pince de Laborde : pince à 3 branches (en cas décanulation).
  • Manomètre de mesure de pression du ballonnet (si canule avec ballonnet).
  • Nécessaire pour aspiration trachéale.
  • Masque, lunettes, surblouse.
  • Sac à élimination des déchets papier et matériel non contaminé.
  • Sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Désinfectant de surface et chiffonnette.
  • Nécessaire à l'hygiène des mains.

Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient confortablement.
  • Mettre le masque, les lunettes et la surblouse.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de l'intégrité des emballages.
  • Installation sur une surface propre et désinfectée au préalable.
  • Installer les poubelles de tri des déchets au pied du lit du patient.
  • Respecter le triangle d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale (poubelles).
  • Ouvrir aseptiquement les compresses stériles et les imbiber avec l’antiseptique, laisser un paquet de compresses sèches.
  • Préparer les 2 cupules :
  • Cupule n°1 : eau stérile et décontaminant pour instrument (respecter les dilutions).
  • Cupule n°2 : eau stérile.
  • Réaliser une aspiration des sécrétions.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Mettre les gants non stériles.
  • Enlever le loquet et retirer la canule interne. Pour une canule souple avec ballonnet de type Shilley, il faut dégonfler le ballonnet avant de retirer la canule.
  • Mettre la canule interne dans la cupule n°1 (eau stérile et décontaminant pour instrument).
  • Retirer le pansement de Métalline® et le jeter.
  • Jeter les gants.
  • Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Mettre les gants stériles.
  • Nettoyer le pourtour de la canule externe et le trachéostome avec des compresses imbibées d'antiseptique.
  • Sécher par tamponnement avec des compresses stériles sèches.
  • Nettoyer la canule :
  • A l'aide de la pince de Troeltsch, prendre une compresse stérile sèche non dépliée et la mettre dans la main gauche gantée.
  • Attraper la canule dans la cupule n°1 à l'aide de la pince de Troeltsch, avec la main droite (si l'on est droitier, sinon inverser le protocole), et poser celle-ci dans la main gauche.
  • Avec la pince de Troeltsch tenue dans la main droite, prendre une compresse stérile, la dépliée et la tremper dans la cupule n°1.
  • Introduire la compresse dans l'orifice de la canule, la pousser avec la pince et la récupérer à l'autre bout de la canule, avec l'aide de cette même pince (effectuer un mouvement de rotation).
  • Jeter la compresse sale.
  • Recommencer l'opération jusqu'à ce que la canule soit propre, en changeant de compresse à chaque passage.
  • Rincer la canule en la plongeant dans l'eau stérile. A défaut d'une deuxième cupule, verser abondamment de l'eau stérile dans la canule en la maintenant avec la pince de Troeltsch afin de la rincer.
  • Sortir la canule de la cupule n°2 avec la pince de Troeltsch.
  • Sécher la canule :
  • Prendre une compresse stérile sèche non dépliée dans la main gauche.
  • Poser la canule rincée sur la compresse dans la main gauche.
  • Avec la pince de Troeltsch tenue dans la main droite, prendre une compresse stérile et la dépliée.
  • Introduire la compresse dans l'orifice de la canule, la pousser avec la pince et la récupérer à l'autre bout de la canule, avec l'aide de cette même pince (effectuer un mouvement de rotation).
  • Jeter la compresse.
  • Recommencer l'opération jusqu'à ce que la canule soit sèche, en changeant de compresse à chaque passage.
  • A l'aide d'une compresse stérile sèche, introduire la canule interne dans la canule externe et bien refermer le loquet avec la compresse. Pour une canule souple avec ballonnet de type Shilley, il faut gonfler le ballonnet après avoir remis la canule.
  • Mettre le cordon propre, puis seulement retirer le cordon sale après l'avoir coupé.
  • Remettre un pansement de Métalline®propre (surface grise sur la peau) avec la pince de Troeltsch.
  • Jeter les gants.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Réinstaller le patient.
  • Eliminer les déchets et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
  • Transmission : réaction du patient.

Risques et complications
  • Hémorragie : risque d'hématome comprimant la trachée.
  • Décanulation accidentelle.
  • Obstruction de la canule par un bouchon muqueux.
  • Infection.
  • Plaie autour de l’orifice de la trachéotomie.
  • Fausse route : ballonnet trop peu gonflé.
  • Lésion de la trachée (ballonnet gonflé en permanence sur le long terme, canule non adaptée).
  • Pneumonie nosocomiale.
Surveillances et évaluations
  • Respiration :
  • Fréquence (le premier signe de détresse respiratoire est une fréquence augmentée, au-dessus de 35 par minutes).
  • Rythme.
  • Amplitude.
  • Utilisation des muscles respiratoires accessoires.
  • Saturation en oxygène.
  • Sécrétions :
  • Couleur, odeur, aspect, consistance.
  • Hémorragique.
  • Orifice de la trachéostomie :
  • Aspect.
  • Irritation.
  • Inflammation.
  • Tissu de granulation.
  • Confort du patient :
  • Douleurs.
  • Plaintes.
  • Anxiété.
  • Signes clinique de décanulation accidentelle ou de bouchon :
  • Dyspnée.
  • Agitation.
  • Désaturation en O2.
Bonus:
L'aspiration trachéo-bronchique
Définition
L'aspiration des sécrétions est l'introduction d'une sonde dans l'arbre bronchique, le pharynx ou la bouche, pour aspirer les sécrétions qui l'encombrent et prévenir une éventuelle formation de bouchons muqueux.

Objectifs
  • Maintenir la perméabilité des voies aériennes.
  • Libérer les voies aériennes pour améliorer la ventilation.
  • Prévenir la formation d’un bouchon muqueux.
  • Améliorer les échanges gazeux.
  • Prévenir une pneumopathie d’inhalation.
  • Eviter l'obstruction de la sonde d'intubation ou de la canule de trachéotomie.
Indications
  • Encombrement bronchique.
  • Patient intubé.
  • Patient trachéotomisé.
  • Si la toux ou les expectorations provoquées par la kinésithérapie ne suffissent pas.


Matériel
  • Système d’aspiration :
  • Source de vide munie d’un manomètre.
  • Réceptacle à usage unique.
  • Tuyaux.
  • Pince stop-vide : permet de déclencher des aspirations intermittentes.
  • Sonde d’aspiration stérile de calibre adapté : en fonction de l’aspiration : nasopharyngée, trachéale, buccale.
  • Compresses stériles.
  • Sérum physiologique pour instillation ou lubrifiant hydrosoluble en cas de bouchon muqueux.
  • Solution pour le rinçage du système d'aspiration : flacon d’eau stérile + antiseptique.
  • Gants à usage unique.
  • Bavette.
  • Tablier à usage unique.
  • Protection papier absorbante à usage unique.
  • Sac à élimination des déchets papier et matériel non contaminé.
  • Sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Désinfectant de surface et chiffonnette.
  • Nécessaire à l'hygiène des mains.
Réalisation du soin chez un patient non intubé
  • Prévenir le patient, lui expliquer le soin et ses objectifs.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Evaluer et noter l’état clinique du patient : saturation, fréquence respiratoire, couleur des téguments.
  • Brancher et vérifier le fonctionnement du système d’aspiration.
  • Dilué l’antiseptique dans le flacon d’eau stérile pour le rinçage du système.
  • S’habiller : tablier, bavette.
  • Mettre la protection en papier sur le thorax du patient.
  • Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique (hygiène des mains) : l’aspiration trachéo-bronchique n’est pas un soin stérile mais un soin propre, le lavage antiseptique permet donc de rester le plus propre possible.
  • Ouvrir le sachet de compresses stériles.
  • Ouvrir le sachet de la sonde stérile sans la sortir, conserver la sonde de façon aseptique dans son sachet.
  • Enfiler les gants : les gants non stériles servent à protéger le soignant, ils ne doivent pas être en contact de la sonde qui est stérile.
  • Adapter le système d’aspiration à la sonde, la sortir de son emballage et la maintenir avec une compresse stérile.
  • Aspirer les sécrétions buccales.
  • Jeter la sonde et la compresse dans le sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Rincer le système d’aspiration avec la solution de rinçage.
  • Adapter une nouvelle sonde au système d'aspiration et prendre une nouvelle compresse stérile.
  • Vérifier de la perméabilité des narines en introduisant doucement la sonde, ne surtout pas forcer.
  • Lors du passage de la sonde dans le larynx, demander au patient d’inspirer.
  • Ne jamais aspirer lors de la progression de la sonde, éviter les mouvements de va-et-vient.
  • Aspirer par intermittence en remontant.
  • Aspirer en remontant et en effectuant des mouvements de rotation, enrouler la sonde entre le pouce et l’index.
  • Surveiller l’aspect clinique du patient.
  • Jeter la sonde et la compresse dans le sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Rincer le système d’aspiration avec la solution de rinçage.
  • A la fin des aspirations, jeter le matériel, changer le réceptacle en fonction du protocole.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions.
  • Transmissions : aspect, quantité, odeur, tolérance, critère d'efficacité. Saturation avant et après le soin.
Réalisation du soin chez un patient intubé par voie oro-trachéale ou naso-trachéale
  • Prévenir le patient, lui expliquer le soin et ses objectifs.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Evaluer et noter l’état clinique du patient : saturation, fréquence respiratoire, couleur des téguments, les volumes inspirés et expirés, les pressions de la ventilation.
  • Vérifier la pression du ballonnet et la fixation de la sonde d'intubation.
  • Brancher et vérifier le fonctionnement du système d’aspiration.
  • Dilué l’antiseptique dans le flacon d’eau stérile pour le rinçage du système.
  • S’habiller : tablier, bavette.
  • Mettre la protection en papier sur le thorax du patient.
  • Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique (hygiène des mains) : l’aspiration trachéo-bronchique n’est pas un soin stérile mais un soin propre, le lavage antiseptique permet donc de rester le plus propre possible.
  • Ouvrir le sachet de compresses stériles.
  • Ouvrir le sachet de la sonde stérile sans la sortir, conserver la sonde de façon aseptique dans son sachet.
  • Enfiler les gants : les gants non stériles servent à protéger le soignant, ils ne doivent pas être en contact de la sonde qui est stérile.
  • Adapter le système d’aspiration à la sonde, la sortir de son emballage et la maintenir avec une compresse stérile.
  • Désadapté la sonde d’intubation du respirateur.
  • Introduire la sonde d’aspiration dans la sonde d’intubation, et enfoncer.
  • Ne pas enfoncer la sonde jusqu’à la garde pour ne pas dérecruter les alvéoles.
  • Ne jamais aspirer lors de la progression de la sonde, éviter les mouvements de va-et-vient.
  • Aspirer en remontant et en effectuant des mouvements de rotation, enrouler la sonde entre le pouce et l’index.
  • Rebrancher le système de ventilation.
  • Jeter la sonde et la compresse dans le sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Rincer le système d’aspiration avec la solution de rinçage.
  • Adapter une nouvelle sonde au système d'aspiration et prendre une nouvelle compresse stérile.
  • Aspirer les sécrétions buccales.
  • Jeter la sonde et la compresse dans le sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Rincer le système d’aspiration avec la solution de rinçage.
  • A la fin des aspirations, jeter le matériel, changer le réceptacle en fonction du protocole.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions.
  • Transmissions : aspect, quantité, odeur, tolérance, critère d'efficacité. Saturation, paramètre de la ventilation avant et après le soin. Réaction du patient.

