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11 juil. 2012

Une chirurgie inédite est effectuée sur un bébé prématuré

QUÉBEC – Une équipe de chirurgie cardiaque du Centre mère-enfant (CME) vient de réussir un exploit sur un bébé prématuré de 30 semaines qui pesait à peine trois livres.
Les parents du petit Mason Lapointe, né le 4 mars 2012, peuvent aujourd'hui tenir contre eux le poupon sauvé in extremis d'une mort certaine.
Deux semaines après sa naissance, le savoir-faire développé par l'équipe de cardiologie pédiatrique du CME a permis de réaliser une première canadienne.
Le 19 mars, l'enfant a subi une opération pour une malformation cardiaque nommée transposition de gros vaisseaux. Pour saisir toute la précision nécessaire, il faut visualiser la taille du nouveau-né, la grosseur du cœur et les minuscules artères qui sont ciblées pendant l'opération. Tout le travail se fait à l'aide de loupes.
Les vaisseaux mesurent moins d'un millimètre.
«Les positions de l'artère pulmonaire et de l'aorte étaient inversées et ne permettaient pas une oxygénation adéquate des organes du corps. Seule une opération pratiquée très tôt permettait la survie de l'enfant», a expliqué le Dr Jean Perron, le chirurgien qui a effectué cette chirurgie de plus de sept heures.
Le spécialiste a ajouté qu'il s'agit toujours d'une course contre le temps afin de pouvoir repartir le cœur. «Un enfant prématuré est déjà une maladie en soi. À ceci, il faut ajouter une chirurgie cardiaque majeure. C'est un travail d'équipe. Nous avons pu faire une réalisation qui était impossible il y a quelques années.»
Après des mois angoissants, Karen Dufour et Érik Lapointe sont maintenant de retour chez eux, à Rimouski. Mason devrait mener une vie normale. Le couple souhaite avoir d'autres enfants. Les chances de connaître les mêmes complications varient de 1 % à 2 % au cours d'une seconde grossesse.
«Nous avons vécu des moments difficiles. Ils ont su nous mettre en confiance. Nous sommes très heureux d'avoir un petit bonhomme en santé», a raconté la maman, soulagée.
«On ne pouvait que donner notre support physique et moral. Il n'y avait rien d'autre à faire. Nous avons essayé de mettre les chiffres de côté. Tout a été pour le mieux», s'est réjoui le père.
Les parents n'ont pas manqué de remercier le personnel qui a soigné leur bébé. «Oui, c'est important. Aussi pour montrer aux autres parents qui vivent la même chose qu'il y a de l'espoir. Tout est possible.»
Une première au Canada

Un peu de Terminologie médicale

Terminologie médicale
Dyspepsie = La dyspepsie correspond à un ensemble de symptômes de douleur ou de malaise épigastrique (région supérieure de l’abdomen) dont l’origine se situerait au niveau de l'estomac ou des structures proches.

Dysphagie = La dysphagie est une sensation de gêne ou de blocage ressentie au moment de l'alimentation, lors du passage des aliments dans la bouche, le pharynx ou l'œsophage.

Régurgitation = En médecine, la régurgitation est un symptôme différent du vomissement, fréquemment observé chez les nourrissons, qui résulte d'une augmentation de la pression abdominale par rapport à la pression thoracique. Il en va cependant de même pour les adultes.

Nausée = La nausée (du grec Ναυτεία) est la sensation de mal-être et d'inconfort qui accompagne l'éventuelle approche des vomissements. Cet état est souvent accompagné de contractions de l’estomac, éventuellement préalables à un rejet du bol alimentaire dans l’œsophage préparant un vomissement.

Éructation = L'éructation est l'expulsion de gaz du tube digestif (principalement de l'œsophage et de l'estomac) par la bouche. Elle s'accompagne souvent d'un son et parfois d'une odeur caractéristique.
Dans le langage familier, une éructation est appelée rot, renvoi ou rapport.

Vomissement = Le vomissement est le rejet actif par la bouche d'une partie du contenu de l'estomac. C'est une action protectrice de l'organisme qui a pour but de protéger ce dernier contre l'ingestion de substances toxiques.
Le vomissement se distingue de la régurgitation qui elle est passive et est une simple remontée du contenu gastrique vers l'arrière-gorge.

Flatulence = Une flatulence est la production de gaz gastro-intestinaux, provoquant des ballonnements, accumulés dans l'intestin ou l'estomac et expulsés hors du corps de façon volontaire ou involontaire par l'anus ou la bouche. Synonyme médical: météorisme, présence de gaz dans l'intestin, entraînant un gonflement de celui-ci du grec météôros : élevé.

Hématémèse = Une hématémèse est un rejet de sang généralement rouge par la bouche au cours d'un effort de vomissement. Le sang peut être plus ou moins digéré donc plus ou moins noir selon le degré de stase.
Une hématémèse traduit généralement une hémorragie digestive haute.

Épreinte = Une épreinte (issu du latin exprimere = faire sortir en pressant) est une douleur abdominale - de type colique s’accompagnant d’une contraction douloureuse et répétitive - de la partie terminale du côlon et du rectum s'achevant par une fausse envie pressante et impérieuse d’aller à la selle.

Ténesme = Un ténesme (de l'anglais : tenesmus, du Grec teinein = tendre) est une tension douloureuse, au niveau de l'anus ou de la vessie, avec sensation de brûlure et envie constante d'aller à la selle ou d'uriner.
Cette tension apparait avant ou après l'évacuation du rectum ou de la vessie .
On retrouve ce symptôme dans les inflammations du rectum ou de la vessie, d'origine infectieuse, parasitaire ou tumorale.
Le ténesme se differencie des épreintes, qui sont des douleurs coliques et rectales, associées à une fausse envie d'aller à la selle.

