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17 juin 2011

L'administration des médicaments par les infirmiers ou les infirmières auxiliaires


insuline-fiolePharmacologie
La pharmacologie est l’étude des médicaments dans son ensemble. Elle étudie les moyens d’administration des médicaments, les interactions médicamenteuses, et les effets néfastes des médicaments.
Médicaments
Les médicaments sont des substances introduites dans un organisme vivant, en vue de prévenir ou de guérir une maladie, ou seulement d’atténuer certaines manifestations, ou encore d’établir un diagnostic.
L’administration des médicaments constitue une tâche importante dans le travail du personnel infirmier.
Une personne doit préparer, administrer et inscrire le médicament elle-même. Elle peut administrer des médicaments préparés par le pharmacien si elle est en mesure de faire les vérifications appropriées. L’infirmière auxiliaire est tenue par une responsabilité professionnelle et légale quant à l’administration des médicaments.
Avant d’administrer un médicament, vous devez connaître :
  • La classe à laquelle il appartient;
  • Les effets recherchés;
  • Les effets secondaires indésirables à surveiller;
  • Les soins infirmiers reliés à l’administration.
Afin de connaître ces renseignements, vous devez consulter des ouvrages de référence, CPS, pharma-fiches ou autres.
Autres références sur internet :

Médicaments du système cardiaque

Formes pharmaceutiques

Les médicaments sont présentés sous diverses formes spécialement conçues pour la voie d’administration à laquelle ils sont destinés.
cartouches-insulineampoulesvialsdextrosetimbreCapsules1Suppositories_three_different_sizessolutionsolutecomprimésnitro-spray_expsuspension
Aérosol: fines particules médicamenteuses solides ou liquides qui atteindront les bronchioles ou les alvéoles pulmonaires en se dispersant dans l’air. Cette forme est destinée à la voie respiratoire. Les disques,turbuhaleurs  et pulvérisateurs sont utilisés pour administrer les médicaments sous cette forme.
Capsule ou gélule : noms utilisés pour désigner un médicament solide dont l’enveloppe généralement transparente renferme la substance médicamenteuse sous forme de poudre, de granules ou de liquide ou de gel. L’enveloppe peut être d’un seul morceau ou constituée de deux parties s’emboîtant l’une dans l’autre. Cette forme est destinée à la voie orale.
Collyre ou gouttes ophtalmiques: solution ou suspension médicamenteuse destinée à la voie oculaire administré dans le sac conjonctival.
Comprimé: Forme de médicament solide. Les comprimés sécables, à couper, portent souvent une ou des rainures qui en facilitent le fractionnement et assurent l’exactitude du dosage.
Certains comprimés sont:
- à croquer : le but de cette présentation est généralement d’en faciliter la prise pour les enfants.
- entérosolubles : entouré d’une substance résistante, ce comprimé ne sera dissous qu’au niveau de l’intestin grêle ce qui protège la muqueuse gastrique  contre l’action irritante de certains comprimés.
- à action contrôlée ou longue action : mélange qui permet de contrôler efficacement l’absorption en le libérant plus ou moins rapidement.
CD=Libération contrôlée
LA=Longue action
PA=Action contrôlée
SR=Libération continue
XL=Action très prolongée
Crème: préparation de consistance molle, peu épaisse et non graisseuse que l’on applique sur une région du corps en vue d’une action locale médicamenteuse ou de protection. Cette forme est destinée aux voies cutanée, rectale et vaginale.
Élixir : préparation médicamenteuse liquide contenant de l’alcool et du sucre. Cette forme est destinée à la voie orale.
Émulsion : préparation résultant de la dispersion d’une substance médicamenteuse dans un mélange non miscible d’eau et d’huile; cette forme est destinée aux voies orale et cutanée.
Gargarisme :  Médicament liquide pour se rincer la bouche et la gorge.
Gel : suspension dans un milieu aqueux d’un produit médicamenteux souvent translucide et de consistance molle.
Gouttes: médicament liquide, administré à l’aide du compte-gouttes dont le contenant est pourvu. Cette forme est destinée aux voies orale, ophtalmique, nasale et auriculaire.
Granules ou granulé: médicament solide sous forme de grains dont l’excipient est un sucre ; il est à boire après dispersion dans un verre d’eau. Cette forme est destinée à la voie orale.
Lavement: forme liquide constituée d’huile minérale ou d’eau dans laquelle un ou des principes actifs sont dissous ou dispersés. Cette forme est destinée à la voie rectale.
Lotion: préparation liquide non graisseuse sous forme de solution ou de suspension que l’on applique sur une région du corps en vue d’une action locale médicamenteuse ou de protection. Cette forme destinée à la voie cutanée convient mieux aux surfaces pileuses que la crème ou l’onguent.
Onguent: préparation médicamenteuse de consistance molle, épaisse et graisseuse. Cette forme est destinée aux voies cutanée et ophtalmique.
Ovule: médicament solide de forme ovoïde qui se dissout au contact de la muqueuse, libérant le principe actif en vue d’une action locale. Cette forme est destinée à la voie vaginale.
Pastille: médicament solide de forme ronde et aplatie dont le principe actif doit être libéré au niveau buccal et qui doit donc être gardé dans la bouche jusqu’à sa complète dissolution. Cette forme est destinée à la voie orale.
Vidéo Émission Épicerie sur les pastilles
Pâte : préparation médicamenteuse non graisseuse plus consistante que la pommade, ce qui en prolonge l’absorption. Cette forme est destinée à la voie cutanée.
Pommade: préparation médicamenteuse non graisseuse de consistance semi-solide. Cette forme est destinée aux voies cutanée et ophtalmique.
Sirop: préparation dans laquelle un ou des principes actifs sont dilués dans une solution concentrée de sucre, généralement aromatisée. Cette forme est destinée à la voie orale.
Solution : forme liquide contenant un ou plusieurs principes actifs dissous. Cette forme est destinée aux voies orale, intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique.
Suppositoire: médicament solide dont la forme conique et allongée facilite l’insertion; sa substance non médicamenteuse, souvent dérivée d’une huile végétale, se dissout à la température du corps, libérant le principe actif dont l’action peut être locale ou générale. Cette forme est destinée aux voies rectale et vaginale.
Suspension : préparation qui résulte de la dispersion dans un liquide d’un ou de plusieurs principes actifs en fines particules insolubles; au repos, les particules se déposent dans la partie inférieure du contenant. Cette forme est généralement destinée à la voie orale mais peut être aussi administrée par voies intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique.
Timbre cutané, timbre transdermique (patch) : Médicament contenu dans une pellicule de plastique souple qui adhère à la peau; il contient une substance thérapeutique qui permet une absorption transdermique lente du médicament.
Références : Pharma-fiches 4e édition, Soins Infirmiers 3e édition, Guide des médicaments.

