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29 avr. 2013

Baclofène : et si c'était vrais ?

Suite à un commentaire sur un article posté sur les effets du Baclofène voila un autre de la part de M. Yves Brasey qui prétend que c’est grâce à ce médicament qu’il à lâché la bouteille, ou en fait qu’il la touche mois souvent qu’avant. Apparemment ce médicament l’a aidé à diminuer de fumer (de 50-75 cigarettes/jour à beaucoup moins)  
Je comprends que les fans du Baclofène piaffent en sachant qu'il leur faudra attendre, au mieux, encore un an avant de connaître le verdict de l'étude lancée pour tester son efficacité et, si le résultat est probant, pour qu'il soit prescrit, licitement, avec une posologie augmentée.
 
Cette durée ne me paraît pas choquante puisque le médicament doit faire ses preuves, en efficacité, innocuité relative des effets indésirables, maintien de la mythique nouvelle sobriété promise sur un laps de temps suffisamment long pour être significatif et absence d'aggravation de la qualité de vie.
 
Les prudents, qui croient au miracle, attendront la sentence. Les audacieux pourront toujours assiéger leur médecin et tenter, à leurs risques et périls, de s'en faire prescrire immédiatement.
 
Le texte suivant est apparu sur  http://www.dna.fr et le clip suivant vient de youtube
 
« Maintenant, je peux boire un whisky sans avoir envie de finir la bouteille » affirme M. Yves Brasey pour dna.fr. 
Des personnes racontent comment elles sont devenues « indifférentes » à l’alcool grâce au Baclofène.
Après les « premières bringues » à 17 ans, le service militaire où la bière coule à flots et « où il n’y a que ça à faire », sont venus les postes à responsabilité, la création de son entreprise, la surcharge de travail… peu à peu, le soir, le whisky a remplacé la bière.
« Je cherchais l’ivresse par rapport à une certaine timidité. On ne peut pas dire quand on bascule… Je savais que j’avais un problème mais je me considérais comme un fêtard », se souvient Yves Brasey, 58 ans, entre café et cigarettes, dans le séjour de sa maison familiale près de Saint-Bonnet-le-Château (Rhône-Alpes).
« En fait, j’étais un bon alcoolique qui vivait dans le déni… mais tous les traitements parlaient de s’arrêter à vie et, pour moi, il n’en était pas question », reconnaît cet informaticien, en évoquant ces copains « passés de cure en cure », ceux qui sont morts et « le seul qui a réussi à devenir abstinent » mais dont il n’a plus de nouvelles.

Published on Mar 22, 2012
P. Jaury parle du baclofène au JT de 2h FR2 du 22 mars 2012
 
Sur un buffet de la cuisine, se dressent une demi-douzaine de bouteilles d’apéritifs et de vin, bien pleines. « Avant, ça n’était pas possible ça », sourit-il. Avant qu’il n’entende parler, à la radio, d’un médicament « qui permettait d’avoir une consommation raisonnable » : « C’était en février 2010, juste avant le tunnel du Fréjus : j’allais au carnaval de Venise… »
Yves Brasey se plonge dans des articles et le livre du Dr Olivier Ameisen, « Le dernier verre », où ce cardiologue raconte comment il s’est « guéri » de l’alcool en s’administrant à haute dose du baclofène.
Illustration sur le Baclofène, relaxant musculaire, qui permettrait de lutter contre l'alcoolisme (VALINCO/SIPA)« Entre ça et l’alcool, c’est vite vu ! »
Faute de trouver un médecin maîtrisant cette utilisation, Yves Brasey s’appuie sur le livre : « En 18 jours, je suis monté à 140 mg et du jour au lendemain, j’ai compris ce qui s’appelait « l’indifférence ». Le 21 mars 2010, mon problème avec l’alcool était réglé. Maintenant, je peux boire un whisky sans avoir envie de finir la bouteille. Le plus souvent, je ne bois rien à midi et le soir jamais plus d’un verre de vin ; quelque fois un apéritif ou deux quand il y a un ami », explique ce militant devenu vice-président de l’association Baclofène (1) par « devoir envers (ses) concitoyens malades ».
Sur le forum – 3 000 visites quotidiennes, 3 500 inscrits – il encourage, recense les guérisons (150 « déclarées » depuis janvier), donne en message privé les noms des médecins qui prescrivent du baclofène à haute dose. Notamment aux patients du Rhône où c’est « particulièrement le désert », comme Michel et Rose (2) en ont fait l’expérience.
« Mon médecin m’a sermonné : le baclofène ça ne sert à rien, au lieu d’en prendre vous devriez compter sur votre volonté », raconte Michel qui se décrit comme un « buveur occasionnel mais qui ne sait pas s’arrêter ». Et à qui l’alcool a coûté cher : pertes d’argent au jeu, retrait de permis, prison…
Alors Michel est allé voir un médecin de la Loire et a suivi les « recettes de cuisine » d’Yves. Il a dû surmonter de lourds effets secondaires – « j’étais énervé, je dormais mal, je vomissais » – et atteindre une très forte dose (360 mg/jour) pour arriver un jour à ne plus boire « qu’une bière sans avoir envie d’une autre ». Redescendu à un dosage moins fort, il a fini par trouver un généraliste et une alcoologue près de chez lui.
Cliquez sur l'image !
 
Rose, elle, a raconté au pharmacien que son médecin était en vacances pour avoir plus de boîtes. À l’inverse de Michel, elle a été « très receptive ». « Dès 40 mg, je suis passée de 3 bouteilles à 3 verres par jour mais il m’a fallu 140 mg pour atteindre l’indifférence.
Là, je peux boire un kir, je sais que je ne finirais pas la bouteille et parfois même pas le verre. C’est miraculeux ! », se réjouit la jeune femme de 35 ans qui souffrait depuis 5 ans « d’une grosse dépendance » contre laquelle une psychothérapie, des antidépresseurs, des anxiolytiques et l’Aotal n’avaient eu aucun effet. Aujourd’hui, elle se sent plus « apaisée » avec le baclofène qu’avec les anxiolytiques.
Aucun des trois ne s’inquiète d’éventuels effets graves à long terme. « En près de 40 ans, il n’a eu aucun mort », souligne Yves. Tandis que pour Rose : « Prendre à vie 3, 4 ou 10 comprimés par jour, ce n’est pas un souci. Entre ça et l’alcool, c’est vite vu ! »
 
NOTE:
Définition Larousse de l'alcoolisme :
- Dépendance à l’égard de l’alcool et ensemble de manifestations pathologiques qui en résultent
 
* ou une autre définition :
- Dépendance à l'alcool, Consommation d'alcool, Consommation excessive d'alcool.

Description

On estime que quelque 75 % de la population consomment de l'alcool. Pour environ 10 % de ces personnes, cette consommation entraînera de graves problèmes pour leur santé, elle aura des répercussions dans leur travail, leur situation financière, leurs rapports avec les membres de leur famille et leurs amis. Quand une personne consomme de l'alcool malgré le mal qu'elle cause à sa santé et à son bien-être, on considère qu'il s'agit d'une consommation excessive d'alcool (ou d'une dépendance à l'alcool) ou d'alcoolisme.
Les hommes courent un risque 5 fois plus élevé que les femmes de souffrir d'alcoolisme. Toutefois, l'incidence de l'alcoolisme parmi les femmes a augmenté au cours des 30 dernières années.

Causes

 
L'alcoolisme est un trouble médical. Bien que la cause exacte de l'alcoolisme soit inconnue, des études ont montré qu'il est de plus en plus prouvé que la prédisposition à cette maladie peut être héréditaire et que les risques d'en être atteint augmentent de façon importante chez les familles dont des membres (notamment les parents et les frères et sœurs) ont une dépendance à l'alcool.
Les autres facteurs de risque comprennent un trouble psychiatrique comme la schizophrénie, la dépression ou des troubles anxieux. La pauvreté, l'isolation sociale et la timidité peuvent aussi constituer des facteurs de risque.
En outre, la façon dont le corps d'une personne traite l'alcool peut avoir des répercussions sur le risque de dépendance à l'alcool. La recherche a montré que les personnes qui ont besoin de relativement plus d'alcool pour obtenir un effet sont plus susceptibles de souffrir d'une dépendance à l'alcool.
Toutes les drogues influent sur un « mécanisme de récompense » dans le cerveau. Si, chaque fois qu'une personne consomme une drogue, elle se sent bien, cela l'incite généralement à vouloir en consommer de nouveau. Cette caractéristique commune pourrait expliquer pourquoi les gens font une consommation excessive des drogues - y compris l'alcool. Comme c'est le cas pour la plupart des drogues, cependant, si vous en consommez régulièrement, votre corps aura besoin de prendre des quantités de plus en plus grandes de la substance pour obtenir le même effet. Ce phénomène s'appelle la tolérance et il peut constituer le facteur contributif final à la dépendance à une drogue ou à l'alcool.
 

Symptômes et Complications

 
L'alcool est un poison pour plusieurs types de cellules humaines. En faible quantité, l'alcool inhibe l'activité de ces cellules. À des doses élevées, l'alcool peut les tuer. Bien que la plupart des drogues qui agissent sur le cerveau stimulent la production d'hormones cérébrales, notamment la sérotonine et la dopamine, l'alcool, au contraire, diminue les concentrations de ces substances chimiques particulières tout en augmentant celles d'autres substances. L'alcool agit comme un dépresseur du système nerveux - il exerce l'effet chimique opposé d'un médicament antidépresseur. Néanmoins, parce que l'alcool diminue l'activité dans la partie du cerveau qui maîtrise et inhibe les comportements, la plupart des gens trouvent que cet effet est agréable lorsqu'ils consomment une quantité modérée d'alcool.
Lorsque l'alcool est consommé à des doses plus élevées, il devient vite évident que c'est une substance toxique. Les principaux symptômes de cette intoxication sont des vomissements, la stupeur, les changements du comportement et une altération importante du système nerveux central, puis une déshydratation et un violent mal de tête. À doses élevées, l'alcool peut tuer parce qu'il supprime la fonction respiratoire ou la fonction cardiaque.
Même à des doses non létales, l'alcool peut aussi causer la mort. C'est ce qui se produit avec la pneumonie de déglutition quand les personnes profondément endormies après une nuit de beuverie s'étouffent lorsque leurs vomissements sont inhalés dans les poumons. Dans des conditions normales, le réflexe pharyngé prévient l'aspiration des vomissements, mais lorsque le système nerveux est déprimé, ce réflexe ne fonctionne pas normalement.
Par ailleurs, une personne qui consomme de l'alcool alors qu'elle est à jeun risque de faire une crise d'hypoglycémie, c'est-à-dire que l'alcool provoque une brusque chute du taux de sucre dans le sang. Des symptômes neurologiques tels que la stupeur ou un comportement anormal apparaissent et, dans des cas graves, un coma ou des convulsions. Une personne à jeun depuis relativement longtemps risque donc de se retrouver à l'hôpital en raison de cette hypoglycémie même si son taux d'alcool éthylique dans le sang est inférieur à la limite permise pour conduire un véhicule. Cette situation est particulièrement dangereuse pour une personne atteinte de diabète et prenant de l'insuline pour abaisser son taux de sucre sanguin.
La consommation excessive d'alcool pendant de longues années peut entraîner les problèmes de santé chroniques ci-après :
  • des arythmies - des rythmes cardiaques anormaux qui peuvent causer la mort subite même pour une jeune personne si elle consomme de l'alcool de façon excessive;
  • le béribéri (une carence en vitamine B1) - les personnes qui ont une dépendance à l'alcool manquent fréquemment de vitamine B1 (la thiamine); cette déficience peut être à l'origine de lésions cardiaques et d'une dégénérescence mentale;
  • des lésions cérébrales - l'alcool tue les cellules du cerveau;
  • le diabète;
  • des lésions cardiaques (une myocardiopathie) - caractérisées par des changements de la taille et de la structure du cœur;
  • une hypertension artérielle (une pression sanguine élevée);
  • une maladie du foie, comme la cirrhose;
  • une perte de sensibilité au niveau des mains, des pieds et d'autres régions du corps causée par des effets sur le système nerveux;
  • des ulcères d'estomac et des gastrites (une inflammation de la muqueuse de l'estomac).
Ce ne sont là que quelques troubles étroitement liés à l'alcoolisme. En fait, une consommation excessive d'alcool augmente le risque de survenue de presque toutes les maladies.
On a observé que la consommation d'alcool pendant la grossesse avait des effets néfastes sur l'enfant à naître. La recherche a montré que même de petites quantités d'alcool consommées pendant la grossesse peuvent entraîner des changements neurologiques pour le fœtus en développement. Une consommation modérée d'alcool pendant la grossesse peut mener à la naissance d'un enfant atteint du syndrome d'alcoolisme fœtal - un syndrome neurologique grave qui cause des lésions intellectuelles et mentales permanentes.

