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20 juil. 2015

Quand l’Esprit guérit le Corps

À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d’auto-guérison de notre corps.
Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux ?
 La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu’un dialogue avec le patient.
Certains praticiens, persuadés de l’importance et de l’efficacité de la collaboration avec le « médecin intérieur » présent en chacun de nous, développent des méthodes d’accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison.
Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l’ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d’assurance maladie.
Dans son livre « Le corps quantique », le Dr Deepak Chopra évoque le cas de Chitra, guérie subitement d’un cancer avancé alors que son traitement ne semblait pas produire d’effet. Le corps, s’il est activement aidé de l’esprit, peut-il s’auto-guérir?

Lorsqu'on dit que personne ne pouvait honnêtement prétendre connaître de traitement du cancer du sein, on ne disait qu’à moitié la vérité. Si un malade pouvait activer le processus de guérison de l’intérieur, cela constituerait alors le traitement du cancer. Des exemples de guérison semblables à celle de Chitra se produisent lorsqu’un changement radical survient à l’intérieur, balayant la peur et le doute en même temps que la maladie. Toutefois, le lieu exact de ce changement reste très mystérieux. La sagesse médicale est mise au défi de répondre même à la plus élémentaire question : ce changement chez Chitra s’est-il produit dans son corps, dans son esprit ou dans les deux à la fois ? Pour répondre à cette question, la médecine occidentale s’est mise récemment à considérer avec du recul les médicaments et la chirurgie, qui sont les fondements de toute pratique médicale, pour se pencher sur le domaine vague et souvent déroutant que l’on dénomme un peu rapidement la « médecine corps-esprit ». Cette prise de conscience était quasiment obligatoire car la confiance habituelle que l’on accordait au seul corps physique commençait à s’effriter.

La médecine corps-esprit provoque un malaise certain chez bon nombre de médecins qui pensent qu’elle est plus un concept qu’un domaine réel. Si le choix entre une idée nouvelle et un composé chimique connu lui est donné, le médecin accordera sa confiance à ce dernier – pénicilline, digitaline, aspirine ou valium ne nécessitent aucune réflexion de la part du patient (ou du médecin) pour être efficaces. Le problème surgit lorsqu’un tel produit se révèle inefficace. Des enquêtes effectuées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis montrent que quelque 80% des patients pensent que le problème sous-jacent, le motif qui les amenait à consulter un médecin, n’est pas résolu à l’issue de cette visite. Des études classiques qui remontent à la fin de la Deuxième Guerre mondiale ont montré que des malades ont quitté le Yale Medical School Hospital plus malades qu’ils n’étaient à leur arrivée (parallèlement, des études similaires ont montré que des patients souffrant de troubles psychiques se sont mieux portés durant la période d’attente de leur consultation qu’après avoir effectivement vu le psychiatre – cela prouve qu’il ne suffit pas d’échanger un médecin du corps contre un médecin de l’âme).


Une guérison miraculeuse, donc, met simplement en lumière la nécessité de reconsidérer certains des principes de base de la médecine. La logique normale en matière de guérison peut être impressionnante ou du moins satisfaisante, comme lorsqu’on prescrit de la pénicilline pour guérir une infection, mais la logique de la nature peut être stupéfiante. De nombreux médecins sont restés perplexes devant des cas de guérison tels que celui de Chitra, sans avoir le moindre début d’une explication ; ils emploient alors l’expression consacrée rémission spontanée, appellation bien pratique qui ne signifie pas autre chose que ceci : le patient s’est guéri lui-même. Ces guérisons spontanées sont tout à fait rares – une étude datant de 1985 a estimé qu’il y en avait une sur vingt mille cas de cancers diagnostiqués ; certains spécialistes pensent qu’elles sont plus rares encore (inférieures à dix pour un million) mais nul n’en est certain.


Récemment, je passais une soirée en compagnie d’un spécialiste du cancer renommé du Middle West, qui traite des milliers de personnes chaque année. Je lui demandai s’il connaissait des cas de rémission spontanée. Il haussa les épaules et me répondit : « Je n’aime pas beaucoup ce terme, cependant j’ai vu des tumeurs régresser complètement. C’est très rare mais cela arrive. »


Ces régressions pouvaient-elles parfois se produire d’elles-mêmes ? Il admit que cela pouvait être le cas. Il réfléchit un moment et ajouta que certaines formes de mélanomes – cancer de la peau redoutable, qui tue très rapidement – sont connues aussi pour disparaître d’eux-mêmes. Il ne pouvait dire pourquoi. « Je ne peux perdre mon temps à penser à ces phénomènes exceptionnels, dit-il. Le traitement du cancer, c’est une affaire de statistiques – on considère les nombres. Une immense majorité de malades répond à certains aspects d’un traitement et on n’a tout simplement pas le temps de faire des recherches sur la minorité infinitésimale qui guérit pour une raison inconnue. De plus, l’expérience nous a montré que la plupart de ces régressions ne sont que temporaires. »


Pensait-il que les régressions totales étaient inférieures à une sur un million ? Non, répondit-il, elles ne sont pas aussi rares. Par conséquent, en qualité de scientifique, ne désirait-il pas découvrir le mécanisme qui se cachait derrière, même si les chances étaient d’une sur un million ou sur dix millions ? A nouveau il haussa les épaules. « Il doit bien sûr y avoir un mécanisme derrière cela, concéda-t-il, mais ce n’est pas mon domaine de recherche. Laissez-moi vous donner un exemple : il y a huit ans, un homme est venu me voir en se plaignant d’une toux qui lui déchirait la poitrine. On lui fit passer une radio qui révéla une grosse tumeur entre ses poumons. Admis à l’hôpital, on pratiqua une biopsie et le pathologiste diagnostiqua un cancer à petites cellules (carcinome). C’est un cancer dont l’évolution est rapidement fatale.


« J’annonçai à mon patient la nécessité d’une opération immédiate, afin de soulager la tension créée par la tumeur, qui serait suivie d’une radiothérapie et d’une chimiothérapie. Il refusa, très troublé par la perspective d’un traitement. Après cette visite, je perdis complètement sa trace. Huit ans plus tard, un homme vient me voir avec un énorme ganglion lymphatique au cou. Je fis une biopsie qui révéla un cancer à petites cellules. Je me rendis compte alors que c’était le même homme.


« On fit une radio au thorax qui ne montra aucune trace de cancer du poumon. Normalement, 99,99% des malades non traités seraient morts en six mois ; quant à 90% des malades, ils n’auraient pas survécu au-delà de cinq ans, même avec un traitement intensif. Je lui demandai ce qu’il avait fait pour son premier cancer et il me répondit qu’il n’avait rien fait, qu’il avait simplement décidé qu’il ne mourrait pas d’un cancer, et que de la même manière, il allait refuser un traitement pour son deuxième cancer. »
Le corps quantique, Deepak Chopra
Éditions J'ai Lu (Octobre 2009 ; 343 pages)

Des lunettes spéciales pour voir les veines lors d’une prise de sang

Une prise de sang n’est pas vraiment une partie de plaisir spécialement lorsque l’infirmière rate la veine mais ce temps-là est peut-être bientôt terminé. Les infirmières porteront des lunettes spéciales pour voir plus facilement les veines…

La société Evena Medical a conçu des lunettes, les Eyes-On Glasses, afin de simplifier le travail des équipes médicales et bien sûr, pour éviter une douleur inutile au patient. Pour entrer un peu dans la technique, ces lunettes sont équipées d’une caméra multi-spectrale intégrée, elles permettent d’identifier clairement et facilement les veines du patient.
Se faire faire une prise de sang n'est pas toujours une partie de plaisir, d'autant plus lorsqu'on a les veines assez peu apparentes. Pour tenter de résoudre ce problème, la société Evena a créé des lunettes spécifiques qui permettent de voir les veines à travers la peau et pourra donc permettre au corps médical de pratiquer les piqûres avec plus de facilité.