Autres références sur Internet

Médication par voie orale

La voie d’administration orale est de loin la plus simple et la moins anxiogène. Cependant, la voie orale doit être évitée chez le client qui présente des nausées, des vomissements, qui est à jeun ou qui présente des difficultés de déglutition. Les médicaments peuvent être destinés à un seul client (préparé pour le client selon une ordonnance individuelle) ou se retrouver au commun dans la pharmacie. Certains endroits ont des comprimés scellés dans des emballages individuels et d’autres dans des bouteilles.
comprimés
Généralités
  • Ranger les contenants et l’aire de travail avant de quitter
  • Ne jamais laisser les médicaments sans surveillance
  • Barrer le chariot à médicament si vous devez quitter
  • Attendre la vérification  de l’enseignant avant d’administrer les médicaments
  • Ne jamais laisser de médicaments au chevet du client sauf dans le cas d’autoadministration
  • Utiliser un coupe-pilule pour fractionner les comprimés sans rainure
  • Ne pas écraser les comprimés longue action
coupe-pilule
Particularités et précautions pour l’administration
Vérifier la feuille d’administration du médicament. Au besoin, vérifier l’exactitude et la date de l’ordonnance médicale. Par exemple, si inscription manuelle de la prescription, questionnement ou incompréhension.
  1. Se laver les mains.
  2. Après avoir lu la carte fiche, le plan de soins ou le profil pharmaceutique, prendre les médicaments dans l’endroit approprié (pharmacie, casier, chariot à médicament, réfrigérateur).
  3. Comparer l’étiquette du médicament avec le plan de soins.
  4. Faire la vérification des 5 bons 3 fois. (bon client, bonne voie d’administration, bon moment d’administration, bonne dose et bon médicament)
  5. Identifier les piluliers en inscrivant le nom et le numéro de chambre du client et y déposer les comprimés si l’administration n’est pas immédiate
  6. Préparer un verre d’eau
Auprès du client
  • Identifier la personne (appel, numéro de dossier, bracelet) 2 identifications sécuritaires
  • Informer brièvement sur les médicaments administrés
  • Aider la personne à s’installer en position Fowler. La position latérale est la deuxième position la plus sûre
  • Donner le comprimé avec de l’eau ou des liquides, les liquides permettent d’avaler plus aisément
  • Rester au chevet de la personne tant qu’elle n’a pas avalé les médicaments
  • Réinstaller la personne
  • Se laver les mains
  • Enregistrer les médicaments donnés, l’heure d’administration et toute remarque pertinente et signer au profil pharmaceutique ou plan de soin
Administration des médicaments liquides
  • Agiter la bouteille avant de verser le liquide pour assurer de bien mélanger les différents composants du produit
  • Déposer le bouchon à l’envers pour respecter le principe d’hygiène
  • Verser le liquide du côté opposé à l’étiquette pour garder les inscriptions lisibles
  • Utiliser un contenant gradué en plastique ou une seringue pour doser le médicament avec précision
  • Placer le contenant à la hauteur des yeux pour doser avec précision la quantité à préparer
  • Les médicaments liquides ou en suspensions peuvent être au commun, c’est-à-dire que la bouteille sert pour plusieurs clients et vous ne retrouverez pas le nom de la personne sur la bouteille.
  • Pour de petite quantité de liquide (5 ml ou moins) mettez le médicament dans une seringue sans aiguille
  • Vérifier les dates de péremption du produit
suspension
Dans la photo, on peut voir un étudiant préparant un médicament liquide avec un contenant gradué
Administration des médicaments narcotiques et benzodiazépines
  • Ces médicaments sont gardés sous clé
  • Il faut vérifier la feuille de contrôle de la quantité et y inscrire les informations demandées et signer
  • Pour toute destruction, il faut demander une personne pour contresigner
  • Les systèmes de distributrices informatisés permettent d’accéder uniquement aux médicaments sélectionnés et les inscrivent automatiquement
  • Faire contresigner l’administration de tout narcotique ou benzodiazépine
Administration des médicaments  par voie sublinguale S.L.
Un médicament est administré par voie sublinguale lorsqu’il est placé et maintenu sous la langue jusqu’à sa dissolution complète. (Le médicament ne doit pas être avalé avant sa dissolution)
  • Placer le comprimé sous la langue
  • Laisser dissoudre sans avaler la salive pour deux minutes environ
  • Administrer après les autres comprimés
  • Pour la nitroglycérine sublinguale, vaporiser sur ou sous la langue si douleur rétro-sternale pour un maximum de 3 fois, vous référer à la procédure

Les 5 bons

Préparation de tout médicament

Le respect des 5 règles ou 5 bons en comparant le plan de soins ou le profil pharmaceutique avec l’étiquette du contenant est essentiel
Effectuez une triple vérification des cinq contrôles

Voici les 5 Bons à vérifier lors de toute administration de médication


1. Bon médicament
Vérifier le nom du médicament sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique
2. Bon dosage
Vérifier le nombre de mg sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique ou le plan de soins
3. Bonne personne
Vérifier le nom de la personne sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique ou le plan de soin. Au chevet, vérifier le bracelet d’identité, en nommant la personne en regardant à la tête du lit. Sauf pour l’automédication, vous devez être présent lorsque la personne prend le médicament. On doit voir la personne prendre et avaler les médicaments avant de les inscrire. On ne peut laisser les médicaments au chevet de la personne. Rapporter les médicaments non pris et demander à la personne de vous demander lorsqu’elle voudra les prendre au besoin
4. Bonne méthode
Respecter la voie d’administration et la forme qui convient à l’état de la personne. Ex : vous avez parfois le choix entre le comprimé ou le suppositoire pour le Gravol contre les nausées et vomissements.
5. Bon moment
Respecter l’heure prescrite au profil pharmacologique. Un délai de 30 minutes avant ou après l’heure prévue pour l’administration est permis.

Cartes-fiches

Comment faire les cartes-fiches
Ce travail vous permettra de vous sensibiliser aux différentes classes de médicaments. Il est très important de faire vos fiches car elles vous permettront de diminuer le temps nécessaire à la préparation des médicaments en stage. Il faut débuter le travail et le pousuivre tout au long de votre formation. Vos enseignantes vous aiderons à compléter votre travail.
Voici les éléments à inscrire sur vos cartes
  • Noms générique :  Toujours mettre le nom générique en premier et classer vos cartes selon l’ordre alphabétique
  • Nom commerciaux : Il en existe plus d’un
  • Classe(s) et indication(s):Il peut y avoir plus d’une classe
  • Effets indésirables : Effets négatifs
  • Soins: Principaux soins infirmiers en lien avec le médicament

Exemple

Nom générique : Keterolac
Noms commerciaux :Apo-Keterolac, Toraldol
Classe(s) et indication(s):
Anti-inflammatoire non stéroïdiens. Utilisé pour le traitement de la douleur et l’inflammation. On peut sentir sont effet en moins d’une heure.
Effets indésirables :
Problème de digestion (irritant pour l’estomac), maux de tête, diarrhée, nausées, œdème, somnolence
Soins:
Éviter les aliments irritants (café, thé, alcool)
Évaluer la douleur et le degré de soulagement
Prendre le médicament avec de la nourriture

Injection sous-cutanée

L’injection dans les tissus sous-cutanés consiste à administrer une solution médicamenteuse dans les tissus graisseux. Cette procédure est utilisée pour administrer des médicaments pour soulager les douleurs et pour administrer de l’insuline.
injection
Dans la photo, on peut voir une étudiante préparant un médicament à partir d’une fiole

Sites

Les sites utilisés pour l’ injection par voie sous-cutanée sont:
  • le tiers moyen du bras (région arrière du bras) en prenant soin de s’éloigner de l’aiselle
  • le tiers moyen de la cuisse ( partie latérale de la cuisse)
  • la région ombilicale (U au pourtour de l’ombilic)
bohomme-inj.s.c.bohomme-inj.-s.c.-dos

Procédure

Matériel
Plan de soins ou ordonnance
Seringue pour injection sous-cutnanée 1à 3 ml
Aiguille habituellement25 à 28 (5/8 ou 1/2 po)
Tampons désinfectants, ouate ou compresse
Solution médicamenteuse (ampoule ou fiole)
Gants non-stériles