Diagnostic

La plupart des personnes savent fort bien si elles maîtrisent leur consommation d'alcool ou si c'est l'alcool qui contrôle leur vie. Lorsqu'une personne se sent coupable au sujet de sa consommation d'alcool, il y a de fortes chances qu'elle ait un problème d'alcool.
Voici d'autres signes de dépendance à l'alcool :
  • éprouver de la contrariété quand quelqu'un suggère de moins boire;
  • consommer de l'alcool même lorsque les conséquences pourraient être néfastes (par ex. au travail);
  • prendre de l'alcool le matin pour faire face à la journée;
  • boire souvent plus qu'on l'a prévu lors de réunions sociales;
  • cacher des bouteilles d'alcool à la maison ou au travail;
  • boire seul ou en cachette;
  • ressentir du désintérêt à l'égard des activités et des loisirs qui procuraient du plaisir.
Si vous croyez que vous courez un risque de dépendance à l'alcool, ou si c'est le cas pour une personne qui vous est chère, obtenez de l'aide. Diverses ressources sont disponibles. Consultez la section « Traitement et prévention » ci-après pour des détails supplémentaires.

Traitement et Prévention

Certaines personnes manifestent des symptômes physiques graves lorsqu'elles essaient de s'abstenir de boire de l'alcool. Les hallucinations et le delirium tremens, considérés comme des symptômes d'intoxication, sont en fait causés par une brusque sobriété. Les personnes qui ont une dépendance à l'alcool présentent des symptômes comme la peur, la confusion, une fièvre et un pouls rapide lorsque la drogue n'est plus dans leur système. Le traitement en milieu hospitalier et la prise de médicaments anxiolytiques peuvent aider à atténuer les effets physiques pendant cette phase de sevrage.
Pour la plupart des personnes qui cessent de boire, le plus grand danger est de recommencer à consommer de l'alcool (c'est une rechute).
Il n'est pas facile d'amener un être cher à rechercher de l'aide pour une dépendance à l'alcool, puisque la plupart des personnes nient ce problème (ce déni est lié aux changements cognitifs associés à la maladie). Il se peut que vous ayez à soulever le sujet plus d'une fois et que vous ayez à faire participer des amis et des membres de la famille à la discussion pour montrer à quel point cela vous préoccupe. Il est préférable d'aborder le sujet calmement, sans lancer d'accusations et en mettant l'accent sur le soutien de la personne concernée. Mentionnez des comportements et des événements précis qui ont causé vos préoccupations plutôt que de parler d'une façon générale.
Sachez qu'il existe diverses interventions efficaces pour traiter l'alcoolisme. Certaines personnes seront en mesure de modifier ou de cesser leur consommation d'alcool après qu'une personne en qui elles ont confiance ait mentionné les effets dévastateurs de leur comportement. Malheureusement, les interventions de la famille et des amis ne suffisent que dans une minorité de cas.
Le mouvement des Alcooliques Anonymes (les AA) peut constituer un choix possible. Reconnu pour son programme en 12 étapes, cet organisme international peut s'avérer d'une grande utilité pour de nombreuses personnes grâce aux efforts personnels et au soutien des pairs. Pour obtenir de plus amples renseignements, cherchez le numéro de téléphone de l'organisme AA dans votre annuaire local.
Par ailleurs, de nombreuses collectivités ont accès à divers programmes de dépendance à l'alcool bénéficiant d'un soutien public et il existe également beaucoup de programmes privés. Consultez votre professionnel des soins de santé pour savoir quels types de services sont disponibles.
Plusieurs médicaments peuvent aussi aider lorsqu'ils sont utilisés en combinaison avec d'autres formes de traitement. Ces médicaments agissent de manières différentes. Certains suppriment le besoin impérieux de boire (par ex. le naltrexone*), certains causent des réactions physiques désagréables lors de la consommation d'alcool (par ex. le disulfirame) et d'autres atténuent les symptômes physiques associés au sevrage (par ex. le diazépam et la clonidine).
 

*Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (le nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.
Le Baclofène, possible pilule miracle
 
Si la simple absorption d'un médicament permet de supprimer l'angoisse, la dépression, l'envie irrépressible de boire, l'essentiel du mal-être, et de retrouver un être vivable, en pleine possession de ses moyens, "comme neuf", il ne faudrait surtout pas s'en priver. Il est possible que le Baclofène soit une pilule miracle pour une certaine catégorie de patients. Et tant mieux.
 
Mais attention au miroir aux alouettes ! L'alcoolodépendant qui veut s'en sortir fait des multitudes d'expériences, essaie des médicaments, des médecins, des techniques et, le plus souvent, avec ses trucs, sa volonté, inlassablement, essaie de s'en sortir seul. Ça ne marche pratiquement jamais, durablement.   
 
La chimie peut aider, mais elle ne peut pas suffire, dans une affection qui n'est pas seulement physique mais aussi psychologique, psychosociale, voire spirituelle, à soigner, a fortiori à "guérir", cette sorte de maladie.
Fétichisme du verre d'alcool de temps en temps
 
Avec le Baclofène, une promesse curieuse semble faite : les anciens patients pourraient boire un verre de temps en temps, sans conséquence, c'est-à-dire sans rechuter dans la dépendance. Il me paraît surprenant que la possibilité de prendre un verre et de s'arrêter puisse séduire longtemps un alcoolique. Mais il y a peut-être à mettre à jour une sous-population d'hybrides.
 
Car, pour l'heure, la possibilité de reboire impunément est totalement exclue par les alcooliques membres des associations d'entraide, et par la majorité des alcoologues qui prennent la peine de vérifier si le patient est dépendant ou pas. Les rechutes peuvent être dramatiques, mortelles, et les rares personnes qui arrivent, vaguement, à "gérer" ont une qualité de vie peu enviable.
 
Le fétichisme sur un verre d'alcool de temps en temps est étrange. Pour quoi faire ? Pour paraître "normal" ? Socialement normal, mentalement normal ? Pour se le faire croire ? Une coupe de champagne : pour le goût ? pour l'effet psycho-actif ? comme cache-misère pour refuser de passer pour un alcoolique démasqué par son abstinence ?
 
Accepter de ne plus boire impunément
 
Ce qui sauve le mieux les alcoolodépendants, ce qui leur permet de recouvrer ou de découvrir une véritable qualité de vie est d'admettre leur nouvelle condition. Un alcoolodépendant a perdu, définitivement, sa capacité à contrôler sa consommation d'alcool, et ne peut plus désormais boire impunément. Comprendre et accepter ceci, puis désirer stopper toute consommation d'alcool, est la seule exigence de base pour commencer à s'en sortir.
 
La conduite la plus payante pour un alcoolodépendant est de s'abstenir d'alcool, de ne pas rester seul, et de se faire aider en allant s'insérer dans un groupe d'entraide.
 
Le malade classique n'en a aucune envie, l'évolution de l'alcoolisme impliquant un repli sur soi. Mais les faits parlent d'eux-mêmes : au bout d'un an, les deux tiers des gens qui ont acquis ou maintenu une abstinence sont ceux qui fréquentent un groupe. S'ils continuent à voir leur médecin, ou font une psychothérapie, ils consolident.
 
Cette façon de se soigner est immédiatement accessible. Pas besoin d'attendre les conclusions d'une étude sur le Baclofène sauveur. Les centres de soin, les réunions des associations existent. On peut se faire aider efficacement tout de suite.
 
À défaut d'éviter les 120 morts quotidiens immédiatement, on peut commencer à atténuer, notablement, les désastres individuels et familiaux. Mais si on veut continuer à boire, ou attendre le salut d'une pilule miracle, seul dans son coin, ce sera plus hypothétique.
 
Hors alcool
 
Il faudrait aussi arrêter de diaboliser l'abstinence et d'idolâtrer le prétendu "craving". L'envie de boire est une torture permanente uniquement si l'on n'a pas admis l'évidence de son nouvel état. Quand on veut, plein de superbe, continuer à régenter son destin de buveur d'alcool déchu. Mais ceux qui acceptent la principale nécessité de leur condition, apprennent à éliminer les stress, cessent d'être dans la nostalgie et dans la peur du qu'en dira-t-on, entament une vie nouvelle. Ceci demande un peu de courage et de travail, mais les fondations sont plus solides.
 
Les pourcentages de rechute allégués par les militants du Baclofène sont aberrants et sans doute fondés sur une partie de la population qui se trompe dans le suivi des soins : il y a beaucoup de gens qui ne rechutent jamais, qui ont cessé de boire de l'alcool depuis des dizaines d'années, et qui vivent comme des papes. Ils ont cessé de se polariser sur cette obsession d'absorption d'alcool, se sont soignés, en particulier avec leurs semblables, et vivent maintenant complètement hors alcool.
 
Il peut, Dieu merci, y avoir autre chose dans la vie que de picoler et de souffrir !

Le Rotablator®

Le Rotablator® est le traitement de choix des lésions coronaires calcifiées. Il ne doit pas être utilisé de façon systématique mais au cas par cas, à chaque fois qu’un élément pourrait compromettre la mise en place et le bon déploiement d’un stent. Les complications sont rares mais graves. Plusieurs cas d’utilisation off label ont été rapportés dans la littérature sans majoration des complications.

Full-size image (86 K)L'athérectomie rotative est une des techniques interventionnelles de seconde génération qui ont élargi les indications de la revascularisation myocardique percutanée. L'ablation sélective de la plaque athéromateuse effectuée par le Rotablator® permet un élargissement important de la lumière artérielle. Des études cliniques ont démontré que l'athérectomie rotative peut être réalisée en toute sécurité et de façon efficace, mais cette technique est généralement réservée aux lésions peu favorables à l'angioplastie par ballonnet, en particulier aux lésions très calcifiées. Cet article décrit les principes de l'athérectomie rotative et fait le point sur ses applications en fonction des caractéristiques spécifiques des lésions.
L’athérectomie rotative prépare l’action du ballon et du stent afin d’obtenir
à moindre risque un meilleur résultat.
Le fraisage

– abrase toute aspérité et bourgeon athéromateux intra-luminal
– améliore la distensibilité de l’artère, décroute l’arc calcaire,
– diminue le stress d’étirement, limitant le risque de macrodissection,
– taille un chenal lisse et régulier au sein de l’athérome
Plus la lésion est rigide, fibro-calcifiée, plus ce mordançage (debulking)

est utile pour faciliter et sécuriser l’angioplastie…
Les centres expérimentés ont rapidement appris à maîtriser le rotablator en situation de sauvetage sur des lésions indilatables et l’ont adopté pour sécuriser l’angioplastie des lésions complexes, notamment calcifiées, à une époque où les stents n’étaient utilisés qu’en stent-by …
Rotablator en bail-out
Série rétrospective de 67 patients traités par rotablator après échec d’angioplastie à une pression d’au moins 12 B.


– Succès primaires : 96%
– IDM non Q : 6%
– IDM avec ondes Q : 0
– Chirurgie en urgence : 0
– Décès : 0
Pression d’inflation efficace après rota : <6B chez 78% et <10B chez 98%
Taux de resténoses : 36%
ERBAC study
Reifart N et al. Circulation 1997 ; 96 : 91-8.
Etude randomisée portant sur 685 patients porteur de lésions natives complexes, comparant l’efficacité du ballon (222 pts), du laser (232 pts) et du rotablator (231 pts)
End point : lésion résiduelle <50% sans décès, ni infarctus, ni pontage en urgence
Angioplastie des lésions calcifiées
La présence de calcifications à l’ampli de brillance augure
– un moins bon résultat primaire
– d’avantage de dissections
– une augmentation du risque de l’ATC
Le rotablator nous a permis de traiter ces lésions, qui sont souvent des contre-indications à la chirurgie, dès le début des années 90, permettant d’étendre les indications de l’angioplastie à certains patients inopérables, voire aux échecs de la chirurgie (stand-by reverse)


Le rotablator est un outil indispensable, mais attention aux complications
Spasmes réfractaires

Troubles conductifs et rythmiques
Verrous circulatoires
Dissections plus ou moins grave
Création d’un néochenal sous adventiciel
Rupture de coronaire…
Rupture du guide
Rotablator captivus
Le plus souvent évitables par une bonne stratégie et une technique irréprochable… mais sa courbe d’apprentissage et le maintien d’un bon niveau d’entrainement sont difficilement conciliables avec la relative rareté de ses indications !
Synergie Rotablator-Stent
Le rotablator
– décroûte l’arc calcifié,
– améliore la compliance de l’artère,
– lisse les aspérités pariétales,
– prépare un tunnel cylindrique,
– facilite l’introduction du stent,
– limite le risque de déchirure du polymère,
– favorise une bonne apposition à la paroi.

Le stent

– stabilise les dissections dues au rota et au ballon
– augmente le gain initial par sur-expansion de l’artère
– diminue le risque de resténose, en particulier les DES

Que reste-t-il des indications du rotablator en 2013 ?

Le rotablator demeure un outil indispensable dont un centre


haut volume doit avoir une bonne maîtrise :
– en situation de sauvetage
lésions infranchissables au ballon
ou ne cédant pas aux fortes pressions
– pour l’abord des lésions fortement calcifiées
longues lésions sur artères grêles
lésions bourgeonnantes
lésions ostiales ou de bifurcation

Il peut également s’avérer utile pour traiter certaines resténoses intra stent :

Incontournable dans certaines situations :

Resténoses diffuses sur vaisseau calcifié, peu propice à la surexpansion du stent en place et à l’extrusion du matériel
En cas de malfaçon de la première angioplastie
fausse resténose par non ouverture du stent
montage de stents mal réalisé sur bifurcation
Full-size image (70 K)
Bien utilisé, le couplage rota-ballon pourrait donner un bon résultat durable, particulièrement en utilisant un ballon délivrant un principe actif ou en doublant le stent en place par un stent actif ayant la plus faible perte tardive possible (limus).
Full-size image (31 K)Rupture du guide Rotawire dans l’artère circonflexe responsable d’une perforation de l’artère bissectrice. Tentative de traitement de la perforation par un stent couvert (flèches).