Les Evena Eyes-On Glasses sont des lunettes à usage médical étudié spécifiquement pour permettre au porteur de voir à travers la peau pour identifier plus facilement les veines. Cette technologie a été imaginée dans le but de faciliter le travail du corps médical pour pratiquer des piqûres qu'il s'agisse de prises de sang ou de perfusions.  Développées par la société Evena, ces lunettes sont équipées d'une caméra multi-spectrale qui offre une vision claire des veines du patient. Avec ce système, il sera normalement très rare de s'y reprendre à plusieurs fois pour planter l'aiguille. Cette technologie est une révolution pour le corps médical qui pourra ainsi pratiquer des piqûres avec beaucoup plus de facilité et de rapidité, mais également en limitant encore plus la gène (ou parfois la douleur) engendrée aux patients.

D'autre part, les Eyes-On Glasses ont également été pensées pour encore plus de performance puisqu'évidemment elles peuvent être utilisées par-dessus des lunettes classiques de correction de vue. Mais l'autre élément intéressant est que les lunettes disposent également d'une connexion sans fil pour permettre au porteur de transmettre des images capturées par la caméra. Cette fonctionnalité peut s'avérer très intéressante dans le cas d'intervention à distance, nécessitant l'aide de professionnels se trouvant loin du patient.
Pour le moment, le prix des Evena Eyes-On Glasses n'a pas encore révélé, mais on ne doute pas que cette technologie séduira sûrement de nombreux membres du personnel médical et des laboratoires d'analyses médicales.


Des secrets pour trouver les veines...

Le natispray est un médicament, il a donc des indications, des contre-indications, des effets souhaités et des effets secondaires. C'est une mauvaise idée de banaliser son emploi pour trouver des veines. L'alcool (alcool modifié, ou dans un autre antiseptique comme la biseptine et la polyvidone iodée alcoolique), la chaleur sont aussi vaso-dilatateurs.

S'installer, installer le patient, lui parler (la peur fait disparaître les veines), avoir tout à portée de main (dommage de perdre une veine qu'on a eu tant de mal à avoir en faisant des grands gestes pour attraper le matériel qu'on n'a pas préparé...).

Membre en déclive avant le garrot, membre dans la position qui nous arrange pendant la pose de perfusion (de préférence posé sur une surface stable). Antisepsie large et précoce (délai d'action). Tendre la peau, ne relâcher la tension qu'une fois le cathéter entièrement monté.

Commencer par les veines distales, la main, l'extrémité de l'avant-bras, le pli du coude en dernier.

En pédiatrie (enfant ne marchant pas), il y a des veines sur les membres inférieurs. En urgence chez l'adulte et l'enfant, la saphène peut aussi être une bonne solution.

En pédiatrie (nourrisson), penser aux veines sur la tête (très faciles à fixer), mais expliquer aux parents...

Oui, on peut piquer au toucher, mais on peut aussi piquer parce qu'on sait que la veine est là (veine dans l'axe du quatrième doigt). Voire parfois piquer au hasard (ou presque), en éventail (changer progressivement de direction à une profondeur donnée, puis changer de profondeur et recommencer). En particulier en pédiatrie.

À noter que les voies centrales sont obtenues ainsi, on pique à l'endroit où on sait que la veine est, mais on ne voit pas la veine et on ne la sent pas.
On peut toucher de nouveau avec une compresse pleine d'antiseptique, ou les doigts gantés plein d'antiseptiques. Mais même sans ça, on prend des repères, soit avec les grains de beauté, soit avec ce qu'on veut, soit en traçant avec l'ongle une petite marque (pas à l'endroit du point de ponction, au-dessus et en-dessous) indiquant la direction à suivre. Pour moi, je retiens généralement l'endroit avec la mémoire visuelle. Mais le coup de la petite ligne avec l'ongle, je le fais parfois pour les étudiants, "pique là, juste là", et ça marche.

Bien placer la peau et le cathéter de façon à choisir l'angle de pénétration du cathéter (angle faible, juste assez pour pénétrer la peau sans riper dessus, et atteindre la veine sans rester entre la peau et la veine ; un angle important augmente le risque de transpercer la veine). J'essaye aussi de visualiser la veine, comme si je la voyais comme un tuyau en-dessous de la peau, ça me permet d'imaginer le trajet du cathéter pour la pénétrer.

La progression du cathéter doit être lente pendant la recherche, en gardant un œil sur la chambre de visualisation (l'endroit où l'on voit le sang arriver). Sinon, le risque est de passer au travers de la veine : on a bien une goutte de sang dans la chambre, mais on n'est pas dans la veine.

Sauf situation très particulière, j'aborde la veine directement (en plein dessus), sans piquer d'abord la peau puis la veine (c'est souvent se compliquer la vie pour rien).

Pour les cathéters très fins (24 G), on peut remplir le cathéter avec du sérum salé isotonique. Avantage, ça accélère la visualisation du sang dans la chambre de visualisation. Inconvénient, si on doit "trifouiller", c'est quasiment impossible de savoir si on est rentré dans la veine, sorti, re-rentré, encore dedans, déjà sorti...

Dernier point, si vous avez remarqué que telle marque de cathéter est moins bonne qu'une autre (et que vous êtes unanimes à le penser), faites pression pour obtenir du bon matériel.

Prélèvements sanguins par ponction veineuse(2)

La loi prévoit que cette activité s'adresse aux :

  • Infirmières
  • Infirmières auxiliaires
  • CEPI
  • Technologistes médicaux
  • Externes en SI
  • Notes de révision

    Modification de l'image sur l'ordre de prélèvement des tubes et modification de l'information sur le tube de rejet, dans la section généralités, le 2012-10-22.
    Modification de l'information sur l'asepsie de la peau le 22 mai 2014.
    Définition(s)
    Procédure permettant de prélever du sang veineux pour des fins d'analyse.
    Objectif(s) de soins
    • Obtenir un spécimen de sang.
     Indications
    • Ordonnance médicale pour prélèvements sanguins
      • ordonnance collective
      • ordonnance individuelle
    • Application de protocole nécessitant des analyses sanguines.
    Généralités



    Nos garrots et barillets sont réutilisables, il est important de bien les nettoyer entre chaque usagers. Pour les usagers en isolement, le matériel est laissé dans la chambre.

