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18 sept. 2012

Les chocs : 3 - Le choc vagal

Gray793.pngTomber dans les pommes, perdre connaissance, faire une syncope... Les expressions sont nombreuses pour décrire le malaise vagal. Mais qu'est-ce exactement ? Comment l'éviter ?

Le malaise vagal, aussi appelé lipothymie vagale, choc vagal ou syncope vaso-vagale ou vagale s'il y a perte de conscience, est un malaise dû à une activité excessive du système nerveux parasympathique via la Xe paire de nerfs craniens appelée nerf vague. Ce malaise est la traduction d'un ralentissement du rythme cardiaque ou bradycardie associé à une chute de tension artérielle, aboutissant à une hypoperfusion cérébrale.
La vue d'une seringue ou du sang, une pièce où il fait trop chaud, un choc émotionnel... Il n'en faut pas plus pour se sentir mal et faire un malaise vagal. C'est la forme la plus fréquente de malaise. Bien qu'impressionnant, il est souvent bénin et facile à prévenir.
Qu'est-ce que le malaise vagal ?
Ce malaise, aussi appelé choc vagal ou syncope vagale s'il y a perte de connaissance, est dû à la stimulation excessive du nerf vague, un nerf crânien qui peut ralentir le rythme cardiaque, réguler la digestion ou encore le fonctionnement du pharynx.
Ce nerf appartient au système vagal ou nerveux parasympathique, tandis que le système sympathique peut accélérer le rythme du coeur. Lorsque l'équilibre se fait entre ces deux systèmes, il peut y avoir syncope. Et parallèlement, la tension artérielle peut chuter, d'où le malaise. On se sent étourdi car le débit sanguin baisse au niveau du cerveau.
Les causes du malaise
De nombreuses circonstances peuvent stimuler le système parasympathique : la vue du sang, la phobie de la foule, un choc émotionnel (perte d'un proche, mariage, examen...), le trac, la peur des piqûres, une douleur intense, la grossesse, une chaleur incommodante, le jeûne, la station debout prolongée (transports en commun, concert...).
Les hommes peuvent aussi en souffrir, même lorsqu'ils se rasent, par stimulation d'une zone spécifique de la carotide riche en récepteurs nerveux parasympathiques.
Les symptômes
Ils sont facilement décelables : une grande sensation de faiblesse se fait sentir, un bourdonnement d'oreille ou acouphènes, des bâillements, des nausées, des maux de tête, une grande pâleur, un voile noir ou gris devant les yeux, des sueurs froides, des vertiges. La bouche peut devenir sèche, on a mal au ventre.
Les bons réflexes
Il faut vous allonger ou allonger la personne et lui surélever les jambes contre un mur ou une chaise pour que l'afflux sanguin se régularise, la rassurer, lui demander ce qu'elle ressent, et depuis combien de temps.
On peut aussi questionner la personne sur ses antécédents médicaux, sur un éventuel traitement en cours, une allergie. On peut même demander l'avis d'un médecin, par exemple en appelant les services d'aide médicale urgente.
Les syncopes vagales sont assez spectaculaires, mais ne présentent pas de danger en tant que tel, du moment que la chute ne provoque pas de blessure ou de traumatisme.
Si les malaises reviennent souvent
La plupart du temps, un malaise vagal se résorbe en quelques minutes de repos. Mais en cas de récidives fréquentes, un traitement médical peut être prescrit. Il consiste à injecter de l'atropine, une molécule présente dans certains végétaux et champignons. Mais ce médicament est conseillé après diagnostic poussé et seulement si le malaise se prolonge et se produit de manière répétitive.

Comment éviter les récidives

- dormez suffisamment, environ 8 heures par nuit si possible
- faites des repas à heures fixes et pas trop copieux
- si vous devez rester debout de façon prolongée, contractez vos mollets et cuisses pour faciliter la remontée du sang
- buvez suffisamment, au moins 1 litre par jour
- ne restez pas trop longtemps à jeun
- en cas de symptômes, allongez-vous et surélevez vos jambes
- évitez les pièces trop chaudes et confinées

Les chocs: 2 - Le choc anaphylactique

Qu'est ce que c'est ?
Le choc allergique, ou choc anaphylactique, est une réaction allergique extrêmement violente provoquant une forte perturbation de la circulation sanguine qui entraîne un état de choc avec une chute très brutale de la tension artérielle mettant en danger les organes vitaux, notamment le coeur et le cerveau.
Causes
Le choc anaphylactique est provoqué le plus souvent par :
  • une anesthésie locale ou générale
  • les produits iodés utilisés en radiologie
  • des antibiotiques
  • des aliments (en particulier les fruits de mer, le lait de vache et l’arachide)
  • les piqûres de guêpes ou d’abeilles
  • le pollen
  • certains gaz






Degré de gravité
IL S’AGIT D’UNE URGENCE VITALE.
Signes
Ils sont à la fois généraux, respiratoires, cutanés et digestifs :
  • malaise
  • fatigue intense
  • essoufflement
  • accélération de la respiration
  • pouls rapide
  • sueurs
  • pâleur
  • extrémités froides
  • sensation d’oppression, d’angoisse
  • crise d’asthme
  • démangeaisons
  • rougeurs
  • gonflement du visage ou des lèvres
  • douleurs abdominales
  • diarrhée
  • vomissements















Que faire ?
  • allonger le malade sur le dos avec les jambes surélevées
  • si le malade a perdu connaissance, le placer en  position latérale de sécurité
  • appeler les secours (SAMU, pompiers)
  • ne pas relâcher la surveillance
  • surveiller son pouls et sa respiration
  • tenter d’identifier la cause de l’allergie
  • si le malade est déjà traité pour son allergie, lui donner le médicament prescrit
  • si nécessaire (en cas de gonflement de la gorge notamment), pratiquer un bouche-à-bouche ou un massage cardiaque externe







Comment l'éviter ?
  • avoir toujours sur soi le médicament d’urgence prescrit par le médecin
  • porter toujours sur soi la liste de produits auxquels on est allergique
  • éviter les allergènes auxquels on se sait sensible
  • en cas de doute, lire attentivement la composition d’un produit alimentaire avant de le consommer
  • ne jamais hésiter à refuser un aliment auquel on se sait sensible



Les chocs: 1 - Le choc septique

Choc septique

Le choc septique de la diminution brutale de la circulation sanguine faisant suite à des frissons accompagnés d'une hyperthermie (élévation de la température) dus à une infection bactérienne, essentiellement par des bactéries mises en évidence par la coloration Gram-.

Le choc septique ou infectieux est le résultat de la présence dans le sang, de toxines bactériennes ce qui aboutit à une insuffisance de fonctionnement cardiaque (hypotension systolique inférieure à 90 mg de mercure) se caractérisant par une tachycardie (accélération du rythme cardiaque), une tachypnée (accélération du rythme respiratoire), une oligurie (diminution de la quantité des urines éliminées) et une acidose métabolique (diminution du pH de l'organisme), l'ensemble survenant chez un sujet fébrile (dont la température est supérieure à 38,9° centigrades).

