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11 juil. 2014

Alzheimer: des chercheurs découvrent une protéine qui jouerait un rôle capital dans le développement de la maladie

 

Alois Alzheimer, né le 14 juin 1864 à Marktbreit et mort le 19 décembre 1915 (à 51 ans) à Breslau (aujourd'hui Wrocław), est un médecin psychiatre, neurologue et neuropathologie allemand connu pour sa description de la maladie qui porte son nom.
Originaire d'une petite ville de Bavière, Marktbreit, il fait ses études de médecine à Tübingen, Berlin, Wurtzbourg et Francfort-sur-le-Main. Il passe sa thèse dans cette dernière ville en 1887 et y est nommé médecin dans l'hôpital psychiatrique. Il se marie en 1895 et a trois enfants, mais sa femme meurt en 1901. Après avoir été son assistant à Heidelberg, il suit Emil Kraepelin à Munich en 1903 et intègre son équipe de chercheurs au sein de la Clinique psychiatrique.Il devient membre de la société d'hygiène raciale, fondée en 1905 par, entre autres, Ernst Rüdin et Alfred Ploetz (promoteurs de l'hygiène raciale allemande).
Il fonde l'école de neuropathologie de Munich et est nommé professeur de psychiatrie à Breslau en 1912. Il décède à l'âge de 51 ans des suites des complications rénales et cardiaques d'un rhumatisme articulaire aigu. Il est enterré au cimetière principal de Francfort.
Le cas de Auguste Deter
Cette patiente, de 51 ans, est admise à l'hôpital de Francfort le 25 novembre 1901, atteinte d'une démence. Elle est suivie par le Dr. Alzheimer jusqu'à sa mort le 8 avril 1906. Il en examine alors le cerveau, y découvrant les anomalies des fibrilles qui deviendront caractéristiques de la maladie.
Il décrit pour la première fois les symptômes de la dégénérescence corticale et l'analyse histologique du cerveau en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. Par la suite, plusieurs autres médecins (Fisher en 1907, Bonfiglio en 1908, Perusini en 1909 qui réétudie le cerveau d'Auguste Deter) vont confirmer sa découverte. Alzheimer publie un deuxième cas identique en 1911.
C'est le psychiatre renommé Emil Kraepelin, qui est à l'époque responsable de la chaire de psychiatrie de Munich, qui propose par la suite de désigner ce type de démence par le nom de son collègue.
C'est une découverte capitale sur le fonctionnement de la maladie d'Alzheimer. Une équipe de l'Université de Harvard aux États-Unis a mis au jour l'existence d'une protéine dont le rôle serait primordial dans le développement de cette maladie. À terme, cette découverte devrait permettre de créer de nouvelles molécules capables de protéger le cerveau de l'apparition de la maladie.
À l'origine de cette petite révolution, un constat tout simple. Pourquoi la maladie d'Alzheimer affecte-t-elle principalement les personnes âgées, pour quelles raisons certaines personnes vivent au-delà de 100 ans avec un cerveau sain? La réponse à ces questions tient en quatre lettres: REST, le nom de code de la protéine identifiée par les chercheurs.
Une corrélation manifeste
Active pendant le développement du cerveau du fœtus, cette protéine est réenclenchée plus tard dans la vie afin de protéger les neurones d'agressions extérieures, à commencer par les effets anormaux de l'exposition à d'autres protéines. Or REST (pour RE1-Silencing Transcription factor) est absente chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de légers troubles cognitifs.
En analysant les bases de données cérébrales compilées grâce à d'autres études, les chercheurs se sont rendus compte que les cerveaux des jeunes adultes âgés de 20 à 35 ans contenaient peu de protéines REST. En revanche, ceux qui avaient entre 73 et 106 ans en avaient beaucoup. Et ces niveaux augmentaient à mesure que les personnes vieillissaient tant qu'ils ne développaient pas de démence.
Plus les symptômes empiraient, plus le niveau de protéines REST baissait. Chez les malades d'Alzheimer, le nombre de REST diminuait drastiquement dans des zones critiques du cerveau telles que le cortex préfrontal et l'hippocampe, responsables de l'apprentissage, de la mémoire et de l'organisation.
Vers de nouveaux traitements
"Nos travaux soulignent la possibilité que la présence d'ensembles de protéines anormales associées à la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies neurodégénératives ne suffisent pas à provoquer la démence; il faudrait aussi des failles dans le système de défense du cerveau", affirme le professeur de génétique Bruce Yankner et principal auteur de l'étude dans un communiqué.
"Si c'est le cas, cette découverte ouvre une nouvelle ère en termes de possibilités thérapeutiques pour les 5 millions d'Américains [2 millions d'ici 2020 en France, selon l'Inserm, ndlr.] qui vivent actuellement avec la maladie d'Alzheimer", continue le chercheur qui fut, pendant les années 1990, le premier à démontrer les effets toxiques de la protéine Bêta-amyloïde, principale mise en cause dans la maladie.
Selon les chercheurs, l'étude suggère qu'un niveau élevé de protéines REST permettraient à une personne de résister à la maladie d'Alzheimer.
"Si l'on pouvait activer ce gène [qui code la production de la protéine REST, ndlr.] de résistance aux agressions avec des médicaments, on pourrait appréhender la maladie beaucoup plus tôt", continue Yankner. "Puisque cette maladie se manifeste tard dans la vie, repousser son apparition ne serait-ce que de quelques années pourrait avoir un impact important".
"Une étude extrêmement importante"
Publiée mercredi 19 mars dans la prestigieuse revue Nature, cette étude pourrait contribuer à renouveler notre manière de considérer les maladies neurodégénératives. Plutôt que de se concentrer sur les modifications qui provoquent la maladie, les chercheurs se sont intéressés aux points faibles du système de défense du cerveau.
"C'est une étude extrêmement importante" a déclaré au New York Times le chercheur Li-Huei Tsai du Massachussets Institute of Technology, qui n'a pas pris part à l'étude. "C'est la première qui avance une explication plausible pour comprendre pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables à la maladie d'Alzheimer que d'autres.

