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3 nov. 2016

L'essor des thérapies quantiques


Basée sur les découvertes de la physique quantique, une nouvelle façon de se soigner fait de plus en plus parler d’elle. Son postulat : nos cellules émettent des informations, qui déterminent notre état de santé et sur lesquelles il est possible d’agir. Explications.


« Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un lupus érythémateux, une maladie auto-immune chronique, raconte Lucia, une artiste de 50 ans. Depuis, suivie à l’hôpital, j’en étais arrivée à prendre onze médicaments par jour… Il y a six mois, un ami est venu me voir bouleversé après avoir essayé une nouvelle technique de soin qui, disait-il, n’avait rien à voir ni avec la médecine conventionnelle, ni avec les médecines naturelles. Une “machine” donnait des résultats dont l’exactitude l’avait dérouté. Je suis cartésienne et je n’ai pas peur des expériences nouvelles. J’ai donc consulté un thérapeute qui utilise cet appareil de biofeedback. En quelques minutes, l’écran a affiché clairement tout mon parcours médical ! Puis cette machine a effectué un traitement très étrange, consistant à envoyer des “informations” dans le corps. Après quelques séances, la plupart de mes symptômes ont disparu et, aujourd’hui, avec l’accord de mon médecin, je ne prends plus qu’un médicament par jour. »

Un diagnostic global

Un appareil capable d’effectuer un diagnostic précis et de traiter aussi rapidement une maladie auto-immune ? Si un cas ne vaut pas pour tous, les résultats sont étonnants. Et ce n’est qu’un des aspects de cette approche de la santé physique et psychique, qui se répand au point que certains médecins et chercheurs n’hésitent plus à dire qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Le premier congrès sur les thérapies quantiques d’Aix-en- Provence, en novembre 2010, a réuni des scientifiques du monde entier, parmi lesquels l’équipe du professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008. Depuis, les livres sur le sujet, les congrès affichant complets, les appareils de biofeedback ou les méthodes quantiques se multiplient…
Les « thérapies quantiques », ou la « médecine quantique », nous demandent de voir la vie, la santé et la maladie d’une tout autre façon : notre corps n’est plus un assemblage d’organes à traiter séparément, comme le fait la médecine conventionnelle, c’est un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules de lumière – des photons – qui échangent en permanence des informations, un univers lumineux dans lequel l’esprit et la matière ne font qu’un. Avec une idée clé : ce ne sont pas les échanges biochimiques de nos cellules qui déterminent notre état de santé, mais les informations qu’elles se communiquent entre elles. Ici, l’origine de la maladie n’est donc pas un problème purement biologique, mais un défaut d’information ; le symptôme n’est qu’une réaction à ce dernier.
Pour celui qui ne connaît pas le monde scientifique, l’idée peut sembler délirante. Pourtant, elle repose sur des dizaines d’années de recherches, commencées il y a un siècle avec Albert Einstein et ses travaux sur la nature de la lumière. Au fil des décennies, la physique quantique – qui décrit le comportement des atomes et des particules subatomiques – s’est développée en marge de la physique classique, car elle ne répond pas aux mêmes règles. La plus importante, pour comprendre le fondement de la médecine quantique : les ondes électromagnétiques sont en même temps des photons. Ces photons du corps humain sont loin d’être des vues de l’esprit : au cours des années 1970, Fritz-Albert Popp, un biophysicien allemand, a découvert l’existence de ce qu’il a appelé les « biophotons », des particules de lumière émises par nos cellules, qu’il a réussi à filmer. Ces minuscules courants lumineux, invisibles à l’oeil nu, portent les informations et contrôlent notre organisme. Mais pas n’importe comment.

Des capacités d’autoguérison stimulées

L’une des découvertes les plus importantes de la physique quantique, reprise et développée dans la thérapie quantique, est, en effet, la théorie des « champs énergétiques » : ce sont eux qui organisent et contrôlent notre corps. Ils forment un tout. En somme, le corps humain est une structure organisée d’informations. Ce que les Chinois ont compris depuis longtemps avec l’acupuncture, qui traite les flux d’énergie du corps ; ou les Indiens, avec leur médecine ayurvédique qui traite le « corps de lumière » et ses chakras…
Les appareils de biofeedback quantiques sont conçus pour détecter les ondes électromagnétiques, les « fréquences » émises par chacune des cellules de notre corps. Lorsque certaines sont brouillées ou « fausses », l’appareil renvoie des fréquences « justes » afin de corriger le problème. Imaginez que vous ayez un coup de déprime. Vous appelez votre meilleur ami. Ses paroles rassurantes vous remontent le moral et vous retrouvez assez d’énergie pour reprendre le cours normal de votre vie. L’aide reçue n’est pas « physique », mais vient des mots réconfortants. Or ce flot d’informations vous a été transmis par les fréquences du téléphone. Voilà, de manière imagée, comment fonctionnent les appareils de médecine quantique : ils envoient des ondes extrêmement fines qui « parlent » à nos cellules et leur transmettent des informations, elles-mêmes portées par les photons. Pour reprendre la métaphore, on pourrait dire que les fréquences sont les phrases réconfortantes de votre ami ; et les photons, les mots, avec leur sens.
Si la thérapie quantique fait usage d’appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, comme le Scio, le Korotkov, le Mora ou le Life, cette approche de la médecine n’est pour autant pas mécaniste : les machines ne fonctionnent pas seules. « En “dialoguant” avec notre champ d’informations, ces appareils stimulent nos capacités d’autoguérison, explique la journaliste et conférencière Lynn McTaggart, auteure du Lien quantique (Macro 2012). Mais rien ne peut se faire sans la présence d’un médecin ou d’un thérapeute. » Une interaction d’autant plus importante que cette nouvelle vision de la santé, donc de la vie, implique non seulement une relation entre le corps et l’esprit, mais l’union fondamentale de l’esprit et de la matière.

J’ai testé un appareil de biofeedback

Des électrodes, un écran d’ordinateur, des graphiques… Notre journaliste, Odile Chabrillac, a confié son corps au Scio, une machine destinée à diagnostiquer les défaillances de l’organisme et à rééquilibrer ce dernier.
« Sitôt arrivée dans le cabinet du praticien en biofeedback qui utilise le Scio, l’un des appareils de médecine quantique dont on parle le plus en ce moment, me voilà assise confortablement et harnachée d’électrodes aux chevilles, aux poignets et sur le front. Face à moi, un mur blanc sur lequel est projeté un écran d’ordinateur rempli d’informations et de graphiques. Adrian M., le thérapeute, me soumet d’abord à un questionnaire sur mon âge, mes habitudes d’hygiène de vie, les maladies et opérations passées, mon niveau de stress… Puis, pendant trois minutes, je suis priée de rester la plus détendue possible, car cette machine va envoyer des milliers d’infirmes fréquences dans mon organisme – plus de dix mille !–, comme autant de questions auxquelles chacune de mes cellules et chacun de mes organes devront répondre. Je ne sens rien, juste de légers picotements…
 
