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11 déc. 2015

Bronchiolite du nourrisson

La bronchiolite est une maladie virale très contagieuse touchant chaque hiver environ 30% des nourrissons dont plus de la moitié sont des enfants de moins de 6 mois. Elle touche davantage les garçons que les filles. Les épidémies de bronchiolite débutent en général début Octobre et le pic est souvent atteint au cours entre les mois de Décembre et Janvier. 

Définition

Le virus respiratoire Syncitial (VRS) est le principalagent infectieux de cette maladie. La bronchiolite débute généralement vers la mi octobre pour se terminer en fin d'hiver. Son pic est atteint au mois de décembre. Cette infection qui atteint les petites bronches se guérit en 5 à 10 jours environ. Les garçons représentent environ 60% des bébésatteints de bronchiolites. 

Symptômes

La bronchiolite peut débuter par une rhinite virale. Puis, apparaissent ensuite des épisodes de toux sèche devenant de plus en plus grasse et s'aggravant peu à peu, ce qui provoque un encombrement et une gène respiratoire importants. L'enfant présente ainsi une respiration sifflante, une fièvre modérée, une fatigue, voire un épuisement. Latoux peut se prolonger pendant 2 à 3 semaines. Devant l'apparition de ces symptômes, il est important de consulter rapidement son médecin afin d'éviter l'apparition de complications respiratoires pouvant nécessiter une hospitalisation. 

Que faire devant une bronchiolite?

Commencer par aérer la chambre du bébé et ne pas échanger les biberons et lestétines. Il est conseillé de porter un masque si les parents ont une rhinite virale, de ne pas fumer en sa présence, de ne pas l'emmener dans des endroits enfumés, de mettre un coussin sous l'oreiller et de lui donner à boire régulièrement 
Bien vérifier que le bébé s'alimente correctement et prend bien ses biberons. Désinfecter son nez avec du sérum physiologique, utiliser des mouchoirs jetables et ne pas le remettre à la crèche avant la fin des symptômes. Les antibiotiques ne sont pasprescrits car ils n'ont aucune action sur les virus, sauf si une angine ou une otiteapparaissent. D'autre part, il faut surveiller la respiration du bébé, sa température et l'absence de diarrhée. 

Traitement

Kinésithérapie respiratoire

La kinésithérapie respiratoire demeure le traitement primordial de la bronchiolite. Elle a pour objet de permettre d'évacuer les sécrétions bronchiques que le bébé ne réussit pas à faire. Le praticien effectue des mouvements sur la cage thoracique et l'abdomen du bébé lorsqu'il expire. Ce geste permet de faire remonter les sécrétions de la trachée vers la bouche de l'enfant qui réussit ensuite à les expectorer. 

Épidémie de bronchiolite

En cas d'épidémie de bronchiolite, se laver les mains soigneusement avec du savon avant de s'occuper du bébé. Ne pas embrasser le bébé si on est atteint d'unerhinopharyngite ou bien d'une bronchite par exemple. Demander à ses frères et soeurs, et aux membres de l'entourage en général d'éviter de l'embrasser. Eviter de fumer en sa présence et ne l'emmener pas dans des lieux fumeurs. Ne pas emmener le bébé dans des endroits où il risque d'être au contact de personnes atteintes de maladies infectieuses( transports en commun, supermarchés, boutiques, ...). Le réseau Bronchiolite Médico kinésithérapeute propose une alternative à la prise en charge médicale et kinésithérapeute de proximité aux familles d'Ile de France. Un centre d'appel est opérationnel afin de trouver un kinésithérapeute ou un médecin :0820 820 603 Numéro indigo 0,12E : kinésithérapeutes disponibles dans leurs cabinets Week end et jours fériés de 9H à 18H0820 800 880 Numéro indigo 0,12E médecins disponibles 7J/7 de 9H à 23H
Pour en savoir plus 

Bronchiolite et allergies

L'apparition de 2 ou 3 bronchiolites avant l'âge de deux ans peut témoigner de l'apparition d'un asthme, notamment si l'enfant est issu d'une famille d'allergiques. ll est conseillé d'en parler à son médecin qui envisagera l'avis d'un pneumologue ou d'unallergologue afin d'effectuer un bilan allergologique comprenant au minimum des tests cutanés. 
Rappelons que la pratique de tests cutanés est possible chez les enfants en bas âge et qu'il ne faut pas attendre 5 ans, contrairement aux idées reçues, avant de les pratiquer. 

26 déc. 2014

Les convulsions fébriles

Qu’est-ce que les convulsions fébriles?

Les convulsions fébriles sont des convulsions causées par la fièvre. Elles se produisent chez 2 % à 5 % des enfants de 6 mois à 5 ans. Plus l’enfant est âgé lors de la première convulsion fébrile, moins il risque d’en faire d’autres. Si un membre de la famille (frère ou sœur, parent, tante ou oncle, grand-parent) en a déjà eu, votre enfant aura peut-être plus tendance à en faire.

Comment savoir si mon enfant a des convulsions fébriles?

Souvent, les convulsions sont le premier signe de fièvre de votre enfant. Elles peuvent être effrayantes à regarder, mais elles ne sont pas aussi dangereuses qu’elles y paraissent.
  • Votre enfant fera de la fièvre, qui dépassera 38 °C (100,4 °F).
  • Son corps se raidira.
  • Ses yeux chavireront et sa tête et ses membres (ses bras et ses jambes) auront des mouvements saccadés.
  • Il pourrait perdre brièvement connaissance.
La plupart des convulsions fébriles durent de 30 secondes à 2 minutes et n’ont pas d’effets à long terme.

Que doivent faire les parents?

  • Restez calme.
  • Couchez votre enfant sur le côté, sur une surface plate. Ne le déplacez pas, à moins qu’il soit près d’un endroit dangereux. Ne l’immobilisez pas (ne l’empêchez pas de bouger).
  • Essuyez les vomissures ou la salive qui sortent de sa bouche, mais ne placez rien entre ses dents.
  • À la fin des convulsions, maintenez-le sur le côté.
  • Permettez-lui de dormir après les convulsions et de se réveiller graduellement.

Quand appeler le médecin?

  • Composez le 911 si les convulsions durent plus de 3 minutes ou si votre bébé a moins de 6 mois.
  • Consultez votre médecin dans les quelques heures suivant les convulsions, même si elles sont brèves, pour qu’il fasse l’examen physique de votre enfant et qu’il écarte tout autre problème.

La fièvre et la prise de la température

Faits saillants
  • Les bébés de moins de 6 mois devraient voir le médecin lorsqu’ils font de la fièvre.
  • N’utilisez pas de thermomètre au mercure. S’il brisait, vous risqueriez d’être exposé(e) à cette substance toxique.
  • Il n’est pas toujours nécessaire de donner des médicaments pour faire tomber la fièvre.
Lorsque votre enfant souffre d’une infection (bactérienne ou virale), il fait souvent de la fièvre. La fièvre en elle-même ne lui fait aucun mal. En général, elle disparaît au bout de 72 heures (3 jours).
Les bébés de moins de 6 mois devraient voir le médecin lorsqu’ils font de la fièvre.
Les enfants plus âgés peuvent être soignés à la maison, pourvu qu’ils boivent assez de liquides et qu’ils semblent autrement en bonne santé. Cependant, ils devraient également voir un médecin si la fièvre dure plus de 72 heures.
Il existe plusieurs moyens de prendre la température de votre enfant :
  • par voie rectale (par le rectum ou les fesses),
  • par voie buccale (par la bouche),
  • par voie axillaire (sous l’aisselle), 
  • par la méthode de l'artère temporale (sur le front),
  • par voie tympanique (par l’oreille).

Quelle méthode devrais-je utiliser?

La méthode que vous choisirez dépend de l’âge de votre enfant. Il est important de prendre une mesure précise. Par exemple, la température rectale demeure la plus précise pour les enfants de moins de 2 ans. La prise de la température sous l’aisselle n’est pas aussi fiable, mais vous pouvez vous en servir pour savoir si votre enfant fait de la fièvre. Les produits pour prendre la température par l’artère temporale (en posant le thermomètre sur le front de votre enfant) destinés à un usage domestique ne sont toutefois pas assez précis ou fiables.

Le tableau suivant vous aidera à choisir la méthode à privilégier.

ÂgeMéthode recommandée
De la naissance à 2 ans1er choix : Rectum (pour obtenir une lecture exacte)
2e choix : Aisselle
De 2 à 5 ans1er choix : Rectum (pour obtenir une lecture exacte)
2e choix : Oreille, Aisselle
Plus de 5 ans1er choix : Bouche (pour obtenir une lecture exacte)
2e choix : Oreille, Aisselle

Trucs pour prendre la température

  • N’utilisez pas de thermomètre au mercure. S’il brisait, vous risqueriez d’être exposé(e) à cette substance toxique.
  • N’utilisez pas un thermomètre buccal pour prendre la température rectale, ou un thermomètre rectal pour prendre la température buccale.
  • Un thermomètre numérique peut être utilisé à la fois pour prendre la température buccale et la température rectale. Fabriqué de plastique incassable, il est facile à lire et mesure la température rapidement.
  • Les thermomètres tympaniques sont chers et peuvent être complexes à utiliser.
  • Les bandelettes thermosensibles ne sont pas recommandées, car leur lecture n’est pas précise.
Pour obtenir une lecture exacte de la température de votre enfant, vous devez vous assurer d’utiliser la bonne technique. Voici comment : 

Rectum 

Cette technique est la plus fiable pour s'assurer que la fièvre ne passe pas inaperçue.
  • Nettoyez le thermomètre à l’eau fraîche et savonneuse, puis rincez-le.
  • Couvrez le bout argenté de gelée de pétrole (comme de la Vaseline).
  • Placez bébé sur le dos, les genoux pliés.
  • Insérez doucement le thermomètre dans le rectum, à une profondeur d’environ 2,5 cm (1 po), tout en le maintenant entre les doigts.
  • Au bout d’une minute environ, vous entendrez le signal sonore.
  • Retirez le thermomètre et lisez la température.
  • Nettoyez le thermomètre.