28 avr. 2013

Lasix (furosémide)

Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le furosémide appartient à la classe des médicaments appelés diurétiques. Ce médicament est utilisé pour traiter l'œdème (une rétention d'eau) qui se produit lors d'une insuffisance cardiaque congestive et de certains désordres du foie, des reins et des poumons. Il s'utilise aussi pour maîtriser une pression artérielle élevée.
Le furosémide agit en augmentant le volume d'urine produite et excrétée et en éliminant le surplus d'eau retenu par l'organisme (l'œdème).
Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.
Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.


Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose initiale recommandée pour les adultes dans le traitement de l'œdème est de 40 mg à 80 mg. Si une réponse satisfaisante se produit dans les 6 heures qui suivent l'administration de la dose, celle-ci peut être réduite ou maintenue. Si l'œdème persiste pendant plus de 6 heures, on peut augmenter la dose par 20 mg à 40 mg.
La dose quotidienne recommandée pour les adultes varie de 20 mg à 200 mg de furosémide. Une fois la dose efficace déterminée pour une journée, on peut la fractionner en 1 à 3 prises par jour.
Pour le traitement de l'hypertension (une pression artérielle élevée), la dose de furosémide va de 20 mg à 40 mg 2 fois par jour. Une dose de 40 mg 2 fois par jour est généralement considérée comme la dose maximale pour traiter l'hypertension. Si la pression artérielle n'a pas été suffisamment réduite à cette dose, on peut ajouter d'autres médicaments pour la réduire davantage.
Les doses destinées aux enfants sont établies en fonction de leur poids corporel.
Le furosémide est mieux absorbé pris à jeun. Les résultats sont habituellement constatés en 1 heure et l'effet maximal s'observe au cours des 2 premières heures qui suivent l'administration de la dose. L'effet diurétique peut durer de 6 à 8 heures.
Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.
Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.
Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Solution orale
Chaque mL de solution d'aspect clair, légèrement jaunâtre, dégageant une odeur d'orange contient 10 mg de furosémide. Ingrédients non médicinaux : alcool, hydroxyanisole butylé, butylhydroxytoluène, glycérine, méthylparabène, orange naturelle, nitrogène, polysorbate 80 d'origine non animale, sorbate de potassium, eau purifiée, hydroxyde de sodium et sorbitol.
Comprimés
20 mg
Chaque comprimé blanc, rond, portant l'inscription « DLF » tracée en creux sur une surface, et le logo de Hoechst sur l'autre, contient 20 mg de furosémide. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, amidon et talc.
40 mg
Chaque comprimé jaune, rond portant les inscriptions « LASIX® » et « 40 » tracées en creux au-dessus et en-dessous de la barre de cassure de la face sécable, et le logo de Hoechst sur l'autre, contient 40 mg de furosémide. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, D et C jaune nº 10, AD et C jaune nº 6, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, amidon, et talc.
500 mg
Chaque comprimé jaune, rond, portant 2 barres de cassure sur l'une des faces, les lettres « D », « L » et « X » tracées en creux de part et d'autre des barres de cassure, et le logo de Hoechst (tour et pont) sur l'autre côté, contient 500 mg de furosémide. Ingrédients non médicinaux : cellulose, amidon de maïs, dioxyde de silice colloïdale, D et C jaune nº 10, AD et C jaune nº 6, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, glycolate d'amidon sodique, et talc.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Le furosémide ne devrait pas s'employer dans les circonstances ci-après :
  • une allergie au furosémide ou à l'un des ingrédients du médicament ;
  • une allergie aux médicaments de type sulfamide ;
  • un nourrisson souffrant de certaines affections (par ex. une incompatibilité rhésus, une cholémie familiale) ;
  • une jaunisse (un jaunissement des pigments de la peau et de l'œil), en particulier pour les nouveau-nés ;
  • une personne souffrant de déshydratation ;
  • une insuffisance rénale complète ;
  • la présence de taux de sodium ou de potassium extrêmement faible ;
  • un coma ou un pré-coma hépatique ;
  • une pression artérielle basse.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.
Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.
Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :
  • une vision brouillée ;
  • de la constipation ;
  • de la diarrhée ;
  • des étourdissements ou une sensation de tête légère, surtout quand vous vous levez rapidement après avoir été allongé ou assis ;
  • une sensibilité accrue de la peau aux rayonnements solaires ;
  • une perte d'appétit ;
  • des crampes ou des douleurs abdominales ;
  • des vomissements.
La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.
Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :
  • des douleurs articulaires ;
  • une douleur au bas du dos ou sur le côté ;
  • des mictions urinaires douloureuses ou difficiles ;
  • un tintement ou un bourdonnement dans les oreilles ou une perte d'audition ;
  • des signes de saignement (par ex. des saignements de nez, du sang dans l'urine, la présence de sang dans les crachats, une prolongation du temps de saignement des coupures) ;
  • des signes de troubles hépatiques (par ex. de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, une perte d'appétit, une perte de poids, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée, des selles pâles) ;
  • des signes de pancréatite (par ex. une douleur au côté supérieur gauche de l'abdomen, un mal de dos, de la nausée, une fièvre, des frissons, des battements de cœur rapides, un abdomen gonflé) ;
  • une éruption cutanée ou de l'urticaire ;
  • une douleur gastrique (intense) accompagnée de nausée et de vomissements ;
  • des infections inhabituelles (marquées par des symptômes comme de la fièvre ou des frissons, une diarrhée aiguë, un essoufflement, des étourdissements prolongés, des maux de tête, une raideur du cou, une perte de poids ou un manque d'énergie).
Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :
  • des signes d'une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, de la nausée et des vomissements ou une enflure du visage et de la gorge) ;
  • des signes d'une réaction cutanée grave (par ex. une éruption cutanée, la formation de cloques ou de taches rouges sur la peau, la formation de cloques dans la bouche, les yeux, les oreilles, le nez ; une irritation oculaire, une enflure des paupières et des symptômes semblables à ceux de la grippe).
Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.
Déshydratation : le furosémide est un diurétique puissant (pilule qui augmente l'excrétion de l'urine) qui, s'il est pris en quantité excessive, peut causer l'excrétion de grandes quantités d'urine et ainsi mener à la déshydratation. Parmi les symptômes de la déshydratation, on retrouve une sécheresse de la bouche, la soif, une réduction de l'excrétion d'urine, du larmoiement et de la sudation. Assurez-vous de boire suffisamment d'eau pour prévenir ces symptômes. Vous désirerez peut-être discuter avec votre médecin de l'apport approprié de liquides dans votre cas.
Diabète : le furosémide peut réduire la capacité de contrôler le taux de sucre sanguin des diabétiques. Les personnes atteintes de diabète et celles qui courent un risque accru de développer le diabète devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. On vous recommandera peut-être d'augmenter le nombre de contrôles du niveau de sucre sanguin que vous effectuez chaque jour.
Équilibre de l'eau et des électrolytes : ce médicament peut affecter les taux d'électrolytes comme le potassium, le sodium, le magnésium, le chlorure et le calcium. Votre médecin vérifiera périodiquement si l'équilibre entre ces diverses substances est constant. Les signes ou les symptômes précurseurs d'un déséquilibre liquidien et électrolytique comprennent :
  • de la confusion,
  • de la somnolence,
  • une sécheresse de la bouche,
  • une léthargie,
  • une pression artérielle basse,
  • de la douleur musculaire ou des crampes,
  • de la fatigue musculaire,
  • de la nausée et des vomissements,
  • des battements de cœur accélérés,
  • de l'agitation,
  • des convulsions,
  • de la soif,
  • de la faiblesse.
Au cours d'un traitement à long terme avec le furosémide, il est recommandé de suivre un régime alimentaire à forte teneur en potassium. Vous aurez peut-être également besoin de prendre des suppléments de potassium. Votre médecin suivra votre taux de potassium régulièrement à l'aide d'analyses de sang.
Goutte : des personnes qui emploient le furosémide pourraient subir un accès de goutte aigu. Les symptômes d'un accès de goutte aigu comportent une douleur subite, une enflure et une raideur dans l'articulation touchée, le plus souvent le gros orteil. Vous pourriez aussi faire de la fièvre. S'il s'agit de votre première crise de goutte, demandez des soins médicaux au plus tôt. Si vous avez déjà fait une crise par le passé, suivez les instructions que vous avez reçues de votre médecin.
Fonction rénale : les personnes dont la fonction rénale est altérée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Fonction hépatique : les personnes dont la fonction hépatique est altérée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Sulfamides : le furosémide est un dérivé des sulfamides et il peut causer une réaction allergique aux personnes allergiques à ces médicaments. Les personnes souffrant d'allergies aux sulfamides doivent discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Grossesse : les effets de la prise du furosémide pendant durant une grossesse sont inconnus. Ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.
Allaitement : le furosémide passe dans le lait maternel et peut également réduire partiellement la quantité de lait maternel produite. Si vous employez le furosémide, pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.
Aînés : les aînés peuvent être susceptibles de ressentir des effets secondaires plus intenses après la prise de furosémide.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le furosémide et l'un des agents ci-après :
  • les inhibiteurs de l'ECA (par ex. le lisinopril, l'énalapril, le fosinopril) ;
  • l'acide acétylsalicylique ou AAS ;
  • l'aliskirène ;
  • l'allopurinol ;
  • l'amifostine ;
  • les aminosides (par ex. l'amikacine, la gentamicine, la tobramycine) ;
  • les antagonistes du récepteur de l'angiotensine II ;
  • les médicaments antiépileptiques (par ex. la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne) ;
  • les antibiotiques céphalosporines (par ex. le cefprozil, le cefaclor) ;
  • l'hydrate de chloral ;
  • le cisplatine ;
  • les corticostéroïdes (par ex. l'hydrocortisone, la prednisone) ;
  • la cyclosporine ;
  • les médicaments servant à traiter le diabète (par ex. le glyburide, la rosiglitazone) ;
  • la digoxine ;
  • l'acide éthacrynique ;
  • les laxatifs ;
  • la réglisse ;
  • le lithium ;
  • les médicaments qui réduisent la pression artérielle ;
  • le méthotrexate ;
  • les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (par ex. l'ibuprofène, l'indométhacine, le naproxène) ;
  • le probénécide ;
  • la rispéridone ;
  • le sucralfate ;
  • la théophylline.
Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :
  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.
L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.
D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous employez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine (en fumant des cigarettes) ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.


 

27 avr. 2013

Les causes de la constipation

Constipation

(Selles dures, Difficulté à évacuer les matières fécales)

Description

La constipation se produit quand les selles ou produits de désassimilation se déplacent trop lentement le long du gros intestin. Les matières fécales qui restent dans l'intestin trop longtemps avant leur évacuation deviennent dures et sèches. Leur expulsion est éventuellement difficile, douloureuse et peu fréquente. Dans la majorité des cas, la constipation ne représente pas un danger. Elle ne constitue pas une affection, mais elle pourrait être un symptôme d'une affection.
Beaucoup de personnes se croient constipées alors qu'elles ne le sont pas, car elles ont entendu dire qu'il n'était pas normal d'aller à la selle moins de 1 fois par jour. En fait, aussi peu que 2 fois par semaine n'est pas problématique pour autant que vous puissiez aller à la selle quand vous en ressentez le besoin. Par contre, les nourrissons peuvent évacuer des matières fécales de 5 fois par jour à 1 fois tous les 3 ou 4 jours, et des bébés d'une santé florissante nourris exclusivement au sein peuvent même aller à la selle encore plus rarement.

