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22 oct. 2017

Les dernières découvertes médicales

Résultat d’images pour cellules souche avcLes découvertes médicales se révèlent quotidiennement et la recherche dans le monde médical avec toutes ses filières, comme la chirurgie, l'imagerie médicale et la cardiologie, ne cesse de progresser jour après jour.
Une des découvertes les plus importantes est celle de l'Institut de génie moléculaire de l'université de Montpellier et des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Ils ont réussi à dépister une molécule capable de ralentir et même d'immobiliser le virus du sida VIH. Cette molécule s'introduit dans le mécanisme cellulaire du virus, ce qui lui permet de se propager afin de le bloquer. En plus, la molécule en question peut être aussi utilisée contre tous les virus ayant le même système de progression que le VIH.  Espérons que cette nouvelle méthode aidera dans le prochain avenir les 40 millions de personnes séropositives dans le monde.

La Quinta Corporation

Ensuite, une découverte très importante sur les AVC (accident vasculaire cérébral) est dévoilée dans la revue médicale Nature Médecine. Un groupe de chercheurs de la Faculté de médecine de l'université Laval a poursuivi une étude qui prouve que les dégâts causés par un AVC peuvent être diminués grâce à des cellules immunitaires. Du fait de la reproduction rapide des cellules appelées Treg, les victimes des AVC auront plus de chances de conserver plusieurs fonctions fondamentales, comme la parole et la maîtrise des membres.

Greffe de cellules souches pour l'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique

Résultat d’images pour cellules souche avcLorsque des cellules ont été endommagées suite à un AVC, il n'y a pas grand-chose à faire pour améliorer le résultat fonctionnel. Il a été démontré que la greffe de cellules souches était sûre et efficace pour l'AVC ischémique chez des modèles animaux, mais aucune preuve n'est disponible à ce jour chez les humains. Cette revue a identifié trois essais contrôlés randomisés de très petite taille. Deux de ces essais n'ont pas pu être inclus dans cette méta-analyse car des données supplémentaires étaient nécessaires. Le troisième, qui portait sur 30 participants, rapportait une amélioration fonctionnelle statistiquement non significative chez des patients traités avec des cellules souches mésenchymateuses autologues lors d'un suivi à plus long terme. Aucun événement indésirable associé aux cellules n'était rapporté. Des essais mieux planifiés et de plus grandes dimensions sont nécessaires.
Conclusions des auteurs : 
Aucun essai à grande échelle portant sur la greffe de cellules souches n'a été effectué avec des patients victimes d'un AVC ischémique et il est trop tôt pour savoir si cette intervention peut permettre d'améliorer le résultat fonctionnel. D'autres études de grande échelle bien planifiées sont nécessaires.


D'autres résumés qui pourraient également vous intéresser :

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens. Cliquez ici pour plus d'informations à propos de notre projet de traduction.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Résultat d’images pour diverticulite (ET VOIR CI-JOINT, ANNEXÉ, OU SUR LE SITE : TÉMOIGNAGES ET RÉFÉRENCES) Titre : découverte d'un traitement médical des hernies de l'abdomen, des sigmoïdites, et des diverticulites. Étude et réalisation, de 2004 à 2010, par un médecin français, lauréat de l'Académie Nationale de médecine, d'une possibilité de réduire définitivement, sans chirurgie, certaines hernies abdominales, dont les hernies inguinales, crurales, ombilicales et d'améliorer ou guérir la sigmoïdite, et la diverticulite abdominale. Une méthode scientifique récente, contrôlée médicalement, avec plus de 40 résultats positifs, permet dans certains cas d'éviter l'intervention chirurgicale en réduisant complètement la hernie, notamment inguinale et crurale, améliorant considérablement, en même temps, une sigmoïdite ou une diverticulite sigmoïdienne lorsqu'elle lui est associée. Cette méthode de réduction définitive, non chirurgicale, qui conjugue neuf techniques médicales, a été élaborée de 2004 à 2009 (et déposée à l'Académie Nationale de Médecine le 2 février 2009). Pour les hernies abdominales et la sigmoïdite, il vient d'être étudié, de 2004 à 2010, par un médecin français, lauréat de l'Académie Nationale de Médecine, (inscrit sur la liste des experts de la Préfecture de Paris-1986), une possibilité de réduire définitivement sans chirurgie certaines hernies abdominales, dont les hernies inguinales, crurales, ombilicales et la gravité de la sigmoïdite. Expérimentée en 2008, 2009 et 2010, les résultats de cette méthode sont à présent objectivés et contrôlés par plus de 40 cas pertinents, améliorés ou guéris, dont liste consultable à Paris 75019, avec références et témoignages, portés sur observations. Contact et précisions : Il conviendra de consulter le site d'information -- non publicitaire -- : http://www.methode-francoeur.com/
Conclusion : Du fait de cette découverte française, hormis les seuls cas d'urgence, la chirurgie cesse désormais d'être le traitement exclusif de certaines hernies abdominales, des sigmoïdites et des diverticulites sigmoïdiennes, lesquelles peuvent être considérablement améliorées par ce nouveau traitement médical
(VOIR SUR LE SITE : TÉMOIGNAGES ET RÉFÉRENCES) : ouvrir : http://www.methode-francoeur.com/temoignages_et_references.php UNE CONFÉRENCE DE PRESSE SERA DONNÉE À PARIS LE MARDI 25 JANVIER 2011.
Prière aux professionnels et personnes concernées de s'inscrire ci-dessous Adresse mail : lecercle@francoeur.org
Pour information : interview du Dr Francoeur sur Radio Info Santé en date du vendredi 22 octobre 2010 : ouvrir : http://www.cadureso.com/actualite/actualite-sante/844-interview-du-docteur-francoeur-hernies-abdominales-et-sigmoidites-sans-chirurgie.http://www.cadureso.com/actualite/actualite-sante/844-interview-du-docteur-francoeur-hernies-abdominales-et-sigmoidites-sans-chirurgie.

Une anomalie cérébrale serait à l’origine de la dyslexie

Selon des travaux menés par des chercheurs de l’Inserm et du CNR, une seule anomalie dans le cortex auditif du cerveau pourrait être à l’origine des trois principales difficultés rencontrées par les dyslexiques.
Résultat d’images pour dyslexieAssocier une lettre à un son n’est pas aisé pour tout le monde. Et c’est cette difficulté à faire correspondre les graphèmes (lettres ou groupes de lettres)aux phonèmes (sons de la parole) qui caractérise la dyslexie. Cela entraîne notamment un trouble de l’apprentissage de la lecture qui peut être très handicapant.

Selon des travaux menés par des chercheurs de l’Inserm et du CNRS et publiés dans la revue Neuron du 21 décembre, une seule anomalie dans le cortex auditif du cerveau pourrait être à l’origine des trois difficultés principales rencontrées par les dyslexiques. A savoir, réussir à manipuler mentalement des sons de parole, les difficultés de mémorisation à court terme (comme la capacité à répéter une liste de mots) et un ralentissement de la capacité de nommer rapidement des séries d’images.
Une sensiblité réduite du cortex gauche
Depuis longtemps, l’hypothèse majoritaire des scientifiques est que la dyslexie serait due à une anomalie du développement d’aires cérébrales impliquées dans la représentation et le traitement des sons de la parole (la phonologie).
Pour étudier cela, les chercheurs de l’Inserm et du CNRS ont enregistré l’activité cérébrale de 44 adultes, dont 23 dyslexiques, en réponse à un bruit dont le rythme oscillait entre 10 et 80 Hz. Résultat: les dyslexiques ont montré une sensibilité réduite du cortex auditif gauche aux sons modulés autour de 30 Hz.

Or, la réponse du cortex gauche à ces fréquences serait nécessaire au découpage de la parole en unités linguistiques pouvant être associées aux lettres. D’où la difficulté à nommer rapidement une série d’images.

Anne-Lise Giraud, co-auteure de l’étude, explique ainsi à France Soir que les dyslexiques « découpent tellement finement les sons qu’ils ne peuvent pas les associer aux graphèmes ».

En revanche, les dyslexiques montrent une sensiblité accrue aux modulations d’amplitude des sons situées au-delà de 40 Hz. Ce qui expliquerait le déficit de mémoire à court terme. En effet, poursuit la neurobiologiste Anne-Lise Giraud dans le quotidien, « s’ils découpent de façon plus fine, ils font davantage de petits paquets et ça encombre leur mémoire à court terme ». 

Timidité : Une hormone miracle ?

Des chercheurs de l’Université Concordia de Montréal ont publié dans la revue Psychopharmacology, une étude démontrant qu’une hormone serait la clé d’une ouverture sociale pour les plus timides d’entre nous.
Résultat d’images pour timiditéUn remède pour vaincre la timidité ? Des chercheurs assure avoir eu du nez. Un vilain jeu de mot puisque – qui l’eût cru – les auteurs de cette étude canadienne proposent de s’injecter de l’ocytocine dans les narines pour aider les introvertis dans leurs relations sociales. Cette hormone secrétée naturellement par l’hypophyse, notamment lors de l’accouchement des femmes, serait également étudiée pour traiter les phobies sociales et l’autisme. L’ocytocine facilite la perception des sentiments, ainsi elle favorise l’altruisme, la confiance, la cordialité et l’ouverture d’esprit, selon les chercheurs.
Questionnaire sur les expériences émotives
« Nos travaux montrent que l’ocytocine peut modifier la manière dont les gens se perçoivent, et accroître leur sociabilité », commente dans un communiqué Mark Ellenbogen qui a dirigé l’étude. Il précise également : « sous les effets de l’ocytocine, une personne peut se percevoir elle-même comme plus extravertie, plus ouverte aux nouvelles idées et plus confiante ». Pour arriver à cette conclusion, le chercheur et ses collègues ont recruté une centaine de personnes, femmes et hommes, âgés d’entre 18 et 35 ans. Ceux-ci ne devaient présenter aucun antécédent médical et ne consommer ni cigarette ni drogue.
Au cours de l’expérience, les sujets se sont injectés eux-mêmes de l’ocytocine dans le nez grâce à un spray nasal. Puis ils ont complété des questionnaires sur comment ils se sentaient 90 minutes plus tard. Ils ont été interrogés sur leur neuroticisme (expérience des émotions négatives), leur extraversion, leur ouverture à de nouvelles expériences, leur amabilité ainsi que sur leur conscience. Même le principe du placebo n’aurait pas fonctionné, selon les chercheurs. « Les participants qui se sont auto-administrés de l’ocytocine par voie intranasale ont obtenu des scores d’extraversion et d’ouverture aux expériences nouvelles supérieurs à ceux qui ont pris un placebo », raconte Christophe Cardoso, membre de l’équipe.

