Translate

Météo

MeteoMedia

16 mars 2013

Tachycardie supraventriculaire paroxystique

Définition du mot Tachycardie supraventriculaire paroxystique :
- Tachycardie : accélération du rythme cardiaque qui accompagne certains états infectieux (Définition du mot Infectieux : Infectieux est le terme médical utilisé pour décrire ce qui a la capacité de provoquer une infection) , toxiques (Définition du mot Toxique : Se dit d’un poison ou de ce qui agit comme un poison, c’est-à-dire de toute substance nocive pour l’organisme) , nerveux... ou cardio-vasculaires.
- La tachycardie est dite sinusale lorsqu'il s'agit d'une simple accélération du rythme cardiaque normal, le plus souvent en dessous de 150 battements/minute.
- Lorsque le lieu de départ (foyer) de l'excitation électrique est :

-> auriculaire (ou atrial) : le foyer est ectopique, non sinusal et la tachycardie est très rapide mais régulière, entre 150 et 250 battements par minute ;

-> au-dessus du ventricule, la tachycardie est dite supraventriculaire. On la retrouve, par exemple :

* dans le syndrome de Wolff-Parkinson-White (Définition du mot Syndrome de Wolff-Parkinson-White : Trouble du rythme cardiaque qui se manifeste à l'électrocardiogramme par une fibrillation auriculaire , un aspect de bloc de branche et parfois crises de tachycardie paroxystique supraventriculaire. ) ;

* dans la maladie de Bouveret* (ou tachycardie jondtionnelle paroxystique) se manifestant alors par des accès de d'accélération du rythme cardiaque qui reste régulier et dont la fréquence dépasse 180 battements/minute. Son début est brutal, sa durée est variable, de quelques minutes à plusieurs heures. Les accés se répètent dans le temps. Il s'agit d'une maladie habituellement bénigne survenant sur un coeur généralement normal ;
-> dans le tissu ventriculaire (tachycardie ventriculaire), le rythme de battement des ventricules est très élevé alors que les oreillettes battent plus lentement. Souvent, son pronostic est très grave en l'absence de réduction (choc électrique), son évolution pouvant se faire vers une fibrillation ventriculaire ( Définition du mot Fibrillation ventriculaire : activation désordonnée des fibres du muscle cardiaque provoquant des contractions irrégulières des ventricules (grandes cavités), entraînant rapidement la mort par arrêt cardiaque. La fibrillation touche habituellement les oreillettes (F. auriculaire), elle provoque habituellement l'arythmie des ventricules. Elle est à risque potentiel emboligène, la perturbation du flux sanguin favorisant la formation de caillots (voir même thromboembolie).
Lorsque la fibrillation touche les ventricules, ceux-ci sont incapables d'éjecter le sang dans le système artériel. Elle entraîne très rapidement la mort par arrêt cardiaque en l'absence d'une réanimation immédiate. )puis vers un arrêt cardiaque.
La maladie de Bouveret* Cette affection est caractérisée par des accès de tachycardie paroxystique supraventriculaire (TPSV) à 200/mn dont le début et la cessation sont très brusques. Une crise peut durer de quelques minutes à plusieurs jours. Le patient ressent des palpitations, une angoisse, des douleurs dans la poitrine et parfois souffre de syncopes ou lipothymies. La fin de la tachycardie est brusque et s'accompagne d'éructations, de bâillements, d'émission d'urines abondantes (polyurie) avec mictions impérieuses, et de lassitude.
Le diagnostic est confirmé par l'électrocardiogramme en période de crise. En dehors des crises, le tracé de l'électrocardiogramme est normal.
Les causes sont variables. Le plus souvent, la tachycardie paroxystique supraventriculaire survient sur un coeur sain. Parfois, le médecin découvre une valvulopathie, une cardiothyréose, un coeur pulmonaire chronique, un syndrome de Wolff-Parkinson-White.

Le syndrome de Wolff-Parkinson-White (WPW) est un syndrome de pré-excitation électrique : il existe une voie de conduction anormale entre l'oreillette et le ventricule aboutissant à la dépolarisation prématurée du ventricule.
Cliniquement, ce syndrome se manifeste par des crises de tachycardie paroxystique type Bouveret.
L'électrocardiogramme permet le diagnostic : l'espace PR est court.
Mis à part les accès de tachycardie jonctionnelle, le syndrome de Wolff-Parkinson-White peut entraîner des syncopes ou une mort subite par fibrillation auriculaire compliquée de fibrillation ventriculaire.
L'ablation percutanée par radiofréquence des voies de conduction anormales peut être pratiquée dans des centres très spécialisés. Le traitement médical rejoint celui des autres troubles du rythme.
Pour faire cesser une crise, on essaye les petits moyens :
  • Exercices respiratoires ou de déglutition ;
  • Compression de 30 secondes des globes oculaires ou du glomus sino-carotidien.
En cas d'échec, des médicaments sont nécessaires :
  • Sédatifs injectables : Atarax IM ;
  • Adénosine triphophorique (ATP ou Striadyne IV ) ;
  • Digitaliques rapides (Cédilanide IV) ;
  • Amiodarone IV, vérapamil IV (Isoptine) ;
  • ß-bloquant IV ;
  • Choc électrique externe ou stimulation endocavitaire...
Un traitement préventif est souvent nécessaire pour éviter les récidives:

SIDA : le venin d'abeille pourrait permettre de détruire le VIH

Une toxine présente dans le venin d'abeille serait capable de détruire le VIH
Des chercheurs américains seraient parvenus à utiliser une toxine naturellement présente dans le venin des abeilles pour détruire le VIH, le virus responsable du SIDA.
Si l'on prêtait déjà de nombreuses vertus au venin d'abeille, c'est une découverte inattendue qu'ont faite des chercheurs de l'École de médecine de la Washington University aux Etats-Unis. Cette substance pourrait aussi permettre de détruire le VIH, et ce, sans affecter les cellules saines. Comme ils l'expliquent dans leur étude, c'est plus précisément une toxine présente dans le venin de ces demoiselles et appelée "mélittine" qui posséderait un tel pouvoir.
Concrètement, la toxine serait en fait capable de percer des trous dans l'enveloppe protectrice qui entoure le VIH, mais aussi d'autres virus. Une propriété déjà connue mais qui n'avait pas été utilisée que contre certains micro-organismes. Néanmoins, selon le Dr Samuel Wickline qui a dirigé les travaux parus dans la revue Antiviral Therapy, de grandes quantités de mélittine circulant librement peuvent provoquer d'importants dégâts dans l'organisme. C'est pourquoi les chercheurs ont utilisé une technique bien particulière au cours de leurs expériences : ils ont utilisé des nanoparticules infusées à la melittine.
Détruire le VIH sans toucher les cellules
Ces nanoparticules sont plus petites que les cellules normales mais plus grandes que le VIH qui est lui particulièrement petit. Par ailleurs, outre la mélittine, les scientifiques ont également ajouté de petites protections supplémentaires à la surface des nanoparticules pour les empêcher de s'attaquer aux cellules normales. Ainsi, lorsque les nanoparticules entrent en contact avec les cellules saines, ces dernières ne font que rebondir dessus et leur membre reste totalement intacte.
En revanche, le VIH qui est lui bien plus petit est capable de se faufiler entre les protections et d'entrer en contact avec la surface de la nanoparticule, où l'attend la toxine du venin d'abeille. Ainsi, "la mélittine sur les nanoparticules fusionne avec l'enveloppe virale. La mélittine forme des pointes poreuses qui rompent l'enveloppe, l'enlevant du virus", explique Joshua L. Hood, principal auteur de l'étude cité dans un communiqué de l'université.
Le principal intérêt de cette approche est de s'attaquer à "une propriété physique inhérente du VIH", à une partie importante de sa structure, ajoute M. Hood. "Théoriquement, le virus est incapable de s'y adapter. Le virus doit avoir une enveloppe protectrice, une double couche qui recouvre le virus". Détruire cette couche conduit donc irrémédiablement à sa mort.
Un gel vaginal pour empêcher la contamination
D'après les scientifiques, cette découverte représente une importante avancée dans le développement potentiel d'un gel vaginal qui pourrait permettre d'éviter la contamination par le VIH. "Nous espérons que dans les endroits où le VIH est largement répandu, les gens puissent utiliser ce gel comme une mesure préventive pour stopper l'infection initiale", précise encore le scientifique. Mais ces travaux pourraient également conduire à la mise au point d'un traitement pour les malades déjà contaminés, en particulier ceux qui montrent une résistance aux autres thérapies.
Pour cela, les nanoparticules pourraient être injectées en intraveineuse et pourraient être capables, en théorie, de faire disparaitre le VIH de la circulation sanguine. "Les particules basiques que nous utilisons ont été développées il y a plusieurs années en tant que produit de sang artificiel. Ça n'a pas très bien marché pour délivrer de l'oxygène mais elles ont circulé en toute sécurité dans le corps et nous ont donné une bonne plateforme à adapter pour combattre différents types d'infections", commente Hood.
Sans le détruire complètement, cette technique pourrait permettre de fournir tout du moins une protection, comme le souligne le scientifique. "Nous l'étudions aussi pour des couples dont un seul des partenaires a le VIH et qui veulent avoir un bébé. Ces particules sont d'elles-mêmes très sûres pour les spermatozoïdes pour la même raison qu'elles le sont pour les cellules vaginales". Les scientifiques comptent donc bien poursuivre leurs travaux qui pourraient d'ailleurs aussi être utiles contre d'autres types de virus comme ceux de l'hépatite.