Bouche

Le thermomètre buccal n’est pas recommandé pour les enfants de moins de 5 ans, qui ont de la difficulté à le maintenir sous la langue assez longtemps. 
  • Nettoyez le thermomètre à l’eau fraîche et savonneuse, puis rincez-le.
  • Placez soigneusement le bout du thermomètre sous la langue de votre enfant.
  • Assurez-vous que la bouche de votre enfant est fermée, et laissez le thermomètre en place pendant 1 minute environ, jusqu’à ce que vous entendiez le signal sonore.
  • Retirez le thermomètre et lisez la température.
  • Nettoyez le thermomètre.

Aisselle

Règle générale, le thermomètre axillaire permet de vérifier si un nouveau-né ou un jeune enfant fait de la fièvre, mais il n’est pas aussi précis que le thermomètre rectal. Si le thermomètre axillaire ne relève pas de fièvre, mais que votre enfant est chaud et qu’il semble mal en point, confirmez votre lecture par une mesure rectale.
  • Utilisez un thermomètre rectal ou buccal.
  • Nettoyez le thermomètre à l’eau fraîche et savonneuse, puis rincez-le.
  • Placez le bout du thermomètre au centre de l’aisselle de votre enfant.
  • Assurez-vous que le bras de votre enfant est bien collé sur son corps.
  • Laissez le thermomètre en place pendant 1 minute environ, jusqu’à ce que vous entendiez le signal sonore
  • Retirez le thermomètre et lisez la température.
  • Nettoyez le thermomètre.

Oreille

Bien qu’il soit d’usage rapide, le thermomètre tympanique peut donner une lecture trop faible, même si vous respectez les directives du fabricant. Il n’est pas aussi fiable et précis que le thermomètre rectal. 
  • Utilisez un embout propre (ou couvre-sonde) à chaque utilisation, et suivez attentivement les directives du fabricant.
  • Tirez doucement sur l’oreille, vers l’arrière. Le conduit auditif se redressera et laissera la voie libre jusqu’au tympan.
  • Insérez doucement le thermomètre jusqu’à ce que le conduit auditif soit entièrement bloqué.
  • Appuyez sur le bouton et maintenez-le enfoncé pendant une seconde.
  • Retirez le thermomètre et lisez la température.

Qu’est-ce qu’une température normale?

Le tableau suivant vous indiquera si votre enfant fait de la fièvre. La plage normale varie et dépend de la méthode utilisée pour prendre la température de votre enfant.
MéthodeVariation normale de la température
Rectum36,6 °C à 38,0 °C (97,9 °F à 100,4 °F)
Bouche35,5 °C à 37,5 °C (95,9 °F à 99,5 °F)
Aisselle34,7 °C à 37,3 °C (94,5 °F à 99,1 °F)
Oreille35,8 °C à 38,0 °C (96,4 °F à 100,4 °F)
Le degré (la gravité) de la fièvre ne vous indique pas la gravité de la maladie. En général, le comportement de l’enfant est plus révélateur. En effet, on peut observer une forte fièvre chez un enfant atteint d’une infection légère, tandis qu’un enfant souffrant d’une très grave infection n’en fera pas du tout.

Que puis-je faire si mon enfant fait de la fièvre?

Assurez-vous que votre enfant n’est pas incommodé et offrez-lui beaucoup de liquides.
Si votre bébé est fiévreux, enlevez-lui le surplus de couvertures ou de vêtements pour permettre à la chaleur de s’échapper et abaisser sa température corporelle. Ne le déshabillez pas complètement, car il pourrait alors avoir trop froid et commencer à grelotter, ce qui produira plus de chaleur corporelle et fera remonter sa température.
Les bains d’eau tiède à l’éponge et les bains ou les frictions d’alcool ne sont pas recommandés. 
Il n’est pas toujours nécessaire de donner des médicaments pour faire tomber la fièvre. En fait, la meilleure raison d’administrer des médicaments à votre enfant, c’est de réduire ses douleurs et ses malaises, et non d’abaisser sa fièvre. 
L’acétaminophène (Tylenol, Tempra, Panadol et d’autres) est un médicament convenable contre la fièvre. À moins d’un avis contraire du médecin, vous pouvez administrer la dose recommandée par le fabricant toutes les 4 heures, jusqu’à ce que la température de votre enfant redevienne normale. En général, la température baisse au bout d’une heure, puis elle s’élève à nouveau. Il peut alors être nécessaire de réadministrer le médicament à l’heure recommandée. N'administrez pas plus de 5 doses en 24 heures. 
Vous pouvez aussi administrer à votre enfant de l’ibuprofène, contenue dans des produits comme Advil et Motrin. Assurez-vous de respecter les directives sur l’emballage. Vous pouvez en administrer toutes les 6 à 8 heures, soit jusqu’à 4 fois en 24 heures. Ne dépassez pas la dose recommandée.
  • Vous devriez donner de l’ibuprophène à votre enfant seulement s’il boit raisonnablement bien.
  • N'administrez pas d'ibuprofène aux bébés de moins de 6 mois sans d'abord en parler à votre médecin.
N’alternez pas entre l’acétaminophène et l’ibuprofène, afin d’éviter les erreurs de dose.
On ne doit pas administrer d’aspirine (acide acétylsalicylique [AAS]) à un enfant ou à un adolescent fiévreux. 
Si la fièvre est causée par la varicelle, la grippe ou certaines autres infections virales, l’aspirine peut accroître le risque de syndrome de Reye, une maladie très grave qui peut endommager le foie et le cerveau.
Communiquez avec votre dispensateur de soins si votre enfant :
  • a de la fièvre et est âgé de moins de 6 mois;
  • a de la fièvre depuis plus de 72 heures;
  • est particulièrement capricieux, grincheux ou irritable;
  • est très endormi, léthargique ou indifférent;
  • a une respiration sifflante ou une toux persistante;
  • fait de la fièvre et des rougeurs ou a d’autres symptômes qui vous inquiètent.

La toilette de bébé et le nettoyage des yeux

La toilette doit se concevoir comme un acte global, c'est-à-dire touchant toutes les dimensions de la vie de l'enfant. En effet, lorsque vous le lavez, vous contribuez en premier lieu à prévenir certaines maladies. La toilette est également source de confort et de bien-être corporel.
Au-delà de ces dimensions physiques, la toilette est une occasion privilégiée de communiquer avec l'enfant.Tout au long du soin, vous devez parler et jouer avec lui. Vous pouvez aussi lui demander de participer, même s'il est tout petit.
La toilette se fait plutôt le matin, avant ou après le biberon. Comme pour un adulte, qui prend sa douche en se levant, elle permet à l'enfant de se réveiller complètement et de se sentir bien pour la journée.

Cette vidéo pédagogique du Centre Européen de Formation vous montre en détails comment nettoyer bébé (yeux compris) et concerne le CAP petite enfance.

19 janv. 2012

Les drogues et les adolescents

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Le fait d'essayer des drogues à l'adolescence peut venir d'un besoin de se découvrir et de s'exprimer.

Pour les parents, le spectre de la consommation peut être terrifiant; même si eux-mêmes ont pu passer par là jadis, ils ont souvent l'impression que les drogues consommées par les jeunes sont aujourd'hui plus nocives qu'avant.

Nous présentons ici des exemples des principales drogues consommées par les jeunes d'aujourd'hui, les formes qu'elles peuvent prendre, les différents noms sous lesquels on les désigne dans le jargon de rue et les bénéfices recherchés par les consommateurs.

1. Cannabis (marijuana, haschich)

Ses formes
- Parmi les drogues de rue consommées par les adolescents, le cannabis arrive toujours en tête de liste.
- La principale substance active responsable des effets du cannabis est le delta-9-tétrahydrocannabinol, communément appelé THC.
- Le cannabis, qui se décline principalement en deux formes, la marijuana (présentée sous forme de feuilles) et le haschich (pâte huileuse de couleur foncée), porte plusieurs noms dans le langage des jeunes, notamment pot, herbe (ou weed), mari, skunk ou ganja.
- Le cannabis est généralement fumé, sous forme de cigarette (joint ou splif) ou dans une pipe. Il peut également être consommé par voie orale, par exemple dans un gâteau ou des biscuits.Ses effets
- Nombreux sont ceux qui croient, à tort, que le cannabis est un dépresseur au même titre que l'alcool ou les substances opiacées; il s'agit en fait d'un perturbateur du système nerveux central.

- Le principal effet recherché par les consommateurs de cannabis est une certaine euphorie, un high, caractérisé par une sensation de bien-être, d'insouciance et de calme, une sociabilité accrue, une certaine tendance à la loquacité et à l'hilarité. En tant que perturbateur, le cannabis altère la perception du temps et de l'espace.
- Il peut également accentuer les perceptions sensorielles, intensifiant les émotions, les couleurs et les sons.
- Certains consommateurs seront plus créatifs après avoir pris du cannabis.
- Suite à cette phase de high, qui peut durer plus d'une heure, le consommateur de cannabis connaîtra une baisse d'énergie.