Constipation = La constipation (d'après le latin co- : "avec"+ stipare : "rendre raide, compact") est une difficulté à déféquer. Les selles sont alors généralement dures et de petit volume. Plusieurs définitions médicales coexistent, la plus courante est : "Moins de 3 selles par semaine et/ou difficultés à exonérer".

Diarrhée = La diarrhée est une quantité de selles émises dans un volume plus important que la normale, (> 300g/j) et avec une plus grande fréquence (>3 selles / jour). Les selles sont généralement liquides, mais parfois simplement molles, accompagnées de glaires ou de sang et d'un cortège de symptômes variables dépendant de la cause de la diarrhée. Il est même possible dans certains cas que ce ne soit que de l'eau ou un liquide transparent. Dans les cas extrêmes, plus de 20 litres de fluide peuvent être perdus par jour.

Méléna = Le melaena ou méléna est un terme de médecine désignant un symptôme caractérisé par l'évacuation par l'anus de sang noir, pâteux et nauséabond mélangé ou non aux selles. Les selles sont souvent qualifiées de goudronneuses et peuvent être constatées soit par le patient ou par le médecin lors du toucher rectal. La couleur, la consistance et l'odeur sont dus à une digestion partielle et indiquent que l'hémorragie se situe relativement haut dans le tube digestif. Les selles doivent séjourner au moins 14 heures dans le tractus gastro-intestinal pour qu'il y ait présence de méléna. C'est l'oxydation de l'hémoglobine lors du passage dans l'intestin grêle et le côlon qui produit la couleur noire.

Pyrosis = Le pyrosis est une sensation de brûlure partant du creux de l'estomac et remontant vers la bouche, pouvant s'accompagner de régurgitations alimentaires involontaires.
Le pyrosis est un signe quasiment spécifique de reflux gastro-œsophagien, d'autant plus s'il s'associe à des régurgitations acides.
C'est donc un signe très fréquent, le plus souvent lié à une anomalie de la continence du sphincter inférieur de l'œsophage (qui est normalement hermétique et ne laisse pas l'acidité gastrique remonter).

Gastralgie = douleur située niveau de l’estomac (zone comprise entre les cartilages costaux, justes au-dessus de l’ombilic et en dessous du sternum)

Entéralgie = L'entéralgie désigne toute douleur ressentie au niveau de l'intestin, quelles qu'en soient les causes, l'intensité et les manifestations. Syn. : entérodynie (du grec odunê [-odynie], douleur.).

Ictère = Un ictère ou jaunisse correspond à la coloration jaune des téguments (peau et muqueuses : on parle d'ictère cutanéo-muqueux) due à l'accumulation de bilirubine, qui peut être libre ou conjuguée c'est pourquoi on distingue deux types d'ictère :

Ascite = Une ascite est un épanchement liquidien intra-abdominal ou une accumulation de liquide dans la cavité péritonéale.

Anorexie = L’anorexie (du grec ancien : ἀνορεξία / anorexía, « absence d’appétit ») est, du point de vue strictement médical, un symptôme qui correspond à une perte de l'appétit. L'anorexie est un symptôme mais peut devenir chronique.

Polyphagie = La polyphagie est un symptôme ou une maladie caractérisé(e) par une faim excessive avec une absence de sensation de satiété, traduisant un excès dans le comportement alimentaire.

Borborygme = Les borborygmes sont des bruits émis par les intestins, parfois dans l'estomac, pendant la digestion. Dans le langage courant, ils sont souvent appelés gargouillements ou gargouillis, l'origine de ces termes étant due à la similarité avec le bruit produit par l'écoulement de l'eau dans une gargouille.

Fécalome = Le fécalome est une accumulation de matières fécales déshydratées et stagnantes dans le rectum. Il entraîne le plus souvent une constipation douloureuse et peut même remonter dans le colon et être confondu avec une tumeur abdominale. La muqueuse émet parfois une glaire sanglante (fausse diarrhée).

Hépatomégalie = L'hépatomégalie (repérable à la palpation chez l'homme) est une augmentation du volume du foie, palpable sous le rebord costal droit.
Elle s'évalue en nombre de diamètre de doigts entre le rebord inférieur des côtes et le rebord inférieur du foie. Au-delà de la hauteur d'une paume, l'hépatomégalie est importante. Elle est calculable par la flèche hépatique (somme de la longueur du débord hépatique sous-costal + matité sous-costale).

Coliques = La colique est une pathologie de la cavité abdominale. Dans le langage courant, la colique est associée à une douleur abdominale intense résultant de violentes contractions intestinales. C'est également un ensemble d'affections très courant puisque la colique concerne presque une consultation généraliste sur quatre

Inappétence = Défaut d'appétit. La plupart des maladies sont accompagnées d'inappétence.
Boulimie = La boulimie est un des troubles des conduites alimentaires, qui se caractérise par un rapport pathologique à la nourriture se manifestant par des ingestions excessives d'aliments, de façon repétitive et durable. Cette maladie entre dans les addictions, on peut même parfois parler de toxicomanie, dans le sens "manie toxique". La boulimie est une des formes les plus sévères des troubles alimentaires avec l'anorexie.

Diaphragme = Le diaphragme est une vaste nappe musculaire qui ferme le thorax en bas et la cavité abdominale en haut.C'est un muscle digastrique à ventres opposés : constitué de deux hémicoupoles, droite et gauche, à convexité supérieure, il est relié par une dépression fibreuse à concavité supérieure (le centre tendineux ou centre phrénique).Il est connecté à la partie inférieure du Bulbe rachidien, grâce à un nerf, qui lui permet le mouvement respiratoire .
C'est un des seuls muscles dont on peut contrôler la contraction (comme les muscles striés), de même qu'il se contracte indépendamment comme les muscles lisses.

Épigastre = En anatomie, l'épigastre représente la région supérieure et moyenne de l'abdomen.
L'épigastre, ou région épigastrique, est donc la région située entre les deux hypocondres qui s'étend de l'apophyse xiphoïde jusqu'au-dessus de l'ombilic) C'est l'une des neuf parties de l'abdomen.