12 mars 2013

L'athérosclérose affecte l'humanité depuis au moins 4000 ans

L'athérosclérose affecte l'humanité depuis au moins 4000 ans
Selon une recherche qui vient d’être dévoilée, les maladies cardiovasculaires touchent l'humanité depuis au moins 4.000 ans. En effet, des momies datant de plusieurs époques et issues de plusieurs régions ont été étudiées au scanner et révèlent des signes probables d’athérosclérose.
L'athérosclérose se caractérise par une obstruction des artères par des dépôts de graisse qui s'accumulent sur les parois des vaisseaux. Bien qu'elle soit d'évolution lente, cette atteinte peut avoir de sérieuses conséquences sur l'organisme en provoquant d'importantes lésions au niveau des artères obstruées. Or, si l'on sait aujourd'hui qu'un excès de cholestérol peut favoriser l'athérosclérose, il semblerait que ce trouble ne soit pas nouveau dans l'histoire de l'Homme.
Une recherche publiée dimanche dans la revue britannique The Lancet par une équipe internationale de chercheurs révèle que des momies datant de plusieurs époques et venant de différents pays, présenteraient des signes "certains ou probables" d'athérosclérose. Une découverte qui suggère que ce type de pathologies cardiovasculaires affecterait l'humanité depuis au moins 4.000 ans et ne seraient donc pas inhérentes à la vie moderne. L’examen réalisé au scanner a concerné plusieurs types de momies sur un total de 137.
Une athérosclérose plus prononcée chez les personnes âgées
Parmi celles-ci, 76 étaient égyptiennes (certaines datant de 4 000 ans), 51 appartenaient à des cultivateurs de maïs du Pérou (vieilles de 2.600 à 600 ans) et dix provenaient d'agriculteurs amérindiens du plateau du Colorado (au sud-ouest des États-Unis) et de chasseurs unangan des îles Aléoutiennes (Alaska) ayant vécu entre 1750 et 1900. Les résultats montrent également que les plus âgées sont celles qui sont les plus atteintes par cette pathologie, principalement responsable des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.
"Il est surprenant de voir que l'athérosclérose est aussi fréquente dans ces anciennes cultures à travers le globe sur une période de temps aussi étendue et parmi des personnes très différentes génétiquement et avec des modes de vie et des régimes alimentaires aussi variés", a souligné le Professeur Randall Thompson, de l'Institut du cœur de Kansas City, principal auteur de l'étude relayée par l'AFP.
"Cette maladie, attribuée au mode de vie et au régime alimentaire de la vie moderne, serait en fait liée au vieillissement ou alors peut-être que nous ne comprenons pas les facteurs de risque aussi bien que nous le pensons" tels la sédentarité, le tabac et des nourritures riches en cholestérol, indique ce spécialiste.
Le rôle de l'alimentation surestimé ?
En réalité, ces conclusions confirment les résultats qu’avait déjà obtenus le Dr Thompson en 2011, sur des momies égyptiennes. Mais les chercheurs s'étaient demandés si cela n'était pas lié au fait que l'élite de l'Égypte ancienne avait une alimentation riche en graisse. C’est la raison pour laquelle la recherche a été étendue à d'autres cultures et époques. Dans l'étude, les scientifiques expliquent avoir retrouvé des signes d'athérosclérose chez 39% des momies égyptiennes (moyenne d’âge de 43 ans), 26% des péruviennes, 40% des Amérindiens du Colorado et 60% des Unangans.
En conclusion, "il est évident que cette pathologie était fréquente chez les peuples anciens", a indiqué le Dr Thompson, estimant que "nous exagérons peut-être la possibilité de prévenir ou d'inverser les maladies cardio-vasculaire avec seulement un régime alimentaire". Néanmoins, celui-ci a insisté sur l’importance d’agir sur des facteurs tels que l'alimentation, le sport, le tabagisme, le cholestérol et la tension artérielle pour lutter contre ce genre de troubles.
Comme l’a déclaré le Dr Caleb Finch, professeur de gérontologie à l'Université de Californie du Sud et co-auteur de cette recherche, "il ne s'agit pas uniquement d'une maladie liée au mode de vie mais une caractéristique du vieillissement dans toutes les populations humaines". A tel point que même l'homme de Otzi, mort il y a 5.000 ans et retrouvé parfaitement préservé dans un glacier des Alpes italiennes en 1991, avait les carotides calcifiées, a souligné le scientifique.
L'athérosclérose affecterait l'humanité depuis au moins 4000 ans selon une recherche sur des momies datant de plusieurs époques et venant de différents pays. Cela laisse penser que les maladies cardio-vasculaires ne sont pas inhérentes à la vie moderne.
Une équipe internationale de chercheurs a examiné au scanner 137 momies dont 76 égyptiennes, 51 du Pérou et dix provenant du sud-ouest des Etats-Unis et des îles aléoutiennes en Alaska, couvrant ensemble 40 siècles.
Ils ont découvert des signes "certains ou probables" d'athérosclérose - l'obstruction des artères coronaires par des dépôts de graisse et leur durcissement - chez un tiers de ces momies. Les plus âgées étaient aussi celles qui étaient le plus atteintes par cette pathologie principalement responsable des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.
"Il est surprenant de voir que l'athérosclérose est aussi fréquente dans ces anciennes cultures à travers le globe sur une période de temps aussi étendue et parmi des personnes très différentes génétiquement et avec des modes de vie et des régimes alimentaires aussi variés", souligne le Professeur Randall Thompson, de l'Institut du coeur de Kansas City (Missouri), principal auteur de l'étude.
Celle-ci a été présentée à la conférence annuelle de l'American College of Cardiology réunie à San Francisco (Californie, ouest) et a été publiée dans la revue britannique "The Lancet".
"Cette maladie, attribuée au mode de vie et au régime alimentaire de la vie moderne, serait en fait liée au vieillissement ou alors peut-être que nous ne comprenons pas les facteurs de risque aussi bien que nous le pensons". Parmi ceux-ci figurent la sédentarité, le tabac et des nourritures riches en cholestérol, ajoute-t-il.