    Principes d'asepsie et de sécurité

    • Lavage des mains avant et après un prélèvement sanguin
    • Le port des gants est recommandé pour tout prélèvement sanguin 
      • les gants agissent comme barrière pour protéger le soignant lors d'un risque de contact avec les liquides de l'organisme
      • enlever les gants et les jeter entre chaque usager
    • Le barillet est à usage unique et doit être jeté après chaque prélèvement (APIC, 2002; OSHA, 2002; Weinstein & Shannon, 2002) 
      • le sang, par aérosolisation, peut contaminer l'intérieur du barillet (APIC, 2002; Weinstein & Shannon, 2002) (voir l'onglet «outils» pour de la documentation complémentaire)
    • Il existe des barillets réutilisables sur le marché (tel que ''Pronto'' ou ''Autodrop''), mais la terminologie ''sécuritaire'' ne s'applique pas pour ce type de produit
      • ce produit a été conçu dans les années 90 pour l'éjection rapide de l'aiguille à prélèvement, le but était de permettre à l'utilisateur d'éviter de dévisser l'aiguille
      • un barillet à usage unique devient ''sécuritaire'' parce qu'il protège l'utilisateur d'une piqûre éventuelle causée par l'aiguille qui perce le tube à prélèvement
      • vérifier auprès du fabricant si le modèle de barillet utilisé dans l'établissement est réutilisable ou à usage unique
      • si le produit réutilisable est utilisé, la compagnie BD recommande la technique de désinfection suivante après chaque utilisation du dispositif Vacutainer® Pronto™ :
        • tremper 5 minutes dans une solution d’eau chlorée à 10% (1 : 10)  
        • agiter 5 minutes dans un bain à ultrasons contenant la solution d'eau chlorée à 10%
        • rincer à l'eau claire
        • égoutter et laisser sécher à l'air
          • cette procédure peut être utilisée pour 10 cycles de nettoyage sans altérer la performance du produit
          • jeter le barillet s'il est visiblement souillé de sang et/ou s'il est endommagé ou défectueux
          • déterminer le nombre de barillets et le volume de solution appropriés pour accomplir la décontamination
          • le barillet devrait être inspecté après chaque trempage en déclenchant le mécanisme d’ouverture (bouton vert) pour s’assurer de son bon fonctionnement
          • l’autoclavage ou l’usage d’une solution d’eau chlorée à 100% affectera la performance du barillet
          • suivre la méthode de désinfection de l'établissement
    • Une nouvelle aiguille est utilisée pour chaque ponction
      • s'il y a échec de la ponction, changer l'aiguille ou le microperfuseur avant de ponctionner dans un autre site veineux
      • ne pas recapuchonner l'aiguille 
      • activer le devis sécuritaire s'il y a lieu
      • disposer de l'aiguille souillée dans un contenant pour déchets coupants (idem pour aiguilles sécuritaires)
    • Les composantes du matériel à prélèvement sanguin doivent répondre aux normes de sécurité afin de protéger le personnel soignant des piqûres accidentelles
      • il est fortement recommandé d'utiliser des dispositifs sécuritaires (aiguilles, microperfuseurs, etc.)
    • Utiliser un garrot sans latex, à usage unique et le jeter après une utilisation (garrot jetable)
    • Si vous utilisez un garrot non jetable, le nettoyer quotidiennement avec de l'alcool 70 % et le changer fréquemment
    • Laver les garrots en fibre dans une eau savonneuse à 60°C. Il est suggéré d'ajouter une solution comprenant 10 % d'eau de javel à l'eau de lavage (OPTMQ, 2006)
    • Déposer les tubes à la verticale dans un support à tubes de prélèvement ou dans un contenant vide
      • afin d'éviter le bris des tubes
      • afin de conserver le spécimen dans une position optimale
    • Chaque tube est identifié selon le système utilisé par l'établissement et le laboratoire
    • Après deux ou trois tentatives infructueuses pour trouver une veine, demander l'aide d'une autre professionnelle habilitée
    • Consulter la Méthode Prévention des infections lors de techniques intraveineuses et la Méthode Précautions d'isolement pour les précautions standards pour toutes les ponctions veineuses et non seulement en présence de sang potentiellement contaminé
      • si isolement, respecter les précautions additionnelles et les directives de l'établissement.

    Nettoyage et asepsie de la peau

    Choix de l'antiseptique
    • Pour l'hémoculture
    • Aseptiser la peau avec un tampon d'alcool 70 % 
      • l'utilisation d'un autre antiseptique n'est pas contre-indiquée lorsqu'utilisé selon les directives du fabricant 
    • Temps d'application :
      • l'activité bactéricide de l'alcool est immédiate
      • agirait selon son plein potentiel après 30 secondes
      • cesse d'agir lorsque sec (aucune activité rémanente) 
      • appliquer avec friction pour un minimum de 30 secondes (Alexander et al. (INS, 2010)) 
    • Méthode d'application
      • appliquer par friction pendant un minimum de 30 secondes (Alexander et al. (INS, 2010)) 
        • dans les documents consultés, le tampon d'alcool est également utilisé selon la méthode d'application suivante :
          • application par mouvements circulaires à partir du site de ponction (ou d'injection) vers la périphérie (OPTMQ, 2006)
    • Temps de séchage
      • laisser sécher à l'air complètement (Alexander et al. (INS, 2010) ; INS, 2011b).
    Directives générales à respecter lors de l'asepsie de la peau 
    • S'assurer que l'usager n'est pas allergique à l'antiseptique utilisé
      • vérifier si la réaction cutanée est due à une allergie ou à une mauvaise utilisation du produit
        • temps de séchage non respecté, surapplication du produit, etc.
    • Une solution antiseptique contenue dans un emballage à usage unique devrait être utilisée
    • Nettoyer le site avec de l'eau et du savon avant l'application de la solution antiseptique s'il est visiblement souillé
    • Appliquer l'antiseptique selon les directives du fabricant en respectant la surface indiquée sur l'emballage
      • application généralement suggérée
        • appliquer avec friction et mouvements de va-et-vient pendant un minimum de 30 secondes 
        • povidone-iodine : appliquer par cercles concentriques à partir du site de ponction vers la périphérie
    • Aseptiser une surface couvrant 5 à 8 cm autour du site de ponction
    • Laisser l'antiseptique sécher complètement en respectant les directives du fabricant
      • ne pas souffler, ventiler ni essuyer le site à la suite de l'application de l'antiseptique
      • le temps de séchage doit être minimalement de 30 secondes (Alexander et al., 2010) et peut aller jusqu'à 3 minutes selon la solution utilisée 
    • Ne pas toucher la surface aseptisée avec les mains ou avec les gants non stériles
      • mettre des gants stériles avant de toucher au site aseptisé
      • reprendre l'aseptisation au complet si le site a été touché avec les mains ou avec du matériel non stérile. 

