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5 mai 2015

Trucs de grand mère pour lutter contre les reflux d’acide gastrique

©Yuri-Arcurs

Nos grands-mères ont l’expérience et la sagesse des traditions orales, elles connaissent les « tuyaux ».

Voici une compilation de recettes qui ont fait leurs preuves pour soulager rapidement les reflux gastro-œsophagien (rgo) et les brûlures d’estomac.

L’ ananas

L’ananas contient de la bromélaïne (dans la tige centrale), une des enzymes qui réduit les protéines, réduit l’inflammation et soutient la cicatrisation des plaies. La bromélaïne est active dans différents pH, dans l’estomac et dans l’intestin grêle. Dans des études animales, la bromélaïne a permis de traiter des ulcères en cicatrisant rapidement la muqueuse gastrique.

Les jus de fruits frais d’ananas (ne pas boire trop froid) ont un niveau élevé d’enzymes qui vous aideront à arrêter votre reflux acide. Vous pouvez également acheter la bromélaïne en comprimés.

Zestes de pamplemousse bio:

Voici une façon de gérer vos reflux acides avec le pamplemousse. Utilisez uniquement de pamplemousse bio. Voici ce qu’il faut faire:

Râpez la peau extérieure d’un pamplemousse bio, évitez la partie blanche amère (sa peau ne doit pas avoir été exposé aux pesticides & conservateurs)Étalez-les sur un plat pour les sécherRangez-les ensuite dans un bocal en verre.

Chaque fois que vous souffrez de maux d’estomac & reflux acide commencez à mâcher et manger ces bandes de pamplemousse sèches. Ne mangez que quelques-une d’entre elles pour tester l’efficacité sur votre organisme.

Infusions & Décoctions

Un thé que vous pouvez consommer pour soulager le reflux acide et les brûlures d’estomac. Il vous aidera à réduire la quantité d’acide que vous avez dans l’estomac. Mélangez des quantités égales d’anis, de menthe et de lavande.  (attention la menthe verte et  la menthe poivrée fraiches ne sont pas conseillées pour le rgo, car elle favorisent le relâchement du sphincter œsophagien)

Faites une infusion de ce mélangeAjoutez un peu de miel si vous le souhaitez.Placez ce thé dans un thermosBuvez une tasse le matin et une dans la soirée pour obtenir un soulagement des reflux gastriques.

-L’anis – est une plante qui stimule la digestion et possède de nombreux autres avantages pour votre corps. Utilisez uniquement l’anis couleur de cendre appelée anis vert.

-La menthe – est une autre plante puissante pour l’estomac. Elle aide à la digestion et apaise les crampes, les ulcères, et les gaz. Attention(!) il est déconseillé de consommer de la menthe fraiche en cas de rgo (relâchement du sphincter œsophagien).

-La lavande – connue pour son parfum a une activité de guérison pour votre corps: elle soigne la nervosité et les insomnies, les rhumatismes et les infections des voies respiratoires. Elle est utile dans la réduction de l’acide dans l’estomac.

Racine de chicorée

La chicorée vient d’une famille d’herbes amères qui contiennent les endives et les scaroles.

Faites infuser une cuillerée de racine de chicorée pendant 5 – 10 minutes.Boire ce thé aide à corriger le reflux acide les des brûlures d’estomac.

L’usage de la chicorée est reconnu pour soulager divers malaises digestifs (dyspepsie et rgo), notamment en raison de ses vertus légèrement cholérétiques (stimulation de la production de bile).

Recette à la cannelle

En plus d’être utilisée pour diverses pâtisseries, la cannelle détient de nombreuses utilisations médicinales. Elle a un effet antiseptique et a été historiquement utilisée pour lutter contre le rhume et la grippe. Elle possède aussi la capacité de réguler les estomacs acides.

Voici comment utiliser la cannelle pour normaliser votre acidité:

faites vous un toast de pain aux raisinsBeurrer ce pain aux raisinsSaupoudrer cette tartine grillée de cannelleSaupoudrer avec de la cardamone en poudre

Lorsque vous mangez ce pain grillé, mâcher lentement et complètement avant de l’avaler pour permettre aux sucs digestifs dans votre bouche de commencer à décomposer cette nourriture. La cardamome, qui se trouve en Inde, a été utilisée avec succès dans la médecine ayurvédique pour soigner de nombreux troubles digestifs.

Les enzymes digestives comme aide ponctuelle:

Citrate de bétaïne, pepsine et papaïne aident a traiter les symptômes de digestion laborieuse (à utiliser de manière provisoire)

En vieillissant, votre estomac affaiblit sa capacité à produire de l’acide chlorhydrique pour digérer les protéines. Les protéines mal digérées conduisent aux reflux acides. Le citrate de bétaïne est utilisé dans le cas de digestions difficiles.

la pepsine (du grec pepsis :digestion & peptein: digérer) prise après chaque repas copieux pour vous assurer de digérer l’ensemble de vos protéines (consultez votre pharmacien).

Les enzymes digestives issues de la papaye, qui contiennent de la papaïne, sont également excellentes pour la digestion des protéines. Souvent disponible sous forme de comprimés à mâcher. Attention(!) l’ingestion d’importantes quantités de papaïne peut irriter la paroi de œsophage.

Mixture à base de laitue romaine

Cette salade est riche en minéraux et est fortement alcaline.

Voici ce que vous devez faire:

Lavez votre Laitue Romaine à l’eau distilléeCoupez les feuilles et les placer dans un mélangeur (votre robot favori)Ajouter de l’eau distillée froide pour faire une suspensionAjouter une faible quantité de miel pour donner du goût

Boire une tasse pour obtenir le soulagement de votre reflux acide.

En utilisant les voies de recours énumérés ici vous soulagerez vos reflux acide, mais plus important encore est d’ajouter une salade à votre alimentation quotidienne et vous aurez moins d’acide dans votre vie. L’ajout de chicorée à votre salade aura aussi des avantages dans la prévention des reflux acide.

Recette  au Macis à la noix de muscade et à l’orme rouge

Voici un remède naturel qui utilise le macis et la noix de muscade, qui est connue dans le traitement de l’indigestion, de l’acide gastrique, des brûlures d’estomac, gaz de l’estomac et des vomissements.

1 cuillère à café d’ écorce d’orme rouge (se trouve en vrac ou en capsule)Une pincée de  noix muscade moulueUne pincée de macis haché (Le macis est l’enveloppe qui protège la noix de muscade)Ajouter de l’eau distillée pour faire une suspension en douceurFaire chauffer sans bouillir

Laisser le mélange refroidir. Boire jusqu’à ½ tasse à la fois. Stockez le reste dans le réfrigérateur et réchauffer avant de consommer.Essayez, vous serez surpris de l’efficacité.

Fruits

Les pommes fraîches, les figues sèches, les bananes, les carottes, sont de bons remèdes naturels qui peuvent aider à contrôler la sécrétion d’acide gastrique dans l’estomac.

Prendre des mesures pour améliorer votre style de vie, réduire le stress et suivre un bon régime alimentaire vous permettra de vous soulager, et d’ éviter les complications.

le vinaigre de cidre de pomme

Un des meilleurs remèdes naturels contre le reflux gastro-œsophagien est le vinaigre de cidre de pomme. Cela peut paraitre paradoxal, mais de très nombreux témoignages d’amélioration existent.

Afin de maximiser ses effets, il doit être administré en mangeant. Mélanger une cuillère à soupe de vinaigre de cidre dans un verre d’eau et le boire au cours de votre repas afin d’atteindre des résultats probants.

Pour la majorité des personnes,  le vinaigre de cidre est un remède naturel efficace qui a un effet calmant sur l’estomac et aide à diminuer la quantité de liquides digestifs qu’il produit.

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Contrairement à la croyance populaire, la taille du repas est importante. Privilégier de petits repas plus fréquents et mastiquer consciencieusement. le principe est simple: Les aliments ingérés en petite proportion réduisent les efforts de digestion et nécessite donc moins sécrétion d’acide au cours du processus de la digestion.Bien sûr, souffrir de reflux acide ne signifie pas que l’on doit absolument éviter les plaisirs de la vie, mais croyez-le ou non, la bière – le meilleur ami de tout le monde – double effectivement l’acide sécrété par l’estomac une heure après son admission.Autant que possible, rester debout pendant trente minutes après avoir pris un repas (évitez surtout la position allongée).