2. Les drogues de rave (amphétamines, MDMA, kétamine et GHB)

Les drogues que nous appelons drogues de rave ne partagent pas nécessairement de propriétés pharmacologiques, mais elles ont en commun d'avoir été popularisées en grande partie par le phénomène des raves, ces soirées dansantes sur fond de musique électronique, techno ou transe qui durent parfois bien après que le soleil se soit levé. Désormais, les contextes de consommation de ces drogues se sont multipliés et, dans les dernières décennies, leur attrait auprès des jeunes a connu une progression non négligeable.

Amphétamines

L'amphétamine, tout comme son dérivé puissant, la méthamphétamine, appartient à la catégorie des stimulants majeurs. C'est une drogue de synthèse.
Les noms
L'amphétamine et ses dérivés portent toute une ribambelle de noms : speed, pilule, amphet, crystal, ice et meth en sont des exemples communs.
Ses formes
- De façon générale, amphétamine et méthamphétamine pourront être absorbées par voie orale (sous forme de pilule) ou par voie intranasale (sous forme de poudre).
- Plus marginaux, certains consommateurs choisiront de s'injecter la drogue, ou encore de la fumer, particulièrement dans le cas de la méthamphétamine sous forme de cristaux, augmentant ainsi les effets de la drogue.
Ses effets
Le consommateur d'amphétamine recherche :
- Une disparition de la fatigue physique et mentale
- Un sentiment d'euphorie et d'invincibilitéu
- Une augmentation marquée de la confiance en soi.
- La perte d'appétit étant un des effets notoires des amphétamines, certains l'utiliseront également pour favoriser la perte de poids.

Le MDMA (ecstasy, E, X, ou XTC)

Le MDMA est un hallucinogène stimulant. Sa structure chimique est apparentée à celle de l'amphétamine, mais aussi à celle de la mescaline, un hallucinogène.
Ses formes
Il se présente généralement sous forme de comprimés colorés, qui seront absorbés par voie orale.
Ses effets
- Les consommateurs de MDMA recherchent parfois des effets stimulants semblables à ceux du speed, mais c'est principalement en raison de ses propriétés entactogènes et empathogènes qu'ils la choisissent.
- En d'autres termes, le MDMA fait en sorte que le consommateur vit plus intensément les sensations tactiles, en plus d'avoir l'impression de mieux comprendre les sentiments des autres.
- Ces propriétés font en sorte que les consommateurs ont envie de se rapprocher des autres, physiquement et psychologiquement; leurs sensations et leurs émotions sont décuplées. Ce n'est pas pour rien qu'on dit que l'Ecstasy est la drogue de l'amour !
- Il convient de noter que, fréquemment, des pilules présentées comme étant de l'ecstasy ne contiennent que très peu ou pas du tout de MDMA; celui-ci est coupé à l'aide de substances variées, par exemple de la méthamphétamine ou du PCP.

Le GHB

Le GHB est une drogue de synthèse qui agit comme dépresseur du système nerveux central. Il a la réputation d'être utilisée comme drogue du viol, bien que les études menées à ce sujet ne soient pas concluantes.
Ses formes
Il prend généralement la forme d'un liquide au goût salé, mais on le retrouve aussi en capsule ou sous forme de poudre blanche.
Ses noms
On lui donne le nom de liquid ecstasy ou liquid X, parfois salty water.
Ses effets
Les consommateurs de GHB sont friands de ses effets anxiolytiques, désinhibants et euphorisants.  Il peut être à l'origine d'épisodes d'amnésie, surtout lorsqu'il est consommé avec de l'alcool.

La kétamine

La kétamine est un anesthésique dissociatif, donc un perturbateur du système nerveux central.
Ses formes
Il est le plus souvent consommé sous forme de poudre, par voie intranasale.
Ses noms
Dans le jargon de rue, on l'appelle Ké, Special K, Vitamine K.
Ses effets
Cette substance entraîne une certaine euphorie, une perturbation des perceptions ainsi qu'une diminution de la douleur physique. Si son usage est encore très marginal, il a beaucoup augmenté au cours de la dernière décennie.

3. Cocaïne et dérivés

On pourrait croire que la cocaïne, en raison de son prix très élevé (entre 80 et 100 dollars le gramme), n'est pas populaire auprès des jeunes. Or, son usage se banalise et sa disponibilité s'accroît. Les adolescents y sont vulnérables, puisque cette drogue fait désormais partie de la panoplie ordinaire du petit revendeur de quartier ou de cour d'école.
Ses formes
- La cocaïne (coke, poudre, sniff ou snow), lorsqu'elle se présente sous forme de poudre, est généralement consommée par voie intranasale, parfois par voie intraveineuse.
- Quant au crack (roche, rock ou freebase), il s'agit d'une forme purifiée de cocaïne, qu'on obtient en mélangeant celle-ci à une substance alcaline (ammoniac ou bicarbonate de soude).
- Le crack, qui est vendu sous forme de roches cristallines, est fumé dans une pipe.
-  Certains usagers fument le crack mélangé avec du cannabis, sous forme de joint ; c'est ce qu'on appelle un juicy.
Ses effets
Les effets de la cocaïne sont semblables à ceux des amphétamines :
- Euphorie
- Désinhibition
- Confiance en soi décuplée
- Sentiment d'invincibilité.
- Les effets durent une trentaine de minutes, après quoi l'usager ressent le besoin de consommer à nouveau.
- Lorsque la drogue est consommée par voie intraveineuse (injectée) ou intrapulmonaire (fumée), l'effet est beaucoup plus intense et beaucoup plus bref. Les usagers peuvent même ressentir une sensation orgasmique dans les premières secondes suivant la consommation. Toutefois, après quelques minutes, l'euphorie cède la place à une grande anxiété et le besoin de consommer de nouveau est pressant.

4. LSD et analogues

LSD et champignons

Plusieurs adolescents essaieront les substances hallucinogènes. Règle générale, ils se tournent vers le LSD, drogue de synthèse qui est souvent vendue sous forme de buvard (carré de papier, souvent orné d'un dessin coloré, où on a appliqué une goutte de substance) ou vers les champignons hallucinogènes à la psilocybine, qui poussent dans la nature. Ces substances sont consommées par voie orales.
Les effets du LSD
- Le LSD est apprécié pour ses effets psychédéliques; il agit sur la perception de la réalité et peut être à l'origine d'hallucinations. La nature, l'intensité et la durée des effets varient en fonction de la dose, mais aussi de la personnalité et des attentes de l'utilisateur.
- Le sujet pourra expérimenter des distorsions perceptives (son, couleurs, textures, émotions, passage du temps, forme des objets, etc.
- Il pourra avoir l'impression que les objets inanimés sont vivants ou encore celle de ne faire qu'un avec l'univers, d'être en parfaite symbiose avec le monde qui l'entoure. Il est fréquent que les gens ayant pris du LSD passent rapidement et sans transition d'une émotion à une autre.
- Ils peuvent aussi avoir le sentiment de vivre une expérience unique, spéciale, presque mystique et ils accordent un sens profond aux réflexions les plus banales.
- Certaines personnes risquent de mal réagir aux effets intenses du LSD et de ressentir peur, anxiété et paranoïa. Ces états, caractérisés par des crises de paniques, s'appellent mauvais voyages (bad trips).

Les effets des champignons hallucinogènes

Les champignons hallucinogènes, souvent appelés mush ou champignons magiques, ont des effets semblables, mais l'expérience est souvent moins intense et moins potentiellement troublante qu'avec le LSD. Notons toutefois que, sur le marché noir, les champignons qui sont vendus aux consommateurs ne contiennent pas toujours de psilocybine; il arrive qu'il s'agisse de vulgaires champignons ordinaires qu'on a trempé dans une autre substance.

Conclusion

Sans prétendre avoir fait un portrait exhaustif de toutes les drogues existantes, nous avons voulu présenter ici les principales substances consommées par les jeunes. Ainsi, si vous entendez certains termes dans le vocabulaire de votre enfant, vous serez peut-être plus portés à tendre l'oreille!

Vous avez découvert que votre adolescent consomme de la drogue. Pourquoi ? Comment parler des conséquences ? Quand se faire aider ? Les réponses du pédopsychiatre Stéphane Clerget.



L'alcool & les jeunes

L’adolescence est le temps de toutes les découvertes. Parmi elles, figure la rencontre avec l’alcool.
C’est ainsi que la consommation d’alcool devient une étape incontournable des fêtes ou des sorties. Il orne et accompagne les différents rituels de la vie sociale.
L’alcool apparaît pour les jeunes adultes en quête de transgression d’un accès plus facile et bien moins stigmatisé socialement que les «mauvaises drogues».
Les producteurs d’alcool ne l’ignorent pas et n’hésitent pas à faire la promotion de leurs produits directement dans les fêtes étudiantes. L’idée est de créer des vocations de vrais buveurs qui dureront toute une vie, en mêlant l’alcool à la fête et à la musique.

Types d’alcools

Les types d’alcool choisis par les adolescents ne sont pas les mêmes que ceux de leurs parents. La bière est préférée au vin. On retrouve aussi une préférence pour les alcools forts, souvent en ingestion massive.
Les premix ciblent de manière directe les consommateurs les plus jeunes. Ces boissons se présentent comme des sodas « corsés » ou « branchés ». Malgré leur emballage qui ne les distinguent pas des boissons sans alcool, l’alcool est bien présent. Son goût est couvert par le sucre de la boisson.

