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24 mai 2013

La recherche sur les cellules souches humaines relancée

Des chercheurs américains de l’Oregon ont créé des cellules souches embryonnaires humaines à partir de cellules de peau en recourant à une technique de clonage. Il s’agit d’une première après plusieurs tentatives infructueuses dans le monde, notamment sur les primates. Une percée pour les scientifiques, toutefois controversée sur le plan éthique.
Ralentie sinon stagnante depuis une quinzaine d’années, en raison de la grande complexité technique mais aussi pour les problèmes éthiques qu’elle soulève, la recherche sur les cellules souches humaines semble avoir franchi un nouveau cap avec l’annonce, mercredi, d’une première mondiale. Alors que plusieurs équipes s’y étaient essayés sans succès, des chercheurs américains viennent de réussir à créer des cellules souches embryonnaires humaines à partir de cellules de peau en recourant à une technique de clonage. Ils auraient ainsi réussi ce que, en 2005, le biologiste Hwang Woo-suk de l’Université nationale de Séoul avait affirmé, dans la revue Science, avoir réalisé et qui, par la suite, s’est révélé être un mensonge.
Pour rappel, jusqu’ici, en ce qui concerne les cellules souches humaines, les prélèvements s’effectuaient notamment - avec tous les problèmes éthiques que cela comporte - sur des embryons, ces cellules ayant la capacité de se transformer en plus de 200 autres types de cellules pour aboutir à la naissance d’un être humain. On se souviendra de l’émoi suscité en 1998 par des chercheurs de l’Université de Wisconsin lorsqu’ils avaient annoncé avoir récupéré des cellules sur un embryon de cinq jours, appelées blastocystes et obtenues dans des cliniques de fécondation.
La prouesse médicale qui vient d’être réalisée par les chercheurs de l’Université des sciences et de la santé de l’Oregon et du Centre national de recherche sur le primate de l’Oregon consiste en réalité à avoir reproduit, pour l’homme, la même technique que celle utilisée pour la brebis Dolly, premier mammifère cloné de l’histoire à partir d’une cellule somatique adulte, cellule n’étant pas à l’origine de gamètes (spermatozoïdes ou ovules).

1 Comment ont-ils procédé ? Pour ce faire, ils ont eu recours à une technique de clonage consistant à extraire le noyau des cellules de la peau - contenant dans le cas présent l’ADN d’un nouveau-né de huit mois - qu’ils ont transféré dans des ovules humains. Lesquels ont produit des embryons à partir desquels les cellules souches embryonnaires ont été extraites. "Il s’agit donc bien d’un transfert de noyau à but thérapeutique, comprenant la reprogrammation du noyau d’une cellule adulte et son transfert dans un ovocyte, nous a confirmé le Pr Yvon Englert, du Laboratoire de recherche en reproduction humaine de l’ULB. L’avancée majeure est qu’elle démontre la faisabilité de la technique dans l’espèce humaine. Cette approche chez les primates avait en effet été un échec jusqu’ici". "Les cellules souches obtenues par cette technique ont démontré leur capacité à se différencier comme des cellules souches embryonnaires normales en différents types de cellules : nerveuses, hépatiques, cardiaques ", a pour sa part expliqué le Dr Shoukhrat Mitalipov, de l’Université de la santé et des sciences d’Oregon, dont la recherche est parue dans la version en ligne de la revue américaine Cell.

2 Quels sont les avantages et quelles sont les perspectives ? Les avantages de cette nouvelle approche sont d’ordres divers. Il y a, sur le plan éthique, le fait qu’elle n’utilise pas d’embryons fertilisés. Mais il y a aussi, au niveau médical, le fait que ces cellules reprogrammées peuvent être obtenues à partir de matériau génétique du noyau d’un malade, ce qui devrait éviter les problèmes de rejet des cellules implantées. Si ces cellules s’avèrent particulièrement prometteuses pour la production de cellules souches humaines utilisées pour remplacer des cellules endommagées ou détruites suite à un accident cardiaque, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques ou des accidents affectant la moelle épinière, par exemple, "il reste encore beaucoup de chemin à faire avant d’obtenir des traitements sûrs et efficaces", tempère nénamoins le Dr Mitalipov, tout en estimant que "cette avancée représente un pas important dans la création de cellules souches embryonnaires pouvant être utilisées en médecine régénératrice".Encore faudra-t-elle qu’elle se limite effectivement au clonage thérapeutique sans déboucher sur le clonage reproductif (Voir par ailleurs).Encore faudra-t-il aussi que l’exploit réalisé par les biologistes américains soit reproduit par des scientifiques issus d’autres laboratoires. Et qu’il ne soit pas démenti d’ici quelque temps comme ce fut le cas en 2005

1] Qu'est-que qu'une cellule souche ?

a) Les cellules souches embryonnaires

Ce sont des cellules souches pluripotentes que l'on trouve dans l'embryon, le foetus ou dans le sang du cordon ombilical. Elles peuvent s'adapter et prendre les propriétés de n'importe quel tissu de l'organisme et se multiplier permettant ainsi de réparer des organes ou tissus dégradés.
Lors de la division cellulaire, 5 à 7 jours après la fécondation, les cellules souches embryonnaires engendrent successivement toutes les autres cellules de l’organisme, grâce à des étapes de différenciation et de prolifération. Elles sont nombreuses dans les premiers stades de développement de l’embryon et relativement faciles à cultiver in vitro. Il existe plusieurs types de cellules souches embryonnaires:
-Les totipotentes : différenciation en toutes  cellules de l'organisme => prélevées durant les 4 premiers jours après la fécondation
-Les pluripotentes : différenciation en toutes cellules de l'organisme mais incapacité à constituer un organisme entier => + de 4 jours après fécondation
-Les multipotentes : cellules déjà déterminées, mais différenciation en différents types de cellules, capacité à se renouveler => dans l'embryon ou organisme adulte
-Les unipotentes : différenciation en un unique type de cellules.
Les cellules les plus aptes à être exploitées de part leur potentialités et le moment de leur prélèvement sont les cellules souches pluripotentes.

b) Les cellules souches adultes

 Les cellules souche adultes se trouvent dans pratiquement tous les tissus de l'organisme. Ce sont des cellules multipotentes. Elle ont la capacité de s'autorenouveler et de donner naissance à d'autres cellules mais appartenant déja à un tissu. Elles sont donc, malgré tout, engagées dans une fonction, leur rôle principal au sein de l'organisme est déjà determiné.
Leur potentiel est donc moindre par rapport à celui des cellules souches embryonnaires, au niveau de la différenciation et de la prolifération des cellules.
Il a été cependant découvert, dans la moelle osseuse, un type de cellules souches pouvant plus facilement se différencier.

L'objectif actuel est de pouvoir exploiter ces cellules souches qui ne pose aucun problèmes d'éthique. Les chercheurs se penchent donc sur l'utilisation d'un "serum" pouvant faire rajeunir ces cellules souches adultes en leur redonnant toutes les vertus des cellules souches embryonnaires.
 cellsouchev2.jpg 

c) Le clonage thérapeutique


Le clonage thérapeutique consiste à injecter des cellules souches dans un organisme pour que celles-ci réparent les tissus abîmés. Il existe 2 méthodes:

1/ Avec les cellules souches embryonnaires :

Il s'agit de cultiver les cellules souches produites par des embryons obtenus par fécondation in vitro, ces embryons étant ensuite détruits.Ce sont des cellules souches embryonnaires qui sont ici utilisées, conférant à cette technique de nombreux avantages dus à l'importante potentialité de ces cellules. Mais le risque est que les greffes sur des patients pourraient entrainer un rejet immunitaire. En effet, les cellules produites ne sont pas identiques génétiquement aux organismes recevant la transplantation des cellules souches.

2/ Avec les cellules souches adultes :
Il s'agit d'utiliser les cellules souches se trouvant dans les tissus adultes d'un patient et de les injecter chez ce même patient. Il n'y a donc pas de problème de rejet immunitaire car l'organisme donneur est aussi l'organisme receveur, donc génétiquement identique. Mais ces cellules ne sont pas aussi efficaces que les cellules embryonnaires, elle sont déja pré-déterminées et ne peuvent pas s'adapter aux tissus endommagés.
 Clonage thérapeutique à partir de cellules souches adultes

23 mai 2013

Pegasys

Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le peginterféron alfa-2a appartient au groupe de médicaments appelés interférons. Il s'utilise pour soigner l'hépatite B chronique et l'hépatite C chronique qui sont des affections du foie. Le peginterféron alfa-2a agit en aidant le système immunitaire à combattre le virus de l'hépatite B et C, et en empêchant le virus de se reproduire facilement.
Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.
Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait être nuisible aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

 

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose usuelle de peginterféron alfa-2a est 180 µg (microgrammes) pris 1 fois par semaine pendant 48 semaines. Si aucune amélioration ne se manifeste après 12 semaines d'emploi, il se pourrait que votre médecin interrompe le traitement. Ce médicament est habituellement injecté sous la peau (voie sous-cutanée) dans l'abdomen ou dans la cuisse.
Si vous faites vos propres injections, il est essentiel que vous respectiez soigneusement les indications de votre professionnel de la santé ainsi que les directives du mode d'emploi qui accompagne le médicament. Le médicament devrait s'utiliser dès qu'il a été reconstitué. Les aiguilles et les seringues ne devraient jamais être utilisées de nouveau. Toutes les aiguilles et les seringues usagées devraient être mises dans un contenant pour objets pointus et tranchants et gardées hors de la portée des enfants.
Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.
Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin.
Si vous oubliez une dose de peginterféron alfa-2a et que vous vous rendez compte de cette omission dans les jours suivants, injectez la dose omise aussitôt que possible. Si plus de 2 jours ont passé, consultez votre médecin pour qu'il vous donne des instructions précises sur la conduite à tenir. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose.
Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants. Évitez le gel et n'agitez pas ce médicament avant l'emploi. N'utilisez pas ce médicament s'il est d'une coloration anormale ou si la solution est chargée de particules.
Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

