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3 nov. 2016

L'essor des thérapies quantiques


Basée sur les découvertes de la physique quantique, une nouvelle façon de se soigner fait de plus en plus parler d’elle. Son postulat : nos cellules émettent des informations, qui déterminent notre état de santé et sur lesquelles il est possible d’agir. Explications.


« Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un lupus érythémateux, une maladie auto-immune chronique, raconte Lucia, une artiste de 50 ans. Depuis, suivie à l’hôpital, j’en étais arrivée à prendre onze médicaments par jour… Il y a six mois, un ami est venu me voir bouleversé après avoir essayé une nouvelle technique de soin qui, disait-il, n’avait rien à voir ni avec la médecine conventionnelle, ni avec les médecines naturelles. Une “machine” donnait des résultats dont l’exactitude l’avait dérouté. Je suis cartésienne et je n’ai pas peur des expériences nouvelles. J’ai donc consulté un thérapeute qui utilise cet appareil de biofeedback. En quelques minutes, l’écran a affiché clairement tout mon parcours médical ! Puis cette machine a effectué un traitement très étrange, consistant à envoyer des “informations” dans le corps. Après quelques séances, la plupart de mes symptômes ont disparu et, aujourd’hui, avec l’accord de mon médecin, je ne prends plus qu’un médicament par jour. »

Un diagnostic global

Un appareil capable d’effectuer un diagnostic précis et de traiter aussi rapidement une maladie auto-immune ? Si un cas ne vaut pas pour tous, les résultats sont étonnants. Et ce n’est qu’un des aspects de cette approche de la santé physique et psychique, qui se répand au point que certains médecins et chercheurs n’hésitent plus à dire qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Le premier congrès sur les thérapies quantiques d’Aix-en- Provence, en novembre 2010, a réuni des scientifiques du monde entier, parmi lesquels l’équipe du professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008. Depuis, les livres sur le sujet, les congrès affichant complets, les appareils de biofeedback ou les méthodes quantiques se multiplient…
Les « thérapies quantiques », ou la « médecine quantique », nous demandent de voir la vie, la santé et la maladie d’une tout autre façon : notre corps n’est plus un assemblage d’organes à traiter séparément, comme le fait la médecine conventionnelle, c’est un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules de lumière – des photons – qui échangent en permanence des informations, un univers lumineux dans lequel l’esprit et la matière ne font qu’un. Avec une idée clé : ce ne sont pas les échanges biochimiques de nos cellules qui déterminent notre état de santé, mais les informations qu’elles se communiquent entre elles. Ici, l’origine de la maladie n’est donc pas un problème purement biologique, mais un défaut d’information ; le symptôme n’est qu’une réaction à ce dernier.
Pour celui qui ne connaît pas le monde scientifique, l’idée peut sembler délirante. Pourtant, elle repose sur des dizaines d’années de recherches, commencées il y a un siècle avec Albert Einstein et ses travaux sur la nature de la lumière. Au fil des décennies, la physique quantique – qui décrit le comportement des atomes et des particules subatomiques – s’est développée en marge de la physique classique, car elle ne répond pas aux mêmes règles. La plus importante, pour comprendre le fondement de la médecine quantique : les ondes électromagnétiques sont en même temps des photons. Ces photons du corps humain sont loin d’être des vues de l’esprit : au cours des années 1970, Fritz-Albert Popp, un biophysicien allemand, a découvert l’existence de ce qu’il a appelé les « biophotons », des particules de lumière émises par nos cellules, qu’il a réussi à filmer. Ces minuscules courants lumineux, invisibles à l’oeil nu, portent les informations et contrôlent notre organisme. Mais pas n’importe comment.

Des capacités d’autoguérison stimulées

L’une des découvertes les plus importantes de la physique quantique, reprise et développée dans la thérapie quantique, est, en effet, la théorie des « champs énergétiques » : ce sont eux qui organisent et contrôlent notre corps. Ils forment un tout. En somme, le corps humain est une structure organisée d’informations. Ce que les Chinois ont compris depuis longtemps avec l’acupuncture, qui traite les flux d’énergie du corps ; ou les Indiens, avec leur médecine ayurvédique qui traite le « corps de lumière » et ses chakras…
Les appareils de biofeedback quantiques sont conçus pour détecter les ondes électromagnétiques, les « fréquences » émises par chacune des cellules de notre corps. Lorsque certaines sont brouillées ou « fausses », l’appareil renvoie des fréquences « justes » afin de corriger le problème. Imaginez que vous ayez un coup de déprime. Vous appelez votre meilleur ami. Ses paroles rassurantes vous remontent le moral et vous retrouvez assez d’énergie pour reprendre le cours normal de votre vie. L’aide reçue n’est pas « physique », mais vient des mots réconfortants. Or ce flot d’informations vous a été transmis par les fréquences du téléphone. Voilà, de manière imagée, comment fonctionnent les appareils de médecine quantique : ils envoient des ondes extrêmement fines qui « parlent » à nos cellules et leur transmettent des informations, elles-mêmes portées par les photons. Pour reprendre la métaphore, on pourrait dire que les fréquences sont les phrases réconfortantes de votre ami ; et les photons, les mots, avec leur sens.
Si la thérapie quantique fait usage d’appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, comme le Scio, le Korotkov, le Mora ou le Life, cette approche de la médecine n’est pour autant pas mécaniste : les machines ne fonctionnent pas seules. « En “dialoguant” avec notre champ d’informations, ces appareils stimulent nos capacités d’autoguérison, explique la journaliste et conférencière Lynn McTaggart, auteure du Lien quantique (Macro 2012). Mais rien ne peut se faire sans la présence d’un médecin ou d’un thérapeute. » Une interaction d’autant plus importante que cette nouvelle vision de la santé, donc de la vie, implique non seulement une relation entre le corps et l’esprit, mais l’union fondamentale de l’esprit et de la matière.

J’ai testé un appareil de biofeedback

Des électrodes, un écran d’ordinateur, des graphiques… Notre journaliste, Odile Chabrillac, a confié son corps au Scio, une machine destinée à diagnostiquer les défaillances de l’organisme et à rééquilibrer ce dernier.
« Sitôt arrivée dans le cabinet du praticien en biofeedback qui utilise le Scio, l’un des appareils de médecine quantique dont on parle le plus en ce moment, me voilà assise confortablement et harnachée d’électrodes aux chevilles, aux poignets et sur le front. Face à moi, un mur blanc sur lequel est projeté un écran d’ordinateur rempli d’informations et de graphiques. Adrian M., le thérapeute, me soumet d’abord à un questionnaire sur mon âge, mes habitudes d’hygiène de vie, les maladies et opérations passées, mon niveau de stress… Puis, pendant trois minutes, je suis priée de rester la plus détendue possible, car cette machine va envoyer des milliers d’infirmes fréquences dans mon organisme – plus de dix mille !–, comme autant de questions auxquelles chacune de mes cellules et chacun de mes organes devront répondre. Je ne sens rien, juste de légers picotements…
 
Le Scio fait un bilan très complet, physiologique et émotionnel. Il affiche d’abord des chiffres sur l’énergie, la pression sanguine, l’hydratation, l’oxygénation, le pH, la vitalité et les échanges cellulaires, la capacité de régénération de mon organisme… L’ensemble est plutôt bon, voire très bon. Ouf ! En revanche, il relève que je suis légèrement intoxiquée par certains produits, le chlore en particulier, et que mon niveau de stress est bien trop important. Le thérapeute me montre les graphiques et m’explique que le stress peut avoir un impact sur ma thyroïde, mon système endocrinien, et sur certains lobes cérébraux, avec un risque de maladie d’Alzheimer. Car cette machine évalue aussi les problèmes potentiels de chaque individu.
Adrian M. me rassure : les appareils quantiques sont fondés sur les probabilités, non sur des certitudes absolues : « C’est comme la météo, m’explique-t-il, si l’on nous annonce de la pluie, mieux vaut prendre un parapluie, mais cela ne veut pas dire qu’il pleuvra ! » Pendant près d’une heure, la machine va procéder au traitement, en renvoyant des fréquences justes pour corriger celles qui sont faussées. En somme, elle donne au corps les bonnes réponses aux questions qu’elle a posées. Là encore, je ne sens rien. La séance dure une heure et demie. (Compter 60 € la séance - prix donné à titre indicatif).
Bilan : si mon mode de vie est plutôt sain, je suis capable de m’empoisonner l’existence, au sens littéral du terme, avec mes « prises de tête ». Voilà ce qui est étonnant ici : cet appareil tient autant compte des facteurs physiologiques et biologiques que de mes émotions, de mon état d’esprit mental et moral, de certains problèmes psychologiques. La fin de la séance se conclut par quelques conseils supplémentaires : boire davantage, bouger, pratiquer le yoga si je peux, rythmer mon mode de vie en fonction de la saison. Le Scio suggère quelques remèdes homéopathiques pour optimiser mon état corporel, mon mental et mon énergie. Sortie de la séance enthousiaste et détendue, je me suis sentie épuisée tout l’après-midi et me réveillerai le lendemain matin légèrement courbaturée. Rendez-vous a été pris pour vérifier si mes efforts auront déjà eu un véritable impact sur mon corps et mon esprit. »
SOURCE

L'essor des thérapies quantiques


Basée sur les découvertes de la physique quantique, une nouvelle façon de se soigner fait de plus en plus parler d’elle. Son postulat : nos cellules émettent des informations, qui déterminent notre état de santé et sur lesquelles il est possible d’agir. Explications.



« Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un lupus érythémateux, une maladie auto-immune chronique, raconte Lucia, une artiste de 50 ans. Depuis, suivie à l’hôpital, j’en étais arrivée à prendre onze médicaments par jour… Il y a six mois, un ami est venu me voir bouleversé après avoir essayé une nouvelle technique de soin qui, disait-il, n’avait rien à voir ni avec la médecine conventionnelle, ni avec les médecines naturelles. Une “machine” donnait des résultats dont l’exactitude l’avait dérouté. Je suis cartésienne et je n’ai pas peur des expériences nouvelles. J’ai donc consulté un thérapeute qui utilise cet appareil de biofeedback. En quelques minutes, l’écran a affiché clairement tout mon parcours médical ! Puis cette machine a effectué un traitement très étrange, consistant à envoyer des “informations” dans le corps. Après quelques séances, la plupart de mes symptômes ont disparu et, aujourd’hui, avec l’accord de mon médecin, je ne prends plus qu’un médicament par jour. »

Un diagnostic global

Un appareil capable d’effectuer un diagnostic précis et de traiter aussi rapidement une maladie auto-immune ? Si un cas ne vaut pas pour tous, les résultats sont étonnants. Et ce n’est qu’un des aspects de cette approche de la santé physique et psychique, qui se répand au point que certains médecins et chercheurs n’hésitent plus à dire qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Le premier congrès sur les thérapies quantiques d’Aix-en- Provence, en novembre 2010, a réuni des scientifiques du monde entier, parmi lesquels l’équipe du professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008. Depuis, les livres sur le sujet, les congrès affichant complets, les appareils de biofeedback ou les méthodes quantiques se multiplient…
Les « thérapies quantiques », ou la « médecine quantique », nous demandent de voir la vie, la santé et la maladie d’une tout autre façon : notre corps n’est plus un assemblage d’organes à traiter séparément, comme le fait la médecine conventionnelle, c’est un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules de lumière – des photons – qui échangent en permanence des informations, un univers lumineux dans lequel l’esprit et la matière ne font qu’un. Avec une idée clé : ce ne sont pas les échanges biochimiques de nos cellules qui déterminent notre état de santé, mais les informations qu’elles se communiquent entre elles. Ici, l’origine de la maladie n’est donc pas un problème purement biologique, mais un défaut d’information ; le symptôme n’est qu’une réaction à ce dernier.
Pour celui qui ne connaît pas le monde scientifique, l’idée peut sembler délirante. Pourtant, elle repose sur des dizaines d’années de recherches, commencées il y a un siècle avec Albert Einstein et ses travaux sur la nature de la lumière. Au fil des décennies, la physique quantique – qui décrit le comportement des atomes et des particules subatomiques – s’est développée en marge de la physique classique, car elle ne répond pas aux mêmes règles. La plus importante, pour comprendre le fondement de la médecine quantique : les ondes électromagnétiques sont en même temps des photons. Ces photons du corps humain sont loin d’être des vues de l’esprit : au cours des années 1970, Fritz-Albert Popp, un biophysicien allemand, a découvert l’existence de ce qu’il a appelé les « biophotons », des particules de lumière émises par nos cellules, qu’il a réussi à filmer. Ces minuscules courants lumineux, invisibles à l’oeil nu, portent les informations et contrôlent notre organisme. Mais pas n’importe comment.

Des capacités d’autoguérison stimulées

L’une des découvertes les plus importantes de la physique quantique, reprise et développée dans la thérapie quantique, est, en effet, la théorie des « champs énergétiques » : ce sont eux qui organisent et contrôlent notre corps. Ils forment un tout. En somme, le corps humain est une structure organisée d’informations. Ce que les Chinois ont compris depuis longtemps avec l’acupuncture, qui traite les flux d’énergie du corps ; ou les Indiens, avec leur médecine ayurvédique qui traite le « corps de lumière » et ses chakras…
Les appareils de biofeedback quantiques sont conçus pour détecter les ondes électromagnétiques, les « fréquences » émises par chacune des cellules de notre corps. Lorsque certaines sont brouillées ou « fausses », l’appareil renvoie des fréquences « justes » afin de corriger le problème. Imaginez que vous ayez un coup de déprime. Vous appelez votre meilleur ami. Ses paroles rassurantes vous remontent le moral et vous retrouvez assez d’énergie pour reprendre le cours normal de votre vie. L’aide reçue n’est pas « physique », mais vient des mots réconfortants. Or ce flot d’informations vous a été transmis par les fréquences du téléphone. Voilà, de manière imagée, comment fonctionnent les appareils de médecine quantique : ils envoient des ondes extrêmement fines qui « parlent » à nos cellules et leur transmettent des informations, elles-mêmes portées par les photons. Pour reprendre la métaphore, on pourrait dire que les fréquences sont les phrases réconfortantes de votre ami ; et les photons, les mots, avec leur sens.
Si la thérapie quantique fait usage d’appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, comme le Scio, le Korotkov, le Mora ou le Life, cette approche de la médecine n’est pour autant pas mécaniste : les machines ne fonctionnent pas seules. « En “dialoguant” avec notre champ d’informations, ces appareils stimulent nos capacités d’autoguérison, explique la journaliste et conférencière Lynn McTaggart, auteure du Lien quantique (Macro 2012). Mais rien ne peut se faire sans la présence d’un médecin ou d’un thérapeute. » Une interaction d’autant plus importante que cette nouvelle vision de la santé, donc de la vie, implique non seulement une relation entre le corps et l’esprit, mais l’union fondamentale de l’esprit et de la matière.

J’ai testé un appareil de biofeedback

Des électrodes, un écran d’ordinateur, des graphiques… Notre journaliste, Odile Chabrillac, a confié son corps au Scio, une machine destinée à diagnostiquer les défaillances de l’organisme et à rééquilibrer ce dernier.
« Sitôt arrivée dans le cabinet du praticien en biofeedback qui utilise le Scio, l’un des appareils de médecine quantique dont on parle le plus en ce moment, me voilà assise confortablement et harnachée d’électrodes aux chevilles, aux poignets et sur le front. Face à moi, un mur blanc sur lequel est projeté un écran d’ordinateur rempli d’informations et de graphiques. Adrian M., le thérapeute, me soumet d’abord à un questionnaire sur mon âge, mes habitudes d’hygiène de vie, les maladies et opérations passées, mon niveau de stress… Puis, pendant trois minutes, je suis priée de rester la plus détendue possible, car cette machine va envoyer des milliers d’infirmes fréquences dans mon organisme – plus de dix mille !–, comme autant de questions auxquelles chacune de mes cellules et chacun de mes organes devront répondre. Je ne sens rien, juste de légers picotements…
 
Le Scio fait un bilan très complet, physiologique et émotionnel. Il affiche d’abord des chiffres sur l’énergie, la pression sanguine, l’hydratation, l’oxygénation, le pH, la vitalité et les échanges cellulaires, la capacité de régénération de mon organisme… L’ensemble est plutôt bon, voire très bon. Ouf ! En revanche, il relève que je suis légèrement intoxiquée par certains produits, le chlore en particulier, et que mon niveau de stress est bien trop important. Le thérapeute me montre les graphiques et m’explique que le stress peut avoir un impact sur ma thyroïde, mon système endocrinien, et sur certains lobes cérébraux, avec un risque de maladie d’Alzheimer. Car cette machine évalue aussi les problèmes potentiels de chaque individu.
Adrian M. me rassure : les appareils quantiques sont fondés sur les probabilités, non sur des certitudes absolues : « C’est comme la météo, m’explique-t-il, si l’on nous annonce de la pluie, mieux vaut prendre un parapluie, mais cela ne veut pas dire qu’il pleuvra ! » Pendant près d’une heure, la machine va procéder au traitement, en renvoyant des fréquences justes pour corriger celles qui sont faussées. En somme, elle donne au corps les bonnes réponses aux questions qu’elle a posées. Là encore, je ne sens rien. La séance dure une heure et demie. (Compter 60 € la séance - prix donné à titre indicatif).
Bilan : si mon mode de vie est plutôt sain, je suis capable de m’empoisonner l’existence, au sens littéral du terme, avec mes « prises de tête ». Voilà ce qui est étonnant ici : cet appareil tient autant compte des facteurs physiologiques et biologiques que de mes émotions, de mon état d’esprit mental et moral, de certains problèmes psychologiques. La fin de la séance se conclut par quelques conseils supplémentaires : boire davantage, bouger, pratiquer le yoga si je peux, rythmer mon mode de vie en fonction de la saison. Le Scio suggère quelques remèdes homéopathiques pour optimiser mon état corporel, mon mental et mon énergie. Sortie de la séance enthousiaste et détendue, je me suis sentie épuisée tout l’après-midi et me réveillerai le lendemain matin légèrement courbaturée. Rendez-vous a été pris pour vérifier si mes efforts auront déjà eu un véritable impact sur mon corps et mon esprit. »
SOURCE

20 févr. 2016

Zika et microcéphalie : des soupçons mais pas de certitude

Zika et microcéphalie : des soupçons mais pas de certitudeSelon des scientifiques, le lien direct fait au Brésil entre l’infection par le virus Zika chez de femmes enceintes et la microcéphalie de leurs bébés reste à démontrer car la simple présence du virus ne constitue pas une preuve qu’il soit à l’origine des malformations constatées mais seulement une probabilité qui reste à prouver. Quelques publications récentes rapportent des cas qui orientent vers un lien de cause à effet mais il est encore trop tôt pour conclure.
Les liens directs entre virus Zika chez les femmes enceinte et microcéphalie chez le foetus restent à démontrer
L’infection par le virus Zika s’est largement propagée en Amérique Latine en 2015. Rien qu’au Brésil, on estime le nombre des cas entre 440 000 et 1,3 millions de personnes dont des femmes enceintes. En même temps, 4 000 cas de microcéphalie ont été signalés dans ce pays, soit 20 fois plus qu’en temps normal. D’où l’hypothèse que ces cas de microcéphalie sont liées à l’infection pendant la grossesse par le virus Zika. Mais à ce jour, le lien direct et les mécanismes en cause restent à démontrer scientifiquement. Quelques publications récentes orientent néanmoins vers cette relation mais le nombre de cas est pour l’instant insuffisant pour affirmer le lien de cause à effet.