 De plus en plus jeune ?
La consommation très précoce d’alcool chez les jeunes enfants (à l’école ou pendant les premières années de collège) est très préoccupante.
Cette prise d’alcool est volontiers méconnue. Elle est socialement inacceptable et donc cachée. Les études dans le domaine retrouvent pourtant des ivresses bien avant le collège chez les enfants les plus à risque.
Les enfants ou adolescents buvant de l’alcool en cachette se trouvent en situation d’échec scolaire. Ils sont en butte à diverses violences et exclusions qui en retour renforcent encore plus leur consommation.

Vers une augmentation des alcoolisations ?

Les études démontrent que l’alcoolisation de l’adolescent est de plus en plus fréquente. Elle se réalise souvent sous forme d’ivresse. Les garçons continuent à davantage s’alcooliser que les filles, mais celles-ci rattrapent leur « retard » à grande vitesse.
La consommation régulière d'alcool chez les adultes diminue, mais on assiste à une recrudescence des comportements extrêmes chez les jeunes.

On retrouve la prise de danger dans le « binge drinking ». Cette pratique consiste à s’enivrer massivement et le plus rapidement, souvent pendant le week-end ou lors de fêtes. Le moyen pour y arriver est simple : boire un maximum d’alcool en un minimum de temps.
Cette recherche de sensations fortes peut avoir de graves conséquences : traumatismes, troubles respiratoires, comas,…

De plus, ces fréquentes hyperalcoolisations pourraient conduire à des lésions cérébrales. Elles seraient dues à la réduction durable de la neurogenèse au niveau de l’hippocampe, jouant un grand rôle dans la mémoire. Ces lésions sur le cerveau sont irréversibles et laisseront des séquelles sur les capacités de mémorisation.

Association à d’autres substances :

Le cannabis est, avec l’alcool, la substance la plus consommée par les adolescents. Elle est le fait de deux types de jeunes :
  • certains utilisent l’alcool et la drogue comme un traitement sauvage à un état dépressif
  • dans d’autres cas, la consommation d’alcool et de cannabis s’inscrit dans le sillage d’un trouble de la personnalité marqué par une intolérance à la frustration, une impulsivité et une tendance à transgresser les règles sociales
Les adolescents consommant de l’alcool sont aussi ceux qui fument le plus de tabac. La relation à l’alcool et au tabac s’apprend très tôt dans la vie, et ces deux comportements sont souvent liés.
Ainsi, le fait de fumer à l’âge adulte est fréquemment corrélé à la consommation précoce d’alcool.

Alcool et scolarité :

Il peut rapidement se mettre en place une sorte de cercle vicieux. La prise d’alcool incite à désinvestir la scolarité.
En retour, le désinvestissement de la scolarité et l’échec des performances sont vécues comme une raison supplémentaire de consommer de l’alcool.
L’adolescent en échec scolaire tente d’oublier dans l’alcool une situation qui l’angoisse et dont il a honte.

  
Le point positif ?

La relation entre alcool et adolescence a tout de même une note positive. L’adolescence est l’époque ou s’acquiert l’expérience de l’alcoolisation normale, socialement intégrée. Les adolescents apprennent à passer de l’essai de l’alcool à une consommation conviviale.

Différents stades de relation avec l'alcool

  • Premier contact  - I l a lieu à des âges divers et ses effets sont variés.Certains adolescents interrompent leur relation à l’alcool dès ce premier contact. Ils se découvrent intolérants à la substance. Ils ne supportent pas l’effet d’euphorisation, de désinhibition ou encore l’effet sédatif.
  • L'expérience - A ce stade, l’adolescent apprend à connaitre les différentes boissons alcooliques. Il découvre sa propre capacité à boire. Il repère sa préférence pour certains modes d’alcoolisation. Il fait donc des essais sur lui-même et sur différentes boissons.
  • L'alcoolisation intégrée - Il s’agit pour la majorité des adolescents et ensuite des adultes du comportement définitif vis-à-vis de l’alcool. Il intègre les règles sociales et culturelles du moment. Il tient aussi compte des usages et des traditions de la famille, de l’exemple des amis.
    La façon de boire d’un adolescent apparaît liée à des facteurs macro-sociaux ainsi qu’à des facteurs individuels. Seule une minorité d’adolescents atteindra des stades d’alcoolisation plus pathologiques tels que l’alcoolisation excessive et la dépendance.
e terme « alcoolisme » est très général et imprécis. Il regroupe un ensemble hétérogène de relations anormales avec l’alcool, influencé par certains facteurs.
On préfèrera parler de non-usage, mésusage ou d’alcoolodépendance pour qualifier et quantifier la relation avec l’alcool.



Le non-usage est une absence de consommation de boissons alcoolisées
L’usage à faibles risques regroupe les habitudes de consommation n’ayant aucun préjudice sur la vie de l’individu.
Le mésusage se définit comme des « conduites d’alcoolisation caractérisées par l’existence d’un ou plusieurs risques potentiels ou par la survenue de dommages induits (alcoolodépendance incluse)».
Ce mésusage de l'alcool inclut l'usage à risques de l'alcool, l'usage nocif ou encore l'usage de l'alcool avec dépendance.


 Facteurs influençant la consommation

Pour concevoir des interventions efficaces contre l'usage nocif de l’alcool, il importe de comprendre les facteurs qui déterminent ce problème.
La consommation d’alcool est souvent enracinée dans le contexte culturel et social de nombreuses civilisations. Elle est aussi associée à certaines caractéristiques personnelles :

  • Âge, sexe, statut physiologique et psychologique, conscience personnelle des effets indésirables de la consommation d'alcool
  • Valeurs sociales, économiques et culturelles ; normes familiales telles qu’acceptation et approbation des schémas individuels de consommation d’alcool
  • Disponibilité, accessibilité économique et tolérance sociale de la consommation d’alcool
  • Caractéristiques socioculturelles de l'influence des pairs, de la situation personnelle et des attitudes sociales vis-à-vis de la consommation d'alcool
  • Image transmise par la publicité et les médias de la consommation d’alcool comme « virile » et « attirante », déterminant ainsi les valeurs et opinions individuelles à ce sujet
  • Statut juridique de l'alcool et existence de sanctions pénales à l'encontre des personnes occasionnant des traumatismes sous l'influence de l'alcool.
Dans de nombreuses sociétés, l’alcool est associé aux célébrations : mariage, naissance, promotion professionnelle, obtention de diplômes.
C’est le cas en France, où l’abstinence ou la modération sont rarement mises en avant lors de grandes occasions.

Diminuer sa consommation :

  • Décidez du nombre maximum de verre que vous allez boire avant de sortir
  • Ne rentrez pas dans le système des « tournées » qui encouragent à boire plus que prévu
  • Alternez boissons alcoolisées et boissons non-alcoolisées

Complications d'un mauvais usage de l'alcool

  • La santé

Court terme :

  • Baisse de la vigilance
  • Perte de contrôle
  • Diminution des capacités de réaction
  • Suicide
  • Perturbations neurologiques
  Long terme (alcoolisation répétée) :
 

  • Carences notamment vitaminiques
  • Hépato-toxicité
  • Complications neurologiques
  • Troubles digestifs
  • Complications endocriniennes
  • L'ivresse  - Ivresse simple
    Ivresse pathologique (4 formes) :
    • excitomotrice
    • maniaque
    • dépressive
    • délirante
      Coma éthylique -> urgence médicale
    Une intoxication aiguë à l’alcool peut aussi être responsable d’une crise d’épilepsie, ou d’un delirium tremens pendant le sevrage. Au même titre que le coma, ce sont des urgences médicales !
  • La dépendance  - La dépendance est le stade où l’individu a perdu la liberté de s’abstenir de l’alcool. Les alcooliques sont des buveurs excessifs. Leur dépendance à l’égard de l’alcool conduit à une consommation responsable d’un trouble mental ou physique.Cela affecte les comportements, les relations sociales et familiales, ainsi que le statut économique du sujet.

Les conséquences


A long terme, la surconsommation d'alcool impacte fortement la santé !

L'alcool agit à presque tous les niveaux sur l'être humain. Tant au niveau psychique, que physique, l'alcool sévit également dans la vie sociale ou professionnelle.
Les atteintes physiques sur l'organisme sont nombreuses et bien réelles. L'ensemble des organes est exposé. La diminution fonctionnelle du foie est bien connue, mais il faut aussi savoir que les yeux, l’œsophage ou le cœur sont sévèrement touchés par l'abus d'alcool.

L'alcool occasionne d'importants dégâts sur le cerveau. Ces atteintes sont irréversibles, et encore plus marquées chez les sujets jeunes abusant de boissons alcoolisées.


Le système nerveux est touché par l'excès d'alcool : troubles de la marche ou possible survenue de crises d'épilepsie, l'alcool fragilise tout le système nerveux de l'organisme.


Au delà des atteintes purement physiques, l'alcool entraîne également :

  • une exclusion sociale en coupant du reste des individus
  • des difficultés familiales menant souvent à des conflits ou à une séparation
  • des dommages professionnels par manque de motivation, abscence, ou manque de concentration
L'ensemble de ces dégâts et atteintes représente un très lourd coût pour la société, aussi bien en terme de soins à apporter qu'en terme de force de travail non utilisable.