"S'il s'agit d'une étude préliminaire, elle ouvre un boulevard qui n'a pas été considéré jusqu'alors", surenchérit le docteur Eric Reiman, directeurs exécutif du Banner Alzheimer's Institute, un institut de recherche et de prévention de la maladie. Si d'autres recherches sont nécessaires pour confirmer ou préciser le rôle joué par cette protéine, cette découverte ravive l'espoir des chercheurs de pouvoir, un jour, traiter cette maladie.

30 juil. 2011

A deux pas du futur - la vie éternelle ?

Finalement, jusqu'où la médecine saura-t-elle allonger la vie ? Pour Pierrette Gaudreau, du laboratoire de neuroendocrinologie au CHU de Montréal, on est capable d'augmenter significativement la longévité, mais progressivement.
"La machine humaine est probablement capable de tenir 120 ans dans des conditions optimales. Après, il faudra remplacer des organes". Gérardo Ferbeyre, professeur de biochimie à Montréal, va plus loin : "La première personne qui vivra jusqu'à 125 ou 150 ans est déjà née. On ne deviendra jamais immortels, car il y aura toujours quelque chose qui nous fera mourir, mais je ne pense pas qu'il y ait une limite à la longévité humaine" affirme-t-il. 
Vivre des milliers d'années ?
Le pas vers l'immortalité est alors vite franchi. Aubrey De Grey, un informaticien converti à la biologie, n'hésite pas à prétendre que "le concept de mort naturelle est bidon". Il est convaincu d'avoir trouvé une théorie qui permettra aux humains de vivre des milliers d'années.
Son projet baptisé SENS (Stratégies pour le création d'une sénescence négligeable) recense sept causes de vieillissement, pour lesquelles il propose à chacune une parade. Les cellules devenues inaptes à se renouveler seront par exemple remplacées par des cellules embryonnaires toutes neuves, et on pourrait injecter des gènes "suicide" dans les cellules sénescentes pour les forcer à s'auto-détruire.
Il n'est pas le seul à croire en l'immortalité : deux auteurs ont fait sensation en 2004 en publiant Serons-nous immortels. Selon Ray Kurzweil et Terry Grossmann, cette immortalité sera atteinte grâce à trois "ponts". Le premier pont consiste à utiliser les techniques actuelles pour rester en forme le plus longtemps possible. Le deuxième pont compte sur les progrès de la biotechnologie, et le troisième pont sera la "révolution nanotechnologique", dans laquelle une armée de nanorobots se substituera par exemple au système digestif pour délivrer la quantité optimale de nutriments au corps humain.

Une extrapolation hasardeuse

De Grey accuse même ses collègues gérontologues de "freiner le progrès et de coûter des vies". Une accusation qui a le don d'exaspérer les collègues en question. "Ce n'est pas de la science, c'est de l'esbroufe" juge S. Jay Olshansky, biodémographe à l'école de santé publique de Chicago. Il rappelle que les expériences d'allongement de la durée de la vie sont menées sur des organismes simples (vers, mouches, souris…) et que l'on ignore ce que cela donnera chez l'humain.
Pour Pierre-Henri Gouyon, spécialiste de la biologie du vieillissement, il est peu probable que la "potion magique" anti-âge voie le jour. "Ce n'est pas en rendant les cellules immortelles que l'on rendra les individus immortels, explique-t-il. Chercher à tout prix au niveau moléculaire et cellulaire des 'nouveautés' susceptibles de maintenir les cellules en vie dans l'espoir d'allonger la vie de l'individu est par conséquent un contresens de départ" (Science &Vie, août 2006).
Même si on identifie des gènes délétères, il ne sera pas facile des les éliminer. Si l'on suit la logique de la théorie de Williams, manipuler les gènes de la longévité risquerait d'entraîner des problèmes de santé chez les individus jeunes.
Un des gènes que l'on retrouve fréquemment dans le génome des familles qui comptent plusieurs centenaires augmente par exemple le risque d'attaque cardiaque à 40 ans, mais renforce, chez ceux qui survivent, la probabilité d'atteindre 100 ans. Quel niveau de risque sera-t-on alors disposé à prendre ?