Le Scio fait un bilan très complet, physiologique et émotionnel. Il affiche d’abord des chiffres sur l’énergie, la pression sanguine, l’hydratation, l’oxygénation, le pH, la vitalité et les échanges cellulaires, la capacité de régénération de mon organisme… L’ensemble est plutôt bon, voire très bon. Ouf ! En revanche, il relève que je suis légèrement intoxiquée par certains produits, le chlore en particulier, et que mon niveau de stress est bien trop important. Le thérapeute me montre les graphiques et m’explique que le stress peut avoir un impact sur ma thyroïde, mon système endocrinien, et sur certains lobes cérébraux, avec un risque de maladie d’Alzheimer. Car cette machine évalue aussi les problèmes potentiels de chaque individu.
Adrian M. me rassure : les appareils quantiques sont fondés sur les probabilités, non sur des certitudes absolues : « C’est comme la météo, m’explique-t-il, si l’on nous annonce de la pluie, mieux vaut prendre un parapluie, mais cela ne veut pas dire qu’il pleuvra ! » Pendant près d’une heure, la machine va procéder au traitement, en renvoyant des fréquences justes pour corriger celles qui sont faussées. En somme, elle donne au corps les bonnes réponses aux questions qu’elle a posées. Là encore, je ne sens rien. La séance dure une heure et demie. (Compter 60 € la séance - prix donné à titre indicatif).
Bilan : si mon mode de vie est plutôt sain, je suis capable de m’empoisonner l’existence, au sens littéral du terme, avec mes « prises de tête ». Voilà ce qui est étonnant ici : cet appareil tient autant compte des facteurs physiologiques et biologiques que de mes émotions, de mon état d’esprit mental et moral, de certains problèmes psychologiques. La fin de la séance se conclut par quelques conseils supplémentaires : boire davantage, bouger, pratiquer le yoga si je peux, rythmer mon mode de vie en fonction de la saison. Le Scio suggère quelques remèdes homéopathiques pour optimiser mon état corporel, mon mental et mon énergie. Sortie de la séance enthousiaste et détendue, je me suis sentie épuisée tout l’après-midi et me réveillerai le lendemain matin légèrement courbaturée. Rendez-vous a été pris pour vérifier si mes efforts auront déjà eu un véritable impact sur mon corps et mon esprit. »
SOURCE

L'essor des thérapies quantiques


Basée sur les découvertes de la physique quantique, une nouvelle façon de se soigner fait de plus en plus parler d’elle. Son postulat : nos cellules émettent des informations, qui déterminent notre état de santé et sur lesquelles il est possible d’agir. Explications.



« Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un lupus érythémateux, une maladie auto-immune chronique, raconte Lucia, une artiste de 50 ans. Depuis, suivie à l’hôpital, j’en étais arrivée à prendre onze médicaments par jour… Il y a six mois, un ami est venu me voir bouleversé après avoir essayé une nouvelle technique de soin qui, disait-il, n’avait rien à voir ni avec la médecine conventionnelle, ni avec les médecines naturelles. Une “machine” donnait des résultats dont l’exactitude l’avait dérouté. Je suis cartésienne et je n’ai pas peur des expériences nouvelles. J’ai donc consulté un thérapeute qui utilise cet appareil de biofeedback. En quelques minutes, l’écran a affiché clairement tout mon parcours médical ! Puis cette machine a effectué un traitement très étrange, consistant à envoyer des “informations” dans le corps. Après quelques séances, la plupart de mes symptômes ont disparu et, aujourd’hui, avec l’accord de mon médecin, je ne prends plus qu’un médicament par jour. »

Un diagnostic global

Un appareil capable d’effectuer un diagnostic précis et de traiter aussi rapidement une maladie auto-immune ? Si un cas ne vaut pas pour tous, les résultats sont étonnants. Et ce n’est qu’un des aspects de cette approche de la santé physique et psychique, qui se répand au point que certains médecins et chercheurs n’hésitent plus à dire qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Le premier congrès sur les thérapies quantiques d’Aix-en- Provence, en novembre 2010, a réuni des scientifiques du monde entier, parmi lesquels l’équipe du professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008. Depuis, les livres sur le sujet, les congrès affichant complets, les appareils de biofeedback ou les méthodes quantiques se multiplient…
Les « thérapies quantiques », ou la « médecine quantique », nous demandent de voir la vie, la santé et la maladie d’une tout autre façon : notre corps n’est plus un assemblage d’organes à traiter séparément, comme le fait la médecine conventionnelle, c’est un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules de lumière – des photons – qui échangent en permanence des informations, un univers lumineux dans lequel l’esprit et la matière ne font qu’un. Avec une idée clé : ce ne sont pas les échanges biochimiques de nos cellules qui déterminent notre état de santé, mais les informations qu’elles se communiquent entre elles. Ici, l’origine de la maladie n’est donc pas un problème purement biologique, mais un défaut d’information ; le symptôme n’est qu’une réaction à ce dernier.
Pour celui qui ne connaît pas le monde scientifique, l’idée peut sembler délirante. Pourtant, elle repose sur des dizaines d’années de recherches, commencées il y a un siècle avec Albert Einstein et ses travaux sur la nature de la lumière. Au fil des décennies, la physique quantique – qui décrit le comportement des atomes et des particules subatomiques – s’est développée en marge de la physique classique, car elle ne répond pas aux mêmes règles. La plus importante, pour comprendre le fondement de la médecine quantique : les ondes électromagnétiques sont en même temps des photons. Ces photons du corps humain sont loin d’être des vues de l’esprit : au cours des années 1970, Fritz-Albert Popp, un biophysicien allemand, a découvert l’existence de ce qu’il a appelé les « biophotons », des particules de lumière émises par nos cellules, qu’il a réussi à filmer. Ces minuscules courants lumineux, invisibles à l’oeil nu, portent les informations et contrôlent notre organisme. Mais pas n’importe comment.

Des capacités d’autoguérison stimulées

L’une des découvertes les plus importantes de la physique quantique, reprise et développée dans la thérapie quantique, est, en effet, la théorie des « champs énergétiques » : ce sont eux qui organisent et contrôlent notre corps. Ils forment un tout. En somme, le corps humain est une structure organisée d’informations. Ce que les Chinois ont compris depuis longtemps avec l’acupuncture, qui traite les flux d’énergie du corps ; ou les Indiens, avec leur médecine ayurvédique qui traite le « corps de lumière » et ses chakras…
Les appareils de biofeedback quantiques sont conçus pour détecter les ondes électromagnétiques, les « fréquences » émises par chacune des cellules de notre corps. Lorsque certaines sont brouillées ou « fausses », l’appareil renvoie des fréquences « justes » afin de corriger le problème. Imaginez que vous ayez un coup de déprime. Vous appelez votre meilleur ami. Ses paroles rassurantes vous remontent le moral et vous retrouvez assez d’énergie pour reprendre le cours normal de votre vie. L’aide reçue n’est pas « physique », mais vient des mots réconfortants. Or ce flot d’informations vous a été transmis par les fréquences du téléphone. Voilà, de manière imagée, comment fonctionnent les appareils de médecine quantique : ils envoient des ondes extrêmement fines qui « parlent » à nos cellules et leur transmettent des informations, elles-mêmes portées par les photons. Pour reprendre la métaphore, on pourrait dire que les fréquences sont les phrases réconfortantes de votre ami ; et les photons, les mots, avec leur sens.
Si la thérapie quantique fait usage d’appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, comme le Scio, le Korotkov, le Mora ou le Life, cette approche de la médecine n’est pour autant pas mécaniste : les machines ne fonctionnent pas seules. « En “dialoguant” avec notre champ d’informations, ces appareils stimulent nos capacités d’autoguérison, explique la journaliste et conférencière Lynn McTaggart, auteure du Lien quantique (Macro 2012). Mais rien ne peut se faire sans la présence d’un médecin ou d’un thérapeute. » Une interaction d’autant plus importante que cette nouvelle vision de la santé, donc de la vie, implique non seulement une relation entre le corps et l’esprit, mais l’union fondamentale de l’esprit et de la matière.