Un cas de microcéphalie avec présence de virus dans le cerveau

Image result for microcephalie drawingsDans la revue The New England Journal of Medicine, une équipe de scientifiques rapporte le cas d’une femme slovène de 25 ans travaillant depuis 2 ans comme volontaire dans le nord du Brésil. A l’époque, en 2015, et se retrouvant toujours au Brésil, cette femme tombe enceinte. Pendant la 13ème semaine de sa grossesse, elle présente un tableau de fièvre avec douleurs musculaires et une éruption faisant suspecter une infection par le virus Zika, qui sévissait dans cette région du Brésil mais elle n’a pas bénéficié de diagnostic virologique. Les échographies faites sur place à la semaine 14 et 20 de grossesse se sont avérées normales. La femme est rentrée en Slovénie à 28 semaines de gestation et une semaine plus tard elle passe une nouvelle échographie qui montre des anomalies non spécifiées, raison pour laquelle elle est adressée au département de périnatologie d’un hôpital. Une nouvelle ultrasonographie pratiquée à 32 semaines de grossesse montre cette-fois un retard de croissance du fœtus avec une microcéphalie et de nombreuses malformations cérébrales, notamment des calcifications, sans altération placentaire ni du liquide amniotique. En raison de ces anomalies et des antécédents d’une probable infection par le virus Zika, les médecins réalisent, avec le consentement de la patiente, une interruption médicale de grossesse à la semaine 32.
L’autopsie du bébé montre que les anomalies se limitent à la tête, sans qu’aucune autre anomalie n’ait été constatée dans le reste du corps. Outre la microcéphalie, de multiples malformations, notamment une dilatation ventriculaire et de nombreuses calcifications ainsi que des altérations cellulaires du cerveau sont constatées. Fait marquant, les examens immunologiques et au microscope électronique ont montré la présence du virus Zika à des concentrations très importantes (6,5x10è copies de ARN viral par milligramme de tissu cérébral), quantités bien supérieures à celles retrouvées dans le sang des personnes infectées par le virus Zika et similaires aux concentrations retrouvées dans le sperme. Plus surprenant encore, aucune trace du virus n’a été retrouvée dans le reste du corps du fœtus, ce qui est expliqué par les auteurs comme "un très forte tropisme du virus Zika pour le tissu cérébral". Mais pour les scientifiques, cette découverte n’explique pas le mécanisme pathogène du virus sur le cerveau. Par ailleurs, des examens à la recherche du virus dans le liquide amniotique ou le placenta n’ont pas été effectués.

Le virus détecté dans le liquide amniotique chez deux femmes

Dans un autre article publié dans la revue The Lancet Infectious Diseases, des auteurs rapportent la présence du virus Zika chez 2 femmes dont les fœtus avaient une microcéphalie. Les auteurs suggèrent que cette présence oriente sur la possibilité que le virus puisse traverser la barrière placentaire mais pour autant, cela ne constitue pas une preuve que le virus soit la cause de la microcéphalie.
Image result for microcephaly brazilLà encore, s’agissant de deux cas, les auteurs sont prudents et déclarent que pour l’instant, ce qui peut être avancé est la possibilité que le virus puisse passer du sang à travers le placenta pour atteindre le liquide amniotique et potentiellement infecter le fœtus. Le Dr Ana de Filippis, auteure principale de l’article déclare : "Cette étude ne peut pas déterminer si le virus Zika identifié dans le liquide amniotique de ces deux femmes était la cause de la microcéphalie constatée chez les fœtus, ni les mécanismes biologiques responsables, s’il y a un lien". Et de conclure que "d’autres travaux de recherche sont nécessaires pour élucider le plus rapidement ces questions".
Parallèlement, les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (Centers for Disease Control) ont annoncé qu’ils ont retrouvé le virus Zika chez 2 bébés microcéphaliques décédés au Bresil. Ils démarreront d’ici peu un programme avec les autorités de santé brésiliennes pour analyser et documenter une centaine de cas de microcéphalie survenus dans l’état de Paraiba.

Sources :
ICI
Mlakar J, Korva M, Tul N, Mraz J et al. Zika virus associated with microcephaly. N Engl J Med 2016 Feb 10 (disponible en ligne).

19 janv. 2016

Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthode

Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthodeDes chercheurs européens ont réussi à mettre au point une méthode simple pour distinguer avec une grande précision, si une tumeur ovarienne est bénigne ou maligne. Il s’agit d’un algorithme permettant d’identifier par échographie avant l’intervention chirurgicale, 89 à 99 % des patientes ayant un cancer de l’ovaire. Une avancée de taille pour le diagnostic de ce cancer redoutable.
Cet algorithme permet d'identifier une grande majorité des cancers de l'ovaire à l'échographie.
Les masses tumorales ovariennes peuvent être bénignes (kyste de l'ovaire) ou malignes (cancer de l'ovaire). Les femmes présentant un kyste ovarien sont traitées par une intervention peu invasive, voire pas traitées, alors que celles ayant un cancer de l’ovaire sont traitées par une chirurgie beaucoup plus lourde pour retirer la tumeur. Le problème est que les tumeurs ovariennes, qu’elles soient bénignes ou malignes, donnent peu ou pas de symptômes au début. Dans le cas du cancer, lorsque les symptômes apparaissent, ils sont peu spécifiques (gêne abdominale, ballonnement…) et tardifs. En général, le cancer est à un stade avancé et est associé à un mauvais pronostic.

Le diagnostic précoce est crucial

Pour diminuer le taux de mortalité et améliorer le pronostic après traitement, il est très important de diagnostiquer le cancer de l’ovaire le plus précocement possible. Jusqu’à récemment, une méthode échographique appelée "simple rule test" était utilisée pour distinguer si une masse tumorale ovarienne était bénigne ou maligne mais dans 20 à 25 % des cas, cet examen ne permettait pas de connaître la nature de la tumeur, ce qui posait problème pour le choix de l’intervention dans de nombreux cas.

Une méthode de détection d’une grande précision

Dans un article publié hier dans la revue American Journal of Obstetrics and Gynecology, un groupe de chercheurs européens (groupe IOTA ou International Ovarian Tumor Analysis) dévoile une méthode améliorée du "simple rule test" qui permet d’affiner de façon importante la distinction par échographie des tumeurs bénignes et malignes de l’ovaire avant l’intervention chirurgicale.
Les chercheurs ont analysé les résultats de la méthode "simple rule test" sur de nombreuses études multicentriques consécutives incluant 5 000 patientes avec une masse tumoral ovarienne. Ces patientes avaient été incluses dans 22 centres de 10 pays pendant plus de 13 ans (entre 1999 et 2012). 
Grâce à l’analyse détaillée des données recueillies dans ces études au niveau échographique (quantité de tissu solide, importance de l’irrigation sanguine, etc.), les chercheurs, ont mis au point un algorithme qui permet de détecter par échographie préopératoire entre 89 et 99 % des tumeurs malignes de l’ovaire.
Pour le Pr Dirk Timmerman, de l’hôpital de Louvain en Belgique et auteur principal de l’étude, "notre équipe a réussi à affiner de manière importante le simple rule test. Désormais, chaque patiente bénéficiera d’un diagnostic précis car ce nouvel algorithme permet de connaitre avec exactitude le risque pour qu’une tumeur ovarienne soit bénigne ou maligne". Cette découverte pourrait changer la pratique clinique très rapidement.

5 janv. 2016

Après des années d'échec, un espoir contre la calvitie

Un homme se fait coiffer à Lisbonne - Patricia de Melo Moreira - AFP/Archives

Après des années d'insuccès, des chercheurs ont fait repousser des cheveux en cultivant en laboratoire des cellules humaines du derme papillaire, suscitant un nouvel espoir de traiter la calvitie qui touche de nombreux hommes, mais aussi des femmes.
"C'est un important pas qui va aider à faire avancer ce champ de recherche", explique à l'AFP le Dr Colin Jahoda, professeur de biologie à l'Université Durham au Royaume Uni, un des principaux co-auteurs de l'étude publiée lundi dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
Les scientifiques tentent en vain depuis quarante ans de cloner des follicules pileux, l'usine à fabriquer des cheveux, en utilisant des cellules du derme papillaire.
Les traitements existants ne peuvent que ralentir la perte des cheveux, mais ils ne stimulent pas la croissance de nouveaux cheveux. L'autre méthode est de prélever des cheveux à l'arrière de la tête pour les implanter sur le devant mais sans aucun gain de cheveux.
Dans cette nouvelle recherche, les cellules humaines, une fois cultivées, ont été réimplantées sur la peau de souris, ce qui a permis de produire des follicules pileux.
"Cette méthode permet de développer un grand nombre de follicules ou de régénérer les follicules existants en utilisant des cellules du derme papillaire provenant d'une centaine de donneurs de cheveux", précise le Dr Angela Christianio, professeur de dermatologie à l'Université Columbia à New York, principal co-auteur de l'étude.
"Cette technique pourrait rendre la greffe de cheveux accessible à des personnes avec un petit nombre de follicules, chez les hommes comme chez les femmes, ou chez les sujets ayant souffert de brûlures", précise-t-elle.
Chez les souris ces cellules peuvent être facilement récupérées et réimplantées dans la peau d'un autre animal.
Cela s'explique surtout par le fait que contrairement aux humains, les cellules papillaires de ces rongeurs s'agglutinent spontanément dans des cultures de laboratoire. Cela leur permet d'interagir et de reprogrammer la peau où elles sont greffées pour produire de nouveaux follicules, en ont déduit les chercheurs.
Recherche des "signaux moléculaires"
Pour cette recherche, des cellules papillaires provenant de sept personnes ont été cultivées en laboratoire où l'on a induit leur agrégation de manière à créer les conditions nécessaires à la croissance des cheveux à l'instar des souris, explique le Dr Claire Higgins, de l'Université Columbia, une autre auteur de ces travaux.
Après quelques jours, ces cellules papillaires insérées entre le derme et l'épiderme d'un fragment de peau humaine ont été greffées sur le dos de souris.
Dans cinq des sept tests, la greffe a produit de nouveaux cheveux pendant au moins six semaines.
Une analyse ADN a montré que les nouveaux follicules pileux étaient humains et génétiquement similaires aux donneurs de cellules papillaires.
Cependant, davantage de travaux sont nécessaires avant que cette technique puisse être testée chez des humains, soulignent les auteurs de l'étude.
Les chercheurs doivent en effet encore déterminer les origines des propriétés intrinsèques des nouveaux cheveux, comme leur couleur, leur angle de pousse, leur emplacement sur la tête et leur texture.
La prochaine étape "est de rechercher les signaux moléculaires" qui contrôlent la production des follicules et donc la croissance des cheveux, juge le Dr Jahola.
A 35 ans, les deux-tiers des hommes aux Etats-Unis perdent, à différents degrés, leur cheveux et à 50 ans 85% se dégarnissent, selon l'American Hair Loss Association. Pour 25% des chauves, ils commencent à perdre leur cheveux avant 21 ans, selon cette association privée dédiée à la lutte contre la calvitie.
Des chercheurs de l'Université de Columbia aux Etats-Unis ont réussi à détourner deux médicaments utilisés dans le traitement de certains cancers pour stimuler la repousse de poils sur des souris.
Un espoir pour un homme sur deux qui souffre de calvitie à partir de 55 ans. Il émane de dermatologues américains qui viennent de publier une étude encourageante dans la revue Sciences Advances. Les chercheurs de l'Université de Columbia démontrent que deux médicaments déjà approuvés par l'agence américaine du médicament (Food and Drug Administration) pourraient résoudre le problème d'alopécie (perte des cheveux).
Un espoir de traitement contre la calvitie Les deux molécules prometteuses, le ruxolitinib et le tofacitinib, sont des traitements actuellement utilisés pour soigner certains cancers mais aussi la polyarthrite rhumatoïde (maladie inflammatoire des articulations). Les médicaments ont été testés sur des souris et des follicules de cheveux humains greffés sur des souris. Ils seraient capables de relancer la croissance des follicules pileux par le blocage de certaines cellules immunitaires responsables de la chute des cheveux.
Dans l'expérience des chercheurs américains, ces médicaments ont été appliqués sous forme de crème sur leurs poils pendant cinq jours. Dix jours plus tard, les poils des souris ont repoussé. La croissance des follicules de cheveux humains greffés sur les rongeurs s'est également accélérée sous l'effet du traitement.

Des tests cliniques à réaliser

"Très peu de composants ont montré une action aussi puissante et rapide" sur la repousse des cheveux, a conclu le Dr Cristiano, auteur de l'étude. Des travaux supplémentaires sont attendus pour déterminer si ces traitements sont véritablement efficaces contre la calvitie, le stade ultime de l'alopécie.

4 janv. 2016

La Guinée est officiellement débarrassée d’Ebola

La Guinée est officiellement débarrassée d’EbolaLe 29 décembre, l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré la fin de la transmission d’Ebola en Guinée. Cette nouvelle intervient près de deux ans après le début de l’épidémie qui a touché plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest… et quelques semaines après que l’OMS ait essuyé de sévères critiques quant à sa gestion de l’épidémie.

 

Fin de l’épidémie dans 3 trois pays d’Afrique de l’Ouest

Quarante-deux jours (soit deux fois la période d’incubation maximale de 21 jours) se sont écoulés depuis que le dernier cas confirmé a donné un deuxième test négatif.
La chaîne de transmission d’origine a débuté à Guéckédou (Guinée) fin décembre 2013, il y a deux ans.
Elle a entraîné une flambée épidémique qui s’est propagée au Libéria et en Sierra Leone, deux pays voisins, puis dans sept autres pays, par voie terrestre ou aérienne. Avec la fin de la transmission en Guinée, ce sont désormais les 3 pays affectés (Guinée, Libéria et Sierra Léone) qui semblent libérés d’Ebola. En plus de la chaîne de transmission d’origine, 10 nouvelles petites flambées de maladie à virus Ebola, ou "résurgences", sont survenues entre mars et novembre 2015. Elles semblent dues à la résurgence d’un virus persistant parmi les survivants. Chez certains hommes survivants, le virus reste présent dans le liquide séminal pendant 9 à 12 mois après rétablissement du sujet et disparition du virus du système sanguin. Ce qui veut dire que de possibles résurgences pourraient intervenir en 2016.

Période de surveillance renforcée

Selon l’OMS, "La Guinée entre maintenant dans une période de surveillance renforcée de 90 jours afin de pouvoir identifier rapidement tout cas nouveau et empêcher ainsi la propagation du virus".
L’OMS déclarent travailler avec ses partenaires et les Gouvernements du Libéria, de la Sierra Leone et de la Guinée "pour que les survivants aient accès aux soins médicaux et psychosociaux, au dépistage du virus persistant et à des services de conseil et d’éducation afin de les aider à réintégrer la vie familiale et communautaire, de réduire la stigmatisation et de diminuer le risque de transmission du virus Ebola".

Sévèrement critiquée, l’OMS s annonce une réforme majeure

Début novembre, un rapport d’experts indépendants mandatés par l’ONU avait sévèrement critiqué la gestion de l'épidémie d'Ebola qui a fait plus de 11 000 morts en Afrique de l'Ouest. Ce rapport avait notamment mis à jour les carences de l'institution basée à Genève : réaction tardive, messages rassurants annonçant trop précocement que l’épidémie était maitrisée… Les experts demandaient à l’institution de revoir son organisation de fond en comble et de créer un fonds d’urgence de 100 millions de dollars destiné à faire face à de futures épidémies.
D’autres critiques avec des pistes de réformes avaient été avancées fin novembre par 19 experts indépendants de la Harvard Global Health Institute (HGHI) et la London School of Hygiene & Tropical Medicine. Leur analyse avait fait l’objet d’une publication dans la revue médicale The Lancet.
Suite à ces critiques, l'Organisation mondiale de la Santé a annoncé avoir engagé une réforme majeure afin de mieux répondre aux épidémies et aux urgences humanitaires.

1 août 2015

Nouvelles en bref

Ebola : résultats "prometteurs" en vue d'un vaccin (OMS) 

AFP) - Le magazine britannique Lancet va publier à 14h00 (12h00 GMT) des "résultats prometteurs" sur des tests pour un vaccin anti-Ebola en cours en Guinée, a déclaré vendredi Margaret Chan, directrice générale de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

Ces résultats, qui sont "encourageants et prometteurs", vont "changer la gestion de la crise Ebola" s'ils se confirment, a déclaré Mme Chan sans vouloir donner plus de détails.
L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, était partie en décembre 2013 du sud de la Guinée.
Elle a fait plus de 11.200 morts pour quelque 27.700 cas, selon l'OMS.
Plus de 99% des victimes se concentrent en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, où la maladie a désorganisé les systèmes de santé, ravagé les économies et fait fuir les investisseurs. 

Quand le perfectionnisme mène tout droit au burn out

 
Quand le perfectionnisme mène tout droit au burn out Une nouvelle étude britannique fait la distinction entre le bon perfectionnisme, qui nous aide à réaliser nos objectifs, et le mauvais perfectionnisme, qui nuit à notre santé.
Vouloir tout faire à la perfection peut saboter notre sérénité quotidienne au travail, à l’école ou au sport, à n’importe quel âge. Entre autres, d’après une nouvelle étude publiée par la revue Society for Personality ans Social Psychology, le stress provoqué par cette envie augmente les risques de burn out et de problèmes de santé liés à l’anxiété.
L’équipe britannique de l’université York St. John, dirigée par le chercher Andrew Hill, a passé en revue 43 études menées dans les 20 dernières années. Ils en ont conclu qu’il existe deux genres de perfectionnisme : un premier type, qui permet de définir des objectifs dans la vie et de s’activer pour les réaliser, et un second type, bien plus néfaste pour la santé, qui pousse à s’inquiéter sans cesse à l’idée de faire une erreur et de décevoir notre entourage.

Un environnement créatif

Le "mauvais perfectionniste" risque de sérieux problèmes de dépression, d’anxiété, d’alimentation, de fatigue et de mortalité précoce. En cause, le stress provoqué par le doute et les peurs sur ses propres capacités : chaque erreur est vécue comme un drame.
Les auteurs de l’étude conseillent à ces perfectionnistes d’établir des objectifs plus faciles à réaliser, accepter leurs faiblesses et apprendre à se pardonner en cas d’échec. Créer un environnement qui stimule la créativité et qui valorise les efforts et la persévérance peut aider à y parvenir. Les scientifiques estiment également que le fait d’identifier ce type de profil psychologique pourrait aider à développer des outils pour limiter les risques de burn out.