 



Et si on était vraiment immortels ?

L'éternité, ça vous tente ? Que diriez-vous de vivre 1000 ans ou plus ? Bien sûr, tout le monde aimerait pouvoir voter pour l'élection présidentielle de 2107, voir grandir ses arrière-arrière-arrière petits enfants, et visiter l'Alaska quand la neige aura fondu. Au niveau individuel, c'est donc plutôt tentant.

Le trou sans fond de la sécurité sociale

Passer ses 500èmes vacances à Nice, ce n'est pas un peu lassant ?Photo ©
Mais la vie éternelle ne ferait en tous cas pas plaisir aux comptes de l'Etat. Aujourd'hui, en France, les dépenses de santé des plus de 60 ans sont trois fois plus élevées que celle des trentenaires et les personnes âgées de plus de 70 ans consomment 30 % des dépenses totales. Or, on le sait : allonger la vie coûte cher, et cela ne risque pas de s'arranger vu qu'on mise beaucoup sur les nouvelles technologies.

Stop aux naissances

Mais le problème économique n'est rien à côté du problème sociétal. Si plus personne ne mourait, nous n'aurions plus l'impératif biologique de procréer. En attendant une hypothétique mutation qui nous rendrait stériles, va-t-on interdire aux femmes d'avoir des enfants ? Et sinon, où va-t-on trouver toues les ressources nécessaires à un accroissement sans fin de la population mondiale ?
On peut parier aussi sur la disparition de la religion, qui trouve sa principale justification dans la promesse de la vie éternelle. Dieu risque de se retrouver bien seul là-haut.

Risquer sa vie éternelle, c'est trop bête

Mais surtout, le moindre acte de la vie atteindra un niveau de risque exorbitant. Si l'on peut vivre 1000 ans, la perte d'années de vie si l'on se fait écraser par une voiture en bas de chez soi est considérable. Les gens hésiterons ne serait-ce qu'à sortir de chez eux de peur de perdre la vie bêtement.
Quand aux compagnies d'assurance, elles feront assurément faillite : leur taux d'indemnisation est basé sur la valeur marchande perdue des biens et services que l'individu aurait pu produire au cours de sa vie. Une vie éternelle génèrerait donc des sommes infinies.
Et au fait, avons-nous envie d'une existence aussi longue ? Ne risque-t-on pas de s'ennuyer un tout petit peu après avoir passé trois millions d'années au coin du feu ? Et puis, pensez à tous les cadeaux de noël que vous devriez acheter à tous vos descendants…

En savoir plus

A lire

Serons-nous immortels ?
Ray Kurzweil et Terry Grossman - Dunod / Quai des sciences, 2006
La recette magique de deux chercheurs américains.
Lire la critique
Le vieillissement : faits, peurs et fantasmes
Eric Le Bourg - Vuibert, 2006

A deux pas du futur - la vie éternelle ?

Finalement, jusqu'où la médecine saura-t-elle allonger la vie ? Pour Pierrette Gaudreau, du laboratoire de neuroendocrinologie au CHU de Montréal, on est capable d'augmenter significativement la longévité, mais progressivement.
"La machine humaine est probablement capable de tenir 120 ans dans des conditions optimales. Après, il faudra remplacer des organes". Gérardo Ferbeyre, professeur de biochimie à Montréal, va plus loin : "La première personne qui vivra jusqu'à 125 ou 150 ans est déjà née. On ne deviendra jamais immortels, car il y aura toujours quelque chose qui nous fera mourir, mais je ne pense pas qu'il y ait une limite à la longévité humaine" affirme-t-il.
Vivre des milliers d'années
Le pas vers l'immortalité est alors vite franchi. Aubrey De Grey, un informaticien converti à la biologie, n'hésite pas à prétendre que "le concept de mort naturelle est bidon". Il est convaincu d'avoir trouvé une théorie qui permettra aux humains de vivre des milliers d'années.
Son projet baptisé SENS (Stratégies pour le création d'une sénescence négligeable) recense sept causes de vieillissement, pour lesquelles il propose à chacune une parade. Les cellules devenues inaptes à se renouveler seront par exemple remplacées par des cellules embryonnaires toutes neuves, et on pourrait injecter des gènes "suicide" dans les cellules sénescentes pour les forcer à s'auto-détruire.
Il n'est pas le seul à croire en l'immortalité : deux auteurs ont fait sensation en 2004 en publiant Serons-nous immortels. Selon Ray Kurzweil et Terry Grossmann, cette immortalité sera atteinte grâce à trois "ponts". Le premier pont consiste à utiliser les techniques actuelles pour rester en forme le plus longtemps possible. Le deuxième pont compte sur les progrès de la biotechnologie, et le troisième pont sera la "révolution nanotechnologique", dans laquelle une armée de nanorobots se substituera par exemple au système digestif pour délivrer la quantité optimale de nutriments au corps humain.