Colectomie = Une colectomie est une opération chirurgicale qui correspond à l'ablation du côlon. Elle peut aussi être accompagnée de l'ablation du rectum.
Après une colectomie, souvent un appareillage (iléostomie ou colostomie, anciennement appelé anus artificiel) doit être mis en place. Cet appareillage permet de dévier les selles sur une poche en plastique qui est collée sur le ventre et doit être renouvelée plusieurs fois par semaine.

Colostomie = Une colostomie est une sorte de stomie qui permet de relier le côlon à la paroi de l'abdomen à la suite d'un acte chirurgical, pour traiter par exemple un cancer du côlon ou de l'anus. Ainsi, le transit intestinal est dérivé vers l'extérieur et les matières fécales peuvent arriver dans un appareillage spécifique. Cet appareillage était anciennement appelé anus artificiel même si le seul point commun avec un anus est la possibilité pour la stomie de faire passer les excréments.
Après une colostomie, il est parfois possible de rétablir la continuité de l'intestin. On appelle cela une anastomose.

Enzyme = Une enzyme (parfois utilisé au masculin) est une molécule (protéine ou ARN dans le cas des ribozymes) permettant d'abaisser l'énergie d'activation d'une réaction et d'accélérer jusqu'à des millions de fois les réactions chimiques du métabolisme se déroulant dans le milieu cellulaire ou extracellulaire sans modifier l'équilibre formé.

Nutriment = Les nutriments, ou éléments nutritifs, sont constitués par l'ensemble des composés organiques et minéraux nécessaires à l'organisme vivant pour entretenir la vie. Le processus d'assimilation des nutriments est la nutrition.Les nutriments sont des composants élémentaires contenus dans les aliments, ou issus de la nature ambiante. Ils sont utilisés par l'organisme pour couvrir ses besoins physiologiques, notamment de croissance et de développement. Un nutriment peut être directement assimilé sans aucune modification chimique.

Parentéral = Parentéral veut dire étymologiquement : à coté (para) des intestins (enteros).
On entend par parentéral, tout ce qui, dans l’organisme, entre par une voie autre que celle des intestins (ou buccale).

Proctectomie = Ablation chirurgicale du rectum et du sphincter anal.

Rectorragie = Une rectorragie est l'émission, par l'anus, de sang rouge non digéré, d'origine rectale. Par extension, on parle abusivement de rectorragie dans tout saignement de sang rouge provenant de l'anus. Le terme consacré et étymologiquement juste est hématochézie.

Sphincter = Un sphincter est un muscle circulaire autour d'un conduit naturel (tube digestif, vaisseaux...) qui peut se dilater et se contracter. Ce mécanisme permet de fermer totalement ou partiellement un orifice ou un conduit du corps et de l'ouvrir lorsque nécessaire.
Sa commande peut être volontaire ou automatique (en réflexe à certaines stimulations). Lors du décès, les sphincters se relâchent.
Les sphincters font parties des muscles squelettiques.

Sténose = Une sténose est une modification anatomique qui se traduit par un rétrécissement d'une structure (canal, vaisseau).
Par exemple, la sténose aortique qui est un rétrécissement de l'aorte.

5 juil. 2012

Les Polyglobulies – La maladie de Vaquez

2 juil. 2012

La fracture de hanche

La fracture de hanche correspond à la fracture du col du fémur, autrement dit l'extrémité haute du fémur au niveau de l'articulation. Les chutes sont la principale cause de cette fracture qui concerne environ 70 000 personnes en France chaque année, en majorité des personnes âgées souffrant d'ostéoporose. Revenons sur les conditions de sa formation, ses symptômes, ses traitements et les meilleurs moyens de prévention.
Qu'est-ce qu'une fracture de hanche ?
80 % des fractures du col du fémur surviennent à l'occasion d'une chute.
La fracture de hanche correspond en réalité à la fracture du col du fémur, autrement dit l'extrémité supérieure du fémur qui soutient la tête du fémur. La tête s'emboîte dans le bassin au niveau du cotyle pour former l'articulation de la hanche, ou articulation coxo-fémorale.
Comme son nom l'indique, le col du fémur correspond à une zone rétrécie, donc fragile, d'autant plus qu'il supporte tout le poids du tronc par l'intermédiaire du bassin. En outre, le col du fémur est vascularisé par une artère - l'artère circonflexe - bien souvent blessée lorsque la fracture se déplace (les deux fragments ne se font plus face). Or la blessure artérielle va compromettre la consolidation osseuse par la suite et impose la pose d'une prothèse.
Même si les techniques chirurgicales et le matériel utilisé ont considérablement progressé, cette fracture reste un accident grave. Beaucoup garderont des séquelles et une autonomie moindre. D'autres auront des phlébites, des escarres, des infections urinaires ou pulmonaires. Chez les personnes très âgées, le décès survient parfois dans les semaines qui suivent l'accident du fait de l'alitement forcé.

Qui est concerné par une fracture de hanche ?

L'ostéoporose est un facteur de risque majeur de fracture du col du fémur.
Si chacun peut être concerné par une chute, les femmes sont plus souvent touchées par cette fracture (environ 50 000 par an), du fait de l'ostéoporose constatée à la ménopause qui va fragiliser tous les os et notamment le col du fémur, sous l'effet de la carence en oestrogènes. Mais tout se joue également à l'adolescence où s'effectue le pic maximal de minéralisation osseuse : une alimentation pauvre en calcium pendant cette période due à un régime déséquilibré ou à une anorexie expose à l'ostéoporose et donc à la fracture du col du fémur.
D'autres situations exposent à cette fracture :
  • La petite taille,
  • La maigreur (la surcharge pondérale "amortit" la chute),
  • Le tabagisme,
  • Les troubles de la vision,
  • La perte d'autonomie et les chutes fréquentes (équilibre),
  • La baisse de la force et de la masse musculaires,
  • L'usage prolongé de corticoïdes,
  • L'abus d'alcool,
  • L'usage de psychotropes,
  • Les accidents de la voie publique.