Contempler les poissons d’un aquarium, c’est bon pour le cœur 

Contempler les poissons d’un aquarium, c’est bon pour le cœurLes aquariums ont un effet apaisant bien connu. Mais regarder les poissons évoluer a aussi la faculté d’abaisser la pression artérielle et le rythme cardiaque. Une étude vient de le montrer.
Une équipe de chercheurs britanniques a profité d’une opération de rénovation au National Marine Aquarium pour mener leur enquête. Le bassin, d’une contenance de 550 000 litres, avait été vidé, puis rempli de nouveau en y réintroduisant progressivement les poissons. Au fur et à mesure, les réactions d’une centaine de personnes étaient observées.
Au final, l’effet sur l’humeur des participants est confirmé. Vient s’y ajouter l’amélioration des paramètres cardiaques. Et plus le nombre de poissons est important, plus le sentiment général de bien-être augmente.

Une oasis de calme pour les urbains stressés

Dans un communiqué du 29 juillet 2015, le Dr Sarah Pahl, professeur de psychologie à l’université de Plymouth, conçoit les aquariums comme des « oasis de calme et de relaxation », dans des univers urbains surpeuplés et un contexte de stress au travail.
Son collègue de l’université d’Exeter, le Dr Mathew White y voit une opportunité pour « les personnes qui n’ont pas facilement accès à un environnement naturel ».

Protégez vos dents pour protéger votre cœur

Une étude américaine rappelle l’importance d’une bonne hygiène bucco-dentaire pour limiter les risques de maladies cardiovasculaires. Les parodonties seraient particulièrement dangereuses.
Protégez vos dents pour protéger votre cœur Avoir une bonne hygiène dentaire n’a pas comme seul intérêt de maintenir votre sourire éclatant. Son impact sur la santé a été établi depuis longtemps par différentes études. Mais des nouvelles recherches menées par des scientifiques de l’Institut Forsyth, aux Etats-Unis, mettent en évidence le lien entre les infections dentaires et les maladies cardiovasculaires.
Dans la revue Trends in Endocrinology and Metabolism, les auteurs de l’étude expliquent avoir retrouvé les l’ADN des bactéries impliquées dans des maladies dentaires courantes comme la gingivite, la parodontite ou les caries dans les parois vasculaires de certains malades souffrant d’athérosclérose (dépôt d’une plaque sur la paroi des artères pouvant conduire à l’obstruction du vaisseau).
"Au vu de la forte prévalence des infections bucco-dentaires, n’importe quel facteur de risque qui contribue aux maladies cardiovasculaires est important pour la santé publique", explique l’auteur principal de l’étude Thomas Van Dyke.

Les parodonties pointées du doigt

Après avoir passé en revue la littérature scientifique à ce sujet, les chercheurs ont été en mesure d’affirmer que, outre la circulation des bactéries, "l’inflammation joue un rôle majeur à la fois dans les infections orales et les maladies cardiovasculaires." Les parodonties, des maladies chroniques inflammatoires qui se caractérisent par une destruction progressive des structures soutenant les dents, sont particulièrement montrées du doigt.
Un lien inquiétant, puisque l’Organisation mondiale de la santé estime que 15 à 20% des adultes d’âge moyen (35-44 ans) souffrent de parodontopathies sévères. En France, ces maladies touchent la majorité de la population adulte dont 15% sévèrement, selon le ministère de la Santé.
Pour limiter un maximum ces risques à la fois dentaires et cardiaques, veillez à maintenir votre bouche en bonne santé en vous brossant les dents au moins deux fois par jour, sans oublier d’utiliser le fil dentaire régulièrement. 

Et si l'andropause était sous-évaluée ?

Près de 20% des hommes âgés de plus de 50 ans souffriraient d’une baisse de testostérone provoquant des symptômes semblables à ceux de la ménopause féminine, d’après une nouvelle étude.
Et si la ménopause masculine était sous-évaluée ? Le débat sur la ménopause des hommes, baptisée andropause, a longtemps divisé la communauté scientifique. Aujourd’hui, une nouvelle étude ajoute de l’huile sur le feu. Des chercheurs britanniques du Centre pour la santé des hommes de Londres estime que 20% des plus de 50 ans souffrent d’un manque de testostérone, rapporte le quotidien The Telegraph.
Publiée par la revue The Ageing male Journal et basée sur les données de 2 000 hommes ayant reçu un traitement à base de testostérone pendant plus de 26 ans, cette étude décrit précisément les symptômes de la ménopause masculine. Coups de chaleur, transpiration nocturne, douleurs articulaires, libido dans les chaussettes, dépression et augmentation de la masse graisseuse en font partie.

Des doutes subsistent

D’après le professeur Malcolm Carruthers, auteur principal de l’étude, ces conclusions prouvent l’efficacité d’une thérapie à base de testostérone chez les hommes souffrant d’une baisse d’hormones, même sur une période prolongée. Mais d’autres experts continuent à avoir des doutes sur l’existence d’une ménopause masculine.
Selon eux, le stress et la crise de la cinquantaine suffisent à expliquer les symptômes décrits par les patients. Des recherches plus importantes doivent être menées, suggèrent-ils, pour mieux comprendre ce phénomène. "A mon avis, ce genre de publication n’est pas seulement trompeuse, mais également dangereuse, en particulier lorsque l’auteur estime que plus d’hommes devraient être traités, de façon inappropriée, avec de la testostérone", a commenté le professeur Frederic Wu, de l’université de Manchester, cité par le quotidien The Independent.  

5 signes que vous avez vraiment besoin de vacances 

5 signes que vous avez vraiment besoin de vacances
Manque de motivation, erreurs répétées, douleurs…tous ces symptômes sont des signes indéniables que vous avez besoin de prendre quelques jours de repos, voir de vraies vacances.
Votre niveau de stress est proche du craquage et vous hésitez encore à poser des jours pour vous reposer ? Vous faites donc partie d’une majorité de salariés qui n’osent pas prendre des vacances par peur du regard réprobateur de leurs collègues. Pourtant, un haut niveau de stress peut provoquer non seulement un burn out, mais aussi des problèmes de ventre, des insomnies, des migraines et beaucoup d’autres troubles. Heureusement, il existe quelques signes annonciateurs à connaître et à identifier avant que la limite de la fatigue ne soit franchie :

Quand chaque petit problème devient gigantesque

Le quotidien au bureau est ponctué par des petits soucis à régler. Mais lorsqu’on est trop stressé, ils nous paraissent insurmontables. Si vous sentez que votre manque de patience et votre agacement commencent à devenir trop présents, vous avez probablement besoin de vous reposer quelques jours.

Quand les collègues vous demandent si vous allez bien

Vous ne reconnaissez peut-être pas les signes du stress, mais votre entourage peut le remarquer. Si vous collègues vous demandent plusieurs fois comment vous allez, si vous allez bien ou vous disent que vous avez l’air fatigué, écoutez-les et accordez-leur de l’importance. Un ou deux jours de vacances pourraient vous rebooster.

Quand vous accumulez les erreurs

Le stress chronique est l’une des causes les plus fréquentes d’erreurs sur le lieu de travail, rappelle le site américain Health, et un signe que vous avez besoin de vous changer les idées. Si vous êtes en plein milieu d’un projet important, terminez-le en précisant à vos supérieurs que vous avez réparé vos erreurs, puis prenez vite des vacances.

Quand votre corps vous dit d’arrêter

Mal au ventre, insomnie, mal au dos, mal à la tête, yeux qui piquent…tous ces symptômes sont une façon de votre corps de vous signaler que vous êtes fatigué et stressé. Ecoutez-le, avant de sombrer dans le burn out.

Quand votre motivation vous abandonne

Lorsque la pression au travail devient trop importante, on a tendance à oublier la raison première qui nous pousse à travailler. Afin de vous recentrer et retrouver des bonnes énergies, prenez des vacances, partez, reposez-vous. Puis à votre retour, réfléchissez à ce qui vous motive en premier lieu : vous travaillez pour subvenir aux besoin de votre famille ? Placez une photo de vos enfants sur le bureau pour garder votre motivation intacte.  

 

24 févr. 2014

Troisième scanneur pour la Cité-de-la-Santé : une décision «imminente» de Québec

LAVAL – Le Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Laval pourrait bientôt recevoir le troisième scanneur tomographe par émission de positrons (TEP scan) annoncé il y a plus d’un an, si on en croit les derniers propos du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
«Le dossier suit son cours au ministère de la Santé et ça avance très bien. La décision est imminente par rapport à ce dossier-là et sera connue en temps et lieu», a indiqué Émilie Lavoie, porte-parole du MSSS.
Le ministre Réjean Hébert avait annoncé le 10 janvier 2013 que Québec financerait le projet à la hauteur de 3.2 millions $.
Le TEP scan permet notamment aux médecins d’obtenir des informations plus détaillées sur le degré d’étendue du cancer et de prendre de meilleures décisions concernant les traitements appropriés.
Notons qu’il n’y a que deux scanneurs qui desservent présentement le territoire lavallois, tandis qu’à Québec, qui a une population comparable à Laval, on en compte au moins six.
Confusion
La décision du gouvernement viendrait mettre fin à la confusion qui semblait régner auprès des différentes instances publiques à l'automne dernier quant au cheminement du dossier.
En effet, selon des informations diffusées par le 98,5 FM, le CSSS de Laval déclarait que l’affaire était close et l’arrivée du scanneur était proche.
Différent son de cloche chez l’Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) de Laval, qui disait plutôt que le dossier était «en analyse».
Finalement, le bureau du ministère déclarait que l’affaire était toujours entre les mains du CSSS.
Dossier chez le MSSS
Sans réponse claire depuis longtemps, la direction de l’Hôpital Cité-de-la-Santé demeure optimiste quant au fait que le nouvel appareil pourrait faire son arrivée bientôt.
«Je n’ai pas encore reçu de confirmation officielle, mais j’espère que, d’ici six mois, il va y avoir une annonce», a dit la directrice générale du CSSS de Laval, Caroline Barbir, lors de la séance du conseil d’administration le 13 février dernier.
Elle a aussi mentionné que l’ASSS de Laval avait bel et bien traité la demande de l’hôpital et que le dossier attendait maintenant l’approbation finale de Québec.
«L’Agence était d’accord [du besoin de l’hôpital] et a monté le dossier d’affaire au ministère. Maintenant on attend sa réponse.»
Notons que le ministre Réjean Hébert sera de passage à la Cité-de-la-Santé le 20 février afin d’inaugurer la nouvelle unité de néonatologie. Il en profitera pour faire «plusieurs annonces importantes pour rehausser l’offre de soins à Laval».

4 août 2012

Ces maladies méconnues qui touchent (aussi) les stars

Ces maladies méconnues qui touchent (aussi) les stars

Si la science fait d’énormes progrès jour après jour, certaines maladies restent cependant méconnues du grand public. Soit parce qu’elles concernent un petit nombre de personnes, soit parce que leurs causes restent nébuleuses… Du côté des stars aussi, la vie peut basculer.

La maladie de Crohn
Alors qu’elle n’a que 13 ans, la chanteuse Anastacia découvre qu’elle est atteinte de la maladie de Crohn.
Qu’est-ce que c’est ? C’est une maladie inflammatoire chronique du système digestif.
Comment ça se manifeste ? Les principaux symptômes sont des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, qui peuvent s’étendre sur plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Combien de personnes sont concernées en France ? Une personne sur mille.
Comment ça se soigne ? Le principal objectif de la prise en charge médicale est de soulager les symptômes, car on ne peut pas guérir de cette maladie. Parfois, une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire, elle consiste à retirer une section trop abimée de l’intestin et à relier les deux extrémités restantes.
>> Les maladies cachées des stars : Anastasia : maladie de Crohn !
Depuis l’âge de 13 ans, la chanteuse de R&B est atteinte de la maladie de Crohn, une affection rarissime et incurable, qui provoque des maux de ventre aigus et des diarrhées. Bien que la maladie soit considérée comme taboue, Anastacia en parle ouvertement. “Il ne faut pas avoir honte de cette maladie et avoir peur d’évoquer les symptômes avec son médecin. Cette maladie fait partie de moi, elle m’a rendue plus forte.” Avant de l’assumer, la chanteuse est passée par bien des épreuves : “J’ai été opérée très jeune, on m’a retiré une partie de l’intestin. Au début, je détestais ma cicatrice sur mon ventre, j’ai cru que ma vie était fichue, qu’aucun garçon ne me regarderait. Puis, vers 20 ans, j’ai décidé au contraire de montrer ma cicatrice, de porter des T-shirts courts et de travailler mes abdos !  (Rires.) Aujourd’hui, je vis avec cette maladie en suivant un régime strict, peu d’alcool et de l’exercice. ”

La capsulite rétractile (ou l’épaule gelée)
En 2011, Teri Hatcher, la célèbre Desperate Housewives, explique au détour d’une interview qu’elle ne peut plus agrafer son soutien-gorge toute seule… Elle confie alors les problèmes qu’elle rencontre au quotidien à cause de sa capsulite rétractile.
Qu’est-ce que c’est ? La capsulite rétractile, ou « épaule gelée », est une diminution de la capacité articulaire de l’épaule. Cela est due en partie à une rétraction des ligaments.
Comment ça se manifeste ? La personne concernée perd progressivement la mobilité de son épaule et les douleurs vont en s’amplifiant. De simples gestes du quotidien deviennent impossibles.
Combien de personnes sont concernées en France ? Une personne sur 20 peut être touchée par ce problème fréquent mais méconnu, qui touche surtout des femmes entre 40 et 60 ans.
Comment ça se soigne ? L’infiltration du nerf de la capsule permet de soulager 70% des patients. Le reste des effots se concentrent sur l’atténuation de la douleur par la prescription de corticoïdes. Enfin, la rééducation joue un rôle primordial dans la réappropriation progressive des gestes.

La maladie de Lyme
Lors d’un voyage humanitaire au Mozambique, l’acteur américain Ben Stiller a été piqué par une tique. Les gonflements et la douleur font penser à l’acteur qu’il s’est fracturé le genou au détour d’une chute… Pas de bol, ce dernier a en fait contracté la maladie de Lyme.
Qu’est-ce que c’est ? La maladie de Lyme est une infection bactérienne qui peut survenir après une piqûre de tique. Même si elle est répandue à travers le monde, le diagnostic reste compliqué : ses symptômes peuvent amener le médecin à chercher du côté de la sclérose en plaques, du lupus ou même d’Alzheimer, ce qui laisse à la bactérie le temps de progresser.
Comment ça se manifeste ? Maux de tête, douleurs articulaires, fièvre, fatigue, mais aussi l’apparition de ganglions traduisent la progression de la bactérie dans l’organisme. Surviennent ensuite des problèmes articulaires, cardiaques et même neurologiques qui rendent le diagnostic complexe…  
Combien de personnes sont concernées en France ?  L’INVS estime le nombre de maladies de Lyme déclarées en France à plus de 5000 cas, d’où l’intérêt de respecter certaines précautions lors des piqûres de tiques.
Comment ça se soigne ? Différents antibiotiques aident à lutter contre la bactérie. L’objectif est de combattre celle-ci le plus tôt possible.

La neuropathie amyloïde  
A 36 ans, Nathalie Vincent, animatrice sur Direct 8 et ancienne chroniqueuse de Combien ça coûte sur TF1 a confié à un magazine être touchée par la neuropathie amyloïde familiale… Plus de peur que de mal, celle-ci précise quelques semaines plus tard être simplement porteuse du gène.
Qu’est-ce que c’est ? La neuropathie amyloïde familiale est une maladie héréditaire rare. Elle est due à une anomalie sur un gène qui amène la fabrication d’une protéine modifiée. Problème : cette modification génétique entraîne la formation de dépôts anormaux de substance « amyloïde » toxique dans les tissus et organes. A terme, ces derniers ne fonctionnent donc plus correctement. 
Comment ça se manifeste ? Perte de sensibilité physique, douleurs intenses  ou sensations désagréables à des endroits précis du corps, puis petit à petit des problèmes moteurs au niveau des pieds et des mains.  
Combien de personnes sont concernées en France ? Seulement 300 cas ont été déclarés en France, ce qui classe la neuropathie amyloïde dans les maladies rares.
Comment ça se soigne ? On utilise des antalgiques et des traitements correcteurs pour les symptômes. Les organes, eux, peuvent faire l’objet de greffes en dernier recours.

La maladie de Basedow
Eloignée des studios pendant près de six ans, la rappeuse Missy Elliott confiait en 2010 être atteinte par cette maladie courante, mais dont personne ne parle.
Qu’est-ce que c’est ? La maladie de Basedow, aussi appelée maladie de Graves, est une maladie auto-immune de la thyroïde. L’organisme de la personne touchée par cette maladie va produire des anticorps anormaux dirigés contre les cellules folliculaires de la thyroide. En d’autres termes : les anticorps dont le rôle est normalement de protéger des virus et des bactéries se retournent contre l’organe et commencent à l’attaquer.
Comment ça se manifeste ? D’abord des tremblements, puis différents symptômes comme une accélération du rythme cardiaque, un amaigrissement, une anxiété anormale, une sudation excessive. Puis surviennent des troubles digestifs et hépatiques qui finissent par aider au diagnostic.
Combien de personnes sont concernées en France ?  1 personne sur 10, mais beaucoup ne le savent pas.
Comment ça se soigne ? Un traitement approprié, notamment à base d’iode radio-active. La chirurgie peut aussi jouer un rôle : au cours d’une opération on va  retirer une partie de la thyroide.

Le lupus
Le chanteur Seal est connu tant pour ses belles chansons que pour ses impressionnantes cicatrices en forme de papillon sur le visage. Alors que le mystère a longtemps plané sur l’origine de ces marques, l’artiste a finalement confié qu’il avait conservé, de sa jeunesse,  les traces d’un terrible lupus…
Qu’est-ce que c’est ? Le lupus est une maladie chronique auto-immune. Le système immunitaire se met à attaquer les cellules de l’organisme et à les détruire. Cela peut concerner différentes parties du corps, les articulations, la peau, les reins, le coeur, etc.
Comment ça se manifeste ? Des poussées de fièvre inexpliquées, des douleurs et un gonflement des articulations, des troubles de la vision… jusqu’à des symptômes plus graves, comme la thrombose, l’anémie, des oedèmes ou des lésions rénales et pulmonaires.
Combien de personnes sont concernées en France ?  Selon les estimations, il existerait moins de 30 000 cas en France.
Comment ça se soigne ? Le lupus se soigne avec des médicaments, des crèmes et des traitements locaux à base de corticoides.