Particularités et précautions

  • Porter des gants non stériles pour éviter le contact avec le sang
  • Il est obligatoire d’utiliser du matériel stérile, non périmé
  • Surveiller les allergies avant toutes injections
  • Obtenir le consentement verbal du client avant l’injection
  • Vérifier le plan de soins ou l’ordonnance médicale
  • Se laver les mains
  • Préparer le matériel :
Choisir la seringue et l’aiguille en fonction du site d’injection (seringue de 1 à 3 ml, aiguille de calibre 25 à 28 G, longueur 1/2 à 5/8 po)
Visser l’aiguille à l’embase de l’aiguille
Prélever la solution médicamenteuse à administrer
Ouvrir le tampon alcool
  1. Identifier le client
  2. Installer la personne confortablement
  3. Expliquer le but et les étapes de la procédure
  4. Mettre les gants
  5. Désinfecter le point de ponction
  6. Retirer le capuchon de l’aiguille
  7. Pincer le site d’injection pour soulever les tissus sous-cutanés des tissus musclaires
  8. Percer la peau avec un angle de 45 à 90 degrés selon le site et la longueur de l’aiguille
  9. Selon l’aiguille et la médication administrée, il peut s’avérer utile ou non d’aspirer pour vérifier la présence de sang dans la seringue (s’il y a du sang, jeter la solution et recommencer)
  10. Injecter doucement la solution
  11. Patienter quelques secondes en place avant de retirer l’aiguille(favorise une meilleure absorption)
  12. Retirer l’aiguille et en disposer de manière sécuritaire(ne pas recapuchonner)
  13. Exercer une légère pression avec une ouate sur le site de ponction

    Inscription au dossier

  • Date et heure
  • Nature de la solution administrée
  • Site d’administration
  • Signature et titre



Soins infirmiers pour infirmiers et infirmières auxiliaires (la suite)

Pour les infirmières et infirmiers auxiliaires…

Vous pouvez obtenir un DEC en Soins infirmiers en deux ans et demi grâce à un programme particulier, offert uniquement à Bois-de-Boulogne dans la région de Montréal. Pour plus de renseignements, veuillez téléphoner au Collège.
Stages
Tout au long de la formation, les stages de même que la théorie et les laboratoires mettent l’accent sur l’appropriation du rôle de l’infirmière auprès d’une clientèle variée et de milieux de stages diversifiés tels l’obstétrique, la pédiatrie, la cardiologie, l’urgence et la santé mentale.
Une option de plus : le baccalauréat en 2 ans
Après votre DEC, vous pourrez, si vous le désirez, obtenir votre baccalauréat en Sciences infirmières en deux ans, en vertu d’une entente avec l’Université de Montréal (DEC-BAC en 4 1/2 ans). Cette formation est aussi accessible à temps partiel. En 2007, 53 % des diplômés se sont inscrits à l’université.
Les préalables du secondaire
·         Vous devez détenir le diplôme d’études professionnelles (DEP) en santé, assistance et soins infirmiers ou mention « infirmière ou infirmier auxiliaire » ou l’équivalent.
·         Sciences physiques 436 ou l’équivalent
·         En l’absence d’un cours de chimie de 5e secondaire, deux cours de chimie devront être suivis au Collège

 POUR EN SAVOIR PLUS
   Accéder aux sites des professeurs et départements



… et pour finir… d’une couleur très « tendance » … le LipDub du CEGEP Bois-De-Boulogne filme en  2011  


16 juin 2011

PROGRAMME D.E.P.-D.E.C. intégré

QU’EST-CE QU’UN
 PROGRAMME D.E.P.-D.E.C. intégré ?

C’est un programme dont la 1ère ou les 2ères sessions d’études du proggramme collégial est automatiquement exemptée aux titulaires du D.E.P. dans un ou l’autre des programmes reconnus par l’entente. Le programme intégré a donc une durée totale de 3 ou 3½ ans) à temps complet (au lien de 4 ou 5 ans). Les étudiants(es) ayant terminé avec succès les études en formation professionnelle pourront être admis au D.E.C. (dans certains cas, pourvu que tu détiennent les préalables requis).

Donc,  tu auras à compléter la totalité des heures requises à son programme de formation professionnelle D.E.P. et par la suite, tu pourras débuter tes études collégiales à partir de la 2e ou 3e du programme collégial. Après avoir terminé avec succès tes études collégiales, tu auras obtenu 2 diplômes : le Diplôme d'études professionnelles D.E.P. et le Diplôme d'études collégiales D.E.C.

Il existe actuellement que quelques ententes ayant été conclues pour ce type de programme.

L’exemple le plus connu est le D.E.P.-D.E.C. en soins infirmiers dont les 2 premières sont consacrées au D.E.P. en santé, assistance et soins infirmiers offert par un centre de formation professionnelle public C.F.P. et les 2 dernières années sont consacrées au D.E.C. en soins infirmiers offert par un cégep.

Voici les ententes D.E.P.-D.E.C. actuellement offertes :