180 µg par 0,5 mL (seringue préremplie)
Chaque dose de 0,5 mL de solution stérile, prête à l'emploi pour injection sous-cutanée contient 180 µg de peginterféron alfa-2a (exprimés en quantité d'interféron alfa-2a). Ingrédients non médicinaux : chlorure de sodium, polysorbate 80, alcool benzylique, acétate de sodium trihydrate, acide acétique et eau pour injection.
180 µg par mL (fiole unidose)
Chaque mL de solution stérile, prête à l'emploi pour injection sous-cutanée contient 180 µg de peginterféron alfa-2a (exprimés en quantité d'interféron alfa-2a). Ingrédients non médicinaux : chlorure de sodium, polysorbate 80, alcool benzylique, acétate de sodium trihydrate, acide acétique et eau pour injection.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Le peginterféron alfa-2a ne devrait pas s'utiliser dans les circonstances ci-après :
  • une allergie au peginterféron alfa-2a, à un autre interféron, à des produits dérivés de Escherichia coli, au polyéthylèneglycol ou à l'un des ingrédients du médicament ;
  • le sujet est un nourrisson ;
  • une hépatite auto-immune ;
  • une cirrhose décompensée ;
  • une infection par le V.I.H. et le V.H.C (respectivement le virus de l'immunodéficience humaine et le virus de l'hépatite C) accompagnée d'une cirrhose dont le score Child-Pugh initial est supérieur ou égal à 6.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.
Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.
Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :
  • une baisse de la libido ;
  • de la diarrhée ;
  • de la somnolence ;
  • une peau sèche, une démangeaison cutanée ;
  • une sécheresse de la bouche ;
  • des symptômes semblables à ceux de la grippe (une fatigue inaccoutumée, une fièvre, des frissons, un vague endolorissement musculaire, des douleurs articulaires et des maux de tête) ;
  • une rougeur de la peau ;
  • des cheveux moins épais ;
  • de l'indigestion ;
  • une perte de l'appétit ;
  • de la nausée ;
  • de la douleur dans les os, les articulations, ou les muscles ;
  • une rougeur, une enflure, des ecchymoses, une irritation ou une démangeaison au point de l'injection ;
  • des troubles du sommeil ;
  • des vomissements ;
  • des fluctuations pondérales (perte ou gain).
La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.
Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :
  • une douleur abdominale, ou une enflure ;
  • une anémie (de la pâleur, un état de faiblesse générale, un essoufflement) ;
  • une diarrhée sanglante ;
  • des changements de l'humeur (par ex. de l'irritabilité, une dépression, de l'anxiété, de l'agressivité) ;
  • de la confusion ;
  • des étourdissements ;
  • une douleur oculaire ou un gonflement des tissus de l'œil ;
  • une élévation du sucre sanguin (une soif accrue, un plus gros appétit, de la faiblesse, de la somnolence, une vision floue, une perte de poids) ;
  • un faible taux de sucre sanguin (des maux de tête, la faim, de la faiblesse, de l'irritabilité, des troubles de la concentration) ;
  • une douleur au bas du dos ou sur le côté ;
  • des sensations d'engourdissement, de picotements ou de brûlure ;
  • des signes d'infection (par ex. des frissons, une fièvre, une toux, des maux de gorge, une évacuation difficile ou douloureuse de l'urine, une difficulté respiratoire) ;
  • des ulcères ou des lésions dans la bouche ou dans la gorge, des ecchymoses ou des saignements inaccoutumés (par ex. un saignement des gencives, des saignements de nez, du sang dans l'urine, une peau tachetée de minuscules points rouges) ;
  • des anomalies du champ visuel (par ex. une vision floue, une perte de la vision) ;
  • une aggravation du psoriasis.
Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :
  • des battements de cœur rapides ou irréguliers (des palpitations) ;
  • une intense démangeaison (qui se propage en formant des cloques, un décollement de la peau) ;
  • des pensées ou des tentatives suicidaires ;
  • des symptômes d'une crise cardiaque (par ex. une grave douleur thoracique, ou pression, de la douleur dans un bras ou une épaule, de la nausée, de la sudation) ;
  • des symptômes d'une grave réaction allergique (par ex. de l'urticaire, une difficulté respiratoire, une boursouflure du visage, une enflure de la bouche, de la gorge ou de la langue) ;
  • des symptômes d'un accident vasculaire cérébral (par ex. des maux de tête intenses et soudains, une subite faiblesse ou un engourdissement dans les bras ou les jambes, de subites anomalies du champ visuel, un étourdissement soudain).
Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous prenez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.
Réactions allergiques : dans de rares cas, ce médicament peut causer de graves réactions allergiques. Si vous observez une poussée d'urticaire, une boursouflure du visage ou une enflure de la gorge, ou une difficulté respiratoire, arrêtez de prendre ce médicament et obtenez immédiatement des soins médicaux.
Affections auto-immunes : ce médicament peut causer ou aggraver les affections auto-immunes, notamment la myosite, l'hépatite, le purpura thrombopénique immunologique (PTI), la polyarthrite rhumatoïde, la néphrite interstitielle, la thyroïdite et le lupus érythémateux disséminé. Si le psoriasis apparaît, la prise du médicament doit cesser.
Glucose sanguin (sucre) : ce médicament peut causer une baisse ou une élévation du sucre sanguin. Les personnes atteintes de diabète devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, de l'influence de leur affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Si vous ressentez les symptômes d'une élévation du sucre sanguin (une soif accrue, de la faim, de la faiblesse, de la somnolence, une vision floue, une perte de poids) ou d'une baisse du sucre sanguin (des maux de tête, de la faim, de la faiblesse, de l'irritabilité, des troubles de la concentration) pendant que vous employez ce médicament, communiquez avec votre médecin.
Problèmes de production de sang : il se peut que ce médicament freine la fonction de la moelle osseuse et cause des problèmes comme une baisse de la numération des plaquettes, une diminution du nombre de globules blancs et une anémie. Votre médecin surveillera la survenue de ces problèmes en vous prescrivant des analyses de sang. Si vous avez une fièvre persistante et des frissons, si vous notez de la fatigue, un essoufflement ou l'apparition d'ecchymoses aux moindres traumatismes ou des saignements, communiquez avec votre médecin.
Troubles du côlon : ce médicament peut causer certains types de colites. Signalez toute douleur abdominale ou gastrique, diarrhée sanglante ou fièvre à votre médecin immédiatement.
Dépression et autres troubles psychiques : ce médicament peut causer une dépression et d'autres troubles psychiques. Les personnes ayant des troubles psychiques préexistants devraient faire l'objet d'une surveillance médicale stricte pendant qu'elles prennent ce médicament, car il pourrait aggraver ces troubles. Si vous ressentez une tristesse inaccoutumée ou du désespoir, si vous constatez d'autres modifications du comportement ou de l'humeur, prenez contact avec votre médecin immédiatement.
Étourdissements ou vigilance réduite : ce médicament peut causer des symptômes d'étourdissements, de confusion et de fatigue. Évitez de conduire ou de faire fonctionner des machines lourdes si vous observez l'un de ces symptômes.
Troubles de la vue : les personnes qui utilisent ce médicament ont signalé certains troubles de la vue. Si vous remarquez des modifications de la vision pendant que vous prenez ce médicament, communiquez avec votre médecin.
Symptômes semblables à ceux de la grippe : ce médicament peut causer une réaction qui ressemble aux symptômes de la grippe, notamment une sensation d'endolorissement musculaire, de la fièvre, des frissons et des maux de tête. En vue d'enrayer ces symptômes, il se pourrait que votre médecin vous recommande de prendre de l'acétaminophène avant chaque dose de ce médicament, et quand le besoin s'en fait sentir.
Liquides : ce médicament peut entraîner une déshydratation. Les personnes qui prennent ce médicament devraient boire une quantité adéquate de liquides, surtout quand il fait chaud ou lorsqu'elles font de l'exercice.
Maladie cardiaque : ce médicament, comme de nombreux médicaments semblables, peut causer des troubles cardiaques qui se manifesteraient par une pression artérielle élevée, une douleur thoracique, une crise cardiaque, des anomalies du rythme cardiaque et une insuffisance cardiaque. Les personnes qui ont déjà subi une crise cardiaque, une insuffisance cardiaque, ou des modifications du rythme cardiaque (une arythmie) devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, de l'influence de ce trouble sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Les personnes atteintes d'une maladie cardiaque grave, instable ou rebelle ne devraient pas employer ce médicament.
Maladie du rein : les personnes atteintes d'une maladie du rein devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament peut influer sur leur état pathologique et de la pertinence d'une surveillance médicale. Il est possible que les personnes ayant une fonction rénale diminuée doivent en employer une plus faible dose.
Fonction hépatique : les personnes qui prennent ce médicament feront l'objet de fréquents examens ciblant leur fonction hépatique. Les personnes dont la fonction hépatique est diminuée devraient peut-être employer une plus faible dose de ce médicament ou cesser de l'employer.
Troubles pulmonaires : il se pourrait que certaines affections du poumon soient détectées chez les personnes qui utilisent ce médicament. Si vous avez de la fièvre, une toux ou un essoufflement, communiquez avec votre médecin.
Pancréatite : ce médicament pourrait entraîner une pancréatite susceptible de menacer la vie. Si des symptômes de pancréatite apparaissent (par ex. une intense gêne abdominale avec ou sans vomissements) demandez immédiatement des soins médicaux.
Accident vasculaire cérébral : ce médicament a été lié à des accidents vasculaires cérébraux. Si vous ressentez des symptômes d'accident vasculaire cérébral (par ex. des maux de tête intenses et soudains, une subite faiblesse ou un engourdissement dans les bras ou les jambes, de subites anomalies du champ visuel, un étourdissement soudain) pendant que vous employez ce médicament, demandez immédiatement des soins médicaux.
Troubles de la thyroïde : ce médicament peut aggraver ou causer une hypothyroïdie (un déficit en hormones thyroïdiennes) ou une hyperthyroïdie (un excès d'hormones thyroïdiennes). Les personnes ayant des antécédents de troubles de la thyroïde devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, de l'influence de leur affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Transplantations : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie pour les personnes ayant subi une greffe du foie ou une autre greffe d'organes.
Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement. Les femmes susceptibles de procréer devraient utiliser une méthode de contraception efficace pendant qu'elles emploient le peginterféron alfa-2a.
Allaitement : on ignore si le peginterféron alfa-2a passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.
Enfants et adolescents : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants. Ce médicament n'est pas recommandé pour les nouveau-nés ni pour les tout-petits parce que le peginterféron alfa-2a contient de l'alcool benzylique, et pourrait leur nuire.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le peginterféron alfa-2a et l'un des agents ci-après :
  • les produits de médecine orientale traditionnelle à base de plantes médicinales (Sho-Saiko-To [SSKT] ou Xiao Chai Hu Tang),
  • la méthadone,
  • la telbivudine,
  • la théophylline.
Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin peut vous demander de :
  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.
L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.
D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

14 mai 2013

Le pain, aliment ami ou ennemi?

Le pain blanc, celui de nos boulangeries modernes est réalisé avec des farines raffinées, c'est-à-dire privées de leur son. Ce pain est pauvre en fibres, minéraux, vitamines B et acides aminés essentiels. L'amidon du pain se digère vite et sans présence de fibres, le glucose libéré passe rapidement la barrière intestinale et augmente rapidement laglycémie. L'index glycémique du pain blanc est de 75, celui du pain complet 50. La mauvaise qualité du pain tient également aux techniques boulangères actuelles et l'ajout de nombreux ingrédients dans la pâte : gluten, farines de lupin ou de soja pour la texture, enzymes pour favoriser la levée rapidement, substances anti-rancissement, arômes de synthèses... en tout plus de 80 adjuvants sont répertoriés dans les mélanges de farine tout prêts livrés aux boulangers.

