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13 mai 2013

Toux (toux sèche - toux grasse - toux chronique)

Définition de la toux - Qu'est-ce que la toux ?


Toux définitionLa toux est une expiration brusque et bruyante, réflexe ou volontaire, assurant l'expulsion de l'air contenu dans les poumons (la vitesse d'expulsion peut atteindre les 900 km/h), il s'agit d'une réaction du corps à une irritation, c'est un réflexe vital, un mécanisme de défense. La toux a pour but également de protéger les poumons.

La toux est en quelque sorte un mal nécessaire permettant l'expulsion de substances indésirables (poussière, corps étrangers) ou est l'expression d'une maladie grave, toutefois la toux n'est pas une maladie mais est le symptôme d'autres maladies ou infections. La toux est toujours un processus pathologique.

Mécanisme de la toux
En cas d'attaque extérieure (microbe, maladie,...) les voies respiratoires supérieures comme la gorge ou la trachée qui sont munies de récepteurs sont stimulées et vont envoyer un message au cerveau (au niveau du centre de la toux). Ensuite le cerveau réagit tout de suite en provocant une fermeture de la glotte et une contraction musculaire, en particulier au niveau du diaphragme, c'est la toux.

toux infographie mécanisme toux
>>

 
virus touxRemarque: vu que la toux est un symptôme d'une autre maladie ou infection (>> voir sous définition), la recherche de la cause joue un rôle essentiel dans la thérapie (le but alors étant d'éliminer la cause).
Les causes de la toux peuvent être :

> un refroidissement : en général provoqué par un ou plusieurs virus, on estime qu'environ 90% des toux aiguës sont provoquées par des virus
> le rhume et/ou la sinusite

causes toux> le froid, provoquant l'irritation des voies respiratoires
> la fumée, provoquant l'irritation des voies respiratoires

> diverses maladies infectieuses : pneumonie, tuberculose, coqueluche (avec une toux quinteuse), diphtérie.
> une bronchite aiguë

> une bronchite chronique ou une toux du fumeur =
BPCO (pour bronchopneumopathie chronique obstructive), la BPCO est une maladie de plus en plus fréquente
> l'emphysème pulmonaire, un stade avancé de la bronchite chronique
> l'asthme

> l'allergie (rhinite allergique ou rhume des foins,...)

> le cancer du poumon et d'autres cancers (cancer du larynx, etc)

> des effets secondaires ou indésirables de certains médicaments (typiquement les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine = IECA comme l'énalapril, indiqués par exemple pour soigner l'hypertension, plus d'infos sous symptômes à ce sujet)

> une embolie pulmonaire


> un reflux gastro-oesophagien (brûlure d'estomac)

> la nervosité, le stress ou la timidité excessive

> une insuffisance cardiaque gauche


Symptômes de la toux - Différentes formes de toux : Toux sèche - Toux grasse - Toux chronique - Toux médicamenteuse


 

On distingue principalement 4 sortes de toux, les symptômes et les origines sont différents pour chaque toux :
1. la toux sèche
2. la toux grasse
3. la toux chronique
4. la toux médicamenteuse
toux sèche1. toux sèche (aussi appelé toux irritative ou encore toux non productive) :
Durée :
La plupart du temps il s'agit d'une toux aiguë (sur une courte durée)
Symptômes :
Il s'agit d'une toux comme son nom l'indique sèche qui ne produit et n'évacue pas de mucus, inutile, épuisante et qui peut parfois aggraver des lésions existantes.

Causes :Les origines d'une toux sèche sont souvent virales et peuvent être accompagnées par un rhume, une otite, un refroidissement : c'est en général le symptôme du début du refroidissement.
Comme on le voit sur l'infographie ci-dessous en cas d'infection virale (ex. refroidissement ou rhume) la toux sèche apparaît après plusieurs jours mais précède en général la toux grasse.
Refroidissement symptomes
La toux sèche peut également être l'effet secondaire d'un médicament (>> voir ci-dessous).


Toux grasse2. toux grasse (ou toux productive) :
Durée :
Il peut s'agir d'une toux aiguë ou chronique
Symptômes :
Cette toux ramène une expectoration, utile pour dégager les voies respiratoires. On sent bien que la toux est grasse et productive.

Causes :
Les origines d'une toux grasse peuvent être : la bronchite, la bronchite chronique (comme la BPCO), l'emphysème, la phase avancée d'un refroidissement, un rhume,...
toux chronique tabac3. toux chronique :
Durée :
Comme son nom l'indique, cette toux est chronique, c'est-à-dire qu'elle persiste pendant plus de 2 mois et est toujours le symptôme d'une maladie sous-jacente.
Symptômes :
Voici quelques symptômes typiques d'une forme de toux chronique (la toux du fumeur ou BPCO) :
- toux fréquente, même sans refroidissement
- toux matinale avec expectorations
- dyspnée à l'effort
- respiration sifflante

Il est conseillé de consulter rapidement un médecin pour ce type de toux.


Les origines possibles d'une toux chronique peuvent être : la BPCO (= toux du fumeur), problèmes ORL (oreilles, nez, larynx), bronches : asthme, bronchite chronique, tabac, cancer, appareil digestif : reflux gastro-oesophagien, coeur : insuffisance cardiaque gauche.
toux symptomes médicaments
4.
toux comme effet indésirable d'un médicament :
Durée :
Cette toux dure le temps de la prise des médicaments
Symptômes
:
Toux sèche
Cause :
Provoqué la plupart du temps par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA) par exemple à base de captopril, enalapril ,... médicaments utilisés dans le traitement de l'hypertension, parlez à votre médecin si vous supposez que c'est le cas pour vous, afin de changer de médicament.
Témoignage patient sur les médicaments qui provoquent la toux, ici concernant l'énalapril (un anti-hypertenseur de type IECA) :

Complications de la toux - Risques lors de toux


La toux étant un symptôme d'une maladie (infectieuse, chronique,...), il se peut que cette maladie sous-jacente de la toux aboutisse à de sérieuses complications. C'est le cas par exemple avec la pneumonie, une maladie infectieuse à prendre très au sérieux, c'est pourquoi dès qu'une toux devient suspecte (voir ci-dessous), il faut se rendre rapidement chez son médecin.
La toux peut aussi dans certains cas provoquer de la fatigue ou au contraire de l'agitation ainsi que de l'insomnie.
Parfois la toux peut mener à des douleurs dans la cage thoracique, en particulier suite à la contraction répétée du diaphragme (muscle actif dans le mécanisme de la toux).
Si la toux est violente (très forte et de façon répétée) on peut observer les complications suivantes: lésions au niveau des bronches ou des poumons, pneumothorax, certaines formes d'hémorragie, fracture de côtes (chez patients fragiles), etc. 

Résumé sur la toux

Poumon pneumonieLa toux est un mécanisme de défense du corps qui permet l'expulsion de substances indésirables (découvrez une infographie sur le mécanisme de la toux). Il faut savoir que la toux n'est pas, au sens strict, une maladie mais un symptôme et est toujours un processus pathologique.
La toux survient suite à une stimulation des voies aériennes (trachée ou bronches), celles-ci envoient un message au cerveau, dans le centre de la toux, qui va ensuite déclencher une contraction musculaire (au niveau du diaphragme en particulier).
La toux peut avoir de nombreuses causes. En automne et en hiver, l'une des causes les plus fréquentes est une maladie infectieuse (virale, bactérienne) qui provoque surtout des toux sèches et grasses.
Une toux doit toujours être prise très au sérieux dans la recherche de la cause, en effet dans certains cas la toux peut être le signe d'une maladie plus grave comme l'asthme ou un cancer (du poumon, du larynx, etc). Découvrez toutes les causes
On peut classer la toux en 4 types différents: la toux sèche, la toux grasse, la toux chronique et la toux médicamenteuse.
La toux sèche est souvent l'un des premiers signes du refroidissement (rhume), cette toux se transforme souvent après quelques jours en une toux grasse.
Mieux comprendre les différentes formes de toux
traitement médicament touxLe traitement de la toux varie en fonction de la cause, si possible on essayera toujours de soigner l'origine de la maladie.
Dans certains cas on pourra seulement traiter les "symptômes".
Le médecin ou pharmacien pourra vous prescrire des antitussifs (codéine, dextrometorphane) en cas de toux sèche ainsi que des fluidifiants (N-acétylcystéine) ou expectorants en cas de toux grasse. En cas de toux grasse ou productive, il est très important de ne pas utiliser d'antitussifs (sauf avis médical), car il faut laisser "mûrir" la toux.