L’aspirine préviendrait le cancer colo-rectal

Résultat d’images pour cancer colorectal symptômesLes patients à très haut risque génétique pourraient en bénéficier.
L’espoir d’un traitement préventif du cancer anime tous les chercheurs mais aussi les personnes présentant des risques élevés. C’est le cas de celles atteintes du syndrome de Lynch, une anomalie génétique qui augmente considérablement le risque de cancer, notamment colo-rectal mais aussi d’autres organes comme l’endomètre. Dans ce syndrome rare, mais qui reste la cause la plus fréquente de cancers colo-rectaux héréditaires, les patients doivent notamment subir des coloscopies au maximum tous les deux ans dès l’âge de 20 ans. L’objectif est bien sûr de détecter précocement le cancer colo-rectal dont on sait qu’il frappera plus d’un de ces malades sur trois.
Résultat d’images pour aspitine caricatureL’étude publiée vendredi dans la revue internationale The Lancet, devrait redonner un peu d’espoir à ces patients pour qui l’âge moyen de découverte d’un cancer colo-rectal est de 42 ans (parfois même avant 25 ans). Ce travail démontre en effet le rôle préventif de l’aspirine. Sur plus de 850 personnes, la moitié prenant de l’aspirine et l’autre moitié un placebo, il apparaît que les malades ayant pris chaque jour 600 mg d’aspirine pendant 2 ans ont vu leur risque de cancer colo-rectal réduit d’un tiers par rapport à ceux prenant un placebo (produit inactif). Et cela sans effets indésirables particuliers. Les auteurs ont observé 18 cancers pour 427 patients dans le groupe sous aspirine contre 30 pour 434 patients sous placebo. La théorie veut en effet les polypes soient la première étape avant une éventuelle transformation en cancer. Ces résultats obtenus chez des patients à très haut risque, du fait de leur maladie génétique, peuvent-ils être extrapolés à d’autres catégories? Quel est le rapport bénéfice/risque du traitement dans ces cas-là, du fait du risque hémorragique lié à l’aspirine? Pour l’instant les résultats obtenus avec les faibles doses d’aspirine utilisées dans la prévention des récidives d’accidents cardio-vasculaires, généralement inférieures à 100 mg par jour, n’ont pas montré d’intérêt pour réduire le risque de cancer colo-rectal. En revanche, pour des patients ayant eu un cancer colorectal traité, des études ont bien montré un effet préventif mais modérée de l’aspirine. Il est encore trop tôt pour oser une recommandation générale en dehors du syndrome de Lynch.

Un « pancréas artificiel » testé pour la première fois chez un diabétique

Un diabétique vivant à Montpellier a été l’un des deux premiers patients à tester un système de pompe à insuline portable. Ce « pancréas artificiel » lui a permis de vaquer à ses occupations sans avoir à se soucier de son traitement.Les piqûres d’insuline pourraient devenir un lointain souvenir pour de nombreux diabétiques. C’est du moins ce que suggère une expérience totalement inédite réalisée chez un patient montpelliérain. Ce diabétique âgé de 58 ans a été le premier en France à tester l’invention présentée à un congrès dédié aux technologies du diabète, organisé du 27 au 29 octobre à San Francisco. Sorte de « pancréas artificiel », celle-ci lui a alors permis d’aller au restaurant, de dormir à l’hôtel et de passer une matinée sans avoir à se soucier de son traitement, tandis que sa vie était auparavant dictée par des mesures de son taux de glucose sanguin et un apport permanent en insuline, rapporte Le Point.
Résultat d’images pour pancreas artificielConcrètement, l’invention est un système de pompe à insuline portable qui est capable de s’auto-réguler. Pour cela, un appareil de mesure placé sous la peau relève de manière continue les concentrations de glucose et communique les résultats à un système de contrôle informatique installé dans un smartphone. Au vu de ces données, ce dernier transmet alors à la pompe la quantité d’insuline qu’elle doit administrer pour maintenir la glycémie à des niveaux convenables. Le dispositif élimine ainsi la nécessité de multiples tests sanguins, des injections d’insuline et allège donc le fardeau quotidien associé à la gestion du diabète, relève Santé log.
L’an dernier, des médecins de l’université de Cambridge rapportaient, dans la revue médicale The Lancet, avoir testé avec succès un dispositif automatisé de distribution d’insuline chez une vingtaine d’enfants et d’adolescents diabétiques, qui avaient passé une cinquantaine de nuits à l’hôpital pour les besoins de l’expérimentation. Néanmoins, « l’élément innovant principal de notre système par rapport à celui testé à Cambridge est la miniaturisation du module de commande de la pompe selon le niveau glycémique. Jusque-là les expérimentations ne se faisaient pas à l’extérieur de l’hôpital. Autre progrès, le système qui vient d’être testé en France fonctionne en automatique, sans avoir besoin d’une intervention humaine. Notre dispositif autorise donc une grande liberté physique et pourrait-on dire ‘cérébrale’, commente le professeur Eric Renard, médecin au Centre d’Investigation Clinique INSERM-CHU de Montpellier.

Le python birman pour lutter contre les maladies cardiaques ?

Des chercheurs américains ont publié une étude qui suggère que le python birman, un des plus grands serpents au monde, pourrait aider à mettre au point de nouveaux traitements permettant de lutter contre les maladies cardiaques humaines.

Le python birman est un serpent pouvant atteindre neuf mètres de long et peser jusqu’à 90 kilogrammes. Capable d’avaler une biche ou même un alligator, ce reptile sécrète des acides gras ayant de véritables propriétés cardiaques. En effet, de précédentes études ont montré que la masse du cœur des pythons birmans augmentait de 40% dans les 24 à 72 heures suivants un important repas et que l’activité de leur métabolisme était multipliée par quatre immédiatement après avoir avalé leur proie.
Résultat d’images pour Le python birman avale crocodilLes pythons, qui peuvent jeûner pendant un an avec peu d’effets néfastes sur leur santé, voient leur cœur quasiment doubler de taille après un repas. Ainsi, tandis que cet accroissement de la masse du muscle cardiaque est similaire chez certains athlètes, les scientifiques jugent qu’étudier le cœur des pythons pourrait grandement aider dans les recherches qui visent  à améliorer la santé cardiaque des humains.
C’est ainsi qu’une équipe de l’université du Colorado, en se penchant de plus près sur ces reptiles, a constaté que les pythons produisaient des quantités de triglycérides 50 fois supérieure à la normale un jour après avoir englouti leur proie. Ces acides gras constituent l’élément principal permettant de former des graisses et des huiles naturelles, rappelle TV5monde.
Un coeur en bonne santé malgré les graisses
« Nous avons découvert qu’une certaine combinaison d’acides gras peut avoir des effets favorables sur la croissance cardiaque chez des organismes vivants », explique Cecilia Riquelme, principal auteur de l’étude. « Maintenant nous essayons de comprendre le mécanisme moléculaire derrière ce processus et espérons que les résultats débouchent sur de nouvelles thérapies pour mieux traiter les maladies cardio-vasculaires humaines », ajoute-t-elle.


« Si des maladies peuvent provoquer un épaississement du muscle cardiaque et une réduction des chambres du cœur résultant du fait qu’il travaille plus pour pomper le sang, un élargissement résultant d’un exercice vigoureux est en revanche une bonne chose », souligne Leslie Leinwand, professeur de biologie à l’université du Colorado qui a dirigé ces travaux.
« Il y a un grand nombre de personnes qui ne sont pas en mesure de faire de l’exercice car souffrant d’une maladie cardiaque », explique cette biologiste ajoutant qu’il serait « bien de mettre au point un traitement capable d’induire la croissance de cellules cardiaques » chez ces malades.

23 août 2017

Selon un chercheur de la Nasa, nous sommes déjà dans la Matrice


Quand tu joues aux Sims sur ton PC ou que tu explores Liberty City dans Grand Theft Auto IV sur Playstation, tu éprouves cette étrange impression de déjà-vu? Tu trouves que tout ça ressemble fort à la réalité qui t’entoure? Normal. Notre environnement quotidien est déjà la simulation d’un grand architecte très doué en programmation informatique.

Bienvenue dans la Matrice, Slato. Si tu veux te débrancher, choisis la pilule rouge et lis la suite de l’article. Sinon, retourne à ta vie de Sim!

Cette théorie d’une vie simulée informatiquement par un ingénieur à la puissance de calcul démentielle, et dans laquelle nous sommes tous des personnages qui croient qu'ils sont «réels», est soutenue par Rich Terrile, directeur du Center for Evolutionary Computation and Automated Design du laboratoire Jet propulsion de la Nasa, qui écrit actuellement un livre sur le sujet selon le magazine Vice, qui l’a interviewé. Le scientifique se fonde sur plusieurs éléments d'explication:

1. Techniquement, selon la loi de Moore, qui évalue que tous les deux ans la puissance de calcul des ordinateurs double, les super-ordinateurs de la Nasa pourraient, d’ici une décennie, compacter toute l’expérience d’une vie humaine de 80 ans (en incluant la moindre pensée conçue au cours de cette vie) en seulement un mois. Avec la puissance de calcul qu'auront toutes les Playstation du monde —plus de 100 millions— dans trente ans si elles suivent la loi de Moore, il y aura alors plus de personnes virtuelles qui «vivent» dans ces Playstation que sur Terre. Et si des Playstation peuvent le faire, c'est sans doute un jeu d'enfant pour Dieu.

2. Et là vous répliquez: oui, d'accord, mais la conscience d'être en vie, alors? Selon le magazine:

«Tôt ou tard, nous arriverons à un stade d’avancée technique dans lequel simuler quelques milliards de personnes —et faire en sorte qu’elles croient qu’elles sont des êtres humains conscients et autonomes capables de contrôler leurs destinées— sera aussi facile que d’envoyer à un inconnu une photo de vos parties intimes par téléphone.»

Car même le processus de conscience ne limiterait pas la portée de cette théorie. Ainsi comme l’explique Terrile:

«A moins de croire qu’il y a quelque chose de magique dans la conscience —et je ne le pense pas, je crois que c’est le produit d’une forme très sophistiquée d’architecture à l’intérieur du cerveau humain— alors vous devez conclure que dans une certaine mesure cette conscience peut être simulée par ordinateur, ou en d’autres mots, peut être répliquée.»

3. Si ce scientifique croit son hypothèse valable, c’est parce que l’univers suit un certain nombre de règles mathématisables, et donc reproductibles et programmables. «La chose la plus incompréhensible avec l’univers, c’est qu’il est compréhensible», rappelle-t-il en citant Einstein. En physique quantique, certaines particules n’ont pas d’état défini avant que quelqu’un ne les observe: l’une des explications de ce phénomène serait qu’à la manière d’un jeu de simulation dans une ville (comme Grand Theft Auto) le joueur ne voit que ce qu’il a besoin de voir à un moment donné.

De même, les parties qui composent l'univers sont limitées, et donc programmables. Or si c'est mathématiquement possible, la question n'est plus de savoir si on peut le faire, mais si le processus n'est pas déjà en cours...

La presse américaine ne prend pas encore très au sérieux le personnage. Sa théorie est digne de celles que nous avons tous eues au lycée. Vice lui-même estimant que tout étudiant muni d’un bang et d’un DVD de Matrix pourrait développer la même idée. Quant à Rich Terrile, il estime qu'il sera bientôt capable de simuler lui-même un monde d'individus conscients. Quelqu'un pensera-t-il à le débrancher de la Matrice avant qu'il ne soit trop tard?

zhuangzi

Votre vie, est-elle vraiment votre vie, ou est-elle actuellement, le rêve d’un papillon ? Ou est-ce une simulation informatique complexe, indiscernable de la réalité "réelle" ? Pour reprendre Matrix, ne vous inquiétez pas, c’est juste une défaillance électronique dans la matrice. Cela arrive, lors d’une mise à jour.