Ainsi on observe de plus en plus d'intolérance ou d'allergies aux pains blancs mais également aux pains bio complets. Les symptômes de cette intolérance peuvent être très divers :
- brûlure d'estomac, hernie hiatale dans certains cas,
- diarrhée ou constipation chronique,
- colite plus ou moins grave,
- acné ou eczéma,
- douleurs articulaires,
- oedème dans les jambes,
- hypoglycémie anormales,
- fatigue chronique avec parfois un état dépressif.

Parfois, il suffit de remplacer le blé par l'épeautre, le seigle ou des blés anciens pour que les symptômes disparaissent.

Plusieurs travaux ont été menés part des spécialistes, dont le docteur Seignalet, (voir notre dossier du mois Sur le régime Seignalet), qui permettent de comprendre les mécanismes de cette intolérance. Les blés modernes même cultivés en bio ne conviennent pas à la plupart d'entre nous : - Le code génétique du blé a profondément été modifié par les hybridations successives qui ont conduit au blé moderne. - Le blé moderne est plus riche en gluten que les blés anciens - Le gluten est beaucoup plus agglutinant et donc plus allergisants. D'après les travaux du Dr Seignalet, les modifications ont été très rapides et les enzymes de l'homme n'ont pas eu le temps de s'adapter.

D'autres parts, nos intestins, de plus en plus malmenés par toutes sortes de molécules « étrangères » à la vie » (résidus phytosanitaires, additifs divers ...) ne jouent plus correctement leur rôle de barrière et laissent passer ces molécules mal digérées dans notre organisme qui réagira plus ou moins violemment. - Soit notre organisme sollicite directement nos défenses immunitaires avec des réactions de types allergies ou des maladies auto-immunes. (maladies autoimmunes) - Soit il met à contribution toutes nos possibilités d'élimination des toxines grâce à nos divers émonctoires : peau, poumons, appareil urinaire, appareil génital, appareil digestif. (maladies d'éliminations) - Soit il stocke dans nos tissus les déchets ingérables par nos systèmes d'élimination, générant les maladies d'encrassage (rhumatismes, fatigue chronique, cancer..).

Intolérance ou allergie : Il ne faut pas confondre intolérance aux blés modernes et intolérance ou allergie augluten. On appelle gluten l'ensemble des protéines insolubles dans l'eau contenues dans les céréales suivantes : blé, épeautre, petit épeautre, kamut, toutes les variétés de blés anciens, orge, avoine et seigle. Le gluten de chacune de ces céréales est différents et ne présente pas le même risque d'allergénicité. Ainsi les glutens des blés modernes sont des macromolécules particulièrement allergisantes. De la même manière une personne peut être particulièrement sensible au gluten d'une céréale mais pas au gluten d'une autre ... Chacune de ces céréales contient des proportions de gluten différentes. Ainsi, le seigle et le petit épeautre sont relativement pauvre en gluten, les blés modernes sont nettement plus riches en gluten que les blés anciens. L'allergie au gluten ou maladie coeliaque, se traduit par la destruction des villosités de l'intestin grêle. Il en résulte des diarrhées sanguinolentes et une mal absorption quasi totale des aliments. On observe alors un état de dénutrition gravissime. La vraie allergie implique le système immunitaire : la recherche des IGE spécifiques au gluten est positive. Une biopsie de l'intestin grêle révèle des lésions de la paroi intestinale. Dans le cadre d'une allergie au gluten diagnostiquée, aucune trace de gluten n'est tolérée dans l'alimentation, obligeant le malade à sectionner des aliments garantis officiellement sans gluten.

L'intolérance n'implique elle pas pas le système immunitaire, elle provoquera plutôt des réactions de type « élimination » ou « encrassage », la recherche d'IGE spécifique au gluten se révèle négative. Dans ce cas, la personne intolérante s'efforcera de supprimer au maximum tout aliment contenant du gluten. Elle pourra, selon les cas, supporter occasionnellement une petite dose de gluten et pourra consommer sans risques toutes les céréales naturellement sans gluten : riz, millet, sarrasin, quinoa, amarante.

13 mai 2013

Toux (toux sèche - toux grasse - toux chronique)

Définition de la toux - Qu'est-ce que la toux ?


Toux définitionLa toux est une expiration brusque et bruyante, réflexe ou volontaire, assurant l'expulsion de l'air contenu dans les poumons (la vitesse d'expulsion peut atteindre les 900 km/h), il s'agit d'une réaction du corps à une irritation, c'est un réflexe vital, un mécanisme de défense. La toux a pour but également de protéger les poumons.

La toux est en quelque sorte un mal nécessaire permettant l'expulsion de substances indésirables (poussière, corps étrangers) ou est l'expression d'une maladie grave, toutefois la toux n'est pas une maladie mais est le symptôme d'autres maladies ou infections. La toux est toujours un processus pathologique.

Mécanisme de la toux
En cas d'attaque extérieure (microbe, maladie,...) les voies respiratoires supérieures comme la gorge ou la trachée qui sont munies de récepteurs sont stimulées et vont envoyer un message au cerveau (au niveau du centre de la toux). Ensuite le cerveau réagit tout de suite en provocant une fermeture de la glotte et une contraction musculaire, en particulier au niveau du diaphragme, c'est la toux.

toux infographie mécanisme toux
>>

 
virus touxRemarque: vu que la toux est un symptôme d'une autre maladie ou infection (>> voir sous définition), la recherche de la cause joue un rôle essentiel dans la thérapie (le but alors étant d'éliminer la cause).
Les causes de la toux peuvent être :

> un refroidissement : en général provoqué par un ou plusieurs virus, on estime qu'environ 90% des toux aiguës sont provoquées par des virus
> le rhume et/ou la sinusite

causes toux> le froid, provoquant l'irritation des voies respiratoires
> la fumée, provoquant l'irritation des voies respiratoires

> diverses maladies infectieuses : pneumonie, tuberculose, coqueluche (avec une toux quinteuse), diphtérie.
> une bronchite aiguë

> une bronchite chronique ou une toux du fumeur =
BPCO (pour bronchopneumopathie chronique obstructive), la BPCO est une maladie de plus en plus fréquente
> l'emphysème pulmonaire, un stade avancé de la bronchite chronique
> l'asthme

> l'allergie (rhinite allergique ou rhume des foins,...)

> le cancer du poumon et d'autres cancers (cancer du larynx, etc)

> des effets secondaires ou indésirables de certains médicaments (typiquement les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine = IECA comme l'énalapril, indiqués par exemple pour soigner l'hypertension, plus d'infos sous symptômes à ce sujet)

> une embolie pulmonaire


> un reflux gastro-oesophagien (brûlure d'estomac)

> la nervosité, le stress ou la timidité excessive

> une insuffisance cardiaque gauche


Symptômes de la toux - Différentes formes de toux : Toux sèche - Toux grasse - Toux chronique - Toux médicamenteuse


 

On distingue principalement 4 sortes de toux, les symptômes et les origines sont différents pour chaque toux :
1. la toux sèche
2. la toux grasse
3. la toux chronique
4. la toux médicamenteuse
toux sèche1. toux sèche (aussi appelé toux irritative ou encore toux non productive) :
Durée :
La plupart du temps il s'agit d'une toux aiguë (sur une courte durée)
Symptômes :
Il s'agit d'une toux comme son nom l'indique sèche qui ne produit et n'évacue pas de mucus, inutile, épuisante et qui peut parfois aggraver des lésions existantes.

Causes :Les origines d'une toux sèche sont souvent virales et peuvent être accompagnées par un rhume, une otite, un refroidissement : c'est en général le symptôme du début du refroidissement.
Comme on le voit sur l'infographie ci-dessous en cas d'infection virale (ex. refroidissement ou rhume) la toux sèche apparaît après plusieurs jours mais précède en général la toux grasse.
Refroidissement symptomes
La toux sèche peut également être l'effet secondaire d'un médicament (>> voir ci-dessous).


Toux grasse2. toux grasse (ou toux productive) :
Durée :
Il peut s'agir d'une toux aiguë ou chronique
Symptômes :
Cette toux ramène une expectoration, utile pour dégager les voies respiratoires. On sent bien que la toux est grasse et productive.

Causes :
Les origines d'une toux grasse peuvent être : la bronchite, la bronchite chronique (comme la BPCO), l'emphysème, la phase avancée d'un refroidissement, un rhume,...
toux chronique tabac3. toux chronique :
Durée :
Comme son nom l'indique, cette toux est chronique, c'est-à-dire qu'elle persiste pendant plus de 2 mois et est toujours le symptôme d'une maladie sous-jacente.
Symptômes :
Voici quelques symptômes typiques d'une forme de toux chronique (la toux du fumeur ou BPCO) :
- toux fréquente, même sans refroidissement
- toux matinale avec expectorations
- dyspnée à l'effort
- respiration sifflante

Il est conseillé de consulter rapidement un médecin pour ce type de toux.


Les origines possibles d'une toux chronique peuvent être : la BPCO (= toux du fumeur), problèmes ORL (oreilles, nez, larynx), bronches : asthme, bronchite chronique, tabac, cancer, appareil digestif : reflux gastro-oesophagien, coeur : insuffisance cardiaque gauche.
toux symptomes médicaments
4.
toux comme effet indésirable d'un médicament :
Durée :
Cette toux dure le temps de la prise des médicaments
Symptômes
:
Toux sèche
Cause :
Provoqué la plupart du temps par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA) par exemple à base de captopril, enalapril ,... médicaments utilisés dans le traitement de l'hypertension, parlez à votre médecin si vous supposez que c'est le cas pour vous, afin de changer de médicament.
Témoignage patient sur les médicaments qui provoquent la toux, ici concernant l'énalapril (un anti-hypertenseur de type IECA) :

Complications de la toux - Risques lors de toux


La toux étant un symptôme d'une maladie (infectieuse, chronique,...), il se peut que cette maladie sous-jacente de la toux aboutisse à de sérieuses complications. C'est le cas par exemple avec la pneumonie, une maladie infectieuse à prendre très au sérieux, c'est pourquoi dès qu'une toux devient suspecte (voir ci-dessous), il faut se rendre rapidement chez son médecin.
La toux peut aussi dans certains cas provoquer de la fatigue ou au contraire de l'agitation ainsi que de l'insomnie.
Parfois la toux peut mener à des douleurs dans la cage thoracique, en particulier suite à la contraction répétée du diaphragme (muscle actif dans le mécanisme de la toux).
Si la toux est violente (très forte et de façon répétée) on peut observer les complications suivantes: lésions au niveau des bronches ou des poumons, pneumothorax, certaines formes d'hémorragie, fracture de côtes (chez patients fragiles), etc. 