Affichage des articles dont le libellé est Pédiatrie. Afficher tous les articles
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Bronchiolite du nourrisson

La bronchiolite est une maladie virale très contagieuse touchant chaque hiver environ 30% des nourrissons dont plus de la moitié sont des enfants de moins de 6 mois. Elle touche davantage les garçons que les filles. Les épidémies de bronchiolite débutent en général début Octobre et le pic est souvent atteint au cours entre les mois de Décembre et Janvier. 

Définition

Le virus respiratoire Syncitial (VRS) est le principalagent infectieux de cette maladie. La bronchiolite débute généralement vers la mi octobre pour se terminer en fin d'hiver. Son pic est atteint au mois de décembre. Cette infection qui atteint les petites bronches se guérit en 5 à 10 jours environ. Les garçons représentent environ 60% des bébésatteints de bronchiolites. 

Symptômes

La bronchiolite peut débuter par une rhinite virale. Puis, apparaissent ensuite des épisodes de toux sèche devenant de plus en plus grasse et s'aggravant peu à peu, ce qui provoque un encombrement et une gène respiratoire importants. L'enfant présente ainsi une respiration sifflante, une fièvre modérée, une fatigue, voire un épuisement. Latoux peut se prolonger pendant 2 à 3 semaines. Devant l'apparition de ces symptômes, il est important de consulter rapidement son médecin afin d'éviter l'apparition de complications respiratoires pouvant nécessiter une hospitalisation. 

Que faire devant une bronchiolite?

Commencer par aérer la chambre du bébé et ne pas échanger les biberons et lestétines. Il est conseillé de porter un masque si les parents ont une rhinite virale, de ne pas fumer en sa présence, de ne pas l'emmener dans des endroits enfumés, de mettre un coussin sous l'oreiller et de lui donner à boire régulièrement 
Bien vérifier que le bébé s'alimente correctement et prend bien ses biberons. Désinfecter son nez avec du sérum physiologique, utiliser des mouchoirs jetables et ne pas le remettre à la crèche avant la fin des symptômes. Les antibiotiques ne sont pasprescrits car ils n'ont aucune action sur les virus, sauf si une angine ou une otiteapparaissent. D'autre part, il faut surveiller la respiration du bébé, sa température et l'absence de diarrhée. 

Traitement

Kinésithérapie respiratoire

La kinésithérapie respiratoire demeure le traitement primordial de la bronchiolite. Elle a pour objet de permettre d'évacuer les sécrétions bronchiques que le bébé ne réussit pas à faire. Le praticien effectue des mouvements sur la cage thoracique et l'abdomen du bébé lorsqu'il expire. Ce geste permet de faire remonter les sécrétions de la trachée vers la bouche de l'enfant qui réussit ensuite à les expectorer. 

Épidémie de bronchiolite

En cas d'épidémie de bronchiolite, se laver les mains soigneusement avec du savon avant de s'occuper du bébé. Ne pas embrasser le bébé si on est atteint d'unerhinopharyngite ou bien d'une bronchite par exemple. Demander à ses frères et soeurs, et aux membres de l'entourage en général d'éviter de l'embrasser. Eviter de fumer en sa présence et ne l'emmener pas dans des lieux fumeurs. Ne pas emmener le bébé dans des endroits où il risque d'être au contact de personnes atteintes de maladies infectieuses( transports en commun, supermarchés, boutiques, ...). Le réseau Bronchiolite Médico kinésithérapeute propose une alternative à la prise en charge médicale et kinésithérapeute de proximité aux familles d'Ile de France. Un centre d'appel est opérationnel afin de trouver un kinésithérapeute ou un médecin :0820 820 603 Numéro indigo 0,12E : kinésithérapeutes disponibles dans leurs cabinets Week end et jours fériés de 9H à 18H0820 800 880 Numéro indigo 0,12E médecins disponibles 7J/7 de 9H à 23H
Pour en savoir plus 

Bronchiolite et allergies

L'apparition de 2 ou 3 bronchiolites avant l'âge de deux ans peut témoigner de l'apparition d'un asthme, notamment si l'enfant est issu d'une famille d'allergiques. ll est conseillé d'en parler à son médecin qui envisagera l'avis d'un pneumologue ou d'unallergologue afin d'effectuer un bilan allergologique comprenant au minimum des tests cutanés. 
Rappelons que la pratique de tests cutanés est possible chez les enfants en bas âge et qu'il ne faut pas attendre 5 ans, contrairement aux idées reçues, avant de les pratiquer. 

Les convulsions fébriles

Qu’est-ce que les convulsions fébriles?

Les convulsions fébriles sont des convulsions causées par la fièvre. Elles se produisent chez 2 % à 5 % des enfants de 6 mois à 5 ans. Plus l’enfant est âgé lors de la première convulsion fébrile, moins il risque d’en faire d’autres. Si un membre de la famille (frère ou sœur, parent, tante ou oncle, grand-parent) en a déjà eu, votre enfant aura peut-être plus tendance à en faire.

Comment savoir si mon enfant a des convulsions fébriles?

Souvent, les convulsions sont le premier signe de fièvre de votre enfant. Elles peuvent être effrayantes à regarder, mais elles ne sont pas aussi dangereuses qu’elles y paraissent.
  • Votre enfant fera de la fièvre, qui dépassera 38 °C (100,4 °F).
  • Son corps se raidira.
  • Ses yeux chavireront et sa tête et ses membres (ses bras et ses jambes) auront des mouvements saccadés.
  • Il pourrait perdre brièvement connaissance.
La plupart des convulsions fébriles durent de 30 secondes à 2 minutes et n’ont pas d’effets à long terme.

Que doivent faire les parents?

  • Restez calme.
  • Couchez votre enfant sur le côté, sur une surface plate. Ne le déplacez pas, à moins qu’il soit près d’un endroit dangereux. Ne l’immobilisez pas (ne l’empêchez pas de bouger).
  • Essuyez les vomissures ou la salive qui sortent de sa bouche, mais ne placez rien entre ses dents.
  • À la fin des convulsions, maintenez-le sur le côté.
  • Permettez-lui de dormir après les convulsions et de se réveiller graduellement.

Quand appeler le médecin?

  • Composez le 911 si les convulsions durent plus de 3 minutes ou si votre bébé a moins de 6 mois.
  • Consultez votre médecin dans les quelques heures suivant les convulsions, même si elles sont brèves, pour qu’il fasse l’examen physique de votre enfant et qu’il écarte tout autre problème.

La fièvre et la prise de la température

Faits saillants
  • Les bébés de moins de 6 mois devraient voir le médecin lorsqu’ils font de la fièvre.
  • N’utilisez pas de thermomètre au mercure. S’il brisait, vous risqueriez d’être exposé(e) à cette substance toxique.
  • Il n’est pas toujours nécessaire de donner des médicaments pour faire tomber la fièvre.
Lorsque votre enfant souffre d’une infection (bactérienne ou virale), il fait souvent de la fièvre. La fièvre en elle-même ne lui fait aucun mal. En général, elle disparaît au bout de 72 heures (3 jours).
Les bébés de moins de 6 mois devraient voir le médecin lorsqu’ils font de la fièvre.
Les enfants plus âgés peuvent être soignés à la maison, pourvu qu’ils boivent assez de liquides et qu’ils semblent autrement en bonne santé. Cependant, ils devraient également voir un médecin si la fièvre dure plus de 72 heures.
Il existe plusieurs moyens de prendre la température de votre enfant :
  • par voie rectale (par le rectum ou les fesses),
  • par voie buccale (par la bouche),
  • par voie axillaire (sous l’aisselle), 
  • par la méthode de l'artère temporale (sur le front),
  • par voie tympanique (par l’oreille).

Quelle méthode devrais-je utiliser?

La méthode que vous choisirez dépend de l’âge de votre enfant. Il est important de prendre une mesure précise. Par exemple, la température rectale demeure la plus précise pour les enfants de moins de 2 ans. La prise de la température sous l’aisselle n’est pas aussi fiable, mais vous pouvez vous en servir pour savoir si votre enfant fait de la fièvre. Les produits pour prendre la température par l’artère temporale (en posant le thermomètre sur le front de votre enfant) destinés à un usage domestique ne sont toutefois pas assez précis ou fiables.

Le tableau suivant vous aidera à choisir la méthode à privilégier.

ÂgeMéthode recommandée
De la naissance à 2 ans1er choix : Rectum (pour obtenir une lecture exacte)
2e choix : Aisselle
De 2 à 5 ans1er choix : Rectum (pour obtenir une lecture exacte)
2e choix : Oreille, Aisselle
Plus de 5 ans1er choix : Bouche (pour obtenir une lecture exacte)
2e choix : Oreille, Aisselle

Trucs pour prendre la température

  • N’utilisez pas de thermomètre au mercure. S’il brisait, vous risqueriez d’être exposé(e) à cette substance toxique.
  • N’utilisez pas un thermomètre buccal pour prendre la température rectale, ou un thermomètre rectal pour prendre la température buccale.
  • Un thermomètre numérique peut être utilisé à la fois pour prendre la température buccale et la température rectale. Fabriqué de plastique incassable, il est facile à lire et mesure la température rapidement.
  • Les thermomètres tympaniques sont chers et peuvent être complexes à utiliser.
  • Les bandelettes thermosensibles ne sont pas recommandées, car leur lecture n’est pas précise.
Pour obtenir une lecture exacte de la température de votre enfant, vous devez vous assurer d’utiliser la bonne technique. Voici comment : 

Rectum 

Cette technique est la plus fiable pour s'assurer que la fièvre ne passe pas inaperçue.
  • Nettoyez le thermomètre à l’eau fraîche et savonneuse, puis rincez-le.
  • Couvrez le bout argenté de gelée de pétrole (comme de la Vaseline).
  • Placez bébé sur le dos, les genoux pliés.
  • Insérez doucement le thermomètre dans le rectum, à une profondeur d’environ 2,5 cm (1 po), tout en le maintenant entre les doigts.
  • Au bout d’une minute environ, vous entendrez le signal sonore.
  • Retirez le thermomètre et lisez la température.
  • Nettoyez le thermomètre.