5 mars 2013

INTEGRILIN

INTEGRILIN : ses indications

INTEGRILIN est destiné à être utilisé en association avec l'acide acétylsalicylique et l'héparine non fractionnée.

- INTEGRILIN est indiqué pour la prévention d'un infarctus du myocarde précoce chez les patients souffrant d'angor instable ou d'infarctus du myocarde sans onde Q avec un dernier épisode de douleur thoracique survenu dans les 24 heures, s'accompagnant de modifications électrocardiographiques et/ou d'une élévation des enzymes cardiaques.


- Les patients les plus susceptibles de tirer un bénéfice du traitement par INTEGRILIN sont ceux ayant un risque élevé de développer un infarctus du myocarde dans les 3-4 premiers jours après la survenue des symptômes angineux, par exemple ceux susceptibles de subir une ICP précoce (intervention coronarienne percutanée) (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).

INTEGRILIN : pathologies pour lesquelles il peut-être prescrit

Angor instable ou infarctus du myocarde sans onde Q

Classe thérapeutiqueHémostase et sang
Principes actifsEptifibatide
ExcipientsCitrique acide (E330),  Sodium hydroxyde (E524),  Eau pour préparations injectables
StatutMédicament soumis à prescription médicale
Tx de remboursement SS0 %
LaboratoireGlaxo Group Ltd

INTEGRILIN : sa posologie

- Ce produit est réservé seulement à l'usage hospitalier, à des médecins spécialistes de la prise en charge des syndromes coronariens aigus.

- INTEGRILIN solution pour perfusion doit être utilisé en association avec INTEGRILIN solution injectable.

- Adultes (> = 18 ans) présentant un angor instable ou un infarctus du myocarde sans onde Q :

La dose recommandée est de 180 microgrammes/kg en bolus intraveineux administrée dès que possible après la confirmation du diagnostic, suivie d'une perfusion continue de 2,0 microgrammes/kg/min jusqu'à 72 heures, jusqu'à l'initiation d'une chirurgie par pontage aorto-coronarien (PAC) ou jusqu'à la sortie de l'établissement hospitalier (en fonction de l'événement se produisant en premier). Si une intervention coronarienne percutanée (ICP) est réalisée pendant le traitement par l'eptifibatide, poursuivre la perfusion pendant 20-24 heures après l'ICP en respectant une durée maximale de traitement de 96 heures.

- Chirurgie en urgence ou urgence différée :

Si un patient nécessite un traitement ou une intervention chirurgicale cardiaque en urgence ou en semi-urgence au cours du traitement par l'eptifibatide, interrompre la perfusion immédiatement. En cas d'intervention non cardiaque, arrêter la perfusion de l'eptifibatide au moment adéquat pour permettre un retour à la normale de la fonction plaquettaire.

- Insuffisance hépatique :

L'expérience clinique chez les patients atteints d'insuffisance hépatique est très limitée. Administrer le produit avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance hépatique pour lesquels la coagulation pourrait être affectée (voir rubrique contre-indications, temps de Quick).

- Insuffisance rénale :

Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine > = 30 - < 50 ml/min), un bolus intraveineux de 180 microgrammes/kg devra être administré, suivi d'une perfusion continue d'une dose de 1,0 microgramme/kg/min pendant toute la durée du traitement. L'expérience chez les patients atteints d'insuffisance rénale plus sévère est limitée (voir rubrique contre-indications).

- Utilisation chez l'enfant :

L'utilisation du produit n'est pas recommandée chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans, étant donné l'insuffisance des données de tolérance et d'efficacité.

INTEGRILIN : son aspect et forme

Solution limpide et incolore.

 

INTEGRILIN : sa présentation

INTEGRILIN : comment ça marche

Classe pharmacothérapeutique : AGENT ANTITHROMBOTIQUE (inhibiteur de l'agrégation plaquettaire, héparine exclue), code ATC : B01AC16.

- L'eptifibatide, heptapeptide cyclique de synthèse contenant six acides aminés, dont un résidu cystéine amide et un résidu mercaptopropionyl (désamino cystéinyl), est un inhibiteur de l'agrégation plaquettaire appartenant à la classe des produits type RGD (arginine-glycine-aspartate).

- L'eptifibatide inhibe de façon réversible l'agrégation plaquettaire en prévenant la liaison du fibrinogène, du facteur de Willebrand et des autres ligands d'adhésion aux récepteurs de la glycoprotéine (GP)IIb/IIIa.

- L'eptifibatide inhibe l'agrégation plaquettaire de façon dose et concentration-dépendantes comme cela a été démontré lors du test ex vivo d'agrégation plaquettaire mettant en jeu l'adénosine diphosphate (ADP) et d'autres agonistes inducteurs de l'agrégation plaquettaire. L'effet de l'eptifibatide est observé immédiatement après l'administration d'un bolus intraveineux de 180 microgrammes/kg. Ce schéma posologique, lorsqu'il est suivi par une perfusion continue de 2,0 microgrammes/kg/min, entraîne chez plus de 80% des patients une inhibition > 80% de l'agrégation plaquettaire ex vivo induite par l'ADP, pour des concentrations physiologiques en calcium.

- L'inhibition plaquettaire était rapidement réversible, avec un retour à la normale de la fonction plaquettaire (> 50% d'agrégation plaquettaire) 4 heures après l'arrêt de la perfusion continue de 2,0 microgrammes/kg/min. Les mesures d'agrégation plaquettaire, induite ex vivo par l'ADP pour des concentrations physiologiques en calcium [anticoagulant D-phénylalanyl-L-prolyl-L-arginine chlorométhylcétone (PPACK)], chez les patients présentant un angor instable ou un infarctus du myocarde sans onde Q, ont montré une inhibition concentration-dépendante avec une CI50 (50% de concentration inhibitrice) d'environ 550 ng/ml et une CI80 (80% de concentration inhibitrice) d'environ 1100 ng/ml.

ETUDE PURSUIT :

- L'étude clinique pivot dans l'angor instable (AI)/infarctus du myocarde sans onde Q (IDMSOQ) était PURSUIT. Cette étude en double aveugle, randomisée, contrôlée versus placebo, a impliqué 726 centres, 27 pays et 10948 patients présentant un AI ou un IDMSOQ. Les patients pouvaient être inclus seulement s'ils avaient une ischémie cardiaque au repos (> = 10 minutes) dans les 24 heures précédentes et avaient :

. soit des changements du segment ST : dépression de ST > 0,5 mm de moins de 30 minutes ou augmentation persistante de ST > 0,5 mm ne nécessitant pas de traitement par reperfusion ou par agents thrombolytiques, inversion de l'onde T (> 1 mm),

. soit une élévation des enzymes CK-MB.

- Les patients étaient randomisés soit sous placebo, soit sous eptifibatide avec un bolus de 180 microgrammes/kg suivi d'une perfusion de 2,0 microgrammes/kg/min (180/2,0), ou sous eptifibatide avec un bolus de 180 microgrammes/kg suivi d'une perfusion de 1,3 microgramme/kg/min (180/1,3).

La perfusion a été poursuivie jusqu'à la sortie de l'hôpital, jusqu'au pontage aortocoronarien (PAC) ou jusqu'à 72 heures, en fonction de l'événement survenant le premier. Si ICP était réalisée, la perfusion de l'eptifibatide était poursuivie pendant 24 heures après la procédure, ce qui correspondait à une durée de perfusion de 96 heures.

- Le bras 180/1,3 a été arrêté après une analyse intermédiaire, comme cela était spécifié dans le protocole, lorsqu'il est apparu que les deux bras de traitement actif présentaient une incidence similaire en matière de saignement.