Risques et complications
  • Désaturation voire hypoxie.
  • Traumatisme.
  • Arrêt cardiaque.
  • Infection.
Surveillances et évaluations
  • Saturation.
  • Fréquence respiratoire.
  • Pulsations, tension artérielle.
  • Couleur des téguments.
  • Aspect, coloration, quantité des sécrétions.
Bonus 2:
L'hygiène des mains
De nombreuses dénominations sont utilisées, pour différencier les différents types de lavage de mains. Il est apparu important de retenir, pour la clarté de ces recommandations, une dénomination unique.
Terminologie et équivalences
Dénominations européennes et françaisesDénominations courantes Équivalents possibles utilisées dans les Établissements de Santé
Lavage simple des mains
[pas de norme de référence]
Lavage simpleLavage des mains

Lavage hospitalier

Lavage « social » [USA]
Lavage hygiénique des mains

Traitement hygiénique des mains par frictions
Lavage antiseptique

Lavage hygiénique

Frictions hygiéniques des mains

Antisepsie rapide des mains
Lavage désinfectant

Désinfection des mains

Désinfection des mains
par frictions
Désinfection chirurgicale des mains par lavage
 
Lavage chirurgical des mains Lavage chirurgical des mains

Désinfection chirurgicale des mains par lavage
Désinfection chirurgicale des mains par frictionsDésinfection chirurgicale des mains

Antisepsie chirurgicale des mains
Frictions chirurgicales

Principes fondamentaux
La tenue des mains
  • Ongles courts, sans vernis, pas de faux ongles.
  • Mains et avant-bras dépourvus de bijoux : ni alliance, ni bagues, ni bracelets, ni montre…
  • Tenue à manches courtes.
  • Le port des gants ne dispense pas du lavage des mains.
Le matériel
Il faut proscrire :
  • Le savon en pain.
  • Les essuie-mains en tissu.
  • Le séchage des mains à air chaud.
  • Le transvasage du savon liquide d'un récipient dans un autre.

Le lavage simple des mains
Buts
  • Eliminer les souillures.
  • Permet la diminution de la flore transitoire.
  • Prévient la contamination.
Indications
  • Prise de service/ fin de service.
  • Gestes de la vie courante : se coiffer, se moucher…
  • Activités hôtelières.
  • Lors des soins d'hygiène, de confort et de continuité de la vie.
  • Avant et après le port des gants à usage unique.
  • Lors de soins infirmiers non invasifs.
  • Après tout soin infirmier.
  • Mains visiblement sales et ou souillées par des contaminations non microbiennes.
  • Soins de contact avec la peau saine.
Matériels
  • Savon doux (non désinfectant).
  • Eau du réseau.
  • Essuie-mains à usage unique non stériles.
Réalisation du lavage simple des mains
  • Se mouiller les mains.
  • Prendre une dose de savon liquide.
  • Savonner durant 30 secondes, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des ongles, les espaces interdigitaux.
  • Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
  • Sécher par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage unique non stérile.
  • Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
  • Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
  • Durée de 30 secondes.

Le lavage hygiénique ou antiseptique des mains
Buts
  • Eliminer la flore transitoire.
  • Diminuer la flore résidente.
Indications
  • Après tout contact avec un patient en isolement septique et/ou infecté ou avec son environnement.
  • Après tout contact accidentel avec du sang ou des liquides biologiques.
  • Avant réalisation d’un geste invasif (cathéter périphérique, sonde ou urinaire et autres dispositifs analogues).
  • Avant tout acte stérile.
  • Entre deux patients, après tout geste potentiellement contaminant.
  • Avant tout contact avec un patient en isolement protecteur.
  • Avant réalisation d’une ponction lombaire, d’ascite, articulaire ou autres situations analogues.
  • Avant manipulation des dispositifs intra-vasculaires (cathéters), drains pleuraux, chambre implantable, et autres situations analogues.
  • En cas de succession de gestes contaminants pour le même patient.
  • Avant préparation et reconstitution alimentaire en restauration collective ou en office individuel.
Matériels
  • Savon liquide antiseptique : savon antiseptique polyvidone iodée (Bétadine Scrub®) ou savon à base de chlorhexidine (Hibiscrub®).
  • Eau du réseau.
  • Essuie-mains à usage unique non stériles.
Réalisation du lavage hygiénique ou antiseptique des mains
  • Se mouiller les mains.
  • Prendre une dose de savon liquide.
  • Savonner durant une minute, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des ongles, les espaces interdigitaux.
  • Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
  • Sécher par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage unique non stérile.
  • Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
  • Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
  • Durée de 1 minute : le savonnage prolongé permet l'action de l'antiseptique.

La désinfection chirurgicale des mains par lavage
Buts
  • Eliminer la flore transitoire.
  • Diminuer de façon significative la flore résidente.
Indications
  • Avant tout acte chirurgical, d'obstétrique et de radiologie interventionnelle.
  • Avant tout geste pour lequel une asepsie de type chirurgical est chirurgicale requise : pose de cathéter central, rachidien, chambre implantable, ponction amniotique, drain pleural et autres situations analogues
Matériels
  • Savon liquide antiseptique : savon antiseptique polyvidone iodée (Bétadine Scrub®) ou chlorhexidine (Hibiscrub®).
  • Eau filtrée bactériologiquement.
  • Brosse à ongles stérile à usage unique.
  • Essuie-mains stériles.
    Réalisation de la désinfection chirurgicale des mains par lavage
  • Technique en 3 temps :
  • 3 phases de lavage.
  • Temps total de 5 minutes.
  • Mouiller les mains et les avant-bras.
  • Savonner les mains et les avant-bras, 1 minute pour chaque côté.
  • Brosser les ongles 1 minute (30 secondes /main).
  • Rincer les mains et poignets.
  • Savonner les mains et les poignets 1 minute.
  • Rincer les mains et les avant bras.
  • Sécher avec des essuie-mains stériles.
Le traitement hygiènique des mains par frictions
Buts
  • Eliminer la flore transitoire.
  • Diminuer la flore résidente.
Indications
  • Substitution au lavage des mains (ne le remplace pas).
IL a été démontré que le traitement hygiènique des mains par frictions est plus efficace que le lavage simple et le lavage hygiènique ou antiseptique des mains.
N.B. : Les solutions hydro-alcooliques ne sont pas sporicides, ils ne sont donc pas efficaces sur les spores du Clostridium difficile. Il ne faut donc pas les utiliser en cas de diarrhée. Ils ne sont pas non plus efficaces sur les ectoparasites (gales, poux, lentes…).
Indications pour les procédures à risques infectieux faibles
  • Prise de service/ fin de service.
  • Gestes de la vie courante : se coiffer, se moucher…
  • Activités hôtelières.
  • Lors des soins d'hygiène, de confort et de continuité de la vie.
  • Avant et après le port des gants à usage unique.
  • Lors de soins infirmiers non invasifs.
  • Après tout soin infirmier.
  • Soins de contact avec la peau saine.
Indications pour les risques infectieux intermédiaires
  • Après tout contact avec un patient en isolement septique et/ou infecté ou avec son environnement.
  • Avant réalisation d’un geste invasif (cathéter périphérique, sonde ou urinaire et autres dispositifs analogues).
  • Avant tout acte stérile.
  • Entre deux patients, après tout geste potentiellement contaminant.
  • Avant tout contact avec un patient en isolement protecteur.
  • Avant réalisation d’une ponction lombaire, d’ascite, articulaire ou autres situations analogues.
  • Avant manipulation des dispositifs intra-vasculaires (cathéters), drains pleuraux, chambre implantable, et autres situations analogues.
  • En cas de succession de gestes contaminants pour le même patient.
  • Avant préparation et reconstitution alimentaire en restauration collective ou en office individuel.
Contre-indications
  • Mains visiblement sales.
  • Mains souillées par des substances biologiques.
  • Mains présentant des traces de poudre ou de talc.
  • Mains mouillés.
  • Peau lésée.
Matériel
  • Solution hydro-alcoolique.
Réalisation du traitement hygiènique des mains par frictions
  • Remplir le creux de la main du volume préconisé par le fabricant (voir verso du flacon).
  • Frictionner les mains et les poignets pendant le temps nécessaire à l'action du produit.
  • Frotter rigoureusement mains et poignets jusqu'à évaporation complète du produit, en insistant sur les paumes, le dos de la main, les espaces interdigitaux et le pourtour des ongles.
Etapes de la friction des mains avec une solution hydro-alcoolique
  • Etape 1 : paume contre paume.
  • Etape 2 : paume de la main droite sur le dos de la main gauche, et paume de la main gauche sur le dos de la main droite.
  • Etape 3 : paume contre paume avec les doigts entrelacés.
  • Etape 4 : dos des doigts contre la paume opposée avec les doigts emboîtés.
  • Etape 5 : friction circulaire du pouce droit enchassé dans la paume gauche, et vice-versa.
  • Etape 6 : friction et rotation, en mouvement de va-et-vient avec les doigts joints de la main droite dans la paume gauche, et vice-versa.
La désinfection chirurgicale des mains par frictions
Buts
  • Eliminer la flore transitoire.
  • Diminuer de façon significative la flore résidente.
Indications
  • Avant tout acte chirurgical, d'obstétrique et de radiologie interventionnelle.
  • Avant tout geste pour lequel une asepsie de type chirurgical est chirurgicale requise : pose de cathéter central, rachidien, chambre implantable, ponction amniotique, drain pleural et autres situations analogues
Il a été démontré que la désinfection chirurgicale des mains par frictions est plus efficace que la désinfection chirurgicale des mains par lavage.
N.B. : Les solutions hydro-alcooliques ne sont pas sporicides, ils ne sont donc pas efficaces sur les spores du Clostridium difficile. Il ne faut donc pas les utiliser en cas de diarrhée. Ils ne sont pas non plus efficaces sur les ectoparasites (gales, poux, lentes…).
Contre-indications
  • Mains visiblement sales.
  • Mains souillées par des substances biologiques.
  • Mains présentant des traces de poudre ou de talc.
  • Mains mouillés.
  • Peau lésée.
Matériels
  • Solution hydro-alcoolique
  • Savon non désinfectant.
  • Brosses à ongles.
  • Eau du réseau.
  • Essuie-mains à usage unique.
Réalisation de la désinfection chirurgicale des mains par frictions
  • Temps n°1 : effectuer un lavage simple des mains + brossage des ongles
  • Se mouiller les mains.
  • Prendre une dose de savon liquide.
  • Savonner durant 30 secondes, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des ongles, les espaces interdigitaux.
  • Brosser les ongles 1minute (30 secondes /main).
  • Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
  • Sécher soigneusement par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage unique non stérile.
  • Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
  • Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
  • Temps n°2 : 1re friction des mains aux coudes inclus, jusqu’à séchage complet.
  • Temps n°3 : 2e friction des mains aux avant-bras (coudes exclus), jusqu’à séchage complet.
Utilisation de la solution hydro-alcoolique
  • Remplir le creux de la main du volume préconisé par le fabricant (voir verso du flacon).
  • Frictionner pendant le temps nécessaire à l'action du produit.
  • Frotter rigoureusement jusqu'à évaporation complète du produit, en insistant sur les paumes, le dos de la main, les espaces interdigitaux et le pourtour des ongles.
Etapes de la friction des mains avec une solution hydro-alcoolique
  • Etape 1 : paume contre paume.
  • Etape 2 : paume de la main droite sur le dos de la main gauche, et paume de la main gauche sur le dos de la main droite.
  • Etape 3 : paume contre paume avec les doigts entrelacés.
  • Etape 4 : dos des doigts contre la paume opposée avec les doigts emboîtés.
  • Etape 5 : friction circulaire du pouce droit enchassé dans la paume gauche, et vice-versa.
  • Etape 6 : friction et rotation, en mouvement de va-et-vient avec les doigts joints de la main droite dans la paume gauche, et vice-versa.