Une extrapolation hasardeuse

De Grey accuse même ses collègues gérontologues de "freiner le progrès et de coûter des vies". Une accusation qui a le don d'exaspérer les collègues en question. "Ce n'est pas de la science, c'est de l'esbroufe" juge S. Jay Olshansky, biodémographe à l'école de santé publique de Chicago. Il rappelle que les expériences d'allongement de la durée de la vie sont menées sur des organismes simples (vers, mouches, souris…) et que l'on ignore ce que cela donnera chez l'humain.
Pour Pierre-Henri Gouyon, spécialiste de la biologie du vieillissement, il est peu probable que la "potion magique" anti-âge voie le jour. "Ce n'est pas en rendant les cellules immortelles que l'on rendra les individus immortels, explique-t-il. Chercher à tout prix au niveau moléculaire et cellulaire des 'nouveautés' susceptibles de maintenir les cellules en vie dans l'espoir d'allonger la vie de l'individu est par conséquent un contresens de départ" (Science &Vie, août 2006).
Même si on identifie des gènes délétères, il ne sera pas facile des les éliminer. Si l'on suit la logique de la théorie de Williams, manipuler les gènes de la longévité risquerait d'entraîner des problèmes de santé chez les individus jeunes.
Un des gènes que l'on retrouve fréquemment dans le génome des familles qui comptent plusieurs centenaires augmente par exemple le risque d'attaque cardiaque à 40 ans, mais renforce, chez ceux qui survivent, la probabilité d'atteindre 100 ans. Quel niveau de risque sera-t-on alors disposé à prendre ?








Et si on était vraiment immortels ?

L'éternité, ça vous tente ? Que diriez-vous de vivre 1000 ans ou plus ? Bien sûr, tout le monde aimerait pouvoir voter pour l'élection présidentielle de 2107, voir grandir ses arrière-arrière-arrière petits enfants, et visiter l'Alaska quand la neige aura fondu. Au niveau individuel, c'est donc plutôt tentant.

Le trou sans fond de la sécurité sociale


Passer ses 500èmes vacances à Nice, ce n'est pas un peu lassant ?Photo ©
Mais la vie éternelle ne ferait en tous cas pas plaisir aux comptes de l'Etat. Aujourd'hui, en France, les dépenses de santé des plus de 60 ans sont trois fois plus élevées que celle des trentenaires et les personnes âgées de plus de 70 ans consomment 30 % des dépenses totales. Or, on le sait : allonger la vie coûte cher, et cela ne risque pas de s'arranger vu qu'on mise beaucoup sur les nouvelles technologies.


On peut parier aussi sur la disparition de la religion, qui trouve sa principale justification dans la promesse de la vie éternelle. Dieu risque de se retrouver bien seul là-haut.

Risquer sa vie éternelle, c'est trop bête

Mais surtout, le moindre acte de la vie atteindra un niveau de risque exorbitant. Si l'on peut vivre 1000 ans, la perte d'années de vie si l'on se fait écraser par une voiture en bas de chez soi est considérable. Les gens hésiterons ne serait-ce qu'à sortir de chez eux de peur de perdre la vie bêtement.
Quand aux compagnies d'assurance, elles feront assurément faillite : leur taux d'indemnisation est basé sur la valeur marchande perdue des biens et services que l'individu aurait pu produire au cours de sa vie. Une vie éternelle génèrerait donc des sommes infinies.
Et au fait, avons-nous envie d'une existence aussi longue ? Ne risque-t-on pas de s'ennuyer un tout petit peu après avoir passé trois millions d'années au coin du feu ? Et puis, pensez à tous les cadeaux de noël que vous devriez acheter à tous vos descendants…
 

A deux pas du futur

Ce sont des prodiges du dessin, de la musique ou du calcul. Qui sont ces hommes-phénomènes atteints du «syndrome savant» ? Ont-ils le même cerveau que nous ou s’en servent-ils différemment ? Pourrions-nous, à notre tour, acquérir ces aptitudes exceptionnelles ? Et comment ? La science, qui s’est dotée aujourd’hui de machines nouvelles pour explorer l’esprit humain, saura-t-elle nous dévoiler la face cachée du cerveau ?