- Les patients étaient surveillés selon les standards de traitement habituels du site investigateur ; les fréquences des angiographies, ICP et du PAC différaient par conséquent largement d'un site à l'autre et d'un pays à l'autre. Parmi les patients inclus dans PURSUIT, 13% ont eu une ICP au cours de la perfusion de l'eptifibatide, parmi lesquels environ 50% ont reçu un stent intracoronaire ; 87% ont été surveillés médicalement (sans ICP au cours de la perfusion de l'eptifibatide).

- La grande majorité des patients a reçu de l'acide acétylsalicylique (75-325 mg une fois par jour). L'héparine non fractionnée était administrée par voie intraveineuse ou sous-cutanée selon le choix du médecin, le plus souvent sous forme d'un bolus intraveineux de 5000 U suivi par une perfusion continue de 1000 U/h. Un TCA de 50-70 secondes était recommandé. Un total de 1250 patients a subi une ICP dans les 72 heures suivant la randomisation, avec une administration intraveineuse d'héparine non fractionnée afin de maintenir un temps de coagulation activée (ACT) de 300-350 secondes.

- Le premier critère d'évaluation de l'étude était le décès quelle que soit la cause ou tout nouvel infarctus du myocarde (IDM) (évalué par un comité des événements cliniques en aveugle) dans les 30 jours suivant la randomisation. Le composant IDM pouvait être défini comme un infarctus asymptomatique avec une élévation enzymatique des CK-MB ou une nouvelle onde Q.

- Par comparaison au placebo, l'eptifibatide administré à la dose 180/2,0 a diminué de façon significative l'incidence des principaux événements d'évaluation (Tableau 4) : cela représente environ 15 événements évités pour 1000 patients traités.

TABLEAU 4. Incidence décès/IDM évaluée par le CEC (Population "traitée et randomisée") :

. Temps : 30 jours.

. Placebo : 743/4697 (15,8%).

. Eptifibatide : 667/4680 (14,3%).

. Valeur de p = 0,034. Différence entre placebo et eptifibatide selon le test du chi² de Pearson.

- Les résultats du critère d'évaluation principal étaient principalement dus à la prévention de la survenue d'un infarctus du myocarde.

- La diminution de l'incidence des principaux événements d'évaluation chez les patients recevant l'eptifibatide est apparue tôt au cours du traitement (dans les 72-96 heures) et cette diminution s'est maintenue pendant 6 mois, sans effet significatif sur la mortalité.

- Les patients les plus susceptibles de tirer un bénéfice du traitement par l'eptifibatide sont ceux ayant un risque élevé de développer un infarctus du myocarde dans les 3-4 jours après la survenue de l'angor aigu.

Selon les données épidémiologiques, une incidence plus grande d'effets cardiovasculaires a été associée à certains indicateurs, par exemple :

. âge,

. fréquence cardiaque ou pression sanguine élevée,

. douleur cardiaque ischémique récurrente ou persistante,

. changements marqués de l'ECG (en particulier anomalies du segment ST),

. enzymes ou marqueurs cardiaques élevés (i.e. CK-MB, troponines), et

. insuffisance cardiaque.

ETUDE ESPRIT :

- ESPRIT (Enhanced Suppression of the Platelet lIb/Illa Receptor with eptifibatide Therapy) était une étude en double aveugle, randomisée, contrôlée versus placebo sur 2064 patients devant bénéficier d'une ICP non urgente avec pose d'un stent intracoronaire.

- Tous les patients étaient pris en charge selon les standards habituels et étaient randomisés pour recevoir soit le placebo soit l'eptifibatide (2 bolus de 180 microgrammes/kg et une perfusion continue jusqu'à la sortie de l'hôpital ou jusqu'à un maximum de 18-24 heures).

- Le premier bolus et la perfusion étaient démarrés simultanément, immédiatement avant le début de la procédure d'ICP et suivis d'un second bolus 10 minutes après le premier. La perfusion était de 2,0 microgrammes/kg/min pour les patients présentant un taux de créatinine sérique < = 175 micromoles/L ou de 1,0 microgramme/kg/min pour ceux ayant des taux de créatinine sérique allant de > 175 micromoles/L à 350 micromoles/L.

- Dans le bras eptifibatide, pratiquement tous les patients ont reçu de l'aspirine (99,7%), et 98,1% ont reçu une thiénopyridine, (clopidogrel 95,4% ; ticlopidine 2,7%). Le jour de l'ICP, avant Ia réalisation du geste, 53,2% ont reçu une thiénopyridine (clopidrogel 52,7% ; ticlopidine 0,5%) - la plupart en dose de charge (bolus de 300 mg ou davantage). Le bras placebo était comparable (aspirine 99,7%, clopidrogel 95,9%, ticlopidine 2,6%).

- Durant l'étude ESPRIT, il a été utilisé un schéma simplifié du dosage d'héparine au cours de l'ICP qui consistait en un bolus initial de 60 unités/kg avec un objectif d'ATC de 200 à 300 secondes à atteindre pendant la procédure. Le critère principal de l'étude regroupait le décès, l'IDM, la nécessité d'une revascularisation en urgence du vaisseau coronarien cible et d'un recours à un traitement de sauvetage antithrombotique d'urgence par un inhibiteur de la glycoprotéine IIb/IIIa dans les 48 heures suivant la randomisation.

- Le diagnostic d'IDM était porté en fonction des valeurs de CK-MB du laboratoire centralisé. Pour conduire à ce diagnostic dans les 24 heures qui suivaient Ia procédure ICP, il fallait avoir obtenu au moins 2 valeurs de CK-MB > = 3 x Ia limite supérieure de la normale ; dans ces conditions, une validation par le Comité des Evénements Cliniques (CEC) de l'étude n'était pas nécessaire. Un IDM pouvait également être rapporté après validation par le CEC du rapport d'un investigateur.

- Les résultats du critère principal [critère composite quadruple regroupant décès, IDM, nécessité d'une revascularisation en urgence du vaisseau coronarien cible (RUVC) et recours à un traitement de secours antithrombotique d'urgence dans les 48 heures] ont montré une réduction relative de 37% et une réduction absolue de 3,9% dans le groupe eptifibatide (6,6% d'événements versus 10,5%, p = 0,0015). Les résultats du critère principal étaient principalement dus à la réduction de la survenue d'IDM enzymatique, identifiée comme étant l'apparition d'une élévation précoce des enzymes cardiaques après l'ICP (80 des 92 IDM dans le groupe placebo versus 47 des 56 IDM dans le groupe eptifibatide). La pertinence clinique de tels IDM enzymatiques est encore controversée.

- Des résultats similaires ont également été obtenus pour les 2 critères secondaires évalués à 30 jours : un critère composite triple regroupant décès, IDM et nécessité d'une revascularisation en urgence du vaisseau coronarien cible, et le critère composite double plus robuste de décès et IDM.

- La réduction de l'incidence de ces événements chez les patients recevant de l'eptifibatide est apparue tôt au cours du traitement. Il n'y a pas eu d'augmentation ultérieure de ce bénéfice et ce jusqu'à 1 an.

PROLONGATION DU TEMPS DE SAIGNEMENT :

L'administration de l'eptifibatide en bolus intraveineux ou en perfusion multiplie par 5 le temps de saignement. Cette augmentation est facilement réversible à l'arrêt de la perfusion avec un retour à la normale des temps de saignement dans les 6 (2-8) heures environ. Lorsqu'il est administré seul, l'eptifibatide n'exerce pas d'effet significatif sur le temps de Quick (TQ) ou sur le temps de céphaline activateur (TCA).

