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5 mai 2012

L’angine

L’angine, également appelée angine de poitrine, survient lorsque le cœur ne reçoit pas suffisamment de sang et d’oxygène pour combler ses besoins, parce qu’une ou plusieurs de ses artères (les artères coronaires) sont obstruées, ce qui provoque des douleurs thoraciques. Les personnes angineuses décrivent la douleur comme un serrement, une suffocation ou un sentiment de brûlure.
Signe avant-coureur
L’angine n’est pas une crise cardiaque. C’est un signe avant-coureur qui indique que vos risques de crise cardiaque, d’arrêt cardiaque ou de mort cardiaque subite sont accrus. Habituellement, la douleur peut s’estomper avec du repos ou la prise de médicaments, mais il faut comprendre que votre cœur vous signale que votre organisme travaille trop fort et doit ralentir. L’angine vous avertit de cesser votre activité et de vous reposer. Si vous ressentez ce genre de douleur thoracique, consultez votre médecin pour en déterminer la cause et recevoir un traitement au besoin.
Les causes
L’angine est la douleur que vous ressentez lorsqu’une ou plusieurs artères coronaires sont endommagées, obstruées ou rétrécies, et ne suffisent plus à alimenter votre cœur en sang riche en oxygène. La douleur peut survenir pendant une activité physique, à l’effort, sous le stress, en présence de froid ou de chaleur intense, à la suite de repas copieux, en consommant de l’alcool ou en fumant.
L’angine est le plus souvent causée par :
  • Une maladie coronarienne découlant de l’athérosclérose, soit l’accumulation de dépôts adipeux obstruant le passage du sang dans les artères coronaires.
  • Un spasme des artères coronaires : l’un des vaisseaux sanguins qui fournissent le sang au muscle cardiaque se contracte vigoureusement, ce qui réduit ou interrompt l’apport sanguin à la partie du cœur irriguée par cette artère, et provoque une crise cardiaque.

Dans certains cas, l’angine peut être causée par une pression artérielle élevée incontrôlée, ou par d’autres problèmes cardiaques tels que le rétrécissement d’une valvule cardiaque (sténose aortique) ou un cœur trop gros (cardiomyopathie hypertrophique). Parfois, certaines personnes peuvent éprouver des douleurs thoraciques causées par d’autres problèmes de santé comme des problèmes pulmonaires, musculaires ou squelettiques.
Symptômes
L’angine est habituellement un symptôme de maladie coronarienne et fait augmenter vos risques de crise cardiaque. Les symptômes d’angine sont souvent ressentis après un effort ou un stress émotif et se soulagent avec du repos ou la prise de médicaments. Parmi les symptômes d’angine, on retrouve les suivants :
  • une douleur qui surgit au centre de la poitrine et s’étend au bras gauche, au cou, au dos, à la gorge et à la mâchoire;
  • une sensation d’oppression, de serrement, de pression ou de douleur à la poitrine ou au(x) bras;
  • une impression d’indigestion modérée ou sévère persistante;
  • une douleur aiguë, semblable à une brûlure ou à des crampes;
  • une douleur débutant ou s’étendant au cou, à la mâchoire, à la gorge,à l’épaule, au dos ou au(x) bras;
  • un malaise dans le cou ou le haut du dos, particulièrement entre les omoplates;
  • un engourdissement ou une perte de sensation dans les bras, les épaules ou les poignets.

Si vous ressentez l’un ou l’autre de ces symptômes, consultez immédiatement votre médecin. Si votre manifestation d’angine change, appelez votre médecin le plus tôt possible.
 
Demandez immédiatement de l’aide médicale
L’angine ne dure habituellement que quelques minutes, mais si la douleur persiste, il se peut que vous subissiez un blocage soudain et total d’une artère coronaire ou une crise cardiaque, et que vous ayez besoin d’aide immédiatement. Si vous ressentez toujours une douleur ou une pression thoracique 15 minutes après avoir pris du repos et de la nitroglycérine, vous pourriez être en proie à une crise cardiaque. N’attendez pas!

Composez le 9-1-1 ou le numéro d’urgence local immédiatement.

Types d’angine

Angine stable
L’angine stable se présente souvent de la même façon : la douleur survient à peu près au même endroit, lors d’un effort ou d’un stress émotif. Cette douleur est habituellement soulagée par le repos ou la prise de médicaments. Si vous souffrez d’angine stable, essayez de déterminer sa durée et les interventions qui aident à la soulager. Vous serez ainsi plus à même de remarquer tout changement de manifestation pouvant indiquer que l’angine est désormais instable.
Angine instable
L’angine instable provoque des douleurs thoraciques inattendues qui peuvent survenir au repos et sans la stimulation de l’activité physique. Si vous souffrez de douleurs thoraciques inhabituelles, en augmentation ou constantes, vous courez un risque plus élevé d’être en proie à une crise cardiaque, d’avoir un pouls irrégulier (arythmie) et même une mort subite. Consultez votre médecin le plus tôt possible.
Angine variable
L’angine variable, également connue sous le nom d’angine ou d’angor de Prinzmetal, survient habituellement de façon spontanée, et contrairement à l’angine stable, presqu’exclusivement au repos. Elle n’est reliée ni à l’effort physique ni au stress. Ces attaques peuvent être très douloureuses et se produisent la plupart du temps entre minuit et huit heures. Elles sont causées par des spasmes des artères coronaires. Environ deux-tiers des personnes atteintes d’angine variable souffrent d’athérosclérose sévère à au moins une des principales artères coronaires et le spasme se produit généralement tout près de l’occlusion.
Angine microvasculaire
L’angine microvasculaire provoque des douleurs thoraciques, sans blocage apparent des artères coronaires. Cette douleur est provoquée par un mauvais fonctionnement des minuscules vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur. (Ce problème de santé peut aussi être appelé Syndrome X, mais ne doit pas être confondu avec le syndrome métabolique, parfois désigné par cette même appelation, soit celle de Syndrome X.)
Angine atypique
Il est possible de ne pas ressentir les symptômes typiques d’angine mais plutôt un vague sentiment d’inconfort thoracique, d’essoufflement, de fatigue, de nausée, de douleur au dos ou au cou, ou d’indigestion avec une sensation de brûlure. Les femmes sont plus susceptibles de ressentir des symptômes atypiques tels qu’un vague inconfort thoracique.

Comment diagnostique-t-on l’angine?

Votre médecin passera probablement vos antécédents médicaux en revue, et vous fera subir un examen physique complet. Ensuite, il ou elle voudra vous faire passer quelques tests avant de recommander un traitement. Parmi ces tests, on retrouve notamment :
Angiographie-1
Électrocardiogramme (ECG)-2
Échocardiogramme-3
Électrocardiogramme d’effort (test de stress)-4
Scintigraphie de perfusion avec thallium ou avec Cardiolite-5
Échocardiographie transœsophagienne (ETO)-6

Comment traite-t-on l’angine?

La modification des habitudes de vie et la prise de médicaments sont les façons les plus courantes de traiter et de contrôler l’angine. Parfois, une chirurgie peut s’avérer nécessaire.
Modification des habitudes de vie
Bien que l’effort physique puisse déclencher l’angine, vous devez continuer d’être actif physiquement, dans la mesure approuvée par votre médecin. Vous pourriez vivre plus confortablement et subir moins de crises angineuses en maîtrisant vos facteurs de risque tels que l’hypertension artérielle, le diabète et l’hypercholestérolémie, en adoptant une alimentation saine, en cessant de fumer, en consommant moins d’alcool et en réduisant votre niveau de stress.
Médicaments
Certains médicaments peuvent aider à prévenir ou à soulager les symptômes d’angine.
1-Antiplaquettaires
2-Bêtabloquants
3-Inhibiteurs des canaux calciques
4-Nitroglycérine
Interventions chirurgicales et autres
L’angine peut aussi être traitée en dilatant ou en contournant l’artère rétrécie afin d’augmenter l’apport sanguin au cœur. Parmi les interventions destinées à traiter l’angine, on retrouve les suivantes :
Intervention coronarienne percutanée (ICP et angioplastie et pose de tuteur)
Chirurgie de pontage coronaire
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Notes:

1-Tests:
Angiographie coronarienne (coronarographie)-1
Une angiographie coronarienne (aussi appelée coronarographie) est un test qui consiste à prendre des radiographies des artères coronariennes et des vaisseaux qui alimentent le cœur. Au cours de cette intervention, une coloration spéciale, soit un produit iodé, est injectée dans les artères coronariennes à partir d’un cathéter (tube long et étroit) inséré dans un vaisseau sanguin; chacun d’entre eux devient alors visible à la radiographie. L’angiographie permet aux médecins d’observer la circulation sanguine dans le cœur, de façon distincte, et parfois même de cerner d’éventuels problèmes au niveau des artères coronaires.
La coronarographie peut être conseillée pour les personnes souffrant d’angine (douleurs thoraciques) ou celles qui présentent des symptômes d’insuffisance coronarienne. Elle procure aux médecins des renseignements importants quant à l’état des artères coronaires, qui peuvent notamment être affectés par l’athérosclérose, la régurgitation (sang pompé vers l’arrière à travers une valvule endommagée) ou l’accumulation de sang dans une cavité, causée par un mauvais fonctionnement d’une valvule cardiaque.
À quoi faut-il vous attendre?
L’angiographie est pratiquée à l’hôpital ou en clinique. On vous demandera de vous allonger sur une table et on désinfectera la région entourant l’endroit où le cathéter sera inséré (l’aine ou le bras). Par le biais de l’anesthésie locale qu’on vous administrera, votre peau sera engourdie, vous évitant ainsi de ressentir toute douleur. Ensuite, le cathéter sera soigneusement guidé dans une veine ou une artère jusqu’à proximité du cœur. Une fois le cathéter en place, il libèrera le colorant spécial dans le flot sanguin; ce colorant facilitera la prise de radiographies claires et détaillées des artères coronaires. Il est à noter que l’injection du colorant pourrait entraîner une brève sensation de chaleur, qui devrait toutefois se résorber assez rapidement. La durée d’une angiographie peut varier entre une et deux heures; cependant, il vous est possible de vous informer auprès du centre où vous subirez l’examen pour connaître la durée estimée de l’intervention.
L’angiographie est une intervention très courante qui, en général, est considérée comme sécuritaire. Bien que cela ne se produise que très rarement, la coloration peut occasionner des nausées, des envies d’uriner ou même des réactions allergiques chez certaines personnes.
Comment se préparer?
Généralement, vous devez éviter de boire ou de manger pendant les 6 à 18 heures qui précèdent une coronarographie. Consultez votre médecin pour savoir comment vous préparer à ce test, particulièrement en ce qui concerne la nourriture, les breuvages et les médicaments. Si vous avez des questions, renseignez-vous auprès du centre où vous subirez l’intervention pour obtenir des détails spécifiques en vue de la préparation.
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Électrocardiogramme (ECG)-2

Un électrocardiogramme (ECG) est un test qui étudie le fonctionnement du cœur en mesurant son activité électrique. À chaque battement cardiaque, une impulsion électrique (ou « onde ») traverse le cœur. Cette onde fait contracter le muscle cardiaque afin qu’il expulse le sang du cœur. En mesurant le temps que met cette impulsion électrique à traverser le cœur, votre cardiologue peut déterminer si l’activité électrique est normale, rapide ou irrégulière. Il peut aussi déterminer si votre cœur est dilaté ou s’il travaille trop fort. Un ECG peut être conseillé si vous présentez des signes d’arythmies, de palpitations, d’étourdissements, de fatigue excessive ou d’angine.
On a recours à l’ECG pour les raisons suivantes :
  • détecter les arythmies qui peuvent avoir favorisé la formation de caillots;
  • dépister des problèmes cardiaques, comme une crise cardiaque récente ou en cours, des arythmies (battements irréguliers), un blocage des artères coronaires, des régions endommagées du muscle cardiaque (causées par une crise cardiaque antérieure), la dilatation du volume du cœur et l’inflammation de la membrane qui le recouvre (péricardite);
  • détecter des troubles non cardiaques comme les déséquilibres d’électrolytes et les maladies pulmonaires;
  • surveiller la récupération à la suite d’une crise cardiaque, la progression d’une maladie cardiaque ou l’efficacité de certains médicaments ou d’un stimulateur cardiaque;
  • écarter les possibilités de maladie du cœur chez les personnes en attente d’une intervention chirurgicale.
À quoi faut-il vous attendre?
Un ECG est une intervention indolore non invasive, ce qui signifie que rien n’est injecté dans l’organisme. Une quantité d’électrodes, habituellement entre 12 et 15, sont fixées à divers endroits de votre corps comme le bras, la jambe et la poitrine. Les électrodes sont fixées à l’aide de petites ventouses ou de timbres adhésifs. Des senseurs, situés dans les électrodes, détectent l’activité électrique du cœur. Ce test peut être effectué pendant que vous êtes en position assise ou couchée. Les résultats s’inscrivent sur du papier graphique et sont interprétés (ou lus) par le médecin ou un technologue. Un ECG dure entre cinq et dix minutes.
Si vous avez besoin de plus de détails, renseignez-vous auprès du centre qui vous fait subir ce test.
Comment s’y préparer?
Il n’est pas nécessaire d’être jeun avant un ECG, bien qu’il soit recommandé de ne pas fumer au cours de la période précédant le début de l’intervention. On vous demandera de retirer vos bijoux et de porter une chemise d’hôpital.
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Échocardiogramme-3

Un échocardiogramme utilise des ondes sonores (ultrasons) pour tracer une image de votre cœur. Les ondes enregistrées montrent la forme, la texture et le mouvement des valvules, ainsi que le volume et le fonctionnement des cavités cardiaques. L’ECG peut être effectué afin de déterminer si un AVC a été causé par un problème cardiaque, de même que pour connaître les risques de formation de caillots à l’intérieur du cœur. Il peut aussi être conseillé de subir cet examen si votre cœur produit des sons anormaux, si vous êtes essoufflé, si vous ressentez des palpitations ou de l’angine (douleurs thoraciques), ou encore si vous avez des antécédents d’AVC. Ce test est très utile pour diagnostiquer les troubles valvulaires.
À quoi faut-il vous attendre?
On enduit votre poitrine d’un gel qui permet la transmission des ondes sonores et on fait glisser un transducteur (appareil servant à diriger les ondes sonores) sur votre poitrine. Ce test ne provoque ni douleur ni malaise. Cet examen est habituellement de courte durée, soit entre 15 et 45 minutes. Si vous avez des questions, renseignez-vous auprès du centre où vous subirez le test pour obtenir des détails spécifiques en vue de la préparation.
Comment vous y préparer?
Pour un échocardiogramme ordinaire, aucune préparation n’est requise.
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Électrocardiogramme d’effort (Épreuve d’effort)-4

Un électrocardiogramme d’effort (ECG d’effort) enregistre la réaction de votre cœur au cours d’un exercice physique soutenu, habituellement en marchant sur un tapis roulant.
De façon générale, ce test est effectué afin de cibler la cause exacte d’une douleur thoracique inexpliquée, surtout si on soupçonne une insuffisance coronarienne (maladie cardiovasculaire). Si vous avez déjà reçu un diagnostic d’insuffisance coronarienne, on pourrait vous faire subir un ECG d’effort afin de déterminer dans quelle mesure la maladie a progressé, et évaluer combien d’activité physique vous pouvez pratiquer sans risque. Si vous avez subi une crise cardiaque ou une intervention à cœur ouvert, cet examen peut servir à déterminer la quantité d’effort ou d’activité physique que vous pouvez faire sans risque. Ce test peut aussi être conseillé si vous présentez des battements irréguliers (arythmies), des battements très rapides ou très lents (tachycardie ou bradycardie), des palpitations (cognements inhabituels ou sensation de palpitation du cœur), des étourdissements ou une fatigue excessive.
À quoi faut-il vous attendre?
Un ECG d’effort est habituellement réalisé en clinique ou à l’hôpital. On vous demandera de marcher sur un tapis roulant (ou parfois de pédaler sur un vélo stationnaire). De petites électrodes métalliques seront fixées à votre poitrine, et vous commencerez à marcher ou à pédaler tranquillement. Pendant que vous marcherez, un technologue surveillera l’activité et le pouls de votre cœur, votre respiration et votre pression artérielle. Graduellement, la vitesse du tapis sera augmentée et vous devrez marcher plus rapidement. Le médecin pourra ainsi observer comment votre cœur s’adapte à des défis croissants. Le test se poursuivra jusqu’à ce que votre cœur batte aussi rapidement que possible, soit dans le respect de ses limites (jusqu’à ce que vous atteigniez votre capacité maximale à l’effort selon votre âge et votre état de santé), ou jusqu’à ce que vous ressentiez des douleurs thoraciques. Cet examen est généralement sécuritaire, bien qu’il puisse déclencher des douleurs thoraciques ou des arythmies. Assurez-vous de signaler à quelqu’un toute sensation d’inconfort ou autres symptômes que vous puissiez ressentir. La durée d’un ECG d’effort peut varier entre 15 et 30 minutes.
Comment vous y préparer?
Portez des vêtements et des chaussures confortables pour l’activité physique. On vous dira probablement de ne pas fumer ou manger au cours des deux heures précédant le test. Informez votre médecin de tous les médicaments que vous prenez. Renseignez-vous auprès du centre où vous subirez le test pour obtenir des détails spécifiques quant à la préparation.
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Scintigraphie avec thallium ou avec Cardiolite-5

Une scintigraphie avec thallium utilise cet agent repérable radioactif afin de voir combien de sang atteint divers endroits de votre cœur. Ces tests sont ceux auxquels on a le plus souvent recours en médecine nucléaire. On les appelle aussi imagerie myocardique au thallium, imagerie par perfusion myocardique ou scintigraphie myocardique. Ces scintigraphies sont souvent effectuées afin de déterminer la taille et l’emplacement des lésions qu’a subies le muscle cardiaque à la suite d’une crise cardiaque, et pour aider votre médecin à mieux connaître les cellules de votre cœur ainsi que leur approvisionnement en sang. On les effectue parfois après un pontage pour vérifier si les vaisseaux sanguins greffés fonctionnent adéquatement. Ils peuvent aussi être conseillés aux personnes souffrant de douleurs thoraciques persistantes inexpliquées ou pour mieux connaître les irrégularités décelées au cours d’un électrocardiogramme (ECG).
À quoi faut-il vous attendre?
On vous demandera de vous allonger sur une table, puis une petite quantité de thallium (un agent repérable radioactif) sera injectée dans l’une des veines de votre bras. Une caméra spéciale mesurera ensuite la quantité d’agent repérable transportée dans votre flot sanguin vers votre cœur. Les zones du muscle cardiaque qui sont mal irriguées ne les capteront pas et apparaîtront comme des zones sombres (points froids) sur la scintigraphie. Celle-ci peut parfois être effectuée après un effort. Renseignez-vous auprès du centre où vous subirez cet examen pour connaître la durée estimée.
Cette intervention présente des risques relativement faibles. La quantité de radiation absorbée par votre organisme au cours de ce test est similaire à celle d’une radiographie thoracique.
Comment vous y préparer?
On vous demandera probablement d’être à jeun au cours des trois heures précédant le test. En outre, il vous faudra éviter de fumer, de consommer des boissons alcoolisées ou contenant de la caféine, et de prendre des médicaments sans ordonnance dans les 24 heures précédant la scintigraphie. Assurez-vous de consulter votre médecin si vous souffrez de diabète ou d’allergies, et de discuter des médicaments d’ordonnance que vous prenez. Informez-vous auprès du centre où vous subirez ce test pour obtenir les renseignements spécifiques au sujet de la préparation.
Conseils pour voyager
Consultez votre médecin avant d’entreprendre des démarches pour voyager à la suite de votre scintigraphie. Avec l’augmentation des mesures de sécurité dans les aéroports et aux douanes, des techniques de détection sophistiquées pourraient éventuellement déceler de petites quantités de radiation résiduelle dans votre organisme, entraînant un délai d’embarquement. Votre médecin vous aidera à déterminer la façon et le moment appropriés pour planifier vos déplacements après la scintigraphie.
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Échocardiographie transoesophagienne (ETO)-6