A deux pas du Futur - Que cache notre cerveau (1) par LPDE


A deux pas du Futur - Que cache notre cerveau (2) par LPDE


A deux pas du Futur - Que cache notre cerveau (3) par LPDE
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Alzheimer: des chercheurs découvrent une protéine qui jouerait un rôle capital dans le développement de la maladie

 

Alois Alzheimer, né le 14 juin 1864 à Marktbreit et mort le 19 décembre 1915 (à 51 ans) à Breslau (aujourd'hui Wrocław), est un médecin psychiatre, neurologue et neuropathologie allemand connu pour sa description de la maladie qui porte son nom.
Originaire d'une petite ville de Bavière, Marktbreit, il fait ses études de médecine à Tübingen, Berlin, Wurtzbourg et Francfort-sur-le-Main. Il passe sa thèse dans cette dernière ville en 1887 et y est nommé médecin dans l'hôpital psychiatrique. Il se marie en 1895 et a trois enfants, mais sa femme meurt en 1901. Après avoir été son assistant à Heidelberg, il suit Emil Kraepelin à Munich en 1903 et intègre son équipe de chercheurs au sein de la Clinique psychiatrique.Il devient membre de la société d'hygiène raciale, fondée en 1905 par, entre autres, Ernst Rüdin et Alfred Ploetz (promoteurs de l'hygiène raciale allemande).
Il fonde l'école de neuropathologie de Munich et est nommé professeur de psychiatrie à Breslau en 1912. Il décède à l'âge de 51 ans des suites des complications rénales et cardiaques d'un rhumatisme articulaire aigu. Il est enterré au cimetière principal de Francfort.
Le cas de Auguste Deter
Cette patiente, de 51 ans, est admise à l'hôpital de Francfort le 25 novembre 1901, atteinte d'une démence. Elle est suivie par le Dr. Alzheimer jusqu'à sa mort le 8 avril 1906. Il en examine alors le cerveau, y découvrant les anomalies des fibrilles qui deviendront caractéristiques de la maladie.
Il décrit pour la première fois les symptômes de la dégénérescence corticale et l'analyse histologique du cerveau en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. Par la suite, plusieurs autres médecins (Fisher en 1907, Bonfiglio en 1908, Perusini en 1909 qui réétudie le cerveau d'Auguste Deter) vont confirmer sa découverte. Alzheimer publie un deuxième cas identique en 1911.
C'est le psychiatre renommé Emil Kraepelin, qui est à l'époque responsable de la chaire de psychiatrie de Munich, qui propose par la suite de désigner ce type de démence par le nom de son collègue.
C'est une découverte capitale sur le fonctionnement de la maladie d'Alzheimer. Une équipe de l'Université de Harvard aux États-Unis a mis au jour l'existence d'une protéine dont le rôle serait primordial dans le développement de cette maladie. À terme, cette découverte devrait permettre de créer de nouvelles molécules capables de protéger le cerveau de l'apparition de la maladie.
À l'origine de cette petite révolution, un constat tout simple. Pourquoi la maladie d'Alzheimer affecte-t-elle principalement les personnes âgées, pour quelles raisons certaines personnes vivent au-delà de 100 ans avec un cerveau sain? La réponse à ces questions tient en quatre lettres: REST, le nom de code de la protéine identifiée par les chercheurs.
Une corrélation manifeste
Active pendant le développement du cerveau du fœtus, cette protéine est réenclenchée plus tard dans la vie afin de protéger les neurones d'agressions extérieures, à commencer par les effets anormaux de l'exposition à d'autres protéines. Or REST (pour RE1-Silencing Transcription factor) est absente chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de légers troubles cognitifs.
En analysant les bases de données cérébrales compilées grâce à d'autres études, les chercheurs se sont rendus compte que les cerveaux des jeunes adultes âgés de 20 à 35 ans contenaient peu de protéines REST. En revanche, ceux qui avaient entre 73 et 106 ans en avaient beaucoup. Et ces niveaux augmentaient à mesure que les personnes vieillissaient tant qu'ils ne développaient pas de démence.
Plus les symptômes empiraient, plus le niveau de protéines REST baissait. Chez les malades d'Alzheimer, le nombre de REST diminuait drastiquement dans des zones critiques du cerveau telles que le cortex préfrontal et l'hippocampe, responsables de l'apprentissage, de la mémoire et de l'organisation.
Vers de nouveaux traitements
"Nos travaux soulignent la possibilité que la présence d'ensembles de protéines anormales associées à la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies neurodégénératives ne suffisent pas à provoquer la démence; il faudrait aussi des failles dans le système de défense du cerveau", affirme le professeur de génétique Bruce Yankner et principal auteur de l'étude dans un communiqué.
"Si c'est le cas, cette découverte ouvre une nouvelle ère en termes de possibilités thérapeutiques pour les 5 millions d'Américains [2 millions d'ici 2020 en France, selon l'Inserm, ndlr.] qui vivent actuellement avec la maladie d'Alzheimer", continue le chercheur qui fut, pendant les années 1990, le premier à démontrer les effets toxiques de la protéine Bêta-amyloïde, principale mise en cause dans la maladie.
Selon les chercheurs, l'étude suggère qu'un niveau élevé de protéines REST permettraient à une personne de résister à la maladie d'Alzheimer.
"Si l'on pouvait activer ce gène [qui code la production de la protéine REST, ndlr.] de résistance aux agressions avec des médicaments, on pourrait appréhender la maladie beaucoup plus tôt", continue Yankner. "Puisque cette maladie se manifeste tard dans la vie, repousser son apparition ne serait-ce que de quelques années pourrait avoir un impact important".
"Une étude extrêmement importante"
Publiée mercredi 19 mars dans la prestigieuse revue Nature, cette étude pourrait contribuer à renouveler notre manière de considérer les maladies neurodégénératives. Plutôt que de se concentrer sur les modifications qui provoquent la maladie, les chercheurs se sont intéressés aux points faibles du système de défense du cerveau.
"C'est une étude extrêmement importante" a déclaré au New York Times le chercheur Li-Huei Tsai du Massachussets Institute of Technology, qui n'a pas pris part à l'étude. "C'est la première qui avance une explication plausible pour comprendre pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables à la maladie d'Alzheimer que d'autres.