plantes médicinales touxLa phytothérapie peut être une très bonne alternative, en particulier la toux grasse ou productive. Il existe un très grand nombre de plantes médicinales pour prévenir ou soigner cette affection. Mentionnons ici les principales plantes utilisées: le thym, la racine de guimauve, les bourgeons de sapin ou la pulmonaire.
Les principaux bons conseils sont:
- Traiter une toux le plus rapidement possible (pour éviter toute complication)
- Boire beaucoup, en particulier des boissons chaudes (tisanes contre la toux) avec du miel
- Humidifier les chambres (la sécheresse favorise la toux)
 

Conseils pour soigner la toux - Conseils thérapie de la toux

bons conseils pour soigner la toux> Tout d'abord, il est très important de soigner une toux le plus rapidement possible afin d'éviter des complications. Voir les médicaments et les remèdes naturels à disposition contre la toux.
> Vous pouvez faire des inhalations : par exemple avec des huiles essentielles à base de de thym, d'eucalyptus ou de camomille avec de l'eau très chaude à bouillante.
 
 

Miel> Buvez des boissons chaudes (évitez les boissons froides). Comme des tisanes à base de plantes médicinales, par exemple une tisane de thym avec du sucre et surtout avec du miel. 
                     
 
 
 
> Appliquez des pommades sur la peau en friction à base d'huiles essentielles par exemple à base de menthol ou de camphre.
Attention ne pas appliquer des pommades contenant du camphre ou du menthol chez les enfants de moins de 30 mois, utiliser dans ce cas des formules pour bébé !
> Prenez des bonbons contre la toux (à base de miel ou en mélange de plantes à base de bourgeons de sapin, mauve ou mousse d'Islande ).
Remarque : Il semblerait que selon de récentes études cela soit plutôt l'effet du sucre (ou du bonbon) lui-même qui favorise la salivation et permet ainsi de mieux soigner la toux et davantage peut-être que les plantes elles-mêmes.
> Vous pouvez utiliser un humidificateur, cela permet d'hyrater les muqueuses et améliore l'état d'une toux.
> Le cas échéant, surtout lors d'accès de toux nocturne, surélevez la tête du lit.
>> autres thèmes sur la toux :

 Prévention de la toux - Comment prévenir la toux ?

 
> Diminuez, voire arrêtez si possible votre consommation de tabac. Le tabac favorise la toux, en particulier la fameuse toux du fumeur (ou BPCO).
> La toux est souvent causée par des virus. Afin de limiter leur transmission, il est conseillé de bien se laver les mains.
> Buvez beaucoup, boire permet de diluer les virus et donc de limiter le risque d'avoir une toux.
 
  Médicaments contre la toux - Antitussifs - Sirop toux - Remède toux


Selon le type de toux (sèche - grasse) des médicaments différents seront utilisés :
1. toux sèche
2. toux grasse
3. toux chronique
4. toux médicamenteuse

Sirop toux1. Contre la toux sèche (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur ce type de toux), on peut utiliser des *médicaments à base de :
> dextromethorphane, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : dans Bexine®, Calmerphan®, Dextrocalmine®, Pulmofor®, Vicks®, Prétuval®, Bénical®, Bisolvon® dextromethorphane

- en France : dans Akindex®, Atuxane®, Dexir®, Drill® Toux, Nodex®, Nortussine®, Privatux®, Tuxium® entres autres
> codéine, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : Codéine® Knoll, Tricodein® Solco, Makatussin® Nouvelle Formule.
La codéine est également présente dans des médicaments composés.
- en France : demandez conseil à votre pharmacien ou médecin
> noscapine, en vente sous forme de gouttes, sirop, suppositoires,...
- en Suisse: Hederix® (remarque sur le Sirop Hederix®: si le sirop semble être trouble, cela n'est pas une altération du sirop, mais est dû à sa forme galénique. En effet, le principe actif est encapsulé, afin d'améliorer la conservation du produit), DemoTussil®, Tussanil-N®, Tossamine®, Tossamine® Plus, Tuscalman®
> butarimate, en vente sous forme de sirop.
en Suisse : DemoTussol®, NeoCitran® Antitussif, Sinecod®
> des antihistaminiques H1 (antiallergiques), en vente sous forme de sirop contre la toux : à base d'oxomémazine, par exemple dans Toplexil®
* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
Remarques sur les antitussifs - Le Conseil du Pharmacien
- En général les antitussifs se présentent sous forme de sirop ou parfois de comprimés.
- Les antitussifs agissent sur le centre de la toux au niveau du cerveau, ils bloquent le réflexe de la toux. De ce fait en cas de toux grasse ou toux productive (lire ci-dessous) les antitussifs sont contre-indiqués car ils empêchent l'évacuation du mucus et donc peuvent provoquer un encombrement bronchique.
- Une grande partie des antitussifs sont des opiacés (codéine, dextromethorphane) ou des antihistaminiques. Il faut savoir que ces médicaments ont passablement d'effets secondaires comme des troubles digestifs ou de la somnolence (évitez de conduire un véhicule après la prise d'un antitussif). De plus en cas de surdosage un arrêt respiratoire est possible.
- Relevons aussi que lors de traitement à base d'antitussifs il faut absolument éviter de boire de l'alcool.
- Un traitement antitussif devrait avoir une durée de maximum 3 à 5 jours.
Pour plus d'informations demandez conseil à votre pharmacien ou médecin.

2. Contre la toux grasse (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Pour rappel (sauf avis médical contraire): ne pas utilisez des antitussifs comme la codéine ou le dextrometorphane en cas de toux grasse ou productive. Car dans ce type de toux il est important de faire sortir le mucus pour faire "mûrir" la toux. Les antitussifs ayant tendance à bloquer ce processus.
On utilise contre la toux grasse principalement des expectorants et/ou fluidifiants
> Les *expectorants sont soit salins (ammonii chloridium,...) ou à base d'extraits de plantes (guaifénésine par exemple, dans Résyl® ou Toplexil® ou à base d'ipéca)
> Les *fluidifiants (diminuent la viscosité du mucus) :

- à base de *N-acétylcystéine, sous forme de comprimés, comprimé effervescent, sachet,... :
en France : Broncholar®, Euronac®, Exomuc®, Fluimucil®, Solmucol®,...
en Suisse : Fluimucil®, Solmucol® (en sachet à diluer), ACC Sandoz®,... (attention ces médicaments ne sont pas stables, le sirop ne se conserve que 14 à 16 jours).
Interaction de la N-acétylcystéine
Suite à une interaction avec différents antibiotiques du types amoxicillines, pénicillines, tétracyclines, céphalosporines, aminoglycosides, macrolides et amphotérocines : respecter un intervalle de 2 heures entre la prise de N-acétyscystéine et de l'antibiotique.

- à base de *carbocystéine, sous forme de sirop, gouttes, spray :
en France : Broncathiol®, Brochocyst®, Dimotap® expectorant, Fluditec®, Tussilène®,... entre autres
en Suisse : Rhinathiol®, Méphathiol®, Mucogeran®,...
Remarque importante, prescription chez les enfants
La carbocystéine et la N-acéytlcystéine sont contre-indiquées en France chez les enfants de moins de 2 ans, car plusieurs cas de complications respiratoires sont apparus dans ces dernières années.
En Suisse le pharmacien ne devrait pas remettre la carbocystéine et la N-acéytlcystéine chez un enfant de moins de 2 ans. Selon la situation un médecin peut prescrire la carbocystéine et la N-acéytlcystéine pour des enfants de 1 à 2 ans. En desous d'un an cela reste contre-indiqué pour le pharmacien et le médecin.
Il est de ce fait conseillé de ne jamais donner de médicament antitussif à un enfant de moins de 2 ans sans avis médical et de privilégier les simples mesures d’hygiène :
d
ésobstruction nasale pluriquotidienne au sérum physiologique en cas d’encombrement nasal, éviction de l’exposition au tabac, hydratation régulière du nourrisson et limitation de la température à 19-20°C dans la chambre.
Source: Pharmavista.net, 10 mai 2010 + 11 novembre 2010
> Médicaments à base de plantes, sous forme de bonbons, de sirop,... : bourgeon de sapin, lierre, racine de guimauve (>> voir toutes les plantes pour soigner la toux de façon naturelle )
plante toux* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
3. Contre les toux chroniques (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
traitement toux médicamenteuseLa thérapie consiste à calmer la toux selon qu'il s'agisse d'une toux sèche ou grasse : dans tous les cas prière de consulter un médecin car cette toux cache ou peut cacher en général une maladie sous-jacente (BPCO, cancer,...), il faudra donc plutôt soigner la cause de cette maladie..
4. Contre les toux médicamenteuses (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Parlez à votre médecin pour changer de traitement ou trouver une autre solution.
 