Une échocardiographie transœsophagienne (ETO) est un type particulier d’échocardiogramme. Ce test est habituellement effectué lorsque le médecin veut examiner de plus près le cœur afin de savoir s’il produit des caillots sanguins. Comme l’échocardiogramme, l'ETO utilise des ondes sonores à haute fréquence (ultrasons) afin d’examiner les structures du cœur. Un transducteur (un appareil qui dirige les ondes sonores) est placé dans l’œsophage (un organe tubulaire qui relie la bouche à l’estomac). L’œsophage se trouve tout près du cœur, par conséquent, l'ETO produit des images très claires du cœur et de ses structures.
À quoi faut-il vous attendre?
On vous administrera un léger sédatif pour vous détendre. On pourrait également vous alimenter en oxygène au cours de l’intervention. Votre gorge sera engourdie à l’aide d’un anesthésiant et on vous insérera dans la bouche un tube flexible de la taille du diamètre de votre index jusque dans l’œsophage. Pendant l’intervention, vous pourrez sentir la sonde se déplacer, mais ce sera sans douleur et votre respiration ne sera pas affectée. Le transducteur qui se trouve à l’extrémité du tube émet des ondes sonores qui, en se répercutant contre le cœur, sont converties en images sur un écran vidéo. Le médecin peut déplacer le tube vers le haut, vers le bas et sur les côtés afin d’examiner diverses parties du cœur sous différents angles. Ce test dure environ entre 20 à 40 minutes.
Pour des plus amples informations, renseignez-vous auprès de l’établissement qui procèdera à votre examen.
Comment s’y préparer?
On vous demandera de ne pas manger ni boire au cours des 4 à 6 heures précédant l’examen et de prendre vos médicaments avec une petite gorgée d’eau seulement. Vous devriez demander à quelqu’un de vous raccompagner de l’hôpital jusque chez vous, au cas où vous auriez une réaction de somnolence après le test.
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2-Médicaments:

1-Antiplaquettaires (acide acétylsalicylique (AAS), clopidogrel, dipyridamole, ticlopidine)

Les antiplaquettaires aident à prévenir la formation de dangereux caillots sanguins. Ils peuvent être utilisés pour réduire les risques de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) causé par un caillot, dans le cadre d’un traitement préventif ou prophylactique. Un des antiplaquettaires les plus courants est l’AAS (acide acétylsalicylique ou AspirineMD).
Quels sont les principaux types d’antiplaquettaires?
L’AAS (acide acétylsalicylique ou AspirineMD) est un analgésique en vente libre bien connu qui possède aussi des propriétés antiplaquettaires. L’AAS peut irriter l’estomac et dans certains cas, causer des saignements. L’AAS ne devrait jamais être administré aux enfants, car il est lié au syndrome de Reye, un trouble rare du cerveau et du foie chez les enfants.
La ticlopidine peut être prescrite aux personnes ayant subi un AVC ou aux personnes à risque élevé d’AVC, surtout si elles ne peuvent pas prendre d’AAS.
Le clopidogrel (bisulfate de clopidogrel, PlavixMD) est un antiplaquettaire efficace pour prévenir les AVC et les crises cardiaques, qui est souvent prescrit aux patients chez lesquels on a installé un tuteur coronarien.
Le dipyridmalole est habituellement administré avec d’autres antiplaquettaires ou anticoagulants comme l’AAS. Il peut aussi être administré par injection lors de tests cardiaques.
Comment agissent ces médicaments?
Les antiplaquettaires aident à empêcher de minuscules cellules du sang (appelées plaquettes) de s’agglutiner et de former des caillots. Les antiplaquettaires comme l’AspirineMD agissent sur les plaquettes de votre sang en les rendant moins collantes et donc moins susceptibles de produire des caillots capables d’obstruer des artères et de provoquer des crises cardiaques ou des AVC.
Comment prendre ces médicaments?
Ne prenez pas d’antiplaquettaires en vente libre comme l’AspirineMD pour prévenir une crise cardiaque, à moins que votre médecin ne vous l’ait conseillé. L’AspirineMD peut prévenir les caillots sanguins, mais elle peut aussi augmenter les risques d’hémorragie grave chez certaines personnes. Si votre médecin vous a conseillé de prendre de l’AspirineMD, prenez-la avec ou sans aliments et avalez le comprimé entier avec de l’eau, sans le couper, l’écraser ou le mâcher, car le comprimé est souvent recouvert d’un enduit destiné à prévenir les maux d’estomac. Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien pour savoir quand et comment prendre vos médicaments.
Que devrais-je éviter si je prends ces médicaments?
Évitez de fumer et limitez votre consommation d’alcool. Essayez aussi d’éviter de vous couper. Utilisez un rasoir électrique ou une brosse à dents à soies souples. Allez-y doucement avec la soie dentaire et portez des gants pour jardiner. Si vous devez subir une intervention chirurgicale, aussi ordinaire soit-elle, ou vous faire extraire une dent, informez votre chirurgien ou votre dentiste du fait que vous prenez des antiplaquettaires. Discutez avec votre dentiste ou médecin de la possibilité de reporter les interventions non prioritaires à la fin de votre traitement.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Les antiplaquettaires peuvent augmenter les effets d’autres médicaments éclaircisseurs de sang comme la warfarine. Parmi les effets secondaires courants associés à l’AspirineMD, on retrouve les maux d’estomac (il peut être utile de prendre votre médicament avec des aliments) et les brûlures d’estomac. Parce que les antiplaquettaires interagissent avec de nombreux médicaments d’usage courant, consultez toujours votre médecin avant de prendre d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels comme les remèdes traditionnels chinois, probiotiques et autres produits tels que les acides aminés et les acides gras essentiels).
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Si vous avez besoin d’une intervention chirurgicale (même ordinaire) ou de vous faire extraire une dent, informez votre chirurgien ou votre dentiste du fait que vous prenez un antiplaquettaire. Les effets éclaircisseurs du sang de ces médicaments peuvent durer jusqu’à dix jours après la dernière dose.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Parce que les antiplaquettaires agissent sur la coagulation du sang, ils peuvent augmenter les risques d’hémorragie incontrôlée. Pour cette raison, toute personne qui souffre d’ulcères ou qui a des antécédents d’hémorragie doit éviter ce type de médicaments. Ils peuvent aussi causer des ecchymoses anormales. Les antiplaquettaires peuvent irriter l’estomac, susciter l’apparition d’ulcères et augmenter la rétention de sel et d’eau.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation réduite d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour diminuer les risques de maladies du cœur. Consultez votre professionnel de la santé pour savoir comment réussir à changer votre mode de vie.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicaments, Innocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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2-Bêtabloquants

À quoi servent ces médicaments?
Les bêtabloquants servent à traiter l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, les arythmies cardiaques (battements irréguliers) et les douleurs thoraciques (angine). Ils sont parfois utilisés pour prévenir de nouvelles crises cardiaques chez des personnes qui en ont déjà subi une, pour traiter les tremblements causés par une glande thyroïde hyperactive ainsi que l’anxiété ou les migraines.
Comment agissent ces médicaments?
Le mot bêtabloquant est l’abréviation des médicaments bloqueurs bêta-adrénergique. Les bêtabloquants bloquent la réaction des récepteurs nerveux bêta. Ils ralentissent le rythme cardiaque et diminuent la pression artérielle afin de réduire la charge de travail imposée au cœur.
Comment prendre ces médicaments?
Les bêtabloquants sont vendus sous forme de comprimés ou de capsules. Certains se prennent une fois par jour, d’autres plusieurs fois par jour. Votre médecin peut vous les prescrire pour réduire votre pression artérielle ou pour les associer à un diurétique ou à un autre médicament antihypertenseur. Consultez toujours votre médecin pour savoir quand et comment prendre vos médicaments. Prenez vos médicaments tels que prescrits. N’arrêtez pas de prendre vos médicaments à moins que votre médecin vous le dise. Si vous arrêtez de prendre vos bêtabloquants, subitement, cela peut augmenter soudainement votre rythme cardiaque.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Certains médicaments peuvent interagir avec les bêtabloquants. Informez donc toujours votre médecin si vous prenez d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels tels que les remèdes traditionnels chinois, produits probiotiques et autres produits comme les acides aminés et les acides gras essentiels). Parmi les produits susceptibles d’interagir avec les bêtabloquants, on retrouve les médicaments utilisés pour traiter l’hypertension artérielle, le diabète, l’asthme, la bronchite et l’emphysème, ainsi que certains antidépresseurs et injections contre les allergies.
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Si vous souffrez d’asthme, assurez-vous d’en informer votre médecin parce que les bêtabloquants peuvent l’aggraver. Dites à votre médecin si vous avez ou déjà eu des problèmes de circulation ou si vous souffrez de diabète. Ne cessez jamais subitement de prendre les bêtabloquants sans avoir consulté votre médecin au préalable.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Les bêtabloquants peuvent occasionner des effets secondaires. Les plus courants sont la somnolence ou la fatigue, les mains et les pieds froids, des faiblesses ou des étourdissements, une sécheresse au niveau de la bouche, des yeux et de la peau. Informez votre médecin si vous ressentez l’un ou l’autre de ces symptômes.
Traitements d’association
La plupart des personnes souffrant d’hypertension artérielle ont besoin de deux médicaments ou plus, en plus de modifier leur mode de vie, pour réduire leur pression artérielle. Dans certains cas, deux médicaments peuvent être combinés en un seul comprimé.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation limitée d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour réduire les risques de maladies du cœur.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicaments, Innocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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3-Inhibiteurs des canaux calciques
A quoi servent ces médicaments?
Les inhibiteurs des canaux calciques, parfois appelés antagonistes des canaux calciques, sont utilisés pour contrôler l’hypertension artérielle et les douleurs thoraciques (angine) causées par les maladies coronariennes et les battements cardiaques irréguliers (arythmies). Les inhibiteurs des canaux calciques sont souvent utilisés en association à des bêtabloquants ou à des diurétiques afin d’aider à réduire la pression artérielle.
Comment agissent ces médicaments?
Les inhibiteurs des canaux calciques sont des vasodilatateurs, ce qui signifie qu’ils élargissent (dilatent) les vaisseaux sanguins permettant ainsi au sang d’y circuler plus facilement. En dilatant vos vaisseaux sanguins, votre pression artérielle diminue et votre cœur n’a plus besoin de travailler aussi fort.
Comment prendre ces médicaments?
Il existe différents types d’inhibiteurs des canaux calciques. La quantité dont vous avez besoin dépend donc du type que vous utilisez. Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour savoir comment et quand prendre ces médicaments. Si vous devez prendre un inhibiteur des canaux calciques à libération prolongée, évitez de mâcher ou de broyer les comprimés.
Que devrais-je éviter si je prends ces médicaments?
Consultez votre médecin avant de consommer du pamplemousse ou du jus de pamplemousse (frais ou congelé) car le pamplemousse peut augmenter l’effet d’un certain type d’inhibiteurs des canaux calciques et faire chuter votre pression artérielle de façon exagérée. Une des composantes du jus de pamplemousse semble nuire à la capacité de l’organisme d’absorber ces médicaments. Vous devriez aussi éviter de fumer lorsque vous prenez des inhibiteurs des canaux calciques en raison des risques d’accélération des battements cardiaques (tachycardie). Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour obtenir tout autre renseignement essentiel sur vos médicaments.
Visitez Santé Canada pour en apprendre davantage au sujet de l’Interaction entre le pamplemousse et son jus et certains médicaments.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Les inhibiteurs des canaux calciques peuvent interagir avec d’autres médicaments. Assurez-vous donc d’informer votre médecin si vous prenez d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels comme les remèdes traditionnels chinois, produits probiotiques et autres produits comme les acides aminés et les acides gras essentiels). Certains médicaments peuvent interagir avec les inhibiteurs des canaux calciques, tels que les inhibiteurs de l’ECA, les anti-arythmiques, la digitale, les corticostéroïdes, les fortes doses de calcium et les suppléments de vitamine D.
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre d’autres médicaments de manière régulière. Il est peu prudent de cesser la prise des inhibiteurs des canaux calciques sans avoir consulté son médecin au préalable.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Les inhibiteurs des canaux calciques ont relativement peu d’effets secondaires et ceux-ci sont rarement graves, bien qu’ils puissent être dérangeants. Les plus courants sont la fatigue, les brûlures d’estomac et l’enflure des chevilles et des pieds. Informez votre médecin si vous souffrez d’un de ces effets secondaires. N’interrompez pas la prise de vos médicaments sans en avoir informé votre médecin au préalable.
Traitements d’association
La plupart des gens souffrants d’hypertension artérielle ont besoin de deux médicaments ou plus afin de réduire leur pression artérielle. Dans bien des cas, deux médicaments peuvent être combinés en un seul comprimé.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation réduite d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour réduire les risques de maladies du cœur. Parlez à votre professionnel de la santé comment atteindre ces modifications au mode de vie.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicaments, Innocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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4-Nitrates (Nitroglycérine)

A quoi servent ces médicaments?
Les nitrates peuvent servir à prévenir les douleurs thoraciques (angine), à réduire le nombre de crises angineuses, à soulager la douleur au cours d’une crise et à traiter les symptômes d’insuffisance cardiaque. La nitroglycérine est un type de nitrate.
Comment agissent ces médicaments?
Les nitrates sont des vasodilatateurs, ce qui signifie qu’ils élargissent (dilatent) les vaisseaux sanguins afin de faciliter la circulation du sang et de permettre à plus de sang riche en oxygène d’arriver au cœur. Une meilleure circulation signifie que votre cœur n’a plus besoin de travailler aussi fort. Les nitrates détendent les veines ainsi moins de sang est renvoyé au cœur, qui peut réduire la charge de travail du cœur.
Comment prendre ces médicaments?
Il existe différentes formes de nitrates :
  • Comprimés : sublinguaux (à placer sous la langue) ou buccaux (tenus sous la lèvre ou à l’intérieur de la joue en attendant leur dissolution).
  • Pommade topique ou timbre transdermique qui transmettent les nitrates par la peau.
  • Vaporisateur sublingual à vaporiser sur ou sous la langue.
Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien pour savoir quand et comment utiliser votre médicament spécifique.
Que devrais-je éviter si je prends ces médicaments?
Évitez de fumer si vous prenez des nitrates car cela diminue leur efficacité. Évitez aussi de consommer de l’alcool car cela amplifie l’effet du médicament.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Les nitrates peuvent interagir avec d’autres médicaments. Assurez-vous donc d’informer votre médecin si vous prenez d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels tels que les remèdes traditionnels chinois, produits probiotiques et autres produits comme les acides aminés et les acides gras essentiels).
Parmi les médicaments qui peuvent interagir, on retrouve :
  • Viagra (sildenafil) – Évitez de prendre du Viagra moins de 24 heures après avoir pris des nitrates. Combiné avec des nitrates, le Viagra peut faire chuter la pression artérielle et causer des étourdissements, une sensation de faiblesse, des évanouissements et d’autres effets secondaires plus graves. Vérifiez auprès de votre médecin ou de votre pharmacien pour connaître d’autres médicaments ou remèdes à base de plantes susceptibles de traiter la dysfonction érectile.
  • Médicaments contre l’hypertension artérielle
  • Certains médicaments cardiaques
  • Remèdes contre la toux, le rhume et la grippe en vente libre
  • Remèdes à base de plantes conte la toux, le rhume et la grippe en vente libre.
Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour obtenir d’autres informations essentielles concernant vos médicaments.
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Informez toujours votre médecin de tous vos antécédents médicaux, surtout si vous avez plus de 60 ans, si vous avez récemment subi un AVC ou une crise cardiaque ou si vous souffrez de maux de tête sévères, d’anémie (carence en fer) ou de glaucome. Vous pouvez aussi parler à votre médecin comment efficace sont les nitrates pour gérer votre angine. Votre médecin peut rajuster la dose de médicament ou suggérer d’autres façons de gérer votre état.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Parmi les effets secondaires les plus fréquents des nitrates, on retrouve les maux de tête, les bouffées de chaleur, les étourdissements, les pertes de conscience, les chutes de pression artérielle (hypotension) et les battements cardiaques irréguliers (arythmies). Signalez tout effet secondaire à votre médecin.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation réduite d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour diminuer les risques de maladies du cœur. Consultez votre professionnel de la santé pour savoir comment réussir à changer votre mode de vie.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicaments, Innocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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3-Interventions chirurgicales et autres

1-Intervention coronarienne percutanée (ICP et angioplastie et pose de tuteur)

En quoi consiste-t-elle?L’intervention coronarienne percutanée (ICP, autrefois appelée angioplastie et pose de tuteur) est une intervention non chirurgicale effectuée à l’aide d’un cathéter (un long tube flexible) destinée à mettre en place une petite structure appelée tuteur afin de maintenir ouvert un vaisseau sanguin du cœur rétréci par l’accumulation de plaque, un problème appelé athérosclérose.
Pourquoi l’effectue-t-on?
L’ICP améliore la circulation du sang, ce qui réduit les douleurs thoraciques (angine) d’origine cardiaque, vous fait vous sentir mieux et améliore votre capacité à pratiquer de l’activité physique. L’ICP est habituellement prévue à l’avance.

Comment procède-t-on?
Un cathéter est introduit dans un vaisseau sanguin de l’aine ou du bras. À l’aide d’un type spécial de radiographie appelé fluoroscopie, le cathéter est acheminé par les vaisseaux sanguins jusque dans le cœur, à l’endroit où l’artère coronaire est rétrécie. Une fois l’extrémité du cathéter bien en place, le ballonnet recouvert d’un tuteur qui s’y trouve est gonflé. Le ballonnet de l’extrémité du cathéter comprime la plaque et dilate le tuteur. Une fois la plaque comprimée et le tuteur en place, le ballonnet est dégonflé et retiré. Le tuteur demeure à l’intérieur de l’artère pour la maintenir en position ouverte.