Évitez d’utiliser des antiacides et ipp, qui ont des effets secondaires indésirables et contiennent de l’aluminium, qui a été associé à la sénilité et la maladie d’Alzheimer

Le sang qui sauve, qui soigne

Le défi médical et moral des Témoins de Jéhovah

Image result for temoins de jehovah et sangLes médecins qui soignent les Témoins de Jéhovah se trouvent placés devant un défi. En effet, leurs convictions religieuses font que les membres de cette confession refusent les transfusions de sang total, homologue et autologue, l’injection de concentrés érythrocytaires, de globules blancs ou de plaquettes sanguines. Par contre, beaucoup acceptent l’utilisation d’un cœur-poumon artificiel, d’un dialyseur ou d’un équipement similaire, à condition que l’amorce soit faite avec des produits non sanguins et que le sang continue à circuler normalement dans le circuit extra-corporel. Le corps médical n’a pas à s’inquiéter de sa responsabilité légale, car les Témoins, refusant en connaissance de cause qu’on leur administre du sang, font toutes les démarches nécessaires pour dégager la responsabilité du médecin. En outre, les Témoins acceptent des produits non sanguins de remplacement. L’emploi de ces substituts, associé à des soins méticuleux, permet aux médecins de pratiquer toutes sortes d’opérations de chirurgie lourde sur des Témoins de Jéhovah adultes ou mineurs. Ainsi, on a mis au point une méthode de traitement destinée à ces patients, méthode conforme au principe qui requiert de traiter “ l’homme total ”. (JAMA1981; 246:2471, 2472.)
LES médecins se trouvent placés devant un problème important, et qui prend une ampleur croissante. Il y a, aux États-Unis, plus d’un demi-million de Témoins de Jéhovah, lesquels refusent la transfusion sanguine. Il faut savoir que le nombre de ces Témoins et de leurs sympathisants ne cesse d’augmenter. Autrefois, quantité de médecins et de responsables d’hôpitaux estimaient que le refus de la transfusion relevait de la justice et ils sollicitaient auprès des tribunaux l’autorisation d’agir en fonction de ce qu’il leur semblait être médicalement recommandable; cependant, des publications médicales récentes laissent apparaître un changement d’état d’esprit tout à fait notable. Ce phénomène, sans doute dû à une plus grande expérience en chirurgie sur des malades dont le taux d’hémoglobine est très faible, est peut-être le signe d’une meilleure prise de conscience du concept juridique de “ consentement éclairé du malade ”.
En chirurgie réglée et en traumatologie, bon nombre de Témoins, adultes ou mineurs, sont aujourd’hui traités sans transfusion sanguine. Récemment, [aux États-Unis,] des représentants des Témoins de Jéhovah ont rencontré les équipes médicales et les personnels administratifs de quelques-uns des plus grands établissements hospitaliers du pays. Ces entretiens ont favorisé une meilleure compréhension et ont permis de résoudre certains problèmes relatifs aux procédés d’économie de sang, aux transplantations et aux conflits d’ordre médico-légal.

Image result for temoins de jehovah et sangLES TÉMOINS ET LES TRAITEMENTS MÉDICAUX

Les Témoins de Jéhovah reçoivent des traitements médicaux et bénéficient d’interventions chirurgicales. On compte parmi eux un certain nombre de médecins, et même des chirurgiens. Toutefois, les Témoins sont des gens profondément religieux, et, selon leur croyance, la transfusion de sang leur est interdite par des passages bibliques comme ceux-ci : “ Seulement la chair avec son âme — son sang — vous ne devrez pas la manger. ” (Genèse 9:3, 4). “ [Vous devrez] en verser le sang et le couvrir de poussière. ” (Lévitique 17:13, 14). Et ‘ abstenez-vous de la fornication, et de ce qui est étouffé, et du sang’. (Actes 15:19-21.)
Bien que ces versets ne soient pas formulés dans un langage médical, les Témoins considèrent qu’ils condamnent les transfusions de sang total, de concentrés érythrocytaires et de plasma, ainsi que l’administration de globules blancs et de plaquettes. Toutefois, la compréhension qu’ont les Témoins de ces versets n’interdit pas absolument l’emploi de composants tels que l’albumine, les immunoglobulines et les préparations destinées aux hémophiles: il appartient à chaque Témoin de décider s’il peut les accepter 2.
Selon la croyance des Témoins, le sang qui sort de l’organisme doit être jeté; c’est pourquoi ils n’acceptent pas que l’on stocke leur sang en vue d’une autotransfusion. Les techniques de prélèvement peropératoires ou d’hémodilution qui nécessitent le stockage de sang sont pour eux inacceptables. Toutefois, nombre de Témoins ne voient pas d’objection à l’emploi du dialyseur ou du cœur-poumon artificiel (à condition que l’amorce soit faite avec des produits non sanguins), de même que la récupération peropératoire quand la circulation extra-corporelle n’est pas interrompue. Le médecin doit donc s’entretenir avec son malade pour savoir ce que lui dicte sa conscience 2.
Les Témoins ne pensent pas que la Bible traite directement des transplantations d’organes; aussi appartient-il à chaque Témoin de décider s’il peut subir une transplantation de cornée, de rein ou d’un autre tissu.

LA CHIRURGIE LOURDE RENDUE POSSIBLE

Image result for temoins de jehovah et sangDans le passé, les chirurgiens refusaient souvent de soigner les Témoins parce que leur prise de position sur l’emploi du sang et de ses dérivés semblait “ lier les mains du médecin ” ; aujourd’hui, cependant, nombre de praticiens préfèrent ne considérer cette situation que comme une difficulté supplémentaire, un défi à leur art. Étant donné que les Témoins ne s’opposent pas à l’emploi de liquides de remplacement colloïdaux ou cristalloïdes, de l’électrocautère, de l’anesthésie hypotensive 3 ou de l’hypothermie, ces procédés sont utilisés avec succès. Les applications présentes et futures de l’Hétastarch [non commercialisé en France] 4, les injections intraveineuses de fer-dextran à fortes doses 5, 6, ainsi que l’utilisation du “ bistouri à ultrasons 7 ”, sont prometteuses et ne sont pas irrecevables du point de vue religieux. De plus, si un substitut sanguin aux fluorocarbones élaboré récemment (le Fluosol-DA) se révèle à la fois sûr et efficace 8, son utilisation n’ira pas à l’encontre des croyances des Témoins.
En 1977, les docteurs Ott et Cooley 9 firent état de 542 opérations cardio-vasculaires pratiquées sur des Témoins de Jéhovah (sans transfusion de sang). D’après leurs conclusions, on peut avoir recours à ce mode opératoire, car “ le faible risque encouru est tout à fait acceptable ”. À notre demande, le docteur Cooley s’est livré à l’analyse statistique de 1 026 opérations, dont 22 % ont été pratiquées sur des mineurs. Il a abouti à cette conclusion : “ Chez les Témoins de Jéhovah, le risque chirurgical n’est guère plus élevé que chez les autres opérés. ” Pareillement, le docteur Michael DeBakey a déclaré : “ Dans la grande majorité des cas [où l’on a affaire à des Témoins], les risques d’une opération pratiquée sans transfusion ne sont pas plus élevés que lorsque nous administrons du sang. ” (Communication personnelle de l’auteur, mars 1981). Les revues médicales font également état d’opérations réussies de chirurgie lourde en urologie 10et en orthopédie 11. Les docteurs Dean MacEwen et Richard Bowen écrivent que des arthrodèses rachidiennes postérieures ont “ été réalisées avec succès sur 20 [Témoins] mineurs ”. (Faits non publiés, août 1981.) Ils ajoutent : “ Le chirurgien doit admettre qu’il lui faut respecter le droit du malade à refuser une transfusion de sang, tout en accomplissant l’acte chirurgical de telle manière que la sécurité du malade soit assurée. ”
Le docteur Herbsman 12 signale la réussite d’opérations sur des sujets, y compris des jeunes, “ ayant subi des pertes de sang très importantes d’origine traumatique ”. Il dit lui-même: “ Les Témoins sont quelque peu désavantagés quand le besoin de sang se fait sentir. Pourtant, il est tout à fait évident que nous disposons de solutions pour remplacer le sang. ” Tout en remarquant que beaucoup de chirurgiens hésitent à opérer les Témoins de Jéhovah par “ crainte de poursuites judiciaires ”, ce médecin montre que cette prise de position ne se justifie pas.

Image result for temoins de jehovah et sangLES PROBLÈMES JURIDIQUES ET LES CAS DE MINEURS

[Aux États-Unis,] les Témoins signent volontiers le texte proposé par l’Association des médecins américains qui dégage le praticien et l’hôpital de toute responsabilité 13. En outre, la plupart des Témoins portent sur eux une carte à l’attention des médecins, signée et authentifiée, carte préparée en consultation avec les autorités médicales et juridiques. Ces pièces engagent la personne du malade et offrent une garantie aux médecins. Le juge Warren Burger précise que des poursuites pour faute professionnelle “ apparaîtraient comme non recevables ” s’il était établi qu’une telle décharge a été signée. Sous la plume de J. Paris 14, qui traite de cette question dans une analyse de la “ liberté religieuse et [des] traitements médicaux imposés ”, nous lisons : “ Un commentateur, qui a étudié les textes parus sur le sujet, a déclaré ceci : ‘ Je n’y ai rien trouvé qui justifie l’affirmation selon laquelle le médecin encourrait (…) une responsabilité (…) pénale pour ne pas avoir procédé de force à une transfusion. ’ Ce risque apparaît davantage comme le pur produit de l’imagination d’un juriste que comme une éventualité à envisager sérieusement. ”
Ce sont, malgré tout, les soins à donner aux enfants mineurs qui posent le problème le plus délicat. Ils donnent souvent lieu à des actions en justice contre des parents accusés de négligence. Cependant, nombre de médecins et d’avocats qui connaissent bien les Témoins de Jéhovah contestent ces poursuites. Ils estiment que les Témoins s’efforcent de bien faire soigner leurs enfants. Les Témoins, qui ne désirent pas se soustraire à leur responsabilité de parents ni ne veulent abandonner cette responsabilité à un juge ou à un tiers, demandent que l’on tienne compte des convictions religieuses de leur famille. Pour le docteur A. Kelly, ancien secrétaire de l’Association des médecins canadiens 15, “ les parents des mineurs et les proches des malades inconscients sont habilités à interpréter la volonté du malade. (…) Je n’ai nulle admiration, dit-il, pour les méthodes d’un tribunal de comédie réuni à deux heures du matin dans le but d’enlever un enfant à la garde de ses parents ”.
Lorsqu’il s’agit de déterminer quels soins on doit administrer à leurs enfants, il est évident que les parents ont leur mot à dire. Il peut y avoir le choix entre une intervention chirurgicale et un traitement par la radiothérapie ou la chimiothérapie, ces méthodes comportant des avantages et des inconvénients. Pour des raisons morales qui dépassent le cadre des dangers inhérents aux transfusions 16, les parents Témoins de Jéhovah demandent l’emploi de thérapeutiques qui n’aillent pas à l’encontre de leurs convictions religieuses. Cela s’accorde avec le principe médical commandant de soigner “ l’homme total ” et de ne pas sous-estimer les dommages psychosociologiques, aux effets peut-être durables, que pourrait entraîner un traitement pratiqué au mépris des croyances profondes d’une famille. [Aux États-Unis,] de grands centres hospitaliers qui ont eu affaire aux Témoins de Jéhovah acceptent désormais de prendre en charge des Témoins, y compris des enfants, venant d’établissements où l’on refuse de les soigner.