    Équipement pour la ponction

    • L'aiguille pour un prélèvement sanguin est de calibre 20G ou 21G
      • permet un flot sanguin adéquat pour remplir le tube de prélèvement
      • une aiguille de petit calibre peut causer l'hémolyse et l'activation plaquettaire et des facteurs de la coagulation
    • L'aiguille 22G est utilisée pour les veines plus difficiles à ponctionner
    • L'aiguille 23G ou 24G sera utilisée pour les nourrissons et les enfants
    • Le microperfuseur (papillon) est utilisé seulement s'il est impossible d'utiliser une aiguille, si le réseau veineux est difficile à ponctionner, ou en pédiatrie, étant donné le risque d'hémolyse du prélèvement avec ce type de dispositif
      • une longueur de 7 pouces est utilisée pour les prélèvements réguliers
      • une longueur de 12 pouces est utilisée pour l'hémoculture
    • Les tubes de prélèvement sont conçus pour prélever un volume de sang déterminé (pression sous vide)
      • laisser le tube en place jusqu'au moment où la pression du tube s'exhausse et l'écoulement du sang s'arrête
        • permet le respect du rapport sang/anticoagulant
      • doivent être choisis selon l'analyse
        • bouteille pour hémoculture
        • tube pour les épreuves de coagulation, citrate de sodium (bouchon bleu)
        • tube pour sérum avec un activateur de caillot, avec ou sans gel (bouchon jaune (doré), rouge, rouge marbré)
        • tube avec de l'héparine, avec ou sans gel (bouchon vert, vert pâle ou vert marbré noir)
        • tube avec EDTA (bouchon lavande, rose, mauve, violet, perle)
        • tube avec un inhibiteur de la glycolyse, de l'oxalate de potassium, fluorure de sodium (bouchon gris)
        • tube avec citrate de sodium pour analyses de la sédimentation (noir)
      • respecter l'ordre de prélèvement des tubes afin d'éviter une contamination croisée par les différents additifs contenus dans les tubes qui pourraient fausser les résultats des analyses

      • un tube de rejet doit être prélevé dans les situations suivantes : 
        • lorsqu’une unité de prélèvement à ailettes (papillon) est utilisée pour la ponction veineuse et que le premier tube prélevé est destiné à la coagulation
        • lorsque le premier tube prélevé est destiné à une analyse de TCA d’un patient traité à l’héparine non fractionnée ou pour toute autre analyse spécialisée de coagulation
    • Respecter la date d'expiration sur l'emballage de l'aiguille et sur le tube de prélèvement
      • jusqu'à la fin du mois inscrit
      • pas de garantie de la performance après la date d'expiration
      • il peut y avoir une détérioration de l'additif dans les tubes et l'aspiration peut être moins efficace
      • la gaine de l'aiguille à prélèvement (vacutainer) devient plus rigide
    • Si le prélèvement est fait avec une seringue, utiliser un dispositif de transfert de sang pour conserver l'intégrité de l'échantillon
    • Le garrot est souple, plat et sans latex
    • Le barillet correspond à la taille des tubes de prélèvement
      • certains fabricants offrent des barillets munis d'un mécanisme de sécurité intégré qui permet de dégager l'aiguille sans la manipuler
      • d'autres fabricants offrent des barillets avec aiguilles sécuritaires intégrées et jetables après usage
        • il n'y a donc pas de manipulation pour libérer l'aiguille.

    Choix du site de ponction

    • Choisir une veine assez grosse, bien apparente et dont le trajet est relativement droit
    • Le pli du coude (veine médiane cubitale) est généralement l'endroit idéal pour prélever des échantillons de sang, car la veine y est plus grosse et accessible
    • Les veines de l'avant-bras sont ensuite privilégiées
      • veine céphalique
      • veine basilique
        • dernier choix re : proximité de l'artère brachiale
      • veine antébrachiale (ou veine médiane de l'avant-bras)
    • Puis les veines superficielles de la main et du poignet

    • Chez le nourrisson, on privilégie les veines de la face dorsale de la main ou du pied, et les veines du cuir chevelu
    • Chez l'enfant, on privilégie le pli du coude (veine médiane ou céphalique ou basilique), l'avant-bras et le dessus de la main.  Le dessus du pied peut aussi être utilisé
      • Pour les technologistes médicaux : une ordonnance médicale est requise pour effectuer un prélèvement aux chevilles ou aux pieds.
        • Règles de pratique OPTMQ (9.9) et CLSI H3-A6
    • Chez les personnes âgées les veines sont plus en superficie et requiert un angle d'insertion plus faible
      • avant de ponctionner, stabiliser la veine en appliquant une traction sous le site de ponction
      • introduire l'aiguille directement sur le dessus de la veine stabilisée
    • Éviter d'utiliser le bras avec une perfusion intraveineuse afin de ne pas diluer l'échantillon de sang. S'il n'y a pas d'autres sites de ponction disponibles, prélever dans une autre veine située en-dessous du point de pefusion (ex. perfusion dans une veine de l'avant-bras, ponction dans une veine du dos de la main)
      • arrêter le soluté au moins 2 minutes avant le prélèvement
      • inscrire sur la requête ou informer le laboratoire que l'échantillon a été prélevé sur un bras ayant une perfusion afin d'éviter la diffusion d'un résultat faussé
        • il est recommandé de choisir une autre veine située en-dessous du point de perfusion et de cesser la perfusion pendant 2 minutes avant de procéder à la ponction veineuse afin d'éviter de fausser les résultats d'analyses (dilution du spécimen avec le soluté perfusé) (OPTMQ, Prélèvement de sang par ponction veineuse pour fins d'analyse, Sixième édition, Règles de pratique, p. 23)
    • Chez les personnes âgées, les veines sont souvent sclérosées; il faut donc agir avec précaution et éviter d'appliquer un garrot trop serré afin de réduire les risques de rupture de la veine
    • Lors de prélèvements répétés, commencer à l'extrémité distale de la veine de façon à la protéger pour les ponctions subséquentes qui seront faites plus haut sur celle-ci
    •  Ne pas faire de ponction :
      • dans un membre porteur d'une fistule artérioveineuse afin d'éviter l'occlusion de la fistule
        • communication entre une artère et une veine, soit congénitale, soit produite par une chirurgie pour permettre un accès dans les cas d'hémodialyse
      • dans un membre avec un cathéter d'hémodialyse ou un cathéter veineux central
      • dans une cicatrice, un hématome, une brûlure, un oedème, un site de perfusion infiltré ou une veine endommagée
        • afin d'éviter des résultats erronés
      • dans un membre paralysé ou opéré ou fracturé
      • si soupçon de phlébite ou membre porteur d'une phlébite
      • si présence d'un greffon
      • ne pas prélever dans un cathéter de perfusion intraveineuse
    • Éviter aussi de piquer dans les membres inférieurs surtout chez les personnes âgées à cause du risque de thrombophlébite
    • Éviter de ponctionner dans les veines du côté d'une mastectomie et du côté d'une résection ganglionnaire
      • la lymphostase est un risque accru d'infection
      • les résultats peuvent être affectés
    • Il n'est pas recommandé de faire des prélèvements de sang (risque de fausser les résultats)
      • à partir d'une ligne intraveineuse (soluté)
      • à partir d'un cathéter intraveineux pour administration intermittente (bouchon membrane)
      • à partir d'un cathéter veineux central

    Quand l’Esprit guérit le Corps

    À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d’auto-guérison de notre corps.
    Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux ?
     La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu’un dialogue avec le patient.
    Certains praticiens, persuadés de l’importance et de l’efficacité de la collaboration avec le « médecin intérieur » présent en chacun de nous, développent des méthodes d’accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison.
    Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l’ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d’assurance maladie.
    Dans son livre « Le corps quantique », le Dr Deepak Chopra évoque le cas de Chitra, guérie subitement d’un cancer avancé alors que son traitement ne semblait pas produire d’effet. Le corps, s’il est activement aidé de l’esprit, peut-il s’auto-guérir?