Pneumonie d'aspiration (Syndrome de Caplan)


Affection pulmonaire se caractérisant par un reflux de liquide dans les bronches à partir de l'estomac, entraînant une inflammation des bronches et des poumons due à la pénétration à l'intérieur des bronches de germes qui proviennent de l'oropharynx (partie du pharynx située en arrière de la cavité buccale) : par l'intermédiaire de la salive et du contenu de l'estomac.

Généralités 

La pneumonie est une affection des poumons due à un virus ou à une bactérie, et dont il existe plusieurs formes.

Classification 

On distingue plusieurs variétés de pneumonie par aspiration (que l'on appelle les formes cliniques) :
* La pneumonie acide appelée également syndrome de Mendelson est le résultat de l'inhalation de liquide provenant de l'estomac (suc gastrique) de nature acide. La pneumonie acide de Mendelson est source d'insuffisance respiratoire aiguë à cause de la présence d'oedème (accumulation de liquide dans les alvéoles pulmonaires).

* La pneumonie bactérienne qui correspond à l'inhalation du contenu de l'oropharynx. Cette variété de pneumonie, résultat d'une infection par des germes anaérobies (ne nécessitant pas d'oxygène pour se reproduire), se développe progressivement, entraînant de la toux, de l'hyperthermie (fièvre) et des crachats contenant du pus (purulents).


* Une troisième variété de pneumonie par aspiration se caractérise par l'obstruction des voies aériennes par les aliments contenus dans l'estomac et plus particulièrement ceux de nature végétale. Elle entraîne une dyspnée (difficulté respiratoire) pouvant passer pour de l'asthme et une cyanose (coloration tirant sur le violet de la peau et des muqueuse entre autres). Certains patients présentent également une insuffisance de la pompe cardiaque que les spécialistes nomment cardio-respiratoire progressive.
 

Physiopathologie 

La pneumonie par aspiration qui est aggravée par un terrain immunodéprimé (les capacités de défense de l'organisme sont diminuées) s'accompagne d'un œdème pulmonaire aigu (collection liquidienne à l'intérieur des alvéoles) susceptible d'entraîner la mort suite à une défaillance cardiaque (le cœur ne peut plus assurer sa fonction de pompe). D'autres organes, et plus particulièrement les poumons, se nécrosent (les tissus meurent faute de vascularisation). L'ensemble s'accompagne d'une surinfection microbienne.

Causes 

Cette affection est souvent consécutive à une anesthésie générale et peut survenir pendant ou après l'anesthésie.L'inhalation de salive, de liquide gastrique faisant suite à des vomissements ou après la survenue d'un traumatisme crânien ou d'un accident vasculaire cérébral est susceptible d'être la cause de pneumonie par aspiration.Certains processus morbides (cause de maladie) telle qu'un épisode d'intoxication par overdose (taux excessif de stupéfiant), un coma toxique ou une absorption massive d'alcool sont susceptibles d'entraîner ce type de pneumonie.Cette affection se voit également au cours de certains états cachectiques (accompagnés d'un dépérissement important) ou de certains comas.

Examen médical 

L'antibiogramme permet de mettre en évidence les germes (microbes) responsables.

Diagnostic differential 

Cette pathologie est quelquefois confondue, essentiellement en présence d'une obstruction des voies aériennes, avec l'asthme.

Traitement 

Il fait appel aux antibiotiques après avoir effectué un antibiogramme.L'amoxicilline est le plus souvent utilisé, surtout quand on suspecte une infection à germe anaérobie.D'autres antibiotiques comme la clindamycine ou encore l'amoxicilline associés au métronidazole sont également utilisés par certaines équipes spécialisées en pneumologie (spécialité médicale des maladies du poumon )
Le drainage postural effectué par un kinésithérapeute spécialisé en pathologie respiratoire est quelquefois nécessaire.On n'y associe le plus souvent une oxygénothérapie (utilisation de l'oxygène) et une ventilation assistée.

Nutrition entérale : sonde nasogastrique ou gastrostomie percutanée endoscopique


 
Lorsqu’une nutrition est indiquée pour prévenir ou traiter une dénutrition protéino-calorique, le choix entre une sonde nasogastrique (SNG) et une gastrostomie percutanée endoscopique (PEG) n’est pas toujours aisé. Chez les patients avec une atteinte neurologique et des troubles de la déglutition ou ceux avec une tumeur cervico-faciale, la PEG est associée à moins d’auto-extubations. En revanche, la morbidité inhérente à la pose de PEG est supérieure à celle liée à la SNG. Une méta-analyse montre que le risque d’interruption de la nutrition est plus faible pour la PEG, mais qu’il n’existe pas de différence en termes de survie ou de pneumonie d’aspiration entre PEG et SNG. De manière pragmatique, l’European Society for Clinical Nutrition and Metabolism recommande la PEG au-delà de trois semaines de nutrition entérale.

Pneumonie chez le patient ventilé: de la pathophysiologie à la prevention


La pneumonie nosocomiale est la seconde infection la plus fréquemment acquise à l’hôpital et elle représente en général 13 à 18% de toutes les infections nosocomiales. Elle est associée à un taux élevé de morbidité, de mortalité et augmente le coût de l’hospitalisation. Elle survient chez 0.6 à 1% de tous les patients admis à l’hôpital et chez 7 à 44% des patients ventilés en soins intensifs (SI). Elle prolonge l’hospitalisation de 7 à 10 jours en moyenne, est associée à une mortalité brute de 20-60% et à une mortalité attribuable (pourcentage de décès qui ne seraient pas survenus en l’absence d’une pneumonie) d’environ 30% (1). Dans les SI, la pneumonie représente une plus grande proportion des infections nosocomiales que dans le reste de l’hôpital (35-45% chez les patients ventilés). Même si la mortalité brute est élevée (40-80%), la mortalité attribuable chez les patients ventilés (27%) est semblable à celle retrouvée dans l’hôpital en général. La pneumonie nosocomiale est un facteur de risque de décès indépendant chez les patients des SI (tableau 1), même si certaines études récentes ont montré des résultats contradictoires.

Le coronavirus

Le coronavirus vu sous un microscopeLe coronavirus se transmet sans doute d’homme à homme, selon l’OMS
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) juge probable que le nouveau coronavirus, qui a fait 18 morts en Arabie saoudite et en Europe, se transmette de personne à personne.
Un deuxième cas d'infection, annoncé en France, chez le voisin de chambre d'un premier malade atteint est venu renforcer ce qui n'était qu'une hypothèse voilà quelques jours seulement.
Le directeur général adjoint de l'OMS, Keiji Fukuda, n'a pas caché son inquiétude devant le fait que « les différents foyers surveillés tendent de plus en plus à accréditer l'hypothèse qu'en cas de contact rapproché, ce nouveau coronavirus peut se transmettre de personne à personne ».
M. Fukuda a invité les pays du monde entier à accroître la vigilance face à ce coronavirus. Il a admis toutefois qu'il n'existait pas, pour l'instant, de preuve que le virus est capable de supporter une « transmission généralisée entre communautés ».
Le coronavirus appartient à la même famille que celui responsable de l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) apparu en Asie en 2003 et qui avait fait 775 morts dans le monde.
Il est apparu en 2012 dans la région du golfe Persique, mais des cas ont également été recensés en Grande-Bretagne et en France chez des personnes ayant voyagé au Moyen-Orient.
Au total, 34 cas confirmés dans le monde du nouveau virus ont été notifiés à l'OMS depuis septembre 2012.
 