Résumé sur la toux

Poumon pneumonieLa toux est un mécanisme de défense du corps qui permet l'expulsion de substances indésirables (découvrez une infographie sur le mécanisme de la toux). Il faut savoir que la toux n'est pas, au sens strict, une maladie mais un symptôme et est toujours un processus pathologique.
La toux survient suite à une stimulation des voies aériennes (trachée ou bronches), celles-ci envoient un message au cerveau, dans le centre de la toux, qui va ensuite déclencher une contraction musculaire (au niveau du diaphragme en particulier).
La toux peut avoir de nombreuses causes. En automne et en hiver, l'une des causes les plus fréquentes est une maladie infectieuse (virale, bactérienne) qui provoque surtout des toux sèches et grasses.
Une toux doit toujours être prise très au sérieux dans la recherche de la cause, en effet dans certains cas la toux peut être le signe d'une maladie plus grave comme l'asthme ou un cancer (du poumon, du larynx, etc). Découvrez toutes les causes
On peut classer la toux en 4 types différents: la toux sèche, la toux grasse, la toux chronique et la toux médicamenteuse.
La toux sèche est souvent l'un des premiers signes du refroidissement (rhume), cette toux se transforme souvent après quelques jours en une toux grasse.
Mieux comprendre les différentes formes de toux
traitement médicament touxLe traitement de la toux varie en fonction de la cause, si possible on essayera toujours de soigner l'origine de la maladie.
Dans certains cas on pourra seulement traiter les "symptômes".
Le médecin ou pharmacien pourra vous prescrire des antitussifs (codéine, dextrometorphane) en cas de toux sèche ainsi que des fluidifiants (N-acétylcystéine) ou expectorants en cas de toux grasse. En cas de toux grasse ou productive, il est très important de ne pas utiliser d'antitussifs (sauf avis médical), car il faut laisser "mûrir" la toux.

plantes médicinales touxLa phytothérapie peut être une très bonne alternative, en particulier la toux grasse ou productive. Il existe un très grand nombre de plantes médicinales pour prévenir ou soigner cette affection. Mentionnons ici les principales plantes utilisées: le thym, la racine de guimauve, les bourgeons de sapin ou la pulmonaire.
Les principaux bons conseils sont:
- Traiter une toux le plus rapidement possible (pour éviter toute complication)
- Boire beaucoup, en particulier des boissons chaudes (tisanes contre la toux) avec du miel
- Humidifier les chambres (la sécheresse favorise la toux)
 

Conseils pour soigner la toux - Conseils thérapie de la toux

bons conseils pour soigner la toux> Tout d'abord, il est très important de soigner une toux le plus rapidement possible afin d'éviter des complications. Voir les médicaments et les remèdes naturels à disposition contre la toux.
> Vous pouvez faire des inhalations : par exemple avec des huiles essentielles à base de de thym, d'eucalyptus ou de camomille avec de l'eau très chaude à bouillante.
 
 

Miel> Buvez des boissons chaudes (évitez les boissons froides). Comme des tisanes à base de plantes médicinales, par exemple une tisane de thym avec du sucre et surtout avec du miel. 
                     
 
 
 
> Appliquez des pommades sur la peau en friction à base d'huiles essentielles par exemple à base de menthol ou de camphre.
Attention ne pas appliquer des pommades contenant du camphre ou du menthol chez les enfants de moins de 30 mois, utiliser dans ce cas des formules pour bébé !
> Prenez des bonbons contre la toux (à base de miel ou en mélange de plantes à base de bourgeons de sapin, mauve ou mousse d'Islande ).
Remarque : Il semblerait que selon de récentes études cela soit plutôt l'effet du sucre (ou du bonbon) lui-même qui favorise la salivation et permet ainsi de mieux soigner la toux et davantage peut-être que les plantes elles-mêmes.
> Vous pouvez utiliser un humidificateur, cela permet d'hyrater les muqueuses et améliore l'état d'une toux.
> Le cas échéant, surtout lors d'accès de toux nocturne, surélevez la tête du lit.
>> autres thèmes sur la toux :

 Prévention de la toux - Comment prévenir la toux ?

 
> Diminuez, voire arrêtez si possible votre consommation de tabac. Le tabac favorise la toux, en particulier la fameuse toux du fumeur (ou BPCO).
> La toux est souvent causée par des virus. Afin de limiter leur transmission, il est conseillé de bien se laver les mains.
> Buvez beaucoup, boire permet de diluer les virus et donc de limiter le risque d'avoir une toux.
 
  Médicaments contre la toux - Antitussifs - Sirop toux - Remède toux


Selon le type de toux (sèche - grasse) des médicaments différents seront utilisés :
1. toux sèche
2. toux grasse
3. toux chronique
4. toux médicamenteuse

Sirop toux1. Contre la toux sèche (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur ce type de toux), on peut utiliser des *médicaments à base de :
> dextromethorphane, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : dans Bexine®, Calmerphan®, Dextrocalmine®, Pulmofor®, Vicks®, Prétuval®, Bénical®, Bisolvon® dextromethorphane

- en France : dans Akindex®, Atuxane®, Dexir®, Drill® Toux, Nodex®, Nortussine®, Privatux®, Tuxium® entres autres
> codéine, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : Codéine® Knoll, Tricodein® Solco, Makatussin® Nouvelle Formule.
La codéine est également présente dans des médicaments composés.
- en France : demandez conseil à votre pharmacien ou médecin
> noscapine, en vente sous forme de gouttes, sirop, suppositoires,...
- en Suisse: Hederix® (remarque sur le Sirop Hederix®: si le sirop semble être trouble, cela n'est pas une altération du sirop, mais est dû à sa forme galénique. En effet, le principe actif est encapsulé, afin d'améliorer la conservation du produit), DemoTussil®, Tussanil-N®, Tossamine®, Tossamine® Plus, Tuscalman®
> butarimate, en vente sous forme de sirop.
en Suisse : DemoTussol®, NeoCitran® Antitussif, Sinecod®
> des antihistaminiques H1 (antiallergiques), en vente sous forme de sirop contre la toux : à base d'oxomémazine, par exemple dans Toplexil®
* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
Remarques sur les antitussifs - Le Conseil du Pharmacien
- En général les antitussifs se présentent sous forme de sirop ou parfois de comprimés.
- Les antitussifs agissent sur le centre de la toux au niveau du cerveau, ils bloquent le réflexe de la toux. De ce fait en cas de toux grasse ou toux productive (lire ci-dessous) les antitussifs sont contre-indiqués car ils empêchent l'évacuation du mucus et donc peuvent provoquer un encombrement bronchique.
- Une grande partie des antitussifs sont des opiacés (codéine, dextromethorphane) ou des antihistaminiques. Il faut savoir que ces médicaments ont passablement d'effets secondaires comme des troubles digestifs ou de la somnolence (évitez de conduire un véhicule après la prise d'un antitussif). De plus en cas de surdosage un arrêt respiratoire est possible.
- Relevons aussi que lors de traitement à base d'antitussifs il faut absolument éviter de boire de l'alcool.
- Un traitement antitussif devrait avoir une durée de maximum 3 à 5 jours.
Pour plus d'informations demandez conseil à votre pharmacien ou médecin.

2. Contre la toux grasse (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Pour rappel (sauf avis médical contraire): ne pas utilisez des antitussifs comme la codéine ou le dextrometorphane en cas de toux grasse ou productive. Car dans ce type de toux il est important de faire sortir le mucus pour faire "mûrir" la toux. Les antitussifs ayant tendance à bloquer ce processus.
On utilise contre la toux grasse principalement des expectorants et/ou fluidifiants
> Les *expectorants sont soit salins (ammonii chloridium,...) ou à base d'extraits de plantes (guaifénésine par exemple, dans Résyl® ou Toplexil® ou à base d'ipéca)
> Les *fluidifiants (diminuent la viscosité du mucus) :

- à base de *N-acétylcystéine, sous forme de comprimés, comprimé effervescent, sachet,... :
en France : Broncholar®, Euronac®, Exomuc®, Fluimucil®, Solmucol®,...
en Suisse : Fluimucil®, Solmucol® (en sachet à diluer), ACC Sandoz®,... (attention ces médicaments ne sont pas stables, le sirop ne se conserve que 14 à 16 jours).
Interaction de la N-acétylcystéine
Suite à une interaction avec différents antibiotiques du types amoxicillines, pénicillines, tétracyclines, céphalosporines, aminoglycosides, macrolides et amphotérocines : respecter un intervalle de 2 heures entre la prise de N-acétyscystéine et de l'antibiotique.

- à base de *carbocystéine, sous forme de sirop, gouttes, spray :
en France : Broncathiol®, Brochocyst®, Dimotap® expectorant, Fluditec®, Tussilène®,... entre autres
en Suisse : Rhinathiol®, Méphathiol®, Mucogeran®,...
Remarque importante, prescription chez les enfants
La carbocystéine et la N-acéytlcystéine sont contre-indiquées en France chez les enfants de moins de 2 ans, car plusieurs cas de complications respiratoires sont apparus dans ces dernières années.
En Suisse le pharmacien ne devrait pas remettre la carbocystéine et la N-acéytlcystéine chez un enfant de moins de 2 ans. Selon la situation un médecin peut prescrire la carbocystéine et la N-acéytlcystéine pour des enfants de 1 à 2 ans. En desous d'un an cela reste contre-indiqué pour le pharmacien et le médecin.
Il est de ce fait conseillé de ne jamais donner de médicament antitussif à un enfant de moins de 2 ans sans avis médical et de privilégier les simples mesures d’hygiène :
d
ésobstruction nasale pluriquotidienne au sérum physiologique en cas d’encombrement nasal, éviction de l’exposition au tabac, hydratation régulière du nourrisson et limitation de la température à 19-20°C dans la chambre.
Source: Pharmavista.net, 10 mai 2010 + 11 novembre 2010
> Médicaments à base de plantes, sous forme de bonbons, de sirop,... : bourgeon de sapin, lierre, racine de guimauve (>> voir toutes les plantes pour soigner la toux de façon naturelle )
plante toux* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
3. Contre les toux chroniques (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
traitement toux médicamenteuseLa thérapie consiste à calmer la toux selon qu'il s'agisse d'une toux sèche ou grasse : dans tous les cas prière de consulter un médecin car cette toux cache ou peut cacher en général une maladie sous-jacente (BPCO, cancer,...), il faudra donc plutôt soigner la cause de cette maladie..
4. Contre les toux médicamenteuses (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Parlez à votre médecin pour changer de traitement ou trouver une autre solution.
 