Tachycardie supraventriculaire paroxystique

Définition du mot Tachycardie supraventriculaire paroxystique :
- Tachycardie : accélération du rythme cardiaque qui accompagne certains états infectieux (Définition du mot Infectieux : Infectieux est le terme médical utilisé pour décrire ce qui a la capacité de provoquer une infection) , toxiques (Définition du mot Toxique : Se dit d’un poison ou de ce qui agit comme un poison, c’est-à-dire de toute substance nocive pour l’organisme) , nerveux... ou cardio-vasculaires.
- La tachycardie est dite sinusale lorsqu'il s'agit d'une simple accélération du rythme cardiaque normal, le plus souvent en dessous de 150 battements/minute.
- Lorsque le lieu de départ (foyer) de l'excitation électrique est :

-> auriculaire (ou atrial) : le foyer est ectopique, non sinusal et la tachycardie est très rapide mais régulière, entre 150 et 250 battements par minute ;

-> au-dessus du ventricule, la tachycardie est dite supraventriculaire. On la retrouve, par exemple :

* dans le syndrome de Wolff-Parkinson-White (Définition du mot Syndrome de Wolff-Parkinson-White : Trouble du rythme cardiaque qui se manifeste à l'électrocardiogramme par une fibrillation auriculaire , un aspect de bloc de branche et parfois crises de tachycardie paroxystique supraventriculaire. ) ;

* dans la maladie de Bouveret* (ou tachycardie jondtionnelle paroxystique) se manifestant alors par des accès de d'accélération du rythme cardiaque qui reste régulier et dont la fréquence dépasse 180 battements/minute. Son début est brutal, sa durée est variable, de quelques minutes à plusieurs heures. Les accés se répètent dans le temps. Il s'agit d'une maladie habituellement bénigne survenant sur un coeur généralement normal ;
-> dans le tissu ventriculaire (tachycardie ventriculaire), le rythme de battement des ventricules est très élevé alors que les oreillettes battent plus lentement. Souvent, son pronostic est très grave en l'absence de réduction (choc électrique), son évolution pouvant se faire vers une fibrillation ventriculaire ( Définition du mot Fibrillation ventriculaire : activation désordonnée des fibres du muscle cardiaque provoquant des contractions irrégulières des ventricules (grandes cavités), entraînant rapidement la mort par arrêt cardiaque. La fibrillation touche habituellement les oreillettes (F. auriculaire), elle provoque habituellement l'arythmie des ventricules. Elle est à risque potentiel emboligène, la perturbation du flux sanguin favorisant la formation de caillots (voir même thromboembolie).
Lorsque la fibrillation touche les ventricules, ceux-ci sont incapables d'éjecter le sang dans le système artériel. Elle entraîne très rapidement la mort par arrêt cardiaque en l'absence d'une réanimation immédiate. )puis vers un arrêt cardiaque.
La maladie de Bouveret* Cette affection est caractérisée par des accès de tachycardie paroxystique supraventriculaire (TPSV) à 200/mn dont le début et la cessation sont très brusques. Une crise peut durer de quelques minutes à plusieurs jours. Le patient ressent des palpitations, une angoisse, des douleurs dans la poitrine et parfois souffre de syncopes ou lipothymies. La fin de la tachycardie est brusque et s'accompagne d'éructations, de bâillements, d'émission d'urines abondantes (polyurie) avec mictions impérieuses, et de lassitude.
Le diagnostic est confirmé par l'électrocardiogramme en période de crise. En dehors des crises, le tracé de l'électrocardiogramme est normal.
Les causes sont variables. Le plus souvent, la tachycardie paroxystique supraventriculaire survient sur un coeur sain. Parfois, le médecin découvre une valvulopathie, une cardiothyréose, un coeur pulmonaire chronique, un syndrome de Wolff-Parkinson-White.

Le syndrome de Wolff-Parkinson-White (WPW) est un syndrome de pré-excitation électrique : il existe une voie de conduction anormale entre l'oreillette et le ventricule aboutissant à la dépolarisation prématurée du ventricule.
Cliniquement, ce syndrome se manifeste par des crises de tachycardie paroxystique type Bouveret.
L'électrocardiogramme permet le diagnostic : l'espace PR est court.
Mis à part les accès de tachycardie jonctionnelle, le syndrome de Wolff-Parkinson-White peut entraîner des syncopes ou une mort subite par fibrillation auriculaire compliquée de fibrillation ventriculaire.
L'ablation percutanée par radiofréquence des voies de conduction anormales peut être pratiquée dans des centres très spécialisés. Le traitement médical rejoint celui des autres troubles du rythme.
Pour faire cesser une crise, on essaye les petits moyens :
  • Exercices respiratoires ou de déglutition ;
  • Compression de 30 secondes des globes oculaires ou du glomus sino-carotidien.
En cas d'échec, des médicaments sont nécessaires :
  • Sédatifs injectables : Atarax IM ;
  • Adénosine triphophorique (ATP ou Striadyne IV ) ;
  • Digitaliques rapides (Cédilanide IV) ;
  • Amiodarone IV, vérapamil IV (Isoptine) ;
  • ß-bloquant IV ;
  • Choc électrique externe ou stimulation endocavitaire...
Un traitement préventif est souvent nécessaire pour éviter les récidives:

SIDA : le venin d'abeille pourrait permettre de détruire le VIH

Une toxine présente dans le venin d'abeille serait capable de détruire le VIH
Des chercheurs américains seraient parvenus à utiliser une toxine naturellement présente dans le venin des abeilles pour détruire le VIH, le virus responsable du SIDA.
Si l'on prêtait déjà de nombreuses vertus au venin d'abeille, c'est une découverte inattendue qu'ont faite des chercheurs de l'École de médecine de la Washington University aux Etats-Unis. Cette substance pourrait aussi permettre de détruire le VIH, et ce, sans affecter les cellules saines. Comme ils l'expliquent dans leur étude, c'est plus précisément une toxine présente dans le venin de ces demoiselles et appelée "mélittine" qui posséderait un tel pouvoir.
Concrètement, la toxine serait en fait capable de percer des trous dans l'enveloppe protectrice qui entoure le VIH, mais aussi d'autres virus. Une propriété déjà connue mais qui n'avait pas été utilisée que contre certains micro-organismes. Néanmoins, selon le Dr Samuel Wickline qui a dirigé les travaux parus dans la revue Antiviral Therapy, de grandes quantités de mélittine circulant librement peuvent provoquer d'importants dégâts dans l'organisme. C'est pourquoi les chercheurs ont utilisé une technique bien particulière au cours de leurs expériences : ils ont utilisé des nanoparticules infusées à la melittine.
Détruire le VIH sans toucher les cellules
Ces nanoparticules sont plus petites que les cellules normales mais plus grandes que le VIH qui est lui particulièrement petit. Par ailleurs, outre la mélittine, les scientifiques ont également ajouté de petites protections supplémentaires à la surface des nanoparticules pour les empêcher de s'attaquer aux cellules normales. Ainsi, lorsque les nanoparticules entrent en contact avec les cellules saines, ces dernières ne font que rebondir dessus et leur membre reste totalement intacte.
En revanche, le VIH qui est lui bien plus petit est capable de se faufiler entre les protections et d'entrer en contact avec la surface de la nanoparticule, où l'attend la toxine du venin d'abeille. Ainsi, "la mélittine sur les nanoparticules fusionne avec l'enveloppe virale. La mélittine forme des pointes poreuses qui rompent l'enveloppe, l'enlevant du virus", explique Joshua L. Hood, principal auteur de l'étude cité dans un communiqué de l'université.
Le principal intérêt de cette approche est de s'attaquer à "une propriété physique inhérente du VIH", à une partie importante de sa structure, ajoute M. Hood. "Théoriquement, le virus est incapable de s'y adapter. Le virus doit avoir une enveloppe protectrice, une double couche qui recouvre le virus". Détruire cette couche conduit donc irrémédiablement à sa mort.
Un gel vaginal pour empêcher la contamination
D'après les scientifiques, cette découverte représente une importante avancée dans le développement potentiel d'un gel vaginal qui pourrait permettre d'éviter la contamination par le VIH. "Nous espérons que dans les endroits où le VIH est largement répandu, les gens puissent utiliser ce gel comme une mesure préventive pour stopper l'infection initiale", précise encore le scientifique. Mais ces travaux pourraient également conduire à la mise au point d'un traitement pour les malades déjà contaminés, en particulier ceux qui montrent une résistance aux autres thérapies.
Pour cela, les nanoparticules pourraient être injectées en intraveineuse et pourraient être capables, en théorie, de faire disparaitre le VIH de la circulation sanguine. "Les particules basiques que nous utilisons ont été développées il y a plusieurs années en tant que produit de sang artificiel. Ça n'a pas très bien marché pour délivrer de l'oxygène mais elles ont circulé en toute sécurité dans le corps et nous ont donné une bonne plateforme à adapter pour combattre différents types d'infections", commente Hood.
Sans le détruire complètement, cette technique pourrait permettre de fournir tout du moins une protection, comme le souligne le scientifique. "Nous l'étudions aussi pour des couples dont un seul des partenaires a le VIH et qui veulent avoir un bébé. Ces particules sont d'elles-mêmes très sûres pour les spermatozoïdes pour la même raison qu'elles le sont pour les cellules vaginales". Les scientifiques comptent donc bien poursuivre leurs travaux qui pourraient d'ailleurs aussi être utiles contre d'autres types de virus comme ceux de l'hépatite.

