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10 juil. 2015

Mathématiquement, les plis du cerveau ressemblent à du papier froissé

Au XIXe siècle, l'anatomiste Louis Pierre Gratiolet est l’un des premiers à décrire les circonvolutions cérébrales et à les nommer. © Heidi Cartwright/Wellcome Images/FlickrLe cerveau est une structure extrêmement complexe, tant dans son fonctionnement que dans son développement. Les nombreuses circonvolutions de sa surface semblent en être une illustration. Pourtant, des chercheurs brésiliens proposent aujourd'hui de les comparer à du simple papier froissé.

Au XIXe siècle, l'anatomiste Louis Pierre Gratiolet est l’un des premiers à décrire les circonvolutions cérébrales et à les nommer. 
 
L’image du cerveau humain, formé de creux et de bosses, nous est familière. Mais les processus qui régissent la formation de ces circonvolutions gardent encore une part de mystère. Une récente étude, publiée par le magazine Science et menée conjointement par des biologistes et des physiciens de l'université de Rio de Janeiro (Brésil), apporte un éclairage nouveau… et surprenant. La loi mathématique qui décrit le froissement des feuilles de papier permettrait également de décrire les circonvolutions cérébrales ! La forme de notre cerveau ne serait donc pas le résultat d’une évolution subtile mais simplement le fait d’un processus physique des plus classiques.
Rappelons que le cerveau humain n’est pas le seul à présenter ce type de replis sinueux. Les cerveaux d’autres mammifères, comme les chiens, les chats ou les éléphants, montrent également des circonvolutions. Objectif commun : augmenter la surface totale du cortex dans le volume limité de la boîte crânienne. Pendant des décennies, les chercheurs ont tenté, en vain, d’établir un lien entre le nombre de ces circonvolutions et d’autres caractéristiques. Il n’existe ainsi, par exemple, pas de rapport entre le nombre de replis sinueux et le poids du cerveau ou le nombre de neurones.
On dit de cerveaux qui ne présentent pas de circonvolution, comme celui de la souris, qu’ils sont lissencéphaliques. Par opposition, ceux qui en présentent des circonvolutions sont qualifiés de gyrencéphaliques. © Bourrichon/Wikipedia
Les chercheurs brésiliens ont travaillé sur des données issues de 62 espèces différentes. Et ils ont établi une loi qui semble universelle et qui relie la surface totale du cortex et son épaisseur à la surface exposée. Comme la surface d’un cercle augmente en fonction du carré de son rayon, le produit de la surface totale du cortex et de son épaisseur augmente comme la puissance 1,25 de sa surface exposée. « En biologie, il est exceptionnel de trouver une relation mathématique qui corresponde aussi parfaitement à l’ensemble des données », souligne Georg Striedter, un neuroscientifique de l’Université de Californie interrogé par le magazine Science.

On dit de cerveaux qui ne présentent pas de circonvolution, comme celui de la souris, qu’ils sont lissencéphaliques. Par opposition, ceux qui en présentent des circonvolutions sont qualifiés de gyrencéphaliques.
L'origine des circonvolutions enfin expliquée ?
Et il se trouve que la loi en question est la même que celle qui décrit le froissement de feuilles de papier. Un résultat que la physique explique simplement par le fait que le papier froissé finit toujours dans la configuration qui minimise son énergie. En est-il de même pour notre cerveau ? La réponse n’est pas si simple. Car le papier froissé est soumis à des forces extérieures, celles appliquées par les mains. Le cortex, quant à lui, est plus vraisemblablement soumis à des forces internes qui restent, à l’heure actuelle, non encore clairement identifiées. Certains modèles, par exemple, supposent que le cortex externe grandit plus rapidement que le cortex interne, créant ainsi des circonvolutions observées.
Les chercheurs brésiliens proposent un point de vue différent. Selon eux, à chaque étape de son développement, le cortex est plus fortement soumis à la pression extérieure du crâne qui le contraint à se froisser, comme du papier. Une hypothèse qu’ils comptent bien soumettre à l’expérience en étudiant des cerveaux de porc à différentes étapes de leur développement. Si la relation mathématique évoquée plus haut reste valable au fil du temps, il n’y aura plus besoin de faire intervenir un autre processus pour expliquer les circonvolutions.
SOURCE: ICI

7 mai 2014

La maladie des gens assis

Douleurs périnéales à la position assise, brûlures anales ou au niveau des organes génitaux, les symptômes de la névralgie pudendale, qu'on appelle aussi « syndrome du canal d'Alcock », sont insupportables.

De nombreux Français souffriraient de cette compression nerveuse, encore trop souvent méconnue des médecins et des chirurgiens. « Atroce », « insupportable », « intolérable »… les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la névralgie pudendale, cette affection d'origine nerveuse qui touche un nerf situé dans une région profonde de la fesse, le nerf « honteux interne » appelé aussi nerf « pudendal » (du latin pudendus qui signifie honteux), et qui se trouve comprimé entre os, ligaments, muscles et graisse, en position assise. Les médecins parlent de « syndrome canalaire ». « Difficile d'apprécier le nombre de personnes souffrant de cette pathologie. A la vérité, personne ne le sait car cette pathologie reste méconnue. En effet, les patients pratiquent le « nomadisme médical » par manque de diagnostic et consultent à tour de rôle gynécologue, proctologue, urologue…. Attention, méconnue ne signifie pas rare. Pour vous donner une petite idée du nombre de gens concernés, en vingt ans d'exercice, j'ai déjà opéré plus d'un millier de personnes, soit une moyenne de 3 à 4 par semaine. Le délai d'attente pour obtenir un rendez-vous à ma consultation est de 4 mois et de 6 mois pour une intervention chirurgicale » précise le Professeur Roger Robert, neurochirurgien spécialisé dans la chirurgie des nerfs périphériques, professeur d'anatomie au CHU de Nantes et pionnier mondial de la chirurgie de la névralgie pudendale par voie transfessière. Car cette pathologie en quête de reconnaissance est présente partout dans le monde. « A Nantes, j'opère une cinquantaine d'Américains par an, mais aussi des Anglais, preuve que cette pathologie existe vraiment partout » confirme le chirurgien nantais.

La névralgie pudendale mériterait donc d'être connue (et reconnue) par les médecins (la grande majorité des médecins ignorent l'existence de cette pathologie), à l'instar de la fibromyalgie, par exemple, il y a encore quelques années. Or, plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances d'en guérir définitivement. Faute d'un diagnostic rapide et du fait de la normalité apparente des premiers examens qui peuvent laisser penser qu'il s'agit d'une douleur d'origine psychique, la névralgie pudendale tient souvent du parcours du combattant où se mêlent incrédulité des médecins, examens d'imageries inutiles (car toujours normaux), thérapies multiples et variées et enfin interventions chirurgicales injustifiées parfois… sans soulagement de la douleur, mais avec comme rançon le découragement ou la dépression.

Douleurs insupportables… La névralgie pudendale se manifeste surtout par des douleurs insoutenables du périnée, comme des brûlures, qui irradient vers le clitoris ou la verge, vers l'urètre, l'anus et parfois jusque dans les fesses, les cuisses ou le bas du dos, et ce, en position assise. La douleur est permanente. La douleur disparaît souvent la nuit pour réapparaître dès les premières activités assises de la journée. Mais la névralgie pudendale ne se limite pas toujours à la douleur, même si ce symptôme est le plus classique et le plus mal supporté.

… Mais aussi impuissance masculine et insensibilité chez les cyclistes… Une compression du nerf pudendal ou de ses rameaux nerveux peut aussi se manifester par des symptômes beaucoup plus insidieux, non douloureux. Chez certains cyclistes assidus, la névralgie pudendale peut se révéler par une impuissance temporaire ou un manque d'érection satisfaisante. Des troubles de l'éjaculation sont toujours possibles. Chez d'autres, la névralgie pudendale va se traduire par une diminution de la sensibilité au niveau du périnée (hypoesthésie) ou des fourmillements au niveau de l'anus et des organes génitaux (paresthésies). L'électromyogramme, qui nécessite un toucher rectal, est essentiel au diagnostic de compression du nerf pudendal.

Des médicaments d'abord… Certains médicaments antiépileptiques, comme le Neurontin® par exemple, peuvent être utilisés avec succès dans la névralgie pudendale. Les antidépresseurs ont fait la preuve de leur efficacité dans certains cas. En revanche, bien qu'étant le traitement par excellence des syndromes douloureux, la morphine est inefficace en matière de névralgie pudendale.

Puis les infiltrations… Ce n'est que lorsque le traitement médicamenteux s'est avéré insuffisant qu'on peut envisager des infiltrations de corticoïdes et d'un anesthésique local (lidocaïne) dans le canal d'Alcock, sous le contrôle du scanner. Ces infiltrations pratiquées sur le malade couché sur le ventre et répétées jusqu'à trois fois si nécessaire permettent de soulager les douleurs dans la moitié des cas et ce, dans les semaines qui suivent l'infiltration. Il s'agit d'un geste très technique qui réclame de l'expérience et une bonne habitude de la part du praticien (qui peut être un radiologue ou un spécialiste de la douleur).

Et enfin, la chirurgie. « Il ne faut pas laisser les gens souffrir trop longtemps. Je n'hésite pas à leur proposer une intervention chirurgicale au bout d'un an, lorsque le traitement médical et les infiltrations se sont avérées inefficaces » signale le neurochirurgien. « En effet, la moitié des patients traités par médicaments ou infiltrations vont continuer à souffrir et à abîmer leur nerf pudendal. Attention alors au syndrome douloureux dit de « désafférentation », l'équivalent au niveau du périnée des douleurs après amputation d'un membre ». C'est la raison pour laquelle il ne faut donc jamais couper ce nerf, une solution tentante, mais qui ne ferait qu'accentuer les douleurs. « L'intervention chirurgicale que je pratique n'est pas compliquée techniquement. J'interviens par voie transfessière, un abord chirurgical plus efficace et plus pratique que la voie périnéale, voie dans laquelle la graisse empêche de voir correctement le canal d'Alcock » indique le Professeur Robert. « En pratique, je fais une incision de 7 cm dans la partie bombée de la fesse qui va me permettre de libérer le canal d'Alcock en sectionnant la pince ligamentaire ».

21 avr. 2014

Percée majeure sur le cancer du cerveau de type glioblastome multiforme

Une équipe de chercheurs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dirigée par le Dr Gilbert Bernier, a réalisé une percée majeure dans la compréhension des mécanismes de résistance des tumeurs cérébrales aux traitements de radiothérapie. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le dernier numéro du Journal of Neuroscience.

Le glioblastome multiforme (GBM) est le cancer du cerveau le plus fréquent chez l’adulte et l’un des plus mortels : en moyenne, l’espérance de vie à la suite du diagnostic est de 9 mois. Actuellement, la radiothérapie est offerte à titre palliatif seulement puisque les cellules de ce genre de tumeur résistent aux traitements. L’équipe de chercheurs du Dr Gilbert Bernier a récemment réussi à lever le voile sur les raisons de cette résistance.
Le gène BMI1

Lors de précédents travaux, cette même équipe a découvert que le gène BMI1 est un régulateur direct du vieillissement cellulaire dans les neurones du cerveau par l’entremise de son action sur les mécanismes de défense contre les radicaux libres. Cette action, souhaitée pour contrer le vieillissement des cellules neurales saines, s’avère un frein à la destruction des cellules cancéreuses du GBM.

Selon l’article publié dans The Journal of Neuroscience, les plus récentes études de l’équipe de chercheurs suggèrent que le gène BMI1 joue un rôle clé dans la résistance des cellules souches neurales aux traitements de radiothérapie. « Lorsqu’une cellule maligne est endommagée, dans ce cas-ci par la radiothérapie, le gène BMI1 facilite et accélère la réparation de l’ADN », explique le Dr Gilbert Bernier.
Une nouvelle cible thérapeutique


Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes de traitements. En effet, le gène BMI1 représente maintenant une cible thérapeutique de choix pour le traitement du GBM.
À propos de l'étude :

L'article intitulé « Neurobiology of Disease : BMI1 Confers Radioresistance to Normal and Cancerous Neural Stem Cells through Recruitment of the DNA Damage Response Machinery », publié dans The Journal of Neuroscience, est le fruit du travail du Dr Gilbert Bernier en collaboration avec Sabrina Facchino, Mohamed Abdouh et Wassim Chatoo du Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l'Université de Montréal

24 févr. 2014

La vitamine C pour réduire le risque d’AVC !

Selon une étude, plus de la moitié des personnes ayant eu une hémorragie cérébrale au cours d’une attaque vasculaire cérébrale (AVC) présenteraient un déficit de la vitamine C.
Une étude démontre que plus de la moitié des personnes ayant eu une hémorragie cérébrale au cours d’une attaque vasculaire cérébrale (AVC) présenteraient un déficit de la vitamine C.
Selon une étude à paraître en avril dont Le Figaro publie des éléments mercredi, une carence en vitamine C augmenterait le risque d’accident vasculaire cérébral. Le rapport indique que 60% des personnes ayant eu une hémorragie cérébrale (AVC hémorragique), présentaient un déficit en vitamine C.
Ce type d’AVC est plus rare que l’AVC ischémique, mais souvent plus grave. Or, les médecins qui ont mené l’étude ont découvert que sur les 65 patients étudiés, 45% avaient un déficit en vitamine C modéré, et 14% avaient une carence plus importante. Selon le docteur Stéphane Vannier, qui a dirigé cette enquête, « en comparaison, sur un groupe témoin, seulement 26% des personnes avaient un déficit modéré et aucun n’était carencé ».
La présentation des résultats complets est attendue le 30 avril prochain, lors du congrès de l’Association américaine de neurobiologie. Ils corroborent une étude européenne datant de 2008 et qui faisait un rapprochement entre la concentration en vitamine C et le risque d’AVC hémorragique.

