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12 avr. 2012

Maladies du nouveau-né

  La jaunisse du nourrisson
Les médecins l'appellent aussi ictère... physiologique, c'est-à-dire normal. Liée à l'immaturité du bébé, la jaunisse est très fréquente dans les jours suivant la naissance. Elle n'en doit pas moins être l'objet d'une grande vigilance.
Qu'est-ce que la jaunisse du nourrisson ?
La jaunisse est une manifestation banale, physiologique, qui apparaît au deuxième ou au troisième jour de la vie du nouveau-né, augmente en intensité jusqu'aux quatrième et cinquième jours, avant de disparaître progressivement.
Pendant leur séjour en maternité, tous les bébés sont attentivement surveillés. C'est au moment du bain qu'une infirmière  examinera votre tout-petit sous toutes les coutures. Elle observera sa peau, bien sûr, car cette teinte particulière peut se trouver masquée par la rougeur de votre bébé, il suffit alors d'appuyer doucement sur la peau pour en chasser le sang et dévoiler la coloration jaune.
Elle examinera surtout le blanc de ses yeux et ses gencives (elles aussi peuvent jaunir). Ce sont les deux principaux critères qui renseignent sur la présence de la jaunisse du nourrisson.
Les mécanismes de l'ictère sont simples et bien connus. Tous les nourrissons viennent au monde dotés d'un nombre important de globules rouges qui ont une durée de vie limitée. « Chez un organisme adulte, explique le Pr Georges David, la destruction régulière de ces globules entraîne, par action enzymatique du foie, une production de bilirubine, un pigment jaune-brun qui va être éliminé par la bile, puis par les selles. Or, chez le nouveau-né, qui est encore immature, le foie n'arrive pas à dégrader toute la quantité de bilirubine. Une certaine partie se déverse alors dans le sang, colorant la peau du bébé. »
Un seuil à ne pas dépasser
Dans la moitié des cas, la jaunisse du nourrisson est quasi inapparente. Le reste du temps, elle est peu marquée, nécessitant une simple surveillance. Néanmoins, il arrive qu'elle devienne très intense, chez un prématuré, mais également chez un bébé né à terme.
Les systèmes enzymatiques peuvent soit mettre du temps à devenir matures, soit être simplement inhibés. Cette situation se rencontre parfois chez un nouveau-né allaité au sein : il va développer un ictère physiologique au-delà des limites habituelles.
Cette jaunisse « au lait de mère » serait due à la présence dans le lait de certaines femmes d'une substance inhibant le métabolisme de la bilirubine dans le foie. Certains nouveau-nés sont jaunes tant que dure l'allaitement... autant le savoir !
Exceptionnellement, une jaunisse peut atteindre une intensité telle, qu'elle fait courir un vrai risque au bébé : c'est le cas d'une incompatibilité fœto-maternelle (ou incompatibilité rhésus). Lors de cette maladie, les globules rouges sont détruits en grand nombre : le foie est débordé, la quantité de bilirubine dans le sang augmente dans de fortes proportions. A un taux élevé, ce pigment est dangereux, car il peut endommager le cerveau en se déposant dans les « noyaux » gris centraux, d'où son nom d'ictère nucléaire.
Pour tous les bébés qui présentent une jaunisse du nourrisson « classique », la surveillance est quotidienne et repose essentiellement sur la mesure du taux de bilirubine. Pour cela, on utilise un lecteur électronique, le bilirubinomètre, qui, grâce à des flashes lumineux envoyés sur le visage et le thorax, indique la quantité du pigment. L'interprétation du test est fonction du poids et de l'âge du bébé.
Si le taux indiqué par le bilirubinomètre est dans une limite acceptable, la valeur est remesurée quelques heures plus tard. En revanche, s'il est dépassé, une prise de sang est réalisée pour connaître la concentration de la bilirubine.
Quatre ou cinq jours de traitement...
En cas de jaunisse confirmée, un traitement s'impose et fait appel à la photothérapie : le bébé est alors placé tout nu sous une lampe de couleur bleue qui a la propriété de dégrader la bilirubine. En général, les expositions ont lieu entre deux tétées et leur nombre varie suivant l'intensité de la jaunisse : d'une ou deux séances de trois ou quatre heures à plusieurs séances si nécessaire.
Dans tous les cas, le but à atteindre est le même : constater que le taux de bilirubine dans le sang passe au-dessous du seuil dangereux (cela peut prendre quatre ou cinq jours, voire plus). C'est en effet la condition nécessaire pour qu'un nouveau-né puisse sortir de la maternité.
Outre le dosage sanguin, la couleur des urines constitue un bon indicateur de la maturation du bébé. Soit elles sont transparentes et la bilirubine est encore présente dans le sang, soit elles prennent une couleur plus foncée, presque marron et cela signifie que le pigment est en train d'être éliminé... le bon de sortie pour votre bébé peut être signé !

Dermatologie :
A - L'ERYTHEME TOXIQUE :
1ère semaine de vie.
Touche 1/3 des nourrissons.
Érythème généralisé.
Donne des papules blanches disséminées sur tout le corps.
Pas de traitement : disparaît tout seul en 4 ou 5 jours.

B - L'ERYTHEME FESSIER :
Fesses toutes rouges.
Développement de germes :
•Candida albicans
•Staphylocoque Dû à la macération :
•Couches occlusives
•Selles acides
Se produit au moins une fois dans la 1ère année de vie.
Laisser les fesses à l'air.
Laver l'enfant à chaque change avec du savon, en évitant le SEPTIVON.
Utiliser le SALFORELLE.
Ne pas utiliser de lait de toilette qui obstrue les pores et contient des parfums qui irritent beaucoup.
Appliquer un antiseptique :
• MILLIAN
•ÉOSINE
• HEXOMÉDINE
Mettre un antifongique :
• PEVARYL ®
• DAKTARIN ®
Utiliser, pendant la poussée, des couches en coton : COTOCOUCHE.

C - MALADIE DE LEINER-MOUSSOUS :
Atteint le cuir chevelu et les fesses.
Lésions :
•Érythémateuses
•Squameuses
•Grasses Traitement
Soins d'hygiène.
Bains à base d'antifongiques :
• MYCAVEEN
•MYCOGEL
D - L'ECZEMA :

Il existe deux sortes d'eczéma :
•Constitutionnel ou atopique : à la naissance et dure 1 an ou 2
•De contact : par allergie à quelque chose
L'eczéma constitutionnel du nouveau né est chronique.
Il évolue par poussées.
Xérose : sécheresse cutanée.
a) Clinique :
La lésion est érythémato-vésiculeuse (boules d'eau), en placard.
Lésion très prurigineuse : l'enfant se gratte beaucoup (couper les ongles).
Surinfection du fait du grattage de la démangeaison.
De 0 à 2 ans, l'eczéma se localise sur les joues et les membres.
À partir de deux ans : plis poplités et des coudes.
b) Traitement :
* Préventif Enfants à peau sèche : hydrater la peau (xérose) de manière préventive :
• LIPIKAR
•NEUTROGÉNA
* Curatif Pommades corticoïdes en application locale :
• DIPROSONE ® (Bétaméthasone)
• TRIDÉSONIT (Désonide)
• LOCAPRED (Désonide)
Diminuer progressivement pour éviter l'effet rebond.
Jamais per os.
Pas de passage systémique.
Si l'eczéma est en phase suintante, on commence par traiter par antibiotique pendant 4 ou 5 jours :
• FUCIDINE
Laver le linge avec du savon de
Marseille en paillettes.
Ne pas utiliser d'assouplissants.
Facteur allergique.
Terrain favorable à l'asthme.
Le recours à l'allaitement diminue les probabilités.
L'eczéma n'est pas contagieux.
 E - L'IMPETIGO :
Surinfection d'une plaie ou d'un bouton.
Dissémination.
Forme une bulle.
Le contenu de la bulle se surinfecte.
La bulle se rompt et forme une croûte.
Dû à une mauvaise hygiène.
Désinfection.
Antibiotique :
•Local si une seule bulle
•Général si dissémination
Contagieux : ne pas mettre l'enfant en crèche.

F - L'HERPES :

a) Clinique :
Bouton de fièvre récurrent.
Gravité chez l'enfant : primo-infection herpétique.
Tableau souvent dramatique :
•40° de fièvre
•Plein de bulles dans la bouche
•Gencives saignantes
•Refus de s'alimenter
Très contagieux : éviction de la crèche.
b) Traitement :
Soins locaux : soins de bouche au bicarbonate.
En cas de gravité :
ZOVIRAX (Aciclovir) en sirop.
FONGISONE pour la surinfection mycotique.

G - LE MUGUET :

Candida albicans.
Plein de blanc dans la bouche.
Difficultés à manger.
Traitement par :
• DAKTARIN local.
• FONGISONE
Traitement 21 jours à cause du cycle du Candida albicans
Les laryngites :
Dyspnée obstructive haute.
À prédominance inspiratoire.
Voix et toux rauques.

A - LARYNGITE VIRALE :

Virus qui tombe toujours la nuit : stress nocturne.
Réveil avec voix et toux rauques et étouffement.
Humidifier l'atmosphère : salle de bains, vapeur d'eau.
Administration de corticoïdes :
• CÉLESTÈNE ® (Bétaméthasone) en gouttes
• SOLUPRED en comprimés effervescents
En cas de gravité : masque avec corticoïdes et adrénaline à l'hôpital.

B - EPIGLOTTITE :

Quand l'épiglotte est inflammée par un abcès, la position couchée peut boucher le larynx.
Risque mortel.
Intubation assise.
Surtout ne pas coucher l'enfant.
Penser au corps étranger.

C - DYSPNEE ALLERGIQUE :

Choc allergique : œdème laryngé (corticoïdes, adrénaline).
La fièvre :
À partir de 38° chez l'enfant.
AIGUËS :
•Convulsions hyperthermiques
•Hyperthermie maligne : fièvre supérieure à 42°
a) Conduite à tenir :
Découvrir l'enfant.
Le faire boire.
Donner un bain à 2° en dessous de la température rectale.
b) Médicaments :
* Aspirine : 50 mg/kg/j
• CATALGINE ® (Acétylsalicylate de sodium)
•ASPÉGIC ® (Acétylsalicylate de lysine)
* Paracétamol : 60 mg/kg/j
•DOLIPRANE toutes les 6 heures
• EFFERALGAN
Si fièvre plus de 5 jours chez le nourrisson jusqu'à 2 ans et plus de 8 jours chez les plus grands, on fait des recherches :
•Examen clinique
•Bilan inflammatoire : NFS, ECBU, VS, fibrine, CRP, radio pulmonaire
Les maladies éruptives :

A - LA VARICELLE :

a) Clinique :
Éléments vésiculeux translucides qui ressemblent à des gouttes d'eau.
Sur un fond érythémateux.
Disséminés sur l'organisme.
Se dessèchent en 48 heures en donnant des croûtes.
Subsistent une dizaine de jours.
Peuvent s'impétiginiser.
Laissent des cicatrices indélébiles.
Couper les ongles des enfants.
Antihistaminique pour éviter les démangeaisons.
Très contagieux.
Durée d'incubation de 14 jours.
Maladie immunisante : pas de récidive.
b) Traitement :
Pas d'aspirine
Paracétamol : contre la fièvre (DOLIPRANE, EFFERALGAN).
Antihistaminique pour éviter les démangeaisons.
Traitement local avec un antiseptique :
• SEPTIVON
•HEXOMÉDINE aqueuse ATB si surinfection.
c) Complications :
Le virus peut dormir pendant des années et resurgir sur le territoire d'un nerf pour donner un zona.
Problème chez les gens immunodéprimés et chez les enfants sous chimiothérapie.
Peut être gravissime : troubles de l'hémostase.
Risque mortel.
Ataxie : marche ébrieuse (comme une personne saoule).
Provoquée par une cérébellite : atteinte du cervelet.

B - LA SCARLATINE :
Maladie due au streptocoque.
Incubation entre 2 et 5 jours.
•Fièvre
•Angine
•Exanthème : éruption rouge
Soigné par antibiothérapie.
Atteinte de la langue : rouge framboisée, qui se dépapille progressivement.
Risque d'atteinte rénale : antibiothérapie.

C - LA ROUGEOLE :

En voie de disparition grâce à la vaccination systématique.
Incubation de 10 jours.
Phase catarrhale :
•40° de fièvre
•Yeux et nez qui coulent
Apparition d'une éruption érythémateuse 24 à 48 heures après.
Commence par le derrière des oreilles.
Donne beaucoup de température pendant une dizaine de jours.
Risque de complications :
•Otites
•Foyer pulmonaire
•Leuco-encéphalite mortelle 10 ans plus tard
Éviction scolaire pendant une dizaine de jour.
Traitement symptomatique : fièvre.

D - LA RUBEOLE :

Vaccination systématique, en particulier des filles, avant la puberté.
Maladie asymptomatique.
Maladie immunisante.
Conséquences graves sur les femmes enceintes.
Risque de fœtopathie.

E - L'EXANTHEME SUBIT :

Appelé la 5ème maladie.
Fièvre pendant 4 jours à 39 ou 40° sans autre symptôme.
Le 5ème jour : éruption de boutons.
La fièvre retombe.
Maladie virale.
Pas de traitement.

F - MALADIE DE KAWAZAKI :

Maladie d'origine inconnue.
•Donne de la fièvre pendant 8 jours ou plus.
•Éruption scarlatiniforme
•Conjonctivite
•Perlèche
Risque d'atteinte cardiaque : vascularite.
Problème au niveau des artères coronaires : risque d'infarctus.
Traitement
Injections d'immunoglobulines qui diminuent le risque cardiaque.
Les vaccins :
* 1er mois : BCG Bacille de Calmette et Guérin.
Contre la tuberculose.
Obligatoire à l'entrée en collectivité.
Fait en général à 1 mois par MONOVAX : bague.
* 2ème mois : Hépatite virale
* 2ème, 3ème et 4ème mois : Pentacoque
•Diphtérie
•Tétanos
•Polio
•Coqueluche
• Hæmophilus
* 15ème mois : ROR
•Rougeole
•Oreillons
•Rubéole
* 18ème mois, puis tous les 5 ans : Tétracoque (Pentacoque sans l'Hæmophilus)
* À 11 ans : rappel ROR

Le SIDA de l'enfant :

Syndrome d'immunodéficience acquise.
Touche 10 millions de personnes dans le monde.
2% de SIDA de l'enfant en France : 700 cas depuis le début de l'épidémie.
20% en Afrique subsaharienne.
Entre 100 et 200 enfants par an naissent infectés.
Voies de transmission par :
•Le sang : hémophiles
•Le lait
• Materno-fœtale
Tous les enfants de mère séropositive sont séropositifs pendant les 3 premiers mois : ils portent les anticorps de leur mère.
Après 3 mois, 1 seul de ces enfants sur 5 sera séropositif.
On met les mères sous AZT après 15 semaines d'aménorrhée et pendant l'accouchement : diminution de la séropositivité des enfants.
Le SIDA des enfants peut connaître 2 types de développement :
•Développement rapide et mort avant la 2ème année (20% des enfants)
•Développement lent : pas de manifestations jusqu'à 10 ou 12 ans, puis décompensation à l'âge de la puberté (80%)
Atteinte neurologique : perte du tonus.
Déficit immunitaire : infections à répétition.
Le BCG est contre-indiqué (seule contre-indication : problème de secret médical à cause de la mention de cette contre-indication sur le carnet médical).