À quoi faut-il vous attendre?
Votre médecin vous expliquera les risques et les bienfaits de l’intervention et vous demandera de signer un formulaire de consentement. Informez votre médecin si vous :

  • avez déjà subi une réaction à un agent de contraste, à l’iode, ou si vous avez eu une réaction allergique sérieuse (p. ex., piqûre d’insecte ou fruits de mer);
  • souffrez d’asthme;
  • êtes allergique à un médicament;
  • souffrez de problèmes de saignements ou prenez des médicaments pour éclaircir le sang;
  • avez des antécédents de problèmes rénaux ou de diabète;
  • avez des perçages au thorax ou à l’abdomen;
  • avez connu récemment des changements dans votre état de santé;
  • êtes ou pourriez être enceinte.
Juste avant l’intervention, on vous administrera un sédatif afin de vous aider à vous détendre. Les poils de la région de l’aine, autour de l’endroit où on insérera le cathéter, seront rasés. Une ligne intraveineuse vous sera insérée afin de pouvoir vous administrer des médicaments rapidement si nécessaire. Des électrodes seront disposées sur votre corps afin de surveiller votre cœur et un petit appareil appelé oxymètre sera fixé à votre doigt ou à votre oreille pour surveiller le taux d’oxygène dans votre sang.
La plupart des ICP sont effectuées alors que le patient est sous sédatif, mais conscient. Vous serez allongé sur le dos, sur une table d’opération. Une anesthésie locale vous sera injectée sous la peau, à l’endroit où le cathéter sera introduit dans le vaisseau sanguin. Vous pourriez ressentir une légère piqûre ou un pincement lorsque l’aiguille sera enfoncée dans la peau et une pression dans l’artère lors du déplacement du cathéter. Si vous n’êtes pas confortable, informez-en le médecin qui, au besoin, vous donnera davantage de médicament contre la douleur.
Lorsque le cathéter arrive au cœur, une teinture contrastante sera injectée dans la région entourant le vaisseau sanguin rétréci afin de mieux l’identifier. Lors de l’injection de la teinture, vous pourriez ressentir une légère sensation de chaleur ou de légère brûlure. Certaines personnes ressentent comme un goût salé ou métallique dans la bouche ou encore un mal de tête passager. Quelques rares personnes ressentent des nausées ou vont même jusqu’à vomir, mais c’est très rare. Ces effets sont inoffensifs et ne durent habituellement que quelques minutes.
Une fois le rétrécissement localisé, le cathéter est avancé de façon à ce que son extrémité spéciale puisse être activée. Il est possible que vous ressentiez des douleurs thoraciques ou un inconfort à ce moment, mais votre médecin vous surveillera attentivement et cet inconfort devrait se résorber.
Une fois l’intervention terminée, le cathéter sera retiré et on exercera une pression sur le site d’insertion afin de stopper le saignement. Une fois le saignement arrêté, on appliquera un pansement bien serré. Vous devrez demeurer allongé durant ce temps. Si le cathéter a été inséré par l’aine, vous devrez conserver votre jambe bien droite pendant quelques heures. S’il a été inséré par le bras, on soulèvera votre bras à l’aide d’oreillers et on le conservera soulevé sur un appui.
Après l’intervention, vous serez probablement transféré en salle de réveil pour demeurer sous observation pendant quelques heures. On vous demandera de demeurer allongé pendant deux à six heures, selon votre cas. On pourrait vous donner des analgésiques si vous ressentez de l’inconfort. On vous encouragera à boire de l’eau et d’autres liquides afin d’éliminer la teinture contrastante de votre organisme.
La plupart des gens passent la nuit à l’hôpital après une ICP. À votre retour à la maison, surveillez le site d’insertion. Une petite ecchymose est normale, mais informez votre médecin en cas de douleur, rougeur, saignement ou autre écoulement du site d’insertion, de fièvre ou de frissons.
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2-Chirurgie de pontage coronaire
En quoi consiste-t-elle?
La chirurgie de pontage coronarien est une intervention destinée à améliorer l’apport sanguin au muscle cardiaque. On l’appelle communément pontage coronarien ou greffe de pontage coronarien.
Pourquoi l’effectue-t-on?
Le pontage coronarien sert à régler les problèmes d’apport sanguin au muscle cardiaque provoqués par l’accumulation de plaque (athérosclérose) à l’intérieur des artères coronaires. Cette intervention implique l’utilisation d’un segment de vaisseau sanguin (artère ou veine) prélevé ailleurs dans l’organisme afin de créer un détour ou pontage destiné à contourner la section obstruée d’une artère coronaire.
Un autre choix de traitement s’appelle intervention cardiaque percutanée (aussi appelée angioplastie), une technique non-chirurgicale effectuée à l’aide d’un cathéter et de petites structures appelées tuteurs, destinées à maintenir les artères en position ouverte. Si on retrouve plus d’une occlusion, ou si ces occlusions se situent à des endroits difficiles à rejoindre avec le cathéter (p. ex., dans un « coude » du vaisseau sanguin), votre médecin pourrait suggérer le pontage comme solution.
En améliorant la circulation sanguine, le pontage peut réduire vos douleurs thoraciques (angine), vous faire sentir mieux et augmenter votre capacité de pratiquer des activités physiques.
Comment procède-t-on?
Un segment de vaisseau sanguin sain est prélevé dans le bras, la jambe ou le thorax du patient afin de servir de pontage. À moins que vous ne soyez traité à l’aide d’une nouvelle technique d’intervention (pontage minimalement invasif ou chirurgie sans machine cœur-poumon et sur cœur battant), le cœur est arrêté afin que les chirurgiens puissent l’opérer (une machine appelée machine cœur-poumon prendra la relève de votre cœur et de vos poumons pendant que les chirurgiens vous opéreront). Le segment de vaisseau sanguin sain est fixé en place en aval et en amont de l’artère obstruée. Lorsque le cœur est remis en marche, le sang passe par le pontage et contourne la section rétrécie de l’artère malade. Selon le nombre d’occlusions dont vous souffrez, plusieurs pontages peuvent être nécessaires.
Intervention sans machine cœur-poumon sur cœur battant
Cette intervention ressemble au pontage cardiaque, sauf que le cœur n’est pas arrêté et qu’on n’a pas recours à la machine cœur-poumon. À l’aide d’équipement spécial, on stabilise ou calme la région cardiaque et les chirurgiens opèrent le cœur pendant qu’il continue de battre.
À quoi faut-il vous attendre?
Habituellement, cette intervention est prévue d’avance. La plupart du temps, environ une semaine avant l’intervention, on vous demandera de vous rendre à l’hôpital. On y effectuera des analyses de sang et d’urine, un électrocardiogramme et des radiographies en préparation de votre intervention. Votre médecin vous expliquera les risques et les bienfaits de l’intervention et vous demandera de signer un formulaire de consentement. Informez votre médecin si vous :
  • avez déjà subi une réaction à un agent de contraste, à l’iode, ou si vous avez eu une réaction allergique sérieuse (p. ex., piqûre d’insecte ou fruits de mer);
  • souffrez d’asthme;
  • êtes allergique à un médicament;
  • souffrez de problèmes de saignements ou prenez des médicaments pour éclaircir le sang;
  • avez des antécédents de problèmes rénaux ou de diabète;
  • avez des perçages au thorax ou à l’abdomen;
  • avez connu récemment des changements dans votre état de santé; ou
  • êtes ou pourriez être enceinte.
Le pontage coronarien peut être effectué le jour de votre admission ou vous pouvez être admis la veille. Les poils de votre thorax seront rasés et on vous demandera de vous laver à l’aide d’une éponge enduite de savon antibactérien spécial destiné à désinfecter votre peau. Afin de réduire vos risques de vomissements, on vous demandera de ne rien manger ni boire après minuit la veille de l’intervention.
Le pontage est effectué sous anesthésie générale, donc vous dormirez tout au long de l’intervention et un peu après. Si vous fumez, vous devriez cesser au moins deux semaines avant l’intervention, car le tabagisme peut favoriser la formation de caillots sanguins et les problèmes respiratoires. Le tabagisme est un des principaux facteurs de risque associé au développement de l’athérosclérose et vous devriez cesser pour de bon.
Vous vous sentirez très somnolent à votre arrivée au bloc opératoire. L’anesthésiste vous insérera des tubes intraveineux et vous donnera des médicaments pour vous endormir. Une fois complètement endormi, tout l’équipement dont vous aurez besoin durant l’intervention et le début de votre réveil sera installé.
À moins que vous ne soyez traité par une intervention sans machine cœur-poumon ou minimalement invasive, votre cœur devra être arrêté afin que les chirurgiens puissent l’opérer. Pour s’assurer que votre organisme continue de recevoir du sang riche en oxygène, vous serez branché à une machine cœur-poumon. Cette machine remplace l’action de pompage du cœur et le travail des poumons.
L’intervention peut durer entre trois et six heures, selon le nombre de pontages à réaliser. À votre réveil, vous vous trouverez en salle de réveil ou à l’unité des soins intensifs (USI). Vous resterez sans doute à l’hôpital entre cinq et sept jours. La rapidité
de votre convalescence dépendra en grande partie de votre état de santé avant l’intervention et de votre tolérance à l’intervention. Si vous avez subi une intervention minimalement invasive, votre séjour à l’hôpital pourrait être plus court et votre récupération plus rapide.
À votre retour à la maison, surveillez vos incisions. Il est normal d’y voir quelques ecchymoses, mais appelez votre médecin si vous ressentez une douleur accrue, des rougeurs, de l’enflure, des saignements ou tout autre écoulement provenant de l’incision, de la fièvre, des frissons, des problèmes respiratoires, de l’enflure aux jambes, des battements cardiaques irréguliers ou tout autre problème physique inhabituel.
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Liens utils:
Santé Canada,
Utilisation sécuritaire des médicaments,
Innocuité et efficacité des médicaments génériques,
Achat de médicaments par l’entremise d’Internet,
Base de données sur les produits pharmaceutiques ,
MedEffet Canada,
MedsCheck, (pour Ontario)
Les soins de santé des personnes âgées (pour Colombie-Britannique)

Ministères de la santé des provinces et des territoires

3 mai 2012

Mibi au persantin et la coronarographie

Dans quel but réalise-t-on l'examen mibi au persantin?

Cet examen a pour but d’évaluer l’état de votre cœur durant « un effort » et un repos. En comparant les deux parties de l’examen, le médecin spécialiste peut évaluer la perfusion du myocarde (l’apport sanguin au muscle de votre cœur) dans les cas d’angine ou après un infarctus. La stimulation au persantin remplace l’effort sur tapis roulant.
Comment se déroule l’examen?
Substances utilisées : Sestamibi-Tc99m
Préparation : À jeun, 4 heures avant l’examen.
Les patients diabétiques peuvent manger une rôtie sans beurre et un jus 2 heures avant l’examen.
Vous devez cesser le thé, café, chocolat et liqueurs brunes et ce 48 heures avant le test. (Ces produits empêchent l’action du persantin sur votre coeur) Vous ne devez pas prendre de boisson énergisante ou tout autre produit similaire contenant des xanthines.

Effet(s) secondaire(s) : La stimulation au persantin peut provoquer de légers effets secondaires. Le technologue vous en donnera tous les détails. Par contre, le traceur radioactif ne donne aucun effet secondaire.

Médicaments(s) devant être cessé(s) : Tous les médicaments contenant de la théophylline, Viagra ou Cialis doivent être cessés 48 heures avant l’examen L’uniphil doit être cessé 2 jours avant l’examen.

Contre(s) indication(s) : Les patients souffrant de maladies pulmonaires sévères et les patients ayant fait un AVC, il y a moins d’un mois ne peuvent pas passer l’examen.

Durée totale de l’examen : entre 6 à 8 heures

Description de l’examen :
Mibi-Repos

À votre arrivée le technologue en médecine nucléaire fera une injection du traceur radioactif dans une veine de votre bras. L’injection est faite dans une salle prévue à cet effet.

On vous donnera une heure de retour, soit environ 45 minutes à 1h30 après l’injection. Pendant ce moment d’attente, le traceur radioactif ira se fixer dans votre cœur mais vous ne ressentirez aucun effet secondaire. Vous pourrez quitter pendant cette période d’attente mais vous devrez respecter les consignes données par le technologue.

Lors de votre retour, le technologue effectuera une série d’images. Le temps d’examen peut varier de 15 à 30 minutes. Pendant la prise d’images, vous serez couché sur un lit d’examen les bras au-dessus de votre tête et la caméra (caméra à scintillation) se déplacera autour de vous.

La caméra n’émet aucune radiation ni aucune chaleur. Vous ne ressentirez aucune douleur ni malaise quelconque. De plus, le technologue est toujours près de vous durant l’examen.
Mibi-Persantin

Suite à la première série d’image le technologue en médecine nucléaire vous dirigera dans une autre salle où aura lieu la stimulation au persantin. Vous aurez alors à revêtir une jaquette et un autre technologue vous préparera pour l’examen. On vous installera des électrodes, un cathéter dans une veine de votre bras et on effectuera une prise de votre tension. Avec l’aide du médecin spécialiste, on débutera la stimulation et ce pour une durée d’environ 10 minutes. À la toute fin, on vous donnera un produit qui neutralisera tous les effets du persantin.

On vous donnera alors une heure de retour pour faire une série d’image mais cette fois-ci pour visualiser votre cœur à « l’effort ». Pendant cette période d’attente vous devrez aller manger.

À votre retour, une dernière série d’images sera réalisée pour compléter l’examen.

Quels moyens dois-je utiliser afin de favoriser l’élimination des substances radioactives de mon organisme?
Afin de favoriser l’élimination du technétium (Tc99m) de l’organisme, il est suggéré de boire davantage afin d’uriner plus fréquemment. En quelques jours, les substances radioactives seront totalement éliminées de votre corps.
Caméra à scintillation
cam_scinti.png

***Apporter la liste de vos médicaments***

Si vous êtes enceinte ou croyez l’être ou si vous allaitez, il est important d’aviser le technologue.

Si vous allaitez, vous devrez alors cesser l’allaitement pendant au moins 24 h.


La coronarographie
La coronarographie étudie les artères coronaires du coeur afin de :
  • Dépister des anomalies de circulation sanguine dues à un obstacle.
  • Intervenir sur le vaisseau en le dilatant si besoin (c’est l’angioplastie).
Cet examen est indiqué quand on suspecte un infarctus du myocarde ou un angor (angine de poitrine) c’est-à-dire en cas de :
  • Douleur persistante de la cage thoracique.
  • Malaises atypiques chez un sujet ayant des facteurs de risque (plus de 50 ans, diabétique, taux élevé de cholestérol, hypertendu…)
  • Electrocardiogramme anormal.
  • Anomalies biologiques, comme l’élévation des enzymes cardiaques sur la prise de sang.
Elle recherche :
  • Un obstacle à l’écoulement du sang à cause d’un rétrécissement (athérome) ou d’un caillot (embole).
  • Elle précise le nombre, le siège et le type des lésions.
  • Elle peut mesurer les pressions à l’intérieur des cavité cardiaques.
Cet examen utilise les rayons X et un produit de contraste à base d’iode.
Son principe consiste à rendre visibles (opacifier) les artères coronaires qui irriguent le coeur. Un cathéter est introduit dans le vaisseau pour injecter le produit de contraste qui se mélange au sang : le système vasculaire devient visible sur les clichés radiologiques grâce aux propriétés radio-opaques de l’iode.
Dans la salle d’examen, on trouve :
  • L’appareil qui se compose d’une table basculante au-dessus de laquelle un bras articulé muni d’un tube à rayons X se déplace.
C’est un cardiologue qui pratique cet examen.
Après avoir signalé votre arrivée à l’accueil, vous patienterez quelques minutes en salle d’attente.
Avant l’examen, vous passerez au vestiaire pour vous dévêtir (on vous indiquera les vêtements qu’il faut ôter). Un tranquillisant pourra vous être donné afin de diminuer l’appréhension.
Une perfusion veineuse sera mise en place sur votre bras.
Pendant l’examen, vous êtes allongé sur le dos. On enregistre en permanence votre rythme cardiaque et votre tension artérielle.
L’examen se déroule dans des conditions stériles et sous anesthésie locale. Le cardiologue commence par désinfecter la peau puis réalise l’anesthésie locale. Quand la zone est endormie, il introduit un cathéter dans une artère du pli de l’aine ou du bras. Il fait cheminer ce cathéter jusqu’à l’origine des artères coronaires en remontant dans l’aorte ; l’examen se passe sous contrôle visuel sur un écran. Une fois en place, le produit de contraste est injecté et plusieurs clichés sont réalisés afin de visualiser le réseau vasculaire. Si un obstacle est mis en évidence, une angioplastie peut être pratiquée : elle consiste à dilater le vaisseau rétréci à l’aide d’un petit ballonnet.
L’examen dure de 30 minutes à une heure environ.
En cas de problème lors de l’examen, n’hésitez pas à le signaler au personnel médical.
Après l’examen, le cathéter est ôté et le vaisseau est comprimé pour éviter tout saignement. Il est nécessaire de rester allongé quelque heures ; une hospitalisation de 48 heures est souvent recommandée. Vous pourrez manger et boire normalement.
Les résultats : Le médecin vous donnera un premier commentaire. Il enverra son compte rendu définitif à votre médecin traitant dans les plus brefs délais. Ce dernier vous expliquera les résultats et vous donnera la conduite à tenir.
La mise en place du cathéter dans le vaisseau est le moment le plus désagréable de l’examen. L’anesthésie locale permet de ne pas avoir mal. Il s’agit d’une simple piqûre.
Le reste de l’examen n’est pas douloureux.
L’injection du produit de contraste entraînera une sensation de chaleur dans le membre perfusé puis dans tout le corps. C’est une réaction normale et passagère.
Quelques jours auparavant, il faut vérifier votre bilan de coagulation par une prise de sang.
Le jour même :
  • Etre à jeun c’est-à-dire ne pas manger, ni boire ni fumer quatre à six heures avant.
  • Certains médicaments pourront être arrêtés par votre médecin. Prenez le reste de votre traitement habituel.
Si vous êtes allergique, vous devrez prendre des comprimés la veille et le jour de l’examen.
Apportez :
  • La lettre de votre médecin et vos ordonnances.
  • Votre carte d’assuré social.
  • Vos anciennes radiographies ou comptes rendus radiologiques qui permettront une comparaison.
  • Le produit de contraste s’il vous a été prescrit.
Signalez :
  • Si vous êtes enceinte ou pensez l’être pour que des précautions soient prises.
  • Si vous êtes allergique.
  • La liste des médicaments que vous prenez.
  • Vos antécédents médicaux et chirurgicaux.
Ils sont rares et le plus souvent sans gravité :
  • L’introduction du cathéter peut être responsable d’une infection ou d’un hématome. Une désinfection soigneuse de la peau et la compression du vaisseau les éviteront.
  • Le produit de contraste peut être responsable d’une réaction allergique. Si vous présentez un terrain propice, des comprimés seront prescrits la veille et le jour même.
  • des palpitations (troubles du rythme cardiaque) et malaises de courte durée peuvent survenir.
  • Des rayons X : Ils sont sans danger du fait des très faibles doses utilisées.
En cas de douleurs dans la poitrine, de fièvre ou de malaise survenant dans les jours après l’examen, consultez rapidement votre médecin.