Les yogourts pro biotiques... Pas si bon que ça ?

Peu le monde sait ce qu'on mange. Et encore moins on lit l'emballage pour voir ce qu'on mange au juste.
Et encore moins de monde a des notions de microbiologie.
Pro biotiques - l'invention concerne comme d'habitude les yogourts -, contient des bactéries qui n'ont jamais été utilisés auparavant. Parmi ces bactéries les espèces « Bifidobacterium bifidum». Ces bactéries sont effectivement toujours dans la flore vaginale, rectum et dans le tracte uro-génital, les excréments des porcs et les autres animaux. Ces bactéries ne sont pas normalement jamais dans l'intestin grêle, dans l'estomac ou dans la bouche, à moins qu’on ait fait directement le contact avec les endroits ou matières ci-haut mentionnées.

Généralement ses bactéries bifides ne survivent pas a l’acide de l'estomac quand elles sont ingurgités pour ne pas nuire a la flore spécifique à l’intestin grêle.

En plus, non seulement nous l’avons introduit dans les yogourts, mais en plus nous l’avons modifié génétiquement pour survivre à l’acide de l'estomac (acide gastrique) Ici vous pouvez voir l’énorme perversité, et la mauvaise intention de ceux qui les ont modifiés pour la consommation inconsciente de l’humanité moderne. Par l’intermédiaire des yogourts « pro biotiques » utilisé comme un cheval de Troie microbiologique ces bactéries vaginales et des matières fécales modifiées génétiquement arrivent dans l’intestin grêle de l’homme. Ce fait peut engendrer tous sortes des problèmes ultérieurement car suite à ça la flore intestinale est remplacée par une flore typiquement vaginale. Danone & Co. a crée cette sorte de flore dans vos intestins, contre la nature et avec des effets nocifs pour votre santé.

Le célèbre spécialiste dans la technique alimentaire Udo Pollmer, qui apparait fréquemment à la télé allemande comme spécialiste dans le domaine de l’alimentation, a fait connaitre ce fait dans un de ses livres. Mais peu le savent et ils ne s’en font pas de ça. A la télé il ne peut pas parler de ça et il n’y a personne qui lui demande à parler de ce problème. Ce n’est pas étonnant si on panse aux immenses sommes d’argent que les diffuseurs gagnent sur les publicités des compagnies des yogourts. On ne peut pas faire peur aux clients, n’est pas ?

La citation a propos de ce problème et les effets négatifs causés par la consommation des produits pro biotiques c’est ici en allemand pour ceux qui parlent la langue : http://www.wahrheitssuche.org/probiotische-bakterien.html

« Les bactéries profanes de yogourt n’ont pas l’habitude de se coller des parois des intestins car elle se nourrissent du lait frais et pas de la nourriture déjà digérée. D’un autre coté les bactéries pro biotiques ne sont pas capable de fermenter le lait car cette tache c’est les bactéries lacto-acides qui l’ont. C’est pour ca que ces précieuses bactéries pro biotiques sont introduites ultérieurement dans le yogourt deja fermenté » dit Udo Polmmer.
Donc ces bactéries ne sont même pas capables de produire du yogourt à partir du lait frais ! Elles sont mélangées dans le yogourt après qu’il soit fermenté.
« La consommation des produits pro biotiques peut donc influencer la flore intestinale. Pour les microbiologistes ce fait n’est pas une surprise. En fait aucune bactérie n’a pas envie de combattre d’autres agents pathogènes mais elles vont s’engueuler avec leurs consœurs qui vont avoir les mêmes préférences culinaires. En vérité les indices qui parlent de l’effet nocif des produits pro biotiques n’en manquent pas. En 2000 la presse allemande écrivait : « les yogourts pro biotiques peuvent péricliter notre vie ». La cause principale de ce scandale fut un Congres Médical en Birmingham quand l’immunologiste viennois Dr. Wolfgang Graninger présenta les résultats de ses recherches. Conformément a ces recherches, les yogourts pro biotiques peuvent amener a tous ceux qui ont le système immunitaire affaibli des maladies comme la méningite, la pneumonie ou la septicémie. Au Congres de Birmingham a été présenté le cas d’un patient diabétique âgé qui a eu, suite a la consommation des produits pro biotiques, un abcès au foie et qui a pu être sauve seulement grâce a une intervention chirurgicale complexe. Le chef de l’hôpital viennois, Dr. Élisabeth Pitterman, après cet incident, a interdit la consommation des produits pro biotiques et il les a enlevé du menu de l’hôpital.
« La firme Scheitz d’Andechs qui produit des yogourts biologiques a éliminé les bactéries pro biotiques de leur liste d’ingrédients. Qui peut être à l’aise et vendre des produits qui contiennent des bactéries qui, quand les spécialistes en hygiène alimentaire le trouvent, sont éliminés comme étant une contamination fécale ? » se demande encore Udo Pollmer.

Le plus gros problème c’est qu’à l’introduction des « pro biotiques » les grandes compagnies ont convaincu petit a petit, soit par la persuasion américaine soit par les petit prix, tous ceux qui produisaient des cultures des bactéries - pro biotiques ou pas – d’utiliser ces bactéries nocives pour préparer le yogourt et c’est pour ca qu’aujourd’hui il est pratiquement impossible de trouver des yogourts naturels faits des bactéries traditionnelles. Auparavant les bactéries traditionnelles provenaient du veau ou de la vache. Selon Pollmer elles s’appellent le Streptocoque thermophiles et Lactobacille bulgaricus.

En Allemagne c’est très difficile de trouver un yogourt qui n’a pas des cultures bifides, autrement dit qu’il est impossible de trouver un yogourt qui n’est pas produit a partir des bactéries vaginales ou fécales. On mange du caca … sans qu’on se rende compte parce qu’on croit tous ceux qui font de la publicité payante a la télé. C’est en fait ça !

Sur Google par contre c’est extrêmement difficile de trouver un article d’où il peut ressortir évidement ce qu’il y a quelques décennies étais bien connu à propos de ces bactéries, mais si vous lisez des vieux livres ou vous recherchez attentivement ailleurs vous allez trouver que ces bactérie n’ont rien à voir ni avec le yogourt, ni avec les intestins et qu’elles font vraiment partie de la flore des autres organes. Tous les nouveaux articles ne font que mentir ou ils ont pris les mensonges des autres articles.
Par exemple une firme vends un produit avec les mêmes bactéries bifides que celles qu’on trouve dans la flore vaginale qui sont identiques que celles que Danone & Co le mette dans leur yogourt pro biotiques. En général on sait (ou au moins on le savait) que la flore intestinale est complètement différente de celle qui est dans le vagin, mais aujourd’hui qui raisonne encore ? Aujourd’hui tout le monde croit ! Et tout le monde croit à peu près TOUT ce qu’on leur raconte. Mais pansez-y : si quelqu’un utilise les mêmes bactéries pour l’estomac et pour le vagin, il doit y avoir quelque chose qui ne tourne pas rond !