Causes

Lorsque les aliments quittent l'estomac, ils ont été réduits en une bouillie qui n'est que partiellement digérée. Tout au cours de son passage dans le côlon (le gros intestin), les précieux liquides qu'elle contient sont récupérés par votre corps. Ce processus la transforme en matières fécales normales. Elles deviennent plus sèches et plus dures à mesure que leur séjour dans le côlon se prolonge.
Évidemment, leur quantité augmente plus vous attendez de vous rendre aux toilettes. L'évacuation de selles volumineuses et dures peut s'avérer douloureuse et difficile, et par conséquent les personnes concernées hésitent à aller aux toilettes, et de ce fait un cercle vicieux s'établit. La façon dont cette constipation chronique s'établit s'observe communément parmi les enfants. Elle s'amorce souvent quand ils commencent à fréquenter l'école. Beaucoup de jeunes enfants se retiennent trop longtemps d'aller à la selle, car ils évitent d'utiliser les toilettes à l'école.
Une constipation chronique peut durer des mois ou des années. Elle est habituellement causée par un régime alimentaire mal équilibré, une autre affection, ou l'habitude de renvoyer à plus tard le besoin de se rendre aux toilettes. Un régime alimentaire à faible teneur en fibres et un apport insuffisant en eau sont les principales causes de la constipation.
Des personnes pourtant en santé seront occasionnellement constipées, une période de constipation pourrait aussi être déclenchée par certaines affections comme :
  • une occlusion intestinale, notamment une tumeur ou une excroissance bénigne;
  • une insuffisance rénale chronique;
  • une hypothyroïdie;
  • le syndrome du côlon irritable;
  • des troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques ou une lésion de la moelle épinière;
  • un cancer du rectum ou du côlon.
Une constipation grave commence soudainement et dure quelques jours. Elle peut être provoquée par une obstruction, une inactivité prolongée, un médicament, de la déshydratation ou une défécation différée. Durant une grossesse, les femmes peuvent également souffrir de constipation lorsque leur utérus exerce une pression sur l'intestin. Quelquefois, une anesthésie générale peut ralentir les mouvements de l'intestin pendant les quelques jours qui suivent l'intervention chirurgicale. Parmi les autres causes occasionnelles, on retrouve l'empoisonnement au plomb et l'ingestion d'objets non digestibles.
Les médicaments ci-après peuvent ralentir le passage des matières fécales dans l'intestin et provoquer une constipation grave :
  • les anticonvulsivants indiqués dans le traitement de l'épilepsie;
  • les antidépresseurs;
  • les diurétiques;
  • les médicaments cardiaques comme les inhibiteurs calciques;
  • les suppléments de fer;
  • les médicaments antidouleur comme la codéine* et la morphine;
  • des médicaments contre la toux et le rhume renfermant du dextrométhorphane;
  • des antiacides.
Une surutilisation de laxatifs rend éventuellement les intestins moins sensibles au besoin d'expulser les matières fécales et entraîne une constipation chronique. Le fonctionnement des intestins devient alors lié au mécanisme d'action des laxatifs, une distension intestinale peut s'ensuivre et mener à une affection appelée mélanose du côlon (caractérisée par un dépôt de pigments foncés sur la paroi interne de l'intestin).
Les personnes alitées sont plus sujettes à la formation d'un blocage aigu grave désigné fécalome. Les selles doivent alors être évacuées par leur médecin.

Symptômes et Complications

Les symptômes de la constipation sont susceptibles de comporter :
  • la sensation que les intestins n'ont pas complètement été vidés;
  • une sensation de ballonnement abdominal accompagnée parfois d'un bruit évoquant un « grondement »;
  • des gaz;
  • de l'indigestion;
  • un ralentissement de la fréquence d'évacuation des selles;
  • des selles dures et sèches, difficiles à expulser;
  • une perte d'appétit;
  • de la douleur ou une pression dans le ventre;
  • un saignement provoqué par l'effort.
La constipation peut entraîner des complications. De grosses selles dures peuvent étirer l'anus et entraîner une déchirure de la peau. Ces fissures annales peuvent se révéler très douloureuses. Parfois, des selles vraiment très difficiles à expulser peuvent provoquer un prolapsus rectal quand une petite partie de la paroi intestinale fait saillie hors de l'anus et doit être fixée de nouveau à l'intérieur du corps.
Une constipation chronique augmente le risque de diverticulose. C'est ce qui se produit lorsque de petites poches appelées diverticules se forment sous la pression chronique accrue à l'intérieur de la couche musculaire de la paroi intestinale et qu'elles deviennent le siège d'une occlusion et d'une infection. Des efforts de défécation intenses et prolongés dus à une constipation chronique pourraient causer des hémorroïdes.

Diagnostic

Consultez votre médecin si la constipation est un problème. Un examen physique révélera la présence de selles dures dans votre intestin ou de masses anormales dans votre estomac. La consultation comportera aussi la vérification du tonus musculaire par le biais d'un examen par toucher rectal.
Votre médecin pourrait également prescrire une sigmoïdoscopie ou une coloscopie. Ce sont des examens effectués au moyen d'un tuyau muni d'une source lumineuse surmontée d'une caméra qui renvoie des images de la totalité ou d'une partie du gros intestin. Un lavement baryté permet de voir les anomalies du gros intestin sur un écran radioscopique. Ces interventions exigent une certaine préparation, car l'intestin doit être vide pour être vue à la radiographie.

Traitement et Prévention

La constipation peut se traiter médicalement, mais des modifications du mode de vie ont souvent une grande portée. Les pratiques ci-après sont recommandées pour soigner et prévenir la constipation :
  • évitez les médicaments qui ont des effets constipants;
  • faites des exercices physiques pour stimuler le passage des déchets le long de vos intestins;
  • buvez au moins 8 verres de liquides tous les jours – privilégiez l'eau;
  • adoptez un régime alimentaire à forte teneur en fibres alimentaires et à faible teneur en aliments traités;
  • augmentez votre apport quotidien en fibres pour que votre alimentation en comporte environ 25 g si vous êtes une femme, et 38 g si vous êtes un homme; une bonne source serait les grains entiers, surtout les graines de lin, les fruits et les légumes (qui accroissent le volume des selles et facilitent leur excrétion);
  • allez à la selle à la même heure (après le petit déjeuner, par exemple) afin de conditionner votre organisme;
  • consommez du jus de prunes, de la compote de pruneaux, ou des figues pour amollir les matières fécales (n'augmentez que progressivement la quantité afin d'avoir peu de gaz).
Les médicaments sont habituellement utilisés quand les modifications effectuées à votre régime alimentaire et à votre hygiène de vie s'avèrent inefficaces. La plupart des laxatifs doivent s'employer avec modération en cas de besoin :
  • les laxatifs qui augmentent le volume des selles stimulent la défécation;
  • des laxatifs enduisent les matières fécales d'un lubrifiant empêchant l'absorption de l'eau par l'intestin;
  • quelques laxatifs ont un effet irritant ou stimulant sur les parois de l'intestin dont ils stimulent les contractions qui aident le déplacement des selles vers la sortie;
  • des laxatifs agissent en retenant l'eau dans le côlon pour faciliter le passage des matières fécales le long des voies intestinales.
Les lavements et les émollients fécaux peuvent s'utiliser pour augmenter la quantité d'eau qui ramollira les selles. Ces produits sont utiles si vous ne devez pas ou si vous ne pouvez pas produire des efforts de défécation intenses et prolongés. Ce serait le cas si vous aviez des fissures anales ou un prolapsus rectal.
Ces médicaments sont également susceptibles d'entraîner une dépendance, par conséquent employez-les conformément aux directions de votre professionnel de la santé.

Pour de nombreuses personnes, aller aux toilettes est un exercice simple et qui va de soi. Pour d’autres, cependant, c’est un moment redouté. S’asseoir, forcer, attendre et ressentir de la frustration.

« Donc, est-ce que je suis atteint de constipation? »

C’est possible. La constipation est définie comme l’évacuation de selles ne procurant pas une satisfaction ou un soulagement. L’une ou l’autre des caractéristiques suivantes (ou les deux) doit également être présente : les selles sont peu fréquentes et sont évacuées difficilement1.

« Devrais-je connaître certains symptômes? »

Vous pourriez être constipé si vous1,4 :
  • devez fournir un effort important ou pousser avec beaucoup de force;
  • ressentez le besoin de déféquer à nouveau même si vous venez d’aller à la selle;
  • avez des selles dures ou grumeleuses;
  • avez besoin de passer beaucoup de temps aux toilettes pour passer une selle;
  • pressez sur ou autour de votre postérieur ou évacuez manuellement une selle.
Remarque : Vous pouvez être constipé même si vous ne présentez pas tous les symptômes qui précèdent.

« Alors, que puis-je faire? »

Pour bon nombre de personnes, les symptômes de la constipation se manifestent de temps à autre et disparaissent après un changement de régime alimentaire ou de style de vie. Chez certaines personnes, ces symptômes peuvent toutefois durer plus longtemps et se produire de façon répétée. Si ces symptômes durent plus de trois mois, cela peut signifier que votre constipation est « chronique », c’est-à-dire que vous faites régulièrement face à ce problème1.

« Cela me ressemble. »

En réalité, vous seriez étonné : En effet, ce profil est celui de nombreuses personnes. Il est donc important de parler ouvertement des troubles intestinaux. Votre santé ne devrait pas être un sujet tabou et encore moins vous faire honte. Après tout, vous n’êtes pas seul.

En plus d’avoir des conséquences négatives sur votre journée, la constipation n’est fort probablement pas un sujet dont vous avez envie de discuter avec qui que ce soit. On le comprend bien. Sachez toutefois que vous n’êtes pas seul – il est fort probable que vous connaissiez quelqu’un qui souffre aussi en silence.
La constipation peut toucher tout le monde, soit femmes, les hommes et les enfants. Les femmes semblent toutefois plus affectées que les hommes2. Heureusement, la constipation est habituellement un problème passager qui n’a aucune répercussion à long terme3.

En ce qui concerne les personnes aux prises avec la constipation chronique, une étude effectuée récemment a révélé que 27 % de la population avait été atteinte de constipation au cours des trois derniers mois2.

Femme constipéeDe plus, parce que la constipation est une source de frustration qui a été éprouvée par un grand nombre de personnes au Canada, elle est plus répandue qu’on ne le croirait. Alors, ne vous laissez pas intimider. Le moment est venu de prendre la situation en main, d’apprendre ce que vous devez faire pour résoudre ce problème et de consulter votre médecin sachant qu’il peut vous aider. Vous ne devriez pas avoir à souffrir – il existe des solutions!
Si vous êtes atteint de constipation, sachez qu’il peut exister de nombreux facteurs déclencheurs. Une modification du régime alimentaire, un manque d’exercice, une maladie ou certains médicaments peuvent tous entraîner des effets sur les intestins1.
Dans les cas de la constipation, ce sont ces changements qui peuvent entraîner un dysfonctionnement intestinal, et non pas un problème de structure interne2.
Toutefois, si dans votre cas il s’agit de constipation idiopathique, cela signifie que les médecins n’ont pas trouvé de cause sous-jacente pouvant expliquer la constipation dont vous êtes atteint3.
Le terme « idiopathique » signifie que vos symptômes ne peuvent pas être expliqués ni par une maladie, ni par un trouble, ni par les effets secondaires d’un médicament3. Ainsi, même si vous vous sentez autrement en bonne santé et que vous ne prenez pas (ou peu) de médicaments ou ne présentez aucune autre maladie sous-jacente, vous pourriez tout de même être atteint de de constipation.

Pour mieux comprendre la constipation,
il est utile de savoir de quelle manière le côlon fonctionne.

Le côlon, aussi appelé gros intestin, est le conduit tapissé de muscle qui achemine la nourriture du petit intestin au rectum où les déchets (communément appelés « selles ») sont éliminés de l’organisme. Le côlon absorbe l’eau des aliments et aide à pousser ces derniers vers le rectum grâce à ses muscles. Voilà pourquoi on parle parfois de « transit intestinal ». Les selles sont alors évacuées par le rectum lorsqu’on va à la toilette1.
Une fois dans le rectum, les selles ont perdu la majeure partie de leur contenu en eau (qui a été absorbée), ce qui leur confère leur aspect solide.
Trouble de la propulsion dans le côlonC’est à ce stade que la constipation affecte l’organisme. Chez certaines personnes, le côlon absorbe une trop grande quantité d’eau, ce qui est dû à des muscles trop lents ou paresseux. Le ralentissement du péristaltisme (mouvements des intestins), combiné au processus naturel d’extraction de l’eau des selles, peut donc rendre les selles dures et sèches, ce qui est courant dans les cas de constipation2.

« Est-ce pour cette raison que je ressens des ballonnements? »

Oui. Ceci peut expliquer pourquoi on se sent parfois ballonné ou léthargique2. Quelle que soit la cause, le résultat peut être extrêmement gênant, mais doit-on s’en inquiéter?
La constipation ne présente habituellement aucun danger. Contrairement à ce que vous avez pu entendre, rien ne prouve hors de tout doute que des toxines nocives s’accumulent dans l’organisme des personnes présentant une irrégularité3. Cependant, comme c’est le cas pour de nombreux problèmes de santé, la constipation peut entraîner des complications. En effet, certaines personnes qui forcent trop à la toilette peuvent avoir des hémorroïdes. D’autres personnes peuvent développer des fissures anales (déchirures de la peau autour de l’anus) qui sont causées par les selles dures qui étirent l’anneau musculaire autour de l’anus. Ces deux affections peuvent provoquer des saignements rectaux qui se manifestent par de petites stries rouge vif à la surface des selles1. Le fécalome est un autre problème causé par la constipation qui survient lorsque des selles dures s’accumulent dans l’intestin et le rectum de façon si serrée que le mouvement de poussée normal du côlon ne parvient pas à les expulser1.
Si vous présentez l’un de ces symptômes, consultez immédiatement votre médecin.

TYPES DE CONSTIPATION
Avant d’entreprendre une discussion portant sur des aspects précis de la constipation, il est utile d’en savoir plus au sujet des différents types de constipation.
Il existe deux principaux types de constipation : la constipation occasionnelle et la constipation chronique.
1. OCCASIONNELLE
Comme son nom l’indique, la constipation occasionnelle ne survient pas tous les jours. Bien que gênante, ce type de constipation est de courte durée et ne fait qu’interrompre temporairement votre routine habituelle. Dans bien des cas, des modifications au régime alimentaire, l’adoption d’un programme d’exercice physique ou le recours à des médicaments en vente libre permettent de la soulager.
2. CHRONIQUE
À l’inverse, la constipation chronique peut devenir une routine en soi. La plupart des personnes atteintes de constipation chronique présentent également des symptômes « typiques », soit un effort important, des selles dures ou grumeleuses, l’impression de ne pas avoir tout évacué. Ces symptômes semblent toutefois continuellement présents (les symptômes durent plus de trois mois)

Baclofène : et si c'était vrais ?