Les premières années sont souvent rythmées par de petites maladies, bénignes la plupart du temps, mais qu’il convient de bien soigner, les complications risquant de survenir assez rapidement chez le nourrisson.

Les maladies ORL




Le système immunitaire du nourrisson étant encore immature, il ne peut lutter très efficacement contre les bactéries et les virus. Les parents ont beau prendre toutes les précautions, il est difficile d’échapper à ces infections ORL (rhinophrayngite, otite...), surtout l’hiver. Des règles d’hygiène simples (se laver les mains lorsqu'on vient de l’extérieur, et entre chaque activité ; ne pas goûter le plat de bébé avec sa cuillère ; laver régulièrement ses jouets...) permettent cependant de limiter le risque de contagion. Il faut également veiller à ne pas fumer dans l'environnement du bébé, et à aérer souvent les pièces où il vit.

La rhinopharyngite




Assez rare avant 6 mois, elle est courante les deux premières années. Fièvre, nez qui coule, sont les principaux symptômes. En général, la rhinopharyngite disparaît avec un simple traitement contre la fièvre, et un lavage nasal régulier au sérum physiologique. Le repos, le calme, une bonne hydratation permettent souvent la guérison. Il est important de bien surveiller l'enfant surtout s'il est très jeune. S'il mange moins, si son comportement change, s'il est prostré... il est important de consulter sans attendre.
Les antibiotiques n'ont pas d'indication dans les rhinopharyngites courantes généralement dues à un virus ; ils ne seront prescrits par le médecin qu’en cas de surinfection bactérienne.


La bronchiolite




Infection d’origine virale due au virus respiratoire syncytial (VRS), la bronchiolite touche surtout les enfants de moins de 2 ans. Elle atteint les petites bronches terminales, facilement obstruées par les sécrétions bronchites, et peut évoluer vers des difficultés respiratoires. C’est une maladie très contagieuse ; une maman enrhumée peut contaminer son bébé. La crèche est également un lieu propice à la contagion.

La bronchiolite débute généralement par un gros rhume, qui 2 ou 3 jours plus tard s’accompagne d’une toux qui évolue rapidement vers une gêne respiratoire.

Les antibiotiques étant inefficaces en cas d’infection virale, le traitement consiste en une surveillance de l'enfant, le lavage de nez, et éventuellement une kinésithérapie respiratoire quotidienne permettant un drainage des mucosités des petites bronches.

En cas de risque de forme grave et de complication (notamment chez les très jeunes nourrissons), une courte hospitalisation peut être envisagée. Le mieux est de s'adresser à son médecin, ou directement aux urgences en cas de problème respiratoire important.


L’angine




D’origine virale ou bactérienne, cette inflammation de la gorge est souvent difficile à diagnostiquer chez les tout-petits. Le refus de la nourriture dû à la douleur lors de la déglutition, est un signe. Selon la forme de l’infection, des symptômes tels que des vomissements, de la fièvre, des ganglions peuvent apparaître. Aussi, quand un nourrisson qui a de la fièvre, mange subitement moins... l'avis d'un médecin est indispensable.
L’angine bactérienne due assez souvent à un streptocoque, nécessite un traitement antibiotique.

La laryngite




Cette inflammation du larynx, généralement d’origine virale, se traduit par une toux rauque et sèche, et des difficultés à respirer. La plupart du temps, il s'agit d'une laryngite sous-glottique. En attendant l’arrivée du médecin, on peut s'installer avec son enfant dans une pièce à l’air humidifié, dans la salle de bains où l’on aura fait couler un bain, par exemple, pour engendrer une humidité ambiante. En fonction de l'examen du nourrisson, le médecin peut prescrire un anti-inflammatoire à base de cortisone.

Il existe d'autres formes de laryngite, comme l'épiglottite généralement due à l'haemophilus influenzae. Cette forme est plus sévère que la précedente laryngite. L'enfant a de la fièvre, devient assez vite pâle, tousse, a du mal à respirer, peut se plaindre de sa gorge... L'enfant reste assis, la bouche un peu ouverte. Cela constitue une urgence médicale, il ne faut pas allonger l'enfant au risque d'accroître ses difficultés respiratoires, et appeler le 15 ou le 18. Heureusement, depuis la vaccination contre l'haemophilus, cette forme de laryngite est devenue beaucoup plus rare.

L’otite




Cette inflammation de l’oreille est très fréquente avant 3 ans. Avec un pic entre 6 mois et 1 an, l’otite moyenne aiguë est un motif très fréquent de consultation pédiatrique. Il est important de reconnaître le plus tôt possible, de traiter et de suivre correctement cette affection, car des séquelles auditives sont à craindre.

Chez le nourrisson, certains signes doivent faire penser à une otite : le bébé est enrhumé, il pleure souvent, il manque d’appétit. Petit, l’enfant ne peut préciser où il a mal, aussi ne porte-t-il pas toujours sa main à l’oreille en cas d’otite. Si ces symptômes surviennent, l'avis d'un médecin est indispensable pour vérifier l'état des tympans.

Il arrive que le tympan se perce, et du liquide s'écoule de l'oreille.

L’otite moyenne aiguë est souvent la complication d’une rhinopharyngite. Il peut s'agir d'une inflammation de la partie de l'oreille (oreille moyenne), avec sécrétion de sérosités. Le tympan est tendu. Il y a du liquide dans l'oreille moyenne. C’est l’otite séreuse. Le traitement consiste en des antipyrétiques pour lutter contre la fièvre, et aussi éventuellement des gouttes dans l'oreille pour diminuer la douleur. Mais il arrive que l'otite soit liée à la prolifération de germes qu'il faudra traiter par des antibiotiques. En fait, les médecins prescrivent plus souvent des antibiotiques quand l'enfant a moins de deux ans.

Pour les enfants plus grands, l'antibiothérapie est plus rare.

Les coliques du nourrisson




Avant 3 mois, le bébé peut ressentir fortement les contractions de ses intestins. Les crises de coliques sont assez impressionnantes pour les parents ; le bébé a le visage rouge, il émet des gaz, pleure. S’il est impossible de totalement remédier à ses pleurs, on peut les calmer à l’aide de tendresse, de massages ; le traitement est en effet avant tout relationnel. Ces crises disparaissent en général après le 3ème mois.

Les diarrhées aiguës et les gastro-entérites




Particulièrement fréquente, elle sévit par épidémie (souvent d'origine virale) et se traduit par des vomissements et des diarrhées, accompagnés de fièvre. Les diarrhées et la fièvre favorisent la déshydratation. Afin de l'éviter, il est important de faire boire régulièrement à l’enfant, une solution de réhydratation orale (SRO) acheté en pharmacie. Si la diarrhée persiste ou si l'enfant est très faigué, ne mange plus, ne parvient pas à boire la SRO... il est nécessaire de consulter rapidement le médecin.

La fièvre peut éventuellement être traitée avec du paracétamol.

Anémie falciforme (drépanocytose, anémie à hématies falciformes)

Description

L'anémie falciforme, une affection du sang héréditaire, cause une anémie chronique et des crises périodiques de douleur et d'autres complications. Les globules rouges deviennent rigides et prennent la forme de croissants, ou faucilles, plutôt que de rester flexibles et ronds. Ces changements de forme empêchent les globules rouges de pénétrer dans les petits vaisseaux sanguins. Par conséquent, les tissus n'obtiennent pas suffisamment d'oxygène. Ce manque d'oxygène peut provoquer de la douleur et des lésions dans les bras, les jambes et les organes (par ex. la rate, les reins, le cerveau).

L'anémie falciforme doit son nom au changement de forme (falciformation) des globules rouges. La falciformation est causée par un type anormal d'hémoglobine (composant de transferrine présent dans les globules rouges qui transporte l'oxygène) appelée hémoglobine S.

Ce trouble, qui est courant chez les Afro-américains des États-Unis et du Canada, afflige des millions de personnes partout dans le monde, principalement celles dont les ancêtres sont originaires du sud du Sahara en Afrique, des régions hispanophones (Amérique du Sud, Cuba, Amérique Centrale), d'Arabie Saoudite, d'Inde et des pays méditerranéens (Turquie, Grèce et Italie).
Environ 1 Afro-Américain sur 12 est porteur de ce type d'anémie, mais ne présente pas de symptômes importants. Moins de 1 % des Afro-Américains est atteint d'une anémie falciforme.

Causes

L'anémie falciforme est une affection d'origine génétique, cela veut dire que les personnes qui en sont atteintes ont hérité d'un gène de l'hémoglobine S de chaque parent. Les personnes qui n'ont hérité que d'une copie de ce gène sont porteuses de cette sorte d'anémie et peuvent avoir des globules rouges déformés, mais elles ne développent pas la maladie. Il s'agit d'un trait drépanocytaire. En général, ces personnes n'ont pas de symptômes, sauf peut-être lorsqu'elles se trouvent à une forte altitude, par exemple lors d'un vol en avion non pressurisé. Il y a moins d'oxygène disponible à haute altitude et, par conséquent, les globules rouges peuvent devenir plus fragiles et se déformer, augmentant ainsi leur tendance à prendre un aspect en faucille et à être détruits (hémolyse).



Dans les zones où la malaria est présente, on a observé que les personnes ayant un trait drépanocytaire avaient plus de chance de survivre à la malaria. Les personnes ayant un trait drépanocytaire sont plus ou moins protégées contre la malaria, car les globules rouges déformés empêchent le développement de la malaria.

Le problème fondamental dans l'anémie falciforme concerne l'hémoglobine, un élément des globules rouges du sang. Les molécules d'hémoglobine dans chaque globule rouge transportent l'oxygène à partir des poumons vers les divers organes et tissus, puis elles rapportent le gaz carbonique qui est expulsé par les poumons. En présence d'une anémie falciforme, ce processus est perturbé. Après que les molécules d'hémoglobine ont libéré l'oxygène, certaines d'entre elles peuvent se rassembler et former de longues structures en aspect de bâtonnet qui deviennent rigides et prennent la forme d'une faucille (c.-à-d. d'un croissant). Donc, contrairement aux globules rouges normaux qui sont habituellement lisses et en forme de beigne, les globules rouges falciformes ne parviennent pas à passer dans les petits vaisseaux sanguins. À la place, ils s'accumulent et causent des obstructions qui privent les organes et les tissus du sang chargé d'oxygène.

Contrairement aux globules rouges normaux, qui vivent environ 120 jours dans la circulation sanguine, les globules rouges falciformes meurent au bout de seulement 10 ou 20 jours. Puisque les globules rouges ne peuvent pas être remplacés assez rapidement, il peut y en avoir un manque chronique dans le sang, un trouble qui s'appelle anémie.

Symptômes et Complications

Les symptômes de l'anémie falciforme peuvent varier grandement en nombre et en gravité. Cependant, les symptômes les plus courants sont liés à l'anémie et à la douleur. D'autres symptômes sont liés aux complications. De nombreuses personnes atteintes de ce trouble sont en relativement bonne santé et peuvent vivre normalement jusqu'à 50 ans et plus. Par contre, d'autres personnes développent de graves symptômes et complications, et nécessitent des hospitalisations fréquentes.

Les symptômes de l'anémie sont les suivants :

-la fatigue ;
-un essoufflement ;
-des battements de cœur rapides ;
-des maux de tête ;
-des pieds et mains froids ;
-une pâleur ;
-des douleurs thoraciques.
Les poussées de douleur dans l'abdomen ou les os des bras et des jambes, qui durent quelques heures ou plusieurs semaines, sont appelées des crises drépanocytaires. Parmi les autres symptômes on peut mentionner la fièvre et l'essoufflement. La crise peut être déclenchée par une infection, de l'exercice trop ardu, un brusque changement de la température, ou par autre chose.

Parmi les complications associées à l'anémie falciforme, on peut mentionner :

-des infections fréquentes : les lésions à la rate dues aux globules rouges déformés empêchent la rate de détruire les bactéries présentes dans le sang (le nouveau-né et le jeune enfant présentent un risque accru d'infection bactérienne, qui peut être fatale) ;
-une crise de rate : la rate détruit les cellules, augmente de volume et cause une anémie pouvant nécessiter une transfusion sanguine ;
-un retard de la croissance et du développement : les enfants grandissent plus lentement et atteignent la puberté plus tard qu'à la normale, en raison du manque de globules rouges
-un syndrome d'enflure douloureuse des mains et des pieds : douleur et gonflement des mains et des pieds dus au blocage des petits vaisseaux situés le long des os et des articulations (souvent le premier symptôme chez le nouveau-né) ;
-des problèmes oculaires : ils surviennent lorsque la rétine (le « film » situé au fond de l'œil qui reçoit et traite les images visuelles) n'est pas suffisamment alimentée par les globules rouges circulant et commence à se détériorer ; les lésions à la rétine peuvent être suffisamment importantes pour causer la cécité ;
-un syndrome thoracique aigu : complication de l'anémie falciforme qui peut être fatale et causée par une infection ou des cellules déformées coincées dans les poumons ; les symptômes comprennent une douleur thoracique, une accélération de la respiration, de la toux et de la fièvre ;
-une hypertension pulmonaire : la pression sanguine à l'intérieur des artères des poumons augmente en raison des lésions aux vaisseaux sanguins des poumons ;
-un accident vasculaire cérébral : le rétrécissement ou le blocage des petits vaisseaux sanguins qui se trouvent dans le cerveau peut entraîner un grave blocage du débit sanguin vers le cerveau pouvant être fatal ;
-le priapisme : érections douloureuses causées par les cellules déformées bloquant le débit sanguin quittant le pénis ;
-des calculs biliaires : l'hémoglobine libérée lors de la rapide destruction des globules rouges est dégradée en bilirubine ; trop de bilirubine peut entraîner la formation de calculs biliaires et peut provoquer un jaunissement de la peau (jaunisse) ;
-la défaillance d'un organe : une défaillance des poumons, du foie ou des reins peut survenir ;
une ulcération de la peau dans le bas de la jambe : certaines personnes ont des ulcères sur les jambes.
Les personnes qui sont porteuses du trait drépanocytaire, mais exemptes de la maladie ne subiront en général aucun effet indésirable, sauf lorsque la concentration en oxygène est basse ou qu'elles sont déshydratées à cause d'un exercice intense.

Diagnostic

Le médecin peut soupçonner la présence d'une anémie falciforme en se fondant sur les symptômes et sur les résultats d'analyses de sang régulières. Il est extrêmement important de poser un diagnostic précoce chez les enfants. Une analyse sanguine simple et peu coûteuse, appelée électrophorèse de l'hémoglobine, est utilisée pour confirmer le diagnostic et peut être effectuée chez le nouveau-né pour dépister l'anémie falciforme.

Cette analyse est effectuée en même temps que les autres tests de dépistage courants chez le nouveau-né et à partir du même échantillon de sang; elle met en évidence la présence d'hémoglobine S. Si l'électrophorèse de l'hémoglobine donne un résultat positif, le test est répété pour confirmer que l'enfant est vraiment porteur du trait drépanocytaire.