Qu'est-ce que le nouveau coronavirus?

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l'homme, depuis le rhume banal jusqu'au SRAS. Les virus de cette famille provoquent également plusieurs maladies chez l'animal.

Le nouveau coronavirus est une souche particulière jamais encore identifiée chez l'homme. Avec seulement un petit nombre de cas notifiés jusqu'à présent, on a très peu d'informations sur la transmission, la gravité et les conséquences cliniques de cette infection.

Source : OMS
 
Les autorités sanitaires françaises ont annoncé dimanche 12 mai des mesures de surveillance accrues après l'annonce d'un deuxième cas d'infection par un dangereux virus, baptisé nouveau coronavirus (nCoV), responsable d'une vingtaine de morts depuis l'an passé.
Les 38 personnes qui ont été en contact avec ce deuxième malade, aujourd'hui hospitalisé à Lille, essentiellement des gens de son entourage, vont être contactées et surveillées étroitement pour savoir s'il développe des symptômes respiratoires faisant craindre une infection, a annoncé dimanche la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Nous avons deux cas, (...) nous faisons en sorte d'avoir des contacts avec toutes les personnes qui les ont approchés". Mais "les professionnels, les médecins considèrent qu'il n'y a pas lieu d'avoir une inquiétude excessive", a-t-elle dit.
Le ministère de la Santé a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche que l'homme qui avait partagé la chambre du premier malade atteint par le nCoV, à l'hôpital de Valenciennes, avant que son infection ne soit connue, était lui aussi touché par le virus.
En milieu de journée, ce deuxième malade a été transféré du service d'infectiologie à celui de la réanimation, en raison "d'une aggravation de son état clinique", sans être placé sous assistance respiratoire, à l'inverse du premier malade, selon l'hôpital. "Cela veut dire qu'une fois que vous avez une contamination, il y a une progression qui se fait avec une atteinte pulmonaire qui peut devenir sévère comme c'est le cas chez ce patient", a dit sur France 2 le professeur Benoît Guéry, chef du service d'infectiologie du CHRU de Lille.

Le patient dans un état "très sérieux"

Mais pour le médecin, ce deuxième cas ne doit pas susciter d'inquiétude démesurée, car le nouveau coronavirus est "heureusement moins contagieux que le Sras", le syndrome respiratoire aigu sévère, provoqué par un autre virus de la famille des coronavirus. "On est sur un virus qui circule depuis un peu plus d'un an, et on a 34 cas, alors pour que le Sras, en quelque mois, on est arrivé à 8.000 cas", a-t-il expliqué.
En parallèle, le premier malade, un homme de 65 ans hospitalisé en réanimation également à Lille, était toujours dans un état "très sérieux" dimanche, bien que "stabilisé", selon l'hôpital.
L'Institut de veille sanitaire (InVS) a engagé une enquête sur les personnes de l'entourage du deuxième malade et déjà identifié 38 personnes qui vont être contactées puis suivies quotidiennement pour savoir si elles développent des symptômes, a annoncé la directrice générale de l'Institut, Françoise Weber.

Chauve-souris

Il va leur être recommandé de suivre des mesures d'hygiène et de porter un masque en cas de survenue de symptômes grippaux. Pour un petit nombre de personnes "très proches et en contact rapproché et prolongé" avec le second malade, il leur sera recommandé de rester à la maison. 124 personnes en contact avec le premier malade ont été déjà bénéficié de cette surveillance rapprochée qui n'a rien donné.
Il en est allé de même pour les 39 personnes de nationalité française ou belge qui ont participé du 9 au 17 avril au voyage organisé dans les Emirats arabes unis durant lequel le premier malade a contracté le virus. Il n'y a pas d'inquiétude particulière pour ce groupe, car aucun n'a exprimé les symptômes du nCoV et les délais d'incubation sont déjà dépassés, a affirmé Françoise Weber.
Mais l'InVS mène une enquête auprès de ces voyageurs pour savoir à quel moment le premier malade français a pu être en contact avec des animaux porteurs du nCoV. On pense que le réservoir de ce virus - diagnostiqué chez 34 personnes dans le monde dont plus de la moitié sont morts - se trouve chez des animaux, en Arabie saoudite et dans des pays voisins. Une hypothèse est qu'il proviendrait de chauve-souris.

"Grandes similitudes" avec l'épidémie de Sras

Le professeur Arnaud Fontanet, responsable de l'unité des maladies émergentes à l'Institut Pasteur, souligne de son côté "les grandes similitudes" de cette nouvelle menace avec l'épidémie de Sras, provoquée en 2003 par un autre virus de la famille des coronavirus, en Chine et en Asie avec un peu plus de 8.000 cas et plus de 600 morts.
Dans les deux cas, les symptômes sont respiratoires et la transmission s'exerce par contact rapproché, a indiqué cet expert soulignant que, grâce aux mesures de prévention prises à l'époque du Sras, il avait été "possible de contenir" le virus.
Le ministère de la Santé francais a mis en place dans les aéroports des dépliants et des affiches pour informer les voyageurs qui se rendent au Proche et au Moyen-Orient, et ouvert un numéro vert d'information à destination du grand public (0800 13 00 00).

Quels sont les symptômes du nouveau coronavirus ?

Les autorités sanitaires françaises ont annoncé dimanche des mesures de surveillance accrues après l'annonce d'un deuxième cas d'infection par un dangereux virus, baptisé nouveau coronavirus (nCoV). Surveillance rapprochée des personnes à risques et précautions accrues.
Alors qu'un deuxième cas d'infection par le coronavirus est avéré en France, le professeur Benoît Guéry, chef du service d'infectiologie du CHRU de Lille, est revenu dimanche 12 mai sur les caractéristiques du nouveau virus. Selon le professeur, invité dans le journal de 13H de France 2 : "On a la démonstration claire qu'une transmission d'homme à homme est tout à fait possible, on l'avait sur les cas jordaniens, on l'a maintenant sur les cas autochtones [en France]".

Malgré l'apparition des nouveaux cas, Benoît Guéry parle d'une "faible contagiosité" avec "un risque extrêmement faible de contaminations secondaires". En cas de contamination, le virus peut cependant être virulent avec "une atteinte pulmonaire qui peut être sévère", précise le médecin.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a fait le point dimanche 12 mai sur les mesures prises par les autorités sanitaires après la confirmation, dans la nuit, d'un deuxième cas du nouveau coronavirus chez un patient français. La ministre de la Santé a annoncé la mise en place d'un système d'information dans les aéroports internationaux pour les voyageurs à destination de la péninsule arabique. Un tract sera distribué aux comptoirs des compagnies aériennes. Il est notamment recommandé de se laver les mains régulièrement, mais aussi et surtout d'éviter tout contact avec des animaux.

Quels sont les symptômes du nouveau coronavirus ?
Les premiers signes cliniques apparaissent moins de 24 heures après l'infection : perte de l'appétit, fièvre, accélération de la respiration, toux, chair de poule, posture voûtée. Les personnes atteintes par le nouveau coronavirus souffrent d'une grave infection des voies respiratoires basses, c'est-à-dire des poumons, qui peut conduire à une pneumonie. Elles toussent énormément et ont de la fièvre.

Que faire en cas de doute ?
Si vous avez des questions, vous pouvez appeler le numéro vert spécial mis en place par le ministère de la Santé : 0800 13 00 00. La ligne est ouverte du lundi au samedi, de 9 heures à 19 heures.
En cas d'infection respiratoire après un séjour dans la péninsule arabique, le ministère conseille de consulter son médecin ou d'appeler le Centre 15 en signalant ce voyage.

Quelles précautions prendre ?
Généralement, les coronavirus sont peu résistants et ont une durée de vite très courte en dehors du corps. Se laver les mains très régulièrement, comme en période d'épidémie de grippe ou de gastro-entérite. Quelques conseils pour ce lavage de main : préférer du savon liquide, frotter en comptant jusqu'à 30, remonter sur les poignets, ne pas oublier de passer entre les doigts et sous les ongles.

Toux (toux sèche - toux grasse - toux chronique)

Définition de la toux - Qu'est-ce que la toux ?