Le terme septicémie est l'ensemble des symptômes dus à la décharge répétitive et en quantité importante de germes ayant la capacité d'entraîner une maladie. Ces décharges se faisant à l'intérieur du sang et à partir d'un foyer infectieux. La septicémie se caractérise par des signes généraux que sont la fièvre et les frissons.
Le terme toxémie est utilisé pour désigner l'ensemble des symptômes qui font suite à la présence de toxines de nature bactérienne sans que les bactéries envahissent le sang.

Le terme bactériémie désigne la présence, passagère, de bactéries dans le sang sans que cela se traduise par l'apparition de signes généraux (température etc.) et ceci au cours d'une affection qui est localisée.

Le syndrome de réponse inflammatoire systémique , pour les spécialistes en infectiologie,  est un ensemble de symptômes qui s'observent au cours des infections (choc septique) et dans d'autres affections telles qu'un traumatisme grave, des brûlures étendues ou encore une pancréatite aiguë. Ce type de syndrome se caractérise par la présence d'une part de température supérieure à 38° centigrades, ou au contraire < 35° centigrades s'associant d'autre part à un rythme cardiaque supérieur à 90 battements par minute avec un rythme respiratoire supérieur à 20 par minute ou une hyperventilation qui se traduit par une pa CO2 < 32 millimètres de mercure. Les examens biologiques mettent en évidence un taux de leucocytes supérieur à 12 000 par microlitre ou inférieur à 4000 par microlitre avec un taux de cellules immatures.
Le choc septique endotoxinique s'explique de la façon suivante. Les toxines et plus précisément les endotoxines (il s'agit de lipopolysaccharides) sont libérés par les bactéries au moment où celles-ci se détruisent (ce que l'on appelle la lyse bactérienne). Dès cet instant on constate que l'endothélium des vaisseaux c'est-à-dire les cellules qui tapissent l'intérieur des vaisseaux est endommagé. Ceci entraîne, dans un premier temps, une vasodilatation c'est-à-dire une ouverture du calibre des vaisseaux. Ensuite apparaît un spasme des artérioles et les veinules ce qui entraîne une stagnation du sang à l'intérieur des capillaires des poumons mais aussi des viscères de l'abdomen et quelquefois même de l'encéphale. Le résultat est une disproportion entre d'une part l'apport et les besoins d'oxygène d'autre part créant une hypoxémie. À cela est associée une insuffisance d'évacuation des déchets provenant du fonctionnement des cellules (déchets métaboliques) qui finissent par s'accumuler dans les tissus provoquant ainsi une acidose c'est-à-dire une chute du pH de l'organisme. Chez certains patients la vasodilatation périphérique initiale n'est pas suivie de vasoconstriction. C'est ce que l'on appelle le syndrome hyper dynamique ou choc chaud.
Cette vasodilatation des vaisseaux s'explique de la manière suivante. Il existe une substance appelée le monoxyde d'azote (NO) dont la fabrication à l'intérieur des parois des vaisseaux se fait, pour les spécialistes, à partir de L- arginine qui est catabolisée par une enzyme appelée NO synthétase qui joue un rôle très important en ce qui concerne la régulation du tonus vasomoteur c'est-à-dire l'ouverture ou la fermeture des vaisseaux. On constate, au cours du choc septique, que le monoxyde d'azote est synthétisé en grande quantité et ceci sous l'influence de produits provenant des bactéries et des cytokines que l'on appelle cytokines pro-inflammatoires. Ceci aboutit à une vasodilatation très intense mais qui se prolonge, entraînant une chute de la tension artérielle qui le plus souvent est difficile à rééquilibrer et réfractaire à de nombreux traitements, entraînant alors une défaillance de la circulation sanguine. Il semble que certaines personnes possèdent un gène appelé gène (du choc septique) TLR4 disposé sur le locus 9q32-q33. Ce gène pourrait diminuer la réponse aux endotoxines et disposer ainsi certaines personnes à faire un choc septique plus facilement que d'autres, surtout en ce qui concerne les infections par des bactéries Gram négatif.
Classification
La septicémie méningococcique fulminante et due à une croissance extrême des méningocoques à l'intérieur du sang. Ces bactéries libèrent une endotoxine qui entraîne l'apparition d'une élévation de la température, des vomissements, une chute de la tension artérielle qui évolue vers un collapsus c'est-à-dire une impossibilité pour les principaux organes d'assurer leur fonction (choc septique). À cela s'ajoute une cyanose (coloration bleue violette de la peau et des téguments) et un purpura cutané. Le purpura, chez certains patients est également présent au niveau des viscères (la maladie prend alors le nom de purpura méningococciquesur la parenthèse. Le patient présente à ce moment-là une prostration très importante. Le plus souvent, associée à cette affection, la méningite cérébro-spinale est de règle.

Le choc toxique staphylococcique (TSS pour Toxic Shock Syndrom) est un ensemble de symptômes résultant d'une exotoxine (TSST-1) s'observant chez l'enfant et chez les femmes en période menstruelle, femme qui utilisent des tampons périodiques. L'action des tampons est de favoriser la multiplication des staphylocoques.
Ce type d'affection se rencontre également au cours des affections respiratoires à staphylocoques aureus venant compliquer une grippe.
Le tableau de choc septique est classique mais il est suivi dans les 48 heures d'une éruption ressemblant à la scarlatine de forme érythémateuse et se généralisant à l'ensemble du corps. Cette éruption est suivie d'une desquamation (perte de petites écailles de peau) survenant au niveau des paume de la main et des plantes des pieds, au bout de trois jours à une semaine.
L'hémoculture c'est-à-dire la recherche de germes responsables est négative et l'isolement du staphylocoque doré se fait à partir du foyer initial responsable (quand il est possible de le trouver). L'évolution de cette infection se fait vers le décès du patient dans 10 à 15 % des cas à cause d'une fibrillation ventriculaire (impossibilité pour le coeur d'assurer des contractions efficaces pour éjecter le sang à travers le système circulatoire) ce qui aboutit à une hypoxémie réfractaire (insuffisance d'oxygénation des tissus difficilement curable voire incurable). Cette maladie ne doit pas être confondue avec le syndrome de Kawasaki.
Causes
Ce sont essentiellement les infections à Gram positif qui sont les plus fréquentes. Moins fréquemment on rencontre des infections à Gram négatif et d'origine fongique (champignons). Les affections facilitantes sont le diabète, la cirrhose, les syndromes lymphoprolifératifs et les examens complémentaires effectués sur le patient (procédés invasifs).
Symptômes
Les symptômes du choc septique sont :
Une hypotension (chute de la tension artérielle) survenant de manière aiguë chez un patient fébrile (température > 38,5°) mais quelquefois chez un patient hypodermique c'est-à-dire ayant une température corporelle en dessous de la normale (< 35° centigrades).
  • Anxiété.
  • Frissons.
  • Cyanose avec Intel tirant sur le gris.
  • Extrémités froides.
  • Accélération du rythme cardiaque.
  • Accélération du rythme respiratoire.
  • Oligurie (diminution de la quantité d’urine émise en un temps donné).






Analyses médicales
Les examens de laboratoire permettent de mettre en évidence une acidose métabolique, une coagulation intravasculaire disséminée, une baisse du nombre des plaquettes (thrombopénie), des signes d'insuffisance rénale survenant progressivement à cause de la nécrose tubulaire aiguë.
  • Dosage du nombre de globules blancs avec recherche de formes immatures
  • Dosage des plaquettes (diminution fréquente).
  • Dosage de l'azotémie.
  • Dosage de la créatinine.
  • Dosage du cortisol qui est élevé en cas de choc septique.