3 févr. 2014

Encéphalopathie

Cerveau
Situé dans la boîte crânienne, le cerveau contient plus de cinquante milliards de cellules (les cellules nerveuses ou gliales) et douze milliards de neurones. Pesant environ 1 300 grammes, il est composé de deux parties : une partie supérieure, composée de deux hémisphères symétriques, le cerveau hémisphérique ou le télé-encéphale, et une partie inférieure qui, elle, est unique et médiane, le cerveau intermédiaire ou diencéphale.
Le cerveau hémisphérique est partagé en deux par un sillon profond nommé scissure inter-hémisphérique, ce qui permet de parler de cerveau droit et gauche. Il présente à sa surface des sillons spécifiques à chaque individu et des sillons plus profonds et communs à tous, qui constituent des scissures permettant d'individualiser des lobes. Au sein de cette partie du cerveau, on distingue trois sillons : le sillon central ou scissure de Rolando ; le sillon latéral ou scissure de Sylvius et le sillon transverse de "scissure perpendiculaire extrême" ou scissure inter-hémisphérique.
Chaque hémisphère est constitué de deux lobes (les lobes temporaux et pariétaux) et il existe deux lobes uniques médians le lobe frontal et le lobe occipital.
Inter : une configuration interne complexe
La configuration interne du cerveau hémisphérique est complexe. On distingue depuis l'extérieur vers l'intérieur le cortex, la couche externe constituée de substance grise, épaisse d'environ 2,5 cm, une couche de substance blanche très abondante, qui forme une région nommée le centre semi ovale , des noyaux gris centraux avec le corps strié formé du noyau caudé, du noyau lenticulaire et du castrum, du ventricule latéral qui a la forme d'un croissant et qui présente trois prolongements à type de cornes (antérieure ou frontale, postérieure ou occipitale, inférieure ou temporale).
La région du cerveau située entre le cerveau hémisphérique et la moelle épinière, le diencéphale, est constituée de plusieurs parties : le thalamus, le plus important des noyaux gros centraux, l'hypothalamus, relié au thalamus, qui  est un organe neuro-glandulaire, la glande pinéale ou épiphyse cérébrale, les corps cervicaux et une cavité centrale nommée troisième ventricule. Ce ventricule, qui est situé au centre, communique en bas avec l'aqueduc de Sylvius du mésencéphale, et latéralement avec les ventricules latéraux du cerveau hémisphérique.
L'épilepsie est une maladie en rapport avec une excitation involontaire et aléatoire de l'activité cérébrale. Elle entraîne des mouvements involontaires (tremblements, morsure de la langue, perte d’urines) et une altération de la conscience allant jusqu'à la perte de connaissance.
La maladie de Parkinson est liée à une dégénérescence d'une partie du cerveau nommée « locus Niger » qui a pour effet de priver les noyaux gris centraux de dopamine. Le contrôle du mouvement n'est plus assuré par les noyaux gris et c'est ce qui explique les principaux symptômes de cette maladie : troubles de la marche, de l'élocution, de la réalisation de tâches mécaniques et simples.
La sclérose en plaques est une maladie des gaines de myéline qui entourent et protègent les fibres nerveuses. C'est l'ensemble des processus nerveux qui peut alors être touché avec des troubles sensoriels (vision), des troubles moteurs (paralysie, troubles de la marche), des troubles de l'élocution...
Les accidents vasculaires cérébraux sont liés soit à une interruption de l'apport de sang au cerveau (accident vasculaire cérébral ischémique), soit à une hémorragie (accident vasculaire cérébral hémorragique). Les AVC ischémiques peuvent être en rapport avec une obstruction des petits vaisseaux (intracérébraux) ou avec l’existence d’une thrombose (c'est-à-dire, d'une obstruction causée par un caillot), d'un tronc artériel plus important. Les cellules cérébrales ne sont alors plus approvisionnées en oxygène ou en éléments énergétiques, elles peuvent se détériorer, voire mourir. Les AVC hémorragiques, pour leur part, sont liés à un saignement à l’intérieur du cerveau.
La démence peut être d'origine vasculaire et apparaître dans les suites d’accidents vasculaires peu importants mais répétés. Elle peut aussi être liée – et c'est le cas le plus fréquent – à une dégénérescence de certaines structures du cerveau. C'est le cas de la maladie d'Alzheimer liée au dépôt d'une protéine, la bêta-amyloïde, sur les structures nerveuses et à la présence de filaments enchevêtrés dans les cellules nerveuses.
Le cerveau assure, avec la moelle épinière, de très nombreuses fonctions dans l'organisme. Il assure des fonctions inconscientes, telles que le contrôle du rythme cardiaque mais aussi la sécrétion d’hormones, la coordination des mouvements volontaires et toutes les fonctions intellectuelles et la conscience.
Inter : les principales fonctions
Les principales fonctions varient selon les zones anatomiques.

Le lobe frontal :
– élaboration de la pensée ;
– siège des émotions ;
– lieu de production du langage ;
– contrôle des mouvements complexes.

Le lobe occipital :
– détection des images visuelles ;
– interprétation de ces mêmes images.

Le lobe temporal :
– reconnaissance des sons et phénomènes d'interprétation ;
– lieu de stockage des informations, c'est-à-dire de la mémoire.

Le lobe pariétal :
– lieu de la sensibilité et de tout ce qui concerne la douleur, la détection de la température, de la sensibilité cutanée...

Le cervelet :
– essentiel dans le contrôle de l'équilibre et de la posture, il permet par ailleurs la réalisation de mouvements précis.
Le thalamus :
– il joue un rôle intermédiaire de décodeur des messages sensoriels entre la moelle épinière et le mesencephale, d'une part, le cerveau hémisphérique, d'autre part.

Définition

L'encéphalopathie est une pathologie qui touche l'encéphale, partie du système nerveux central situé dans la boîte crânienne et comprenant les hémisphères cérébraux, le cervelet et le tronc cérébral. Elle peut survenir dans les suites d'une infection, de certaines intoxications ou être une complication par atteinte neurologique d'une maladie chronique comme dans l'encéphalopathie hépatique qui apparait dans l'évolution d'une cirrhose.

Les symptômes varient suivant la localisation de l'atteinte et la pathologie initiale en cause, mais regroupent fréquemment maux de tête, troubles de la conscience ou du comportement, signes neurologiques localisés. Le traitement dépend de la cause.
L'encéphalite est une maladie inflammatoire de l'encéphale. L'encéphale est composé du cerveau, du cervelet, une structure située sous le cerveau impliquée dans le mouvement, et du tronc cérébral, la partie du système nerveux entre le cerveau et la moelle épinière. Cette pathologie est due à une infection qui peut être causée par un virus, comme celui de l'herpès ou de la rage. Elle peut aussi, dans de rares cas, être une complication d’une infection virale. L'encéphalite peut également être due à une bactérie ou un champignon. Dans tous les cas, elle nécessite une hospitalisation en urgence et selon sa gravité et son origine, elle peut engendrer des lésions cérébrales.
Il faut distinguer l'encéphalite de la méningite qui est une inflammation des méninges, les enveloppes qui protègent l'encéphale. La méningite peut également résulter d’une infection bactérienne ou virale. Parfois, on identifie des formes mixtes qu'on appelle les méningoencéphalites).
- l'encéphalite herpétique. C'est une maladie infectieuse d'origine virale due au virus de l'herpès.
- l'encéphalite japonaise. C'est une maladie infectieuse d'origine virale, qui sévit en Asie du sud et de l'est, transmise par la piqûre de moustiques.
- la méningo-encéphalite à tiques (MET). C'est une maladie infectieuse d'origine virale sévissant du massif vosgien à la partie extrême orientale de l'ex-URSS, surtout dans les régions agricoles et forestières, transmise par des morsures de tiques infectées.
- l'encéphalite de Hashimoto. Cette maladie est une complication grave de la thyroïdite d'Hashimoto.
- l’encéphalite post-infectieuse. C'est une maladie qui survient après une infection virale comme la grippe, la rubéole ou encore la varicelle ou parfois après des vaccinations.
La personne atteinte d'encéphalite ressent d'abord des symptômes ressemblant à la grippe avec de la fièvre et des maux de tête. A ces signes, s'ajoutent des signes neurologiques comme une diminution de la vigilance, une confusion ou encore une somnolence. Parfois, l'encéphalite peut engendrer une crise de convulsions (épilepsie), voire un coma. Dans méningo-encéphalite à tiques (MET), la personne présente en plus des troubles visuels et sensoriels et des signes de paralysie dans les bras. Outre les signes généraux de l'inflammation de l'encéphale, l'encéphalite herpétique se manifeste par une dysphasie : la personne a de la difficulté à comprendre et à énoncer les mots. L'encéphalite d'Hashimoto se caractérise, elle, par une grande confusion mentale.




3 sept. 2013

Neurotonie

La dystonie neurovégétative, que l'on appelle aussi neurotonie, correspond à un déséquilibre bénin du fonctionnement du système nerveux autonome qui régule l'activité de nos organes. Elle se traduit par des symptômes variés. Revenons sur les conditions de sa formation, ses symptômes, ses traitements et les meilleurs moyens de prévention.
Qu'est-ce que la neurotonie ?
La dystonie neurovégétative correspond à un dysfonctionnement mineur du système nerveux autonome.
Le système nerveux autonome, ou système nerveux végétatif (viscéral), régule les fonctions vitales de l'organisme de façon inconsciente. En d'autres termes, il régule le fonctionnement de nos organes, du fonctionnement cardiaque à la respiration en passant par les mécanismes de la digestion.
Plus exactement, il existe deux systèmes nerveux autonomes, d'actions opposées.
Le système nerveux sympathique (ou orthosympathique)
C'est un système qui prédispose à l'action, au mouvement, à la fuite ou au combat, et ce, via la sécrétion d'un neuromédiateur (substance synthétisée par une terminaison nerveuse et qui permet de transmettre l'influx nerveux à un autre neurone) : l'adrénaline. C'est le système mis en route lors d'un stress.
Sa stimulation se traduit par :
  • Une augmentation du travail cardiaque (tachycardie, dilatation des coronaires)
  • Un ralentissement de la digestion (pour détourner le sang digestif au profit des muscles)
  • Une dilatation des pupilles, ou mydriase (pour améliorer son acuité visuelle)
  • Une dilatation des bronches (pour améliorer l'arrivée de l'air)
  • Une augmentation de la sudation
  • Une stimulation du foie (afin de fournir de l'énergie)
  • Une stimulation des glandes surrénales productrices d'adrénaline (hormone de la peur et de l'anxiété), de noradrénaline (hormone de la colère et de l'agressivité) et de cortisol (hormone de l'énergie)
Le système nerveux parasympathique
Lorsqu'il est stimulé, le système nerveux parasympathique freine les phénomènes induits par la stimulation du système nerveux sympathique. En d'autres termes, le système nerveux parasympathique remet l'organisme au repos, en "économie d'énergie" et s'oppose donc notamment au stress. Son neuromédiateur est l'acétylcholine. C'est le système qui prédomine au repos.
Sa stimulation se traduit par :
  • Une diminution du travail cardiaque (baisse de la fréquence cardiaque)
  • Une augmentation de la motricité des viscères digestifs pour favoriser l'assimilation des aliments, synonyme de mise en réserve
  • Un rétrécissement des pupilles, ou myosis
  • Une constriction bronchique
En temps normal, ces deux systèmes sont en équilibre et leur activité est sans cesse ajustée en fonction des besoins. L'un ou l'autre devient prédominant selon les circonstances. Ces deux systèmes sont silencieux : ils fonctionnent à notre insu en toute autonomie. Lorsque l'environnement change brutalement ou qu'un événement imprévu survient, l'un ou l'autre peut prendre le pas soudainement et les réactions induites peuvent être perceptibles (augmentation du rythme cardiaque par exemple, vertige lorsqu'on le lève trop rapidement du lit...).
Dans la dystonie neurovégétative, et pour une raison inconnue, l'un ou l'autre de ces deux systèmes devient prépondérant et va entraîner une cascade de réactions physiques perceptibles. On parle de vagotonie lorsque le système nerveux parasympathique est prédominant et de sympathicotonie lorsqu'il s'agit du système nerveux sympathique.
Quels sont les symptômes d'une neurotonie ?
Les symptômes dépendent de la prédominance de l'un ou l'autre des deux systèmes nerveux autonomes.
Du fait des deux origines nerveuses possibles, les symptômes sont très nombreux. Dominés souvent par une nervosité et/ou une anxiété, les symptômes de la dystonie neurovégétative comportent à des degrés divers, selon le dysfonctionnement du système nerveux concerné :
  • Une douleur thoracique gauche, brève, vive
  • Une tension musculaire
  • Une émotivité exagérée
  • Une agitation
  • Une tendance dépressive
  • Des maux d'estomac
  • Une fatigue
  • Des céphalées
  • Une sensation de vertige
  • Un malaise aux changements de position
  • Des sueurs
  • Des fourmillements dans les extrémités des membres
  • Une sensation d'oppression ou de difficulté à respirer
  • Des diarrhées ou au contraire une constipation
  • Des tremblements
  • Des palpitations
  • Une hypoglycémie (chute du taux sanguin de sucre)
  • Une bouche sèche
  • Des troubles sexuels (baisse de la libido, impuissance, frigidité...)
  • Une tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque) ou au contraire une bradycardie (ralentissement de la fréquence cardiaque)
  • Une augmentation des réflexes ostéo-tendineux
  • Des modifications de l'électrocardiogramme
Comment se fait le diagnostic d'une neurotonie ?
Il n'existe pas d'examen complémentaire spécifique de la dystonie neurovégétative.
Qui consulter ? Le médecin généraliste pour le diagnostic, un psychothérapeute pour une prise en charge.
Quel est l'examen de référence ?
  • Il n'existe pas d'examen complémentaire spécifique permettant de faire le diagnostic de dystonie neurovégétative qui reste un diagnostic essentiellement clinique. Un bilan peut être nécessaire afin d'éliminer les pathologies qui pourraient être responsables de symptômes identiques :
  • Un électrocardiogramme (pour éliminer un infarctus ou une angine de poitrine en cas de douleur thoracique)
  • Un bilan thyroïdien (pour éliminer une tachycardie liée à une hyperthyroïdie)
  • Un bilan sanguin, avec dosage du calcium, du magnésium ou encore du potassium, des minéraux qui peuvent entraîner également certains des symptômes constatés dans la dystonie neurovégétative
  • Certains tests permettent toutefois d'explorer la qualité de fonctionnement du système nerveux autonome. Des tests basés sur l'étude de la réponse cardio-vasculaire (fréquence cardiaque, tension artérielle...) et de la sudation après des stimulations diverses (respiration, tests de position, efforts musculaires...).
Peut-on prévenir la dystonie neurovégétative ?
Une meilleure hygiène de vie améliore l'équilibre entre les deux systèmes nerveux autonomes.
L'hygiène de vie améliore l'équilibre entre les deux systèmes nerveux autonomes et permet d'éviter l'aggravation de certains des symptômes, comme la tachycardie par exemple :
  • Pratique d'un sport ou d'une activité physique régulière
  • Quantité et qualité du sommeil suffisantes
  • Suppression de l'alcool et du tabac
  • Diminution du café (qui augmente la sécrétion d'adrénaline et de cortisol au niveau des glandes surrénales)
Quels sont les principaux traitements de la neurotonie ?
Il n'existe pas de traitement spécifique de la dystonie neurovégétative.
Aucun traitement allopathique n'a réellement fait ses preuves. Les benzodiazépines (type diazépam) peuvent être prescrites lorsque l'anxiété est au premier plan.
Du fait de l'aspect psychologique de la dystonie, il peut être utile d'essayer :
  • La psychothérapie légère
  • La psychanalyse
  • La relaxation, telle que la sophrologie
Les médecines naturelles ont-elles leur place en complément d'une neurotonie ?
Le magnésium, le phosphore, l'aromathérapie, la phytothérapie et l'acupuncture peuvent constituer une aide importante.
Usage traditionnel
  • Le magnésium
Antistress majeur, le magnésium intervient dans la régulation de l'adrénaline, un déficit en magnésium favorisant la sécrétion d'adrénaline. Il agit également au niveau de la régulation du calcium. En s'opposant au calcium, le magnésium a une action neurosédative et peut donc contrebalancer les effets d'une stimulation accrue du système sympathique. Plus précisément, le magnésium favorise la relaxation, régularise le rythme cardiaque et réduit les tensions musculaires. On en retrouve dans les céréales complètes, le soja, les fruits secs, les crustacés, les poissons gras et le cacao, mais aussi dans certaines eaux minérales (Contrex, Badoit, Hépar) (in "Stress contrôle", Editions Alpen, 2005).
  • Le phosphore
Seul ou associé au magnésium, le phosphore agit comme un régulateur "de terrain" en cas de dystonie neurovégétative. (in site internet d'Homéophyto.com)
  • Aromathérapie
L'huile essentielle de Citrus aurantium est efficace en massage le long de la colonne vertébrale et sur le plexus solaire (in site Internet de Aroma-zone. Com)
  • Phytothérapie (in "Stress contrôle", Editions Alpen, 2005)
L'aubépine. Elle régularise le rythme cardiaque et les palpitations. Sédative, elle calme l'angoisse, les vertiges et la nervosité. Une cuillerée à soupe de pétales en infusion dans une tasse d'eau bouillante. Disponible aussi en gélules ou en ampoules : 1 à 2 g par jour en 3 prises
La passiflore. Sédative, la passiflore est efficace contre la dépression, les palpitations cardiaques, l'hyperémotivité, la nervosité ou l'insomnie. Une cuillerée à café de fleurs séchées à infuser dans de l'eau bouillante. Trois tasses par jour. En gélules, 1 à 2 g par jour en 3 prises.