UN DÉFI POUR LES MÉDECINS

Comme on peut le comprendre, soigner les Témoins de Jéhovah n’est pas simple pour le médecin qui est décidé à préserver la vie et la santé de ses malades en utilisant toutes les techniques qui sont à sa disposition. Dans la préface d’une série d’articles traitant de chirurgie lourde pratiquée sur des Témoins de Jéhovah, le docteur Harvey 17écrit : “ Certes, ces croyances qui peuvent gêner mon travail sont irritantes. ” Il ajoute toutefois : “ Nous oublions trop facilement peut-être que la chirurgie est un art qui dépend de la technique de chacun. Et la technique est quelque chose que l’on peut améliorer. ”
Image result for temoins de jehovah et sangFaisant état d’une information inquiétante selon laquelle l’un des centres de traumatologie les plus importants du comté de Dade, en Floride, aurait pour “ politique d’ensemble le refus de soigner ” les Témoins de Jéhovah, le professeur Bolooki 18 souligne que “ chez ces malades, les risques associés à la majorité des interventions chirurgicales sont plus faibles qu’à l’ordinaire ”. Il ajoute : “ Bien que les chirurgiens aient le sentiment d’être privés d’un des moyens offerts par la médecine moderne, (…) je suis convaincu qu’ils apprendront beaucoup en opérant ces malades. ”
Au lieu de considérer les Témoins de Jéhovah comme une source de complications, de plus en plus de médecins acceptent la situation comme un défi médical. En relevant ce défi, ils ont mis au point un schéma opératoire destiné à cette catégorie de malades, schéma qui est suivi dans de nombreux hôpitaux. Et les soins que prodiguent ces médecins sont meilleurs pour la personne entière du malade. D’ailleurs, le docteur Gardner 19 fait cette observation : “ À quoi servirait-il de guérir le corps du malade si l’on portait atteinte à sa vie spirituelle, telle qu’il la conçoit ? Ce serait le jeter dans une existence désormais vide de sens et peut-être pire que la mort. ”
Les Témoins reconnaissent que, du point de vue médical, leurs convictions inébranlables paraissent un risque supplémentaire et peuvent rendre plus compliqué le traitement. En conséquence, ils témoignent généralement d’une reconnaissance peu courante pour les soins qu’on leur donne. Ils possèdent, ce qui est non négligeable, une foi profonde ainsi qu’un intense désir de vivre, et ils collaborent volontiers avec les médecins et le personnel médical. C’est pourquoi le malade et le médecin sont unis pour relever ce défi incomparable.

1 mai 2015

L'impact spectaculaire de l'alimentation sur le cancer du côlon

Une expérience consistant à faire manger des Africains comme des Américains révèle la vitesse avec laquelle l'organisme réagit à un régime déséquilibré.
Il suffit de deux semaines de régime alimentaire «à l'américaine» pour voir apparaître dans un organisme sain des signes de risque de cancer du côlon. C'est l'inquiétant constat d'une équipe de scientifiques de l'Université de Pittsburgh (Etats-Unis) et de l'Imperial College de Londres à l'issue d'une expérience insolite.
Le cancer du côlon est le quatrième plus meurtrier au monde, avec plus de 500.000 morts par an. Sa répartition est inégale, puisque cette maladie est davantage présente dans les pays occidentaux. Par contre, elle est extrêmement rare chez les Africains natifs ou dans l'Est de l'Asie.
Les chercheurs ont donc demandé à un groupe de vingt volontaires afro-américains d'échanger pendant deux semaines leur régime alimentaire riche en protéines et en graisses avec celui de vingt volontaires africains, plus riche en fibres. Tous les participants, en bonne santé au moment de l'étude, ont subi une coloscopie (exploration visuelle du côlon) avant et après l'échange. Il est apparu que neuf volontaires américains sur 20 avaient des polypes, excroissances anormales de la paroi intérieure du côlon, qui sont généralement bénignes mais qui peuvent être à l'origine de tumeurs cancéreuses. Par contre, aucun des participants africains ne présentait ces anomalies. Les chercheurs ont également mesuré les marqueurs biologiques de risque de cancer du côlon et ils se sont livrés à l'analyse d'échantillons de bactéries de cette zone.

«Une vitesse vraiment suprenante»

L'étude, parue mardi dans la revue Nature Communications, révèle qu'après deux semaines de régime à l'africaine, les Américains ont vu diminuer l'inflammation de leur côlon (connue pour augmenter le risque de cancer) et la présence des biomarqueurs à un niveau plus bas que celui des Africains avant le début de l'expérience. En revanche, dans le groupe des Africains, les signes de risque de cancer ont considérablement augmenté après deux semaines de régime alimentaire nord-américain.
«Les résultats suggèrent qu'il est possible de réduire le risque de cancer du côlon en mangeant plus de fibres, explique sur le site de l'Imperial College de Londres le Pr Jeremy Nicholson, coauteur de l'étude. Jusque-là, rien de nouveau, mais ce qui est vraiment surprenant, c'est la vitesse à laquelle les marqueurs de risque peuvent apparaître ou au contraire disparaître. Tout cela nous amène à penser que l'occidentalisation des populations africaines pourrait faire du cancer du côlon un problème majeur de santé publique dans ces pays».

Côlon on the road

En France, ce sujet est déjà au cœur des préoccupations de santé publique, puisque le cancer colorectal est le troisième plus fréquent derrière les cancers de la prostate et du sein, emportant 17.000 personnes chaque année. Depuis quatre ans, la Ligue nationale contre le cancer se mobilise, en partenariat avec la fondation Aide et recherche en cancérologie digestive et la Société française d'endoscopie digestive, en organisant le «Côlon tour». Le concept est simple: faire voyager un côlon gonflable géant dans 90 villes françaises afin de sensibiliser les visiteurs à cette maladie et à l'intérêt du dépistage. Démarré en février dernier, le côlon poursuivra son périple jusqu'au 13 septembre prochain. Avec 25.000 visiteurs en 2014, la Ligue contre le Cancer espère rassurer la population et estomper les préjugés.

Les nombreuses vertus du café sur la santé

Quelque 150 études sont parues sur le sujet cette année seulement. De nombreux effets positifs ont été constatés chez les personnes ayant une consommation raisonnable de cette substance.
Le café est-il bon pour la santé? Probablement oui, à condition de ne pas en abuser, répondent en substance la grande majorité des études parues depuis le début de l'année sur le sujet à travers le monde. Ingurgité à des doses variables, selon les études, il pourrait avoir un effet positif sur les maladies cardio-vasculaires, les cancers digestifs, le diabète sucré, les maladies de Parkinson et d'Alzheimer ou même les yeux secs. Il réduirait même le risque de décès de 10% chez les adultes de 50 à 71 ans buvant trois tasses de café par jour comparé à ceux qui n'en consomment pas, selon une étude effectuée sur 400.000 personnes et publiée en mai par l'Institut national américain du cancer.
L'une des boissons les plus consommées au monde après l'eau, le café a longtemps eu une mauvaise image, suspecté de favoriser certaines maladies cardio-vasculaires, certains cancers comme ceux du rein et de la vessie et d'avoir un effet néfaste sur le développement du foetus. Mais les innombrables études réalisées depuis vingt ans ont largement balayé ces craintes. «Elles montrent que le café est plutôt bénéfique s'il est consommé en quantité modérée, soit de 200 à 300 mg de caféine par jour», note Astrid Nehlig, directrice de recherche à l'Inserm et spécialiste des effets du café sur la santé.

Caféine ou antioxydants?

La quantité modérée correspond à deux ou trois tasses de café aux États-Unis, cinq à six expressos en France car, paradoxalement, le «petit noir» contient moins de caféine que le café américain, explique-t-elle. La caféine se trouve également dans le thé, les sodas et certains chocolats noirs.
Il semble toutefois difficile de déterminer ce qui, de la caféine ou des autres molécules présentes dans le café, comme les polyphénols (qui ont un effet antioxydant), est à l'origine des effets bénéfiques sur les diverses pathologies. Pour la maladie de Parkinson, qui a fait l'objet d'études cliniques, c'est clairement la caféine qui agit sur les récepteurs de l'adénosine, une molécule régulant l'excitabilité cérébrale. Pour le diabète de type 2 (le plus répandu), la caféine ne semble pas impliquée puisque l'effet bénéfique est le même chez les buveurs de café ou de café décaféiné, relève Mme Nehlig. «On nage également dans le flou pour les maladies cardio-vasculaires et les cancers digestifs» où interviendraient plutôt les effets antioxydants, ajoute-t-elle.
Tobias Kurth, chercheur à l'Inserm, reste prudent: «Il est difficile de conclure que le café a vraiment un rôle protecteur tant qu'on ne connaît pas précisément le mécanisme biologique en cause.»