Evolution de la maladie
L'oligurie permet de surveiller l'aggravation du choc septique.
Le pronostic du choc septique n'est pas bon. Il dépend de nombreux facteurs, essentiellement du germe et de la porte d'entrée. Par exemple les septicémies dont le point de départ sont pulmonaires ou cutanés semblent sont graves que celles dont le point de départ est urinaire ou gastroentérologique (vésicule biliaire et intestin). Quand la bactériémie persiste, surtout s'il s'agit d'un patient immunodéprimé, le pronostic est encore moins bon.
Complications de la maladie
L'insuffisance cardiaque et respiratoire ainsi que l'apparition d'un coma progressif est susceptible de venir compliquer un choc septique.
Des abcès à l'intérieur de l'organisme que l'on appelle localisation suppurée métastatique  sont possibles dans certains organes comme les poumons et ses plèvres, au niveau des méninges, de l'endocarde, du foie, des reins mais aussi des os et des articulations.
Plusieurs organes peuvent être concernés à la fois par les abcès métastatiques.
Traitement
Le traitement du choc septique qui commande la mise du patient en soins intensifs, est directement dépendant de la cause. Par exemple l'insuffisance corticosurrénale nécessite un traitement bien spécifique.

Il est tout d'abord nécessaire de remplir le système circulatoire du patient (remplissage vasculaire) en mettant en place des perfusions de soluté de sérum physiologique, de colloïdes naturels comme l'albumine ou encore de colloïdes synthèse comme les gélatines ou de dextran.
Il faut ensuite maintenir la ventilation en mettant en place place une sonde nasale d'oxygène ou bien un masque, une intubation ou une respiration assistée.
Une injection de dopamine ou d'autres catécholamines permet d'assurer le tonus des vaisseaux (tonus vasculaire).
Les antibiotiques larges spectre et spécifiques en fonction du foyer initial sont nécessaires rapidement. cette administration précoce d'antibiotique doit se faire en attendant les résultats de l'antibiogramme. Le plus souvent c'est la gentamicine ou la tobramycine ainsi que les céphalosporines de troisième génération qui sont utilisés.
Le traitement de l'insuffisance rénale est quelquefois utile selon la cause du choc septique.
En cas de septicémie sévère certaines équipes spécialisées en réanimation et soins intensifs utilisent la protéine C humaine activée recombinante (doctrécogine ou Xigris des laboratoires Lilly).


La mise en place de cathéter et autre matériel intravasculaire (positionné à l'intérieur d'un vaisseau) sont de plus en plus responsables de survenue de choc toxique.

Les individus immunodéprimés (diminution des capacités de défense d'un individu) sont plus disposés à faire des chocs toxiques surtout à Gram négatif.

Les spécialités médicales le plus souvent concernées par la septicémie et le choc septique sont (liste n'en exhaustive) :

La gastroentérologie est plus particulièrement certaines affections telles que les occlusions, les cancers, la diverticulite, les abcès et la perforation. Dans ce cas les germes responsables sont entérocoques, colibacille, Klebsiella, bactéroïdes, entérobactéries, Salmonella et Aerononas hydrophila.

L'urologie et en particulier le cathétérisme, les sondes à demeure, la cystoscopie les obstructions. Les germes responsables sont colibacille, Klebsiella, entérobactéries.
La gynécologie-obstétrique avec en particulier les interventions portant sur l'utérus (curettage, avortement, instrumentation, post-partum). Les germes responsables sont colibacilles gonocoques, streptocoque, bactéroïdes , Klebsiella.

Les interventions portant sur la peau et les muqueuses et plus précisément les interventions après traumatismes et brûlures étendues et parfois moins étendues.

La cardiologie et les interventions portant sur le coeur et les veines avec en particulier le cathétérisme, les valves artificielles, les stimulateurs, les perfusions intraveineuses avec des solutions contaminées. Les germes responsables sont Klebsiella, pyocyanique et Acinetobacter.

La pneumologie et en particulier les interventions portant sur les bronches et les poumons. Il s'agit essentiellement de la trachéotomie, des obstructions et de la ventilation assistée. Les germes responsables sont pneumocoques, pyocyanique, Haemophilus , Klebsiella, Acinetobacter baumannii, entérobactéries, Protéus et colibacille.

L'hématologie (leucémie, agranulocytose). Les germes responsables sont staphylocoques, Acinetobacter baumannii et pyocyanique.

12 sept. 2012

Dyspepsie

Aperçu
La « dyspepsie » est décrite par des brûlures d'estomac, des régurgitations d'acide, un excès de rots/éructations, un ballonnement abdominal, des nausées, un sentiment de digestion anormale ou lente, ou une satiété précoce. La cause de la dyspepsie reste inconnue, mais elle est généralement déclenchée lors des repas et les symptômes peuvent disparaître soudainement sans une raison évidente ou traitement.

La dyspepsie peut avoir un impact important sur la vie personnelle à la maison et au travail. Les personnes atteintes par des troubles gastro-intestinaux supérieurs chroniques présentent des taux d'absentéisme neuf fois plus élevés que les personnes en bonne santé. En outre, la productivité de travail des individus souffrant de symptômes est huit fois plus faible que ceux qui ne sont pas affectés.
Symptômes
Les symptômes de la dyspepsie proviennent du tube digestif supérieur et peuvent inclure :
  • Douleurs dans le haut de l'abdomen liées à l'ingestion de nourriture
  • Plénitude et ballonnements
  • Brûlures d'estomac, régurgitation, gaz
  • Nausées, vomissements