 
Le philosophe chinois Tchouang-tseu (ou Zhuāngzǐ) a remarqué, aux environs de l’an 300 avant notre ère, que ses rêves d’être autre chose qu’un humain (un papillon, pour le plus célèbre) étaient impossibles à distinguer de son expérience d’être Zhuāngzǐ. Il ne pouvait pas dire avec certitude qu’il était Zhuangzi rêvant d’être un papillon, plutôt qu’un papillon rêvant d’être Zhuangzi. La question de la nature profonde de la réalité est posée et fait écho à certains développements des écoles mystiques indiennes.

L’ensemble de l’idée «la réalité est une illusion" a été rejeté par tout le monde, de Siddhârta aux existentialistes.C’est le philosophe suédois Nick Bostrom de l’université d’Oxford, qui est le plus souvent associé à l’idée que nous vivons dans une simulation informatique.

Son principe est basé sur une série d’hypothèses :

1). Une société technologique pourrait éventuellement atteindre la capacité de créer une simulation par ordinateur qui rend indiscernable la réalité de la simulation pour les habitants.
2). Une telle société ne le ferait pas une fois ou deux. Elles créeraient de nombreux types de simulations.
3). Les laissant suffisamment de temps, les sociétés dans les simulations seraient finalement en mesure de créer leurs propres simulations, aussi impossibles à distinguer de la réalité pour les habitants des “sous-simulations”.

Par conséquent, vous avez des milliards de simulations, avec un nombre presque infini de cascade de sous-simulations, toutes parfaitement réelles pour ceux qui y logent. Pourtant, il n’y a qu’une seule et ultime société génitrice. Le calcul est en fait assez simple : les chances sont presque infinies à ce que nous vivions tous dans une simulation informatique.

C’est à ce moment-là de mon article, qu’il faut éviter de prendre sa voiture pour foncer contre une foule de passant et autre fantaisie à la GTA4 (image d’entête)…

L’un des arguments les plus forts, contre cette troublante théorie, est qu’un ordinateur avec la puissance de calcul pour accomplir cela, est inconcevable. Mettant de côté le fait que la puissance de calcul d’aujourd’hui, semblait surement inimaginable il y a 100 ans, il y a une solution plus intéressante : l’ordinateur simulerait activement, seulement, ce qui doit l’être. C’est déjà ce qui se passe réellement, dans les jeux informatiques modernes et vous l’avez sans doute remarqué si vous vous êtes déjà déplacé plus rapidement que ce que votre carte graphique peut générer comme paysage, comme les arbres et les bâtiments qui se dessinent au fur et à mesure que vous avancez. Cela explique actuellement quelques un des plus délicats domaines de la physique quantique, comme : pourquoi les particules ont une position indéterminée, jusqu’à ce qu’ils soient observés. Pour en avoir une représentation mon article Le Large Hadron Collider pourrait être la première machine à remonter le temps.

Plus inquiétant encore, elle pourrait être, une beaucoup plus petite simulation, que vous ne le pensez. Il pourrait y avoir que quelques habitants de la simulation active, avec le reste du monde parsemé de «non-acteurs» ou de personnages contrôlés par l’ordinateur. Leurs actions ne sont simulées qu’au moment où vous les percevez, exécutées avec soin, de manière à présenter l’illusion qu’ils ont tous une vie séparée de la vôtre.

Et pour conclure : pour suivre Zhuāngzǐ, il y a près de sept milliards de personnes dans le monde. Ils dorment tous. Ils rêvent tous. Il y a des chances que nous vivions tous dans le rêve (ou le cauchemar) agité, de quelqu’un d’autre.

 Notre Univers est-il le fruit d'une simulation informatique?

La vie sur la Terre et tout l'univers pourraient n'être qu'une simulation informatique gigantesque, un rêve de super-ordinateur, supputent dans leurs derniers écrits deux scientifiques britanniques renommés, le physicien Martin Rees et le mathématicien John Barrow. La question de l'existence réelle du monde, posée par les penseurs de toutes les époques, est abordée, selon eux, sous un angle nouveau par les progrès fantastiques et continuels de l'informatique. « Il y a quelques décennies, les ordinateurs n'étaient capables de reproduire que des schémas très simples, explique à l'AFP Martin Rees. Ils peuvent maintenant créer des mondes virtuels avec de nombreux détails. À terme, observe-t-il, on pourrait imaginer des ordinateurs qui seront capables de simuler des mondes peut-être aussi compliqués que celui dans lequel nous pensons vivre ». Ce n'est qu'une théorie, ajoute Sir Martin, cosmologue de l'université de Cambridge. Mais « elle doit nous conduire à nous demander si nous-mêmes pourrions nous trouver dans une telle simulation ». (voir l'article de Propanganda Matrix).0

L'univers, dans ce cas, ne serait pas un tout mais une partie d'un ensemble que Martin Rees et John Barrow appellent des « multivers ». Ce concept de Multivers s'appuie notamment sur les travaux d'Andrei Linde, un des plus grands cosmologistes de notre temps. Celui-ci a formulé en 1982 une nouvelle théorie de l'univers qui tente de dépasser les faiblesses du modèle du Big Bang. Linde critique la théorie du Big Bang pour les nombreux problèmes physiques et philosophiques qu'elle soulève. Il considère notamment que les équations physiques qui déterminent le Big Bang prédisent un univers beaucoup plus petit qu'il ne l'est en réalité et que le modèle théorique n'explique pas pourquoi les différentes régions de l'univers se ressemblent et les lointaines galaxies sont distribuées de façon aussi uniforme dans toutes les directions au sein de l'univers. Linde propose la théorie d'un univers auto-reproducteur et à très forte croissance (self-reproducing inflationary univers) qu'il a modélisé grâce à des simulations sur ordinateur.

Selon lui, la croissance de l'univers à son origine aurait obéi à un modèle d'« inflation chaotique ». Alors que la théorie classique du Big Bang décrit un univers semblable à une bulle de savon se gonflant graduellement, la théorie de Linde décrit un univers semblable à une bulle qui produirait des bulles identiques, et ainsi de suite. L'univers décrit par Linde enfanterait de nouveaux univers par autoreproduction et selon une arborescence empruntée aux mathématiques fractales découverte par Benoit Mandelbrot. Pour Linde, il faudrait imaginer l'univers comme un ensemble de bulles interreliées qui se développent de manière fractale (chaque partie du tout ressemble au tout). Il y aurait donc eu création d'un univers à partir duquel plusieurs bulles se seraient formées de façon indépendante. Ces nouvelles bulles seraient en fait des points de l'univers qui seraient entrés en expansion en eux-mêmes, sans affecter l'univers originel. Chacun de ces univers aurait ses propres lois de la physique et pourrait donner naissance à d'autres univers, et ainsi de suite. Ce mécanisme donnerait lieu à un univers auto-reproducteur éternel et infini dans le temps et dans l'espace.

« On sait depuis longtemps que des civilisations techniques à peine plus avancées que les nôtres auront la capacité de simuler des univers dans lesquels des entités conscientes pourront émerger et communiquer entre elles », rappelle pour sa part John Barrow, directeur d'études à Cambridge également, dans un récent article scientifique. Des sociétés disposant d'une « puissance informatique beaucoup plus élevée que la nôtre, poursuit-il, pourraient simuler non seulement le climat ou la formation des galaxies, comme nous le faisons, mais aussi l'apparition des étoiles et la formation des systèmes planétaires. Puis, imagine le chercheur, en intégrant les lois de la biochimie aux simulations astronomiques, elles seraient capables d'observer l'évolution de la vie et de la conscience ». Tout aussi simplement que nous « suivons le cycle des insectes sur un fruit », elles regarderaient « les civilisations croître et communiquer, se disputer sur le fait de savoir s'il existe un "Grand Programmateur" dans le Ciel », pouvant "« intervenir à volonté, au mépris des lois de la nature habituellement observées ».

D'autres scientifiques refusent d'envisager l'hypothèse d'un monde créé par les machines. Seth Lloyd, un physicien du Massachusetts Institute of Technology (MIT) cité par le Sunday Times du 14 novembre, avance comme principale objection qu'un ordinateur capable de simuler la vie terrestre devrait être « inimaginablement puissant ». Mais pour réfuter cette objection John Barrow ne s'appuie pas que sur l'informatique. Pour étayer sa thèse d'un univers simulé il souligne un fait extrêmement troublant : l'équilibre infiniment subtil des conditions naturelles rendant la vie possible sur Terre. Un équilibre, suggère le chercheur, qui pourrait même s'avérer trop délicat pour se perpétuer sans que « de légers changements » lui soient apportés de temps à autre.

Cette question fondamentale du « réglage » des grandes constantes de l'univers dans un sens qui permet l'apparition de la vie est développée de manière remarquable dans un passionnant article intitulé « L'ajustement fin des constantes de l'univers » et publié dans le dernier numéro hors série de la revue « Sciences&Avenir ». Dans cet article (non disponible en ligne), Dominique Lambert, Professeur à l'Université de Namur, souligne de manière pertinente que le processus qui produit le carbone dépend de manière très fine des valeurs des constantes de couplage de l'interaction forte et de l'interaction électromagnétique. Il suffirait que ces constantes de couplage soient très légèrement modifiées pour détruire toute possibilité de produire du carbone, élément indispensable à la vie. S'agissant de l'interaction faible (qui intervient dans les processus de désintégration), Dominique Lambert rappelle qu'une légère modification de la constante de couplage rendrait impossible la production d'hydrogène et donc d'eau, autre élément essentiel à l'apparition de la vie.

Enfin, à l'échelle cosmique, il est troublant de constater que la fameuse constante cosmologique possède exactement la valeur nécessaire à l'apparition des structures cosmiques telles que les galaxies, les étoiles et les planètes. Une valeur plus élevée rendrait impossible la formation de ces structures liées par la force de gravitation. Une valeur plus faible entraînerait une contraction trop rapide de l'univers, empêchant les étoiles de se former.

On voit donc que, sans céder aux explications métaphysiques ou religieuses, un nombre croissant de scientifiques tout à fait rigoureux et attachés à la rationalité, tentent d'éclairer d'une manière nouvelle le fait troublant que toutes les constantes et forces fondamentales de l'univers sont très exactement réglées de manière à permettre l'apparition de la vie. Face à un univers dont toutes les lois et les constantes permettent une organisation de plus en plus complexe de la matière, jusqu'à l'irruption du vivant puis de la conscience, cette hypothèse d'un univers simulé, qui serait voulu et conçu par une intelligence cosmique d'une puissance presque incommensurable, mérite d'être examinée et sera de plus en plus incontournable dans les décennies à venir.

USA : des philosophes et des physiciens réunis en congrès débattent de l’Univers Simulé

 



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Des philosophes et des physiciens se sont réunis en congrès pour débattre de la possibilité… que nous vivions dans une simulation informatique.

La rencontre s’appelait le « Débat annuel Isaac Asimov », à la mémoire de l’auteur de science-fiction. Mais certains semblent prendre l’idée très au sérieux, à en juger par l’astrophysicien et vulgarisateur Neil deGrasse Tyson, qui a déclaré en ouverture que les chances que nous soyons des personnages virtuels comme dans le film La Matrice, sont à ses yeux de 50-50. Le pionnier de cette théorie est un philosophe de l’Université Oxford, Nick Bostrum, qui avait déclaré en 2003 qu’une civilisation très avancée, possédant une puissance informatique considérable, pourrait décider de faire « jouer » des simulations informatiques de ses ancêtres.

L’univers est tout simplement une énorme simulation, fantastiquement complexe? Si oui, comment pourrions-nous savoir, et qu’est-ce que la connaissance signifie pour l’humanité?