"S'il s'agit d'une étude préliminaire, elle ouvre un boulevard qui n'a pas été considéré jusqu'alors", surenchérit le docteur Eric Reiman, directeurs exécutif du Banner Alzheimer's Institute, un institut de recherche et de prévention de la maladie. Si d'autres recherches sont nécessaires pour confirmer ou préciser le rôle joué par cette protéine, cette découverte ravive l'espoir des chercheurs de pouvoir, un jour, traiter cette maladie.

A deux pas du futur - la vie éternelle ?

Finalement, jusqu'où la médecine saura-t-elle allonger la vie ? Pour Pierrette Gaudreau, du laboratoire de neuroendocrinologie au CHU de Montréal, on est capable d'augmenter significativement la longévité, mais progressivement.
"La machine humaine est probablement capable de tenir 120 ans dans des conditions optimales. Après, il faudra remplacer des organes". Gérardo Ferbeyre, professeur de biochimie à Montréal, va plus loin : "La première personne qui vivra jusqu'à 125 ou 150 ans est déjà née. On ne deviendra jamais immortels, car il y aura toujours quelque chose qui nous fera mourir, mais je ne pense pas qu'il y ait une limite à la longévité humaine" affirme-t-il. 
Vivre des milliers d'années ?
Le pas vers l'immortalité est alors vite franchi. Aubrey De Grey, un informaticien converti à la biologie, n'hésite pas à prétendre que "le concept de mort naturelle est bidon". Il est convaincu d'avoir trouvé une théorie qui permettra aux humains de vivre des milliers d'années.
Son projet baptisé SENS (Stratégies pour le création d'une sénescence négligeable) recense sept causes de vieillissement, pour lesquelles il propose à chacune une parade. Les cellules devenues inaptes à se renouveler seront par exemple remplacées par des cellules embryonnaires toutes neuves, et on pourrait injecter des gènes "suicide" dans les cellules sénescentes pour les forcer à s'auto-détruire.
Il n'est pas le seul à croire en l'immortalité : deux auteurs ont fait sensation en 2004 en publiant Serons-nous immortels. Selon Ray Kurzweil et Terry Grossmann, cette immortalité sera atteinte grâce à trois "ponts". Le premier pont consiste à utiliser les techniques actuelles pour rester en forme le plus longtemps possible. Le deuxième pont compte sur les progrès de la biotechnologie, et le troisième pont sera la "révolution nanotechnologique", dans laquelle une armée de nanorobots se substituera par exemple au système digestif pour délivrer la quantité optimale de nutriments au corps humain.

Une extrapolation hasardeuse

De Grey accuse même ses collègues gérontologues de "freiner le progrès et de coûter des vies". Une accusation qui a le don d'exaspérer les collègues en question. "Ce n'est pas de la science, c'est de l'esbroufe" juge S. Jay Olshansky, biodémographe à l'école de santé publique de Chicago. Il rappelle que les expériences d'allongement de la durée de la vie sont menées sur des organismes simples (vers, mouches, souris…) et que l'on ignore ce que cela donnera chez l'humain.
Pour Pierre-Henri Gouyon, spécialiste de la biologie du vieillissement, il est peu probable que la "potion magique" anti-âge voie le jour. "Ce n'est pas en rendant les cellules immortelles que l'on rendra les individus immortels, explique-t-il. Chercher à tout prix au niveau moléculaire et cellulaire des 'nouveautés' susceptibles de maintenir les cellules en vie dans l'espoir d'allonger la vie de l'individu est par conséquent un contresens de départ" (Science &Vie, août 2006).
Même si on identifie des gènes délétères, il ne sera pas facile des les éliminer. Si l'on suit la logique de la théorie de Williams, manipuler les gènes de la longévité risquerait d'entraîner des problèmes de santé chez les individus jeunes.
Un des gènes que l'on retrouve fréquemment dans le génome des familles qui comptent plusieurs centenaires augmente par exemple le risque d'attaque cardiaque à 40 ans, mais renforce, chez ceux qui survivent, la probabilité d'atteindre 100 ans. Quel niveau de risque sera-t-on alors disposé à prendre ?