Traitement et Prévention

Malheureusement, l'anémie falciforme ne se guérit pas. Par contre, les médecins disposent de nombreux moyens pour aider les personnes atteintes d'anémie falciforme, et les traitements s'améliorent constamment. Durant les crises douloureuses, des médicaments peuvent être administrés pour réduire la douleur et tenter de prévenir les complications ; de plus, l'administration de suppléments de liquide peut prévenir la déshydratation. Enfin, on peut donner de l'oxygène si le sang n'en contient pas assez.

Si la douleur est modérée, on utilise d'abord des médicaments comme l'acétaminophène*, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), l'ibuprofène, le naproxène. Si la douleur est plus importante, il se peut qu'il faille la contrôler à l'aide de médicaments narcotiques contre la douleur (par ex. la morphine, l'oxycodone).

Le traitement par hydroxyurée peut réduire la fréquence des crises douloureuses et du syndrome thoracique aigu chez l'adulte et améliorer la croissance de l'enfant. Cependant, on étudie toujours les effets secondaires liés à l'utilisation à long terme de l'hydroxyurée et ses effets sur les complications.

Lorsque l'anémie est grave, on peut choisir d'effectuer une transfusion sanguine pour traiter et prévenir les complications. Parfois, les transfusions augmentent le nombre de globules rouges normaux et combattent l'anémie. On peut administrer des antibiotiques au nouveau-né et à l'enfant pour prévenir l'apparition d'une pneumonie, grave complication de l'anémie falciforme. Il est recommandé d'administrer un vaccin antipneumococcique, contre H. influenza, et contre la grippe saisonnière pour prévenir les infections, mais ces vaccins sont moins efficaces chez les personnes ayant subit une ablation de la rate.

On a aussi utilisé la transplantation de moelle osseuse pour traiter les personnes atteintes d'anémie falciforme, ce qui peut permettre d'en guérir certains ; cependant, il faut examiner avec soin les risques et les avantages liés à cette procédure.

Actuellement, on effectue des recherches sur les possibilités offertes par la thérapie génique (remplacement du gène défectueux par un autre qui est sain). D'autres études se concentrent sur la possibilité de bloquer le gène défectueux tout en réactivant un autre gène qui déclenche la production d'hémoglobine fœtale.

À titre d'exemple, on peut avoir recours à la coagulation au laser et à d'autres types de chirurgie oculaire pour prévenir toute perte additionnelle de la vue chez les personnes ayant des troubles oculaires. Une intervention chirurgicale peut être recommandée pour certains types d'atteintes organiques, par exemple pour retirer des calculs biliaires ou remplacer une hanche. Les ulcères aux jambes peuvent être traités avec des solutions nettoyantes et de l'oxyde de zinc, ou au moyen de greffes de la peau si le trouble persiste.

Les soins de santé réguliers et de prévention sont essentiels pour les personnes atteintes d'anémie falciforme. Il est important d'avoir de bonnes habitudes alimentaires, une bonne hygiène, de bien se reposer, de se protéger contre les infections et d'éviter le stress pour rester en bonne santé et prévenir les complications. Il faut régulièrement consulter le médecin ou se rendre à la clinique pour obtenir des soins complets et pouvoir déceler rapidement tout problème pour le traiter rapidement et efficacement.

L'anémie falciforme ne peut pas être évitée. Les personnes qui sont porteuses du gène et qui envisagent d'avoir des enfants devraient s'assurer que leur partenaire n'en est pas également porteur. Si les 2 parents ont le gène de l'anémie falciforme, il y a 1 chance sur 4 que leur enfant soit atteint de ce trouble. L'anémie falciforme peut être détectée avant la naissance, et certains couples porteurs peuvent choisir d'effectuer des tests prénataux.

5 avr. 2012

La Malnutrition

La malnutrition désigne un état pathologique causé par la déficience ou l'excès d’un ou plusieurs nutriments. L'apport alimentaire anormal peut provenir d'une nourriture en quantité inadaptée au besoin (apport calorique insuffisant ou, au contraire, excessif) ou de mauvaise qualité (carences nutritionnelles ou excès de graisses...) ; d'autres facteurs, notamment psychologiques et pathologiques, interviennent également. Dans les pays en développement, le plus grand problème nutritionnel est la « sous-alimentation », due à un apport calorique insuffisant. Mais partout dans le monde, diverses formes de malnutrition existent, débouchant notamment sur l'obésité et sur de graves carences. La malnutrition a ainsi été appelée la « faim invisible » ou « faim cachée » (« hidden hunger » en anglais) par l'Organisation des Nations unies, affectant deux milliards de personnes souffrant de carences en sels minéraux et en vitamines, pouvant provoquer des maladies mortelles.
Définition
La malnutrition doit être définie comme une pathologie, et non comme un état. Il s'agit d'une pathologie systémique aux conséquences multiples et d'étiologies tout aussi variées. L'idée d'une séparation entre une approche quantitative et qualitative est à la fois obsolète et réductrice. La malnutrition, que ce soit dans l'approche qu'en proposent l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les organisations humanitaires d'urgence s'y consacrant, ou les différentes études effectuées sur le sujet, peut être la conséquence de plusieurs facteurs, le plus souvent associés. Les carences alimentaires, qu'elles soient quantitatives ou qualitatives (et elles sont souvent les deux), sont une cause très fréquente conduisant à un état de malnutrition. Cependant, d'autres facteurs entrent très souvent en jeu. Plusieurs exemples pour illustrer ce que représente la malnutrition incluent :
Le Niger, été 2005 : les principaux cas de malnutrition rencontrés sont essentiellement dus à une carence majeure en apport alimentaire, du fait de la prolongation de la sècheresse et de l'invasion des zones cultivables par des criquets, ces deux causes ayant conduit à des récoltes largement insuffisantes.
Le Libéria, 2004-2005 : l'apport alimentaire est suffisant pour les populations, à la fois grâce à des récoltes et des importations non négligeables, ainsi que grâce à des distributions alimentaires régulières par le PAM. Cependant, les taux de malnutrition sont importants, surtout dans les zones urbaines. Le principal problème identifié tient essentiellement à des pratiques de soins inadaptées, dont les causes sont multiples. Les mères ne sont pas en mesure de fournir à leur enfant des soins efficaces, du fait d'un déficit cognitif, de troubles post-traumatiques, d'une relation pathologique avec l'enfant, etc.
L'Afghanistan, 2002-2005 : si les carences alimentaires jouent un rôle important dans la malnutrition présente dans ce pays, il a été constaté que beaucoup d'enfants refusaient les soins (l'alimentation étant ici comprise dans les soins) qui leur étaient prodigués, du fait d'un traumatisme psychologique important. Ce phénomène de refus de s'alimenter a été constaté au Rwanda après le génocide, et dans beaucoup de camps de réfugiés et déplacés dont les résidents avaient eu à vivre des événements traumatisants. Ces quelques exemples montrent qu'une approche purement alimentaire de la malnutrition ne saurait être suffisante, et la plupart des acteurs internationaux de lutte contre la malnutrition ont dû adapter leur prise en charge en développant des programmes parallèles, allant de la stimulation psychosociale des mal nourris à leur prise en charge psychologique. De la même manière, on pourra parler de malnutrition face au problème de l'obésité. Là encore, il serait réducteur de considérer un apport alimentaire inadapté comme sa seule étiologie. Il existe l'obésité liée à des facteurs génétiques conduisant à une surabsorption des nutriments, ou liée à une cause anatomique ou physiologique acquise (troubles acquis du fonctionnement des organes de la digestion, ou de la mobilité, par exemple). Mais l'inadaptation de l'apport alimentaire est ici souvent en elle-même une conséquence d'un trouble psychologique.
Causes
La malnutrition augmente les risques d'infections et de maladies ; par exemple, elle est un risque majeur dans le développement de la tuberculose[]. En communauté ou zones dans lesquelles l'accès à l'eau potable est inexistant, ces risques de santé posent un grave problème. Une faible énergie physique et psychologique est ressentie et les victimes sont incapable de remplir les tâches quotidiennes ou d'obtenir une éducation correcte (chez les enfants).
Psychologie
La malnutrition, dans la forme d'une carence en iode, est « la cause la plus répandue de trouble mental dans le monde » Même une carence modérée en iode, particulièrement chez les enfants et femmes enceintes, diminue l'intelligence de 10 à 15 de Q.I.. Les effets les plus visibles et conséquents — sans compter le crétinisme ou le nanisme — affecte une minorité, particulièrement localisée dans les villages. Un traitement nutritionnel peut aider à soigner la dépression, le trouble bipolaire, la schizophrénie et le trouble obsessionnel-compulsif, les quatre troubles mentaux les plus répandus dans les pays développés. Un traitement supplémentaire pour aider à améliorer et à stabiliser l'humeur incluent l'acide icosapentaénoïque et l'acide docosahexaénoïque, la vitamine B12, vitamine B9 et l'inositol.
Cancer
Le cancer est désormais présent dans les pays en développement. D'après une étude faite par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), « dans les pays en développement, les cancers du foie, de l'estomac et de l'œsophage sont les plus répandus [...] ». Le cancer du poumon augmente rapidement dans ces pays avec la répartition du tabac. Les pays développés incluent les cancers du colon, du rectum, du sein et de la prostate — et peuvent être causer par l'obésité, le manque d'exercice (de sport), l'alimentation et l'âge.
Hyponatrémie
Un manque réel d'eau, sans renouvellement en sel de sodium et de potassium, mène à l'hyponatrémie, qui peut de loin conduire à une intoxication par l'eau d'un niveau dangereux. Une histoire de ce genre est survenue en 2007, lorsqu'une américaine nommée Jennifer Strange est morte durant un concours de buveurs d'eau. Plus souvent, la condition survient lors d'une endurance à long-terme (compétitions et entrainements tels que les marathons ou triathlons) et cause petit à petit des troubles incluant maux de tête, étourdissements et confusion ; dans de très sévères cas elle implique un coma, des convulsions et la mort.
Conséquences mondiales
En 2006, plus de 3,5 milliards de personnes souffrent de carence en fer, deux milliards sont en danger de carence en iode et 200 millions d'enfants d'âge préscolaire sont victimes d'insuffisance en vitamine A. Dans les pays en développement, les insuffisances alimentaires causent des maladies comme le kwashiorkor, l'anémie (qui attaque le système sanguin et empêche la concentration), le rachitisme (qui empêche le développement normal des os de l'enfant) ou la cécité (causée par des carences en vitamine A). Le rapport de 2004 de l'Unicef et la Banque mondiale dresse un bilan terrifiant : les carences en fer parmi les bébés de 6 à 24 mois affectent le développement mental de 40 à 60 % des enfants des pays en développement ; les carences en iode ont fait reculer la capacité intellectuelle de ces pays de 10 à 15 %, et causent la naissance de 18 millions d'enfants handicapés mentaux par an ; le manque de vitamine A entraine la mort d'un million d'enfants chaque année. Chez les adultes, les plus affectés sont souvent les femmes : l'anémie causée par le manque de fer entraine la mort de 60 000 jeunes femmes pendant leur grossesse ou leur accouchement ; le manque d'acide folique cause un décès par maladie cardiaque sur dix. Les carences s'additionnent et rendent l'organisme plus vulnérable à d'autres maladies. L'impact économique est énorme, la baisse d'énergie associée aux carences causant une chute de 2 % du PNB dans les pays les plus affectés. La sous-alimentation affecte quelque 800 millions de personnes dans le monde, tandis que l'obésité affecte plus de 300 millions de personnes (voir ces articles pour les détails). Selon MSF, en moyenne sur 2009, un enfant est mort de malnutrition toutes les six secondes (soit plus de cinq millions sur l'année). La lutte contre la malnutrition est par ailleurs l'un des huit Objectifs du millénaire pour le développement, initiés en 2000 par l'ONU. La troisième cible de cet objectif vise à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de malnutrition entre 1990 et 2015.

Et… très bon à savoir aussi:
Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d’autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques. Et pourtant, les experts le savent bien, l’agriculture mondiale d’aujourd’hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ? En prenant d’abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l’ONU, ouvre le livre. Il s’agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l’échec des formidables moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d’identifier les ennemis du droit à l’alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles. Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l’oppression un nom, et les mécanismes à l’œuvre sont saisis dans leur application concrète. Mais l’espoir est là, qui s’incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l’alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien. Au nom de la justice et de la dignité de l’Homme. Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd’hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Professeur émérite de sociologie à l’Université de Genève, il a consacré l’essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d’assujettissement des peuples du monde. Récemment : L’Empire de la honte (2005) et la Haine de l’Occident (2008).
Le professeur de sociologie Jean Ziegler
Jean Ziegler n'y va pas de main morte : la faim dans le monde serait la grande oeuvre du crime organisé. « Un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné. » Reste à savoir à qui profite le crime. Le professeur de sociologie à la Sorbonne explique sa théorie.

Jean Ziegler a écrit un livre sur la question, Destruction massive : géopolitique de la faim. (lire un extrait ICI )

Il pourfend le travail de destruction des grandes organisations comme le FMI, l'OMC et la Banque mondiale.

De 2000 à 2008, Jean Ziegler a été le premier rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour le droit à l'alimentation.

Il est au pays pour donner quelques conférences. Après être allé à Québec et à Ottawa, il donne une conférence à Montréal ce soir, au Coeur des sciences de l'UQAM. Malheureusement, l'événement est complet.

Audio-vidéo


1 avr. 2012

Les maladies infantiles

La varicelle

La varicelle est une maladie infectieuse éruptive et immunisante. Elle survient en général entre 2 et 10 ans. La période d’incubation (période entre la contamination et les premiers symptômes) est de 15 jours environ, et la durée de la maladie de 12-15 jours environ.

L'éruption survient sur tout le corps, par poussées, après une fièvre plus ou moins élevée. Il s'agit de petits boutons roses, qui se transforment en petites vésicules (cloques). Celles-ci se percent, puis sèchent, laissant une croûte qui disparaîtra en une dizaine de jours. Chez les adules ou les adolecents, la maladie peut êre plus sévère.

La maladie est due à un virus qui est très contagieux, souvent sous la forme d'épéidémies suvenant généralement en hiver ou au printemps.

Il est important d’empêcher l‘enfant de se gratter pour éviter toutes cicatrices. Des antihistaminiques pourront être prescrits afin de calmer les démangeaisons. Par ailleurs, les vésicules seront à désinfecter quotidiennement à l'aide d'un antiseptique prescrit par le médecin. Et des médicaments contre la fièvre peuvent être aussi donnés.

Les complications sont exceptionnelles ; il s'agit surtout de surinfections dues au grattage. Des complications touchant le système nerveux son possibles, comme une une atteinte du cervelet. C'est généralement une complication bénigne.