Noir sur blanc un texte en anglais dit :
Ultimate Flora Vaginal Support Formula contains 50 Billion active probiotic organisms, which are natural residents of the healthy uro-genital tract (vagina and urinary tract). Ultimate Flora Vaginal Support Formula contains 45 billion Lactobacilli and 5 billion bifid bacteria. Lactobacilli are the most prevalent beneficial
bacteria found in the uro-genital tract, with lesser numbers of bifid bacteria. Lactobacilli produce compounds and acids that help to fight the growth of harmful bacteria and yeast.*
The uro-genital tract is second only to the colon in the number of bacterial residents, and many people experience yeast infections and urinary tract issues when the beneficial bacteria become unbalanced.*

The high concentration of probiotics in Ultimate Flora Vaginal Support Formula is designed to help maintain a healthy balance of vaginal and urinary tract bacteria
.

Des bactéries qui vous veulent vraiment du bien ?

Si l'on en croit la publicité, nous mangeons des bifidus, des acidophilus et nous allons bien ! Ces yaourts et laits fermentés se disent probiotiques. Qu'ont-ils de si différent des simples yaourts ? Jusqu'à quel point les effets annoncés de ces produits ont-ils été prouvés scientifiquement ? Pour sa 1001ème émission, A Bon Entendeur a mené l'enquête sur les probiotiques avec des scientifiques et chez l'un des géants de l'agroalimentaire.

Des micro-organismes dans votre intestin

 [DR] La consommation de yoghourts en Suisse pour l'année 2005 est de 17,8 kg par habitant. Il faut dire qu'on a aujourd'hui l'embarras du choix, en consistances, en arômes, et, si l'on en croît la publicité, certaines variétés sont censées nous faire du bien. C'est le créneau des yoghourts bifidus, des lactobacillus qu'on achète plus cher que les yoghourts « normaux » sans forcément savoir ce que cela signifie, si ce n'est que l'on a entendu ou lu quelque part qu'ils renforcent nos défenses immunitaires ou que ces probiotiques améliorent notre bien-être. Mais qu'y a-t-il vraiment sous le couvercle de ces yoghourts et laits fermentés ? Les arguments marketing sont-ils fondés ?
 De l'influence de la publicité sur le consommateur
ABE a réuni un petit groupe de consommateurs amateurs de yoghourts devant un linéaire de produits lactés, avec pour consigne de choisir les produits qu'ils consomment habituellement. Le but de l'opération est de découvrir ce qui motive leurs choix.
Certains choisissent volontairement les bifidus pour leurs effets bénéfiques supposés, d'autres sont guidés par des critères de goût ou de présentation du produit. A travers les réponses de ces consommateurs, on s'aperçoit que les arguments publicitaires ont marqué les esprits. Quant à savoir exactement ce qu'est un probiotique...

On sait depuis longtemps que les yoghourts, en soi, sont bons pour la santé, qu'ils font partie d'une alimentation équilibrée. Mais ces probiotiques- qui sont des micro-organismes- apportent vraiment quoi de plus ?
Fabrication
 Au Centre de formation laitière et agroalimentaire de Grangeneuve à Posieux, une petite partie du lait fourni par les paysans de la région sert à fabriquer des yoghourts.
 [DR] Première étape : chauffer le lait à environ 40 à 50 degrés. On y ajoute ensuite de la poudre de lait maigre afin d'assurer une bonne fermeté au yaourt. Puis le lait est homogénéisé, ce qui évite notamment que la crème se sépare de la masse.

Il faut ensuite chauffer le lait à 90 degrés pendant 20 minutes. Le but : augmenter la viscosité finale du yaourt. Après avoir laissé le lait refroidir à une température d'une quarantaine de degrés, arrive le moment clé de la fabrication du yoghourt : l'ajout de deux types de bactéries lactiques, ici lyophilisées : des Streptococcus thermophilus et des Lactobacillus bulgaricus, que l'on trouve dans tous les yaourts.

« Ca va servir à acidifier le lait pour que ça donne vraiment du yoghourt. Il faut des bactéries pour que ça fermente et puis le goût des bactéries donne aussi le goût des yoghourts », explique Hans-Peter Zürcher, laitier au Centre de formation.
 [DR] Il ne reste qu'à mettre la masse à fermenter dans une étuve à 40 degrés pendant quatre à six heures, avant de procéder au conditionnement en pots.

Pour fabriquer des yaourts probiotiques, on ajoute simplement d'autres ferments spécifiques, de la famille des Bifidobactéries par exemple, ou encore des Lactobacillus, qui sont censés avoir des effets bénéfiques sur la santé.
 Pour en savoir plus sur ces effets, ABE a rencontré le professeur Lacroix et son équipe, qui étudient les probiotiques au laboratoire de biotechnologie alimentaire de l'EPFZ.

« Une bactérie probiotique est une bactérie vivante d'origine intestinale qui, lorsqu'elle est ingérée, a un effet ou des effets bénéfiques sur l'équilibre de la flore intestinale et donc agit positivement sur la santé du consommateur », explique professeur Christophe Lacroix.
 [DR] Quand elles sont ingérées, les bactéries probiotiques ont la particularité de résister à l'acidité de l'estomac et d'arriver vivantes dans le colon, où elles peuvent être actives. Mais l'efficacité dépend de la souche. Ainsi, dans la famille des bifidobactéries, toutes les souches n'ont pas forcément un effet probiotique. D'où la nécessité de sélectionner les bonnes souches susceptibles d'avoir les effets voulus.
 « On a effectivement un certain nombre d'effets qui ont été validés au niveau des probiotiques. Un des principaux effets est celui qui consiste à combattre les infections intestinales dues à des bactéries pathogènes ou à des virus comme le rotavirus, par exemple ; Les probiotiques ou du moins certains probiotiques, ont des effets qui ont été validés en études cliniques sur la protection de l'individu », précise le professeur Lacroix.

En clair, ces effets ont donc été prouvés par des études sur des personnes malades.
« Les autres effets tels que la prévention des cancers intestinaux, par exemple, ou la réduction du taux de cholestérol sont moins bien validés, mais ça ne veut pas dire qu'ils ne sont pas réels. Le temps nécessaire pour les valider est important et la démarche est très complexe, la validation n'est pas encore achevée ».

Qu'en est-il de l'efficacité des probiotiques sur le transit intestinal ?

Selon le professeur Lacroix, « chaque personne répond différemment, a un état physiologique différent, cela représente un grand nombre de données qui doivent être accumulées pour démontrer les faits. D'autre part, cet effet peut être dépendant du type de probiotiques qui est consommé, donc la généralisation de l'effet des probiotiques sur la constipation, sur la prévention de la constipation, c'est également une démarche qui prend beaucoup de temps et beaucoup de données pour être démontrée de façon finale ».
 [DR] Industrie alimentaire

En attendant, l'industrie alimentaire s'est déjà lancée dans l'exploitation de ce bon filon que sont les probiotiques. Dans les antres du Centre de recherche Nestlé, au-dessus de Lausanne, on conserve précieusement dans un frigo un véritable trésor : plus de trois mille souches qui constituent le matériau de base des recherches. C'est de là qu'est issue la souche La1 que l'on trouve dans les produits LC1.
« Dans le cas du La1, nous avons cherché une souche qui est capable de fermenter le lait puis nous avons cherché une souche effectivement qui aide à protéger, à renforcer la barrière intestinale contre les mauvaises bactéries. Nous avons aussi cherché, en collaboration avec le marketing, une souche capable de renforcer le système immunitaire », explique Christophe Cavadini,coordinateur des projets probiotiques au centre de recherche Nestlé à Vers-chez-les-Blanc.

« Toutes ces revendications sur les effets santé d'une souche probiotique sont fortement liées à la souche et à la concentration de bactéries. Ce qui est important, pour les produits qui contiennent ces probiotiques, c'est que la bonne concentration de bactéries arrive, finalement, pas seulement dans le produit à la fin de la date de péremption, mais aussi dans le tube digestif du consommateur ».
Donc pour qu'un yaourt probiotique, par exemple, soit efficace, il faut être sûr non seulement qu'il contient bien une souche aux effets prouvés, mais aussi que les bactéries sont en concentration suffisante et qu'elles ont survécu en assez grand nombre jusqu'à votre intestin. Beaucoup de conditions pour espérer un petit mieux...

Probiotiques : le test

 [DR] Les effets bénéfiques des probiotiques ont donc été prouvés sur des malades, mais sur les bien-portants, on manque de données pour prouver sérieusement leurs effets positifs ou alors il faut réunir certaines conditions : les bonnes souches de bactéries et une concentration minimum.
 [DR] En partant de ces critères, ABE a fait analyser 16 produits représentatifs du marché qui annoncent sur leur étiquette la présence de ferments spécifiques. Ces produits ont été confiés au laboratoire de référence en la matière, celui de l'Agroscope Liebefeld-Posieux, la station fédérale de recherches en production animale et laitière. Il s'agit donc de vérifier que ces produits contiennent bien des ferments spécifiques comme ils l'annoncent, et en quel nombre.
 [DR] On commence par prélever un échantillon de chaque produit auquel on ajoute une solution physiologique stérile pour obtenir une dilution. Pour éviter toute contamination par des bactéries extérieures, chaque instrument utilisé est préalablement stérilisé. Une dose définie de dilution est ensuite déposée sur des géloses où elle est répartie de manière homogène.
Les échantillons sont alors placés dans une boîte hermétique sous condition sans oxygène. La boîte est déposée dans un incubateur où il règne une température de 37 degrés.
Après trois jours passés dans l'incubateur, il ne reste qu'à compter les colonies de bactéries qui se sont développées. Dans la législation, il y a une disposition qui concerne le nombre de ces ferments particuliers annoncés.