Gare aux excès

Pour Jean Costentin, professeur de pharmacologie à la faculté de médecine de Rouen, auteur de Café, thé, chocolat. Les bons effets sur le cerveau, l'intelligence et les humeurs, la caféine «est une drogue, mais une bonne drogue puisqu'elle entraîne peu d'accoutumance et pas de distorsion du fonctionnement cérébral». La tolérance au café varie néanmoins selon les individus. Chez certaines personnes prédisposées génétiquement, il peut induire de l'anxiété, chez d'autres il aura un effet calmant.
Le café provoque également des brûlures d'estomac et pourrait augmenter le taux de cholestérol lorsqu'il est non filtré, en raison des lipides contenus dans les grains de café. Certaines substances issues de la torréfaction peuvent aussi être cancérigènes, reconnaît le Pr Costentin.
Les femmes enceintes devraient se contenter d'une tasse par jour, ajoute-t-il, et les femmes ménopausées éviter une «consommation excessive», qui augmente légèrement le risque d'ostéoporose. À forte dose (plus de 5 tasses par jour), il réduit également de 50% les chances de succès d'une fécondation in vitro, selon une étude présentée mardi à Istanbul.

Long ou serré, le café a de nombreux adeptes ! Le café est l’une des boissons les plus consommées dans le monde. On le cultive dans plus de 70 pays, les deux principaux producteurs mondiaux étant le Brésil et la Colombie. 
Les grains de café proviennent des baies du caféier, un arbuste originaire de la forêt vierge. Les pays producteurs de café se situent tous autour de l’équateur, le caféier affectionnant un climat spécifique: une température entre 20 et 25°C et un ensoleillement pas trop vif. Il existe deux variétés de café :
Le café Arabica représente 75% de la production mondiale de café. Cette variété originaire d’Abyssinie (aujourd’hui l’Éthiopie) s’est répandue dans le monde entier. Le caféier Arabica délicat et exigeant est cultivé à flanc de montagne entre 600 et 2000 m d’altitude, surtout en Amérique Centrale, en Amérique du Sud et en Afrique de l’Est. L’Arabica a une saveur pleine et douce. Il a une teneur en caféine relativement basse (entre 0,8 et 1,3%).

Le caféier Robusta représente 25% de la production mondiale. Comme son nom le suggère, il est robuste. Il pousse à des hauteurs moins élevées que l’Arabica et résiste bien aux maladies. Son rendement par arbuste est plus élevé. La saveur du Robusta est relevée, quelque peu amère, très pure, mais moins aromatique que celle du café Arabica. Sa teneur en caféine s’élève de 2% à 2,5%. Le Robusta est surtout cultivé en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-Est.
Les grains de café sont torréfiés c’est-à-dire grillés pour libérer les arômes du café tout en tempérant leur acidité naturelle. Plus la torréfaction est longue, plus le café sera fort et amer et moins le caractère d’origine du grain sera prononcé. Chaque variété de grains demande une torréfaction spécifique pour d’obtenir l’équilibre idéal entre douceur et acidité et de créer ainsi un goût optimal.

Le café contient principalement de la caféine, des alcools diterpènes et des composés phénoliques connus pour leurs effets antioxydants.
Le café contient plus d’une douzaine de composés bioactifs, la plupart formés durant le processus de torréfaction (rôtissage) du grain. Trois d’entre eux s’y trouvent en grande concentration et sont importants d’un point de vue physiologique. Il s’agit de la caféine, des alcools diterpènes et des composés phénoliques connus pour leurs effets antioxydants. Le café contient principalement 2 familles d’antioxydants : les acides chlorogéniques naturellement présents dans le café vert et les mélanoïdines, qui apparaissent lors de la torréfaction et lui donnent sa couleur brune caractéristique. De par sa composition et en raison de sa consommation quotidienne, le café est l’un des aliments qui contribue le plus à l’apport en antioxydants. Une consommation modérée de 2 à 3 tasses de café par jour contribue de ce fait à votre apport quotidien en antioxydants. À ce sujet, une étude norvégienne montre que le café est l’aliment du régime alimentaire qui contribue le plus à l’apport total en antioxydant chez cette population1.
[1] Svilaas A, Sakhi AK, et al. Intakes of antioxidants in coffee, wine, and vegetables are correlated with plasma carotenoids in humans. J Nutr 2004 March;134(3):562-7.
La café aurait un effet bénéfique sur le diabète de type 2 et sur certains cancers.
La majorité des études épidémiologiques publiées à ce jour indiquent que le café, consommé en grande quantité, réduirait le risque de diabète de type 2. En effet, la consommation de quatre à six tasses de café par jour et plus réduit de 28 % le risque de diabète de type 2, comparativement à moins de deux tasses par jour1.
Il n’est pas possible, à partir des données provenant de ce type d’études, de proposer un mécanisme d’action, ni d’établir un lien de cause à effet. Cependant, il a été supposé que l’acide chlorogénique présent dans le café pourrait interférer avec l’action d’un enzyme dont la fonction est de libérer du glucose dans le sang. L’acide chlorogénique pourrait aussi diminuer l’absorption intestinale du glucose en bloquant son transport à la membrane de l’intestin. Quant à la caféine, elle ne serait pas responsable de l’effet bénéfique que procure le café puisque le café décaféiné diminue également le risque de diabète de type 2.
D’autre part, la consommation de café peut être associée, à long terme, à un risque réduit de cancer de l'endomètre2. Ainsi, 4 tasses par jour réduisent le risque de 25% de cancer de l’endomètre. Le risque est également réduit pour des doses moins importantes : de 7 % pour 2 ou 3 tasses par jour. Cet effet favorable fonctionne également avec le café décaféiné. Ce sont les propriétés anti oxydants du café qui seraient responsables de cet effet protecteur, le café contenant plus d’anti oxydants que nombre de fruits et légumes
Enfin, une consommation régulière de café, ou de déca, peut réduire le risque de décès de cancer de la prostate chez les hommes3. En effet, les hommes qui consomment le plus de café (soit une consommation supérieure à 6 tasses par jour) présentent un risque réduit de près de 20% de développer toute forme de cancer de la prostate
 La caféine a un impact sur le sommeil.
L’alimentation a une influence directe sur la qualité du sommeil. En effet, bien manger dans la journée contribue à bien dormir la nuit.
La consommation de caféine stimule le système nerveux. Plus précisément, elle inhibe la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil, jusqu’à 6 heures après sa consommation. Il est donc conseillé de limiter sa consommation de café après 16h.
Valeurs nutritionnelles pour 100 ml de café noir, non sucré
Nom des constituants
Unité
Teneur moyenne
Energie
kcal
0,8
Eau
g
99,3
Protéines
g
0,15
Glucides
g
0
Fibres alimentaires
g
0
Lipides
g
0,02
Sodium
mg
3,37
Magnésium
mg
6,44
Phosphore
mg
2
Potassium
mg
51
Calcium
mg
6,4
Manganèse
mg
0,03
Fer total
mg
0,2
Cuivre
mg
0,008
Zinc
mg
0,04
Sélénium
µg
0,1
Iode
µg
0,6
Rétinol
µg
0
Bêta-carotène
µg
0
Vitamine D
µg
0
Activité vitaminique E
(en équivalents alpha-tocophérol)
mg
0
Vitamine C
mg
0
Vitamine B1 ou Thiamine
mg
0,01
Vitamine B2 ou Riboflavine
mg
0,07
Vitamine B3 ou PP ou Niacine
mg
0,19
Vitamine B5 ou Acide pantothénique
mg
0,25
Vitamine B6 ou Pyridoxine
mg
0,001
Vitamine B9 ou Folates totaux
µg
1
Vitamine B12 ou Cobalamines
µg
0


Les gros buveurs de café semblent avoir moins de chances de développer un diabète de type 2 que ceux qui en boivent peu, ou pas du tout? Ces effets positifs du café sont connus depuis plusieurs années sans que l’on sache quels en sont les mécanismes intimes.
On sait déjà que ce n'est pas la caféine qui est directement responsable de ces bénéfices contre le diabète : des effets bénéfiques chez les consommateurs de café décaféiné et aussi mais aussi chez les buveurs de thé .
Les effets positifs sont mesurables à partir de quatre tasses de café par jour, avec un risque réduit de 50% d'avoir un diabète de type 2 par rapport à ceux qui n'en boivent pas ou qui n'en prennent que deux tasses par jour. Au-delà de quatre tasses quotidiennes, les risques continuent de décroître de presque 7% par tasse supplémentaire.
Mais cela ne doit toutefois pas encourager à une consommation excessive, car la caféine est un stimulant légèrement addictif avec de légers effets cardiovasculaires, des impacts sur le sommeil
La perturbation d'une hormone, l'amyline, produite par le pancréas en même temps que l'insuline pourrait être à l’origine de ce phénomène. Deux des composés organiques du café, l'acide caféique et l'acide chlorogénique, inhibent la transformation de l'amyline dans une forme toxique. Cette inhibition serait, d'après les scientifiques, suffisante pour expliquer les moindres risques de déclenchement de diabète de type 2.
Après avoir été absorbé par le tube digestif, la caféine met seulement 15 à 30 minutes à parvenir au cerveau, où elle bloque les récepteurs à l'adénosine, une substance qui a des effets apaisants sur le système nerveux. Ainsi, le café empêche le cerveau de se reposer. C'est pour cette raison que le café peut aider à lutter contre la somnolence et même accroitre la vigilance et les réflexes.
Lorsqu'il est consommé en soirée, il court-circuite l'endormissement et raccourcit le temps de sommeil. Cela augmente aussi le nombre de réveils spontanés et de diminuer la qualité du sommeil.
Chez les gros buveurs de café, les impacts négatifs de la caféine sur le sommeil peuvent diminuer voire disparaitre en raison de l'accoutumance.