La recherche sur les cellules souches humaines relancée

Des chercheurs américains de l’Oregon ont créé des cellules souches embryonnaires humaines à partir de cellules de peau en recourant à une technique de clonage. Il s’agit d’une première après plusieurs tentatives infructueuses dans le monde, notamment sur les primates. Une percée pour les scientifiques, toutefois controversée sur le plan éthique.
Ralentie sinon stagnante depuis une quinzaine d’années, en raison de la grande complexité technique mais aussi pour les problèmes éthiques qu’elle soulève, la recherche sur les cellules souches humaines semble avoir franchi un nouveau cap avec l’annonce, mercredi, d’une première mondiale. Alors que plusieurs équipes s’y étaient essayés sans succès, des chercheurs américains viennent de réussir à créer des cellules souches embryonnaires humaines à partir de cellules de peau en recourant à une technique de clonage. Ils auraient ainsi réussi ce que, en 2005, le biologiste Hwang Woo-suk de l’Université nationale de Séoul avait affirmé, dans la revue Science, avoir réalisé et qui, par la suite, s’est révélé être un mensonge.
Pour rappel, jusqu’ici, en ce qui concerne les cellules souches humaines, les prélèvements s’effectuaient notamment - avec tous les problèmes éthiques que cela comporte - sur des embryons, ces cellules ayant la capacité de se transformer en plus de 200 autres types de cellules pour aboutir à la naissance d’un être humain. On se souviendra de l’émoi suscité en 1998 par des chercheurs de l’Université de Wisconsin lorsqu’ils avaient annoncé avoir récupéré des cellules sur un embryon de cinq jours, appelées blastocystes et obtenues dans des cliniques de fécondation.
La prouesse médicale qui vient d’être réalisée par les chercheurs de l’Université des sciences et de la santé de l’Oregon et du Centre national de recherche sur le primate de l’Oregon consiste en réalité à avoir reproduit, pour l’homme, la même technique que celle utilisée pour la brebis Dolly, premier mammifère cloné de l’histoire à partir d’une cellule somatique adulte, cellule n’étant pas à l’origine de gamètes (spermatozoïdes ou ovules).

1 Comment ont-ils procédé ? Pour ce faire, ils ont eu recours à une technique de clonage consistant à extraire le noyau des cellules de la peau - contenant dans le cas présent l’ADN d’un nouveau-né de huit mois - qu’ils ont transféré dans des ovules humains. Lesquels ont produit des embryons à partir desquels les cellules souches embryonnaires ont été extraites. "Il s’agit donc bien d’un transfert de noyau à but thérapeutique, comprenant la reprogrammation du noyau d’une cellule adulte et son transfert dans un ovocyte, nous a confirmé le Pr Yvon Englert, du Laboratoire de recherche en reproduction humaine de l’ULB. L’avancée majeure est qu’elle démontre la faisabilité de la technique dans l’espèce humaine. Cette approche chez les primates avait en effet été un échec jusqu’ici". "Les cellules souches obtenues par cette technique ont démontré leur capacité à se différencier comme des cellules souches embryonnaires normales en différents types de cellules : nerveuses, hépatiques, cardiaques ", a pour sa part expliqué le Dr Shoukhrat Mitalipov, de l’Université de la santé et des sciences d’Oregon, dont la recherche est parue dans la version en ligne de la revue américaine Cell.

2 Quels sont les avantages et quelles sont les perspectives ? Les avantages de cette nouvelle approche sont d’ordres divers. Il y a, sur le plan éthique, le fait qu’elle n’utilise pas d’embryons fertilisés. Mais il y a aussi, au niveau médical, le fait que ces cellules reprogrammées peuvent être obtenues à partir de matériau génétique du noyau d’un malade, ce qui devrait éviter les problèmes de rejet des cellules implantées. Si ces cellules s’avèrent particulièrement prometteuses pour la production de cellules souches humaines utilisées pour remplacer des cellules endommagées ou détruites suite à un accident cardiaque, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques ou des accidents affectant la moelle épinière, par exemple, "il reste encore beaucoup de chemin à faire avant d’obtenir des traitements sûrs et efficaces", tempère nénamoins le Dr Mitalipov, tout en estimant que "cette avancée représente un pas important dans la création de cellules souches embryonnaires pouvant être utilisées en médecine régénératrice".Encore faudra-t-elle qu’elle se limite effectivement au clonage thérapeutique sans déboucher sur le clonage reproductif (Voir par ailleurs).Encore faudra-t-il aussi que l’exploit réalisé par les biologistes américains soit reproduit par des scientifiques issus d’autres laboratoires. Et qu’il ne soit pas démenti d’ici quelque temps comme ce fut le cas en 2005

1] Qu'est-que qu'une cellule souche ?

a) Les cellules souches embryonnaires

Ce sont des cellules souches pluripotentes que l'on trouve dans l'embryon, le foetus ou dans le sang du cordon ombilical. Elles peuvent s'adapter et prendre les propriétés de n'importe quel tissu de l'organisme et se multiplier permettant ainsi de réparer des organes ou tissus dégradés.
Lors de la division cellulaire, 5 à 7 jours après la fécondation, les cellules souches embryonnaires engendrent successivement toutes les autres cellules de l’organisme, grâce à des étapes de différenciation et de prolifération. Elles sont nombreuses dans les premiers stades de développement de l’embryon et relativement faciles à cultiver in vitro. Il existe plusieurs types de cellules souches embryonnaires:
-Les totipotentes : différenciation en toutes  cellules de l'organisme => prélevées durant les 4 premiers jours après la fécondation
-Les pluripotentes : différenciation en toutes cellules de l'organisme mais incapacité à constituer un organisme entier => + de 4 jours après fécondation
-Les multipotentes : cellules déjà déterminées, mais différenciation en différents types de cellules, capacité à se renouveler => dans l'embryon ou organisme adulte
-Les unipotentes : différenciation en un unique type de cellules.
Les cellules les plus aptes à être exploitées de part leur potentialités et le moment de leur prélèvement sont les cellules souches pluripotentes.

b) Les cellules souches adultes

 Les cellules souche adultes se trouvent dans pratiquement tous les tissus de l'organisme. Ce sont des cellules multipotentes. Elle ont la capacité de s'autorenouveler et de donner naissance à d'autres cellules mais appartenant déja à un tissu. Elles sont donc, malgré tout, engagées dans une fonction, leur rôle principal au sein de l'organisme est déjà determiné.
Leur potentiel est donc moindre par rapport à celui des cellules souches embryonnaires, au niveau de la différenciation et de la prolifération des cellules.
Il a été cependant découvert, dans la moelle osseuse, un type de cellules souches pouvant plus facilement se différencier.

L'objectif actuel est de pouvoir exploiter ces cellules souches qui ne pose aucun problèmes d'éthique. Les chercheurs se penchent donc sur l'utilisation d'un "serum" pouvant faire rajeunir ces cellules souches adultes en leur redonnant toutes les vertus des cellules souches embryonnaires.
 cellsouchev2.jpg 

c) Le clonage thérapeutique


Le clonage thérapeutique consiste à injecter des cellules souches dans un organisme pour que celles-ci réparent les tissus abîmés. Il existe 2 méthodes:

1/ Avec les cellules souches embryonnaires :

Il s'agit de cultiver les cellules souches produites par des embryons obtenus par fécondation in vitro, ces embryons étant ensuite détruits.Ce sont des cellules souches embryonnaires qui sont ici utilisées, conférant à cette technique de nombreux avantages dus à l'importante potentialité de ces cellules. Mais le risque est que les greffes sur des patients pourraient entrainer un rejet immunitaire. En effet, les cellules produites ne sont pas identiques génétiquement aux organismes recevant la transplantation des cellules souches.

2/ Avec les cellules souches adultes :
Il s'agit d'utiliser les cellules souches se trouvant dans les tissus adultes d'un patient et de les injecter chez ce même patient. Il n'y a donc pas de problème de rejet immunitaire car l'organisme donneur est aussi l'organisme receveur, donc génétiquement identique. Mais ces cellules ne sont pas aussi efficaces que les cellules embryonnaires, elle sont déja pré-déterminées et ne peuvent pas s'adapter aux tissus endommagés.
 Clonage thérapeutique à partir de cellules souches adultes

Pegasys

Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le peginterféron alfa-2a appartient au groupe de médicaments appelés interférons. Il s'utilise pour soigner l'hépatite B chronique et l'hépatite C chronique qui sont des affections du foie. Le peginterféron alfa-2a agit en aidant le système immunitaire à combattre le virus de l'hépatite B et C, et en empêchant le virus de se reproduire facilement.
Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.
Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait être nuisible aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

 

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose usuelle de peginterféron alfa-2a est 180 µg (microgrammes) pris 1 fois par semaine pendant 48 semaines. Si aucune amélioration ne se manifeste après 12 semaines d'emploi, il se pourrait que votre médecin interrompe le traitement. Ce médicament est habituellement injecté sous la peau (voie sous-cutanée) dans l'abdomen ou dans la cuisse.
Si vous faites vos propres injections, il est essentiel que vous respectiez soigneusement les indications de votre professionnel de la santé ainsi que les directives du mode d'emploi qui accompagne le médicament. Le médicament devrait s'utiliser dès qu'il a été reconstitué. Les aiguilles et les seringues ne devraient jamais être utilisées de nouveau. Toutes les aiguilles et les seringues usagées devraient être mises dans un contenant pour objets pointus et tranchants et gardées hors de la portée des enfants.
Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.
Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin.
Si vous oubliez une dose de peginterféron alfa-2a et que vous vous rendez compte de cette omission dans les jours suivants, injectez la dose omise aussitôt que possible. Si plus de 2 jours ont passé, consultez votre médecin pour qu'il vous donne des instructions précises sur la conduite à tenir. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose.
Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants. Évitez le gel et n'agitez pas ce médicament avant l'emploi. N'utilisez pas ce médicament s'il est d'une coloration anormale ou si la solution est chargée de particules.
Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