Suite à un commentaire sur un article posté sur les effets du Baclofène voila un autre de la part de M. Yves Brasey qui prétend que c’est grâce à ce médicament qu’il à lâché la bouteille, ou en fait qu’il la touche mois souvent qu’avant. Apparemment ce médicament l’a aidé à diminuer de fumer (de 50-75 cigarettes/jour à beaucoup moins)  
Je comprends que les fans du Baclofène piaffent en sachant qu'il leur faudra attendre, au mieux, encore un an avant de connaître le verdict de l'étude lancée pour tester son efficacité et, si le résultat est probant, pour qu'il soit prescrit, licitement, avec une posologie augmentée.
 
Cette durée ne me paraît pas choquante puisque le médicament doit faire ses preuves, en efficacité, innocuité relative des effets indésirables, maintien de la mythique nouvelle sobriété promise sur un laps de temps suffisamment long pour être significatif et absence d'aggravation de la qualité de vie.
 
Les prudents, qui croient au miracle, attendront la sentence. Les audacieux pourront toujours assiéger leur médecin et tenter, à leurs risques et périls, de s'en faire prescrire immédiatement.
 
Le texte suivant est apparu sur  http://www.dna.fr et le clip suivant vient de youtube
 
« Maintenant, je peux boire un whisky sans avoir envie de finir la bouteille » affirme M. Yves Brasey pour dna.fr. 
Des personnes racontent comment elles sont devenues « indifférentes » à l’alcool grâce au Baclofène.
Après les « premières bringues » à 17 ans, le service militaire où la bière coule à flots et « où il n’y a que ça à faire », sont venus les postes à responsabilité, la création de son entreprise, la surcharge de travail… peu à peu, le soir, le whisky a remplacé la bière.
« Je cherchais l’ivresse par rapport à une certaine timidité. On ne peut pas dire quand on bascule… Je savais que j’avais un problème mais je me considérais comme un fêtard », se souvient Yves Brasey, 58 ans, entre café et cigarettes, dans le séjour de sa maison familiale près de Saint-Bonnet-le-Château (Rhône-Alpes).
« En fait, j’étais un bon alcoolique qui vivait dans le déni… mais tous les traitements parlaient de s’arrêter à vie et, pour moi, il n’en était pas question », reconnaît cet informaticien, en évoquant ces copains « passés de cure en cure », ceux qui sont morts et « le seul qui a réussi à devenir abstinent » mais dont il n’a plus de nouvelles.

Published on Mar 22, 2012
P. Jaury parle du baclofène au JT de 2h FR2 du 22 mars 2012
 
Sur un buffet de la cuisine, se dressent une demi-douzaine de bouteilles d’apéritifs et de vin, bien pleines. « Avant, ça n’était pas possible ça », sourit-il. Avant qu’il n’entende parler, à la radio, d’un médicament « qui permettait d’avoir une consommation raisonnable » : « C’était en février 2010, juste avant le tunnel du Fréjus : j’allais au carnaval de Venise… »
Yves Brasey se plonge dans des articles et le livre du Dr Olivier Ameisen, « Le dernier verre », où ce cardiologue raconte comment il s’est « guéri » de l’alcool en s’administrant à haute dose du baclofène.
Illustration sur le Baclofène, relaxant musculaire, qui permettrait de lutter contre l'alcoolisme (VALINCO/SIPA)« Entre ça et l’alcool, c’est vite vu ! »
Faute de trouver un médecin maîtrisant cette utilisation, Yves Brasey s’appuie sur le livre : « En 18 jours, je suis monté à 140 mg et du jour au lendemain, j’ai compris ce qui s’appelait « l’indifférence ». Le 21 mars 2010, mon problème avec l’alcool était réglé. Maintenant, je peux boire un whisky sans avoir envie de finir la bouteille. Le plus souvent, je ne bois rien à midi et le soir jamais plus d’un verre de vin ; quelque fois un apéritif ou deux quand il y a un ami », explique ce militant devenu vice-président de l’association Baclofène (1) par « devoir envers (ses) concitoyens malades ».
Sur le forum – 3 000 visites quotidiennes, 3 500 inscrits – il encourage, recense les guérisons (150 « déclarées » depuis janvier), donne en message privé les noms des médecins qui prescrivent du baclofène à haute dose. Notamment aux patients du Rhône où c’est « particulièrement le désert », comme Michel et Rose (2) en ont fait l’expérience.
« Mon médecin m’a sermonné : le baclofène ça ne sert à rien, au lieu d’en prendre vous devriez compter sur votre volonté », raconte Michel qui se décrit comme un « buveur occasionnel mais qui ne sait pas s’arrêter ». Et à qui l’alcool a coûté cher : pertes d’argent au jeu, retrait de permis, prison…
Alors Michel est allé voir un médecin de la Loire et a suivi les « recettes de cuisine » d’Yves. Il a dû surmonter de lourds effets secondaires – « j’étais énervé, je dormais mal, je vomissais » – et atteindre une très forte dose (360 mg/jour) pour arriver un jour à ne plus boire « qu’une bière sans avoir envie d’une autre ». Redescendu à un dosage moins fort, il a fini par trouver un généraliste et une alcoologue près de chez lui.
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Rose, elle, a raconté au pharmacien que son médecin était en vacances pour avoir plus de boîtes. À l’inverse de Michel, elle a été « très receptive ». « Dès 40 mg, je suis passée de 3 bouteilles à 3 verres par jour mais il m’a fallu 140 mg pour atteindre l’indifférence.
Là, je peux boire un kir, je sais que je ne finirais pas la bouteille et parfois même pas le verre. C’est miraculeux ! », se réjouit la jeune femme de 35 ans qui souffrait depuis 5 ans « d’une grosse dépendance » contre laquelle une psychothérapie, des antidépresseurs, des anxiolytiques et l’Aotal n’avaient eu aucun effet. Aujourd’hui, elle se sent plus « apaisée » avec le baclofène qu’avec les anxiolytiques.
Aucun des trois ne s’inquiète d’éventuels effets graves à long terme. « En près de 40 ans, il n’a eu aucun mort », souligne Yves. Tandis que pour Rose : « Prendre à vie 3, 4 ou 10 comprimés par jour, ce n’est pas un souci. Entre ça et l’alcool, c’est vite vu ! »
 
NOTE:
Définition Larousse de l'alcoolisme :
- Dépendance à l’égard de l’alcool et ensemble de manifestations pathologiques qui en résultent
 
* ou une autre définition :
- Dépendance à l'alcool, Consommation d'alcool, Consommation excessive d'alcool.

Description

On estime que quelque 75 % de la population consomment de l'alcool. Pour environ 10 % de ces personnes, cette consommation entraînera de graves problèmes pour leur santé, elle aura des répercussions dans leur travail, leur situation financière, leurs rapports avec les membres de leur famille et leurs amis. Quand une personne consomme de l'alcool malgré le mal qu'elle cause à sa santé et à son bien-être, on considère qu'il s'agit d'une consommation excessive d'alcool (ou d'une dépendance à l'alcool) ou d'alcoolisme.
Les hommes courent un risque 5 fois plus élevé que les femmes de souffrir d'alcoolisme. Toutefois, l'incidence de l'alcoolisme parmi les femmes a augmenté au cours des 30 dernières années.

Causes

 
L'alcoolisme est un trouble médical. Bien que la cause exacte de l'alcoolisme soit inconnue, des études ont montré qu'il est de plus en plus prouvé que la prédisposition à cette maladie peut être héréditaire et que les risques d'en être atteint augmentent de façon importante chez les familles dont des membres (notamment les parents et les frères et sœurs) ont une dépendance à l'alcool.
Les autres facteurs de risque comprennent un trouble psychiatrique comme la schizophrénie, la dépression ou des troubles anxieux. La pauvreté, l'isolation sociale et la timidité peuvent aussi constituer des facteurs de risque.
En outre, la façon dont le corps d'une personne traite l'alcool peut avoir des répercussions sur le risque de dépendance à l'alcool. La recherche a montré que les personnes qui ont besoin de relativement plus d'alcool pour obtenir un effet sont plus susceptibles de souffrir d'une dépendance à l'alcool.
Toutes les drogues influent sur un « mécanisme de récompense » dans le cerveau. Si, chaque fois qu'une personne consomme une drogue, elle se sent bien, cela l'incite généralement à vouloir en consommer de nouveau. Cette caractéristique commune pourrait expliquer pourquoi les gens font une consommation excessive des drogues - y compris l'alcool. Comme c'est le cas pour la plupart des drogues, cependant, si vous en consommez régulièrement, votre corps aura besoin de prendre des quantités de plus en plus grandes de la substance pour obtenir le même effet. Ce phénomène s'appelle la tolérance et il peut constituer le facteur contributif final à la dépendance à une drogue ou à l'alcool.
 

Symptômes et Complications

 
L'alcool est un poison pour plusieurs types de cellules humaines. En faible quantité, l'alcool inhibe l'activité de ces cellules. À des doses élevées, l'alcool peut les tuer. Bien que la plupart des drogues qui agissent sur le cerveau stimulent la production d'hormones cérébrales, notamment la sérotonine et la dopamine, l'alcool, au contraire, diminue les concentrations de ces substances chimiques particulières tout en augmentant celles d'autres substances. L'alcool agit comme un dépresseur du système nerveux - il exerce l'effet chimique opposé d'un médicament antidépresseur. Néanmoins, parce que l'alcool diminue l'activité dans la partie du cerveau qui maîtrise et inhibe les comportements, la plupart des gens trouvent que cet effet est agréable lorsqu'ils consomment une quantité modérée d'alcool.
Lorsque l'alcool est consommé à des doses plus élevées, il devient vite évident que c'est une substance toxique. Les principaux symptômes de cette intoxication sont des vomissements, la stupeur, les changements du comportement et une altération importante du système nerveux central, puis une déshydratation et un violent mal de tête. À doses élevées, l'alcool peut tuer parce qu'il supprime la fonction respiratoire ou la fonction cardiaque.
Même à des doses non létales, l'alcool peut aussi causer la mort. C'est ce qui se produit avec la pneumonie de déglutition quand les personnes profondément endormies après une nuit de beuverie s'étouffent lorsque leurs vomissements sont inhalés dans les poumons. Dans des conditions normales, le réflexe pharyngé prévient l'aspiration des vomissements, mais lorsque le système nerveux est déprimé, ce réflexe ne fonctionne pas normalement.
Par ailleurs, une personne qui consomme de l'alcool alors qu'elle est à jeun risque de faire une crise d'hypoglycémie, c'est-à-dire que l'alcool provoque une brusque chute du taux de sucre dans le sang. Des symptômes neurologiques tels que la stupeur ou un comportement anormal apparaissent et, dans des cas graves, un coma ou des convulsions. Une personne à jeun depuis relativement longtemps risque donc de se retrouver à l'hôpital en raison de cette hypoglycémie même si son taux d'alcool éthylique dans le sang est inférieur à la limite permise pour conduire un véhicule. Cette situation est particulièrement dangereuse pour une personne atteinte de diabète et prenant de l'insuline pour abaisser son taux de sucre sanguin.
La consommation excessive d'alcool pendant de longues années peut entraîner les problèmes de santé chroniques ci-après :
  • des arythmies - des rythmes cardiaques anormaux qui peuvent causer la mort subite même pour une jeune personne si elle consomme de l'alcool de façon excessive;
  • le béribéri (une carence en vitamine B1) - les personnes qui ont une dépendance à l'alcool manquent fréquemment de vitamine B1 (la thiamine); cette déficience peut être à l'origine de lésions cardiaques et d'une dégénérescence mentale;
  • des lésions cérébrales - l'alcool tue les cellules du cerveau;
  • le diabète;
  • des lésions cardiaques (une myocardiopathie) - caractérisées par des changements de la taille et de la structure du cœur;
  • une hypertension artérielle (une pression sanguine élevée);
  • une maladie du foie, comme la cirrhose;
  • une perte de sensibilité au niveau des mains, des pieds et d'autres régions du corps causée par des effets sur le système nerveux;
  • des ulcères d'estomac et des gastrites (une inflammation de la muqueuse de l'estomac).
Ce ne sont là que quelques troubles étroitement liés à l'alcoolisme. En fait, une consommation excessive d'alcool augmente le risque de survenue de presque toutes les maladies.
On a observé que la consommation d'alcool pendant la grossesse avait des effets néfastes sur l'enfant à naître. La recherche a montré que même de petites quantités d'alcool consommées pendant la grossesse peuvent entraîner des changements neurologiques pour le fœtus en développement. Une consommation modérée d'alcool pendant la grossesse peut mener à la naissance d'un enfant atteint du syndrome d'alcoolisme fœtal - un syndrome neurologique grave qui cause des lésions intellectuelles et mentales permanentes.