La fréquence de la fracture du col du fémur est-elle élevée ?

Chaque année en France, 70 000 personnes se fracturent le col du fémur.
On constate une augmentation de cet accident, du fait du vieillissement de la population.

Quels sont les symptômes d'une fracture de hanche ?

Toute douleur de la hanche après une chute doit être considérée comme une fracture du col du fémur jusqu'à preuve du contraire.
Le diagnostic de fracture du col du fémur est souvent évident. Gare à ne pas appuyer sur la jambe blessée en serrant les dents : la fracture pourrait s'aggraver en se déplaçant encore plus.
La douleur est vive, localisée au niveau de la hanche ou de l'aine, et s'accentue lorsqu'on bouge la cuisse.
Sauf exceptions (fracture engrenée, fissure du col du fémur), l'impotence est totale : on ne peut plus du tout se relever ni même bouger la cuisse.
Autre signe caractéristique qui témoigne déjà d'une fracture "déplacée" : le membre paraît tourné vers l'extérieur et raccourci. La cuisse est déformée vers le haut.

Comment se fait le diagnostic d'une fracture de hanche ?

Le diagnostic est souvent posé dès l'examen clinique.
  • Qui consulter ? Si le médecin généraliste n'a aucun mal en général à suspecter le diagnostic en constatant les douleurs, l'impotence fonctionnelle et la déformation de la cuisse, c'est bien souvent à l'hôpital ou en clinique que va s'effectuer le diagnostic de certitude.
  • Quel est l'examen de référence ? La radiographie de la hanche de face, de profil permet à elle seule de faire le diagnostic et d'envisager le traitement chirurgical le plus adapté. Une IRM peut être pratiquée en cas de doute sur une fracture (fissure) ou pour mieux guider le choix de la technique opératoire.

Peut-on prévenir une fracture du col du fémur ?

Le port de protections rembourrées sur les hanches diminue de 80 % le risque de fracture en cas de chute.
Quelques mesures de prévention permettent de diminuer le risque de fracture du col du fémur :
  • Limitez toutes les causes de chutes au domicile d'une personne âgée, surtout lors des levers nocturnes : somnifères, tapis, obstacles divers, chaussons glissants, éclairage insuffisant, escaliers, etc.
  • N'hésitez pas à pratiquer une activité physique en plein air, car le soleil favorise la minéralisation osseuse. Choisissez des activités en "charge" comme la marche à pied ou la course à pied. En revanche, ne vous contentez pas uniquement des sports dits "portés", comme le vélo ou la natation. S'ils améliorent le volume et la force musculaire, important pour la station debout et l'équilibre, ils n'augmentent pas la densité osseuse. Ce sont les vibrations du pied frappant le sol qui améliorent la minéralisation osseuse.
  • Buvez un litre et demi d'eau quotidiennement.
  • Consommez des aliments riches en calcium et en vitamine D (aliments lactés, légumes, etc.).
  • Participez à des "ateliers d'équilibre" si vous êtes un(e) "candidat(e)" aux chutes.
  • Chez les personnes âgées à haut risque de fracture, le port de protections rembourrées sur les hanches de type "KPH" diminue de 80% le risque de fracture du col du fémur en cas de chute.

Quels sont les principaux traitements ?

Sauf exception, le traitement est le plus souvent chirurgical.
Idéalement, l'intervention chirurgicale (ostéosynthèse) doit s'effectuer dans les 24 heures. Certaines fractures non déplacées peuvent toutefois bénéficier d'un alitement strict sans intervention. Le choix de la technique dépend de plusieurs paramètres : le type de fracture et son trait exact, l'existence d'un déplacement, l'âge du patient (chez les patients jeunes, on privilégie la conservation de la tête fémorale), l'état général, l'importance de l'ostéoporose, l'activité du patient (profession, sport pratiqué, loisirs, autonomie, etc.).
Les différentes interventions :
  • La prothèse de hanche consiste à remplacer la tête du fémur. Lorsque le toit de l'articulation de la hanche (cotyle) s'avère en mauvais état, le chirurgien peut être amené à lui substituer une cupule synthétique. L'ensemble porte alors le nom de prothèse totale. La prothèse permet de récupérer plus rapidement. Elle est indiquée notamment après 70 ans lorsqu'il s'avère essentiel de limiter la durée de l'alitement et donc l'apparition de complications.Le lever pour une mise au fauteuil s'effectue d'ailleurs souvent le lendemain de l'intervention.
  • Les vis, clous et les plaques sont préférés avant l'âge de 70 ans. L'appui n'est pas autorisé avant la consolidation (3e mois).
  • Quel que soit le traitement choisi, une rééducation doit être mise en oeuvre de façon précoce.

Peut-on faire du sport après une chirurgie de fracture de la hanche ?

Un opéré non sportif avant l'intervention doit choisir un sport comportant un risque faible de traumatismes.


Tout dépend de l'âge du patient, du type d'intervention et du sport pratiqué avant la chute en sachant que les surfaces des prothèses sont plus fragiles que les cartilages d'origine. S'il s'agit de la natation ou du cyclisme, la reprise est possible après les séances de rééducation. Pour les sports courus, le judo, les sports à sauts ou les sports collectifs, prenez avis auprès de votre chirurgien. Dans tous les cas, la reprise de l'activité sportive doit se faire de façon harmonieuse et progressive. Enfin, perdez du poids en cas de surcharge pondérale : le poids est l'ennemi d'une prothèse de hanche !
Une hypersollicitation de la PTH peut entraîner usure, descellement, fracture de l'implant ou de l'os periprothétique, luxation.

Les médecines naturelles ont-elles leur place en complément d'un traitement d'une fracture de hanche ?

Aucune médecine douce n'a fait la preuve de son efficacité dans cette indication. Néanmoins, elles peuvent être utilisées sans risque après la chirurgie ou en prévention.