Les maladies du coeur

Le sexe est-il dangereux pour le coeur ?
Les rapports sexuels peuvent-ils être à l'origine d'infarctus ? Rarement, cet accident fait suite à une telle activité. Néanmoins, certains experts parlent d'un doublement du risque ! Pas de panique toutefois, le danger reste très faible dans l'absolu et dans la plupart des cas, l'amour charnel reste une activité "conseillée"
Classiquement, les cardiologues se méfient du lundi matin. De nombreuses études épidémiologiques ont, en effet, décrit un nombre d’infarctus du myocarde plus important ce jour là. Cet étrange phénomène a été attribué au changement de rythme associé au passage du week-end à la semaine et au stress qui accompagne chez beaucoup de personnes le retour du travail. La consommation d'alcool, qui est traditionnellement importante pendant le week-end dans les pays anglo-saxons et scandinaves, pourrait également exercer un rôle négatif à ce niveau (l'alcool agissant sur la coagulation sanguine).
Le faux repos du guerrier
En 2001, une étude menée à Toulouse par l’équipe du professeur Jean Ferrières (INSERM) a cependant abouti à des conclusions quelque peu différentes1. Les chercheurs ont analysé le nombre d'infarctus du myocarde selon les jours de la semaine, en se fondant :
  • D’une part sur les chiffres de mortalité français publiés entre 1987 et 1997 ;
  • Et d’autre part, sur les résultats de l’étude MONICA (Monitoring trends and determinants in coronary artery disease), une grande enquête internationale mise en place il y a plusieurs années par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans de nombreux pays dont la France.
Les chercheurs toulousains ont examiné le nombre d'infarctus du myocarde survenus dans le département de la Haute-Garonne entre 1985 et 1994 et inscrits dans le registre MONICA.
Après 54 ans, un pic d’attaques cardiaques a effectivement été observé le lundi matin. En revanche, chez les hommes de 25-44 ans, le nombre d'infarctus du myocarde était maximal le samedi et le dimanche, un fait qui demeure inexpliqué mais qui a conduit les chercheurs toulousains à suspecter l'activité physique (sport, jardinage...) et les relations sexuelles. Faute d'étude réalisée en France sur ce thème, il est toutefois impossible d'aboutir à des preuves aujourd'hui.
1,3 % des infarctus surviennent après un rapport sexuel
Une seconde étude suédoise, publiée dans la même revue de cardiologie, confirme l'influence des rapports sexuels sur la survenue de l’infarctus du myocarde2.
Les scientifiques du célèbre Karolinska Institute, situé dans la banlieue de Stockholm, ont interrogé sur leur sexualité tous les patients victimes d’un premier infarctus vivant dans la capitale suédoise et ses environs qui avaient été hospitalisés en urgence entre avril 1993 et décembre 1994, soit 699 hommes pour les trois quarts mariés.
Cette enquête a révélé que 1,3 % des patients seulement ayant souffert d’un infarctus sans aucun symptôme prémonitoire avaient eu des relations sexuelles dans les deux heures précédant l’attaque cardiaque.
Les rapports sexuels semblent donc être rarement en cause dans la genèse de l’infarctus. Cependant, leur rôle ne peut être totalement négligé, car le risque d’attaques cardiaques était malgré tout multiplié par 2 dans l’heure suivant les rapports et par 4,4 chez les patients sédentaires.
Les rapports sexuels restent autorisés
Au total, ces données plutôt rassurantes conduisent les auteurs de cette étude et plus généralement les cardiologues à conseiller à leurs malades cardiaques de pratiquer une activité physique raisonnable telle que la marche. Cela habituera leur coeur aux efforts quels qu'ils soient.
L'activité sexuelle représente un effort physique d'intensité modérée. Sauf chez des patients, dont la fonction cardiaque est très altérée, il n’y a donc aucune raison de conseiller l’abstinence. L’interruption de relations sexuelles pourrait perturber l’équilibre personnel du patient et altérer ses relations avec sa partenaire. En cas de doute, les malades cardiaques auront néanmoins tout intérêt à demander l’avis de leur médecin.

Ensemble, améliorons la prise en charge de l'infarctus du myocarde
Chaque année, environ 100 000 personnes sont atteintes d'infarctus du myocarde en France. Bien que la mortalité ait considérablement baissé depuis 10 ans, 13 % des patients décèdent encore au cours de l'année suivant l'accident. Afin d'améliorer la prise en charge, les autorités sanitaires ont établi un programme d'actions prioritaires.
L'objectif du programme infarctus 2007-2010 est de réduire encore la mortalité et les complications de l'infarctus en améliorant les différentes étapes de sa prise en charge. Pour cela, de nombreuses recommandations d'action et 30 indicateurs de bonne pratique clinique ont été déterminés. Leur évolution permettrait d'évaluer la réalité de l'amélioration attendue.
Douleur thoracique aiguë évocatrice ? Appelez le 911 !
Prise en charge de l'infarctus du myocardeLa phase dite aiguë de l'infarctus, de la douleur à l'intervention médicale proprement dite, est une étape cruciale de l'optimisation de la prise en charge. En effet, sur les 13 % de décès au cours de la première année, 7 % ont lieu durant cette étape initiale ! Or seul un quart des infarctus du myocarde bénéficient du parcours optimal recommandé : appel du 15 (SAMU) et transfert direct en cardiologie interventionnelle.
Afin d'améliorer ces chiffres, la Haute Autorité de Santé (HAS) préconise l'amélioration des pratiques professionnelles (observatoires, enquêtes, registres de pratiques....), ce qui va permettre "d'améliorer jusqu'à plus de 90 % le taux de reperfusion des infarctus".
La HAS recommande également de favoriser la prise en charge initiale des patients par l'appel direct du SAMU (15) en cas de douleur évocatrice. Selon le Dr Patrick Goldstein, médecin urgentiste, "les gens n'appellent jamais pour un infarctus du myocarde, mais pour une douleur thoracique. Les patients ou leur entourage ont un seul numéro à appeler, le 15". Le médecin du Samu posera alors 2 ou 3 questions simples au téléphone sur la douleur (type, durée, irradiation à la mâchoire et/ou aux bras...) et, au moindre doute, enverra une équipe capable de réaliser un électrocardiogramme (ECG). En attendant le SAMU, en cas d'arrêt du coeur associé à cette douleur, il faut pratiquer un massage cardiaque pour limiter les conséquences de l'infarctus.
Si un infarctus est diagnostiqué à l'ECG, le débouchage des artères du coeur (reperfusion) est une urgence. Il peut être effectué sur place avec un médicament qui va dissoudre le caillot, c'est la thrombolyse, ou en cardiologie interventionnelle avec la réalisation d'une angioplastie. Comme le rappelle le Dr Goldstein, "le but est d'offrir au patient le plus rapidement possible une stratégie de reperfusion", ce qui n'est pas encore le cas pour les trois quarts des victimes.
L'appel systématique du 15 par toute personne témoin en cas de constat d'une douleur thoracique aiguë persistante, déclenchée à l'effort ou au repos, avec sensation de serrement, irradiant à la mâchoire ou aux bras, pâleur, trouble éventuel de la conscience, est donc une étape clef : tout gain de temps est un gain de survie !
Améliorer l'évaluation et le traitement à l'hôpital
Après le traitement de la phase aiguë (thrombolyse et/ou angioplastie), un bilan va être effectué à l'hôpital pour mettre en route un traitement adapté aux facteurs de risque cardiovasculaires et à la fonction cardiaque du patient. Il y a là aussi des possibilités d'amélioration, car "environ 30 % des patients avec infarctus du myocarde, en particulier s'ils sont âgés, ne bénéficieraient pas de l'ensemble des prescriptions recommandées", regrette la Haute Autorité de Santé.
Ce bilan comporte, outre la réalisation d'examens indispensables pour évaluer la fonction cardiaque, la recherche et la prise en charge d'un éventuel diabète (20 % des patients faisant un infarctus ont un diabète connu) et/ou d'un tabagisme (40 % des patients). Le dépistage systématique du diabète après la phase aiguë permet de découvrir 17 % de diabétiques non connus ! Ces deux situations, en l'absence de traitement antidiabétique adéquat ou de sevrage, augmentent de manière importante les risques de récidives et la mortalité et doivent donc être mieux prises en charge par les professionnels de santé.
Une fois la fonction cardiaque et les facteurs de risque évalués, les cardiologues prescrivent aujourd'hui un traitement dit "BASI" qui associe quatre types de médicaments :

  • Bêtabloquant (contre l'hypertension),
  • Antiagrégant plaquettaire (pour fluidifier légèrement le sang),
  • Statine (baisse du mauvais cholestérol)
  • Inhibiteur de l'enzyme de conversion (autre antihypertenseur).
Ils peuvent également prescrire une rééducation cardiaque à l'effort pour soulager le patient, prolonger sa vie et éviter les complications (récidive, accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque...).
Le traitement médicamenteux s'est considérablement perfectionné depuis 10 ans. Néanmoins, ils sont encore trop rarement administrés aux personnes âgées, alors que leurs effets bénéfiques sont pourtant démontrés.
Après l'hôpital, le suivi est capital !
Après l'infarctus, la mise en route à l'hôpital du traitement "BASI" et de la rééducation, un suivi médical permettra de corriger sur le long terme les facteurs de risque et continuer à prévenir les complications. Encore trop de patients diabétiques sont insuffisamment équilibrés (20 à 40 %), près des 75 % des patients hypertendus ont une hypertension contrôlée, seuls un tiers des patients ayant un problème de cholestérol ont un bilan normalisé, l'obésité progresse (20 % de la population adulte)...
En cas d'infarctus, il faut donc absolument un suivi par son médecin traitant (au moins tous les 3 mois) et son cardiologue (au moins 1 fois par an) pour :
  • Rechercher et réduire les facteurs de risque cardiovasculaires (dont le tabagisme, l'hypertension artérielle, le diabète, un taux élevé de cholestérol, l'obésité, l'absence d'exercice physique, un régime alimentaire déséquilibré) ;
  • Bien suivre le traitement médicamenteux "BASI".
Un programme d'éducation thérapeutique, proposé par le cardiologue, est un plus indéniable. Selon la HAS, "après 6 semaines de réadaptation cardiaque, 95 % des patients pris en charge ont repris une activité professionnelle et 92 % ont amélioré leur qualité de vie (vie quotidienne, loisirs et activité sportive)". Quatre ans après, ces patients ont "deux fois moins d'événements cardiovasculaires (complications et décès) et deux fois moins d'hospitalisations".
Ainsi après un infarctus du myocarde, on peut le plus souvent reprendre une vie tout à fait normale, à condition d'avoir un mode de vie sain, de bien suivre les recommandations de ses soignants et de prendre de manière régulière et assidue son traitement médicamenteux. L'infarctus est un accident de santé grave, mais si les patients et les professionnels de santé participent à améliorer sa prise en charge, la mortalité devrait encore régresser et la qualité de vie post-infarctus s'améliorer.

Les poignées d’amour peuvent aider au traitement de l’infarctus

Des chercheurs hollandais vont présenter des travaux sur l’intérêt des cellules souches prélevées dans la graisse abdominale pour réparer les dommages causés par une attaque cardiaque. Le procédé est d’une étonnante simplicité : une liposuccion retire de la graisse au niveau de la ceinture abdominale, la filtre pour en retirer les cellules souches et la réinjecte au niveau du coeur du patient.
Le Pr. Eric Duckers de l’Université Erasmus (Rotterdam) et ses collègues ont ainsi recruté 11 hommes et trois femmes ayant tous été victimes d’une attaque cardiaque sévère et devaient subir une exploration pour évaluer les dommages cardiovasculaires dans les 2 à 12 heures suivants les symptômes. Avec le consentement des patients, les chercheurs ont prélevé 200 à 250 centimètres cubes de graisse abdominale, utilisant le système Celution 800 (Cotyro Tx). A partir de ce prélèvement, ils ont isolé 20 millions de cellules souches, ce qui a pris 10 minutes à filtrer. 10 patients ont reçu les cellules souches et trois une fausse injection (considérée comme un placebo). Après 6 mois de suivi, les résultats apparaissent encourageants avec une réduction du tissu endommagé, une augmentation du flux sanguin et de la capacité de pompage du coeur. Les cellules injectées n’ont pas interféré avec le flux sanguin au niveau du coeur. Deux patients ont expérimenté des effets secondaires liés à la liposuccion (des hématomes principalement).

Selon les chercheurs, la taille limitée de l’étude empêche d’avoir des données statistiquement significatives. C’est pourquoi une étude de phase II-III appelée ADVANCE devrait bientôt recruter 375 patients dans 35 centres européens ; 40 % recevraient 20 millions de cellules souches, 40 % 30 millions et 20 % un placebo. Elle devrait permettre d’apporter une réponse quant à l’efficacité de cette technique originale.
 
Fibrillation auriculaire : pas de bénéfices des oméga 3
 
La prescription d’omega 3 ne prévient pas les rechutes de fibrillation auriculaire. Cette étude négative a été présentée lors du congrès de l'American Heart Association 2010 et simultanément publiée dans le Journal of the American medical Association (JAMA).

Si les omega 3 dans le cadre d’une alimentation équilibrée peuvent être bénéfiques sur le plan cardiovasculaire, leur intérêt face à la fibrillation auriculaire restait controversé avec plusieurs études contradictoires. La fibrillation auriculaire (FA) est un trouble du rythme cardiaque qui augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus. Pour apporter une réponse définitive, l’essai P-OM3 (Efficacity and Safety of Prescription Omega-3 Fatty Acid Ethyl Esters) a recruté 663 patients (âge moyen de 61 ans et 56 % d’hommes) dans 96 centres. Les participants recevaient soit un placebo soit un produit dérivé d’huile de poisson (4 g/jour) selon le principe du double aveugle (ni le patient, ni le médecin ne sait de quel comprimé il s’agit). Résultat après 24 semaines de suivi : aucune différence n’a été constatée entre les deux groupes. Ce qui amène le principal auteur à une conclusion sans appel : "En l’absence de résultats concluants, il est probablement préférable de ne pas prendre d’omega 3, simplement parce vous n’en avez pas besoin et parce que cela représente un coût".

Moins catégorique, le Dr Christine Albert de l’Université de Boston ne veut pas enterrer les omega 3 dans cette indication. Elle précise que cette étude a été réalisée avec des omega 3 de synthèse et non naturels et que c’est avec la consommation de poisson et d’huile poisson que les meilleurs résultats ont été décrits. Elle préfère donc attendre les résultats des deux vastes études FORomegaARD et OPERA avant d’abandonner ce mode de prévention.
Risque cardiovasculaire : La CRP, un marqueur d’inflammation a peu d’utilité
 
Pour prévoir le risque cardiovasculaire individuel, les médecins disposent de différents examens sanguins en plus de la mesure de la tension. A ce titre, la protéine C-réactive (C-reactive Protein ou CRP, un marqueur de l’inflammation) a longtemps été considérée comme un marqueur particulièrement intéressant de ce risque cardiovasculaire. Mais une étude présentée lors du congrès 2010 de l’AHA remet en cause l’intérêt de ce dosage.

L’étude présentée par le Dr Peter Sever de l’Imperial College de Londres a analysé les marqueurs biologiques de 4853 participants à une étude portant sur une statine (ASCOT) pendant 5 ans. Les chercheurs irlandais ont trouvé que les taux de cholestérol et de la CRP mesurés lors de l’inclusion dans l’essai constituaient bien des indicateurs du risque cardiovasculaire. Cependant, en prenant en compte les autres facteurs de risque connus (mauvais cholestérol, hypertension, etc), il apparaît que la mesure du taux de CRP n’a pas de valeur ajoutée. En clair, la mesure de la CRP ne permet pas d’affiner le risque cardiovasculaire déjà évalué par des examens de routine. Son dosage apparaît alors peu utile.

Pour le Dr Sever, la mesure du taux de CRP est "très, très chère et est très probablement non rentable en terme d’efficacité". Enfin, il précise que l’étude ASCOT "n’accrédite pas l’hypothèse selon laquelle la CRP améliore l’évaluation du risque cardiovasculaire, ni que la diminution de la CRP par les statines réduisent le nombre d’événements cardiovasculaires".
Protéine C réactive voir CRP
 
La protéine C réactive (en anglais C-reactive protein, CRP) est une protéine de phase aiguë exclusivement synthétisée par le foie. Elle joue un rôle important dans les réactions inflammatoires, et sert de marqueur biologique à celles-ci.
La protéine C réactive a été isolée par Tillett et Frances en 1930, dans le sérum de patients présentant une inflammation aiguë.
Cette protéine réagissait au polysaccharide C du pneumocoque.
La CRP est un marqueur précoce, sensible et spécifique de la réaction inflammatoire augmentant proportionnellement à son intensité.
Elle apparaît dans les six heures suivant l'inflammation aiguë. Son taux augmente et est maximal après deux jours. Il peut baisser en moins de 6 heures lorsque la source de l'inflammation a été éradiquée.
En présence de calcium, la CRP se lie spécifiquement aux résidus phosphocholine. On trouve la phosphocholine dans les polysaccharides microbiens.
Sa concentration sanguine est inférieure à 6 mg/l. Elle varie cependant selon l'ethnicité, sa valeur étant sensiblement plus basse chez les Asiatiques.
Elle est utilisée depuis 1977 dans le diagnostic et la surveillance de l'évolution des infections, la normalisation de son taux étant un indice que le phénomène infectieux est maîtrisé.
Elle est également élevée dans les maladies inflammatoires.
Son taux peut être discrètement augmenté en cas d'obésité et cette élévation semble être un marqueur de risque de la survenue d'un diabète de type 2.
La CRP joue un rôle important dans le myélome multiple : son augmentation est un marqueur important de prolifération tumorale.
La CRP active par ce biais la voie classique du complément en l'absence d'anticorps, et opsonise les ligands, en vue de leur phagocytose.
Rôle dans les maladies cardiovasculaires
L'élévation de la CRP est un facteur de risque de l'athérome, maladie obstruant les vaisseaux. La corrélation semble cependant faible. Des arguments indirects semblent montrer que cette élévation n'est qu'un marqueur et n'intervient pas directement dans la genèse de l'athérome[.