Ces différentes maladies rappellent à chacun que les stars sont des êtres humains comme les autres (au cas où certains en douteraient encore). Néanmoins, leur présence dans les médias a le mérite d’attirer l’attention sur ces maladies et syndromes méconnus, et d’inviter les anonymes à s’interroger et à se renseigner. Malheureusement, beaucoup de maladies ne représentent qu’un intérêt limité pour les laboratoires ou les instituts, que ce soit pour des raisons économiques ou pratiques. Problème : les personnes touchées elles, n’ont pas le luxe de fermer les yeux sur les problème qu’elles rencontrent et souffrent, en plus des symptômes, d’un manque de considération évident.

Lady Gaga, Adam Sandler, Holly Marie Combs... découvrez les maladies cachées des stars !

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    Petits bobos ou maladies incurables chez les Stars ! Découvrez leurs souffrances enfouies.
    Les people sont comme nous. Être riche et célèbre n’immunise pas contre la maladie. Comme ce sont des gens polis, ils souffrent en silence. Il n’empêche qu’on a ouvert pour vous leur dossier médical : ils ont tous un truc qui cloche et ils le cachent plus ou moins bien. Si Lady GaGa porte des lunettes, c’est pour camoufler son strabisme. Avec le rimmel, on n’y voit que du feu ! Si Kim Kardashian n’a pas réussi à nous cacher son psoriasis, d’autres ont des maladies de peau plus gênantes. Holly Marie Combs, l’héroïne de Charmed, souffre de vitiligo, un problème de décoloration de la peau, tout comme Michael Jackson et Agnès Soral. Justin Chambers, l’un des docteurs de Grey’s Anatomy, est victime de troubles du sommeil. Marcia Cross est migraineuse tandis que George Clooney souffre en permanence du dos depuis une mauvaise chute sur le tournage de Syriana en 2005. Il déclarait alors avoir des idées suicidaires tellement son dos le faisait souffrir. Il a d’ailleurs dû abandonner le tournage de The Man from U.N.C.L.E., le prochain film de Steven Soderbergh, incapable de réaliser les cascades. Quant à Adam Sandler, il souffre de dépressions récurrentes. Lorsqu’on lit son CV, nous aussi on est déprimées… Jim Carrey, lui, est victime depuis des années de crises de panique. Enfin, dans le clan des hypocondriaques, citons Arthur, Thierry Ardisson et Michel Drucker, qui se ruinent en IRM et en radios au moindre bobo.

    >> Les maladies cachées des stars : Britney Spears : troubles bipolaires !
    Depuis qu’elle s’est rasé le crâne en public en février 2007, la chanteuse est suivie de près par des psys. Selon la psychothérapeute Robi Ludwig, Britney souffrirait de troubles bipolaires ( syndrome maniaco-dépressif). Cela explique pourquoi elle est toujours sous la tutelle de son père. Au quotidien, cela se traduit par des troubles de l’humeur, la pop star alternant entre dépressions sévères et périodes d’excitation intense, et parfois par un dédoublement de la personnalité. À la fin de l’année 2007, elle surprend tout le monde en prenant l’accent britannique. Diagnostic du Dr Ludwig : “Quand Britney se trouve dans une situation compliquée, elle s’invente un personnage. Elle a le mode de raisonnement d’une adolescente essayant différentes personnalités afin de savoir laquelle lui correspond le mieux. ”
    >> Les maladies cachées des stars : Halle Berry : diabète !
     L’actrice a découvert son diabète sur un tournage. “Je jouais dans un show télévisé en 1989 et je ne me sentais pas bien. Je me suis évanouie et réveillée une semaine plus tard. En fait,j’avais été plongée dans un coma diabétique. ” Halle souffre d’un diabète de type 2 et doit se faire des injections d’insuline jusqu’à la fin de sa vie. Le risque de développer une maladie cardiaque est plus grand, mais elle est confiante." “Le diabète m’a donné la force et la dureté pour faire face à la réalité de la vie, aussi douloureuse etinconfortable soit-elle. ”
    >> Les maladies cachées des stars : Miley Cyrus : tachycardie !
     Malgré son jeune âge, la chanteuse a révélé dans son autobiographie qu’elle souffrait de problèmes cardiaques : “Je fais de la tachycardie. Ce n’est pas dangereux, ça ne me fera pas mal, mais ça m’agace. Quand je suis sur scène, je pense à mon coeur. ” Que ses fans se rassurent ! À 18 ans, la jeune héroïne de la série Hannah Montana  n’est pas encore mûre pour le stimulateur cardiaque et a encore de beaux jours devant elle !
    >> Les maladies cachées des stars : Orlando Bloom : Dyslexie ! 
     L’acteur de 34 ans a révélé récemment sa dyslexie, un trouble de l’apprentissage de la lecture qui empêche d’identifier correctement les lettres et les syllabes. Pour aider tous ceux qui en souffrent, il a apporté son témoignage à l’université Rockefeller à New York : “C’est encore une lutte constante. J’ai plus de difficulté à étudier les scénarios et à mémoriser les répliques que la plupart des autres acteurs. En raison de ma dyslexie, j’ai toujours pensé que je devais faire plus que les autres. Finalement, cette dyslexie m’a permis d’avoir de l’ambition. ”
    >> Les maladies cachées des stars : Clovis Cornillac : zozotement !
     Il n’en reste plus rien aujourd’hui, mais l’interprète d’Astérix est né avec un gros cheveu sur la langue. “Au début des années 90, je devais jouer dans  Britannicus au théâtre. Le premier vers de la pièce commençait par  : ‘Ah, Narcisse ! Tu sais si de la servitude…’ Là, j’ai imaginé la salle bondée se foutre de ma gueule dès la première réplique. Ça m’a pris des mois à bosser des heures avec un stylo dans la bouche pour que mon zézaiement disparaisse  définitivement. ”
    >> Les maladies cachées des stars : Venus Williams : Syndrome de Gougerot-Sjögren !
     La championne de tennis a dû déclarer forfait en plein tournoi de l’US Open.”On m’a diagnostiqué le syndrome de Gougerot- Sjögren, une maladie auto-immune qui affecte mon énergie, me fatigue et me cause des douleurs articulaires.”  Repos complet donc pour la sportive. Si la maladie n’est pas grave au sens vital, elle peut être handicapante… Souvent, le malade se plaint de sécheresse du nez, de la peau ou d’absence de larmes. Snif !
    >> Les maladies cachées des stars : Lindsay Lohan : kleptomanie !
     En juin 2009, la starlette “oublie” de rendre une parure de bijoux estimée à 360 000 euros et prêtée par Dior. C’est gênant si je garde les bijoux ?”,  lance-t-elle innocemment en partant. Un an plus tôt, une étudiante l’avait déjà soupçonnée de lui avoir piqué son manteau de fourrure dans une soirée. Photographiée avec l’objet du délit sur le dos, LiLo plaide la distraction. Ben tiens ! En février dernier, c’est un collier en or de 1 800 € qui attise sa convoitise et l’envoie devant les tribunaux. Faut te soigner, Lindsay !
    >> Les maladies cachées des stars : Zahia : hyperlordose !
     Cette chute de reins vertigineuse qui affole les mecs et dont l’ex-escort girl a fait sa marque de fabrique pourrait lui coûter cher en séances de kiné dans un proche avenir. En effet, lorsque les reins sont exagérément cambrés, on parle d’hyperlordose. Il s’agit d’une déformation du rachis lombaire qui entraîne douleurs, sciatiques ou lumbagos. Attention Zahia, pour l’instant, c’est toujours un fort atout de séduction, mais ton outil de travail est en train de s’abîmer !
    >> Les maladies cachées des stars : Marie-Kate Olsen : l'anorexie !
     En 2004, la soeur jumelle d’Ashley entre en rehab dans un centre de l’Utah pour soigner ses désordres alimentaires. Selon son porte-parole, “Mary-Kate souffre d’anorexie nerveuse”.  Il balaye au passage les rumeurs selon lesquelles la jeune femme aurait un problème de drogue. À l’époque, Mary-Kate pèse 40 kilos pour 1,52 m, ce qui inquiète son entourage. Selon les spécialistes, la jeune femme met sa santé en danger et souffre de troubles psychologiques.
    >> Les maladies cachées des stars : Catherine Zeta-Jones : Troubles bipolaires !
    Contrairement à Britney qui le cache, l’actrice joue la transparence sur sa maladie. En avril dernier, après avoir supporté son mari Michael Douglas dans sa lutte contre le cancer, elle craque et se fait interner cinq jours dans un hôpital psychiatrique pour des troubles bipolaires de classe 2. “Je suis passée par des moments de grande mélancolie et des moments euphoriques. J’avais besoin d’un break pour revenir en forme et reprendre le travail correctement.”
    >> Les maladies cachées des stars : Sabrina : mucoviscidose !
    La blonde pétillante de Secret Story  a surpris ses colocs en leur apprenant qu’elle avait la mucoviscidose, cette maladie génétique incurable qui a emporté Grégory Lemarchal. Sabrina ne possédait que 17 % de capacité respiratoire jusqu’à l’opération qui lui a sauvé la vie en 2007. “Je vis avec les poumons d’un autre, je remercie la famille du donneur qui m’a fait ce cadeau. Je n’ai pas laissé la maladie tout décider pour moi. L’essentiel, c’est mon fils, mon plus grand rêve.”
    >> Les maladies cachées des stars : David Golis : Lymphome de Hodgkin !
    En janvier, lors d’un shooting avec Karl Lagerfeld, l’ex-candidat de Loft Story 2  âgé de 36 ans sent un ganglion sous sa clavicule. Le diagnostic tombe : cancer du système lymphatique, comme le héros de Dexter,  Michael C. Hall. “Pendant quatre jours, je n’ai ni dormi ni mangé, je venais de quitter le monde des bien-portants. Il est hors de question que j’abandonne la partie, je vais devoir m’engager dans le combat le plus difficile de ma vie.”
    >> Les maladies cachées des stars : Benoît Poelvoorde : dépression !
    En 2008, après avoir tourné Astérix, l’acteur se fait interner de son plein gré dans un hôpital psychiatrique pour dépression. “J’étais pris de panique, de crises de tétanie (… ) J’en ai été à boire matin, midi et soir parce que les angoisses devenaient trop fortes. Puis, vient le moment où ni l’alcool ni les anxiolytiques n’y font plus rien. La dépression, c’est la perte de l’estime de soi.”  Depuis l’humoriste a réussi à relever la tête, mais n’est jamais à l’abri de rechuter.
    >> Les maladies cachées des stars :  Jonathan Rhys Meyers : alcoolisme ! 
    Hospitalisé en juin dernier, le héros de Match Point  et des Tudors  se débat depuis des années avec des problèmes d’alcool qui le plongent souvent dans la dépression la plus noire. Plusieurs fois arrêté en état d’ébriété, il aurait déjà tenté de se suicider et sa première réhab remonte à 2005. Malgré plusieurs cures et plusieurs contrats annulés à cause de sa dépendance et de son imprévisibilité, l’acteur de 34 ans n’arrive pas à se soigner.
    >> Les maladies cachées des stars : Chloë Sevigny : scoliose ! 
    “On m’a diagnostiqué une scoliose quand j’étais jeune qui n’a jamais été opérée. Sur les photos, je ne vois que ça, je me sens tordue ! Je fais beaucoup de yoga et ça m’aide à me sentir mieux.”
    >> Les maladies cachées des stars : Demi Lovato : boulimie !
    Soignée en 2010 pour des troubles alimentaires, l’actrice sait qu’elle devra toujours faire attention. “Il y a eu des fois où j’ai vraiment été tentée de me débarrasser de mon dîner. La boulimie est une maladie qui dure toute la vie. Je crois qu’il n’y aura pas un jour où je ne penserai pas à la nourriture ou à mon corps…”
    >> Les maladies cachées des stars : Vincent Lindon : Bégaiement
    “Je n’ai jamais essayé de me soigner et cela ne me gêne pas dans mon travail.” Quand le réalisateur dit ‘Action !’, mes tics partent instantanément. C’est comme ça.”

    David Beckham souffre de TOC!



    David Beckham a avoué souffrir de troubles obsessionnels compulsifs (TOC) « fatigants » et il n'arrive pas à se relaxer si tout n'est pas « parfait ».


    « Ce n'est pas quelque chose dont je m'inquiète. Je l'ai accepté. Je suis très obsessionnel sur certaines choses. Tout doit être dans l'ordre. C'est comme ça. »


    Le joueur de football a accepté son trouble, qui consiste à répéter plusieurs fois les mêmes gestes et actions, mais il s'adonne à certains rituels pour éloigner l'anxiété.


    « J'arrive dans une chambre d'hôtel et avant de pouvoir m'installer je dois défaire ma valise, tout doit être parfait ; les magazines au bon endroit, les tiroirs dans la bonne position, ou n'importe quoi. C'est comme ça, c'est fatigant. Mais ça serait plus fatigant si ça n'était pas fait comme il faut. »
    ____________________________________

    Et eux c'est quelle maladie qui les touchent ? A vous de trouver...

    CAQ: un médecin de famille pour chaque Québécois d'ici un an

    François Legault et Gaétan Barrette.... (Photo archives PC)
    Forte de son nouveau candidat vedette en santé, la Coalistion avenir Québec n'a pas perdu de temps à aiguiller la campagne vers ce thème. Et à s'attirer son lot de critiques. La promesse du Dr Gaétan Barrette de doter chaque Québécois d'un médecin de famille d'ici un an relève de la pensée magique, selon les ténors du milieu, tandis que le ministre de la Santé, le Dr Yves Bolduc, estime que celui «qui promettait une solution miracle vient plutôt d'accoucher d'une souris».

    Après avoir passé les deux premiers jours de la campagne à marteler le thème de la corruption, le chef de la CAQ a pris tout le monde par surprise en étant le premier parti à présenter son plan de match en santé, vendredi matin. Il s'agit d'un autre domaine où, à ses yeux, le gouvernement libéral de Jean Charest n'a pas tenu ses promesses.
    «On s'en rappelle tous, M. Charest avait promis de régler l'attente en 2002, a dit le chef le la CAQ François Legault. Neuf ans plus tard, rien n'est réglé, et maintenant on a un ministre, M. Bolduc, qui dit que ça va être réglé en 2016.»
    Actuellement, une personne sur quatre (25%) n'a pas de médecin de famille au Québec. Pour renverser la situation, le Dr Barrette promet de lancer un défi au réseau de la santé, quitte à ne pas mettre de gants blancs pour imposer sa volonté. Il souhaite «enlever les menottes» aux médecins afin qu'ils puissent pratiquer davantage.
    «Un ministre de la Santé doit avoir le courage d'affronter son propre réseau pour ce qui est de l'organisation», a-t-il déclaré.
    Travailler plus
    Selon le Dr Barrette, il faut que les médecins en clinique prennent en charge 1600 patients, 1000 pour ceux qui font des tours de garde à l'hôpital. Afin d'y parvenir, dit-il, les médecins doivent voir 25 patients par jour, ce qui signifie 5000 visites par année. La CAQ évalue que son plan coûterait 600 millions par année, incluant des mesures pour ajouter des infirmières dans le réseau, tout en «quadrillant» la province de Groupe de médecine de famille (GMF) regroupant chacun au moins 10 médecins.
    «Au moment où on se parle, la capacité opérationnelle de notre réseau n'est pas exploitée», a résumé Gaétan Barrette, qui s'est fait connaître comme président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).
    Le Dr Barrette se dit prêt à faire en sorte que la rémunération des omnipraticiens soit«concurrentielle par rapport à leurs collègues spécialistes». Mais en retour, il leur demandera de suivre davantage de patients. Et il s'engage à mettre en place des mesures pour un meilleur accès à des examens diagnostiques.
    Irréaliste
    Le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), estime que la promesse de la CAQ n'est pas réaliste. Selon lui, il y a trop de variables dans l'horaire des médecins et il faut tenir compte de leur environnement. «C'est trop contraignant comme approche, c'est arbitraire et coercitif, dit-il. On ne peut pas dire à un médecin qui suit 250 patients en obstétrique de prendre 1600 patients. Il faut aussi penser aux médecins qui traitent des personnes âgées ou atteintes de troubles de santé mentale.»
    Le Dr Yves Bolduc affirme qu'il est faux de prétendre qu'il y a assez de médecins au Québec. «J'ai dit que le problème serait réglé en 2015-2016 et ce sera le cas, dit-il. La réalité, c'est qu'il y avait 400 entrées dans les facultés de médecine en 2003, et que nous en avons actuellement le double, soit 800. Le calcul du Dr Barrette a été fait à la va-vite sur le bord d'une table. Il faut comprendre que de 5 à 10% de la population ne veut pas de médecins de famille. Quant aux GMF, on en avait promis 300 et il y en a actuellement 240 à travers la province.»
    Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), prévient que les gens du réseau ne veulent pas des promesses de «clip.» «La santé, c'est complexe, je ne pense pas que ça passe par une seule solution. Il ne faut plus décevoir la population avec des promesses. On souhaite que les partis réfléchissent. Pour exemple, dans le plan du Dr Barrette, il n'y a rien en prévention alors qu'on sait que 23% de la population souffre d'une maladie chronique.» La promesse de la CAQ relève-t-elle donc de la pensée magique? «Oui», répond Mme Laurent.
    ***
    Promesses santé de la CAQ
    - Désigner un médecin de famille à tous les Québécois d'ici un an en cas de victoire.
    - Les médecins de famille en clinique devront prendre en charge 1600 patients, 1000 s'ils font des tours de garde à l'hôpital.
    - Les médecins de famille devront voir 25 patients par jour, pour 5000 visites en moyenne par année.
    - Quadriller la province de Groupes de médecine de famille (GMF).
    - Garantir une meilleure rémunération en fonction de la prise en charge.
    - Garantir un meilleur accès aux examens diagnostiques.
    Coût de la promesse: 600 millions

    Donc leur maladie est... Pas encore saisie ? Réfléchissez bien, voyons ! Pas encore trouvé ?
    Pensez bien ! Dès que vous la trouvez écrivez -moi !

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    L'essor des thérapies quantiques


    Basée sur les découvertes de la physique quantique, une nouvelle façon de se soigner fait de plus en plus parler d’elle. Son postulat : nos cellules émettent des informations, qui déterminent notre état de santé et sur lesquelles il est possible d’agir. Explications.


    « Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un lupus érythémateux, une maladie auto-immune chronique, raconte Lucia, une artiste de 50 ans. Depuis, suivie à l’hôpital, j’en étais arrivée à prendre onze médicaments par jour… Il y a six mois, un ami est venu me voir bouleversé après avoir essayé une nouvelle technique de soin qui, disait-il, n’avait rien à voir ni avec la médecine conventionnelle, ni avec les médecines naturelles. Une “machine” donnait des résultats dont l’exactitude l’avait dérouté. Je suis cartésienne et je n’ai pas peur des expériences nouvelles. J’ai donc consulté un thérapeute qui utilise cet appareil de biofeedback. En quelques minutes, l’écran a affiché clairement tout mon parcours médical ! Puis cette machine a effectué un traitement très étrange, consistant à envoyer des “informations” dans le corps. Après quelques séances, la plupart de mes symptômes ont disparu et, aujourd’hui, avec l’accord de mon médecin, je ne prends plus qu’un médicament par jour. »

    Un diagnostic global

    Un appareil capable d’effectuer un diagnostic précis et de traiter aussi rapidement une maladie auto-immune ? Si un cas ne vaut pas pour tous, les résultats sont étonnants. Et ce n’est qu’un des aspects de cette approche de la santé physique et psychique, qui se répand au point que certains médecins et chercheurs n’hésitent plus à dire qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Le premier congrès sur les thérapies quantiques d’Aix-en- Provence, en novembre 2010, a réuni des scientifiques du monde entier, parmi lesquels l’équipe du professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008. Depuis, les livres sur le sujet, les congrès affichant complets, les appareils de biofeedback ou les méthodes quantiques se multiplient…
    Les « thérapies quantiques », ou la « médecine quantique », nous demandent de voir la vie, la santé et la maladie d’une tout autre façon : notre corps n’est plus un assemblage d’organes à traiter séparément, comme le fait la médecine conventionnelle, c’est un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules de lumière – des photons – qui échangent en permanence des informations, un univers lumineux dans lequel l’esprit et la matière ne font qu’un. Avec une idée clé : ce ne sont pas les échanges biochimiques de nos cellules qui déterminent notre état de santé, mais les informations qu’elles se communiquent entre elles. Ici, l’origine de la maladie n’est donc pas un problème purement biologique, mais un défaut d’information ; le symptôme n’est qu’une réaction à ce dernier.
    Pour celui qui ne connaît pas le monde scientifique, l’idée peut sembler délirante. Pourtant, elle repose sur des dizaines d’années de recherches, commencées il y a un siècle avec Albert Einstein et ses travaux sur la nature de la lumière. Au fil des décennies, la physique quantique – qui décrit le comportement des atomes et des particules subatomiques – s’est développée en marge de la physique classique, car elle ne répond pas aux mêmes règles. La plus importante, pour comprendre le fondement de la médecine quantique : les ondes électromagnétiques sont en même temps des photons. Ces photons du corps humain sont loin d’être des vues de l’esprit : au cours des années 1970, Fritz-Albert Popp, un biophysicien allemand, a découvert l’existence de ce qu’il a appelé les « biophotons », des particules de lumière émises par nos cellules, qu’il a réussi à filmer. Ces minuscules courants lumineux, invisibles à l’oeil nu, portent les informations et contrôlent notre organisme. Mais pas n’importe comment.

    Des capacités d’autoguérison stimulées

    L’une des découvertes les plus importantes de la physique quantique, reprise et développée dans la thérapie quantique, est, en effet, la théorie des « champs énergétiques » : ce sont eux qui organisent et contrôlent notre corps. Ils forment un tout. En somme, le corps humain est une structure organisée d’informations. Ce que les Chinois ont compris depuis longtemps avec l’acupuncture, qui traite les flux d’énergie du corps ; ou les Indiens, avec leur médecine ayurvédique qui traite le « corps de lumière » et ses chakras…
    Les appareils de biofeedback quantiques sont conçus pour détecter les ondes électromagnétiques, les « fréquences » émises par chacune des cellules de notre corps. Lorsque certaines sont brouillées ou « fausses », l’appareil renvoie des fréquences « justes » afin de corriger le problème. Imaginez que vous ayez un coup de déprime. Vous appelez votre meilleur ami. Ses paroles rassurantes vous remontent le moral et vous retrouvez assez d’énergie pour reprendre le cours normal de votre vie. L’aide reçue n’est pas « physique », mais vient des mots réconfortants. Or ce flot d’informations vous a été transmis par les fréquences du téléphone. Voilà, de manière imagée, comment fonctionnent les appareils de médecine quantique : ils envoient des ondes extrêmement fines qui « parlent » à nos cellules et leur transmettent des informations, elles-mêmes portées par les photons. Pour reprendre la métaphore, on pourrait dire que les fréquences sont les phrases réconfortantes de votre ami ; et les photons, les mots, avec leur sens.
    Si la thérapie quantique fait usage d’appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, comme le Scio, le Korotkov, le Mora ou le Life, cette approche de la médecine n’est pour autant pas mécaniste : les machines ne fonctionnent pas seules. « En “dialoguant” avec notre champ d’informations, ces appareils stimulent nos capacités d’autoguérison, explique la journaliste et conférencière Lynn McTaggart, auteure du Lien quantique (Macro 2012). Mais rien ne peut se faire sans la présence d’un médecin ou d’un thérapeute. » Une interaction d’autant plus importante que cette nouvelle vision de la santé, donc de la vie, implique non seulement une relation entre le corps et l’esprit, mais l’union fondamentale de l’esprit et de la matière.

    J’ai testé un appareil de biofeedback

    Des électrodes, un écran d’ordinateur, des graphiques… Notre journaliste, Odile Chabrillac, a confié son corps au Scio, une machine destinée à diagnostiquer les défaillances de l’organisme et à rééquilibrer ce dernier.
    « Sitôt arrivée dans le cabinet du praticien en biofeedback qui utilise le Scio, l’un des appareils de médecine quantique dont on parle le plus en ce moment, me voilà assise confortablement et harnachée d’électrodes aux chevilles, aux poignets et sur le front. Face à moi, un mur blanc sur lequel est projeté un écran d’ordinateur rempli d’informations et de graphiques. Adrian M., le thérapeute, me soumet d’abord à un questionnaire sur mon âge, mes habitudes d’hygiène de vie, les maladies et opérations passées, mon niveau de stress… Puis, pendant trois minutes, je suis priée de rester la plus détendue possible, car cette machine va envoyer des milliers d’infirmes fréquences dans mon organisme – plus de dix mille !–, comme autant de questions auxquelles chacune de mes cellules et chacun de mes organes devront répondre. Je ne sens rien, juste de légers picotements…
     
    Le Scio fait un bilan très complet, physiologique et émotionnel. Il affiche d’abord des chiffres sur l’énergie, la pression sanguine, l’hydratation, l’oxygénation, le pH, la vitalité et les échanges cellulaires, la capacité de régénération de mon organisme… L’ensemble est plutôt bon, voire très bon. Ouf ! En revanche, il relève que je suis légèrement intoxiquée par certains produits, le chlore en particulier, et que mon niveau de stress est bien trop important. Le thérapeute me montre les graphiques et m’explique que le stress peut avoir un impact sur ma thyroïde, mon système endocrinien, et sur certains lobes cérébraux, avec un risque de maladie d’Alzheimer. Car cette machine évalue aussi les problèmes potentiels de chaque individu.
    Adrian M. me rassure : les appareils quantiques sont fondés sur les probabilités, non sur des certitudes absolues : « C’est comme la météo, m’explique-t-il, si l’on nous annonce de la pluie, mieux vaut prendre un parapluie, mais cela ne veut pas dire qu’il pleuvra ! » Pendant près d’une heure, la machine va procéder au traitement, en renvoyant des fréquences justes pour corriger celles qui sont faussées. En somme, elle donne au corps les bonnes réponses aux questions qu’elle a posées. Là encore, je ne sens rien. La séance dure une heure et demie. (Compter 60 € la séance - prix donné à titre indicatif).
    Bilan : si mon mode de vie est plutôt sain, je suis capable de m’empoisonner l’existence, au sens littéral du terme, avec mes « prises de tête ». Voilà ce qui est étonnant ici : cet appareil tient autant compte des facteurs physiologiques et biologiques que de mes émotions, de mon état d’esprit mental et moral, de certains problèmes psychologiques. La fin de la séance se conclut par quelques conseils supplémentaires : boire davantage, bouger, pratiquer le yoga si je peux, rythmer mon mode de vie en fonction de la saison. Le Scio suggère quelques remèdes homéopathiques pour optimiser mon état corporel, mon mental et mon énergie. Sortie de la séance enthousiaste et détendue, je me suis sentie épuisée tout l’après-midi et me réveillerai le lendemain matin légèrement courbaturée. Rendez-vous a été pris pour vérifier si mes efforts auront déjà eu un véritable impact sur mon corps et mon esprit. »
    SOURCE

    L'essor des thérapies quantiques


    Basée sur les découvertes de la physique quantique, une nouvelle façon de se soigner fait de plus en plus parler d’elle. Son postulat : nos cellules émettent des informations, qui déterminent notre état de santé et sur lesquelles il est possible d’agir. Explications.



    « Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un lupus érythémateux, une maladie auto-immune chronique, raconte Lucia, une artiste de 50 ans. Depuis, suivie à l’hôpital, j’en étais arrivée à prendre onze médicaments par jour… Il y a six mois, un ami est venu me voir bouleversé après avoir essayé une nouvelle technique de soin qui, disait-il, n’avait rien à voir ni avec la médecine conventionnelle, ni avec les médecines naturelles. Une “machine” donnait des résultats dont l’exactitude l’avait dérouté. Je suis cartésienne et je n’ai pas peur des expériences nouvelles. J’ai donc consulté un thérapeute qui utilise cet appareil de biofeedback. En quelques minutes, l’écran a affiché clairement tout mon parcours médical ! Puis cette machine a effectué un traitement très étrange, consistant à envoyer des “informations” dans le corps. Après quelques séances, la plupart de mes symptômes ont disparu et, aujourd’hui, avec l’accord de mon médecin, je ne prends plus qu’un médicament par jour. »

    Un diagnostic global

    Un appareil capable d’effectuer un diagnostic précis et de traiter aussi rapidement une maladie auto-immune ? Si un cas ne vaut pas pour tous, les résultats sont étonnants. Et ce n’est qu’un des aspects de cette approche de la santé physique et psychique, qui se répand au point que certains médecins et chercheurs n’hésitent plus à dire qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Le premier congrès sur les thérapies quantiques d’Aix-en- Provence, en novembre 2010, a réuni des scientifiques du monde entier, parmi lesquels l’équipe du professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008. Depuis, les livres sur le sujet, les congrès affichant complets, les appareils de biofeedback ou les méthodes quantiques se multiplient…
    Les « thérapies quantiques », ou la « médecine quantique », nous demandent de voir la vie, la santé et la maladie d’une tout autre façon : notre corps n’est plus un assemblage d’organes à traiter séparément, comme le fait la médecine conventionnelle, c’est un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules de lumière – des photons – qui échangent en permanence des informations, un univers lumineux dans lequel l’esprit et la matière ne font qu’un. Avec une idée clé : ce ne sont pas les échanges biochimiques de nos cellules qui déterminent notre état de santé, mais les informations qu’elles se communiquent entre elles. Ici, l’origine de la maladie n’est donc pas un problème purement biologique, mais un défaut d’information ; le symptôme n’est qu’une réaction à ce dernier.
    Pour celui qui ne connaît pas le monde scientifique, l’idée peut sembler délirante. Pourtant, elle repose sur des dizaines d’années de recherches, commencées il y a un siècle avec Albert Einstein et ses travaux sur la nature de la lumière. Au fil des décennies, la physique quantique – qui décrit le comportement des atomes et des particules subatomiques – s’est développée en marge de la physique classique, car elle ne répond pas aux mêmes règles. La plus importante, pour comprendre le fondement de la médecine quantique : les ondes électromagnétiques sont en même temps des photons. Ces photons du corps humain sont loin d’être des vues de l’esprit : au cours des années 1970, Fritz-Albert Popp, un biophysicien allemand, a découvert l’existence de ce qu’il a appelé les « biophotons », des particules de lumière émises par nos cellules, qu’il a réussi à filmer. Ces minuscules courants lumineux, invisibles à l’oeil nu, portent les informations et contrôlent notre organisme. Mais pas n’importe comment.

    Des capacités d’autoguérison stimulées

    L’une des découvertes les plus importantes de la physique quantique, reprise et développée dans la thérapie quantique, est, en effet, la théorie des « champs énergétiques » : ce sont eux qui organisent et contrôlent notre corps. Ils forment un tout. En somme, le corps humain est une structure organisée d’informations. Ce que les Chinois ont compris depuis longtemps avec l’acupuncture, qui traite les flux d’énergie du corps ; ou les Indiens, avec leur médecine ayurvédique qui traite le « corps de lumière » et ses chakras…
    Les appareils de biofeedback quantiques sont conçus pour détecter les ondes électromagnétiques, les « fréquences » émises par chacune des cellules de notre corps. Lorsque certaines sont brouillées ou « fausses », l’appareil renvoie des fréquences « justes » afin de corriger le problème. Imaginez que vous ayez un coup de déprime. Vous appelez votre meilleur ami. Ses paroles rassurantes vous remontent le moral et vous retrouvez assez d’énergie pour reprendre le cours normal de votre vie. L’aide reçue n’est pas « physique », mais vient des mots réconfortants. Or ce flot d’informations vous a été transmis par les fréquences du téléphone. Voilà, de manière imagée, comment fonctionnent les appareils de médecine quantique : ils envoient des ondes extrêmement fines qui « parlent » à nos cellules et leur transmettent des informations, elles-mêmes portées par les photons. Pour reprendre la métaphore, on pourrait dire que les fréquences sont les phrases réconfortantes de votre ami ; et les photons, les mots, avec leur sens.
    Si la thérapie quantique fait usage d’appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, comme le Scio, le Korotkov, le Mora ou le Life, cette approche de la médecine n’est pour autant pas mécaniste : les machines ne fonctionnent pas seules. « En “dialoguant” avec notre champ d’informations, ces appareils stimulent nos capacités d’autoguérison, explique la journaliste et conférencière Lynn McTaggart, auteure du Lien quantique (Macro 2012). Mais rien ne peut se faire sans la présence d’un médecin ou d’un thérapeute. » Une interaction d’autant plus importante que cette nouvelle vision de la santé, donc de la vie, implique non seulement une relation entre le corps et l’esprit, mais l’union fondamentale de l’esprit et de la matière.

    J’ai testé un appareil de biofeedback

    Des électrodes, un écran d’ordinateur, des graphiques… Notre journaliste, Odile Chabrillac, a confié son corps au Scio, une machine destinée à diagnostiquer les défaillances de l’organisme et à rééquilibrer ce dernier.
    « Sitôt arrivée dans le cabinet du praticien en biofeedback qui utilise le Scio, l’un des appareils de médecine quantique dont on parle le plus en ce moment, me voilà assise confortablement et harnachée d’électrodes aux chevilles, aux poignets et sur le front. Face à moi, un mur blanc sur lequel est projeté un écran d’ordinateur rempli d’informations et de graphiques. Adrian M., le thérapeute, me soumet d’abord à un questionnaire sur mon âge, mes habitudes d’hygiène de vie, les maladies et opérations passées, mon niveau de stress… Puis, pendant trois minutes, je suis priée de rester la plus détendue possible, car cette machine va envoyer des milliers d’infirmes fréquences dans mon organisme – plus de dix mille !–, comme autant de questions auxquelles chacune de mes cellules et chacun de mes organes devront répondre. Je ne sens rien, juste de légers picotements…
     
    Le Scio fait un bilan très complet, physiologique et émotionnel. Il affiche d’abord des chiffres sur l’énergie, la pression sanguine, l’hydratation, l’oxygénation, le pH, la vitalité et les échanges cellulaires, la capacité de régénération de mon organisme… L’ensemble est plutôt bon, voire très bon. Ouf ! En revanche, il relève que je suis légèrement intoxiquée par certains produits, le chlore en particulier, et que mon niveau de stress est bien trop important. Le thérapeute me montre les graphiques et m’explique que le stress peut avoir un impact sur ma thyroïde, mon système endocrinien, et sur certains lobes cérébraux, avec un risque de maladie d’Alzheimer. Car cette machine évalue aussi les problèmes potentiels de chaque individu.
    Adrian M. me rassure : les appareils quantiques sont fondés sur les probabilités, non sur des certitudes absolues : « C’est comme la météo, m’explique-t-il, si l’on nous annonce de la pluie, mieux vaut prendre un parapluie, mais cela ne veut pas dire qu’il pleuvra ! » Pendant près d’une heure, la machine va procéder au traitement, en renvoyant des fréquences justes pour corriger celles qui sont faussées. En somme, elle donne au corps les bonnes réponses aux questions qu’elle a posées. Là encore, je ne sens rien. La séance dure une heure et demie. (Compter 60 € la séance - prix donné à titre indicatif).
    Bilan : si mon mode de vie est plutôt sain, je suis capable de m’empoisonner l’existence, au sens littéral du terme, avec mes « prises de tête ». Voilà ce qui est étonnant ici : cet appareil tient autant compte des facteurs physiologiques et biologiques que de mes émotions, de mon état d’esprit mental et moral, de certains problèmes psychologiques. La fin de la séance se conclut par quelques conseils supplémentaires : boire davantage, bouger, pratiquer le yoga si je peux, rythmer mon mode de vie en fonction de la saison. Le Scio suggère quelques remèdes homéopathiques pour optimiser mon état corporel, mon mental et mon énergie. Sortie de la séance enthousiaste et détendue, je me suis sentie épuisée tout l’après-midi et me réveillerai le lendemain matin légèrement courbaturée. Rendez-vous a été pris pour vérifier si mes efforts auront déjà eu un véritable impact sur mon corps et mon esprit. »
    SOURCE

    Zika et microcéphalie : des soupçons mais pas de certitude

    Zika et microcéphalie : des soupçons mais pas de certitudeSelon des scientifiques, le lien direct fait au Brésil entre l’infection par le virus Zika chez de femmes enceintes et la microcéphalie de leurs bébés reste à démontrer car la simple présence du virus ne constitue pas une preuve qu’il soit à l’origine des malformations constatées mais seulement une probabilité qui reste à prouver. Quelques publications récentes rapportent des cas qui orientent vers un lien de cause à effet mais il est encore trop tôt pour conclure.
    Les liens directs entre virus Zika chez les femmes enceinte et microcéphalie chez le foetus restent à démontrer
    L’infection par le virus Zika s’est largement propagée en Amérique Latine en 2015. Rien qu’au Brésil, on estime le nombre des cas entre 440 000 et 1,3 millions de personnes dont des femmes enceintes. En même temps, 4 000 cas de microcéphalie ont été signalés dans ce pays, soit 20 fois plus qu’en temps normal. D’où l’hypothèse que ces cas de microcéphalie sont liées à l’infection pendant la grossesse par le virus Zika. Mais à ce jour, le lien direct et les mécanismes en cause restent à démontrer scientifiquement. Quelques publications récentes orientent néanmoins vers cette relation mais le nombre de cas est pour l’instant insuffisant pour affirmer le lien de cause à effet.