Une chirurgie inédite est effectuée sur un bébé prématuré

QUÉBEC – Une équipe de chirurgie cardiaque du Centre mère-enfant (CME) vient de réussir un exploit sur un bébé prématuré de 30 semaines qui pesait à peine trois livres.
Les parents du petit Mason Lapointe, né le 4 mars 2012, peuvent aujourd'hui tenir contre eux le poupon sauvé in extremis d'une mort certaine.
Deux semaines après sa naissance, le savoir-faire développé par l'équipe de cardiologie pédiatrique du CME a permis de réaliser une première canadienne.
Le 19 mars, l'enfant a subi une opération pour une malformation cardiaque nommée transposition de gros vaisseaux. Pour saisir toute la précision nécessaire, il faut visualiser la taille du nouveau-né, la grosseur du cœur et les minuscules artères qui sont ciblées pendant l'opération. Tout le travail se fait à l'aide de loupes.
Les vaisseaux mesurent moins d'un millimètre.
«Les positions de l'artère pulmonaire et de l'aorte étaient inversées et ne permettaient pas une oxygénation adéquate des organes du corps. Seule une opération pratiquée très tôt permettait la survie de l'enfant», a expliqué le Dr Jean Perron, le chirurgien qui a effectué cette chirurgie de plus de sept heures.
Le spécialiste a ajouté qu'il s'agit toujours d'une course contre le temps afin de pouvoir repartir le cœur. «Un enfant prématuré est déjà une maladie en soi. À ceci, il faut ajouter une chirurgie cardiaque majeure. C'est un travail d'équipe. Nous avons pu faire une réalisation qui était impossible il y a quelques années.»
Après des mois angoissants, Karen Dufour et Érik Lapointe sont maintenant de retour chez eux, à Rimouski. Mason devrait mener une vie normale. Le couple souhaite avoir d'autres enfants. Les chances de connaître les mêmes complications varient de 1 % à 2 % au cours d'une seconde grossesse.
«Nous avons vécu des moments difficiles. Ils ont su nous mettre en confiance. Nous sommes très heureux d'avoir un petit bonhomme en santé», a raconté la maman, soulagée.
«On ne pouvait que donner notre support physique et moral. Il n'y avait rien d'autre à faire. Nous avons essayé de mettre les chiffres de côté. Tout a été pour le mieux», s'est réjoui le père.
Les parents n'ont pas manqué de remercier le personnel qui a soigné leur bébé. «Oui, c'est important. Aussi pour montrer aux autres parents qui vivent la même chose qu'il y a de l'espoir. Tout est possible.»
Une première au Canada

Un peu de Terminologie médicale

Terminologie médicale
Dyspepsie = La dyspepsie correspond à un ensemble de symptômes de douleur ou de malaise épigastrique (région supérieure de l’abdomen) dont l’origine se situerait au niveau de l'estomac ou des structures proches.

Dysphagie = La dysphagie est une sensation de gêne ou de blocage ressentie au moment de l'alimentation, lors du passage des aliments dans la bouche, le pharynx ou l'œsophage.

Régurgitation = En médecine, la régurgitation est un symptôme différent du vomissement, fréquemment observé chez les nourrissons, qui résulte d'une augmentation de la pression abdominale par rapport à la pression thoracique. Il en va cependant de même pour les adultes.

Nausée = La nausée (du grec Ναυτεία) est la sensation de mal-être et d'inconfort qui accompagne l'éventuelle approche des vomissements. Cet état est souvent accompagné de contractions de l’estomac, éventuellement préalables à un rejet du bol alimentaire dans l’œsophage préparant un vomissement.

Éructation = L'éructation est l'expulsion de gaz du tube digestif (principalement de l'œsophage et de l'estomac) par la bouche. Elle s'accompagne souvent d'un son et parfois d'une odeur caractéristique.
Dans le langage familier, une éructation est appelée rot, renvoi ou rapport.

Vomissement = Le vomissement est le rejet actif par la bouche d'une partie du contenu de l'estomac. C'est une action protectrice de l'organisme qui a pour but de protéger ce dernier contre l'ingestion de substances toxiques.
Le vomissement se distingue de la régurgitation qui elle est passive et est une simple remontée du contenu gastrique vers l'arrière-gorge.

Flatulence = Une flatulence est la production de gaz gastro-intestinaux, provoquant des ballonnements, accumulés dans l'intestin ou l'estomac et expulsés hors du corps de façon volontaire ou involontaire par l'anus ou la bouche. Synonyme médical: météorisme, présence de gaz dans l'intestin, entraînant un gonflement de celui-ci du grec météôros : élevé.

Hématémèse = Une hématémèse est un rejet de sang généralement rouge par la bouche au cours d'un effort de vomissement. Le sang peut être plus ou moins digéré donc plus ou moins noir selon le degré de stase.
Une hématémèse traduit généralement une hémorragie digestive haute.

Épreinte = Une épreinte (issu du latin exprimere = faire sortir en pressant) est une douleur abdominale - de type colique s’accompagnant d’une contraction douloureuse et répétitive - de la partie terminale du côlon et du rectum s'achevant par une fausse envie pressante et impérieuse d’aller à la selle.

Ténesme = Un ténesme (de l'anglais : tenesmus, du Grec teinein = tendre) est une tension douloureuse, au niveau de l'anus ou de la vessie, avec sensation de brûlure et envie constante d'aller à la selle ou d'uriner.
Cette tension apparait avant ou après l'évacuation du rectum ou de la vessie .
On retrouve ce symptôme dans les inflammations du rectum ou de la vessie, d'origine infectieuse, parasitaire ou tumorale.
Le ténesme se differencie des épreintes, qui sont des douleurs coliques et rectales, associées à une fausse envie d'aller à la selle.