J’ai testé un appareil de biofeedback

Des électrodes, un écran d’ordinateur, des graphiques… Notre journaliste, Odile Chabrillac, a confié son corps au Scio, une machine destinée à diagnostiquer les défaillances de l’organisme et à rééquilibrer ce dernier.
« Sitôt arrivée dans le cabinet du praticien en biofeedback qui utilise le Scio, l’un des appareils de médecine quantique dont on parle le plus en ce moment, me voilà assise confortablement et harnachée d’électrodes aux chevilles, aux poignets et sur le front. Face à moi, un mur blanc sur lequel est projeté un écran d’ordinateur rempli d’informations et de graphiques. Adrian M., le thérapeute, me soumet d’abord à un questionnaire sur mon âge, mes habitudes d’hygiène de vie, les maladies et opérations passées, mon niveau de stress… Puis, pendant trois minutes, je suis priée de rester la plus détendue possible, car cette machine va envoyer des milliers d’infirmes fréquences dans mon organisme – plus de dix mille !–, comme autant de questions auxquelles chacune de mes cellules et chacun de mes organes devront répondre. Je ne sens rien, juste de légers picotements…
 
Le Scio fait un bilan très complet, physiologique et émotionnel. Il affiche d’abord des chiffres sur l’énergie, la pression sanguine, l’hydratation, l’oxygénation, le pH, la vitalité et les échanges cellulaires, la capacité de régénération de mon organisme… L’ensemble est plutôt bon, voire très bon. Ouf ! En revanche, il relève que je suis légèrement intoxiquée par certains produits, le chlore en particulier, et que mon niveau de stress est bien trop important. Le thérapeute me montre les graphiques et m’explique que le stress peut avoir un impact sur ma thyroïde, mon système endocrinien, et sur certains lobes cérébraux, avec un risque de maladie d’Alzheimer. Car cette machine évalue aussi les problèmes potentiels de chaque individu.
Adrian M. me rassure : les appareils quantiques sont fondés sur les probabilités, non sur des certitudes absolues : « C’est comme la météo, m’explique-t-il, si l’on nous annonce de la pluie, mieux vaut prendre un parapluie, mais cela ne veut pas dire qu’il pleuvra ! » Pendant près d’une heure, la machine va procéder au traitement, en renvoyant des fréquences justes pour corriger celles qui sont faussées. En somme, elle donne au corps les bonnes réponses aux questions qu’elle a posées. Là encore, je ne sens rien. La séance dure une heure et demie. (Compter 60 € la séance - prix donné à titre indicatif).
Bilan : si mon mode de vie est plutôt sain, je suis capable de m’empoisonner l’existence, au sens littéral du terme, avec mes « prises de tête ». Voilà ce qui est étonnant ici : cet appareil tient autant compte des facteurs physiologiques et biologiques que de mes émotions, de mon état d’esprit mental et moral, de certains problèmes psychologiques. La fin de la séance se conclut par quelques conseils supplémentaires : boire davantage, bouger, pratiquer le yoga si je peux, rythmer mon mode de vie en fonction de la saison. Le Scio suggère quelques remèdes homéopathiques pour optimiser mon état corporel, mon mental et mon énergie. Sortie de la séance enthousiaste et détendue, je me suis sentie épuisée tout l’après-midi et me réveillerai le lendemain matin légèrement courbaturée. Rendez-vous a été pris pour vérifier si mes efforts auront déjà eu un véritable impact sur mon corps et mon esprit. »
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30 oct. 2016

Que faire en cas de dépression et d'anxiété chez l'adolescent ?


Que faire en cas de dépression et d'anxiété chez l'adolescent ?Malgré leur attitude parfois énervante, les adolescents peuvent cacher un besoin d’écoute qui se traduit par des troubles psychophysiques.


Les troubles anxieux et la dépression sont des problèmes psychologiques graves qui peuvent pousser la personne qui en souffre jusqu’au suicide, peu importe son âge. En France et dans le monde, de plus en plus d’adolescents en sont touchés. Si vous êtes parent, vous pouvez agir pour aider un jeune en souffrance. Contrairement aux adultes qui peuvent trouver de l’aide tous seuls, vos enfants comptent sur vous pour trouver des solutions.

Maintenir le dialogue ouvert

Pas facile de parler aux ados qui ont tendance à se refermer sur eux-mêmes, voire à être irritables ou agressifs. Parfois la conversation tourne toujours autour de l’école, du planning de la journée ou des tâches ménagères. Essayez de trouver d’autres sujets à aborder, d’apprendre à connaître les motivations profondes de votre enfant, ses rêves, ses envies et ses éventuelles difficultés. Maintenir ce dialogue ouvert permet de prévenir les troubles d’anxiété et la dépression avant qu’il ne soit trop tard.

Donner de l’espace

Laisser les adolescents exercer leur autonomie est important pour forger leur caractère, mais en tant que parent vous pouvez surveiller leur comportement d’un œil attentif. Ont-ils abandonné des activités qu’ils avaient l’habitude d’apprécier ? Ont-ils des problèmes d’insomnie ou d’alimentation ? Leur attitude a-t-elle changé brusquement ? Si vous êtes inquiet, abordez la question sans jugement.

Ne pas s’énerver

Même si la tentation est très forte, car les ados savent très bien comment pousser leurs parents à bout, essayez de faire un effort pour voir au-delà de leur comportement agaçant. Si vous apprenez que votre enfant a fait une bêtise, parlez-lui et essayez de le comprendre avant de vous énerver ou de le punir. C’est peut-être sa façon de vous faire savoir qu’il a un problème et qu’il a besoin de votre attention. Cherchez à instaurer un climat de confiance plutôt que de confrontation. Si votre écoute ne suffit pas à résoudre ses soucis, n’hésitez pas à demander de l’aide à des professionnels de santé.
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27 juin 2016

Électrochocs : vieux préjugés, nouvelles approches





« Comme toute victime de maladie, notre rêve demeure celui de guérir. Toutefois, le souhait le plus cher des victimes de troubles mentaux est celui de se départir du mépris et de l’indifférence, qui pèsent plus lourd que la maladie elle-même. » Voilà le cri du cœur de Monsieur Z., qui porte quotidiennement un double stigma : celui d’être atteint d’une dépression bipolaire et celui d’être traité par électrochocs, communément appelée électroconvulsivothérapie (ECT).
L’électroconvulsivothérapie prise au piège de son histoire
Avant l’émergence des psychotropes (antidépresseurs, etc.), la médecine se trouvait bien démunie pour soigner les « aliénés » s’entassant dans les asiles. Parmi les tentatives, on expérimenta des thérapies pharmacologiques inusitées (coma insulinique, métrazol, etc.) visant à produire un coma ou une convulsion afin d’amener les sujets aux portes de la mort pour les soigner. Malheureusement, ces méthodes se sont avérées trop nocives.
Un jour où il visitait un abattoir, un neuropsychiatre italien, Ugo Cerletti (1877-1963), constata que les porcs électrisés convulsaient et tombaient inconscients. Ceux qui n’étaient pas tués par le boucher reprenaient conscience après quelques minutes. Il inventa alors la thérapie par électrochocs, destinée à produire une convulsion dans le cerveau par le passage d’un courant électrique. D’après l’une des hypothèses actuelles, l’action thérapeutique de cette méthode résulterait non pas de la convulsion elle-même, mais de la réponse anticonvulsive du cerveau, qui, pour combattre la crise, libèrerait des neurotransmetteurs induisant une plasticité neuronale dans le cortex préfrontal.