Bouche

Le thermomètre buccal n’est pas recommandé pour les enfants de moins de 5 ans, qui ont de la difficulté à le maintenir sous la langue assez longtemps. 
  • Nettoyez le thermomètre à l’eau fraîche et savonneuse, puis rincez-le.
  • Placez soigneusement le bout du thermomètre sous la langue de votre enfant.
  • Assurez-vous que la bouche de votre enfant est fermée, et laissez le thermomètre en place pendant 1 minute environ, jusqu’à ce que vous entendiez le signal sonore.
  • Retirez le thermomètre et lisez la température.
  • Nettoyez le thermomètre.

Aisselle

Règle générale, le thermomètre axillaire permet de vérifier si un nouveau-né ou un jeune enfant fait de la fièvre, mais il n’est pas aussi précis que le thermomètre rectal. Si le thermomètre axillaire ne relève pas de fièvre, mais que votre enfant est chaud et qu’il semble mal en point, confirmez votre lecture par une mesure rectale.
  • Utilisez un thermomètre rectal ou buccal.
  • Nettoyez le thermomètre à l’eau fraîche et savonneuse, puis rincez-le.
  • Placez le bout du thermomètre au centre de l’aisselle de votre enfant.
  • Assurez-vous que le bras de votre enfant est bien collé sur son corps.
  • Laissez le thermomètre en place pendant 1 minute environ, jusqu’à ce que vous entendiez le signal sonore
  • Retirez le thermomètre et lisez la température.
  • Nettoyez le thermomètre.

Oreille

Bien qu’il soit d’usage rapide, le thermomètre tympanique peut donner une lecture trop faible, même si vous respectez les directives du fabricant. Il n’est pas aussi fiable et précis que le thermomètre rectal. 
  • Utilisez un embout propre (ou couvre-sonde) à chaque utilisation, et suivez attentivement les directives du fabricant.
  • Tirez doucement sur l’oreille, vers l’arrière. Le conduit auditif se redressera et laissera la voie libre jusqu’au tympan.
  • Insérez doucement le thermomètre jusqu’à ce que le conduit auditif soit entièrement bloqué.
  • Appuyez sur le bouton et maintenez-le enfoncé pendant une seconde.
  • Retirez le thermomètre et lisez la température.

Qu’est-ce qu’une température normale?

Le tableau suivant vous indiquera si votre enfant fait de la fièvre. La plage normale varie et dépend de la méthode utilisée pour prendre la température de votre enfant.
MéthodeVariation normale de la température
Rectum36,6 °C à 38,0 °C (97,9 °F à 100,4 °F)
Bouche35,5 °C à 37,5 °C (95,9 °F à 99,5 °F)
Aisselle34,7 °C à 37,3 °C (94,5 °F à 99,1 °F)
Oreille35,8 °C à 38,0 °C (96,4 °F à 100,4 °F)
Le degré (la gravité) de la fièvre ne vous indique pas la gravité de la maladie. En général, le comportement de l’enfant est plus révélateur. En effet, on peut observer une forte fièvre chez un enfant atteint d’une infection légère, tandis qu’un enfant souffrant d’une très grave infection n’en fera pas du tout.

Que puis-je faire si mon enfant fait de la fièvre?

Assurez-vous que votre enfant n’est pas incommodé et offrez-lui beaucoup de liquides.
Si votre bébé est fiévreux, enlevez-lui le surplus de couvertures ou de vêtements pour permettre à la chaleur de s’échapper et abaisser sa température corporelle. Ne le déshabillez pas complètement, car il pourrait alors avoir trop froid et commencer à grelotter, ce qui produira plus de chaleur corporelle et fera remonter sa température.
Les bains d’eau tiède à l’éponge et les bains ou les frictions d’alcool ne sont pas recommandés. 
Il n’est pas toujours nécessaire de donner des médicaments pour faire tomber la fièvre. En fait, la meilleure raison d’administrer des médicaments à votre enfant, c’est de réduire ses douleurs et ses malaises, et non d’abaisser sa fièvre. 
L’acétaminophène (Tylenol, Tempra, Panadol et d’autres) est un médicament convenable contre la fièvre. À moins d’un avis contraire du médecin, vous pouvez administrer la dose recommandée par le fabricant toutes les 4 heures, jusqu’à ce que la température de votre enfant redevienne normale. En général, la température baisse au bout d’une heure, puis elle s’élève à nouveau. Il peut alors être nécessaire de réadministrer le médicament à l’heure recommandée. N'administrez pas plus de 5 doses en 24 heures. 
Vous pouvez aussi administrer à votre enfant de l’ibuprofène, contenue dans des produits comme Advil et Motrin. Assurez-vous de respecter les directives sur l’emballage. Vous pouvez en administrer toutes les 6 à 8 heures, soit jusqu’à 4 fois en 24 heures. Ne dépassez pas la dose recommandée.
  • Vous devriez donner de l’ibuprophène à votre enfant seulement s’il boit raisonnablement bien.
  • N'administrez pas d'ibuprofène aux bébés de moins de 6 mois sans d'abord en parler à votre médecin.
N’alternez pas entre l’acétaminophène et l’ibuprofène, afin d’éviter les erreurs de dose.
On ne doit pas administrer d’aspirine (acide acétylsalicylique [AAS]) à un enfant ou à un adolescent fiévreux. 
Si la fièvre est causée par la varicelle, la grippe ou certaines autres infections virales, l’aspirine peut accroître le risque de syndrome de Reye, une maladie très grave qui peut endommager le foie et le cerveau.
Communiquez avec votre dispensateur de soins si votre enfant :
  • a de la fièvre et est âgé de moins de 6 mois;
  • a de la fièvre depuis plus de 72 heures;
  • est particulièrement capricieux, grincheux ou irritable;
  • est très endormi, léthargique ou indifférent;
  • a une respiration sifflante ou une toux persistante;
  • fait de la fièvre et des rougeurs ou a d’autres symptômes qui vous inquiètent.

La toilette de bébé et le nettoyage des yeux

La toilette doit se concevoir comme un acte global, c'est-à-dire touchant toutes les dimensions de la vie de l'enfant. En effet, lorsque vous le lavez, vous contribuez en premier lieu à prévenir certaines maladies. La toilette est également source de confort et de bien-être corporel.
Au-delà de ces dimensions physiques, la toilette est une occasion privilégiée de communiquer avec l'enfant.Tout au long du soin, vous devez parler et jouer avec lui. Vous pouvez aussi lui demander de participer, même s'il est tout petit.
La toilette se fait plutôt le matin, avant ou après le biberon. Comme pour un adulte, qui prend sa douche en se levant, elle permet à l'enfant de se réveiller complètement et de se sentir bien pour la journée.

Cette vidéo pédagogique du Centre Européen de Formation vous montre en détails comment nettoyer bébé (yeux compris) et concerne le CAP petite enfance.

Les drogues et les adolescents

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Le fait d'essayer des drogues à l'adolescence peut venir d'un besoin de se découvrir et de s'exprimer.

Pour les parents, le spectre de la consommation peut être terrifiant; même si eux-mêmes ont pu passer par là jadis, ils ont souvent l'impression que les drogues consommées par les jeunes sont aujourd'hui plus nocives qu'avant.

Nous présentons ici des exemples des principales drogues consommées par les jeunes d'aujourd'hui, les formes qu'elles peuvent prendre, les différents noms sous lesquels on les désigne dans le jargon de rue et les bénéfices recherchés par les consommateurs.

1. Cannabis (marijuana, haschich)

Ses formes
- Parmi les drogues de rue consommées par les adolescents, le cannabis arrive toujours en tête de liste.
- La principale substance active responsable des effets du cannabis est le delta-9-tétrahydrocannabinol, communément appelé THC.
- Le cannabis, qui se décline principalement en deux formes, la marijuana (présentée sous forme de feuilles) et le haschich (pâte huileuse de couleur foncée), porte plusieurs noms dans le langage des jeunes, notamment pot, herbe (ou weed), mari, skunk ou ganja.
- Le cannabis est généralement fumé, sous forme de cigarette (joint ou splif) ou dans une pipe. Il peut également être consommé par voie orale, par exemple dans un gâteau ou des biscuits.Ses effets
- Nombreux sont ceux qui croient, à tort, que le cannabis est un dépresseur au même titre que l'alcool ou les substances opiacées; il s'agit en fait d'un perturbateur du système nerveux central.

- Le principal effet recherché par les consommateurs de cannabis est une certaine euphorie, un high, caractérisé par une sensation de bien-être, d'insouciance et de calme, une sociabilité accrue, une certaine tendance à la loquacité et à l'hilarité. En tant que perturbateur, le cannabis altère la perception du temps et de l'espace.
- Il peut également accentuer les perceptions sensorielles, intensifiant les émotions, les couleurs et les sons.
- Certains consommateurs seront plus créatifs après avoir pris du cannabis.
- Suite à cette phase de high, qui peut durer plus d'une heure, le consommateur de cannabis connaîtra une baisse d'énergie.