Constipation = La constipation (d'après le latin co- : "avec"+ stipare : "rendre raide, compact") est une difficulté à déféquer. Les selles sont alors généralement dures et de petit volume. Plusieurs définitions médicales coexistent, la plus courante est : "Moins de 3 selles par semaine et/ou difficultés à exonérer".

Diarrhée = La diarrhée est une quantité de selles émises dans un volume plus important que la normale, (> 300g/j) et avec une plus grande fréquence (>3 selles / jour). Les selles sont généralement liquides, mais parfois simplement molles, accompagnées de glaires ou de sang et d'un cortège de symptômes variables dépendant de la cause de la diarrhée. Il est même possible dans certains cas que ce ne soit que de l'eau ou un liquide transparent. Dans les cas extrêmes, plus de 20 litres de fluide peuvent être perdus par jour.

Méléna = Le melaena ou méléna est un terme de médecine désignant un symptôme caractérisé par l'évacuation par l'anus de sang noir, pâteux et nauséabond mélangé ou non aux selles. Les selles sont souvent qualifiées de goudronneuses et peuvent être constatées soit par le patient ou par le médecin lors du toucher rectal. La couleur, la consistance et l'odeur sont dus à une digestion partielle et indiquent que l'hémorragie se situe relativement haut dans le tube digestif. Les selles doivent séjourner au moins 14 heures dans le tractus gastro-intestinal pour qu'il y ait présence de méléna. C'est l'oxydation de l'hémoglobine lors du passage dans l'intestin grêle et le côlon qui produit la couleur noire.

Pyrosis = Le pyrosis est une sensation de brûlure partant du creux de l'estomac et remontant vers la bouche, pouvant s'accompagner de régurgitations alimentaires involontaires.
Le pyrosis est un signe quasiment spécifique de reflux gastro-œsophagien, d'autant plus s'il s'associe à des régurgitations acides.
C'est donc un signe très fréquent, le plus souvent lié à une anomalie de la continence du sphincter inférieur de l'œsophage (qui est normalement hermétique et ne laisse pas l'acidité gastrique remonter).

Gastralgie = douleur située niveau de l’estomac (zone comprise entre les cartilages costaux, justes au-dessus de l’ombilic et en dessous du sternum)

Entéralgie = L'entéralgie désigne toute douleur ressentie au niveau de l'intestin, quelles qu'en soient les causes, l'intensité et les manifestations. Syn. : entérodynie (du grec odunê [-odynie], douleur.).

Ictère = Un ictère ou jaunisse correspond à la coloration jaune des téguments (peau et muqueuses : on parle d'ictère cutanéo-muqueux) due à l'accumulation de bilirubine, qui peut être libre ou conjuguée c'est pourquoi on distingue deux types d'ictère :

Ascite = Une ascite est un épanchement liquidien intra-abdominal ou une accumulation de liquide dans la cavité péritonéale.

Anorexie = L’anorexie (du grec ancien : ἀνορεξία / anorexía, « absence d’appétit ») est, du point de vue strictement médical, un symptôme qui correspond à une perte de l'appétit. L'anorexie est un symptôme mais peut devenir chronique.

Polyphagie = La polyphagie est un symptôme ou une maladie caractérisé(e) par une faim excessive avec une absence de sensation de satiété, traduisant un excès dans le comportement alimentaire.

Borborygme = Les borborygmes sont des bruits émis par les intestins, parfois dans l'estomac, pendant la digestion. Dans le langage courant, ils sont souvent appelés gargouillements ou gargouillis, l'origine de ces termes étant due à la similarité avec le bruit produit par l'écoulement de l'eau dans une gargouille.

Fécalome = Le fécalome est une accumulation de matières fécales déshydratées et stagnantes dans le rectum. Il entraîne le plus souvent une constipation douloureuse et peut même remonter dans le colon et être confondu avec une tumeur abdominale. La muqueuse émet parfois une glaire sanglante (fausse diarrhée).

Hépatomégalie = L'hépatomégalie (repérable à la palpation chez l'homme) est une augmentation du volume du foie, palpable sous le rebord costal droit.
Elle s'évalue en nombre de diamètre de doigts entre le rebord inférieur des côtes et le rebord inférieur du foie. Au-delà de la hauteur d'une paume, l'hépatomégalie est importante. Elle est calculable par la flèche hépatique (somme de la longueur du débord hépatique sous-costal + matité sous-costale).

Coliques = La colique est une pathologie de la cavité abdominale. Dans le langage courant, la colique est associée à une douleur abdominale intense résultant de violentes contractions intestinales. C'est également un ensemble d'affections très courant puisque la colique concerne presque une consultation généraliste sur quatre

Inappétence = Défaut d'appétit. La plupart des maladies sont accompagnées d'inappétence.
Boulimie = La boulimie est un des troubles des conduites alimentaires, qui se caractérise par un rapport pathologique à la nourriture se manifestant par des ingestions excessives d'aliments, de façon repétitive et durable. Cette maladie entre dans les addictions, on peut même parfois parler de toxicomanie, dans le sens "manie toxique". La boulimie est une des formes les plus sévères des troubles alimentaires avec l'anorexie.

Diaphragme = Le diaphragme est une vaste nappe musculaire qui ferme le thorax en bas et la cavité abdominale en haut.C'est un muscle digastrique à ventres opposés : constitué de deux hémicoupoles, droite et gauche, à convexité supérieure, il est relié par une dépression fibreuse à concavité supérieure (le centre tendineux ou centre phrénique).Il est connecté à la partie inférieure du Bulbe rachidien, grâce à un nerf, qui lui permet le mouvement respiratoire .
C'est un des seuls muscles dont on peut contrôler la contraction (comme les muscles striés), de même qu'il se contracte indépendamment comme les muscles lisses.

Épigastre = En anatomie, l'épigastre représente la région supérieure et moyenne de l'abdomen.
L'épigastre, ou région épigastrique, est donc la région située entre les deux hypocondres qui s'étend de l'apophyse xiphoïde jusqu'au-dessus de l'ombilic) C'est l'une des neuf parties de l'abdomen.