Diagnostic

La plupart des personnes savent fort bien si elles maîtrisent leur consommation d'alcool ou si c'est l'alcool qui contrôle leur vie. Lorsqu'une personne se sent coupable au sujet de sa consommation d'alcool, il y a de fortes chances qu'elle ait un problème d'alcool.
Voici d'autres signes de dépendance à l'alcool :
  • éprouver de la contrariété quand quelqu'un suggère de moins boire;
  • consommer de l'alcool même lorsque les conséquences pourraient être néfastes (par ex. au travail);
  • prendre de l'alcool le matin pour faire face à la journée;
  • boire souvent plus qu'on l'a prévu lors de réunions sociales;
  • cacher des bouteilles d'alcool à la maison ou au travail;
  • boire seul ou en cachette;
  • ressentir du désintérêt à l'égard des activités et des loisirs qui procuraient du plaisir.
Si vous croyez que vous courez un risque de dépendance à l'alcool, ou si c'est le cas pour une personne qui vous est chère, obtenez de l'aide. Diverses ressources sont disponibles. Consultez la section « Traitement et prévention » ci-après pour des détails supplémentaires.

Traitement et Prévention

Certaines personnes manifestent des symptômes physiques graves lorsqu'elles essaient de s'abstenir de boire de l'alcool. Les hallucinations et le delirium tremens, considérés comme des symptômes d'intoxication, sont en fait causés par une brusque sobriété. Les personnes qui ont une dépendance à l'alcool présentent des symptômes comme la peur, la confusion, une fièvre et un pouls rapide lorsque la drogue n'est plus dans leur système. Le traitement en milieu hospitalier et la prise de médicaments anxiolytiques peuvent aider à atténuer les effets physiques pendant cette phase de sevrage.
Pour la plupart des personnes qui cessent de boire, le plus grand danger est de recommencer à consommer de l'alcool (c'est une rechute).
Il n'est pas facile d'amener un être cher à rechercher de l'aide pour une dépendance à l'alcool, puisque la plupart des personnes nient ce problème (ce déni est lié aux changements cognitifs associés à la maladie). Il se peut que vous ayez à soulever le sujet plus d'une fois et que vous ayez à faire participer des amis et des membres de la famille à la discussion pour montrer à quel point cela vous préoccupe. Il est préférable d'aborder le sujet calmement, sans lancer d'accusations et en mettant l'accent sur le soutien de la personne concernée. Mentionnez des comportements et des événements précis qui ont causé vos préoccupations plutôt que de parler d'une façon générale.
Sachez qu'il existe diverses interventions efficaces pour traiter l'alcoolisme. Certaines personnes seront en mesure de modifier ou de cesser leur consommation d'alcool après qu'une personne en qui elles ont confiance ait mentionné les effets dévastateurs de leur comportement. Malheureusement, les interventions de la famille et des amis ne suffisent que dans une minorité de cas.
Le mouvement des Alcooliques Anonymes (les AA) peut constituer un choix possible. Reconnu pour son programme en 12 étapes, cet organisme international peut s'avérer d'une grande utilité pour de nombreuses personnes grâce aux efforts personnels et au soutien des pairs. Pour obtenir de plus amples renseignements, cherchez le numéro de téléphone de l'organisme AA dans votre annuaire local.
Par ailleurs, de nombreuses collectivités ont accès à divers programmes de dépendance à l'alcool bénéficiant d'un soutien public et il existe également beaucoup de programmes privés. Consultez votre professionnel des soins de santé pour savoir quels types de services sont disponibles.
Plusieurs médicaments peuvent aussi aider lorsqu'ils sont utilisés en combinaison avec d'autres formes de traitement. Ces médicaments agissent de manières différentes. Certains suppriment le besoin impérieux de boire (par ex. le naltrexone*), certains causent des réactions physiques désagréables lors de la consommation d'alcool (par ex. le disulfirame) et d'autres atténuent les symptômes physiques associés au sevrage (par ex. le diazépam et la clonidine).
 

*Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (le nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.
Le Baclofène, possible pilule miracle
 
Si la simple absorption d'un médicament permet de supprimer l'angoisse, la dépression, l'envie irrépressible de boire, l'essentiel du mal-être, et de retrouver un être vivable, en pleine possession de ses moyens, "comme neuf", il ne faudrait surtout pas s'en priver. Il est possible que le Baclofène soit une pilule miracle pour une certaine catégorie de patients. Et tant mieux.
 
Mais attention au miroir aux alouettes ! L'alcoolodépendant qui veut s'en sortir fait des multitudes d'expériences, essaie des médicaments, des médecins, des techniques et, le plus souvent, avec ses trucs, sa volonté, inlassablement, essaie de s'en sortir seul. Ça ne marche pratiquement jamais, durablement.   
 
La chimie peut aider, mais elle ne peut pas suffire, dans une affection qui n'est pas seulement physique mais aussi psychologique, psychosociale, voire spirituelle, à soigner, a fortiori à "guérir", cette sorte de maladie.
Fétichisme du verre d'alcool de temps en temps
 
Avec le Baclofène, une promesse curieuse semble faite : les anciens patients pourraient boire un verre de temps en temps, sans conséquence, c'est-à-dire sans rechuter dans la dépendance. Il me paraît surprenant que la possibilité de prendre un verre et de s'arrêter puisse séduire longtemps un alcoolique. Mais il y a peut-être à mettre à jour une sous-population d'hybrides.
 
Car, pour l'heure, la possibilité de reboire impunément est totalement exclue par les alcooliques membres des associations d'entraide, et par la majorité des alcoologues qui prennent la peine de vérifier si le patient est dépendant ou pas. Les rechutes peuvent être dramatiques, mortelles, et les rares personnes qui arrivent, vaguement, à "gérer" ont une qualité de vie peu enviable.
 
Le fétichisme sur un verre d'alcool de temps en temps est étrange. Pour quoi faire ? Pour paraître "normal" ? Socialement normal, mentalement normal ? Pour se le faire croire ? Une coupe de champagne : pour le goût ? pour l'effet psycho-actif ? comme cache-misère pour refuser de passer pour un alcoolique démasqué par son abstinence ?
 
Accepter de ne plus boire impunément
 
Ce qui sauve le mieux les alcoolodépendants, ce qui leur permet de recouvrer ou de découvrir une véritable qualité de vie est d'admettre leur nouvelle condition. Un alcoolodépendant a perdu, définitivement, sa capacité à contrôler sa consommation d'alcool, et ne peut plus désormais boire impunément. Comprendre et accepter ceci, puis désirer stopper toute consommation d'alcool, est la seule exigence de base pour commencer à s'en sortir.
 
La conduite la plus payante pour un alcoolodépendant est de s'abstenir d'alcool, de ne pas rester seul, et de se faire aider en allant s'insérer dans un groupe d'entraide.
 
Le malade classique n'en a aucune envie, l'évolution de l'alcoolisme impliquant un repli sur soi. Mais les faits parlent d'eux-mêmes : au bout d'un an, les deux tiers des gens qui ont acquis ou maintenu une abstinence sont ceux qui fréquentent un groupe. S'ils continuent à voir leur médecin, ou font une psychothérapie, ils consolident.
 
Cette façon de se soigner est immédiatement accessible. Pas besoin d'attendre les conclusions d'une étude sur le Baclofène sauveur. Les centres de soin, les réunions des associations existent. On peut se faire aider efficacement tout de suite.
 
À défaut d'éviter les 120 morts quotidiens immédiatement, on peut commencer à atténuer, notablement, les désastres individuels et familiaux. Mais si on veut continuer à boire, ou attendre le salut d'une pilule miracle, seul dans son coin, ce sera plus hypothétique.
 
Hors alcool
 
Il faudrait aussi arrêter de diaboliser l'abstinence et d'idolâtrer le prétendu "craving". L'envie de boire est une torture permanente uniquement si l'on n'a pas admis l'évidence de son nouvel état. Quand on veut, plein de superbe, continuer à régenter son destin de buveur d'alcool déchu. Mais ceux qui acceptent la principale nécessité de leur condition, apprennent à éliminer les stress, cessent d'être dans la nostalgie et dans la peur du qu'en dira-t-on, entament une vie nouvelle. Ceci demande un peu de courage et de travail, mais les fondations sont plus solides.
 
Les pourcentages de rechute allégués par les militants du Baclofène sont aberrants et sans doute fondés sur une partie de la population qui se trompe dans le suivi des soins : il y a beaucoup de gens qui ne rechutent jamais, qui ont cessé de boire de l'alcool depuis des dizaines d'années, et qui vivent comme des papes. Ils ont cessé de se polariser sur cette obsession d'absorption d'alcool, se sont soignés, en particulier avec leurs semblables, et vivent maintenant complètement hors alcool.
 
Il peut, Dieu merci, y avoir autre chose dans la vie que de picoler et de souffrir !

Le Rotablator®

Le Rotablator® est le traitement de choix des lésions coronaires calcifiées. Il ne doit pas être utilisé de façon systématique mais au cas par cas, à chaque fois qu’un élément pourrait compromettre la mise en place et le bon déploiement d’un stent. Les complications sont rares mais graves. Plusieurs cas d’utilisation off label ont été rapportés dans la littérature sans majoration des complications.

Full-size image (86 K)L'athérectomie rotative est une des techniques interventionnelles de seconde génération qui ont élargi les indications de la revascularisation myocardique percutanée. L'ablation sélective de la plaque athéromateuse effectuée par le Rotablator® permet un élargissement important de la lumière artérielle. Des études cliniques ont démontré que l'athérectomie rotative peut être réalisée en toute sécurité et de façon efficace, mais cette technique est généralement réservée aux lésions peu favorables à l'angioplastie par ballonnet, en particulier aux lésions très calcifiées. Cet article décrit les principes de l'athérectomie rotative et fait le point sur ses applications en fonction des caractéristiques spécifiques des lésions.
L’athérectomie rotative prépare l’action du ballon et du stent afin d’obtenir
à moindre risque un meilleur résultat.
Le fraisage

– abrase toute aspérité et bourgeon athéromateux intra-luminal
– améliore la distensibilité de l’artère, décroute l’arc calcaire,
– diminue le stress d’étirement, limitant le risque de macrodissection,
– taille un chenal lisse et régulier au sein de l’athérome
Plus la lésion est rigide, fibro-calcifiée, plus ce mordançage (debulking)

est utile pour faciliter et sécuriser l’angioplastie…
Les centres expérimentés ont rapidement appris à maîtriser le rotablator en situation de sauvetage sur des lésions indilatables et l’ont adopté pour sécuriser l’angioplastie des lésions complexes, notamment calcifiées, à une époque où les stents n’étaient utilisés qu’en stent-by …
Rotablator en bail-out
Série rétrospective de 67 patients traités par rotablator après échec d’angioplastie à une pression d’au moins 12 B.


– Succès primaires : 96%
– IDM non Q : 6%
– IDM avec ondes Q : 0
– Chirurgie en urgence : 0
– Décès : 0
Pression d’inflation efficace après rota : <6B chez 78% et <10B chez 98%
Taux de resténoses : 36%
ERBAC study
Reifart N et al. Circulation 1997 ; 96 : 91-8.
Etude randomisée portant sur 685 patients porteur de lésions natives complexes, comparant l’efficacité du ballon (222 pts), du laser (232 pts) et du rotablator (231 pts)
End point : lésion résiduelle <50% sans décès, ni infarctus, ni pontage en urgence
Angioplastie des lésions calcifiées
La présence de calcifications à l’ampli de brillance augure
– un moins bon résultat primaire
– d’avantage de dissections
– une augmentation du risque de l’ATC
Le rotablator nous a permis de traiter ces lésions, qui sont souvent des contre-indications à la chirurgie, dès le début des années 90, permettant d’étendre les indications de l’angioplastie à certains patients inopérables, voire aux échecs de la chirurgie (stand-by reverse)


Le rotablator est un outil indispensable, mais attention aux complications
Spasmes réfractaires

Troubles conductifs et rythmiques
Verrous circulatoires
Dissections plus ou moins grave
Création d’un néochenal sous adventiciel
Rupture de coronaire…
Rupture du guide
Rotablator captivus
Le plus souvent évitables par une bonne stratégie et une technique irréprochable… mais sa courbe d’apprentissage et le maintien d’un bon niveau d’entrainement sont difficilement conciliables avec la relative rareté de ses indications !
Synergie Rotablator-Stent
Le rotablator
– décroûte l’arc calcifié,
– améliore la compliance de l’artère,
– lisse les aspérités pariétales,
– prépare un tunnel cylindrique,
– facilite l’introduction du stent,
– limite le risque de déchirure du polymère,
– favorise une bonne apposition à la paroi.

Le stent

– stabilise les dissections dues au rota et au ballon
– augmente le gain initial par sur-expansion de l’artère
– diminue le risque de resténose, en particulier les DES

Que reste-t-il des indications du rotablator en 2013 ?

Le rotablator demeure un outil indispensable dont un centre


haut volume doit avoir une bonne maîtrise :
– en situation de sauvetage
lésions infranchissables au ballon
ou ne cédant pas aux fortes pressions
– pour l’abord des lésions fortement calcifiées
longues lésions sur artères grêles
lésions bourgeonnantes
lésions ostiales ou de bifurcation

Il peut également s’avérer utile pour traiter certaines resténoses intra stent :

Incontournable dans certaines situations :

Resténoses diffuses sur vaisseau calcifié, peu propice à la surexpansion du stent en place et à l’extrusion du matériel
En cas de malfaçon de la première angioplastie
fausse resténose par non ouverture du stent
montage de stents mal réalisé sur bifurcation
Full-size image (70 K)
Bien utilisé, le couplage rota-ballon pourrait donner un bon résultat durable, particulièrement en utilisant un ballon délivrant un principe actif ou en doublant le stent en place par un stent actif ayant la plus faible perte tardive possible (limus).
Full-size image (31 K)Rupture du guide Rotawire dans l’artère circonflexe responsable d’une perforation de l’artère bissectrice. Tentative de traitement de la perforation par un stent couvert (flèches).