« A partir du moment où un fabricant rajoute volontairement une bactérie d'un type particulier, la concentration minimale dans le produit au moment de la consommation doit être d'un million d'unités formant colonies par gramme de produit », explique André Cominoli, chimiste cantonal adjoint à Genève.
 Pour le professeur Lacroix, « c'est une norme relativement arbitraire qui vise à assurer que dans le produit en question il y a une dose suffisante de bactéries viables – parce que les bactéries doivent être viables pour avoir un effet probiotique. Il n'y a pas de certitude scientifique sur cette norme minimale, au Japon je pense que c'est dix fois plus, donc dix millions de germes par gramme qui est utilisé comme base de définition des aliments probiotiques ».
 [DR]Les résultats

Produits qui annoncent contenir des Bifidobatéries appelées communément bifidus. Le laboratoire a trouvé dans chacun d'eux plus de 1 million d'unités formant colonie par gramme. Ils sont donc conformes à la législation. Mais on constate qu'il y a de grandes différences entre les résultats :

Peut-on tirer une conclusion sur l'efficacité des produits d'après ces chiffres ?
« Je ne me baserai pas nécessairement sur les chiffres absolus pour choisir un produit. Par contre, il est clair que si un produit contient cent millions et un autre produit avec la même bactérie en contient cinq millions, je choisirais celui à cent millions. J'aurais plus de bactéries qui vont se rendre dans l'intestin donc probablement un effet qui va être meilleur », répond le professeur Lacroix.
Il subsiste une incertitude également à cause de la législation, lacunaire, concernant l'étiquetage des probiotiques.
« Juste avec le terme bifidus actif, il est très difficile de savoir de quelle souche il s'agit. Etant donné que les propriétés probiotiques d'une bactérie sont dépendantes de la souche, il est donc difficile d'avoir une certitude sur l'effet du produit lui-même sur la santé du consommateur », précise Christophe Lacroix.
Autre genre de ferments utilisés par les fabricants, les Lactobacillus, de la famille des acidophilus. Ces cinq produits contiennent plus de 1 million d'unités formant colonie par gramme et sont donc conformes :
En revanche, le laboratoire à décelé un nombre inférieur à 1 million d'unités formant colonie par gramme dans trois produits :
Selon Nestlé, la méthode utilisée par le laboratoire officiel serait inadaptée à la souche spécifique du fabricant. Nestlé dit avoir mis au point une méthode mieux adaptée à sa souche.
 Quand le laboratoire a refait des numérations selon la méthode de Nestlé, il a trouvé dans le LC1 Vital jusqu'à 78 millions d'unités formant colonie de La1 et dans le LC1 Vital drink jusqu'à 30 millions.
Comment le laboratoire explique-t-il ces résultats étonnamment faibles ?
Selon Corinne Bobst, analyste laborantine, « Il se peut que la chaîne du froid ait été rompue entre la production et l'analyse. On peut aussi envisager un problème au cours de la production même, qui a entraîné la mort des bactéries.

« Ce n'est pas pensable que la méthode soit en cause dans la mesure où on a utilisé la méthode standardisée internationale qui couvre tout le groupe des Lactobacillus acidophilus auquel appartiennent les Lactobacillus Jonhsonii
».
Deux produits au soja ont également été analysés :

Etant donné que la législation ne concerne que les produits d'origine animale, les produits à base de soja, c'est-à-dire d'origine végétale, peuvent être considérés comme conformes malgré leur relativement faible teneur en ferments spécifiques.

 [DR]La réponse des fabricants

ABE a présenté ces trois résultats étonnants aux fabricants.

Coop a répondu qu'ils allaient prendre des mesures au niveau du processus de production pour mieux garantir une concentration suffisante de bactéries jusqu'à la date limite de consommation.                    
Pour Nestlé, en revanche, ces résultats sont très éloignés de leurs propres contrôles internes. Ils excluent un problème de température de conservation. Il s'agirait selon eux de la méthode utilisée par le laboratoire qui serait inadaptée à la souche spécifique de Nestlé.
 En effet, Nestlé dit avoir mis au point une méthode mieux adaptée à sa souche. Quand le laboratoire a refait des numérations selon la méthode de Nestlé, il a trouvé dans le LC1 Vital jusqu'à 78 millions d'unités formant colonie de La1 et dans le LC1 Vital drink jusqu'à 30 millions.

Il s'agit là d'un exemple typique de ce qui arrive de plus en plus fréquemment à cause de la sophistication des produits alimentaires et de la protection des secrets de fabrication : les organes de contrôle officiel n'ont pas toujours les moyens de contrôler vraiment ce qu'il y a dans certains produits et ils dépendent finalement du bon vouloir de l'industrie pour vérifier si la loi est respectée. C'est ce que nous ont rappelé les chimistes cantonaux à l'occasion de cette enquête.
Il faut rappeler par ailleurs que la législation, en Suisse comme en Europe, tend de plus en plus à reporter sur l'industrie la responsabilité des contrôles, c'est-à-dire l'autocontrôle. Résultat, les chimistes cantonaux font de moins en moins ce type d'analyses et à la place ils vont contrôler les contrôles effectués par l'industrie elle-même. D'ailleurs, une des revendications des associations de consommateurs est de demander qu'à partir du moment où un nouveau produit est lancé sur le marché, les laboratoires officiels de contrôle disposent des méthodes d'analyses adéquates pour le contrôler.

ABE a voulu faire analyser deux autres produits, Actimel L. Casei de Danone et Actifit de Emmi, qui contiennent d'autres ferments spécifiques. Mais là encore, le laboratoire officiel ne dispose pas de méthode d'analyse standardisée pour les ferments contenus dans ces deux produits et il ne pouvait donc pas garantir la fiabilité des résultats.

Probiotiques à tout va

Des bactéries à effets probiotiques, on n'en trouve pas seulement dans des yogourts ou des laits fermentés : céréales, margarines, barres énergétiques, jus de fruits et compléments alimentaires, les exemples ne manquent pas. Mais si certains probiotiques ont prouvé leur utilité pour des malades, qu'en est-il de leur présence toujours plus fréquente dans l'alimentation de la population saine ? Nous sommes allés le demander au professeur Michel Roulet, médecin-chef de l'unité de nutrition du CHUV.

« C'est une toute autre problématique. Là on a un problème de santé publique, parce qu'on va toucher l'ensemble d'une population, et on n'a aucune étude qui montre de manière certaine qu'on fait du bien à la population générale en rajoutant des probiotiques dans son alimentation ».

Peut-on alors même se demander s'il y a un danger à en consommer dans plein d'aliments ?
 [DR]« Avec tout ce que l'on sait, la consommation des probiotiques ne pose aucun risque. Bien sûr, ce sont des souches lactobacillus que l'on consomme traditionnellement avec des produits fermentés, depuis des milliers d'années, sous forme de céréales fermentées, de laits fermentés, vous avez les yoghourts, vous avez les fromages, vous avez aussi les viandes fermentées type salami, etc. Les probiotiques sont vraiment des souches spécialement sélectionnées pour leur effet positif sur la santé mais aussi pour la sécurité », affirme Christophe Cavadini.
 « Vous savez, quand vous mangez du fromage, vous mangez entre cent milliards et mille milliards de bactéries par gramme de fromage, donc si vous mangez quelques millions de probiotiques à travers les milliers de milliards de bactéries que vous allez consommer quotidiennement ou sur la semaine, je ne suis pas certain que vous ayez à vous inquiéter d'une surconsommation de probiotiques », rassure le professeur Lacroix.
 [DR]Pourtant, d'autres s'inquiètent, notamment de la présence de probiotiques dans les laits maternés, parce que l'on ne sait pas vraiment quelle influence cela peut avoir à long terme sur le développement de la flore intestinale des bébés et de leur système immunitaire.
 « Moi, je suis particulièrement inquiet d'ajouter des probiotiques dans l'alimentation des nourrissons sains et c'est une raison pour laquelle la société européenne de gastro-entérologie et de nutrition pédiatrique a recommandé de ne pas donner des probiotiques par exemple chez les prématurés, chez les nouveau-nés avec une malformation cardiaque, chez les nouveau-nés avec un déficit immunitaire, et aussi dans l'ensemble aux nouveau-nés dans les premiers mois de vie », explique Michel Roulet.

« Les parents ne se rendent pas réellement compte qu'ils donnent à leur enfant des bactéries vivantes, c'est quand même des bactéries, et en général l'étiquetage n'est pas suffisant pour que les gens comprennent. Si on connaît la souche, en général, il n'y a aucune information sur la quantité que l'on donne ».
Le professeur Roulet s'inquiète aussi de la consommation sans surveillance de probiotiques et donc de bactéries vivantes par toute la population de gens qui ont une atteinte de leur système immunitaire. Mais n'est-il pas un peu trop alarmiste ?

« Je pense qu'il faut informer la population et avoir une attitude de précaution : on n'a pas montré un bénéfice net des probiotiques dans une population saine. Pourquoi on en donnerait avant d'avoir fait des études de qualité de longue durée qui montreraient vraiment que ça ne représente aucun danger ? Il n'y a aucune raison de se précipiter à mettre aujourd'hui dans l'alimentation de l'ensemble de la population européenne des probiotiques ».

La législation suisse interdit de mettre en avant des arguments thérapeutiques, mais on n'arrête pas les progrès agroalimentaires : Danone a lancé tout récemment un yaourt cosmétique, qui a le pouvoir de nourrir la peau de l'intérieur pour la rendre plus belle ! Le yogourt a beaucoup de vertus, en tout cas celui de nourrir la créativité industrielle !