16 mars 2011

LES PATHOLOGIES DU SN

Céphalée
Une céphalée est un symptôme subjectif se définissant comme des douleurs locales ressenties au niveau de la boîte crânienne, parfois unilatérales ou généralisées. Elles se manifestent par des brûlures, des picotements, des fourmillements, des écrasements. Elle est extrêmement fréquente, et peut révéler de nombreuses maladies. Cependant, dans la grande majorité des cas, les céphalées ne sont d'aucune gravité, mais certains tableaux cliniques associés doivent attirer l'attention du médecin.
Causes
  • Cause iatrogène : antagoniste du calcium, dérivés nitrés (trinitrine, molsidomine)...
  • La consommation d'additif alimentaire (certains exhausteurs de goût et certains conservateurs) favorisent l'apparition de céphalées

Céphalées aiguës

  • Hémorragie méningée
  • Méningite aiguë virale ou bactérienne
  • Poussée d'hypertension artérielle
  • Hypertension intra-crânienne
  • Thrombose veineuse cérébrale
  • Dissection carotidienne
  • Glaucome aigu
  • Sinusite
  • Fièvre de toute origine
  • Céphalée post ponction lombaire (Syndrome post-ponction lombaire)

Céphalées aiguës récidivantes

  • Migraine
  • Algie vasculaire de la face ou Céphalée de Horton
  • Névralgie du trijumeau
  • Hypertension artérielle
  • Syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur (L'appareil manducateur est l'appareil servant à manger.)
  • Céphalée "en pic à glace"
  • Céphalée à l'effort
  • Céphalée du coït (ou céphalée liée au sexe)
  • menstruations

Céphalées d'aggravation progressive

  • Tumeur cérébrale
  • Hypertension intra-crânienne
  • Méningite sub-aiguë
  • Thrombophlébite cérébrale

Céphalées chroniques

  • Céphalée de tension ; avec pour symptômes une limitation des amplitudes des rotations cervicales.
  • Céphalée post-traumatique ou syndrome post-commotionnel, définition retenue par l'INSERM en décembre 1998
  • Anémie sévère
  • Polyglobulie
  • Intoxication au monoxyde de carbone
  • Hypoxie
  • Maladie de Horton (ou Artérite temporale)
  • Troubles réfractifs (myopie, hypermétropie, presbytie)
  • Sinusite chronique
  • Céphalée Chronique Quotidienne
  • Insuffisance rénale
Les céphalées symptomatiques
Les céphalées symptomatiques constituent le un autre type de céphalées. Elles ne sont pas considérées comme une maladie, mais comme un symptôme d'une affection organique (notamment de la maladie de Horton, appelée également maladie de Forestier, qui est une inflammation des artères situées au-dessus des tempes). Ce type de céphalées apparaît également dans certaines affections oculaires comme le glaucome, entraînant des troubles de la vision ou dans certaines pathologies otorhinolaryngologiques telles qu’une sinusite ou une otite. Une affection dentaire ou rhumatologique à type d’arthrose cervicale, par exemple, peut être à l’origine de céphalées symptomatiques. Elles sont parfois occasionnées par une hypertension artérielle, une intoxication à l'oxyde de carbone ou médicaments tels que les vasodilatateurs, par exemple. Plus rarement, une céphalée symptomatique est secondaire à une hémorragie méningée, à une méningite, à une tumeur cérébrale qui, en gênant la circulation du liquide céphalorachidien, déclenche en amont une hypertension intracrânienne, (augmentation de la pression dans le crâne). L’hypertension intracrânienne s’accompagne de céphalées prédominant à la fin de la nuit ou au réveil. Les efforts de toux et les mouvements de la tête accentuent la douleur, et souvent des nausées et des vomissements l’accompagnent. Parfois, une somnolence ou un flou visuel font partie du tableau clinique. En ce qui concerne l’hémorragie méningée, ou la méningite, une raideur de la nuque, des vomissements, une intolérance à la lumière, sont classiquement les signes révélateurs de cette pathologie.
Tumeur cérébrale
Qu’est-ce qu’une tumeur cérébrale?
Une tumeur cérébrale est un groupe de cellules anormales à l’intérieur de l’encéphale. Les tumeurs cérébrales primitives se forment dans le cerveau et peuvent être bénignes ou malignes. Dans la plupart des parties du corps, une tumeur bénigne ne représente pas le même danger qu’une tumeur maligne. Dans l’encéphale, les tumeurs bénignes comme les tumeurs malignes peuvent être graves et mettre éventuellement la vie en danger.
Les tumeurs cérébrales bénignes ne contiennent pas de cellules cancéreuses. Elles n’envahissent pas les tissus voisins, mais peuvent exercer une pression sur certaines parties de l’encéphale et engendrer par le fait même de sérieux problèmes de santé.
Les tumeurs cérébrales primitives malignes renferment des cellules cancéreuses. Elles ont tendance à se développer rapidement et à accroître la pression interne dans l’encéphale. Elles peuvent aussi s’étendre à d’autres parties de l’encéphale ou à la moelle épinière. Ces tumeurs sont très graves et peuvent mettre la vie en péril.
L’encéphale
L’encéphale est une masse de tissus mous et spongieux. C’est en quelque sorte le centre de surveillance de tout l’organisme. Trois zones principales de l’encéphale sont aux commandes des différentes activités que vous pouvez accomplir :
  • Le cerveau vous permet de voir, de ressentir des émotions, de penser, de parler et de bouger. Vos sens envoient des messages au cerveau pour l’informer de ce qui se passe et lui indiquer comment réagir. Le cerveau occupe la plus grande partie de l’encéphale. Il est divisé en deux moitiés, appelées hémisphères. L’hémisphère droit du cerveau contrôle le côté gauche du corps et l’hémisphère gauche contrôle le côté droit. Chaque hémisphère se subdivise en sections, ou lobes.
  • Le cervelet est situé sous le cerveau, dans la partie arrière de l’encéphale. C’est lui qui régit l’équilibre et la coordination.
  • Le tronc cérébral se trouve au bas de l’encéphale et relie celui-ci à la moelle épinière. Il est responsable des fonctions de base essentielles à la vie, incluant la tension artérielle, les battements du cœur, la respiration et les réflexes.

Trois fines membranes appelées méninges enveloppent l’encéphale. Un liquide aqueux, le liquide céphalorachidien (LCR) comble les espaces vides entre les méninges et sert de coussinet amortisseur. L’encéphale est également protégé par le crâne.
Deux types de cellules sont présentes dans l’encéphale : les cellules nerveuses (neurones) et les cellules gliales. Les cellules nerveuses sont organisées en réseau permettant aux messages d’aller et venir entre l’encéphale et le reste du corps. Les cellules gliales entourent les cellules nerveuses et les maintiennent en place. Il existe plusieurs types de tumeurs cérébrales, mais chez les adultes, la plupart des tumeurs se forment dans les cellules gliales; on parle alors de gliomes.

Maladies neurologiques : des affections très diverses

Les affections qui touchent les cellules nerveuses sont très variées dans leur mode d’expression et sont, pour certaines d’entres elles, associées au vieillissement. Longtemps réputées incurables, elles bénéficient depuis une dizaine d’années d’une gamme de nouveaux traitements qui contribuent à améliorer la qualité de vie des malades.
Extrêmement nombreuses, les maladies affectant des cellules nerveuses ou neurones demeurent, pour la plupart d’entre elles, incomplètement comprises. En voici les plus fréquentes sans toutefois prétendre à l’exhaustivité.

Maladies neurologiquesLa maladie d’Alzheimer

La maladie d'Alzheimer représente aujourd'hui dans les pays développés la principale cause de démence et de dépendance chez les personnes âgées. En France, le nombre de personnes touchées approcherait les 600 000 et l'étude Paquid, qui a été réalisée dans notre pays, a montré que 15 % des sujets de 85 ans environ sont concernés par ce problème. Avec 110 000 nouveaux cas par an, cette maladie constitue un redoutable défi pour notre société en raison des problèmes importants de prise en charge sociale et médicale que posent ces patients.
La maladie d’Alzheimer se différencie des autres affections du cerveau pouvant entraîner une démence, des maladies d’origine vasculaire par exemple, par l’existence d’altérations spécifiques des cellules cérébrales. Au début, la maladie se manifeste par de simples troubles de mémoire portant essentiellement sur les faits récents, mais peu à peu les capacités intellectuelles des patients diminuent et ceux-ci éprouvent de plus en plus de difficultés pour communiquer avec leur entourage ou pour effectuer des gestes courants de la vie quotidienne.
Les biologistes ont découvert, il y a quelques années, que la dégénérescence puis la perte des neurones s’accompagne d’une diminution des taux d’acétylcholine, un médiateur qui joue un rôle important dans le fonctionnement cérébral, notamment dans le processus de mémorisation. Des médicaments, capables de s’opposer à cette réduction graduelle de l’acétylcholine cérébrale, sont donc aujourd’hui proposés pour retarder l’évolution de la maladie, comme la tacrine, ou plus récemment le donézépil et la rivastigmine, moins toxiques pour le foie...
Ces thérapeutiques possèdent une certaine efficacité, à condition d’être prescrites suffisamment tôt. D’où la nécessité de reconnaître les formes précoces de la maladie. Dans ce but, diverses consultations de la mémoire ont été créées dans les centres hospitaliers français. Grâce aux données de l’interrogatoire et à des tests psychométriques, les médecins arrivent à prévoir avec une certaine fiabilité les sujets qui risquent de développer par la suite une maladie d’Alzheimer et à les différencier de personnes dont les troubles de mémoire sont en rapport avec une autre maladie neurologique ou une simple tendance dépressive ou anxieuse.
Différents facteurs favorisants ont été mis en évidence dans la genèse de la maladie d‘Alzheimer, tels des paramètres génétiques, certaines formes particulières d’une lipoprotéine, l’apolipoprotéine E, et comme vient de le confirmer une étude effectuée par l’équipe du Pr Jean-François Dartigues (Université de Bordeaux) une trop forte teneur en aluminium de l’eau du robinet.

