On dit de cerveaux qui ne présentent pas de circonvolution, comme celui de la souris, qu’ils sont lissencéphaliques. Par opposition, ceux qui en présentent des circonvolutions sont qualifiés de gyrencéphaliques.
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10 juil. 2015
Mathématiquement, les plis du cerveau ressemblent à du papier froissé
On dit de cerveaux qui ne présentent pas de circonvolution, comme celui de la souris, qu’ils sont lissencéphaliques. Par opposition, ceux qui en présentent des circonvolutions sont qualifiés de gyrencéphaliques.
7 mai 2014
La maladie des gens assis
Douleurs périnéales à la position assise, brûlures anales ou au niveau des organes génitaux, les symptômes de la névralgie pudendale, qu'on appelle aussi « syndrome du canal d'Alcock », sont insupportables.
De nombreux Français souffriraient de cette compression nerveuse, encore trop souvent méconnue des médecins et des chirurgiens. « Atroce », « insupportable », « intolérable »… les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la névralgie pudendale, cette affection d'origine nerveuse qui touche un nerf situé dans une région profonde de la fesse, le nerf « honteux interne » appelé aussi nerf « pudendal » (du latin pudendus qui signifie honteux), et qui se trouve comprimé entre os, ligaments, muscles et graisse, en position assise. Les médecins parlent de « syndrome canalaire ». « Difficile d'apprécier le nombre de personnes souffrant de cette pathologie. A la vérité, personne ne le sait car cette pathologie reste méconnue. En effet, les patients pratiquent le « nomadisme médical » par manque de diagnostic et consultent à tour de rôle gynécologue, proctologue, urologue…. Attention, méconnue ne signifie pas rare. Pour vous donner une petite idée du nombre de gens concernés, en vingt ans d'exercice, j'ai déjà opéré plus d'un millier de personnes, soit une moyenne de 3 à 4 par semaine. Le délai d'attente pour obtenir un rendez-vous à ma consultation est de 4 mois et de 6 mois pour une intervention chirurgicale » précise le Professeur Roger Robert, neurochirurgien spécialisé dans la chirurgie des nerfs périphériques, professeur d'anatomie au CHU de Nantes et pionnier mondial de la chirurgie de la névralgie pudendale par voie transfessière. Car cette pathologie en quête de reconnaissance est présente partout dans le monde. « A Nantes, j'opère une cinquantaine d'Américains par an, mais aussi des Anglais, preuve que cette pathologie existe vraiment partout » confirme le chirurgien nantais.
La névralgie pudendale mériterait donc d'être connue (et reconnue) par les médecins (la grande majorité des médecins ignorent l'existence de cette pathologie), à l'instar de la fibromyalgie, par exemple, il y a encore quelques années. Or, plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances d'en guérir définitivement. Faute d'un diagnostic rapide et du fait de la normalité apparente des premiers examens qui peuvent laisser penser qu'il s'agit d'une douleur d'origine psychique, la névralgie pudendale tient souvent du parcours du combattant où se mêlent incrédulité des médecins, examens d'imageries inutiles (car toujours normaux), thérapies multiples et variées et enfin interventions chirurgicales injustifiées parfois… sans soulagement de la douleur, mais avec comme rançon le découragement ou la dépression.
Douleurs insupportables… La névralgie pudendale se manifeste surtout par des douleurs insoutenables du périnée, comme des brûlures, qui irradient vers le clitoris ou la verge, vers l'urètre, l'anus et parfois jusque dans les fesses, les cuisses ou le bas du dos, et ce, en position assise. La douleur est permanente. La douleur disparaît souvent la nuit pour réapparaître dès les premières activités assises de la journée. Mais la névralgie pudendale ne se limite pas toujours à la douleur, même si ce symptôme est le plus classique et le plus mal supporté.
… Mais aussi impuissance masculine et insensibilité chez les cyclistes… Une compression du nerf pudendal ou de ses rameaux nerveux peut aussi se manifester par des symptômes beaucoup plus insidieux, non douloureux. Chez certains cyclistes assidus, la névralgie pudendale peut se révéler par une impuissance temporaire ou un manque d'érection satisfaisante. Des troubles de l'éjaculation sont toujours possibles. Chez d'autres, la névralgie pudendale va se traduire par une diminution de la sensibilité au niveau du périnée (hypoesthésie) ou des fourmillements au niveau de l'anus et des organes génitaux (paresthésies). L'électromyogramme, qui nécessite un toucher rectal, est essentiel au diagnostic de compression du nerf pudendal.
Des médicaments d'abord… Certains médicaments antiépileptiques, comme le Neurontin® par exemple, peuvent être utilisés avec succès dans la névralgie pudendale. Les antidépresseurs ont fait la preuve de leur efficacité dans certains cas. En revanche, bien qu'étant le traitement par excellence des syndromes douloureux, la morphine est inefficace en matière de névralgie pudendale.
Puis les infiltrations… Ce n'est que lorsque le traitement médicamenteux s'est avéré insuffisant qu'on peut envisager des infiltrations de corticoïdes et d'un anesthésique local (lidocaïne) dans le canal d'Alcock, sous le contrôle du scanner. Ces infiltrations pratiquées sur le malade couché sur le ventre et répétées jusqu'à trois fois si nécessaire permettent de soulager les douleurs dans la moitié des cas et ce, dans les semaines qui suivent l'infiltration. Il s'agit d'un geste très technique qui réclame de l'expérience et une bonne habitude de la part du praticien (qui peut être un radiologue ou un spécialiste de la douleur).
Et enfin, la chirurgie. « Il ne faut pas laisser les gens souffrir trop longtemps. Je n'hésite pas à leur proposer une intervention chirurgicale au bout d'un an, lorsque le traitement médical et les infiltrations se sont avérées inefficaces » signale le neurochirurgien. « En effet, la moitié des patients traités par médicaments ou infiltrations vont continuer à souffrir et à abîmer leur nerf pudendal. Attention alors au syndrome douloureux dit de « désafférentation », l'équivalent au niveau du périnée des douleurs après amputation d'un membre ». C'est la raison pour laquelle il ne faut donc jamais couper ce nerf, une solution tentante, mais qui ne ferait qu'accentuer les douleurs. « L'intervention chirurgicale que je pratique n'est pas compliquée techniquement. J'interviens par voie transfessière, un abord chirurgical plus efficace et plus pratique que la voie périnéale, voie dans laquelle la graisse empêche de voir correctement le canal d'Alcock » indique le Professeur Robert. « En pratique, je fais une incision de 7 cm dans la partie bombée de la fesse qui va me permettre de libérer le canal d'Alcock en sectionnant la pince ligamentaire ».
21 avr. 2014
Percée majeure sur le cancer du cerveau de type glioblastome multiforme
Le glioblastome multiforme (GBM) est le cancer du cerveau le plus fréquent chez l’adulte et l’un des plus mortels : en moyenne, l’espérance de vie à la suite du diagnostic est de 9 mois. Actuellement, la radiothérapie est offerte à titre palliatif seulement puisque les cellules de ce genre de tumeur résistent aux traitements. L’équipe de chercheurs du Dr Gilbert Bernier a récemment réussi à lever le voile sur les raisons de cette résistance.
Le gène BMI1
Lors de précédents travaux, cette même équipe a découvert que le gène BMI1 est un régulateur direct du vieillissement cellulaire dans les neurones du cerveau par l’entremise de son action sur les mécanismes de défense contre les radicaux libres. Cette action, souhaitée pour contrer le vieillissement des cellules neurales saines, s’avère un frein à la destruction des cellules cancéreuses du GBM.