Toux définitionLa toux est une expiration brusque et bruyante, réflexe ou volontaire, assurant l'expulsion de l'air contenu dans les poumons (la vitesse d'expulsion peut atteindre les 900 km/h), il s'agit d'une réaction du corps à une irritation, c'est un réflexe vital, un mécanisme de défense. La toux a pour but également de protéger les poumons.

La toux est en quelque sorte un mal nécessaire permettant l'expulsion de substances indésirables (poussière, corps étrangers) ou est l'expression d'une maladie grave, toutefois la toux n'est pas une maladie mais est le symptôme d'autres maladies ou infections. La toux est toujours un processus pathologique.

Mécanisme de la toux
En cas d'attaque extérieure (microbe, maladie,...) les voies respiratoires supérieures comme la gorge ou la trachée qui sont munies de récepteurs sont stimulées et vont envoyer un message au cerveau (au niveau du centre de la toux). Ensuite le cerveau réagit tout de suite en provocant une fermeture de la glotte et une contraction musculaire, en particulier au niveau du diaphragme, c'est la toux.

toux infographie mécanisme toux
>>

 
virus touxRemarque: vu que la toux est un symptôme d'une autre maladie ou infection (>> voir sous définition), la recherche de la cause joue un rôle essentiel dans la thérapie (le but alors étant d'éliminer la cause).
Les causes de la toux peuvent être :

> un refroidissement : en général provoqué par un ou plusieurs virus, on estime qu'environ 90% des toux aiguës sont provoquées par des virus
> le rhume et/ou la sinusite

causes toux> le froid, provoquant l'irritation des voies respiratoires
> la fumée, provoquant l'irritation des voies respiratoires

> diverses maladies infectieuses : pneumonie, tuberculose, coqueluche (avec une toux quinteuse), diphtérie.
> une bronchite aiguë

> une bronchite chronique ou une toux du fumeur =
BPCO (pour bronchopneumopathie chronique obstructive), la BPCO est une maladie de plus en plus fréquente
> l'emphysème pulmonaire, un stade avancé de la bronchite chronique
> l'asthme

> l'allergie (rhinite allergique ou rhume des foins,...)

> le cancer du poumon et d'autres cancers (cancer du larynx, etc)

> des effets secondaires ou indésirables de certains médicaments (typiquement les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine = IECA comme l'énalapril, indiqués par exemple pour soigner l'hypertension, plus d'infos sous symptômes à ce sujet)

> une embolie pulmonaire


> un reflux gastro-oesophagien (brûlure d'estomac)

> la nervosité, le stress ou la timidité excessive

> une insuffisance cardiaque gauche


Symptômes de la toux - Différentes formes de toux : Toux sèche - Toux grasse - Toux chronique - Toux médicamenteuse


 

On distingue principalement 4 sortes de toux, les symptômes et les origines sont différents pour chaque toux :
1. la toux sèche
2. la toux grasse
3. la toux chronique
4. la toux médicamenteuse
toux sèche1. toux sèche (aussi appelé toux irritative ou encore toux non productive) :
Durée :
La plupart du temps il s'agit d'une toux aiguë (sur une courte durée)
Symptômes :
Il s'agit d'une toux comme son nom l'indique sèche qui ne produit et n'évacue pas de mucus, inutile, épuisante et qui peut parfois aggraver des lésions existantes.

Causes :Les origines d'une toux sèche sont souvent virales et peuvent être accompagnées par un rhume, une otite, un refroidissement : c'est en général le symptôme du début du refroidissement.
Comme on le voit sur l'infographie ci-dessous en cas d'infection virale (ex. refroidissement ou rhume) la toux sèche apparaît après plusieurs jours mais précède en général la toux grasse.
Refroidissement symptomes
La toux sèche peut également être l'effet secondaire d'un médicament (>> voir ci-dessous).


Toux grasse2. toux grasse (ou toux productive) :
Durée :
Il peut s'agir d'une toux aiguë ou chronique
Symptômes :
Cette toux ramène une expectoration, utile pour dégager les voies respiratoires. On sent bien que la toux est grasse et productive.

Causes :
Les origines d'une toux grasse peuvent être : la bronchite, la bronchite chronique (comme la BPCO), l'emphysème, la phase avancée d'un refroidissement, un rhume,...
toux chronique tabac3. toux chronique :
Durée :
Comme son nom l'indique, cette toux est chronique, c'est-à-dire qu'elle persiste pendant plus de 2 mois et est toujours le symptôme d'une maladie sous-jacente.
Symptômes :
Voici quelques symptômes typiques d'une forme de toux chronique (la toux du fumeur ou BPCO) :
- toux fréquente, même sans refroidissement
- toux matinale avec expectorations
- dyspnée à l'effort
- respiration sifflante

Il est conseillé de consulter rapidement un médecin pour ce type de toux.


Les origines possibles d'une toux chronique peuvent être : la BPCO (= toux du fumeur), problèmes ORL (oreilles, nez, larynx), bronches : asthme, bronchite chronique, tabac, cancer, appareil digestif : reflux gastro-oesophagien, coeur : insuffisance cardiaque gauche.
toux symptomes médicaments
4.
toux comme effet indésirable d'un médicament :
Durée :
Cette toux dure le temps de la prise des médicaments
Symptômes
:
Toux sèche
Cause :
Provoqué la plupart du temps par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA) par exemple à base de captopril, enalapril ,... médicaments utilisés dans le traitement de l'hypertension, parlez à votre médecin si vous supposez que c'est le cas pour vous, afin de changer de médicament.
Témoignage patient sur les médicaments qui provoquent la toux, ici concernant l'énalapril (un anti-hypertenseur de type IECA) :

Complications de la toux - Risques lors de toux


La toux étant un symptôme d'une maladie (infectieuse, chronique,...), il se peut que cette maladie sous-jacente de la toux aboutisse à de sérieuses complications. C'est le cas par exemple avec la pneumonie, une maladie infectieuse à prendre très au sérieux, c'est pourquoi dès qu'une toux devient suspecte (voir ci-dessous), il faut se rendre rapidement chez son médecin.
La toux peut aussi dans certains cas provoquer de la fatigue ou au contraire de l'agitation ainsi que de l'insomnie.
Parfois la toux peut mener à des douleurs dans la cage thoracique, en particulier suite à la contraction répétée du diaphragme (muscle actif dans le mécanisme de la toux).
Si la toux est violente (très forte et de façon répétée) on peut observer les complications suivantes: lésions au niveau des bronches ou des poumons, pneumothorax, certaines formes d'hémorragie, fracture de côtes (chez patients fragiles), etc. 

Résumé sur la toux

Poumon pneumonieLa toux est un mécanisme de défense du corps qui permet l'expulsion de substances indésirables (découvrez une infographie sur le mécanisme de la toux). Il faut savoir que la toux n'est pas, au sens strict, une maladie mais un symptôme et est toujours un processus pathologique.
La toux survient suite à une stimulation des voies aériennes (trachée ou bronches), celles-ci envoient un message au cerveau, dans le centre de la toux, qui va ensuite déclencher une contraction musculaire (au niveau du diaphragme en particulier).
La toux peut avoir de nombreuses causes. En automne et en hiver, l'une des causes les plus fréquentes est une maladie infectieuse (virale, bactérienne) qui provoque surtout des toux sèches et grasses.
Une toux doit toujours être prise très au sérieux dans la recherche de la cause, en effet dans certains cas la toux peut être le signe d'une maladie plus grave comme l'asthme ou un cancer (du poumon, du larynx, etc). Découvrez toutes les causes
On peut classer la toux en 4 types différents: la toux sèche, la toux grasse, la toux chronique et la toux médicamenteuse.
La toux sèche est souvent l'un des premiers signes du refroidissement (rhume), cette toux se transforme souvent après quelques jours en une toux grasse.
Mieux comprendre les différentes formes de toux
traitement médicament touxLe traitement de la toux varie en fonction de la cause, si possible on essayera toujours de soigner l'origine de la maladie.
Dans certains cas on pourra seulement traiter les "symptômes".
Le médecin ou pharmacien pourra vous prescrire des antitussifs (codéine, dextrometorphane) en cas de toux sèche ainsi que des fluidifiants (N-acétylcystéine) ou expectorants en cas de toux grasse. En cas de toux grasse ou productive, il est très important de ne pas utiliser d'antitussifs (sauf avis médical), car il faut laisser "mûrir" la toux.