SI POST - OPERATOIRES

I- GENERALITES
Débute dès fin intervention jusqu’à ce que le patient retrouve son équilibre physique & psychique
Différents temps de la période post-opératoire : salle de réveil, PPO immédiate (24H), PPO les jours suivants (J1 à Jx)
 

II- LE REVEIL

Salle de surveillance post interventionnelle
Période critique : surveillance importante ; contrôler les effets résiduels des anesthésiants, réapparition progressive des réflexes respiratoires, neurologiques, facultés mentales, cardiologiques, … + DOULEUR
Patient risque : inhaler, chute, dépression respiratoire & circulatoire, hémorragie

III- LA PERIODE POST-OPERATOIRE IMMEDIATE

 

  A-     Retour du patient dans sa chambre
Installation dans son lit en fonction  du type d’intervention
Patient doit avoir 1 position de confort ET antalgique
Mettre à portée de main tout ce dont le patient aura besoin
Installer le matériel de perfusion + atèle si patient agité
Installer le matériel d’oxygénothérapie + saturomètre
Installer le dynamap
Vérifier le système de drainage
Vérifier le pansement

 B- Surveillance générale

Grandes fonctions
Fonction respiratoire
Saturation en O2 (=95%)
Fréquence respiratoire
Amplitude
Absence de cyanose
Absence d’accumulation de sécrétions dû à l’immobilisation & peur de tousser
Pour les fumeurs ou ATCD de bronchopathie, exercices respiratoires effectués au préalable : désencombrer le patient, l’aider à cracher & tousser, changement de position
Fonction circulatoire
Pouls
TA : attention hypoTA après 1 intervention (risque hémorragique important)
Si TA chute / si pouls rapide & filant / si sensation de soif importante / si signes de vasoconstriction généralisée : ETAT DE CHOC HEMORRAGIQUE
Thermorégulation
Hypothermie après l’intervention dû à l’anesthésique & aux perfusions de liquide frais & transfusion
Augmenter la température dans la chambre
Rajouter des couvertures
Equilibre entrées/sorties ou bilan ingesta/excreta
Entrées
Perfusion prescrite par l’anesthésiste
Boissons prescrites par l’anesthésiste
Si patient pas totalement réveillé & si présente des nausées ou vomissements : PAS BOIRE. mais possibilité humidifier les lèvres + soins bouches
Sorties
Diurèse : possibilité rétention urinaire post-opératoire. Quelques fois, le patient peut revenir sondé du bloc : surveiller la sonde (couchée+coudée), aspect des urines
Drainage aspiratif : permet extérioriser les sécrétions hémorragiques & les sérosités
Vomissements par aspiration digestive
Liées à la température & à la transpiration (37°C : 700cc/24H)

Calcul des entrées/sorties sur 24H (Bilan Ingesta/Excreta)
Réveil progressif du patient
Etat de conscience : barres de réveil, anxiété du patient (le restituer dans le temps et l’espace). Si son état agité est prolongé, rechercher 1 complication
Douleurs : causes locales (pansement coulé, lit souillé, position inconfortable,…), causes générales (réglettes, proposer la radio,…)

 

  C-    Surveillance locale
Pansement : saignements, gonflement, hématome, irritation, drain aspiratif
Sensibilité des membres
  IV- LA PERIODE POST-OPERATOIRE LES JOURS SUIVANTS

 A-     Surveillance - soins

1-Réanimation hydro-électrolytique
Feuille du bilan entrées/sorties

2- Respiration
Encombrement bronchique
Aider le patient à tousser, cracher
Douleur laryngique
Kiné respi

3- Reprise du transit & alimentation
Anesthésie entraîne 1 paresse intestinale
Sonde gastrique si le patient vomit toujours
Sonde rectale si ballonnements
Mobilisation précoce + régime approprié
Inciter le patient à boire : prévention d’une infection urinaire, reprise du transit
 
  4- Le lever (consigne du chirurgien) cf. CARDIO
Apprendre à béquiller
Expliquer l’intérêt : reprise de toutes les fonctions & en même temps, prévenir les complications

5- Application du TTT et soins locaux
Antibiotiques prescrits + anti-inflammatoires en IV (ortho)
TTT anticoagulant
Arrêt du drainage (Redon)
Pansement refait au 5e jour sauf si écoulement
Ablation des fils
 
6- Soins de nursing
Hygiène
Aide à la mobilisation
Aide à l’installation

 B- Surveillance - dépistage des complications secondaires

Risque hémorragique
Risque thromboembolique surtout si : chirurgie  au niveau des membres inférieurs, ATCD de phlébite
Risque infectieux : lié à un encombrement bronchique, au niveau du site opératoire (T°, douleur, plaie, rougeur, inflammation de la cicatrice, suppuration)
C- Prévoir l’avenir
En fonction du patient & de la pathologie
Education par rapport aux anticoagulants, régime, conseils…
Evaluation de la sortie au domicile, convalescence ou rééducation
Prise en charge post-opératoire optimale

Le soin de canule de trachéotomie

Définition
La trachéotomie est l'ouverture de la face antérieure de la trachée, dont la lumière est reliée à l’extérieur par une canule permettant d'assurer une respiration en excluant les voies aériennes supérieures.
La trachéostomie est l'ouverture par section complète de la trachée à plein canal, le plus souvent dans le cadre d’une laryngectomie totale et abouchement de la trachée à la peau par une plastie. Elle est le plus souvent définitive.


 
Indications
  • Transitoire :
  • Ventilation artificielle prolongée.
  • Difficultés de sevrage (après échec du sevrage sur sonde d'intubation).
  • Obstacle laryngé.
  • Intubation impossible.
  • Troubles de déglutition avec inhalation.
  • Encombrement avec toux inefficace.
  • Définitive :
  • Insuffisance respiratoire chronique évoluée.
  • Anomalies définitives centrales ou périphériques du carrefour oropharyngé.
  • Maladies neurologiques dégénératives.
  • Myopathies évoluées.
  • Laryngectomie.
Matériel
  • Les canule :
  • Canule à ballonnet :
  • Ventilation assistée.
  • Fausses-routes.
  • Sevrage.
  • Canule sans ballonnet :
  • Sevrage de la ventilation.
  • Permet la phonation.
  • Canule fenêtrée ou "parlante" :
  • Obligation de maintien de la trachéotomie.
  • Permet la phonation.
  • Possibilité d'oxygénation par un canal spécial.
  • Cordon.
  • Set de trachéotomie.
  • Pansement de Métalline® pour trachéotomie ou Surgimousse® ou compresses stériles fendues en Y.
  • Compresses stériles non tissées.
  • Antiseptique (Chlorexidine® car moins agressif pour les muqueuses).
  • Gants non stériles à usage unique.
  • Gants stériles à usage unique.
  • Cupule stérile : 2 cupules stériles si possible.
  • Décontaminant pour instrument (type Hexanios®).
  • Eau stérile.
  • Pince de Troeltsch.
  • Pince de Laborde : pince à 3 branches (en cas décanulation).
  • Manomètre de mesure de pression du ballonnet (si canule avec ballonnet).
  • Nécessaire pour aspiration trachéale.
  • Masque, lunettes, surblouse.
  • Sac à élimination des déchets papier et matériel non contaminé.
  • Sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Désinfectant de surface et chiffonnette.
  • Nécessaire à l'hygiène des mains.

Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient confortablement.
  • Mettre le masque, les lunettes et la surblouse.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de l'intégrité des emballages.
  • Installation sur une surface propre et désinfectée au préalable.
  • Installer les poubelles de tri des déchets au pied du lit du patient.
  • Respecter le triangle d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale (poubelles).
  • Ouvrir aseptiquement les compresses stériles et les imbiber avec l’antiseptique, laisser un paquet de compresses sèches.
  • Préparer les 2 cupules :
  • Cupule n°1 : eau stérile et décontaminant pour instrument (respecter les dilutions).
  • Cupule n°2 : eau stérile.
  • Réaliser une aspiration des sécrétions.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Mettre les gants non stériles.
  • Enlever le loquet et retirer la canule interne. Pour une canule souple avec ballonnet de type Shilley, il faut dégonfler le ballonnet avant de retirer la canule.
  • Mettre la canule interne dans la cupule n°1 (eau stérile et décontaminant pour instrument).
  • Retirer le pansement de Métalline® et le jeter.
  • Jeter les gants.
  • Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Mettre les gants stériles.
  • Nettoyer le pourtour de la canule externe et le trachéostome avec des compresses imbibées d'antiseptique.
  • Sécher par tamponnement avec des compresses stériles sèches.
  • Nettoyer la canule :
  • A l'aide de la pince de Troeltsch, prendre une compresse stérile sèche non dépliée et la mettre dans la main gauche gantée.
  • Attraper la canule dans la cupule n°1 à l'aide de la pince de Troeltsch, avec la main droite (si l'on est droitier, sinon inverser le protocole), et poser celle-ci dans la main gauche.
  • Avec la pince de Troeltsch tenue dans la main droite, prendre une compresse stérile, la dépliée et la tremper dans la cupule n°1.
  • Introduire la compresse dans l'orifice de la canule, la pousser avec la pince et la récupérer à l'autre bout de la canule, avec l'aide de cette même pince (effectuer un mouvement de rotation).
  • Jeter la compresse sale.
  • Recommencer l'opération jusqu'à ce que la canule soit propre, en changeant de compresse à chaque passage.
  • Rincer la canule en la plongeant dans l'eau stérile. A défaut d'une deuxième cupule, verser abondamment de l'eau stérile dans la canule en la maintenant avec la pince de Troeltsch afin de la rincer.
  • Sortir la canule de la cupule n°2 avec la pince de Troeltsch.
  • Sécher la canule :
  • Prendre une compresse stérile sèche non dépliée dans la main gauche.
  • Poser la canule rincée sur la compresse dans la main gauche.
  • Avec la pince de Troeltsch tenue dans la main droite, prendre une compresse stérile et la dépliée.
  • Introduire la compresse dans l'orifice de la canule, la pousser avec la pince et la récupérer à l'autre bout de la canule, avec l'aide de cette même pince (effectuer un mouvement de rotation).
  • Jeter la compresse.
  • Recommencer l'opération jusqu'à ce que la canule soit sèche, en changeant de compresse à chaque passage.
  • A l'aide d'une compresse stérile sèche, introduire la canule interne dans la canule externe et bien refermer le loquet avec la compresse. Pour une canule souple avec ballonnet de type Shilley, il faut gonfler le ballonnet après avoir remis la canule.
  • Mettre le cordon propre, puis seulement retirer le cordon sale après l'avoir coupé.
  • Remettre un pansement de Métalline®propre (surface grise sur la peau) avec la pince de Troeltsch.
  • Jeter les gants.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Réinstaller le patient.
  • Eliminer les déchets et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
  • Transmission : réaction du patient.