    Un cas de microcéphalie avec présence de virus dans le cerveau

    Image result for microcephalie drawingsDans la revue The New England Journal of Medicine, une équipe de scientifiques rapporte le cas d’une femme slovène de 25 ans travaillant depuis 2 ans comme volontaire dans le nord du Brésil. A l’époque, en 2015, et se retrouvant toujours au Brésil, cette femme tombe enceinte. Pendant la 13ème semaine de sa grossesse, elle présente un tableau de fièvre avec douleurs musculaires et une éruption faisant suspecter une infection par le virus Zika, qui sévissait dans cette région du Brésil mais elle n’a pas bénéficié de diagnostic virologique. Les échographies faites sur place à la semaine 14 et 20 de grossesse se sont avérées normales. La femme est rentrée en Slovénie à 28 semaines de gestation et une semaine plus tard elle passe une nouvelle échographie qui montre des anomalies non spécifiées, raison pour laquelle elle est adressée au département de périnatologie d’un hôpital. Une nouvelle ultrasonographie pratiquée à 32 semaines de grossesse montre cette-fois un retard de croissance du fœtus avec une microcéphalie et de nombreuses malformations cérébrales, notamment des calcifications, sans altération placentaire ni du liquide amniotique. En raison de ces anomalies et des antécédents d’une probable infection par le virus Zika, les médecins réalisent, avec le consentement de la patiente, une interruption médicale de grossesse à la semaine 32.
    L’autopsie du bébé montre que les anomalies se limitent à la tête, sans qu’aucune autre anomalie n’ait été constatée dans le reste du corps. Outre la microcéphalie, de multiples malformations, notamment une dilatation ventriculaire et de nombreuses calcifications ainsi que des altérations cellulaires du cerveau sont constatées. Fait marquant, les examens immunologiques et au microscope électronique ont montré la présence du virus Zika à des concentrations très importantes (6,5x10è copies de ARN viral par milligramme de tissu cérébral), quantités bien supérieures à celles retrouvées dans le sang des personnes infectées par le virus Zika et similaires aux concentrations retrouvées dans le sperme. Plus surprenant encore, aucune trace du virus n’a été retrouvée dans le reste du corps du fœtus, ce qui est expliqué par les auteurs comme "un très forte tropisme du virus Zika pour le tissu cérébral". Mais pour les scientifiques, cette découverte n’explique pas le mécanisme pathogène du virus sur le cerveau. Par ailleurs, des examens à la recherche du virus dans le liquide amniotique ou le placenta n’ont pas été effectués.

    Le virus détecté dans le liquide amniotique chez deux femmes

    Dans un autre article publié dans la revue The Lancet Infectious Diseases, des auteurs rapportent la présence du virus Zika chez 2 femmes dont les fœtus avaient une microcéphalie. Les auteurs suggèrent que cette présence oriente sur la possibilité que le virus puisse traverser la barrière placentaire mais pour autant, cela ne constitue pas une preuve que le virus soit la cause de la microcéphalie.
    Image result for microcephaly brazilLà encore, s’agissant de deux cas, les auteurs sont prudents et déclarent que pour l’instant, ce qui peut être avancé est la possibilité que le virus puisse passer du sang à travers le placenta pour atteindre le liquide amniotique et potentiellement infecter le fœtus. Le Dr Ana de Filippis, auteure principale de l’article déclare : "Cette étude ne peut pas déterminer si le virus Zika identifié dans le liquide amniotique de ces deux femmes était la cause de la microcéphalie constatée chez les fœtus, ni les mécanismes biologiques responsables, s’il y a un lien". Et de conclure que "d’autres travaux de recherche sont nécessaires pour élucider le plus rapidement ces questions".
    Parallèlement, les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (Centers for Disease Control) ont annoncé qu’ils ont retrouvé le virus Zika chez 2 bébés microcéphaliques décédés au Bresil. Ils démarreront d’ici peu un programme avec les autorités de santé brésiliennes pour analyser et documenter une centaine de cas de microcéphalie survenus dans l’état de Paraiba.

    Sources :
    ICI
    Mlakar J, Korva M, Tul N, Mraz J et al. Zika virus associated with microcephaly. N Engl J Med 2016 Feb 10 (disponible en ligne).

    Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthode

    Mieux détecter le cancer de l’ovaire grâce à une nouvelle méthodeDes chercheurs européens ont réussi à mettre au point une méthode simple pour distinguer avec une grande précision, si une tumeur ovarienne est bénigne ou maligne. Il s’agit d’un algorithme permettant d’identifier par échographie avant l’intervention chirurgicale, 89 à 99 % des patientes ayant un cancer de l’ovaire. Une avancée de taille pour le diagnostic de ce cancer redoutable.
    Cet algorithme permet d'identifier une grande majorité des cancers de l'ovaire à l'échographie.
    Les masses tumorales ovariennes peuvent être bénignes (kyste de l'ovaire) ou malignes (cancer de l'ovaire). Les femmes présentant un kyste ovarien sont traitées par une intervention peu invasive, voire pas traitées, alors que celles ayant un cancer de l’ovaire sont traitées par une chirurgie beaucoup plus lourde pour retirer la tumeur. Le problème est que les tumeurs ovariennes, qu’elles soient bénignes ou malignes, donnent peu ou pas de symptômes au début. Dans le cas du cancer, lorsque les symptômes apparaissent, ils sont peu spécifiques (gêne abdominale, ballonnement…) et tardifs. En général, le cancer est à un stade avancé et est associé à un mauvais pronostic.

    Le diagnostic précoce est crucial

    Pour diminuer le taux de mortalité et améliorer le pronostic après traitement, il est très important de diagnostiquer le cancer de l’ovaire le plus précocement possible. Jusqu’à récemment, une méthode échographique appelée "simple rule test" était utilisée pour distinguer si une masse tumorale ovarienne était bénigne ou maligne mais dans 20 à 25 % des cas, cet examen ne permettait pas de connaître la nature de la tumeur, ce qui posait problème pour le choix de l’intervention dans de nombreux cas.

    Une méthode de détection d’une grande précision

    Dans un article publié hier dans la revue American Journal of Obstetrics and Gynecology, un groupe de chercheurs européens (groupe IOTA ou International Ovarian Tumor Analysis) dévoile une méthode améliorée du "simple rule test" qui permet d’affiner de façon importante la distinction par échographie des tumeurs bénignes et malignes de l’ovaire avant l’intervention chirurgicale.
    Les chercheurs ont analysé les résultats de la méthode "simple rule test" sur de nombreuses études multicentriques consécutives incluant 5 000 patientes avec une masse tumoral ovarienne. Ces patientes avaient été incluses dans 22 centres de 10 pays pendant plus de 13 ans (entre 1999 et 2012). 
    Grâce à l’analyse détaillée des données recueillies dans ces études au niveau échographique (quantité de tissu solide, importance de l’irrigation sanguine, etc.), les chercheurs, ont mis au point un algorithme qui permet de détecter par échographie préopératoire entre 89 et 99 % des tumeurs malignes de l’ovaire.
    Pour le Pr Dirk Timmerman, de l’hôpital de Louvain en Belgique et auteur principal de l’étude, "notre équipe a réussi à affiner de manière importante le simple rule test. Désormais, chaque patiente bénéficiera d’un diagnostic précis car ce nouvel algorithme permet de connaitre avec exactitude le risque pour qu’une tumeur ovarienne soit bénigne ou maligne". Cette découverte pourrait changer la pratique clinique très rapidement.

    Après des années d'échec, un espoir contre la calvitie

    Un homme se fait coiffer à Lisbonne - Patricia de Melo Moreira - AFP/Archives

    Après des années d'insuccès, des chercheurs ont fait repousser des cheveux en cultivant en laboratoire des cellules humaines du derme papillaire, suscitant un nouvel espoir de traiter la calvitie qui touche de nombreux hommes, mais aussi des femmes.
    "C'est un important pas qui va aider à faire avancer ce champ de recherche", explique à l'AFP le Dr Colin Jahoda, professeur de biologie à l'Université Durham au Royaume Uni, un des principaux co-auteurs de l'étude publiée lundi dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
    Les scientifiques tentent en vain depuis quarante ans de cloner des follicules pileux, l'usine à fabriquer des cheveux, en utilisant des cellules du derme papillaire.
    Les traitements existants ne peuvent que ralentir la perte des cheveux, mais ils ne stimulent pas la croissance de nouveaux cheveux. L'autre méthode est de prélever des cheveux à l'arrière de la tête pour les implanter sur le devant mais sans aucun gain de cheveux.
    Dans cette nouvelle recherche, les cellules humaines, une fois cultivées, ont été réimplantées sur la peau de souris, ce qui a permis de produire des follicules pileux.
    "Cette méthode permet de développer un grand nombre de follicules ou de régénérer les follicules existants en utilisant des cellules du derme papillaire provenant d'une centaine de donneurs de cheveux", précise le Dr Angela Christianio, professeur de dermatologie à l'Université Columbia à New York, principal co-auteur de l'étude.
    "Cette technique pourrait rendre la greffe de cheveux accessible à des personnes avec un petit nombre de follicules, chez les hommes comme chez les femmes, ou chez les sujets ayant souffert de brûlures", précise-t-elle.
    Chez les souris ces cellules peuvent être facilement récupérées et réimplantées dans la peau d'un autre animal.
    Cela s'explique surtout par le fait que contrairement aux humains, les cellules papillaires de ces rongeurs s'agglutinent spontanément dans des cultures de laboratoire. Cela leur permet d'interagir et de reprogrammer la peau où elles sont greffées pour produire de nouveaux follicules, en ont déduit les chercheurs.
    Recherche des "signaux moléculaires"
    Pour cette recherche, des cellules papillaires provenant de sept personnes ont été cultivées en laboratoire où l'on a induit leur agrégation de manière à créer les conditions nécessaires à la croissance des cheveux à l'instar des souris, explique le Dr Claire Higgins, de l'Université Columbia, une autre auteur de ces travaux.
    Après quelques jours, ces cellules papillaires insérées entre le derme et l'épiderme d'un fragment de peau humaine ont été greffées sur le dos de souris.
    Dans cinq des sept tests, la greffe a produit de nouveaux cheveux pendant au moins six semaines.
    Une analyse ADN a montré que les nouveaux follicules pileux étaient humains et génétiquement similaires aux donneurs de cellules papillaires.
    Cependant, davantage de travaux sont nécessaires avant que cette technique puisse être testée chez des humains, soulignent les auteurs de l'étude.
    Les chercheurs doivent en effet encore déterminer les origines des propriétés intrinsèques des nouveaux cheveux, comme leur couleur, leur angle de pousse, leur emplacement sur la tête et leur texture.
    La prochaine étape "est de rechercher les signaux moléculaires" qui contrôlent la production des follicules et donc la croissance des cheveux, juge le Dr Jahola.
    A 35 ans, les deux-tiers des hommes aux Etats-Unis perdent, à différents degrés, leur cheveux et à 50 ans 85% se dégarnissent, selon l'American Hair Loss Association. Pour 25% des chauves, ils commencent à perdre leur cheveux avant 21 ans, selon cette association privée dédiée à la lutte contre la calvitie.
    Des chercheurs de l'Université de Columbia aux Etats-Unis ont réussi à détourner deux médicaments utilisés dans le traitement de certains cancers pour stimuler la repousse de poils sur des souris.
    Un espoir pour un homme sur deux qui souffre de calvitie à partir de 55 ans. Il émane de dermatologues américains qui viennent de publier une étude encourageante dans la revue Sciences Advances. Les chercheurs de l'Université de Columbia démontrent que deux médicaments déjà approuvés par l'agence américaine du médicament (Food and Drug Administration) pourraient résoudre le problème d'alopécie (perte des cheveux).
    Un espoir de traitement contre la calvitie Les deux molécules prometteuses, le ruxolitinib et le tofacitinib, sont des traitements actuellement utilisés pour soigner certains cancers mais aussi la polyarthrite rhumatoïde (maladie inflammatoire des articulations). Les médicaments ont été testés sur des souris et des follicules de cheveux humains greffés sur des souris. Ils seraient capables de relancer la croissance des follicules pileux par le blocage de certaines cellules immunitaires responsables de la chute des cheveux.
    Dans l'expérience des chercheurs américains, ces médicaments ont été appliqués sous forme de crème sur leurs poils pendant cinq jours. Dix jours plus tard, les poils des souris ont repoussé. La croissance des follicules de cheveux humains greffés sur les rongeurs s'est également accélérée sous l'effet du traitement.

    Des tests cliniques à réaliser

    "Très peu de composants ont montré une action aussi puissante et rapide" sur la repousse des cheveux, a conclu le Dr Cristiano, auteur de l'étude. Des travaux supplémentaires sont attendus pour déterminer si ces traitements sont véritablement efficaces contre la calvitie, le stade ultime de l'alopécie.

    La Guinée est officiellement débarrassée d’Ebola

    La Guinée est officiellement débarrassée d’EbolaLe 29 décembre, l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré la fin de la transmission d’Ebola en Guinée. Cette nouvelle intervient près de deux ans après le début de l’épidémie qui a touché plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest… et quelques semaines après que l’OMS ait essuyé de sévères critiques quant à sa gestion de l’épidémie.

     

    Fin de l’épidémie dans 3 trois pays d’Afrique de l’Ouest

    Quarante-deux jours (soit deux fois la période d’incubation maximale de 21 jours) se sont écoulés depuis que le dernier cas confirmé a donné un deuxième test négatif.
    La chaîne de transmission d’origine a débuté à Guéckédou (Guinée) fin décembre 2013, il y a deux ans.
    Elle a entraîné une flambée épidémique qui s’est propagée au Libéria et en Sierra Leone, deux pays voisins, puis dans sept autres pays, par voie terrestre ou aérienne. Avec la fin de la transmission en Guinée, ce sont désormais les 3 pays affectés (Guinée, Libéria et Sierra Léone) qui semblent libérés d’Ebola. En plus de la chaîne de transmission d’origine, 10 nouvelles petites flambées de maladie à virus Ebola, ou "résurgences", sont survenues entre mars et novembre 2015. Elles semblent dues à la résurgence d’un virus persistant parmi les survivants. Chez certains hommes survivants, le virus reste présent dans le liquide séminal pendant 9 à 12 mois après rétablissement du sujet et disparition du virus du système sanguin. Ce qui veut dire que de possibles résurgences pourraient intervenir en 2016.

    Période de surveillance renforcée

    Selon l’OMS, "La Guinée entre maintenant dans une période de surveillance renforcée de 90 jours afin de pouvoir identifier rapidement tout cas nouveau et empêcher ainsi la propagation du virus".
    L’OMS déclarent travailler avec ses partenaires et les Gouvernements du Libéria, de la Sierra Leone et de la Guinée "pour que les survivants aient accès aux soins médicaux et psychosociaux, au dépistage du virus persistant et à des services de conseil et d’éducation afin de les aider à réintégrer la vie familiale et communautaire, de réduire la stigmatisation et de diminuer le risque de transmission du virus Ebola".

    Sévèrement critiquée, l’OMS s annonce une réforme majeure

    Début novembre, un rapport d’experts indépendants mandatés par l’ONU avait sévèrement critiqué la gestion de l'épidémie d'Ebola qui a fait plus de 11 000 morts en Afrique de l'Ouest. Ce rapport avait notamment mis à jour les carences de l'institution basée à Genève : réaction tardive, messages rassurants annonçant trop précocement que l’épidémie était maitrisée… Les experts demandaient à l’institution de revoir son organisation de fond en comble et de créer un fonds d’urgence de 100 millions de dollars destiné à faire face à de futures épidémies.
    D’autres critiques avec des pistes de réformes avaient été avancées fin novembre par 19 experts indépendants de la Harvard Global Health Institute (HGHI) et la London School of Hygiene & Tropical Medicine. Leur analyse avait fait l’objet d’une publication dans la revue médicale The Lancet.
    Suite à ces critiques, l'Organisation mondiale de la Santé a annoncé avoir engagé une réforme majeure afin de mieux répondre aux épidémies et aux urgences humanitaires.

    Nouvelles en bref

    Ebola : résultats "prometteurs" en vue d'un vaccin (OMS) 

    AFP) - Le magazine britannique Lancet va publier à 14h00 (12h00 GMT) des "résultats prometteurs" sur des tests pour un vaccin anti-Ebola en cours en Guinée, a déclaré vendredi Margaret Chan, directrice générale de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

    Ces résultats, qui sont "encourageants et prometteurs", vont "changer la gestion de la crise Ebola" s'ils se confirment, a déclaré Mme Chan sans vouloir donner plus de détails.
    L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, était partie en décembre 2013 du sud de la Guinée.
    Elle a fait plus de 11.200 morts pour quelque 27.700 cas, selon l'OMS.
    Plus de 99% des victimes se concentrent en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, où la maladie a désorganisé les systèmes de santé, ravagé les économies et fait fuir les investisseurs. 

    Quand le perfectionnisme mène tout droit au burn out

     
    Quand le perfectionnisme mène tout droit au burn out Une nouvelle étude britannique fait la distinction entre le bon perfectionnisme, qui nous aide à réaliser nos objectifs, et le mauvais perfectionnisme, qui nuit à notre santé.
    Vouloir tout faire à la perfection peut saboter notre sérénité quotidienne au travail, à l’école ou au sport, à n’importe quel âge. Entre autres, d’après une nouvelle étude publiée par la revue Society for Personality ans Social Psychology, le stress provoqué par cette envie augmente les risques de burn out et de problèmes de santé liés à l’anxiété.
    L’équipe britannique de l’université York St. John, dirigée par le chercher Andrew Hill, a passé en revue 43 études menées dans les 20 dernières années. Ils en ont conclu qu’il existe deux genres de perfectionnisme : un premier type, qui permet de définir des objectifs dans la vie et de s’activer pour les réaliser, et un second type, bien plus néfaste pour la santé, qui pousse à s’inquiéter sans cesse à l’idée de faire une erreur et de décevoir notre entourage.

    Un environnement créatif

    Le "mauvais perfectionniste" risque de sérieux problèmes de dépression, d’anxiété, d’alimentation, de fatigue et de mortalité précoce. En cause, le stress provoqué par le doute et les peurs sur ses propres capacités : chaque erreur est vécue comme un drame.
    Les auteurs de l’étude conseillent à ces perfectionnistes d’établir des objectifs plus faciles à réaliser, accepter leurs faiblesses et apprendre à se pardonner en cas d’échec. Créer un environnement qui stimule la créativité et qui valorise les efforts et la persévérance peut aider à y parvenir. Les scientifiques estiment également que le fait d’identifier ce type de profil psychologique pourrait aider à développer des outils pour limiter les risques de burn out.