Lasix (furosémide)

Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le furosémide appartient à la classe des médicaments appelés diurétiques. Ce médicament est utilisé pour traiter l'œdème (une rétention d'eau) qui se produit lors d'une insuffisance cardiaque congestive et de certains désordres du foie, des reins et des poumons. Il s'utilise aussi pour maîtriser une pression artérielle élevée.
Le furosémide agit en augmentant le volume d'urine produite et excrétée et en éliminant le surplus d'eau retenu par l'organisme (l'œdème).
Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.
Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.


Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose initiale recommandée pour les adultes dans le traitement de l'œdème est de 40 mg à 80 mg. Si une réponse satisfaisante se produit dans les 6 heures qui suivent l'administration de la dose, celle-ci peut être réduite ou maintenue. Si l'œdème persiste pendant plus de 6 heures, on peut augmenter la dose par 20 mg à 40 mg.
La dose quotidienne recommandée pour les adultes varie de 20 mg à 200 mg de furosémide. Une fois la dose efficace déterminée pour une journée, on peut la fractionner en 1 à 3 prises par jour.
Pour le traitement de l'hypertension (une pression artérielle élevée), la dose de furosémide va de 20 mg à 40 mg 2 fois par jour. Une dose de 40 mg 2 fois par jour est généralement considérée comme la dose maximale pour traiter l'hypertension. Si la pression artérielle n'a pas été suffisamment réduite à cette dose, on peut ajouter d'autres médicaments pour la réduire davantage.
Les doses destinées aux enfants sont établies en fonction de leur poids corporel.
Le furosémide est mieux absorbé pris à jeun. Les résultats sont habituellement constatés en 1 heure et l'effet maximal s'observe au cours des 2 premières heures qui suivent l'administration de la dose. L'effet diurétique peut durer de 6 à 8 heures.
Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.
Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.
Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Solution orale
Chaque mL de solution d'aspect clair, légèrement jaunâtre, dégageant une odeur d'orange contient 10 mg de furosémide. Ingrédients non médicinaux : alcool, hydroxyanisole butylé, butylhydroxytoluène, glycérine, méthylparabène, orange naturelle, nitrogène, polysorbate 80 d'origine non animale, sorbate de potassium, eau purifiée, hydroxyde de sodium et sorbitol.
Comprimés
20 mg
Chaque comprimé blanc, rond, portant l'inscription « DLF » tracée en creux sur une surface, et le logo de Hoechst sur l'autre, contient 20 mg de furosémide. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, amidon et talc.
40 mg
Chaque comprimé jaune, rond portant les inscriptions « LASIX® » et « 40 » tracées en creux au-dessus et en-dessous de la barre de cassure de la face sécable, et le logo de Hoechst sur l'autre, contient 40 mg de furosémide. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, D et C jaune nº 10, AD et C jaune nº 6, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, amidon, et talc.
500 mg
Chaque comprimé jaune, rond, portant 2 barres de cassure sur l'une des faces, les lettres « D », « L » et « X » tracées en creux de part et d'autre des barres de cassure, et le logo de Hoechst (tour et pont) sur l'autre côté, contient 500 mg de furosémide. Ingrédients non médicinaux : cellulose, amidon de maïs, dioxyde de silice colloïdale, D et C jaune nº 10, AD et C jaune nº 6, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, glycolate d'amidon sodique, et talc.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Le furosémide ne devrait pas s'employer dans les circonstances ci-après :
  • une allergie au furosémide ou à l'un des ingrédients du médicament ;
  • une allergie aux médicaments de type sulfamide ;
  • un nourrisson souffrant de certaines affections (par ex. une incompatibilité rhésus, une cholémie familiale) ;
  • une jaunisse (un jaunissement des pigments de la peau et de l'œil), en particulier pour les nouveau-nés ;
  • une personne souffrant de déshydratation ;
  • une insuffisance rénale complète ;
  • la présence de taux de sodium ou de potassium extrêmement faible ;
  • un coma ou un pré-coma hépatique ;
  • une pression artérielle basse.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.
Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.
Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :
  • une vision brouillée ;
  • de la constipation ;
  • de la diarrhée ;
  • des étourdissements ou une sensation de tête légère, surtout quand vous vous levez rapidement après avoir été allongé ou assis ;
  • une sensibilité accrue de la peau aux rayonnements solaires ;
  • une perte d'appétit ;
  • des crampes ou des douleurs abdominales ;
  • des vomissements.
La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.
Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :
  • des douleurs articulaires ;
  • une douleur au bas du dos ou sur le côté ;
  • des mictions urinaires douloureuses ou difficiles ;
  • un tintement ou un bourdonnement dans les oreilles ou une perte d'audition ;
  • des signes de saignement (par ex. des saignements de nez, du sang dans l'urine, la présence de sang dans les crachats, une prolongation du temps de saignement des coupures) ;
  • des signes de troubles hépatiques (par ex. de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, une perte d'appétit, une perte de poids, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée, des selles pâles) ;
  • des signes de pancréatite (par ex. une douleur au côté supérieur gauche de l'abdomen, un mal de dos, de la nausée, une fièvre, des frissons, des battements de cœur rapides, un abdomen gonflé) ;
  • une éruption cutanée ou de l'urticaire ;
  • une douleur gastrique (intense) accompagnée de nausée et de vomissements ;
  • des infections inhabituelles (marquées par des symptômes comme de la fièvre ou des frissons, une diarrhée aiguë, un essoufflement, des étourdissements prolongés, des maux de tête, une raideur du cou, une perte de poids ou un manque d'énergie).
Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :
  • des signes d'une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, de la nausée et des vomissements ou une enflure du visage et de la gorge) ;
  • des signes d'une réaction cutanée grave (par ex. une éruption cutanée, la formation de cloques ou de taches rouges sur la peau, la formation de cloques dans la bouche, les yeux, les oreilles, le nez ; une irritation oculaire, une enflure des paupières et des symptômes semblables à ceux de la grippe).
Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.
Déshydratation : le furosémide est un diurétique puissant (pilule qui augmente l'excrétion de l'urine) qui, s'il est pris en quantité excessive, peut causer l'excrétion de grandes quantités d'urine et ainsi mener à la déshydratation. Parmi les symptômes de la déshydratation, on retrouve une sécheresse de la bouche, la soif, une réduction de l'excrétion d'urine, du larmoiement et de la sudation. Assurez-vous de boire suffisamment d'eau pour prévenir ces symptômes. Vous désirerez peut-être discuter avec votre médecin de l'apport approprié de liquides dans votre cas.
Diabète : le furosémide peut réduire la capacité de contrôler le taux de sucre sanguin des diabétiques. Les personnes atteintes de diabète et celles qui courent un risque accru de développer le diabète devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. On vous recommandera peut-être d'augmenter le nombre de contrôles du niveau de sucre sanguin que vous effectuez chaque jour.
Équilibre de l'eau et des électrolytes : ce médicament peut affecter les taux d'électrolytes comme le potassium, le sodium, le magnésium, le chlorure et le calcium. Votre médecin vérifiera périodiquement si l'équilibre entre ces diverses substances est constant. Les signes ou les symptômes précurseurs d'un déséquilibre liquidien et électrolytique comprennent :
  • de la confusion,
  • de la somnolence,
  • une sécheresse de la bouche,
  • une léthargie,
  • une pression artérielle basse,
  • de la douleur musculaire ou des crampes,
  • de la fatigue musculaire,
  • de la nausée et des vomissements,
  • des battements de cœur accélérés,
  • de l'agitation,
  • des convulsions,
  • de la soif,
  • de la faiblesse.
Au cours d'un traitement à long terme avec le furosémide, il est recommandé de suivre un régime alimentaire à forte teneur en potassium. Vous aurez peut-être également besoin de prendre des suppléments de potassium. Votre médecin suivra votre taux de potassium régulièrement à l'aide d'analyses de sang.
Goutte : des personnes qui emploient le furosémide pourraient subir un accès de goutte aigu. Les symptômes d'un accès de goutte aigu comportent une douleur subite, une enflure et une raideur dans l'articulation touchée, le plus souvent le gros orteil. Vous pourriez aussi faire de la fièvre. S'il s'agit de votre première crise de goutte, demandez des soins médicaux au plus tôt. Si vous avez déjà fait une crise par le passé, suivez les instructions que vous avez reçues de votre médecin.
Fonction rénale : les personnes dont la fonction rénale est altérée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Fonction hépatique : les personnes dont la fonction hépatique est altérée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Sulfamides : le furosémide est un dérivé des sulfamides et il peut causer une réaction allergique aux personnes allergiques à ces médicaments. Les personnes souffrant d'allergies aux sulfamides doivent discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.
Grossesse : les effets de la prise du furosémide pendant durant une grossesse sont inconnus. Ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.
Allaitement : le furosémide passe dans le lait maternel et peut également réduire partiellement la quantité de lait maternel produite. Si vous employez le furosémide, pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.
Aînés : les aînés peuvent être susceptibles de ressentir des effets secondaires plus intenses après la prise de furosémide.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le furosémide et l'un des agents ci-après :
  • les inhibiteurs de l'ECA (par ex. le lisinopril, l'énalapril, le fosinopril) ;
  • l'acide acétylsalicylique ou AAS ;
  • l'aliskirène ;
  • l'allopurinol ;
  • l'amifostine ;
  • les aminosides (par ex. l'amikacine, la gentamicine, la tobramycine) ;
  • les antagonistes du récepteur de l'angiotensine II ;
  • les médicaments antiépileptiques (par ex. la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne) ;
  • les antibiotiques céphalosporines (par ex. le cefprozil, le cefaclor) ;
  • l'hydrate de chloral ;
  • le cisplatine ;
  • les corticostéroïdes (par ex. l'hydrocortisone, la prednisone) ;
  • la cyclosporine ;
  • les médicaments servant à traiter le diabète (par ex. le glyburide, la rosiglitazone) ;
  • la digoxine ;
  • l'acide éthacrynique ;
  • les laxatifs ;
  • la réglisse ;
  • le lithium ;
  • les médicaments qui réduisent la pression artérielle ;
  • le méthotrexate ;
  • les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (par ex. l'ibuprofène, l'indométhacine, le naproxène) ;
  • le probénécide ;
  • la rispéridone ;
  • le sucralfate ;
  • la théophylline.
Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :
  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.
L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.
D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous employez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine (en fumant des cigarettes) ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.


 

Les causes de la constipation

Constipation

(Selles dures, Difficulté à évacuer les matières fécales)

Description

La constipation se produit quand les selles ou produits de désassimilation se déplacent trop lentement le long du gros intestin. Les matières fécales qui restent dans l'intestin trop longtemps avant leur évacuation deviennent dures et sèches. Leur expulsion est éventuellement difficile, douloureuse et peu fréquente. Dans la majorité des cas, la constipation ne représente pas un danger. Elle ne constitue pas une affection, mais elle pourrait être un symptôme d'une affection.
Beaucoup de personnes se croient constipées alors qu'elles ne le sont pas, car elles ont entendu dire qu'il n'était pas normal d'aller à la selle moins de 1 fois par jour. En fait, aussi peu que 2 fois par semaine n'est pas problématique pour autant que vous puissiez aller à la selle quand vous en ressentez le besoin. Par contre, les nourrissons peuvent évacuer des matières fécales de 5 fois par jour à 1 fois tous les 3 ou 4 jours, et des bébés d'une santé florissante nourris exclusivement au sein peuvent même aller à la selle encore plus rarement.