La plupart des patients qui sont atteints de la dyspepsie causée par un cancer de l'estomac peuvent souffrir de symptômes plus inquiétants que ceux reliés simplement à la dyspepsie. C'est ce qu'on appelle « des symptômes d'alarme » et incluent des vomissements persistants, des saignements (selles rouges ou noires), une faiblesse de sang, une anémie, une perte de poids inexpliquée, des difficultés à avaler ou une masse dans l'abdomen détectée par un médecin. Si vous avez un de ces symptômes d'alarme, ou si vous êtes âgés et vous avez de nouveaux symptômes, vous ne devez pas ignorer votre dyspepsie mais vous devez consulter un médecin le plus tôt possible.
Tests et diagnostic
Une gamme de tests peut être entreprise pour essayer de déterminer la cause de la dyspepsie. Toutefois, dans certains cas, le médecin peut choisir de traiter les patients sur la base de son évaluation clinique des symptômes avant de recommander des tests. Certains symptômes comme les saignements, la perte de poids, la difficulté à avaler, les vomissements persistants ou les nouveaux symptômes chez les patients âgés indiquent habituellement une nécessité pour faire des tests.
  • Radiographie au baryum (Série supérieure de GI).
    Un test radiographique par rayons X qui sert à visualiser l'œsophage, l'estomac et le duodénum. Pendant de nombreuses années, ce test fut le seul disponible pour investir ces types de symptômes. Il est encore utilisé comme un test de dépistage. Cependant, il existe maintenant des tests plus précis dans la majorité des cas.
  • Tests de dépistage du Helicobacter pylori.
    Les tests de dépistage des bactéries peuvent être parfois effectués dans les cliniques médicales. Ils comprennent des tests sanguins qui déterminent l'exposition antérieure à la bactérie mais ne confirment pas la présence des bactéries. La plupart du temps, ces tests ont été remplacés par le test respiratoire à l'urée (UBT). Ce test peut être fait chez le médecin ou à l'hôpital. Le patient boit un produit chimique, et si les bactéries sont présentes dans l'estomac, ce produit chimique est décomposé et séparé par les bactéries. Les sous-produits sont libérés dans le souffle du patient, et sont recueillis et examinés. Un test positif indique que les bactéries sont effectivement présentes à ce moment-là. Ce test peut être effectué afin de confirmer que les bactéries sont présentes, ou qu'elles ont été éliminées après le traitement.
    Une deuxième série de tests de dépistage peut se faire au moment de l'endoscopie avec des biopsies (échantillons de tissus). De petits morceaux de l'estomac peuvent être soumis à la même réaction chimique comme indiqué ci-dessus pour le test de respiratoire ou les tissus peuvent être examinés sous un microscope pour vérifier la présence des bactéries.
  • Gastroscopie (Endoscopie gastro-intestinale haute).
    Ce test est recommandé aux patients qui sont atteints de la dyspepsie. C'est un examen précis qui sert à détecter ou à éliminer la présence des lésions dans la muqueuse du tube digestif supérieur. Il s'agit de faire passer un tube par la bouche pour visualiser l'estomac. Ce test peut être fait dans une clinique médicale dans certains cas, mais il est généralement effectué à l'hôpital.
  • Étude pH prolongée de 24 heures
    Alors que l'endoscopie est capable de déterminer la présence de blessures dans la paroi du tube digestif résultant d'un reflux, beaucoup de patients peuvent avoir des reflux sans lésions visibles. L'étude pH prolongée de 24 heures tente de corréler les symptômes du patient avec la présence des acides dans l'œsophage. Ce test consiste à faire passer un tube mince par le nez dans l'œsophage pour une période de 24 heures. Un capteur placé à la fin du tube sert à mesurer le niveau d'acide dans l'œsophage. Un programme informatique trace ensuite la corrélation entre les symptômes du patient et la présence d'acide dans l'œsophage.


  • Vivre avec Dyspepsie
    La cause la plus fréquente de la dyspepsie est le reflux gastro-œsophagien (RGO). Il s'agit d'une condition dans laquelle l'acide, normalement présent dans l'estomac pour aider à digérer nos aliments, passe dans l'appareil digestif (œsophage) en sens inverse. Chez certaines personnes, cette condition se manifeste en brûlures d'estomac et régurgitation, et dans d'autres, elle peut causer entre autres, une inflammation (rougeur et gonflement) ou des plaies (érosions) dans l'œsophage. Un petit nombre de personnes souffrant de la dyspepsie peut avoir un ulcère à l'estomac (ulcère gastrique) ou dans la première partie de l'intestin (ulcère duodénal).


    • Gestion de vos symptômesApprenez à contrôler et à gérer les symptômes.


Dans certains cas, quelques changements de mode de vie peuvent atténuer les symptômes de la dyspepsie. Ces mesures comprennent la perte du poids, arrêter de fumer et élever la tête du lit qui s'avère bénéfique chez les patients qui souffrent principalement de reflux. Il faut toujours s'occuper de votre santé générale, et d'essayer de faire des exercices physiques, de maintenir un poids idéal et de cesser de fumer. Il est utile d'examiner toute corrélation entre nos symptômes et certains types d'aliments tels que les aliments épicés et l'alcool. Certains médicaments tels que l'aspirine et les médicaments de l'arthrite ainsi que certains analgésiques (sauf l'Acetaminophen) peuvent aggraver la blessure de l'estomac. Éliminer l'administration de ces médicaments ou les changer peut parfois aider à apaiser vos symptômes.

Le stress ne cause pas habituellement la dyspepsie mais il peut aggraver les symptômes gastro-intestinaux et nous sensibiliser à ces symptômes. Dans certains cas, il est nécessaire d'adopter des stratégies qui aident à atténuer le stress.
    • Options de traitement
      Ai-je besoin de médicaments spéciaux? Dois-je subir une opération chirurgicale?
Il peut être nécessaire pour vous d'avoir un ou plusieurs tests afin de déterminer quelle est la cause de votre dyspepsie. Avec les résultats en main, votre médecin peut déterminer quelles sont les options de traitement sera meilleur pour vous.Les médicaments sont énumérés ci-dessous dans l'ordre général de la puissance, mais l'ordre ne reflète pas nécessairement l'ordre dans lequel le médecin peut choisir de commencer le traitement.Les antiacidesLes antiacides sont utiles en tant que thérapie à court terme, mais sont généralement utilisés pour peu fréquents ou «révolutionnaires» des symptômes qui peuvent se produire lorsque le patient présente des symptômes tandis que d'autres médicaments. En général, les antiacides ne serait pas utilisé comme une forme de thérapie régulière.Antagonistes des récepteurs H2 (H2-AR)Cette classe de médicaments est disponible depuis plus de 25 ans et a été la première forme vraiment efficace d'acide réducteur de la médecine. Ces pilules fournissent une baisse modérée de l'acide produite par l'estomac et sont utiles pour les cas légers de reflux.Ils sont efficaces dans la guérison des ulcères, mais à un rythme un peu plus lent que la classe des inhibiteurs de la pompe à protons de médicaments (voir ci-dessous). Ces médicaments sont très sûrs. Effets indésirables rares peuvent inclure des éruptions cutanées, diarrhée, anomalies des tests hépatiques, et des problèmes rénaux. Ces médicaments sont reconnus comme sûrs pour thérapie à long terme si nécessaire.Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)Cette classe de médicaments est disponible depuis plus de 10 ans et prévoit la suppression acide le plus efficace actuellement disponible. Ce sont les pilules les plus efficaces pour les symptômes de reflux plus sévères et sont efficaces pour la guérison des ulcères peu plus rapide que H2-AR. En général, le meilleur remède est celui qui contrôle adéquatement les symptômes.Ces pilules sont aussi considérés comme sûrs pour le traitement à long terme si nécessaire. L'utilisation de ce type de médicament est souvent combiné avec des antibiotiques pour traiter l'Helicobacter pylori. Les effets secondaires de cette classe de médicaments sont également peu fréquentes et peuvent inclure des éruptions cutanées, des diarrhées et une variété d'autres effets secondaires mineurs. Rarement, les interférences avec d'autres médicaments doit être examiné par le médecin.
Foire aux questions
Quelle est la cause de mon ulcère duodénal ?
L'ulcère gastrique ou duodénal peut être d'une infection dans l'estomac causée par une bactérie appelée Helicobacter pylori (H. pylori) ou par l'administration de l'aspirine ou le traitement de l'arthrite par des médicaments tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le traitement le plus courant des infections du H. pylori comprend l'administration combinée de deux antibiotiques et des IPP. Il est important de suivre le traitement comme prévu afin d'obtenir de meilleures chances d'éliminer les bactéries.