Accidents vasculaires cerebraux.
Un accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé « attaque cérébrale », est un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire.
L’apoplexie ou attaque d’apoplexie est un terme anciennement employé, plus général. C’est en fait l’effet visible de l’AVC : perte de connaissance, avec arrêt partiel ou complet des fonctions cérébrales, ou une attaque provoquant la perte de conscience ou la mort soudaine du patient (apoplexie foudroyante).
L’hypertension artérielle est la principale cause d’attaque vasculaire cérébrale.
Les AVC sont parfois liés à une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, obésité), mais ils peuvent aussi survenir du fait de l’hérédité et de certaines maladies spécifiques (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, fibrillation auriculaire, troubles de la coagulation sanguine).
1.    Maladie vasculaire : selon le calibre artériel on distingue deux atteintes vasculaires : l’athérome et la maladie des petites artères. L’athérome (ou athérosclérose) qui provoque des occlusions artérielles cérébrales de gros et moyen calibres, il est responsable de 25 % des AIC. La maladie des petites artères ou « lacunes » qui correspond a de petits infarctus cérébraux profonds due à une dysplasie des petites artères perforantes généralement causée par l’HTA ou le diabète, elle est également responsable d’environ 25 % des AIC.
2.    Maladie cardiaque : il s’agit de cardiopathies emboligènes avec dans un cas sur deux une fibrillation auriculaire (trouble du rythme), dans les autres cas on observe souvent un infarctus du myocarde, une maladie de l’oreillette gauche, la présence d’une valve cardiaque mécanique (avec un traitement anticoagulant déficient) ou bien une cardiomyopathie.
3.    Maladie hématologique : cette cause est moins fréquente, exemple : la drépanocytose.
4.    Troubles de la coagulation, parfois causés par les traitements anticoagulants
5.    Chez le sujet jeune (avant 40-50 ans) d’autres causes sont à évoquer :
•    La dissection d’une artère cervicale, elle cause 20 % des AIC chez le sujet jeune.
•    L’endocardite infectieuse avec emboles cérébraux, les signes neurologiques sont alors associés à un syndrome infectieux.
•    Des maladies immunologiques, notamment le syndrome des anticorps antiphospholipides.
Les accidents vasculaires cérébraux représentent dans les pays industrialisés une cause de mortalité très fréquente.
Il s’agit :
•    Soit d’hémorragies cérébrales: un vaisseau éclate ;
•    Soit d’ischémies cérébrales : un vaisseau se bouche.
Causes et facteurs de risque
Ils sont dus à l’athérosclérose, aux embolies d’origine cardiaque (rétrécissement mitral) , à l’hypertension artérielle et aux ruptures de malformations vasculaires congénitales (angiomes, anévrismes), aux dissections des artères cervicales et cervicocrâniennes.
Les thromboses veineuses cérébralessont une cause d’accidents vasculaires cérébraux qui touchent surtout le sujet jeune, et sont dues soit à des infections locales, locorégionales ou générales, soit des atteintes locorégionales (chirurgie, explorations, tumeurs, malformations, etc.) ou générales (grossesses, contraception orale, certains médicaments, etc. Les symptômes sont peu typiques, mais associent généralement des céphalées et des symptômes neurologiques (crises d’épilepsie, troubles de la vigilance).
L’imagerie par résonance magnétique  IRM cérébrale permet le diagnostic. Le traitement utilise les anticoagulants et soigne la cause.
Mécanismes
Le sang parvient au cerveau par quatre grands axes artériels: les 2 artères carotides internes et les deux artères vertébrales. Ces quatre grands axes sont reliés entre eux à plusieurs étages notamment à la base du cerveau par le polygone de Willis. Ce cercle anastomotique fonctionne comme un système de sécurité. Si un des axes se montre déficient, l’apport sanguin des trois autres compense cette diminution.
De ce cercle anastomotique naissent les artères cérébrales principales.

Migraine

Description

En Amérique du Nord, plus d'1 personne sur 10 souffre de migraines, et la majorité d'entre elles sont des femmes. Les migraines apparaissent généralement entre 10 et 40 ans. Après 50 ans, elles disparaissent souvent, plus particulièrement chez les femmes ménopausées.

Causes

La migraine est un trouble complexe qui survient au niveau du cerveau et des vaisseaux sanguins du cerveau et de la tête. Pour des raisons qu'on ignore, le cerveau deviendrait hyperactif à la suite d'une exposition à certains déclencheurs environnementaux, tels que la lumière ou certaines odeurs. Il s'ensuit une série de changements chimiques qui irritent les nerfs sensibles à la douleur situés autour de la tête et une dilatation des vaisseaux sanguins qui laissent s'échapper des substances chimiques qui irritent davantage ces nerfs.
Les migraines semblent présenter une composante familiale, mais une cause génétique certaine n'a été établie que pour un type rare de cette affection : la migraine hémiplégique familiale.
Même si les causes précises de la migraine restent un mystère, certains des déclencheurs possibles sont connus, comme des habitudes ou des circonstances associées à l'apparition de la migraine.

Le déclencheur le plus important est une modification hormonale : deux tiers des femmes ne souffrent de ces maux de tête qu'au moment de leurs menstruations. Chez les femmes, les migraines sont généralement plus intenses au moment de la puberté, et elles disparaissent souvent vers la ménopause.
Les aliments font aussi partie des déclencheurs courants. Les suivants sont le plus souvent en cause :
  • l'alcool, plus particulièrement le vin rouge et la bière ;
  • le tabac ;
  • les fromages vieillis ;
  • le chocolat ;
  • les aliments fermentés ou marinés ;
  • le glutamate monosodique (GMS) ;
  • l'aspartame ;
  • la caféine.
D'autres facteurs peuvent également déclencher la migraine :
  • le stress ;
  • la faim ;
  • une modification des habitudes de sommeil ;
  • une modification de la pression barométrique.
  • Symptômes et Complications

    Les migraines sont plus intenses et persistent plus longtemps que les maux de tête « de tension » ordinaires. De plus, la douleur est davantage localisée et se concentre souvent sur un œil. Les maux de tête intenses ne touchant qu'un côté de la tête s'expliquent généralement par des migraines. Celles-ci s'accompagnent souvent de nausée et de vomissements, ainsi que d'une hypersensibilité à la lumière et au bruit. En outre, la douleur empire souvent lorsque les personnes atteintes bougent ou se penchent. Elles ont donc souvent tendance à s'étendre dans une pièce sombre et à éviter toute stimulation.
    Environ une personne sur cinq qui souffre de migraine constate la présence d'une « aura » immédiatement avant l'apparition des maux de tête. Les auras sont des effets visuels qui peuvent prendre la forme d'éclairs lumineux, de lignes aux couleurs vives ou d'un dédoublement de la vue. Dans certains cas, la personne se sent affaiblie ou éprouve des difficultés d'élocution. Ces symptômes disparaissent habituellement après 15 ou 30 minutes pour être remplacés par des douleurs constrictives et, dans certains cas, des nausées graves.
    Les migraines ne doivent pas être confondues avec les maux de tête de rebond. Les maux de tête de rebond peuvent apparaître chez les personnes qui consomment de l'AAS (acide acétylsalicylique) ou d'autres analgésiques contre les maux de tête plus de trois fois par semaine. Ils sont parfois appelés maux de tête induits par des médicaments. Les médicaments sont efficaces pendant un certain temps, mais lorsque leurs effets s'amenuisent, la douleur revient de façon plus prononcée. Si le patient prend des analgésiques pour se soulager, le cycle vicieux se poursuit. Il en résulte des maux de tête constants et lancinants qui touchent les deux côtés de la tête et qui s'aggravent chaque fois que l'effet des analgésiques disparaît. Si vous pensez subir des maux de tête de rebond, demandez à votre médecin de vous indiquer le meilleur moyen de vous en défaire.
    Une étude à long terme menée récemment semble indiquer que les femmes qui souffrent de migraines sont exposées à des risques accrus d'accident vasculaire cérébral. La migraine touche généralement les personnes jeunes, et les accidents vasculaires cérébraux sont rares dans cette population. Les rapports entre la migraine et les accidents vasculaires restent mal établis, et d'autres études sont nécessaires.
  • Diagnostic

    Il n'y a pas d'épreuve diagnostique cérébrale courante (par ex. la tomodensitométrie) permettant de déceler avec succès la migraine bien que ces épreuves puissent servir à éliminer d'autres causes éventuelles de maux de tête. Le médecin se fie aux symptômes du patient pour diagnostiquer le problème. Il se peut que votre médecin vous demande de faire un journal de vos maux de tête pour aider à établir le diagnostic de migraine.
  • Traitement et Prévention

    Il est parfois possible de réduire le nombre de migraines en évitant les déclencheurs éventuels. Ceux-ci ne sont cependant pas toujours faciles à identifier. Les médecins recommandent souvent de tenir un journal des maux de tête. En notant les circonstances qui entourent l'apparition des migraines (par ex. les émotions, les aliments consommés), il est parfois possible de connaître les situations à éviter afin de réduire le risque de migraines.
    Pour réduire le nombre d'attaques, il est important de dormir suffisamment, d'éviter les causes inutiles de stress et de maintenir de bonnes habitudes alimentaires, ainsi qu'un programme d'exercice régulier. D'autres techniques comme le yoga, la méditation et les techniques de rétroaction biologique peuvent également être utiles. Lorsque ces mesures sont insuffisantes, on peut avoir recours aux médicaments. Inscrivez également dans votre journal les techniques que vous avez essayées et leur degré de succès.
    Il y a deux principaux types de médicaments contre la migraine. Les médicaments abortifs sont utilisés pour réduire les douleurs en cas d'attaque, et les médicaments prophylactiques sont administrés afin de prévenir les migraines. Le choix du traitement dépend de l'intensité de la migraine, de la présence d'autres problèmes médicaux et de la fréquence des migraines.
    Les médicaments abortifs sont, notamment :
    • les analgésiques qui contiennent de l'AAS (acide acétylsalicylique), de l'acétaminophène, de l'ibuprofène ou du naproxène qui peuvent mettre fin à une migraine légère ou modérée ;
    • les préparations d'ergot, qui contractent les vaisseaux sanguins dilatés, par exemple l'ergotamine ou le dihydroergotamine (DHE) ;
    • les triptans (par ex. : le sumatriptan, le naratriptan, le zolmitriptan, le rizatriptan, l'almotriptan, le frovatriptan et l'élétriptan). Ils reproduisent l'action du messager chimique appelé sérotonine et contractent les vaisseaux sanguins afin de soulager la douleur ;
    • le métoclopromide, la chlorpromazine, la prochlorpérazine et le dimenhydrate peuvent également être utilisés.
    Les médicaments prophylactiques sont, notamment :
    • les anticonvulsivants, comme l'acide valproïque, la gabapentine et le topiramate, qui peuvent stabiliser les cellules nerveuses et prévenir l'hypersensibilité cérébrale qui déclenche la migraine ;
    • les bêtabloquants et les inhibiteurs calciques, qui peuvent prévenir les maux de tête en stabilisant les vaisseaux sanguins ;
    • la riboflavine (vitamine B2) ou les suppléments de magnésium, qui peuvent être utiles pour certaines personnes souffrant de migraines ;
    • les antagonistes de la sérotonine, comme le méthysergide ou le pizotifène, qui peuvent aussi être efficaces ;
    • les antidépresseurs tricycliques comme l'amitriptyline et la nortriptyline qui agissent comme analgésiques à doses plus faibles et qui augmentent le niveau de sérotonine et d'autres substances chimiques dans le cerveau.
    D'autres traitements peuvent également être recommandés par les spécialistes :
    • les herbes médicinales comme la matricaire qui pourraient contribuer à prévenir les migraines ;
    • les thérapies de relaxation et de rétroaction biologique, qui visent à enseigner aux personnes atteintes à agir sur leurs fonctions corporelles, comme la température et le pouls;
    • les thérapies comportementales, qui visent à enseigner comment éviter les éléments déclencheurs des maux de tête en modifiant le comportement.

    *Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (le nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour obtenir des renseignements sur un médicament donné, consultez notre pharmathèque. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.

  • Céphalée de Horton

    Algie vasculaire de la face

    La céphalée de Horton est caractérisée par une douleur extrême ressentie sur un des côtés de la tête. Ce mal de tête est plus douloureux qu'une migraine.

    Non traitée, la crise dure de 15 à 180 minutes et peut survenir une fois par semaine ou plusieurs fois par jour.

    La céphalée de Horton est dite épisodique lorsqu'il y a une rémission d'au moins un mois entre chaque période de crise. La rémission dure parfois plusieurs mois. Elle est chronique dans moins de 15 % des cas.

    L'inhalation d'oxygène (oxygénothérapie) permet un soulagement dans 75 % des cas. Pour être efficace, ce traitement doit être effectué au début de la crise. Les médicaments contre le mal de tête n'apportent aucun soulagement.