Selon l’article publié dans The Journal of Neuroscience, les plus récentes études de l’équipe de chercheurs suggèrent que le gène BMI1 joue un rôle clé dans la résistance des cellules souches neurales aux traitements de radiothérapie. « Lorsqu’une cellule maligne est endommagée, dans ce cas-ci par la radiothérapie, le gène BMI1 facilite et accélère la réparation de l’ADN », explique le Dr Gilbert Bernier.
Une nouvelle cible thérapeutique
Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes de traitements. En effet, le gène BMI1 représente maintenant une cible thérapeutique de choix pour le traitement du GBM.
À propos de l'étude :
L'article intitulé « Neurobiology of Disease : BMI1 Confers Radioresistance to Normal and Cancerous Neural Stem Cells through Recruitment of the DNA Damage Response Machinery », publié dans The Journal of Neuroscience, est le fruit du travail du Dr Gilbert Bernier en collaboration avec Sabrina Facchino, Mohamed Abdouh et Wassim Chatoo du Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l'Université de Montréal
24 févr. 2014
La vitamine C pour réduire le risque d’AVC !
3 févr. 2014
Encéphalopathie
3 sept. 2013
Neurotonie
- Une augmentation du travail cardiaque (tachycardie, dilatation des coronaires)
- Un ralentissement de la digestion (pour détourner le sang digestif au profit des muscles)
- Une dilatation des pupilles, ou mydriase (pour améliorer son acuité visuelle)
- Une dilatation des bronches (pour améliorer l'arrivée de l'air)
- Une augmentation de la sudation
- Une stimulation du foie (afin de fournir de l'énergie)
- Une stimulation des glandes surrénales productrices d'adrénaline (hormone de la peur et de l'anxiété), de noradrénaline (hormone de la colère et de l'agressivité) et de cortisol (hormone de l'énergie)
- Une diminution du travail cardiaque (baisse de la fréquence cardiaque)
- Une augmentation de la motricité des viscères digestifs pour favoriser l'assimilation des aliments, synonyme de mise en réserve
- Un rétrécissement des pupilles, ou myosis
- Une constriction bronchique
- Une douleur thoracique gauche, brève, vive
- Une tension musculaire
- Une émotivité exagérée
- Une agitation
- Une tendance dépressive
- Des maux d'estomac
- Une fatigue
- Des céphalées
- Une sensation de vertige
- Un malaise aux changements de position
- Des sueurs
- Des fourmillements dans les extrémités des membres
- Une sensation d'oppression ou de difficulté à respirer
- Des diarrhées ou au contraire une constipation
- Des tremblements
- Des palpitations
- Une hypoglycémie (chute du taux sanguin de sucre)
- Une bouche sèche
- Des troubles sexuels (baisse de la libido, impuissance, frigidité...)
- Une tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque) ou au contraire une bradycardie (ralentissement de la fréquence cardiaque)
- Une augmentation des réflexes ostéo-tendineux
- Des modifications de l'électrocardiogramme
- Il n'existe pas d'examen complémentaire spécifique permettant de faire le diagnostic de dystonie neurovégétative qui reste un diagnostic essentiellement clinique. Un bilan peut être nécessaire afin d'éliminer les pathologies qui pourraient être responsables de symptômes identiques :
- Un électrocardiogramme (pour éliminer un infarctus ou une angine de poitrine en cas de douleur thoracique)
- Un bilan thyroïdien (pour éliminer une tachycardie liée à une hyperthyroïdie)
- Un bilan sanguin, avec dosage du calcium, du magnésium ou encore du potassium, des minéraux qui peuvent entraîner également certains des symptômes constatés dans la dystonie neurovégétative
- Certains tests permettent toutefois d'explorer la qualité de fonctionnement du système nerveux autonome. Des tests basés sur l'étude de la réponse cardio-vasculaire (fréquence cardiaque, tension artérielle...) et de la sudation après des stimulations diverses (respiration, tests de position, efforts musculaires...).
- Pratique d'un sport ou d'une activité physique régulière
- Quantité et qualité du sommeil suffisantes
- Suppression de l'alcool et du tabac
- Diminution du café (qui augmente la sécrétion d'adrénaline et de cortisol au niveau des glandes surrénales)
- La psychothérapie légère
- La psychanalyse
- La relaxation, telle que la sophrologie
- Le magnésium
- Le phosphore
- Aromathérapie
- Phytothérapie (in "Stress contrôle", Editions Alpen, 2005)
16 mars 2011
LES PATHOLOGIES DU SN
Une céphalée est un symptôme subjectif se définissant comme des douleurs locales ressenties au niveau de la boîte crânienne, parfois unilatérales ou généralisées. Elles se manifestent par des brûlures, des picotements, des fourmillements, des écrasements. Elle est extrêmement fréquente, et peut révéler de nombreuses maladies. Cependant, dans la grande majorité des cas, les céphalées ne sont d'aucune gravité, mais certains tableaux cliniques associés doivent attirer l'attention du médecin.
Causes
- Cause iatrogène : antagoniste du calcium, dérivés nitrés (trinitrine, molsidomine)...
- La consommation d'additif alimentaire (certains exhausteurs de goût et certains conservateurs) favorisent l'apparition de céphalées
Céphalées aiguës
- Hémorragie méningée
- Méningite aiguë virale ou bactérienne
- Poussée d'hypertension artérielle
- Hypertension intra-crânienne
- Thrombose veineuse cérébrale
- Dissection carotidienne
- Glaucome aigu
- Sinusite
- Fièvre de toute origine
- Céphalée post ponction lombaire (Syndrome post-ponction lombaire)
Céphalées aiguës récidivantes
- Migraine
- Algie vasculaire de la face ou Céphalée de Horton
- Névralgie du trijumeau
- Hypertension artérielle
- Syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur (L'appareil manducateur est l'appareil servant à manger.)
- Céphalée "en pic à glace"
- Céphalée à l'effort
- Céphalée du coït (ou céphalée liée au sexe)
- menstruations
Céphalées d'aggravation progressive
- Tumeur cérébrale
- Hypertension intra-crânienne
- Méningite sub-aiguë
- Thrombophlébite cérébrale
Céphalées chroniques
- Céphalée de tension ; avec pour symptômes une limitation des amplitudes des rotations cervicales.
- Céphalée post-traumatique ou syndrome post-commotionnel, définition retenue par l'INSERM en décembre 1998
- Anémie sévère
- Polyglobulie
- Intoxication au monoxyde de carbone
- Hypoxie
- Maladie de Horton (ou Artérite temporale)
- Troubles réfractifs (myopie, hypermétropie, presbytie)
- Sinusite chronique
- Céphalée Chronique Quotidienne
- Insuffisance rénale
Les céphalées symptomatiques constituent le un autre type de céphalées. Elles ne sont pas considérées comme une maladie, mais comme un symptôme d'une affection organique (notamment de la maladie de Horton, appelée également maladie de Forestier, qui est une inflammation des artères situées au-dessus des tempes). Ce type de céphalées apparaît également dans certaines affections oculaires comme le glaucome, entraînant des troubles de la vision ou dans certaines pathologies otorhinolaryngologiques telles qu’une sinusite ou une otite. Une affection dentaire ou rhumatologique à type d’arthrose cervicale, par exemple, peut être à l’origine de céphalées symptomatiques. Elles sont parfois occasionnées par une hypertension artérielle, une intoxication à l'oxyde de carbone ou médicaments tels que les vasodilatateurs, par exemple. Plus rarement, une céphalée symptomatique est secondaire à une hémorragie méningée, à une méningite, à une tumeur cérébrale qui, en gênant la circulation du liquide céphalorachidien, déclenche en amont une hypertension intracrânienne, (augmentation de la pression dans le crâne). L’hypertension intracrânienne s’accompagne de céphalées prédominant à la fin de la nuit ou au réveil. Les efforts de toux et les mouvements de la tête accentuent la douleur, et souvent des nausées et des vomissements l’accompagnent. Parfois, une somnolence ou un flou visuel font partie du tableau clinique. En ce qui concerne l’hémorragie méningée, ou la méningite, une raideur de la nuque, des vomissements, une intolérance à la lumière, sont classiquement les signes révélateurs de cette pathologie.