Trucs de grand mère pour lutter contre les reflux d’acide gastrique

©Yuri-Arcurs

Nos grands-mères ont l’expérience et la sagesse des traditions orales, elles connaissent les « tuyaux ».

Voici une compilation de recettes qui ont fait leurs preuves pour soulager rapidement les reflux gastro-œsophagien (rgo) et les brûlures d’estomac.

L’ ananas

L’ananas contient de la bromélaïne (dans la tige centrale), une des enzymes qui réduit les protéines, réduit l’inflammation et soutient la cicatrisation des plaies. La bromélaïne est active dans différents pH, dans l’estomac et dans l’intestin grêle. Dans des études animales, la bromélaïne a permis de traiter des ulcères en cicatrisant rapidement la muqueuse gastrique.

Les jus de fruits frais d’ananas (ne pas boire trop froid) ont un niveau élevé d’enzymes qui vous aideront à arrêter votre reflux acide. Vous pouvez également acheter la bromélaïne en comprimés.

Zestes de pamplemousse bio:

Voici une façon de gérer vos reflux acides avec le pamplemousse. Utilisez uniquement de pamplemousse bio. Voici ce qu’il faut faire:

Râpez la peau extérieure d’un pamplemousse bio, évitez la partie blanche amère (sa peau ne doit pas avoir été exposé aux pesticides & conservateurs)Étalez-les sur un plat pour les sécherRangez-les ensuite dans un bocal en verre.

Chaque fois que vous souffrez de maux d’estomac & reflux acide commencez à mâcher et manger ces bandes de pamplemousse sèches. Ne mangez que quelques-une d’entre elles pour tester l’efficacité sur votre organisme.

Infusions & Décoctions

Un thé que vous pouvez consommer pour soulager le reflux acide et les brûlures d’estomac. Il vous aidera à réduire la quantité d’acide que vous avez dans l’estomac. Mélangez des quantités égales d’anis, de menthe et de lavande.  (attention la menthe verte et  la menthe poivrée fraiches ne sont pas conseillées pour le rgo, car elle favorisent le relâchement du sphincter œsophagien)

Faites une infusion de ce mélangeAjoutez un peu de miel si vous le souhaitez.Placez ce thé dans un thermosBuvez une tasse le matin et une dans la soirée pour obtenir un soulagement des reflux gastriques.

-L’anis – est une plante qui stimule la digestion et possède de nombreux autres avantages pour votre corps. Utilisez uniquement l’anis couleur de cendre appelée anis vert.

-La menthe – est une autre plante puissante pour l’estomac. Elle aide à la digestion et apaise les crampes, les ulcères, et les gaz. Attention(!) il est déconseillé de consommer de la menthe fraiche en cas de rgo (relâchement du sphincter œsophagien).

-La lavande – connue pour son parfum a une activité de guérison pour votre corps: elle soigne la nervosité et les insomnies, les rhumatismes et les infections des voies respiratoires. Elle est utile dans la réduction de l’acide dans l’estomac.

Racine de chicorée

La chicorée vient d’une famille d’herbes amères qui contiennent les endives et les scaroles.

Faites infuser une cuillerée de racine de chicorée pendant 5 – 10 minutes.Boire ce thé aide à corriger le reflux acide les des brûlures d’estomac.

L’usage de la chicorée est reconnu pour soulager divers malaises digestifs (dyspepsie et rgo), notamment en raison de ses vertus légèrement cholérétiques (stimulation de la production de bile).

Recette à la cannelle

En plus d’être utilisée pour diverses pâtisseries, la cannelle détient de nombreuses utilisations médicinales. Elle a un effet antiseptique et a été historiquement utilisée pour lutter contre le rhume et la grippe. Elle possède aussi la capacité de réguler les estomacs acides.

Voici comment utiliser la cannelle pour normaliser votre acidité:

faites vous un toast de pain aux raisinsBeurrer ce pain aux raisinsSaupoudrer cette tartine grillée de cannelleSaupoudrer avec de la cardamone en poudre

Lorsque vous mangez ce pain grillé, mâcher lentement et complètement avant de l’avaler pour permettre aux sucs digestifs dans votre bouche de commencer à décomposer cette nourriture. La cardamome, qui se trouve en Inde, a été utilisée avec succès dans la médecine ayurvédique pour soigner de nombreux troubles digestifs.

Les enzymes digestives comme aide ponctuelle:

Citrate de bétaïne, pepsine et papaïne aident a traiter les symptômes de digestion laborieuse (à utiliser de manière provisoire)

En vieillissant, votre estomac affaiblit sa capacité à produire de l’acide chlorhydrique pour digérer les protéines. Les protéines mal digérées conduisent aux reflux acides. Le citrate de bétaïne est utilisé dans le cas de digestions difficiles.

la pepsine (du grec pepsis :digestion & peptein: digérer) prise après chaque repas copieux pour vous assurer de digérer l’ensemble de vos protéines (consultez votre pharmacien).

Les enzymes digestives issues de la papaye, qui contiennent de la papaïne, sont également excellentes pour la digestion des protéines. Souvent disponible sous forme de comprimés à mâcher. Attention(!) l’ingestion d’importantes quantités de papaïne peut irriter la paroi de œsophage.

Mixture à base de laitue romaine

Cette salade est riche en minéraux et est fortement alcaline.

Voici ce que vous devez faire:

Lavez votre Laitue Romaine à l’eau distilléeCoupez les feuilles et les placer dans un mélangeur (votre robot favori)Ajouter de l’eau distillée froide pour faire une suspensionAjouter une faible quantité de miel pour donner du goût

Boire une tasse pour obtenir le soulagement de votre reflux acide.

En utilisant les voies de recours énumérés ici vous soulagerez vos reflux acide, mais plus important encore est d’ajouter une salade à votre alimentation quotidienne et vous aurez moins d’acide dans votre vie. L’ajout de chicorée à votre salade aura aussi des avantages dans la prévention des reflux acide.

Recette  au Macis à la noix de muscade et à l’orme rouge

Voici un remède naturel qui utilise le macis et la noix de muscade, qui est connue dans le traitement de l’indigestion, de l’acide gastrique, des brûlures d’estomac, gaz de l’estomac et des vomissements.

1 cuillère à café d’ écorce d’orme rouge (se trouve en vrac ou en capsule)Une pincée de  noix muscade moulueUne pincée de macis haché (Le macis est l’enveloppe qui protège la noix de muscade)Ajouter de l’eau distillée pour faire une suspension en douceurFaire chauffer sans bouillir

Laisser le mélange refroidir. Boire jusqu’à ½ tasse à la fois. Stockez le reste dans le réfrigérateur et réchauffer avant de consommer.Essayez, vous serez surpris de l’efficacité.

Fruits

Les pommes fraîches, les figues sèches, les bananes, les carottes, sont de bons remèdes naturels qui peuvent aider à contrôler la sécrétion d’acide gastrique dans l’estomac.

Prendre des mesures pour améliorer votre style de vie, réduire le stress et suivre un bon régime alimentaire vous permettra de vous soulager, et d’ éviter les complications.

le vinaigre de cidre de pomme

Un des meilleurs remèdes naturels contre le reflux gastro-œsophagien est le vinaigre de cidre de pomme. Cela peut paraitre paradoxal, mais de très nombreux témoignages d’amélioration existent.

Afin de maximiser ses effets, il doit être administré en mangeant. Mélanger une cuillère à soupe de vinaigre de cidre dans un verre d’eau et le boire au cours de votre repas afin d’atteindre des résultats probants.

Pour la majorité des personnes,  le vinaigre de cidre est un remède naturel efficace qui a un effet calmant sur l’estomac et aide à diminuer la quantité de liquides digestifs qu’il produit.

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Contrairement à la croyance populaire, la taille du repas est importante. Privilégier de petits repas plus fréquents et mastiquer consciencieusement. le principe est simple: Les aliments ingérés en petite proportion réduisent les efforts de digestion et nécessite donc moins sécrétion d’acide au cours du processus de la digestion.Bien sûr, souffrir de reflux acide ne signifie pas que l’on doit absolument éviter les plaisirs de la vie, mais croyez-le ou non, la bière – le meilleur ami de tout le monde – double effectivement l’acide sécrété par l’estomac une heure après son admission.Autant que possible, rester debout pendant trente minutes après avoir pris un repas (évitez surtout la position allongée).