L’angine

L’angine, également appelée angine de poitrine, survient lorsque le cœur ne reçoit pas suffisamment de sang et d’oxygène pour combler ses besoins, parce qu’une ou plusieurs de ses artères (les artères coronaires) sont obstruées, ce qui provoque des douleurs thoraciques. Les personnes angineuses décrivent la douleur comme un serrement, une suffocation ou un sentiment de brûlure.
Signe avant-coureur
L’angine n’est pas une crise cardiaque. C’est un signe avant-coureur qui indique que vos risques de crise cardiaque, d’arrêt cardiaque ou de mort cardiaque subite sont accrus. Habituellement, la douleur peut s’estomper avec du repos ou la prise de médicaments, mais il faut comprendre que votre cœur vous signale que votre organisme travaille trop fort et doit ralentir. L’angine vous avertit de cesser votre activité et de vous reposer. Si vous ressentez ce genre de douleur thoracique, consultez votre médecin pour en déterminer la cause et recevoir un traitement au besoin.
Les causes
L’angine est la douleur que vous ressentez lorsqu’une ou plusieurs artères coronaires sont endommagées, obstruées ou rétrécies, et ne suffisent plus à alimenter votre cœur en sang riche en oxygène. La douleur peut survenir pendant une activité physique, à l’effort, sous le stress, en présence de froid ou de chaleur intense, à la suite de repas copieux, en consommant de l’alcool ou en fumant.
L’angine est le plus souvent causée par :
  • Une maladie coronarienne découlant de l’athérosclérose, soit l’accumulation de dépôts adipeux obstruant le passage du sang dans les artères coronaires.
  • Un spasme des artères coronaires : l’un des vaisseaux sanguins qui fournissent le sang au muscle cardiaque se contracte vigoureusement, ce qui réduit ou interrompt l’apport sanguin à la partie du cœur irriguée par cette artère, et provoque une crise cardiaque.

Dans certains cas, l’angine peut être causée par une pression artérielle élevée incontrôlée, ou par d’autres problèmes cardiaques tels que le rétrécissement d’une valvule cardiaque (sténose aortique) ou un cœur trop gros (cardiomyopathie hypertrophique). Parfois, certaines personnes peuvent éprouver des douleurs thoraciques causées par d’autres problèmes de santé comme des problèmes pulmonaires, musculaires ou squelettiques.
Symptômes
L’angine est habituellement un symptôme de maladie coronarienne et fait augmenter vos risques de crise cardiaque. Les symptômes d’angine sont souvent ressentis après un effort ou un stress émotif et se soulagent avec du repos ou la prise de médicaments. Parmi les symptômes d’angine, on retrouve les suivants :
  • une douleur qui surgit au centre de la poitrine et s’étend au bras gauche, au cou, au dos, à la gorge et à la mâchoire;
  • une sensation d’oppression, de serrement, de pression ou de douleur à la poitrine ou au(x) bras;
  • une impression d’indigestion modérée ou sévère persistante;
  • une douleur aiguë, semblable à une brûlure ou à des crampes;
  • une douleur débutant ou s’étendant au cou, à la mâchoire, à la gorge,à l’épaule, au dos ou au(x) bras;
  • un malaise dans le cou ou le haut du dos, particulièrement entre les omoplates;
  • un engourdissement ou une perte de sensation dans les bras, les épaules ou les poignets.

Si vous ressentez l’un ou l’autre de ces symptômes, consultez immédiatement votre médecin. Si votre manifestation d’angine change, appelez votre médecin le plus tôt possible.
 
Demandez immédiatement de l’aide médicale
L’angine ne dure habituellement que quelques minutes, mais si la douleur persiste, il se peut que vous subissiez un blocage soudain et total d’une artère coronaire ou une crise cardiaque, et que vous ayez besoin d’aide immédiatement. Si vous ressentez toujours une douleur ou une pression thoracique 15 minutes après avoir pris du repos et de la nitroglycérine, vous pourriez être en proie à une crise cardiaque. N’attendez pas!

Composez le 9-1-1 ou le numéro d’urgence local immédiatement.

Types d’angine

Angine stable
L’angine stable se présente souvent de la même façon : la douleur survient à peu près au même endroit, lors d’un effort ou d’un stress émotif. Cette douleur est habituellement soulagée par le repos ou la prise de médicaments. Si vous souffrez d’angine stable, essayez de déterminer sa durée et les interventions qui aident à la soulager. Vous serez ainsi plus à même de remarquer tout changement de manifestation pouvant indiquer que l’angine est désormais instable.
Angine instable
L’angine instable provoque des douleurs thoraciques inattendues qui peuvent survenir au repos et sans la stimulation de l’activité physique. Si vous souffrez de douleurs thoraciques inhabituelles, en augmentation ou constantes, vous courez un risque plus élevé d’être en proie à une crise cardiaque, d’avoir un pouls irrégulier (arythmie) et même une mort subite. Consultez votre médecin le plus tôt possible.
Angine variable
L’angine variable, également connue sous le nom d’angine ou d’angor de Prinzmetal, survient habituellement de façon spontanée, et contrairement à l’angine stable, presqu’exclusivement au repos. Elle n’est reliée ni à l’effort physique ni au stress. Ces attaques peuvent être très douloureuses et se produisent la plupart du temps entre minuit et huit heures. Elles sont causées par des spasmes des artères coronaires. Environ deux-tiers des personnes atteintes d’angine variable souffrent d’athérosclérose sévère à au moins une des principales artères coronaires et le spasme se produit généralement tout près de l’occlusion.
Angine microvasculaire
L’angine microvasculaire provoque des douleurs thoraciques, sans blocage apparent des artères coronaires. Cette douleur est provoquée par un mauvais fonctionnement des minuscules vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur. (Ce problème de santé peut aussi être appelé Syndrome X, mais ne doit pas être confondu avec le syndrome métabolique, parfois désigné par cette même appelation, soit celle de Syndrome X.)
Angine atypique
Il est possible de ne pas ressentir les symptômes typiques d’angine mais plutôt un vague sentiment d’inconfort thoracique, d’essoufflement, de fatigue, de nausée, de douleur au dos ou au cou, ou d’indigestion avec une sensation de brûlure. Les femmes sont plus susceptibles de ressentir des symptômes atypiques tels qu’un vague inconfort thoracique.

Comment diagnostique-t-on l’angine?

Votre médecin passera probablement vos antécédents médicaux en revue, et vous fera subir un examen physique complet. Ensuite, il ou elle voudra vous faire passer quelques tests avant de recommander un traitement. Parmi ces tests, on retrouve notamment :
Angiographie-1
Électrocardiogramme (ECG)-2
Échocardiogramme-3
Électrocardiogramme d’effort (test de stress)-4
Scintigraphie de perfusion avec thallium ou avec Cardiolite-5
Échocardiographie transœsophagienne (ETO)-6

Comment traite-t-on l’angine?

La modification des habitudes de vie et la prise de médicaments sont les façons les plus courantes de traiter et de contrôler l’angine. Parfois, une chirurgie peut s’avérer nécessaire.
Modification des habitudes de vie
Bien que l’effort physique puisse déclencher l’angine, vous devez continuer d’être actif physiquement, dans la mesure approuvée par votre médecin. Vous pourriez vivre plus confortablement et subir moins de crises angineuses en maîtrisant vos facteurs de risque tels que l’hypertension artérielle, le diabète et l’hypercholestérolémie, en adoptant une alimentation saine, en cessant de fumer, en consommant moins d’alcool et en réduisant votre niveau de stress.
Médicaments
Certains médicaments peuvent aider à prévenir ou à soulager les symptômes d’angine.
1-Antiplaquettaires
2-Bêtabloquants
3-Inhibiteurs des canaux calciques
4-Nitroglycérine
Interventions chirurgicales et autres
L’angine peut aussi être traitée en dilatant ou en contournant l’artère rétrécie afin d’augmenter l’apport sanguin au cœur. Parmi les interventions destinées à traiter l’angine, on retrouve les suivantes :
Intervention coronarienne percutanée (ICP et angioplastie et pose de tuteur)
Chirurgie de pontage coronaire
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Notes:

1-Tests:
Angiographie coronarienne (coronarographie)-1
Une angiographie coronarienne (aussi appelée coronarographie) est un test qui consiste à prendre des radiographies des artères coronariennes et des vaisseaux qui alimentent le cœur. Au cours de cette intervention, une coloration spéciale, soit un produit iodé, est injectée dans les artères coronariennes à partir d’un cathéter (tube long et étroit) inséré dans un vaisseau sanguin; chacun d’entre eux devient alors visible à la radiographie. L’angiographie permet aux médecins d’observer la circulation sanguine dans le cœur, de façon distincte, et parfois même de cerner d’éventuels problèmes au niveau des artères coronaires.
La coronarographie peut être conseillée pour les personnes souffrant d’angine (douleurs thoraciques) ou celles qui présentent des symptômes d’insuffisance coronarienne. Elle procure aux médecins des renseignements importants quant à l’état des artères coronaires, qui peuvent notamment être affectés par l’athérosclérose, la régurgitation (sang pompé vers l’arrière à travers une valvule endommagée) ou l’accumulation de sang dans une cavité, causée par un mauvais fonctionnement d’une valvule cardiaque.
À quoi faut-il vous attendre?
L’angiographie est pratiquée à l’hôpital ou en clinique. On vous demandera de vous allonger sur une table et on désinfectera la région entourant l’endroit où le cathéter sera inséré (l’aine ou le bras). Par le biais de l’anesthésie locale qu’on vous administrera, votre peau sera engourdie, vous évitant ainsi de ressentir toute douleur. Ensuite, le cathéter sera soigneusement guidé dans une veine ou une artère jusqu’à proximité du cœur. Une fois le cathéter en place, il libèrera le colorant spécial dans le flot sanguin; ce colorant facilitera la prise de radiographies claires et détaillées des artères coronaires. Il est à noter que l’injection du colorant pourrait entraîner une brève sensation de chaleur, qui devrait toutefois se résorber assez rapidement. La durée d’une angiographie peut varier entre une et deux heures; cependant, il vous est possible de vous informer auprès du centre où vous subirez l’examen pour connaître la durée estimée de l’intervention.
L’angiographie est une intervention très courante qui, en général, est considérée comme sécuritaire. Bien que cela ne se produise que très rarement, la coloration peut occasionner des nausées, des envies d’uriner ou même des réactions allergiques chez certaines personnes.
Comment se préparer?
Généralement, vous devez éviter de boire ou de manger pendant les 6 à 18 heures qui précèdent une coronarographie. Consultez votre médecin pour savoir comment vous préparer à ce test, particulièrement en ce qui concerne la nourriture, les breuvages et les médicaments. Si vous avez des questions, renseignez-vous auprès du centre où vous subirez l’intervention pour obtenir des détails spécifiques en vue de la préparation.
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Électrocardiogramme (ECG)-2

Un électrocardiogramme (ECG) est un test qui étudie le fonctionnement du cœur en mesurant son activité électrique. À chaque battement cardiaque, une impulsion électrique (ou « onde ») traverse le cœur. Cette onde fait contracter le muscle cardiaque afin qu’il expulse le sang du cœur. En mesurant le temps que met cette impulsion électrique à traverser le cœur, votre cardiologue peut déterminer si l’activité électrique est normale, rapide ou irrégulière. Il peut aussi déterminer si votre cœur est dilaté ou s’il travaille trop fort. Un ECG peut être conseillé si vous présentez des signes d’arythmies, de palpitations, d’étourdissements, de fatigue excessive ou d’angine.
On a recours à l’ECG pour les raisons suivantes :
  • détecter les arythmies qui peuvent avoir favorisé la formation de caillots;
  • dépister des problèmes cardiaques, comme une crise cardiaque récente ou en cours, des arythmies (battements irréguliers), un blocage des artères coronaires, des régions endommagées du muscle cardiaque (causées par une crise cardiaque antérieure), la dilatation du volume du cœur et l’inflammation de la membrane qui le recouvre (péricardite);
  • détecter des troubles non cardiaques comme les déséquilibres d’électrolytes et les maladies pulmonaires;
  • surveiller la récupération à la suite d’une crise cardiaque, la progression d’une maladie cardiaque ou l’efficacité de certains médicaments ou d’un stimulateur cardiaque;
  • écarter les possibilités de maladie du cœur chez les personnes en attente d’une intervention chirurgicale.
À quoi faut-il vous attendre?
Un ECG est une intervention indolore non invasive, ce qui signifie que rien n’est injecté dans l’organisme. Une quantité d’électrodes, habituellement entre 12 et 15, sont fixées à divers endroits de votre corps comme le bras, la jambe et la poitrine. Les électrodes sont fixées à l’aide de petites ventouses ou de timbres adhésifs. Des senseurs, situés dans les électrodes, détectent l’activité électrique du cœur. Ce test peut être effectué pendant que vous êtes en position assise ou couchée. Les résultats s’inscrivent sur du papier graphique et sont interprétés (ou lus) par le médecin ou un technologue. Un ECG dure entre cinq et dix minutes.
Si vous avez besoin de plus de détails, renseignez-vous auprès du centre qui vous fait subir ce test.
Comment s’y préparer?
Il n’est pas nécessaire d’être jeun avant un ECG, bien qu’il soit recommandé de ne pas fumer au cours de la période précédant le début de l’intervention. On vous demandera de retirer vos bijoux et de porter une chemise d’hôpital.
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Échocardiogramme-3

Un échocardiogramme utilise des ondes sonores (ultrasons) pour tracer une image de votre cœur. Les ondes enregistrées montrent la forme, la texture et le mouvement des valvules, ainsi que le volume et le fonctionnement des cavités cardiaques. L’ECG peut être effectué afin de déterminer si un AVC a été causé par un problème cardiaque, de même que pour connaître les risques de formation de caillots à l’intérieur du cœur. Il peut aussi être conseillé de subir cet examen si votre cœur produit des sons anormaux, si vous êtes essoufflé, si vous ressentez des palpitations ou de l’angine (douleurs thoraciques), ou encore si vous avez des antécédents d’AVC. Ce test est très utile pour diagnostiquer les troubles valvulaires.
À quoi faut-il vous attendre?
On enduit votre poitrine d’un gel qui permet la transmission des ondes sonores et on fait glisser un transducteur (appareil servant à diriger les ondes sonores) sur votre poitrine. Ce test ne provoque ni douleur ni malaise. Cet examen est habituellement de courte durée, soit entre 15 et 45 minutes. Si vous avez des questions, renseignez-vous auprès du centre où vous subirez le test pour obtenir des détails spécifiques en vue de la préparation.
Comment vous y préparer?
Pour un échocardiogramme ordinaire, aucune préparation n’est requise.
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Électrocardiogramme d’effort (Épreuve d’effort)-4

Un électrocardiogramme d’effort (ECG d’effort) enregistre la réaction de votre cœur au cours d’un exercice physique soutenu, habituellement en marchant sur un tapis roulant.
De façon générale, ce test est effectué afin de cibler la cause exacte d’une douleur thoracique inexpliquée, surtout si on soupçonne une insuffisance coronarienne (maladie cardiovasculaire). Si vous avez déjà reçu un diagnostic d’insuffisance coronarienne, on pourrait vous faire subir un ECG d’effort afin de déterminer dans quelle mesure la maladie a progressé, et évaluer combien d’activité physique vous pouvez pratiquer sans risque. Si vous avez subi une crise cardiaque ou une intervention à cœur ouvert, cet examen peut servir à déterminer la quantité d’effort ou d’activité physique que vous pouvez faire sans risque. Ce test peut aussi être conseillé si vous présentez des battements irréguliers (arythmies), des battements très rapides ou très lents (tachycardie ou bradycardie), des palpitations (cognements inhabituels ou sensation de palpitation du cœur), des étourdissements ou une fatigue excessive.
À quoi faut-il vous attendre?
Un ECG d’effort est habituellement réalisé en clinique ou à l’hôpital. On vous demandera de marcher sur un tapis roulant (ou parfois de pédaler sur un vélo stationnaire). De petites électrodes métalliques seront fixées à votre poitrine, et vous commencerez à marcher ou à pédaler tranquillement. Pendant que vous marcherez, un technologue surveillera l’activité et le pouls de votre cœur, votre respiration et votre pression artérielle. Graduellement, la vitesse du tapis sera augmentée et vous devrez marcher plus rapidement. Le médecin pourra ainsi observer comment votre cœur s’adapte à des défis croissants. Le test se poursuivra jusqu’à ce que votre cœur batte aussi rapidement que possible, soit dans le respect de ses limites (jusqu’à ce que vous atteigniez votre capacité maximale à l’effort selon votre âge et votre état de santé), ou jusqu’à ce que vous ressentiez des douleurs thoraciques. Cet examen est généralement sécuritaire, bien qu’il puisse déclencher des douleurs thoraciques ou des arythmies. Assurez-vous de signaler à quelqu’un toute sensation d’inconfort ou autres symptômes que vous puissiez ressentir. La durée d’un ECG d’effort peut varier entre 15 et 30 minutes.
Comment vous y préparer?
Portez des vêtements et des chaussures confortables pour l’activité physique. On vous dira probablement de ne pas fumer ou manger au cours des deux heures précédant le test. Informez votre médecin de tous les médicaments que vous prenez. Renseignez-vous auprès du centre où vous subirez le test pour obtenir des détails spécifiques quant à la préparation.
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Scintigraphie avec thallium ou avec Cardiolite-5

Une scintigraphie avec thallium utilise cet agent repérable radioactif afin de voir combien de sang atteint divers endroits de votre cœur. Ces tests sont ceux auxquels on a le plus souvent recours en médecine nucléaire. On les appelle aussi imagerie myocardique au thallium, imagerie par perfusion myocardique ou scintigraphie myocardique. Ces scintigraphies sont souvent effectuées afin de déterminer la taille et l’emplacement des lésions qu’a subies le muscle cardiaque à la suite d’une crise cardiaque, et pour aider votre médecin à mieux connaître les cellules de votre cœur ainsi que leur approvisionnement en sang. On les effectue parfois après un pontage pour vérifier si les vaisseaux sanguins greffés fonctionnent adéquatement. Ils peuvent aussi être conseillés aux personnes souffrant de douleurs thoraciques persistantes inexpliquées ou pour mieux connaître les irrégularités décelées au cours d’un électrocardiogramme (ECG).
À quoi faut-il vous attendre?
On vous demandera de vous allonger sur une table, puis une petite quantité de thallium (un agent repérable radioactif) sera injectée dans l’une des veines de votre bras. Une caméra spéciale mesurera ensuite la quantité d’agent repérable transportée dans votre flot sanguin vers votre cœur. Les zones du muscle cardiaque qui sont mal irriguées ne les capteront pas et apparaîtront comme des zones sombres (points froids) sur la scintigraphie. Celle-ci peut parfois être effectuée après un effort. Renseignez-vous auprès du centre où vous subirez cet examen pour connaître la durée estimée.
Cette intervention présente des risques relativement faibles. La quantité de radiation absorbée par votre organisme au cours de ce test est similaire à celle d’une radiographie thoracique.
Comment vous y préparer?
On vous demandera probablement d’être à jeun au cours des trois heures précédant le test. En outre, il vous faudra éviter de fumer, de consommer des boissons alcoolisées ou contenant de la caféine, et de prendre des médicaments sans ordonnance dans les 24 heures précédant la scintigraphie. Assurez-vous de consulter votre médecin si vous souffrez de diabète ou d’allergies, et de discuter des médicaments d’ordonnance que vous prenez. Informez-vous auprès du centre où vous subirez ce test pour obtenir les renseignements spécifiques au sujet de la préparation.
Conseils pour voyager
Consultez votre médecin avant d’entreprendre des démarches pour voyager à la suite de votre scintigraphie. Avec l’augmentation des mesures de sécurité dans les aéroports et aux douanes, des techniques de détection sophistiquées pourraient éventuellement déceler de petites quantités de radiation résiduelle dans votre organisme, entraînant un délai d’embarquement. Votre médecin vous aidera à déterminer la façon et le moment appropriés pour planifier vos déplacements après la scintigraphie.
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Échocardiographie transoesophagienne (ETO)-6