Tumeur cérébrale
- Le cerveau vous permet de voir, de ressentir des émotions, de penser, de parler et de bouger. Vos sens envoient des messages au cerveau pour l’informer de ce qui se passe et lui indiquer comment réagir. Le cerveau occupe la plus grande partie de l’encéphale. Il est divisé en deux moitiés, appelées hémisphères. L’hémisphère droit du cerveau contrôle le côté gauche du corps et l’hémisphère gauche contrôle le côté droit. Chaque hémisphère se subdivise en sections, ou lobes.
- Le cervelet est situé sous le cerveau, dans la partie arrière de l’encéphale. C’est lui qui régit l’équilibre et la coordination.
- Le tronc cérébral se trouve au bas de l’encéphale et relie celui-ci à la moelle épinière. Il est responsable des fonctions de base essentielles à la vie, incluant la tension artérielle, les battements du cœur, la respiration et les réflexes.
Trois fines membranes appelées méninges enveloppent l’encéphale. Un liquide aqueux, le liquide céphalorachidien (LCR) comble les espaces vides entre les méninges et sert de coussinet amortisseur. L’encéphale est également protégé par le crâne.
Deux types de cellules sont présentes dans l’encéphale : les cellules nerveuses (neurones) et les cellules gliales. Les cellules nerveuses sont organisées en réseau permettant aux messages d’aller et venir entre l’encéphale et le reste du corps. Les cellules gliales entourent les cellules nerveuses et les maintiennent en place. Il existe plusieurs types de tumeurs cérébrales, mais chez les adultes, la plupart des tumeurs se forment dans les cellules gliales; on parle alors de gliomes.
Maladies neurologiques : des affections très diverses
La maladie d’Alzheimer
Accidents vasculaires cerebraux.
L’apoplexie ou attaque d’apoplexie est un terme anciennement employé, plus général. C’est en fait l’effet visible de l’AVC : perte de connaissance, avec arrêt partiel ou complet des fonctions cérébrales, ou une attaque provoquant la perte de conscience ou la mort soudaine du patient (apoplexie foudroyante).
L’hypertension artérielle est la principale cause d’attaque vasculaire cérébrale.
Les AVC sont parfois liés à une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, obésité), mais ils peuvent aussi survenir du fait de l’hérédité et de certaines maladies spécifiques (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, fibrillation auriculaire, troubles de la coagulation sanguine).
1. Maladie vasculaire : selon le calibre artériel on distingue deux atteintes vasculaires : l’athérome et la maladie des petites artères. L’athérome (ou athérosclérose) qui provoque des occlusions artérielles cérébrales de gros et moyen calibres, il est responsable de 25 % des AIC. La maladie des petites artères ou « lacunes » qui correspond a de petits infarctus cérébraux profonds due à une dysplasie des petites artères perforantes généralement causée par l’HTA ou le diabète, elle est également responsable d’environ 25 % des AIC.
2. Maladie cardiaque : il s’agit de cardiopathies emboligènes avec dans un cas sur deux une fibrillation auriculaire (trouble du rythme), dans les autres cas on observe souvent un infarctus du myocarde, une maladie de l’oreillette gauche, la présence d’une valve cardiaque mécanique (avec un traitement anticoagulant déficient) ou bien une cardiomyopathie.
3. Maladie hématologique : cette cause est moins fréquente, exemple : la drépanocytose.
4. Troubles de la coagulation, parfois causés par les traitements anticoagulants
5. Chez le sujet jeune (avant 40-50 ans) d’autres causes sont à évoquer :
• La dissection d’une artère cervicale, elle cause 20 % des AIC chez le sujet jeune.
• L’endocardite infectieuse avec emboles cérébraux, les signes neurologiques sont alors associés à un syndrome infectieux.
• Des maladies immunologiques, notamment le syndrome des anticorps antiphospholipides.
Il s’agit :
• Soit d’hémorragies cérébrales: un vaisseau éclate ;
• Soit d’ischémies cérébrales : un vaisseau se bouche.
Ils sont dus à l’athérosclérose, aux embolies d’origine cardiaque (rétrécissement mitral) , à l’hypertension artérielle et aux ruptures de malformations vasculaires congénitales (angiomes, anévrismes), aux dissections des artères cervicales et cervicocrâniennes.
Les thromboses veineuses cérébralessont une cause d’accidents vasculaires cérébraux qui touchent surtout le sujet jeune, et sont dues soit à des infections locales, locorégionales ou générales, soit des atteintes locorégionales (chirurgie, explorations, tumeurs, malformations, etc.) ou générales (grossesses, contraception orale, certains médicaments, etc. Les symptômes sont peu typiques, mais associent généralement des céphalées et des symptômes neurologiques (crises d’épilepsie, troubles de la vigilance).
L’imagerie par résonance magnétique IRM cérébrale permet le diagnostic. Le traitement utilise les anticoagulants et soigne la cause.
Mécanismes
Le sang parvient au cerveau par quatre grands axes artériels: les 2 artères carotides internes et les deux artères vertébrales. Ces quatre grands axes sont reliés entre eux à plusieurs étages notamment à la base du cerveau par le polygone de Willis. Ce cercle anastomotique fonctionne comme un système de sécurité. Si un des axes se montre déficient, l’apport sanguin des trois autres compense cette diminution.
De ce cercle anastomotique naissent les artères cérébrales principales.
Migraine
Description
Causes
La migraine est un trouble complexe qui survient au niveau du cerveau et des vaisseaux sanguins du cerveau et de la tête. Pour des raisons qu'on ignore, le cerveau deviendrait hyperactif à la suite d'une exposition à certains déclencheurs environnementaux, tels que la lumière ou certaines odeurs. Il s'ensuit une série de changements chimiques qui irritent les nerfs sensibles à la douleur situés autour de la tête et une dilatation des vaisseaux sanguins qui laissent s'échapper des substances chimiques qui irritent davantage ces nerfs.Les migraines semblent présenter une composante familiale, mais une cause génétique certaine n'a été établie que pour un type rare de cette affection : la migraine hémiplégique familiale.
Le déclencheur le plus important est une modification hormonale : deux tiers des femmes ne souffrent de ces maux de tête qu'au moment de leurs menstruations. Chez les femmes, les migraines sont généralement plus intenses au moment de la puberté, et elles disparaissent souvent vers la ménopause.
Les aliments font aussi partie des déclencheurs courants. Les suivants sont le plus souvent en cause :
- l'alcool, plus particulièrement le vin rouge et la bière ;
- le tabac ;
- les fromages vieillis ;
- le chocolat ;
- les aliments fermentés ou marinés ;
- le glutamate monosodique (GMS) ;
- l'aspartame ;
- la caféine.