180 µg par 0,5 mL (seringue préremplie)
Chaque dose de 0,5 mL de solution stérile, prête à l'emploi pour injection sous-cutanée contient 180 µg de peginterféron alfa-2a (exprimés en quantité d'interféron alfa-2a). Ingrédients non médicinaux : chlorure de sodium, polysorbate 80, alcool benzylique, acétate de sodium trihydrate, acide acétique et eau pour injection.
180 µg par mL (fiole unidose)
Chaque mL de solution stérile, prête à l'emploi pour injection sous-cutanée contient 180 µg de peginterféron alfa-2a (exprimés en quantité d'interféron alfa-2a). Ingrédients non médicinaux : chlorure de sodium, polysorbate 80, alcool benzylique, acétate de sodium trihydrate, acide acétique et eau pour injection.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Le peginterféron alfa-2a ne devrait pas s'utiliser dans les circonstances ci-après :
  • une allergie au peginterféron alfa-2a, à un autre interféron, à des produits dérivés de Escherichia coli, au polyéthylèneglycol ou à l'un des ingrédients du médicament ;
  • le sujet est un nourrisson ;
  • une hépatite auto-immune ;
  • une cirrhose décompensée ;
  • une infection par le V.I.H. et le V.H.C (respectivement le virus de l'immunodéficience humaine et le virus de l'hépatite C) accompagnée d'une cirrhose dont le score Child-Pugh initial est supérieur ou égal à 6.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.
Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.
Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :
  • une baisse de la libido ;
  • de la diarrhée ;
  • de la somnolence ;
  • une peau sèche, une démangeaison cutanée ;
  • une sécheresse de la bouche ;
  • des symptômes semblables à ceux de la grippe (une fatigue inaccoutumée, une fièvre, des frissons, un vague endolorissement musculaire, des douleurs articulaires et des maux de tête) ;
  • une rougeur de la peau ;
  • des cheveux moins épais ;
  • de l'indigestion ;
  • une perte de l'appétit ;
  • de la nausée ;
  • de la douleur dans les os, les articulations, ou les muscles ;
  • une rougeur, une enflure, des ecchymoses, une irritation ou une démangeaison au point de l'injection ;
  • des troubles du sommeil ;
  • des vomissements ;
  • des fluctuations pondérales (perte ou gain).
La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.
Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :
  • une douleur abdominale, ou une enflure ;
  • une anémie (de la pâleur, un état de faiblesse générale, un essoufflement) ;
  • une diarrhée sanglante ;
  • des changements de l'humeur (par ex. de l'irritabilité, une dépression, de l'anxiété, de l'agressivité) ;
  • de la confusion ;
  • des étourdissements ;
  • une douleur oculaire ou un gonflement des tissus de l'œil ;
  • une élévation du sucre sanguin (une soif accrue, un plus gros appétit, de la faiblesse, de la somnolence, une vision floue, une perte de poids) ;
  • un faible taux de sucre sanguin (des maux de tête, la faim, de la faiblesse, de l'irritabilité, des troubles de la concentration) ;
  • une douleur au bas du dos ou sur le côté ;
  • des sensations d'engourdissement, de picotements ou de brûlure ;
  • des signes d'infection (par ex. des frissons, une fièvre, une toux, des maux de gorge, une évacuation difficile ou douloureuse de l'urine, une difficulté respiratoire) ;
  • des ulcères ou des lésions dans la bouche ou dans la gorge, des ecchymoses ou des saignements inaccoutumés (par ex. un saignement des gencives, des saignements de nez, du sang dans l'urine, une peau tachetée de minuscules points rouges) ;
  • des anomalies du champ visuel (par ex. une vision floue, une perte de la vision) ;
  • une aggravation du psoriasis.
Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :
  • des battements de cœur rapides ou irréguliers (des palpitations) ;
  • une intense démangeaison (qui se propage en formant des cloques, un décollement de la peau) ;
  • des pensées ou des tentatives suicidaires ;
  • des symptômes d'une crise cardiaque (par ex. une grave douleur thoracique, ou pression, de la douleur dans un bras ou une épaule, de la nausée, de la sudation) ;
  • des symptômes d'une grave réaction allergique (par ex. de l'urticaire, une difficulté respiratoire, une boursouflure du visage, une enflure de la bouche, de la gorge ou de la langue) ;
  • des symptômes d'un accident vasculaire cérébral (par ex. des maux de tête intenses et soudains, une subite faiblesse ou un engourdissement dans les bras ou les jambes, de subites anomalies du champ visuel, un étourdissement soudain).
Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous prenez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.
Réactions allergiques : dans de rares cas, ce médicament peut causer de graves réactions allergiques. Si vous observez une poussée d'urticaire, une boursouflure du visage ou une enflure de la gorge, ou une difficulté respiratoire, arrêtez de prendre ce médicament et obtenez immédiatement des soins médicaux.
Affections auto-immunes : ce médicament peut causer ou aggraver les affections auto-immunes, notamment la myosite, l'hépatite, le purpura thrombopénique immunologique (PTI), la polyarthrite rhumatoïde, la néphrite interstitielle, la thyroïdite et le lupus érythémateux disséminé. Si le psoriasis apparaît, la prise du médicament doit cesser.
Glucose sanguin (sucre) : ce médicament peut causer une baisse ou une élévation du sucre sanguin. Les personnes atteintes de diabète devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, de l'influence de leur affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Si vous ressentez les symptômes d'une élévation du sucre sanguin (une soif accrue, de la faim, de la faiblesse, de la somnolence, une vision floue, une perte de poids) ou d'une baisse du sucre sanguin (des maux de tête, de la faim, de la faiblesse, de l'irritabilité, des troubles de la concentration) pendant que vous employez ce médicament, communiquez avec votre médecin.
Problèmes de production de sang : il se peut que ce médicament freine la fonction de la moelle osseuse et cause des problèmes comme une baisse de la numération des plaquettes, une diminution du nombre de globules blancs et une anémie. Votre médecin surveillera la survenue de ces problèmes en vous prescrivant des analyses de sang. Si vous avez une fièvre persistante et des frissons, si vous notez de la fatigue, un essoufflement ou l'apparition d'ecchymoses aux moindres traumatismes ou des saignements, communiquez avec votre médecin.
Troubles du côlon : ce médicament peut causer certains types de colites. Signalez toute douleur abdominale ou gastrique, diarrhée sanglante ou fièvre à votre médecin immédiatement.
Dépression et autres troubles psychiques : ce médicament peut causer une dépression et d'autres troubles psychiques. Les personnes ayant des troubles psychiques préexistants devraient faire l'objet d'une surveillance médicale stricte pendant qu'elles prennent ce médicament, car il pourrait aggraver ces troubles. Si vous ressentez une tristesse inaccoutumée ou du désespoir, si vous constatez d'autres modifications du comportement ou de l'humeur, prenez contact avec votre médecin immédiatement.
Étourdissements ou vigilance réduite : ce médicament peut causer des symptômes d'étourdissements, de confusion et de fatigue. Évitez de conduire ou de faire fonctionner des machines lourdes si vous observez l'un de ces symptômes.
Troubles de la vue : les personnes qui utilisent ce médicament ont signalé certains troubles de la vue. Si vous remarquez des modifications de la vision pendant que vous prenez ce médicament, communiquez avec votre médecin.
Symptômes semblables à ceux de la grippe : ce médicament peut causer une réaction qui ressemble aux symptômes de la grippe, notamment une sensation d'endolorissement musculaire, de la fièvre, des frissons et des maux de tête. En vue d'enrayer ces symptômes, il se pourrait que votre médecin vous recommande de prendre de l'acétaminophène avant chaque dose de ce médicament, et quand le besoin s'en fait sentir.
Liquides : ce médicament peut entraîner une déshydratation. Les personnes qui prennent ce médicament devraient boire une quantité adéquate de liquides, surtout quand il fait chaud ou lorsqu'elles font de l'exercice.
Maladie cardiaque : ce médicament, comme de nombreux médicaments semblables, peut causer des troubles cardiaques qui se manifesteraient par une pression artérielle élevée, une douleur thoracique, une crise cardiaque, des anomalies du rythme cardiaque et une insuffisance cardiaque. Les personnes qui ont déjà subi une crise cardiaque, une insuffisance cardiaque, ou des modifications du rythme cardiaque (une arythmie) devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, de l'influence de ce trouble sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Les personnes atteintes d'une maladie cardiaque grave, instable ou rebelle ne devraient pas employer ce médicament.
Maladie du rein : les personnes atteintes d'une maladie du rein devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament peut influer sur leur état pathologique et de la pertinence d'une surveillance médicale. Il est possible que les personnes ayant une fonction rénale diminuée doivent en employer une plus faible dose.
Fonction hépatique : les personnes qui prennent ce médicament feront l'objet de fréquents examens ciblant leur fonction hépatique. Les personnes dont la fonction hépatique est diminuée devraient peut-être employer une plus faible dose de ce médicament ou cesser de l'employer.
Troubles pulmonaires : il se pourrait que certaines affections du poumon soient détectées chez les personnes qui utilisent ce médicament. Si vous avez de la fièvre, une toux ou un essoufflement, communiquez avec votre médecin.
Pancréatite : ce médicament pourrait entraîner une pancréatite susceptible de menacer la vie. Si des symptômes de pancréatite apparaissent (par ex. une intense gêne abdominale avec ou sans vomissements) demandez immédiatement des soins médicaux.
Accident vasculaire cérébral : ce médicament a été lié à des accidents vasculaires cérébraux. Si vous ressentez des symptômes d'accident vasculaire cérébral (par ex. des maux de tête intenses et soudains, une subite faiblesse ou un engourdissement dans les bras ou les jambes, de subites anomalies du champ visuel, un étourdissement soudain) pendant que vous employez ce médicament, demandez immédiatement des soins médicaux.
Troubles de la thyroïde : ce médicament peut aggraver ou causer une hypothyroïdie (un déficit en hormones thyroïdiennes) ou une hyperthyroïdie (un excès d'hormones thyroïdiennes). Les personnes ayant des antécédents de troubles de la thyroïde devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, de l'influence de leur affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Transplantations : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie pour les personnes ayant subi une greffe du foie ou une autre greffe d'organes.
Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement. Les femmes susceptibles de procréer devraient utiliser une méthode de contraception efficace pendant qu'elles emploient le peginterféron alfa-2a.
Allaitement : on ignore si le peginterféron alfa-2a passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.
Enfants et adolescents : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants. Ce médicament n'est pas recommandé pour les nouveau-nés ni pour les tout-petits parce que le peginterféron alfa-2a contient de l'alcool benzylique, et pourrait leur nuire.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le peginterféron alfa-2a et l'un des agents ci-après :
  • les produits de médecine orientale traditionnelle à base de plantes médicinales (Sho-Saiko-To [SSKT] ou Xiao Chai Hu Tang),
  • la méthadone,
  • la telbivudine,
  • la théophylline.
Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin peut vous demander de :
  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.
L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.
D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

Le pain, aliment ami ou ennemi?

Le pain blanc, celui de nos boulangeries modernes est réalisé avec des farines raffinées, c'est-à-dire privées de leur son. Ce pain est pauvre en fibres, minéraux, vitamines B et acides aminés essentiels. L'amidon du pain se digère vite et sans présence de fibres, le glucose libéré passe rapidement la barrière intestinale et augmente rapidement laglycémie. L'index glycémique du pain blanc est de 75, celui du pain complet 50. La mauvaise qualité du pain tient également aux techniques boulangères actuelles et l'ajout de nombreux ingrédients dans la pâte : gluten, farines de lupin ou de soja pour la texture, enzymes pour favoriser la levée rapidement, substances anti-rancissement, arômes de synthèses... en tout plus de 80 adjuvants sont répertoriés dans les mélanges de farine tout prêts livrés aux boulangers.