Évitez d’utiliser des antiacides et ipp, qui ont des effets secondaires indésirables et contiennent de l’aluminium, qui a été associé à la sénilité et la maladie d’Alzheimer

Le sang qui sauve, qui soigne

Le défi médical et moral des Témoins de Jéhovah

Image result for temoins de jehovah et sangLes médecins qui soignent les Témoins de Jéhovah se trouvent placés devant un défi. En effet, leurs convictions religieuses font que les membres de cette confession refusent les transfusions de sang total, homologue et autologue, l’injection de concentrés érythrocytaires, de globules blancs ou de plaquettes sanguines. Par contre, beaucoup acceptent l’utilisation d’un cœur-poumon artificiel, d’un dialyseur ou d’un équipement similaire, à condition que l’amorce soit faite avec des produits non sanguins et que le sang continue à circuler normalement dans le circuit extra-corporel. Le corps médical n’a pas à s’inquiéter de sa responsabilité légale, car les Témoins, refusant en connaissance de cause qu’on leur administre du sang, font toutes les démarches nécessaires pour dégager la responsabilité du médecin. En outre, les Témoins acceptent des produits non sanguins de remplacement. L’emploi de ces substituts, associé à des soins méticuleux, permet aux médecins de pratiquer toutes sortes d’opérations de chirurgie lourde sur des Témoins de Jéhovah adultes ou mineurs. Ainsi, on a mis au point une méthode de traitement destinée à ces patients, méthode conforme au principe qui requiert de traiter “ l’homme total ”. (JAMA1981; 246:2471, 2472.)
LES médecins se trouvent placés devant un problème important, et qui prend une ampleur croissante. Il y a, aux États-Unis, plus d’un demi-million de Témoins de Jéhovah, lesquels refusent la transfusion sanguine. Il faut savoir que le nombre de ces Témoins et de leurs sympathisants ne cesse d’augmenter. Autrefois, quantité de médecins et de responsables d’hôpitaux estimaient que le refus de la transfusion relevait de la justice et ils sollicitaient auprès des tribunaux l’autorisation d’agir en fonction de ce qu’il leur semblait être médicalement recommandable; cependant, des publications médicales récentes laissent apparaître un changement d’état d’esprit tout à fait notable. Ce phénomène, sans doute dû à une plus grande expérience en chirurgie sur des malades dont le taux d’hémoglobine est très faible, est peut-être le signe d’une meilleure prise de conscience du concept juridique de “ consentement éclairé du malade ”.
En chirurgie réglée et en traumatologie, bon nombre de Témoins, adultes ou mineurs, sont aujourd’hui traités sans transfusion sanguine. Récemment, [aux États-Unis,] des représentants des Témoins de Jéhovah ont rencontré les équipes médicales et les personnels administratifs de quelques-uns des plus grands établissements hospitaliers du pays. Ces entretiens ont favorisé une meilleure compréhension et ont permis de résoudre certains problèmes relatifs aux procédés d’économie de sang, aux transplantations et aux conflits d’ordre médico-légal.

Image result for temoins de jehovah et sangLES TÉMOINS ET LES TRAITEMENTS MÉDICAUX

Les Témoins de Jéhovah reçoivent des traitements médicaux et bénéficient d’interventions chirurgicales. On compte parmi eux un certain nombre de médecins, et même des chirurgiens. Toutefois, les Témoins sont des gens profondément religieux, et, selon leur croyance, la transfusion de sang leur est interdite par des passages bibliques comme ceux-ci : “ Seulement la chair avec son âme — son sang — vous ne devrez pas la manger. ” (Genèse 9:3, 4). “ [Vous devrez] en verser le sang et le couvrir de poussière. ” (Lévitique 17:13, 14). Et ‘ abstenez-vous de la fornication, et de ce qui est étouffé, et du sang’. (Actes 15:19-21.)
Bien que ces versets ne soient pas formulés dans un langage médical, les Témoins considèrent qu’ils condamnent les transfusions de sang total, de concentrés érythrocytaires et de plasma, ainsi que l’administration de globules blancs et de plaquettes. Toutefois, la compréhension qu’ont les Témoins de ces versets n’interdit pas absolument l’emploi de composants tels que l’albumine, les immunoglobulines et les préparations destinées aux hémophiles: il appartient à chaque Témoin de décider s’il peut les accepter 2.
Selon la croyance des Témoins, le sang qui sort de l’organisme doit être jeté; c’est pourquoi ils n’acceptent pas que l’on stocke leur sang en vue d’une autotransfusion. Les techniques de prélèvement peropératoires ou d’hémodilution qui nécessitent le stockage de sang sont pour eux inacceptables. Toutefois, nombre de Témoins ne voient pas d’objection à l’emploi du dialyseur ou du cœur-poumon artificiel (à condition que l’amorce soit faite avec des produits non sanguins), de même que la récupération peropératoire quand la circulation extra-corporelle n’est pas interrompue. Le médecin doit donc s’entretenir avec son malade pour savoir ce que lui dicte sa conscience 2.
Les Témoins ne pensent pas que la Bible traite directement des transplantations d’organes; aussi appartient-il à chaque Témoin de décider s’il peut subir une transplantation de cornée, de rein ou d’un autre tissu.

LA CHIRURGIE LOURDE RENDUE POSSIBLE

Image result for temoins de jehovah et sangDans le passé, les chirurgiens refusaient souvent de soigner les Témoins parce que leur prise de position sur l’emploi du sang et de ses dérivés semblait “ lier les mains du médecin ” ; aujourd’hui, cependant, nombre de praticiens préfèrent ne considérer cette situation que comme une difficulté supplémentaire, un défi à leur art. Étant donné que les Témoins ne s’opposent pas à l’emploi de liquides de remplacement colloïdaux ou cristalloïdes, de l’électrocautère, de l’anesthésie hypotensive 3 ou de l’hypothermie, ces procédés sont utilisés avec succès. Les applications présentes et futures de l’Hétastarch [non commercialisé en France] 4, les injections intraveineuses de fer-dextran à fortes doses 5, 6, ainsi que l’utilisation du “ bistouri à ultrasons 7 ”, sont prometteuses et ne sont pas irrecevables du point de vue religieux. De plus, si un substitut sanguin aux fluorocarbones élaboré récemment (le Fluosol-DA) se révèle à la fois sûr et efficace 8, son utilisation n’ira pas à l’encontre des croyances des Témoins.
En 1977, les docteurs Ott et Cooley 9 firent état de 542 opérations cardio-vasculaires pratiquées sur des Témoins de Jéhovah (sans transfusion de sang). D’après leurs conclusions, on peut avoir recours à ce mode opératoire, car “ le faible risque encouru est tout à fait acceptable ”. À notre demande, le docteur Cooley s’est livré à l’analyse statistique de 1 026 opérations, dont 22 % ont été pratiquées sur des mineurs. Il a abouti à cette conclusion : “ Chez les Témoins de Jéhovah, le risque chirurgical n’est guère plus élevé que chez les autres opérés. ” Pareillement, le docteur Michael DeBakey a déclaré : “ Dans la grande majorité des cas [où l’on a affaire à des Témoins], les risques d’une opération pratiquée sans transfusion ne sont pas plus élevés que lorsque nous administrons du sang. ” (Communication personnelle de l’auteur, mars 1981). Les revues médicales font également état d’opérations réussies de chirurgie lourde en urologie 10et en orthopédie 11. Les docteurs Dean MacEwen et Richard Bowen écrivent que des arthrodèses rachidiennes postérieures ont “ été réalisées avec succès sur 20 [Témoins] mineurs ”. (Faits non publiés, août 1981.) Ils ajoutent : “ Le chirurgien doit admettre qu’il lui faut respecter le droit du malade à refuser une transfusion de sang, tout en accomplissant l’acte chirurgical de telle manière que la sécurité du malade soit assurée. ”
Le docteur Herbsman 12 signale la réussite d’opérations sur des sujets, y compris des jeunes, “ ayant subi des pertes de sang très importantes d’origine traumatique ”. Il dit lui-même: “ Les Témoins sont quelque peu désavantagés quand le besoin de sang se fait sentir. Pourtant, il est tout à fait évident que nous disposons de solutions pour remplacer le sang. ” Tout en remarquant que beaucoup de chirurgiens hésitent à opérer les Témoins de Jéhovah par “ crainte de poursuites judiciaires ”, ce médecin montre que cette prise de position ne se justifie pas.

Image result for temoins de jehovah et sangLES PROBLÈMES JURIDIQUES ET LES CAS DE MINEURS

[Aux États-Unis,] les Témoins signent volontiers le texte proposé par l’Association des médecins américains qui dégage le praticien et l’hôpital de toute responsabilité 13. En outre, la plupart des Témoins portent sur eux une carte à l’attention des médecins, signée et authentifiée, carte préparée en consultation avec les autorités médicales et juridiques. Ces pièces engagent la personne du malade et offrent une garantie aux médecins. Le juge Warren Burger précise que des poursuites pour faute professionnelle “ apparaîtraient comme non recevables ” s’il était établi qu’une telle décharge a été signée. Sous la plume de J. Paris 14, qui traite de cette question dans une analyse de la “ liberté religieuse et [des] traitements médicaux imposés ”, nous lisons : “ Un commentateur, qui a étudié les textes parus sur le sujet, a déclaré ceci : ‘ Je n’y ai rien trouvé qui justifie l’affirmation selon laquelle le médecin encourrait (…) une responsabilité (…) pénale pour ne pas avoir procédé de force à une transfusion. ’ Ce risque apparaît davantage comme le pur produit de l’imagination d’un juriste que comme une éventualité à envisager sérieusement. ”
Ce sont, malgré tout, les soins à donner aux enfants mineurs qui posent le problème le plus délicat. Ils donnent souvent lieu à des actions en justice contre des parents accusés de négligence. Cependant, nombre de médecins et d’avocats qui connaissent bien les Témoins de Jéhovah contestent ces poursuites. Ils estiment que les Témoins s’efforcent de bien faire soigner leurs enfants. Les Témoins, qui ne désirent pas se soustraire à leur responsabilité de parents ni ne veulent abandonner cette responsabilité à un juge ou à un tiers, demandent que l’on tienne compte des convictions religieuses de leur famille. Pour le docteur A. Kelly, ancien secrétaire de l’Association des médecins canadiens 15, “ les parents des mineurs et les proches des malades inconscients sont habilités à interpréter la volonté du malade. (…) Je n’ai nulle admiration, dit-il, pour les méthodes d’un tribunal de comédie réuni à deux heures du matin dans le but d’enlever un enfant à la garde de ses parents ”.
Lorsqu’il s’agit de déterminer quels soins on doit administrer à leurs enfants, il est évident que les parents ont leur mot à dire. Il peut y avoir le choix entre une intervention chirurgicale et un traitement par la radiothérapie ou la chimiothérapie, ces méthodes comportant des avantages et des inconvénients. Pour des raisons morales qui dépassent le cadre des dangers inhérents aux transfusions 16, les parents Témoins de Jéhovah demandent l’emploi de thérapeutiques qui n’aillent pas à l’encontre de leurs convictions religieuses. Cela s’accorde avec le principe médical commandant de soigner “ l’homme total ” et de ne pas sous-estimer les dommages psychosociologiques, aux effets peut-être durables, que pourrait entraîner un traitement pratiqué au mépris des croyances profondes d’une famille. [Aux États-Unis,] de grands centres hospitaliers qui ont eu affaire aux Témoins de Jéhovah acceptent désormais de prendre en charge des Témoins, y compris des enfants, venant d’établissements où l’on refuse de les soigner.