Varicelle
La guerre des
boutons
Varicelle
Les vaccins contre la varicelle sont là !
Varicelle
Femmes enceintes, attention !
Des boutons caractéristiques
Pas facile d'être un enfant ! Aux otites, bronchites et autres rhino, succèdent parfois des maladies infantiles moins anodines encore. Parmi elles, la varicelle. Mais comment la reconnaître ? Outre les boutons, quels sont les autres symptômes caractéristiques ?… Toutes les réponses.
Un cas de varicelle déclarée dans votre entourage et votre enfant a toutes les chances d'y avoir droit lui aussi… Pas d'affolement, mais soyez vigilant !
Peu de symptômes caractéristiques avant les boutons
Varicelle boutonsLes premiers symptômes ne sont pas toujours caractéristiques. Une fièvre peu élevée précède généralement les premiers signes visibles. Un écoulement nasal et une fatigue persistante constituent également des signes annonciateurs. Mais ce n'est pas la première fois que votre enfant a un rhume, et il n'est jamais facile de distinguer un "nez qui coule" d'un "nez qui coule"… Des maux de tête et/ou des maux de gorge, des douleurs articulaires et musculaires ainsi qu'une perte d'appétit accompagnent parfois ces manifestations. Mais là encore, lorsque l'enfant est trop petit pour parler, il est peu aisé de reconnaître ces symptômes.
Varicelle symptômesSi votre charmant bambin est gardé en collectivité, il sera très certainement exposé aux nombreux virus, qui y circulent à vitesse grand V. Jusqu'ici, rien ne permet donc de différencier cette suspicion de varicelle des précédentes infections. Il est grognon mais il n'a pas encore de boutons…
Compter les boutons !
Si pour s'endormir, votre bambin comptait les moutons. Là, c'est vous qui allez devoir garder l'oeil, pour compter les boutons ! Ce sont les véritables signes caractéristiques de cette maladie. Vous découvrirez de petites taches roses 2 à 3 mm de diamètre, qui rapidement se transformeront en de minuscules cloques remplies d'un liquide transparent, parfois entourées d'un léger cercle rouge. On leur a donné un nom scientifique et votre médecin vous parlera vraisemblablement de "vésicule".
Ces boutons apparaissent généralement par poussées successives. Peu nombreux au départ, ils peuvent en quelques jours recouvrir tout le corps. Une telle invasion peut parfois se révéler très impressionnante. Les premiers apparaissent généralement sur le thorax ou à la racine des cheveux, pour ensuite s'étendre sur le buste, les jambes et les bras. Le visage est généralement moins touché. Les paumes des mains et des pieds sont épargnées.
Il faut savoir que ces boutons passent par plusieurs stades. Les vésicules sèchent en 48 heures et se forme alors au centre une petite croûte qui s'étend avant de tomber au bout d'une petite semaine. Elle sera remplacée par une petite cicatrice rouge puis blanche qui s'atténuera peu à peu. Dans la mesure où l'éruption évolue par poussées, des boutons sont déjà secs alors que d'autres apparaissent encore. Mais rassurez-vous, cela ne devrait pas excéder une dizaine de jours.
Consultez votre médecin !
Il est indispensable de consulter votre médecin. Lui seul pourra confirmer le diagnostic et prescrire les médicaments adaptés. S'il n'y pas de moyen de traiter la varicelle à proprement parler, on dispose néanmoins de traitements symptomatiques. Votre médecin évaluera également les risques de complications en fonction des antécédents de santé de votre enfant. La varicelle n'est pas toujours une maladie anodine. Si la survenue de complications est rare, il ne faut en aucun cas la négliger.
Varicelle : les vaccins sont là !
La sortie, annoncée depuis plusieurs mois, vient d'avoir lieu : le vaccin contre la varicelle est désormais disponible dans les pharmacies françaises. Avantage non négligeable, il peut être administré dans les trois jours qui suivent un contact avec une personne ayant une éruption. Les boutons n'ont qu'à bien se tenir !
Bien toléré, le vaccin contre la varicelle offre une protection efficace contre cette maladie souvent considérée comme bénigne. Alors faut-il faire vacciner tous les enfants ? Les experts ont estimé que la vaccination des nourrissons n'apporterait pas actuellement de bénéfice pour la santé publique en France. Mais certains pédiatres recommandent le vaccin.
A qui s'adresse la vaccination ?
Varicelle vaccinIl faut rappeler que la varicelle est responsable de près de 3 300 hospitalisations et d'une vingtaine de décès chaque année en France. Cette maladie survenant plus de neuf fois sur dix dans l'enfance, 69 % des décès concernent des enfants de moins de 15 ans. Par ailleurs et contrairement à une idée reçue, si les altérations des défenses immunitaires augmentent le risque de formes graves, 70 % des décès se produisent chez des personnes sans déficit immunitaire. Aux Etats-Unis, le vaccin a fait preuve d'une efficacité spectaculaire sur la mortalité liée à la varicelle, qui est passée d'une centaine de décès annuels avant les campagnes de vaccination à sept cas seulement en 2002.
Ainsi Outre-Atlantique, la vaccination est recommandée depuis 1996 pour tous les nourrissons de 12 à 18 mois, et pour les enfants plus âgés qui n'auraient pas été immunisés.
En revanche, en France, le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) et le comité technique des vaccinations ont choisi de la recommander uniquement pour :
  • Les enfants, sans antécédent de varicelle et dont la sérologie est négative, devant avoir une greffe d'organe dans les six mois.
  • Les adultes (de plus de 18 ans) sans antécédent de varicelle ayant été en contact avec une personne ayant une éruption dans les trois derniers jours.
  • Les étudiants à l'entrée en première année d'études médicales ou paramédicales, sans antécédent de varicelle et dont la sérologie est négative. Un rattrapage est prévu pour les professionnels de santé en exercice non immunisés.
    • Les personnes sans antécédent de varicelle et dont la sérologie est négative, en contact avec un immunodéprimé. En cas de rush (éruption) généralisé après le vaccin, il est indispensable d'éviter tout contact avec la personne immunodéprimée pendant dix jours, pour éviter de transmettre le virus.
    Les difficultés de la vaccination
  • Si les experts français n'ont pas choisi l'option de la vaccination des nourrissons, c'est avant tout parce qu'ils pensent qu'elle sera mal appliquée, en tout cas tant que ne sera pas commercialisé un vaccin associant ROR (Rougeole, oreillons, rubéole) et varicelle. Dans ces conditions la vaccination pourrait avoir un effet défavorable sur la santé publique, en laissant persister des épidémies, certes plus rares, mais qui toucheront de plus en plus d'adolescents et d'adultes non immunisés pendant l'enfance, puisque le virus circulera moins. Or plus la varicelle se déclare tard et plus le risque de formes graves est élevé. Cette crainte est-elle fondée ? Huit ans après ses débuts, l'expérience américaine est rassurante. Un décalage de la varicelle chez des sujets plus âgés n'a pas été observé. Il faut cependant attendre plus encore pour avoir une certitude sur ce point.

  • Le libre choix des parents

  • Il est néanmoins possible pour les parents de faire vacciner leur enfant. Le vaccin peut être acheté sans ordonnance. Cependant, il ne sera remboursé que dans les indications prévues par le CSHPF. Le coût du vaccin (42,03 euros) est donc entièrement à la charge de la famille, à moins qu'il y ait une indication particulière à la vaccination (enfant immunodéprimé dans la famille, attente de greffe). Le vaccin peut être réalisé au cours de la même consultation que le ROR, mais avec des aiguilles et des sites d'injection différents. S'ils ne sont pas réalisés ensemble, un délai de 28 jours doit être respecté entre les deux vaccinations. Une seule injection est nécessaire pour les enfants de 1 à 12 ans et deux injections, à 6 à 10 semaines d'intervalle, à partir de 13 ans.
La grossesse est un grand moment de bonheur ! Mais attention, n'importe quelle maladie, même la plus anodine, doit-être surveillée de près durant ces neuf mois… C'est notamment le cas de la varicelle. Si le risque d'être contaminé est faible, les conséquences peuvent être très graves.
La varicelle est avant tout une maladie infantile et il est important de rappeler que 95 % de la population à l'âge adulte est immunisée. Les femmes enceinte ne sont par conséquent que rarement touchées. Heureusement, car au delà des complications pulmonaires pour la mère, cette maladie peut entraîner de graves séquelles chez le foetus.
Courage, fuyons !
Varicelle grossesseBien que manquant d'étude à ce sujet, on estime que 500 à 700 futures mamans sont, chaque année en France, concernées par cette maladie. Si vous avez déjà eu la varicelle, vous ne risquez rien. Dans le cas contraire, évitez de fréquenter les crèches et les petits malades. Ce qui n'est pas toujours évident puisque les enfants sont contagieux deux jours avant l'apparition des premiers boutons…
Si malgré ces précautions, vous avez été en contact avec un enfant atteint de varicelle, contactez votre médecin. Il vous prescrira immédiatement une recherche d'anticorps. Cette simple prise de sang permettra de vérifier si vous êtes immunisée ou non. De nombreux adultes ne se souviennent pas d'avoir contracté la maladie dans leur enfance, alors qu'ils sont pourtant déjà protégés.
Si votre organisme ne possède pas de défenses face à la varicelle, votre médecin procédera à l'injection d'anticorps spécifiques destinés à bloquer le virus et mettra en place une surveillance - notamment échographique - plus stricte de votre grossesse. Une ponction foetale peut également être réalisée : elle permettra de savoir si une infection du foetus est à craindre. Mais l'attitude de votre médecin dépendra essentiellement de la période de contamination, les risques n'étant pas les mêmes tout au long de votre grossesse.
Des périodes à risques
La varicelle peut donner lieu à des complications extrêmement graves chez les adultes. Parmi elles, la pneumonie est la plus redoutée. Mettant la mère en danger, cette complication peut également entraîner un manque d'oxygène pour le foetus. Mais le risque principal pour votre enfant est la transmission materno-foetale du virus.
Le début et la fin de grossesse sont les périodes les plus dangereuses. On distingue le risque de varicelle congénitale, contracté entre la 8e semaine et la 24e semaine d'aménorrhée, du risque de varicelle néonatale qui survient dans les trois semaines précédant l'accouchement. Entre ces deux périodes, cette maladie est anodine.
Varicelle grossesseAvant 24 semaines d'aménorrhée, le risque de contamination du foetus est estimé à 8 %, et dans 2 % des cas, cette contagion donne lieu à une varicelle congénitale également appelée varicelle foetale. Si les risques sont faibles, ils sont graves : malformations, anomalies cutanées (cicatrices), lésions neurologiques (microcéphalie, hydrocéphalie…), problèmes de développement musculaires ou squelettiques, lésions ophtalmiques ou encore retard de croissance intra-utérin.
La varicelle néonatale est contractée par la mère dans les trois semaines précédent l'accouchement. On observe alors une transmission à l'enfant dans 25 et 50 % des cas. Plus la mère contracte la maladie tôt avant l'accouchement, moins les conséquences seront lourdes pour le bébé. Si la naissance survient moins de 5 jours après le début de l'éruption maternelle, le risque d'atteinte pulmonaire de l'enfant est très important. La varicelle est alors associée à un risque de mortalité de 20 à 30 %. C'est pourquoi les médecins redoutent l'accouchement durant cette phase aiguë et essayent de retarder le travail à l'aide de médicaments.
Alors si vous envisagez de faire un enfant et que vous n'êtes pas immunisée, parlez à votre médecin. Il est peut être préférable de vous faire vacciner. Et une fois enceinte il sera trop tard pour y penser…
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La rougeole

La rougeole est une maladie virale très contagieuse qui survient par épidémie ; elle touche essentiellement les enfants de 1 à 3 ans qui ne sont pas vaccinés. Le vaccin ROR. (Rougeole, Oreillons, Rubéole) se fait à partir de 1 an (voire 9 mois si l’enfant va à la crèche). Aujourd'hui, cette maladie est beaucoup plus rare en raison du grand nombre d'enfants vaccinés.

La période d’incubation est de 10 jours envron ; la rougeole dure 10 à 18 jours.

Une fièvre élevée, un écoulement nasal, des larmoiements, une toux sèche, une fatigue inhabituelle annoncent la rougeole. Arrivent ensuite de petits boutons blancs et rouges autour à l'intérieur des joues (signe de Köplick) ; ils disparaîtront lors de l'éruption de boutons rouges sur le visage, puis sur le corps.

Mis à part des médicaments pour faire baisser la fièvre ou calmer la toux, il n'existe pas de traitement contre la rougeole, d’où l’intérêt de la vaccination.

Plus l'âge est avancé, plus les risques de complications augmentent (otite, laryngite, broncho-pneumonie, encéphalite...). La rougeole est généralement considérée comme une maladie bénigne, pourtant certaines graves complications risquent de survenir, en raison d'une atteinte pulmonaire sévère, ou occualire majeure. Autre complication très grave : une encéphalomyélite.

Les oreillons

C’est une maladie virale qui touche surtout l'enfant scolarisé, dès 3 ans. Comme pour la rougeole, le vaccin ROR permet d’éviter cette maladie. L'agent infectieux est un virus (paramyxovirus).

Le virus pénère par les voies respiratoires. Après une incubation de 15 à 21 jours, les premiers symptômes (fièvre plus ou moins élevée, maux de tête, difficultés à ouvrir la bouche, à mastiquer et à avaler) apparaissent, suivis le plus souvent d’un gonflement douloureux sous chaque oreille et sous la mâchoire (paotidite). C'est la manifestation classique des oreillons.

Une dose adéquate de paracétamol permettra de faire baisser la fièvre et de calmer la douleur.

Plus l'enfant est grand, plus le risque de complication est important. Celles-ci sont rares mais sérieuses (méningite des oreillons, pancréatite, méningite voire parfois une encéphalite, surdité par atteinte du nerf auditif). Une autre complication classique est une orchite : une atteinte tesiculaire chez le garçon adolsecent ou adulte qui risque d'engendrer une atrophie testiculaire, avec une oligospermie, voire une stérilité.

La rubéole

La rubéole est une maladie virale survenant le plus souvent chez l’enfant entre 5 et 9 ans. Bénigne chez l'enfant, elle est dangereuse chez la future mère et son bébé. Aujourd'hui, cette maladie est beaucoup plus rare, en raison de la vaccination efftuée chez une très grand nombre d'enfants (vaccin ROR).

La période d'incubation dure en général entre deux e trois semaines.La rubéole passe le plus souvent inaperçue ; elle s’accompagne quelques fois de symptômes tels qu’une fièvre modérée, des douleurs musculaires et articulaires, des ganglions, et éventuellement une éruption cutanée (petites tâches rosées plus claires que celles de la rougeole)..

Comme pour la rougeole et les oreillons, le meilleur traitement reste la prévention de la maladie par la vaccination.

Le danger de la rubéole ne vient pas tant des complications que du risque de contamination pour une future maman et son fœtus. Si la mère contracte l'infection pendant les 3 premiers mois de sa grossesse, des malformations graves sont à craindre pour le fœtus.

 La roséole

Elle survient généralement enre 6 mois et 2 ans, et est caractérisée par une poussée de fièvre qui dure de 2 à 4 jours (souvent assez élevée) et une éruption : des papules rosées et très pâles apparaissent généralement une fois que la fièvre disparaît. Cette éruption cutanée ne dure pas très longtemps. C'est alors que l'on fait habituellement le diagnostic de roséole. Il s'agit d'une maladie bénigne.

Le traitement consiste à éviter une trop grande poussée de fièvre, en donnant - entre autres - des médicaments adaptés à l'enfant et à son poids.