Une échocardiographie transœsophagienne (ETO) est un type particulier d’échocardiogramme. Ce test est habituellement effectué lorsque le médecin veut examiner de plus près le cœur afin de savoir s’il produit des caillots sanguins. Comme l’échocardiogramme, l'ETO utilise des ondes sonores à haute fréquence (ultrasons) afin d’examiner les structures du cœur. Un transducteur (un appareil qui dirige les ondes sonores) est placé dans l’œsophage (un organe tubulaire qui relie la bouche à l’estomac). L’œsophage se trouve tout près du cœur, par conséquent, l'ETO produit des images très claires du cœur et de ses structures.
À quoi faut-il vous attendre?
On vous administrera un léger sédatif pour vous détendre. On pourrait également vous alimenter en oxygène au cours de l’intervention. Votre gorge sera engourdie à l’aide d’un anesthésiant et on vous insérera dans la bouche un tube flexible de la taille du diamètre de votre index jusque dans l’œsophage. Pendant l’intervention, vous pourrez sentir la sonde se déplacer, mais ce sera sans douleur et votre respiration ne sera pas affectée. Le transducteur qui se trouve à l’extrémité du tube émet des ondes sonores qui, en se répercutant contre le cœur, sont converties en images sur un écran vidéo. Le médecin peut déplacer le tube vers le haut, vers le bas et sur les côtés afin d’examiner diverses parties du cœur sous différents angles. Ce test dure environ entre 20 à 40 minutes.
Pour des plus amples informations, renseignez-vous auprès de l’établissement qui procèdera à votre examen.
Comment s’y préparer?
On vous demandera de ne pas manger ni boire au cours des 4 à 6 heures précédant l’examen et de prendre vos médicaments avec une petite gorgée d’eau seulement. Vous devriez demander à quelqu’un de vous raccompagner de l’hôpital jusque chez vous, au cas où vous auriez une réaction de somnolence après le test.
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2-Médicaments:

1-Antiplaquettaires (acide acétylsalicylique (AAS), clopidogrel, dipyridamole, ticlopidine)

Les antiplaquettaires aident à prévenir la formation de dangereux caillots sanguins. Ils peuvent être utilisés pour réduire les risques de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) causé par un caillot, dans le cadre d’un traitement préventif ou prophylactique. Un des antiplaquettaires les plus courants est l’AAS (acide acétylsalicylique ou AspirineMD).
Quels sont les principaux types d’antiplaquettaires?
L’AAS (acide acétylsalicylique ou AspirineMD) est un analgésique en vente libre bien connu qui possède aussi des propriétés antiplaquettaires. L’AAS peut irriter l’estomac et dans certains cas, causer des saignements. L’AAS ne devrait jamais être administré aux enfants, car il est lié au syndrome de Reye, un trouble rare du cerveau et du foie chez les enfants.
La ticlopidine peut être prescrite aux personnes ayant subi un AVC ou aux personnes à risque élevé d’AVC, surtout si elles ne peuvent pas prendre d’AAS.
Le clopidogrel (bisulfate de clopidogrel, PlavixMD) est un antiplaquettaire efficace pour prévenir les AVC et les crises cardiaques, qui est souvent prescrit aux patients chez lesquels on a installé un tuteur coronarien.
Le dipyridmalole est habituellement administré avec d’autres antiplaquettaires ou anticoagulants comme l’AAS. Il peut aussi être administré par injection lors de tests cardiaques.
Comment agissent ces médicaments?
Les antiplaquettaires aident à empêcher de minuscules cellules du sang (appelées plaquettes) de s’agglutiner et de former des caillots. Les antiplaquettaires comme l’AspirineMD agissent sur les plaquettes de votre sang en les rendant moins collantes et donc moins susceptibles de produire des caillots capables d’obstruer des artères et de provoquer des crises cardiaques ou des AVC.
Comment prendre ces médicaments?
Ne prenez pas d’antiplaquettaires en vente libre comme l’AspirineMD pour prévenir une crise cardiaque, à moins que votre médecin ne vous l’ait conseillé. L’AspirineMD peut prévenir les caillots sanguins, mais elle peut aussi augmenter les risques d’hémorragie grave chez certaines personnes. Si votre médecin vous a conseillé de prendre de l’AspirineMD, prenez-la avec ou sans aliments et avalez le comprimé entier avec de l’eau, sans le couper, l’écraser ou le mâcher, car le comprimé est souvent recouvert d’un enduit destiné à prévenir les maux d’estomac. Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien pour savoir quand et comment prendre vos médicaments.
Que devrais-je éviter si je prends ces médicaments?
Évitez de fumer et limitez votre consommation d’alcool. Essayez aussi d’éviter de vous couper. Utilisez un rasoir électrique ou une brosse à dents à soies souples. Allez-y doucement avec la soie dentaire et portez des gants pour jardiner. Si vous devez subir une intervention chirurgicale, aussi ordinaire soit-elle, ou vous faire extraire une dent, informez votre chirurgien ou votre dentiste du fait que vous prenez des antiplaquettaires. Discutez avec votre dentiste ou médecin de la possibilité de reporter les interventions non prioritaires à la fin de votre traitement.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Les antiplaquettaires peuvent augmenter les effets d’autres médicaments éclaircisseurs de sang comme la warfarine. Parmi les effets secondaires courants associés à l’AspirineMD, on retrouve les maux d’estomac (il peut être utile de prendre votre médicament avec des aliments) et les brûlures d’estomac. Parce que les antiplaquettaires interagissent avec de nombreux médicaments d’usage courant, consultez toujours votre médecin avant de prendre d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels comme les remèdes traditionnels chinois, probiotiques et autres produits tels que les acides aminés et les acides gras essentiels).
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Si vous avez besoin d’une intervention chirurgicale (même ordinaire) ou de vous faire extraire une dent, informez votre chirurgien ou votre dentiste du fait que vous prenez un antiplaquettaire. Les effets éclaircisseurs du sang de ces médicaments peuvent durer jusqu’à dix jours après la dernière dose.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Parce que les antiplaquettaires agissent sur la coagulation du sang, ils peuvent augmenter les risques d’hémorragie incontrôlée. Pour cette raison, toute personne qui souffre d’ulcères ou qui a des antécédents d’hémorragie doit éviter ce type de médicaments. Ils peuvent aussi causer des ecchymoses anormales. Les antiplaquettaires peuvent irriter l’estomac, susciter l’apparition d’ulcères et augmenter la rétention de sel et d’eau.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation réduite d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour diminuer les risques de maladies du cœur. Consultez votre professionnel de la santé pour savoir comment réussir à changer votre mode de vie.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicaments, Innocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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2-Bêtabloquants

À quoi servent ces médicaments?
Les bêtabloquants servent à traiter l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, les arythmies cardiaques (battements irréguliers) et les douleurs thoraciques (angine). Ils sont parfois utilisés pour prévenir de nouvelles crises cardiaques chez des personnes qui en ont déjà subi une, pour traiter les tremblements causés par une glande thyroïde hyperactive ainsi que l’anxiété ou les migraines.
Comment agissent ces médicaments?
Le mot bêtabloquant est l’abréviation des médicaments bloqueurs bêta-adrénergique. Les bêtabloquants bloquent la réaction des récepteurs nerveux bêta. Ils ralentissent le rythme cardiaque et diminuent la pression artérielle afin de réduire la charge de travail imposée au cœur.
Comment prendre ces médicaments?
Les bêtabloquants sont vendus sous forme de comprimés ou de capsules. Certains se prennent une fois par jour, d’autres plusieurs fois par jour. Votre médecin peut vous les prescrire pour réduire votre pression artérielle ou pour les associer à un diurétique ou à un autre médicament antihypertenseur. Consultez toujours votre médecin pour savoir quand et comment prendre vos médicaments. Prenez vos médicaments tels que prescrits. N’arrêtez pas de prendre vos médicaments à moins que votre médecin vous le dise. Si vous arrêtez de prendre vos bêtabloquants, subitement, cela peut augmenter soudainement votre rythme cardiaque.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Certains médicaments peuvent interagir avec les bêtabloquants. Informez donc toujours votre médecin si vous prenez d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels tels que les remèdes traditionnels chinois, produits probiotiques et autres produits comme les acides aminés et les acides gras essentiels). Parmi les produits susceptibles d’interagir avec les bêtabloquants, on retrouve les médicaments utilisés pour traiter l’hypertension artérielle, le diabète, l’asthme, la bronchite et l’emphysème, ainsi que certains antidépresseurs et injections contre les allergies.
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Si vous souffrez d’asthme, assurez-vous d’en informer votre médecin parce que les bêtabloquants peuvent l’aggraver. Dites à votre médecin si vous avez ou déjà eu des problèmes de circulation ou si vous souffrez de diabète. Ne cessez jamais subitement de prendre les bêtabloquants sans avoir consulté votre médecin au préalable.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Les bêtabloquants peuvent occasionner des effets secondaires. Les plus courants sont la somnolence ou la fatigue, les mains et les pieds froids, des faiblesses ou des étourdissements, une sécheresse au niveau de la bouche, des yeux et de la peau. Informez votre médecin si vous ressentez l’un ou l’autre de ces symptômes.
Traitements d’association
La plupart des personnes souffrant d’hypertension artérielle ont besoin de deux médicaments ou plus, en plus de modifier leur mode de vie, pour réduire leur pression artérielle. Dans certains cas, deux médicaments peuvent être combinés en un seul comprimé.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation limitée d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour réduire les risques de maladies du cœur.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicaments, Innocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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3-Inhibiteurs des canaux calciques
A quoi servent ces médicaments?
Les inhibiteurs des canaux calciques, parfois appelés antagonistes des canaux calciques, sont utilisés pour contrôler l’hypertension artérielle et les douleurs thoraciques (angine) causées par les maladies coronariennes et les battements cardiaques irréguliers (arythmies). Les inhibiteurs des canaux calciques sont souvent utilisés en association à des bêtabloquants ou à des diurétiques afin d’aider à réduire la pression artérielle.
Comment agissent ces médicaments?
Les inhibiteurs des canaux calciques sont des vasodilatateurs, ce qui signifie qu’ils élargissent (dilatent) les vaisseaux sanguins permettant ainsi au sang d’y circuler plus facilement. En dilatant vos vaisseaux sanguins, votre pression artérielle diminue et votre cœur n’a plus besoin de travailler aussi fort.
Comment prendre ces médicaments?
Il existe différents types d’inhibiteurs des canaux calciques. La quantité dont vous avez besoin dépend donc du type que vous utilisez. Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour savoir comment et quand prendre ces médicaments. Si vous devez prendre un inhibiteur des canaux calciques à libération prolongée, évitez de mâcher ou de broyer les comprimés.
Que devrais-je éviter si je prends ces médicaments?
Consultez votre médecin avant de consommer du pamplemousse ou du jus de pamplemousse (frais ou congelé) car le pamplemousse peut augmenter l’effet d’un certain type d’inhibiteurs des canaux calciques et faire chuter votre pression artérielle de façon exagérée. Une des composantes du jus de pamplemousse semble nuire à la capacité de l’organisme d’absorber ces médicaments. Vous devriez aussi éviter de fumer lorsque vous prenez des inhibiteurs des canaux calciques en raison des risques d’accélération des battements cardiaques (tachycardie). Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour obtenir tout autre renseignement essentiel sur vos médicaments.
Visitez Santé Canada pour en apprendre davantage au sujet de l’Interaction entre le pamplemousse et son jus et certains médicaments.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Les inhibiteurs des canaux calciques peuvent interagir avec d’autres médicaments. Assurez-vous donc d’informer votre médecin si vous prenez d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels comme les remèdes traditionnels chinois, produits probiotiques et autres produits comme les acides aminés et les acides gras essentiels). Certains médicaments peuvent interagir avec les inhibiteurs des canaux calciques, tels que les inhibiteurs de l’ECA, les anti-arythmiques, la digitale, les corticostéroïdes, les fortes doses de calcium et les suppléments de vitamine D.
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre d’autres médicaments de manière régulière. Il est peu prudent de cesser la prise des inhibiteurs des canaux calciques sans avoir consulté son médecin au préalable.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Les inhibiteurs des canaux calciques ont relativement peu d’effets secondaires et ceux-ci sont rarement graves, bien qu’ils puissent être dérangeants. Les plus courants sont la fatigue, les brûlures d’estomac et l’enflure des chevilles et des pieds. Informez votre médecin si vous souffrez d’un de ces effets secondaires. N’interrompez pas la prise de vos médicaments sans en avoir informé votre médecin au préalable.
Traitements d’association
La plupart des gens souffrants d’hypertension artérielle ont besoin de deux médicaments ou plus afin de réduire leur pression artérielle. Dans bien des cas, deux médicaments peuvent être combinés en un seul comprimé.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation réduite d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour réduire les risques de maladies du cœur. Parlez à votre professionnel de la santé comment atteindre ces modifications au mode de vie.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicaments, Innocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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4-Nitrates (Nitroglycérine)

A quoi servent ces médicaments?
Les nitrates peuvent servir à prévenir les douleurs thoraciques (angine), à réduire le nombre de crises angineuses, à soulager la douleur au cours d’une crise et à traiter les symptômes d’insuffisance cardiaque. La nitroglycérine est un type de nitrate.
Comment agissent ces médicaments?
Les nitrates sont des vasodilatateurs, ce qui signifie qu’ils élargissent (dilatent) les vaisseaux sanguins afin de faciliter la circulation du sang et de permettre à plus de sang riche en oxygène d’arriver au cœur. Une meilleure circulation signifie que votre cœur n’a plus besoin de travailler aussi fort. Les nitrates détendent les veines ainsi moins de sang est renvoyé au cœur, qui peut réduire la charge de travail du cœur.
Comment prendre ces médicaments?
Il existe différentes formes de nitrates :
  • Comprimés : sublinguaux (à placer sous la langue) ou buccaux (tenus sous la lèvre ou à l’intérieur de la joue en attendant leur dissolution).
  • Pommade topique ou timbre transdermique qui transmettent les nitrates par la peau.
  • Vaporisateur sublingual à vaporiser sur ou sous la langue.
Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien pour savoir quand et comment utiliser votre médicament spécifique.
Que devrais-je éviter si je prends ces médicaments?
Évitez de fumer si vous prenez des nitrates car cela diminue leur efficacité. Évitez aussi de consommer de l’alcool car cela amplifie l’effet du médicament.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Les nitrates peuvent interagir avec d’autres médicaments. Assurez-vous donc d’informer votre médecin si vous prenez d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels tels que les remèdes traditionnels chinois, produits probiotiques et autres produits comme les acides aminés et les acides gras essentiels).
Parmi les médicaments qui peuvent interagir, on retrouve :
  • Viagra (sildenafil) – Évitez de prendre du Viagra moins de 24 heures après avoir pris des nitrates. Combiné avec des nitrates, le Viagra peut faire chuter la pression artérielle et causer des étourdissements, une sensation de faiblesse, des évanouissements et d’autres effets secondaires plus graves. Vérifiez auprès de votre médecin ou de votre pharmacien pour connaître d’autres médicaments ou remèdes à base de plantes susceptibles de traiter la dysfonction érectile.
  • Médicaments contre l’hypertension artérielle
  • Certains médicaments cardiaques
  • Remèdes contre la toux, le rhume et la grippe en vente libre
  • Remèdes à base de plantes conte la toux, le rhume et la grippe en vente libre.
Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour obtenir d’autres informations essentielles concernant vos médicaments.
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Informez toujours votre médecin de tous vos antécédents médicaux, surtout si vous avez plus de 60 ans, si vous avez récemment subi un AVC ou une crise cardiaque ou si vous souffrez de maux de tête sévères, d’anémie (carence en fer) ou de glaucome. Vous pouvez aussi parler à votre médecin comment efficace sont les nitrates pour gérer votre angine. Votre médecin peut rajuster la dose de médicament ou suggérer d’autres façons de gérer votre état.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Parmi les effets secondaires les plus fréquents des nitrates, on retrouve les maux de tête, les bouffées de chaleur, les étourdissements, les pertes de conscience, les chutes de pression artérielle (hypotension) et les battements cardiaques irréguliers (arythmies). Signalez tout effet secondaire à votre médecin.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation réduite d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour diminuer les risques de maladies du cœur. Consultez votre professionnel de la santé pour savoir comment réussir à changer votre mode de vie.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicaments, Innocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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3-Interventions chirurgicales et autres

1-Intervention coronarienne percutanée (ICP et angioplastie et pose de tuteur)

En quoi consiste-t-elle?L’intervention coronarienne percutanée (ICP, autrefois appelée angioplastie et pose de tuteur) est une intervention non chirurgicale effectuée à l’aide d’un cathéter (un long tube flexible) destinée à mettre en place une petite structure appelée tuteur afin de maintenir ouvert un vaisseau sanguin du cœur rétréci par l’accumulation de plaque, un problème appelé athérosclérose.
Pourquoi l’effectue-t-on?
L’ICP améliore la circulation du sang, ce qui réduit les douleurs thoraciques (angine) d’origine cardiaque, vous fait vous sentir mieux et améliore votre capacité à pratiquer de l’activité physique. L’ICP est habituellement prévue à l’avance.

Comment procède-t-on?
Un cathéter est introduit dans un vaisseau sanguin de l’aine ou du bras. À l’aide d’un type spécial de radiographie appelé fluoroscopie, le cathéter est acheminé par les vaisseaux sanguins jusque dans le cœur, à l’endroit où l’artère coronaire est rétrécie. Une fois l’extrémité du cathéter bien en place, le ballonnet recouvert d’un tuteur qui s’y trouve est gonflé. Le ballonnet de l’extrémité du cathéter comprime la plaque et dilate le tuteur. Une fois la plaque comprimée et le tuteur en place, le ballonnet est dégonflé et retiré. Le tuteur demeure à l’intérieur de l’artère pour la maintenir en position ouverte.