    Lorsqu'on dit que personne ne pouvait honnêtement prétendre connaître de traitement du cancer du sein, on ne disait qu’à moitié la vérité. Si un malade pouvait activer le processus de guérison de l’intérieur, cela constituerait alors le traitement du cancer. Des exemples de guérison semblables à celle de Chitra se produisent lorsqu’un changement radical survient à l’intérieur, balayant la peur et le doute en même temps que la maladie. Toutefois, le lieu exact de ce changement reste très mystérieux. La sagesse médicale est mise au défi de répondre même à la plus élémentaire question : ce changement chez Chitra s’est-il produit dans son corps, dans son esprit ou dans les deux à la fois ? Pour répondre à cette question, la médecine occidentale s’est mise récemment à considérer avec du recul les médicaments et la chirurgie, qui sont les fondements de toute pratique médicale, pour se pencher sur le domaine vague et souvent déroutant que l’on dénomme un peu rapidement la « médecine corps-esprit ». Cette prise de conscience était quasiment obligatoire car la confiance habituelle que l’on accordait au seul corps physique commençait à s’effriter.

    La médecine corps-esprit provoque un malaise certain chez bon nombre de médecins qui pensent qu’elle est plus un concept qu’un domaine réel. Si le choix entre une idée nouvelle et un composé chimique connu lui est donné, le médecin accordera sa confiance à ce dernier – pénicilline, digitaline, aspirine ou valium ne nécessitent aucune réflexion de la part du patient (ou du médecin) pour être efficaces. Le problème surgit lorsqu’un tel produit se révèle inefficace. Des enquêtes effectuées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis montrent que quelque 80% des patients pensent que le problème sous-jacent, le motif qui les amenait à consulter un médecin, n’est pas résolu à l’issue de cette visite. Des études classiques qui remontent à la fin de la Deuxième Guerre mondiale ont montré que des malades ont quitté le Yale Medical School Hospital plus malades qu’ils n’étaient à leur arrivée (parallèlement, des études similaires ont montré que des patients souffrant de troubles psychiques se sont mieux portés durant la période d’attente de leur consultation qu’après avoir effectivement vu le psychiatre – cela prouve qu’il ne suffit pas d’échanger un médecin du corps contre un médecin de l’âme).


    Une guérison miraculeuse, donc, met simplement en lumière la nécessité de reconsidérer certains des principes de base de la médecine. La logique normale en matière de guérison peut être impressionnante ou du moins satisfaisante, comme lorsqu’on prescrit de la pénicilline pour guérir une infection, mais la logique de la nature peut être stupéfiante. De nombreux médecins sont restés perplexes devant des cas de guérison tels que celui de Chitra, sans avoir le moindre début d’une explication ; ils emploient alors l’expression consacrée rémission spontanée, appellation bien pratique qui ne signifie pas autre chose que ceci : le patient s’est guéri lui-même. Ces guérisons spontanées sont tout à fait rares – une étude datant de 1985 a estimé qu’il y en avait une sur vingt mille cas de cancers diagnostiqués ; certains spécialistes pensent qu’elles sont plus rares encore (inférieures à dix pour un million) mais nul n’en est certain.


    Récemment, je passais une soirée en compagnie d’un spécialiste du cancer renommé du Middle West, qui traite des milliers de personnes chaque année. Je lui demandai s’il connaissait des cas de rémission spontanée. Il haussa les épaules et me répondit : « Je n’aime pas beaucoup ce terme, cependant j’ai vu des tumeurs régresser complètement. C’est très rare mais cela arrive. »


    Ces régressions pouvaient-elles parfois se produire d’elles-mêmes ? Il admit que cela pouvait être le cas. Il réfléchit un moment et ajouta que certaines formes de mélanomes – cancer de la peau redoutable, qui tue très rapidement – sont connues aussi pour disparaître d’eux-mêmes. Il ne pouvait dire pourquoi. « Je ne peux perdre mon temps à penser à ces phénomènes exceptionnels, dit-il. Le traitement du cancer, c’est une affaire de statistiques – on considère les nombres. Une immense majorité de malades répond à certains aspects d’un traitement et on n’a tout simplement pas le temps de faire des recherches sur la minorité infinitésimale qui guérit pour une raison inconnue. De plus, l’expérience nous a montré que la plupart de ces régressions ne sont que temporaires. »


    Pensait-il que les régressions totales étaient inférieures à une sur un million ? Non, répondit-il, elles ne sont pas aussi rares. Par conséquent, en qualité de scientifique, ne désirait-il pas découvrir le mécanisme qui se cachait derrière, même si les chances étaient d’une sur un million ou sur dix millions ? A nouveau il haussa les épaules. « Il doit bien sûr y avoir un mécanisme derrière cela, concéda-t-il, mais ce n’est pas mon domaine de recherche. Laissez-moi vous donner un exemple : il y a huit ans, un homme est venu me voir en se plaignant d’une toux qui lui déchirait la poitrine. On lui fit passer une radio qui révéla une grosse tumeur entre ses poumons. Admis à l’hôpital, on pratiqua une biopsie et le pathologiste diagnostiqua un cancer à petites cellules (carcinome). C’est un cancer dont l’évolution est rapidement fatale.


    « J’annonçai à mon patient la nécessité d’une opération immédiate, afin de soulager la tension créée par la tumeur, qui serait suivie d’une radiothérapie et d’une chimiothérapie. Il refusa, très troublé par la perspective d’un traitement. Après cette visite, je perdis complètement sa trace. Huit ans plus tard, un homme vient me voir avec un énorme ganglion lymphatique au cou. Je fis une biopsie qui révéla un cancer à petites cellules. Je me rendis compte alors que c’était le même homme.


    « On fit une radio au thorax qui ne montra aucune trace de cancer du poumon. Normalement, 99,99% des malades non traités seraient morts en six mois ; quant à 90% des malades, ils n’auraient pas survécu au-delà de cinq ans, même avec un traitement intensif. Je lui demandai ce qu’il avait fait pour son premier cancer et il me répondit qu’il n’avait rien fait, qu’il avait simplement décidé qu’il ne mourrait pas d’un cancer, et que de la même manière, il allait refuser un traitement pour son deuxième cancer. »
    Le corps quantique, Deepak Chopra
    Éditions J'ai Lu (Octobre 2009 ; 343 pages)

    Des lunettes spéciales pour voir les veines lors d’une prise de sang

    Une prise de sang n’est pas vraiment une partie de plaisir spécialement lorsque l’infirmière rate la veine mais ce temps-là est peut-être bientôt terminé. Les infirmières porteront des lunettes spéciales pour voir plus facilement les veines…

    La société Evena Medical a conçu des lunettes, les Eyes-On Glasses, afin de simplifier le travail des équipes médicales et bien sûr, pour éviter une douleur inutile au patient. Pour entrer un peu dans la technique, ces lunettes sont équipées d’une caméra multi-spectrale intégrée, elles permettent d’identifier clairement et facilement les veines du patient.
    Se faire faire une prise de sang n'est pas toujours une partie de plaisir, d'autant plus lorsqu'on a les veines assez peu apparentes. Pour tenter de résoudre ce problème, la société Evena a créé des lunettes spécifiques qui permettent de voir les veines à travers la peau et pourra donc permettre au corps médical de pratiquer les piqûres avec plus de facilité.