Maladies du nouveau-né

  La jaunisse du nourrisson
Les médecins l'appellent aussi ictère... physiologique, c'est-à-dire normal. Liée à l'immaturité du bébé, la jaunisse est très fréquente dans les jours suivant la naissance. Elle n'en doit pas moins être l'objet d'une grande vigilance.
Qu'est-ce que la jaunisse du nourrisson ?
La jaunisse est une manifestation banale, physiologique, qui apparaît au deuxième ou au troisième jour de la vie du nouveau-né, augmente en intensité jusqu'aux quatrième et cinquième jours, avant de disparaître progressivement.
Pendant leur séjour en maternité, tous les bébés sont attentivement surveillés. C'est au moment du bain qu'une infirmière  examinera votre tout-petit sous toutes les coutures. Elle observera sa peau, bien sûr, car cette teinte particulière peut se trouver masquée par la rougeur de votre bébé, il suffit alors d'appuyer doucement sur la peau pour en chasser le sang et dévoiler la coloration jaune.
Elle examinera surtout le blanc de ses yeux et ses gencives (elles aussi peuvent jaunir). Ce sont les deux principaux critères qui renseignent sur la présence de la jaunisse du nourrisson.
Les mécanismes de l'ictère sont simples et bien connus. Tous les nourrissons viennent au monde dotés d'un nombre important de globules rouges qui ont une durée de vie limitée. « Chez un organisme adulte, explique le Pr Georges David, la destruction régulière de ces globules entraîne, par action enzymatique du foie, une production de bilirubine, un pigment jaune-brun qui va être éliminé par la bile, puis par les selles. Or, chez le nouveau-né, qui est encore immature, le foie n'arrive pas à dégrader toute la quantité de bilirubine. Une certaine partie se déverse alors dans le sang, colorant la peau du bébé. »
Un seuil à ne pas dépasser
Dans la moitié des cas, la jaunisse du nourrisson est quasi inapparente. Le reste du temps, elle est peu marquée, nécessitant une simple surveillance. Néanmoins, il arrive qu'elle devienne très intense, chez un prématuré, mais également chez un bébé né à terme.
Les systèmes enzymatiques peuvent soit mettre du temps à devenir matures, soit être simplement inhibés. Cette situation se rencontre parfois chez un nouveau-né allaité au sein : il va développer un ictère physiologique au-delà des limites habituelles.
Cette jaunisse « au lait de mère » serait due à la présence dans le lait de certaines femmes d'une substance inhibant le métabolisme de la bilirubine dans le foie. Certains nouveau-nés sont jaunes tant que dure l'allaitement... autant le savoir !
Exceptionnellement, une jaunisse peut atteindre une intensité telle, qu'elle fait courir un vrai risque au bébé : c'est le cas d'une incompatibilité fœto-maternelle (ou incompatibilité rhésus). Lors de cette maladie, les globules rouges sont détruits en grand nombre : le foie est débordé, la quantité de bilirubine dans le sang augmente dans de fortes proportions. A un taux élevé, ce pigment est dangereux, car il peut endommager le cerveau en se déposant dans les « noyaux » gris centraux, d'où son nom d'ictère nucléaire.
Pour tous les bébés qui présentent une jaunisse du nourrisson « classique », la surveillance est quotidienne et repose essentiellement sur la mesure du taux de bilirubine. Pour cela, on utilise un lecteur électronique, le bilirubinomètre, qui, grâce à des flashes lumineux envoyés sur le visage et le thorax, indique la quantité du pigment. L'interprétation du test est fonction du poids et de l'âge du bébé.
Si le taux indiqué par le bilirubinomètre est dans une limite acceptable, la valeur est remesurée quelques heures plus tard. En revanche, s'il est dépassé, une prise de sang est réalisée pour connaître la concentration de la bilirubine.
Quatre ou cinq jours de traitement...
En cas de jaunisse confirmée, un traitement s'impose et fait appel à la photothérapie : le bébé est alors placé tout nu sous une lampe de couleur bleue qui a la propriété de dégrader la bilirubine. En général, les expositions ont lieu entre deux tétées et leur nombre varie suivant l'intensité de la jaunisse : d'une ou deux séances de trois ou quatre heures à plusieurs séances si nécessaire.
Dans tous les cas, le but à atteindre est le même : constater que le taux de bilirubine dans le sang passe au-dessous du seuil dangereux (cela peut prendre quatre ou cinq jours, voire plus). C'est en effet la condition nécessaire pour qu'un nouveau-né puisse sortir de la maternité.
Outre le dosage sanguin, la couleur des urines constitue un bon indicateur de la maturation du bébé. Soit elles sont transparentes et la bilirubine est encore présente dans le sang, soit elles prennent une couleur plus foncée, presque marron et cela signifie que le pigment est en train d'être éliminé... le bon de sortie pour votre bébé peut être signé !

Dermatologie :
A - L'ERYTHEME TOXIQUE :
1ère semaine de vie.
Touche 1/3 des nourrissons.
Érythème généralisé.
Donne des papules blanches disséminées sur tout le corps.
Pas de traitement : disparaît tout seul en 4 ou 5 jours.

B - L'ERYTHEME FESSIER :
Fesses toutes rouges.
Développement de germes :
•Candida albicans
•Staphylocoque Dû à la macération :
•Couches occlusives
•Selles acides
Se produit au moins une fois dans la 1ère année de vie.
Laisser les fesses à l'air.
Laver l'enfant à chaque change avec du savon, en évitant le SEPTIVON.
Utiliser le SALFORELLE.
Ne pas utiliser de lait de toilette qui obstrue les pores et contient des parfums qui irritent beaucoup.
Appliquer un antiseptique :
• MILLIAN
•ÉOSINE
• HEXOMÉDINE
Mettre un antifongique :
• PEVARYL ®
• DAKTARIN ®
Utiliser, pendant la poussée, des couches en coton : COTOCOUCHE.

C - MALADIE DE LEINER-MOUSSOUS :
Atteint le cuir chevelu et les fesses.
Lésions :
•Érythémateuses
•Squameuses
•Grasses Traitement
Soins d'hygiène.
Bains à base d'antifongiques :
• MYCAVEEN
•MYCOGEL
D - L'ECZEMA :

Il existe deux sortes d'eczéma :
•Constitutionnel ou atopique : à la naissance et dure 1 an ou 2
•De contact : par allergie à quelque chose
L'eczéma constitutionnel du nouveau né est chronique.
Il évolue par poussées.
Xérose : sécheresse cutanée.
a) Clinique :
La lésion est érythémato-vésiculeuse (boules d'eau), en placard.
Lésion très prurigineuse : l'enfant se gratte beaucoup (couper les ongles).
Surinfection du fait du grattage de la démangeaison.
De 0 à 2 ans, l'eczéma se localise sur les joues et les membres.
À partir de deux ans : plis poplités et des coudes.
b) Traitement :
* Préventif Enfants à peau sèche : hydrater la peau (xérose) de manière préventive :
• LIPIKAR
•NEUTROGÉNA
* Curatif Pommades corticoïdes en application locale :
• DIPROSONE ® (Bétaméthasone)
• TRIDÉSONIT (Désonide)
• LOCAPRED (Désonide)
Diminuer progressivement pour éviter l'effet rebond.
Jamais per os.
Pas de passage systémique.
Si l'eczéma est en phase suintante, on commence par traiter par antibiotique pendant 4 ou 5 jours :
• FUCIDINE
Laver le linge avec du savon de
Marseille en paillettes.
Ne pas utiliser d'assouplissants.
Facteur allergique.
Terrain favorable à l'asthme.
Le recours à l'allaitement diminue les probabilités.
L'eczéma n'est pas contagieux.
 E - L'IMPETIGO :
Surinfection d'une plaie ou d'un bouton.
Dissémination.
Forme une bulle.
Le contenu de la bulle se surinfecte.
La bulle se rompt et forme une croûte.
Dû à une mauvaise hygiène.
Désinfection.
Antibiotique :
•Local si une seule bulle
•Général si dissémination
Contagieux : ne pas mettre l'enfant en crèche.

F - L'HERPES :

a) Clinique :
Bouton de fièvre récurrent.
Gravité chez l'enfant : primo-infection herpétique.
Tableau souvent dramatique :
•40° de fièvre
•Plein de bulles dans la bouche
•Gencives saignantes
•Refus de s'alimenter
Très contagieux : éviction de la crèche.
b) Traitement :
Soins locaux : soins de bouche au bicarbonate.
En cas de gravité :
ZOVIRAX (Aciclovir) en sirop.
FONGISONE pour la surinfection mycotique.

G - LE MUGUET :

Candida albicans.
Plein de blanc dans la bouche.
Difficultés à manger.
Traitement par :
• DAKTARIN local.
• FONGISONE
Traitement 21 jours à cause du cycle du Candida albicans
Les laryngites :
Dyspnée obstructive haute.
À prédominance inspiratoire.
Voix et toux rauques.

A - LARYNGITE VIRALE :

Virus qui tombe toujours la nuit : stress nocturne.
Réveil avec voix et toux rauques et étouffement.
Humidifier l'atmosphère : salle de bains, vapeur d'eau.
Administration de corticoïdes :
• CÉLESTÈNE ® (Bétaméthasone) en gouttes
• SOLUPRED en comprimés effervescents
En cas de gravité : masque avec corticoïdes et adrénaline à l'hôpital.

B - EPIGLOTTITE :

Quand l'épiglotte est inflammée par un abcès, la position couchée peut boucher le larynx.
Risque mortel.
Intubation assise.
Surtout ne pas coucher l'enfant.
Penser au corps étranger.

C - DYSPNEE ALLERGIQUE :

Choc allergique : œdème laryngé (corticoïdes, adrénaline).
La fièvre :
À partir de 38° chez l'enfant.
AIGUËS :
•Convulsions hyperthermiques
•Hyperthermie maligne : fièvre supérieure à 42°
a) Conduite à tenir :
Découvrir l'enfant.
Le faire boire.
Donner un bain à 2° en dessous de la température rectale.
b) Médicaments :
* Aspirine : 50 mg/kg/j
• CATALGINE ® (Acétylsalicylate de sodium)
•ASPÉGIC ® (Acétylsalicylate de lysine)
* Paracétamol : 60 mg/kg/j
•DOLIPRANE toutes les 6 heures
• EFFERALGAN
Si fièvre plus de 5 jours chez le nourrisson jusqu'à 2 ans et plus de 8 jours chez les plus grands, on fait des recherches :
•Examen clinique
•Bilan inflammatoire : NFS, ECBU, VS, fibrine, CRP, radio pulmonaire
Les maladies éruptives :

A - LA VARICELLE :

a) Clinique :
Éléments vésiculeux translucides qui ressemblent à des gouttes d'eau.
Sur un fond érythémateux.
Disséminés sur l'organisme.
Se dessèchent en 48 heures en donnant des croûtes.
Subsistent une dizaine de jours.
Peuvent s'impétiginiser.
Laissent des cicatrices indélébiles.
Couper les ongles des enfants.
Antihistaminique pour éviter les démangeaisons.
Très contagieux.
Durée d'incubation de 14 jours.
Maladie immunisante : pas de récidive.
b) Traitement :
Pas d'aspirine
Paracétamol : contre la fièvre (DOLIPRANE, EFFERALGAN).
Antihistaminique pour éviter les démangeaisons.
Traitement local avec un antiseptique :
• SEPTIVON
•HEXOMÉDINE aqueuse ATB si surinfection.
c) Complications :
Le virus peut dormir pendant des années et resurgir sur le territoire d'un nerf pour donner un zona.
Problème chez les gens immunodéprimés et chez les enfants sous chimiothérapie.
Peut être gravissime : troubles de l'hémostase.
Risque mortel.
Ataxie : marche ébrieuse (comme une personne saoule).
Provoquée par une cérébellite : atteinte du cervelet.

B - LA SCARLATINE :
Maladie due au streptocoque.
Incubation entre 2 et 5 jours.
•Fièvre
•Angine
•Exanthème : éruption rouge
Soigné par antibiothérapie.
Atteinte de la langue : rouge framboisée, qui se dépapille progressivement.
Risque d'atteinte rénale : antibiothérapie.

C - LA ROUGEOLE :

En voie de disparition grâce à la vaccination systématique.
Incubation de 10 jours.
Phase catarrhale :
•40° de fièvre
•Yeux et nez qui coulent
Apparition d'une éruption érythémateuse 24 à 48 heures après.
Commence par le derrière des oreilles.
Donne beaucoup de température pendant une dizaine de jours.
Risque de complications :
•Otites
•Foyer pulmonaire
•Leuco-encéphalite mortelle 10 ans plus tard
Éviction scolaire pendant une dizaine de jour.
Traitement symptomatique : fièvre.

D - LA RUBEOLE :

Vaccination systématique, en particulier des filles, avant la puberté.
Maladie asymptomatique.
Maladie immunisante.
Conséquences graves sur les femmes enceintes.
Risque de fœtopathie.

E - L'EXANTHEME SUBIT :

Appelé la 5ème maladie.
Fièvre pendant 4 jours à 39 ou 40° sans autre symptôme.
Le 5ème jour : éruption de boutons.
La fièvre retombe.
Maladie virale.
Pas de traitement.

F - MALADIE DE KAWAZAKI :

Maladie d'origine inconnue.
•Donne de la fièvre pendant 8 jours ou plus.
•Éruption scarlatiniforme
•Conjonctivite
•Perlèche
Risque d'atteinte cardiaque : vascularite.
Problème au niveau des artères coronaires : risque d'infarctus.
Traitement
Injections d'immunoglobulines qui diminuent le risque cardiaque.
Les vaccins :
* 1er mois : BCG Bacille de Calmette et Guérin.
Contre la tuberculose.
Obligatoire à l'entrée en collectivité.
Fait en général à 1 mois par MONOVAX : bague.
* 2ème mois : Hépatite virale
* 2ème, 3ème et 4ème mois : Pentacoque
•Diphtérie
•Tétanos
•Polio
•Coqueluche
• Hæmophilus
* 15ème mois : ROR
•Rougeole
•Oreillons
•Rubéole
* 18ème mois, puis tous les 5 ans : Tétracoque (Pentacoque sans l'Hæmophilus)
* À 11 ans : rappel ROR

Le SIDA de l'enfant :

Syndrome d'immunodéficience acquise.
Touche 10 millions de personnes dans le monde.
2% de SIDA de l'enfant en France : 700 cas depuis le début de l'épidémie.
20% en Afrique subsaharienne.
Entre 100 et 200 enfants par an naissent infectés.
Voies de transmission par :
•Le sang : hémophiles
•Le lait
• Materno-fœtale
Tous les enfants de mère séropositive sont séropositifs pendant les 3 premiers mois : ils portent les anticorps de leur mère.
Après 3 mois, 1 seul de ces enfants sur 5 sera séropositif.
On met les mères sous AZT après 15 semaines d'aménorrhée et pendant l'accouchement : diminution de la séropositivité des enfants.
Le SIDA des enfants peut connaître 2 types de développement :
•Développement rapide et mort avant la 2ème année (20% des enfants)
•Développement lent : pas de manifestations jusqu'à 10 ou 12 ans, puis décompensation à l'âge de la puberté (80%)
Atteinte neurologique : perte du tonus.
Déficit immunitaire : infections à répétition.
Le BCG est contre-indiqué (seule contre-indication : problème de secret médical à cause de la mention de cette contre-indication sur le carnet médical).