plantes médicinales touxLa phytothérapie peut être une très bonne alternative, en particulier la toux grasse ou productive. Il existe un très grand nombre de plantes médicinales pour prévenir ou soigner cette affection. Mentionnons ici les principales plantes utilisées: le thym, la racine de guimauve, les bourgeons de sapin ou la pulmonaire.
Les principaux bons conseils sont:
- Traiter une toux le plus rapidement possible (pour éviter toute complication)
- Boire beaucoup, en particulier des boissons chaudes (tisanes contre la toux) avec du miel
- Humidifier les chambres (la sécheresse favorise la toux)
 

Conseils pour soigner la toux - Conseils thérapie de la toux

bons conseils pour soigner la toux> Tout d'abord, il est très important de soigner une toux le plus rapidement possible afin d'éviter des complications. Voir les médicaments et les remèdes naturels à disposition contre la toux.
> Vous pouvez faire des inhalations : par exemple avec des huiles essentielles à base de de thym, d'eucalyptus ou de camomille avec de l'eau très chaude à bouillante.
 
 

Miel> Buvez des boissons chaudes (évitez les boissons froides). Comme des tisanes à base de plantes médicinales, par exemple une tisane de thym avec du sucre et surtout avec du miel. 
                     
 
 
 
> Appliquez des pommades sur la peau en friction à base d'huiles essentielles par exemple à base de menthol ou de camphre.
Attention ne pas appliquer des pommades contenant du camphre ou du menthol chez les enfants de moins de 30 mois, utiliser dans ce cas des formules pour bébé !
> Prenez des bonbons contre la toux (à base de miel ou en mélange de plantes à base de bourgeons de sapin, mauve ou mousse d'Islande ).
Remarque : Il semblerait que selon de récentes études cela soit plutôt l'effet du sucre (ou du bonbon) lui-même qui favorise la salivation et permet ainsi de mieux soigner la toux et davantage peut-être que les plantes elles-mêmes.
> Vous pouvez utiliser un humidificateur, cela permet d'hyrater les muqueuses et améliore l'état d'une toux.
> Le cas échéant, surtout lors d'accès de toux nocturne, surélevez la tête du lit.
>> autres thèmes sur la toux :

 Prévention de la toux - Comment prévenir la toux ?

 
> Diminuez, voire arrêtez si possible votre consommation de tabac. Le tabac favorise la toux, en particulier la fameuse toux du fumeur (ou BPCO).
> La toux est souvent causée par des virus. Afin de limiter leur transmission, il est conseillé de bien se laver les mains.
> Buvez beaucoup, boire permet de diluer les virus et donc de limiter le risque d'avoir une toux.
 
  Médicaments contre la toux - Antitussifs - Sirop toux - Remède toux


Selon le type de toux (sèche - grasse) des médicaments différents seront utilisés :
1. toux sèche
2. toux grasse
3. toux chronique
4. toux médicamenteuse

Sirop toux1. Contre la toux sèche (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur ce type de toux), on peut utiliser des *médicaments à base de :
> dextromethorphane, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : dans Bexine®, Calmerphan®, Dextrocalmine®, Pulmofor®, Vicks®, Prétuval®, Bénical®, Bisolvon® dextromethorphane

- en France : dans Akindex®, Atuxane®, Dexir®, Drill® Toux, Nodex®, Nortussine®, Privatux®, Tuxium® entres autres
> codéine, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops :
- en Suisse : Codéine® Knoll, Tricodein® Solco, Makatussin® Nouvelle Formule.
La codéine est également présente dans des médicaments composés.
- en France : demandez conseil à votre pharmacien ou médecin
> noscapine, en vente sous forme de gouttes, sirop, suppositoires,...
- en Suisse: Hederix® (remarque sur le Sirop Hederix®: si le sirop semble être trouble, cela n'est pas une altération du sirop, mais est dû à sa forme galénique. En effet, le principe actif est encapsulé, afin d'améliorer la conservation du produit), DemoTussil®, Tussanil-N®, Tossamine®, Tossamine® Plus, Tuscalman®
> butarimate, en vente sous forme de sirop.
en Suisse : DemoTussol®, NeoCitran® Antitussif, Sinecod®
> des antihistaminiques H1 (antiallergiques), en vente sous forme de sirop contre la toux : à base d'oxomémazine, par exemple dans Toplexil®
* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
Remarques sur les antitussifs - Le Conseil du Pharmacien
- En général les antitussifs se présentent sous forme de sirop ou parfois de comprimés.
- Les antitussifs agissent sur le centre de la toux au niveau du cerveau, ils bloquent le réflexe de la toux. De ce fait en cas de toux grasse ou toux productive (lire ci-dessous) les antitussifs sont contre-indiqués car ils empêchent l'évacuation du mucus et donc peuvent provoquer un encombrement bronchique.
- Une grande partie des antitussifs sont des opiacés (codéine, dextromethorphane) ou des antihistaminiques. Il faut savoir que ces médicaments ont passablement d'effets secondaires comme des troubles digestifs ou de la somnolence (évitez de conduire un véhicule après la prise d'un antitussif). De plus en cas de surdosage un arrêt respiratoire est possible.
- Relevons aussi que lors de traitement à base d'antitussifs il faut absolument éviter de boire de l'alcool.
- Un traitement antitussif devrait avoir une durée de maximum 3 à 5 jours.
Pour plus d'informations demandez conseil à votre pharmacien ou médecin.

2. Contre la toux grasse (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Pour rappel (sauf avis médical contraire): ne pas utilisez des antitussifs comme la codéine ou le dextrometorphane en cas de toux grasse ou productive. Car dans ce type de toux il est important de faire sortir le mucus pour faire "mûrir" la toux. Les antitussifs ayant tendance à bloquer ce processus.
On utilise contre la toux grasse principalement des expectorants et/ou fluidifiants
> Les *expectorants sont soit salins (ammonii chloridium,...) ou à base d'extraits de plantes (guaifénésine par exemple, dans Résyl® ou Toplexil® ou à base d'ipéca)
> Les *fluidifiants (diminuent la viscosité du mucus) :

- à base de *N-acétylcystéine, sous forme de comprimés, comprimé effervescent, sachet,... :
en France : Broncholar®, Euronac®, Exomuc®, Fluimucil®, Solmucol®,...
en Suisse : Fluimucil®, Solmucol® (en sachet à diluer), ACC Sandoz®,... (attention ces médicaments ne sont pas stables, le sirop ne se conserve que 14 à 16 jours).
Interaction de la N-acétylcystéine
Suite à une interaction avec différents antibiotiques du types amoxicillines, pénicillines, tétracyclines, céphalosporines, aminoglycosides, macrolides et amphotérocines : respecter un intervalle de 2 heures entre la prise de N-acétyscystéine et de l'antibiotique.

- à base de *carbocystéine, sous forme de sirop, gouttes, spray :
en France : Broncathiol®, Brochocyst®, Dimotap® expectorant, Fluditec®, Tussilène®,... entre autres
en Suisse : Rhinathiol®, Méphathiol®, Mucogeran®,...
Remarque importante, prescription chez les enfants
La carbocystéine et la N-acéytlcystéine sont contre-indiquées en France chez les enfants de moins de 2 ans, car plusieurs cas de complications respiratoires sont apparus dans ces dernières années.
En Suisse le pharmacien ne devrait pas remettre la carbocystéine et la N-acéytlcystéine chez un enfant de moins de 2 ans. Selon la situation un médecin peut prescrire la carbocystéine et la N-acéytlcystéine pour des enfants de 1 à 2 ans. En desous d'un an cela reste contre-indiqué pour le pharmacien et le médecin.
Il est de ce fait conseillé de ne jamais donner de médicament antitussif à un enfant de moins de 2 ans sans avis médical et de privilégier les simples mesures d’hygiène :
d
ésobstruction nasale pluriquotidienne au sérum physiologique en cas d’encombrement nasal, éviction de l’exposition au tabac, hydratation régulière du nourrisson et limitation de la température à 19-20°C dans la chambre.
Source: Pharmavista.net, 10 mai 2010 + 11 novembre 2010
> Médicaments à base de plantes, sous forme de bonbons, de sirop,... : bourgeon de sapin, lierre, racine de guimauve (>> voir toutes les plantes pour soigner la toux de façon naturelle )
plante toux* Attention : les médicaments mentionnés ci-dessous ne se veulent pas représentatifs de l'ensemble des remèdes existants, il s'agit d'un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d'emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
3. Contre les toux chroniques (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
traitement toux médicamenteuseLa thérapie consiste à calmer la toux selon qu'il s'agisse d'une toux sèche ou grasse : dans tous les cas prière de consulter un médecin car cette toux cache ou peut cacher en général une maladie sous-jacente (BPCO, cancer,...), il faudra donc plutôt soigner la cause de cette maladie..
4. Contre les toux médicamenteuses (>> voir sous symptômes pour plus d'information sur cette toux)
Parlez à votre médecin pour changer de traitement ou trouver une autre solution.
 