    Les Evena Eyes-On Glasses sont des lunettes à usage médical étudié spécifiquement pour permettre au porteur de voir à travers la peau pour identifier plus facilement les veines. Cette technologie a été imaginée dans le but de faciliter le travail du corps médical pour pratiquer des piqûres qu'il s'agisse de prises de sang ou de perfusions.  Développées par la société Evena, ces lunettes sont équipées d'une caméra multi-spectrale qui offre une vision claire des veines du patient. Avec ce système, il sera normalement très rare de s'y reprendre à plusieurs fois pour planter l'aiguille. Cette technologie est une révolution pour le corps médical qui pourra ainsi pratiquer des piqûres avec beaucoup plus de facilité et de rapidité, mais également en limitant encore plus la gène (ou parfois la douleur) engendrée aux patients.

    D'autre part, les Eyes-On Glasses ont également été pensées pour encore plus de performance puisqu'évidemment elles peuvent être utilisées par-dessus des lunettes classiques de correction de vue. Mais l'autre élément intéressant est que les lunettes disposent également d'une connexion sans fil pour permettre au porteur de transmettre des images capturées par la caméra. Cette fonctionnalité peut s'avérer très intéressante dans le cas d'intervention à distance, nécessitant l'aide de professionnels se trouvant loin du patient.
    Pour le moment, le prix des Evena Eyes-On Glasses n'a pas encore révélé, mais on ne doute pas que cette technologie séduira sûrement de nombreux membres du personnel médical et des laboratoires d'analyses médicales.


    Des secrets pour trouver les veines...

    Le natispray est un médicament, il a donc des indications, des contre-indications, des effets souhaités et des effets secondaires. C'est une mauvaise idée de banaliser son emploi pour trouver des veines. L'alcool (alcool modifié, ou dans un autre antiseptique comme la biseptine et la polyvidone iodée alcoolique), la chaleur sont aussi vaso-dilatateurs.

    S'installer, installer le patient, lui parler (la peur fait disparaître les veines), avoir tout à portée de main (dommage de perdre une veine qu'on a eu tant de mal à avoir en faisant des grands gestes pour attraper le matériel qu'on n'a pas préparé...).

    Membre en déclive avant le garrot, membre dans la position qui nous arrange pendant la pose de perfusion (de préférence posé sur une surface stable). Antisepsie large et précoce (délai d'action). Tendre la peau, ne relâcher la tension qu'une fois le cathéter entièrement monté.

    Commencer par les veines distales, la main, l'extrémité de l'avant-bras, le pli du coude en dernier.

    En pédiatrie (enfant ne marchant pas), il y a des veines sur les membres inférieurs. En urgence chez l'adulte et l'enfant, la saphène peut aussi être une bonne solution.

    En pédiatrie (nourrisson), penser aux veines sur la tête (très faciles à fixer), mais expliquer aux parents...

    Oui, on peut piquer au toucher, mais on peut aussi piquer parce qu'on sait que la veine est là (veine dans l'axe du quatrième doigt). Voire parfois piquer au hasard (ou presque), en éventail (changer progressivement de direction à une profondeur donnée, puis changer de profondeur et recommencer). En particulier en pédiatrie.

    À noter que les voies centrales sont obtenues ainsi, on pique à l'endroit où on sait que la veine est, mais on ne voit pas la veine et on ne la sent pas.
    On peut toucher de nouveau avec une compresse pleine d'antiseptique, ou les doigts gantés plein d'antiseptiques. Mais même sans ça, on prend des repères, soit avec les grains de beauté, soit avec ce qu'on veut, soit en traçant avec l'ongle une petite marque (pas à l'endroit du point de ponction, au-dessus et en-dessous) indiquant la direction à suivre. Pour moi, je retiens généralement l'endroit avec la mémoire visuelle. Mais le coup de la petite ligne avec l'ongle, je le fais parfois pour les étudiants, "pique là, juste là", et ça marche.

    Bien placer la peau et le cathéter de façon à choisir l'angle de pénétration du cathéter (angle faible, juste assez pour pénétrer la peau sans riper dessus, et atteindre la veine sans rester entre la peau et la veine ; un angle important augmente le risque de transpercer la veine). J'essaye aussi de visualiser la veine, comme si je la voyais comme un tuyau en-dessous de la peau, ça me permet d'imaginer le trajet du cathéter pour la pénétrer.

    La progression du cathéter doit être lente pendant la recherche, en gardant un œil sur la chambre de visualisation (l'endroit où l'on voit le sang arriver). Sinon, le risque est de passer au travers de la veine : on a bien une goutte de sang dans la chambre, mais on n'est pas dans la veine.

    Sauf situation très particulière, j'aborde la veine directement (en plein dessus), sans piquer d'abord la peau puis la veine (c'est souvent se compliquer la vie pour rien).

    Pour les cathéters très fins (24 G), on peut remplir le cathéter avec du sérum salé isotonique. Avantage, ça accélère la visualisation du sang dans la chambre de visualisation. Inconvénient, si on doit "trifouiller", c'est quasiment impossible de savoir si on est rentré dans la veine, sorti, re-rentré, encore dedans, déjà sorti...

    Dernier point, si vous avez remarqué que telle marque de cathéter est moins bonne qu'une autre (et que vous êtes unanimes à le penser), faites pression pour obtenir du bon matériel.

    Prélèvements sanguins par ponction veineuse(2)

    La loi prévoit que cette activité s'adresse aux :

  • Infirmières
  • Infirmières auxiliaires
  • CEPI
  • Technologistes médicaux
  • Externes en SI
  • Notes de révision

    Modification de l'image sur l'ordre de prélèvement des tubes et modification de l'information sur le tube de rejet, dans la section généralités, le 2012-10-22.
    Modification de l'information sur l'asepsie de la peau le 22 mai 2014.
    Définition(s)
    Procédure permettant de prélever du sang veineux pour des fins d'analyse.
    Objectif(s) de soins
    • Obtenir un spécimen de sang.
     Indications
    • Ordonnance médicale pour prélèvements sanguins
      • ordonnance collective
      • ordonnance individuelle
    • Application de protocole nécessitant des analyses sanguines.
    Généralités



    Nos garrots et barillets sont réutilisables, il est important de bien les nettoyer entre chaque usagers. Pour les usagers en isolement, le matériel est laissé dans la chambre.