Les premières années sont souvent rythmées par de petites maladies, bénignes la plupart du temps, mais qu’il convient de bien soigner, les complications risquant de survenir assez rapidement chez le nourrisson.

Les maladies ORL




Le système immunitaire du nourrisson étant encore immature, il ne peut lutter très efficacement contre les bactéries et les virus. Les parents ont beau prendre toutes les précautions, il est difficile d’échapper à ces infections ORL (rhinophrayngite, otite...), surtout l’hiver. Des règles d’hygiène simples (se laver les mains lorsqu'on vient de l’extérieur, et entre chaque activité ; ne pas goûter le plat de bébé avec sa cuillère ; laver régulièrement ses jouets...) permettent cependant de limiter le risque de contagion. Il faut également veiller à ne pas fumer dans l'environnement du bébé, et à aérer souvent les pièces où il vit.

La rhinopharyngite




Assez rare avant 6 mois, elle est courante les deux premières années. Fièvre, nez qui coule, sont les principaux symptômes. En général, la rhinopharyngite disparaît avec un simple traitement contre la fièvre, et un lavage nasal régulier au sérum physiologique. Le repos, le calme, une bonne hydratation permettent souvent la guérison. Il est important de bien surveiller l'enfant surtout s'il est très jeune. S'il mange moins, si son comportement change, s'il est prostré... il est important de consulter sans attendre.
Les antibiotiques n'ont pas d'indication dans les rhinopharyngites courantes généralement dues à un virus ; ils ne seront prescrits par le médecin qu’en cas de surinfection bactérienne.


La bronchiolite




Infection d’origine virale due au virus respiratoire syncytial (VRS), la bronchiolite touche surtout les enfants de moins de 2 ans. Elle atteint les petites bronches terminales, facilement obstruées par les sécrétions bronchites, et peut évoluer vers des difficultés respiratoires. C’est une maladie très contagieuse ; une maman enrhumée peut contaminer son bébé. La crèche est également un lieu propice à la contagion.

La bronchiolite débute généralement par un gros rhume, qui 2 ou 3 jours plus tard s’accompagne d’une toux qui évolue rapidement vers une gêne respiratoire.

Les antibiotiques étant inefficaces en cas d’infection virale, le traitement consiste en une surveillance de l'enfant, le lavage de nez, et éventuellement une kinésithérapie respiratoire quotidienne permettant un drainage des mucosités des petites bronches.

En cas de risque de forme grave et de complication (notamment chez les très jeunes nourrissons), une courte hospitalisation peut être envisagée. Le mieux est de s'adresser à son médecin, ou directement aux urgences en cas de problème respiratoire important.


L’angine




D’origine virale ou bactérienne, cette inflammation de la gorge est souvent difficile à diagnostiquer chez les tout-petits. Le refus de la nourriture dû à la douleur lors de la déglutition, est un signe. Selon la forme de l’infection, des symptômes tels que des vomissements, de la fièvre, des ganglions peuvent apparaître. Aussi, quand un nourrisson qui a de la fièvre, mange subitement moins... l'avis d'un médecin est indispensable.
L’angine bactérienne due assez souvent à un streptocoque, nécessite un traitement antibiotique.

La laryngite




Cette inflammation du larynx, généralement d’origine virale, se traduit par une toux rauque et sèche, et des difficultés à respirer. La plupart du temps, il s'agit d'une laryngite sous-glottique. En attendant l’arrivée du médecin, on peut s'installer avec son enfant dans une pièce à l’air humidifié, dans la salle de bains où l’on aura fait couler un bain, par exemple, pour engendrer une humidité ambiante. En fonction de l'examen du nourrisson, le médecin peut prescrire un anti-inflammatoire à base de cortisone.

Il existe d'autres formes de laryngite, comme l'épiglottite généralement due à l'haemophilus influenzae. Cette forme est plus sévère que la précedente laryngite. L'enfant a de la fièvre, devient assez vite pâle, tousse, a du mal à respirer, peut se plaindre de sa gorge... L'enfant reste assis, la bouche un peu ouverte. Cela constitue une urgence médicale, il ne faut pas allonger l'enfant au risque d'accroître ses difficultés respiratoires, et appeler le 15 ou le 18. Heureusement, depuis la vaccination contre l'haemophilus, cette forme de laryngite est devenue beaucoup plus rare.

L’otite




Cette inflammation de l’oreille est très fréquente avant 3 ans. Avec un pic entre 6 mois et 1 an, l’otite moyenne aiguë est un motif très fréquent de consultation pédiatrique. Il est important de reconnaître le plus tôt possible, de traiter et de suivre correctement cette affection, car des séquelles auditives sont à craindre.

Chez le nourrisson, certains signes doivent faire penser à une otite : le bébé est enrhumé, il pleure souvent, il manque d’appétit. Petit, l’enfant ne peut préciser où il a mal, aussi ne porte-t-il pas toujours sa main à l’oreille en cas d’otite. Si ces symptômes surviennent, l'avis d'un médecin est indispensable pour vérifier l'état des tympans.

Il arrive que le tympan se perce, et du liquide s'écoule de l'oreille.

L’otite moyenne aiguë est souvent la complication d’une rhinopharyngite. Il peut s'agir d'une inflammation de la partie de l'oreille (oreille moyenne), avec sécrétion de sérosités. Le tympan est tendu. Il y a du liquide dans l'oreille moyenne. C’est l’otite séreuse. Le traitement consiste en des antipyrétiques pour lutter contre la fièvre, et aussi éventuellement des gouttes dans l'oreille pour diminuer la douleur. Mais il arrive que l'otite soit liée à la prolifération de germes qu'il faudra traiter par des antibiotiques. En fait, les médecins prescrivent plus souvent des antibiotiques quand l'enfant a moins de deux ans.

Pour les enfants plus grands, l'antibiothérapie est plus rare.

Les coliques du nourrisson




Avant 3 mois, le bébé peut ressentir fortement les contractions de ses intestins. Les crises de coliques sont assez impressionnantes pour les parents ; le bébé a le visage rouge, il émet des gaz, pleure. S’il est impossible de totalement remédier à ses pleurs, on peut les calmer à l’aide de tendresse, de massages ; le traitement est en effet avant tout relationnel. Ces crises disparaissent en général après le 3ème mois.

Les diarrhées aiguës et les gastro-entérites




Particulièrement fréquente, elle sévit par épidémie (souvent d'origine virale) et se traduit par des vomissements et des diarrhées, accompagnés de fièvre. Les diarrhées et la fièvre favorisent la déshydratation. Afin de l'éviter, il est important de faire boire régulièrement à l’enfant, une solution de réhydratation orale (SRO) acheté en pharmacie. Si la diarrhée persiste ou si l'enfant est très faigué, ne mange plus, ne parvient pas à boire la SRO... il est nécessaire de consulter rapidement le médecin.

La fièvre peut éventuellement être traitée avec du paracétamol.

Anémie falciforme (drépanocytose, anémie à hématies falciformes)

Description

L'anémie falciforme, une affection du sang héréditaire, cause une anémie chronique et des crises périodiques de douleur et d'autres complications. Les globules rouges deviennent rigides et prennent la forme de croissants, ou faucilles, plutôt que de rester flexibles et ronds. Ces changements de forme empêchent les globules rouges de pénétrer dans les petits vaisseaux sanguins. Par conséquent, les tissus n'obtiennent pas suffisamment d'oxygène. Ce manque d'oxygène peut provoquer de la douleur et des lésions dans les bras, les jambes et les organes (par ex. la rate, les reins, le cerveau).

L'anémie falciforme doit son nom au changement de forme (falciformation) des globules rouges. La falciformation est causée par un type anormal d'hémoglobine (composant de transferrine présent dans les globules rouges qui transporte l'oxygène) appelée hémoglobine S.

Ce trouble, qui est courant chez les Afro-américains des États-Unis et du Canada, afflige des millions de personnes partout dans le monde, principalement celles dont les ancêtres sont originaires du sud du Sahara en Afrique, des régions hispanophones (Amérique du Sud, Cuba, Amérique Centrale), d'Arabie Saoudite, d'Inde et des pays méditerranéens (Turquie, Grèce et Italie).
Environ 1 Afro-Américain sur 12 est porteur de ce type d'anémie, mais ne présente pas de symptômes importants. Moins de 1 % des Afro-Américains est atteint d'une anémie falciforme.

Causes

L'anémie falciforme est une affection d'origine génétique, cela veut dire que les personnes qui en sont atteintes ont hérité d'un gène de l'hémoglobine S de chaque parent. Les personnes qui n'ont hérité que d'une copie de ce gène sont porteuses de cette sorte d'anémie et peuvent avoir des globules rouges déformés, mais elles ne développent pas la maladie. Il s'agit d'un trait drépanocytaire. En général, ces personnes n'ont pas de symptômes, sauf peut-être lorsqu'elles se trouvent à une forte altitude, par exemple lors d'un vol en avion non pressurisé. Il y a moins d'oxygène disponible à haute altitude et, par conséquent, les globules rouges peuvent devenir plus fragiles et se déformer, augmentant ainsi leur tendance à prendre un aspect en faucille et à être détruits (hémolyse).



Dans les zones où la malaria est présente, on a observé que les personnes ayant un trait drépanocytaire avaient plus de chance de survivre à la malaria. Les personnes ayant un trait drépanocytaire sont plus ou moins protégées contre la malaria, car les globules rouges déformés empêchent le développement de la malaria.

Le problème fondamental dans l'anémie falciforme concerne l'hémoglobine, un élément des globules rouges du sang. Les molécules d'hémoglobine dans chaque globule rouge transportent l'oxygène à partir des poumons vers les divers organes et tissus, puis elles rapportent le gaz carbonique qui est expulsé par les poumons. En présence d'une anémie falciforme, ce processus est perturbé. Après que les molécules d'hémoglobine ont libéré l'oxygène, certaines d'entre elles peuvent se rassembler et former de longues structures en aspect de bâtonnet qui deviennent rigides et prennent la forme d'une faucille (c.-à-d. d'un croissant). Donc, contrairement aux globules rouges normaux qui sont habituellement lisses et en forme de beigne, les globules rouges falciformes ne parviennent pas à passer dans les petits vaisseaux sanguins. À la place, ils s'accumulent et causent des obstructions qui privent les organes et les tissus du sang chargé d'oxygène.

Contrairement aux globules rouges normaux, qui vivent environ 120 jours dans la circulation sanguine, les globules rouges falciformes meurent au bout de seulement 10 ou 20 jours. Puisque les globules rouges ne peuvent pas être remplacés assez rapidement, il peut y en avoir un manque chronique dans le sang, un trouble qui s'appelle anémie.

Symptômes et Complications

Les symptômes de l'anémie falciforme peuvent varier grandement en nombre et en gravité. Cependant, les symptômes les plus courants sont liés à l'anémie et à la douleur. D'autres symptômes sont liés aux complications. De nombreuses personnes atteintes de ce trouble sont en relativement bonne santé et peuvent vivre normalement jusqu'à 50 ans et plus. Par contre, d'autres personnes développent de graves symptômes et complications, et nécessitent des hospitalisations fréquentes.

Les symptômes de l'anémie sont les suivants :

-la fatigue ;
-un essoufflement ;
-des battements de cœur rapides ;
-des maux de tête ;
-des pieds et mains froids ;
-une pâleur ;
-des douleurs thoraciques.
Les poussées de douleur dans l'abdomen ou les os des bras et des jambes, qui durent quelques heures ou plusieurs semaines, sont appelées des crises drépanocytaires. Parmi les autres symptômes on peut mentionner la fièvre et l'essoufflement. La crise peut être déclenchée par une infection, de l'exercice trop ardu, un brusque changement de la température, ou par autre chose.

Parmi les complications associées à l'anémie falciforme, on peut mentionner :

-des infections fréquentes : les lésions à la rate dues aux globules rouges déformés empêchent la rate de détruire les bactéries présentes dans le sang (le nouveau-né et le jeune enfant présentent un risque accru d'infection bactérienne, qui peut être fatale) ;
-une crise de rate : la rate détruit les cellules, augmente de volume et cause une anémie pouvant nécessiter une transfusion sanguine ;
-un retard de la croissance et du développement : les enfants grandissent plus lentement et atteignent la puberté plus tard qu'à la normale, en raison du manque de globules rouges
-un syndrome d'enflure douloureuse des mains et des pieds : douleur et gonflement des mains et des pieds dus au blocage des petits vaisseaux situés le long des os et des articulations (souvent le premier symptôme chez le nouveau-né) ;
-des problèmes oculaires : ils surviennent lorsque la rétine (le « film » situé au fond de l'œil qui reçoit et traite les images visuelles) n'est pas suffisamment alimentée par les globules rouges circulant et commence à se détériorer ; les lésions à la rétine peuvent être suffisamment importantes pour causer la cécité ;
-un syndrome thoracique aigu : complication de l'anémie falciforme qui peut être fatale et causée par une infection ou des cellules déformées coincées dans les poumons ; les symptômes comprennent une douleur thoracique, une accélération de la respiration, de la toux et de la fièvre ;
-une hypertension pulmonaire : la pression sanguine à l'intérieur des artères des poumons augmente en raison des lésions aux vaisseaux sanguins des poumons ;
-un accident vasculaire cérébral : le rétrécissement ou le blocage des petits vaisseaux sanguins qui se trouvent dans le cerveau peut entraîner un grave blocage du débit sanguin vers le cerveau pouvant être fatal ;
-le priapisme : érections douloureuses causées par les cellules déformées bloquant le débit sanguin quittant le pénis ;
-des calculs biliaires : l'hémoglobine libérée lors de la rapide destruction des globules rouges est dégradée en bilirubine ; trop de bilirubine peut entraîner la formation de calculs biliaires et peut provoquer un jaunissement de la peau (jaunisse) ;
-la défaillance d'un organe : une défaillance des poumons, du foie ou des reins peut survenir ;
une ulcération de la peau dans le bas de la jambe : certaines personnes ont des ulcères sur les jambes.
Les personnes qui sont porteuses du trait drépanocytaire, mais exemptes de la maladie ne subiront en général aucun effet indésirable, sauf lorsque la concentration en oxygène est basse ou qu'elles sont déshydratées à cause d'un exercice intense.

Diagnostic

Le médecin peut soupçonner la présence d'une anémie falciforme en se fondant sur les symptômes et sur les résultats d'analyses de sang régulières. Il est extrêmement important de poser un diagnostic précoce chez les enfants. Une analyse sanguine simple et peu coûteuse, appelée électrophorèse de l'hémoglobine, est utilisée pour confirmer le diagnostic et peut être effectuée chez le nouveau-né pour dépister l'anémie falciforme.

Cette analyse est effectuée en même temps que les autres tests de dépistage courants chez le nouveau-né et à partir du même échantillon de sang; elle met en évidence la présence d'hémoglobine S. Si l'électrophorèse de l'hémoglobine donne un résultat positif, le test est répété pour confirmer que l'enfant est vraiment porteur du trait drépanocytaire.