Secteur santé :
  Source : ICI

12 juin 2011

Grippe A (H1N1) Epilogue. Enfin la vérité ? par Bernard Dugué

Il y a un réel problème dans la gestion de cette pandémie grippale de 2009. Et sans doute plusieurs problèmes entrelacés. La gestion sanitaire de cette pandémie n’est pas garantie. Encore plus incertaine est la gestion scientifique des éléments dont on dispose. Le ministère canadien a déclaré disposer à la rentrée d’un vaccin pour la grippe régulière et un autre pour la grippe A (H1N1) Alors que la plupart des dépêches insistent sur la différence entre la grippe dite saisonnière, autrement dit, régulière, et la grippe A auparavant baptisée grippe porcine ou grippe mexicaine. Or, il se trouve que le virus en question, le H1N1, n’a rien de nouveau, qu’il ne provient sans doute pas d’une transmission depuis l’animal (comme avec le H5N1) et que ce type est depuis des années répertorié comme présent dans les épidémies de grippe saisonnière. Autrement dit, la grippe A de 2009 n’est qu’une grippe saisonnière dont l’agent est plus virulent que les autres années et de surcroît, une grippe qui a décidé de ne pas respecter les règles habituelles du timing. Les épidémiologistes savent que les virus mutent. Avant la saison de la grippe, qui commence vers fin octobre dans notre hémisphère, les agents viraux prêts à attaquer les populations sont déjà ciblés pendant l’été et c’est à cette époque que les laboratoires préparent les vaccins en se basant sur les recommandations des experts de l’OMS.
Les virus mutent rapidement, surtout les virus à ARN comme celui de la grippe. Mais ils conservent quelques déterminants antigéniques en mutant. Si bien qu’un vaccin préparé contre une souche préconisée par l’OMS, identifiée chez quelques patients affectés, servira de protection contre la grippe qui se dessine, y compris contre les souches faiblement mutantes, par glissement et non par réassortiment. Un glissement ne modifie pas beaucoup les déterminants antigéniques si bien qu’un vaccin préparé avant le glissement reste efficace, dans les limites de l’efficacité au sens statistique. Un réassortiment modifie le déterminant antigénique H, celui de l’hémagglutinine, protéine qui sert au virus pour se fixer à l’acide sialiques de cellules cibles et qui active la réponse immunitaire de l’hôte. Avec également le déterminant N, correspondant à la neuraminidase, enzyme qui agit sur l’acide sialique et permet au virus de sortir de la cellule où il s’est répliqué. Bref, l’H c’est la clé d’entrée et N la clé pour sortir. Ensuite, on trouve des types composés de combinaisons classifiées par les scientifiques. Le type H5N1 est responsable de la grippe aviaire de 2004, rendue célèbre parce qu’elle a tué deux cents humains alors qu’on pensait ce virus impliqué dans une épizootie affectant les oiseaux uniquement. De là est venue une sorte de préoccupation particulière des autorités sanitaires, avec aussi le cas du SRAS, autre virus ayant suscité quelque panique en Chine et à Toronto. Les experts annonçaient des millions de morts avec la grippe aviaire. Ils ont vu juste, il y a eu des millions de morts de rire ! Sinon, la grippe saisonnière est causée par des virus habituels classés en types et identifiés par souches. Par exemple, En 2005, l’OMS a demandé le remplacement de la souche influenza A/Fujian/411/2003(H3N2) par la souche A/California/7/2004(H3N2) pour la préparation des vaccins antigrippaux. Les virus de type A sont les plus virulents chez l’homme. Le H1N1 de 2009 n’échappe pas à la règle, enfin si, il est plus virulent que les autres années et semble un peu plus mortel d’après les données disponibles et en plus il se manifeste avant l’heure.
En fait, le type A (H1N1) est connu depuis des années. Il est d’ailleurs entré dans la composition du vaccin pour la saison 2007/2008. Et ce type a été identifié dans la plupart des grippes saisonnières, parfois au titre de virus minoritaire. Il faut bien comprendre que pour identifier un virus, il faut faire des prélèvements sur des patients affectés. Or, la plupart des gens grippés restent chez eux, prennent du paracétamol pour lutter contre la fièvre et des antibiotiques pour prévenir les surinfections bactériennes. La grippe de 2009 qui arrive n’est donc qu’une grippe saisonnière plus sévère qu’à l’ordinaire. Rien de nouveau. Les grippes asiatiques et de Hong Kong, ayant sévi en 1957 et 1968, ont été causées par des souches de type H2N2 et H3N2, types qu’on retrouve impliqués dans les grippes saisonnières ordinaires. Sauf que ces années là, la grippe a fait environ un million de morts. Une paille rapportée à la grippe espagnole qui en a fait cent fois plus. En scrutant les données de l’InVS, on constatera que les dernières grippes ont impliqué le type H1N1 et que des cas de décès de sujets jeunes y sont répertoriés, mais minoritaires rapportés aux recensions des décès de personnes âgées, la plupart ayant dépassé les 80 ans.
La question pragmatique se posant concerne la défense du patient face à l’invasion virale. En fait, on s’aperçoit que la virologie reste encore hésitante dans ses connaissances, à l’instar de la cancérologie qui ne sait pas prévenir ni guérir le cancer. Quelques éléments tangibles. Le virus mute. Les patients ayant une déficience en réponse immunitaire sont sujets à une surmortalité. La réaction immunitaire face à la grippe est caractérisée comme cataclysmique. Rien d’étonnant. Une fièvre dépassant les 40 degrés atteste de cette réponse. Le virus affole aussi les défenses immunitaires, rendant les patients plus sensibles aux autres agents pathogènes avec en plus, le système respiratoire endommagé. En 2004, un ouvrage savant sur la grippe pouvait affirmer que les types H1N1 et H1N2 présentaient le même profil clinique (La grippe : conceptions actuelles, C. Hannoun et al. John Libbey). Autrement dit, ces types viraux avaient le même pouvoir pathogène et le même pouvoir de transmission. Traduction : H1N1 n’est pas un virus exceptionnel depuis qu’il est étudié par les virologues. Sur Wikipédia, on peut lire que H1N1 fut responsable de la grippe espagnole mais je crains que cela ne soit une fable. Par contre, H1N1 a semble-t-il muté pour constituer une souche plus virulente de la grippe saisonnière en 2009. Et comme l’expose l’ouvrage cité, la virologie ne sait pas pourquoi des mutations si infimes font qu’une souche est ordinaire et une autre plus virulente. Il suffit de quelques détails. Une neuraminidase plus performante par exemple. Tout est question de timing, de dynamique mais aussi de reconnaissance, de « cognition moléculaire ». La science est balbutiante sur ces thèmes qu’elle ne peut aborder car elle n’a pas le bon paradigme.
Face à la grippe, deux réponses, l’une scientifique, cherche à comprendre les mécanismes de la virulence, les mutations, les réponses des sujets. L’autre, sanitaire, vise à protéger les populations des méfaits de la pandémie. Il est évident que le progrès des connaissances scientifiques va de pair avec les progrès sanitaires. Néanmoins, la science montre qu’elle est pour l’instant dépourvue d’un savoir sur les virus, hormis quelques données mécanistiques et quelques savoirs faire dans la vaccination. Avec tous les impondérables que revêt la logique virale qui mute et déjoue les défenses immunitaires. Pourquoi les virus ? Qui sont-ils ? La science fondamentale a failli. Elle n’a pas de réponses. La science fondamentale est négligée par les instances scientifiques. A méditer !
 Le système sanitaire a décidé d’une commande de vaccin extra ordinaire pour faire face à une grippe saisonnière plus sévère qu’à l’ordinaire. Est-ce la bonne méthode ? Les politiques et les pleutres citoyens invoqueront le principe de précaution mais n’y a-t-il pas dévoiement de ce principe. A la base, il s’agit de ne pas agir quand on pense qu’une action peut « éventuellement » engendrer des dégâts pour la société ou l’humanité. Avec cette pandémie, il s’agit d’agir pour prévenir des décès pouvant intervenir « éventuellement ». On voit bien que l’éventuel est au centre de cette question et que la commande des vaccins assortie d’une vaccination généralisée pourrait bien être une réponse non appropriée à la situation. Hélas, il n’y aura pas d’opposition politique pour diligenter une commission d’enquête. Le risque est minime. Juste gaspiller un ou deux milliards d’euro mais quand on a les jetons, on ne compte pas ! Est-ce du gaspillage quand on peut éviter des milliers de décès ? Non mais il faudrait être sûr que la vaccination est indispensable et utile. On ne pourra pas évaluer les effets d’une vaccination. Pour l’instant, tout relève d’une décision combinant un peu de rationalité scientifique et beaucoup d’émotion et de peur.
Cet événement de la Grippe A de 2009 s’avère riche d’enseignements sociologiques. Pourquoi cette panique, ou du moins cette diffusion d’informations inquiétantes ? Quel est le ressort de tout ça ? Peut-on penser que les cas médiatisés du SRAS et de la grippe aviaire ont sensibilisé l’opinion et les médias au risque pandémique si bien que la réaction face au virus de 2009 relève d’une hypersensibilité médiatique face à un scénario « éventuel » de pandémie dévastatrice ? La pandémie ne serait-elle pas autant psychique que virale ? Les experts médicaux sont-ils vraiment à la hauteur ? En fin de compte, il s’agit d’un problème de communication dans un contexte où les informations se diffusent dans l’heure, où plus personne ne fait confiance, où des intérêts privés et personnels se greffent, où en fin de compte, plus personne ne contrôle la situation et donc, quelque part, nous sommes dans cet âge crépusculaire si bien décrit par Hermann Broch, un âge où les uns se résignent passivement et les autres s’agitent intempestivement pour régir face à cette pandémie que le prisme déformant des médias, allié à l’incompétence des experts, l’inconnaissance des scientifiques, l’ignorance des journalistes, a déterminé comme cause sanitaire majeure. Dans ce contexte d’ignorance, il va de soi que les théories du complot vont bon train. D’aucuns pensent que le virus vient des laboratoires. Ils ignorent certainement la logique du vivant autant que l’histoire des pandémies. La nature sait produire des virus virulents, l’homme non. A moins de disposer d’une martingale. Ce dont on peut douter. D’autres pensent que les laboratoires complotent. C’est faux. Les laboratoires, bien qu’en rajoutant un peu, obéissent à des commandes des Etats qui réagissent à une panique avérée ou supposée des populations, le tout avec la légèreté des médias dont on peut dire que sur cette affaire de grippe A, ils ont été en dessous de tout, incapables de trouver le moindre expert capable de communiquer intelligemment sur cette affaire. Quant au pouvoir politique, il est malade. Trois ministres dont le premier se déplaçant pour un banal incendie à Marseille. La messe est dite !
Dans un coin de la brousse africaine, il se trouvera bien un autochtone pour verser un clin d’œil à toute cette frénésie occidentale. Et se dire avec sagesse que l’Occident fabrique des problèmes.