Colectomie = Une colectomie est une opération chirurgicale qui correspond à l'ablation du côlon. Elle peut aussi être accompagnée de l'ablation du rectum.
Après une colectomie, souvent un appareillage (iléostomie ou colostomie, anciennement appelé anus artificiel) doit être mis en place. Cet appareillage permet de dévier les selles sur une poche en plastique qui est collée sur le ventre et doit être renouvelée plusieurs fois par semaine.

Colostomie = Une colostomie est une sorte de stomie qui permet de relier le côlon à la paroi de l'abdomen à la suite d'un acte chirurgical, pour traiter par exemple un cancer du côlon ou de l'anus. Ainsi, le transit intestinal est dérivé vers l'extérieur et les matières fécales peuvent arriver dans un appareillage spécifique. Cet appareillage était anciennement appelé anus artificiel même si le seul point commun avec un anus est la possibilité pour la stomie de faire passer les excréments.
Après une colostomie, il est parfois possible de rétablir la continuité de l'intestin. On appelle cela une anastomose.

Enzyme = Une enzyme (parfois utilisé au masculin) est une molécule (protéine ou ARN dans le cas des ribozymes) permettant d'abaisser l'énergie d'activation d'une réaction et d'accélérer jusqu'à des millions de fois les réactions chimiques du métabolisme se déroulant dans le milieu cellulaire ou extracellulaire sans modifier l'équilibre formé.

Nutriment = Les nutriments, ou éléments nutritifs, sont constitués par l'ensemble des composés organiques et minéraux nécessaires à l'organisme vivant pour entretenir la vie. Le processus d'assimilation des nutriments est la nutrition.Les nutriments sont des composants élémentaires contenus dans les aliments, ou issus de la nature ambiante. Ils sont utilisés par l'organisme pour couvrir ses besoins physiologiques, notamment de croissance et de développement. Un nutriment peut être directement assimilé sans aucune modification chimique.

Parentéral = Parentéral veut dire étymologiquement : à coté (para) des intestins (enteros).
On entend par parentéral, tout ce qui, dans l’organisme, entre par une voie autre que celle des intestins (ou buccale).

Proctectomie = Ablation chirurgicale du rectum et du sphincter anal.

Rectorragie = Une rectorragie est l'émission, par l'anus, de sang rouge non digéré, d'origine rectale. Par extension, on parle abusivement de rectorragie dans tout saignement de sang rouge provenant de l'anus. Le terme consacré et étymologiquement juste est hématochézie.

Sphincter = Un sphincter est un muscle circulaire autour d'un conduit naturel (tube digestif, vaisseaux...) qui peut se dilater et se contracter. Ce mécanisme permet de fermer totalement ou partiellement un orifice ou un conduit du corps et de l'ouvrir lorsque nécessaire.
Sa commande peut être volontaire ou automatique (en réflexe à certaines stimulations). Lors du décès, les sphincters se relâchent.
Les sphincters font parties des muscles squelettiques.

Sténose = Une sténose est une modification anatomique qui se traduit par un rétrécissement d'une structure (canal, vaisseau).
Par exemple, la sténose aortique qui est un rétrécissement de l'aorte.

Les Polyglobulies – La maladie de Vaquez

La fracture de hanche

La fracture de hanche correspond à la fracture du col du fémur, autrement dit l'extrémité haute du fémur au niveau de l'articulation. Les chutes sont la principale cause de cette fracture qui concerne environ 70 000 personnes en France chaque année, en majorité des personnes âgées souffrant d'ostéoporose. Revenons sur les conditions de sa formation, ses symptômes, ses traitements et les meilleurs moyens de prévention.
Qu'est-ce qu'une fracture de hanche ?
80 % des fractures du col du fémur surviennent à l'occasion d'une chute.
La fracture de hanche correspond en réalité à la fracture du col du fémur, autrement dit l'extrémité supérieure du fémur qui soutient la tête du fémur. La tête s'emboîte dans le bassin au niveau du cotyle pour former l'articulation de la hanche, ou articulation coxo-fémorale.
Comme son nom l'indique, le col du fémur correspond à une zone rétrécie, donc fragile, d'autant plus qu'il supporte tout le poids du tronc par l'intermédiaire du bassin. En outre, le col du fémur est vascularisé par une artère - l'artère circonflexe - bien souvent blessée lorsque la fracture se déplace (les deux fragments ne se font plus face). Or la blessure artérielle va compromettre la consolidation osseuse par la suite et impose la pose d'une prothèse.
Même si les techniques chirurgicales et le matériel utilisé ont considérablement progressé, cette fracture reste un accident grave. Beaucoup garderont des séquelles et une autonomie moindre. D'autres auront des phlébites, des escarres, des infections urinaires ou pulmonaires. Chez les personnes très âgées, le décès survient parfois dans les semaines qui suivent l'accident du fait de l'alitement forcé.

Qui est concerné par une fracture de hanche ?

L'ostéoporose est un facteur de risque majeur de fracture du col du fémur.
Si chacun peut être concerné par une chute, les femmes sont plus souvent touchées par cette fracture (environ 50 000 par an), du fait de l'ostéoporose constatée à la ménopause qui va fragiliser tous les os et notamment le col du fémur, sous l'effet de la carence en oestrogènes. Mais tout se joue également à l'adolescence où s'effectue le pic maximal de minéralisation osseuse : une alimentation pauvre en calcium pendant cette période due à un régime déséquilibré ou à une anorexie expose à l'ostéoporose et donc à la fracture du col du fémur.
D'autres situations exposent à cette fracture :
  • La petite taille,
  • La maigreur (la surcharge pondérale "amortit" la chute),
  • Le tabagisme,
  • Les troubles de la vision,
  • La perte d'autonomie et les chutes fréquentes (équilibre),
  • La baisse de la force et de la masse musculaires,
  • L'usage prolongé de corticoïdes,
  • L'abus d'alcool,
  • L'usage de psychotropes,
  • Les accidents de la voie publique.