    Un médicament pour régulariser la pression artérielle est parfois efficace dans le traitement de la céphalée de Horton. D'autres médicaments sont parfois prescrits par le neurologue.
    Ne pas confondre avec la maladie de Horton.(La maladie de Horton est une affection des artères touchant particulièrement les personnes âgées. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. Pour une raison inconnue, le système immunitaire fabrique des anticorps qui combattent des tissus sains. La maladie de Horton touche habituellement les vaisseaux céphaliques. )
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Mathématiquement, les plis du cerveau ressemblent à du papier froissé

Au XIXe siècle, l'anatomiste Louis Pierre Gratiolet est l’un des premiers à décrire les circonvolutions cérébrales et à les nommer. © Heidi Cartwright/Wellcome Images/FlickrLe cerveau est une structure extrêmement complexe, tant dans son fonctionnement que dans son développement. Les nombreuses circonvolutions de sa surface semblent en être une illustration. Pourtant, des chercheurs brésiliens proposent aujourd'hui de les comparer à du simple papier froissé.

Au XIXe siècle, l'anatomiste Louis Pierre Gratiolet est l’un des premiers à décrire les circonvolutions cérébrales et à les nommer. 
 
L’image du cerveau humain, formé de creux et de bosses, nous est familière. Mais les processus qui régissent la formation de ces circonvolutions gardent encore une part de mystère. Une récente étude, publiée par le magazine Science et menée conjointement par des biologistes et des physiciens de l'université de Rio de Janeiro (Brésil), apporte un éclairage nouveau… et surprenant. La loi mathématique qui décrit le froissement des feuilles de papier permettrait également de décrire les circonvolutions cérébrales ! La forme de notre cerveau ne serait donc pas le résultat d’une évolution subtile mais simplement le fait d’un processus physique des plus classiques.
Rappelons que le cerveau humain n’est pas le seul à présenter ce type de replis sinueux. Les cerveaux d’autres mammifères, comme les chiens, les chats ou les éléphants, montrent également des circonvolutions. Objectif commun : augmenter la surface totale du cortex dans le volume limité de la boîte crânienne. Pendant des décennies, les chercheurs ont tenté, en vain, d’établir un lien entre le nombre de ces circonvolutions et d’autres caractéristiques. Il n’existe ainsi, par exemple, pas de rapport entre le nombre de replis sinueux et le poids du cerveau ou le nombre de neurones.
On dit de cerveaux qui ne présentent pas de circonvolution, comme celui de la souris, qu’ils sont lissencéphaliques. Par opposition, ceux qui en présentent des circonvolutions sont qualifiés de gyrencéphaliques. © Bourrichon/Wikipedia
Les chercheurs brésiliens ont travaillé sur des données issues de 62 espèces différentes. Et ils ont établi une loi qui semble universelle et qui relie la surface totale du cortex et son épaisseur à la surface exposée. Comme la surface d’un cercle augmente en fonction du carré de son rayon, le produit de la surface totale du cortex et de son épaisseur augmente comme la puissance 1,25 de sa surface exposée. « En biologie, il est exceptionnel de trouver une relation mathématique qui corresponde aussi parfaitement à l’ensemble des données », souligne Georg Striedter, un neuroscientifique de l’Université de Californie interrogé par le magazine Science.

On dit de cerveaux qui ne présentent pas de circonvolution, comme celui de la souris, qu’ils sont lissencéphaliques. Par opposition, ceux qui en présentent des circonvolutions sont qualifiés de gyrencéphaliques.
L'origine des circonvolutions enfin expliquée ?
Et il se trouve que la loi en question est la même que celle qui décrit le froissement de feuilles de papier. Un résultat que la physique explique simplement par le fait que le papier froissé finit toujours dans la configuration qui minimise son énergie. En est-il de même pour notre cerveau ? La réponse n’est pas si simple. Car le papier froissé est soumis à des forces extérieures, celles appliquées par les mains. Le cortex, quant à lui, est plus vraisemblablement soumis à des forces internes qui restent, à l’heure actuelle, non encore clairement identifiées. Certains modèles, par exemple, supposent que le cortex externe grandit plus rapidement que le cortex interne, créant ainsi des circonvolutions observées.
Les chercheurs brésiliens proposent un point de vue différent. Selon eux, à chaque étape de son développement, le cortex est plus fortement soumis à la pression extérieure du crâne qui le contraint à se froisser, comme du papier. Une hypothèse qu’ils comptent bien soumettre à l’expérience en étudiant des cerveaux de porc à différentes étapes de leur développement. Si la relation mathématique évoquée plus haut reste valable au fil du temps, il n’y aura plus besoin de faire intervenir un autre processus pour expliquer les circonvolutions.
SOURCE: ICI

La maladie des gens assis

Douleurs périnéales à la position assise, brûlures anales ou au niveau des organes génitaux, les symptômes de la névralgie pudendale, qu'on appelle aussi « syndrome du canal d'Alcock », sont insupportables.

De nombreux Français souffriraient de cette compression nerveuse, encore trop souvent méconnue des médecins et des chirurgiens. « Atroce », « insupportable », « intolérable »… les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la névralgie pudendale, cette affection d'origine nerveuse qui touche un nerf situé dans une région profonde de la fesse, le nerf « honteux interne » appelé aussi nerf « pudendal » (du latin pudendus qui signifie honteux), et qui se trouve comprimé entre os, ligaments, muscles et graisse, en position assise. Les médecins parlent de « syndrome canalaire ». « Difficile d'apprécier le nombre de personnes souffrant de cette pathologie. A la vérité, personne ne le sait car cette pathologie reste méconnue. En effet, les patients pratiquent le « nomadisme médical » par manque de diagnostic et consultent à tour de rôle gynécologue, proctologue, urologue…. Attention, méconnue ne signifie pas rare. Pour vous donner une petite idée du nombre de gens concernés, en vingt ans d'exercice, j'ai déjà opéré plus d'un millier de personnes, soit une moyenne de 3 à 4 par semaine. Le délai d'attente pour obtenir un rendez-vous à ma consultation est de 4 mois et de 6 mois pour une intervention chirurgicale » précise le Professeur Roger Robert, neurochirurgien spécialisé dans la chirurgie des nerfs périphériques, professeur d'anatomie au CHU de Nantes et pionnier mondial de la chirurgie de la névralgie pudendale par voie transfessière. Car cette pathologie en quête de reconnaissance est présente partout dans le monde. « A Nantes, j'opère une cinquantaine d'Américains par an, mais aussi des Anglais, preuve que cette pathologie existe vraiment partout » confirme le chirurgien nantais.

La névralgie pudendale mériterait donc d'être connue (et reconnue) par les médecins (la grande majorité des médecins ignorent l'existence de cette pathologie), à l'instar de la fibromyalgie, par exemple, il y a encore quelques années. Or, plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances d'en guérir définitivement. Faute d'un diagnostic rapide et du fait de la normalité apparente des premiers examens qui peuvent laisser penser qu'il s'agit d'une douleur d'origine psychique, la névralgie pudendale tient souvent du parcours du combattant où se mêlent incrédulité des médecins, examens d'imageries inutiles (car toujours normaux), thérapies multiples et variées et enfin interventions chirurgicales injustifiées parfois… sans soulagement de la douleur, mais avec comme rançon le découragement ou la dépression.

Douleurs insupportables… La névralgie pudendale se manifeste surtout par des douleurs insoutenables du périnée, comme des brûlures, qui irradient vers le clitoris ou la verge, vers l'urètre, l'anus et parfois jusque dans les fesses, les cuisses ou le bas du dos, et ce, en position assise. La douleur est permanente. La douleur disparaît souvent la nuit pour réapparaître dès les premières activités assises de la journée. Mais la névralgie pudendale ne se limite pas toujours à la douleur, même si ce symptôme est le plus classique et le plus mal supporté.

… Mais aussi impuissance masculine et insensibilité chez les cyclistes… Une compression du nerf pudendal ou de ses rameaux nerveux peut aussi se manifester par des symptômes beaucoup plus insidieux, non douloureux. Chez certains cyclistes assidus, la névralgie pudendale peut se révéler par une impuissance temporaire ou un manque d'érection satisfaisante. Des troubles de l'éjaculation sont toujours possibles. Chez d'autres, la névralgie pudendale va se traduire par une diminution de la sensibilité au niveau du périnée (hypoesthésie) ou des fourmillements au niveau de l'anus et des organes génitaux (paresthésies). L'électromyogramme, qui nécessite un toucher rectal, est essentiel au diagnostic de compression du nerf pudendal.

Des médicaments d'abord… Certains médicaments antiépileptiques, comme le Neurontin® par exemple, peuvent être utilisés avec succès dans la névralgie pudendale. Les antidépresseurs ont fait la preuve de leur efficacité dans certains cas. En revanche, bien qu'étant le traitement par excellence des syndromes douloureux, la morphine est inefficace en matière de névralgie pudendale.

Puis les infiltrations… Ce n'est que lorsque le traitement médicamenteux s'est avéré insuffisant qu'on peut envisager des infiltrations de corticoïdes et d'un anesthésique local (lidocaïne) dans le canal d'Alcock, sous le contrôle du scanner. Ces infiltrations pratiquées sur le malade couché sur le ventre et répétées jusqu'à trois fois si nécessaire permettent de soulager les douleurs dans la moitié des cas et ce, dans les semaines qui suivent l'infiltration. Il s'agit d'un geste très technique qui réclame de l'expérience et une bonne habitude de la part du praticien (qui peut être un radiologue ou un spécialiste de la douleur).

Et enfin, la chirurgie. « Il ne faut pas laisser les gens souffrir trop longtemps. Je n'hésite pas à leur proposer une intervention chirurgicale au bout d'un an, lorsque le traitement médical et les infiltrations se sont avérées inefficaces » signale le neurochirurgien. « En effet, la moitié des patients traités par médicaments ou infiltrations vont continuer à souffrir et à abîmer leur nerf pudendal. Attention alors au syndrome douloureux dit de « désafférentation », l'équivalent au niveau du périnée des douleurs après amputation d'un membre ». C'est la raison pour laquelle il ne faut donc jamais couper ce nerf, une solution tentante, mais qui ne ferait qu'accentuer les douleurs. « L'intervention chirurgicale que je pratique n'est pas compliquée techniquement. J'interviens par voie transfessière, un abord chirurgical plus efficace et plus pratique que la voie périnéale, voie dans laquelle la graisse empêche de voir correctement le canal d'Alcock » indique le Professeur Robert. « En pratique, je fais une incision de 7 cm dans la partie bombée de la fesse qui va me permettre de libérer le canal d'Alcock en sectionnant la pince ligamentaire ».

Percée majeure sur le cancer du cerveau de type glioblastome multiforme

Une équipe de chercheurs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dirigée par le Dr Gilbert Bernier, a réalisé une percée majeure dans la compréhension des mécanismes de résistance des tumeurs cérébrales aux traitements de radiothérapie. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le dernier numéro du Journal of Neuroscience.

Le glioblastome multiforme (GBM) est le cancer du cerveau le plus fréquent chez l’adulte et l’un des plus mortels : en moyenne, l’espérance de vie à la suite du diagnostic est de 9 mois. Actuellement, la radiothérapie est offerte à titre palliatif seulement puisque les cellules de ce genre de tumeur résistent aux traitements. L’équipe de chercheurs du Dr Gilbert Bernier a récemment réussi à lever le voile sur les raisons de cette résistance.
Le gène BMI1

Lors de précédents travaux, cette même équipe a découvert que le gène BMI1 est un régulateur direct du vieillissement cellulaire dans les neurones du cerveau par l’entremise de son action sur les mécanismes de défense contre les radicaux libres. Cette action, souhaitée pour contrer le vieillissement des cellules neurales saines, s’avère un frein à la destruction des cellules cancéreuses du GBM.

Selon l’article publié dans The Journal of Neuroscience, les plus récentes études de l’équipe de chercheurs suggèrent que le gène BMI1 joue un rôle clé dans la résistance des cellules souches neurales aux traitements de radiothérapie. « Lorsqu’une cellule maligne est endommagée, dans ce cas-ci par la radiothérapie, le gène BMI1 facilite et accélère la réparation de l’ADN », explique le Dr Gilbert Bernier.
Une nouvelle cible thérapeutique


Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes de traitements. En effet, le gène BMI1 représente maintenant une cible thérapeutique de choix pour le traitement du GBM.
À propos de l'étude :

L'article intitulé « Neurobiology of Disease : BMI1 Confers Radioresistance to Normal and Cancerous Neural Stem Cells through Recruitment of the DNA Damage Response Machinery », publié dans The Journal of Neuroscience, est le fruit du travail du Dr Gilbert Bernier en collaboration avec Sabrina Facchino, Mohamed Abdouh et Wassim Chatoo du Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l'Université de Montréal

La vitamine C pour réduire le risque d’AVC !

Selon une étude, plus de la moitié des personnes ayant eu une hémorragie cérébrale au cours d’une attaque vasculaire cérébrale (AVC) présenteraient un déficit de la vitamine C.
Une étude démontre que plus de la moitié des personnes ayant eu une hémorragie cérébrale au cours d’une attaque vasculaire cérébrale (AVC) présenteraient un déficit de la vitamine C.
Selon une étude à paraître en avril dont Le Figaro publie des éléments mercredi, une carence en vitamine C augmenterait le risque d’accident vasculaire cérébral. Le rapport indique que 60% des personnes ayant eu une hémorragie cérébrale (AVC hémorragique), présentaient un déficit en vitamine C.
Ce type d’AVC est plus rare que l’AVC ischémique, mais souvent plus grave. Or, les médecins qui ont mené l’étude ont découvert que sur les 65 patients étudiés, 45% avaient un déficit en vitamine C modéré, et 14% avaient une carence plus importante. Selon le docteur Stéphane Vannier, qui a dirigé cette enquête, « en comparaison, sur un groupe témoin, seulement 26% des personnes avaient un déficit modéré et aucun n’était carencé ».
La présentation des résultats complets est attendue le 30 avril prochain, lors du congrès de l’Association américaine de neurobiologie. Ils corroborent une étude européenne datant de 2008 et qui faisait un rapprochement entre la concentration en vitamine C et le risque d’AVC hémorragique.