Les chocs : 3 - Le choc vagal

Gray793.pngTomber dans les pommes, perdre connaissance, faire une syncope... Les expressions sont nombreuses pour décrire le malaise vagal. Mais qu'est-ce exactement ? Comment l'éviter ?

Le malaise vagal, aussi appelé lipothymie vagale, choc vagal ou syncope vaso-vagale ou vagale s'il y a perte de conscience, est un malaise dû à une activité excessive du système nerveux parasympathique via la Xe paire de nerfs craniens appelée nerf vague. Ce malaise est la traduction d'un ralentissement du rythme cardiaque ou bradycardie associé à une chute de tension artérielle, aboutissant à une hypoperfusion cérébrale.
La vue d'une seringue ou du sang, une pièce où il fait trop chaud, un choc émotionnel... Il n'en faut pas plus pour se sentir mal et faire un malaise vagal. C'est la forme la plus fréquente de malaise. Bien qu'impressionnant, il est souvent bénin et facile à prévenir.
Qu'est-ce que le malaise vagal ?
Ce malaise, aussi appelé choc vagal ou syncope vagale s'il y a perte de connaissance, est dû à la stimulation excessive du nerf vague, un nerf crânien qui peut ralentir le rythme cardiaque, réguler la digestion ou encore le fonctionnement du pharynx.
Ce nerf appartient au système vagal ou nerveux parasympathique, tandis que le système sympathique peut accélérer le rythme du coeur. Lorsque l'équilibre se fait entre ces deux systèmes, il peut y avoir syncope. Et parallèlement, la tension artérielle peut chuter, d'où le malaise. On se sent étourdi car le débit sanguin baisse au niveau du cerveau.
Les causes du malaise
De nombreuses circonstances peuvent stimuler le système parasympathique : la vue du sang, la phobie de la foule, un choc émotionnel (perte d'un proche, mariage, examen...), le trac, la peur des piqûres, une douleur intense, la grossesse, une chaleur incommodante, le jeûne, la station debout prolongée (transports en commun, concert...).
Les hommes peuvent aussi en souffrir, même lorsqu'ils se rasent, par stimulation d'une zone spécifique de la carotide riche en récepteurs nerveux parasympathiques.
Les symptômes
Ils sont facilement décelables : une grande sensation de faiblesse se fait sentir, un bourdonnement d'oreille ou acouphènes, des bâillements, des nausées, des maux de tête, une grande pâleur, un voile noir ou gris devant les yeux, des sueurs froides, des vertiges. La bouche peut devenir sèche, on a mal au ventre.
Les bons réflexes
Il faut vous allonger ou allonger la personne et lui surélever les jambes contre un mur ou une chaise pour que l'afflux sanguin se régularise, la rassurer, lui demander ce qu'elle ressent, et depuis combien de temps.
On peut aussi questionner la personne sur ses antécédents médicaux, sur un éventuel traitement en cours, une allergie. On peut même demander l'avis d'un médecin, par exemple en appelant les services d'aide médicale urgente.
Les syncopes vagales sont assez spectaculaires, mais ne présentent pas de danger en tant que tel, du moment que la chute ne provoque pas de blessure ou de traumatisme.
Si les malaises reviennent souvent
La plupart du temps, un malaise vagal se résorbe en quelques minutes de repos. Mais en cas de récidives fréquentes, un traitement médical peut être prescrit. Il consiste à injecter de l'atropine, une molécule présente dans certains végétaux et champignons. Mais ce médicament est conseillé après diagnostic poussé et seulement si le malaise se prolonge et se produit de manière répétitive.

Comment éviter les récidives

- dormez suffisamment, environ 8 heures par nuit si possible
- faites des repas à heures fixes et pas trop copieux
- si vous devez rester debout de façon prolongée, contractez vos mollets et cuisses pour faciliter la remontée du sang
- buvez suffisamment, au moins 1 litre par jour
- ne restez pas trop longtemps à jeun
- en cas de symptômes, allongez-vous et surélevez vos jambes
- évitez les pièces trop chaudes et confinées

Les chocs: 2 - Le choc anaphylactique

Qu'est ce que c'est ?
Le choc allergique, ou choc anaphylactique, est une réaction allergique extrêmement violente provoquant une forte perturbation de la circulation sanguine qui entraîne un état de choc avec une chute très brutale de la tension artérielle mettant en danger les organes vitaux, notamment le coeur et le cerveau.
Causes
Le choc anaphylactique est provoqué le plus souvent par :
  • une anesthésie locale ou générale
  • les produits iodés utilisés en radiologie
  • des antibiotiques
  • des aliments (en particulier les fruits de mer, le lait de vache et l’arachide)
  • les piqûres de guêpes ou d’abeilles
  • le pollen
  • certains gaz






Degré de gravité
IL S’AGIT D’UNE URGENCE VITALE.
Signes
Ils sont à la fois généraux, respiratoires, cutanés et digestifs :
  • malaise
  • fatigue intense
  • essoufflement
  • accélération de la respiration
  • pouls rapide
  • sueurs
  • pâleur
  • extrémités froides
  • sensation d’oppression, d’angoisse
  • crise d’asthme
  • démangeaisons
  • rougeurs
  • gonflement du visage ou des lèvres
  • douleurs abdominales
  • diarrhée
  • vomissements















Que faire ?
  • allonger le malade sur le dos avec les jambes surélevées
  • si le malade a perdu connaissance, le placer en  position latérale de sécurité
  • appeler les secours (SAMU, pompiers)
  • ne pas relâcher la surveillance
  • surveiller son pouls et sa respiration
  • tenter d’identifier la cause de l’allergie
  • si le malade est déjà traité pour son allergie, lui donner le médicament prescrit
  • si nécessaire (en cas de gonflement de la gorge notamment), pratiquer un bouche-à-bouche ou un massage cardiaque externe







Comment l'éviter ?
  • avoir toujours sur soi le médicament d’urgence prescrit par le médecin
  • porter toujours sur soi la liste de produits auxquels on est allergique
  • éviter les allergènes auxquels on se sait sensible
  • en cas de doute, lire attentivement la composition d’un produit alimentaire avant de le consommer
  • ne jamais hésiter à refuser un aliment auquel on se sait sensible



Les chocs: 1 - Le choc septique

Choc septique

Le choc septique de la diminution brutale de la circulation sanguine faisant suite à des frissons accompagnés d'une hyperthermie (élévation de la température) dus à une infection bactérienne, essentiellement par des bactéries mises en évidence par la coloration Gram-.

Le choc septique ou infectieux est le résultat de la présence dans le sang, de toxines bactériennes ce qui aboutit à une insuffisance de fonctionnement cardiaque (hypotension systolique inférieure à 90 mg de mercure) se caractérisant par une tachycardie (accélération du rythme cardiaque), une tachypnée (accélération du rythme respiratoire), une oligurie (diminution de la quantité des urines éliminées) et une acidose métabolique (diminution du pH de l'organisme), l'ensemble survenant chez un sujet fébrile (dont la température est supérieure à 38,9° centigrades).