H1N1 la vérité par

L'administration des médicaments par les infirmiers ou les infirmières auxiliaires


insuline-fiolePharmacologie
La pharmacologie est l’étude des médicaments dans son ensemble. Elle étudie les moyens d’administration des médicaments, les interactions médicamenteuses, et les effets néfastes des médicaments.
Médicaments
Les médicaments sont des substances introduites dans un organisme vivant, en vue de prévenir ou de guérir une maladie, ou seulement d’atténuer certaines manifestations, ou encore d’établir un diagnostic.
L’administration des médicaments constitue une tâche importante dans le travail du personnel infirmier.
Une personne doit préparer, administrer et inscrire le médicament elle-même. Elle peut administrer des médicaments préparés par le pharmacien si elle est en mesure de faire les vérifications appropriées. L’infirmière auxiliaire est tenue par une responsabilité professionnelle et légale quant à l’administration des médicaments.
Avant d’administrer un médicament, vous devez connaître :
  • La classe à laquelle il appartient;
  • Les effets recherchés;
  • Les effets secondaires indésirables à surveiller;
  • Les soins infirmiers reliés à l’administration.
Afin de connaître ces renseignements, vous devez consulter des ouvrages de référence, CPS, pharma-fiches ou autres.
Autres références sur internet :

Médicaments du système cardiaque

Formes pharmaceutiques

Les médicaments sont présentés sous diverses formes spécialement conçues pour la voie d’administration à laquelle ils sont destinés.
cartouches-insulineampoulesvialsdextrosetimbreCapsules1Suppositories_three_different_sizessolutionsolutecomprimésnitro-spray_expsuspension
Aérosol: fines particules médicamenteuses solides ou liquides qui atteindront les bronchioles ou les alvéoles pulmonaires en se dispersant dans l’air. Cette forme est destinée à la voie respiratoire. Les disques,turbuhaleurs  et pulvérisateurs sont utilisés pour administrer les médicaments sous cette forme.
Capsule ou gélule : noms utilisés pour désigner un médicament solide dont l’enveloppe généralement transparente renferme la substance médicamenteuse sous forme de poudre, de granules ou de liquide ou de gel. L’enveloppe peut être d’un seul morceau ou constituée de deux parties s’emboîtant l’une dans l’autre. Cette forme est destinée à la voie orale.
Collyre ou gouttes ophtalmiques: solution ou suspension médicamenteuse destinée à la voie oculaire administré dans le sac conjonctival.
Comprimé: Forme de médicament solide. Les comprimés sécables, à couper, portent souvent une ou des rainures qui en facilitent le fractionnement et assurent l’exactitude du dosage.
Certains comprimés sont:
- à croquer : le but de cette présentation est généralement d’en faciliter la prise pour les enfants.
- entérosolubles : entouré d’une substance résistante, ce comprimé ne sera dissous qu’au niveau de l’intestin grêle ce qui protège la muqueuse gastrique  contre l’action irritante de certains comprimés.
- à action contrôlée ou longue action : mélange qui permet de contrôler efficacement l’absorption en le libérant plus ou moins rapidement.
CD=Libération contrôlée
LA=Longue action
PA=Action contrôlée
SR=Libération continue
XL=Action très prolongée
Crème: préparation de consistance molle, peu épaisse et non graisseuse que l’on applique sur une région du corps en vue d’une action locale médicamenteuse ou de protection. Cette forme est destinée aux voies cutanée, rectale et vaginale.
Élixir : préparation médicamenteuse liquide contenant de l’alcool et du sucre. Cette forme est destinée à la voie orale.
Émulsion : préparation résultant de la dispersion d’une substance médicamenteuse dans un mélange non miscible d’eau et d’huile; cette forme est destinée aux voies orale et cutanée.
Gargarisme :  Médicament liquide pour se rincer la bouche et la gorge.
Gel : suspension dans un milieu aqueux d’un produit médicamenteux souvent translucide et de consistance molle.
Gouttes: médicament liquide, administré à l’aide du compte-gouttes dont le contenant est pourvu. Cette forme est destinée aux voies orale, ophtalmique, nasale et auriculaire.
Granules ou granulé: médicament solide sous forme de grains dont l’excipient est un sucre ; il est à boire après dispersion dans un verre d’eau. Cette forme est destinée à la voie orale.
Lavement: forme liquide constituée d’huile minérale ou d’eau dans laquelle un ou des principes actifs sont dissous ou dispersés. Cette forme est destinée à la voie rectale.
Lotion: préparation liquide non graisseuse sous forme de solution ou de suspension que l’on applique sur une région du corps en vue d’une action locale médicamenteuse ou de protection. Cette forme destinée à la voie cutanée convient mieux aux surfaces pileuses que la crème ou l’onguent.
Onguent: préparation médicamenteuse de consistance molle, épaisse et graisseuse. Cette forme est destinée aux voies cutanée et ophtalmique.
Ovule: médicament solide de forme ovoïde qui se dissout au contact de la muqueuse, libérant le principe actif en vue d’une action locale. Cette forme est destinée à la voie vaginale.
Pastille: médicament solide de forme ronde et aplatie dont le principe actif doit être libéré au niveau buccal et qui doit donc être gardé dans la bouche jusqu’à sa complète dissolution. Cette forme est destinée à la voie orale.
Vidéo Émission Épicerie sur les pastilles
Pâte : préparation médicamenteuse non graisseuse plus consistante que la pommade, ce qui en prolonge l’absorption. Cette forme est destinée à la voie cutanée.
Pommade: préparation médicamenteuse non graisseuse de consistance semi-solide. Cette forme est destinée aux voies cutanée et ophtalmique.
Sirop: préparation dans laquelle un ou des principes actifs sont dilués dans une solution concentrée de sucre, généralement aromatisée. Cette forme est destinée à la voie orale.
Solution : forme liquide contenant un ou plusieurs principes actifs dissous. Cette forme est destinée aux voies orale, intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique.
Suppositoire: médicament solide dont la forme conique et allongée facilite l’insertion; sa substance non médicamenteuse, souvent dérivée d’une huile végétale, se dissout à la température du corps, libérant le principe actif dont l’action peut être locale ou générale. Cette forme est destinée aux voies rectale et vaginale.
Suspension : préparation qui résulte de la dispersion dans un liquide d’un ou de plusieurs principes actifs en fines particules insolubles; au repos, les particules se déposent dans la partie inférieure du contenant. Cette forme est généralement destinée à la voie orale mais peut être aussi administrée par voies intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique.
Timbre cutané, timbre transdermique (patch) : Médicament contenu dans une pellicule de plastique souple qui adhère à la peau; il contient une substance thérapeutique qui permet une absorption transdermique lente du médicament.
Références : Pharma-fiches 4e édition, Soins Infirmiers 3e édition, Guide des médicaments.