Encéphalopathie

Cerveau
Situé dans la boîte crânienne, le cerveau contient plus de cinquante milliards de cellules (les cellules nerveuses ou gliales) et douze milliards de neurones. Pesant environ 1 300 grammes, il est composé de deux parties : une partie supérieure, composée de deux hémisphères symétriques, le cerveau hémisphérique ou le télé-encéphale, et une partie inférieure qui, elle, est unique et médiane, le cerveau intermédiaire ou diencéphale.
Le cerveau hémisphérique est partagé en deux par un sillon profond nommé scissure inter-hémisphérique, ce qui permet de parler de cerveau droit et gauche. Il présente à sa surface des sillons spécifiques à chaque individu et des sillons plus profonds et communs à tous, qui constituent des scissures permettant d'individualiser des lobes. Au sein de cette partie du cerveau, on distingue trois sillons : le sillon central ou scissure de Rolando ; le sillon latéral ou scissure de Sylvius et le sillon transverse de "scissure perpendiculaire extrême" ou scissure inter-hémisphérique.
Chaque hémisphère est constitué de deux lobes (les lobes temporaux et pariétaux) et il existe deux lobes uniques médians le lobe frontal et le lobe occipital.
Inter : une configuration interne complexe
La configuration interne du cerveau hémisphérique est complexe. On distingue depuis l'extérieur vers l'intérieur le cortex, la couche externe constituée de substance grise, épaisse d'environ 2,5 cm, une couche de substance blanche très abondante, qui forme une région nommée le centre semi ovale , des noyaux gris centraux avec le corps strié formé du noyau caudé, du noyau lenticulaire et du castrum, du ventricule latéral qui a la forme d'un croissant et qui présente trois prolongements à type de cornes (antérieure ou frontale, postérieure ou occipitale, inférieure ou temporale).
La région du cerveau située entre le cerveau hémisphérique et la moelle épinière, le diencéphale, est constituée de plusieurs parties : le thalamus, le plus important des noyaux gros centraux, l'hypothalamus, relié au thalamus, qui  est un organe neuro-glandulaire, la glande pinéale ou épiphyse cérébrale, les corps cervicaux et une cavité centrale nommée troisième ventricule. Ce ventricule, qui est situé au centre, communique en bas avec l'aqueduc de Sylvius du mésencéphale, et latéralement avec les ventricules latéraux du cerveau hémisphérique.
L'épilepsie est une maladie en rapport avec une excitation involontaire et aléatoire de l'activité cérébrale. Elle entraîne des mouvements involontaires (tremblements, morsure de la langue, perte d’urines) et une altération de la conscience allant jusqu'à la perte de connaissance.
La maladie de Parkinson est liée à une dégénérescence d'une partie du cerveau nommée « locus Niger » qui a pour effet de priver les noyaux gris centraux de dopamine. Le contrôle du mouvement n'est plus assuré par les noyaux gris et c'est ce qui explique les principaux symptômes de cette maladie : troubles de la marche, de l'élocution, de la réalisation de tâches mécaniques et simples.
La sclérose en plaques est une maladie des gaines de myéline qui entourent et protègent les fibres nerveuses. C'est l'ensemble des processus nerveux qui peut alors être touché avec des troubles sensoriels (vision), des troubles moteurs (paralysie, troubles de la marche), des troubles de l'élocution...
Les accidents vasculaires cérébraux sont liés soit à une interruption de l'apport de sang au cerveau (accident vasculaire cérébral ischémique), soit à une hémorragie (accident vasculaire cérébral hémorragique). Les AVC ischémiques peuvent être en rapport avec une obstruction des petits vaisseaux (intracérébraux) ou avec l’existence d’une thrombose (c'est-à-dire, d'une obstruction causée par un caillot), d'un tronc artériel plus important. Les cellules cérébrales ne sont alors plus approvisionnées en oxygène ou en éléments énergétiques, elles peuvent se détériorer, voire mourir. Les AVC hémorragiques, pour leur part, sont liés à un saignement à l’intérieur du cerveau.
La démence peut être d'origine vasculaire et apparaître dans les suites d’accidents vasculaires peu importants mais répétés. Elle peut aussi être liée – et c'est le cas le plus fréquent – à une dégénérescence de certaines structures du cerveau. C'est le cas de la maladie d'Alzheimer liée au dépôt d'une protéine, la bêta-amyloïde, sur les structures nerveuses et à la présence de filaments enchevêtrés dans les cellules nerveuses.
Le cerveau assure, avec la moelle épinière, de très nombreuses fonctions dans l'organisme. Il assure des fonctions inconscientes, telles que le contrôle du rythme cardiaque mais aussi la sécrétion d’hormones, la coordination des mouvements volontaires et toutes les fonctions intellectuelles et la conscience.
Inter : les principales fonctions
Les principales fonctions varient selon les zones anatomiques.

Le lobe frontal :
– élaboration de la pensée ;
– siège des émotions ;
– lieu de production du langage ;
– contrôle des mouvements complexes.

Le lobe occipital :
– détection des images visuelles ;
– interprétation de ces mêmes images.

Le lobe temporal :
– reconnaissance des sons et phénomènes d'interprétation ;
– lieu de stockage des informations, c'est-à-dire de la mémoire.

Le lobe pariétal :
– lieu de la sensibilité et de tout ce qui concerne la douleur, la détection de la température, de la sensibilité cutanée...

Le cervelet :
– essentiel dans le contrôle de l'équilibre et de la posture, il permet par ailleurs la réalisation de mouvements précis.
Le thalamus :
– il joue un rôle intermédiaire de décodeur des messages sensoriels entre la moelle épinière et le mesencephale, d'une part, le cerveau hémisphérique, d'autre part.

Définition

L'encéphalopathie est une pathologie qui touche l'encéphale, partie du système nerveux central situé dans la boîte crânienne et comprenant les hémisphères cérébraux, le cervelet et le tronc cérébral. Elle peut survenir dans les suites d'une infection, de certaines intoxications ou être une complication par atteinte neurologique d'une maladie chronique comme dans l'encéphalopathie hépatique qui apparait dans l'évolution d'une cirrhose.

Les symptômes varient suivant la localisation de l'atteinte et la pathologie initiale en cause, mais regroupent fréquemment maux de tête, troubles de la conscience ou du comportement, signes neurologiques localisés. Le traitement dépend de la cause.
L'encéphalite est une maladie inflammatoire de l'encéphale. L'encéphale est composé du cerveau, du cervelet, une structure située sous le cerveau impliquée dans le mouvement, et du tronc cérébral, la partie du système nerveux entre le cerveau et la moelle épinière. Cette pathologie est due à une infection qui peut être causée par un virus, comme celui de l'herpès ou de la rage. Elle peut aussi, dans de rares cas, être une complication d’une infection virale. L'encéphalite peut également être due à une bactérie ou un champignon. Dans tous les cas, elle nécessite une hospitalisation en urgence et selon sa gravité et son origine, elle peut engendrer des lésions cérébrales.
Il faut distinguer l'encéphalite de la méningite qui est une inflammation des méninges, les enveloppes qui protègent l'encéphale. La méningite peut également résulter d’une infection bactérienne ou virale. Parfois, on identifie des formes mixtes qu'on appelle les méningoencéphalites).
- l'encéphalite herpétique. C'est une maladie infectieuse d'origine virale due au virus de l'herpès.
- l'encéphalite japonaise. C'est une maladie infectieuse d'origine virale, qui sévit en Asie du sud et de l'est, transmise par la piqûre de moustiques.
- la méningo-encéphalite à tiques (MET). C'est une maladie infectieuse d'origine virale sévissant du massif vosgien à la partie extrême orientale de l'ex-URSS, surtout dans les régions agricoles et forestières, transmise par des morsures de tiques infectées.
- l'encéphalite de Hashimoto. Cette maladie est une complication grave de la thyroïdite d'Hashimoto.
- l’encéphalite post-infectieuse. C'est une maladie qui survient après une infection virale comme la grippe, la rubéole ou encore la varicelle ou parfois après des vaccinations.
La personne atteinte d'encéphalite ressent d'abord des symptômes ressemblant à la grippe avec de la fièvre et des maux de tête. A ces signes, s'ajoutent des signes neurologiques comme une diminution de la vigilance, une confusion ou encore une somnolence. Parfois, l'encéphalite peut engendrer une crise de convulsions (épilepsie), voire un coma. Dans méningo-encéphalite à tiques (MET), la personne présente en plus des troubles visuels et sensoriels et des signes de paralysie dans les bras. Outre les signes généraux de l'inflammation de l'encéphale, l'encéphalite herpétique se manifeste par une dysphasie : la personne a de la difficulté à comprendre et à énoncer les mots. L'encéphalite d'Hashimoto se caractérise, elle, par une grande confusion mentale.




Neurotonie

La dystonie neurovégétative, que l'on appelle aussi neurotonie, correspond à un déséquilibre bénin du fonctionnement du système nerveux autonome qui régule l'activité de nos organes. Elle se traduit par des symptômes variés. Revenons sur les conditions de sa formation, ses symptômes, ses traitements et les meilleurs moyens de prévention.
Qu'est-ce que la neurotonie ?
La dystonie neurovégétative correspond à un dysfonctionnement mineur du système nerveux autonome.
Le système nerveux autonome, ou système nerveux végétatif (viscéral), régule les fonctions vitales de l'organisme de façon inconsciente. En d'autres termes, il régule le fonctionnement de nos organes, du fonctionnement cardiaque à la respiration en passant par les mécanismes de la digestion.
Plus exactement, il existe deux systèmes nerveux autonomes, d'actions opposées.
Le système nerveux sympathique (ou orthosympathique)
C'est un système qui prédispose à l'action, au mouvement, à la fuite ou au combat, et ce, via la sécrétion d'un neuromédiateur (substance synthétisée par une terminaison nerveuse et qui permet de transmettre l'influx nerveux à un autre neurone) : l'adrénaline. C'est le système mis en route lors d'un stress.
Sa stimulation se traduit par :
  • Une augmentation du travail cardiaque (tachycardie, dilatation des coronaires)
  • Un ralentissement de la digestion (pour détourner le sang digestif au profit des muscles)
  • Une dilatation des pupilles, ou mydriase (pour améliorer son acuité visuelle)
  • Une dilatation des bronches (pour améliorer l'arrivée de l'air)
  • Une augmentation de la sudation
  • Une stimulation du foie (afin de fournir de l'énergie)
  • Une stimulation des glandes surrénales productrices d'adrénaline (hormone de la peur et de l'anxiété), de noradrénaline (hormone de la colère et de l'agressivité) et de cortisol (hormone de l'énergie)
Le système nerveux parasympathique
Lorsqu'il est stimulé, le système nerveux parasympathique freine les phénomènes induits par la stimulation du système nerveux sympathique. En d'autres termes, le système nerveux parasympathique remet l'organisme au repos, en "économie d'énergie" et s'oppose donc notamment au stress. Son neuromédiateur est l'acétylcholine. C'est le système qui prédomine au repos.
Sa stimulation se traduit par :
  • Une diminution du travail cardiaque (baisse de la fréquence cardiaque)
  • Une augmentation de la motricité des viscères digestifs pour favoriser l'assimilation des aliments, synonyme de mise en réserve
  • Un rétrécissement des pupilles, ou myosis
  • Une constriction bronchique
En temps normal, ces deux systèmes sont en équilibre et leur activité est sans cesse ajustée en fonction des besoins. L'un ou l'autre devient prédominant selon les circonstances. Ces deux systèmes sont silencieux : ils fonctionnent à notre insu en toute autonomie. Lorsque l'environnement change brutalement ou qu'un événement imprévu survient, l'un ou l'autre peut prendre le pas soudainement et les réactions induites peuvent être perceptibles (augmentation du rythme cardiaque par exemple, vertige lorsqu'on le lève trop rapidement du lit...).
Dans la dystonie neurovégétative, et pour une raison inconnue, l'un ou l'autre de ces deux systèmes devient prépondérant et va entraîner une cascade de réactions physiques perceptibles. On parle de vagotonie lorsque le système nerveux parasympathique est prédominant et de sympathicotonie lorsqu'il s'agit du système nerveux sympathique.
Quels sont les symptômes d'une neurotonie ?
Les symptômes dépendent de la prédominance de l'un ou l'autre des deux systèmes nerveux autonomes.
Du fait des deux origines nerveuses possibles, les symptômes sont très nombreux. Dominés souvent par une nervosité et/ou une anxiété, les symptômes de la dystonie neurovégétative comportent à des degrés divers, selon le dysfonctionnement du système nerveux concerné :
  • Une douleur thoracique gauche, brève, vive
  • Une tension musculaire
  • Une émotivité exagérée
  • Une agitation
  • Une tendance dépressive
  • Des maux d'estomac
  • Une fatigue
  • Des céphalées
  • Une sensation de vertige
  • Un malaise aux changements de position
  • Des sueurs
  • Des fourmillements dans les extrémités des membres
  • Une sensation d'oppression ou de difficulté à respirer
  • Des diarrhées ou au contraire une constipation
  • Des tremblements
  • Des palpitations
  • Une hypoglycémie (chute du taux sanguin de sucre)
  • Une bouche sèche
  • Des troubles sexuels (baisse de la libido, impuissance, frigidité...)
  • Une tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque) ou au contraire une bradycardie (ralentissement de la fréquence cardiaque)
  • Une augmentation des réflexes ostéo-tendineux
  • Des modifications de l'électrocardiogramme
Comment se fait le diagnostic d'une neurotonie ?
Il n'existe pas d'examen complémentaire spécifique de la dystonie neurovégétative.
Qui consulter ? Le médecin généraliste pour le diagnostic, un psychothérapeute pour une prise en charge.
Quel est l'examen de référence ?
  • Il n'existe pas d'examen complémentaire spécifique permettant de faire le diagnostic de dystonie neurovégétative qui reste un diagnostic essentiellement clinique. Un bilan peut être nécessaire afin d'éliminer les pathologies qui pourraient être responsables de symptômes identiques :
  • Un électrocardiogramme (pour éliminer un infarctus ou une angine de poitrine en cas de douleur thoracique)
  • Un bilan thyroïdien (pour éliminer une tachycardie liée à une hyperthyroïdie)
  • Un bilan sanguin, avec dosage du calcium, du magnésium ou encore du potassium, des minéraux qui peuvent entraîner également certains des symptômes constatés dans la dystonie neurovégétative
  • Certains tests permettent toutefois d'explorer la qualité de fonctionnement du système nerveux autonome. Des tests basés sur l'étude de la réponse cardio-vasculaire (fréquence cardiaque, tension artérielle...) et de la sudation après des stimulations diverses (respiration, tests de position, efforts musculaires...).
Peut-on prévenir la dystonie neurovégétative ?
Une meilleure hygiène de vie améliore l'équilibre entre les deux systèmes nerveux autonomes.
L'hygiène de vie améliore l'équilibre entre les deux systèmes nerveux autonomes et permet d'éviter l'aggravation de certains des symptômes, comme la tachycardie par exemple :
  • Pratique d'un sport ou d'une activité physique régulière
  • Quantité et qualité du sommeil suffisantes
  • Suppression de l'alcool et du tabac
  • Diminution du café (qui augmente la sécrétion d'adrénaline et de cortisol au niveau des glandes surrénales)
Quels sont les principaux traitements de la neurotonie ?
Il n'existe pas de traitement spécifique de la dystonie neurovégétative.
Aucun traitement allopathique n'a réellement fait ses preuves. Les benzodiazépines (type diazépam) peuvent être prescrites lorsque l'anxiété est au premier plan.
Du fait de l'aspect psychologique de la dystonie, il peut être utile d'essayer :
  • La psychothérapie légère
  • La psychanalyse
  • La relaxation, telle que la sophrologie
Les médecines naturelles ont-elles leur place en complément d'une neurotonie ?
Le magnésium, le phosphore, l'aromathérapie, la phytothérapie et l'acupuncture peuvent constituer une aide importante.
Usage traditionnel
  • Le magnésium
Antistress majeur, le magnésium intervient dans la régulation de l'adrénaline, un déficit en magnésium favorisant la sécrétion d'adrénaline. Il agit également au niveau de la régulation du calcium. En s'opposant au calcium, le magnésium a une action neurosédative et peut donc contrebalancer les effets d'une stimulation accrue du système sympathique. Plus précisément, le magnésium favorise la relaxation, régularise le rythme cardiaque et réduit les tensions musculaires. On en retrouve dans les céréales complètes, le soja, les fruits secs, les crustacés, les poissons gras et le cacao, mais aussi dans certaines eaux minérales (Contrex, Badoit, Hépar) (in "Stress contrôle", Editions Alpen, 2005).
  • Le phosphore
Seul ou associé au magnésium, le phosphore agit comme un régulateur "de terrain" en cas de dystonie neurovégétative. (in site internet d'Homéophyto.com)
  • Aromathérapie
L'huile essentielle de Citrus aurantium est efficace en massage le long de la colonne vertébrale et sur le plexus solaire (in site Internet de Aroma-zone. Com)
  • Phytothérapie (in "Stress contrôle", Editions Alpen, 2005)
L'aubépine. Elle régularise le rythme cardiaque et les palpitations. Sédative, elle calme l'angoisse, les vertiges et la nervosité. Une cuillerée à soupe de pétales en infusion dans une tasse d'eau bouillante. Disponible aussi en gélules ou en ampoules : 1 à 2 g par jour en 3 prises
La passiflore. Sédative, la passiflore est efficace contre la dépression, les palpitations cardiaques, l'hyperémotivité, la nervosité ou l'insomnie. Une cuillerée à café de fleurs séchées à infuser dans de l'eau bouillante. Trois tasses par jour. En gélules, 1 à 2 g par jour en 3 prises.