«L’extrême violence des crises convulsives musculaires induites par les électrochocs, réalisés à l’époque sans anesthésie et sans relaxant musculaire, laissait des traumatismes physiques irréversibles»

Dès 1938, cette technique fut appliquée à tout-va, et ce, pour bon nombre de pathologies sans grande restriction. Bien plus qu’un souvenir pénible, l’extrême violence des crises convulsives musculaires induites par les électrochocs, réalisés à l’époque sans anesthésie et sans relaxant musculaire, laissait des traumatismes physiques irréversibles : fractures, luxations, tassements de vertèbres et arrachements ligamentaires ou tendineux. Que l’évocation des électrochocs, symbole d’une technique inhumaine et barbare, frappe encore l’imaginaire, n’est pas étonnant! Surtout que plusieurs films (Vol au-dessus d’un nid de coucou, Alys Robi : Ma vie en cinémascope, etc.) ont témoigné de cette réalité d’antan.
Comment se fait-il alors qu’une telle thérapie soit encore utilisée? « Parce que, aujourd’hui, l’électroconvulsivothérapie (ECT) est très différente, et c’est ce que je voulais montrer dans ma vidéo », explique Monsieur Z. De fait, puisqu’une image vaut mille mots, Monsieur Z. a demandé que soit filmée l’une de ses séances d’ECT.
Donnons au moins le choix
Une fois par mois, Monsieur Z. se présente à l’hôpital, au petit matin, pour faire traiter sa dépression bipolaire par l’ECT. Installé au bloc opératoire, le psychiatre qui lui administrera l’ECT vient le voir avant que les infirmières ne placent des capteurs sur son corps. Ses signes vitaux seront enregistrés pendant l’intervention : son cerveau, son cœur et sa tension artérielle. Très vite, il s’endort sous l’effet de l’anesthésie générale. Un relaxant détend ses muscles et la stimulation électrique est lancée par deux électrodes positionnées sur son crâne. La convulsion ne dure que quelques secondes et seuls de faibles spasmes musculaires sont visibles. Monsieur Z. se réveille 5 minutes plus tard, encore un peu dans les nuages de l’anesthésie. La séance est terminée. Dans une heure, il sera assez alerte pour aller suivre ses cours à l’université. « Parfois, avant mes séances, je me sens comme un vieux char sans gaz avec un moteur qui tousse. J’ai hâte d’aller au garage pour un entretien “ électrique ”. Sorti du garage, je suis à nouveau un char neuf », confie-t-il.

«La pratique de l’ECT a beaucoup évolué, favorisant davantage le confort et la sécurité des usagers, mais son efficacité aussi a changé.»

La pratique de l’ECT a beaucoup évolué, favorisant davantage le confort et la sécurité des usagers, mais son efficacité aussi a changé. « En 1950, l’ECT modifiée apparaît : anesthésie générale de courte durée (en moyenne 15 minutes), administration d’un relaxant musculaire, oxygénation et surveillance constante des signes vitaux. Tout est différent! L’ECT est de nos jours extrêmement sécuritaire, non invasive et indolore », explique Simon Patry, psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (IUSMQ) et directeur du Centre d’excellence en ECT du Québec. Les paramètres de stimulation électrique eux-mêmes ont été optimisés dans les années 2000, ce qui diminua considérablement les effets secondaires :
  • i) L’intensité du courant employée étant plus faible, la convulsion est courte et contrôlée (20-25 secondes);
  • ii) l’onde électrique sinusoïdale a été remplacée par une onde carrée, souvent ultrabrève;
  • iii) les techniques unilatérale (stimulation au niveau d’une seule tempe) et frontale (stimulation au niveau du front) ont été ajoutées à la méthode bitemporale (stimulation au niveau des tempes droite et gauche). 
Au vu des recherches effectuées, l’innocuité de l’ECT devrait augmenter davantage dans les années à venir. À suivre, par exemple, les travaux réalisés à l’IUSMQ par Simon Patry sur la titration, qui permet de mesurer le seuil convulsif (charge électrique requise pour induire une convulsion cérébrale) propre à chaque individu. Actuellement, l’énergie électrique nécessaire est déterminée en fonction de l’âge de l’individu sans prendre en compte les autres facteurs (genre, médicaments, etc.) qui font varier le seuil convulsif. « Sachant que la charge électrique employée influe sur l'efficacité et les effets secondaires de l'ECT, la titration est une méthode très prometteuse », s'enthousiasme le Dr Patry.
Ainsi décrite, l’ECT semble un traitement banal. Pourtant, elle reste une thérapie de dernier recours administrée selon des indications bien précises. « Aujourd’hui, elle est proposée uniquement aux patients souffrant de dépression majeure, de certaines formes de maladie bipolaire ou de schizophrénie lorsque les traitements habituels, comme la médication et la psychothérapie, ont échoué ou sont contre-indiqués, ou encore, lorsque la vie des patients est fortement menacée à court terme », précise le Dr Patry. Comme toutes les médications psychiatriques existantes, l’ECT ne fonctionne que chez certaines personnes. « Les antidépresseurs aident 60 à 70 % des patients tandis que l’ECT soulage 60 % des personnes qui n’ont pas eu de résultats avec les médicaments. Elle semble donc constituer le traitement antidépresseur le plus efficace.

«Son seul regret est de ne pas avoir essayé ce traitement quand il avait 20 ans.»

Parallèlement, on note un taux d’efficacité de 80-90 % dans d’autres pathologies telles que la catatonie. Elle pourra également avoir certaines conséquences négatives bénignes : confusion et maux de tête le jour du traitement, voire perte de mémoire. « À noter qu’une dépression non soignée provoque aussi des troubles de la mémoire », ajoute le Dr Patry. Généralement, les souvenirs reviennent quelques jours ou plusieurs mois après le traitement; rarement, l’oubli perdure. « Je suis l’un de ceux ayant subi les plus grosses pertes de mémoire. C’est une partie de mon disque dur qui est effacée à jamais », avoue Monsieur  Z. Alors, pourquoi avoir opté pour cette thérapie? La réponse est une évidence pour lui : le choix entre vivre ou mourir : « Mes épisodes dépressifs surviennent sans préavis en 24-48 h. Après, c’est l’enfer. J’ai un ralentissement psychomoteur très important et une fatigue extrême, comme si je devais tirer un train sans locomotive. Les traitements réguliers d’ECT demeurent le moyen le plus efficace pour me permettre de vaquer sans problèmes à mes activités quotidiennes sans craindre la survenue d’un nouvel épisode dépressif bipolaire. » Son seul regret est de ne pas avoir essayé ce traitement quand il avait 20 ans.
La prise de décision appartient à chacun et se fait en comparant les risques (effets secondaires possibles) et les bénéfices du traitement sur sa vie. Encore faut-il pouvoir faire librement son choix sans que le regard des autres pèse plus lourdement que les effets assumés de la thérapie!

En parler et faire voir 

Avant qu'il n'ait recours à l’ECT, l’histoire de Monsieur Z. était faite d’une succession d’épisodes dépressifs, de rémissions, d’études, puis de congés forcés; d’espoir, puis de découragement. Si beaucoup de gens le qualifient encore, je cite, d’« instable, de fucké ou de crisse de fou », il est quant à moi un homme qui a su déplacer des montagnes grâce à une motivation et un courage peu égalés.
L’écrivain Henry David Thoreau constatait que « nous n’avons rien à craindre sauf la peur elle-même ». Dans le contexte de la santé mentale, cette phrase prend tout son sens. La peur associée au manque de connaissances engendre des jugements erronés qui provoquent rejet et discrimination. « On tourne le dos aux fous, on évite leur regard par peur d’être entraînés dans leur folie. Cette indifférence et ce jugement nous culpabilisent et nous isolent », témoigne Monsieur Z. La stigmatisation se répercute sur chaque sphère de sa vie : rapport à soi, relations familiales, travail et accès aux soins. Doublement étiqueté par son trouble mental et son traitement d’ECT, deux fois coupable, Monsieur Z. en a largement payé les frais.
Pour changer les mentalités, Monsieur Z. raconte son histoire, ses traitements et ses défis par écrit, par l’image ou par la parole (conférences). Mais les préjugés ont la vie dure et il faut s’en protéger. Les répercussions des préjugés sociaux l’ont contraint à retirer son blogue sur l’ECT et à rendre sa vidéo anonyme.
 
Ironiquement, bien que tout le monde s’accorde pour dire qu’informer est le seul moyen de lutter contre la stigmatisation en santé mentale, ceux qui ont le plus de choses à nous apprendre, les patients eux-mêmes, ne sont pas entendus. À la lumière de ces faits, je m’interroge sur les actions possibles. Peut-être suivre l’exemple de Monsieur Z. et avoir le courage de persister! Favoriser l’accès à l’information, sans diaboliser ni banaliser l’ECT, pour donner au moins le choix!