2. Les drogues de rave (amphétamines, MDMA, kétamine et GHB)

Les drogues que nous appelons drogues de rave ne partagent pas nécessairement de propriétés pharmacologiques, mais elles ont en commun d'avoir été popularisées en grande partie par le phénomène des raves, ces soirées dansantes sur fond de musique électronique, techno ou transe qui durent parfois bien après que le soleil se soit levé. Désormais, les contextes de consommation de ces drogues se sont multipliés et, dans les dernières décennies, leur attrait auprès des jeunes a connu une progression non négligeable.

Amphétamines

L'amphétamine, tout comme son dérivé puissant, la méthamphétamine, appartient à la catégorie des stimulants majeurs. C'est une drogue de synthèse.
Les noms
L'amphétamine et ses dérivés portent toute une ribambelle de noms : speed, pilule, amphet, crystal, ice et meth en sont des exemples communs.
Ses formes
- De façon générale, amphétamine et méthamphétamine pourront être absorbées par voie orale (sous forme de pilule) ou par voie intranasale (sous forme de poudre).
- Plus marginaux, certains consommateurs choisiront de s'injecter la drogue, ou encore de la fumer, particulièrement dans le cas de la méthamphétamine sous forme de cristaux, augmentant ainsi les effets de la drogue.
Ses effets
Le consommateur d'amphétamine recherche :
- Une disparition de la fatigue physique et mentale
- Un sentiment d'euphorie et d'invincibilitéu
- Une augmentation marquée de la confiance en soi.
- La perte d'appétit étant un des effets notoires des amphétamines, certains l'utiliseront également pour favoriser la perte de poids.

Le MDMA (ecstasy, E, X, ou XTC)

Le MDMA est un hallucinogène stimulant. Sa structure chimique est apparentée à celle de l'amphétamine, mais aussi à celle de la mescaline, un hallucinogène.
Ses formes
Il se présente généralement sous forme de comprimés colorés, qui seront absorbés par voie orale.
Ses effets
- Les consommateurs de MDMA recherchent parfois des effets stimulants semblables à ceux du speed, mais c'est principalement en raison de ses propriétés entactogènes et empathogènes qu'ils la choisissent.
- En d'autres termes, le MDMA fait en sorte que le consommateur vit plus intensément les sensations tactiles, en plus d'avoir l'impression de mieux comprendre les sentiments des autres.
- Ces propriétés font en sorte que les consommateurs ont envie de se rapprocher des autres, physiquement et psychologiquement; leurs sensations et leurs émotions sont décuplées. Ce n'est pas pour rien qu'on dit que l'Ecstasy est la drogue de l'amour !
- Il convient de noter que, fréquemment, des pilules présentées comme étant de l'ecstasy ne contiennent que très peu ou pas du tout de MDMA; celui-ci est coupé à l'aide de substances variées, par exemple de la méthamphétamine ou du PCP.

Le GHB

Le GHB est une drogue de synthèse qui agit comme dépresseur du système nerveux central. Il a la réputation d'être utilisée comme drogue du viol, bien que les études menées à ce sujet ne soient pas concluantes.
Ses formes
Il prend généralement la forme d'un liquide au goût salé, mais on le retrouve aussi en capsule ou sous forme de poudre blanche.
Ses noms
On lui donne le nom de liquid ecstasy ou liquid X, parfois salty water.
Ses effets
Les consommateurs de GHB sont friands de ses effets anxiolytiques, désinhibants et euphorisants.  Il peut être à l'origine d'épisodes d'amnésie, surtout lorsqu'il est consommé avec de l'alcool.

La kétamine

La kétamine est un anesthésique dissociatif, donc un perturbateur du système nerveux central.
Ses formes
Il est le plus souvent consommé sous forme de poudre, par voie intranasale.
Ses noms
Dans le jargon de rue, on l'appelle Ké, Special K, Vitamine K.
Ses effets
Cette substance entraîne une certaine euphorie, une perturbation des perceptions ainsi qu'une diminution de la douleur physique. Si son usage est encore très marginal, il a beaucoup augmenté au cours de la dernière décennie.

3. Cocaïne et dérivés

On pourrait croire que la cocaïne, en raison de son prix très élevé (entre 80 et 100 dollars le gramme), n'est pas populaire auprès des jeunes. Or, son usage se banalise et sa disponibilité s'accroît. Les adolescents y sont vulnérables, puisque cette drogue fait désormais partie de la panoplie ordinaire du petit revendeur de quartier ou de cour d'école.
Ses formes
- La cocaïne (coke, poudre, sniff ou snow), lorsqu'elle se présente sous forme de poudre, est généralement consommée par voie intranasale, parfois par voie intraveineuse.
- Quant au crack (roche, rock ou freebase), il s'agit d'une forme purifiée de cocaïne, qu'on obtient en mélangeant celle-ci à une substance alcaline (ammoniac ou bicarbonate de soude).
- Le crack, qui est vendu sous forme de roches cristallines, est fumé dans une pipe.
-  Certains usagers fument le crack mélangé avec du cannabis, sous forme de joint ; c'est ce qu'on appelle un juicy.
Ses effets
Les effets de la cocaïne sont semblables à ceux des amphétamines :
- Euphorie
- Désinhibition
- Confiance en soi décuplée
- Sentiment d'invincibilité.
- Les effets durent une trentaine de minutes, après quoi l'usager ressent le besoin de consommer à nouveau.
- Lorsque la drogue est consommée par voie intraveineuse (injectée) ou intrapulmonaire (fumée), l'effet est beaucoup plus intense et beaucoup plus bref. Les usagers peuvent même ressentir une sensation orgasmique dans les premières secondes suivant la consommation. Toutefois, après quelques minutes, l'euphorie cède la place à une grande anxiété et le besoin de consommer de nouveau est pressant.

4. LSD et analogues

LSD et champignons

Plusieurs adolescents essaieront les substances hallucinogènes. Règle générale, ils se tournent vers le LSD, drogue de synthèse qui est souvent vendue sous forme de buvard (carré de papier, souvent orné d'un dessin coloré, où on a appliqué une goutte de substance) ou vers les champignons hallucinogènes à la psilocybine, qui poussent dans la nature. Ces substances sont consommées par voie orales.
Les effets du LSD
- Le LSD est apprécié pour ses effets psychédéliques; il agit sur la perception de la réalité et peut être à l'origine d'hallucinations. La nature, l'intensité et la durée des effets varient en fonction de la dose, mais aussi de la personnalité et des attentes de l'utilisateur.
- Le sujet pourra expérimenter des distorsions perceptives (son, couleurs, textures, émotions, passage du temps, forme des objets, etc.
- Il pourra avoir l'impression que les objets inanimés sont vivants ou encore celle de ne faire qu'un avec l'univers, d'être en parfaite symbiose avec le monde qui l'entoure. Il est fréquent que les gens ayant pris du LSD passent rapidement et sans transition d'une émotion à une autre.
- Ils peuvent aussi avoir le sentiment de vivre une expérience unique, spéciale, presque mystique et ils accordent un sens profond aux réflexions les plus banales.
- Certaines personnes risquent de mal réagir aux effets intenses du LSD et de ressentir peur, anxiété et paranoïa. Ces états, caractérisés par des crises de paniques, s'appellent mauvais voyages (bad trips).

Les effets des champignons hallucinogènes

Les champignons hallucinogènes, souvent appelés mush ou champignons magiques, ont des effets semblables, mais l'expérience est souvent moins intense et moins potentiellement troublante qu'avec le LSD. Notons toutefois que, sur le marché noir, les champignons qui sont vendus aux consommateurs ne contiennent pas toujours de psilocybine; il arrive qu'il s'agisse de vulgaires champignons ordinaires qu'on a trempé dans une autre substance.

Conclusion

Sans prétendre avoir fait un portrait exhaustif de toutes les drogues existantes, nous avons voulu présenter ici les principales substances consommées par les jeunes. Ainsi, si vous entendez certains termes dans le vocabulaire de votre enfant, vous serez peut-être plus portés à tendre l'oreille!

Vous avez découvert que votre adolescent consomme de la drogue. Pourquoi ? Comment parler des conséquences ? Quand se faire aider ? Les réponses du pédopsychiatre Stéphane Clerget.



L'alcool & les jeunes

L’adolescence est le temps de toutes les découvertes. Parmi elles, figure la rencontre avec l’alcool.
C’est ainsi que la consommation d’alcool devient une étape incontournable des fêtes ou des sorties. Il orne et accompagne les différents rituels de la vie sociale.
L’alcool apparaît pour les jeunes adultes en quête de transgression d’un accès plus facile et bien moins stigmatisé socialement que les «mauvaises drogues».
Les producteurs d’alcool ne l’ignorent pas et n’hésitent pas à faire la promotion de leurs produits directement dans les fêtes étudiantes. L’idée est de créer des vocations de vrais buveurs qui dureront toute une vie, en mêlant l’alcool à la fête et à la musique.

Types d’alcools

Les types d’alcool choisis par les adolescents ne sont pas les mêmes que ceux de leurs parents. La bière est préférée au vin. On retrouve aussi une préférence pour les alcools forts, souvent en ingestion massive.
Les premix ciblent de manière directe les consommateurs les plus jeunes. Ces boissons se présentent comme des sodas « corsés » ou « branchés ». Malgré leur emballage qui ne les distinguent pas des boissons sans alcool, l’alcool est bien présent. Son goût est couvert par le sucre de la boisson.