Pneumonie d'aspiration (Syndrome de Caplan)


Affection pulmonaire se caractérisant par un reflux de liquide dans les bronches à partir de l'estomac, entraînant une inflammation des bronches et des poumons due à la pénétration à l'intérieur des bronches de germes qui proviennent de l'oropharynx (partie du pharynx située en arrière de la cavité buccale) : par l'intermédiaire de la salive et du contenu de l'estomac.

Généralités 

La pneumonie est une affection des poumons due à un virus ou à une bactérie, et dont il existe plusieurs formes.

Classification 

On distingue plusieurs variétés de pneumonie par aspiration (que l'on appelle les formes cliniques) :
* La pneumonie acide appelée également syndrome de Mendelson est le résultat de l'inhalation de liquide provenant de l'estomac (suc gastrique) de nature acide. La pneumonie acide de Mendelson est source d'insuffisance respiratoire aiguë à cause de la présence d'oedème (accumulation de liquide dans les alvéoles pulmonaires).

* La pneumonie bactérienne qui correspond à l'inhalation du contenu de l'oropharynx. Cette variété de pneumonie, résultat d'une infection par des germes anaérobies (ne nécessitant pas d'oxygène pour se reproduire), se développe progressivement, entraînant de la toux, de l'hyperthermie (fièvre) et des crachats contenant du pus (purulents).


* Une troisième variété de pneumonie par aspiration se caractérise par l'obstruction des voies aériennes par les aliments contenus dans l'estomac et plus particulièrement ceux de nature végétale. Elle entraîne une dyspnée (difficulté respiratoire) pouvant passer pour de l'asthme et une cyanose (coloration tirant sur le violet de la peau et des muqueuse entre autres). Certains patients présentent également une insuffisance de la pompe cardiaque que les spécialistes nomment cardio-respiratoire progressive.
 

Physiopathologie 

La pneumonie par aspiration qui est aggravée par un terrain immunodéprimé (les capacités de défense de l'organisme sont diminuées) s'accompagne d'un œdème pulmonaire aigu (collection liquidienne à l'intérieur des alvéoles) susceptible d'entraîner la mort suite à une défaillance cardiaque (le cœur ne peut plus assurer sa fonction de pompe). D'autres organes, et plus particulièrement les poumons, se nécrosent (les tissus meurent faute de vascularisation). L'ensemble s'accompagne d'une surinfection microbienne.

Causes 

Cette affection est souvent consécutive à une anesthésie générale et peut survenir pendant ou après l'anesthésie.L'inhalation de salive, de liquide gastrique faisant suite à des vomissements ou après la survenue d'un traumatisme crânien ou d'un accident vasculaire cérébral est susceptible d'être la cause de pneumonie par aspiration.Certains processus morbides (cause de maladie) telle qu'un épisode d'intoxication par overdose (taux excessif de stupéfiant), un coma toxique ou une absorption massive d'alcool sont susceptibles d'entraîner ce type de pneumonie.Cette affection se voit également au cours de certains états cachectiques (accompagnés d'un dépérissement important) ou de certains comas.

Examen médical 

L'antibiogramme permet de mettre en évidence les germes (microbes) responsables.

Diagnostic differential 

Cette pathologie est quelquefois confondue, essentiellement en présence d'une obstruction des voies aériennes, avec l'asthme.

Traitement 

Il fait appel aux antibiotiques après avoir effectué un antibiogramme.L'amoxicilline est le plus souvent utilisé, surtout quand on suspecte une infection à germe anaérobie.D'autres antibiotiques comme la clindamycine ou encore l'amoxicilline associés au métronidazole sont également utilisés par certaines équipes spécialisées en pneumologie (spécialité médicale des maladies du poumon )
Le drainage postural effectué par un kinésithérapeute spécialisé en pathologie respiratoire est quelquefois nécessaire.On n'y associe le plus souvent une oxygénothérapie (utilisation de l'oxygène) et une ventilation assistée.

Nutrition entérale : sonde nasogastrique ou gastrostomie percutanée endoscopique


 
Lorsqu’une nutrition est indiquée pour prévenir ou traiter une dénutrition protéino-calorique, le choix entre une sonde nasogastrique (SNG) et une gastrostomie percutanée endoscopique (PEG) n’est pas toujours aisé. Chez les patients avec une atteinte neurologique et des troubles de la déglutition ou ceux avec une tumeur cervico-faciale, la PEG est associée à moins d’auto-extubations. En revanche, la morbidité inhérente à la pose de PEG est supérieure à celle liée à la SNG. Une méta-analyse montre que le risque d’interruption de la nutrition est plus faible pour la PEG, mais qu’il n’existe pas de différence en termes de survie ou de pneumonie d’aspiration entre PEG et SNG. De manière pragmatique, l’European Society for Clinical Nutrition and Metabolism recommande la PEG au-delà de trois semaines de nutrition entérale.

Pneumonie chez le patient ventilé: de la pathophysiologie à la prevention


La pneumonie nosocomiale est la seconde infection la plus fréquemment acquise à l’hôpital et elle représente en général 13 à 18% de toutes les infections nosocomiales. Elle est associée à un taux élevé de morbidité, de mortalité et augmente le coût de l’hospitalisation. Elle survient chez 0.6 à 1% de tous les patients admis à l’hôpital et chez 7 à 44% des patients ventilés en soins intensifs (SI). Elle prolonge l’hospitalisation de 7 à 10 jours en moyenne, est associée à une mortalité brute de 20-60% et à une mortalité attribuable (pourcentage de décès qui ne seraient pas survenus en l’absence d’une pneumonie) d’environ 30% (1). Dans les SI, la pneumonie représente une plus grande proportion des infections nosocomiales que dans le reste de l’hôpital (35-45% chez les patients ventilés). Même si la mortalité brute est élevée (40-80%), la mortalité attribuable chez les patients ventilés (27%) est semblable à celle retrouvée dans l’hôpital en général. La pneumonie nosocomiale est un facteur de risque de décès indépendant chez les patients des SI (tableau 1), même si certaines études récentes ont montré des résultats contradictoires.

Le coronavirus

Le coronavirus vu sous un microscopeLe coronavirus se transmet sans doute d’homme à homme, selon l’OMS
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) juge probable que le nouveau coronavirus, qui a fait 18 morts en Arabie saoudite et en Europe, se transmette de personne à personne.
Un deuxième cas d'infection, annoncé en France, chez le voisin de chambre d'un premier malade atteint est venu renforcer ce qui n'était qu'une hypothèse voilà quelques jours seulement.
Le directeur général adjoint de l'OMS, Keiji Fukuda, n'a pas caché son inquiétude devant le fait que « les différents foyers surveillés tendent de plus en plus à accréditer l'hypothèse qu'en cas de contact rapproché, ce nouveau coronavirus peut se transmettre de personne à personne ».
M. Fukuda a invité les pays du monde entier à accroître la vigilance face à ce coronavirus. Il a admis toutefois qu'il n'existait pas, pour l'instant, de preuve que le virus est capable de supporter une « transmission généralisée entre communautés ».
Le coronavirus appartient à la même famille que celui responsable de l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) apparu en Asie en 2003 et qui avait fait 775 morts dans le monde.
Il est apparu en 2012 dans la région du golfe Persique, mais des cas ont également été recensés en Grande-Bretagne et en France chez des personnes ayant voyagé au Moyen-Orient.
Au total, 34 cas confirmés dans le monde du nouveau virus ont été notifiés à l'OMS depuis septembre 2012.
 