Autres références sur Internet

Médication par voie orale

La voie d’administration orale est de loin la plus simple et la moins anxiogène. Cependant, la voie orale doit être évitée chez le client qui présente des nausées, des vomissements, qui est à jeun ou qui présente des difficultés de déglutition. Les médicaments peuvent être destinés à un seul client (préparé pour le client selon une ordonnance individuelle) ou se retrouver au commun dans la pharmacie. Certains endroits ont des comprimés scellés dans des emballages individuels et d’autres dans des bouteilles.
comprimés
Généralités
  • Ranger les contenants et l’aire de travail avant de quitter
  • Ne jamais laisser les médicaments sans surveillance
  • Barrer le chariot à médicament si vous devez quitter
  • Attendre la vérification  de l’enseignant avant d’administrer les médicaments
  • Ne jamais laisser de médicaments au chevet du client sauf dans le cas d’autoadministration
  • Utiliser un coupe-pilule pour fractionner les comprimés sans rainure
  • Ne pas écraser les comprimés longue action
coupe-pilule
Particularités et précautions pour l’administration
Vérifier la feuille d’administration du médicament. Au besoin, vérifier l’exactitude et la date de l’ordonnance médicale. Par exemple, si inscription manuelle de la prescription, questionnement ou incompréhension.
  1. Se laver les mains.
  2. Après avoir lu la carte fiche, le plan de soins ou le profil pharmaceutique, prendre les médicaments dans l’endroit approprié (pharmacie, casier, chariot à médicament, réfrigérateur).
  3. Comparer l’étiquette du médicament avec le plan de soins.
  4. Faire la vérification des 5 bons 3 fois. (bon client, bonne voie d’administration, bon moment d’administration, bonne dose et bon médicament)
  5. Identifier les piluliers en inscrivant le nom et le numéro de chambre du client et y déposer les comprimés si l’administration n’est pas immédiate
  6. Préparer un verre d’eau
Auprès du client
  • Identifier la personne (appel, numéro de dossier, bracelet) 2 identifications sécuritaires
  • Informer brièvement sur les médicaments administrés
  • Aider la personne à s’installer en position Fowler. La position latérale est la deuxième position la plus sûre
  • Donner le comprimé avec de l’eau ou des liquides, les liquides permettent d’avaler plus aisément
  • Rester au chevet de la personne tant qu’elle n’a pas avalé les médicaments
  • Réinstaller la personne
  • Se laver les mains
  • Enregistrer les médicaments donnés, l’heure d’administration et toute remarque pertinente et signer au profil pharmaceutique ou plan de soin
Administration des médicaments liquides
  • Agiter la bouteille avant de verser le liquide pour assurer de bien mélanger les différents composants du produit
  • Déposer le bouchon à l’envers pour respecter le principe d’hygiène
  • Verser le liquide du côté opposé à l’étiquette pour garder les inscriptions lisibles
  • Utiliser un contenant gradué en plastique ou une seringue pour doser le médicament avec précision
  • Placer le contenant à la hauteur des yeux pour doser avec précision la quantité à préparer
  • Les médicaments liquides ou en suspensions peuvent être au commun, c’est-à-dire que la bouteille sert pour plusieurs clients et vous ne retrouverez pas le nom de la personne sur la bouteille.
  • Pour de petite quantité de liquide (5 ml ou moins) mettez le médicament dans une seringue sans aiguille
  • Vérifier les dates de péremption du produit
suspension
Dans la photo, on peut voir un étudiant préparant un médicament liquide avec un contenant gradué
Administration des médicaments narcotiques et benzodiazépines
  • Ces médicaments sont gardés sous clé
  • Il faut vérifier la feuille de contrôle de la quantité et y inscrire les informations demandées et signer
  • Pour toute destruction, il faut demander une personne pour contresigner
  • Les systèmes de distributrices informatisés permettent d’accéder uniquement aux médicaments sélectionnés et les inscrivent automatiquement
  • Faire contresigner l’administration de tout narcotique ou benzodiazépine
Administration des médicaments  par voie sublinguale S.L.
Un médicament est administré par voie sublinguale lorsqu’il est placé et maintenu sous la langue jusqu’à sa dissolution complète. (Le médicament ne doit pas être avalé avant sa dissolution)
  • Placer le comprimé sous la langue
  • Laisser dissoudre sans avaler la salive pour deux minutes environ
  • Administrer après les autres comprimés
  • Pour la nitroglycérine sublinguale, vaporiser sur ou sous la langue si douleur rétro-sternale pour un maximum de 3 fois, vous référer à la procédure

Les 5 bons

Préparation de tout médicament

Le respect des 5 règles ou 5 bons en comparant le plan de soins ou le profil pharmaceutique avec l’étiquette du contenant est essentiel
Effectuez une triple vérification des cinq contrôles

Voici les 5 Bons à vérifier lors de toute administration de médication


1. Bon médicament
Vérifier le nom du médicament sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique
2. Bon dosage
Vérifier le nombre de mg sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique ou le plan de soins
3. Bonne personne
Vérifier le nom de la personne sur l’étiquette de la bouteille ou sur le sachet en le comparant avec le profil pharmacologique ou le plan de soin. Au chevet, vérifier le bracelet d’identité, en nommant la personne en regardant à la tête du lit. Sauf pour l’automédication, vous devez être présent lorsque la personne prend le médicament. On doit voir la personne prendre et avaler les médicaments avant de les inscrire. On ne peut laisser les médicaments au chevet de la personne. Rapporter les médicaments non pris et demander à la personne de vous demander lorsqu’elle voudra les prendre au besoin
4. Bonne méthode
Respecter la voie d’administration et la forme qui convient à l’état de la personne. Ex : vous avez parfois le choix entre le comprimé ou le suppositoire pour le Gravol contre les nausées et vomissements.
5. Bon moment
Respecter l’heure prescrite au profil pharmacologique. Un délai de 30 minutes avant ou après l’heure prévue pour l’administration est permis.

Cartes-fiches

Comment faire les cartes-fiches
Ce travail vous permettra de vous sensibiliser aux différentes classes de médicaments. Il est très important de faire vos fiches car elles vous permettront de diminuer le temps nécessaire à la préparation des médicaments en stage. Il faut débuter le travail et le pousuivre tout au long de votre formation. Vos enseignantes vous aiderons à compléter votre travail.
Voici les éléments à inscrire sur vos cartes
  • Noms générique :  Toujours mettre le nom générique en premier et classer vos cartes selon l’ordre alphabétique
  • Nom commerciaux : Il en existe plus d’un
  • Classe(s) et indication(s):Il peut y avoir plus d’une classe
  • Effets indésirables : Effets négatifs
  • Soins: Principaux soins infirmiers en lien avec le médicament

Exemple

Nom générique : Keterolac
Noms commerciaux :Apo-Keterolac, Toraldol
Classe(s) et indication(s):
Anti-inflammatoire non stéroïdiens. Utilisé pour le traitement de la douleur et l’inflammation. On peut sentir sont effet en moins d’une heure.
Effets indésirables :
Problème de digestion (irritant pour l’estomac), maux de tête, diarrhée, nausées, œdème, somnolence
Soins:
Éviter les aliments irritants (café, thé, alcool)
Évaluer la douleur et le degré de soulagement
Prendre le médicament avec de la nourriture

Injection sous-cutanée

L’injection dans les tissus sous-cutanés consiste à administrer une solution médicamenteuse dans les tissus graisseux. Cette procédure est utilisée pour administrer des médicaments pour soulager les douleurs et pour administrer de l’insuline.
injection
Dans la photo, on peut voir une étudiante préparant un médicament à partir d’une fiole

Sites

Les sites utilisés pour l’ injection par voie sous-cutanée sont:
  • le tiers moyen du bras (région arrière du bras) en prenant soin de s’éloigner de l’aiselle
  • le tiers moyen de la cuisse ( partie latérale de la cuisse)
  • la région ombilicale (U au pourtour de l’ombilic)
bohomme-inj.s.c.bohomme-inj.-s.c.-dos

Procédure

Matériel
Plan de soins ou ordonnance
Seringue pour injection sous-cutnanée 1à 3 ml
Aiguille habituellement25 à 28 (5/8 ou 1/2 po)
Tampons désinfectants, ouate ou compresse
Solution médicamenteuse (ampoule ou fiole)
Gants non-stériles