    Principes d'asepsie et de sécurité

    • Lavage des mains avant et après un prélèvement sanguin
    • Le port des gants est recommandé pour tout prélèvement sanguin 
      • les gants agissent comme barrière pour protéger le soignant lors d'un risque de contact avec les liquides de l'organisme
      • enlever les gants et les jeter entre chaque usager
    • Le barillet est à usage unique et doit être jeté après chaque prélèvement (APIC, 2002; OSHA, 2002; Weinstein & Shannon, 2002) 
      • le sang, par aérosolisation, peut contaminer l'intérieur du barillet (APIC, 2002; Weinstein & Shannon, 2002) (voir l'onglet «outils» pour de la documentation complémentaire)
    • Il existe des barillets réutilisables sur le marché (tel que ''Pronto'' ou ''Autodrop''), mais la terminologie ''sécuritaire'' ne s'applique pas pour ce type de produit
      • ce produit a été conçu dans les années 90 pour l'éjection rapide de l'aiguille à prélèvement, le but était de permettre à l'utilisateur d'éviter de dévisser l'aiguille
      • un barillet à usage unique devient ''sécuritaire'' parce qu'il protège l'utilisateur d'une piqûre éventuelle causée par l'aiguille qui perce le tube à prélèvement
      • vérifier auprès du fabricant si le modèle de barillet utilisé dans l'établissement est réutilisable ou à usage unique
      • si le produit réutilisable est utilisé, la compagnie BD recommande la technique de désinfection suivante après chaque utilisation du dispositif Vacutainer® Pronto™ :
        • tremper 5 minutes dans une solution d’eau chlorée à 10% (1 : 10)  
        • agiter 5 minutes dans un bain à ultrasons contenant la solution d'eau chlorée à 10%
        • rincer à l'eau claire
        • égoutter et laisser sécher à l'air
          • cette procédure peut être utilisée pour 10 cycles de nettoyage sans altérer la performance du produit
          • jeter le barillet s'il est visiblement souillé de sang et/ou s'il est endommagé ou défectueux
          • déterminer le nombre de barillets et le volume de solution appropriés pour accomplir la décontamination
          • le barillet devrait être inspecté après chaque trempage en déclenchant le mécanisme d’ouverture (bouton vert) pour s’assurer de son bon fonctionnement
          • l’autoclavage ou l’usage d’une solution d’eau chlorée à 100% affectera la performance du barillet
          • suivre la méthode de désinfection de l'établissement
    • Une nouvelle aiguille est utilisée pour chaque ponction
      • s'il y a échec de la ponction, changer l'aiguille ou le microperfuseur avant de ponctionner dans un autre site veineux
      • ne pas recapuchonner l'aiguille 
      • activer le devis sécuritaire s'il y a lieu
      • disposer de l'aiguille souillée dans un contenant pour déchets coupants (idem pour aiguilles sécuritaires)
    • Les composantes du matériel à prélèvement sanguin doivent répondre aux normes de sécurité afin de protéger le personnel soignant des piqûres accidentelles
      • il est fortement recommandé d'utiliser des dispositifs sécuritaires (aiguilles, microperfuseurs, etc.)
    • Utiliser un garrot sans latex, à usage unique et le jeter après une utilisation (garrot jetable)
    • Si vous utilisez un garrot non jetable, le nettoyer quotidiennement avec de l'alcool 70 % et le changer fréquemment
    • Laver les garrots en fibre dans une eau savonneuse à 60°C. Il est suggéré d'ajouter une solution comprenant 10 % d'eau de javel à l'eau de lavage (OPTMQ, 2006)
    • Déposer les tubes à la verticale dans un support à tubes de prélèvement ou dans un contenant vide
      • afin d'éviter le bris des tubes
      • afin de conserver le spécimen dans une position optimale
    • Chaque tube est identifié selon le système utilisé par l'établissement et le laboratoire
    • Après deux ou trois tentatives infructueuses pour trouver une veine, demander l'aide d'une autre professionnelle habilitée
    • Consulter la Méthode Prévention des infections lors de techniques intraveineuses et la Méthode Précautions d'isolement pour les précautions standards pour toutes les ponctions veineuses et non seulement en présence de sang potentiellement contaminé
      • si isolement, respecter les précautions additionnelles et les directives de l'établissement.

    Nettoyage et asepsie de la peau

    Choix de l'antiseptique
    • Pour l'hémoculture
    • Aseptiser la peau avec un tampon d'alcool 70 % 
      • l'utilisation d'un autre antiseptique n'est pas contre-indiquée lorsqu'utilisé selon les directives du fabricant 
    • Temps d'application :
      • l'activité bactéricide de l'alcool est immédiate
      • agirait selon son plein potentiel après 30 secondes
      • cesse d'agir lorsque sec (aucune activité rémanente) 
      • appliquer avec friction pour un minimum de 30 secondes (Alexander et al. (INS, 2010)) 
    • Méthode d'application
      • appliquer par friction pendant un minimum de 30 secondes (Alexander et al. (INS, 2010)) 
        • dans les documents consultés, le tampon d'alcool est également utilisé selon la méthode d'application suivante :
          • application par mouvements circulaires à partir du site de ponction (ou d'injection) vers la périphérie (OPTMQ, 2006)
    • Temps de séchage
      • laisser sécher à l'air complètement (Alexander et al. (INS, 2010) ; INS, 2011b).
    Directives générales à respecter lors de l'asepsie de la peau 
    • S'assurer que l'usager n'est pas allergique à l'antiseptique utilisé
      • vérifier si la réaction cutanée est due à une allergie ou à une mauvaise utilisation du produit
        • temps de séchage non respecté, surapplication du produit, etc.
    • Une solution antiseptique contenue dans un emballage à usage unique devrait être utilisée
    • Nettoyer le site avec de l'eau et du savon avant l'application de la solution antiseptique s'il est visiblement souillé
    • Appliquer l'antiseptique selon les directives du fabricant en respectant la surface indiquée sur l'emballage
      • application généralement suggérée
        • appliquer avec friction et mouvements de va-et-vient pendant un minimum de 30 secondes 
        • povidone-iodine : appliquer par cercles concentriques à partir du site de ponction vers la périphérie
    • Aseptiser une surface couvrant 5 à 8 cm autour du site de ponction
    • Laisser l'antiseptique sécher complètement en respectant les directives du fabricant
      • ne pas souffler, ventiler ni essuyer le site à la suite de l'application de l'antiseptique
      • le temps de séchage doit être minimalement de 30 secondes (Alexander et al., 2010) et peut aller jusqu'à 3 minutes selon la solution utilisée 
    • Ne pas toucher la surface aseptisée avec les mains ou avec les gants non stériles
      • mettre des gants stériles avant de toucher au site aseptisé
      • reprendre l'aseptisation au complet si le site a été touché avec les mains ou avec du matériel non stérile. 