 



Et si on était vraiment immortels ?

L'éternité, ça vous tente ? Que diriez-vous de vivre 1000 ans ou plus ? Bien sûr, tout le monde aimerait pouvoir voter pour l'élection présidentielle de 2107, voir grandir ses arrière-arrière-arrière petits enfants, et visiter l'Alaska quand la neige aura fondu. Au niveau individuel, c'est donc plutôt tentant.

Le trou sans fond de la sécurité sociale

Passer ses 500èmes vacances à Nice, ce n'est pas un peu lassant ?Photo ©
Mais la vie éternelle ne ferait en tous cas pas plaisir aux comptes de l'Etat. Aujourd'hui, en France, les dépenses de santé des plus de 60 ans sont trois fois plus élevées que celle des trentenaires et les personnes âgées de plus de 70 ans consomment 30 % des dépenses totales. Or, on le sait : allonger la vie coûte cher, et cela ne risque pas de s'arranger vu qu'on mise beaucoup sur les nouvelles technologies.

Stop aux naissances

Mais le problème économique n'est rien à côté du problème sociétal. Si plus personne ne mourait, nous n'aurions plus l'impératif biologique de procréer. En attendant une hypothétique mutation qui nous rendrait stériles, va-t-on interdire aux femmes d'avoir des enfants ? Et sinon, où va-t-on trouver toues les ressources nécessaires à un accroissement sans fin de la population mondiale ?
On peut parier aussi sur la disparition de la religion, qui trouve sa principale justification dans la promesse de la vie éternelle. Dieu risque de se retrouver bien seul là-haut.

Risquer sa vie éternelle, c'est trop bête

Mais surtout, le moindre acte de la vie atteindra un niveau de risque exorbitant. Si l'on peut vivre 1000 ans, la perte d'années de vie si l'on se fait écraser par une voiture en bas de chez soi est considérable. Les gens hésiterons ne serait-ce qu'à sortir de chez eux de peur de perdre la vie bêtement.
Quand aux compagnies d'assurance, elles feront assurément faillite : leur taux d'indemnisation est basé sur la valeur marchande perdue des biens et services que l'individu aurait pu produire au cours de sa vie. Une vie éternelle génèrerait donc des sommes infinies.
Et au fait, avons-nous envie d'une existence aussi longue ? Ne risque-t-on pas de s'ennuyer un tout petit peu après avoir passé trois millions d'années au coin du feu ? Et puis, pensez à tous les cadeaux de noël que vous devriez acheter à tous vos descendants…

En savoir plus

A lire

Serons-nous immortels ?
Ray Kurzweil et Terry Grossman - Dunod / Quai des sciences, 2006
La recette magique de deux chercheurs américains.
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Le vieillissement : faits, peurs et fantasmes
Eric Le Bourg - Vuibert, 2006

A deux pas du futur - la vie éternelle ?

Finalement, jusqu'où la médecine saura-t-elle allonger la vie ? Pour Pierrette Gaudreau, du laboratoire de neuroendocrinologie au CHU de Montréal, on est capable d'augmenter significativement la longévité, mais progressivement.
"La machine humaine est probablement capable de tenir 120 ans dans des conditions optimales. Après, il faudra remplacer des organes". Gérardo Ferbeyre, professeur de biochimie à Montréal, va plus loin : "La première personne qui vivra jusqu'à 125 ou 150 ans est déjà née. On ne deviendra jamais immortels, car il y aura toujours quelque chose qui nous fera mourir, mais je ne pense pas qu'il y ait une limite à la longévité humaine" affirme-t-il.
Vivre des milliers d'années
Le pas vers l'immortalité est alors vite franchi. Aubrey De Grey, un informaticien converti à la biologie, n'hésite pas à prétendre que "le concept de mort naturelle est bidon". Il est convaincu d'avoir trouvé une théorie qui permettra aux humains de vivre des milliers d'années.
Son projet baptisé SENS (Stratégies pour le création d'une sénescence négligeable) recense sept causes de vieillissement, pour lesquelles il propose à chacune une parade. Les cellules devenues inaptes à se renouveler seront par exemple remplacées par des cellules embryonnaires toutes neuves, et on pourrait injecter des gènes "suicide" dans les cellules sénescentes pour les forcer à s'auto-détruire.
Il n'est pas le seul à croire en l'immortalité : deux auteurs ont fait sensation en 2004 en publiant Serons-nous immortels. Selon Ray Kurzweil et Terry Grossmann, cette immortalité sera atteinte grâce à trois "ponts". Le premier pont consiste à utiliser les techniques actuelles pour rester en forme le plus longtemps possible. Le deuxième pont compte sur les progrès de la biotechnologie, et le troisième pont sera la "révolution nanotechnologique", dans laquelle une armée de nanorobots se substituera par exemple au système digestif pour délivrer la quantité optimale de nutriments au corps humain.