Traitement et Prévention

Malheureusement, l'anémie falciforme ne se guérit pas. Par contre, les médecins disposent de nombreux moyens pour aider les personnes atteintes d'anémie falciforme, et les traitements s'améliorent constamment. Durant les crises douloureuses, des médicaments peuvent être administrés pour réduire la douleur et tenter de prévenir les complications ; de plus, l'administration de suppléments de liquide peut prévenir la déshydratation. Enfin, on peut donner de l'oxygène si le sang n'en contient pas assez.

Si la douleur est modérée, on utilise d'abord des médicaments comme l'acétaminophène*, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), l'ibuprofène, le naproxène. Si la douleur est plus importante, il se peut qu'il faille la contrôler à l'aide de médicaments narcotiques contre la douleur (par ex. la morphine, l'oxycodone).

Le traitement par hydroxyurée peut réduire la fréquence des crises douloureuses et du syndrome thoracique aigu chez l'adulte et améliorer la croissance de l'enfant. Cependant, on étudie toujours les effets secondaires liés à l'utilisation à long terme de l'hydroxyurée et ses effets sur les complications.

Lorsque l'anémie est grave, on peut choisir d'effectuer une transfusion sanguine pour traiter et prévenir les complications. Parfois, les transfusions augmentent le nombre de globules rouges normaux et combattent l'anémie. On peut administrer des antibiotiques au nouveau-né et à l'enfant pour prévenir l'apparition d'une pneumonie, grave complication de l'anémie falciforme. Il est recommandé d'administrer un vaccin antipneumococcique, contre H. influenza, et contre la grippe saisonnière pour prévenir les infections, mais ces vaccins sont moins efficaces chez les personnes ayant subit une ablation de la rate.

On a aussi utilisé la transplantation de moelle osseuse pour traiter les personnes atteintes d'anémie falciforme, ce qui peut permettre d'en guérir certains ; cependant, il faut examiner avec soin les risques et les avantages liés à cette procédure.

Actuellement, on effectue des recherches sur les possibilités offertes par la thérapie génique (remplacement du gène défectueux par un autre qui est sain). D'autres études se concentrent sur la possibilité de bloquer le gène défectueux tout en réactivant un autre gène qui déclenche la production d'hémoglobine fœtale.

À titre d'exemple, on peut avoir recours à la coagulation au laser et à d'autres types de chirurgie oculaire pour prévenir toute perte additionnelle de la vue chez les personnes ayant des troubles oculaires. Une intervention chirurgicale peut être recommandée pour certains types d'atteintes organiques, par exemple pour retirer des calculs biliaires ou remplacer une hanche. Les ulcères aux jambes peuvent être traités avec des solutions nettoyantes et de l'oxyde de zinc, ou au moyen de greffes de la peau si le trouble persiste.

Les soins de santé réguliers et de prévention sont essentiels pour les personnes atteintes d'anémie falciforme. Il est important d'avoir de bonnes habitudes alimentaires, une bonne hygiène, de bien se reposer, de se protéger contre les infections et d'éviter le stress pour rester en bonne santé et prévenir les complications. Il faut régulièrement consulter le médecin ou se rendre à la clinique pour obtenir des soins complets et pouvoir déceler rapidement tout problème pour le traiter rapidement et efficacement.

L'anémie falciforme ne peut pas être évitée. Les personnes qui sont porteuses du gène et qui envisagent d'avoir des enfants devraient s'assurer que leur partenaire n'en est pas également porteur. Si les 2 parents ont le gène de l'anémie falciforme, il y a 1 chance sur 4 que leur enfant soit atteint de ce trouble. L'anémie falciforme peut être détectée avant la naissance, et certains couples porteurs peuvent choisir d'effectuer des tests prénataux.

La Malnutrition

La malnutrition désigne un état pathologique causé par la déficience ou l'excès d’un ou plusieurs nutriments. L'apport alimentaire anormal peut provenir d'une nourriture en quantité inadaptée au besoin (apport calorique insuffisant ou, au contraire, excessif) ou de mauvaise qualité (carences nutritionnelles ou excès de graisses...) ; d'autres facteurs, notamment psychologiques et pathologiques, interviennent également. Dans les pays en développement, le plus grand problème nutritionnel est la « sous-alimentation », due à un apport calorique insuffisant. Mais partout dans le monde, diverses formes de malnutrition existent, débouchant notamment sur l'obésité et sur de graves carences. La malnutrition a ainsi été appelée la « faim invisible » ou « faim cachée » (« hidden hunger » en anglais) par l'Organisation des Nations unies, affectant deux milliards de personnes souffrant de carences en sels minéraux et en vitamines, pouvant provoquer des maladies mortelles.
Définition
La malnutrition doit être définie comme une pathologie, et non comme un état. Il s'agit d'une pathologie systémique aux conséquences multiples et d'étiologies tout aussi variées. L'idée d'une séparation entre une approche quantitative et qualitative est à la fois obsolète et réductrice. La malnutrition, que ce soit dans l'approche qu'en proposent l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les organisations humanitaires d'urgence s'y consacrant, ou les différentes études effectuées sur le sujet, peut être la conséquence de plusieurs facteurs, le plus souvent associés. Les carences alimentaires, qu'elles soient quantitatives ou qualitatives (et elles sont souvent les deux), sont une cause très fréquente conduisant à un état de malnutrition. Cependant, d'autres facteurs entrent très souvent en jeu. Plusieurs exemples pour illustrer ce que représente la malnutrition incluent :
Le Niger, été 2005 : les principaux cas de malnutrition rencontrés sont essentiellement dus à une carence majeure en apport alimentaire, du fait de la prolongation de la sècheresse et de l'invasion des zones cultivables par des criquets, ces deux causes ayant conduit à des récoltes largement insuffisantes.
Le Libéria, 2004-2005 : l'apport alimentaire est suffisant pour les populations, à la fois grâce à des récoltes et des importations non négligeables, ainsi que grâce à des distributions alimentaires régulières par le PAM. Cependant, les taux de malnutrition sont importants, surtout dans les zones urbaines. Le principal problème identifié tient essentiellement à des pratiques de soins inadaptées, dont les causes sont multiples. Les mères ne sont pas en mesure de fournir à leur enfant des soins efficaces, du fait d'un déficit cognitif, de troubles post-traumatiques, d'une relation pathologique avec l'enfant, etc.
L'Afghanistan, 2002-2005 : si les carences alimentaires jouent un rôle important dans la malnutrition présente dans ce pays, il a été constaté que beaucoup d'enfants refusaient les soins (l'alimentation étant ici comprise dans les soins) qui leur étaient prodigués, du fait d'un traumatisme psychologique important. Ce phénomène de refus de s'alimenter a été constaté au Rwanda après le génocide, et dans beaucoup de camps de réfugiés et déplacés dont les résidents avaient eu à vivre des événements traumatisants. Ces quelques exemples montrent qu'une approche purement alimentaire de la malnutrition ne saurait être suffisante, et la plupart des acteurs internationaux de lutte contre la malnutrition ont dû adapter leur prise en charge en développant des programmes parallèles, allant de la stimulation psychosociale des mal nourris à leur prise en charge psychologique. De la même manière, on pourra parler de malnutrition face au problème de l'obésité. Là encore, il serait réducteur de considérer un apport alimentaire inadapté comme sa seule étiologie. Il existe l'obésité liée à des facteurs génétiques conduisant à une surabsorption des nutriments, ou liée à une cause anatomique ou physiologique acquise (troubles acquis du fonctionnement des organes de la digestion, ou de la mobilité, par exemple). Mais l'inadaptation de l'apport alimentaire est ici souvent en elle-même une conséquence d'un trouble psychologique.
Causes
La malnutrition augmente les risques d'infections et de maladies ; par exemple, elle est un risque majeur dans le développement de la tuberculose[]. En communauté ou zones dans lesquelles l'accès à l'eau potable est inexistant, ces risques de santé posent un grave problème. Une faible énergie physique et psychologique est ressentie et les victimes sont incapable de remplir les tâches quotidiennes ou d'obtenir une éducation correcte (chez les enfants).
Psychologie
La malnutrition, dans la forme d'une carence en iode, est « la cause la plus répandue de trouble mental dans le monde » Même une carence modérée en iode, particulièrement chez les enfants et femmes enceintes, diminue l'intelligence de 10 à 15 de Q.I.. Les effets les plus visibles et conséquents — sans compter le crétinisme ou le nanisme — affecte une minorité, particulièrement localisée dans les villages. Un traitement nutritionnel peut aider à soigner la dépression, le trouble bipolaire, la schizophrénie et le trouble obsessionnel-compulsif, les quatre troubles mentaux les plus répandus dans les pays développés. Un traitement supplémentaire pour aider à améliorer et à stabiliser l'humeur incluent l'acide icosapentaénoïque et l'acide docosahexaénoïque, la vitamine B12, vitamine B9 et l'inositol.
Cancer
Le cancer est désormais présent dans les pays en développement. D'après une étude faite par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), « dans les pays en développement, les cancers du foie, de l'estomac et de l'œsophage sont les plus répandus [...] ». Le cancer du poumon augmente rapidement dans ces pays avec la répartition du tabac. Les pays développés incluent les cancers du colon, du rectum, du sein et de la prostate — et peuvent être causer par l'obésité, le manque d'exercice (de sport), l'alimentation et l'âge.
Hyponatrémie
Un manque réel d'eau, sans renouvellement en sel de sodium et de potassium, mène à l'hyponatrémie, qui peut de loin conduire à une intoxication par l'eau d'un niveau dangereux. Une histoire de ce genre est survenue en 2007, lorsqu'une américaine nommée Jennifer Strange est morte durant un concours de buveurs d'eau. Plus souvent, la condition survient lors d'une endurance à long-terme (compétitions et entrainements tels que les marathons ou triathlons) et cause petit à petit des troubles incluant maux de tête, étourdissements et confusion ; dans de très sévères cas elle implique un coma, des convulsions et la mort.
Conséquences mondiales
En 2006, plus de 3,5 milliards de personnes souffrent de carence en fer, deux milliards sont en danger de carence en iode et 200 millions d'enfants d'âge préscolaire sont victimes d'insuffisance en vitamine A. Dans les pays en développement, les insuffisances alimentaires causent des maladies comme le kwashiorkor, l'anémie (qui attaque le système sanguin et empêche la concentration), le rachitisme (qui empêche le développement normal des os de l'enfant) ou la cécité (causée par des carences en vitamine A). Le rapport de 2004 de l'Unicef et la Banque mondiale dresse un bilan terrifiant : les carences en fer parmi les bébés de 6 à 24 mois affectent le développement mental de 40 à 60 % des enfants des pays en développement ; les carences en iode ont fait reculer la capacité intellectuelle de ces pays de 10 à 15 %, et causent la naissance de 18 millions d'enfants handicapés mentaux par an ; le manque de vitamine A entraine la mort d'un million d'enfants chaque année. Chez les adultes, les plus affectés sont souvent les femmes : l'anémie causée par le manque de fer entraine la mort de 60 000 jeunes femmes pendant leur grossesse ou leur accouchement ; le manque d'acide folique cause un décès par maladie cardiaque sur dix. Les carences s'additionnent et rendent l'organisme plus vulnérable à d'autres maladies. L'impact économique est énorme, la baisse d'énergie associée aux carences causant une chute de 2 % du PNB dans les pays les plus affectés. La sous-alimentation affecte quelque 800 millions de personnes dans le monde, tandis que l'obésité affecte plus de 300 millions de personnes (voir ces articles pour les détails). Selon MSF, en moyenne sur 2009, un enfant est mort de malnutrition toutes les six secondes (soit plus de cinq millions sur l'année). La lutte contre la malnutrition est par ailleurs l'un des huit Objectifs du millénaire pour le développement, initiés en 2000 par l'ONU. La troisième cible de cet objectif vise à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de malnutrition entre 1990 et 2015.

Et… très bon à savoir aussi:
Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d’autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques. Et pourtant, les experts le savent bien, l’agriculture mondiale d’aujourd’hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ? En prenant d’abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l’ONU, ouvre le livre. Il s’agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l’échec des formidables moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d’identifier les ennemis du droit à l’alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles. Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l’oppression un nom, et les mécanismes à l’œuvre sont saisis dans leur application concrète. Mais l’espoir est là, qui s’incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l’alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien. Au nom de la justice et de la dignité de l’Homme. Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd’hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Professeur émérite de sociologie à l’Université de Genève, il a consacré l’essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d’assujettissement des peuples du monde. Récemment : L’Empire de la honte (2005) et la Haine de l’Occident (2008).
Le professeur de sociologie Jean Ziegler
Jean Ziegler n'y va pas de main morte : la faim dans le monde serait la grande oeuvre du crime organisé. « Un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné. » Reste à savoir à qui profite le crime. Le professeur de sociologie à la Sorbonne explique sa théorie.

Jean Ziegler a écrit un livre sur la question, Destruction massive : géopolitique de la faim. (lire un extrait ICI )

Il pourfend le travail de destruction des grandes organisations comme le FMI, l'OMC et la Banque mondiale.

De 2000 à 2008, Jean Ziegler a été le premier rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour le droit à l'alimentation.

Il est au pays pour donner quelques conférences. Après être allé à Québec et à Ottawa, il donne une conférence à Montréal ce soir, au Coeur des sciences de l'UQAM. Malheureusement, l'événement est complet.

Audio-vidéo


Les maladies infantiles

La varicelle

La varicelle est une maladie infectieuse éruptive et immunisante. Elle survient en général entre 2 et 10 ans. La période d’incubation (période entre la contamination et les premiers symptômes) est de 15 jours environ, et la durée de la maladie de 12-15 jours environ.

L'éruption survient sur tout le corps, par poussées, après une fièvre plus ou moins élevée. Il s'agit de petits boutons roses, qui se transforment en petites vésicules (cloques). Celles-ci se percent, puis sèchent, laissant une croûte qui disparaîtra en une dizaine de jours. Chez les adules ou les adolecents, la maladie peut êre plus sévère.

La maladie est due à un virus qui est très contagieux, souvent sous la forme d'épéidémies suvenant généralement en hiver ou au printemps.

Il est important d’empêcher l‘enfant de se gratter pour éviter toutes cicatrices. Des antihistaminiques pourront être prescrits afin de calmer les démangeaisons. Par ailleurs, les vésicules seront à désinfecter quotidiennement à l'aide d'un antiseptique prescrit par le médecin. Et des médicaments contre la fièvre peuvent être aussi donnés.

Les complications sont exceptionnelles ; il s'agit surtout de surinfections dues au grattage. Des complications touchant le système nerveux son possibles, comme une une atteinte du cervelet. C'est généralement une complication bénigne.