Le terme septicémie est l'ensemble des symptômes dus à la décharge répétitive et en quantité importante de germes ayant la capacité d'entraîner une maladie. Ces décharges se faisant à l'intérieur du sang et à partir d'un foyer infectieux. La septicémie se caractérise par des signes généraux que sont la fièvre et les frissons.
Le terme toxémie est utilisé pour désigner l'ensemble des symptômes qui font suite à la présence de toxines de nature bactérienne sans que les bactéries envahissent le sang.

Le terme bactériémie désigne la présence, passagère, de bactéries dans le sang sans que cela se traduise par l'apparition de signes généraux (température etc.) et ceci au cours d'une affection qui est localisée.

Le syndrome de réponse inflammatoire systémique , pour les spécialistes en infectiologie,  est un ensemble de symptômes qui s'observent au cours des infections (choc septique) et dans d'autres affections telles qu'un traumatisme grave, des brûlures étendues ou encore une pancréatite aiguë. Ce type de syndrome se caractérise par la présence d'une part de température supérieure à 38° centigrades, ou au contraire < 35° centigrades s'associant d'autre part à un rythme cardiaque supérieur à 90 battements par minute avec un rythme respiratoire supérieur à 20 par minute ou une hyperventilation qui se traduit par une pa CO2 < 32 millimètres de mercure. Les examens biologiques mettent en évidence un taux de leucocytes supérieur à 12 000 par microlitre ou inférieur à 4000 par microlitre avec un taux de cellules immatures.
Le choc septique endotoxinique s'explique de la façon suivante. Les toxines et plus précisément les endotoxines (il s'agit de lipopolysaccharides) sont libérés par les bactéries au moment où celles-ci se détruisent (ce que l'on appelle la lyse bactérienne). Dès cet instant on constate que l'endothélium des vaisseaux c'est-à-dire les cellules qui tapissent l'intérieur des vaisseaux est endommagé. Ceci entraîne, dans un premier temps, une vasodilatation c'est-à-dire une ouverture du calibre des vaisseaux. Ensuite apparaît un spasme des artérioles et les veinules ce qui entraîne une stagnation du sang à l'intérieur des capillaires des poumons mais aussi des viscères de l'abdomen et quelquefois même de l'encéphale. Le résultat est une disproportion entre d'une part l'apport et les besoins d'oxygène d'autre part créant une hypoxémie. À cela est associée une insuffisance d'évacuation des déchets provenant du fonctionnement des cellules (déchets métaboliques) qui finissent par s'accumuler dans les tissus provoquant ainsi une acidose c'est-à-dire une chute du pH de l'organisme. Chez certains patients la vasodilatation périphérique initiale n'est pas suivie de vasoconstriction. C'est ce que l'on appelle le syndrome hyper dynamique ou choc chaud.
Cette vasodilatation des vaisseaux s'explique de la manière suivante. Il existe une substance appelée le monoxyde d'azote (NO) dont la fabrication à l'intérieur des parois des vaisseaux se fait, pour les spécialistes, à partir de L- arginine qui est catabolisée par une enzyme appelée NO synthétase qui joue un rôle très important en ce qui concerne la régulation du tonus vasomoteur c'est-à-dire l'ouverture ou la fermeture des vaisseaux. On constate, au cours du choc septique, que le monoxyde d'azote est synthétisé en grande quantité et ceci sous l'influence de produits provenant des bactéries et des cytokines que l'on appelle cytokines pro-inflammatoires. Ceci aboutit à une vasodilatation très intense mais qui se prolonge, entraînant une chute de la tension artérielle qui le plus souvent est difficile à rééquilibrer et réfractaire à de nombreux traitements, entraînant alors une défaillance de la circulation sanguine. Il semble que certaines personnes possèdent un gène appelé gène (du choc septique) TLR4 disposé sur le locus 9q32-q33. Ce gène pourrait diminuer la réponse aux endotoxines et disposer ainsi certaines personnes à faire un choc septique plus facilement que d'autres, surtout en ce qui concerne les infections par des bactéries Gram négatif.
Classification
La septicémie méningococcique fulminante et due à une croissance extrême des méningocoques à l'intérieur du sang. Ces bactéries libèrent une endotoxine qui entraîne l'apparition d'une élévation de la température, des vomissements, une chute de la tension artérielle qui évolue vers un collapsus c'est-à-dire une impossibilité pour les principaux organes d'assurer leur fonction (choc septique). À cela s'ajoute une cyanose (coloration bleue violette de la peau et des téguments) et un purpura cutané. Le purpura, chez certains patients est également présent au niveau des viscères (la maladie prend alors le nom de purpura méningococciquesur la parenthèse. Le patient présente à ce moment-là une prostration très importante. Le plus souvent, associée à cette affection, la méningite cérébro-spinale est de règle.

Le choc toxique staphylococcique (TSS pour Toxic Shock Syndrom) est un ensemble de symptômes résultant d'une exotoxine (TSST-1) s'observant chez l'enfant et chez les femmes en période menstruelle, femme qui utilisent des tampons périodiques. L'action des tampons est de favoriser la multiplication des staphylocoques.
Ce type d'affection se rencontre également au cours des affections respiratoires à staphylocoques aureus venant compliquer une grippe.
Le tableau de choc septique est classique mais il est suivi dans les 48 heures d'une éruption ressemblant à la scarlatine de forme érythémateuse et se généralisant à l'ensemble du corps. Cette éruption est suivie d'une desquamation (perte de petites écailles de peau) survenant au niveau des paume de la main et des plantes des pieds, au bout de trois jours à une semaine.
L'hémoculture c'est-à-dire la recherche de germes responsables est négative et l'isolement du staphylocoque doré se fait à partir du foyer initial responsable (quand il est possible de le trouver). L'évolution de cette infection se fait vers le décès du patient dans 10 à 15 % des cas à cause d'une fibrillation ventriculaire (impossibilité pour le coeur d'assurer des contractions efficaces pour éjecter le sang à travers le système circulatoire) ce qui aboutit à une hypoxémie réfractaire (insuffisance d'oxygénation des tissus difficilement curable voire incurable). Cette maladie ne doit pas être confondue avec le syndrome de Kawasaki.
Causes
Ce sont essentiellement les infections à Gram positif qui sont les plus fréquentes. Moins fréquemment on rencontre des infections à Gram négatif et d'origine fongique (champignons). Les affections facilitantes sont le diabète, la cirrhose, les syndromes lymphoprolifératifs et les examens complémentaires effectués sur le patient (procédés invasifs).
Symptômes
Les symptômes du choc septique sont :
Une hypotension (chute de la tension artérielle) survenant de manière aiguë chez un patient fébrile (température > 38,5°) mais quelquefois chez un patient hypodermique c'est-à-dire ayant une température corporelle en dessous de la normale (< 35° centigrades).
  • Anxiété.
  • Frissons.
  • Cyanose avec Intel tirant sur le gris.
  • Extrémités froides.
  • Accélération du rythme cardiaque.
  • Accélération du rythme respiratoire.
  • Oligurie (diminution de la quantité d’urine émise en un temps donné).






Analyses médicales
Les examens de laboratoire permettent de mettre en évidence une acidose métabolique, une coagulation intravasculaire disséminée, une baisse du nombre des plaquettes (thrombopénie), des signes d'insuffisance rénale survenant progressivement à cause de la nécrose tubulaire aiguë.
  • Dosage du nombre de globules blancs avec recherche de formes immatures
  • Dosage des plaquettes (diminution fréquente).
  • Dosage de l'azotémie.
  • Dosage de la créatinine.
  • Dosage du cortisol qui est élevé en cas de choc septique.