UN DÉFI POUR LES MÉDECINS

Comme on peut le comprendre, soigner les Témoins de Jéhovah n’est pas simple pour le médecin qui est décidé à préserver la vie et la santé de ses malades en utilisant toutes les techniques qui sont à sa disposition. Dans la préface d’une série d’articles traitant de chirurgie lourde pratiquée sur des Témoins de Jéhovah, le docteur Harvey 17écrit : “ Certes, ces croyances qui peuvent gêner mon travail sont irritantes. ” Il ajoute toutefois : “ Nous oublions trop facilement peut-être que la chirurgie est un art qui dépend de la technique de chacun. Et la technique est quelque chose que l’on peut améliorer. ”
Image result for temoins de jehovah et sangFaisant état d’une information inquiétante selon laquelle l’un des centres de traumatologie les plus importants du comté de Dade, en Floride, aurait pour “ politique d’ensemble le refus de soigner ” les Témoins de Jéhovah, le professeur Bolooki 18 souligne que “ chez ces malades, les risques associés à la majorité des interventions chirurgicales sont plus faibles qu’à l’ordinaire ”. Il ajoute : “ Bien que les chirurgiens aient le sentiment d’être privés d’un des moyens offerts par la médecine moderne, (…) je suis convaincu qu’ils apprendront beaucoup en opérant ces malades. ”
Au lieu de considérer les Témoins de Jéhovah comme une source de complications, de plus en plus de médecins acceptent la situation comme un défi médical. En relevant ce défi, ils ont mis au point un schéma opératoire destiné à cette catégorie de malades, schéma qui est suivi dans de nombreux hôpitaux. Et les soins que prodiguent ces médecins sont meilleurs pour la personne entière du malade. D’ailleurs, le docteur Gardner 19 fait cette observation : “ À quoi servirait-il de guérir le corps du malade si l’on portait atteinte à sa vie spirituelle, telle qu’il la conçoit ? Ce serait le jeter dans une existence désormais vide de sens et peut-être pire que la mort. ”
Les Témoins reconnaissent que, du point de vue médical, leurs convictions inébranlables paraissent un risque supplémentaire et peuvent rendre plus compliqué le traitement. En conséquence, ils témoignent généralement d’une reconnaissance peu courante pour les soins qu’on leur donne. Ils possèdent, ce qui est non négligeable, une foi profonde ainsi qu’un intense désir de vivre, et ils collaborent volontiers avec les médecins et le personnel médical. C’est pourquoi le malade et le médecin sont unis pour relever ce défi incomparable.

L'impact spectaculaire de l'alimentation sur le cancer du côlon

Une expérience consistant à faire manger des Africains comme des Américains révèle la vitesse avec laquelle l'organisme réagit à un régime déséquilibré.
Il suffit de deux semaines de régime alimentaire «à l'américaine» pour voir apparaître dans un organisme sain des signes de risque de cancer du côlon. C'est l'inquiétant constat d'une équipe de scientifiques de l'Université de Pittsburgh (Etats-Unis) et de l'Imperial College de Londres à l'issue d'une expérience insolite.
Le cancer du côlon est le quatrième plus meurtrier au monde, avec plus de 500.000 morts par an. Sa répartition est inégale, puisque cette maladie est davantage présente dans les pays occidentaux. Par contre, elle est extrêmement rare chez les Africains natifs ou dans l'Est de l'Asie.
Les chercheurs ont donc demandé à un groupe de vingt volontaires afro-américains d'échanger pendant deux semaines leur régime alimentaire riche en protéines et en graisses avec celui de vingt volontaires africains, plus riche en fibres. Tous les participants, en bonne santé au moment de l'étude, ont subi une coloscopie (exploration visuelle du côlon) avant et après l'échange. Il est apparu que neuf volontaires américains sur 20 avaient des polypes, excroissances anormales de la paroi intérieure du côlon, qui sont généralement bénignes mais qui peuvent être à l'origine de tumeurs cancéreuses. Par contre, aucun des participants africains ne présentait ces anomalies. Les chercheurs ont également mesuré les marqueurs biologiques de risque de cancer du côlon et ils se sont livrés à l'analyse d'échantillons de bactéries de cette zone.

«Une vitesse vraiment suprenante»

L'étude, parue mardi dans la revue Nature Communications, révèle qu'après deux semaines de régime à l'africaine, les Américains ont vu diminuer l'inflammation de leur côlon (connue pour augmenter le risque de cancer) et la présence des biomarqueurs à un niveau plus bas que celui des Africains avant le début de l'expérience. En revanche, dans le groupe des Africains, les signes de risque de cancer ont considérablement augmenté après deux semaines de régime alimentaire nord-américain.
«Les résultats suggèrent qu'il est possible de réduire le risque de cancer du côlon en mangeant plus de fibres, explique sur le site de l'Imperial College de Londres le Pr Jeremy Nicholson, coauteur de l'étude. Jusque-là, rien de nouveau, mais ce qui est vraiment surprenant, c'est la vitesse à laquelle les marqueurs de risque peuvent apparaître ou au contraire disparaître. Tout cela nous amène à penser que l'occidentalisation des populations africaines pourrait faire du cancer du côlon un problème majeur de santé publique dans ces pays».

Côlon on the road

En France, ce sujet est déjà au cœur des préoccupations de santé publique, puisque le cancer colorectal est le troisième plus fréquent derrière les cancers de la prostate et du sein, emportant 17.000 personnes chaque année. Depuis quatre ans, la Ligue nationale contre le cancer se mobilise, en partenariat avec la fondation Aide et recherche en cancérologie digestive et la Société française d'endoscopie digestive, en organisant le «Côlon tour». Le concept est simple: faire voyager un côlon gonflable géant dans 90 villes françaises afin de sensibiliser les visiteurs à cette maladie et à l'intérêt du dépistage. Démarré en février dernier, le côlon poursuivra son périple jusqu'au 13 septembre prochain. Avec 25.000 visiteurs en 2014, la Ligue contre le Cancer espère rassurer la population et estomper les préjugés.

Les nombreuses vertus du café sur la santé

Quelque 150 études sont parues sur le sujet cette année seulement. De nombreux effets positifs ont été constatés chez les personnes ayant une consommation raisonnable de cette substance.
Le café est-il bon pour la santé? Probablement oui, à condition de ne pas en abuser, répondent en substance la grande majorité des études parues depuis le début de l'année sur le sujet à travers le monde. Ingurgité à des doses variables, selon les études, il pourrait avoir un effet positif sur les maladies cardio-vasculaires, les cancers digestifs, le diabète sucré, les maladies de Parkinson et d'Alzheimer ou même les yeux secs. Il réduirait même le risque de décès de 10% chez les adultes de 50 à 71 ans buvant trois tasses de café par jour comparé à ceux qui n'en consomment pas, selon une étude effectuée sur 400.000 personnes et publiée en mai par l'Institut national américain du cancer.
L'une des boissons les plus consommées au monde après l'eau, le café a longtemps eu une mauvaise image, suspecté de favoriser certaines maladies cardio-vasculaires, certains cancers comme ceux du rein et de la vessie et d'avoir un effet néfaste sur le développement du foetus. Mais les innombrables études réalisées depuis vingt ans ont largement balayé ces craintes. «Elles montrent que le café est plutôt bénéfique s'il est consommé en quantité modérée, soit de 200 à 300 mg de caféine par jour», note Astrid Nehlig, directrice de recherche à l'Inserm et spécialiste des effets du café sur la santé.

Caféine ou antioxydants?

La quantité modérée correspond à deux ou trois tasses de café aux États-Unis, cinq à six expressos en France car, paradoxalement, le «petit noir» contient moins de caféine que le café américain, explique-t-elle. La caféine se trouve également dans le thé, les sodas et certains chocolats noirs.
Il semble toutefois difficile de déterminer ce qui, de la caféine ou des autres molécules présentes dans le café, comme les polyphénols (qui ont un effet antioxydant), est à l'origine des effets bénéfiques sur les diverses pathologies. Pour la maladie de Parkinson, qui a fait l'objet d'études cliniques, c'est clairement la caféine qui agit sur les récepteurs de l'adénosine, une molécule régulant l'excitabilité cérébrale. Pour le diabète de type 2 (le plus répandu), la caféine ne semble pas impliquée puisque l'effet bénéfique est le même chez les buveurs de café ou de café décaféiné, relève Mme Nehlig. «On nage également dans le flou pour les maladies cardio-vasculaires et les cancers digestifs» où interviendraient plutôt les effets antioxydants, ajoute-t-elle.
Tobias Kurth, chercheur à l'Inserm, reste prudent: «Il est difficile de conclure que le café a vraiment un rôle protecteur tant qu'on ne connaît pas précisément le mécanisme biologique en cause.»