L'essor des thérapies quantiques


Basée sur les découvertes de la physique quantique, une nouvelle façon de se soigner fait de plus en plus parler d’elle. Son postulat : nos cellules émettent des informations, qui déterminent notre état de santé et sur lesquelles il est possible d’agir. Explications.


« Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un lupus érythémateux, une maladie auto-immune chronique, raconte Lucia, une artiste de 50 ans. Depuis, suivie à l’hôpital, j’en étais arrivée à prendre onze médicaments par jour… Il y a six mois, un ami est venu me voir bouleversé après avoir essayé une nouvelle technique de soin qui, disait-il, n’avait rien à voir ni avec la médecine conventionnelle, ni avec les médecines naturelles. Une “machine” donnait des résultats dont l’exactitude l’avait dérouté. Je suis cartésienne et je n’ai pas peur des expériences nouvelles. J’ai donc consulté un thérapeute qui utilise cet appareil de biofeedback. En quelques minutes, l’écran a affiché clairement tout mon parcours médical ! Puis cette machine a effectué un traitement très étrange, consistant à envoyer des “informations” dans le corps. Après quelques séances, la plupart de mes symptômes ont disparu et, aujourd’hui, avec l’accord de mon médecin, je ne prends plus qu’un médicament par jour. »

Un diagnostic global

Un appareil capable d’effectuer un diagnostic précis et de traiter aussi rapidement une maladie auto-immune ? Si un cas ne vaut pas pour tous, les résultats sont étonnants. Et ce n’est qu’un des aspects de cette approche de la santé physique et psychique, qui se répand au point que certains médecins et chercheurs n’hésitent plus à dire qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Le premier congrès sur les thérapies quantiques d’Aix-en- Provence, en novembre 2010, a réuni des scientifiques du monde entier, parmi lesquels l’équipe du professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008. Depuis, les livres sur le sujet, les congrès affichant complets, les appareils de biofeedback ou les méthodes quantiques se multiplient…
Les « thérapies quantiques », ou la « médecine quantique », nous demandent de voir la vie, la santé et la maladie d’une tout autre façon : notre corps n’est plus un assemblage d’organes à traiter séparément, comme le fait la médecine conventionnelle, c’est un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules de lumière – des photons – qui échangent en permanence des informations, un univers lumineux dans lequel l’esprit et la matière ne font qu’un. Avec une idée clé : ce ne sont pas les échanges biochimiques de nos cellules qui déterminent notre état de santé, mais les informations qu’elles se communiquent entre elles. Ici, l’origine de la maladie n’est donc pas un problème purement biologique, mais un défaut d’information ; le symptôme n’est qu’une réaction à ce dernier.
Pour celui qui ne connaît pas le monde scientifique, l’idée peut sembler délirante. Pourtant, elle repose sur des dizaines d’années de recherches, commencées il y a un siècle avec Albert Einstein et ses travaux sur la nature de la lumière. Au fil des décennies, la physique quantique – qui décrit le comportement des atomes et des particules subatomiques – s’est développée en marge de la physique classique, car elle ne répond pas aux mêmes règles. La plus importante, pour comprendre le fondement de la médecine quantique : les ondes électromagnétiques sont en même temps des photons. Ces photons du corps humain sont loin d’être des vues de l’esprit : au cours des années 1970, Fritz-Albert Popp, un biophysicien allemand, a découvert l’existence de ce qu’il a appelé les « biophotons », des particules de lumière émises par nos cellules, qu’il a réussi à filmer. Ces minuscules courants lumineux, invisibles à l’oeil nu, portent les informations et contrôlent notre organisme. Mais pas n’importe comment.

Des capacités d’autoguérison stimulées

L’une des découvertes les plus importantes de la physique quantique, reprise et développée dans la thérapie quantique, est, en effet, la théorie des « champs énergétiques » : ce sont eux qui organisent et contrôlent notre corps. Ils forment un tout. En somme, le corps humain est une structure organisée d’informations. Ce que les Chinois ont compris depuis longtemps avec l’acupuncture, qui traite les flux d’énergie du corps ; ou les Indiens, avec leur médecine ayurvédique qui traite le « corps de lumière » et ses chakras…
Les appareils de biofeedback quantiques sont conçus pour détecter les ondes électromagnétiques, les « fréquences » émises par chacune des cellules de notre corps. Lorsque certaines sont brouillées ou « fausses », l’appareil renvoie des fréquences « justes » afin de corriger le problème. Imaginez que vous ayez un coup de déprime. Vous appelez votre meilleur ami. Ses paroles rassurantes vous remontent le moral et vous retrouvez assez d’énergie pour reprendre le cours normal de votre vie. L’aide reçue n’est pas « physique », mais vient des mots réconfortants. Or ce flot d’informations vous a été transmis par les fréquences du téléphone. Voilà, de manière imagée, comment fonctionnent les appareils de médecine quantique : ils envoient des ondes extrêmement fines qui « parlent » à nos cellules et leur transmettent des informations, elles-mêmes portées par les photons. Pour reprendre la métaphore, on pourrait dire que les fréquences sont les phrases réconfortantes de votre ami ; et les photons, les mots, avec leur sens.
Si la thérapie quantique fait usage d’appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, comme le Scio, le Korotkov, le Mora ou le Life, cette approche de la médecine n’est pour autant pas mécaniste : les machines ne fonctionnent pas seules. « En “dialoguant” avec notre champ d’informations, ces appareils stimulent nos capacités d’autoguérison, explique la journaliste et conférencière Lynn McTaggart, auteure du Lien quantique (Macro 2012). Mais rien ne peut se faire sans la présence d’un médecin ou d’un thérapeute. » Une interaction d’autant plus importante que cette nouvelle vision de la santé, donc de la vie, implique non seulement une relation entre le corps et l’esprit, mais l’union fondamentale de l’esprit et de la matière.

J’ai testé un appareil de biofeedback

Des électrodes, un écran d’ordinateur, des graphiques… Notre journaliste, Odile Chabrillac, a confié son corps au Scio, une machine destinée à diagnostiquer les défaillances de l’organisme et à rééquilibrer ce dernier.
« Sitôt arrivée dans le cabinet du praticien en biofeedback qui utilise le Scio, l’un des appareils de médecine quantique dont on parle le plus en ce moment, me voilà assise confortablement et harnachée d’électrodes aux chevilles, aux poignets et sur le front. Face à moi, un mur blanc sur lequel est projeté un écran d’ordinateur rempli d’informations et de graphiques. Adrian M., le thérapeute, me soumet d’abord à un questionnaire sur mon âge, mes habitudes d’hygiène de vie, les maladies et opérations passées, mon niveau de stress… Puis, pendant trois minutes, je suis priée de rester la plus détendue possible, car cette machine va envoyer des milliers d’infirmes fréquences dans mon organisme – plus de dix mille !–, comme autant de questions auxquelles chacune de mes cellules et chacun de mes organes devront répondre. Je ne sens rien, juste de légers picotements…
 