 De plus en plus jeune ?
La consommation très précoce d’alcool chez les jeunes enfants (à l’école ou pendant les premières années de collège) est très préoccupante.
Cette prise d’alcool est volontiers méconnue. Elle est socialement inacceptable et donc cachée. Les études dans le domaine retrouvent pourtant des ivresses bien avant le collège chez les enfants les plus à risque.
Les enfants ou adolescents buvant de l’alcool en cachette se trouvent en situation d’échec scolaire. Ils sont en butte à diverses violences et exclusions qui en retour renforcent encore plus leur consommation.

Vers une augmentation des alcoolisations ?

Les études démontrent que l’alcoolisation de l’adolescent est de plus en plus fréquente. Elle se réalise souvent sous forme d’ivresse. Les garçons continuent à davantage s’alcooliser que les filles, mais celles-ci rattrapent leur « retard » à grande vitesse.
La consommation régulière d'alcool chez les adultes diminue, mais on assiste à une recrudescence des comportements extrêmes chez les jeunes.

On retrouve la prise de danger dans le « binge drinking ». Cette pratique consiste à s’enivrer massivement et le plus rapidement, souvent pendant le week-end ou lors de fêtes. Le moyen pour y arriver est simple : boire un maximum d’alcool en un minimum de temps.
Cette recherche de sensations fortes peut avoir de graves conséquences : traumatismes, troubles respiratoires, comas,…

De plus, ces fréquentes hyperalcoolisations pourraient conduire à des lésions cérébrales. Elles seraient dues à la réduction durable de la neurogenèse au niveau de l’hippocampe, jouant un grand rôle dans la mémoire. Ces lésions sur le cerveau sont irréversibles et laisseront des séquelles sur les capacités de mémorisation.

Association à d’autres substances :

Le cannabis est, avec l’alcool, la substance la plus consommée par les adolescents. Elle est le fait de deux types de jeunes :
  • certains utilisent l’alcool et la drogue comme un traitement sauvage à un état dépressif
  • dans d’autres cas, la consommation d’alcool et de cannabis s’inscrit dans le sillage d’un trouble de la personnalité marqué par une intolérance à la frustration, une impulsivité et une tendance à transgresser les règles sociales
Les adolescents consommant de l’alcool sont aussi ceux qui fument le plus de tabac. La relation à l’alcool et au tabac s’apprend très tôt dans la vie, et ces deux comportements sont souvent liés.
Ainsi, le fait de fumer à l’âge adulte est fréquemment corrélé à la consommation précoce d’alcool.

Alcool et scolarité :

Il peut rapidement se mettre en place une sorte de cercle vicieux. La prise d’alcool incite à désinvestir la scolarité.
En retour, le désinvestissement de la scolarité et l’échec des performances sont vécues comme une raison supplémentaire de consommer de l’alcool.
L’adolescent en échec scolaire tente d’oublier dans l’alcool une situation qui l’angoisse et dont il a honte.

  
Le point positif ?

La relation entre alcool et adolescence a tout de même une note positive. L’adolescence est l’époque ou s’acquiert l’expérience de l’alcoolisation normale, socialement intégrée. Les adolescents apprennent à passer de l’essai de l’alcool à une consommation conviviale.

Différents stades de relation avec l'alcool

  • Premier contact  - I l a lieu à des âges divers et ses effets sont variés.Certains adolescents interrompent leur relation à l’alcool dès ce premier contact. Ils se découvrent intolérants à la substance. Ils ne supportent pas l’effet d’euphorisation, de désinhibition ou encore l’effet sédatif.
  • L'expérience - A ce stade, l’adolescent apprend à connaitre les différentes boissons alcooliques. Il découvre sa propre capacité à boire. Il repère sa préférence pour certains modes d’alcoolisation. Il fait donc des essais sur lui-même et sur différentes boissons.
  • L'alcoolisation intégrée - Il s’agit pour la majorité des adolescents et ensuite des adultes du comportement définitif vis-à-vis de l’alcool. Il intègre les règles sociales et culturelles du moment. Il tient aussi compte des usages et des traditions de la famille, de l’exemple des amis.
    La façon de boire d’un adolescent apparaît liée à des facteurs macro-sociaux ainsi qu’à des facteurs individuels. Seule une minorité d’adolescents atteindra des stades d’alcoolisation plus pathologiques tels que l’alcoolisation excessive et la dépendance.
e terme « alcoolisme » est très général et imprécis. Il regroupe un ensemble hétérogène de relations anormales avec l’alcool, influencé par certains facteurs.
On préfèrera parler de non-usage, mésusage ou d’alcoolodépendance pour qualifier et quantifier la relation avec l’alcool.



Le non-usage est une absence de consommation de boissons alcoolisées
L’usage à faibles risques regroupe les habitudes de consommation n’ayant aucun préjudice sur la vie de l’individu.
Le mésusage se définit comme des « conduites d’alcoolisation caractérisées par l’existence d’un ou plusieurs risques potentiels ou par la survenue de dommages induits (alcoolodépendance incluse)».
Ce mésusage de l'alcool inclut l'usage à risques de l'alcool, l'usage nocif ou encore l'usage de l'alcool avec dépendance.


 Facteurs influençant la consommation

Pour concevoir des interventions efficaces contre l'usage nocif de l’alcool, il importe de comprendre les facteurs qui déterminent ce problème.
La consommation d’alcool est souvent enracinée dans le contexte culturel et social de nombreuses civilisations. Elle est aussi associée à certaines caractéristiques personnelles :

  • Âge, sexe, statut physiologique et psychologique, conscience personnelle des effets indésirables de la consommation d'alcool
  • Valeurs sociales, économiques et culturelles ; normes familiales telles qu’acceptation et approbation des schémas individuels de consommation d’alcool
  • Disponibilité, accessibilité économique et tolérance sociale de la consommation d’alcool
  • Caractéristiques socioculturelles de l'influence des pairs, de la situation personnelle et des attitudes sociales vis-à-vis de la consommation d'alcool
  • Image transmise par la publicité et les médias de la consommation d’alcool comme « virile » et « attirante », déterminant ainsi les valeurs et opinions individuelles à ce sujet
  • Statut juridique de l'alcool et existence de sanctions pénales à l'encontre des personnes occasionnant des traumatismes sous l'influence de l'alcool.
Dans de nombreuses sociétés, l’alcool est associé aux célébrations : mariage, naissance, promotion professionnelle, obtention de diplômes.
C’est le cas en France, où l’abstinence ou la modération sont rarement mises en avant lors de grandes occasions.

Diminuer sa consommation :

  • Décidez du nombre maximum de verre que vous allez boire avant de sortir
  • Ne rentrez pas dans le système des « tournées » qui encouragent à boire plus que prévu
  • Alternez boissons alcoolisées et boissons non-alcoolisées

Complications d'un mauvais usage de l'alcool

  • La santé

Court terme :

  • Baisse de la vigilance
  • Perte de contrôle
  • Diminution des capacités de réaction
  • Suicide
  • Perturbations neurologiques
  Long terme (alcoolisation répétée) :
 

  • Carences notamment vitaminiques
  • Hépato-toxicité
  • Complications neurologiques
  • Troubles digestifs
  • Complications endocriniennes
  • L'ivresse  - Ivresse simple
    Ivresse pathologique (4 formes) :
    • excitomotrice
    • maniaque
    • dépressive
    • délirante
      Coma éthylique -> urgence médicale
    Une intoxication aiguë à l’alcool peut aussi être responsable d’une crise d’épilepsie, ou d’un delirium tremens pendant le sevrage. Au même titre que le coma, ce sont des urgences médicales !
  • La dépendance  - La dépendance est le stade où l’individu a perdu la liberté de s’abstenir de l’alcool. Les alcooliques sont des buveurs excessifs. Leur dépendance à l’égard de l’alcool conduit à une consommation responsable d’un trouble mental ou physique.Cela affecte les comportements, les relations sociales et familiales, ainsi que le statut économique du sujet.

Les conséquences


A long terme, la surconsommation d'alcool impacte fortement la santé !

L'alcool agit à presque tous les niveaux sur l'être humain. Tant au niveau psychique, que physique, l'alcool sévit également dans la vie sociale ou professionnelle.
Les atteintes physiques sur l'organisme sont nombreuses et bien réelles. L'ensemble des organes est exposé. La diminution fonctionnelle du foie est bien connue, mais il faut aussi savoir que les yeux, l’œsophage ou le cœur sont sévèrement touchés par l'abus d'alcool.

L'alcool occasionne d'importants dégâts sur le cerveau. Ces atteintes sont irréversibles, et encore plus marquées chez les sujets jeunes abusant de boissons alcoolisées.


Le système nerveux est touché par l'excès d'alcool : troubles de la marche ou possible survenue de crises d'épilepsie, l'alcool fragilise tout le système nerveux de l'organisme.


Au delà des atteintes purement physiques, l'alcool entraîne également :

  • une exclusion sociale en coupant du reste des individus
  • des difficultés familiales menant souvent à des conflits ou à une séparation
  • des dommages professionnels par manque de motivation, abscence, ou manque de concentration
L'ensemble de ces dégâts et atteintes représente un très lourd coût pour la société, aussi bien en terme de soins à apporter qu'en terme de force de travail non utilisable.

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