Ainsi on observe de plus en plus d'intolérance ou d'allergies aux pains blancs mais également aux pains bio complets. Les symptômes de cette intolérance peuvent être très divers :
- brûlure d'estomac, hernie hiatale dans certains cas,
- diarrhée ou constipation chronique,
- colite plus ou moins grave,
- acné ou eczéma,
- douleurs articulaires,
- oedème dans les jambes,
- hypoglycémie anormales,
- fatigue chronique avec parfois un état dépressif.

Parfois, il suffit de remplacer le blé par l'épeautre, le seigle ou des blés anciens pour que les symptômes disparaissent.

Plusieurs travaux ont été menés part des spécialistes, dont le docteur Seignalet, (voir notre dossier du mois Sur le régime Seignalet), qui permettent de comprendre les mécanismes de cette intolérance. Les blés modernes même cultivés en bio ne conviennent pas à la plupart d'entre nous : - Le code génétique du blé a profondément été modifié par les hybridations successives qui ont conduit au blé moderne. - Le blé moderne est plus riche en gluten que les blés anciens - Le gluten est beaucoup plus agglutinant et donc plus allergisants. D'après les travaux du Dr Seignalet, les modifications ont été très rapides et les enzymes de l'homme n'ont pas eu le temps de s'adapter.

D'autres parts, nos intestins, de plus en plus malmenés par toutes sortes de molécules « étrangères » à la vie » (résidus phytosanitaires, additifs divers ...) ne jouent plus correctement leur rôle de barrière et laissent passer ces molécules mal digérées dans notre organisme qui réagira plus ou moins violemment. - Soit notre organisme sollicite directement nos défenses immunitaires avec des réactions de types allergies ou des maladies auto-immunes. (maladies autoimmunes) - Soit il met à contribution toutes nos possibilités d'élimination des toxines grâce à nos divers émonctoires : peau, poumons, appareil urinaire, appareil génital, appareil digestif. (maladies d'éliminations) - Soit il stocke dans nos tissus les déchets ingérables par nos systèmes d'élimination, générant les maladies d'encrassage (rhumatismes, fatigue chronique, cancer..).

Intolérance ou allergie : Il ne faut pas confondre intolérance aux blés modernes et intolérance ou allergie augluten. On appelle gluten l'ensemble des protéines insolubles dans l'eau contenues dans les céréales suivantes : blé, épeautre, petit épeautre, kamut, toutes les variétés de blés anciens, orge, avoine et seigle. Le gluten de chacune de ces céréales est différents et ne présente pas le même risque d'allergénicité. Ainsi les glutens des blés modernes sont des macromolécules particulièrement allergisantes. De la même manière une personne peut être particulièrement sensible au gluten d'une céréale mais pas au gluten d'une autre ... Chacune de ces céréales contient des proportions de gluten différentes. Ainsi, le seigle et le petit épeautre sont relativement pauvre en gluten, les blés modernes sont nettement plus riches en gluten que les blés anciens. L'allergie au gluten ou maladie coeliaque, se traduit par la destruction des villosités de l'intestin grêle. Il en résulte des diarrhées sanguinolentes et une mal absorption quasi totale des aliments. On observe alors un état de dénutrition gravissime. La vraie allergie implique le système immunitaire : la recherche des IGE spécifiques au gluten est positive. Une biopsie de l'intestin grêle révèle des lésions de la paroi intestinale. Dans le cadre d'une allergie au gluten diagnostiquée, aucune trace de gluten n'est tolérée dans l'alimentation, obligeant le malade à sectionner des aliments garantis officiellement sans gluten.

L'intolérance n'implique elle pas pas le système immunitaire, elle provoquera plutôt des réactions de type « élimination » ou « encrassage », la recherche d'IGE spécifique au gluten se révèle négative. Dans ce cas, la personne intolérante s'efforcera de supprimer au maximum tout aliment contenant du gluten. Elle pourra, selon les cas, supporter occasionnellement une petite dose de gluten et pourra consommer sans risques toutes les céréales naturellement sans gluten : riz, millet, sarrasin, quinoa, amarante.

Toux (toux sèche - toux grasse - toux chronique)

Définition de la toux - Qu'est-ce que la toux ?


Toux définitionLa toux est une expiration brusque et bruyante, réflexe ou volontaire, assurant l'expulsion de l'air contenu dans les poumons (la vitesse d'expulsion peut atteindre les 900 km/h), il s'agit d'une réaction du corps à une irritation, c'est un réflexe vital, un mécanisme de défense. La toux a pour but également de protéger les poumons.

La toux est en quelque sorte un mal nécessaire permettant l'expulsion de substances indésirables (poussière, corps étrangers) ou est l'expression d'une maladie grave, toutefois la toux n'est pas une maladie mais est le symptôme d'autres maladies ou infections. La toux est toujours un processus pathologique.

Mécanisme de la toux
En cas d'attaque extérieure (microbe, maladie,...) les voies respiratoires supérieures comme la gorge ou la trachée qui sont munies de récepteurs sont stimulées et vont envoyer un message au cerveau (au niveau du centre de la toux). Ensuite le cerveau réagit tout de suite en provocant une fermeture de la glotte et une contraction musculaire, en particulier au niveau du diaphragme, c'est la toux.

toux infographie mécanisme toux
>>

 
virus touxRemarque: vu que la toux est un symptôme d'une autre maladie ou infection (>> voir sous définition), la recherche de la cause joue un rôle essentiel dans la thérapie (le but alors étant d'éliminer la cause).
Les causes de la toux peuvent être :

> un refroidissement : en général provoqué par un ou plusieurs virus, on estime qu'environ 90% des toux aiguës sont provoquées par des virus
> le rhume et/ou la sinusite

causes toux> le froid, provoquant l'irritation des voies respiratoires
> la fumée, provoquant l'irritation des voies respiratoires

> diverses maladies infectieuses : pneumonie, tuberculose, coqueluche (avec une toux quinteuse), diphtérie.
> une bronchite aiguë

> une bronchite chronique ou une toux du fumeur =
BPCO (pour bronchopneumopathie chronique obstructive), la BPCO est une maladie de plus en plus fréquente
> l'emphysème pulmonaire, un stade avancé de la bronchite chronique
> l'asthme

> l'allergie (rhinite allergique ou rhume des foins,...)

> le cancer du poumon et d'autres cancers (cancer du larynx, etc)

> des effets secondaires ou indésirables de certains médicaments (typiquement les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine = IECA comme l'énalapril, indiqués par exemple pour soigner l'hypertension, plus d'infos sous symptômes à ce sujet)

> une embolie pulmonaire


> un reflux gastro-oesophagien (brûlure d'estomac)

> la nervosité, le stress ou la timidité excessive

> une insuffisance cardiaque gauche


Symptômes de la toux - Différentes formes de toux : Toux sèche - Toux grasse - Toux chronique - Toux médicamenteuse


 

On distingue principalement 4 sortes de toux, les symptômes et les origines sont différents pour chaque toux :
1. la toux sèche
2. la toux grasse
3. la toux chronique
4. la toux médicamenteuse
toux sèche1. toux sèche (aussi appelé toux irritative ou encore toux non productive) :
Durée :
La plupart du temps il s'agit d'une toux aiguë (sur une courte durée)
Symptômes :
Il s'agit d'une toux comme son nom l'indique sèche qui ne produit et n'évacue pas de mucus, inutile, épuisante et qui peut parfois aggraver des lésions existantes.

Causes :Les origines d'une toux sèche sont souvent virales et peuvent être accompagnées par un rhume, une otite, un refroidissement : c'est en général le symptôme du début du refroidissement.
Comme on le voit sur l'infographie ci-dessous en cas d'infection virale (ex. refroidissement ou rhume) la toux sèche apparaît après plusieurs jours mais précède en général la toux grasse.
Refroidissement symptomes
La toux sèche peut également être l'effet secondaire d'un médicament (>> voir ci-dessous).


Toux grasse2. toux grasse (ou toux productive) :
Durée :
Il peut s'agir d'une toux aiguë ou chronique
Symptômes :
Cette toux ramène une expectoration, utile pour dégager les voies respiratoires. On sent bien que la toux est grasse et productive.

Causes :
Les origines d'une toux grasse peuvent être : la bronchite, la bronchite chronique (comme la BPCO), l'emphysème, la phase avancée d'un refroidissement, un rhume,...
toux chronique tabac3. toux chronique :
Durée :
Comme son nom l'indique, cette toux est chronique, c'est-à-dire qu'elle persiste pendant plus de 2 mois et est toujours le symptôme d'une maladie sous-jacente.
Symptômes :
Voici quelques symptômes typiques d'une forme de toux chronique (la toux du fumeur ou BPCO) :
- toux fréquente, même sans refroidissement
- toux matinale avec expectorations
- dyspnée à l'effort
- respiration sifflante

Il est conseillé de consulter rapidement un médecin pour ce type de toux.


Les origines possibles d'une toux chronique peuvent être : la BPCO (= toux du fumeur), problèmes ORL (oreilles, nez, larynx), bronches : asthme, bronchite chronique, tabac, cancer, appareil digestif : reflux gastro-oesophagien, coeur : insuffisance cardiaque gauche.
toux symptomes médicaments
4.
toux comme effet indésirable d'un médicament :
Durée :
Cette toux dure le temps de la prise des médicaments
Symptômes
:
Toux sèche
Cause :
Provoqué la plupart du temps par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA) par exemple à base de captopril, enalapril ,... médicaments utilisés dans le traitement de l'hypertension, parlez à votre médecin si vous supposez que c'est le cas pour vous, afin de changer de médicament.
Témoignage patient sur les médicaments qui provoquent la toux, ici concernant l'énalapril (un anti-hypertenseur de type IECA) :

Complications de la toux - Risques lors de toux


La toux étant un symptôme d'une maladie (infectieuse, chronique,...), il se peut que cette maladie sous-jacente de la toux aboutisse à de sérieuses complications. C'est le cas par exemple avec la pneumonie, une maladie infectieuse à prendre très au sérieux, c'est pourquoi dès qu'une toux devient suspecte (voir ci-dessous), il faut se rendre rapidement chez son médecin.
La toux peut aussi dans certains cas provoquer de la fatigue ou au contraire de l'agitation ainsi que de l'insomnie.
Parfois la toux peut mener à des douleurs dans la cage thoracique, en particulier suite à la contraction répétée du diaphragme (muscle actif dans le mécanisme de la toux).
Si la toux est violente (très forte et de façon répétée) on peut observer les complications suivantes: lésions au niveau des bronches ou des poumons, pneumothorax, certaines formes d'hémorragie, fracture de côtes (chez patients fragiles), etc. 