Ce sont les grandes questions qu’un groupe de scientifiques, ainsi qu’un philosophe, a abordé le 5 Avril au cours du 17ème débat annuel Isaac Asimov ici à l’American Museum of Natural History. L’événement honore Asimov, le visionnaire écrivain de science-fiction, en invitant des experts dans divers domaines pour discuter de questions pressantes sur les frontières scientifiques.

Neil deGrasse Tyson, directeur du planétarium Hayden du musée et hôte de l’événement de cette année, a invité cinq intellectuels en vogue pour partager leurs points de vue personels sur le problème: Zohreh Davoudi, un physicien nucléaire au Massachusetts Institute of Technology (MIT); Max Tegmark, cosmologiste au MIT spécialiste de l’univers (auteur de « Our Mathematical Universe: My Quest for the Ultimate Nature of Reality » (Deckle Edge, 2014)); James Gates, un physicien de l’Université du Maryland qui a découvert des codes de correction d’erreurs étranges dans les équations de la supersymétrie; Lisa Randall, physicienne à l’ Université de Harvard qui pense, elle, que la question de la simulation est plus ou moins hors de propos; et David Chalmers, un philosophe à l’Université de New York qui s’interroge régulièrement sur la réalité que les esprits conscients perçoivent.

"L’humanité pourrait ne jamais être en mesure de prouver avec certitude si l’univers est simulé" dit Chalmers.

"Cela ne va certainement pas être la preuve expérimentale concluante que nous ne sommes pas dans une simulation" a-t-il dit dès le début du débat. "Tous les éléments que nous pourrions jamais obtenir seraient également simulés !"

Mais d’autres pensent que si l’univers simulé a des limites physiques similaires à notre univers réel perçu – dans lequel quelque chose d’infiniment compliquée ne peut pas être modélisée sans ressources infinies – des signes de raccourcis et approximations peuvent se cacher dans notre propre monde, un peu comme la façon dont une image se décompose dans ses pixels constitutifs quand vous observez d’assez près d’un écran.

Davoudi a proposé un moyen possible de repérer un de ces raccourcis: en étudiant les rayons cosmiques , les particules scientifiques les plus énergiques jamais observées. Les rayons cosmiques sembleraient subtilement différents si l’espace-temps a été formé de minuscules morceaux discrets – comme ces pixels informatiques – par opposition à un « continuum » dit-elle. (Les rayons cosmiques sont les particules les plus rapides qui existent et sont originaires de galaxies très lointaines, pouvant ainsi voyager sur plusieurs millions d’années-lumière. Lorsqu’ils atteignent la Terre, ils sont toujours chargés avec un maximum d’énergie de 1020 électron-volts. Et s’il existe un maximum d’énergie spécifique pour les particules cela amène à l’idée que les niveaux d’énergie sont définis, précis et limités par une force extérieure.)

Pour l’univers à simuler de cette manière, il devrait être calculé – ce qui signifie qu’il serait essentiellement mathématique. Le récent livre de Tegmark, «Our matematic Univers: My Quest for the Ultimate Nature of Reality » (Deckle Edge, 2014) , met l’ accent sur ​​la raison pour laquelle l’univers semble si étroitement lié aux mathématiques.

«Plus on cherche à décrire ce qu’on appelle la « réalité » en tant que physicien, plus on est frappé de la façon dont fonctionne la nature, avec dans l’infiniment petit, tout un tas de quarks et d’électrons "[…]

"Si vous regardez la façon dont ces quarks se déplacent, les règles sont tout à fait mathématiques, aussi loin que nous pouvons le décrire" a déclaré Tegmark. "S’il était un personnage dans un jeu vidéo ou simulation, il aurait commencé à se rendre compte que les règles étaient rigides et mathématique juste de cette façon" assure-t-il

Alors que Davoudi a proposé de chercher des preuves concrètes de calcul dans la nature, Gates, un physicien qui travaille sur la théorie des supercordes (un effort pour décrire toutes les particules et les forces de l’univers avec des équations impliquant des minuscules « cordes » vibrantes super-symétrique ), a trouvé quelque chose de louche , comme le calcul dans les équations théoriques qui régissent la façon dont fonctionne l’univers.

Il a découvert ce qui ressemblait à des codes de correction d’erreurs, qui sont utilisés pour vérifier et corriger les erreurs qui ont été introduites par le processus physique de l’informatique.

    "Trouver ce type de code dans un univers qui ne soit pas « calculé » est « extrêmement improbable " a déclaré Gates.

   "Des codes correcteurs d’erreurs c’est ce que font en permanence les navigateurs internet, alors pourquoi n’existeraient il pas dans les équations que j’étudiais à propos des quarks et des leptons, de la supersymétrie?"

il a dit. "Voilà ce qui m’a amené à cette réalisation très brutalement que je ne pouvais plus dire que des gens comme Max [Tegmark] sont fous."

"Ou on peut dire cela également d’une autre façon, si vous étudiez la physique assez longtemps, vous pouvez aussi devenir fou", a t-il ajouté.

Mais Randall a noté que l’univers dans lequel des erreurs ont pu se propager rapidement se briser. Ainsi est-il pas logique, dit-elle, que l’univers stable nous nous trouvons pourrait incorporer ce type de rétroaction? Les chercheurs ont fait remarquer que le processus de correction d’erreur similaire fonctionne lors de la réplication de l’ADN; Si cela n’avait pas lieu, le matériel génétique des organismes seraient tellement mutilé qu’ils ne survivraient pas.

Types de simulation


Le débat a également sondé différentes simulations possibles et les effets qu’ils avaient ont sur notre monde. Par exemple, Tegmark a discuté d’un fameux argument du « monde comme simulation » par le philosophe Nick Bostrom: S’il est possible de simuler un univers dans notre monde, et que l’humanité s’y développe, il est beaucoup plus probable que nous soyons dans une simulation que dans la vie réelle car il y aurait beaucoup plus de personnes simulées »dans l’existence» que de vraies personnes.

Mais l’argument est relevé par Tegmark comme défectueux. D’une part, il a demandé, ce qui empêcherait une chaîne infinie d’univers chacun simulant une autre en dessous?

Un univers simulant le nôtre utiliserait des lois physiques différentes de celles de notre univers, ou contiendrait un état actif changeant la simulation de temps à autre (plutôt que d’être un univers dépendant de « principes premiers » comme dans la simulation évoquée par Davoudi), la question serait alors la suivante : »Que pourrions-nous comprendre de cet univers à partir du notre ? En d’autres termes, il serait comme ce personnage de jeu vidéo de Tegmark essayant de comprendre le système d’exploitation de son jeu fonctionne sur.

Chalmers a ajouté que, si la simulation était parfait, il serait impossible d’obtenir des informations sur le monde extérieur. Seulement si elle était buggé ou interactive, serions-nous en mesure de savoir quoi que ce soit à ce sujet. Il faut de toute façon "refuser d’adorer" le créateur de la simulation, quelle que soit son origine selon Chalmers.

Gates a fait remarquer qu’une telle simulation signifierait que la réincarnation était possible – la simulation peut toujours être exécutée à nouveau, ce qui porte tout le monde à la vie.

"On commence à voir se fissurer de façon très étrange la barrière entre ce que les gens pensent souvent être le conflit entre la science et la foi" a t – il dit.

"Si vous n’êtes pas sûr, au final si vous êtes réellement simulé ou non, mon conseil pour vous est de sortir et vivre une vie vraiment intéressante, et de faire des choses inattendues, de sorte que les simulateurs ne vont pas s’ennuyer et vous désactiver" , a déclaré Tegmark.

Qu’est-ce que cela signifierait


Une fois interrogé sur le sujet, la plupart des chercheurs ont donné leurs prédictions sur la probabilité du scénario du monde simulé.

– Davoudi ne se prononce pas

– Tegmark a dit qu’il était de 17 pour cent de chances,

– M. Gates a dit qu’il y avait seulement 1 pour cent de probabilité,

– Randall dit que la probabilité effective était nulle

– Chalmers a dit 42 pour cent. (Ces estimations reflètent un risque légèrement plus élevé que les suppositions qu’ils ont donné juste avant le débat.)

 

Tyson a comparé la compréhension de l’univers pour essayer de comprendre les règles d’un jeu d’échecs simplement en regardant les pièces, situation décrite à l’origine par le physicien célèbre Richard Feynman. « Très facilement, vous pouvez dire:« Eh bien, cette pièce se déplace de cette façon;. Celui-ci se déplace en diagonale », a déclaré Tyson."Mais plus tard, ce petit morceau qui a sauté deux cases atteint l’autre extrémité de la planche et devient une toute autre pièce! C’est un peu bizarre. Il est rare, mais cela arrive, et c’est une règle importante du jeu que, la plupart du le temps, vous ne voyez pas. Alors je me demande, si un jeu d’échec sans le manuel d’instruction n’est pas l’univers même dans lequel nous vivons?"

La question de l’univers comme une simulation pourrait être plus fondamentalement appliquée à l’étendue des humains pour comprendre leur univers de l’intérieur – cet objectif est beaucoup plus essentiel que d’aller au fond de la question de la simulation, ont convenu les chercheurs

"Nous ne connaissons pas la réponse, et nous nous contentons juste de faire de la science jusqu’à ce qu’elle échoue», a déclaré Randall.

La réflexion sur le monde comme une simulation est utile en ce qu’elle suggère des façons intéressantes d’explorer le monde scientifique, ou encourage les scientifiques à perfectionner leurs compétences d’observation, a t-elle ajouté.

"Dans la mesure où cette théorie nous incite à poser des questions intéressantes […] ce qui est certainement la utile et digne d’intérêt pour voir quelle est la portée des lois de la physique telles que nous les comprenons", a déclaré Randall. "Nous essayons de le comprendre dans la mesure où nous le pouvons."

La plupart des gens préfèrent ne pas croire que tout ce qu’ils font est une simulation générée par un énorme ordinateur du futur, ou encore plus inquiétant, que l’univers est et a toujours été un "ordinateur".

Si tel est le cas, on a intérêt à ce que leur ordinateur ne crash pas tout de suite…

Quelques citations pour finir :

 

    “Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure.” – Otto Rank

    “La réalité, qui est le plus puissant des hallucinogènes. ” _ Émile Ajar

    “La réalité n’est qu’un point de vue.” – Philip K. Dick

    “L’illusion est trompeuse mais la réalité l’est bien davantage.” – Frédéric Dard

    “La vie est faite d’illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité.” – Jacques Audiberti

    " Les dieux ne nous ont pas révélé d’emblée toutes choses;
    mais avec le temps, en cherchant,
    nous pouvons apprendre et avoir une
    meilleure connaissance des choses. 

    Quant à la vérité certaine,
    nul homme ne l’a connue
    ni ne la connaîtra; ni celle des dieux,
    ni même celle de toutes les choses dont je parle. 

    Et même s’il se trouvait par hasard proférer l’ultime vérité,
    il ne le saurait pas lui-même;
    car tout n’est qu’un entrelacs de suppositions.
"
    – Xénophane, tiré de : "
Des sources de la connaissance
    et de l’ignorance
. " – Karl R. Popper

 Liens utiles:         https://youtu.be/3CyN8rYdX6g
https://youtu.be/ccQPesc7HFs
Films: The thirteenth floor,  Dark City etc. 