Particularités et précautions

  • Porter des gants non stériles pour éviter le contact avec le sang
  • Il est obligatoire d’utiliser du matériel stérile, non périmé
  • Surveiller les allergies avant toutes injections
  • Obtenir le consentement verbal du client avant l’injection
  • Vérifier le plan de soins ou l’ordonnance médicale
  • Se laver les mains
  • Préparer le matériel :
Choisir la seringue et l’aiguille en fonction du site d’injection (seringue de 1 à 3 ml, aiguille de calibre 25 à 28 G, longueur 1/2 à 5/8 po)
Visser l’aiguille à l’embase de l’aiguille
Prélever la solution médicamenteuse à administrer
Ouvrir le tampon alcool
  1. Identifier le client
  2. Installer la personne confortablement
  3. Expliquer le but et les étapes de la procédure
  4. Mettre les gants
  5. Désinfecter le point de ponction
  6. Retirer le capuchon de l’aiguille
  7. Pincer le site d’injection pour soulever les tissus sous-cutanés des tissus musclaires
  8. Percer la peau avec un angle de 45 à 90 degrés selon le site et la longueur de l’aiguille
  9. Selon l’aiguille et la médication administrée, il peut s’avérer utile ou non d’aspirer pour vérifier la présence de sang dans la seringue (s’il y a du sang, jeter la solution et recommencer)
  10. Injecter doucement la solution
  11. Patienter quelques secondes en place avant de retirer l’aiguille(favorise une meilleure absorption)
  12. Retirer l’aiguille et en disposer de manière sécuritaire(ne pas recapuchonner)
  13. Exercer une légère pression avec une ouate sur le site de ponction

    Inscription au dossier

  • Date et heure
  • Nature de la solution administrée
  • Site d’administration
  • Signature et titre



Soins infirmiers pour infirmiers et infirmières auxiliaires (la suite)

Pour les infirmières et infirmiers auxiliaires…

Vous pouvez obtenir un DEC en Soins infirmiers en deux ans et demi grâce à un programme particulier, offert uniquement à Bois-de-Boulogne dans la région de Montréal. Pour plus de renseignements, veuillez téléphoner au Collège.
Stages
Tout au long de la formation, les stages de même que la théorie et les laboratoires mettent l’accent sur l’appropriation du rôle de l’infirmière auprès d’une clientèle variée et de milieux de stages diversifiés tels l’obstétrique, la pédiatrie, la cardiologie, l’urgence et la santé mentale.
Une option de plus : le baccalauréat en 2 ans
Après votre DEC, vous pourrez, si vous le désirez, obtenir votre baccalauréat en Sciences infirmières en deux ans, en vertu d’une entente avec l’Université de Montréal (DEC-BAC en 4 1/2 ans). Cette formation est aussi accessible à temps partiel. En 2007, 53 % des diplômés se sont inscrits à l’université.
Les préalables du secondaire
·         Vous devez détenir le diplôme d’études professionnelles (DEP) en santé, assistance et soins infirmiers ou mention « infirmière ou infirmier auxiliaire » ou l’équivalent.
·         Sciences physiques 436 ou l’équivalent
·         En l’absence d’un cours de chimie de 5e secondaire, deux cours de chimie devront être suivis au Collège

 POUR EN SAVOIR PLUS
   Accéder aux sites des professeurs et départements



… et pour finir… d’une couleur très « tendance » … le LipDub du CEGEP Bois-De-Boulogne filme en  2011  


PROGRAMME D.E.P.-D.E.C. intégré

QU’EST-CE QU’UN
 PROGRAMME D.E.P.-D.E.C. intégré ?

C’est un programme dont la 1ère ou les 2ères sessions d’études du proggramme collégial est automatiquement exemptée aux titulaires du D.E.P. dans un ou l’autre des programmes reconnus par l’entente. Le programme intégré a donc une durée totale de 3 ou 3½ ans) à temps complet (au lien de 4 ou 5 ans). Les étudiants(es) ayant terminé avec succès les études en formation professionnelle pourront être admis au D.E.C. (dans certains cas, pourvu que tu détiennent les préalables requis).

Donc,  tu auras à compléter la totalité des heures requises à son programme de formation professionnelle D.E.P. et par la suite, tu pourras débuter tes études collégiales à partir de la 2e ou 3e du programme collégial. Après avoir terminé avec succès tes études collégiales, tu auras obtenu 2 diplômes : le Diplôme d'études professionnelles D.E.P. et le Diplôme d'études collégiales D.E.C.

Il existe actuellement que quelques ententes ayant été conclues pour ce type de programme.

L’exemple le plus connu est le D.E.P.-D.E.C. en soins infirmiers dont les 2 premières sont consacrées au D.E.P. en santé, assistance et soins infirmiers offert par un centre de formation professionnelle public C.F.P. et les 2 dernières années sont consacrées au D.E.C. en soins infirmiers offert par un cégep.

Voici les ententes D.E.P.-D.E.C. actuellement offertes :