L'athérosclérose affecte l'humanité depuis au moins 4000 ans

L'athérosclérose affecte l'humanité depuis au moins 4000 ans
Selon une recherche qui vient d’être dévoilée, les maladies cardiovasculaires touchent l'humanité depuis au moins 4.000 ans. En effet, des momies datant de plusieurs époques et issues de plusieurs régions ont été étudiées au scanner et révèlent des signes probables d’athérosclérose.
L'athérosclérose se caractérise par une obstruction des artères par des dépôts de graisse qui s'accumulent sur les parois des vaisseaux. Bien qu'elle soit d'évolution lente, cette atteinte peut avoir de sérieuses conséquences sur l'organisme en provoquant d'importantes lésions au niveau des artères obstruées. Or, si l'on sait aujourd'hui qu'un excès de cholestérol peut favoriser l'athérosclérose, il semblerait que ce trouble ne soit pas nouveau dans l'histoire de l'Homme.
Une recherche publiée dimanche dans la revue britannique The Lancet par une équipe internationale de chercheurs révèle que des momies datant de plusieurs époques et venant de différents pays, présenteraient des signes "certains ou probables" d'athérosclérose. Une découverte qui suggère que ce type de pathologies cardiovasculaires affecterait l'humanité depuis au moins 4.000 ans et ne seraient donc pas inhérentes à la vie moderne. L’examen réalisé au scanner a concerné plusieurs types de momies sur un total de 137.
Une athérosclérose plus prononcée chez les personnes âgées
Parmi celles-ci, 76 étaient égyptiennes (certaines datant de 4 000 ans), 51 appartenaient à des cultivateurs de maïs du Pérou (vieilles de 2.600 à 600 ans) et dix provenaient d'agriculteurs amérindiens du plateau du Colorado (au sud-ouest des États-Unis) et de chasseurs unangan des îles Aléoutiennes (Alaska) ayant vécu entre 1750 et 1900. Les résultats montrent également que les plus âgées sont celles qui sont les plus atteintes par cette pathologie, principalement responsable des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.
"Il est surprenant de voir que l'athérosclérose est aussi fréquente dans ces anciennes cultures à travers le globe sur une période de temps aussi étendue et parmi des personnes très différentes génétiquement et avec des modes de vie et des régimes alimentaires aussi variés", a souligné le Professeur Randall Thompson, de l'Institut du cœur de Kansas City, principal auteur de l'étude relayée par l'AFP.
"Cette maladie, attribuée au mode de vie et au régime alimentaire de la vie moderne, serait en fait liée au vieillissement ou alors peut-être que nous ne comprenons pas les facteurs de risque aussi bien que nous le pensons" tels la sédentarité, le tabac et des nourritures riches en cholestérol, indique ce spécialiste.
Le rôle de l'alimentation surestimé ?
En réalité, ces conclusions confirment les résultats qu’avait déjà obtenus le Dr Thompson en 2011, sur des momies égyptiennes. Mais les chercheurs s'étaient demandés si cela n'était pas lié au fait que l'élite de l'Égypte ancienne avait une alimentation riche en graisse. C’est la raison pour laquelle la recherche a été étendue à d'autres cultures et époques. Dans l'étude, les scientifiques expliquent avoir retrouvé des signes d'athérosclérose chez 39% des momies égyptiennes (moyenne d’âge de 43 ans), 26% des péruviennes, 40% des Amérindiens du Colorado et 60% des Unangans.
En conclusion, "il est évident que cette pathologie était fréquente chez les peuples anciens", a indiqué le Dr Thompson, estimant que "nous exagérons peut-être la possibilité de prévenir ou d'inverser les maladies cardio-vasculaire avec seulement un régime alimentaire". Néanmoins, celui-ci a insisté sur l’importance d’agir sur des facteurs tels que l'alimentation, le sport, le tabagisme, le cholestérol et la tension artérielle pour lutter contre ce genre de troubles.
Comme l’a déclaré le Dr Caleb Finch, professeur de gérontologie à l'Université de Californie du Sud et co-auteur de cette recherche, "il ne s'agit pas uniquement d'une maladie liée au mode de vie mais une caractéristique du vieillissement dans toutes les populations humaines". A tel point que même l'homme de Otzi, mort il y a 5.000 ans et retrouvé parfaitement préservé dans un glacier des Alpes italiennes en 1991, avait les carotides calcifiées, a souligné le scientifique.
L'athérosclérose affecterait l'humanité depuis au moins 4000 ans selon une recherche sur des momies datant de plusieurs époques et venant de différents pays. Cela laisse penser que les maladies cardio-vasculaires ne sont pas inhérentes à la vie moderne.
Une équipe internationale de chercheurs a examiné au scanner 137 momies dont 76 égyptiennes, 51 du Pérou et dix provenant du sud-ouest des Etats-Unis et des îles aléoutiennes en Alaska, couvrant ensemble 40 siècles.
Ils ont découvert des signes "certains ou probables" d'athérosclérose - l'obstruction des artères coronaires par des dépôts de graisse et leur durcissement - chez un tiers de ces momies. Les plus âgées étaient aussi celles qui étaient le plus atteintes par cette pathologie principalement responsable des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.
"Il est surprenant de voir que l'athérosclérose est aussi fréquente dans ces anciennes cultures à travers le globe sur une période de temps aussi étendue et parmi des personnes très différentes génétiquement et avec des modes de vie et des régimes alimentaires aussi variés", souligne le Professeur Randall Thompson, de l'Institut du coeur de Kansas City (Missouri), principal auteur de l'étude.
Celle-ci a été présentée à la conférence annuelle de l'American College of Cardiology réunie à San Francisco (Californie, ouest) et a été publiée dans la revue britannique "The Lancet".
"Cette maladie, attribuée au mode de vie et au régime alimentaire de la vie moderne, serait en fait liée au vieillissement ou alors peut-être que nous ne comprenons pas les facteurs de risque aussi bien que nous le pensons". Parmi ceux-ci figurent la sédentarité, le tabac et des nourritures riches en cholestérol, ajoute-t-il.