- le stress ;
- la faim ;
- une modification des habitudes de sommeil ;
- une modification de la pression barométrique.
Symptômes et Complications
Les migraines sont plus intenses et persistent plus longtemps que les maux de tête « de tension » ordinaires. De plus, la douleur est davantage localisée et se concentre souvent sur un œil. Les maux de tête intenses ne touchant qu'un côté de la tête s'expliquent généralement par des migraines. Celles-ci s'accompagnent souvent de nausée et de vomissements, ainsi que d'une hypersensibilité à la lumière et au bruit. En outre, la douleur empire souvent lorsque les personnes atteintes bougent ou se penchent. Elles ont donc souvent tendance à s'étendre dans une pièce sombre et à éviter toute stimulation.
Environ une personne sur cinq qui souffre de migraine constate la présence d'une « aura » immédiatement avant l'apparition des maux de tête. Les auras sont des effets visuels qui peuvent prendre la forme d'éclairs lumineux, de lignes aux couleurs vives ou d'un dédoublement de la vue. Dans certains cas, la personne se sent affaiblie ou éprouve des difficultés d'élocution. Ces symptômes disparaissent habituellement après 15 ou 30 minutes pour être remplacés par des douleurs constrictives et, dans certains cas, des nausées graves.
Les migraines ne doivent pas être confondues avec les maux de tête de rebond. Les maux de tête de rebond peuvent apparaître chez les personnes qui consomment de l'AAS (acide acétylsalicylique) ou d'autres analgésiques contre les maux de tête plus de trois fois par semaine. Ils sont parfois appelés maux de tête induits par des médicaments. Les médicaments sont efficaces pendant un certain temps, mais lorsque leurs effets s'amenuisent, la douleur revient de façon plus prononcée. Si le patient prend des analgésiques pour se soulager, le cycle vicieux se poursuit. Il en résulte des maux de tête constants et lancinants qui touchent les deux côtés de la tête et qui s'aggravent chaque fois que l'effet des analgésiques disparaît. Si vous pensez subir des maux de tête de rebond, demandez à votre médecin de vous indiquer le meilleur moyen de vous en défaire.
Une étude à long terme menée récemment semble indiquer que les femmes qui souffrent de migraines sont exposées à des risques accrus d'accident vasculaire cérébral. La migraine touche généralement les personnes jeunes, et les accidents vasculaires cérébraux sont rares dans cette population. Les rapports entre la migraine et les accidents vasculaires restent mal établis, et d'autres études sont nécessaires.Diagnostic
Il n'y a pas d'épreuve diagnostique cérébrale courante (par ex. la tomodensitométrie) permettant de déceler avec succès la migraine bien que ces épreuves puissent servir à éliminer d'autres causes éventuelles de maux de tête. Le médecin se fie aux symptômes du patient pour diagnostiquer le problème. Il se peut que votre médecin vous demande de faire un journal de vos maux de tête pour aider à établir le diagnostic de migraine.Traitement et Prévention
Il est parfois possible de réduire le nombre de migraines en évitant les déclencheurs éventuels. Ceux-ci ne sont cependant pas toujours faciles à identifier. Les médecins recommandent souvent de tenir un journal des maux de tête. En notant les circonstances qui entourent l'apparition des migraines (par ex. les émotions, les aliments consommés), il est parfois possible de connaître les situations à éviter afin de réduire le risque de migraines.
Pour réduire le nombre d'attaques, il est important de dormir suffisamment, d'éviter les causes inutiles de stress et de maintenir de bonnes habitudes alimentaires, ainsi qu'un programme d'exercice régulier. D'autres techniques comme le yoga, la méditation et les techniques de rétroaction biologique peuvent également être utiles. Lorsque ces mesures sont insuffisantes, on peut avoir recours aux médicaments. Inscrivez également dans votre journal les techniques que vous avez essayées et leur degré de succès.
Il y a deux principaux types de médicaments contre la migraine. Les médicaments abortifs sont utilisés pour réduire les douleurs en cas d'attaque, et les médicaments prophylactiques sont administrés afin de prévenir les migraines. Le choix du traitement dépend de l'intensité de la migraine, de la présence d'autres problèmes médicaux et de la fréquence des migraines.
Les médicaments abortifs sont, notamment :
- les analgésiques qui contiennent de l'AAS (acide acétylsalicylique), de l'acétaminophène, de l'ibuprofène ou du naproxène qui peuvent mettre fin à une migraine légère ou modérée ;
- les préparations d'ergot, qui contractent les vaisseaux sanguins dilatés, par exemple l'ergotamine ou le dihydroergotamine (DHE) ;
- les triptans (par ex. : le sumatriptan, le naratriptan, le zolmitriptan, le rizatriptan, l'almotriptan, le frovatriptan et l'élétriptan). Ils reproduisent l'action du messager chimique appelé sérotonine et contractent les vaisseaux sanguins afin de soulager la douleur ;
- le métoclopromide, la chlorpromazine, la prochlorpérazine et le dimenhydrate peuvent également être utilisés.
- les anticonvulsivants, comme l'acide valproïque, la gabapentine et le topiramate, qui peuvent stabiliser les cellules nerveuses et prévenir l'hypersensibilité cérébrale qui déclenche la migraine ;
- les bêtabloquants et les inhibiteurs calciques, qui peuvent prévenir les maux de tête en stabilisant les vaisseaux sanguins ;
- la riboflavine (vitamine B2) ou les suppléments de magnésium, qui peuvent être utiles pour certaines personnes souffrant de migraines ;
- les antagonistes de la sérotonine, comme le méthysergide ou le pizotifène, qui peuvent aussi être efficaces ;
- les antidépresseurs tricycliques comme l'amitriptyline et la nortriptyline qui agissent comme analgésiques à doses plus faibles et qui augmentent le niveau de sérotonine et d'autres substances chimiques dans le cerveau.
- les herbes médicinales comme la matricaire qui pourraient contribuer à prévenir les migraines ;
- les thérapies de relaxation et de rétroaction biologique, qui visent à enseigner aux personnes atteintes à agir sur leurs fonctions corporelles, comme la température et le pouls;
- les thérapies comportementales, qui visent à enseigner comment éviter les éléments déclencheurs des maux de tête en modifiant le comportement.
*Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (le nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour obtenir des renseignements sur un médicament donné, consultez notre pharmathèque. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.
Céphalée de Horton
Algie vasculaire de la face
La céphalée de Horton est caractérisée par une douleur extrême ressentie sur un des côtés de la tête. Ce mal de tête est plus douloureux qu'une migraine.
Non traitée, la crise dure de 15 à 180 minutes et peut survenir une fois par semaine ou plusieurs fois par jour.
La céphalée de Horton est dite épisodique lorsqu'il y a une rémission d'au moins un mois entre chaque période de crise. La rémission dure parfois plusieurs mois. Elle est chronique dans moins de 15 % des cas.
L'inhalation d'oxygène (oxygénothérapie) permet un soulagement dans 75 % des cas. Pour être efficace, ce traitement doit être effectué au début de la crise. Les médicaments contre le mal de tête n'apportent aucun soulagement.
Un médicament pour régulariser la pression artérielle est parfois efficace dans le traitement de la céphalée de Horton. D'autres médicaments sont parfois prescrits par le neurologue.