Causes

Lorsque les aliments quittent l'estomac, ils ont été réduits en une bouillie qui n'est que partiellement digérée. Tout au cours de son passage dans le côlon (le gros intestin), les précieux liquides qu'elle contient sont récupérés par votre corps. Ce processus la transforme en matières fécales normales. Elles deviennent plus sèches et plus dures à mesure que leur séjour dans le côlon se prolonge.
Évidemment, leur quantité augmente plus vous attendez de vous rendre aux toilettes. L'évacuation de selles volumineuses et dures peut s'avérer douloureuse et difficile, et par conséquent les personnes concernées hésitent à aller aux toilettes, et de ce fait un cercle vicieux s'établit. La façon dont cette constipation chronique s'établit s'observe communément parmi les enfants. Elle s'amorce souvent quand ils commencent à fréquenter l'école. Beaucoup de jeunes enfants se retiennent trop longtemps d'aller à la selle, car ils évitent d'utiliser les toilettes à l'école.
Une constipation chronique peut durer des mois ou des années. Elle est habituellement causée par un régime alimentaire mal équilibré, une autre affection, ou l'habitude de renvoyer à plus tard le besoin de se rendre aux toilettes. Un régime alimentaire à faible teneur en fibres et un apport insuffisant en eau sont les principales causes de la constipation.
Des personnes pourtant en santé seront occasionnellement constipées, une période de constipation pourrait aussi être déclenchée par certaines affections comme :
  • une occlusion intestinale, notamment une tumeur ou une excroissance bénigne;
  • une insuffisance rénale chronique;
  • une hypothyroïdie;
  • le syndrome du côlon irritable;
  • des troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques ou une lésion de la moelle épinière;
  • un cancer du rectum ou du côlon.
Une constipation grave commence soudainement et dure quelques jours. Elle peut être provoquée par une obstruction, une inactivité prolongée, un médicament, de la déshydratation ou une défécation différée. Durant une grossesse, les femmes peuvent également souffrir de constipation lorsque leur utérus exerce une pression sur l'intestin. Quelquefois, une anesthésie générale peut ralentir les mouvements de l'intestin pendant les quelques jours qui suivent l'intervention chirurgicale. Parmi les autres causes occasionnelles, on retrouve l'empoisonnement au plomb et l'ingestion d'objets non digestibles.
Les médicaments ci-après peuvent ralentir le passage des matières fécales dans l'intestin et provoquer une constipation grave :
  • les anticonvulsivants indiqués dans le traitement de l'épilepsie;
  • les antidépresseurs;
  • les diurétiques;
  • les médicaments cardiaques comme les inhibiteurs calciques;
  • les suppléments de fer;
  • les médicaments antidouleur comme la codéine* et la morphine;
  • des médicaments contre la toux et le rhume renfermant du dextrométhorphane;
  • des antiacides.
Une surutilisation de laxatifs rend éventuellement les intestins moins sensibles au besoin d'expulser les matières fécales et entraîne une constipation chronique. Le fonctionnement des intestins devient alors lié au mécanisme d'action des laxatifs, une distension intestinale peut s'ensuivre et mener à une affection appelée mélanose du côlon (caractérisée par un dépôt de pigments foncés sur la paroi interne de l'intestin).
Les personnes alitées sont plus sujettes à la formation d'un blocage aigu grave désigné fécalome. Les selles doivent alors être évacuées par leur médecin.

Symptômes et Complications

Les symptômes de la constipation sont susceptibles de comporter :
  • la sensation que les intestins n'ont pas complètement été vidés;
  • une sensation de ballonnement abdominal accompagnée parfois d'un bruit évoquant un « grondement »;
  • des gaz;
  • de l'indigestion;
  • un ralentissement de la fréquence d'évacuation des selles;
  • des selles dures et sèches, difficiles à expulser;
  • une perte d'appétit;
  • de la douleur ou une pression dans le ventre;
  • un saignement provoqué par l'effort.
La constipation peut entraîner des complications. De grosses selles dures peuvent étirer l'anus et entraîner une déchirure de la peau. Ces fissures annales peuvent se révéler très douloureuses. Parfois, des selles vraiment très difficiles à expulser peuvent provoquer un prolapsus rectal quand une petite partie de la paroi intestinale fait saillie hors de l'anus et doit être fixée de nouveau à l'intérieur du corps.
Une constipation chronique augmente le risque de diverticulose. C'est ce qui se produit lorsque de petites poches appelées diverticules se forment sous la pression chronique accrue à l'intérieur de la couche musculaire de la paroi intestinale et qu'elles deviennent le siège d'une occlusion et d'une infection. Des efforts de défécation intenses et prolongés dus à une constipation chronique pourraient causer des hémorroïdes.

Diagnostic

Consultez votre médecin si la constipation est un problème. Un examen physique révélera la présence de selles dures dans votre intestin ou de masses anormales dans votre estomac. La consultation comportera aussi la vérification du tonus musculaire par le biais d'un examen par toucher rectal.
Votre médecin pourrait également prescrire une sigmoïdoscopie ou une coloscopie. Ce sont des examens effectués au moyen d'un tuyau muni d'une source lumineuse surmontée d'une caméra qui renvoie des images de la totalité ou d'une partie du gros intestin. Un lavement baryté permet de voir les anomalies du gros intestin sur un écran radioscopique. Ces interventions exigent une certaine préparation, car l'intestin doit être vide pour être vue à la radiographie.

Traitement et Prévention

La constipation peut se traiter médicalement, mais des modifications du mode de vie ont souvent une grande portée. Les pratiques ci-après sont recommandées pour soigner et prévenir la constipation :
  • évitez les médicaments qui ont des effets constipants;
  • faites des exercices physiques pour stimuler le passage des déchets le long de vos intestins;
  • buvez au moins 8 verres de liquides tous les jours – privilégiez l'eau;
  • adoptez un régime alimentaire à forte teneur en fibres alimentaires et à faible teneur en aliments traités;
  • augmentez votre apport quotidien en fibres pour que votre alimentation en comporte environ 25 g si vous êtes une femme, et 38 g si vous êtes un homme; une bonne source serait les grains entiers, surtout les graines de lin, les fruits et les légumes (qui accroissent le volume des selles et facilitent leur excrétion);
  • allez à la selle à la même heure (après le petit déjeuner, par exemple) afin de conditionner votre organisme;
  • consommez du jus de prunes, de la compote de pruneaux, ou des figues pour amollir les matières fécales (n'augmentez que progressivement la quantité afin d'avoir peu de gaz).
Les médicaments sont habituellement utilisés quand les modifications effectuées à votre régime alimentaire et à votre hygiène de vie s'avèrent inefficaces. La plupart des laxatifs doivent s'employer avec modération en cas de besoin :
  • les laxatifs qui augmentent le volume des selles stimulent la défécation;
  • des laxatifs enduisent les matières fécales d'un lubrifiant empêchant l'absorption de l'eau par l'intestin;
  • quelques laxatifs ont un effet irritant ou stimulant sur les parois de l'intestin dont ils stimulent les contractions qui aident le déplacement des selles vers la sortie;
  • des laxatifs agissent en retenant l'eau dans le côlon pour faciliter le passage des matières fécales le long des voies intestinales.
Les lavements et les émollients fécaux peuvent s'utiliser pour augmenter la quantité d'eau qui ramollira les selles. Ces produits sont utiles si vous ne devez pas ou si vous ne pouvez pas produire des efforts de défécation intenses et prolongés. Ce serait le cas si vous aviez des fissures anales ou un prolapsus rectal.
Ces médicaments sont également susceptibles d'entraîner une dépendance, par conséquent employez-les conformément aux directions de votre professionnel de la santé.

Pour de nombreuses personnes, aller aux toilettes est un exercice simple et qui va de soi. Pour d’autres, cependant, c’est un moment redouté. S’asseoir, forcer, attendre et ressentir de la frustration.

« Donc, est-ce que je suis atteint de constipation? »

C’est possible. La constipation est définie comme l’évacuation de selles ne procurant pas une satisfaction ou un soulagement. L’une ou l’autre des caractéristiques suivantes (ou les deux) doit également être présente : les selles sont peu fréquentes et sont évacuées difficilement1.

« Devrais-je connaître certains symptômes? »

Vous pourriez être constipé si vous1,4 :
  • devez fournir un effort important ou pousser avec beaucoup de force;
  • ressentez le besoin de déféquer à nouveau même si vous venez d’aller à la selle;
  • avez des selles dures ou grumeleuses;
  • avez besoin de passer beaucoup de temps aux toilettes pour passer une selle;
  • pressez sur ou autour de votre postérieur ou évacuez manuellement une selle.
Remarque : Vous pouvez être constipé même si vous ne présentez pas tous les symptômes qui précèdent.

« Alors, que puis-je faire? »

Pour bon nombre de personnes, les symptômes de la constipation se manifestent de temps à autre et disparaissent après un changement de régime alimentaire ou de style de vie. Chez certaines personnes, ces symptômes peuvent toutefois durer plus longtemps et se produire de façon répétée. Si ces symptômes durent plus de trois mois, cela peut signifier que votre constipation est « chronique », c’est-à-dire que vous faites régulièrement face à ce problème1.

« Cela me ressemble. »

En réalité, vous seriez étonné : En effet, ce profil est celui de nombreuses personnes. Il est donc important de parler ouvertement des troubles intestinaux. Votre santé ne devrait pas être un sujet tabou et encore moins vous faire honte. Après tout, vous n’êtes pas seul.

En plus d’avoir des conséquences négatives sur votre journée, la constipation n’est fort probablement pas un sujet dont vous avez envie de discuter avec qui que ce soit. On le comprend bien. Sachez toutefois que vous n’êtes pas seul – il est fort probable que vous connaissiez quelqu’un qui souffre aussi en silence.
La constipation peut toucher tout le monde, soit femmes, les hommes et les enfants. Les femmes semblent toutefois plus affectées que les hommes2. Heureusement, la constipation est habituellement un problème passager qui n’a aucune répercussion à long terme3.

En ce qui concerne les personnes aux prises avec la constipation chronique, une étude effectuée récemment a révélé que 27 % de la population avait été atteinte de constipation au cours des trois derniers mois2.

Femme constipéeDe plus, parce que la constipation est une source de frustration qui a été éprouvée par un grand nombre de personnes au Canada, elle est plus répandue qu’on ne le croirait. Alors, ne vous laissez pas intimider. Le moment est venu de prendre la situation en main, d’apprendre ce que vous devez faire pour résoudre ce problème et de consulter votre médecin sachant qu’il peut vous aider. Vous ne devriez pas avoir à souffrir – il existe des solutions!
Si vous êtes atteint de constipation, sachez qu’il peut exister de nombreux facteurs déclencheurs. Une modification du régime alimentaire, un manque d’exercice, une maladie ou certains médicaments peuvent tous entraîner des effets sur les intestins1.
Dans les cas de la constipation, ce sont ces changements qui peuvent entraîner un dysfonctionnement intestinal, et non pas un problème de structure interne2.
Toutefois, si dans votre cas il s’agit de constipation idiopathique, cela signifie que les médecins n’ont pas trouvé de cause sous-jacente pouvant expliquer la constipation dont vous êtes atteint3.
Le terme « idiopathique » signifie que vos symptômes ne peuvent pas être expliqués ni par une maladie, ni par un trouble, ni par les effets secondaires d’un médicament3. Ainsi, même si vous vous sentez autrement en bonne santé et que vous ne prenez pas (ou peu) de médicaments ou ne présentez aucune autre maladie sous-jacente, vous pourriez tout de même être atteint de de constipation.

Pour mieux comprendre la constipation,
il est utile de savoir de quelle manière le côlon fonctionne.

Le côlon, aussi appelé gros intestin, est le conduit tapissé de muscle qui achemine la nourriture du petit intestin au rectum où les déchets (communément appelés « selles ») sont éliminés de l’organisme. Le côlon absorbe l’eau des aliments et aide à pousser ces derniers vers le rectum grâce à ses muscles. Voilà pourquoi on parle parfois de « transit intestinal ». Les selles sont alors évacuées par le rectum lorsqu’on va à la toilette1.
Une fois dans le rectum, les selles ont perdu la majeure partie de leur contenu en eau (qui a été absorbée), ce qui leur confère leur aspect solide.
Trouble de la propulsion dans le côlonC’est à ce stade que la constipation affecte l’organisme. Chez certaines personnes, le côlon absorbe une trop grande quantité d’eau, ce qui est dû à des muscles trop lents ou paresseux. Le ralentissement du péristaltisme (mouvements des intestins), combiné au processus naturel d’extraction de l’eau des selles, peut donc rendre les selles dures et sèches, ce qui est courant dans les cas de constipation2.

« Est-ce pour cette raison que je ressens des ballonnements? »

Oui. Ceci peut expliquer pourquoi on se sent parfois ballonné ou léthargique2. Quelle que soit la cause, le résultat peut être extrêmement gênant, mais doit-on s’en inquiéter?
La constipation ne présente habituellement aucun danger. Contrairement à ce que vous avez pu entendre, rien ne prouve hors de tout doute que des toxines nocives s’accumulent dans l’organisme des personnes présentant une irrégularité3. Cependant, comme c’est le cas pour de nombreux problèmes de santé, la constipation peut entraîner des complications. En effet, certaines personnes qui forcent trop à la toilette peuvent avoir des hémorroïdes. D’autres personnes peuvent développer des fissures anales (déchirures de la peau autour de l’anus) qui sont causées par les selles dures qui étirent l’anneau musculaire autour de l’anus. Ces deux affections peuvent provoquer des saignements rectaux qui se manifestent par de petites stries rouge vif à la surface des selles1. Le fécalome est un autre problème causé par la constipation qui survient lorsque des selles dures s’accumulent dans l’intestin et le rectum de façon si serrée que le mouvement de poussée normal du côlon ne parvient pas à les expulser1.
Si vous présentez l’un de ces symptômes, consultez immédiatement votre médecin.

TYPES DE CONSTIPATION
Avant d’entreprendre une discussion portant sur des aspects précis de la constipation, il est utile d’en savoir plus au sujet des différents types de constipation.
Il existe deux principaux types de constipation : la constipation occasionnelle et la constipation chronique.
1. OCCASIONNELLE
Comme son nom l’indique, la constipation occasionnelle ne survient pas tous les jours. Bien que gênante, ce type de constipation est de courte durée et ne fait qu’interrompre temporairement votre routine habituelle. Dans bien des cas, des modifications au régime alimentaire, l’adoption d’un programme d’exercice physique ou le recours à des médicaments en vente libre permettent de la soulager.
2. CHRONIQUE
À l’inverse, la constipation chronique peut devenir une routine en soi. La plupart des personnes atteintes de constipation chronique présentent également des symptômes « typiques », soit un effort important, des selles dures ou grumeleuses, l’impression de ne pas avoir tout évacué. Ces symptômes semblent toutefois continuellement présents (les symptômes durent plus de trois mois)

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