Risques et complications
  • Hémorragie : risque d'hématome comprimant la trachée.
  • Décanulation accidentelle.
  • Obstruction de la canule par un bouchon muqueux.
  • Infection.
  • Plaie autour de l’orifice de la trachéotomie.
  • Fausse route : ballonnet trop peu gonflé.
  • Lésion de la trachée (ballonnet gonflé en permanence sur le long terme, canule non adaptée).
  • Pneumonie nosocomiale.
Surveillances et évaluations
  • Respiration :
  • Fréquence (le premier signe de détresse respiratoire est une fréquence augmentée, au-dessus de 35 par minutes).
  • Rythme.
  • Amplitude.
  • Utilisation des muscles respiratoires accessoires.
  • Saturation en oxygène.
  • Sécrétions :
  • Couleur, odeur, aspect, consistance.
  • Hémorragique.
  • Orifice de la trachéostomie :
  • Aspect.
  • Irritation.
  • Inflammation.
  • Tissu de granulation.
  • Confort du patient :
  • Douleurs.
  • Plaintes.
  • Anxiété.
  • Signes clinique de décanulation accidentelle ou de bouchon :
  • Dyspnée.
  • Agitation.
  • Désaturation en O2.
Bonus:
L'aspiration trachéo-bronchique
Définition
L'aspiration des sécrétions est l'introduction d'une sonde dans l'arbre bronchique, le pharynx ou la bouche, pour aspirer les sécrétions qui l'encombrent et prévenir une éventuelle formation de bouchons muqueux.

Objectifs
  • Maintenir la perméabilité des voies aériennes.
  • Libérer les voies aériennes pour améliorer la ventilation.
  • Prévenir la formation d’un bouchon muqueux.
  • Améliorer les échanges gazeux.
  • Prévenir une pneumopathie d’inhalation.
  • Eviter l'obstruction de la sonde d'intubation ou de la canule de trachéotomie.
Indications
  • Encombrement bronchique.
  • Patient intubé.
  • Patient trachéotomisé.
  • Si la toux ou les expectorations provoquées par la kinésithérapie ne suffissent pas.


Matériel
  • Système d’aspiration :
  • Source de vide munie d’un manomètre.
  • Réceptacle à usage unique.
  • Tuyaux.
  • Pince stop-vide : permet de déclencher des aspirations intermittentes.
  • Sonde d’aspiration stérile de calibre adapté : en fonction de l’aspiration : nasopharyngée, trachéale, buccale.
  • Compresses stériles.
  • Sérum physiologique pour instillation ou lubrifiant hydrosoluble en cas de bouchon muqueux.
  • Solution pour le rinçage du système d'aspiration : flacon d’eau stérile + antiseptique.
  • Gants à usage unique.
  • Bavette.
  • Tablier à usage unique.
  • Protection papier absorbante à usage unique.
  • Sac à élimination des déchets papier et matériel non contaminé.
  • Sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Désinfectant de surface et chiffonnette.
  • Nécessaire à l'hygiène des mains.
Réalisation du soin chez un patient non intubé
  • Prévenir le patient, lui expliquer le soin et ses objectifs.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Evaluer et noter l’état clinique du patient : saturation, fréquence respiratoire, couleur des téguments.
  • Brancher et vérifier le fonctionnement du système d’aspiration.
  • Dilué l’antiseptique dans le flacon d’eau stérile pour le rinçage du système.
  • S’habiller : tablier, bavette.
  • Mettre la protection en papier sur le thorax du patient.
  • Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique (hygiène des mains) : l’aspiration trachéo-bronchique n’est pas un soin stérile mais un soin propre, le lavage antiseptique permet donc de rester le plus propre possible.
  • Ouvrir le sachet de compresses stériles.
  • Ouvrir le sachet de la sonde stérile sans la sortir, conserver la sonde de façon aseptique dans son sachet.
  • Enfiler les gants : les gants non stériles servent à protéger le soignant, ils ne doivent pas être en contact de la sonde qui est stérile.
  • Adapter le système d’aspiration à la sonde, la sortir de son emballage et la maintenir avec une compresse stérile.
  • Aspirer les sécrétions buccales.
  • Jeter la sonde et la compresse dans le sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Rincer le système d’aspiration avec la solution de rinçage.
  • Adapter une nouvelle sonde au système d'aspiration et prendre une nouvelle compresse stérile.
  • Vérifier de la perméabilité des narines en introduisant doucement la sonde, ne surtout pas forcer.
  • Lors du passage de la sonde dans le larynx, demander au patient d’inspirer.
  • Ne jamais aspirer lors de la progression de la sonde, éviter les mouvements de va-et-vient.
  • Aspirer par intermittence en remontant.
  • Aspirer en remontant et en effectuant des mouvements de rotation, enrouler la sonde entre le pouce et l’index.
  • Surveiller l’aspect clinique du patient.
  • Jeter la sonde et la compresse dans le sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Rincer le système d’aspiration avec la solution de rinçage.
  • A la fin des aspirations, jeter le matériel, changer le réceptacle en fonction du protocole.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions.
  • Transmissions : aspect, quantité, odeur, tolérance, critère d'efficacité. Saturation avant et après le soin.
Réalisation du soin chez un patient intubé par voie oro-trachéale ou naso-trachéale
  • Prévenir le patient, lui expliquer le soin et ses objectifs.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Evaluer et noter l’état clinique du patient : saturation, fréquence respiratoire, couleur des téguments, les volumes inspirés et expirés, les pressions de la ventilation.
  • Vérifier la pression du ballonnet et la fixation de la sonde d'intubation.
  • Brancher et vérifier le fonctionnement du système d’aspiration.
  • Dilué l’antiseptique dans le flacon d’eau stérile pour le rinçage du système.
  • S’habiller : tablier, bavette.
  • Mettre la protection en papier sur le thorax du patient.
  • Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique (hygiène des mains) : l’aspiration trachéo-bronchique n’est pas un soin stérile mais un soin propre, le lavage antiseptique permet donc de rester le plus propre possible.
  • Ouvrir le sachet de compresses stériles.
  • Ouvrir le sachet de la sonde stérile sans la sortir, conserver la sonde de façon aseptique dans son sachet.
  • Enfiler les gants : les gants non stériles servent à protéger le soignant, ils ne doivent pas être en contact de la sonde qui est stérile.
  • Adapter le système d’aspiration à la sonde, la sortir de son emballage et la maintenir avec une compresse stérile.
  • Désadapté la sonde d’intubation du respirateur.
  • Introduire la sonde d’aspiration dans la sonde d’intubation, et enfoncer.
  • Ne pas enfoncer la sonde jusqu’à la garde pour ne pas dérecruter les alvéoles.
  • Ne jamais aspirer lors de la progression de la sonde, éviter les mouvements de va-et-vient.
  • Aspirer en remontant et en effectuant des mouvements de rotation, enrouler la sonde entre le pouce et l’index.
  • Rebrancher le système de ventilation.
  • Jeter la sonde et la compresse dans le sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Rincer le système d’aspiration avec la solution de rinçage.
  • Adapter une nouvelle sonde au système d'aspiration et prendre une nouvelle compresse stérile.
  • Aspirer les sécrétions buccales.
  • Jeter la sonde et la compresse dans le sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Rincer le système d’aspiration avec la solution de rinçage.
  • A la fin des aspirations, jeter le matériel, changer le réceptacle en fonction du protocole.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions.
  • Transmissions : aspect, quantité, odeur, tolérance, critère d'efficacité. Saturation, paramètre de la ventilation avant et après le soin. Réaction du patient.

Risques et complications
  • Désaturation voire hypoxie.
  • Traumatisme.
  • Arrêt cardiaque.
  • Infection.
Surveillances et évaluations
  • Saturation.
  • Fréquence respiratoire.
  • Pulsations, tension artérielle.
  • Couleur des téguments.
  • Aspect, coloration, quantité des sécrétions.
Bonus 2:
L'hygiène des mains
De nombreuses dénominations sont utilisées, pour différencier les différents types de lavage de mains. Il est apparu important de retenir, pour la clarté de ces recommandations, une dénomination unique.
Terminologie et équivalences
Dénominations européennes et françaisesDénominations courantes Équivalents possibles utilisées dans les Établissements de Santé
Lavage simple des mains
[pas de norme de référence]
Lavage simpleLavage des mains

Lavage hospitalier

Lavage « social » [USA]
Lavage hygiénique des mains

Traitement hygiénique des mains par frictions
Lavage antiseptique

Lavage hygiénique

Frictions hygiéniques des mains

Antisepsie rapide des mains
Lavage désinfectant

Désinfection des mains

Désinfection des mains
par frictions
Désinfection chirurgicale des mains par lavage
 
Lavage chirurgical des mains Lavage chirurgical des mains

Désinfection chirurgicale des mains par lavage
Désinfection chirurgicale des mains par frictionsDésinfection chirurgicale des mains

Antisepsie chirurgicale des mains
Frictions chirurgicales

Principes fondamentaux
La tenue des mains
  • Ongles courts, sans vernis, pas de faux ongles.
  • Mains et avant-bras dépourvus de bijoux : ni alliance, ni bagues, ni bracelets, ni montre…
  • Tenue à manches courtes.
  • Le port des gants ne dispense pas du lavage des mains.
Le matériel
Il faut proscrire :
  • Le savon en pain.
  • Les essuie-mains en tissu.
  • Le séchage des mains à air chaud.
  • Le transvasage du savon liquide d'un récipient dans un autre.