    Contempler les poissons d’un aquarium, c’est bon pour le cœur 

    Contempler les poissons d’un aquarium, c’est bon pour le cœurLes aquariums ont un effet apaisant bien connu. Mais regarder les poissons évoluer a aussi la faculté d’abaisser la pression artérielle et le rythme cardiaque. Une étude vient de le montrer.
    Une équipe de chercheurs britanniques a profité d’une opération de rénovation au National Marine Aquarium pour mener leur enquête. Le bassin, d’une contenance de 550 000 litres, avait été vidé, puis rempli de nouveau en y réintroduisant progressivement les poissons. Au fur et à mesure, les réactions d’une centaine de personnes étaient observées.
    Au final, l’effet sur l’humeur des participants est confirmé. Vient s’y ajouter l’amélioration des paramètres cardiaques. Et plus le nombre de poissons est important, plus le sentiment général de bien-être augmente.

    Une oasis de calme pour les urbains stressés

    Dans un communiqué du 29 juillet 2015, le Dr Sarah Pahl, professeur de psychologie à l’université de Plymouth, conçoit les aquariums comme des « oasis de calme et de relaxation », dans des univers urbains surpeuplés et un contexte de stress au travail.
    Son collègue de l’université d’Exeter, le Dr Mathew White y voit une opportunité pour « les personnes qui n’ont pas facilement accès à un environnement naturel ».

    Protégez vos dents pour protéger votre cœur

    Une étude américaine rappelle l’importance d’une bonne hygiène bucco-dentaire pour limiter les risques de maladies cardiovasculaires. Les parodonties seraient particulièrement dangereuses.
    Protégez vos dents pour protéger votre cœur Avoir une bonne hygiène dentaire n’a pas comme seul intérêt de maintenir votre sourire éclatant. Son impact sur la santé a été établi depuis longtemps par différentes études. Mais des nouvelles recherches menées par des scientifiques de l’Institut Forsyth, aux Etats-Unis, mettent en évidence le lien entre les infections dentaires et les maladies cardiovasculaires.
    Dans la revue Trends in Endocrinology and Metabolism, les auteurs de l’étude expliquent avoir retrouvé les l’ADN des bactéries impliquées dans des maladies dentaires courantes comme la gingivite, la parodontite ou les caries dans les parois vasculaires de certains malades souffrant d’athérosclérose (dépôt d’une plaque sur la paroi des artères pouvant conduire à l’obstruction du vaisseau).
    "Au vu de la forte prévalence des infections bucco-dentaires, n’importe quel facteur de risque qui contribue aux maladies cardiovasculaires est important pour la santé publique", explique l’auteur principal de l’étude Thomas Van Dyke.

    Les parodonties pointées du doigt

    Après avoir passé en revue la littérature scientifique à ce sujet, les chercheurs ont été en mesure d’affirmer que, outre la circulation des bactéries, "l’inflammation joue un rôle majeur à la fois dans les infections orales et les maladies cardiovasculaires." Les parodonties, des maladies chroniques inflammatoires qui se caractérisent par une destruction progressive des structures soutenant les dents, sont particulièrement montrées du doigt.
    Un lien inquiétant, puisque l’Organisation mondiale de la santé estime que 15 à 20% des adultes d’âge moyen (35-44 ans) souffrent de parodontopathies sévères. En France, ces maladies touchent la majorité de la population adulte dont 15% sévèrement, selon le ministère de la Santé.
    Pour limiter un maximum ces risques à la fois dentaires et cardiaques, veillez à maintenir votre bouche en bonne santé en vous brossant les dents au moins deux fois par jour, sans oublier d’utiliser le fil dentaire régulièrement. 

    Et si l'andropause était sous-évaluée ?

    Près de 20% des hommes âgés de plus de 50 ans souffriraient d’une baisse de testostérone provoquant des symptômes semblables à ceux de la ménopause féminine, d’après une nouvelle étude.
    Et si la ménopause masculine était sous-évaluée ? Le débat sur la ménopause des hommes, baptisée andropause, a longtemps divisé la communauté scientifique. Aujourd’hui, une nouvelle étude ajoute de l’huile sur le feu. Des chercheurs britanniques du Centre pour la santé des hommes de Londres estime que 20% des plus de 50 ans souffrent d’un manque de testostérone, rapporte le quotidien The Telegraph.
    Publiée par la revue The Ageing male Journal et basée sur les données de 2 000 hommes ayant reçu un traitement à base de testostérone pendant plus de 26 ans, cette étude décrit précisément les symptômes de la ménopause masculine. Coups de chaleur, transpiration nocturne, douleurs articulaires, libido dans les chaussettes, dépression et augmentation de la masse graisseuse en font partie.

    Des doutes subsistent

    D’après le professeur Malcolm Carruthers, auteur principal de l’étude, ces conclusions prouvent l’efficacité d’une thérapie à base de testostérone chez les hommes souffrant d’une baisse d’hormones, même sur une période prolongée. Mais d’autres experts continuent à avoir des doutes sur l’existence d’une ménopause masculine.
    Selon eux, le stress et la crise de la cinquantaine suffisent à expliquer les symptômes décrits par les patients. Des recherches plus importantes doivent être menées, suggèrent-ils, pour mieux comprendre ce phénomène. "A mon avis, ce genre de publication n’est pas seulement trompeuse, mais également dangereuse, en particulier lorsque l’auteur estime que plus d’hommes devraient être traités, de façon inappropriée, avec de la testostérone", a commenté le professeur Frederic Wu, de l’université de Manchester, cité par le quotidien The Independent.  

    5 signes que vous avez vraiment besoin de vacances 

    5 signes que vous avez vraiment besoin de vacances
    Manque de motivation, erreurs répétées, douleurs…tous ces symptômes sont des signes indéniables que vous avez besoin de prendre quelques jours de repos, voir de vraies vacances.
    Votre niveau de stress est proche du craquage et vous hésitez encore à poser des jours pour vous reposer ? Vous faites donc partie d’une majorité de salariés qui n’osent pas prendre des vacances par peur du regard réprobateur de leurs collègues. Pourtant, un haut niveau de stress peut provoquer non seulement un burn out, mais aussi des problèmes de ventre, des insomnies, des migraines et beaucoup d’autres troubles. Heureusement, il existe quelques signes annonciateurs à connaître et à identifier avant que la limite de la fatigue ne soit franchie :

    Quand chaque petit problème devient gigantesque

    Le quotidien au bureau est ponctué par des petits soucis à régler. Mais lorsqu’on est trop stressé, ils nous paraissent insurmontables. Si vous sentez que votre manque de patience et votre agacement commencent à devenir trop présents, vous avez probablement besoin de vous reposer quelques jours.

    Quand les collègues vous demandent si vous allez bien

    Vous ne reconnaissez peut-être pas les signes du stress, mais votre entourage peut le remarquer. Si vous collègues vous demandent plusieurs fois comment vous allez, si vous allez bien ou vous disent que vous avez l’air fatigué, écoutez-les et accordez-leur de l’importance. Un ou deux jours de vacances pourraient vous rebooster.

    Quand vous accumulez les erreurs

    Le stress chronique est l’une des causes les plus fréquentes d’erreurs sur le lieu de travail, rappelle le site américain Health, et un signe que vous avez besoin de vous changer les idées. Si vous êtes en plein milieu d’un projet important, terminez-le en précisant à vos supérieurs que vous avez réparé vos erreurs, puis prenez vite des vacances.

    Quand votre corps vous dit d’arrêter

    Mal au ventre, insomnie, mal au dos, mal à la tête, yeux qui piquent…tous ces symptômes sont une façon de votre corps de vous signaler que vous êtes fatigué et stressé. Ecoutez-le, avant de sombrer dans le burn out.

    Quand votre motivation vous abandonne

    Lorsque la pression au travail devient trop importante, on a tendance à oublier la raison première qui nous pousse à travailler. Afin de vous recentrer et retrouver des bonnes énergies, prenez des vacances, partez, reposez-vous. Puis à votre retour, réfléchissez à ce qui vous motive en premier lieu : vous travaillez pour subvenir aux besoin de votre famille ? Placez une photo de vos enfants sur le bureau pour garder votre motivation intacte.  

     

    Troisième scanneur pour la Cité-de-la-Santé : une décision «imminente» de Québec

    LAVAL – Le Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Laval pourrait bientôt recevoir le troisième scanneur tomographe par émission de positrons (TEP scan) annoncé il y a plus d’un an, si on en croit les derniers propos du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
    «Le dossier suit son cours au ministère de la Santé et ça avance très bien. La décision est imminente par rapport à ce dossier-là et sera connue en temps et lieu», a indiqué Émilie Lavoie, porte-parole du MSSS.
    Le ministre Réjean Hébert avait annoncé le 10 janvier 2013 que Québec financerait le projet à la hauteur de 3.2 millions $.
    Le TEP scan permet notamment aux médecins d’obtenir des informations plus détaillées sur le degré d’étendue du cancer et de prendre de meilleures décisions concernant les traitements appropriés.
    Notons qu’il n’y a que deux scanneurs qui desservent présentement le territoire lavallois, tandis qu’à Québec, qui a une population comparable à Laval, on en compte au moins six.
    Confusion
    La décision du gouvernement viendrait mettre fin à la confusion qui semblait régner auprès des différentes instances publiques à l'automne dernier quant au cheminement du dossier.
    En effet, selon des informations diffusées par le 98,5 FM, le CSSS de Laval déclarait que l’affaire était close et l’arrivée du scanneur était proche.
    Différent son de cloche chez l’Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) de Laval, qui disait plutôt que le dossier était «en analyse».
    Finalement, le bureau du ministère déclarait que l’affaire était toujours entre les mains du CSSS.
    Dossier chez le MSSS
    Sans réponse claire depuis longtemps, la direction de l’Hôpital Cité-de-la-Santé demeure optimiste quant au fait que le nouvel appareil pourrait faire son arrivée bientôt.
    «Je n’ai pas encore reçu de confirmation officielle, mais j’espère que, d’ici six mois, il va y avoir une annonce», a dit la directrice générale du CSSS de Laval, Caroline Barbir, lors de la séance du conseil d’administration le 13 février dernier.
    Elle a aussi mentionné que l’ASSS de Laval avait bel et bien traité la demande de l’hôpital et que le dossier attendait maintenant l’approbation finale de Québec.
    «L’Agence était d’accord [du besoin de l’hôpital] et a monté le dossier d’affaire au ministère. Maintenant on attend sa réponse.»
    Notons que le ministre Réjean Hébert sera de passage à la Cité-de-la-Santé le 20 février afin d’inaugurer la nouvelle unité de néonatologie. Il en profitera pour faire «plusieurs annonces importantes pour rehausser l’offre de soins à Laval».

    Ces maladies méconnues qui touchent (aussi) les stars

    Ces maladies méconnues qui touchent (aussi) les stars

    Si la science fait d’énormes progrès jour après jour, certaines maladies restent cependant méconnues du grand public. Soit parce qu’elles concernent un petit nombre de personnes, soit parce que leurs causes restent nébuleuses… Du côté des stars aussi, la vie peut basculer.

    La maladie de Crohn
    Alors qu’elle n’a que 13 ans, la chanteuse Anastacia découvre qu’elle est atteinte de la maladie de Crohn.
    Qu’est-ce que c’est ? C’est une maladie inflammatoire chronique du système digestif.
    Comment ça se manifeste ? Les principaux symptômes sont des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, qui peuvent s’étendre sur plusieurs semaines ou plusieurs mois.
    Combien de personnes sont concernées en France ? Une personne sur mille.
    Comment ça se soigne ? Le principal objectif de la prise en charge médicale est de soulager les symptômes, car on ne peut pas guérir de cette maladie. Parfois, une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire, elle consiste à retirer une section trop abimée de l’intestin et à relier les deux extrémités restantes.
    >> Les maladies cachées des stars : Anastasia : maladie de Crohn !
    Depuis l’âge de 13 ans, la chanteuse de R&B est atteinte de la maladie de Crohn, une affection rarissime et incurable, qui provoque des maux de ventre aigus et des diarrhées. Bien que la maladie soit considérée comme taboue, Anastacia en parle ouvertement. “Il ne faut pas avoir honte de cette maladie et avoir peur d’évoquer les symptômes avec son médecin. Cette maladie fait partie de moi, elle m’a rendue plus forte.” Avant de l’assumer, la chanteuse est passée par bien des épreuves : “J’ai été opérée très jeune, on m’a retiré une partie de l’intestin. Au début, je détestais ma cicatrice sur mon ventre, j’ai cru que ma vie était fichue, qu’aucun garçon ne me regarderait. Puis, vers 20 ans, j’ai décidé au contraire de montrer ma cicatrice, de porter des T-shirts courts et de travailler mes abdos !  (Rires.) Aujourd’hui, je vis avec cette maladie en suivant un régime strict, peu d’alcool et de l’exercice. ”

    La capsulite rétractile (ou l’épaule gelée)
    En 2011, Teri Hatcher, la célèbre Desperate Housewives, explique au détour d’une interview qu’elle ne peut plus agrafer son soutien-gorge toute seule… Elle confie alors les problèmes qu’elle rencontre au quotidien à cause de sa capsulite rétractile.
    Qu’est-ce que c’est ? La capsulite rétractile, ou « épaule gelée », est une diminution de la capacité articulaire de l’épaule. Cela est due en partie à une rétraction des ligaments.
    Comment ça se manifeste ? La personne concernée perd progressivement la mobilité de son épaule et les douleurs vont en s’amplifiant. De simples gestes du quotidien deviennent impossibles.
    Combien de personnes sont concernées en France ? Une personne sur 20 peut être touchée par ce problème fréquent mais méconnu, qui touche surtout des femmes entre 40 et 60 ans.
    Comment ça se soigne ? L’infiltration du nerf de la capsule permet de soulager 70% des patients. Le reste des effots se concentrent sur l’atténuation de la douleur par la prescription de corticoïdes. Enfin, la rééducation joue un rôle primordial dans la réappropriation progressive des gestes.

    La maladie de Lyme
    Lors d’un voyage humanitaire au Mozambique, l’acteur américain Ben Stiller a été piqué par une tique. Les gonflements et la douleur font penser à l’acteur qu’il s’est fracturé le genou au détour d’une chute… Pas de bol, ce dernier a en fait contracté la maladie de Lyme.
    Qu’est-ce que c’est ? La maladie de Lyme est une infection bactérienne qui peut survenir après une piqûre de tique. Même si elle est répandue à travers le monde, le diagnostic reste compliqué : ses symptômes peuvent amener le médecin à chercher du côté de la sclérose en plaques, du lupus ou même d’Alzheimer, ce qui laisse à la bactérie le temps de progresser.
    Comment ça se manifeste ? Maux de tête, douleurs articulaires, fièvre, fatigue, mais aussi l’apparition de ganglions traduisent la progression de la bactérie dans l’organisme. Surviennent ensuite des problèmes articulaires, cardiaques et même neurologiques qui rendent le diagnostic complexe…  
    Combien de personnes sont concernées en France ?  L’INVS estime le nombre de maladies de Lyme déclarées en France à plus de 5000 cas, d’où l’intérêt de respecter certaines précautions lors des piqûres de tiques.
    Comment ça se soigne ? Différents antibiotiques aident à lutter contre la bactérie. L’objectif est de combattre celle-ci le plus tôt possible.

    La neuropathie amyloïde  
    A 36 ans, Nathalie Vincent, animatrice sur Direct 8 et ancienne chroniqueuse de Combien ça coûte sur TF1 a confié à un magazine être touchée par la neuropathie amyloïde familiale… Plus de peur que de mal, celle-ci précise quelques semaines plus tard être simplement porteuse du gène.
    Qu’est-ce que c’est ? La neuropathie amyloïde familiale est une maladie héréditaire rare. Elle est due à une anomalie sur un gène qui amène la fabrication d’une protéine modifiée. Problème : cette modification génétique entraîne la formation de dépôts anormaux de substance « amyloïde » toxique dans les tissus et organes. A terme, ces derniers ne fonctionnent donc plus correctement. 
    Comment ça se manifeste ? Perte de sensibilité physique, douleurs intenses  ou sensations désagréables à des endroits précis du corps, puis petit à petit des problèmes moteurs au niveau des pieds et des mains.  
    Combien de personnes sont concernées en France ? Seulement 300 cas ont été déclarés en France, ce qui classe la neuropathie amyloïde dans les maladies rares.
    Comment ça se soigne ? On utilise des antalgiques et des traitements correcteurs pour les symptômes. Les organes, eux, peuvent faire l’objet de greffes en dernier recours.

    La maladie de Basedow
    Eloignée des studios pendant près de six ans, la rappeuse Missy Elliott confiait en 2010 être atteinte par cette maladie courante, mais dont personne ne parle.
    Qu’est-ce que c’est ? La maladie de Basedow, aussi appelée maladie de Graves, est une maladie auto-immune de la thyroïde. L’organisme de la personne touchée par cette maladie va produire des anticorps anormaux dirigés contre les cellules folliculaires de la thyroide. En d’autres termes : les anticorps dont le rôle est normalement de protéger des virus et des bactéries se retournent contre l’organe et commencent à l’attaquer.
    Comment ça se manifeste ? D’abord des tremblements, puis différents symptômes comme une accélération du rythme cardiaque, un amaigrissement, une anxiété anormale, une sudation excessive. Puis surviennent des troubles digestifs et hépatiques qui finissent par aider au diagnostic.
    Combien de personnes sont concernées en France ?  1 personne sur 10, mais beaucoup ne le savent pas.
    Comment ça se soigne ? Un traitement approprié, notamment à base d’iode radio-active. La chirurgie peut aussi jouer un rôle : au cours d’une opération on va  retirer une partie de la thyroide.

    Le lupus
    Le chanteur Seal est connu tant pour ses belles chansons que pour ses impressionnantes cicatrices en forme de papillon sur le visage. Alors que le mystère a longtemps plané sur l’origine de ces marques, l’artiste a finalement confié qu’il avait conservé, de sa jeunesse,  les traces d’un terrible lupus…
    Qu’est-ce que c’est ? Le lupus est une maladie chronique auto-immune. Le système immunitaire se met à attaquer les cellules de l’organisme et à les détruire. Cela peut concerner différentes parties du corps, les articulations, la peau, les reins, le coeur, etc.
    Comment ça se manifeste ? Des poussées de fièvre inexpliquées, des douleurs et un gonflement des articulations, des troubles de la vision… jusqu’à des symptômes plus graves, comme la thrombose, l’anémie, des oedèmes ou des lésions rénales et pulmonaires.
    Combien de personnes sont concernées en France ?  Selon les estimations, il existerait moins de 30 000 cas en France.
    Comment ça se soigne ? Le lupus se soigne avec des médicaments, des crèmes et des traitements locaux à base de corticoides.

    Ces différentes maladies rappellent à chacun que les stars sont des êtres humains comme les autres (au cas où certains en douteraient encore). Néanmoins, leur présence dans les médias a le mérite d’attirer l’attention sur ces maladies et syndromes méconnus, et d’inviter les anonymes à s’interroger et à se renseigner. Malheureusement, beaucoup de maladies ne représentent qu’un intérêt limité pour les laboratoires ou les instituts, que ce soit pour des raisons économiques ou pratiques. Problème : les personnes touchées elles, n’ont pas le luxe de fermer les yeux sur les problème qu’elles rencontrent et souffrent, en plus des symptômes, d’un manque de considération évident.