 
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Les dernières découvertes médicales

Résultat d’images pour cellules souche avcLes découvertes médicales se révèlent quotidiennement et la recherche dans le monde médical avec toutes ses filières, comme la chirurgie, l'imagerie médicale et la cardiologie, ne cesse de progresser jour après jour.
Une des découvertes les plus importantes est celle de l'Institut de génie moléculaire de l'université de Montpellier et des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Ils ont réussi à dépister une molécule capable de ralentir et même d'immobiliser le virus du sida VIH. Cette molécule s'introduit dans le mécanisme cellulaire du virus, ce qui lui permet de se propager afin de le bloquer. En plus, la molécule en question peut être aussi utilisée contre tous les virus ayant le même système de progression que le VIH.  Espérons que cette nouvelle méthode aidera dans le prochain avenir les 40 millions de personnes séropositives dans le monde.

La Quinta Corporation

Ensuite, une découverte très importante sur les AVC (accident vasculaire cérébral) est dévoilée dans la revue médicale Nature Médecine. Un groupe de chercheurs de la Faculté de médecine de l'université Laval a poursuivi une étude qui prouve que les dégâts causés par un AVC peuvent être diminués grâce à des cellules immunitaires. Du fait de la reproduction rapide des cellules appelées Treg, les victimes des AVC auront plus de chances de conserver plusieurs fonctions fondamentales, comme la parole et la maîtrise des membres.

Greffe de cellules souches pour l'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique

Résultat d’images pour cellules souche avcLorsque des cellules ont été endommagées suite à un AVC, il n'y a pas grand-chose à faire pour améliorer le résultat fonctionnel. Il a été démontré que la greffe de cellules souches était sûre et efficace pour l'AVC ischémique chez des modèles animaux, mais aucune preuve n'est disponible à ce jour chez les humains. Cette revue a identifié trois essais contrôlés randomisés de très petite taille. Deux de ces essais n'ont pas pu être inclus dans cette méta-analyse car des données supplémentaires étaient nécessaires. Le troisième, qui portait sur 30 participants, rapportait une amélioration fonctionnelle statistiquement non significative chez des patients traités avec des cellules souches mésenchymateuses autologues lors d'un suivi à plus long terme. Aucun événement indésirable associé aux cellules n'était rapporté. Des essais mieux planifiés et de plus grandes dimensions sont nécessaires.
Conclusions des auteurs : 
Aucun essai à grande échelle portant sur la greffe de cellules souches n'a été effectué avec des patients victimes d'un AVC ischémique et il est trop tôt pour savoir si cette intervention peut permettre d'améliorer le résultat fonctionnel. D'autres études de grande échelle bien planifiées sont nécessaires.


D'autres résumés qui pourraient également vous intéresser :

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens. Cliquez ici pour plus d'informations à propos de notre projet de traduction.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Résultat d’images pour diverticulite (ET VOIR CI-JOINT, ANNEXÉ, OU SUR LE SITE : TÉMOIGNAGES ET RÉFÉRENCES) Titre : découverte d'un traitement médical des hernies de l'abdomen, des sigmoïdites, et des diverticulites. Étude et réalisation, de 2004 à 2010, par un médecin français, lauréat de l'Académie Nationale de médecine, d'une possibilité de réduire définitivement, sans chirurgie, certaines hernies abdominales, dont les hernies inguinales, crurales, ombilicales et d'améliorer ou guérir la sigmoïdite, et la diverticulite abdominale. Une méthode scientifique récente, contrôlée médicalement, avec plus de 40 résultats positifs, permet dans certains cas d'éviter l'intervention chirurgicale en réduisant complètement la hernie, notamment inguinale et crurale, améliorant considérablement, en même temps, une sigmoïdite ou une diverticulite sigmoïdienne lorsqu'elle lui est associée. Cette méthode de réduction définitive, non chirurgicale, qui conjugue neuf techniques médicales, a été élaborée de 2004 à 2009 (et déposée à l'Académie Nationale de Médecine le 2 février 2009). Pour les hernies abdominales et la sigmoïdite, il vient d'être étudié, de 2004 à 2010, par un médecin français, lauréat de l'Académie Nationale de Médecine, (inscrit sur la liste des experts de la Préfecture de Paris-1986), une possibilité de réduire définitivement sans chirurgie certaines hernies abdominales, dont les hernies inguinales, crurales, ombilicales et la gravité de la sigmoïdite. Expérimentée en 2008, 2009 et 2010, les résultats de cette méthode sont à présent objectivés et contrôlés par plus de 40 cas pertinents, améliorés ou guéris, dont liste consultable à Paris 75019, avec références et témoignages, portés sur observations. Contact et précisions : Il conviendra de consulter le site d'information -- non publicitaire -- : http://www.methode-francoeur.com/
Conclusion : Du fait de cette découverte française, hormis les seuls cas d'urgence, la chirurgie cesse désormais d'être le traitement exclusif de certaines hernies abdominales, des sigmoïdites et des diverticulites sigmoïdiennes, lesquelles peuvent être considérablement améliorées par ce nouveau traitement médical
(VOIR SUR LE SITE : TÉMOIGNAGES ET RÉFÉRENCES) : ouvrir : http://www.methode-francoeur.com/temoignages_et_references.php UNE CONFÉRENCE DE PRESSE SERA DONNÉE À PARIS LE MARDI 25 JANVIER 2011.
Prière aux professionnels et personnes concernées de s'inscrire ci-dessous Adresse mail : lecercle@francoeur.org
Pour information : interview du Dr Francoeur sur Radio Info Santé en date du vendredi 22 octobre 2010 : ouvrir : http://www.cadureso.com/actualite/actualite-sante/844-interview-du-docteur-francoeur-hernies-abdominales-et-sigmoidites-sans-chirurgie.http://www.cadureso.com/actualite/actualite-sante/844-interview-du-docteur-francoeur-hernies-abdominales-et-sigmoidites-sans-chirurgie.

Une anomalie cérébrale serait à l’origine de la dyslexie

Selon des travaux menés par des chercheurs de l’Inserm et du CNR, une seule anomalie dans le cortex auditif du cerveau pourrait être à l’origine des trois principales difficultés rencontrées par les dyslexiques.
Résultat d’images pour dyslexieAssocier une lettre à un son n’est pas aisé pour tout le monde. Et c’est cette difficulté à faire correspondre les graphèmes (lettres ou groupes de lettres)aux phonèmes (sons de la parole) qui caractérise la dyslexie. Cela entraîne notamment un trouble de l’apprentissage de la lecture qui peut être très handicapant.

Selon des travaux menés par des chercheurs de l’Inserm et du CNRS et publiés dans la revue Neuron du 21 décembre, une seule anomalie dans le cortex auditif du cerveau pourrait être à l’origine des trois difficultés principales rencontrées par les dyslexiques. A savoir, réussir à manipuler mentalement des sons de parole, les difficultés de mémorisation à court terme (comme la capacité à répéter une liste de mots) et un ralentissement de la capacité de nommer rapidement des séries d’images.
Une sensiblité réduite du cortex gauche
Depuis longtemps, l’hypothèse majoritaire des scientifiques est que la dyslexie serait due à une anomalie du développement d’aires cérébrales impliquées dans la représentation et le traitement des sons de la parole (la phonologie).
Pour étudier cela, les chercheurs de l’Inserm et du CNRS ont enregistré l’activité cérébrale de 44 adultes, dont 23 dyslexiques, en réponse à un bruit dont le rythme oscillait entre 10 et 80 Hz. Résultat: les dyslexiques ont montré une sensibilité réduite du cortex auditif gauche aux sons modulés autour de 30 Hz.

Or, la réponse du cortex gauche à ces fréquences serait nécessaire au découpage de la parole en unités linguistiques pouvant être associées aux lettres. D’où la difficulté à nommer rapidement une série d’images.

Anne-Lise Giraud, co-auteure de l’étude, explique ainsi à France Soir que les dyslexiques « découpent tellement finement les sons qu’ils ne peuvent pas les associer aux graphèmes ».

En revanche, les dyslexiques montrent une sensiblité accrue aux modulations d’amplitude des sons situées au-delà de 40 Hz. Ce qui expliquerait le déficit de mémoire à court terme. En effet, poursuit la neurobiologiste Anne-Lise Giraud dans le quotidien, « s’ils découpent de façon plus fine, ils font davantage de petits paquets et ça encombre leur mémoire à court terme ». 

Timidité : Une hormone miracle ?

Des chercheurs de l’Université Concordia de Montréal ont publié dans la revue Psychopharmacology, une étude démontrant qu’une hormone serait la clé d’une ouverture sociale pour les plus timides d’entre nous.
Résultat d’images pour timiditéUn remède pour vaincre la timidité ? Des chercheurs assure avoir eu du nez. Un vilain jeu de mot puisque – qui l’eût cru – les auteurs de cette étude canadienne proposent de s’injecter de l’ocytocine dans les narines pour aider les introvertis dans leurs relations sociales. Cette hormone secrétée naturellement par l’hypophyse, notamment lors de l’accouchement des femmes, serait également étudiée pour traiter les phobies sociales et l’autisme. L’ocytocine facilite la perception des sentiments, ainsi elle favorise l’altruisme, la confiance, la cordialité et l’ouverture d’esprit, selon les chercheurs.
Questionnaire sur les expériences émotives
« Nos travaux montrent que l’ocytocine peut modifier la manière dont les gens se perçoivent, et accroître leur sociabilité », commente dans un communiqué Mark Ellenbogen qui a dirigé l’étude. Il précise également : « sous les effets de l’ocytocine, une personne peut se percevoir elle-même comme plus extravertie, plus ouverte aux nouvelles idées et plus confiante ». Pour arriver à cette conclusion, le chercheur et ses collègues ont recruté une centaine de personnes, femmes et hommes, âgés d’entre 18 et 35 ans. Ceux-ci ne devaient présenter aucun antécédent médical et ne consommer ni cigarette ni drogue.
Au cours de l’expérience, les sujets se sont injectés eux-mêmes de l’ocytocine dans le nez grâce à un spray nasal. Puis ils ont complété des questionnaires sur comment ils se sentaient 90 minutes plus tard. Ils ont été interrogés sur leur neuroticisme (expérience des émotions négatives), leur extraversion, leur ouverture à de nouvelles expériences, leur amabilité ainsi que sur leur conscience. Même le principe du placebo n’aurait pas fonctionné, selon les chercheurs. « Les participants qui se sont auto-administrés de l’ocytocine par voie intranasale ont obtenu des scores d’extraversion et d’ouverture aux expériences nouvelles supérieurs à ceux qui ont pris un placebo », raconte Christophe Cardoso, membre de l’équipe.