LES PATHOLOGIES DU SN

Céphalée
Une céphalée est un symptôme subjectif se définissant comme des douleurs locales ressenties au niveau de la boîte crânienne, parfois unilatérales ou généralisées. Elles se manifestent par des brûlures, des picotements, des fourmillements, des écrasements. Elle est extrêmement fréquente, et peut révéler de nombreuses maladies. Cependant, dans la grande majorité des cas, les céphalées ne sont d'aucune gravité, mais certains tableaux cliniques associés doivent attirer l'attention du médecin.
Causes
  • Cause iatrogène : antagoniste du calcium, dérivés nitrés (trinitrine, molsidomine)...
  • La consommation d'additif alimentaire (certains exhausteurs de goût et certains conservateurs) favorisent l'apparition de céphalées

Céphalées aiguës

  • Hémorragie méningée
  • Méningite aiguë virale ou bactérienne
  • Poussée d'hypertension artérielle
  • Hypertension intra-crânienne
  • Thrombose veineuse cérébrale
  • Dissection carotidienne
  • Glaucome aigu
  • Sinusite
  • Fièvre de toute origine
  • Céphalée post ponction lombaire (Syndrome post-ponction lombaire)

Céphalées aiguës récidivantes

  • Migraine
  • Algie vasculaire de la face ou Céphalée de Horton
  • Névralgie du trijumeau
  • Hypertension artérielle
  • Syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur (L'appareil manducateur est l'appareil servant à manger.)
  • Céphalée "en pic à glace"
  • Céphalée à l'effort
  • Céphalée du coït (ou céphalée liée au sexe)
  • menstruations

Céphalées d'aggravation progressive

  • Tumeur cérébrale
  • Hypertension intra-crânienne
  • Méningite sub-aiguë
  • Thrombophlébite cérébrale

Céphalées chroniques

  • Céphalée de tension ; avec pour symptômes une limitation des amplitudes des rotations cervicales.
  • Céphalée post-traumatique ou syndrome post-commotionnel, définition retenue par l'INSERM en décembre 1998
  • Anémie sévère
  • Polyglobulie
  • Intoxication au monoxyde de carbone
  • Hypoxie
  • Maladie de Horton (ou Artérite temporale)
  • Troubles réfractifs (myopie, hypermétropie, presbytie)
  • Sinusite chronique
  • Céphalée Chronique Quotidienne
  • Insuffisance rénale
Les céphalées symptomatiques
Les céphalées symptomatiques constituent le un autre type de céphalées. Elles ne sont pas considérées comme une maladie, mais comme un symptôme d'une affection organique (notamment de la maladie de Horton, appelée également maladie de Forestier, qui est une inflammation des artères situées au-dessus des tempes). Ce type de céphalées apparaît également dans certaines affections oculaires comme le glaucome, entraînant des troubles de la vision ou dans certaines pathologies otorhinolaryngologiques telles qu’une sinusite ou une otite. Une affection dentaire ou rhumatologique à type d’arthrose cervicale, par exemple, peut être à l’origine de céphalées symptomatiques. Elles sont parfois occasionnées par une hypertension artérielle, une intoxication à l'oxyde de carbone ou médicaments tels que les vasodilatateurs, par exemple. Plus rarement, une céphalée symptomatique est secondaire à une hémorragie méningée, à une méningite, à une tumeur cérébrale qui, en gênant la circulation du liquide céphalorachidien, déclenche en amont une hypertension intracrânienne, (augmentation de la pression dans le crâne). L’hypertension intracrânienne s’accompagne de céphalées prédominant à la fin de la nuit ou au réveil. Les efforts de toux et les mouvements de la tête accentuent la douleur, et souvent des nausées et des vomissements l’accompagnent. Parfois, une somnolence ou un flou visuel font partie du tableau clinique. En ce qui concerne l’hémorragie méningée, ou la méningite, une raideur de la nuque, des vomissements, une intolérance à la lumière, sont classiquement les signes révélateurs de cette pathologie.
Tumeur cérébrale
Qu’est-ce qu’une tumeur cérébrale?
Une tumeur cérébrale est un groupe de cellules anormales à l’intérieur de l’encéphale. Les tumeurs cérébrales primitives se forment dans le cerveau et peuvent être bénignes ou malignes. Dans la plupart des parties du corps, une tumeur bénigne ne représente pas le même danger qu’une tumeur maligne. Dans l’encéphale, les tumeurs bénignes comme les tumeurs malignes peuvent être graves et mettre éventuellement la vie en danger.
Les tumeurs cérébrales bénignes ne contiennent pas de cellules cancéreuses. Elles n’envahissent pas les tissus voisins, mais peuvent exercer une pression sur certaines parties de l’encéphale et engendrer par le fait même de sérieux problèmes de santé.
Les tumeurs cérébrales primitives malignes renferment des cellules cancéreuses. Elles ont tendance à se développer rapidement et à accroître la pression interne dans l’encéphale. Elles peuvent aussi s’étendre à d’autres parties de l’encéphale ou à la moelle épinière. Ces tumeurs sont très graves et peuvent mettre la vie en péril.
L’encéphale
L’encéphale est une masse de tissus mous et spongieux. C’est en quelque sorte le centre de surveillance de tout l’organisme. Trois zones principales de l’encéphale sont aux commandes des différentes activités que vous pouvez accomplir :
  • Le cerveau vous permet de voir, de ressentir des émotions, de penser, de parler et de bouger. Vos sens envoient des messages au cerveau pour l’informer de ce qui se passe et lui indiquer comment réagir. Le cerveau occupe la plus grande partie de l’encéphale. Il est divisé en deux moitiés, appelées hémisphères. L’hémisphère droit du cerveau contrôle le côté gauche du corps et l’hémisphère gauche contrôle le côté droit. Chaque hémisphère se subdivise en sections, ou lobes.
  • Le cervelet est situé sous le cerveau, dans la partie arrière de l’encéphale. C’est lui qui régit l’équilibre et la coordination.
  • Le tronc cérébral se trouve au bas de l’encéphale et relie celui-ci à la moelle épinière. Il est responsable des fonctions de base essentielles à la vie, incluant la tension artérielle, les battements du cœur, la respiration et les réflexes.

Trois fines membranes appelées méninges enveloppent l’encéphale. Un liquide aqueux, le liquide céphalorachidien (LCR) comble les espaces vides entre les méninges et sert de coussinet amortisseur. L’encéphale est également protégé par le crâne.
Deux types de cellules sont présentes dans l’encéphale : les cellules nerveuses (neurones) et les cellules gliales. Les cellules nerveuses sont organisées en réseau permettant aux messages d’aller et venir entre l’encéphale et le reste du corps. Les cellules gliales entourent les cellules nerveuses et les maintiennent en place. Il existe plusieurs types de tumeurs cérébrales, mais chez les adultes, la plupart des tumeurs se forment dans les cellules gliales; on parle alors de gliomes.

Maladies neurologiques : des affections très diverses

Les affections qui touchent les cellules nerveuses sont très variées dans leur mode d’expression et sont, pour certaines d’entres elles, associées au vieillissement. Longtemps réputées incurables, elles bénéficient depuis une dizaine d’années d’une gamme de nouveaux traitements qui contribuent à améliorer la qualité de vie des malades.
Extrêmement nombreuses, les maladies affectant des cellules nerveuses ou neurones demeurent, pour la plupart d’entre elles, incomplètement comprises. En voici les plus fréquentes sans toutefois prétendre à l’exhaustivité.

Maladies neurologiquesLa maladie d’Alzheimer

La maladie d'Alzheimer représente aujourd'hui dans les pays développés la principale cause de démence et de dépendance chez les personnes âgées. En France, le nombre de personnes touchées approcherait les 600 000 et l'étude Paquid, qui a été réalisée dans notre pays, a montré que 15 % des sujets de 85 ans environ sont concernés par ce problème. Avec 110 000 nouveaux cas par an, cette maladie constitue un redoutable défi pour notre société en raison des problèmes importants de prise en charge sociale et médicale que posent ces patients.
La maladie d’Alzheimer se différencie des autres affections du cerveau pouvant entraîner une démence, des maladies d’origine vasculaire par exemple, par l’existence d’altérations spécifiques des cellules cérébrales. Au début, la maladie se manifeste par de simples troubles de mémoire portant essentiellement sur les faits récents, mais peu à peu les capacités intellectuelles des patients diminuent et ceux-ci éprouvent de plus en plus de difficultés pour communiquer avec leur entourage ou pour effectuer des gestes courants de la vie quotidienne.
Les biologistes ont découvert, il y a quelques années, que la dégénérescence puis la perte des neurones s’accompagne d’une diminution des taux d’acétylcholine, un médiateur qui joue un rôle important dans le fonctionnement cérébral, notamment dans le processus de mémorisation. Des médicaments, capables de s’opposer à cette réduction graduelle de l’acétylcholine cérébrale, sont donc aujourd’hui proposés pour retarder l’évolution de la maladie, comme la tacrine, ou plus récemment le donézépil et la rivastigmine, moins toxiques pour le foie...
Ces thérapeutiques possèdent une certaine efficacité, à condition d’être prescrites suffisamment tôt. D’où la nécessité de reconnaître les formes précoces de la maladie. Dans ce but, diverses consultations de la mémoire ont été créées dans les centres hospitaliers français. Grâce aux données de l’interrogatoire et à des tests psychométriques, les médecins arrivent à prévoir avec une certaine fiabilité les sujets qui risquent de développer par la suite une maladie d’Alzheimer et à les différencier de personnes dont les troubles de mémoire sont en rapport avec une autre maladie neurologique ou une simple tendance dépressive ou anxieuse.
Différents facteurs favorisants ont été mis en évidence dans la genèse de la maladie d‘Alzheimer, tels des paramètres génétiques, certaines formes particulières d’une lipoprotéine, l’apolipoprotéine E, et comme vient de le confirmer une étude effectuée par l’équipe du Pr Jean-François Dartigues (Université de Bordeaux) une trop forte teneur en aluminium de l’eau du robinet.