La fréquence de la fracture du col du fémur est-elle élevée ?

Chaque année en France, 70 000 personnes se fracturent le col du fémur.
On constate une augmentation de cet accident, du fait du vieillissement de la population.

Quels sont les symptômes d'une fracture de hanche ?

Toute douleur de la hanche après une chute doit être considérée comme une fracture du col du fémur jusqu'à preuve du contraire.
Le diagnostic de fracture du col du fémur est souvent évident. Gare à ne pas appuyer sur la jambe blessée en serrant les dents : la fracture pourrait s'aggraver en se déplaçant encore plus.
La douleur est vive, localisée au niveau de la hanche ou de l'aine, et s'accentue lorsqu'on bouge la cuisse.
Sauf exceptions (fracture engrenée, fissure du col du fémur), l'impotence est totale : on ne peut plus du tout se relever ni même bouger la cuisse.
Autre signe caractéristique qui témoigne déjà d'une fracture "déplacée" : le membre paraît tourné vers l'extérieur et raccourci. La cuisse est déformée vers le haut.

Comment se fait le diagnostic d'une fracture de hanche ?

Le diagnostic est souvent posé dès l'examen clinique.
  • Qui consulter ? Si le médecin généraliste n'a aucun mal en général à suspecter le diagnostic en constatant les douleurs, l'impotence fonctionnelle et la déformation de la cuisse, c'est bien souvent à l'hôpital ou en clinique que va s'effectuer le diagnostic de certitude.
  • Quel est l'examen de référence ? La radiographie de la hanche de face, de profil permet à elle seule de faire le diagnostic et d'envisager le traitement chirurgical le plus adapté. Une IRM peut être pratiquée en cas de doute sur une fracture (fissure) ou pour mieux guider le choix de la technique opératoire.

Peut-on prévenir une fracture du col du fémur ?

Le port de protections rembourrées sur les hanches diminue de 80 % le risque de fracture en cas de chute.
Quelques mesures de prévention permettent de diminuer le risque de fracture du col du fémur :
  • Limitez toutes les causes de chutes au domicile d'une personne âgée, surtout lors des levers nocturnes : somnifères, tapis, obstacles divers, chaussons glissants, éclairage insuffisant, escaliers, etc.
  • N'hésitez pas à pratiquer une activité physique en plein air, car le soleil favorise la minéralisation osseuse. Choisissez des activités en "charge" comme la marche à pied ou la course à pied. En revanche, ne vous contentez pas uniquement des sports dits "portés", comme le vélo ou la natation. S'ils améliorent le volume et la force musculaire, important pour la station debout et l'équilibre, ils n'augmentent pas la densité osseuse. Ce sont les vibrations du pied frappant le sol qui améliorent la minéralisation osseuse.
  • Buvez un litre et demi d'eau quotidiennement.
  • Consommez des aliments riches en calcium et en vitamine D (aliments lactés, légumes, etc.).
  • Participez à des "ateliers d'équilibre" si vous êtes un(e) "candidat(e)" aux chutes.
  • Chez les personnes âgées à haut risque de fracture, le port de protections rembourrées sur les hanches de type "KPH" diminue de 80% le risque de fracture du col du fémur en cas de chute.

Quels sont les principaux traitements ?

Sauf exception, le traitement est le plus souvent chirurgical.
Idéalement, l'intervention chirurgicale (ostéosynthèse) doit s'effectuer dans les 24 heures. Certaines fractures non déplacées peuvent toutefois bénéficier d'un alitement strict sans intervention. Le choix de la technique dépend de plusieurs paramètres : le type de fracture et son trait exact, l'existence d'un déplacement, l'âge du patient (chez les patients jeunes, on privilégie la conservation de la tête fémorale), l'état général, l'importance de l'ostéoporose, l'activité du patient (profession, sport pratiqué, loisirs, autonomie, etc.).
Les différentes interventions :
  • La prothèse de hanche consiste à remplacer la tête du fémur. Lorsque le toit de l'articulation de la hanche (cotyle) s'avère en mauvais état, le chirurgien peut être amené à lui substituer une cupule synthétique. L'ensemble porte alors le nom de prothèse totale. La prothèse permet de récupérer plus rapidement. Elle est indiquée notamment après 70 ans lorsqu'il s'avère essentiel de limiter la durée de l'alitement et donc l'apparition de complications.Le lever pour une mise au fauteuil s'effectue d'ailleurs souvent le lendemain de l'intervention.
  • Les vis, clous et les plaques sont préférés avant l'âge de 70 ans. L'appui n'est pas autorisé avant la consolidation (3e mois).
  • Quel que soit le traitement choisi, une rééducation doit être mise en oeuvre de façon précoce.

Peut-on faire du sport après une chirurgie de fracture de la hanche ?

Un opéré non sportif avant l'intervention doit choisir un sport comportant un risque faible de traumatismes.


Tout dépend de l'âge du patient, du type d'intervention et du sport pratiqué avant la chute en sachant que les surfaces des prothèses sont plus fragiles que les cartilages d'origine. S'il s'agit de la natation ou du cyclisme, la reprise est possible après les séances de rééducation. Pour les sports courus, le judo, les sports à sauts ou les sports collectifs, prenez avis auprès de votre chirurgien. Dans tous les cas, la reprise de l'activité sportive doit se faire de façon harmonieuse et progressive. Enfin, perdez du poids en cas de surcharge pondérale : le poids est l'ennemi d'une prothèse de hanche !
Une hypersollicitation de la PTH peut entraîner usure, descellement, fracture de l'implant ou de l'os periprothétique, luxation.

Les médecines naturelles ont-elles leur place en complément d'un traitement d'une fracture de hanche ?

Aucune médecine douce n'a fait la preuve de son efficacité dans cette indication. Néanmoins, elles peuvent être utilisées sans risque après la chirurgie ou en prévention.

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