    Lady Gaga, Adam Sandler, Holly Marie Combs... découvrez les maladies cachées des stars !

      • Photos : Lady Gaga, Adam Sandler, Holly Marie Combs... découvrez les maladies cachées des stars !Catherine Zeta-Jones troubles bipolairesDavid Golis Lymphome de HodgkinHalle Berry diabèteClovis Cornillac zozotement Benoît Poelvoorde dépression Jonathan Rhys Meyers alcoolismeLindsay Lohan KleptomanieBritney Spears troubles bipolairesVenus Williams Syndrome de Gougerot-SjögrenOrlando Bloom dyslexieSabrina mucoviscidose Miley Cyrus tachycardieZahia hyperlordoseMary-Kate Olsen anorexie Chloë Sevigny scoliose Holly Marie Combs vitiligoJim Carrey crise de paniqueLady Gaga strabismeAdam Sandler dépression
      • Photos : Lady Gaga, Adam Sandler, Holly Marie Combs... découvrez les maladies cachées des stars !© VisualPhotos : Lady Gaga, Adam Sandler, Holly Marie Combs... découvrez les maladies cachées des stars !
      • Catherine Zeta-Jones troubles bipolaires© ABACACatherine Zeta-Jones troubles bipolaires
      • David Golis Lymphome de Hodgkin© ABACADavid Golis Lymphome de Hodgkin
      • Halle Berry diabète© ABACAHalle Berry diabète
      • Clovis Cornillac zozotement © ABACAClovis Cornillac zozotement
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      • Zahia hyperlordose© VISUALZahia hyperlordose
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      Petits bobos ou maladies incurables chez les Stars ! Découvrez leurs souffrances enfouies.
      Les people sont comme nous. Être riche et célèbre n’immunise pas contre la maladie. Comme ce sont des gens polis, ils souffrent en silence. Il n’empêche qu’on a ouvert pour vous leur dossier médical : ils ont tous un truc qui cloche et ils le cachent plus ou moins bien. Si Lady GaGa porte des lunettes, c’est pour camoufler son strabisme. Avec le rimmel, on n’y voit que du feu ! Si Kim Kardashian n’a pas réussi à nous cacher son psoriasis, d’autres ont des maladies de peau plus gênantes. Holly Marie Combs, l’héroïne de Charmed, souffre de vitiligo, un problème de décoloration de la peau, tout comme Michael Jackson et Agnès Soral. Justin Chambers, l’un des docteurs de Grey’s Anatomy, est victime de troubles du sommeil. Marcia Cross est migraineuse tandis que George Clooney souffre en permanence du dos depuis une mauvaise chute sur le tournage de Syriana en 2005. Il déclarait alors avoir des idées suicidaires tellement son dos le faisait souffrir. Il a d’ailleurs dû abandonner le tournage de The Man from U.N.C.L.E., le prochain film de Steven Soderbergh, incapable de réaliser les cascades. Quant à Adam Sandler, il souffre de dépressions récurrentes. Lorsqu’on lit son CV, nous aussi on est déprimées… Jim Carrey, lui, est victime depuis des années de crises de panique. Enfin, dans le clan des hypocondriaques, citons Arthur, Thierry Ardisson et Michel Drucker, qui se ruinent en IRM et en radios au moindre bobo.

      >> Les maladies cachées des stars : Britney Spears : troubles bipolaires !
      Depuis qu’elle s’est rasé le crâne en public en février 2007, la chanteuse est suivie de près par des psys. Selon la psychothérapeute Robi Ludwig, Britney souffrirait de troubles bipolaires ( syndrome maniaco-dépressif). Cela explique pourquoi elle est toujours sous la tutelle de son père. Au quotidien, cela se traduit par des troubles de l’humeur, la pop star alternant entre dépressions sévères et périodes d’excitation intense, et parfois par un dédoublement de la personnalité. À la fin de l’année 2007, elle surprend tout le monde en prenant l’accent britannique. Diagnostic du Dr Ludwig : “Quand Britney se trouve dans une situation compliquée, elle s’invente un personnage. Elle a le mode de raisonnement d’une adolescente essayant différentes personnalités afin de savoir laquelle lui correspond le mieux. ”
      >> Les maladies cachées des stars : Halle Berry : diabète !
       L’actrice a découvert son diabète sur un tournage. “Je jouais dans un show télévisé en 1989 et je ne me sentais pas bien. Je me suis évanouie et réveillée une semaine plus tard. En fait,j’avais été plongée dans un coma diabétique. ” Halle souffre d’un diabète de type 2 et doit se faire des injections d’insuline jusqu’à la fin de sa vie. Le risque de développer une maladie cardiaque est plus grand, mais elle est confiante." “Le diabète m’a donné la force et la dureté pour faire face à la réalité de la vie, aussi douloureuse etinconfortable soit-elle. ”
      >> Les maladies cachées des stars : Miley Cyrus : tachycardie !
       Malgré son jeune âge, la chanteuse a révélé dans son autobiographie qu’elle souffrait de problèmes cardiaques : “Je fais de la tachycardie. Ce n’est pas dangereux, ça ne me fera pas mal, mais ça m’agace. Quand je suis sur scène, je pense à mon coeur. ” Que ses fans se rassurent ! À 18 ans, la jeune héroïne de la série Hannah Montana  n’est pas encore mûre pour le stimulateur cardiaque et a encore de beaux jours devant elle !
      >> Les maladies cachées des stars : Orlando Bloom : Dyslexie ! 
       L’acteur de 34 ans a révélé récemment sa dyslexie, un trouble de l’apprentissage de la lecture qui empêche d’identifier correctement les lettres et les syllabes. Pour aider tous ceux qui en souffrent, il a apporté son témoignage à l’université Rockefeller à New York : “C’est encore une lutte constante. J’ai plus de difficulté à étudier les scénarios et à mémoriser les répliques que la plupart des autres acteurs. En raison de ma dyslexie, j’ai toujours pensé que je devais faire plus que les autres. Finalement, cette dyslexie m’a permis d’avoir de l’ambition. ”
      >> Les maladies cachées des stars : Clovis Cornillac : zozotement !
       Il n’en reste plus rien aujourd’hui, mais l’interprète d’Astérix est né avec un gros cheveu sur la langue. “Au début des années 90, je devais jouer dans  Britannicus au théâtre. Le premier vers de la pièce commençait par  : ‘Ah, Narcisse ! Tu sais si de la servitude…’ Là, j’ai imaginé la salle bondée se foutre de ma gueule dès la première réplique. Ça m’a pris des mois à bosser des heures avec un stylo dans la bouche pour que mon zézaiement disparaisse  définitivement. ”
      >> Les maladies cachées des stars : Venus Williams : Syndrome de Gougerot-Sjögren !
       La championne de tennis a dû déclarer forfait en plein tournoi de l’US Open.”On m’a diagnostiqué le syndrome de Gougerot- Sjögren, une maladie auto-immune qui affecte mon énergie, me fatigue et me cause des douleurs articulaires.”  Repos complet donc pour la sportive. Si la maladie n’est pas grave au sens vital, elle peut être handicapante… Souvent, le malade se plaint de sécheresse du nez, de la peau ou d’absence de larmes. Snif !
      >> Les maladies cachées des stars : Lindsay Lohan : kleptomanie !
       En juin 2009, la starlette “oublie” de rendre une parure de bijoux estimée à 360 000 euros et prêtée par Dior. C’est gênant si je garde les bijoux ?”,  lance-t-elle innocemment en partant. Un an plus tôt, une étudiante l’avait déjà soupçonnée de lui avoir piqué son manteau de fourrure dans une soirée. Photographiée avec l’objet du délit sur le dos, LiLo plaide la distraction. Ben tiens ! En février dernier, c’est un collier en or de 1 800 € qui attise sa convoitise et l’envoie devant les tribunaux. Faut te soigner, Lindsay !
      >> Les maladies cachées des stars : Zahia : hyperlordose !
       Cette chute de reins vertigineuse qui affole les mecs et dont l’ex-escort girl a fait sa marque de fabrique pourrait lui coûter cher en séances de kiné dans un proche avenir. En effet, lorsque les reins sont exagérément cambrés, on parle d’hyperlordose. Il s’agit d’une déformation du rachis lombaire qui entraîne douleurs, sciatiques ou lumbagos. Attention Zahia, pour l’instant, c’est toujours un fort atout de séduction, mais ton outil de travail est en train de s’abîmer !
      >> Les maladies cachées des stars : Marie-Kate Olsen : l'anorexie !
       En 2004, la soeur jumelle d’Ashley entre en rehab dans un centre de l’Utah pour soigner ses désordres alimentaires. Selon son porte-parole, “Mary-Kate souffre d’anorexie nerveuse”.  Il balaye au passage les rumeurs selon lesquelles la jeune femme aurait un problème de drogue. À l’époque, Mary-Kate pèse 40 kilos pour 1,52 m, ce qui inquiète son entourage. Selon les spécialistes, la jeune femme met sa santé en danger et souffre de troubles psychologiques.
      >> Les maladies cachées des stars : Catherine Zeta-Jones : Troubles bipolaires !
      Contrairement à Britney qui le cache, l’actrice joue la transparence sur sa maladie. En avril dernier, après avoir supporté son mari Michael Douglas dans sa lutte contre le cancer, elle craque et se fait interner cinq jours dans un hôpital psychiatrique pour des troubles bipolaires de classe 2. “Je suis passée par des moments de grande mélancolie et des moments euphoriques. J’avais besoin d’un break pour revenir en forme et reprendre le travail correctement.”
      >> Les maladies cachées des stars : Sabrina : mucoviscidose !
      La blonde pétillante de Secret Story  a surpris ses colocs en leur apprenant qu’elle avait la mucoviscidose, cette maladie génétique incurable qui a emporté Grégory Lemarchal. Sabrina ne possédait que 17 % de capacité respiratoire jusqu’à l’opération qui lui a sauvé la vie en 2007. “Je vis avec les poumons d’un autre, je remercie la famille du donneur qui m’a fait ce cadeau. Je n’ai pas laissé la maladie tout décider pour moi. L’essentiel, c’est mon fils, mon plus grand rêve.”
      >> Les maladies cachées des stars : David Golis : Lymphome de Hodgkin !
      En janvier, lors d’un shooting avec Karl Lagerfeld, l’ex-candidat de Loft Story 2  âgé de 36 ans sent un ganglion sous sa clavicule. Le diagnostic tombe : cancer du système lymphatique, comme le héros de Dexter,  Michael C. Hall. “Pendant quatre jours, je n’ai ni dormi ni mangé, je venais de quitter le monde des bien-portants. Il est hors de question que j’abandonne la partie, je vais devoir m’engager dans le combat le plus difficile de ma vie.”
      >> Les maladies cachées des stars : Benoît Poelvoorde : dépression !
      En 2008, après avoir tourné Astérix, l’acteur se fait interner de son plein gré dans un hôpital psychiatrique pour dépression. “J’étais pris de panique, de crises de tétanie (… ) J’en ai été à boire matin, midi et soir parce que les angoisses devenaient trop fortes. Puis, vient le moment où ni l’alcool ni les anxiolytiques n’y font plus rien. La dépression, c’est la perte de l’estime de soi.”  Depuis l’humoriste a réussi à relever la tête, mais n’est jamais à l’abri de rechuter.
      >> Les maladies cachées des stars :  Jonathan Rhys Meyers : alcoolisme ! 
      Hospitalisé en juin dernier, le héros de Match Point  et des Tudors  se débat depuis des années avec des problèmes d’alcool qui le plongent souvent dans la dépression la plus noire. Plusieurs fois arrêté en état d’ébriété, il aurait déjà tenté de se suicider et sa première réhab remonte à 2005. Malgré plusieurs cures et plusieurs contrats annulés à cause de sa dépendance et de son imprévisibilité, l’acteur de 34 ans n’arrive pas à se soigner.
      >> Les maladies cachées des stars : Chloë Sevigny : scoliose ! 
      “On m’a diagnostiqué une scoliose quand j’étais jeune qui n’a jamais été opérée. Sur les photos, je ne vois que ça, je me sens tordue ! Je fais beaucoup de yoga et ça m’aide à me sentir mieux.”
      >> Les maladies cachées des stars : Demi Lovato : boulimie !
      Soignée en 2010 pour des troubles alimentaires, l’actrice sait qu’elle devra toujours faire attention. “Il y a eu des fois où j’ai vraiment été tentée de me débarrasser de mon dîner. La boulimie est une maladie qui dure toute la vie. Je crois qu’il n’y aura pas un jour où je ne penserai pas à la nourriture ou à mon corps…”
      >> Les maladies cachées des stars : Vincent Lindon : Bégaiement
      “Je n’ai jamais essayé de me soigner et cela ne me gêne pas dans mon travail.” Quand le réalisateur dit ‘Action !’, mes tics partent instantanément. C’est comme ça.”

      David Beckham souffre de TOC!



      David Beckham a avoué souffrir de troubles obsessionnels compulsifs (TOC) « fatigants » et il n'arrive pas à se relaxer si tout n'est pas « parfait ».


      « Ce n'est pas quelque chose dont je m'inquiète. Je l'ai accepté. Je suis très obsessionnel sur certaines choses. Tout doit être dans l'ordre. C'est comme ça. »


      Le joueur de football a accepté son trouble, qui consiste à répéter plusieurs fois les mêmes gestes et actions, mais il s'adonne à certains rituels pour éloigner l'anxiété.


      « J'arrive dans une chambre d'hôtel et avant de pouvoir m'installer je dois défaire ma valise, tout doit être parfait ; les magazines au bon endroit, les tiroirs dans la bonne position, ou n'importe quoi. C'est comme ça, c'est fatigant. Mais ça serait plus fatigant si ça n'était pas fait comme il faut. »
      ____________________________________

      Et eux c'est quelle maladie qui les touchent ? A vous de trouver...

      CAQ: un médecin de famille pour chaque Québécois d'ici un an

      François Legault et Gaétan Barrette.... (Photo archives PC)
      Forte de son nouveau candidat vedette en santé, la Coalistion avenir Québec n'a pas perdu de temps à aiguiller la campagne vers ce thème. Et à s'attirer son lot de critiques. La promesse du Dr Gaétan Barrette de doter chaque Québécois d'un médecin de famille d'ici un an relève de la pensée magique, selon les ténors du milieu, tandis que le ministre de la Santé, le Dr Yves Bolduc, estime que celui «qui promettait une solution miracle vient plutôt d'accoucher d'une souris».

      Après avoir passé les deux premiers jours de la campagne à marteler le thème de la corruption, le chef de la CAQ a pris tout le monde par surprise en étant le premier parti à présenter son plan de match en santé, vendredi matin. Il s'agit d'un autre domaine où, à ses yeux, le gouvernement libéral de Jean Charest n'a pas tenu ses promesses.
      «On s'en rappelle tous, M. Charest avait promis de régler l'attente en 2002, a dit le chef le la CAQ François Legault. Neuf ans plus tard, rien n'est réglé, et maintenant on a un ministre, M. Bolduc, qui dit que ça va être réglé en 2016.»
      Actuellement, une personne sur quatre (25%) n'a pas de médecin de famille au Québec. Pour renverser la situation, le Dr Barrette promet de lancer un défi au réseau de la santé, quitte à ne pas mettre de gants blancs pour imposer sa volonté. Il souhaite «enlever les menottes» aux médecins afin qu'ils puissent pratiquer davantage.
      «Un ministre de la Santé doit avoir le courage d'affronter son propre réseau pour ce qui est de l'organisation», a-t-il déclaré.
      Travailler plus
      Selon le Dr Barrette, il faut que les médecins en clinique prennent en charge 1600 patients, 1000 pour ceux qui font des tours de garde à l'hôpital. Afin d'y parvenir, dit-il, les médecins doivent voir 25 patients par jour, ce qui signifie 5000 visites par année. La CAQ évalue que son plan coûterait 600 millions par année, incluant des mesures pour ajouter des infirmières dans le réseau, tout en «quadrillant» la province de Groupe de médecine de famille (GMF) regroupant chacun au moins 10 médecins.
      «Au moment où on se parle, la capacité opérationnelle de notre réseau n'est pas exploitée», a résumé Gaétan Barrette, qui s'est fait connaître comme président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).
      Le Dr Barrette se dit prêt à faire en sorte que la rémunération des omnipraticiens soit«concurrentielle par rapport à leurs collègues spécialistes». Mais en retour, il leur demandera de suivre davantage de patients. Et il s'engage à mettre en place des mesures pour un meilleur accès à des examens diagnostiques.
      Irréaliste
      Le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), estime que la promesse de la CAQ n'est pas réaliste. Selon lui, il y a trop de variables dans l'horaire des médecins et il faut tenir compte de leur environnement. «C'est trop contraignant comme approche, c'est arbitraire et coercitif, dit-il. On ne peut pas dire à un médecin qui suit 250 patients en obstétrique de prendre 1600 patients. Il faut aussi penser aux médecins qui traitent des personnes âgées ou atteintes de troubles de santé mentale.»
      Le Dr Yves Bolduc affirme qu'il est faux de prétendre qu'il y a assez de médecins au Québec. «J'ai dit que le problème serait réglé en 2015-2016 et ce sera le cas, dit-il. La réalité, c'est qu'il y avait 400 entrées dans les facultés de médecine en 2003, et que nous en avons actuellement le double, soit 800. Le calcul du Dr Barrette a été fait à la va-vite sur le bord d'une table. Il faut comprendre que de 5 à 10% de la population ne veut pas de médecins de famille. Quant aux GMF, on en avait promis 300 et il y en a actuellement 240 à travers la province.»
      Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), prévient que les gens du réseau ne veulent pas des promesses de «clip.» «La santé, c'est complexe, je ne pense pas que ça passe par une seule solution. Il ne faut plus décevoir la population avec des promesses. On souhaite que les partis réfléchissent. Pour exemple, dans le plan du Dr Barrette, il n'y a rien en prévention alors qu'on sait que 23% de la population souffre d'une maladie chronique.» La promesse de la CAQ relève-t-elle donc de la pensée magique? «Oui», répond Mme Laurent.
      ***
      Promesses santé de la CAQ
      - Désigner un médecin de famille à tous les Québécois d'ici un an en cas de victoire.
      - Les médecins de famille en clinique devront prendre en charge 1600 patients, 1000 s'ils font des tours de garde à l'hôpital.
      - Les médecins de famille devront voir 25 patients par jour, pour 5000 visites en moyenne par année.
      - Quadriller la province de Groupes de médecine de famille (GMF).
      - Garantir une meilleure rémunération en fonction de la prise en charge.
      - Garantir un meilleur accès aux examens diagnostiques.
      Coût de la promesse: 600 millions

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