L’aspirine préviendrait le cancer colo-rectal

Résultat d’images pour cancer colorectal symptômesLes patients à très haut risque génétique pourraient en bénéficier.
L’espoir d’un traitement préventif du cancer anime tous les chercheurs mais aussi les personnes présentant des risques élevés. C’est le cas de celles atteintes du syndrome de Lynch, une anomalie génétique qui augmente considérablement le risque de cancer, notamment colo-rectal mais aussi d’autres organes comme l’endomètre. Dans ce syndrome rare, mais qui reste la cause la plus fréquente de cancers colo-rectaux héréditaires, les patients doivent notamment subir des coloscopies au maximum tous les deux ans dès l’âge de 20 ans. L’objectif est bien sûr de détecter précocement le cancer colo-rectal dont on sait qu’il frappera plus d’un de ces malades sur trois.
Résultat d’images pour aspitine caricatureL’étude publiée vendredi dans la revue internationale The Lancet, devrait redonner un peu d’espoir à ces patients pour qui l’âge moyen de découverte d’un cancer colo-rectal est de 42 ans (parfois même avant 25 ans). Ce travail démontre en effet le rôle préventif de l’aspirine. Sur plus de 850 personnes, la moitié prenant de l’aspirine et l’autre moitié un placebo, il apparaît que les malades ayant pris chaque jour 600 mg d’aspirine pendant 2 ans ont vu leur risque de cancer colo-rectal réduit d’un tiers par rapport à ceux prenant un placebo (produit inactif). Et cela sans effets indésirables particuliers. Les auteurs ont observé 18 cancers pour 427 patients dans le groupe sous aspirine contre 30 pour 434 patients sous placebo. La théorie veut en effet les polypes soient la première étape avant une éventuelle transformation en cancer. Ces résultats obtenus chez des patients à très haut risque, du fait de leur maladie génétique, peuvent-ils être extrapolés à d’autres catégories? Quel est le rapport bénéfice/risque du traitement dans ces cas-là, du fait du risque hémorragique lié à l’aspirine? Pour l’instant les résultats obtenus avec les faibles doses d’aspirine utilisées dans la prévention des récidives d’accidents cardio-vasculaires, généralement inférieures à 100 mg par jour, n’ont pas montré d’intérêt pour réduire le risque de cancer colo-rectal. En revanche, pour des patients ayant eu un cancer colorectal traité, des études ont bien montré un effet préventif mais modérée de l’aspirine. Il est encore trop tôt pour oser une recommandation générale en dehors du syndrome de Lynch.

Un « pancréas artificiel » testé pour la première fois chez un diabétique

Un diabétique vivant à Montpellier a été l’un des deux premiers patients à tester un système de pompe à insuline portable. Ce « pancréas artificiel » lui a permis de vaquer à ses occupations sans avoir à se soucier de son traitement.Les piqûres d’insuline pourraient devenir un lointain souvenir pour de nombreux diabétiques. C’est du moins ce que suggère une expérience totalement inédite réalisée chez un patient montpelliérain. Ce diabétique âgé de 58 ans a été le premier en France à tester l’invention présentée à un congrès dédié aux technologies du diabète, organisé du 27 au 29 octobre à San Francisco. Sorte de « pancréas artificiel », celle-ci lui a alors permis d’aller au restaurant, de dormir à l’hôtel et de passer une matinée sans avoir à se soucier de son traitement, tandis que sa vie était auparavant dictée par des mesures de son taux de glucose sanguin et un apport permanent en insuline, rapporte Le Point.
Résultat d’images pour pancreas artificielConcrètement, l’invention est un système de pompe à insuline portable qui est capable de s’auto-réguler. Pour cela, un appareil de mesure placé sous la peau relève de manière continue les concentrations de glucose et communique les résultats à un système de contrôle informatique installé dans un smartphone. Au vu de ces données, ce dernier transmet alors à la pompe la quantité d’insuline qu’elle doit administrer pour maintenir la glycémie à des niveaux convenables. Le dispositif élimine ainsi la nécessité de multiples tests sanguins, des injections d’insuline et allège donc le fardeau quotidien associé à la gestion du diabète, relève Santé log.
L’an dernier, des médecins de l’université de Cambridge rapportaient, dans la revue médicale The Lancet, avoir testé avec succès un dispositif automatisé de distribution d’insuline chez une vingtaine d’enfants et d’adolescents diabétiques, qui avaient passé une cinquantaine de nuits à l’hôpital pour les besoins de l’expérimentation. Néanmoins, « l’élément innovant principal de notre système par rapport à celui testé à Cambridge est la miniaturisation du module de commande de la pompe selon le niveau glycémique. Jusque-là les expérimentations ne se faisaient pas à l’extérieur de l’hôpital. Autre progrès, le système qui vient d’être testé en France fonctionne en automatique, sans avoir besoin d’une intervention humaine. Notre dispositif autorise donc une grande liberté physique et pourrait-on dire ‘cérébrale’, commente le professeur Eric Renard, médecin au Centre d’Investigation Clinique INSERM-CHU de Montpellier.

Le python birman pour lutter contre les maladies cardiaques ?

Des chercheurs américains ont publié une étude qui suggère que le python birman, un des plus grands serpents au monde, pourrait aider à mettre au point de nouveaux traitements permettant de lutter contre les maladies cardiaques humaines.

Le python birman est un serpent pouvant atteindre neuf mètres de long et peser jusqu’à 90 kilogrammes. Capable d’avaler une biche ou même un alligator, ce reptile sécrète des acides gras ayant de véritables propriétés cardiaques. En effet, de précédentes études ont montré que la masse du cœur des pythons birmans augmentait de 40% dans les 24 à 72 heures suivants un important repas et que l’activité de leur métabolisme était multipliée par quatre immédiatement après avoir avalé leur proie.
Résultat d’images pour Le python birman avale crocodilLes pythons, qui peuvent jeûner pendant un an avec peu d’effets néfastes sur leur santé, voient leur cœur quasiment doubler de taille après un repas. Ainsi, tandis que cet accroissement de la masse du muscle cardiaque est similaire chez certains athlètes, les scientifiques jugent qu’étudier le cœur des pythons pourrait grandement aider dans les recherches qui visent  à améliorer la santé cardiaque des humains.
C’est ainsi qu’une équipe de l’université du Colorado, en se penchant de plus près sur ces reptiles, a constaté que les pythons produisaient des quantités de triglycérides 50 fois supérieure à la normale un jour après avoir englouti leur proie. Ces acides gras constituent l’élément principal permettant de former des graisses et des huiles naturelles, rappelle TV5monde.
Un coeur en bonne santé malgré les graisses
« Nous avons découvert qu’une certaine combinaison d’acides gras peut avoir des effets favorables sur la croissance cardiaque chez des organismes vivants », explique Cecilia Riquelme, principal auteur de l’étude. « Maintenant nous essayons de comprendre le mécanisme moléculaire derrière ce processus et espérons que les résultats débouchent sur de nouvelles thérapies pour mieux traiter les maladies cardio-vasculaires humaines », ajoute-t-elle.


« Si des maladies peuvent provoquer un épaississement du muscle cardiaque et une réduction des chambres du cœur résultant du fait qu’il travaille plus pour pomper le sang, un élargissement résultant d’un exercice vigoureux est en revanche une bonne chose », souligne Leslie Leinwand, professeur de biologie à l’université du Colorado qui a dirigé ces travaux.
« Il y a un grand nombre de personnes qui ne sont pas en mesure de faire de l’exercice car souffrant d’une maladie cardiaque », explique cette biologiste ajoutant qu’il serait « bien de mettre au point un traitement capable d’induire la croissance de cellules cardiaques » chez ces malades.

Selon un chercheur de la Nasa, nous sommes déjà dans la Matrice


Quand tu joues aux Sims sur ton PC ou que tu explores Liberty City dans Grand Theft Auto IV sur Playstation, tu éprouves cette étrange impression de déjà-vu? Tu trouves que tout ça ressemble fort à la réalité qui t’entoure? Normal. Notre environnement quotidien est déjà la simulation d’un grand architecte très doué en programmation informatique.

Bienvenue dans la Matrice, Slato. Si tu veux te débrancher, choisis la pilule rouge et lis la suite de l’article. Sinon, retourne à ta vie de Sim!

Cette théorie d’une vie simulée informatiquement par un ingénieur à la puissance de calcul démentielle, et dans laquelle nous sommes tous des personnages qui croient qu'ils sont «réels», est soutenue par Rich Terrile, directeur du Center for Evolutionary Computation and Automated Design du laboratoire Jet propulsion de la Nasa, qui écrit actuellement un livre sur le sujet selon le magazine Vice, qui l’a interviewé. Le scientifique se fonde sur plusieurs éléments d'explication:

1. Techniquement, selon la loi de Moore, qui évalue que tous les deux ans la puissance de calcul des ordinateurs double, les super-ordinateurs de la Nasa pourraient, d’ici une décennie, compacter toute l’expérience d’une vie humaine de 80 ans (en incluant la moindre pensée conçue au cours de cette vie) en seulement un mois. Avec la puissance de calcul qu'auront toutes les Playstation du monde —plus de 100 millions— dans trente ans si elles suivent la loi de Moore, il y aura alors plus de personnes virtuelles qui «vivent» dans ces Playstation que sur Terre. Et si des Playstation peuvent le faire, c'est sans doute un jeu d'enfant pour Dieu.

2. Et là vous répliquez: oui, d'accord, mais la conscience d'être en vie, alors? Selon le magazine:

«Tôt ou tard, nous arriverons à un stade d’avancée technique dans lequel simuler quelques milliards de personnes —et faire en sorte qu’elles croient qu’elles sont des êtres humains conscients et autonomes capables de contrôler leurs destinées— sera aussi facile que d’envoyer à un inconnu une photo de vos parties intimes par téléphone.»

Car même le processus de conscience ne limiterait pas la portée de cette théorie. Ainsi comme l’explique Terrile:

«A moins de croire qu’il y a quelque chose de magique dans la conscience —et je ne le pense pas, je crois que c’est le produit d’une forme très sophistiquée d’architecture à l’intérieur du cerveau humain— alors vous devez conclure que dans une certaine mesure cette conscience peut être simulée par ordinateur, ou en d’autres mots, peut être répliquée.»

3. Si ce scientifique croit son hypothèse valable, c’est parce que l’univers suit un certain nombre de règles mathématisables, et donc reproductibles et programmables. «La chose la plus incompréhensible avec l’univers, c’est qu’il est compréhensible», rappelle-t-il en citant Einstein. En physique quantique, certaines particules n’ont pas d’état défini avant que quelqu’un ne les observe: l’une des explications de ce phénomène serait qu’à la manière d’un jeu de simulation dans une ville (comme Grand Theft Auto) le joueur ne voit que ce qu’il a besoin de voir à un moment donné.

De même, les parties qui composent l'univers sont limitées, et donc programmables. Or si c'est mathématiquement possible, la question n'est plus de savoir si on peut le faire, mais si le processus n'est pas déjà en cours...

La presse américaine ne prend pas encore très au sérieux le personnage. Sa théorie est digne de celles que nous avons tous eues au lycée. Vice lui-même estimant que tout étudiant muni d’un bang et d’un DVD de Matrix pourrait développer la même idée. Quant à Rich Terrile, il estime qu'il sera bientôt capable de simuler lui-même un monde d'individus conscients. Quelqu'un pensera-t-il à le débrancher de la Matrice avant qu'il ne soit trop tard?

zhuangzi

Votre vie, est-elle vraiment votre vie, ou est-elle actuellement, le rêve d’un papillon ? Ou est-ce une simulation informatique complexe, indiscernable de la réalité "réelle" ? Pour reprendre Matrix, ne vous inquiétez pas, c’est juste une défaillance électronique dans la matrice. Cela arrive, lors d’une mise à jour.