INTEGRILIN

INTEGRILIN : ses indications

INTEGRILIN est destiné à être utilisé en association avec l'acide acétylsalicylique et l'héparine non fractionnée.

- INTEGRILIN est indiqué pour la prévention d'un infarctus du myocarde précoce chez les patients souffrant d'angor instable ou d'infarctus du myocarde sans onde Q avec un dernier épisode de douleur thoracique survenu dans les 24 heures, s'accompagnant de modifications électrocardiographiques et/ou d'une élévation des enzymes cardiaques.


- Les patients les plus susceptibles de tirer un bénéfice du traitement par INTEGRILIN sont ceux ayant un risque élevé de développer un infarctus du myocarde dans les 3-4 premiers jours après la survenue des symptômes angineux, par exemple ceux susceptibles de subir une ICP précoce (intervention coronarienne percutanée) (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).

INTEGRILIN : pathologies pour lesquelles il peut-être prescrit

Angor instable ou infarctus du myocarde sans onde Q

Classe thérapeutiqueHémostase et sang
Principes actifsEptifibatide
ExcipientsCitrique acide (E330),  Sodium hydroxyde (E524),  Eau pour préparations injectables
StatutMédicament soumis à prescription médicale
Tx de remboursement SS0 %
LaboratoireGlaxo Group Ltd

INTEGRILIN : sa posologie

- Ce produit est réservé seulement à l'usage hospitalier, à des médecins spécialistes de la prise en charge des syndromes coronariens aigus.

- INTEGRILIN solution pour perfusion doit être utilisé en association avec INTEGRILIN solution injectable.

- Adultes (> = 18 ans) présentant un angor instable ou un infarctus du myocarde sans onde Q :

La dose recommandée est de 180 microgrammes/kg en bolus intraveineux administrée dès que possible après la confirmation du diagnostic, suivie d'une perfusion continue de 2,0 microgrammes/kg/min jusqu'à 72 heures, jusqu'à l'initiation d'une chirurgie par pontage aorto-coronarien (PAC) ou jusqu'à la sortie de l'établissement hospitalier (en fonction de l'événement se produisant en premier). Si une intervention coronarienne percutanée (ICP) est réalisée pendant le traitement par l'eptifibatide, poursuivre la perfusion pendant 20-24 heures après l'ICP en respectant une durée maximale de traitement de 96 heures.

- Chirurgie en urgence ou urgence différée :

Si un patient nécessite un traitement ou une intervention chirurgicale cardiaque en urgence ou en semi-urgence au cours du traitement par l'eptifibatide, interrompre la perfusion immédiatement. En cas d'intervention non cardiaque, arrêter la perfusion de l'eptifibatide au moment adéquat pour permettre un retour à la normale de la fonction plaquettaire.

- Insuffisance hépatique :

L'expérience clinique chez les patients atteints d'insuffisance hépatique est très limitée. Administrer le produit avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance hépatique pour lesquels la coagulation pourrait être affectée (voir rubrique contre-indications, temps de Quick).

- Insuffisance rénale :

Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine > = 30 - < 50 ml/min), un bolus intraveineux de 180 microgrammes/kg devra être administré, suivi d'une perfusion continue d'une dose de 1,0 microgramme/kg/min pendant toute la durée du traitement. L'expérience chez les patients atteints d'insuffisance rénale plus sévère est limitée (voir rubrique contre-indications).

- Utilisation chez l'enfant :

L'utilisation du produit n'est pas recommandée chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans, étant donné l'insuffisance des données de tolérance et d'efficacité.

INTEGRILIN : son aspect et forme

Solution limpide et incolore.

 

INTEGRILIN : sa présentation

INTEGRILIN : comment ça marche

Classe pharmacothérapeutique : AGENT ANTITHROMBOTIQUE (inhibiteur de l'agrégation plaquettaire, héparine exclue), code ATC : B01AC16.

- L'eptifibatide, heptapeptide cyclique de synthèse contenant six acides aminés, dont un résidu cystéine amide et un résidu mercaptopropionyl (désamino cystéinyl), est un inhibiteur de l'agrégation plaquettaire appartenant à la classe des produits type RGD (arginine-glycine-aspartate).

- L'eptifibatide inhibe de façon réversible l'agrégation plaquettaire en prévenant la liaison du fibrinogène, du facteur de Willebrand et des autres ligands d'adhésion aux récepteurs de la glycoprotéine (GP)IIb/IIIa.

- L'eptifibatide inhibe l'agrégation plaquettaire de façon dose et concentration-dépendantes comme cela a été démontré lors du test ex vivo d'agrégation plaquettaire mettant en jeu l'adénosine diphosphate (ADP) et d'autres agonistes inducteurs de l'agrégation plaquettaire. L'effet de l'eptifibatide est observé immédiatement après l'administration d'un bolus intraveineux de 180 microgrammes/kg. Ce schéma posologique, lorsqu'il est suivi par une perfusion continue de 2,0 microgrammes/kg/min, entraîne chez plus de 80% des patients une inhibition > 80% de l'agrégation plaquettaire ex vivo induite par l'ADP, pour des concentrations physiologiques en calcium.

- L'inhibition plaquettaire était rapidement réversible, avec un retour à la normale de la fonction plaquettaire (> 50% d'agrégation plaquettaire) 4 heures après l'arrêt de la perfusion continue de 2,0 microgrammes/kg/min. Les mesures d'agrégation plaquettaire, induite ex vivo par l'ADP pour des concentrations physiologiques en calcium [anticoagulant D-phénylalanyl-L-prolyl-L-arginine chlorométhylcétone (PPACK)], chez les patients présentant un angor instable ou un infarctus du myocarde sans onde Q, ont montré une inhibition concentration-dépendante avec une CI50 (50% de concentration inhibitrice) d'environ 550 ng/ml et une CI80 (80% de concentration inhibitrice) d'environ 1100 ng/ml.

ETUDE PURSUIT :

- L'étude clinique pivot dans l'angor instable (AI)/infarctus du myocarde sans onde Q (IDMSOQ) était PURSUIT. Cette étude en double aveugle, randomisée, contrôlée versus placebo, a impliqué 726 centres, 27 pays et 10948 patients présentant un AI ou un IDMSOQ. Les patients pouvaient être inclus seulement s'ils avaient une ischémie cardiaque au repos (> = 10 minutes) dans les 24 heures précédentes et avaient :

. soit des changements du segment ST : dépression de ST > 0,5 mm de moins de 30 minutes ou augmentation persistante de ST > 0,5 mm ne nécessitant pas de traitement par reperfusion ou par agents thrombolytiques, inversion de l'onde T (> 1 mm),

. soit une élévation des enzymes CK-MB.

- Les patients étaient randomisés soit sous placebo, soit sous eptifibatide avec un bolus de 180 microgrammes/kg suivi d'une perfusion de 2,0 microgrammes/kg/min (180/2,0), ou sous eptifibatide avec un bolus de 180 microgrammes/kg suivi d'une perfusion de 1,3 microgramme/kg/min (180/1,3).

La perfusion a été poursuivie jusqu'à la sortie de l'hôpital, jusqu'au pontage aortocoronarien (PAC) ou jusqu'à 72 heures, en fonction de l'événement survenant le premier. Si ICP était réalisée, la perfusion de l'eptifibatide était poursuivie pendant 24 heures après la procédure, ce qui correspondait à une durée de perfusion de 96 heures.

- Le bras 180/1,3 a été arrêté après une analyse intermédiaire, comme cela était spécifié dans le protocole, lorsqu'il est apparu que les deux bras de traitement actif présentaient une incidence similaire en matière de saignement.