Secteur santé :
  Source : ICI

Grippe A (H1N1) Epilogue. Enfin la vérité ? par Bernard Dugué

Il y a un réel problème dans la gestion de cette pandémie grippale de 2009. Et sans doute plusieurs problèmes entrelacés. La gestion sanitaire de cette pandémie n’est pas garantie. Encore plus incertaine est la gestion scientifique des éléments dont on dispose. Le ministère canadien a déclaré disposer à la rentrée d’un vaccin pour la grippe régulière et un autre pour la grippe A (H1N1) Alors que la plupart des dépêches insistent sur la différence entre la grippe dite saisonnière, autrement dit, régulière, et la grippe A auparavant baptisée grippe porcine ou grippe mexicaine. Or, il se trouve que le virus en question, le H1N1, n’a rien de nouveau, qu’il ne provient sans doute pas d’une transmission depuis l’animal (comme avec le H5N1) et que ce type est depuis des années répertorié comme présent dans les épidémies de grippe saisonnière. Autrement dit, la grippe A de 2009 n’est qu’une grippe saisonnière dont l’agent est plus virulent que les autres années et de surcroît, une grippe qui a décidé de ne pas respecter les règles habituelles du timing. Les épidémiologistes savent que les virus mutent. Avant la saison de la grippe, qui commence vers fin octobre dans notre hémisphère, les agents viraux prêts à attaquer les populations sont déjà ciblés pendant l’été et c’est à cette époque que les laboratoires préparent les vaccins en se basant sur les recommandations des experts de l’OMS.
Les virus mutent rapidement, surtout les virus à ARN comme celui de la grippe. Mais ils conservent quelques déterminants antigéniques en mutant. Si bien qu’un vaccin préparé contre une souche préconisée par l’OMS, identifiée chez quelques patients affectés, servira de protection contre la grippe qui se dessine, y compris contre les souches faiblement mutantes, par glissement et non par réassortiment. Un glissement ne modifie pas beaucoup les déterminants antigéniques si bien qu’un vaccin préparé avant le glissement reste efficace, dans les limites de l’efficacité au sens statistique. Un réassortiment modifie le déterminant antigénique H, celui de l’hémagglutinine, protéine qui sert au virus pour se fixer à l’acide sialiques de cellules cibles et qui active la réponse immunitaire de l’hôte. Avec également le déterminant N, correspondant à la neuraminidase, enzyme qui agit sur l’acide sialique et permet au virus de sortir de la cellule où il s’est répliqué. Bref, l’H c’est la clé d’entrée et N la clé pour sortir. Ensuite, on trouve des types composés de combinaisons classifiées par les scientifiques. Le type H5N1 est responsable de la grippe aviaire de 2004, rendue célèbre parce qu’elle a tué deux cents humains alors qu’on pensait ce virus impliqué dans une épizootie affectant les oiseaux uniquement. De là est venue une sorte de préoccupation particulière des autorités sanitaires, avec aussi le cas du SRAS, autre virus ayant suscité quelque panique en Chine et à Toronto. Les experts annonçaient des millions de morts avec la grippe aviaire. Ils ont vu juste, il y a eu des millions de morts de rire ! Sinon, la grippe saisonnière est causée par des virus habituels classés en types et identifiés par souches. Par exemple, En 2005, l’OMS a demandé le remplacement de la souche influenza A/Fujian/411/2003(H3N2) par la souche A/California/7/2004(H3N2) pour la préparation des vaccins antigrippaux. Les virus de type A sont les plus virulents chez l’homme. Le H1N1 de 2009 n’échappe pas à la règle, enfin si, il est plus virulent que les autres années et semble un peu plus mortel d’après les données disponibles et en plus il se manifeste avant l’heure.
En fait, le type A (H1N1) est connu depuis des années. Il est d’ailleurs entré dans la composition du vaccin pour la saison 2007/2008. Et ce type a été identifié dans la plupart des grippes saisonnières, parfois au titre de virus minoritaire. Il faut bien comprendre que pour identifier un virus, il faut faire des prélèvements sur des patients affectés. Or, la plupart des gens grippés restent chez eux, prennent du paracétamol pour lutter contre la fièvre et des antibiotiques pour prévenir les surinfections bactériennes. La grippe de 2009 qui arrive n’est donc qu’une grippe saisonnière plus sévère qu’à l’ordinaire. Rien de nouveau. Les grippes asiatiques et de Hong Kong, ayant sévi en 1957 et 1968, ont été causées par des souches de type H2N2 et H3N2, types qu’on retrouve impliqués dans les grippes saisonnières ordinaires. Sauf que ces années là, la grippe a fait environ un million de morts. Une paille rapportée à la grippe espagnole qui en a fait cent fois plus. En scrutant les données de l’InVS, on constatera que les dernières grippes ont impliqué le type H1N1 et que des cas de décès de sujets jeunes y sont répertoriés, mais minoritaires rapportés aux recensions des décès de personnes âgées, la plupart ayant dépassé les 80 ans.
La question pragmatique se posant concerne la défense du patient face à l’invasion virale. En fait, on s’aperçoit que la virologie reste encore hésitante dans ses connaissances, à l’instar de la cancérologie qui ne sait pas prévenir ni guérir le cancer. Quelques éléments tangibles. Le virus mute. Les patients ayant une déficience en réponse immunitaire sont sujets à une surmortalité. La réaction immunitaire face à la grippe est caractérisée comme cataclysmique. Rien d’étonnant. Une fièvre dépassant les 40 degrés atteste de cette réponse. Le virus affole aussi les défenses immunitaires, rendant les patients plus sensibles aux autres agents pathogènes avec en plus, le système respiratoire endommagé. En 2004, un ouvrage savant sur la grippe pouvait affirmer que les types H1N1 et H1N2 présentaient le même profil clinique (La grippe : conceptions actuelles, C. Hannoun et al. John Libbey). Autrement dit, ces types viraux avaient le même pouvoir pathogène et le même pouvoir de transmission. Traduction : H1N1 n’est pas un virus exceptionnel depuis qu’il est étudié par les virologues. Sur Wikipédia, on peut lire que H1N1 fut responsable de la grippe espagnole mais je crains que cela ne soit une fable. Par contre, H1N1 a semble-t-il muté pour constituer une souche plus virulente de la grippe saisonnière en 2009. Et comme l’expose l’ouvrage cité, la virologie ne sait pas pourquoi des mutations si infimes font qu’une souche est ordinaire et une autre plus virulente. Il suffit de quelques détails. Une neuraminidase plus performante par exemple. Tout est question de timing, de dynamique mais aussi de reconnaissance, de « cognition moléculaire ». La science est balbutiante sur ces thèmes qu’elle ne peut aborder car elle n’a pas le bon paradigme.
Face à la grippe, deux réponses, l’une scientifique, cherche à comprendre les mécanismes de la virulence, les mutations, les réponses des sujets. L’autre, sanitaire, vise à protéger les populations des méfaits de la pandémie. Il est évident que le progrès des connaissances scientifiques va de pair avec les progrès sanitaires. Néanmoins, la science montre qu’elle est pour l’instant dépourvue d’un savoir sur les virus, hormis quelques données mécanistiques et quelques savoirs faire dans la vaccination. Avec tous les impondérables que revêt la logique virale qui mute et déjoue les défenses immunitaires. Pourquoi les virus ? Qui sont-ils ? La science fondamentale a failli. Elle n’a pas de réponses. La science fondamentale est négligée par les instances scientifiques. A méditer !
 Le système sanitaire a décidé d’une commande de vaccin extra ordinaire pour faire face à une grippe saisonnière plus sévère qu’à l’ordinaire. Est-ce la bonne méthode ? Les politiques et les pleutres citoyens invoqueront le principe de précaution mais n’y a-t-il pas dévoiement de ce principe. A la base, il s’agit de ne pas agir quand on pense qu’une action peut « éventuellement » engendrer des dégâts pour la société ou l’humanité. Avec cette pandémie, il s’agit d’agir pour prévenir des décès pouvant intervenir « éventuellement ». On voit bien que l’éventuel est au centre de cette question et que la commande des vaccins assortie d’une vaccination généralisée pourrait bien être une réponse non appropriée à la situation. Hélas, il n’y aura pas d’opposition politique pour diligenter une commission d’enquête. Le risque est minime. Juste gaspiller un ou deux milliards d’euro mais quand on a les jetons, on ne compte pas ! Est-ce du gaspillage quand on peut éviter des milliers de décès ? Non mais il faudrait être sûr que la vaccination est indispensable et utile. On ne pourra pas évaluer les effets d’une vaccination. Pour l’instant, tout relève d’une décision combinant un peu de rationalité scientifique et beaucoup d’émotion et de peur.
Cet événement de la Grippe A de 2009 s’avère riche d’enseignements sociologiques. Pourquoi cette panique, ou du moins cette diffusion d’informations inquiétantes ? Quel est le ressort de tout ça ? Peut-on penser que les cas médiatisés du SRAS et de la grippe aviaire ont sensibilisé l’opinion et les médias au risque pandémique si bien que la réaction face au virus de 2009 relève d’une hypersensibilité médiatique face à un scénario « éventuel » de pandémie dévastatrice ? La pandémie ne serait-elle pas autant psychique que virale ? Les experts médicaux sont-ils vraiment à la hauteur ? En fin de compte, il s’agit d’un problème de communication dans un contexte où les informations se diffusent dans l’heure, où plus personne ne fait confiance, où des intérêts privés et personnels se greffent, où en fin de compte, plus personne ne contrôle la situation et donc, quelque part, nous sommes dans cet âge crépusculaire si bien décrit par Hermann Broch, un âge où les uns se résignent passivement et les autres s’agitent intempestivement pour régir face à cette pandémie que le prisme déformant des médias, allié à l’incompétence des experts, l’inconnaissance des scientifiques, l’ignorance des journalistes, a déterminé comme cause sanitaire majeure. Dans ce contexte d’ignorance, il va de soi que les théories du complot vont bon train. D’aucuns pensent que le virus vient des laboratoires. Ils ignorent certainement la logique du vivant autant que l’histoire des pandémies. La nature sait produire des virus virulents, l’homme non. A moins de disposer d’une martingale. Ce dont on peut douter. D’autres pensent que les laboratoires complotent. C’est faux. Les laboratoires, bien qu’en rajoutant un peu, obéissent à des commandes des Etats qui réagissent à une panique avérée ou supposée des populations, le tout avec la légèreté des médias dont on peut dire que sur cette affaire de grippe A, ils ont été en dessous de tout, incapables de trouver le moindre expert capable de communiquer intelligemment sur cette affaire. Quant au pouvoir politique, il est malade. Trois ministres dont le premier se déplaçant pour un banal incendie à Marseille. La messe est dite !
Dans un coin de la brousse africaine, il se trouvera bien un autochtone pour verser un clin d’œil à toute cette frénésie occidentale. Et se dire avec sagesse que l’Occident fabrique des problèmes.


H1N1 la vérité par

Concerts

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