Le Scio fait un bilan très complet, physiologique et émotionnel. Il affiche d’abord des chiffres sur l’énergie, la pression sanguine, l’hydratation, l’oxygénation, le pH, la vitalité et les échanges cellulaires, la capacité de régénération de mon organisme… L’ensemble est plutôt bon, voire très bon. Ouf ! En revanche, il relève que je suis légèrement intoxiquée par certains produits, le chlore en particulier, et que mon niveau de stress est bien trop important. Le thérapeute me montre les graphiques et m’explique que le stress peut avoir un impact sur ma thyroïde, mon système endocrinien, et sur certains lobes cérébraux, avec un risque de maladie d’Alzheimer. Car cette machine évalue aussi les problèmes potentiels de chaque individu.
Adrian M. me rassure : les appareils quantiques sont fondés sur les probabilités, non sur des certitudes absolues : « C’est comme la météo, m’explique-t-il, si l’on nous annonce de la pluie, mieux vaut prendre un parapluie, mais cela ne veut pas dire qu’il pleuvra ! » Pendant près d’une heure, la machine va procéder au traitement, en renvoyant des fréquences justes pour corriger celles qui sont faussées. En somme, elle donne au corps les bonnes réponses aux questions qu’elle a posées. Là encore, je ne sens rien. La séance dure une heure et demie. (Compter 60 € la séance - prix donné à titre indicatif).
Bilan : si mon mode de vie est plutôt sain, je suis capable de m’empoisonner l’existence, au sens littéral du terme, avec mes « prises de tête ». Voilà ce qui est étonnant ici : cet appareil tient autant compte des facteurs physiologiques et biologiques que de mes émotions, de mon état d’esprit mental et moral, de certains problèmes psychologiques. La fin de la séance se conclut par quelques conseils supplémentaires : boire davantage, bouger, pratiquer le yoga si je peux, rythmer mon mode de vie en fonction de la saison. Le Scio suggère quelques remèdes homéopathiques pour optimiser mon état corporel, mon mental et mon énergie. Sortie de la séance enthousiaste et détendue, je me suis sentie épuisée tout l’après-midi et me réveillerai le lendemain matin légèrement courbaturée. Rendez-vous a été pris pour vérifier si mes efforts auront déjà eu un véritable impact sur mon corps et mon esprit. »
SOURCE

L'essor des thérapies quantiques


Basée sur les découvertes de la physique quantique, une nouvelle façon de se soigner fait de plus en plus parler d’elle. Son postulat : nos cellules émettent des informations, qui déterminent notre état de santé et sur lesquelles il est possible d’agir. Explications.



« Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un lupus érythémateux, une maladie auto-immune chronique, raconte Lucia, une artiste de 50 ans. Depuis, suivie à l’hôpital, j’en étais arrivée à prendre onze médicaments par jour… Il y a six mois, un ami est venu me voir bouleversé après avoir essayé une nouvelle technique de soin qui, disait-il, n’avait rien à voir ni avec la médecine conventionnelle, ni avec les médecines naturelles. Une “machine” donnait des résultats dont l’exactitude l’avait dérouté. Je suis cartésienne et je n’ai pas peur des expériences nouvelles. J’ai donc consulté un thérapeute qui utilise cet appareil de biofeedback. En quelques minutes, l’écran a affiché clairement tout mon parcours médical ! Puis cette machine a effectué un traitement très étrange, consistant à envoyer des “informations” dans le corps. Après quelques séances, la plupart de mes symptômes ont disparu et, aujourd’hui, avec l’accord de mon médecin, je ne prends plus qu’un médicament par jour. »

Un diagnostic global

Un appareil capable d’effectuer un diagnostic précis et de traiter aussi rapidement une maladie auto-immune ? Si un cas ne vaut pas pour tous, les résultats sont étonnants. Et ce n’est qu’un des aspects de cette approche de la santé physique et psychique, qui se répand au point que certains médecins et chercheurs n’hésitent plus à dire qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Le premier congrès sur les thérapies quantiques d’Aix-en- Provence, en novembre 2010, a réuni des scientifiques du monde entier, parmi lesquels l’équipe du professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008. Depuis, les livres sur le sujet, les congrès affichant complets, les appareils de biofeedback ou les méthodes quantiques se multiplient…
Les « thérapies quantiques », ou la « médecine quantique », nous demandent de voir la vie, la santé et la maladie d’une tout autre façon : notre corps n’est plus un assemblage d’organes à traiter séparément, comme le fait la médecine conventionnelle, c’est un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules de lumière – des photons – qui échangent en permanence des informations, un univers lumineux dans lequel l’esprit et la matière ne font qu’un. Avec une idée clé : ce ne sont pas les échanges biochimiques de nos cellules qui déterminent notre état de santé, mais les informations qu’elles se communiquent entre elles. Ici, l’origine de la maladie n’est donc pas un problème purement biologique, mais un défaut d’information ; le symptôme n’est qu’une réaction à ce dernier.
Pour celui qui ne connaît pas le monde scientifique, l’idée peut sembler délirante. Pourtant, elle repose sur des dizaines d’années de recherches, commencées il y a un siècle avec Albert Einstein et ses travaux sur la nature de la lumière. Au fil des décennies, la physique quantique – qui décrit le comportement des atomes et des particules subatomiques – s’est développée en marge de la physique classique, car elle ne répond pas aux mêmes règles. La plus importante, pour comprendre le fondement de la médecine quantique : les ondes électromagnétiques sont en même temps des photons. Ces photons du corps humain sont loin d’être des vues de l’esprit : au cours des années 1970, Fritz-Albert Popp, un biophysicien allemand, a découvert l’existence de ce qu’il a appelé les « biophotons », des particules de lumière émises par nos cellules, qu’il a réussi à filmer. Ces minuscules courants lumineux, invisibles à l’oeil nu, portent les informations et contrôlent notre organisme. Mais pas n’importe comment.

Des capacités d’autoguérison stimulées

L’une des découvertes les plus importantes de la physique quantique, reprise et développée dans la thérapie quantique, est, en effet, la théorie des « champs énergétiques » : ce sont eux qui organisent et contrôlent notre corps. Ils forment un tout. En somme, le corps humain est une structure organisée d’informations. Ce que les Chinois ont compris depuis longtemps avec l’acupuncture, qui traite les flux d’énergie du corps ; ou les Indiens, avec leur médecine ayurvédique qui traite le « corps de lumière » et ses chakras…
Les appareils de biofeedback quantiques sont conçus pour détecter les ondes électromagnétiques, les « fréquences » émises par chacune des cellules de notre corps. Lorsque certaines sont brouillées ou « fausses », l’appareil renvoie des fréquences « justes » afin de corriger le problème. Imaginez que vous ayez un coup de déprime. Vous appelez votre meilleur ami. Ses paroles rassurantes vous remontent le moral et vous retrouvez assez d’énergie pour reprendre le cours normal de votre vie. L’aide reçue n’est pas « physique », mais vient des mots réconfortants. Or ce flot d’informations vous a été transmis par les fréquences du téléphone. Voilà, de manière imagée, comment fonctionnent les appareils de médecine quantique : ils envoient des ondes extrêmement fines qui « parlent » à nos cellules et leur transmettent des informations, elles-mêmes portées par les photons. Pour reprendre la métaphore, on pourrait dire que les fréquences sont les phrases réconfortantes de votre ami ; et les photons, les mots, avec leur sens.
Si la thérapie quantique fait usage d’appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, comme le Scio, le Korotkov, le Mora ou le Life, cette approche de la médecine n’est pour autant pas mécaniste : les machines ne fonctionnent pas seules. « En “dialoguant” avec notre champ d’informations, ces appareils stimulent nos capacités d’autoguérison, explique la journaliste et conférencière Lynn McTaggart, auteure du Lien quantique (Macro 2012). Mais rien ne peut se faire sans la présence d’un médecin ou d’un thérapeute. » Une interaction d’autant plus importante que cette nouvelle vision de la santé, donc de la vie, implique non seulement une relation entre le corps et l’esprit, mais l’union fondamentale de l’esprit et de la matière.