- Les patients étaient surveillés selon les standards de traitement habituels du site investigateur ; les fréquences des angiographies, ICP et du PAC différaient par conséquent largement d'un site à l'autre et d'un pays à l'autre. Parmi les patients inclus dans PURSUIT, 13% ont eu une ICP au cours de la perfusion de l'eptifibatide, parmi lesquels environ 50% ont reçu un stent intracoronaire ; 87% ont été surveillés médicalement (sans ICP au cours de la perfusion de l'eptifibatide).

- La grande majorité des patients a reçu de l'acide acétylsalicylique (75-325 mg une fois par jour). L'héparine non fractionnée était administrée par voie intraveineuse ou sous-cutanée selon le choix du médecin, le plus souvent sous forme d'un bolus intraveineux de 5000 U suivi par une perfusion continue de 1000 U/h. Un TCA de 50-70 secondes était recommandé. Un total de 1250 patients a subi une ICP dans les 72 heures suivant la randomisation, avec une administration intraveineuse d'héparine non fractionnée afin de maintenir un temps de coagulation activée (ACT) de 300-350 secondes.

- Le premier critère d'évaluation de l'étude était le décès quelle que soit la cause ou tout nouvel infarctus du myocarde (IDM) (évalué par un comité des événements cliniques en aveugle) dans les 30 jours suivant la randomisation. Le composant IDM pouvait être défini comme un infarctus asymptomatique avec une élévation enzymatique des CK-MB ou une nouvelle onde Q.

- Par comparaison au placebo, l'eptifibatide administré à la dose 180/2,0 a diminué de façon significative l'incidence des principaux événements d'évaluation (Tableau 4) : cela représente environ 15 événements évités pour 1000 patients traités.

TABLEAU 4. Incidence décès/IDM évaluée par le CEC (Population "traitée et randomisée") :

. Temps : 30 jours.

. Placebo : 743/4697 (15,8%).

. Eptifibatide : 667/4680 (14,3%).

. Valeur de p = 0,034. Différence entre placebo et eptifibatide selon le test du chi² de Pearson.

- Les résultats du critère d'évaluation principal étaient principalement dus à la prévention de la survenue d'un infarctus du myocarde.

- La diminution de l'incidence des principaux événements d'évaluation chez les patients recevant l'eptifibatide est apparue tôt au cours du traitement (dans les 72-96 heures) et cette diminution s'est maintenue pendant 6 mois, sans effet significatif sur la mortalité.

- Les patients les plus susceptibles de tirer un bénéfice du traitement par l'eptifibatide sont ceux ayant un risque élevé de développer un infarctus du myocarde dans les 3-4 jours après la survenue de l'angor aigu.

Selon les données épidémiologiques, une incidence plus grande d'effets cardiovasculaires a été associée à certains indicateurs, par exemple :

. âge,

. fréquence cardiaque ou pression sanguine élevée,

. douleur cardiaque ischémique récurrente ou persistante,

. changements marqués de l'ECG (en particulier anomalies du segment ST),

. enzymes ou marqueurs cardiaques élevés (i.e. CK-MB, troponines), et

. insuffisance cardiaque.

ETUDE ESPRIT :

- ESPRIT (Enhanced Suppression of the Platelet lIb/Illa Receptor with eptifibatide Therapy) était une étude en double aveugle, randomisée, contrôlée versus placebo sur 2064 patients devant bénéficier d'une ICP non urgente avec pose d'un stent intracoronaire.

- Tous les patients étaient pris en charge selon les standards habituels et étaient randomisés pour recevoir soit le placebo soit l'eptifibatide (2 bolus de 180 microgrammes/kg et une perfusion continue jusqu'à la sortie de l'hôpital ou jusqu'à un maximum de 18-24 heures).

- Le premier bolus et la perfusion étaient démarrés simultanément, immédiatement avant le début de la procédure d'ICP et suivis d'un second bolus 10 minutes après le premier. La perfusion était de 2,0 microgrammes/kg/min pour les patients présentant un taux de créatinine sérique < = 175 micromoles/L ou de 1,0 microgramme/kg/min pour ceux ayant des taux de créatinine sérique allant de > 175 micromoles/L à 350 micromoles/L.

- Dans le bras eptifibatide, pratiquement tous les patients ont reçu de l'aspirine (99,7%), et 98,1% ont reçu une thiénopyridine, (clopidogrel 95,4% ; ticlopidine 2,7%). Le jour de l'ICP, avant Ia réalisation du geste, 53,2% ont reçu une thiénopyridine (clopidrogel 52,7% ; ticlopidine 0,5%) - la plupart en dose de charge (bolus de 300 mg ou davantage). Le bras placebo était comparable (aspirine 99,7%, clopidrogel 95,9%, ticlopidine 2,6%).

- Durant l'étude ESPRIT, il a été utilisé un schéma simplifié du dosage d'héparine au cours de l'ICP qui consistait en un bolus initial de 60 unités/kg avec un objectif d'ATC de 200 à 300 secondes à atteindre pendant la procédure. Le critère principal de l'étude regroupait le décès, l'IDM, la nécessité d'une revascularisation en urgence du vaisseau coronarien cible et d'un recours à un traitement de sauvetage antithrombotique d'urgence par un inhibiteur de la glycoprotéine IIb/IIIa dans les 48 heures suivant la randomisation.

- Le diagnostic d'IDM était porté en fonction des valeurs de CK-MB du laboratoire centralisé. Pour conduire à ce diagnostic dans les 24 heures qui suivaient Ia procédure ICP, il fallait avoir obtenu au moins 2 valeurs de CK-MB > = 3 x Ia limite supérieure de la normale ; dans ces conditions, une validation par le Comité des Evénements Cliniques (CEC) de l'étude n'était pas nécessaire. Un IDM pouvait également être rapporté après validation par le CEC du rapport d'un investigateur.

- Les résultats du critère principal [critère composite quadruple regroupant décès, IDM, nécessité d'une revascularisation en urgence du vaisseau coronarien cible (RUVC) et recours à un traitement de secours antithrombotique d'urgence dans les 48 heures] ont montré une réduction relative de 37% et une réduction absolue de 3,9% dans le groupe eptifibatide (6,6% d'événements versus 10,5%, p = 0,0015). Les résultats du critère principal étaient principalement dus à la réduction de la survenue d'IDM enzymatique, identifiée comme étant l'apparition d'une élévation précoce des enzymes cardiaques après l'ICP (80 des 92 IDM dans le groupe placebo versus 47 des 56 IDM dans le groupe eptifibatide). La pertinence clinique de tels IDM enzymatiques est encore controversée.

- Des résultats similaires ont également été obtenus pour les 2 critères secondaires évalués à 30 jours : un critère composite triple regroupant décès, IDM et nécessité d'une revascularisation en urgence du vaisseau coronarien cible, et le critère composite double plus robuste de décès et IDM.

- La réduction de l'incidence de ces événements chez les patients recevant de l'eptifibatide est apparue tôt au cours du traitement. Il n'y a pas eu d'augmentation ultérieure de ce bénéfice et ce jusqu'à 1 an.

PROLONGATION DU TEMPS DE SAIGNEMENT :

L'administration de l'eptifibatide en bolus intraveineux ou en perfusion multiplie par 5 le temps de saignement. Cette augmentation est facilement réversible à l'arrêt de la perfusion avec un retour à la normale des temps de saignement dans les 6 (2-8) heures environ. Lorsqu'il est administré seul, l'eptifibatide n'exerce pas d'effet significatif sur le temps de Quick (TQ) ou sur le temps de céphaline activateur (TCA).

Concerts

VenueKings.com

Find Tickets for The Eagles at VenueKings.com! The Best Event Tickets in the Nation!

Get Fleetwood Mac Concert Tickets at VenueKings.com!