Ne pas confondre avec la maladie de Horton.(La maladie de Horton est une affection des artères touchant particulièrement les personnes âgées. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. Pour une raison inconnue, le système immunitaire fabrique des anticorps qui combattent des tissus sains. La maladie de Horton touche habituellement les vaisseaux céphaliques. )
Mathématiquement, les plis du cerveau ressemblent à du papier froissé
On dit de cerveaux qui ne présentent pas de circonvolution, comme celui de la souris, qu’ils sont lissencéphaliques. Par opposition, ceux qui en présentent des circonvolutions sont qualifiés de gyrencéphaliques.
La maladie des gens assis
Douleurs périnéales à la position assise, brûlures anales ou au niveau des organes génitaux, les symptômes de la névralgie pudendale, qu'on appelle aussi « syndrome du canal d'Alcock », sont insupportables.
De nombreux Français souffriraient de cette compression nerveuse, encore trop souvent méconnue des médecins et des chirurgiens. « Atroce », « insupportable », « intolérable »… les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la névralgie pudendale, cette affection d'origine nerveuse qui touche un nerf situé dans une région profonde de la fesse, le nerf « honteux interne » appelé aussi nerf « pudendal » (du latin pudendus qui signifie honteux), et qui se trouve comprimé entre os, ligaments, muscles et graisse, en position assise. Les médecins parlent de « syndrome canalaire ». « Difficile d'apprécier le nombre de personnes souffrant de cette pathologie. A la vérité, personne ne le sait car cette pathologie reste méconnue. En effet, les patients pratiquent le « nomadisme médical » par manque de diagnostic et consultent à tour de rôle gynécologue, proctologue, urologue…. Attention, méconnue ne signifie pas rare. Pour vous donner une petite idée du nombre de gens concernés, en vingt ans d'exercice, j'ai déjà opéré plus d'un millier de personnes, soit une moyenne de 3 à 4 par semaine. Le délai d'attente pour obtenir un rendez-vous à ma consultation est de 4 mois et de 6 mois pour une intervention chirurgicale » précise le Professeur Roger Robert, neurochirurgien spécialisé dans la chirurgie des nerfs périphériques, professeur d'anatomie au CHU de Nantes et pionnier mondial de la chirurgie de la névralgie pudendale par voie transfessière. Car cette pathologie en quête de reconnaissance est présente partout dans le monde. « A Nantes, j'opère une cinquantaine d'Américains par an, mais aussi des Anglais, preuve que cette pathologie existe vraiment partout » confirme le chirurgien nantais.
La névralgie pudendale mériterait donc d'être connue (et reconnue) par les médecins (la grande majorité des médecins ignorent l'existence de cette pathologie), à l'instar de la fibromyalgie, par exemple, il y a encore quelques années. Or, plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances d'en guérir définitivement. Faute d'un diagnostic rapide et du fait de la normalité apparente des premiers examens qui peuvent laisser penser qu'il s'agit d'une douleur d'origine psychique, la névralgie pudendale tient souvent du parcours du combattant où se mêlent incrédulité des médecins, examens d'imageries inutiles (car toujours normaux), thérapies multiples et variées et enfin interventions chirurgicales injustifiées parfois… sans soulagement de la douleur, mais avec comme rançon le découragement ou la dépression.
Douleurs insupportables… La névralgie pudendale se manifeste surtout par des douleurs insoutenables du périnée, comme des brûlures, qui irradient vers le clitoris ou la verge, vers l'urètre, l'anus et parfois jusque dans les fesses, les cuisses ou le bas du dos, et ce, en position assise. La douleur est permanente. La douleur disparaît souvent la nuit pour réapparaître dès les premières activités assises de la journée. Mais la névralgie pudendale ne se limite pas toujours à la douleur, même si ce symptôme est le plus classique et le plus mal supporté.
… Mais aussi impuissance masculine et insensibilité chez les cyclistes… Une compression du nerf pudendal ou de ses rameaux nerveux peut aussi se manifester par des symptômes beaucoup plus insidieux, non douloureux. Chez certains cyclistes assidus, la névralgie pudendale peut se révéler par une impuissance temporaire ou un manque d'érection satisfaisante. Des troubles de l'éjaculation sont toujours possibles. Chez d'autres, la névralgie pudendale va se traduire par une diminution de la sensibilité au niveau du périnée (hypoesthésie) ou des fourmillements au niveau de l'anus et des organes génitaux (paresthésies). L'électromyogramme, qui nécessite un toucher rectal, est essentiel au diagnostic de compression du nerf pudendal.
Des médicaments d'abord… Certains médicaments antiépileptiques, comme le Neurontin® par exemple, peuvent être utilisés avec succès dans la névralgie pudendale. Les antidépresseurs ont fait la preuve de leur efficacité dans certains cas. En revanche, bien qu'étant le traitement par excellence des syndromes douloureux, la morphine est inefficace en matière de névralgie pudendale.
Puis les infiltrations… Ce n'est que lorsque le traitement médicamenteux s'est avéré insuffisant qu'on peut envisager des infiltrations de corticoïdes et d'un anesthésique local (lidocaïne) dans le canal d'Alcock, sous le contrôle du scanner. Ces infiltrations pratiquées sur le malade couché sur le ventre et répétées jusqu'à trois fois si nécessaire permettent de soulager les douleurs dans la moitié des cas et ce, dans les semaines qui suivent l'infiltration. Il s'agit d'un geste très technique qui réclame de l'expérience et une bonne habitude de la part du praticien (qui peut être un radiologue ou un spécialiste de la douleur).
Et enfin, la chirurgie. « Il ne faut pas laisser les gens souffrir trop longtemps. Je n'hésite pas à leur proposer une intervention chirurgicale au bout d'un an, lorsque le traitement médical et les infiltrations se sont avérées inefficaces » signale le neurochirurgien. « En effet, la moitié des patients traités par médicaments ou infiltrations vont continuer à souffrir et à abîmer leur nerf pudendal. Attention alors au syndrome douloureux dit de « désafférentation », l'équivalent au niveau du périnée des douleurs après amputation d'un membre ». C'est la raison pour laquelle il ne faut donc jamais couper ce nerf, une solution tentante, mais qui ne ferait qu'accentuer les douleurs. « L'intervention chirurgicale que je pratique n'est pas compliquée techniquement. J'interviens par voie transfessière, un abord chirurgical plus efficace et plus pratique que la voie périnéale, voie dans laquelle la graisse empêche de voir correctement le canal d'Alcock » indique le Professeur Robert. « En pratique, je fais une incision de 7 cm dans la partie bombée de la fesse qui va me permettre de libérer le canal d'Alcock en sectionnant la pince ligamentaire ».
Percée majeure sur le cancer du cerveau de type glioblastome multiforme
Le glioblastome multiforme (GBM) est le cancer du cerveau le plus fréquent chez l’adulte et l’un des plus mortels : en moyenne, l’espérance de vie à la suite du diagnostic est de 9 mois. Actuellement, la radiothérapie est offerte à titre palliatif seulement puisque les cellules de ce genre de tumeur résistent aux traitements. L’équipe de chercheurs du Dr Gilbert Bernier a récemment réussi à lever le voile sur les raisons de cette résistance.
Le gène BMI1
Lors de précédents travaux, cette même équipe a découvert que le gène BMI1 est un régulateur direct du vieillissement cellulaire dans les neurones du cerveau par l’entremise de son action sur les mécanismes de défense contre les radicaux libres. Cette action, souhaitée pour contrer le vieillissement des cellules neurales saines, s’avère un frein à la destruction des cellules cancéreuses du GBM.