À quoi faut-il vous attendre?
Votre médecin vous expliquera les risques et les bienfaits de l’intervention et vous demandera de signer un formulaire de consentement. Informez votre médecin si vous :

  • avez déjà subi une réaction à un agent de contraste, à l’iode, ou si vous avez eu une réaction allergique sérieuse (p. ex., piqûre d’insecte ou fruits de mer);
  • souffrez d’asthme;
  • êtes allergique à un médicament;
  • souffrez de problèmes de saignements ou prenez des médicaments pour éclaircir le sang;
  • avez des antécédents de problèmes rénaux ou de diabète;
  • avez des perçages au thorax ou à l’abdomen;
  • avez connu récemment des changements dans votre état de santé;
  • êtes ou pourriez être enceinte.
Juste avant l’intervention, on vous administrera un sédatif afin de vous aider à vous détendre. Les poils de la région de l’aine, autour de l’endroit où on insérera le cathéter, seront rasés. Une ligne intraveineuse vous sera insérée afin de pouvoir vous administrer des médicaments rapidement si nécessaire. Des électrodes seront disposées sur votre corps afin de surveiller votre cœur et un petit appareil appelé oxymètre sera fixé à votre doigt ou à votre oreille pour surveiller le taux d’oxygène dans votre sang.
La plupart des ICP sont effectuées alors que le patient est sous sédatif, mais conscient. Vous serez allongé sur le dos, sur une table d’opération. Une anesthésie locale vous sera injectée sous la peau, à l’endroit où le cathéter sera introduit dans le vaisseau sanguin. Vous pourriez ressentir une légère piqûre ou un pincement lorsque l’aiguille sera enfoncée dans la peau et une pression dans l’artère lors du déplacement du cathéter. Si vous n’êtes pas confortable, informez-en le médecin qui, au besoin, vous donnera davantage de médicament contre la douleur.
Lorsque le cathéter arrive au cœur, une teinture contrastante sera injectée dans la région entourant le vaisseau sanguin rétréci afin de mieux l’identifier. Lors de l’injection de la teinture, vous pourriez ressentir une légère sensation de chaleur ou de légère brûlure. Certaines personnes ressentent comme un goût salé ou métallique dans la bouche ou encore un mal de tête passager. Quelques rares personnes ressentent des nausées ou vont même jusqu’à vomir, mais c’est très rare. Ces effets sont inoffensifs et ne durent habituellement que quelques minutes.
Une fois le rétrécissement localisé, le cathéter est avancé de façon à ce que son extrémité spéciale puisse être activée. Il est possible que vous ressentiez des douleurs thoraciques ou un inconfort à ce moment, mais votre médecin vous surveillera attentivement et cet inconfort devrait se résorber.
Une fois l’intervention terminée, le cathéter sera retiré et on exercera une pression sur le site d’insertion afin de stopper le saignement. Une fois le saignement arrêté, on appliquera un pansement bien serré. Vous devrez demeurer allongé durant ce temps. Si le cathéter a été inséré par l’aine, vous devrez conserver votre jambe bien droite pendant quelques heures. S’il a été inséré par le bras, on soulèvera votre bras à l’aide d’oreillers et on le conservera soulevé sur un appui.
Après l’intervention, vous serez probablement transféré en salle de réveil pour demeurer sous observation pendant quelques heures. On vous demandera de demeurer allongé pendant deux à six heures, selon votre cas. On pourrait vous donner des analgésiques si vous ressentez de l’inconfort. On vous encouragera à boire de l’eau et d’autres liquides afin d’éliminer la teinture contrastante de votre organisme.
La plupart des gens passent la nuit à l’hôpital après une ICP. À votre retour à la maison, surveillez le site d’insertion. Une petite ecchymose est normale, mais informez votre médecin en cas de douleur, rougeur, saignement ou autre écoulement du site d’insertion, de fièvre ou de frissons.
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2-Chirurgie de pontage coronaire
En quoi consiste-t-elle?
La chirurgie de pontage coronarien est une intervention destinée à améliorer l’apport sanguin au muscle cardiaque. On l’appelle communément pontage coronarien ou greffe de pontage coronarien.
Pourquoi l’effectue-t-on?
Le pontage coronarien sert à régler les problèmes d’apport sanguin au muscle cardiaque provoqués par l’accumulation de plaque (athérosclérose) à l’intérieur des artères coronaires. Cette intervention implique l’utilisation d’un segment de vaisseau sanguin (artère ou veine) prélevé ailleurs dans l’organisme afin de créer un détour ou pontage destiné à contourner la section obstruée d’une artère coronaire.
Un autre choix de traitement s’appelle intervention cardiaque percutanée (aussi appelée angioplastie), une technique non-chirurgicale effectuée à l’aide d’un cathéter et de petites structures appelées tuteurs, destinées à maintenir les artères en position ouverte. Si on retrouve plus d’une occlusion, ou si ces occlusions se situent à des endroits difficiles à rejoindre avec le cathéter (p. ex., dans un « coude » du vaisseau sanguin), votre médecin pourrait suggérer le pontage comme solution.
En améliorant la circulation sanguine, le pontage peut réduire vos douleurs thoraciques (angine), vous faire sentir mieux et augmenter votre capacité de pratiquer des activités physiques.
Comment procède-t-on?
Un segment de vaisseau sanguin sain est prélevé dans le bras, la jambe ou le thorax du patient afin de servir de pontage. À moins que vous ne soyez traité à l’aide d’une nouvelle technique d’intervention (pontage minimalement invasif ou chirurgie sans machine cœur-poumon et sur cœur battant), le cœur est arrêté afin que les chirurgiens puissent l’opérer (une machine appelée machine cœur-poumon prendra la relève de votre cœur et de vos poumons pendant que les chirurgiens vous opéreront). Le segment de vaisseau sanguin sain est fixé en place en aval et en amont de l’artère obstruée. Lorsque le cœur est remis en marche, le sang passe par le pontage et contourne la section rétrécie de l’artère malade. Selon le nombre d’occlusions dont vous souffrez, plusieurs pontages peuvent être nécessaires.
Intervention sans machine cœur-poumon sur cœur battant
Cette intervention ressemble au pontage cardiaque, sauf que le cœur n’est pas arrêté et qu’on n’a pas recours à la machine cœur-poumon. À l’aide d’équipement spécial, on stabilise ou calme la région cardiaque et les chirurgiens opèrent le cœur pendant qu’il continue de battre.
À quoi faut-il vous attendre?
Habituellement, cette intervention est prévue d’avance. La plupart du temps, environ une semaine avant l’intervention, on vous demandera de vous rendre à l’hôpital. On y effectuera des analyses de sang et d’urine, un électrocardiogramme et des radiographies en préparation de votre intervention. Votre médecin vous expliquera les risques et les bienfaits de l’intervention et vous demandera de signer un formulaire de consentement. Informez votre médecin si vous :
  • avez déjà subi une réaction à un agent de contraste, à l’iode, ou si vous avez eu une réaction allergique sérieuse (p. ex., piqûre d’insecte ou fruits de mer);
  • souffrez d’asthme;
  • êtes allergique à un médicament;
  • souffrez de problèmes de saignements ou prenez des médicaments pour éclaircir le sang;
  • avez des antécédents de problèmes rénaux ou de diabète;
  • avez des perçages au thorax ou à l’abdomen;
  • avez connu récemment des changements dans votre état de santé; ou
  • êtes ou pourriez être enceinte.
Le pontage coronarien peut être effectué le jour de votre admission ou vous pouvez être admis la veille. Les poils de votre thorax seront rasés et on vous demandera de vous laver à l’aide d’une éponge enduite de savon antibactérien spécial destiné à désinfecter votre peau. Afin de réduire vos risques de vomissements, on vous demandera de ne rien manger ni boire après minuit la veille de l’intervention.
Le pontage est effectué sous anesthésie générale, donc vous dormirez tout au long de l’intervention et un peu après. Si vous fumez, vous devriez cesser au moins deux semaines avant l’intervention, car le tabagisme peut favoriser la formation de caillots sanguins et les problèmes respiratoires. Le tabagisme est un des principaux facteurs de risque associé au développement de l’athérosclérose et vous devriez cesser pour de bon.
Vous vous sentirez très somnolent à votre arrivée au bloc opératoire. L’anesthésiste vous insérera des tubes intraveineux et vous donnera des médicaments pour vous endormir. Une fois complètement endormi, tout l’équipement dont vous aurez besoin durant l’intervention et le début de votre réveil sera installé.
À moins que vous ne soyez traité par une intervention sans machine cœur-poumon ou minimalement invasive, votre cœur devra être arrêté afin que les chirurgiens puissent l’opérer. Pour s’assurer que votre organisme continue de recevoir du sang riche en oxygène, vous serez branché à une machine cœur-poumon. Cette machine remplace l’action de pompage du cœur et le travail des poumons.
L’intervention peut durer entre trois et six heures, selon le nombre de pontages à réaliser. À votre réveil, vous vous trouverez en salle de réveil ou à l’unité des soins intensifs (USI). Vous resterez sans doute à l’hôpital entre cinq et sept jours. La rapidité
de votre convalescence dépendra en grande partie de votre état de santé avant l’intervention et de votre tolérance à l’intervention. Si vous avez subi une intervention minimalement invasive, votre séjour à l’hôpital pourrait être plus court et votre récupération plus rapide.
À votre retour à la maison, surveillez vos incisions. Il est normal d’y voir quelques ecchymoses, mais appelez votre médecin si vous ressentez une douleur accrue, des rougeurs, de l’enflure, des saignements ou tout autre écoulement provenant de l’incision, de la fièvre, des frissons, des problèmes respiratoires, de l’enflure aux jambes, des battements cardiaques irréguliers ou tout autre problème physique inhabituel.
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Liens utils:
Santé Canada,
Utilisation sécuritaire des médicaments,
Innocuité et efficacité des médicaments génériques,
Achat de médicaments par l’entremise d’Internet,
Base de données sur les produits pharmaceutiques ,
MedEffet Canada,
MedsCheck, (pour Ontario)
Les soins de santé des personnes âgées (pour Colombie-Britannique)

Ministères de la santé des provinces et des territoires

Mibi au persantin et la coronarographie

Dans quel but réalise-t-on l'examen mibi au persantin?

Cet examen a pour but d’évaluer l’état de votre cœur durant « un effort » et un repos. En comparant les deux parties de l’examen, le médecin spécialiste peut évaluer la perfusion du myocarde (l’apport sanguin au muscle de votre cœur) dans les cas d’angine ou après un infarctus. La stimulation au persantin remplace l’effort sur tapis roulant.
Comment se déroule l’examen?
Substances utilisées : Sestamibi-Tc99m
Préparation : À jeun, 4 heures avant l’examen.
Les patients diabétiques peuvent manger une rôtie sans beurre et un jus 2 heures avant l’examen.
Vous devez cesser le thé, café, chocolat et liqueurs brunes et ce 48 heures avant le test. (Ces produits empêchent l’action du persantin sur votre coeur) Vous ne devez pas prendre de boisson énergisante ou tout autre produit similaire contenant des xanthines.

Effet(s) secondaire(s) : La stimulation au persantin peut provoquer de légers effets secondaires. Le technologue vous en donnera tous les détails. Par contre, le traceur radioactif ne donne aucun effet secondaire.

Médicaments(s) devant être cessé(s) : Tous les médicaments contenant de la théophylline, Viagra ou Cialis doivent être cessés 48 heures avant l’examen L’uniphil doit être cessé 2 jours avant l’examen.

Contre(s) indication(s) : Les patients souffrant de maladies pulmonaires sévères et les patients ayant fait un AVC, il y a moins d’un mois ne peuvent pas passer l’examen.

Durée totale de l’examen : entre 6 à 8 heures

Description de l’examen :
Mibi-Repos

À votre arrivée le technologue en médecine nucléaire fera une injection du traceur radioactif dans une veine de votre bras. L’injection est faite dans une salle prévue à cet effet.

On vous donnera une heure de retour, soit environ 45 minutes à 1h30 après l’injection. Pendant ce moment d’attente, le traceur radioactif ira se fixer dans votre cœur mais vous ne ressentirez aucun effet secondaire. Vous pourrez quitter pendant cette période d’attente mais vous devrez respecter les consignes données par le technologue.

Lors de votre retour, le technologue effectuera une série d’images. Le temps d’examen peut varier de 15 à 30 minutes. Pendant la prise d’images, vous serez couché sur un lit d’examen les bras au-dessus de votre tête et la caméra (caméra à scintillation) se déplacera autour de vous.

La caméra n’émet aucune radiation ni aucune chaleur. Vous ne ressentirez aucune douleur ni malaise quelconque. De plus, le technologue est toujours près de vous durant l’examen.
Mibi-Persantin

Suite à la première série d’image le technologue en médecine nucléaire vous dirigera dans une autre salle où aura lieu la stimulation au persantin. Vous aurez alors à revêtir une jaquette et un autre technologue vous préparera pour l’examen. On vous installera des électrodes, un cathéter dans une veine de votre bras et on effectuera une prise de votre tension. Avec l’aide du médecin spécialiste, on débutera la stimulation et ce pour une durée d’environ 10 minutes. À la toute fin, on vous donnera un produit qui neutralisera tous les effets du persantin.

On vous donnera alors une heure de retour pour faire une série d’image mais cette fois-ci pour visualiser votre cœur à « l’effort ». Pendant cette période d’attente vous devrez aller manger.

À votre retour, une dernière série d’images sera réalisée pour compléter l’examen.

Quels moyens dois-je utiliser afin de favoriser l’élimination des substances radioactives de mon organisme?
Afin de favoriser l’élimination du technétium (Tc99m) de l’organisme, il est suggéré de boire davantage afin d’uriner plus fréquemment. En quelques jours, les substances radioactives seront totalement éliminées de votre corps.
Caméra à scintillation
cam_scinti.png

***Apporter la liste de vos médicaments***

Si vous êtes enceinte ou croyez l’être ou si vous allaitez, il est important d’aviser le technologue.

Si vous allaitez, vous devrez alors cesser l’allaitement pendant au moins 24 h.


La coronarographie
La coronarographie étudie les artères coronaires du coeur afin de :
  • Dépister des anomalies de circulation sanguine dues à un obstacle.
  • Intervenir sur le vaisseau en le dilatant si besoin (c’est l’angioplastie).
Cet examen est indiqué quand on suspecte un infarctus du myocarde ou un angor (angine de poitrine) c’est-à-dire en cas de :
  • Douleur persistante de la cage thoracique.
  • Malaises atypiques chez un sujet ayant des facteurs de risque (plus de 50 ans, diabétique, taux élevé de cholestérol, hypertendu…)
  • Electrocardiogramme anormal.
  • Anomalies biologiques, comme l’élévation des enzymes cardiaques sur la prise de sang.
Elle recherche :
  • Un obstacle à l’écoulement du sang à cause d’un rétrécissement (athérome) ou d’un caillot (embole).
  • Elle précise le nombre, le siège et le type des lésions.
  • Elle peut mesurer les pressions à l’intérieur des cavité cardiaques.
Cet examen utilise les rayons X et un produit de contraste à base d’iode.
Son principe consiste à rendre visibles (opacifier) les artères coronaires qui irriguent le coeur. Un cathéter est introduit dans le vaisseau pour injecter le produit de contraste qui se mélange au sang : le système vasculaire devient visible sur les clichés radiologiques grâce aux propriétés radio-opaques de l’iode.
Dans la salle d’examen, on trouve :
  • L’appareil qui se compose d’une table basculante au-dessus de laquelle un bras articulé muni d’un tube à rayons X se déplace.
C’est un cardiologue qui pratique cet examen.
Après avoir signalé votre arrivée à l’accueil, vous patienterez quelques minutes en salle d’attente.
Avant l’examen, vous passerez au vestiaire pour vous dévêtir (on vous indiquera les vêtements qu’il faut ôter). Un tranquillisant pourra vous être donné afin de diminuer l’appréhension.
Une perfusion veineuse sera mise en place sur votre bras.
Pendant l’examen, vous êtes allongé sur le dos. On enregistre en permanence votre rythme cardiaque et votre tension artérielle.
L’examen se déroule dans des conditions stériles et sous anesthésie locale. Le cardiologue commence par désinfecter la peau puis réalise l’anesthésie locale. Quand la zone est endormie, il introduit un cathéter dans une artère du pli de l’aine ou du bras. Il fait cheminer ce cathéter jusqu’à l’origine des artères coronaires en remontant dans l’aorte ; l’examen se passe sous contrôle visuel sur un écran. Une fois en place, le produit de contraste est injecté et plusieurs clichés sont réalisés afin de visualiser le réseau vasculaire. Si un obstacle est mis en évidence, une angioplastie peut être pratiquée : elle consiste à dilater le vaisseau rétréci à l’aide d’un petit ballonnet.
L’examen dure de 30 minutes à une heure environ.
En cas de problème lors de l’examen, n’hésitez pas à le signaler au personnel médical.
Après l’examen, le cathéter est ôté et le vaisseau est comprimé pour éviter tout saignement. Il est nécessaire de rester allongé quelque heures ; une hospitalisation de 48 heures est souvent recommandée. Vous pourrez manger et boire normalement.
Les résultats : Le médecin vous donnera un premier commentaire. Il enverra son compte rendu définitif à votre médecin traitant dans les plus brefs délais. Ce dernier vous expliquera les résultats et vous donnera la conduite à tenir.
La mise en place du cathéter dans le vaisseau est le moment le plus désagréable de l’examen. L’anesthésie locale permet de ne pas avoir mal. Il s’agit d’une simple piqûre.
Le reste de l’examen n’est pas douloureux.
L’injection du produit de contraste entraînera une sensation de chaleur dans le membre perfusé puis dans tout le corps. C’est une réaction normale et passagère.
Quelques jours auparavant, il faut vérifier votre bilan de coagulation par une prise de sang.
Le jour même :
  • Etre à jeun c’est-à-dire ne pas manger, ni boire ni fumer quatre à six heures avant.
  • Certains médicaments pourront être arrêtés par votre médecin. Prenez le reste de votre traitement habituel.
Si vous êtes allergique, vous devrez prendre des comprimés la veille et le jour de l’examen.
Apportez :
  • La lettre de votre médecin et vos ordonnances.
  • Votre carte d’assuré social.
  • Vos anciennes radiographies ou comptes rendus radiologiques qui permettront une comparaison.
  • Le produit de contraste s’il vous a été prescrit.
Signalez :
  • Si vous êtes enceinte ou pensez l’être pour que des précautions soient prises.
  • Si vous êtes allergique.
  • La liste des médicaments que vous prenez.
  • Vos antécédents médicaux et chirurgicaux.
Ils sont rares et le plus souvent sans gravité :
  • L’introduction du cathéter peut être responsable d’une infection ou d’un hématome. Une désinfection soigneuse de la peau et la compression du vaisseau les éviteront.
  • Le produit de contraste peut être responsable d’une réaction allergique. Si vous présentez un terrain propice, des comprimés seront prescrits la veille et le jour même.
  • des palpitations (troubles du rythme cardiaque) et malaises de courte durée peuvent survenir.
  • Des rayons X : Ils sont sans danger du fait des très faibles doses utilisées.
En cas de douleurs dans la poitrine, de fièvre ou de malaise survenant dans les jours après l’examen, consultez rapidement votre médecin.