    Équipement pour la ponction

    • L'aiguille pour un prélèvement sanguin est de calibre 20G ou 21G
      • permet un flot sanguin adéquat pour remplir le tube de prélèvement
      • une aiguille de petit calibre peut causer l'hémolyse et l'activation plaquettaire et des facteurs de la coagulation
    • L'aiguille 22G est utilisée pour les veines plus difficiles à ponctionner
    • L'aiguille 23G ou 24G sera utilisée pour les nourrissons et les enfants
    • Le microperfuseur (papillon) est utilisé seulement s'il est impossible d'utiliser une aiguille, si le réseau veineux est difficile à ponctionner, ou en pédiatrie, étant donné le risque d'hémolyse du prélèvement avec ce type de dispositif
      • une longueur de 7 pouces est utilisée pour les prélèvements réguliers
      • une longueur de 12 pouces est utilisée pour l'hémoculture
    • Les tubes de prélèvement sont conçus pour prélever un volume de sang déterminé (pression sous vide)
      • laisser le tube en place jusqu'au moment où la pression du tube s'exhausse et l'écoulement du sang s'arrête
        • permet le respect du rapport sang/anticoagulant
      • doivent être choisis selon l'analyse
        • bouteille pour hémoculture
        • tube pour les épreuves de coagulation, citrate de sodium (bouchon bleu)
        • tube pour sérum avec un activateur de caillot, avec ou sans gel (bouchon jaune (doré), rouge, rouge marbré)
        • tube avec de l'héparine, avec ou sans gel (bouchon vert, vert pâle ou vert marbré noir)
        • tube avec EDTA (bouchon lavande, rose, mauve, violet, perle)
        • tube avec un inhibiteur de la glycolyse, de l'oxalate de potassium, fluorure de sodium (bouchon gris)
        • tube avec citrate de sodium pour analyses de la sédimentation (noir)
      • respecter l'ordre de prélèvement des tubes afin d'éviter une contamination croisée par les différents additifs contenus dans les tubes qui pourraient fausser les résultats des analyses

      • un tube de rejet doit être prélevé dans les situations suivantes : 
        • lorsqu’une unité de prélèvement à ailettes (papillon) est utilisée pour la ponction veineuse et que le premier tube prélevé est destiné à la coagulation
        • lorsque le premier tube prélevé est destiné à une analyse de TCA d’un patient traité à l’héparine non fractionnée ou pour toute autre analyse spécialisée de coagulation
    • Respecter la date d'expiration sur l'emballage de l'aiguille et sur le tube de prélèvement
      • jusqu'à la fin du mois inscrit
      • pas de garantie de la performance après la date d'expiration
      • il peut y avoir une détérioration de l'additif dans les tubes et l'aspiration peut être moins efficace
      • la gaine de l'aiguille à prélèvement (vacutainer) devient plus rigide
    • Si le prélèvement est fait avec une seringue, utiliser un dispositif de transfert de sang pour conserver l'intégrité de l'échantillon
    • Le garrot est souple, plat et sans latex
    • Le barillet correspond à la taille des tubes de prélèvement
      • certains fabricants offrent des barillets munis d'un mécanisme de sécurité intégré qui permet de dégager l'aiguille sans la manipuler
      • d'autres fabricants offrent des barillets avec aiguilles sécuritaires intégrées et jetables après usage
        • il n'y a donc pas de manipulation pour libérer l'aiguille.

    Choix du site de ponction

    • Choisir une veine assez grosse, bien apparente et dont le trajet est relativement droit
    • Le pli du coude (veine médiane cubitale) est généralement l'endroit idéal pour prélever des échantillons de sang, car la veine y est plus grosse et accessible
    • Les veines de l'avant-bras sont ensuite privilégiées
      • veine céphalique
      • veine basilique
        • dernier choix re : proximité de l'artère brachiale
      • veine antébrachiale (ou veine médiane de l'avant-bras)
    • Puis les veines superficielles de la main et du poignet

    • Chez le nourrisson, on privilégie les veines de la face dorsale de la main ou du pied, et les veines du cuir chevelu
    • Chez l'enfant, on privilégie le pli du coude (veine médiane ou céphalique ou basilique), l'avant-bras et le dessus de la main.  Le dessus du pied peut aussi être utilisé
      • Pour les technologistes médicaux : une ordonnance médicale est requise pour effectuer un prélèvement aux chevilles ou aux pieds.
        • Règles de pratique OPTMQ (9.9) et CLSI H3-A6
    • Chez les personnes âgées les veines sont plus en superficie et requiert un angle d'insertion plus faible
      • avant de ponctionner, stabiliser la veine en appliquant une traction sous le site de ponction
      • introduire l'aiguille directement sur le dessus de la veine stabilisée
    • Éviter d'utiliser le bras avec une perfusion intraveineuse afin de ne pas diluer l'échantillon de sang. S'il n'y a pas d'autres sites de ponction disponibles, prélever dans une autre veine située en-dessous du point de pefusion (ex. perfusion dans une veine de l'avant-bras, ponction dans une veine du dos de la main)
      • arrêter le soluté au moins 2 minutes avant le prélèvement
      • inscrire sur la requête ou informer le laboratoire que l'échantillon a été prélevé sur un bras ayant une perfusion afin d'éviter la diffusion d'un résultat faussé
        • il est recommandé de choisir une autre veine située en-dessous du point de perfusion et de cesser la perfusion pendant 2 minutes avant de procéder à la ponction veineuse afin d'éviter de fausser les résultats d'analyses (dilution du spécimen avec le soluté perfusé) (OPTMQ, Prélèvement de sang par ponction veineuse pour fins d'analyse, Sixième édition, Règles de pratique, p. 23)
    • Chez les personnes âgées, les veines sont souvent sclérosées; il faut donc agir avec précaution et éviter d'appliquer un garrot trop serré afin de réduire les risques de rupture de la veine
    • Lors de prélèvements répétés, commencer à l'extrémité distale de la veine de façon à la protéger pour les ponctions subséquentes qui seront faites plus haut sur celle-ci
    •  Ne pas faire de ponction :
      • dans un membre porteur d'une fistule artérioveineuse afin d'éviter l'occlusion de la fistule
        • communication entre une artère et une veine, soit congénitale, soit produite par une chirurgie pour permettre un accès dans les cas d'hémodialyse
      • dans un membre avec un cathéter d'hémodialyse ou un cathéter veineux central
      • dans une cicatrice, un hématome, une brûlure, un oedème, un site de perfusion infiltré ou une veine endommagée
        • afin d'éviter des résultats erronés
      • dans un membre paralysé ou opéré ou fracturé
      • si soupçon de phlébite ou membre porteur d'une phlébite
      • si présence d'un greffon
      • ne pas prélever dans un cathéter de perfusion intraveineuse
    • Éviter aussi de piquer dans les membres inférieurs surtout chez les personnes âgées à cause du risque de thrombophlébite
    • Éviter de ponctionner dans les veines du côté d'une mastectomie et du côté d'une résection ganglionnaire
      • la lymphostase est un risque accru d'infection
      • les résultats peuvent être affectés
    • Il n'est pas recommandé de faire des prélèvements de sang (risque de fausser les résultats)
      • à partir d'une ligne intraveineuse (soluté)
      • à partir d'un cathéter intraveineux pour administration intermittente (bouchon membrane)
      • à partir d'un cathéter veineux central

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