Evolution de la maladie
L'oligurie permet de surveiller l'aggravation du choc septique.
Le pronostic du choc septique n'est pas bon. Il dépend de nombreux facteurs, essentiellement du germe et de la porte d'entrée. Par exemple les septicémies dont le point de départ sont pulmonaires ou cutanés semblent sont graves que celles dont le point de départ est urinaire ou gastroentérologique (vésicule biliaire et intestin). Quand la bactériémie persiste, surtout s'il s'agit d'un patient immunodéprimé, le pronostic est encore moins bon.
Complications de la maladie
L'insuffisance cardiaque et respiratoire ainsi que l'apparition d'un coma progressif est susceptible de venir compliquer un choc septique.
Des abcès à l'intérieur de l'organisme que l'on appelle localisation suppurée métastatique  sont possibles dans certains organes comme les poumons et ses plèvres, au niveau des méninges, de l'endocarde, du foie, des reins mais aussi des os et des articulations.
Plusieurs organes peuvent être concernés à la fois par les abcès métastatiques.
Traitement
Le traitement du choc septique qui commande la mise du patient en soins intensifs, est directement dépendant de la cause. Par exemple l'insuffisance corticosurrénale nécessite un traitement bien spécifique.

Il est tout d'abord nécessaire de remplir le système circulatoire du patient (remplissage vasculaire) en mettant en place des perfusions de soluté de sérum physiologique, de colloïdes naturels comme l'albumine ou encore de colloïdes synthèse comme les gélatines ou de dextran.
Il faut ensuite maintenir la ventilation en mettant en place place une sonde nasale d'oxygène ou bien un masque, une intubation ou une respiration assistée.
Une injection de dopamine ou d'autres catécholamines permet d'assurer le tonus des vaisseaux (tonus vasculaire).
Les antibiotiques larges spectre et spécifiques en fonction du foyer initial sont nécessaires rapidement. cette administration précoce d'antibiotique doit se faire en attendant les résultats de l'antibiogramme. Le plus souvent c'est la gentamicine ou la tobramycine ainsi que les céphalosporines de troisième génération qui sont utilisés.
Le traitement de l'insuffisance rénale est quelquefois utile selon la cause du choc septique.
En cas de septicémie sévère certaines équipes spécialisées en réanimation et soins intensifs utilisent la protéine C humaine activée recombinante (doctrécogine ou Xigris des laboratoires Lilly).


La mise en place de cathéter et autre matériel intravasculaire (positionné à l'intérieur d'un vaisseau) sont de plus en plus responsables de survenue de choc toxique.

Les individus immunodéprimés (diminution des capacités de défense d'un individu) sont plus disposés à faire des chocs toxiques surtout à Gram négatif.

Les spécialités médicales le plus souvent concernées par la septicémie et le choc septique sont (liste n'en exhaustive) :

La gastroentérologie est plus particulièrement certaines affections telles que les occlusions, les cancers, la diverticulite, les abcès et la perforation. Dans ce cas les germes responsables sont entérocoques, colibacille, Klebsiella, bactéroïdes, entérobactéries, Salmonella et Aerononas hydrophila.

L'urologie et en particulier le cathétérisme, les sondes à demeure, la cystoscopie les obstructions. Les germes responsables sont colibacille, Klebsiella, entérobactéries.
La gynécologie-obstétrique avec en particulier les interventions portant sur l'utérus (curettage, avortement, instrumentation, post-partum). Les germes responsables sont colibacilles gonocoques, streptocoque, bactéroïdes , Klebsiella.

Les interventions portant sur la peau et les muqueuses et plus précisément les interventions après traumatismes et brûlures étendues et parfois moins étendues.

La cardiologie et les interventions portant sur le coeur et les veines avec en particulier le cathétérisme, les valves artificielles, les stimulateurs, les perfusions intraveineuses avec des solutions contaminées. Les germes responsables sont Klebsiella, pyocyanique et Acinetobacter.

La pneumologie et en particulier les interventions portant sur les bronches et les poumons. Il s'agit essentiellement de la trachéotomie, des obstructions et de la ventilation assistée. Les germes responsables sont pneumocoques, pyocyanique, Haemophilus , Klebsiella, Acinetobacter baumannii, entérobactéries, Protéus et colibacille.

L'hématologie (leucémie, agranulocytose). Les germes responsables sont staphylocoques, Acinetobacter baumannii et pyocyanique.

Dyspepsie

Aperçu
La « dyspepsie » est décrite par des brûlures d'estomac, des régurgitations d'acide, un excès de rots/éructations, un ballonnement abdominal, des nausées, un sentiment de digestion anormale ou lente, ou une satiété précoce. La cause de la dyspepsie reste inconnue, mais elle est généralement déclenchée lors des repas et les symptômes peuvent disparaître soudainement sans une raison évidente ou traitement.

La dyspepsie peut avoir un impact important sur la vie personnelle à la maison et au travail. Les personnes atteintes par des troubles gastro-intestinaux supérieurs chroniques présentent des taux d'absentéisme neuf fois plus élevés que les personnes en bonne santé. En outre, la productivité de travail des individus souffrant de symptômes est huit fois plus faible que ceux qui ne sont pas affectés.
Symptômes
Les symptômes de la dyspepsie proviennent du tube digestif supérieur et peuvent inclure :
  • Douleurs dans le haut de l'abdomen liées à l'ingestion de nourriture
  • Plénitude et ballonnements
  • Brûlures d'estomac, régurgitation, gaz
  • Nausées, vomissements