Résumé sur la toux

Poumon pneumonieLa toux est un mécanisme de défense du corps qui permet l'expulsion de substances indésirables (découvrez une infographie sur le mécanisme de la toux). Il faut savoir que la toux n'est pas, au sens strict, une maladie mais un symptôme et est toujours un processus pathologique.
La toux survient suite à une stimulation des voies aériennes (trachée ou bronches), celles-ci envoient un message au cerveau, dans le centre de la toux, qui va ensuite déclencher une contraction musculaire (au niveau du diaphragme en particulier).
La toux peut avoir de nombreuses causes. En automne et en hiver, l'une des causes les plus fréquentes est une maladie infectieuse (virale, bactérienne) qui provoque surtout des toux sèches et grasses.
Une toux doit toujours être prise très au sérieux dans la recherche de la cause, en effet dans certains cas la toux peut être le signe d'une maladie plus grave comme l'asthme ou un cancer (du poumon, du larynx, etc). Découvrez toutes les causes
On peut classer la toux en 4 types différents: la toux sèche, la toux grasse, la toux chronique et la toux médicamenteuse.
La toux sèche est souvent l'un des premiers signes du refroidissement (rhume), cette toux se transforme souvent après quelques jours en une toux grasse.
Mieux comprendre les différentes formes de toux
traitement médicament touxLe traitement de la toux varie en fonction de la cause, si possible on essayera toujours de soigner l'origine de la maladie.
Dans certains cas on pourra seulement traiter les "symptômes".
Le médecin ou pharmacien pourra vous prescrire des antitussifs (codéine, dextrometorphane) en cas de toux sèche ainsi que des fluidifiants (N-acétylcystéine) ou expectorants en cas de toux grasse. En cas de toux grasse ou productive, il est très important de ne pas utiliser d'antitussifs (sauf avis médical), car il faut laisser "mûrir" la toux.

plantes médicinales touxLa phytothérapie peut être une très bonne alternative, en particulier la toux grasse ou productive. Il existe un très grand nombre de plantes médicinales pour prévenir ou soigner cette affection. Mentionnons ici les principales plantes utilisées: le thym, la racine de guimauve, les bourgeons de sapin ou la pulmonaire.
Les principaux bons conseils sont:
- Traiter une toux le plus rapidement possible (pour éviter toute complication)
- Boire beaucoup, en particulier des boissons chaudes (tisanes contre la toux) avec du miel
- Humidifier les chambres (la sécheresse favorise la toux)
 

Conseils pour soigner la toux - Conseils thérapie de la toux

bons conseils pour soigner la toux> Tout d'abord, il est très important de soigner une toux le plus rapidement possible afin d'éviter des complications. Voir les médicaments et les remèdes naturels à disposition contre la toux.
> Vous pouvez faire des inhalations : par exemple avec des huiles essentielles à base de de thym, d'eucalyptus ou de camomille avec de l'eau très chaude à bouillante.
 
 

Miel> Buvez des boissons chaudes (évitez les boissons froides). Comme des tisanes à base de plantes médicinales, par exemple une tisane de thym avec du sucre et surtout avec du miel. 
                     
 
 
 
> Appliquez des pommades sur la peau en friction à base d'huiles essentielles par exemple à base de menthol ou de camphre.
Attention ne pas appliquer des pommades contenant du camphre ou du menthol chez les enfants de moins de 30 mois, utiliser dans ce cas des formules pour bébé !
> Prenez des bonbons contre la toux (à base de miel ou en mélange de plantes à base de bourgeons de sapin, mauve ou mousse d'Islande ).
Remarque : Il semblerait que selon de récentes études cela soit plutôt l'effet du sucre (ou du bonbon) lui-même qui favorise la salivation et permet ainsi de mieux soigner la toux et davantage peut-être que les plantes elles-mêmes.
> Vous pouvez utiliser un humidificateur, cela permet d'hyrater les muqueuses et améliore l'état d'une toux.
> Le cas échéant, surtout lors d'accès de toux nocturne, surélevez la tête du lit.
>> autres thèmes sur la toux :

 Prévention de la toux - Comment prévenir la toux ?

 
> Diminuez, voire arrêtez si possible votre consommation de tabac. Le tabac favorise la toux, en particulier la fameuse toux du fumeur (ou BPCO).
> La toux est souvent causée par des virus. Afin de limiter leur transmission, il est conseillé de bien se laver les mains.
> Buvez beaucoup, boire permet de diluer les virus et donc de limiter le risque d'avoir une toux.
 
  Médicaments contre la toux - Antitussifs - Sirop toux - Remède toux


Selon le type de toux (sèche - grasse) des médicaments différents seront utilisés :
1. toux sèche
2. toux grasse
3. toux chronique
4. toux médicamenteuse

Sirop toux1. Contre la toux sèche (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur ce type de toux), on peut utiliser des *médicaments à base de :
> dextromethorphane, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : dans Bexine®, Calmerphan®, Dextrocalmine®, Pulmofor®, Vicks®, Prétuval®, Bénical®, Bisolvon® dextromethorphane

- en France : dans Akindex®, Atuxane®, Dexir®, Drill® Toux, Nodex®, Nortussine®, Privatux®, Tuxium® entres autres
> codéine, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : Codéine® Knoll, Tricodein® Solco, Makatussin® Nouvelle Formule.
La codéine est également présente dans des médicaments composés.
- en France : demandez conseil à votre pharmacien ou médecin
> noscapine, en vente sous forme de gouttes, sirop, suppositoires,...
- en Suisse: Hederix® (remarque sur le Sirop Hederix®: si le sirop semble être trouble, cela n'est pas une altération du sirop, mais est dû à sa forme galénique. En effet, le principe actif est encapsulé, afin d'améliorer la conservation du produit), DemoTussil®, Tussanil-N®, Tossamine®, Tossamine® Plus, Tuscalman®
> butarimate, en vente sous forme de sirop.
en Suisse : DemoTussol®, NeoCitran® Antitussif, Sinecod®
> des antihistaminiques H1 (antiallergiques), en vente sous forme de sirop contre la toux : à base d'oxomémazine, par exemple dans Toplexil®
* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
Remarques sur les antitussifs - Le Conseil du Pharmacien
- En général les antitussifs se présentent sous forme de sirop ou parfois de comprimés.
- Les antitussifs agissent sur le centre de la toux au niveau du cerveau, ils bloquent le réflexe de la toux. De ce fait en cas de toux grasse ou toux productive (lire ci-dessous) les antitussifs sont contre-indiqués car ils empêchent l'évacuation du mucus et donc peuvent provoquer un encombrement bronchique.
- Une grande partie des antitussifs sont des opiacés (codéine, dextromethorphane) ou des antihistaminiques. Il faut savoir que ces médicaments ont passablement d'effets secondaires comme des troubles digestifs ou de la somnolence (évitez de conduire un véhicule après la prise d'un antitussif). De plus en cas de surdosage un arrêt respiratoire est possible.
- Relevons aussi que lors de traitement à base d'antitussifs il faut absolument éviter de boire de l'alcool.
- Un traitement antitussif devrait avoir une durée de maximum 3 à 5 jours.
Pour plus d'informations demandez conseil à votre pharmacien ou médecin.

2. Contre la toux grasse (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Pour rappel (sauf avis médical contraire): ne pas utilisez des antitussifs comme la codéine ou le dextrometorphane en cas de toux grasse ou productive. Car dans ce type de toux il est important de faire sortir le mucus pour faire "mûrir" la toux. Les antitussifs ayant tendance à bloquer ce processus.
On utilise contre la toux grasse principalement des expectorants et/ou fluidifiants
> Les *expectorants sont soit salins (ammonii chloridium,...) ou à base d'extraits de plantes (guaifénésine par exemple, dans Résyl® ou Toplexil® ou à base d'ipéca)
> Les *fluidifiants (diminuent la viscosité du mucus) :

- à base de *N-acétylcystéine, sous forme de comprimés, comprimé effervescent, sachet,... :
en France : Broncholar®, Euronac®, Exomuc®, Fluimucil®, Solmucol®,...
en Suisse : Fluimucil®, Solmucol® (en sachet à diluer), ACC Sandoz®,... (attention ces médicaments ne sont pas stables, le sirop ne se conserve que 14 à 16 jours).
Interaction de la N-acétylcystéine
Suite à une interaction avec différents antibiotiques du types amoxicillines, pénicillines, tétracyclines, céphalosporines, aminoglycosides, macrolides et amphotérocines : respecter un intervalle de 2 heures entre la prise de N-acétyscystéine et de l'antibiotique.

- à base de *carbocystéine, sous forme de sirop, gouttes, spray :
en France : Broncathiol®, Brochocyst®, Dimotap® expectorant, Fluditec®, Tussilène®,... entre autres
en Suisse : Rhinathiol®, Méphathiol®, Mucogeran®,...
Remarque importante, prescription chez les enfants
La carbocystéine et la N-acéytlcystéine sont contre-indiquées en France chez les enfants de moins de 2 ans, car plusieurs cas de complications respiratoires sont apparus dans ces dernières années.
En Suisse le pharmacien ne devrait pas remettre la carbocystéine et la N-acéytlcystéine chez un enfant de moins de 2 ans. Selon la situation un médecin peut prescrire la carbocystéine et la N-acéytlcystéine pour des enfants de 1 à 2 ans. En desous d'un an cela reste contre-indiqué pour le pharmacien et le médecin.
Il est de ce fait conseillé de ne jamais donner de médicament antitussif à un enfant de moins de 2 ans sans avis médical et de privilégier les simples mesures d’hygiène :
d
ésobstruction nasale pluriquotidienne au sérum physiologique en cas d’encombrement nasal, éviction de l’exposition au tabac, hydratation régulière du nourrisson et limitation de la température à 19-20°C dans la chambre.
Source: Pharmavista.net, 10 mai 2010 + 11 novembre 2010
> Médicaments à base de plantes, sous forme de bonbons, de sirop,... : bourgeon de sapin, lierre, racine de guimauve (>> voir toutes les plantes pour soigner la toux de façon naturelle )
plante toux* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
3. Contre les toux chroniques (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
traitement toux médicamenteuseLa thérapie consiste à calmer la toux selon qu'il s'agisse d'une toux sèche ou grasse : dans tous les cas prière de consulter un médecin car cette toux cache ou peut cacher en général une maladie sous-jacente (BPCO, cancer,...), il faudra donc plutôt soigner la cause de cette maladie..
4. Contre les toux médicamenteuses (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Parlez à votre médecin pour changer de traitement ou trouver une autre solution.
 

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