Varicelle
La guerre des
boutons
Varicelle
Les vaccins contre la varicelle sont là !
Varicelle
Femmes enceintes, attention !
Des boutons caractéristiques
Pas facile d'être un enfant ! Aux otites, bronchites et autres rhino, succèdent parfois des maladies infantiles moins anodines encore. Parmi elles, la varicelle. Mais comment la reconnaître ? Outre les boutons, quels sont les autres symptômes caractéristiques ?… Toutes les réponses.
Un cas de varicelle déclarée dans votre entourage et votre enfant a toutes les chances d'y avoir droit lui aussi… Pas d'affolement, mais soyez vigilant !
Peu de symptômes caractéristiques avant les boutons
Varicelle boutonsLes premiers symptômes ne sont pas toujours caractéristiques. Une fièvre peu élevée précède généralement les premiers signes visibles. Un écoulement nasal et une fatigue persistante constituent également des signes annonciateurs. Mais ce n'est pas la première fois que votre enfant a un rhume, et il n'est jamais facile de distinguer un "nez qui coule" d'un "nez qui coule"… Des maux de tête et/ou des maux de gorge, des douleurs articulaires et musculaires ainsi qu'une perte d'appétit accompagnent parfois ces manifestations. Mais là encore, lorsque l'enfant est trop petit pour parler, il est peu aisé de reconnaître ces symptômes.
Varicelle symptômesSi votre charmant bambin est gardé en collectivité, il sera très certainement exposé aux nombreux virus, qui y circulent à vitesse grand V. Jusqu'ici, rien ne permet donc de différencier cette suspicion de varicelle des précédentes infections. Il est grognon mais il n'a pas encore de boutons…
Compter les boutons !
Si pour s'endormir, votre bambin comptait les moutons. Là, c'est vous qui allez devoir garder l'oeil, pour compter les boutons ! Ce sont les véritables signes caractéristiques de cette maladie. Vous découvrirez de petites taches roses 2 à 3 mm de diamètre, qui rapidement se transformeront en de minuscules cloques remplies d'un liquide transparent, parfois entourées d'un léger cercle rouge. On leur a donné un nom scientifique et votre médecin vous parlera vraisemblablement de "vésicule".
Ces boutons apparaissent généralement par poussées successives. Peu nombreux au départ, ils peuvent en quelques jours recouvrir tout le corps. Une telle invasion peut parfois se révéler très impressionnante. Les premiers apparaissent généralement sur le thorax ou à la racine des cheveux, pour ensuite s'étendre sur le buste, les jambes et les bras. Le visage est généralement moins touché. Les paumes des mains et des pieds sont épargnées.
Il faut savoir que ces boutons passent par plusieurs stades. Les vésicules sèchent en 48 heures et se forme alors au centre une petite croûte qui s'étend avant de tomber au bout d'une petite semaine. Elle sera remplacée par une petite cicatrice rouge puis blanche qui s'atténuera peu à peu. Dans la mesure où l'éruption évolue par poussées, des boutons sont déjà secs alors que d'autres apparaissent encore. Mais rassurez-vous, cela ne devrait pas excéder une dizaine de jours.
Consultez votre médecin !
Il est indispensable de consulter votre médecin. Lui seul pourra confirmer le diagnostic et prescrire les médicaments adaptés. S'il n'y pas de moyen de traiter la varicelle à proprement parler, on dispose néanmoins de traitements symptomatiques. Votre médecin évaluera également les risques de complications en fonction des antécédents de santé de votre enfant. La varicelle n'est pas toujours une maladie anodine. Si la survenue de complications est rare, il ne faut en aucun cas la négliger.
Varicelle : les vaccins sont là !
La sortie, annoncée depuis plusieurs mois, vient d'avoir lieu : le vaccin contre la varicelle est désormais disponible dans les pharmacies françaises. Avantage non négligeable, il peut être administré dans les trois jours qui suivent un contact avec une personne ayant une éruption. Les boutons n'ont qu'à bien se tenir !
Bien toléré, le vaccin contre la varicelle offre une protection efficace contre cette maladie souvent considérée comme bénigne. Alors faut-il faire vacciner tous les enfants ? Les experts ont estimé que la vaccination des nourrissons n'apporterait pas actuellement de bénéfice pour la santé publique en France. Mais certains pédiatres recommandent le vaccin.
A qui s'adresse la vaccination ?
Varicelle vaccinIl faut rappeler que la varicelle est responsable de près de 3 300 hospitalisations et d'une vingtaine de décès chaque année en France. Cette maladie survenant plus de neuf fois sur dix dans l'enfance, 69 % des décès concernent des enfants de moins de 15 ans. Par ailleurs et contrairement à une idée reçue, si les altérations des défenses immunitaires augmentent le risque de formes graves, 70 % des décès se produisent chez des personnes sans déficit immunitaire. Aux Etats-Unis, le vaccin a fait preuve d'une efficacité spectaculaire sur la mortalité liée à la varicelle, qui est passée d'une centaine de décès annuels avant les campagnes de vaccination à sept cas seulement en 2002.
Ainsi Outre-Atlantique, la vaccination est recommandée depuis 1996 pour tous les nourrissons de 12 à 18 mois, et pour les enfants plus âgés qui n'auraient pas été immunisés.
En revanche, en France, le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) et le comité technique des vaccinations ont choisi de la recommander uniquement pour :
  • Les enfants, sans antécédent de varicelle et dont la sérologie est négative, devant avoir une greffe d'organe dans les six mois.
  • Les adultes (de plus de 18 ans) sans antécédent de varicelle ayant été en contact avec une personne ayant une éruption dans les trois derniers jours.
  • Les étudiants à l'entrée en première année d'études médicales ou paramédicales, sans antécédent de varicelle et dont la sérologie est négative. Un rattrapage est prévu pour les professionnels de santé en exercice non immunisés.
    • Les personnes sans antécédent de varicelle et dont la sérologie est négative, en contact avec un immunodéprimé. En cas de rush (éruption) généralisé après le vaccin, il est indispensable d'éviter tout contact avec la personne immunodéprimée pendant dix jours, pour éviter de transmettre le virus.
    Les difficultés de la vaccination
  • Si les experts français n'ont pas choisi l'option de la vaccination des nourrissons, c'est avant tout parce qu'ils pensent qu'elle sera mal appliquée, en tout cas tant que ne sera pas commercialisé un vaccin associant ROR (Rougeole, oreillons, rubéole) et varicelle. Dans ces conditions la vaccination pourrait avoir un effet défavorable sur la santé publique, en laissant persister des épidémies, certes plus rares, mais qui toucheront de plus en plus d'adolescents et d'adultes non immunisés pendant l'enfance, puisque le virus circulera moins. Or plus la varicelle se déclare tard et plus le risque de formes graves est élevé. Cette crainte est-elle fondée ? Huit ans après ses débuts, l'expérience américaine est rassurante. Un décalage de la varicelle chez des sujets plus âgés n'a pas été observé. Il faut cependant attendre plus encore pour avoir une certitude sur ce point.

  • Le libre choix des parents

  • Il est néanmoins possible pour les parents de faire vacciner leur enfant. Le vaccin peut être acheté sans ordonnance. Cependant, il ne sera remboursé que dans les indications prévues par le CSHPF. Le coût du vaccin (42,03 euros) est donc entièrement à la charge de la famille, à moins qu'il y ait une indication particulière à la vaccination (enfant immunodéprimé dans la famille, attente de greffe). Le vaccin peut être réalisé au cours de la même consultation que le ROR, mais avec des aiguilles et des sites d'injection différents. S'ils ne sont pas réalisés ensemble, un délai de 28 jours doit être respecté entre les deux vaccinations. Une seule injection est nécessaire pour les enfants de 1 à 12 ans et deux injections, à 6 à 10 semaines d'intervalle, à partir de 13 ans.
La grossesse est un grand moment de bonheur ! Mais attention, n'importe quelle maladie, même la plus anodine, doit-être surveillée de près durant ces neuf mois… C'est notamment le cas de la varicelle. Si le risque d'être contaminé est faible, les conséquences peuvent être très graves.
La varicelle est avant tout une maladie infantile et il est important de rappeler que 95 % de la population à l'âge adulte est immunisée. Les femmes enceinte ne sont par conséquent que rarement touchées. Heureusement, car au delà des complications pulmonaires pour la mère, cette maladie peut entraîner de graves séquelles chez le foetus.
Courage, fuyons !
Varicelle grossesseBien que manquant d'étude à ce sujet, on estime que 500 à 700 futures mamans sont, chaque année en France, concernées par cette maladie. Si vous avez déjà eu la varicelle, vous ne risquez rien. Dans le cas contraire, évitez de fréquenter les crèches et les petits malades. Ce qui n'est pas toujours évident puisque les enfants sont contagieux deux jours avant l'apparition des premiers boutons…
Si malgré ces précautions, vous avez été en contact avec un enfant atteint de varicelle, contactez votre médecin. Il vous prescrira immédiatement une recherche d'anticorps. Cette simple prise de sang permettra de vérifier si vous êtes immunisée ou non. De nombreux adultes ne se souviennent pas d'avoir contracté la maladie dans leur enfance, alors qu'ils sont pourtant déjà protégés.
Si votre organisme ne possède pas de défenses face à la varicelle, votre médecin procédera à l'injection d'anticorps spécifiques destinés à bloquer le virus et mettra en place une surveillance - notamment échographique - plus stricte de votre grossesse. Une ponction foetale peut également être réalisée : elle permettra de savoir si une infection du foetus est à craindre. Mais l'attitude de votre médecin dépendra essentiellement de la période de contamination, les risques n'étant pas les mêmes tout au long de votre grossesse.
Des périodes à risques
La varicelle peut donner lieu à des complications extrêmement graves chez les adultes. Parmi elles, la pneumonie est la plus redoutée. Mettant la mère en danger, cette complication peut également entraîner un manque d'oxygène pour le foetus. Mais le risque principal pour votre enfant est la transmission materno-foetale du virus.
Le début et la fin de grossesse sont les périodes les plus dangereuses. On distingue le risque de varicelle congénitale, contracté entre la 8e semaine et la 24e semaine d'aménorrhée, du risque de varicelle néonatale qui survient dans les trois semaines précédant l'accouchement. Entre ces deux périodes, cette maladie est anodine.
Varicelle grossesseAvant 24 semaines d'aménorrhée, le risque de contamination du foetus est estimé à 8 %, et dans 2 % des cas, cette contagion donne lieu à une varicelle congénitale également appelée varicelle foetale. Si les risques sont faibles, ils sont graves : malformations, anomalies cutanées (cicatrices), lésions neurologiques (microcéphalie, hydrocéphalie…), problèmes de développement musculaires ou squelettiques, lésions ophtalmiques ou encore retard de croissance intra-utérin.
La varicelle néonatale est contractée par la mère dans les trois semaines précédent l'accouchement. On observe alors une transmission à l'enfant dans 25 et 50 % des cas. Plus la mère contracte la maladie tôt avant l'accouchement, moins les conséquences seront lourdes pour le bébé. Si la naissance survient moins de 5 jours après le début de l'éruption maternelle, le risque d'atteinte pulmonaire de l'enfant est très important. La varicelle est alors associée à un risque de mortalité de 20 à 30 %. C'est pourquoi les médecins redoutent l'accouchement durant cette phase aiguë et essayent de retarder le travail à l'aide de médicaments.
Alors si vous envisagez de faire un enfant et que vous n'êtes pas immunisée, parlez à votre médecin. Il est peut être préférable de vous faire vacciner. Et une fois enceinte il sera trop tard pour y penser…
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La rougeole

La rougeole est une maladie virale très contagieuse qui survient par épidémie ; elle touche essentiellement les enfants de 1 à 3 ans qui ne sont pas vaccinés. Le vaccin ROR. (Rougeole, Oreillons, Rubéole) se fait à partir de 1 an (voire 9 mois si l’enfant va à la crèche). Aujourd'hui, cette maladie est beaucoup plus rare en raison du grand nombre d'enfants vaccinés.

La période d’incubation est de 10 jours envron ; la rougeole dure 10 à 18 jours.

Une fièvre élevée, un écoulement nasal, des larmoiements, une toux sèche, une fatigue inhabituelle annoncent la rougeole. Arrivent ensuite de petits boutons blancs et rouges autour à l'intérieur des joues (signe de Köplick) ; ils disparaîtront lors de l'éruption de boutons rouges sur le visage, puis sur le corps.

Mis à part des médicaments pour faire baisser la fièvre ou calmer la toux, il n'existe pas de traitement contre la rougeole, d’où l’intérêt de la vaccination.

Plus l'âge est avancé, plus les risques de complications augmentent (otite, laryngite, broncho-pneumonie, encéphalite...). La rougeole est généralement considérée comme une maladie bénigne, pourtant certaines graves complications risquent de survenir, en raison d'une atteinte pulmonaire sévère, ou occualire majeure. Autre complication très grave : une encéphalomyélite.

Les oreillons

C’est une maladie virale qui touche surtout l'enfant scolarisé, dès 3 ans. Comme pour la rougeole, le vaccin ROR permet d’éviter cette maladie. L'agent infectieux est un virus (paramyxovirus).

Le virus pénère par les voies respiratoires. Après une incubation de 15 à 21 jours, les premiers symptômes (fièvre plus ou moins élevée, maux de tête, difficultés à ouvrir la bouche, à mastiquer et à avaler) apparaissent, suivis le plus souvent d’un gonflement douloureux sous chaque oreille et sous la mâchoire (paotidite). C'est la manifestation classique des oreillons.

Une dose adéquate de paracétamol permettra de faire baisser la fièvre et de calmer la douleur.

Plus l'enfant est grand, plus le risque de complication est important. Celles-ci sont rares mais sérieuses (méningite des oreillons, pancréatite, méningite voire parfois une encéphalite, surdité par atteinte du nerf auditif). Une autre complication classique est une orchite : une atteinte tesiculaire chez le garçon adolsecent ou adulte qui risque d'engendrer une atrophie testiculaire, avec une oligospermie, voire une stérilité.

La rubéole

La rubéole est une maladie virale survenant le plus souvent chez l’enfant entre 5 et 9 ans. Bénigne chez l'enfant, elle est dangereuse chez la future mère et son bébé. Aujourd'hui, cette maladie est beaucoup plus rare, en raison de la vaccination efftuée chez une très grand nombre d'enfants (vaccin ROR).

La période d'incubation dure en général entre deux e trois semaines.La rubéole passe le plus souvent inaperçue ; elle s’accompagne quelques fois de symptômes tels qu’une fièvre modérée, des douleurs musculaires et articulaires, des ganglions, et éventuellement une éruption cutanée (petites tâches rosées plus claires que celles de la rougeole)..

Comme pour la rougeole et les oreillons, le meilleur traitement reste la prévention de la maladie par la vaccination.

Le danger de la rubéole ne vient pas tant des complications que du risque de contamination pour une future maman et son fœtus. Si la mère contracte l'infection pendant les 3 premiers mois de sa grossesse, des malformations graves sont à craindre pour le fœtus.

 La roséole

Elle survient généralement enre 6 mois et 2 ans, et est caractérisée par une poussée de fièvre qui dure de 2 à 4 jours (souvent assez élevée) et une éruption : des papules rosées et très pâles apparaissent généralement une fois que la fièvre disparaît. Cette éruption cutanée ne dure pas très longtemps. C'est alors que l'on fait habituellement le diagnostic de roséole. Il s'agit d'une maladie bénigne.

Le traitement consiste à éviter une trop grande poussée de fièvre, en donnant - entre autres - des médicaments adaptés à l'enfant et à son poids.

Concerts

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