La plupart des patients qui sont atteints de la dyspepsie causée par un cancer de l'estomac peuvent souffrir de symptômes plus inquiétants que ceux reliés simplement à la dyspepsie. C'est ce qu'on appelle « des symptômes d'alarme » et incluent des vomissements persistants, des saignements (selles rouges ou noires), une faiblesse de sang, une anémie, une perte de poids inexpliquée, des difficultés à avaler ou une masse dans l'abdomen détectée par un médecin. Si vous avez un de ces symptômes d'alarme, ou si vous êtes âgés et vous avez de nouveaux symptômes, vous ne devez pas ignorer votre dyspepsie mais vous devez consulter un médecin le plus tôt possible.
Tests et diagnostic
Une gamme de tests peut être entreprise pour essayer de déterminer la cause de la dyspepsie. Toutefois, dans certains cas, le médecin peut choisir de traiter les patients sur la base de son évaluation clinique des symptômes avant de recommander des tests. Certains symptômes comme les saignements, la perte de poids, la difficulté à avaler, les vomissements persistants ou les nouveaux symptômes chez les patients âgés indiquent habituellement une nécessité pour faire des tests.
  • Radiographie au baryum (Série supérieure de GI).
    Un test radiographique par rayons X qui sert à visualiser l'œsophage, l'estomac et le duodénum. Pendant de nombreuses années, ce test fut le seul disponible pour investir ces types de symptômes. Il est encore utilisé comme un test de dépistage. Cependant, il existe maintenant des tests plus précis dans la majorité des cas.
  • Tests de dépistage du Helicobacter pylori.
    Les tests de dépistage des bactéries peuvent être parfois effectués dans les cliniques médicales. Ils comprennent des tests sanguins qui déterminent l'exposition antérieure à la bactérie mais ne confirment pas la présence des bactéries. La plupart du temps, ces tests ont été remplacés par le test respiratoire à l'urée (UBT). Ce test peut être fait chez le médecin ou à l'hôpital. Le patient boit un produit chimique, et si les bactéries sont présentes dans l'estomac, ce produit chimique est décomposé et séparé par les bactéries. Les sous-produits sont libérés dans le souffle du patient, et sont recueillis et examinés. Un test positif indique que les bactéries sont effectivement présentes à ce moment-là. Ce test peut être effectué afin de confirmer que les bactéries sont présentes, ou qu'elles ont été éliminées après le traitement.
    Une deuxième série de tests de dépistage peut se faire au moment de l'endoscopie avec des biopsies (échantillons de tissus). De petits morceaux de l'estomac peuvent être soumis à la même réaction chimique comme indiqué ci-dessus pour le test de respiratoire ou les tissus peuvent être examinés sous un microscope pour vérifier la présence des bactéries.
  • Gastroscopie (Endoscopie gastro-intestinale haute).
    Ce test est recommandé aux patients qui sont atteints de la dyspepsie. C'est un examen précis qui sert à détecter ou à éliminer la présence des lésions dans la muqueuse du tube digestif supérieur. Il s'agit de faire passer un tube par la bouche pour visualiser l'estomac. Ce test peut être fait dans une clinique médicale dans certains cas, mais il est généralement effectué à l'hôpital.
  • Étude pH prolongée de 24 heures
    Alors que l'endoscopie est capable de déterminer la présence de blessures dans la paroi du tube digestif résultant d'un reflux, beaucoup de patients peuvent avoir des reflux sans lésions visibles. L'étude pH prolongée de 24 heures tente de corréler les symptômes du patient avec la présence des acides dans l'œsophage. Ce test consiste à faire passer un tube mince par le nez dans l'œsophage pour une période de 24 heures. Un capteur placé à la fin du tube sert à mesurer le niveau d'acide dans l'œsophage. Un programme informatique trace ensuite la corrélation entre les symptômes du patient et la présence d'acide dans l'œsophage.


  • Vivre avec Dyspepsie
    La cause la plus fréquente de la dyspepsie est le reflux gastro-œsophagien (RGO). Il s'agit d'une condition dans laquelle l'acide, normalement présent dans l'estomac pour aider à digérer nos aliments, passe dans l'appareil digestif (œsophage) en sens inverse. Chez certaines personnes, cette condition se manifeste en brûlures d'estomac et régurgitation, et dans d'autres, elle peut causer entre autres, une inflammation (rougeur et gonflement) ou des plaies (érosions) dans l'œsophage. Un petit nombre de personnes souffrant de la dyspepsie peut avoir un ulcère à l'estomac (ulcère gastrique) ou dans la première partie de l'intestin (ulcère duodénal).


    • Gestion de vos symptômesApprenez à contrôler et à gérer les symptômes.


Dans certains cas, quelques changements de mode de vie peuvent atténuer les symptômes de la dyspepsie. Ces mesures comprennent la perte du poids, arrêter de fumer et élever la tête du lit qui s'avère bénéfique chez les patients qui souffrent principalement de reflux. Il faut toujours s'occuper de votre santé générale, et d'essayer de faire des exercices physiques, de maintenir un poids idéal et de cesser de fumer. Il est utile d'examiner toute corrélation entre nos symptômes et certains types d'aliments tels que les aliments épicés et l'alcool. Certains médicaments tels que l'aspirine et les médicaments de l'arthrite ainsi que certains analgésiques (sauf l'Acetaminophen) peuvent aggraver la blessure de l'estomac. Éliminer l'administration de ces médicaments ou les changer peut parfois aider à apaiser vos symptômes.

Le stress ne cause pas habituellement la dyspepsie mais il peut aggraver les symptômes gastro-intestinaux et nous sensibiliser à ces symptômes. Dans certains cas, il est nécessaire d'adopter des stratégies qui aident à atténuer le stress.
    • Options de traitement
      Ai-je besoin de médicaments spéciaux? Dois-je subir une opération chirurgicale?
Il peut être nécessaire pour vous d'avoir un ou plusieurs tests afin de déterminer quelle est la cause de votre dyspepsie. Avec les résultats en main, votre médecin peut déterminer quelles sont les options de traitement sera meilleur pour vous.Les médicaments sont énumérés ci-dessous dans l'ordre général de la puissance, mais l'ordre ne reflète pas nécessairement l'ordre dans lequel le médecin peut choisir de commencer le traitement.Les antiacidesLes antiacides sont utiles en tant que thérapie à court terme, mais sont généralement utilisés pour peu fréquents ou «révolutionnaires» des symptômes qui peuvent se produire lorsque le patient présente des symptômes tandis que d'autres médicaments. En général, les antiacides ne serait pas utilisé comme une forme de thérapie régulière.Antagonistes des récepteurs H2 (H2-AR)Cette classe de médicaments est disponible depuis plus de 25 ans et a été la première forme vraiment efficace d'acide réducteur de la médecine. Ces pilules fournissent une baisse modérée de l'acide produite par l'estomac et sont utiles pour les cas légers de reflux.Ils sont efficaces dans la guérison des ulcères, mais à un rythme un peu plus lent que la classe des inhibiteurs de la pompe à protons de médicaments (voir ci-dessous). Ces médicaments sont très sûrs. Effets indésirables rares peuvent inclure des éruptions cutanées, diarrhée, anomalies des tests hépatiques, et des problèmes rénaux. Ces médicaments sont reconnus comme sûrs pour thérapie à long terme si nécessaire.Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)Cette classe de médicaments est disponible depuis plus de 10 ans et prévoit la suppression acide le plus efficace actuellement disponible. Ce sont les pilules les plus efficaces pour les symptômes de reflux plus sévères et sont efficaces pour la guérison des ulcères peu plus rapide que H2-AR. En général, le meilleur remède est celui qui contrôle adéquatement les symptômes.Ces pilules sont aussi considérés comme sûrs pour le traitement à long terme si nécessaire. L'utilisation de ce type de médicament est souvent combiné avec des antibiotiques pour traiter l'Helicobacter pylori. Les effets secondaires de cette classe de médicaments sont également peu fréquentes et peuvent inclure des éruptions cutanées, des diarrhées et une variété d'autres effets secondaires mineurs. Rarement, les interférences avec d'autres médicaments doit être examiné par le médecin.
Foire aux questions
Quelle est la cause de mon ulcère duodénal ?
L'ulcère gastrique ou duodénal peut être d'une infection dans l'estomac causée par une bactérie appelée Helicobacter pylori (H. pylori) ou par l'administration de l'aspirine ou le traitement de l'arthrite par des médicaments tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le traitement le plus courant des infections du H. pylori comprend l'administration combinée de deux antibiotiques et des IPP. Il est important de suivre le traitement comme prévu afin d'obtenir de meilleures chances d'éliminer les bactéries.

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