Qu'est-ce que le nouveau coronavirus?

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l'homme, depuis le rhume banal jusqu'au SRAS. Les virus de cette famille provoquent également plusieurs maladies chez l'animal.

Le nouveau coronavirus est une souche particulière jamais encore identifiée chez l'homme. Avec seulement un petit nombre de cas notifiés jusqu'à présent, on a très peu d'informations sur la transmission, la gravité et les conséquences cliniques de cette infection.

Source : OMS
 
Les autorités sanitaires françaises ont annoncé dimanche 12 mai des mesures de surveillance accrues après l'annonce d'un deuxième cas d'infection par un dangereux virus, baptisé nouveau coronavirus (nCoV), responsable d'une vingtaine de morts depuis l'an passé.
Les 38 personnes qui ont été en contact avec ce deuxième malade, aujourd'hui hospitalisé à Lille, essentiellement des gens de son entourage, vont être contactées et surveillées étroitement pour savoir s'il développe des symptômes respiratoires faisant craindre une infection, a annoncé dimanche la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Nous avons deux cas, (...) nous faisons en sorte d'avoir des contacts avec toutes les personnes qui les ont approchés". Mais "les professionnels, les médecins considèrent qu'il n'y a pas lieu d'avoir une inquiétude excessive", a-t-elle dit.
Le ministère de la Santé a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche que l'homme qui avait partagé la chambre du premier malade atteint par le nCoV, à l'hôpital de Valenciennes, avant que son infection ne soit connue, était lui aussi touché par le virus.
En milieu de journée, ce deuxième malade a été transféré du service d'infectiologie à celui de la réanimation, en raison "d'une aggravation de son état clinique", sans être placé sous assistance respiratoire, à l'inverse du premier malade, selon l'hôpital. "Cela veut dire qu'une fois que vous avez une contamination, il y a une progression qui se fait avec une atteinte pulmonaire qui peut devenir sévère comme c'est le cas chez ce patient", a dit sur France 2 le professeur Benoît Guéry, chef du service d'infectiologie du CHRU de Lille.

Le patient dans un état "très sérieux"

Mais pour le médecin, ce deuxième cas ne doit pas susciter d'inquiétude démesurée, car le nouveau coronavirus est "heureusement moins contagieux que le Sras", le syndrome respiratoire aigu sévère, provoqué par un autre virus de la famille des coronavirus. "On est sur un virus qui circule depuis un peu plus d'un an, et on a 34 cas, alors pour que le Sras, en quelque mois, on est arrivé à 8.000 cas", a-t-il expliqué.
En parallèle, le premier malade, un homme de 65 ans hospitalisé en réanimation également à Lille, était toujours dans un état "très sérieux" dimanche, bien que "stabilisé", selon l'hôpital.
L'Institut de veille sanitaire (InVS) a engagé une enquête sur les personnes de l'entourage du deuxième malade et déjà identifié 38 personnes qui vont être contactées puis suivies quotidiennement pour savoir si elles développent des symptômes, a annoncé la directrice générale de l'Institut, Françoise Weber.

Chauve-souris

Il va leur être recommandé de suivre des mesures d'hygiène et de porter un masque en cas de survenue de symptômes grippaux. Pour un petit nombre de personnes "très proches et en contact rapproché et prolongé" avec le second malade, il leur sera recommandé de rester à la maison. 124 personnes en contact avec le premier malade ont été déjà bénéficié de cette surveillance rapprochée qui n'a rien donné.
Il en est allé de même pour les 39 personnes de nationalité française ou belge qui ont participé du 9 au 17 avril au voyage organisé dans les Emirats arabes unis durant lequel le premier malade a contracté le virus. Il n'y a pas d'inquiétude particulière pour ce groupe, car aucun n'a exprimé les symptômes du nCoV et les délais d'incubation sont déjà dépassés, a affirmé Françoise Weber.
Mais l'InVS mène une enquête auprès de ces voyageurs pour savoir à quel moment le premier malade français a pu être en contact avec des animaux porteurs du nCoV. On pense que le réservoir de ce virus - diagnostiqué chez 34 personnes dans le monde dont plus de la moitié sont morts - se trouve chez des animaux, en Arabie saoudite et dans des pays voisins. Une hypothèse est qu'il proviendrait de chauve-souris.

"Grandes similitudes" avec l'épidémie de Sras

Le professeur Arnaud Fontanet, responsable de l'unité des maladies émergentes à l'Institut Pasteur, souligne de son côté "les grandes similitudes" de cette nouvelle menace avec l'épidémie de Sras, provoquée en 2003 par un autre virus de la famille des coronavirus, en Chine et en Asie avec un peu plus de 8.000 cas et plus de 600 morts.
Dans les deux cas, les symptômes sont respiratoires et la transmission s'exerce par contact rapproché, a indiqué cet expert soulignant que, grâce aux mesures de prévention prises à l'époque du Sras, il avait été "possible de contenir" le virus.
Le ministère de la Santé francais a mis en place dans les aéroports des dépliants et des affiches pour informer les voyageurs qui se rendent au Proche et au Moyen-Orient, et ouvert un numéro vert d'information à destination du grand public (0800 13 00 00).

Quels sont les symptômes du nouveau coronavirus ?

Les autorités sanitaires françaises ont annoncé dimanche des mesures de surveillance accrues après l'annonce d'un deuxième cas d'infection par un dangereux virus, baptisé nouveau coronavirus (nCoV). Surveillance rapprochée des personnes à risques et précautions accrues.
Alors qu'un deuxième cas d'infection par le coronavirus est avéré en France, le professeur Benoît Guéry, chef du service d'infectiologie du CHRU de Lille, est revenu dimanche 12 mai sur les caractéristiques du nouveau virus. Selon le professeur, invité dans le journal de 13H de France 2 : "On a la démonstration claire qu'une transmission d'homme à homme est tout à fait possible, on l'avait sur les cas jordaniens, on l'a maintenant sur les cas autochtones [en France]".

Malgré l'apparition des nouveaux cas, Benoît Guéry parle d'une "faible contagiosité" avec "un risque extrêmement faible de contaminations secondaires". En cas de contamination, le virus peut cependant être virulent avec "une atteinte pulmonaire qui peut être sévère", précise le médecin.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a fait le point dimanche 12 mai sur les mesures prises par les autorités sanitaires après la confirmation, dans la nuit, d'un deuxième cas du nouveau coronavirus chez un patient français. La ministre de la Santé a annoncé la mise en place d'un système d'information dans les aéroports internationaux pour les voyageurs à destination de la péninsule arabique. Un tract sera distribué aux comptoirs des compagnies aériennes. Il est notamment recommandé de se laver les mains régulièrement, mais aussi et surtout d'éviter tout contact avec des animaux.

Quels sont les symptômes du nouveau coronavirus ?
Les premiers signes cliniques apparaissent moins de 24 heures après l'infection : perte de l'appétit, fièvre, accélération de la respiration, toux, chair de poule, posture voûtée. Les personnes atteintes par le nouveau coronavirus souffrent d'une grave infection des voies respiratoires basses, c'est-à-dire des poumons, qui peut conduire à une pneumonie. Elles toussent énormément et ont de la fièvre.

Que faire en cas de doute ?
Si vous avez des questions, vous pouvez appeler le numéro vert spécial mis en place par le ministère de la Santé : 0800 13 00 00. La ligne est ouverte du lundi au samedi, de 9 heures à 19 heures.
En cas d'infection respiratoire après un séjour dans la péninsule arabique, le ministère conseille de consulter son médecin ou d'appeler le Centre 15 en signalant ce voyage.

Quelles précautions prendre ?
Généralement, les coronavirus sont peu résistants et ont une durée de vite très courte en dehors du corps. Se laver les mains très régulièrement, comme en période d'épidémie de grippe ou de gastro-entérite. Quelques conseils pour ce lavage de main : préférer du savon liquide, frotter en comptant jusqu'à 30, remonter sur les poignets, ne pas oublier de passer entre les doigts et sous les ongles.

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