 
Le philosophe chinois Tchouang-tseu (ou Zhuāngzǐ) a remarqué, aux environs de l’an 300 avant notre ère, que ses rêves d’être autre chose qu’un humain (un papillon, pour le plus célèbre) étaient impossibles à distinguer de son expérience d’être Zhuāngzǐ. Il ne pouvait pas dire avec certitude qu’il était Zhuangzi rêvant d’être un papillon, plutôt qu’un papillon rêvant d’être Zhuangzi. La question de la nature profonde de la réalité est posée et fait écho à certains développements des écoles mystiques indiennes.

L’ensemble de l’idée «la réalité est une illusion" a été rejeté par tout le monde, de Siddhârta aux existentialistes.C’est le philosophe suédois Nick Bostrom de l’université d’Oxford, qui est le plus souvent associé à l’idée que nous vivons dans une simulation informatique.

Son principe est basé sur une série d’hypothèses :

1). Une société technologique pourrait éventuellement atteindre la capacité de créer une simulation par ordinateur qui rend indiscernable la réalité de la simulation pour les habitants.
2). Une telle société ne le ferait pas une fois ou deux. Elles créeraient de nombreux types de simulations.
3). Les laissant suffisamment de temps, les sociétés dans les simulations seraient finalement en mesure de créer leurs propres simulations, aussi impossibles à distinguer de la réalité pour les habitants des “sous-simulations”.

Par conséquent, vous avez des milliards de simulations, avec un nombre presque infini de cascade de sous-simulations, toutes parfaitement réelles pour ceux qui y logent. Pourtant, il n’y a qu’une seule et ultime société génitrice. Le calcul est en fait assez simple : les chances sont presque infinies à ce que nous vivions tous dans une simulation informatique.

C’est à ce moment-là de mon article, qu’il faut éviter de prendre sa voiture pour foncer contre une foule de passant et autre fantaisie à la GTA4 (image d’entête)…

L’un des arguments les plus forts, contre cette troublante théorie, est qu’un ordinateur avec la puissance de calcul pour accomplir cela, est inconcevable. Mettant de côté le fait que la puissance de calcul d’aujourd’hui, semblait surement inimaginable il y a 100 ans, il y a une solution plus intéressante : l’ordinateur simulerait activement, seulement, ce qui doit l’être. C’est déjà ce qui se passe réellement, dans les jeux informatiques modernes et vous l’avez sans doute remarqué si vous vous êtes déjà déplacé plus rapidement que ce que votre carte graphique peut générer comme paysage, comme les arbres et les bâtiments qui se dessinent au fur et à mesure que vous avancez. Cela explique actuellement quelques un des plus délicats domaines de la physique quantique, comme : pourquoi les particules ont une position indéterminée, jusqu’à ce qu’ils soient observés. Pour en avoir une représentation mon article Le Large Hadron Collider pourrait être la première machine à remonter le temps.

Plus inquiétant encore, elle pourrait être, une beaucoup plus petite simulation, que vous ne le pensez. Il pourrait y avoir que quelques habitants de la simulation active, avec le reste du monde parsemé de «non-acteurs» ou de personnages contrôlés par l’ordinateur. Leurs actions ne sont simulées qu’au moment où vous les percevez, exécutées avec soin, de manière à présenter l’illusion qu’ils ont tous une vie séparée de la vôtre.

Et pour conclure : pour suivre Zhuāngzǐ, il y a près de sept milliards de personnes dans le monde. Ils dorment tous. Ils rêvent tous. Il y a des chances que nous vivions tous dans le rêve (ou le cauchemar) agité, de quelqu’un d’autre.

 Notre Univers est-il le fruit d'une simulation informatique?

La vie sur la Terre et tout l'univers pourraient n'être qu'une simulation informatique gigantesque, un rêve de super-ordinateur, supputent dans leurs derniers écrits deux scientifiques britanniques renommés, le physicien Martin Rees et le mathématicien John Barrow. La question de l'existence réelle du monde, posée par les penseurs de toutes les époques, est abordée, selon eux, sous un angle nouveau par les progrès fantastiques et continuels de l'informatique. « Il y a quelques décennies, les ordinateurs n'étaient capables de reproduire que des schémas très simples, explique à l'AFP Martin Rees. Ils peuvent maintenant créer des mondes virtuels avec de nombreux détails. À terme, observe-t-il, on pourrait imaginer des ordinateurs qui seront capables de simuler des mondes peut-être aussi compliqués que celui dans lequel nous pensons vivre ». Ce n'est qu'une théorie, ajoute Sir Martin, cosmologue de l'université de Cambridge. Mais « elle doit nous conduire à nous demander si nous-mêmes pourrions nous trouver dans une telle simulation ». (voir l'article de Propanganda Matrix).0

L'univers, dans ce cas, ne serait pas un tout mais une partie d'un ensemble que Martin Rees et John Barrow appellent des « multivers ». Ce concept de Multivers s'appuie notamment sur les travaux d'Andrei Linde, un des plus grands cosmologistes de notre temps. Celui-ci a formulé en 1982 une nouvelle théorie de l'univers qui tente de dépasser les faiblesses du modèle du Big Bang. Linde critique la théorie du Big Bang pour les nombreux problèmes physiques et philosophiques qu'elle soulève. Il considère notamment que les équations physiques qui déterminent le Big Bang prédisent un univers beaucoup plus petit qu'il ne l'est en réalité et que le modèle théorique n'explique pas pourquoi les différentes régions de l'univers se ressemblent et les lointaines galaxies sont distribuées de façon aussi uniforme dans toutes les directions au sein de l'univers. Linde propose la théorie d'un univers auto-reproducteur et à très forte croissance (self-reproducing inflationary univers) qu'il a modélisé grâce à des simulations sur ordinateur.

Selon lui, la croissance de l'univers à son origine aurait obéi à un modèle d'« inflation chaotique ». Alors que la théorie classique du Big Bang décrit un univers semblable à une bulle de savon se gonflant graduellement, la théorie de Linde décrit un univers semblable à une bulle qui produirait des bulles identiques, et ainsi de suite. L'univers décrit par Linde enfanterait de nouveaux univers par autoreproduction et selon une arborescence empruntée aux mathématiques fractales découverte par Benoit Mandelbrot. Pour Linde, il faudrait imaginer l'univers comme un ensemble de bulles interreliées qui se développent de manière fractale (chaque partie du tout ressemble au tout). Il y aurait donc eu création d'un univers à partir duquel plusieurs bulles se seraient formées de façon indépendante. Ces nouvelles bulles seraient en fait des points de l'univers qui seraient entrés en expansion en eux-mêmes, sans affecter l'univers originel. Chacun de ces univers aurait ses propres lois de la physique et pourrait donner naissance à d'autres univers, et ainsi de suite. Ce mécanisme donnerait lieu à un univers auto-reproducteur éternel et infini dans le temps et dans l'espace.

« On sait depuis longtemps que des civilisations techniques à peine plus avancées que les nôtres auront la capacité de simuler des univers dans lesquels des entités conscientes pourront émerger et communiquer entre elles », rappelle pour sa part John Barrow, directeur d'études à Cambridge également, dans un récent article scientifique. Des sociétés disposant d'une « puissance informatique beaucoup plus élevée que la nôtre, poursuit-il, pourraient simuler non seulement le climat ou la formation des galaxies, comme nous le faisons, mais aussi l'apparition des étoiles et la formation des systèmes planétaires. Puis, imagine le chercheur, en intégrant les lois de la biochimie aux simulations astronomiques, elles seraient capables d'observer l'évolution de la vie et de la conscience ». Tout aussi simplement que nous « suivons le cycle des insectes sur un fruit », elles regarderaient « les civilisations croître et communiquer, se disputer sur le fait de savoir s'il existe un "Grand Programmateur" dans le Ciel », pouvant "« intervenir à volonté, au mépris des lois de la nature habituellement observées ».

D'autres scientifiques refusent d'envisager l'hypothèse d'un monde créé par les machines. Seth Lloyd, un physicien du Massachusetts Institute of Technology (MIT) cité par le Sunday Times du 14 novembre, avance comme principale objection qu'un ordinateur capable de simuler la vie terrestre devrait être « inimaginablement puissant ». Mais pour réfuter cette objection John Barrow ne s'appuie pas que sur l'informatique. Pour étayer sa thèse d'un univers simulé il souligne un fait extrêmement troublant : l'équilibre infiniment subtil des conditions naturelles rendant la vie possible sur Terre. Un équilibre, suggère le chercheur, qui pourrait même s'avérer trop délicat pour se perpétuer sans que « de légers changements » lui soient apportés de temps à autre.

Cette question fondamentale du « réglage » des grandes constantes de l'univers dans un sens qui permet l'apparition de la vie est développée de manière remarquable dans un passionnant article intitulé « L'ajustement fin des constantes de l'univers » et publié dans le dernier numéro hors série de la revue « Sciences&Avenir ». Dans cet article (non disponible en ligne), Dominique Lambert, Professeur à l'Université de Namur, souligne de manière pertinente que le processus qui produit le carbone dépend de manière très fine des valeurs des constantes de couplage de l'interaction forte et de l'interaction électromagnétique. Il suffirait que ces constantes de couplage soient très légèrement modifiées pour détruire toute possibilité de produire du carbone, élément indispensable à la vie. S'agissant de l'interaction faible (qui intervient dans les processus de désintégration), Dominique Lambert rappelle qu'une légère modification de la constante de couplage rendrait impossible la production d'hydrogène et donc d'eau, autre élément essentiel à l'apparition de la vie.

Enfin, à l'échelle cosmique, il est troublant de constater que la fameuse constante cosmologique possède exactement la valeur nécessaire à l'apparition des structures cosmiques telles que les galaxies, les étoiles et les planètes. Une valeur plus élevée rendrait impossible la formation de ces structures liées par la force de gravitation. Une valeur plus faible entraînerait une contraction trop rapide de l'univers, empêchant les étoiles de se former.

On voit donc que, sans céder aux explications métaphysiques ou religieuses, un nombre croissant de scientifiques tout à fait rigoureux et attachés à la rationalité, tentent d'éclairer d'une manière nouvelle le fait troublant que toutes les constantes et forces fondamentales de l'univers sont très exactement réglées de manière à permettre l'apparition de la vie. Face à un univers dont toutes les lois et les constantes permettent une organisation de plus en plus complexe de la matière, jusqu'à l'irruption du vivant puis de la conscience, cette hypothèse d'un univers simulé, qui serait voulu et conçu par une intelligence cosmique d'une puissance presque incommensurable, mérite d'être examinée et sera de plus en plus incontournable dans les décennies à venir.

USA : des philosophes et des physiciens réunis en congrès débattent de l’Univers Simulé

 



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Des philosophes et des physiciens se sont réunis en congrès pour débattre de la possibilité… que nous vivions dans une simulation informatique.

La rencontre s’appelait le « Débat annuel Isaac Asimov », à la mémoire de l’auteur de science-fiction. Mais certains semblent prendre l’idée très au sérieux, à en juger par l’astrophysicien et vulgarisateur Neil deGrasse Tyson, qui a déclaré en ouverture que les chances que nous soyons des personnages virtuels comme dans le film La Matrice, sont à ses yeux de 50-50. Le pionnier de cette théorie est un philosophe de l’Université Oxford, Nick Bostrum, qui avait déclaré en 2003 qu’une civilisation très avancée, possédant une puissance informatique considérable, pourrait décider de faire « jouer » des simulations informatiques de ses ancêtres.

L’univers est tout simplement une énorme simulation, fantastiquement complexe? Si oui, comment pourrions-nous savoir, et qu’est-ce que la connaissance signifie pour l’humanité?