Selon l’article publié dans The Journal of Neuroscience, les plus récentes études de l’équipe de chercheurs suggèrent que le gène BMI1 joue un rôle clé dans la résistance des cellules souches neurales aux traitements de radiothérapie. « Lorsqu’une cellule maligne est endommagée, dans ce cas-ci par la radiothérapie, le gène BMI1 facilite et accélère la réparation de l’ADN », explique le Dr Gilbert Bernier.
Une nouvelle cible thérapeutique
Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes de traitements. En effet, le gène BMI1 représente maintenant une cible thérapeutique de choix pour le traitement du GBM.
À propos de l'étude :
L'article intitulé « Neurobiology of Disease : BMI1 Confers Radioresistance to Normal and Cancerous Neural Stem Cells through Recruitment of the DNA Damage Response Machinery », publié dans The Journal of Neuroscience, est le fruit du travail du Dr Gilbert Bernier en collaboration avec Sabrina Facchino, Mohamed Abdouh et Wassim Chatoo du Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l'Université de Montréal
La vitamine C pour réduire le risque d’AVC !
Encéphalopathie
Neurotonie
- Une augmentation du travail cardiaque (tachycardie, dilatation des coronaires)
- Un ralentissement de la digestion (pour détourner le sang digestif au profit des muscles)
- Une dilatation des pupilles, ou mydriase (pour améliorer son acuité visuelle)
- Une dilatation des bronches (pour améliorer l'arrivée de l'air)
- Une augmentation de la sudation
- Une stimulation du foie (afin de fournir de l'énergie)
- Une stimulation des glandes surrénales productrices d'adrénaline (hormone de la peur et de l'anxiété), de noradrénaline (hormone de la colère et de l'agressivité) et de cortisol (hormone de l'énergie)
- Une diminution du travail cardiaque (baisse de la fréquence cardiaque)
- Une augmentation de la motricité des viscères digestifs pour favoriser l'assimilation des aliments, synonyme de mise en réserve
- Un rétrécissement des pupilles, ou myosis
- Une constriction bronchique
- Une douleur thoracique gauche, brève, vive
- Une tension musculaire
- Une émotivité exagérée
- Une agitation
- Une tendance dépressive
- Des maux d'estomac
- Une fatigue
- Des céphalées
- Une sensation de vertige
- Un malaise aux changements de position
- Des sueurs
- Des fourmillements dans les extrémités des membres
- Une sensation d'oppression ou de difficulté à respirer
- Des diarrhées ou au contraire une constipation
- Des tremblements
- Des palpitations
- Une hypoglycémie (chute du taux sanguin de sucre)
- Une bouche sèche
- Des troubles sexuels (baisse de la libido, impuissance, frigidité...)
- Une tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque) ou au contraire une bradycardie (ralentissement de la fréquence cardiaque)
- Une augmentation des réflexes ostéo-tendineux
- Des modifications de l'électrocardiogramme
- Il n'existe pas d'examen complémentaire spécifique permettant de faire le diagnostic de dystonie neurovégétative qui reste un diagnostic essentiellement clinique. Un bilan peut être nécessaire afin d'éliminer les pathologies qui pourraient être responsables de symptômes identiques :
- Un électrocardiogramme (pour éliminer un infarctus ou une angine de poitrine en cas de douleur thoracique)
- Un bilan thyroïdien (pour éliminer une tachycardie liée à une hyperthyroïdie)
- Un bilan sanguin, avec dosage du calcium, du magnésium ou encore du potassium, des minéraux qui peuvent entraîner également certains des symptômes constatés dans la dystonie neurovégétative
- Certains tests permettent toutefois d'explorer la qualité de fonctionnement du système nerveux autonome. Des tests basés sur l'étude de la réponse cardio-vasculaire (fréquence cardiaque, tension artérielle...) et de la sudation après des stimulations diverses (respiration, tests de position, efforts musculaires...).
- Pratique d'un sport ou d'une activité physique régulière
- Quantité et qualité du sommeil suffisantes
- Suppression de l'alcool et du tabac
- Diminution du café (qui augmente la sécrétion d'adrénaline et de cortisol au niveau des glandes surrénales)
- La psychothérapie légère
- La psychanalyse
- La relaxation, telle que la sophrologie
- Le magnésium
- Le phosphore
- Aromathérapie
- Phytothérapie (in "Stress contrôle", Editions Alpen, 2005)
LES PATHOLOGIES DU SN
Une céphalée est un symptôme subjectif se définissant comme des douleurs locales ressenties au niveau de la boîte crânienne, parfois unilatérales ou généralisées. Elles se manifestent par des brûlures, des picotements, des fourmillements, des écrasements. Elle est extrêmement fréquente, et peut révéler de nombreuses maladies. Cependant, dans la grande majorité des cas, les céphalées ne sont d'aucune gravité, mais certains tableaux cliniques associés doivent attirer l'attention du médecin.
Causes
- Cause iatrogène : antagoniste du calcium, dérivés nitrés (trinitrine, molsidomine)...
- La consommation d'additif alimentaire (certains exhausteurs de goût et certains conservateurs) favorisent l'apparition de céphalées
Céphalées aiguës
- Hémorragie méningée
- Méningite aiguë virale ou bactérienne
- Poussée d'hypertension artérielle
- Hypertension intra-crânienne
- Thrombose veineuse cérébrale
- Dissection carotidienne
- Glaucome aigu
- Sinusite
- Fièvre de toute origine
- Céphalée post ponction lombaire (Syndrome post-ponction lombaire)
Céphalées aiguës récidivantes
- Migraine
- Algie vasculaire de la face ou Céphalée de Horton
- Névralgie du trijumeau
- Hypertension artérielle
- Syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur (L'appareil manducateur est l'appareil servant à manger.)
- Céphalée "en pic à glace"
- Céphalée à l'effort
- Céphalée du coït (ou céphalée liée au sexe)
- menstruations
Céphalées d'aggravation progressive
- Tumeur cérébrale
- Hypertension intra-crânienne
- Méningite sub-aiguë
- Thrombophlébite cérébrale
Céphalées chroniques
- Céphalée de tension ; avec pour symptômes une limitation des amplitudes des rotations cervicales.
- Céphalée post-traumatique ou syndrome post-commotionnel, définition retenue par l'INSERM en décembre 1998
- Anémie sévère
- Polyglobulie
- Intoxication au monoxyde de carbone
- Hypoxie
- Maladie de Horton (ou Artérite temporale)
- Troubles réfractifs (myopie, hypermétropie, presbytie)
- Sinusite chronique
- Céphalée Chronique Quotidienne
- Insuffisance rénale
Les céphalées symptomatiques constituent le un autre type de céphalées. Elles ne sont pas considérées comme une maladie, mais comme un symptôme d'une affection organique (notamment de la maladie de Horton, appelée également maladie de Forestier, qui est une inflammation des artères situées au-dessus des tempes). Ce type de céphalées apparaît également dans certaines affections oculaires comme le glaucome, entraînant des troubles de la vision ou dans certaines pathologies otorhinolaryngologiques telles qu’une sinusite ou une otite. Une affection dentaire ou rhumatologique à type d’arthrose cervicale, par exemple, peut être à l’origine de céphalées symptomatiques. Elles sont parfois occasionnées par une hypertension artérielle, une intoxication à l'oxyde de carbone ou médicaments tels que les vasodilatateurs, par exemple. Plus rarement, une céphalée symptomatique est secondaire à une hémorragie méningée, à une méningite, à une tumeur cérébrale qui, en gênant la circulation du liquide céphalorachidien, déclenche en amont une hypertension intracrânienne, (augmentation de la pression dans le crâne). L’hypertension intracrânienne s’accompagne de céphalées prédominant à la fin de la nuit ou au réveil. Les efforts de toux et les mouvements de la tête accentuent la douleur, et souvent des nausées et des vomissements l’accompagnent. Parfois, une somnolence ou un flou visuel font partie du tableau clinique. En ce qui concerne l’hémorragie méningée, ou la méningite, une raideur de la nuque, des vomissements, une intolérance à la lumière, sont classiquement les signes révélateurs de cette pathologie.