Accidents vasculaires cerebraux.
Un accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé « attaque cérébrale », est un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire.
L’apoplexie ou attaque d’apoplexie est un terme anciennement employé, plus général. C’est en fait l’effet visible de l’AVC : perte de connaissance, avec arrêt partiel ou complet des fonctions cérébrales, ou une attaque provoquant la perte de conscience ou la mort soudaine du patient (apoplexie foudroyante).
L’hypertension artérielle est la principale cause d’attaque vasculaire cérébrale.
Les AVC sont parfois liés à une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, obésité), mais ils peuvent aussi survenir du fait de l’hérédité et de certaines maladies spécifiques (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, fibrillation auriculaire, troubles de la coagulation sanguine).
1.    Maladie vasculaire : selon le calibre artériel on distingue deux atteintes vasculaires : l’athérome et la maladie des petites artères. L’athérome (ou athérosclérose) qui provoque des occlusions artérielles cérébrales de gros et moyen calibres, il est responsable de 25 % des AIC. La maladie des petites artères ou « lacunes » qui correspond a de petits infarctus cérébraux profonds due à une dysplasie des petites artères perforantes généralement causée par l’HTA ou le diabète, elle est également responsable d’environ 25 % des AIC.
2.    Maladie cardiaque : il s’agit de cardiopathies emboligènes avec dans un cas sur deux une fibrillation auriculaire (trouble du rythme), dans les autres cas on observe souvent un infarctus du myocarde, une maladie de l’oreillette gauche, la présence d’une valve cardiaque mécanique (avec un traitement anticoagulant déficient) ou bien une cardiomyopathie.
3.    Maladie hématologique : cette cause est moins fréquente, exemple : la drépanocytose.
4.    Troubles de la coagulation, parfois causés par les traitements anticoagulants
5.    Chez le sujet jeune (avant 40-50 ans) d’autres causes sont à évoquer :
•    La dissection d’une artère cervicale, elle cause 20 % des AIC chez le sujet jeune.
•    L’endocardite infectieuse avec emboles cérébraux, les signes neurologiques sont alors associés à un syndrome infectieux.
•    Des maladies immunologiques, notamment le syndrome des anticorps antiphospholipides.
Les accidents vasculaires cérébraux représentent dans les pays industrialisés une cause de mortalité très fréquente.
Il s’agit :
•    Soit d’hémorragies cérébrales: un vaisseau éclate ;
•    Soit d’ischémies cérébrales : un vaisseau se bouche.
Causes et facteurs de risque
Ils sont dus à l’athérosclérose, aux embolies d’origine cardiaque (rétrécissement mitral) , à l’hypertension artérielle et aux ruptures de malformations vasculaires congénitales (angiomes, anévrismes), aux dissections des artères cervicales et cervicocrâniennes.
Les thromboses veineuses cérébralessont une cause d’accidents vasculaires cérébraux qui touchent surtout le sujet jeune, et sont dues soit à des infections locales, locorégionales ou générales, soit des atteintes locorégionales (chirurgie, explorations, tumeurs, malformations, etc.) ou générales (grossesses, contraception orale, certains médicaments, etc. Les symptômes sont peu typiques, mais associent généralement des céphalées et des symptômes neurologiques (crises d’épilepsie, troubles de la vigilance).
L’imagerie par résonance magnétique  IRM cérébrale permet le diagnostic. Le traitement utilise les anticoagulants et soigne la cause.
Mécanismes
Le sang parvient au cerveau par quatre grands axes artériels: les 2 artères carotides internes et les deux artères vertébrales. Ces quatre grands axes sont reliés entre eux à plusieurs étages notamment à la base du cerveau par le polygone de Willis. Ce cercle anastomotique fonctionne comme un système de sécurité. Si un des axes se montre déficient, l’apport sanguin des trois autres compense cette diminution.
De ce cercle anastomotique naissent les artères cérébrales principales.

Migraine

Description

En Amérique du Nord, plus d'1 personne sur 10 souffre de migraines, et la majorité d'entre elles sont des femmes. Les migraines apparaissent généralement entre 10 et 40 ans. Après 50 ans, elles disparaissent souvent, plus particulièrement chez les femmes ménopausées.

Causes

La migraine est un trouble complexe qui survient au niveau du cerveau et des vaisseaux sanguins du cerveau et de la tête. Pour des raisons qu'on ignore, le cerveau deviendrait hyperactif à la suite d'une exposition à certains déclencheurs environnementaux, tels que la lumière ou certaines odeurs. Il s'ensuit une série de changements chimiques qui irritent les nerfs sensibles à la douleur situés autour de la tête et une dilatation des vaisseaux sanguins qui laissent s'échapper des substances chimiques qui irritent davantage ces nerfs.
Les migraines semblent présenter une composante familiale, mais une cause génétique certaine n'a été établie que pour un type rare de cette affection : la migraine hémiplégique familiale.
Même si les causes précises de la migraine restent un mystère, certains des déclencheurs possibles sont connus, comme des habitudes ou des circonstances associées à l'apparition de la migraine.

Le déclencheur le plus important est une modification hormonale : deux tiers des femmes ne souffrent de ces maux de tête qu'au moment de leurs menstruations. Chez les femmes, les migraines sont généralement plus intenses au moment de la puberté, et elles disparaissent souvent vers la ménopause.
Les aliments font aussi partie des déclencheurs courants. Les suivants sont le plus souvent en cause :
  • l'alcool, plus particulièrement le vin rouge et la bière ;
  • le tabac ;
  • les fromages vieillis ;
  • le chocolat ;
  • les aliments fermentés ou marinés ;
  • le glutamate monosodique (GMS) ;
  • l'aspartame ;
  • la caféine.
D'autres facteurs peuvent également déclencher la migraine :
  • le stress ;
  • la faim ;
  • une modification des habitudes de sommeil ;
  • une modification de la pression barométrique.
  • Symptômes et Complications

    Les migraines sont plus intenses et persistent plus longtemps que les maux de tête « de tension » ordinaires. De plus, la douleur est davantage localisée et se concentre souvent sur un œil. Les maux de tête intenses ne touchant qu'un côté de la tête s'expliquent généralement par des migraines. Celles-ci s'accompagnent souvent de nausée et de vomissements, ainsi que d'une hypersensibilité à la lumière et au bruit. En outre, la douleur empire souvent lorsque les personnes atteintes bougent ou se penchent. Elles ont donc souvent tendance à s'étendre dans une pièce sombre et à éviter toute stimulation.
    Environ une personne sur cinq qui souffre de migraine constate la présence d'une « aura » immédiatement avant l'apparition des maux de tête. Les auras sont des effets visuels qui peuvent prendre la forme d'éclairs lumineux, de lignes aux couleurs vives ou d'un dédoublement de la vue. Dans certains cas, la personne se sent affaiblie ou éprouve des difficultés d'élocution. Ces symptômes disparaissent habituellement après 15 ou 30 minutes pour être remplacés par des douleurs constrictives et, dans certains cas, des nausées graves.
    Les migraines ne doivent pas être confondues avec les maux de tête de rebond. Les maux de tête de rebond peuvent apparaître chez les personnes qui consomment de l'AAS (acide acétylsalicylique) ou d'autres analgésiques contre les maux de tête plus de trois fois par semaine. Ils sont parfois appelés maux de tête induits par des médicaments. Les médicaments sont efficaces pendant un certain temps, mais lorsque leurs effets s'amenuisent, la douleur revient de façon plus prononcée. Si le patient prend des analgésiques pour se soulager, le cycle vicieux se poursuit. Il en résulte des maux de tête constants et lancinants qui touchent les deux côtés de la tête et qui s'aggravent chaque fois que l'effet des analgésiques disparaît. Si vous pensez subir des maux de tête de rebond, demandez à votre médecin de vous indiquer le meilleur moyen de vous en défaire.
    Une étude à long terme menée récemment semble indiquer que les femmes qui souffrent de migraines sont exposées à des risques accrus d'accident vasculaire cérébral. La migraine touche généralement les personnes jeunes, et les accidents vasculaires cérébraux sont rares dans cette population. Les rapports entre la migraine et les accidents vasculaires restent mal établis, et d'autres études sont nécessaires.
  • Diagnostic

    Il n'y a pas d'épreuve diagnostique cérébrale courante (par ex. la tomodensitométrie) permettant de déceler avec succès la migraine bien que ces épreuves puissent servir à éliminer d'autres causes éventuelles de maux de tête. Le médecin se fie aux symptômes du patient pour diagnostiquer le problème. Il se peut que votre médecin vous demande de faire un journal de vos maux de tête pour aider à établir le diagnostic de migraine.
  • Traitement et Prévention

    Il est parfois possible de réduire le nombre de migraines en évitant les déclencheurs éventuels. Ceux-ci ne sont cependant pas toujours faciles à identifier. Les médecins recommandent souvent de tenir un journal des maux de tête. En notant les circonstances qui entourent l'apparition des migraines (par ex. les émotions, les aliments consommés), il est parfois possible de connaître les situations à éviter afin de réduire le risque de migraines.
    Pour réduire le nombre d'attaques, il est important de dormir suffisamment, d'éviter les causes inutiles de stress et de maintenir de bonnes habitudes alimentaires, ainsi qu'un programme d'exercice régulier. D'autres techniques comme le yoga, la méditation et les techniques de rétroaction biologique peuvent également être utiles. Lorsque ces mesures sont insuffisantes, on peut avoir recours aux médicaments. Inscrivez également dans votre journal les techniques que vous avez essayées et leur degré de succès.
    Il y a deux principaux types de médicaments contre la migraine. Les médicaments abortifs sont utilisés pour réduire les douleurs en cas d'attaque, et les médicaments prophylactiques sont administrés afin de prévenir les migraines. Le choix du traitement dépend de l'intensité de la migraine, de la présence d'autres problèmes médicaux et de la fréquence des migraines.
    Les médicaments abortifs sont, notamment :
    • les analgésiques qui contiennent de l'AAS (acide acétylsalicylique), de l'acétaminophène, de l'ibuprofène ou du naproxène qui peuvent mettre fin à une migraine légère ou modérée ;
    • les préparations d'ergot, qui contractent les vaisseaux sanguins dilatés, par exemple l'ergotamine ou le dihydroergotamine (DHE) ;
    • les triptans (par ex. : le sumatriptan, le naratriptan, le zolmitriptan, le rizatriptan, l'almotriptan, le frovatriptan et l'élétriptan). Ils reproduisent l'action du messager chimique appelé sérotonine et contractent les vaisseaux sanguins afin de soulager la douleur ;
    • le métoclopromide, la chlorpromazine, la prochlorpérazine et le dimenhydrate peuvent également être utilisés.
    Les médicaments prophylactiques sont, notamment :
    • les anticonvulsivants, comme l'acide valproïque, la gabapentine et le topiramate, qui peuvent stabiliser les cellules nerveuses et prévenir l'hypersensibilité cérébrale qui déclenche la migraine ;
    • les bêtabloquants et les inhibiteurs calciques, qui peuvent prévenir les maux de tête en stabilisant les vaisseaux sanguins ;
    • la riboflavine (vitamine B2) ou les suppléments de magnésium, qui peuvent être utiles pour certaines personnes souffrant de migraines ;
    • les antagonistes de la sérotonine, comme le méthysergide ou le pizotifène, qui peuvent aussi être efficaces ;
    • les antidépresseurs tricycliques comme l'amitriptyline et la nortriptyline qui agissent comme analgésiques à doses plus faibles et qui augmentent le niveau de sérotonine et d'autres substances chimiques dans le cerveau.
    D'autres traitements peuvent également être recommandés par les spécialistes :
    • les herbes médicinales comme la matricaire qui pourraient contribuer à prévenir les migraines ;
    • les thérapies de relaxation et de rétroaction biologique, qui visent à enseigner aux personnes atteintes à agir sur leurs fonctions corporelles, comme la température et le pouls;
    • les thérapies comportementales, qui visent à enseigner comment éviter les éléments déclencheurs des maux de tête en modifiant le comportement.

    *Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (le nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour obtenir des renseignements sur un médicament donné, consultez notre pharmathèque. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.

  • Céphalée de Horton

    Algie vasculaire de la face

    La céphalée de Horton est caractérisée par une douleur extrême ressentie sur un des côtés de la tête. Ce mal de tête est plus douloureux qu'une migraine.

    Non traitée, la crise dure de 15 à 180 minutes et peut survenir une fois par semaine ou plusieurs fois par jour.

    La céphalée de Horton est dite épisodique lorsqu'il y a une rémission d'au moins un mois entre chaque période de crise. La rémission dure parfois plusieurs mois. Elle est chronique dans moins de 15 % des cas.

    L'inhalation d'oxygène (oxygénothérapie) permet un soulagement dans 75 % des cas. Pour être efficace, ce traitement doit être effectué au début de la crise. Les médicaments contre le mal de tête n'apportent aucun soulagement.

    Un médicament pour régulariser la pression artérielle est parfois efficace dans le traitement de la céphalée de Horton. D'autres médicaments sont parfois prescrits par le neurologue.
    Ne pas confondre avec la maladie de Horton.(La maladie de Horton est une affection des artères touchant particulièrement les personnes âgées. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. Pour une raison inconnue, le système immunitaire fabrique des anticorps qui combattent des tissus sains. La maladie de Horton touche habituellement les vaisseaux céphaliques. )

Concerts

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