Ce sont les grandes questions qu’un groupe de scientifiques, ainsi qu’un philosophe, a abordé le 5 Avril au cours du 17ème débat annuel Isaac Asimov ici à l’American Museum of Natural History. L’événement honore Asimov, le visionnaire écrivain de science-fiction, en invitant des experts dans divers domaines pour discuter de questions pressantes sur les frontières scientifiques.

Neil deGrasse Tyson, directeur du planétarium Hayden du musée et hôte de l’événement de cette année, a invité cinq intellectuels en vogue pour partager leurs points de vue personels sur le problème: Zohreh Davoudi, un physicien nucléaire au Massachusetts Institute of Technology (MIT); Max Tegmark, cosmologiste au MIT spécialiste de l’univers (auteur de « Our Mathematical Universe: My Quest for the Ultimate Nature of Reality » (Deckle Edge, 2014)); James Gates, un physicien de l’Université du Maryland qui a découvert des codes de correction d’erreurs étranges dans les équations de la supersymétrie; Lisa Randall, physicienne à l’ Université de Harvard qui pense, elle, que la question de la simulation est plus ou moins hors de propos; et David Chalmers, un philosophe à l’Université de New York qui s’interroge régulièrement sur la réalité que les esprits conscients perçoivent.

"L’humanité pourrait ne jamais être en mesure de prouver avec certitude si l’univers est simulé" dit Chalmers.

"Cela ne va certainement pas être la preuve expérimentale concluante que nous ne sommes pas dans une simulation" a-t-il dit dès le début du débat. "Tous les éléments que nous pourrions jamais obtenir seraient également simulés !"

Mais d’autres pensent que si l’univers simulé a des limites physiques similaires à notre univers réel perçu – dans lequel quelque chose d’infiniment compliquée ne peut pas être modélisée sans ressources infinies – des signes de raccourcis et approximations peuvent se cacher dans notre propre monde, un peu comme la façon dont une image se décompose dans ses pixels constitutifs quand vous observez d’assez près d’un écran.

Davoudi a proposé un moyen possible de repérer un de ces raccourcis: en étudiant les rayons cosmiques , les particules scientifiques les plus énergiques jamais observées. Les rayons cosmiques sembleraient subtilement différents si l’espace-temps a été formé de minuscules morceaux discrets – comme ces pixels informatiques – par opposition à un « continuum » dit-elle. (Les rayons cosmiques sont les particules les plus rapides qui existent et sont originaires de galaxies très lointaines, pouvant ainsi voyager sur plusieurs millions d’années-lumière. Lorsqu’ils atteignent la Terre, ils sont toujours chargés avec un maximum d’énergie de 1020 électron-volts. Et s’il existe un maximum d’énergie spécifique pour les particules cela amène à l’idée que les niveaux d’énergie sont définis, précis et limités par une force extérieure.)

Pour l’univers à simuler de cette manière, il devrait être calculé – ce qui signifie qu’il serait essentiellement mathématique. Le récent livre de Tegmark, «Our matematic Univers: My Quest for the Ultimate Nature of Reality » (Deckle Edge, 2014) , met l’ accent sur ​​la raison pour laquelle l’univers semble si étroitement lié aux mathématiques.

«Plus on cherche à décrire ce qu’on appelle la « réalité » en tant que physicien, plus on est frappé de la façon dont fonctionne la nature, avec dans l’infiniment petit, tout un tas de quarks et d’électrons "[…]

"Si vous regardez la façon dont ces quarks se déplacent, les règles sont tout à fait mathématiques, aussi loin que nous pouvons le décrire" a déclaré Tegmark. "S’il était un personnage dans un jeu vidéo ou simulation, il aurait commencé à se rendre compte que les règles étaient rigides et mathématique juste de cette façon" assure-t-il

Alors que Davoudi a proposé de chercher des preuves concrètes de calcul dans la nature, Gates, un physicien qui travaille sur la théorie des supercordes (un effort pour décrire toutes les particules et les forces de l’univers avec des équations impliquant des minuscules « cordes » vibrantes super-symétrique ), a trouvé quelque chose de louche , comme le calcul dans les équations théoriques qui régissent la façon dont fonctionne l’univers.

Il a découvert ce qui ressemblait à des codes de correction d’erreurs, qui sont utilisés pour vérifier et corriger les erreurs qui ont été introduites par le processus physique de l’informatique.

    "Trouver ce type de code dans un univers qui ne soit pas « calculé » est « extrêmement improbable " a déclaré Gates.

   "Des codes correcteurs d’erreurs c’est ce que font en permanence les navigateurs internet, alors pourquoi n’existeraient il pas dans les équations que j’étudiais à propos des quarks et des leptons, de la supersymétrie?"

il a dit. "Voilà ce qui m’a amené à cette réalisation très brutalement que je ne pouvais plus dire que des gens comme Max [Tegmark] sont fous."

"Ou on peut dire cela également d’une autre façon, si vous étudiez la physique assez longtemps, vous pouvez aussi devenir fou", a t-il ajouté.

Mais Randall a noté que l’univers dans lequel des erreurs ont pu se propager rapidement se briser. Ainsi est-il pas logique, dit-elle, que l’univers stable nous nous trouvons pourrait incorporer ce type de rétroaction? Les chercheurs ont fait remarquer que le processus de correction d’erreur similaire fonctionne lors de la réplication de l’ADN; Si cela n’avait pas lieu, le matériel génétique des organismes seraient tellement mutilé qu’ils ne survivraient pas.

Types de simulation


Le débat a également sondé différentes simulations possibles et les effets qu’ils avaient ont sur notre monde. Par exemple, Tegmark a discuté d’un fameux argument du « monde comme simulation » par le philosophe Nick Bostrom: S’il est possible de simuler un univers dans notre monde, et que l’humanité s’y développe, il est beaucoup plus probable que nous soyons dans une simulation que dans la vie réelle car il y aurait beaucoup plus de personnes simulées »dans l’existence» que de vraies personnes.

Mais l’argument est relevé par Tegmark comme défectueux. D’une part, il a demandé, ce qui empêcherait une chaîne infinie d’univers chacun simulant une autre en dessous?

Un univers simulant le nôtre utiliserait des lois physiques différentes de celles de notre univers, ou contiendrait un état actif changeant la simulation de temps à autre (plutôt que d’être un univers dépendant de « principes premiers » comme dans la simulation évoquée par Davoudi), la question serait alors la suivante : »Que pourrions-nous comprendre de cet univers à partir du notre ? En d’autres termes, il serait comme ce personnage de jeu vidéo de Tegmark essayant de comprendre le système d’exploitation de son jeu fonctionne sur.

Chalmers a ajouté que, si la simulation était parfait, il serait impossible d’obtenir des informations sur le monde extérieur. Seulement si elle était buggé ou interactive, serions-nous en mesure de savoir quoi que ce soit à ce sujet. Il faut de toute façon "refuser d’adorer" le créateur de la simulation, quelle que soit son origine selon Chalmers.

Gates a fait remarquer qu’une telle simulation signifierait que la réincarnation était possible – la simulation peut toujours être exécutée à nouveau, ce qui porte tout le monde à la vie.

"On commence à voir se fissurer de façon très étrange la barrière entre ce que les gens pensent souvent être le conflit entre la science et la foi" a t – il dit.

"Si vous n’êtes pas sûr, au final si vous êtes réellement simulé ou non, mon conseil pour vous est de sortir et vivre une vie vraiment intéressante, et de faire des choses inattendues, de sorte que les simulateurs ne vont pas s’ennuyer et vous désactiver" , a déclaré Tegmark.

Qu’est-ce que cela signifierait


Une fois interrogé sur le sujet, la plupart des chercheurs ont donné leurs prédictions sur la probabilité du scénario du monde simulé.

– Davoudi ne se prononce pas

– Tegmark a dit qu’il était de 17 pour cent de chances,

– M. Gates a dit qu’il y avait seulement 1 pour cent de probabilité,

– Randall dit que la probabilité effective était nulle

– Chalmers a dit 42 pour cent. (Ces estimations reflètent un risque légèrement plus élevé que les suppositions qu’ils ont donné juste avant le débat.)

 

Tyson a comparé la compréhension de l’univers pour essayer de comprendre les règles d’un jeu d’échecs simplement en regardant les pièces, situation décrite à l’origine par le physicien célèbre Richard Feynman. « Très facilement, vous pouvez dire:« Eh bien, cette pièce se déplace de cette façon;. Celui-ci se déplace en diagonale », a déclaré Tyson."Mais plus tard, ce petit morceau qui a sauté deux cases atteint l’autre extrémité de la planche et devient une toute autre pièce! C’est un peu bizarre. Il est rare, mais cela arrive, et c’est une règle importante du jeu que, la plupart du le temps, vous ne voyez pas. Alors je me demande, si un jeu d’échec sans le manuel d’instruction n’est pas l’univers même dans lequel nous vivons?"

La question de l’univers comme une simulation pourrait être plus fondamentalement appliquée à l’étendue des humains pour comprendre leur univers de l’intérieur – cet objectif est beaucoup plus essentiel que d’aller au fond de la question de la simulation, ont convenu les chercheurs

"Nous ne connaissons pas la réponse, et nous nous contentons juste de faire de la science jusqu’à ce qu’elle échoue», a déclaré Randall.

La réflexion sur le monde comme une simulation est utile en ce qu’elle suggère des façons intéressantes d’explorer le monde scientifique, ou encourage les scientifiques à perfectionner leurs compétences d’observation, a t-elle ajouté.

"Dans la mesure où cette théorie nous incite à poser des questions intéressantes […] ce qui est certainement la utile et digne d’intérêt pour voir quelle est la portée des lois de la physique telles que nous les comprenons", a déclaré Randall. "Nous essayons de le comprendre dans la mesure où nous le pouvons."

La plupart des gens préfèrent ne pas croire que tout ce qu’ils font est une simulation générée par un énorme ordinateur du futur, ou encore plus inquiétant, que l’univers est et a toujours été un "ordinateur".

Si tel est le cas, on a intérêt à ce que leur ordinateur ne crash pas tout de suite…

Quelques citations pour finir :

 

    “Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure.” – Otto Rank

    “La réalité, qui est le plus puissant des hallucinogènes. ” _ Émile Ajar

    “La réalité n’est qu’un point de vue.” – Philip K. Dick

    “L’illusion est trompeuse mais la réalité l’est bien davantage.” – Frédéric Dard

    “La vie est faite d’illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité.” – Jacques Audiberti

    " Les dieux ne nous ont pas révélé d’emblée toutes choses;
    mais avec le temps, en cherchant,
    nous pouvons apprendre et avoir une
    meilleure connaissance des choses. 

    Quant à la vérité certaine,
    nul homme ne l’a connue
    ni ne la connaîtra; ni celle des dieux,
    ni même celle de toutes les choses dont je parle. 

    Et même s’il se trouvait par hasard proférer l’ultime vérité,
    il ne le saurait pas lui-même;
    car tout n’est qu’un entrelacs de suppositions.
"
    – Xénophane, tiré de : "
Des sources de la connaissance
    et de l’ignorance
. " – Karl R. Popper

 Liens utiles:         https://youtu.be/3CyN8rYdX6g
https://youtu.be/ccQPesc7HFs
Films: The thirteenth floor,  Dark City etc. 

 

Concerts

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