Le lavage simple des mains
Buts
  • Eliminer les souillures.
  • Permet la diminution de la flore transitoire.
  • Prévient la contamination.
Indications
  • Prise de service/ fin de service.
  • Gestes de la vie courante : se coiffer, se moucher…
  • Activités hôtelières.
  • Lors des soins d'hygiène, de confort et de continuité de la vie.
  • Avant et après le port des gants à usage unique.
  • Lors de soins infirmiers non invasifs.
  • Après tout soin infirmier.
  • Mains visiblement sales et ou souillées par des contaminations non microbiennes.
  • Soins de contact avec la peau saine.
Matériels
  • Savon doux (non désinfectant).
  • Eau du réseau.
  • Essuie-mains à usage unique non stériles.
Réalisation du lavage simple des mains
  • Se mouiller les mains.
  • Prendre une dose de savon liquide.
  • Savonner durant 30 secondes, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des ongles, les espaces interdigitaux.
  • Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
  • Sécher par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage unique non stérile.
  • Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
  • Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
  • Durée de 30 secondes.

Le lavage hygiénique ou antiseptique des mains
Buts
  • Eliminer la flore transitoire.
  • Diminuer la flore résidente.
Indications
  • Après tout contact avec un patient en isolement septique et/ou infecté ou avec son environnement.
  • Après tout contact accidentel avec du sang ou des liquides biologiques.
  • Avant réalisation d’un geste invasif (cathéter périphérique, sonde ou urinaire et autres dispositifs analogues).
  • Avant tout acte stérile.
  • Entre deux patients, après tout geste potentiellement contaminant.
  • Avant tout contact avec un patient en isolement protecteur.
  • Avant réalisation d’une ponction lombaire, d’ascite, articulaire ou autres situations analogues.
  • Avant manipulation des dispositifs intra-vasculaires (cathéters), drains pleuraux, chambre implantable, et autres situations analogues.
  • En cas de succession de gestes contaminants pour le même patient.
  • Avant préparation et reconstitution alimentaire en restauration collective ou en office individuel.
Matériels
  • Savon liquide antiseptique : savon antiseptique polyvidone iodée (Bétadine Scrub®) ou savon à base de chlorhexidine (Hibiscrub®).
  • Eau du réseau.
  • Essuie-mains à usage unique non stériles.
Réalisation du lavage hygiénique ou antiseptique des mains
  • Se mouiller les mains.
  • Prendre une dose de savon liquide.
  • Savonner durant une minute, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des ongles, les espaces interdigitaux.
  • Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
  • Sécher par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage unique non stérile.
  • Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
  • Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
  • Durée de 1 minute : le savonnage prolongé permet l'action de l'antiseptique.

La désinfection chirurgicale des mains par lavage
Buts
  • Eliminer la flore transitoire.
  • Diminuer de façon significative la flore résidente.
Indications
  • Avant tout acte chirurgical, d'obstétrique et de radiologie interventionnelle.
  • Avant tout geste pour lequel une asepsie de type chirurgical est chirurgicale requise : pose de cathéter central, rachidien, chambre implantable, ponction amniotique, drain pleural et autres situations analogues
Matériels
  • Savon liquide antiseptique : savon antiseptique polyvidone iodée (Bétadine Scrub®) ou chlorhexidine (Hibiscrub®).
  • Eau filtrée bactériologiquement.
  • Brosse à ongles stérile à usage unique.
  • Essuie-mains stériles.
    Réalisation de la désinfection chirurgicale des mains par lavage
  • Technique en 3 temps :
  • 3 phases de lavage.
  • Temps total de 5 minutes.
  • Mouiller les mains et les avant-bras.
  • Savonner les mains et les avant-bras, 1 minute pour chaque côté.
  • Brosser les ongles 1 minute (30 secondes /main).
  • Rincer les mains et poignets.
  • Savonner les mains et les poignets 1 minute.
  • Rincer les mains et les avant bras.
  • Sécher avec des essuie-mains stériles.
Le traitement hygiènique des mains par frictions
Buts
  • Eliminer la flore transitoire.
  • Diminuer la flore résidente.
Indications
  • Substitution au lavage des mains (ne le remplace pas).
IL a été démontré que le traitement hygiènique des mains par frictions est plus efficace que le lavage simple et le lavage hygiènique ou antiseptique des mains.
N.B. : Les solutions hydro-alcooliques ne sont pas sporicides, ils ne sont donc pas efficaces sur les spores du Clostridium difficile. Il ne faut donc pas les utiliser en cas de diarrhée. Ils ne sont pas non plus efficaces sur les ectoparasites (gales, poux, lentes…).
Indications pour les procédures à risques infectieux faibles
  • Prise de service/ fin de service.
  • Gestes de la vie courante : se coiffer, se moucher…
  • Activités hôtelières.
  • Lors des soins d'hygiène, de confort et de continuité de la vie.
  • Avant et après le port des gants à usage unique.
  • Lors de soins infirmiers non invasifs.
  • Après tout soin infirmier.
  • Soins de contact avec la peau saine.
Indications pour les risques infectieux intermédiaires
  • Après tout contact avec un patient en isolement septique et/ou infecté ou avec son environnement.
  • Avant réalisation d’un geste invasif (cathéter périphérique, sonde ou urinaire et autres dispositifs analogues).
  • Avant tout acte stérile.
  • Entre deux patients, après tout geste potentiellement contaminant.
  • Avant tout contact avec un patient en isolement protecteur.
  • Avant réalisation d’une ponction lombaire, d’ascite, articulaire ou autres situations analogues.
  • Avant manipulation des dispositifs intra-vasculaires (cathéters), drains pleuraux, chambre implantable, et autres situations analogues.
  • En cas de succession de gestes contaminants pour le même patient.
  • Avant préparation et reconstitution alimentaire en restauration collective ou en office individuel.
Contre-indications
  • Mains visiblement sales.
  • Mains souillées par des substances biologiques.
  • Mains présentant des traces de poudre ou de talc.
  • Mains mouillés.
  • Peau lésée.
Matériel
  • Solution hydro-alcoolique.
Réalisation du traitement hygiènique des mains par frictions
  • Remplir le creux de la main du volume préconisé par le fabricant (voir verso du flacon).
  • Frictionner les mains et les poignets pendant le temps nécessaire à l'action du produit.
  • Frotter rigoureusement mains et poignets jusqu'à évaporation complète du produit, en insistant sur les paumes, le dos de la main, les espaces interdigitaux et le pourtour des ongles.
Etapes de la friction des mains avec une solution hydro-alcoolique
  • Etape 1 : paume contre paume.
  • Etape 2 : paume de la main droite sur le dos de la main gauche, et paume de la main gauche sur le dos de la main droite.
  • Etape 3 : paume contre paume avec les doigts entrelacés.
  • Etape 4 : dos des doigts contre la paume opposée avec les doigts emboîtés.
  • Etape 5 : friction circulaire du pouce droit enchassé dans la paume gauche, et vice-versa.
  • Etape 6 : friction et rotation, en mouvement de va-et-vient avec les doigts joints de la main droite dans la paume gauche, et vice-versa.
La désinfection chirurgicale des mains par frictions
Buts
  • Eliminer la flore transitoire.
  • Diminuer de façon significative la flore résidente.
Indications
  • Avant tout acte chirurgical, d'obstétrique et de radiologie interventionnelle.
  • Avant tout geste pour lequel une asepsie de type chirurgical est chirurgicale requise : pose de cathéter central, rachidien, chambre implantable, ponction amniotique, drain pleural et autres situations analogues
Il a été démontré que la désinfection chirurgicale des mains par frictions est plus efficace que la désinfection chirurgicale des mains par lavage.
N.B. : Les solutions hydro-alcooliques ne sont pas sporicides, ils ne sont donc pas efficaces sur les spores du Clostridium difficile. Il ne faut donc pas les utiliser en cas de diarrhée. Ils ne sont pas non plus efficaces sur les ectoparasites (gales, poux, lentes…).
Contre-indications
  • Mains visiblement sales.
  • Mains souillées par des substances biologiques.
  • Mains présentant des traces de poudre ou de talc.
  • Mains mouillés.
  • Peau lésée.
Matériels
  • Solution hydro-alcoolique
  • Savon non désinfectant.
  • Brosses à ongles.
  • Eau du réseau.
  • Essuie-mains à usage unique.
Réalisation de la désinfection chirurgicale des mains par frictions
  • Temps n°1 : effectuer un lavage simple des mains + brossage des ongles
  • Se mouiller les mains.
  • Prendre une dose de savon liquide.
  • Savonner durant 30 secondes, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des ongles, les espaces interdigitaux.
  • Brosser les ongles 1minute (30 secondes /main).
  • Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
  • Sécher soigneusement par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage unique non stérile.
  • Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
  • Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
  • Temps n°2 : 1re friction des mains aux coudes inclus, jusqu’à séchage complet.
  • Temps n°3 : 2e friction des mains aux avant-bras (coudes exclus), jusqu’à séchage complet.
Utilisation de la solution hydro-alcoolique
  • Remplir le creux de la main du volume préconisé par le fabricant (voir verso du flacon).
  • Frictionner pendant le temps nécessaire à l'action du produit.
  • Frotter rigoureusement jusqu'à évaporation complète du produit, en insistant sur les paumes, le dos de la main, les espaces interdigitaux et le pourtour des ongles.
Etapes de la friction des mains avec une solution hydro-alcoolique
  • Etape 1 : paume contre paume.
  • Etape 2 : paume de la main droite sur le dos de la main gauche, et paume de la main gauche sur le dos de la main droite.
  • Etape 3 : paume contre paume avec les doigts entrelacés.
  • Etape 4 : dos des doigts contre la paume opposée avec les doigts emboîtés.
  • Etape 5 : friction circulaire du pouce droit enchassé dans la paume gauche, et vice-versa.
  • Etape 6 : friction et rotation, en mouvement de va-et-vient avec les doigts joints de la main droite dans la paume gauche, et vice-versa.

Concerts

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