Les maladies du coeur

Le sexe est-il dangereux pour le coeur ?
Les rapports sexuels peuvent-ils être à l'origine d'infarctus ? Rarement, cet accident fait suite à une telle activité. Néanmoins, certains experts parlent d'un doublement du risque ! Pas de panique toutefois, le danger reste très faible dans l'absolu et dans la plupart des cas, l'amour charnel reste une activité "conseillée"
Classiquement, les cardiologues se méfient du lundi matin. De nombreuses études épidémiologiques ont, en effet, décrit un nombre d’infarctus du myocarde plus important ce jour là. Cet étrange phénomène a été attribué au changement de rythme associé au passage du week-end à la semaine et au stress qui accompagne chez beaucoup de personnes le retour du travail. La consommation d'alcool, qui est traditionnellement importante pendant le week-end dans les pays anglo-saxons et scandinaves, pourrait également exercer un rôle négatif à ce niveau (l'alcool agissant sur la coagulation sanguine).
Le faux repos du guerrier
En 2001, une étude menée à Toulouse par l’équipe du professeur Jean Ferrières (INSERM) a cependant abouti à des conclusions quelque peu différentes1. Les chercheurs ont analysé le nombre d'infarctus du myocarde selon les jours de la semaine, en se fondant :
  • D’une part sur les chiffres de mortalité français publiés entre 1987 et 1997 ;
  • Et d’autre part, sur les résultats de l’étude MONICA (Monitoring trends and determinants in coronary artery disease), une grande enquête internationale mise en place il y a plusieurs années par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans de nombreux pays dont la France.
Les chercheurs toulousains ont examiné le nombre d'infarctus du myocarde survenus dans le département de la Haute-Garonne entre 1985 et 1994 et inscrits dans le registre MONICA.
Après 54 ans, un pic d’attaques cardiaques a effectivement été observé le lundi matin. En revanche, chez les hommes de 25-44 ans, le nombre d'infarctus du myocarde était maximal le samedi et le dimanche, un fait qui demeure inexpliqué mais qui a conduit les chercheurs toulousains à suspecter l'activité physique (sport, jardinage...) et les relations sexuelles. Faute d'étude réalisée en France sur ce thème, il est toutefois impossible d'aboutir à des preuves aujourd'hui.
1,3 % des infarctus surviennent après un rapport sexuel
Une seconde étude suédoise, publiée dans la même revue de cardiologie, confirme l'influence des rapports sexuels sur la survenue de l’infarctus du myocarde2.
Les scientifiques du célèbre Karolinska Institute, situé dans la banlieue de Stockholm, ont interrogé sur leur sexualité tous les patients victimes d’un premier infarctus vivant dans la capitale suédoise et ses environs qui avaient été hospitalisés en urgence entre avril 1993 et décembre 1994, soit 699 hommes pour les trois quarts mariés.
Cette enquête a révélé que 1,3 % des patients seulement ayant souffert d’un infarctus sans aucun symptôme prémonitoire avaient eu des relations sexuelles dans les deux heures précédant l’attaque cardiaque.
Les rapports sexuels semblent donc être rarement en cause dans la genèse de l’infarctus. Cependant, leur rôle ne peut être totalement négligé, car le risque d’attaques cardiaques était malgré tout multiplié par 2 dans l’heure suivant les rapports et par 4,4 chez les patients sédentaires.
Les rapports sexuels restent autorisés
Au total, ces données plutôt rassurantes conduisent les auteurs de cette étude et plus généralement les cardiologues à conseiller à leurs malades cardiaques de pratiquer une activité physique raisonnable telle que la marche. Cela habituera leur coeur aux efforts quels qu'ils soient.
L'activité sexuelle représente un effort physique d'intensité modérée. Sauf chez des patients, dont la fonction cardiaque est très altérée, il n’y a donc aucune raison de conseiller l’abstinence. L’interruption de relations sexuelles pourrait perturber l’équilibre personnel du patient et altérer ses relations avec sa partenaire. En cas de doute, les malades cardiaques auront néanmoins tout intérêt à demander l’avis de leur médecin.

Ensemble, améliorons la prise en charge de l'infarctus du myocarde
Chaque année, environ 100 000 personnes sont atteintes d'infarctus du myocarde en France. Bien que la mortalité ait considérablement baissé depuis 10 ans, 13 % des patients décèdent encore au cours de l'année suivant l'accident. Afin d'améliorer la prise en charge, les autorités sanitaires ont établi un programme d'actions prioritaires.
L'objectif du programme infarctus 2007-2010 est de réduire encore la mortalité et les complications de l'infarctus en améliorant les différentes étapes de sa prise en charge. Pour cela, de nombreuses recommandations d'action et 30 indicateurs de bonne pratique clinique ont été déterminés. Leur évolution permettrait d'évaluer la réalité de l'amélioration attendue.
Douleur thoracique aiguë évocatrice ? Appelez le 911 !
Prise en charge de l'infarctus du myocardeLa phase dite aiguë de l'infarctus, de la douleur à l'intervention médicale proprement dite, est une étape cruciale de l'optimisation de la prise en charge. En effet, sur les 13 % de décès au cours de la première année, 7 % ont lieu durant cette étape initiale ! Or seul un quart des infarctus du myocarde bénéficient du parcours optimal recommandé : appel du 15 (SAMU) et transfert direct en cardiologie interventionnelle.
Afin d'améliorer ces chiffres, la Haute Autorité de Santé (HAS) préconise l'amélioration des pratiques professionnelles (observatoires, enquêtes, registres de pratiques....), ce qui va permettre "d'améliorer jusqu'à plus de 90 % le taux de reperfusion des infarctus".
La HAS recommande également de favoriser la prise en charge initiale des patients par l'appel direct du SAMU (15) en cas de douleur évocatrice. Selon le Dr Patrick Goldstein, médecin urgentiste, "les gens n'appellent jamais pour un infarctus du myocarde, mais pour une douleur thoracique. Les patients ou leur entourage ont un seul numéro à appeler, le 15". Le médecin du Samu posera alors 2 ou 3 questions simples au téléphone sur la douleur (type, durée, irradiation à la mâchoire et/ou aux bras...) et, au moindre doute, enverra une équipe capable de réaliser un électrocardiogramme (ECG). En attendant le SAMU, en cas d'arrêt du coeur associé à cette douleur, il faut pratiquer un massage cardiaque pour limiter les conséquences de l'infarctus.
Si un infarctus est diagnostiqué à l'ECG, le débouchage des artères du coeur (reperfusion) est une urgence. Il peut être effectué sur place avec un médicament qui va dissoudre le caillot, c'est la thrombolyse, ou en cardiologie interventionnelle avec la réalisation d'une angioplastie. Comme le rappelle le Dr Goldstein, "le but est d'offrir au patient le plus rapidement possible une stratégie de reperfusion", ce qui n'est pas encore le cas pour les trois quarts des victimes.
L'appel systématique du 15 par toute personne témoin en cas de constat d'une douleur thoracique aiguë persistante, déclenchée à l'effort ou au repos, avec sensation de serrement, irradiant à la mâchoire ou aux bras, pâleur, trouble éventuel de la conscience, est donc une étape clef : tout gain de temps est un gain de survie !
Améliorer l'évaluation et le traitement à l'hôpital
Après le traitement de la phase aiguë (thrombolyse et/ou angioplastie), un bilan va être effectué à l'hôpital pour mettre en route un traitement adapté aux facteurs de risque cardiovasculaires et à la fonction cardiaque du patient. Il y a là aussi des possibilités d'amélioration, car "environ 30 % des patients avec infarctus du myocarde, en particulier s'ils sont âgés, ne bénéficieraient pas de l'ensemble des prescriptions recommandées", regrette la Haute Autorité de Santé.
Ce bilan comporte, outre la réalisation d'examens indispensables pour évaluer la fonction cardiaque, la recherche et la prise en charge d'un éventuel diabète (20 % des patients faisant un infarctus ont un diabète connu) et/ou d'un tabagisme (40 % des patients). Le dépistage systématique du diabète après la phase aiguë permet de découvrir 17 % de diabétiques non connus ! Ces deux situations, en l'absence de traitement antidiabétique adéquat ou de sevrage, augmentent de manière importante les risques de récidives et la mortalité et doivent donc être mieux prises en charge par les professionnels de santé.
Une fois la fonction cardiaque et les facteurs de risque évalués, les cardiologues prescrivent aujourd'hui un traitement dit "BASI" qui associe quatre types de médicaments :

  • Bêtabloquant (contre l'hypertension),
  • Antiagrégant plaquettaire (pour fluidifier légèrement le sang),
  • Statine (baisse du mauvais cholestérol)
  • Inhibiteur de l'enzyme de conversion (autre antihypertenseur).
Ils peuvent également prescrire une rééducation cardiaque à l'effort pour soulager le patient, prolonger sa vie et éviter les complications (récidive, accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque...).
Le traitement médicamenteux s'est considérablement perfectionné depuis 10 ans. Néanmoins, ils sont encore trop rarement administrés aux personnes âgées, alors que leurs effets bénéfiques sont pourtant démontrés.
Après l'hôpital, le suivi est capital !
Après l'infarctus, la mise en route à l'hôpital du traitement "BASI" et de la rééducation, un suivi médical permettra de corriger sur le long terme les facteurs de risque et continuer à prévenir les complications. Encore trop de patients diabétiques sont insuffisamment équilibrés (20 à 40 %), près des 75 % des patients hypertendus ont une hypertension contrôlée, seuls un tiers des patients ayant un problème de cholestérol ont un bilan normalisé, l'obésité progresse (20 % de la population adulte)...
En cas d'infarctus, il faut donc absolument un suivi par son médecin traitant (au moins tous les 3 mois) et son cardiologue (au moins 1 fois par an) pour :
  • Rechercher et réduire les facteurs de risque cardiovasculaires (dont le tabagisme, l'hypertension artérielle, le diabète, un taux élevé de cholestérol, l'obésité, l'absence d'exercice physique, un régime alimentaire déséquilibré) ;
  • Bien suivre le traitement médicamenteux "BASI".
Un programme d'éducation thérapeutique, proposé par le cardiologue, est un plus indéniable. Selon la HAS, "après 6 semaines de réadaptation cardiaque, 95 % des patients pris en charge ont repris une activité professionnelle et 92 % ont amélioré leur qualité de vie (vie quotidienne, loisirs et activité sportive)". Quatre ans après, ces patients ont "deux fois moins d'événements cardiovasculaires (complications et décès) et deux fois moins d'hospitalisations".
Ainsi après un infarctus du myocarde, on peut le plus souvent reprendre une vie tout à fait normale, à condition d'avoir un mode de vie sain, de bien suivre les recommandations de ses soignants et de prendre de manière régulière et assidue son traitement médicamenteux. L'infarctus est un accident de santé grave, mais si les patients et les professionnels de santé participent à améliorer sa prise en charge, la mortalité devrait encore régresser et la qualité de vie post-infarctus s'améliorer.

Les poignées d’amour peuvent aider au traitement de l’infarctus

Des chercheurs hollandais vont présenter des travaux sur l’intérêt des cellules souches prélevées dans la graisse abdominale pour réparer les dommages causés par une attaque cardiaque. Le procédé est d’une étonnante simplicité : une liposuccion retire de la graisse au niveau de la ceinture abdominale, la filtre pour en retirer les cellules souches et la réinjecte au niveau du coeur du patient.
Le Pr. Eric Duckers de l’Université Erasmus (Rotterdam) et ses collègues ont ainsi recruté 11 hommes et trois femmes ayant tous été victimes d’une attaque cardiaque sévère et devaient subir une exploration pour évaluer les dommages cardiovasculaires dans les 2 à 12 heures suivants les symptômes. Avec le consentement des patients, les chercheurs ont prélevé 200 à 250 centimètres cubes de graisse abdominale, utilisant le système Celution 800 (Cotyro Tx). A partir de ce prélèvement, ils ont isolé 20 millions de cellules souches, ce qui a pris 10 minutes à filtrer. 10 patients ont reçu les cellules souches et trois une fausse injection (considérée comme un placebo). Après 6 mois de suivi, les résultats apparaissent encourageants avec une réduction du tissu endommagé, une augmentation du flux sanguin et de la capacité de pompage du coeur. Les cellules injectées n’ont pas interféré avec le flux sanguin au niveau du coeur. Deux patients ont expérimenté des effets secondaires liés à la liposuccion (des hématomes principalement).

Selon les chercheurs, la taille limitée de l’étude empêche d’avoir des données statistiquement significatives. C’est pourquoi une étude de phase II-III appelée ADVANCE devrait bientôt recruter 375 patients dans 35 centres européens ; 40 % recevraient 20 millions de cellules souches, 40 % 30 millions et 20 % un placebo. Elle devrait permettre d’apporter une réponse quant à l’efficacité de cette technique originale.
 
Fibrillation auriculaire : pas de bénéfices des oméga 3
 
La prescription d’omega 3 ne prévient pas les rechutes de fibrillation auriculaire. Cette étude négative a été présentée lors du congrès de l'American Heart Association 2010 et simultanément publiée dans le Journal of the American medical Association (JAMA).

Si les omega 3 dans le cadre d’une alimentation équilibrée peuvent être bénéfiques sur le plan cardiovasculaire, leur intérêt face à la fibrillation auriculaire restait controversé avec plusieurs études contradictoires. La fibrillation auriculaire (FA) est un trouble du rythme cardiaque qui augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus. Pour apporter une réponse définitive, l’essai P-OM3 (Efficacity and Safety of Prescription Omega-3 Fatty Acid Ethyl Esters) a recruté 663 patients (âge moyen de 61 ans et 56 % d’hommes) dans 96 centres. Les participants recevaient soit un placebo soit un produit dérivé d’huile de poisson (4 g/jour) selon le principe du double aveugle (ni le patient, ni le médecin ne sait de quel comprimé il s’agit). Résultat après 24 semaines de suivi : aucune différence n’a été constatée entre les deux groupes. Ce qui amène le principal auteur à une conclusion sans appel : "En l’absence de résultats concluants, il est probablement préférable de ne pas prendre d’omega 3, simplement parce vous n’en avez pas besoin et parce que cela représente un coût".

Moins catégorique, le Dr Christine Albert de l’Université de Boston ne veut pas enterrer les omega 3 dans cette indication. Elle précise que cette étude a été réalisée avec des omega 3 de synthèse et non naturels et que c’est avec la consommation de poisson et d’huile poisson que les meilleurs résultats ont été décrits. Elle préfère donc attendre les résultats des deux vastes études FORomegaARD et OPERA avant d’abandonner ce mode de prévention.
Risque cardiovasculaire : La CRP, un marqueur d’inflammation a peu d’utilité
 
Pour prévoir le risque cardiovasculaire individuel, les médecins disposent de différents examens sanguins en plus de la mesure de la tension. A ce titre, la protéine C-réactive (C-reactive Protein ou CRP, un marqueur de l’inflammation) a longtemps été considérée comme un marqueur particulièrement intéressant de ce risque cardiovasculaire. Mais une étude présentée lors du congrès 2010 de l’AHA remet en cause l’intérêt de ce dosage.

L’étude présentée par le Dr Peter Sever de l’Imperial College de Londres a analysé les marqueurs biologiques de 4853 participants à une étude portant sur une statine (ASCOT) pendant 5 ans. Les chercheurs irlandais ont trouvé que les taux de cholestérol et de la CRP mesurés lors de l’inclusion dans l’essai constituaient bien des indicateurs du risque cardiovasculaire. Cependant, en prenant en compte les autres facteurs de risque connus (mauvais cholestérol, hypertension, etc), il apparaît que la mesure du taux de CRP n’a pas de valeur ajoutée. En clair, la mesure de la CRP ne permet pas d’affiner le risque cardiovasculaire déjà évalué par des examens de routine. Son dosage apparaît alors peu utile.

Pour le Dr Sever, la mesure du taux de CRP est "très, très chère et est très probablement non rentable en terme d’efficacité". Enfin, il précise que l’étude ASCOT "n’accrédite pas l’hypothèse selon laquelle la CRP améliore l’évaluation du risque cardiovasculaire, ni que la diminution de la CRP par les statines réduisent le nombre d’événements cardiovasculaires".
Protéine C réactive voir CRP
 
La protéine C réactive (en anglais C-reactive protein, CRP) est une protéine de phase aiguë exclusivement synthétisée par le foie. Elle joue un rôle important dans les réactions inflammatoires, et sert de marqueur biologique à celles-ci.
La protéine C réactive a été isolée par Tillett et Frances en 1930, dans le sérum de patients présentant une inflammation aiguë.
Cette protéine réagissait au polysaccharide C du pneumocoque.
La CRP est un marqueur précoce, sensible et spécifique de la réaction inflammatoire augmentant proportionnellement à son intensité.
Elle apparaît dans les six heures suivant l'inflammation aiguë. Son taux augmente et est maximal après deux jours. Il peut baisser en moins de 6 heures lorsque la source de l'inflammation a été éradiquée.
En présence de calcium, la CRP se lie spécifiquement aux résidus phosphocholine. On trouve la phosphocholine dans les polysaccharides microbiens.
Sa concentration sanguine est inférieure à 6 mg/l. Elle varie cependant selon l'ethnicité, sa valeur étant sensiblement plus basse chez les Asiatiques.
Elle est utilisée depuis 1977 dans le diagnostic et la surveillance de l'évolution des infections, la normalisation de son taux étant un indice que le phénomène infectieux est maîtrisé.
Elle est également élevée dans les maladies inflammatoires.
Son taux peut être discrètement augmenté en cas d'obésité et cette élévation semble être un marqueur de risque de la survenue d'un diabète de type 2.
La CRP joue un rôle important dans le myélome multiple : son augmentation est un marqueur important de prolifération tumorale.
La CRP active par ce biais la voie classique du complément en l'absence d'anticorps, et opsonise les ligands, en vue de leur phagocytose.
Rôle dans les maladies cardiovasculaires
L'élévation de la CRP est un facteur de risque de l'athérome, maladie obstruant les vaisseaux. La corrélation semble cependant faible. Des arguments indirects semblent montrer que cette élévation n'est qu'un marqueur et n'intervient pas directement dans la genèse de l'athérome[.

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