Tumeur cérébrale
- Le cerveau vous permet de voir, de ressentir des émotions, de penser, de parler et de bouger. Vos sens envoient des messages au cerveau pour l’informer de ce qui se passe et lui indiquer comment réagir. Le cerveau occupe la plus grande partie de l’encéphale. Il est divisé en deux moitiés, appelées hémisphères. L’hémisphère droit du cerveau contrôle le côté gauche du corps et l’hémisphère gauche contrôle le côté droit. Chaque hémisphère se subdivise en sections, ou lobes.
- Le cervelet est situé sous le cerveau, dans la partie arrière de l’encéphale. C’est lui qui régit l’équilibre et la coordination.
- Le tronc cérébral se trouve au bas de l’encéphale et relie celui-ci à la moelle épinière. Il est responsable des fonctions de base essentielles à la vie, incluant la tension artérielle, les battements du cœur, la respiration et les réflexes.
Trois fines membranes appelées méninges enveloppent l’encéphale. Un liquide aqueux, le liquide céphalorachidien (LCR) comble les espaces vides entre les méninges et sert de coussinet amortisseur. L’encéphale est également protégé par le crâne.
Deux types de cellules sont présentes dans l’encéphale : les cellules nerveuses (neurones) et les cellules gliales. Les cellules nerveuses sont organisées en réseau permettant aux messages d’aller et venir entre l’encéphale et le reste du corps. Les cellules gliales entourent les cellules nerveuses et les maintiennent en place. Il existe plusieurs types de tumeurs cérébrales, mais chez les adultes, la plupart des tumeurs se forment dans les cellules gliales; on parle alors de gliomes.
Maladies neurologiques : des affections très diverses
La maladie d’Alzheimer
Accidents vasculaires cerebraux.
L’apoplexie ou attaque d’apoplexie est un terme anciennement employé, plus général. C’est en fait l’effet visible de l’AVC : perte de connaissance, avec arrêt partiel ou complet des fonctions cérébrales, ou une attaque provoquant la perte de conscience ou la mort soudaine du patient (apoplexie foudroyante).
L’hypertension artérielle est la principale cause d’attaque vasculaire cérébrale.
Les AVC sont parfois liés à une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, obésité), mais ils peuvent aussi survenir du fait de l’hérédité et de certaines maladies spécifiques (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, fibrillation auriculaire, troubles de la coagulation sanguine).
1. Maladie vasculaire : selon le calibre artériel on distingue deux atteintes vasculaires : l’athérome et la maladie des petites artères. L’athérome (ou athérosclérose) qui provoque des occlusions artérielles cérébrales de gros et moyen calibres, il est responsable de 25 % des AIC. La maladie des petites artères ou « lacunes » qui correspond a de petits infarctus cérébraux profonds due à une dysplasie des petites artères perforantes généralement causée par l’HTA ou le diabète, elle est également responsable d’environ 25 % des AIC.
2. Maladie cardiaque : il s’agit de cardiopathies emboligènes avec dans un cas sur deux une fibrillation auriculaire (trouble du rythme), dans les autres cas on observe souvent un infarctus du myocarde, une maladie de l’oreillette gauche, la présence d’une valve cardiaque mécanique (avec un traitement anticoagulant déficient) ou bien une cardiomyopathie.
3. Maladie hématologique : cette cause est moins fréquente, exemple : la drépanocytose.
4. Troubles de la coagulation, parfois causés par les traitements anticoagulants
5. Chez le sujet jeune (avant 40-50 ans) d’autres causes sont à évoquer :
• La dissection d’une artère cervicale, elle cause 20 % des AIC chez le sujet jeune.
• L’endocardite infectieuse avec emboles cérébraux, les signes neurologiques sont alors associés à un syndrome infectieux.
• Des maladies immunologiques, notamment le syndrome des anticorps antiphospholipides.
Il s’agit :
• Soit d’hémorragies cérébrales: un vaisseau éclate ;
• Soit d’ischémies cérébrales : un vaisseau se bouche.
Ils sont dus à l’athérosclérose, aux embolies d’origine cardiaque (rétrécissement mitral) , à l’hypertension artérielle et aux ruptures de malformations vasculaires congénitales (angiomes, anévrismes), aux dissections des artères cervicales et cervicocrâniennes.
Les thromboses veineuses cérébralessont une cause d’accidents vasculaires cérébraux qui touchent surtout le sujet jeune, et sont dues soit à des infections locales, locorégionales ou générales, soit des atteintes locorégionales (chirurgie, explorations, tumeurs, malformations, etc.) ou générales (grossesses, contraception orale, certains médicaments, etc. Les symptômes sont peu typiques, mais associent généralement des céphalées et des symptômes neurologiques (crises d’épilepsie, troubles de la vigilance).
L’imagerie par résonance magnétique IRM cérébrale permet le diagnostic. Le traitement utilise les anticoagulants et soigne la cause.
Mécanismes
Le sang parvient au cerveau par quatre grands axes artériels: les 2 artères carotides internes et les deux artères vertébrales. Ces quatre grands axes sont reliés entre eux à plusieurs étages notamment à la base du cerveau par le polygone de Willis. Ce cercle anastomotique fonctionne comme un système de sécurité. Si un des axes se montre déficient, l’apport sanguin des trois autres compense cette diminution.
De ce cercle anastomotique naissent les artères cérébrales principales.
Migraine
Description
Causes
La migraine est un trouble complexe qui survient au niveau du cerveau et des vaisseaux sanguins du cerveau et de la tête. Pour des raisons qu'on ignore, le cerveau deviendrait hyperactif à la suite d'une exposition à certains déclencheurs environnementaux, tels que la lumière ou certaines odeurs. Il s'ensuit une série de changements chimiques qui irritent les nerfs sensibles à la douleur situés autour de la tête et une dilatation des vaisseaux sanguins qui laissent s'échapper des substances chimiques qui irritent davantage ces nerfs.Les migraines semblent présenter une composante familiale, mais une cause génétique certaine n'a été établie que pour un type rare de cette affection : la migraine hémiplégique familiale.
Le déclencheur le plus important est une modification hormonale : deux tiers des femmes ne souffrent de ces maux de tête qu'au moment de leurs menstruations. Chez les femmes, les migraines sont généralement plus intenses au moment de la puberté, et elles disparaissent souvent vers la ménopause.
Les aliments font aussi partie des déclencheurs courants. Les suivants sont le plus souvent en cause :
- l'alcool, plus particulièrement le vin rouge et la bière ;
- le tabac ;
- les fromages vieillis ;
- le chocolat ;
- les aliments fermentés ou marinés ;
- le glutamate monosodique (GMS) ;
- l'aspartame ;
- la caféine.
- le stress ;
- la faim ;
- une modification des habitudes de sommeil ;
- une modification de la pression barométrique.