Gare aux excès

Pour Jean Costentin, professeur de pharmacologie à la faculté de médecine de Rouen, auteur de Café, thé, chocolat. Les bons effets sur le cerveau, l'intelligence et les humeurs, la caféine «est une drogue, mais une bonne drogue puisqu'elle entraîne peu d'accoutumance et pas de distorsion du fonctionnement cérébral». La tolérance au café varie néanmoins selon les individus. Chez certaines personnes prédisposées génétiquement, il peut induire de l'anxiété, chez d'autres il aura un effet calmant.
Le café provoque également des brûlures d'estomac et pourrait augmenter le taux de cholestérol lorsqu'il est non filtré, en raison des lipides contenus dans les grains de café. Certaines substances issues de la torréfaction peuvent aussi être cancérigènes, reconnaît le Pr Costentin.
Les femmes enceintes devraient se contenter d'une tasse par jour, ajoute-t-il, et les femmes ménopausées éviter une «consommation excessive», qui augmente légèrement le risque d'ostéoporose. À forte dose (plus de 5 tasses par jour), il réduit également de 50% les chances de succès d'une fécondation in vitro, selon une étude présentée mardi à Istanbul.

Long ou serré, le café a de nombreux adeptes ! Le café est l’une des boissons les plus consommées dans le monde. On le cultive dans plus de 70 pays, les deux principaux producteurs mondiaux étant le Brésil et la Colombie. 
Les grains de café proviennent des baies du caféier, un arbuste originaire de la forêt vierge. Les pays producteurs de café se situent tous autour de l’équateur, le caféier affectionnant un climat spécifique: une température entre 20 et 25°C et un ensoleillement pas trop vif. Il existe deux variétés de café :
Le café Arabica représente 75% de la production mondiale de café. Cette variété originaire d’Abyssinie (aujourd’hui l’Éthiopie) s’est répandue dans le monde entier. Le caféier Arabica délicat et exigeant est cultivé à flanc de montagne entre 600 et 2000 m d’altitude, surtout en Amérique Centrale, en Amérique du Sud et en Afrique de l’Est. L’Arabica a une saveur pleine et douce. Il a une teneur en caféine relativement basse (entre 0,8 et 1,3%).

Le caféier Robusta représente 25% de la production mondiale. Comme son nom le suggère, il est robuste. Il pousse à des hauteurs moins élevées que l’Arabica et résiste bien aux maladies. Son rendement par arbuste est plus élevé. La saveur du Robusta est relevée, quelque peu amère, très pure, mais moins aromatique que celle du café Arabica. Sa teneur en caféine s’élève de 2% à 2,5%. Le Robusta est surtout cultivé en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-Est.
Les grains de café sont torréfiés c’est-à-dire grillés pour libérer les arômes du café tout en tempérant leur acidité naturelle. Plus la torréfaction est longue, plus le café sera fort et amer et moins le caractère d’origine du grain sera prononcé. Chaque variété de grains demande une torréfaction spécifique pour d’obtenir l’équilibre idéal entre douceur et acidité et de créer ainsi un goût optimal.

Le café contient principalement de la caféine, des alcools diterpènes et des composés phénoliques connus pour leurs effets antioxydants.
Le café contient plus d’une douzaine de composés bioactifs, la plupart formés durant le processus de torréfaction (rôtissage) du grain. Trois d’entre eux s’y trouvent en grande concentration et sont importants d’un point de vue physiologique. Il s’agit de la caféine, des alcools diterpènes et des composés phénoliques connus pour leurs effets antioxydants. Le café contient principalement 2 familles d’antioxydants : les acides chlorogéniques naturellement présents dans le café vert et les mélanoïdines, qui apparaissent lors de la torréfaction et lui donnent sa couleur brune caractéristique. De par sa composition et en raison de sa consommation quotidienne, le café est l’un des aliments qui contribue le plus à l’apport en antioxydants. Une consommation modérée de 2 à 3 tasses de café par jour contribue de ce fait à votre apport quotidien en antioxydants. À ce sujet, une étude norvégienne montre que le café est l’aliment du régime alimentaire qui contribue le plus à l’apport total en antioxydant chez cette population1.
[1] Svilaas A, Sakhi AK, et al. Intakes of antioxidants in coffee, wine, and vegetables are correlated with plasma carotenoids in humans. J Nutr 2004 March;134(3):562-7.
La café aurait un effet bénéfique sur le diabète de type 2 et sur certains cancers.
La majorité des études épidémiologiques publiées à ce jour indiquent que le café, consommé en grande quantité, réduirait le risque de diabète de type 2. En effet, la consommation de quatre à six tasses de café par jour et plus réduit de 28 % le risque de diabète de type 2, comparativement à moins de deux tasses par jour1.
Il n’est pas possible, à partir des données provenant de ce type d’études, de proposer un mécanisme d’action, ni d’établir un lien de cause à effet. Cependant, il a été supposé que l’acide chlorogénique présent dans le café pourrait interférer avec l’action d’un enzyme dont la fonction est de libérer du glucose dans le sang. L’acide chlorogénique pourrait aussi diminuer l’absorption intestinale du glucose en bloquant son transport à la membrane de l’intestin. Quant à la caféine, elle ne serait pas responsable de l’effet bénéfique que procure le café puisque le café décaféiné diminue également le risque de diabète de type 2.
D’autre part, la consommation de café peut être associée, à long terme, à un risque réduit de cancer de l'endomètre2. Ainsi, 4 tasses par jour réduisent le risque de 25% de cancer de l’endomètre. Le risque est également réduit pour des doses moins importantes : de 7 % pour 2 ou 3 tasses par jour. Cet effet favorable fonctionne également avec le café décaféiné. Ce sont les propriétés anti oxydants du café qui seraient responsables de cet effet protecteur, le café contenant plus d’anti oxydants que nombre de fruits et légumes
Enfin, une consommation régulière de café, ou de déca, peut réduire le risque de décès de cancer de la prostate chez les hommes3. En effet, les hommes qui consomment le plus de café (soit une consommation supérieure à 6 tasses par jour) présentent un risque réduit de près de 20% de développer toute forme de cancer de la prostate
 La caféine a un impact sur le sommeil.
L’alimentation a une influence directe sur la qualité du sommeil. En effet, bien manger dans la journée contribue à bien dormir la nuit.
La consommation de caféine stimule le système nerveux. Plus précisément, elle inhibe la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil, jusqu’à 6 heures après sa consommation. Il est donc conseillé de limiter sa consommation de café après 16h.
Valeurs nutritionnelles pour 100 ml de café noir, non sucré
Nom des constituants
Unité
Teneur moyenne
Energie
kcal
0,8
Eau
g
99,3
Protéines
g
0,15
Glucides
g
0
Fibres alimentaires
g
0
Lipides
g
0,02
Sodium
mg
3,37
Magnésium
mg
6,44
Phosphore
mg
2
Potassium
mg
51
Calcium
mg
6,4
Manganèse
mg
0,03
Fer total
mg
0,2
Cuivre
mg
0,008
Zinc
mg
0,04
Sélénium
µg
0,1
Iode
µg
0,6
Rétinol
µg
0
Bêta-carotène
µg
0
Vitamine D
µg
0
Activité vitaminique E
(en équivalents alpha-tocophérol)
mg
0
Vitamine C
mg
0
Vitamine B1 ou Thiamine
mg
0,01
Vitamine B2 ou Riboflavine
mg
0,07
Vitamine B3 ou PP ou Niacine
mg
0,19
Vitamine B5 ou Acide pantothénique
mg
0,25
Vitamine B6 ou Pyridoxine
mg
0,001
Vitamine B9 ou Folates totaux
µg
1
Vitamine B12 ou Cobalamines
µg
0


Les gros buveurs de café semblent avoir moins de chances de développer un diabète de type 2 que ceux qui en boivent peu, ou pas du tout? Ces effets positifs du café sont connus depuis plusieurs années sans que l’on sache quels en sont les mécanismes intimes.
On sait déjà que ce n'est pas la caféine qui est directement responsable de ces bénéfices contre le diabète : des effets bénéfiques chez les consommateurs de café décaféiné et aussi mais aussi chez les buveurs de thé .
Les effets positifs sont mesurables à partir de quatre tasses de café par jour, avec un risque réduit de 50% d'avoir un diabète de type 2 par rapport à ceux qui n'en boivent pas ou qui n'en prennent que deux tasses par jour. Au-delà de quatre tasses quotidiennes, les risques continuent de décroître de presque 7% par tasse supplémentaire.
Mais cela ne doit toutefois pas encourager à une consommation excessive, car la caféine est un stimulant légèrement addictif avec de légers effets cardiovasculaires, des impacts sur le sommeil
La perturbation d'une hormone, l'amyline, produite par le pancréas en même temps que l'insuline pourrait être à l’origine de ce phénomène. Deux des composés organiques du café, l'acide caféique et l'acide chlorogénique, inhibent la transformation de l'amyline dans une forme toxique. Cette inhibition serait, d'après les scientifiques, suffisante pour expliquer les moindres risques de déclenchement de diabète de type 2.
Après avoir été absorbé par le tube digestif, la caféine met seulement 15 à 30 minutes à parvenir au cerveau, où elle bloque les récepteurs à l'adénosine, une substance qui a des effets apaisants sur le système nerveux. Ainsi, le café empêche le cerveau de se reposer. C'est pour cette raison que le café peut aider à lutter contre la somnolence et même accroitre la vigilance et les réflexes.
Lorsqu'il est consommé en soirée, il court-circuite l'endormissement et raccourcit le temps de sommeil. Cela augmente aussi le nombre de réveils spontanés et de diminuer la qualité du sommeil.
Chez les gros buveurs de café, les impacts négatifs de la caféine sur le sommeil peuvent diminuer voire disparaitre en raison de l'accoutumance.

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