J’ai testé un appareil de biofeedback

Des électrodes, un écran d’ordinateur, des graphiques… Notre journaliste, Odile Chabrillac, a confié son corps au Scio, une machine destinée à diagnostiquer les défaillances de l’organisme et à rééquilibrer ce dernier.
« Sitôt arrivée dans le cabinet du praticien en biofeedback qui utilise le Scio, l’un des appareils de médecine quantique dont on parle le plus en ce moment, me voilà assise confortablement et harnachée d’électrodes aux chevilles, aux poignets et sur le front. Face à moi, un mur blanc sur lequel est projeté un écran d’ordinateur rempli d’informations et de graphiques. Adrian M., le thérapeute, me soumet d’abord à un questionnaire sur mon âge, mes habitudes d’hygiène de vie, les maladies et opérations passées, mon niveau de stress… Puis, pendant trois minutes, je suis priée de rester la plus détendue possible, car cette machine va envoyer des milliers d’infirmes fréquences dans mon organisme – plus de dix mille !–, comme autant de questions auxquelles chacune de mes cellules et chacun de mes organes devront répondre. Je ne sens rien, juste de légers picotements…
 
Le Scio fait un bilan très complet, physiologique et émotionnel. Il affiche d’abord des chiffres sur l’énergie, la pression sanguine, l’hydratation, l’oxygénation, le pH, la vitalité et les échanges cellulaires, la capacité de régénération de mon organisme… L’ensemble est plutôt bon, voire très bon. Ouf ! En revanche, il relève que je suis légèrement intoxiquée par certains produits, le chlore en particulier, et que mon niveau de stress est bien trop important. Le thérapeute me montre les graphiques et m’explique que le stress peut avoir un impact sur ma thyroïde, mon système endocrinien, et sur certains lobes cérébraux, avec un risque de maladie d’Alzheimer. Car cette machine évalue aussi les problèmes potentiels de chaque individu.
Adrian M. me rassure : les appareils quantiques sont fondés sur les probabilités, non sur des certitudes absolues : « C’est comme la météo, m’explique-t-il, si l’on nous annonce de la pluie, mieux vaut prendre un parapluie, mais cela ne veut pas dire qu’il pleuvra ! » Pendant près d’une heure, la machine va procéder au traitement, en renvoyant des fréquences justes pour corriger celles qui sont faussées. En somme, elle donne au corps les bonnes réponses aux questions qu’elle a posées. Là encore, je ne sens rien. La séance dure une heure et demie. (Compter 60 € la séance - prix donné à titre indicatif).
Bilan : si mon mode de vie est plutôt sain, je suis capable de m’empoisonner l’existence, au sens littéral du terme, avec mes « prises de tête ». Voilà ce qui est étonnant ici : cet appareil tient autant compte des facteurs physiologiques et biologiques que de mes émotions, de mon état d’esprit mental et moral, de certains problèmes psychologiques. La fin de la séance se conclut par quelques conseils supplémentaires : boire davantage, bouger, pratiquer le yoga si je peux, rythmer mon mode de vie en fonction de la saison. Le Scio suggère quelques remèdes homéopathiques pour optimiser mon état corporel, mon mental et mon énergie. Sortie de la séance enthousiaste et détendue, je me suis sentie épuisée tout l’après-midi et me réveillerai le lendemain matin légèrement courbaturée. Rendez-vous a été pris pour vérifier si mes efforts auront déjà eu un véritable impact sur mon corps et mon esprit. »
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Que faire en cas de dépression et d'anxiété chez l'adolescent ?


Que faire en cas de dépression et d'anxiété chez l'adolescent ?Malgré leur attitude parfois énervante, les adolescents peuvent cacher un besoin d’écoute qui se traduit par des troubles psychophysiques.


Les troubles anxieux et la dépression sont des problèmes psychologiques graves qui peuvent pousser la personne qui en souffre jusqu’au suicide, peu importe son âge. En France et dans le monde, de plus en plus d’adolescents en sont touchés. Si vous êtes parent, vous pouvez agir pour aider un jeune en souffrance. Contrairement aux adultes qui peuvent trouver de l’aide tous seuls, vos enfants comptent sur vous pour trouver des solutions.

Maintenir le dialogue ouvert

Pas facile de parler aux ados qui ont tendance à se refermer sur eux-mêmes, voire à être irritables ou agressifs. Parfois la conversation tourne toujours autour de l’école, du planning de la journée ou des tâches ménagères. Essayez de trouver d’autres sujets à aborder, d’apprendre à connaître les motivations profondes de votre enfant, ses rêves, ses envies et ses éventuelles difficultés. Maintenir ce dialogue ouvert permet de prévenir les troubles d’anxiété et la dépression avant qu’il ne soit trop tard.

Donner de l’espace

Laisser les adolescents exercer leur autonomie est important pour forger leur caractère, mais en tant que parent vous pouvez surveiller leur comportement d’un œil attentif. Ont-ils abandonné des activités qu’ils avaient l’habitude d’apprécier ? Ont-ils des problèmes d’insomnie ou d’alimentation ? Leur attitude a-t-elle changé brusquement ? Si vous êtes inquiet, abordez la question sans jugement.

Ne pas s’énerver

Même si la tentation est très forte, car les ados savent très bien comment pousser leurs parents à bout, essayez de faire un effort pour voir au-delà de leur comportement agaçant. Si vous apprenez que votre enfant a fait une bêtise, parlez-lui et essayez de le comprendre avant de vous énerver ou de le punir. C’est peut-être sa façon de vous faire savoir qu’il a un problème et qu’il a besoin de votre attention. Cherchez à instaurer un climat de confiance plutôt que de confrontation. Si votre écoute ne suffit pas à résoudre ses soucis, n’hésitez pas à demander de l’aide à des professionnels de santé.
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Électrochocs : vieux préjugés, nouvelles approches





« Comme toute victime de maladie, notre rêve demeure celui de guérir. Toutefois, le souhait le plus cher des victimes de troubles mentaux est celui de se départir du mépris et de l’indifférence, qui pèsent plus lourd que la maladie elle-même. » Voilà le cri du cœur de Monsieur Z., qui porte quotidiennement un double stigma : celui d’être atteint d’une dépression bipolaire et celui d’être traité par électrochocs, communément appelée électroconvulsivothérapie (ECT).
L’électroconvulsivothérapie prise au piège de son histoire
Avant l’émergence des psychotropes (antidépresseurs, etc.), la médecine se trouvait bien démunie pour soigner les « aliénés » s’entassant dans les asiles. Parmi les tentatives, on expérimenta des thérapies pharmacologiques inusitées (coma insulinique, métrazol, etc.) visant à produire un coma ou une convulsion afin d’amener les sujets aux portes de la mort pour les soigner. Malheureusement, ces méthodes se sont avérées trop nocives.
Un jour où il visitait un abattoir, un neuropsychiatre italien, Ugo Cerletti (1877-1963), constata que les porcs électrisés convulsaient et tombaient inconscients. Ceux qui n’étaient pas tués par le boucher reprenaient conscience après quelques minutes. Il inventa alors la thérapie par électrochocs, destinée à produire une convulsion dans le cerveau par le passage d’un courant électrique. D’après l’une des hypothèses actuelles, l’action thérapeutique de cette méthode résulterait non pas de la convulsion elle-même, mais de la réponse anticonvulsive du cerveau, qui, pour combattre la crise, libèrerait des neurotransmetteurs induisant une plasticité neuronale dans le cortex préfrontal.