Une extrapolation hasardeuse

De Grey accuse même ses collègues gérontologues de "freiner le progrès et de coûter des vies". Une accusation qui a le don d'exaspérer les collègues en question. "Ce n'est pas de la science, c'est de l'esbroufe" juge S. Jay Olshansky, biodémographe à l'école de santé publique de Chicago. Il rappelle que les expériences d'allongement de la durée de la vie sont menées sur des organismes simples (vers, mouches, souris…) et que l'on ignore ce que cela donnera chez l'humain.
Pour Pierre-Henri Gouyon, spécialiste de la biologie du vieillissement, il est peu probable que la "potion magique" anti-âge voie le jour. "Ce n'est pas en rendant les cellules immortelles que l'on rendra les individus immortels, explique-t-il. Chercher à tout prix au niveau moléculaire et cellulaire des 'nouveautés' susceptibles de maintenir les cellules en vie dans l'espoir d'allonger la vie de l'individu est par conséquent un contresens de départ" (Science &Vie, août 2006).
Même si on identifie des gènes délétères, il ne sera pas facile des les éliminer. Si l'on suit la logique de la théorie de Williams, manipuler les gènes de la longévité risquerait d'entraîner des problèmes de santé chez les individus jeunes.
Un des gènes que l'on retrouve fréquemment dans le génome des familles qui comptent plusieurs centenaires augmente par exemple le risque d'attaque cardiaque à 40 ans, mais renforce, chez ceux qui survivent, la probabilité d'atteindre 100 ans. Quel niveau de risque sera-t-on alors disposé à prendre ?








Et si on était vraiment immortels ?

L'éternité, ça vous tente ? Que diriez-vous de vivre 1000 ans ou plus ? Bien sûr, tout le monde aimerait pouvoir voter pour l'élection présidentielle de 2107, voir grandir ses arrière-arrière-arrière petits enfants, et visiter l'Alaska quand la neige aura fondu. Au niveau individuel, c'est donc plutôt tentant.

Le trou sans fond de la sécurité sociale


Passer ses 500èmes vacances à Nice, ce n'est pas un peu lassant ?Photo ©
Mais la vie éternelle ne ferait en tous cas pas plaisir aux comptes de l'Etat. Aujourd'hui, en France, les dépenses de santé des plus de 60 ans sont trois fois plus élevées que celle des trentenaires et les personnes âgées de plus de 70 ans consomment 30 % des dépenses totales. Or, on le sait : allonger la vie coûte cher, et cela ne risque pas de s'arranger vu qu'on mise beaucoup sur les nouvelles technologies.


On peut parier aussi sur la disparition de la religion, qui trouve sa principale justification dans la promesse de la vie éternelle. Dieu risque de se retrouver bien seul là-haut.

Risquer sa vie éternelle, c'est trop bête

Mais surtout, le moindre acte de la vie atteindra un niveau de risque exorbitant. Si l'on peut vivre 1000 ans, la perte d'années de vie si l'on se fait écraser par une voiture en bas de chez soi est considérable. Les gens hésiterons ne serait-ce qu'à sortir de chez eux de peur de perdre la vie bêtement.
Quand aux compagnies d'assurance, elles feront assurément faillite : leur taux d'indemnisation est basé sur la valeur marchande perdue des biens et services que l'individu aurait pu produire au cours de sa vie. Une vie éternelle génèrerait donc des sommes infinies.
Et au fait, avons-nous envie d'une existence aussi longue ? Ne risque-t-on pas de s'ennuyer un tout petit peu après avoir passé trois millions d'années au coin du feu ? Et puis, pensez à tous les cadeaux de noël que vous devriez acheter à tous vos descendants…
 

A deux pas du futur

Ce sont des prodiges du dessin, de la musique ou du calcul. Qui sont ces hommes-phénomènes atteints du «syndrome savant» ? Ont-ils le même cerveau que nous ou s’en servent-ils différemment ? Pourrions-nous, à notre tour, acquérir ces aptitudes exceptionnelles ? Et comment ? La science, qui s’est dotée aujourd’hui de machines nouvelles pour explorer l’esprit humain, saura-t-elle nous dévoiler la face cachée du cerveau ?



A deux pas du Futur - Que cache notre cerveau (1) par LPDE


A deux pas du Futur - Que cache notre cerveau (2) par LPDE


A deux pas du Futur - Que cache notre cerveau (3) par LPDE

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