Symptômes et Complications
Les migraines sont plus intenses et persistent plus longtemps que les maux de tête « de tension » ordinaires. De plus, la douleur est davantage localisée et se concentre souvent sur un œil. Les maux de tête intenses ne touchant qu'un côté de la tête s'expliquent généralement par des migraines. Celles-ci s'accompagnent souvent de nausée et de vomissements, ainsi que d'une hypersensibilité à la lumière et au bruit. En outre, la douleur empire souvent lorsque les personnes atteintes bougent ou se penchent. Elles ont donc souvent tendance à s'étendre dans une pièce sombre et à éviter toute stimulation.
Environ une personne sur cinq qui souffre de migraine constate la présence d'une « aura » immédiatement avant l'apparition des maux de tête. Les auras sont des effets visuels qui peuvent prendre la forme d'éclairs lumineux, de lignes aux couleurs vives ou d'un dédoublement de la vue. Dans certains cas, la personne se sent affaiblie ou éprouve des difficultés d'élocution. Ces symptômes disparaissent habituellement après 15 ou 30 minutes pour être remplacés par des douleurs constrictives et, dans certains cas, des nausées graves.
Les migraines ne doivent pas être confondues avec les maux de tête de rebond. Les maux de tête de rebond peuvent apparaître chez les personnes qui consomment de l'AAS (acide acétylsalicylique) ou d'autres analgésiques contre les maux de tête plus de trois fois par semaine. Ils sont parfois appelés maux de tête induits par des médicaments. Les médicaments sont efficaces pendant un certain temps, mais lorsque leurs effets s'amenuisent, la douleur revient de façon plus prononcée. Si le patient prend des analgésiques pour se soulager, le cycle vicieux se poursuit. Il en résulte des maux de tête constants et lancinants qui touchent les deux côtés de la tête et qui s'aggravent chaque fois que l'effet des analgésiques disparaît. Si vous pensez subir des maux de tête de rebond, demandez à votre médecin de vous indiquer le meilleur moyen de vous en défaire.
Une étude à long terme menée récemment semble indiquer que les femmes qui souffrent de migraines sont exposées à des risques accrus d'accident vasculaire cérébral. La migraine touche généralement les personnes jeunes, et les accidents vasculaires cérébraux sont rares dans cette population. Les rapports entre la migraine et les accidents vasculaires restent mal établis, et d'autres études sont nécessaires.Diagnostic
Il n'y a pas d'épreuve diagnostique cérébrale courante (par ex. la tomodensitométrie) permettant de déceler avec succès la migraine bien que ces épreuves puissent servir à éliminer d'autres causes éventuelles de maux de tête. Le médecin se fie aux symptômes du patient pour diagnostiquer le problème. Il se peut que votre médecin vous demande de faire un journal de vos maux de tête pour aider à établir le diagnostic de migraine.Traitement et Prévention
Il est parfois possible de réduire le nombre de migraines en évitant les déclencheurs éventuels. Ceux-ci ne sont cependant pas toujours faciles à identifier. Les médecins recommandent souvent de tenir un journal des maux de tête. En notant les circonstances qui entourent l'apparition des migraines (par ex. les émotions, les aliments consommés), il est parfois possible de connaître les situations à éviter afin de réduire le risque de migraines.
Pour réduire le nombre d'attaques, il est important de dormir suffisamment, d'éviter les causes inutiles de stress et de maintenir de bonnes habitudes alimentaires, ainsi qu'un programme d'exercice régulier. D'autres techniques comme le yoga, la méditation et les techniques de rétroaction biologique peuvent également être utiles. Lorsque ces mesures sont insuffisantes, on peut avoir recours aux médicaments. Inscrivez également dans votre journal les techniques que vous avez essayées et leur degré de succès.
Il y a deux principaux types de médicaments contre la migraine. Les médicaments abortifs sont utilisés pour réduire les douleurs en cas d'attaque, et les médicaments prophylactiques sont administrés afin de prévenir les migraines. Le choix du traitement dépend de l'intensité de la migraine, de la présence d'autres problèmes médicaux et de la fréquence des migraines.
Les médicaments abortifs sont, notamment :
- les analgésiques qui contiennent de l'AAS (acide acétylsalicylique), de l'acétaminophène, de l'ibuprofène ou du naproxène qui peuvent mettre fin à une migraine légère ou modérée ;
- les préparations d'ergot, qui contractent les vaisseaux sanguins dilatés, par exemple l'ergotamine ou le dihydroergotamine (DHE) ;
- les triptans (par ex. : le sumatriptan, le naratriptan, le zolmitriptan, le rizatriptan, l'almotriptan, le frovatriptan et l'élétriptan). Ils reproduisent l'action du messager chimique appelé sérotonine et contractent les vaisseaux sanguins afin de soulager la douleur ;
- le métoclopromide, la chlorpromazine, la prochlorpérazine et le dimenhydrate peuvent également être utilisés.
- les anticonvulsivants, comme l'acide valproïque, la gabapentine et le topiramate, qui peuvent stabiliser les cellules nerveuses et prévenir l'hypersensibilité cérébrale qui déclenche la migraine ;
- les bêtabloquants et les inhibiteurs calciques, qui peuvent prévenir les maux de tête en stabilisant les vaisseaux sanguins ;
- la riboflavine (vitamine B2) ou les suppléments de magnésium, qui peuvent être utiles pour certaines personnes souffrant de migraines ;
- les antagonistes de la sérotonine, comme le méthysergide ou le pizotifène, qui peuvent aussi être efficaces ;
- les antidépresseurs tricycliques comme l'amitriptyline et la nortriptyline qui agissent comme analgésiques à doses plus faibles et qui augmentent le niveau de sérotonine et d'autres substances chimiques dans le cerveau.
- les herbes médicinales comme la matricaire qui pourraient contribuer à prévenir les migraines ;
- les thérapies de relaxation et de rétroaction biologique, qui visent à enseigner aux personnes atteintes à agir sur leurs fonctions corporelles, comme la température et le pouls;
- les thérapies comportementales, qui visent à enseigner comment éviter les éléments déclencheurs des maux de tête en modifiant le comportement.
*Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (le nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour obtenir des renseignements sur un médicament donné, consultez notre pharmathèque. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.
Céphalée de Horton
Algie vasculaire de la face
La céphalée de Horton est caractérisée par une douleur extrême ressentie sur un des côtés de la tête. Ce mal de tête est plus douloureux qu'une migraine.
Non traitée, la crise dure de 15 à 180 minutes et peut survenir une fois par semaine ou plusieurs fois par jour.
La céphalée de Horton est dite épisodique lorsqu'il y a une rémission d'au moins un mois entre chaque période de crise. La rémission dure parfois plusieurs mois. Elle est chronique dans moins de 15 % des cas.
L'inhalation d'oxygène (oxygénothérapie) permet un soulagement dans 75 % des cas. Pour être efficace, ce traitement doit être effectué au début de la crise. Les médicaments contre le mal de tête n'apportent aucun soulagement.
Un médicament pour régulariser la pression artérielle est parfois efficace dans le traitement de la céphalée de Horton. D'autres médicaments sont parfois prescrits par le neurologue.
Ne pas confondre avec la maladie de Horton.(La maladie de Horton est une affection des artères touchant particulièrement les personnes âgées. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. Pour une raison inconnue, le système immunitaire fabrique des anticorps qui combattent des tissus sains. La maladie de Horton touche habituellement les vaisseaux céphaliques. )