«L’extrême violence des crises convulsives musculaires induites par les électrochocs, réalisés à l’époque sans anesthésie et sans relaxant musculaire, laissait des traumatismes physiques irréversibles»

Dès 1938, cette technique fut appliquée à tout-va, et ce, pour bon nombre de pathologies sans grande restriction. Bien plus qu’un souvenir pénible, l’extrême violence des crises convulsives musculaires induites par les électrochocs, réalisés à l’époque sans anesthésie et sans relaxant musculaire, laissait des traumatismes physiques irréversibles : fractures, luxations, tassements de vertèbres et arrachements ligamentaires ou tendineux. Que l’évocation des électrochocs, symbole d’une technique inhumaine et barbare, frappe encore l’imaginaire, n’est pas étonnant! Surtout que plusieurs films (Vol au-dessus d’un nid de coucou, Alys Robi : Ma vie en cinémascope, etc.) ont témoigné de cette réalité d’antan.
Comment se fait-il alors qu’une telle thérapie soit encore utilisée? « Parce que, aujourd’hui, l’électroconvulsivothérapie (ECT) est très différente, et c’est ce que je voulais montrer dans ma vidéo », explique Monsieur Z. De fait, puisqu’une image vaut mille mots, Monsieur Z. a demandé que soit filmée l’une de ses séances d’ECT.
Donnons au moins le choix
Une fois par mois, Monsieur Z. se présente à l’hôpital, au petit matin, pour faire traiter sa dépression bipolaire par l’ECT. Installé au bloc opératoire, le psychiatre qui lui administrera l’ECT vient le voir avant que les infirmières ne placent des capteurs sur son corps. Ses signes vitaux seront enregistrés pendant l’intervention : son cerveau, son cœur et sa tension artérielle. Très vite, il s’endort sous l’effet de l’anesthésie générale. Un relaxant détend ses muscles et la stimulation électrique est lancée par deux électrodes positionnées sur son crâne. La convulsion ne dure que quelques secondes et seuls de faibles spasmes musculaires sont visibles. Monsieur Z. se réveille 5 minutes plus tard, encore un peu dans les nuages de l’anesthésie. La séance est terminée. Dans une heure, il sera assez alerte pour aller suivre ses cours à l’université. « Parfois, avant mes séances, je me sens comme un vieux char sans gaz avec un moteur qui tousse. J’ai hâte d’aller au garage pour un entretien “ électrique ”. Sorti du garage, je suis à nouveau un char neuf », confie-t-il.

«La pratique de l’ECT a beaucoup évolué, favorisant davantage le confort et la sécurité des usagers, mais son efficacité aussi a changé.»

La pratique de l’ECT a beaucoup évolué, favorisant davantage le confort et la sécurité des usagers, mais son efficacité aussi a changé. « En 1950, l’ECT modifiée apparaît : anesthésie générale de courte durée (en moyenne 15 minutes), administration d’un relaxant musculaire, oxygénation et surveillance constante des signes vitaux. Tout est différent! L’ECT est de nos jours extrêmement sécuritaire, non invasive et indolore », explique Simon Patry, psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (IUSMQ) et directeur du Centre d’excellence en ECT du Québec. Les paramètres de stimulation électrique eux-mêmes ont été optimisés dans les années 2000, ce qui diminua considérablement les effets secondaires :
  • i) L’intensité du courant employée étant plus faible, la convulsion est courte et contrôlée (20-25 secondes);
  • ii) l’onde électrique sinusoïdale a été remplacée par une onde carrée, souvent ultrabrève;
  • iii) les techniques unilatérale (stimulation au niveau d’une seule tempe) et frontale (stimulation au niveau du front) ont été ajoutées à la méthode bitemporale (stimulation au niveau des tempes droite et gauche). 
Au vu des recherches effectuées, l’innocuité de l’ECT devrait augmenter davantage dans les années à venir. À suivre, par exemple, les travaux réalisés à l’IUSMQ par Simon Patry sur la titration, qui permet de mesurer le seuil convulsif (charge électrique requise pour induire une convulsion cérébrale) propre à chaque individu. Actuellement, l’énergie électrique nécessaire est déterminée en fonction de l’âge de l’individu sans prendre en compte les autres facteurs (genre, médicaments, etc.) qui font varier le seuil convulsif. « Sachant que la charge électrique employée influe sur l'efficacité et les effets secondaires de l'ECT, la titration est une méthode très prometteuse », s'enthousiasme le Dr Patry.
Ainsi décrite, l’ECT semble un traitement banal. Pourtant, elle reste une thérapie de dernier recours administrée selon des indications bien précises. « Aujourd’hui, elle est proposée uniquement aux patients souffrant de dépression majeure, de certaines formes de maladie bipolaire ou de schizophrénie lorsque les traitements habituels, comme la médication et la psychothérapie, ont échoué ou sont contre-indiqués, ou encore, lorsque la vie des patients est fortement menacée à court terme », précise le Dr Patry. Comme toutes les médications psychiatriques existantes, l’ECT ne fonctionne que chez certaines personnes. « Les antidépresseurs aident 60 à 70 % des patients tandis que l’ECT soulage 60 % des personnes qui n’ont pas eu de résultats avec les médicaments. Elle semble donc constituer le traitement antidépresseur le plus efficace.

«Son seul regret est de ne pas avoir essayé ce traitement quand il avait 20 ans.»

Parallèlement, on note un taux d’efficacité de 80-90 % dans d’autres pathologies telles que la catatonie. Elle pourra également avoir certaines conséquences négatives bénignes : confusion et maux de tête le jour du traitement, voire perte de mémoire. « À noter qu’une dépression non soignée provoque aussi des troubles de la mémoire », ajoute le Dr Patry. Généralement, les souvenirs reviennent quelques jours ou plusieurs mois après le traitement; rarement, l’oubli perdure. « Je suis l’un de ceux ayant subi les plus grosses pertes de mémoire. C’est une partie de mon disque dur qui est effacée à jamais », avoue Monsieur  Z. Alors, pourquoi avoir opté pour cette thérapie? La réponse est une évidence pour lui : le choix entre vivre ou mourir : « Mes épisodes dépressifs surviennent sans préavis en 24-48 h. Après, c’est l’enfer. J’ai un ralentissement psychomoteur très important et une fatigue extrême, comme si je devais tirer un train sans locomotive. Les traitements réguliers d’ECT demeurent le moyen le plus efficace pour me permettre de vaquer sans problèmes à mes activités quotidiennes sans craindre la survenue d’un nouvel épisode dépressif bipolaire. » Son seul regret est de ne pas avoir essayé ce traitement quand il avait 20 ans.
La prise de décision appartient à chacun et se fait en comparant les risques (effets secondaires possibles) et les bénéfices du traitement sur sa vie. Encore faut-il pouvoir faire librement son choix sans que le regard des autres pèse plus lourdement que les effets assumés de la thérapie!

En parler et faire voir 

Avant qu'il n'ait recours à l’ECT, l’histoire de Monsieur Z. était faite d’une succession d’épisodes dépressifs, de rémissions, d’études, puis de congés forcés; d’espoir, puis de découragement. Si beaucoup de gens le qualifient encore, je cite, d’« instable, de fucké ou de crisse de fou », il est quant à moi un homme qui a su déplacer des montagnes grâce à une motivation et un courage peu égalés.
L’écrivain Henry David Thoreau constatait que « nous n’avons rien à craindre sauf la peur elle-même ». Dans le contexte de la santé mentale, cette phrase prend tout son sens. La peur associée au manque de connaissances engendre des jugements erronés qui provoquent rejet et discrimination. « On tourne le dos aux fous, on évite leur regard par peur d’être entraînés dans leur folie. Cette indifférence et ce jugement nous culpabilisent et nous isolent », témoigne Monsieur Z. La stigmatisation se répercute sur chaque sphère de sa vie : rapport à soi, relations familiales, travail et accès aux soins. Doublement étiqueté par son trouble mental et son traitement d’ECT, deux fois coupable, Monsieur Z. en a largement payé les frais.
Pour changer les mentalités, Monsieur Z. raconte son histoire, ses traitements et ses défis par écrit, par l’image ou par la parole (conférences). Mais les préjugés ont la vie dure et il faut s’en protéger. Les répercussions des préjugés sociaux l’ont contraint à retirer son blogue sur l’ECT et à rendre sa vidéo anonyme.
 
Ironiquement, bien que tout le monde s’accorde pour dire qu’informer est le seul moyen de lutter contre la stigmatisation en santé mentale, ceux qui ont le plus de choses à nous apprendre, les patients eux-mêmes, ne sont pas entendus. À la lumière de ces faits, je m’interroge sur les actions possibles. Peut-être suivre l’exemple de Monsieur Z. et avoir le courage de persister! Favoriser l’accès à l’information, sans diaboliser ni banaliser l’ECT, pour donner au moins le choix!

Concerts

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